AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

A vaurien, vaurien et demi ! [Mycah]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 22 Juin 2012 - 20:00

Le crépuscule tombait sur Lancehelion, nimbant la mer de couleurs enchanteresses, et Sarya était à la bonne place pour pouvoir profiter à son gré du spectacle. Au sommet des remparts blancs du palais princier elle semblait pouvoir dominer la ville entière même si pendant sa longue journée de garde elle par trop eu l’impression de cuire dans son armure pour pouvoir s’émerveiller de la vue. Aussi le crépuscule était d’autant plus bienvenu qu’il marquait la venue d’une certaine fraîcheur et surtout la fin de sa garde. Et ce fut avec joie qu’elle accueillit la relève, accordant à peine un bonsoir poli à son remplaçant avant de s’engouffrer dans la tour de garde à toutes jambes, pressée de rejoindre les bains du château où elle pourrait enfin se décrasser de la sueur et la poussière du jour.

Les bains du château conservait toujours une température agréablement tiède et ils étaient vides à cette heure, aussi se glissa-t-elle avec délice dans l’un des grands baquets de pierre mit à la disposition des petites gens du château. Une fois récurée par une brosse de crin, les cheveux propres et le corps huilé à la mode dornienne, elle revêtit avec délice les vêtements de rechange qu’elle avait apporté. Une tunique de lin blanc près du corps, estampillée de l’insigne de Lancehelion à l’emplacement du cœur, la lance d’or et le soleil rouge comme son seul signe d’appartenance à la garde, et des chausses de coton brun, discret et un peu masculin comme ensemble mais pratique et bien plus confortable que n'importe qu'elle robe. Elle laissa là son armure se contentant de sangler à ses hanches le baudrier de cuir souple auquel pendait ses poignards et ses couteaux de lancers. Elle aurait par trop eu l’impression d’être nue sans ses lames. Enfin des sandales de cuir vinrent compléter sa tenue et se fut d’un pas joyeux qu’elle prit le chemin du quartier du port à la recherche d’une auberge où dépenser sa paye et passer une bonne soirée, confiant en ses aptitudes pour la tirer de n’importe quel éventuel mauvais pas.

Elle se décida finalement pour Le Perroquet Bègue, une gargote de matelot qu’elle connaissait bien et dont elle savait pertinemment que la pauvre créature dépenaillée à laquelle elle devait son nom était incapable de prononcer la moindre syllabe de Langue Commune. Des sifflements accueillirent son arrivée et une odeur de vinasse et de sueur lui sauta à la gorge. Elle sourit et ignora ivrognes et mauvaises odeurs pour aller s’installer au bar. Le patron, Hajjin eut un rictus amusé en la reconnaissant et vint lui demander ce que sa bâtarde favorite voulait boire. De toute autre personne elle se serait offusquée de ces manière et de ce nom infâme de bâtard qui avait marqué son enfance de manière indélébile et l’imprudent aurait vuses chères lames d’un peu plus près. Mais Haijin était Haijin ; l’insulter était sa manière de lui démontrer son affection et lui même était un Sand. Personnage un peu tordu et pesant certes mais Sarya l’aimait bien. Enfin surtout les rabais qu'il ne manquait pas de pratiquer avec sa cliente favorite qu'il ne désespérait pas de mettre un jour dans son lit.

-Dis-moi Haijin les rumeurs seraient donc vrais ? T’as bien reçu des fûts de rhum en provenance des Iles-d-Eté oui ou non ? demanda-t-elle sans détour, avec un sourire gourmand.

-T’as des goûts de luxe p’tiote, fit le vieux renard avec un sourire, Tiens, va ! Le premier est offert par la maison !

Avec un sourire enjôleur elle saisit le nectar ambré avant de se retourner sur son tabouret dévisageant pour la première fois les occupants de la taverne. Elle connaissait la plupart au moins de vue, mais un étranger assis dans un coin et vêtu de manière plutôt discrète retint son attention… Justement parce que l’homme semblait tout faire pour se faire oubier mais que ses yeux, eux semblaient vifs et éveillés. Intéressant, pensa-t-elle. Un inconnu. Peut-être qu’il se montrerait intéressant. D’un pas félin elle se rapprocha de sa table, un léger sourire engageant sur les lèvres, sans le quitter de ses yeux clairs. Sarya aimait jouer, choquer et séduire, c’était plus fort qu’elle. Sans un mot elle s’assit à la table et continua de le fixer, imperturbable attendant qu’il prenne la parole, ce qui ne tarderait sans doute pas trop.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 22 Juin 2012 - 22:02

3 semaines après On fait ce qu'on peut avec l'alcool que l'on a dans le sang et 2 semaines avant A travers les Roches

Lancehélion brillait enfin de ses blancs remparts à l'horizon, la cité natale du Mycah était la destination finale d'un voyage auquel il pensait et repensait depuis maintenant bien des années ; Le retour aux sources. Depuis son départ de la cité à ses dix ans, il n'y était en effet revenu qu'une fois et avec son mentor deux années après, si Dorne ne représentait déjà pour lui que de mauvais souvenirs et une terre sans le moindre avenir ou intérêt pour lui, la cité en elle même relevait du cauchemar pour le Dornien qui s'y rappelait clairement avoir été tabassé et maltraité pendant bien des années. Pourtant après quatorze longues années de péripéties et de diverses aventures à travers le continent, du Nord au Bief, il sentit le besoin de revoir la terre des dunes et du soleil, de reprendre contact avec ces plantations d'agrumes et ces plantations de vignes.
Être descendu de l'Orage n'avait déjà pas été chose facile, traverser les Osseux encore moins, pourtant une fois les dernières roches passées, quelle plaisir sans limite pouvait il ressentir en enfonçant ses pieds dans le sable chaud.

Ce petit rituel de retour avait eu lieu il y a maintenant deux semaines et alors qu'il se retrouvait face aux grandes murailles Mycah ricanait de sa propre stupidité d'avoir pu apprécier ce moment. Au détour de quelques villages et après seulement une trentaine de lieues parcourus, il se rendit compte que la nostalgie l'avait trompé comme certaine dame de Port Réal trompe leurs clients. Métaphore étrange ? Non absolument pas, comprenez simplement qu'un doux espoir peut cacher plus d'une chose facilement visible, notamment qu'une femme est en réalité un homme ou encore qu'une terre aride, au sens littéral comme au figuré, le restera éternellement.
La déception fut donc plus que forte, Dorne était à l'écart du monde et si elle restait une terre qu'il appréciait, jamais il ne pourrait y vivre, il était chasseur et informateur et les terres méridionales ne lui offrait pas matière à travailler. Enfin au moins se décida t il à pousser son voyage jusqu'à sa finalité, jusqu'à la ville ombreuse. Au moins pourrait il là bas remettre un peu à jour deux trois amis qui le tiendraient à nouveau informé de ce qui se passe dans les terres du Sud, mais il restait hors de question qu'il s'y fasse remarquer ou même qu'il y reste longtemps.

Une fois les portes passées, il s'engouffra dans le nombre incessant de ruelles poussiéreuses, croisant au moindre tournant, bazars, échoppes, gardes et habitants. La ville n'avait guère changé en quatorze ans et c'était au final bien triste à voir. Il arriva au bout de quelques bonne heure de marche à finalement traverser la cité de part en part. Si elle n'avait pas bougé, les gens eux par contre avaient disparus, plus aucuns de ceux qu'il connaissait jeune n'était encore présent, le septistere avait fermé, les gamins des rues avait sûrement fini écartelé ou empalé, bref tout était à refaire. Pourtant il restait peut etre un point de chute au chasseur. Dans son enfance, une bande de gamins des rues dont il avait fait parti était en guerre régulière contre un groupe d'enfants de pêcheurs de Bourg-Cabanes, hors au cours d'un de ces petits combats des rues, il s'était retrouvé au point de fuir avec l'un de ces mangeurs de poissons pour survire à la garde. Les deux gamins avaient finalement réussi à semer leurs poursuivants et une amitié de plusieurs années naquit entre les deux jeunes garçons. Amere qu'il s’appelait et comme tout bon fils de pêcheur il se dut sûrement de reprendre l'affaire de son père.

C'est ainsi que quelques heure plus tard, on retrouvait le chasseur à tambouriner sur les portes du village côtier. La réponse ne tarda pas, Amere était mort l'année dernière, tabassé à mort à la sortie d'une taverne pour quelques pièces. Mycah ne sut pas comment réagir, s'il n'était pas triste ou dégoutté, il lui semblait qu'au minimum il devait rendre hommage à son amis qui avait parvenu à traverser les ages sans que son souvenir soit effacé. La meilleure idée qu'il eu, fut de se rendre au dernier endroit ou ce brave homme avait passé ses derniers bons instants. Deux ou trois questions et rues plus tard, il passait donc l'arche de pierre qui servait d'entrée a une taverne du nom du Perroquet Begue. C'était un bouge sans valeur et sans gloire comme il en connaissait des centaines à travers le continent, une salle ou les pauvres bougres et les pécores pouvaient noyer leur ennui dans l'alcool.
Préférant ne pas s'attirer d'ennui il s'assit tranquillement à une table sans émettre un bruit.
Le tavernier arriva à sa hauteur et ne sembla même pas s’intéresser de savoir qui était son client, après tout tant qu'il payait.


Alors ca sera quoi pour vous ?


Votre meilleur vin Dornien un coupe bien pleine.


Ouvrant sa bourse il en sortit un cerf d'argent qu'il lâcha sur la table en faisant signe de garder l'ensemble, au moins il serait sur d'avoir la paix. Alors qu'il regardait le patron tirer d'un tonneau le verre demandée. Mycah en profita pour se frotter les yeux et secouer ses vêtements poussiéreux.
Toujours vêtu de sa chemise blanche, de sa veste sans manche et ouverte de cuir et d'un pantalon de toile blanc, il passait relativement inaperçue aux yeux du monde.
Sa coupe arriva et le tavernier la relâcha bruyamment sur le bois avant de repartir aussi sec. Le chasseur trempa ses lèvres dans le breuvage, le vin était sans goût voire mauvais, mais qu'importe, il était la au nom de la mémoire d'Amere. Une fois sa première gorgée passée il commença à réfléchir. Que devait il faire ? Bien sur il ne resterait pas a Dorne et remonterait a la première mission vers le nord venue, mais il hésitait a se refaire un nom sur Lancehélion, son protecteur de Port Real pourrait aimer les infos qu'il y récupérerait. Sa pensée fut coupée par l'arrivée dans la taverne d'un magnifique femme, pendant quelques secondes Mycah garda l'air bête et son esprit se vida pour se concentrer essentiellement sur la beauté de la nouvelle arrivée. Son instinct de mâle passé, il reprit ses esprits, se disant qu'il n'était largement pas temps de penser à ce genre de chose et de nouveau son esprit se renferma sur sa réflexion, enfin il essayait, une partie restant tout de même bloquée sur le fessier de la nouvelle arrivante et une oreilles se baladant sur sa conversation avec le tavernier. Une bâtarde ? Et du Rhum des iles d'été. Intéressant …

C'est alors que l'impensable arriva, Mycah n’eut pas le temps de réagir que la belle se retrouvait face à lui, gracieuse et l'air mystérieuse elle s'assit face au chasseur et se contenta de tranquillement siroter son verre sans le moindre mots.
Au même titre qu'elle Mycah afficha un grand sourire, la situation lui rappelait ce chevalier du Val qu'il s'était amusé à mettre dans un bien belle situation dans l'Orage, ça avait fini en beuverie … Enfin si elle voulait jouer, elle serait servi. Mycah connaissait bien cette technique s'installer prendre le devant et pourtant refuser de parler. Une vielle astuce qui permettait de tout de suite prendre l'avantage sur son partenaire, et les beaux arguments de la dame l'aidaient sûrement. Pourtant préférant son amour propre à celui d'une femme, Mycah se refusa à l'idée de se laisser faire.
A son tour il plongea ses yeux dans ceux de la dornienne, allant la narguer jusqu'à lui faire un clin d’œil, puis tout en laissant peser le silence, il amena à sa bouche sa coupe de vin, il en but deux à trois gorgées le plus bruyamment possibles, déglutissant et faisant claquer sa langue à la moindre occasion. Une fois finit il reposa son verre et réafficha son sourire de fierté, son regard toujours plonger dans celui de la dornienne.


Dernière édition par Mycah le Sam 23 Juin 2012 - 12:46, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 22 Juin 2012 - 23:23

Sarya savait quel effet elle produisait sur les hommes, et elle adorait ça, et aujourd’hui sa tunique blanche transparente, à moitié délacée et près du corps qu’elle portait révélait que la jeune femme était d’humeur joueuse, tout comme le verre de rhum qu’elle tenait dans sa paume d’ailleurs. Certes il existait nombre de femmes plus belles qu’elle mais elle savait qu’elle dégageait quelque chose de plus, quelque chose d’exotique et un brin sauvage, qui assurait que les regards masculins se posent sur elle et ne la lâche plus. Mais même si la donzelle aimait jouer avec le feu, c’était pour mieux faire tourner en bourrique ses interlocuteurs.

Aussi fut-elle extrêmement déçue de voir que son mystérieux inconnu ne mordait pas à l’hameçon tentateur qui pendouillait sous son nez. Elle s’était attendue à ce qu’il saute sur l’occasion et elle se renfrogna très légèrement en voyant qu’il ne se décidait pas à ouvrir la bouche. Elle profita du silence pour le détailler ouvertement, contant sur ses prunelles claires pour le mettre mal à l’aise. Vêtu simplement, il n’avait à première vue absolument rien de remarquable, de détonant. Cheveux bruns courts, barbe courte et sombre, peau mate, yeux noirs. Un Dornien, de cela au moins il n’y avait pas de doutes à avoir. Mais un inconnu. Et la poussière qui s’attardait sur sa chemise blanche, ainsi que son air fatigué, révélait un voyageur. Un voyageur qui aurait peut-être des choses follement intrigantes à lui apprendre. Et malgré son air passe-partout, le sourire presque carnassier qui s’affichait sur ses lèvres et la lueur amusée dans ses yeux noirs lui procurait un certain charisme auquel Sarya n’était pas totalement insensible. C’était le genre de signe qui révélait un homme orgueilleux et sûr de lui. Le clin d’œil plein d’impudence qu’il lui décocha la ramena brusquement sur terre tout en la confortant dans son idée. Elle en suffoquait. Visiblement le jeune homme avait clairement deviné sa manœuvre et le lui faisait savoir.

Ce n’était pas la première fois, loin de là, qu’elle s’invitait de manière si cavalière à la table d’un homme qui l’intéressait, jouant la mystérieuse aguicheuse pour obtenir ce qu’elle voulait, le plus souvent quelques verres gratuits ou le plaisir d’une nuit, mais jamais ces hommes, guidés par leurs hormones, résistaient bien longtemps à ses charmes. Celui-là avait l’air plus coriace. Agacée, même si cette attitude forçait son respect elle résista à la tentation puérile de lui tirer la langue qui l’avait envahie de manière si soudaine. Se décidant enfin à bouger son inconnu se saisit de la coupe de vin qui lui faisait face avant d’en absorber le contenu à grandes gorgées goulues, émettant toutes sortes de bruits peu ragoutants. Pour toute réponse Sarya haussa un sourcil fin avant de vider son verre de rhum cul-sec, d’un geste qui révélait une longue habitude à cette pratique, appréciant la chaleur qui se diffusait tout doucement dans son ventre.
Puis de manière tout à fait malpoli elle se saisit de la coupe de son muet vis-à-vis pour l’inspecter d’un œil expert avant d’humer discrètement le parfum du vin. Et de froncer le nez face aux relents aigres qu’il dégageait. Elle éclata de rire, un rire rauque, chaud et bruyant qui attirait terriblement l’attention et dévoilait toutes ses dents blanches. Sarya ne faisait jamais dans la demi-mesure. Si elle riait c’était d’une manière entière, tout comme elle. Se reprenant elle plongea ses yeux verts pâles dans ceux de son interlocuteur avant de prononcer d’une voix suave mais sur un ton clairement ironique :

-Félicitation, je ne sais pas ce que tu as fait à Haijin pour qu’il te refile sa pire piquette, mais la boire sans la recracher aussi sec mérite la plus sincère admiration.


Et elle ne plaisantait qu’à peine.
Se redressant elle héla le tavernier qui courait presque dans sa hâte d’arriver jusqu’à elle. Laissant ses yeux la dévorer tout son soûl, elle se saisit de la coupe de vin de l’étranger tout en fronçant les sourcils d’un air courroucé.

-Haijin, je crois que mon nouvel ami préfèrerait du vin digne de ce nom, cette chose infâme ça devrait être un crime de la vendre. Oh et un autre rhum pour moi.
ajouta-t-elle d’un air hautain, laissant retourner un tavernier tout déconfit à sa besogne.

Et non Haijin mon gros se gargarisa-t-elle, ce n’est pas ce soir que tu m’auras non plus… C’est amusant quand même de voir qu’après autant de temps tu n’as toujours pas laissé tomber, espèce de verrat crasseux.

De nouveau assise sur son tabouret, les coudes sur la table dans une position, et elle le savait pertinemment, qui mettait se poitrine en valeur, elle fixa l’inconnu un sourire affable sur les lèvres, et bonne joueuse régla les consommatiosn qu’un Haijin renfrogné venait de déposer devant eux avant de soupirer :

-Je m’appelle Sarya Sand.

Elle avait accentué de manière bien volontaire la dernière syllabe de sa phrase, jetant comme toujours sa bâtardise aux visages des gens comme s’il était un nom de haute noblesse, s’amusant à l’air le plus souvent choqué qui s’affichait sur leur figure. Longtemps elle avait traîné ce nom comme une infamie, le genre de tare qu’il faut cacher. Puis se rendant compte de l’inutilité de la manœuvre elle en avait fait un bouclier qu’elle brandissait sous le nez de tous ceux qu’elle côtoyait. Elle se demandait qu’elle serait la réaction du sombre étranger, néanmoins elle ajouta, toujours dans cette idée de défi :

-Ma mère était une catin et mon père un illustre inconnu. Et toi étranger ? Qui es-tu ?
demanda-t-elle sans détours avant de se saisir d’un de ses chers couteaux de jets pour se curer les ongles.

Un tic qu’elle savait des plus agaçants, mais ne connaissant absolument rien de la personne qui lui faisait face après lui avoir montré son charme et sa bourse, elle préférait lui enseigner également l’acier… On n’est jamais trop prudents avec ce genre d’individus.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 23 Juin 2012 - 11:54

Loin de se décomposer face à la réaction insolente du jeune homme, la jeune femme se contenta de vider d'un trait son verre de rhum ambré, qui sembla d'ailleurs au passage lui offrir un certain plaisir, tant mieux pour elle. Mais apparemment, offusquer de voire son partenaire de table ne pas avoir réagi, elle se relança dans la surenchère, arrachant la coupe de la table. La partie était ouverte et le jeu semblait plus que serré. D'autant que, bien que fidèle à son amour propre, Mycah n'en restait pas moins un homme et un homme qui aimait les femmes et la représentante de la gente féminine qui se trouvait face à lui valait, il l'avouait, le coup d’œil.
Légèrement plus petite que lui, elle n'en avait pas moi des courbes généreuses que Mycah avait eu le loisir d'apprécier à son entrée dans la taverne, doté d'un visage pourtant bien Dornien tournant autour de deux yeux verts striés de jaunes et de cheveux noir aux tons de rouge. La belle, bien que n'arrivant pas à la cheville des Bieffoise, dégageait un intérêt des plus impressionnant pour le chasseur, d'autant plus qu'il n'avait pas eu le plaisir de se consoler de la misère du monde dans les bras d'une femme depuis maintenant deux bonnes semaines, la dernière en date n'étant autres que cette fille de viticulteur chez qui il avait fait halte. Enfin si les poussés masculines se valent elles même d'affaiblir les répliques et la rhétorique du chasseur, il se refusait d'abandonner. Si la dornienne partageait son lit ce soir, il n'en serait qu'après avoir montré que les hommes ne sont pas tous de simple boule d'envie et d'instinct face au sexe opposé.
Sa compagne de boisson venait donc de se saisir du verre de nectar rouge et à la tête qu'elle tirait Mycah devinait habilement ce qu'elle pensait de la piquette servie dans la coupe, un long rire qu'il jugea des plus masculin vient à la suite confirmer cette idée et finalement c'est sur le ton du sarcasme que les premiers mots furent donnés.
Bien sur qu'il n'avait rien fait pour s'attirer les foudres du tavernier, sa seule faute était de montrer clairement qu'il n'était pas du coin et qu'il refusait a se mettre sur le devant la scène. Il voulait simplement rendre hommage à son ami disparu, si il voulait boire un bon vin, il serait à La Treille, non dans une auberge miteuse de Bourg-Cabane. Pourtant il se retint de dire un mot. Le silence était d'or et lui permettait d'observer encore un peu sa concurrente, qui, d'un geste se releva en appelant le tavernier qui arriva tel un animal suivant son maître.

Mycah soupira à la mine de l'homme repartant à son travail après que la dornienne lui ai insufflé un service qui ressemblait plus à ordre. Ce type ne valait rien, avec un peu de jugeote et de réflexion, il aurait su qu'il lui aurait sûrement suffi d'augmenter ses prix et surtout d’arrêter ses petits gestes visant à séduire la belle, pour que cette dernière finissent finalement par céder à ses caprices. Mycah commençait à la cerner, le genre mangeuse d'homme, prêté à utiliser pour son propre intérêt toute personne lui prêtant attention. Il était peut être temps de remettre la gente masculine à flot face à cette lionne. Le fauve se rassit d'ailleurs toujours plein de grâce et surtout plein d'ingéniosité, en effet elle savait parfaitement comment attirer le regard d'un homme, une douceur qui trancha directement avec le ton marqué du Sand lorsqu'elle se présenta.
Ainsi elle était bien une bâtarde, elle semblait en être fier, affichant cette particularité comme pour montrer au monde ce qu'elle était devenue malgré la hantise d'un nom difficile à porter. Pourtant ce rendait elle compte ? Un nom, bien que bâtard, reste un nom et si certains pouvaient trouver cela dur d'être né d'une relation hors mariage, que devait en dire un orphelin des rues?
Une nouvelle fois Mycah ne lâcha pas son sourire, gardant l'expression de son visage la plus impassible possible, quand la belle du nom de Sarya étaya sa question. Peut être était il enfin temps de décocher quelques mots.


Mycah ! Sans rien à la suite, un orphelin des rues ne peut pas se permettre lui même d'afficher un nom, quel qu'il soit.

Il remarqua alors qu'elle s'amusait à jouer de ses lames, entre ses doigts, une telle réaction le laissa glousser intérieurement, elle ne savait vraiment pas dans quoi elle se lançait. Payer, séduire puis menacer, la vérité, s'il avait bien raison, était simplement qu'elle ne savait absolument pas à qui elle avait à faire. La voilà donc entrain de tenter toutes les approches possibles dans un temps très restreint, donnant un cafouillage de genre plus qu'agréable à voire. Il se décida finalement à jouer franc jeu, car il fallait bien dire qu'il ne lui avait pas donner matière à travailler non plus.
Toujours l'air narquois, il observa les commandes se déposer sur la table avant de désigner du doigt le symbole de Lancehélion et des Martel, brodé sur la tunique.

Une bien belle tunique pour une servante des Martel, je ne savait pas que les suivantes y avait le droit et encore moins qu'elles avaient le loisir de se prélasser dans les tavernes les plus mal famés du pays.

Voilà qui était fait, la réplique la plus machiste qu'il pensait pouvoir sortir, bien sur qu'elle n'était pas une suivante, mais une guerrière, l'ensemble de son corps et de ses gestes le criait à la face du monde. Mais, attaquer sur la présence d'une femme dans une garde, semblait être le meilleure moyen pour la faire sortir de ses gongs.

Remarque, vous ne devez pas réellement avoir peur, une demi noblesse, reste une meilleure protection qu'un sang sans gloire.

Et voilà qui finissait ce qu'il avait commencé, Mycah prit la nouvelle coupe de vin, qui était en effet bien meilleur, et en but quelques gorgées, espérant ne pas être aller trop loin.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 23 Juin 2012 - 17:21

Sarya n’était pas une femme facile contrairement à ce qu’elle aimait faire croire. Apprendre l’ancien métier de sa mère alors qu’elle était à peine assez âgée pour comprendre ce que recouvrait l’appellation de « courtisane » l’avait bien trop marquée pour qu’elle ouvre les cuisses face à n’importe qui. Elle préférait choisir avec soin. Ce qui ne l’empêchait pas de provoquer la plupart des hommes qui se présentait à elle, ne serait-ce que pour s’amuser. Mais bien souvent les parties se révélaient presque trop faciles ; tous les hommes se comportaient de la même manière une fois que leurs hormones avaient pris le dessus. Certes, elle avait connu quelques exceptions qui rendaient la partie intéressante, Ygon Santagar en était un brillant exemple. Mais cet inconnu semblait également vouloir entrer dans la danse sans se laisser mener.

Cela l’agaçait mais l’intriguait également. Et elle ne pouvait se défaire de l’impression que l’étranger voyait clair dans son jeu à elle et entendait bien le retourner contre elle. Et Sarya détestait ça. Ne pas être en position de force la faisait sentir terriblement vulnérable face à la gent masculine, même si elle aurait préféré se coupait la langue plutôt que de l’avouer à qui que ce soit. Et ce Dornien pourtant commun semblait se plaire à ébranler ses bases avec son air impassible qui la jaugeait ; pourtant elle sentait qu’elle lui plaisait. Une femme sent toujours quand elle plaît à un homme. Seules certaines Sainte-Nitouche s’aveuglaient en prétendant le contraire.
Et pourtant même quand elle avait réglé les boissons le jeune homme n’avait pas lâché un mot. Il n’y avait pas à dire il avait l’air de se faire un plaisir à l’agacer. Puis enfin il sembla se décider à se présenter. Pas trop tôt pensa la jeune femme.

Et pourtant même là il avait l’air de vouloir la contrarier. D’habitude quand Sarya se présentait son nom de bâtard rebutait. Certains le cachaient mieux que d’autres certes, mais toujours il y avait cet imperceptible recul à se trouver face à une bâtarde, comme si son infamie était contagieuse. Et ça qu’on se trouvait dans le plus libre de tous les royaumes des Sept-Couronnes ! Elle se souvenait encore de l’air de franche répulsion qui s’affichait sur le visage des citoyens de Port-Real quand elle se présentait. Car si en aucune partie du royaume être né hors des liens du mariage n’était bien vu, au moins à Dorne les bâtards ne souffraient pas de cette réputation de malhonnêteté qui était leur pain quotidien dans le reste de Westeros.

Et ce dénommé Mycah lui paraissait être surtout… légèrement amusé peut-être, difficile à dire au vu de l’air impassible qui ne le quittait pas. Et sa petite pique la surprit. Elle en comprenait parfaitement le sous-entendu ; peut-être que Sand n’était pas le meilleur des noms mais au moins s’en était un. Le jeune homme ne partageait visiblement pas son point de vue sur ce genre de nom. Sand, Snow, Rivers, Stone, Flowers… Pour Sarya avant d’être des noms ils représentaient surtout une marque que les gens « bien-nés » affublaient aux bâtards, histoire qu’ils n’oublient jamais quelle était leur place et la honte qui était leur charge. Elle sentait encore le poids de certains regards, remarques et parfois coups de son enfance qui la poursuivaient malgré le temps qui avait passé et la réputation qu’elle avait fini par se forger. T’y connais rien Mycah, pensa-t-elle, moi, j’aurais bien aimé ne jamais avoir à porter de nom…

Mais elle se contenta de pincer les lèvres, se remémorat une maxime dornienne qu’elle oubliait bien trop souvent : « les mots que tu gardes par-devers toi sont tes esclaves, ceux que tu prononces tes maîtres ». Elle voulait le jauger avant de dire quoi que ce soit qu’il pourrait retourner contre elle, sentant que ce Mycah était bel et bien ce genre d’adversaire.

Remarquant le léger coup d’œil qu’il lança à ses lames, elle se permit de rengainer d’un geste preste, le couteau venant se loger avec précision dans le baudrier de cuir. Son habilité avec les lames courtes étaient l’une de ses plus grandes fierté ; après tout c’était avant tout grâce à ce talent qu’elle avait réussi à trouver sa place.
Elle portait d’un geste élégant le verre de rhum à ses lèvres quand la seconde réplique du jeune homme fusa, immobilisant sa main à mi-chemin. Très calme en apparence elle reposa avec une délicatesse précautionneuse sa coupe le visage d’une impassibilité peu commune ; et pourtant, une tempête se déchaîner sous son crâne. C’était le genre de remarque qu’elle détestait plus que tout et auxquelles elle n’était jamais parvenue à s’habituer malgré le nombre de fois que l’on le lui avait assené. Même sa propre mère qui était pourtant loin d’être un parangon de vertus ne cautionnait pas ni son comportement impertinent et libertin, ni son choix de carrière.

Les muscles tendus sous sa tunique de lin elle se pencha en arrière, la mine fermée et malgré l’impassibilité soudaine de ses traits, ses yeux clairs lancèrent des éclairs de colère. Il la prenait pour une servante ? Une de ses stupides gourdes dévoués à leurs maîtres et qui ne lui inspirait que le plus profond dédain ? Sans compter que surligner sa présence dans une taverne dans le genre du Perroquet Bègue était un clair sous-entendu qu’il la prenait pour une catin. Ou du moins ce fut de cette manière que l’irascible Dornienne l’interpréta. Et avant qu’elle n’ait eu le temps de concocter une petite réplique de son cru, le goujat continua dans la même veine de sa première remarque à parler de son sang de bâtard. Pour le coup elle eut presque envie d’en rire « une demi noblesse » ? Pour ce qu’elle en savait son père était chevalier certes mais de là à le qualifier de noble il y avait un pas… qui s’apparentait plutôt à un gouffre à franchir de son humble point de vue. Le fusillant de ses yeux félins elle prit la parole d’un ton acide :

-Mon sang n’a rien de noble et si tu en savais autant que tu aimes t’en donner l’air tu saurais que la plupart des bâtardes de Lancehelion ne sont ni plus ni moins que des putains. Mais apparemment au vu de tes petites remarques sarcastiques c’est presque ainsi que tu me considères moi-même…


Elle laissa planer quelques instants de silence inconfortable avant de se pencher sur la table jusqu’à ce que son nez ne se retrouve plus qu’à quelques centimètres de celui de son interlocuteur, les yeux dans les yeux elle chuchota à son oreille d’une voix rauque, pleine de menaces voilées et pourtant étrangement sensuelle :

-Et si je ne suis pas une fais-moi confiance sur le fait que je sais me montrer des plus garce avec les gens qui me provoquent.


Se rasseyant à sa place elle esquissa un sourire glacé avant de continuer :

-On me connaît également sous le nom de Chantelame, je fais partie de la garde privée du prince Martell. Et si je me permets de fréquenter ce genre de gargote c’est parce que je fais confiance à ma réputation pour éviter les problèmes et à mes lames pour me tirer de n’importe quel mauvais pas.


De nouveau elle le jaugea, se jurant que s’il se permettait de nouveau de la provoquer il ne s’en tirerait pas si facilement. Sur un ton cette fois-ci badin comme si rien ne venait de se passer elle reprit :

-Et je peux dire que je connais la plupart des tavernes de Lancehelion et des environs ainsi que ceux et celles qui les fréquentent, tu es Dornien il n’y a pas de doutes à avoir mais tu n’es pas d’ici, si ? D’où viens-tu voyageur ?

Enfin, si la tête de mule qui lui faisait face se décidait à laisser son sang et sa condition en paix ils pourraient en venir à discuter comme deux personnes civilisées de ce qui l’intéressait elle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 23 Juin 2012 - 22:35

Il suffit à Mycah de voire la façon avec laquelle Sarya rangea son jouet coupant pour qu'il comprenne que sa réplique avait fait mouche, pourtant la belle resta impassible à face à l'affront et pour la première fois le dornien s'étonna de sa réaction lui qui s'attendait à des hurlements, à une colère comparable aux tempêtes de la baie des naufragés, avait face à lui un orage sec, sans heurt, sans danger, la froideur personnifiée. Il hésita salement quelques secondes à se rattraper, peut être était il aller trop loin cette fois, il lui arrivait souvent en effet lors de moments d'allégresses ou de confiances, de donner le mot de trop sous le cache de la bonne humeur, mais finalement quelques secondes de débats intérieurs après il se refusa à donner la moindre excuse, il était là pour se faire discret et c'était après tout elle qui était venu à lui.
Pour finir de combler sa rapide culpabilité, il se dit que la partie n'était pas fini puisqu'elle n'était finalement pas partit en écrasant la moindre personne sur son passage, chose dont il était sur qu'elle ferait facilement et sans remord.

Le voilà donc, à l'observer contrôler sa colère, entrain de retenir sa foudre au sein de son esprit, Mycah en eu un léger frisson, lui un émotif, un impatient incapable de ne pas extérioriser sa rage venait de voire l'une des plus belles maîtrises de sentiments qu'il lui avait été donné de voire.
Enfin, extériorisé ou pas il venait au moins de lui faire comprendre que son petit jeu n'avait pas place à cette table et il pouvait maintenant relâcher un peu la bride en espérant qu'elle n'en profite pas d'elle même pour y retourner, si c'était le cas il n'aurait d'autres choix que de contre-attaquer violemment. Le chasseur l'observait calmement buvant un temps dans sa coupe, un temps jouant avec à faire tournoyer le vin, il l'observait, ses gestes braqués par la haine du moment, ses petites gorgées de rhum saccadées son regard perçant, elle cherchait sûrement, à lui répondre sans l'insulter. Oui finalement peut être était il allé trop loin.
Finalement, si il avait été le plus malin elle se montra la plus honorable répondant calmement a la provocation gratuite et c'est tout en finesse qu'elle se présenta, démontrant l'erreur du chasseur et seul la remarque sur son caractère provocant faisait tache dans la tirade.
Ne serait ce que ce moment ou son visage s'était trouvé en lui même a quelques centimètres du sien, ou ses chuchotis et son souffle avaient glissé sur la barbe mal rasée du dornien, ou ses yeux verts pales avaient transpercé son esprit, avait suffit à lui coupé le souffle, elle était troublante.

Mycah mordilla sa lèvre, il hésitait mais la méfiance fut la plus forte, décidé à lui répondre il choisit de stopper l'attaque mais de garder la défensive, Sarya semblait être sujette à une certaine sensibilité quant à ces sujets et elle ne semblait pas être le genre de femme que Mycah aimait à taquiner. Il connaissait également les traumatismes du temps et savait que la banalité pour certains devenait les cauchemars des autres.
Ses yeux se perdirent cinq secondes, lui même avait l'un des siens à seulement quelques lieux d'ici. La ville Ombreuse était la cache de ses peurs d'enfants et il n'avait pas tant changé que ça en une vingtaine d'année. Laissant planer le silence posé depuis la fin de la tirade de la dornienne il finit sa coupe de vin et d'une façon qu'il voulait sincère, comprenez à sa manière, il répondu.


Sang noble ou pas ca n'a d'importance que pour la personne, car n'est catin que celle qui se présente comme telle. Désolé si je t'ai offusqué, mais les femmes roulant du fessier pour obtenir les faveurs d'un tavernier n'ont jamais eu beaucoup d'égard à mes yeux.

Pourtant tu es différente tu veux juste t'amuser, non ? Si c'est le cas je te félicites car si j'étais une femme j'en ferais sûrement de même et dans ce cas crois bien que tu es la première chez qui j'aurais pus différencier l'amusement à l’extorsion. Quel qu'en soit le cas si tu pouvais remonter ton buste .. Car je crois que ce n'est plus la peine.

Il accompagna sa dernière parole d'un geste de la main qui désigna grossièrement, la poitrine mise en avant de la dornienne. Les courbes qui se présentaient, continuaient en effet à légèrement le déconcentrer et il n'appréciait guère la situation. De plus lui faire remarquer en dernier ne pouvait que permettre de laisser un écart entre eux. Parler sans la protection de l'ironie, ne lui avait jamais plu, sans il se sentait capable de nouer un lien, lien qui le ramènerait directement dans l'enfer de son enfance.

Savoir se défendre est elle une raison pour venir se pavaner et provoquer gratuitement je n'en suis pas sur. Mais a y réfléchir je ne ferais pas de leçon la dessus, la parole étant ma lame préféré et je m'en sert pareillement à toi.
D’où je viens ? La question possède mille réponses. De mes origines … et bien je suis originaire des remparts de Lancehélion comme tu as pus le voire, mais s'il me fallait te raconter prés de seize ans de voyage, je ne pense pas que ton verre suffirait. Je suis chasseur, non pas en ces terres arides, mais dans les régions du nord. Je cherchais simplement un retour aux sources.


Sans s'en rendre compte sa voix baissa de ton lorsqu'il parla de son retour et il se garda bien de préciser quelle erreur monumentale ça avait été et quel fracas de son passé revenaient le hanter et instinctivement il sentit qu'il fallait changer le sujet de conversation, il posa donc une question à la belle, espérant qu'elle ne revienne pas sur son passé.


Et toi, d’où viens tu si ce n'est de Lancehélion ? Servir les Martel est, je suppose un grand honneur et sûrement, une bonne place pour une femme. Pourtant je ne sais pas comment tu fais pour passer ta vie dans une cité. Il est vrais que je dois me rouler dans la boue pour traquer mes proie mais au moi je peux le faire dans le boue du Bief ou de l'Orage.


Sur ces mots il appela d'un signe de la main le tavernier et sortit à son tour une nouvelle pièce afin de recommander quelques boissons.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 24 Juin 2012 - 3:31

Sarya était elle-même surprise du calme avec lequel elle avait réussi à encaisser les premières piques du jeune homme. Serait-ce réellement que je me fais vieille, pensa-t-elle, pince-sans-rire. En d’autres temps elle lui aurait sans doute balancé son verre de rhum au visage avant de sortir comme une furie en bousculant tous ceux qui auraient le malheur de se trouver sur son passage. Mais non. Pour une fois son envie de savoir avait été plus forte que son orgueil démesuré et elle s’en félicitait. Et puis après tout ce n’était pas comme si c’était la première pique référent à son lignage qu’elle avait dû essuyer, et pas la plus cruelle non plus, loin de là.

Elle vit dans les yeux de Mycah son désir à lui répondre mais également de la circonspection ce qui était plutôt bon signe pour la suite… Et, elle n’en était pas sûre mais il lui avait également paru entrapercevoir comme un éclair de culpabilité et d’autre chose dans ce regard sombre. Aurait-il deviné ce que l’épithète de bâtarde lui avait valu de souffrance et d’humiliation ? Sans doute ; au fond ce n’était pas une énigme bien compliquée à déchiffrer…

L’espace de quelques instants elle laissa son esprit divaguer, les yeux soudain dans le vague, revenant à son enfance, à ses deux brutes de Gal et Ankor et leurs coups douloureux ainsi que leurs piques acides bien plus cruelles encore. Sa bâtardise, cause de son tourment, encore et toujours. C’était à cause, ou peut-être ironiquement grâce à eux, que Sarya s’était mis à l’apprentissage des lames. Dans ses rêves elle savourait encore l’expression de ce petit goret de Gal quand voulant la gifler il s’était soudainement retrouvé avec un couteau sous la gorge et que le regard fixe de son souffre-douleur favori semblait soudain refléter mille promesses, plus sinistres les unes que les autres. Le petit goret en avait compissé ses chausses. Ils ne lui avaient plus causé de problème après ça ; c’était ce jour-là qu’elle avait compris quel pouvoir possédait l’acier sur les gens, petites ou grandes. Elle avait six ans et pourtant elle s’en souvenait comme si c’était hier.

Cependant la réplique de Mycah la sortit de sa torpeur d’une manière plutôt violente. Voilà qu’il recommençait à l’insulter à mots couverts ! Elle serra les dents dans un premier temps la colère l’envahissant de nouveau avant de se détendre en écoutant la suite, laissant même une moue franchement amusée se peindre sur son visage. Toutes les précautions suaves dont il avait entourés l’insulte la rendaient presque indétectable et en réalité Sarya préféra interpréter ce petit sursaut de grossièreté comme la défense d’un orgueil masculin par trop chatouilleux et qui refusait de se faire marcher sur les pieds par une femme.

Quant à sa dernière remarque sur sa poitrine, elle ne put retenir un petit rire en l’écoutant. Ça sonnait presque comme le dernier recours d’un garçonnet intimidé ! Mais bien loin de s’offusquer que sa manœuvre ait été mise à jour d’une façon si cavalière elle en fut réellement amusée. Une étincelle joueuse dans l’œil, elle se pencha d’autant plus sur la table, venant une nouvelle fois à la rencontre du jeune homme. Car le trouble que ce dernier s’évertuait à dissimuler elle l’avait bien sentit elle, tout comme le léger frisson qui avait parcouru son interlocuteur face à sa dernière manœuvre du genre. De nouveau presque nez à nez avec lui elle laissa sa bouche dériver jusqu’à son oreille, ses lèvres le frôlant presque, avant de ronronner :

-Pourquoi mon grand ? Ça te trouble tant que ça ?


Et après cette provocation, elle resta quelques instants en place, lui laissant par là même une vue plongeante sur l’objet de leur altercation ; elle connaissait beaucoup d’hommes qui auraient rougi pour moins que ça, mais malheureusement dans cette position elle n’avait pas le loisir de contempler le teint du jeune homme. Puis soudainement elle se rassit, bien droite et un sourire satisfait sur les lèvres, instaurant un nouvelle distance entre eux. D’une main sûre elle relaça correctement sa tunique, volontairement lascive dans ses mouvements mais avec des yeux franchement moqueurs qui cherchaient les siens.

-En effet tu as bien deviné, j’aime beaucoup le jeu, sous toutes ses formes. Et j’aime d’autant plus ceux qui contiennent un risque… Ceci explique cela, j’imagine.
continua-t-elle sur un ton beaucoup plus normal. Et ma foi, je ne vois pas de mal à me comporter comme je le fais sous prétexte que je suis une femme, vous les hommes, vous ne vous gênez pas pour si peu. Et pour ma part j’ai les mijaurées en horreur…

En ce point au moins elle ne mentait pas. Ces petites dames toutes fragiles qui cherchaient la protection des mâles en flattant leur orgueil non merci, elle les avait en horreur. Et c’était d’ailleurs bien réciproque. Combien de fois avait-elle eu à essuyer des remarques acides sur son manque de féminité. Conneries, pensa-t-elle avec morgue, par certains côtés je suis même bien plus femme que ces pauvres créatures !

D’une main méprisante elle balaya ses dernières piques, préférant les ignorer et les mettre sur le compte de son ultime mouvement. Ca, qu’il aimait les mots, elle n’en doutait pas une seconde et savait reconnaître en lui un don certain pour les manier, tout comme l’ironie et le sarcasme dont il ne semblait pas vouloir se séparer. Elle allait devoir faire avec sans doute.

Ainsi donc il était originaire de Lancehelion, tout comme elle. Et n’était-ce qu’une impression ou il ne portait pas la ville Ombreuse dans son cœur ? Sarya ne put s’empêcher de se demander quel secret il y avait là, certaine que si vulnérabilité il y avait dans le cœur de son interlocuteur, c’était là qu’elle le découvrirait, sans doute possible. Son laconisme même en parlant de la cité le révélait. Et cependant la suite était tout aussi intéressante. Seize ans d’errance…. Il avait dû en voir des choses. Sarya s’en senti aussi émoustillée qu’une petite fille. Même si elle n’avait quitté les remparts de la ville qu’à de rares reprises et à une exception près pas sur de grandes distances, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine fascination pour les histoires de contrées lointaines qu’elle ne pouvait qu’imaginer, Port-Real n’étant qu’un très faible échantillon de celles-ci. Mais malgré son excitation elle nota la soudaine baisse de ton quand Mycah mentionna son retour aux sources. Sans doute n’y avait-il pas trouvé ce qu’il espérait… Enfin voilà qui n’était pas ses affaires ! Même si un Dornien ne portant pas sa terre natale dans son cœur lui paraissait des plus étranges, elle-même ressentant une fierté toute particulière pour Dorne.

La suite la fit sourire. Non décidemment elle ne pouvait imaginer meilleur endroit que Lancehelion pour elle. Souriante, elle reprit la parole :

-Je suis en effet bien de la ville Ombreuse, et je suis également terriblement reconnaissante au prince pour m’avoir accepté dans sa garde, peu de suzerain aurait fait de même au vu de mon sexe et mon statut.

Son ton était étrangement humble quand elle parlait des Martell ; la loyauté qu’elle ressentait pour eux était sans limites. Hésitante à lui confier la vraie raison de pourquoi elle se sentait si bien dans la cité et refusait de vivre ailleurs, elle pensa à utiliser quelques faux-fuyants ; mais opta finalement pour la vérité, sachant que son mensonge serait bien vite détecté et retourné contre elle.

-Et bien…
commença-t-elle sur un ton dans lequel transparaissait une imperceptible gêne, Certes Lancehelion ne représente pas que des avantages et est loin d’être le paradis sur terre, d’ailleurs tu n’as pas l’air de la porter dans ton cœur, mais c’est là qu’est ma place. Ici je me suis forgée une réputation malgré mon lignage et crois-moi je sais comment on traite les bâtardes dans mon genre dans le reste de Westeros, ici, à Dorne je n’ai plus à subir ça, je me suis fait un nom. A rien ne me servait de fuir et la revanche la plus savoureuse que j’ai pris sur ceux qui me crachaient dessus a été réussir à m’élever au-dessus d’eux… Voilà pourquoi j’aime cette cité, jamais je n’aurais eu cette opportunité ailleurs.

C’était sans nulle doute l’une des tirades les plus longues et personnelles que la Dornienne à la peau tannée ait jamais prononcé en présence d’un presque inconnu. Pas qu’il la mettait en confiance, loin de là, mais elle ne voyait pas de raison de lui mentir… Tout en glissant dans ses phrases une légère pique habilement dissimulé… A rien ne sert de fuir… Voilà quelque chose que le voyageur qui lui faisait face avait dû interpréter d’une drôle de manière si son intuition se révélait exacte. Reprenant le thème des voyages qui l’intriguait fortement, elle l’interrogea, pensant en une certaine guerrière nordienne qu’elle avait rencontré à Port-Lannis :

-J’aimerais pourtant beaucoup en savoir plus sur tes voyages ; je n’ai quitté Dorne qu’une fois pour le tournoi de Port-Lannis en 205. Dis-moi comment est le Nord ? As-tu vu le Mur ? Est-il aussi grand que ce qu’on raconte ? On a encore une bonne partie de la soirée devant nous !


Ce fut à peine si elle remarqua qu’il avait sorti de l’argent et appelé Haijin avant que celui-ci ne se retrouve devant eux à demander ce qu’il voulait boire. Encore toute souriante à la mention des voyages de Mycah elle demanda de la plus aimable des manières un autre rhum au tavernier… Qui prit ce sourire éclatant pour une invite et osant plus qu’il ne l’avait jamais fait se pencha dans la claire intention de lui donner un baiser. Abasourdie elle réagit au quart de tour. Un éclair scintillant et un de ses poignards se retrouva à piquer les chausses du tavernier, à l’endroit précis de son entrejambe. Se relevant précipitamment sans raisons apparentes pour un regard extérieur à leur table il s’enfuit à toute jambe. Avec un soupir elle rangea le couteau, l’air franchement ennuyé avant de se retourner vers Mycah.

-Désolée pour ça,
fit-elle avec un sourire contrit, J’ai souvent tendance à réagir au quart de tour…
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 24 Juin 2012 - 14:26

Mycah déglutit bruyamment, laissant sa pomme d’Adam remonter et redescendre, il préférait garder les yeux fermés, il contrôlait son souffle afin qu'il n'augmente ni d'intensité ni de température. Sarya s'était une nouvelle fois penchée à quelques centimètres de lui, le temps lui sembla ralentir, il sentait petit a petit le souffle chaud de la guerrière se rapprocher, son cœur accéléra son rythme. Homme il était, homme il resterait et un homme émotif de surcroît. Ses sens en éveil, il sentit les lèvres de la guerrière à la limite de frôler sa peau buriné par le soleil. Sans le faire exprès et alors que la dornienne lui susurrait quelques mots de revanche, il ouvrit les yeux et son regard se replongea au centre de l'objet du délit, et quel délit, plus à découvert que jamais. D'un réflexe il bloqua sa respiration, son regard se perdait dans ces arguments plus que percutant et alors qu'une partie de son esprit, contrôlé par sa testostérone était bloqué à la limite de baver, l'autre hurlait contre la faiblesse du chasseur. En temps normal, que son interlocuteur soit femme ou homme, Mycah l'aurait simplement et purement démoli, réduisant son amour propre et sa confiance en miettes à l'aide de seulement quelques mots. Si il savait amener les gens à l'aimer, si il savait manier la parole dans le but d'apporter joie et bonne humeur. Il savait tout autant l'utiliser à des fins bien plus cruel.
Il en était ainsi, lorsque l'on est petit et frêle, on apprend à utiliser des armes plus subtiles que le combat en lui même et c'était sans vergogne, sans le moindre remord, se complaisant dans un parfait égoïsme que Mycah pouvait s'amuser à ressortir ses démons au visage d'une personne, si l'envie lui en prenait.
Mais ça c'était en temps normal, peut être était ce dû à l'émotion d'avoir traversé sa ville natale, peut être était ce le regard vert troublant de Sarya, mais il avait tout sauf ce désir de la rebuter. Il voulait … Il voulait simplement être avec quelqu'un. C'était un gamin des rues et mentor ou non, il n'avait jamais grandi, jamais mûri, son enfance volée dominait sa vie, et comme tout enfant, il ne supportait que rarement d'être seul ou de manquer d'attention. Lancehélion semblait augmenter cet effet puisqu'il préférait écraser son envie de montrer à la guerrière qu'elle n'était pas toute puissante sur le genre masculin, que de la voire partir.
Elle finit tout de même par se rasseoir le sourire aux lèvres, laissant le chasseur reprendre son souffle, apparemment le relâchement de Mycah l'avait non seulement encouragé à s'amuser de ses émotions, mais en plus il lui avait permis de bien voire qu'il était comme tout homme, faible face aux courbe d'une belle femme, et à cette joute la il ne pouvait hélas pas gagner. Elle s'amusa donc, jouant de sa tunique et débutant une partie d ''Attrape moi si tu peux'' au regard. Du peu d’orgueil qui lui restait Mycah préféra garder son calme, et finalement de fil en aiguille la discussion reprit.

Elle lui expliqua lascivement son point du vue sur la féminité et sur le jeu, à y repenser le chasseur ne voyait pas exactement pourquoi il était dérangé par ce coté joueur qu'il avait trouvé chez la belle comme chez bien d'autres femmes, après tout il était lui même un joueur avéré, tournant les mots et les expressions pour s'assurer bonne soirée et compagnie. Cette réflexion, qui ne l'avait jamais effleuré avant, le troubla quelques secondes, et d'un regard vide, il quitta un instant la conversation pour se pencher sur la question. Une réponse ne tarda pas à lui parvenir, si lui s'était évertué à apprendre, à travailler ce don pour la parole qu'il possédait, il avait hélas maintes fois vu des femmes, de la simple catin du Bief à la femme de marchand de Port Real, manipuler à leurs guises des hommes d'un simple roulement d'yeux et de paroles à sous entendu. C'était peut être cela le problème, il ne supportait pas de voir que des années d'éloquence travaillée pouvait partir en fumée au premier décolleté venu. A y repenser et à découvrir Sarya, il se dit que finalement, on faisait avec ce que l'on avait, la place des femmes n'étaient pas toujours simple, elle s'en sortait comme elles pouvaient.

La conversation s'étala, Mycah prenait plaisir à écouter les réponses de la dornienne, si lui n'avait jamais ressenti cette amours pour la patrie, il restait dornien de sang et de peau, et comme bien de ses compatriotes il éprouvait une certaine sympathie envers les Martell. Mais cela restait une simple sympathie, la dévotion que la belle donnait, du ton de sa voix aux paroles prononcées, resta gravée dans la mémoire du chasseur, la voilà qui était finalement capable d'aimer autre chose que ses petits jeux.
Il en était de même pour son amour de Lanchélion, son amour pour la cité était aussi grand que le trouble que la citadelle insérait au chasseur, la seule différence étant que la Ville Ombreuse avait offert à l'une une opportunité, là ou l'autre s'y était fait fouetter jusqu'à l'agonie et s'y était trouvé abandonner de tous.
Au simple souvenir du claquement du fouet Mycah prit une grande inspiration, les marques rouges souvenir de ce passé de vol et de punition en retour, lui brûlaient le dos, les anciennes douleurs se réveillaient, comme si son esprit voulait que jamais il n’oublie ce par quoi il était passé. Ah ca il avait noté la petite pique de Sarya sur la fuite, mais il avait ses raisons et y répondre n'aurait fait que la pousser à la curiosité. Il préféra donc l'ignorer et faire semblant de rien.

Enfin elle revint sur les voyages du chasseur, retour qui il l'avoua le rassura. Toujours et depuis ses premières discussion dans les tavernes, que soit à VieilleVille ou à Blanc-Port, Mycah avait toujours subit le questionnement des gens alentours, racontant les merveilles qu'il avait vu à travers les régions de Westeros, c'était sûrement de la qu'était né son plaisir pour l'attention et la diction, mais en comparaison il n'avait jamais pu supporter ceux qui s'enfermaient sur leur localité, apeurés par l'inconnu. C'était donc prit d'un certain plaisir qu'il débuta un récit concis de ce qu'il avait pu voire.


Eh bien ….


Il n’eut pas le temps de donner deux mots de plus que le tavernier était arrivé, et sans qu'il arrive à suivre l'action au coup par coup, en une fraction de seconde, ce pauvre hère s'était trouvé penché vers la belle, une lame à une encablure de son entrejambe. Le chasseur qui d'un tic, passait sa langue sur sa lèvre supérieur, resta bloqué dans cette position absurde quelques minutes, ses yeux s’écarquillèrent et de toute sa virilité il sentit son courage et son envie de voire la belle dans son lit s'évanouir, au sens propre comme au figuré. De belles forme jamais ne vaudront le fait de se faire appeler le chapon ou l'eunuque pour le reste de sa vie.
Le patron se redressa rapidement, esquivant au maximum la lame et sans demander son reste il prit ses jambes à son cou, partant se cacher à son comptoir, alors que les quelques cloportes présent riaient de la situation. La surprise et les excuses de Sarya passées, Mycah se détendit et alla jusqu'à ricaner de l’événement.


Ce n'est rien, c'était même plutôt impressionnant, mais il faut comprendre que … la castration a toujours été un sujet difficile pour nous. J’espère au moins que tu ne tenteras pas de m'arracher ma virilité si jamais je venais à m'approcher un peu trop de toi.

Bien sur, tout le monde l'aura compris, sa dernière remarque n'était pas gratuite et était emplie de sous entendu. Le proverbe le disait '' Qui ne tente rien n'a rien ''. Il fallait donc tâter le terrain.


Par contre je crains que si nous allons avoir la paix, nous n'aurons plus grand chose à boire. Je ne peux laisser cela comme ça.


D'un geste, il farfouilla son sac de voyage proche de lui et en sortit une gourde de cuir qui paraissait d'une grand qualité. D'un geste il la déboucha et releva les deux verres, laissant y couler un liquide translucide mais odorant.

Quitte a te faire voyager par mes paroles, autant débuter par le goût, c'est de l'alcool de l'Orage, c'est fort, ça n'a aucun goût, mais c'est peu cher, facile à trouver et ça dépanne à n'importe quel moment. J'étais dans les parage de Pierheaume il y a de ça trois semaine, il a fait le voyage avec moi.

Il se stoppa, bu une gorgée du liquide en grimaçant, il avait oublié a quel point il pouvait être immonde et reprit sa réponse.

Pour répondre à tes questions, le nord est … différent, mais différent de tout ce que tu as pu imaginer, j'ai fais chacune des régions du continent et crois moi toutes recèlent secrets et merveilles, même pour de simples roturiers. Mais tu as raison le mur reste, la plus majestueuse chose que j'ai vu de ma vie. Mon mentor m'y avait amené une fois à mes quinze ans prétextant qu'un homme se devait de le voire au moins une fois dans sa vie, c'était d'ailleurs l'une des rares fois ou je suis allé dans cette région.

Et le mur, que dire du mur, si grand, que l'on se demande comment des hommes et même des géants ont pu le construire, si long qu'il se fond aux deux horizons, et couvert d'une glace millénaire.
Devant même un roi ne peut que se sentir un homme.


Il finit sa tirade, se souvenant de sa main collée au majestueux édifice et d'un coup l'envie de lui donner chaque détail de ses périples lui vint

Allez si je pars de moi même je ne ferais que survoler, que veux tu savoir, que veux tu connaître ? Le Bief, L'orage, Le val .. ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 24 Juin 2012 - 16:28

Sarya savait certes ce que pouvait représenter la castration pour les hommes ; elle avait bien assez joué de cette menace pour se rendre compte que ce qu’ils avaient entre les jambes était un sujet des plus sensibles. Autre preuve s’il en est que leurs hormones dominent les hommes. Pas que ça la dérangeait. Elle tirait sa force autant de sa beauté et de son sexe « faible » que par l’acier qu’elle dominait à la perfection. En effet si les hommes voyaient en ceux de leur sexe des rivaux, ils ne savaient jamais comment réagir devant une femme guerrière. En bref leurs cerveaux étaient en général bien trop occupés à tenter de deviner ce que cachaient ses vêtements masculins pour se rappeler que l’acier qu’elle maniait était aussi tranchant que n’importe quel autre. Elle savait également que certaines femmes trouvaient que cet intérêt était une terrible offense à leur honneur ; Sarya, elle, préférait y voir un compliment, tant que la limite du respect n’était pas transgressée… En effet comment en vouloir à ces pauvres individus pour quelque chose sur lequel ils ne possédaient aucun control ?

Mais Haijin, ce vieux plein de soupe avait outrepassé ses droits, et Sarya ne connaissait qu’une menace qui éloignait définitivement les hommes de sa personne. Toujours aussi efficace d’ailleurs au vu de la soudaine précipitation du tavernier à mettre le plus de distance entre elle et lui. Et bah voilà, il a compris maintenant ! pensa-t-elle, légèrement amusée malgré l’offense, Me voler un baiser, non mais quel toupet ! Comme s’il pouvait m’intéresser !

Elle fut tirée de ses réflexions cocasses par le rire de son vis-à-vis… Qui sonnait un peu jaune d’ailleurs. Ce qui ramena au premier plan le souvenir tout récent de la tête qu’avait tiré ce dernier en voyant de quoi avait menacé Sarya le pauvre tavernier. D’ailleurs elle était certaine que tout l’érotisme que son dernier petit jeu avait instauré venait de s’évanouir d’un seul coup. Tous les mêmes, pensa-t-elle, suffit de menacer le vers qu’ils ont entre les jambes pour que leur belle assurance s’évanouisse plus vite qu’une flaque d’eau dans le désert !

Mais Mycah regagna son respect par la tirade qui suivit son petit rire nerveux. En voilà un qui ne perdait pas son aplomb ! Ni le nord d’ailleurs… Le sous-entendu était on ne peut plus clair : si je m’intéresse de trop près à ce que tu caches sous cette tunique est-ce que je me retrouverais privé de ma virilité avant la fin de la soirée ? Elle retint le rire moqueur qui lui montait à la gorge et se contenta de répondre :

-Hmm ça dépend… Est-ce que tu es un vieux tavernier dégarni, bedonnant et totalement inintéressant ? Dans ce cas oui tu pourrais t’en inquiéter… Mais ne t’en fais pas, de toute manière je laisse presque toujours un premier avertissement à mes jouets avant de mettre mes menaces à exécutions.
fit-elle avec un sourire des plus carnassiers… Et chargé du même genre d’intentions pas très pieuses que le petit sous-entendu de Mycah.

Voilà qui était suffisamment ambigüe pour que le fichu orgueil de la Dornienne n’en souffre pas, sans pour autant faire fuir sa pauvre proie à toute jambe ! Le jeu venait à peine de commencer, il aurait été dommage que cela se termine si vite et pour une bête altercation qui n’avait rien à voir avec lui. Quant à savoir si le jeune homme terminerait dans sa couche ce soir, c’était une autre histoire ; Sarya restait terriblement impulsive et lunatique, rien n’était joué.

Finalement, le jeune homme continua en mentionnant le fait que malheureusement après le petit éclat de la Dornienne ils risquaient de ne plus rien avoir à boire, ce qui était en effet fort dommage… Avant de sortir avec un grand sourire une gourde de cuir de taille honorable et joliment ouvragée, qui selon lui recelait d’un alcool de l’Orage aussi fort qu’il était mauvais et peu cher. Voyant le jeune voyageur en prendre une petite gorgée et faire une grimace des plus éloquentes qui éclairait Sarya sur le goût de la substance. Prudemment elle reposa son verre, se disant qu’elle préférait attendre que le rhum ingurgité fasse son effet avant de boire plus d’alcool : rouler sous la table n’était pas l’objectif qu’elle se fixait, surtout qu’elle ne donnait pas cher de sa peau et de son… honneur si elle perdait toute mesure en ces lieux, entourée de rustres.

Heureusement Mycah ne sembla pas se formaliser de ce qu’il aurait pu considérer comme une insulte, à moins que le souvenir de ses voyages ne l’ait par trop absorbé pour qu’il s’en rende compte. Et Sarya ne fut pas longue elle non plus à oublier totalement le petit verre rempli de liquide clair comme de l’eau qui était sous son nez. Décidemment son interlocuteur avait un talent d’orateur des plus fins, et elle se retrouva pendue à ses lèvres alors que ce dernier se mettait à expliquer ce Nord exotique qu’elle ne pouvait que s’imaginer. Comme à chaque fois qu’elle se retrouvait totalement absorbée par quelque chose son visage se défaisait de toute la morgue qui l’habitait, revenant à un air de petite fille émerveillée qui la faisait paraître étrangement douce, tout comme le sourire qui fleurissait sur ses lèvres. Décidemment le jeune Dornienne pouvait posséder de multiples visages, tant d’ailleurs qu’il était difficile de savoir lesquels étaient des masques.

Le Mur… Elle était d’accord avec Mycah, chaque homme et femme du continent devrait voir cette majestueuse et presque monstrueuse création qui les séparait des contrées barbares, des Autres et des sauvageons. Avec un enthousiasme de gamine elle s’écria
:
-Ah ça ! Ça doit être quelque chose ! Tu as de la chance de l’avoir vu, j’adorerais pouvoir en faire autant un jour…


Puis repensant à Deanna Lideuil, la fière amazone nordienne, elle demanda curieuse :

-La Nordienne que j’ai rencontré à Port-Real était une vraie guerrière, comme moi, mais plus rude et si froide que je m’en suis demandé si elle n’était pas encore pucelle ! Toutes les femmes du Nord sont-elle ainsi ? Ou sont-elles comme ses femmes de la Couronne qui se pavanent vulgairement mais avec des airs de ne pas y toucher ?

Parler des ses consoeurs avec qui elle ne partageait décidemment que ce qu'elle avait entre les jambes, à de quelques rares excepetions près, ne lui posait aucune gêne. Et elle savait parfaitement ce que son franc-parler avait d'osé et de vaguement masculin. Elle se demanda si ce fait avait surpris le chasseur ou s'il l'avait suffisamment bien cerné pour n'en avoir cure.

Se rappelant soudainement la question qui avait mis fin au récit du jeune homme elle rajouta :

-Raconte-moi la contrée qui t’as le plus marqué, en bien ou en mal.


Certes cela pouvait sonner comme un ordre mais c’était uniquement parce qu’elle s’était laissée porter par son enthousiasme et elle supposait que le chasseur ne lui en tiendrait pas rigueur vu comme celui-ci était évident.
Reportant son attention sur le verre qui lui faisait face, elle se décida à prendre son courage à deux mains et se saisit du verre. Pas folle, elle trempa d’abord une langue circonspecte dans le liquide. Pour la retirer aussi sec face à la brûlure qui se propageait dans cet appendice et le goût immonde de la chose. Avec une grimace assez comique elle regarda le jeune homme, interloquée, voilà qui avait l’air encore plus fort que le rhum qu’elle affectionnait tant… Et avec une saveur bien pire ! Intérieurement elle baptisal’alcool d’eau-de-feu, pensant que l’appellation lui allait plutôt bien. Sarya ne voyait qu’une seule manière d’avaler l’alcool sans se brûler la langue. Rassemblant son courage à deux mains, bien décidée à montrer qu’elle n’était pas une mauviette elle se pinça le nez avant de porter le verre à sa bouche… Et d’avaler le liquide traître cul-sec.
Elle ne put empêcher les larmes de lui monter aux yeux et un hoquet aigu, suivi d’un « Pouah ! » des plus révélateurs lui échappait. Si le rhum diffusait une douce chaleur quand elle le buvait, elle avait l’impression que cet alcool-là la brûlait de l’intérieur.

-C’est quoi cette chose,
s’exclama-t-elle à la manière d’un cri du cœur, de l’alcool ou du feu grégeois ?

Puis repensant à un élément du récit du jeune chasseur elle demanda innocemment :

-Ton mentor ? Il était Dornien ou d’ailleurs ? Est-ce à cause de lui que tu as quitté Lancehelion ?


Elle se rendait compte que sa question pouvait paraître bien personnelle, osée et impertinente, mais Sarya prenait rarement de gants. Et puis, elle devait bien l’avouer, ce Mycah l’intriguait. En plus de toutes les choses intéressantes, pour ne pas dire intrigantes qu’il avait dû voir au cours de ses pérégrinations, il se révélait un homme plutôt secret qui n’aimait pas tant que ça parlait de ce qui avait trait de manière intime à lui-même. Au contraire d’ailleurs de la plupart des Dorniens qui se plaisaient à déclamer leur histoire à qui voulait bien l’entendre, se souciant comme d’une guigne de leur intimité, préférant et de loin fanfaronner. Oui Sarya avait décidemment devant elle un homme bien étrange.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 24 Juin 2012 - 22:28

Jouet attendez, elle venait bien d'utiliser le terme de jouet pour définir Mycah et le tavernier, d'ailleurs le chasseur en profita pour noter qu'elle le cataloguait dans le même sac que cet énorme sac à vin au rôle de tenancier de bar. L'esprit du dornien s'éclaircit en une fraction de seconde, il n'y avait pas qu'eux deux qu'elle devait s'amuser à appeler comme ça, mais c'était bien l'ensemble de la gente masculine qu'elle devait voire comme une petite fille voyait ses poupées. Comment avait il pu donc se laisser berner ainsi par son besoin d'attention soudain, était il réellement tombé si bas ? Non il restait encore un espoir, et heureusement pour lui le mot de la dornienne lui provoqua un sursaut de dignité. Fronçant légèrement les sourcils, il se décida à simplement lui rappeler que quelques minutes avant, il était à la limite de provoquer sa colère de simplement quelques mots, alors certes il aimait bien la compagnie de la dornienne mais si lui n'attaquait plus la fierté de Sarya il en attendait au moins en retour la même chose de sa part.
Pourtant le reste de la phrase le troubla et ce petit sourire digne digne d'un fauve sautant sur sa proie d'autant plus, au final cela semblait fortement à une forme de vantardise, c'était ça, elle voulait simplement montrer au dornien qu'elle ne rigolait pas dans son rapport aux hommes, c'était un simple bond d'arrogance, une méthode de défense ou une manière de montrer son intérêt au chasseur ? Il n'aurait su dire le pourquoi, mais c'est ainsi qu'il se l’expliqua, une simple phrase maladroite et trop rapidement dite.


Se rechignant à lui répondre, il se contenta d’acquiescer d'un sourire trompeur la remarque de la guerrière, laissant ses pensées occuper la vérité. C'est ça ma belle, regarde je souris, mais fais encore un pas de travers et nous ne nous en sortirons pas si facilement.
Une fois l'idée de réaction bloquée, au cas ou, au fond de son esprit il se décida à sortir sa gourde spécialement venu de l'orage, voilà qui devrait déjà calmer sa fierté, ce distillat de plantes, macéré et distillé dans des caves clandestines de l'Orage, était imbuvable pour tout ceux qui n'avait pas été initié à la façon de le boire. C'était sûrement de la triche mais au moins ainsi, elle aurait la preuve qu'elle ne pouvait égaler un homme dans tout les domaines, aussi habitué à l'alcool soit elle celui la était spécial.

La discussion continua son chemin, le nord, le mur. Mycah apprécia d'ailleurs l'idée qu'elle se faisait du grand rempart de pierre et de glace qui trônait à la limite du monde civilisé. Aujourd'hui en désuétude et ignoré du monde, il méritait lui et sa garde de nuit, une admiration bien plus grande que celle qui leur était offerte de notre temps.
La belle semblait largement intéressé par le Nord et ce notamment grâce à une rencontre qu'elle réalisa au tournoi de 205 à Port Real, cet intérêt et les questions qui en déboulaient firent d'ailleurs largement rire le chasseur, impressionné par une curiosité si vive.


A crois moi le Nord est bien une région particulière notamment pour ses femmes, la plus part seraient comment dire .... Des nordiennes … Bizarrement je ne trouve aucun d'autres mots pour les décrire, elles sont taillées par le froid et la neige, mais n'en reste pas pour le moins des beautés froide. Elles sont plus prodigieuse pour leur autonomie et leur caractère que celle de n'importe qu'elle autre région.

Ca ne m'étonne pas que tu te sois bien entendu avec l'une d'elle.


Content de sa comparaison et de son explication le chasseur empoigna le pied de son verre et le porta une nouvelle à sa bouche, laissant une nouvelle gorgée de liquide brûlant glisser au fond de sa gorge, la grimace fut bien sur moindre que la première, il buvait de cette gnôle depuis son adolescence et seule l'habitude permettait de la consommer sans heurt.

Pourtant ne croit pas qu'elles sont toute des chefs de guerre ou l'égal des hommes, elle y ont simplement une place différente et il y reste tout de même des Dames. Tiens pour te donner un exemple, la dernière fois que j'y suis allé c'était il y a maintenant sept ans à mes dix-neuf ans, à l'époque nous étions avec mon mentor au niveau de Winterfell pour braconner le loup.
Et bien dans une taverne du village d'hiver, je m’accoquina d'un garde du château et il m’expliqua que la sœur du lord suzerain du Nord, Beron Stark était l'archétype de la dame de noblesse, des robes au comportement, il m'avait aussi dit qu'il s'agissait de l'une de plus belle femme de la région c'est d'ailleurs pour ça que ça m'a marqué. Et si les femme de l'hiver sont n'ont que de peur, elle restait à l'époque en tout cas, enfermé entre les remparts.


Son explication sur le Nord finit, Mycah rebut une gorgée de son verre et se frotta rapidement les yeux, ils commençaient à lui piquer et sa présence à jeun n'arrangeait en rien les effet du puissant alcool qui au bout de trois gorgées lui montait légèrement à la tête. Sarya qui d'ailleurs n'avait toujours pas touché son verre revint alors sur les voyages du Dornien, lui demandant de quelle cotés de Westeros son cœur balançait. Mycah posa mollement son coude sur la table puis posa sa tête sur sa main avant de réfléchir longuement à sa réponse, ce n'était pas le genre de chose qu'il prenait à la légère.

Je dirais les terres de l'Orage, mais c'est sûrement influencé. Mais j'ai cet amour des foret, des terres presque encore sauvages balayés par les vents. Ah tu verrais ça, les côtes de la baie de naufragés soufflées par les tempêtes, mais toujours résistantes face aux éléments, les arbres plus immenses que jamais, affrontant de toute leur fierté les éclairs et la foudre. C'est une terre qui a taillé ses habitants a son image. Ce sont des hommes et des femmes brusque et dur, mais généreux, à la forte personnalité, que jamais le temps ou la nature n’arrêtera …

Lancé en pleine nostalgie, Mycah s’arrêta pourtant pour observer Sarya qui tentait de goûter l'alcool contenu dans le verre. Le chasseur fut d'ailleurs largement étonné de la réaction de la guerrière qui finalement n'eut même pas la fierté ou la mauvaise foi, au choix, de boire directement le verre ou de trouver une excuse afin de l'éviter. Non tel un enfant qui mangeait pour la première fois des épinards elle trempa sa langue dans le spiritueux, langue qu'elle retira rapidement accompagné d'une grimace dont le dornien se gaussa intérieurement. Il l'observait le sourire aux lèvres, heureux de ce petit moment de simplicité et de naturelle au milieu d'un jeu du chat et de la souris.
Ce fut finalement l’orgueil qui l'emporta puisque bravant le ridicule elle se boucha le nez avant d'avaler l'ensemble de son verre sous le rire franc du chasseur.
Sa réaction ne tarda pas, à voire son visage s'empourprer, Mycah comprit que le degré de la boisson faisait effet et son rire augmenta encore d'un cran allant presqu'au fou rire lorsqu'il remarqua les yeux plissés, à la limite des larmes, de la guerrière.
Lui même des larme lui étaient montées aux yeux mais des larmes de rire et même si un léger ricanement lui restait en travers de la gorge, il finit par réussir à lui répondre.


Non le feu grégeois est à ce qu'il paraît bien moins corrosif. Les bougres qui le fabriquent l’appelle le huitième enfer.

La belle posa alors la question fatidique, celle qui ne pouvait que tomber au vu de la discussion, d'un coup le visage de Mycah se referma et il reprit en main son verre.


Il y'a certain sujet qui mérite que l'on boivent pour eux.


D'un geste il leva la coupe et vida l'ensemble de l'alcool blanc au fond de son corps, sa respiration se coupa, le feu désagrégeait son estomac et ses poumons. Pourtant l'habitude faisant, il n'en sortit qu'un simple rictus, avant de de soupirer pour dégager le surplus de vapeurs qui restait.
Il reprit rapidement sa gourde et sans même proposer ou même regarder la dornienne, il resservit les deux verres.
Sans un mot il leva sa coupe en direction de Sarya et enfin il répéta le même geste qu'il avait produit cinq minutes plus tôt. Laissant son esprit s'embrumer par le doux voile de l'ébriété.


Non il était … Il était des Terres de l'Orage justement. Et ce n'est pas à cause de lui que j'ai quitté Lanchélion mais grâce à lui. Il a été la première personne à s’intéresser à un simple gamin des rues pour autre chose que pour le fouetter ou le passer à tabac.
Il m'a tout appris et m'a permis de voyager d'un bout à l'autre du continent. Il était un homme bien.


Sa phrase finit Mycah, baissa les yeux, il n'avait pas l'habitude de parler aussi directement de son passée et de son mentor, l'homme bien qu'il ne se soit jamais comporter en père aimant ou même en simple famille pour Mycah, n'en restait pas moins l'homme qui l'éduqua.
Oui son retour sur les terres de son enfance lui faisait faire des choses bien étranges.
Il attendit la réaction de Sarya et tenta une approche qui inconsciemment se devait de mettre la dornienne à son niveau.


Et toi ton père, un illustre inconnu ? Tu n'as rien d'autres à en dire ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 25 Juin 2012 - 4:15

Sarya se retrouvait décidemment pendue aux lèvres du Dornien. Et elle dut bien admettre que ses éclaircissements sur le Nord étaient des plus précieux car en effet la jeune femme avait fini par s’imaginer que toutes les Nordiennes étaient à l’image de la fougueuse Lideuil… Ce qui, soyons sincère, aurait fait de cette lointaine contrée un éden pour la guerrière de Dorne. Et même si elle se sentait vaguement déçue cela ne l’empêcha pas de suivre les explications du chasseur avec attention. Elle devait également admettre que l’idée qu’elle se faisait des dames de haute noblesse du reste de Westeros n’était pas très flatteuse ; de pauvres donzelles soumises à leurs maris corps et biens et qui n’avaient aucune réelle autorité… Non, décidemment il était parfois bon d’être né roturier même si avec la malchance d’être né également du mauvais côté du lit.

Ecoutant avec attention quelle était la contrée que préférait Mycah elle sentit une moue surprise et vaguement amusée prendre place sur sa figure ; quelle ironie, un fil des sables amoureux des Terres de l’Orage. Voilà une chose improbable, décidemment le jeune homme n’était pas né là où il aurait fallu. Pour sa part si Sarya se sentait intrigué à la mention d’arbres immenses et d’élément déchaînés elle restait une fille du désert aride. Elle aimait la chaleur et la beauté austère de ses terres natales et le simple fait de se remémorer le climat humide de la Couronne elle se sentait encore éternuer comme si elle ne les avait jamais quitté. La chaleur lui était bien plus bénéfique. Et même s’il faisait froid la nuit dans le désert ce n’était pas le même genre de froid humide qui recouvrait le reste de Westeros. Quant à la neige et la glace, apanage du Nord pendant l’été, elle n’en connaissait que les récits qu’on avait bien voulu lui en faire.

Elle ne fut pas surprise du rire de son vis-à-vis après qu’elle eut goûté cette infâme gnôle ; elle-même se trouvait assez comique pour le coup, idée qui la fit rire également entre deux respirations douloureuses. Le huitième enfer hein… Voilà un nom qui n’était pas volé ! Eh bien, on racontait partout que le feu grégeois des Targaryens était la substance, comme lui disait les alchimistes, la plus dangereuse et brûlante au monde. Elle voulait bien le croire, mais pour le coup elle demeurait certaine que cet acide en train de lui renverser l’estomac devait en être un lointain cousin. Et sa teneur en alcool ne faisait aucun doute, elle pouvait presque sentir la manière dont la chaleur se propageait dans tout son être en brouillant son esprit. Elle allait devoir faire attention à ne pas trop en boire si elle ne voulait pas finir comme la plupart des sac-à-vins qui les entouraient et qui finissaient toujours leur soirée dans un caniveau quelconque.

Mais la question qu’elle posa au jeune chasseur en suite le fit se rembrunir d’un coup, et elle eut peur d’avoir prononcé les mots qu’il ne fallait pas. Etait-ce l’alcool qui lui déliait bien trop la langue et la rendait sans-gêne ? Ou bien était-ce simplement qu’elle se montrer incapable de contrôler sa fichue curiosité ? Sans doute un peu des deux. Mais si le visage de Mycah s’était clairement renfrogné, les paroles qu’il prononça montraient clairement qu’il allait répondre à son interrogation. Et ce fut avec des yeux intrigués et peut-être même vaguement inquiet que la jeune femme regarda le chasseur vider deux verres de son infâme mixture coup sur coup. Voilà qui montrait clairement qu’elle venait de toucher un sujet extrêmement sensible, peut-être même des blessures encore à vifs…
Devant cette détresse habilement dissimulée elle eut presque envie de lui dire d’oublier sa question, mais le mal était fait et en vérité sa curiosité nécessitait être assouvie. Mal à l’aise elle n’osa pas dire non quand le jeune homme aux pupilles soudainement brillantes lui resservit de son huitième enfer. Apparemment c’était dans celui-là qu’il puisait la force nécessaire pour parler de son enfer personnel. Finalement, le regard assez vague, il finit par répondre à la question.

Pour le coup Sarya se sentit honteuse d’avoir cherché à en savoir plus ; visiblement l’enfance du Dornien au sein de Lancehelion avait été tout sauf heureuse. Oh, elle se doutait bien que la vie de gamins des rues sans famille et réduit à voler ne devait pas être facile. Mais au vu de la souffrance prononcée qu’elle devinait derrière le timbre trouble de sa voix et l’opacité de ses yeux noirs c’était même pire que difficile…
Mais un élément de son histoire la choqua malgré tout.

-Je… Je fais partie de la garde tu sais, certes la garde princière de se mêle pas de ce qui se passe en ville et laisse ça au guet avec qui tu as eu l’air d’avoir plus d’une altercation…. Mais nous sommes comme les branches d’un même arbre, et pardonne-moi ma crédulité et mon innocence, mais je n’aurais jamais cru capable mes confrères de fouetter comme tu me le décris un mioche des rues…
déclara-t-elle les yeux baissés, la voix hésitante et basse à la fin, comme honteuse à la place de ses frères capables de tabasser un enfant sans remord.

Bien sûr elle n’était pas crédule au point de croire que s’il surprenait un gamin à voler le guet se contenterait de le renvoyait tranquillement à ses occupations, mais elle n’aurait jamais imaginé ça. Bien entendu ce devait être aléatoire, tous les hommes de la garde de la ville n’était sans doute pas foncièrement mauvais, mais visiblement Mycah avait eu droit dans son enfance au pire échantillon de ceux-là. Puis lui revint à l’esprit l’un de ses souvenirs d’enfance, la fois où quelques-unes des brutes de son quartier lui était tombée dessus sans qu’elle puisse se défendre. Un garde du guet avait entendu le tumulte et après avoir séparé les gamins avait demandé les raisons d’une telle altercation. Et quand l’un de ses bourreaux dit qu’ils se contentaient de donner une bonne leçon à la bâtarde qui l’avait regardé de travers, le garde, impressionnant dans son armure étincelante, lance à la main, lui avait demandé son nom. Et quand sans réfléchir la petite fille en larmes toute endolorie émit faiblement le nom de Sarya Sand l’homme se contenta de pincer les lèvres et de tourner les talons.

Non, décida soudain la jeune femme, elle voulait bien le croire. Sans aucune raison visible pour son interlocuteur, qui ne manqua sûrement pas de s’en étonner, elle se saisit de son verre d’une geste furieux, le visage dur et reprit une gorgée de ce liquide qui brûlait comme tous les feux des sept enfers, avant de prononcer d’un ton froid, se ravisant complétement par rapport à sa réplique précedente :

-Non, en fait je ne m’étonne pas du tout que des hommes du guet aient pu faire cela.

Puis la question que lui renvoya Mycah tout à trac lui fit écarquiller les yeux. Soudain fascinée par le reflet de l’alcool au fond de son verre elle évita le regard de jais qui la mettait tout à coup mal à l’aise. Mais ce n’était qu’un juste retour des choses, elle aurait dû s’y attendre ; et maintenant qu’il avait répondu à ses questions elle lui devait bien elle-même quelques réponses. Imitant inconsciemment le jeune chasseur elle reprit une gorgée de la mixture pour se donner du courage. Décidemment elle détestait parler de sujets aussi personnels, elle se sentait toujours affreusement vulnérable quand elle le devait. Et merde, s’exclama-t-elle mentalement, après tout je suis tout sauf une petite chose fragile ! Ou tout au moins voilà ce qu’elle aimait à croire.

-Eh bien que pourrais-je t’en dire ? Je ne l’ai jamais vu, ma mère prétendait qu’il était chevalier et qu’elle s’en était amourachée, mais pour ce que j’en sais il pourrait aussi bien être porcher ! Selon elle j’ai ses yeux, et vu que ma mère a les yeux noirs je peux supposer que sur ce point là au moins elle ne menait pas…,
commença-t-elle d’un ton acide alors qu’une rancœur qu’elle pensait ne plus ressentir se révélait en réalité toujours aussi forte. Car ma mère est une grande menteuse tu sais. Jusqu’à mes cinq ans j’ai cru volontiers qu’elle n’était que l’épouse respectable d’un forgeron et que ce dernier était mon père. Des gamins du quartier se sont chargés avec joie de m’ouvrir les yeux.

L’alcool lui déliant la langue elle en avait dit bien plus que demandé et bien plus qu’elle n’en escomptait, dans un sursaut nerveux elle se mit à tripoter un de ses poignards machinalement, puis sans s’arrêter en si bon chemin elle reprit :

-Le forgeron est un homme bien, jamais il me tint rigueur de ma condition et ce fut lui qui le premier m’enseigna à manier le couteau pour me défendre. Car crois-moi quand je me souviens de la manière dont me traitait les gosses de mon âge et même certains de leurs parents, savoir me défendre était loin d’être un luxe. Mais passons, je parle trop ! Que puis-je te dire de plus à part que l’illustre inconnu ne daigna jamais montrer le bout de son nez…
termina-t-elle d’une voix étrangement calme, jouant de son couteau dans le bois de la table, Et je peux t’assurer que s’il osait le faire aujourd’hui la seule chose qu’il récolterait en guise de bienvenue ce serait ça ! s’exclama-t-elle soudainement en plantant violemment le poignard dans le bois tendre de la table, le visage crispé, le faisant s’enfoncer de dix bons centimètres.

Relevant le visage elle rit, gênée de son comportement inepte, mais c’était un rire bien jaune, un sourd s’en serait rendu compte. Passant une main tremblante dans ses cheveux elle poussa un soupir, les joues légèrement rouges d’alcool comme de gêne, avant d’oser croiser de nouveau le regard du chasseur.

-Excuse-moi,
fit-elle comme une enfant prise en faute, ce que tu viens de voir c’est vraiment pas mon genre, je suis de bien meilleure compagnie normalement, ton huitième enfer m’en fait dire bien plus que je ne devrais, fini-t-elle avec un petit rire piteux
.
Relevant le regard, bien décidée de laisser ce petit épisode d’apitoiement loin derrière elle reprit comme si de rien n’était :

-M’enfin, passons ! Le passé appartient au passé, n’est-ce pas ? Parle-moi donc de tes projets, que comptes-tu faire maintenant que tu es arrivé à la fin de ton « retour aux sources », où vas-tu aller ? Et dis-moi ce n’est pas un peu dur des fois cette vie d’aventurier ? Jamais tu n’as eu envie de te poser, de te marier ou quelque chose du genre ?
demanda-t-elle hâtivement, pressée de faire oublier son petit éclat.

Certes elle n’était pas la meilleure personne avec qui parler mariage, c’était des plus évidents, mais c’était la seule chose qui lui était venue à l’esprit pour que le Dornien ne l’interroge pas plus en avant.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 25 Juin 2012 - 14:20

Les yeux toujours dans le vague braqués sur son verre, Mycah cherchait décidément ou pouvait bien le mener cette conversation, jamais il n'en avait eu de telle, l'alcool et les émotions étaient bien un cocktail explosif, donc la détonation et le souffle balayait la façade joyeuse du chasseur, tout masque de joie, aussi naturel soit il, cache toujours certains regrets et terreurs. Mais chassez le naturel, il revient au galop et à la simple pensée de ses amis, les imaginant le voire dans cet état, lui rapporta l’œil rieur et son sourire moqueur si particulier à sa personne. Qu'aurait dit ce cher Loras, lui qui devait considérer le chasseur comme un roc d'humour et d'exaltation, si il le voyait maintenant penaud et l'air fade face à une dornienne inconnue au bataillon.
Dornienne qui au passage n'aurait sûrement pas laissé de marbre son amis de l'Orage.

Dommage tu n'aurais pas été au niveau mon pauvre amis. Se dit il.
Cette pensée finit de remonter son moral, Lancehélion, son mentor, ses passage à tabac, tout cela relevaient du passé et seules ses cicatrices se devaient de lui rappeler.

Remarque elles sont dans mon dos, je ne suis pas près de les revoir .…
Cette nouvelle réflexion absurde tranchant avec l'ambiance actuelle, lui arracha un rictus qui s'imposa au milieu des remarques gênées de Sarya.
Comprenant son erreur et surtout son manque de délicatesse face à la compassion de la dornienne, il s'obligea à rabaisser son sourire et d'un geste de la main, lui fit signe de ne pas y faire attention. Il fallait le connaître pour savoir que ce genre de réaction n'était pas étrangère chez le chasseur, ces sursauts inattendus étaient même le mortier de sa personnalité et si certain en auraient dit qu'ils révélaient l'immaturité et l'instabilité du braconnier, révélant sa position bloqué entre enfance et son adultisme, lui préférait dire qu'il ne s'agissait la que d'une part de sa personnalité qu'il aimait à définir d'unique.

Plantant son regard dans celui de la dornienne il se reprit et décida d'au moins écouter attentivement la fin des l’explications de la guerrière, sa confusion était touchante à voire, elle semblait, pour le coup, bien loin de la lionne qui s'était assise à sa table, toute griffes dehors, quelques minutes plus tôt. Mais touchante ou non, la crédulité qui ressortait de sa première réponse était tout de même impressionnante. Depuis son enfance Mycah, utilisait le terme de ''garde'' pour l'ensemble de ses détracteurs, qu'ils soient membre du guet, marchands réalisant leurs propres justices ou même d'autres gamins des rues, tous n'avaient été que coups de poings et tabassage pour lui, un jeune enfant ne fait pas la part des choses, il met tout le monde dans le même sac et ne cherche pas à comprendre, il n'y a que les gentils et les méchants.

La belle sembla pourtant réfléchir à ses propos pendant un moment et soudainement, elle modifia son avis, Mycah ne put contenir un haussement de sourcil, fier d'avoir apparemment ouvert les yeux à la guerrière sur la dure réalité que subissaient ceux qui se trouvaient de l'autre coté de l'autorité. Il pensa même a retirer sa chemise afin de lui montrer les traces de ces punitions glorieuses, avant de se raviser dans l'espoir qu'elle finirait par les observer dans une toute autre situation.
C'est alors qu'il posa sa question, son instinct l'appelant à la mettre à son niveau, et c'est l'air triste et morne qu'elle débuta son récit, la catin mythomane reflétant la vie qu'elle espérait sûrement dans les yeux de sa fille, le chevalier qui n'en voulu pas plus que ce pourquoi il avait payé, le forgeron qui finalement ne fut autre que la seule personne ayant de la considération pour elle, leurs histoires bien que propre à chacun étaient plus semblables qu'il ne paraissait à première vue.
Mycah nota tout de même une différence énorme, non pas dans le passé mais dans le présent, lui son histoire, bien qu'elle lui restait en mémoire quoi qu'il arrive, ne faisait pour ainsi dire jamais ressortir un sentiment d'envie ou d'injustice chez lui, non il était simplement lui et avait eu ses problèmes, le deuil était fait si il en avait eu besoin d'un et il ne désirait finalement pas changer son histoire.
Sarya elle, semblait encore largement fragilisée par ces quelques paroles qu'elle était entrain de prononcer, son visage fermée et ses mains triturant machinalement l'une de ses lames le prouvaient, et qu'elle ne fut pas la surprise lorsqu'elle planta l'acier dans le bois de la table à seulement quelques centimètres du coude de Mycah, qui pour le coup le retira rapidement.

Il hésita, intérieurement, quelques secondes face à la fureur de la dornienne, à son idée un homme, chevalier ou non, allait voire une catin pour le plaisir, si cette dernière se trouvait engrossée et bien … La vie ne faisait que reprendre son cours. Il repensa d'ailleurs au passage, aux femme qui avaient traversé sa vie succombant à ses charmes et à ses paroles, combien de petits au sang à moitié dornien apprenaient actuellement à marcher dans Westeros, de son fait ? La question se posait, mais la réponse n'était pas définissable, Mycah supposa pour autant qu'il devait bien y en avoir un ou deux, au minimum. Le regard de rage et le souvenir de la castration l'en dissuada pour autant et à y repenser la notion de parent pour elle et pour lui devait sûrement être totalement différente.
Il se félicita d'ailleurs de réfléchir avant de parler, puisque au même moment la dornienne sortie un grand rire jaune et nerveux. Remuer ses souvenirs avait poussé à bout son esprit et il se devait de s’exprimer. Enfin elle n'en perdit pas pour autant le contrôle puisqu'elle s’arrêta automatiquement et soupira devant le regard interloqué sur chasseur.
Finalement elle releva calmement la tête, laissant à découvert ses joues rougies par l'alcool et la situation et c'est les yeux emplies d'une certaine gène qu'elle s'excusa d'un voix calme, le rire qu'elle fit exprès de placer à la fin de sa phrase n'améliorant en rien l'effet de trouble qu'elle dégageait.
Peut être s'en était elle rendu compte car elle reprit immédiatement la mains rassurant son regard et changeant de conversation.

De son coté, Mycah ne savait pas réellement comment réagir, dans ses discussions passées, ce genre de point était atteint par des gens qu'il souhaitait voire moralement à terre et où il ne lui restait donc plus qu'à asséner le coup final, ses amis n'étant pas le genre à déblatérer leurs problèmes la face du chasseur, préférant au contraire les oublier sous l'influence de sa joie et de l'ambiance de fête qu'il parvenait à mettre n'importe ou. Là, la situation était spécial et il ne savait absolument pas comment réagir, son esprit, sa rhétorique n'avaient pas été préparés pour un tel événement et si sobre il aurait sûrement simplement coupé court à la conversation préférant voire la dornienne sombrer seule dans ses démons, l'alcool et l'étrange compassion qu'il ressentait l'obligea à réagir.
Seulement, sa raison étant bloqué par ce besoin de sincérité, ce fut finalement une crise de folie qui prit le dessus et le chasseur lâcha un rire communicatif et saccadé, totalement involontaire et sans réel raison d'être. Il parvint finalement à se calmer au bout de quelques minutes, inspirant de grandes bouffés d'air dés que possible.


Excuse moi … C'est juste que la situation est tellement … inattendue. Regarde nous deux pauvres adultes se complaisant sur leurs vies minables. Condamné à vivre à l'écart pour prouver que les erreurs du passé ne se ressentent pas sur le temps. C'est tellement ironique que je nous trouve pitoyable.

Pitoyable, oui c'est comme ça que Mycah se serait décrit sur le moment, ses yeux rieurs, ces émotions libres d'aller et venir, cette soudaine envie de compagnie et cet accès libre à son intimité qu'il avait laissé à la dornienne, le dégouttait Il aurait été l'un des pécores présents aux autres tables, il se serait lui même jeté des pierres pour se punir de cet écart.

Pour répondre à ta question, je compte trouver une mission qui me conduirait hors de Dorne en me payant mes repas, mon retour aux sources ne m'a rien apporté et au final je n'ai rien à faire dans ces terres. A voire si j'y reviendrais, mais pour l'instant je compte quand même rester deux à trois jours ici, j'ai toujours besoin de point de chute au cas ou. La preuve en est, je me retrouve actuellement fauché et sans toit.


Pour ce qui est de la vie d'aventurier, je considère avoir donné assez de ma personne au monde qui nous entoure, il y a bien assez de roturiers, de soldats et de nobles pour faire tourner Westeros et je pense que si quelques un d'entre nous vivent à l'écart de toute cette agitation, ne la croisant seulement pour en tirer profit et au prix de passer sa vie sans la moindre attache ni possession, ca ne devrait pas bousculer le monde pour autant et je tiens à faire partie de ce petit groupe.

Je me contenterais donc de femme différente aux grès des nuits et des envies, plutôt que d'en avoir une qui m'attende sûrement chaque soir.

Ce contenta t il de conclure sur un ricanement enfantin. Ses yeux se baissèrent alors sur son verre vide et il se dit que, quitte à avoir débuté ainsi autant continuer. L'alcool baume les blessures pour un temps. Il reprit une nouvelle fois sa gourde déjà mi vide et se resservit un verre qu'il se promit de vider bien plus lentement que les derniers, tout en laissant l'outre sur la table accessible si Sirya elle même voulait se resservir.

Mais je crois que tu n'as rien a me dire la dessus, les aventuriers solitaire et sans attache court tout de même plus les rues que les femmes guerrières et mangeuse d'homme à ce que je sais, ou alors Lancehélion a bien changé.

Finissant sa phrase, il but un petit trait de son Huitième enfer, qui passait maintenant bien plus facilement. Reposant sa coupe il s’étira et sentit sa cuisse caresser, exprès ou non, celle de la guerrière, au contact , il hésita à se retirer de peur d'une réaction farouche de Sarya, mais décidé à prendre le risque, il ne bougea pas laissant l'air de rien.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 25 Juin 2012 - 18:15

Sarya n’avait pas l’habitude de se sentir troublée ; au fond elle était une femme simple et ne se posait pas de questions sur son avenir ou les raisons de ses choix tout comme elle préférait laisser son passé loin derrière elle ainsi qu’il se devait. Se laisser porter par son instinct, voilà la chose qu’elle savait le mieux faire. Et pour le coup voilà que ce Dornien étrange la faisait se sentir de nouveau aussi vulnérable qu’une fillette engluée dans son passé avec sa question indiscrète. Elle ne lui en tenait pas rigueur, par contre elle ressentait une terrible colère envers elle-même.

Se forcer à reparler de ses vieilles blessures qu’elle croyait depuis longtemps cicatrisées, lui faisait se rendre compte qu’elles étaient encore bien à vifs… Force lui était de croire qu’au fond la jeune guerrière n’était pas aussi invulnérable qu’elle aimait faire croire. Mais ce qui lui posait réellement problème était bel et bien le fait qu’elle s’était permis d’exposer cette faiblesse face à un presque-inconnu, voilà surtout ce dont elle ne se pardonnait pas ! D’accord ce Mycah avait l’air bien gentil et l’intriguait plus que de raison, sans compter que sa conversation se révélait réellement intéressant si on oubliait leur petite cession d’auto apitoiement, mais tout de même ce n’était absolument pas le genre de Sarya de déballer sa vie au premier venu !

Mais le rire soudain, sonore, communicatif et peut-être même un brin hystérique du Dornien lui arracha un léger sursaut qui la sortit de ses ruminations. Et même si elle ne voyait vraiment pas ce que le chasseur pouvait trouver d’aussi comique ce rire contagieux ne put que lui tirer un léger gloussement parfaitement innatendu. Et l’explication que Mycah donna à son soudain accès après qu’il ait réussi, au prix de certains efforts, à se calmer, lui arracha un franc sourire. Ah ça ! Il avait bien raison. Sarya aussi les trouvait bien pitoyables à noyer un chagrin vieux d’un grand nombre d’années en se morfondant comme deux vieillards atrabilaires ! Avec un sourire penaud elle acquiesça :

-Pitoyables, oui c’est le mot… Heureusement qu’on ne se laisse pas aller à ce genre d’excès trops souvent, il ne me resterait plus qu’à aller chercher la corde pour me pendre,
fit-elle sur le ton de la plaisanterie, un sourire amusé aux lèvres.

Sarya suvit avec attention les explications du chasseur, trop heureuse de voir la conversation prendre une tout autre tournure. Elle laissa un sourire légèrement railleur étirait ses lèvres en entendant le « fauché et sans le toit », apparemment le retour aux sources de Mycah en plus de se révéler une déception l’avait laissé assez démuni. Si elle n’était pas aussi égoïste elle aurait presque eu pitié de lui.

-En tout cas si tu comptes dépenser le peu qu’il te reste pour un lit dans cette gargote je te le déconseille fortement,
lui expliqua-t-elle, non seulement tu te réveillerais infesté de vermines mais en plus tu risquerais fort de te faire dépouiller de toutes tes possessions…

Même si Sarya n’était pas une âme spécialement charitable avertir le chasseur ne coûtait rien, il serait plus en sûreté à dormir dans les rues de Lancehelion que sur une paillasse du Perroquet Bègue. Même si l’endroit où ce dernier déciderait de dormir ne l’intéressait que peu.
Quant au point de vue de son interlocuteur sur la vie d’aventurier Sarya ne pouvait qu’approuver. Certes ses lames étaient au service des Martell, mais sans doute que si elle n’avait pas été acceptée dans la garde elle aurait fini mercenaire sur les routes de Dorne. Et elle ne pouvait guère non plus critiquer la manière dont le chasseur appréhendait les femmes vu qu’elle-même ne se comportait guère mieux avec la gent masculine qui croisait sa route. Aussi se joignit-t-elle à son ricanement sans une once de mauvaise foi, aussi amusée que lui par sa pique semi-grivoise.

En réalité Sarya ne concevait rien de pire que la vie de femme mariée ; obéir à son mari, se contenter du même homme chaque soir dans son lit, devoir supporter en silence le déshonneur si celui-ci la trompait, non, il était hors de question qu’elle se marrie un jour. Et par là même qu’elle ait un jour des enfants, elle se refusait de laisser à sa progéniture le fardeau qu’elle n’avait que trop bien connu. Sans compter que le bâtard d’une bâtarde… Voilà qui en ferait rire plus d’un, pensa-t-elle amèrement.

Voyant le jeune chasseur remplir de nouveau son verre elle se crispa, espérant qu’il ne la resservirait pas : elle se sentait déjà bien assez pompette comme ça et comptait bien rester maître de son esprit et de ses mouvements ce soir. Aussi ce fut avec soulagement qu’elle le vit se contenter de laisser la gourde à sa portée, et elle se garda bien d’y toucher. Et sa petite pique la fit sourire, de ce sourire provocant qui était le sien.

-Non en effet, je ne suis pas une fille commune,
ronronna-t-elle sur un ton plein de sous-entendus.

Après tout c’était lui qui venait de la traiter de mangeuse d’homme, et comme à chaque fois qu’on titillait ce côté de sa personnalité Sarya ne pouvait s’empêcher de sentir quelques envies joueuses. Chose que le geste apparemment innocent de son compagnon de table ne fit qu’empirer. Retenant un léger sursaut en sentant la jambe du jeune homme s’appuyer contre sa cuisse elle plongea soudain un regard surpris dans le sien, lui faisant comprendre qu’elle avait parfaitement senti son attention. D’ailleurs elle eut l’impression de voir une certaine hésitation sur le visage de son vis-à-vis, comme si celui-ci hésitait vraiment à se retirer. Elle se demanda si l’avoir vu menacer de castration un membre du sexe masculin en était la cause. Et retint un sourire de satisfaction en voyant que le jeune homme préféra prendre le risque de laisser sa jambe appuyée contre la sienne. Voilà qui méritait bien un autre des petits numéros de la jeune femme.

Se ravisant elle resservit finalement son verre avant de s’en saisir pour une petite gorgée. N’était-ce qu’une impression ou bien elle commençait à se faire à la brûlure du breuvage ? Alors que ses yeux pétillants d’alcool et de malice se plongeaient dans le regard noir du chasseur, surveillant en réalité leur expression, elle fit légèrement remonter sa jambe le long du mollet du jeune homme, en une caresse sans équivoque et des plus langoureuses. Puis son pied juste chaussé de fines sandales de cuir vint taquiner l’intérieur de sa cuisse tandis que la jeune femme aurait juré voir le chasseur retenir son souffle. Elle continua à laisser son appendice remonter… Pour finalement le laisser retomber sagement sur le dessus de la cuisse du chasseur comme si celle-ci avait toujours été son but final.

S’adossant à sa chaise en s’étirant langoureusement, fière de son petit jeu, elle laissa un sourire vainqueur remonter le coin de ses lèvres et de ses yeux moqueurs. Quand une voix qu’elle connaissait bien trop raisonna depuis l’entrée de la taverne lui arrachant un bond comme si un scorpion l’avait piquée.

-Sarya, mon petit chat !
venait de s’écrier une voix de stentor, appartenant à un colosse aux traits agréables.

Sachant parfaitement ce qui allait suivre elle plongea des yeux éperdus dans ceux de Mycah, le teint soudainement pâle, alors qu’en quelques longues enjambées le géant se trouvait derrière sa chaise et la soulevait comme si elle était une plume manquant la broyer de sa masse.

-Ma chère Amazone, ça fait des jours que j’écume les bars de cette fichue ville pour te retrouver.
S’exclama, visiblement ravie le jeune homme bâti comme un taureau aux trait dorniens alors que sa proie se débattait pour échapper à son étreinte de fer.

-Alors, et si on reprenait les choses où on les avait laissé, hein ma douce ?
murmura-t-il avec des yeux de merlan frit et sur un ton salace alors que la jeune guerrière ne pouvait que s’offusquer de ces surnoms absurdes qu’il n’arrêtait pas de lui assener.
Réussissant enfin à se dégager de son étreinte la fière Amazone toute ébouriffée s’empressa de reculer de quelques pas, instaurant une distance de sécurité assez conséquente entre l’imprévisible géant et elle.

-Faren oublie-moi un peu !
s’exclama-t-elle avec colère, quand je dis non c’est non bon sang ! Il faut quoi pour que ça rentre dans ta caboche épaisse ? Je m’amusais c’est tout alors arrête de te faire des illusions ! Tu n’as pas couché avec moi et tu ne coucheras pas avec moi ni ce soir ni jamais, c’est clair ?

Ecumante de rage, elle se détourna du titan encore muet devant cette explosion de colère qui venait de l’humilier face au reste des occupants des lieux qui ne manquèrent pas d’éclater de rire devant la déconfiture du géant causée par cette femme de près de quarante centimètres plus petite que lui. Les ignorant elle se saisit férocement de Mycah par le col avant de le traîner hors de l’auberge d’un pas décidé, ignorant totalement le bon vouloir du jeune homme qui eut à peine le temps de se saisir de ses affaires.

Une fois dehors elle le lâcha brusquement respirant avec plaisir et soulagement les embruns salés de la mer, laissant toute sa physionomie se détendre ls'autorisant même un sourire calme flotter sur ses lèvres, l’atmosphère de l’auberge commençait à lui filer la nausée. Se rendant soudain compte de son comportement inepte avec le chasseur qui n’avait pas bougé. Toute rouge et gênée, elle leva le nez vers le visage du jeune homme qui était légèrement plus grand qu’elle et balbutia :

-Oh, je… Je suis tellement désolée, je n’ai aucune excuse, je ne sais pas ce qui m’a pris. C’est ce stupide butor !

Une brillante idée lui venant soudain à l’esprit pour faire oublier son éclat elle s’exclama :

-Je sais ! Pour me faire pardonner je t’offre le gîte pour ce soir !

Voilà qui devrait lui faire oublier son comportement digne d’une vraie harpie, heureusement qu’elle s’était rappelée que le jeune homme n’avait pas d’endroit où dormir.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 26 Juin 2012 - 8:42

Le geste était net, empli d'équivoque et le seul fait de sentir un léger touché entre sa jambe et celle de Sarya, foudroya Mycah, rarement avait il eu autant de mal à séduire une femme, d'autant qu'aux vus de la situation actuelle il n'y avait de présent de la séduction amoureuse que le nom, là il s'agissait simplement d'un homme et d'une femme, l'un courant après l'autre dans l'attente de son bon vouloir. Voilà ce qui était la seule et unique raison de ce trouble digne des premiers amours d'un jeune garçon. Patienter dans un but, rendait toujours la récompense plus savoureuse encore, l'adage ne pouvait mieux trouver une meilleure signification qu'en cet instant. Priant de tout son être pour que la belle ne transforme pas son regard de surprise en une colère qui aboutirait à l'une de ses lames plantée dans son épaule voire dans une zone plus sensible, il sentit un vent de soulagement traversé son esprit embrumé par l'alcool lorsqu'elle ne réagit que par un nouveau verre de Huitième enfer.
Ne se faisant pas prier pour ce qu'il considérait comme un acquiescement, voire une invitation, il augmenta légèrement la pression, prenant grand plaisir à sentir la peau de la belle à travers le léger tissu dont se composait son pantalon blanc. Et alors qu'elle montait dans un geste lent mais sûrement voulu son verre à sa bouche, le chasseur entreprit même de quitter l'état stoïque pour démarrer un mouvement de va et vient éloquent.

Cette prise de confiance soudaine fut sa perte, Mycah avait déjà oublié, troublé par son estime de soi, par le regard profond de la dornienne et par l’ébriété, qu'à ce jeu, jamais un homme ne pouvait gagner sans que la femme ne le laisse faire et Sarya n'était pas ce genre là, elle était, comme elle le disait si bien, une fille peu commune. Ses yeux verts, emplis de malice venaient de stopper net le dornien dans son geste, il savait que quelque chose allait se passer, il le sentait et un délicieux mélange de peur et de curiosité prit possession de son être. Lentement et assurément, la jambe de la guerrière remontait habilement dans un geste de plein de sensualité celle du pauvre hère, qui pour le coup ne savait pas vraiment de quelle manière il devait réagir, la peau de la dornienne accolé à son corps, froissait en de multiple plis le tissus du dornien sans jamais quitter le contact. Si il était sur le coup incapable de réagir le chasseur jura d'ailleurs par la suite à ses amis et à ses compagnons, qu'ils soient de l'Orage, de l'Ouest ou du Conflans, que rarement il n'avait connu un moment si intense d'un simple touché et que c'est cette femme qui faillit mettre en doute son amour inconditionnel pour les femmes du Bief.
Sarya savait y faire, il ne pouvait le nier et tentant de contrôler le moindre geste superflu et indésirable, il laissa son regard noir face à celui de la belle. Regard qui il le savait exprimait à lui seul toutes les envies et toute l'exaltation qu'il tirait de cette petite mascarade de séduction.

Continuant sans le moindre doute son geste, Sarya semblait elle même prendre un certain plaisir à ce petit jeu. Son pied arriva finalement, au bout de quelques secondes qui parurent des heures, au niveau de la cuisse du chasseur et ce dernier put, sans la moindre équivoque possible sentir la dornienne caresser dans divers sens son entre cuisse, geste qui elle devait bien s'en douter, réveilla l'instinct et la virilité de Mycah. N'y tenant plus le jeune homme céda et dans un sourire il baissa les yeux afin d'observer le manège de la belle, avant de relever la tête en se mordillant la lèvre, le regard résigné mais heureux de l'avoir été.

C'était finalement ce que devait chercher la dornienne, puisqu'elle finit finalement de remonter son pied et le posa délicatement sur le dessus de la cuisse du chasseur qui poussa un soupir à la vu de son sourire de victoire. Il avait finalement perdu, mais perdre pour gagner était ce vraiment un problème ? Cette pensée s'accompagna soudainement d'une peur tenace lorsqu'il se rappela la façon dont Sarya avait réagi à son problème de logement, sur le coup il n'avait même pas noté la réflexion. Bien sur qu'il ne dormirait pas dans ce taudis, il était la pour Amere. Mais il avait préféré laisser couler plutôt que de tenter le diable en risquant de vexer la dornienne s'il lui avait fait savoir que son avis ne lui aurait finalement que peu apporté. Ca avait bien été une erreur, car au passage elle lui avait bien fait comprendre, que la situation dans laquelle se trouverait Mycah pour cette nuit l'importait peu et que donc par logique l’accès à son lit était bien loin de lui être assuré. Voilà donc dans quelle panade il se trouvait, il était rabaissé au niveau de simple tabouret pour un pied qui aussi magnifique soit il, sonnait comme le glas d'un défaite sans récompense. La prise de conscience faite, il se dit que finalement c'était à lui de tenter le tout pour le tout et de reprendre le dessus et à son tour. Il planta son regard dans celui de la guerrière et d'un geste calme et décidé il leva la main de manière visible dans le but de caresser la jambe posée en contrebas. Qui ne tentait rien n'avait rien.

Son geste n'arriva hélas pas à destination car surpris par une formidable et puissante voix de stentor,
il stoppa net son geste et braqua son regard vers l'entrée de l'auberge. Une sorte d'énorme géant, de la taille de Loras évalua Mycah, venait de passer l'arche de pierre et il semblait alors tout guilleret d'avoir retrouvé l'objet de ses convoitises.


Un amis à toi ?


Le chasseur avait lâché sa dernière réplique dans un ricanement des plus sarcastiques, ricanement qu'il continua d'ailleurs au grand damne de Sarya qui elle, blêmissait à vu d’œil. Ah qu'il était bien arrivé ce monstre sans le moindre intérêt, car si il y a bien une chose que l'on ne peut contrôler dans un face à face c'est bien l'apparition d’événement extérieur et si pendant quelques secondes Mycah avait eu peur qu'il ne lui vole ce à quoi il travaillait depuis une bonne heure, le regard de détresse et la disparition des couleurs de la belle le rassurèrent grandement quant au fait que son arrivé jouait finalement en sa faveur.

Heureux de pouvoir prendre sa revanche, il leva les mains en signe d'impuissance et offrit son plus beau sourire de mauvaise foi à la dornienne. Si elle savait réellement se débrouiller seule, ce dont il ne doutait pas, il était temps de lui montrer.
En seulement quelques pas le géant était arrivé derrière le siège de Sarya et l’empoignait dans un enlacement des plus brutales. Mycah dut d’ailleurs se mordre la langue pour ne pas rire de l'absurdité de la chose.

Ahh elle belle la lionne face au taureau. Pensa t il amusé.

Toujours rieur sur le moment, il en vint même à se demander si Sarya était réellement aussi doué qu'il le pensait pour s'être abaissé à des hommes d'un tel niveau. L'utilisation de mots doux aussi déplorables que petit chat ou amazone prouvait bien la finesse du géant, qui s'il pouvait sûrement porter à lui seul une charrette de foin, devait avoir un peu de mal à prononcer Lancehélion sans bafouiller.

La guerrière quant à elle continuait avec peine à se débattre dans l'étreinte de fer, et c'est finalement au bout de bien des tentatives qu'elle glissa le long du géant. Mycah le regard exalté par sa place de spectateur porta sa coupe à ses lèvres bien décidé à ne perdre aucune miettes de ce qu'il voyait. Et effectivement cela valut bien le coup. Telle un ouragan la belle se lâcha dans une colère que l'on aurait dit sorti du fin fond de ses tripes et sans demander son reste au géant qui restait hébété de ce qu'il venait de prendre, qu'elle repartit en direction du chasseur. Ce dernier qui pensait simplement à une fin peu complexe à l'altercation, fut surpris de se voire tirer par le col alors qu'il avait encore le verre à la bouche. Peu décidé à vouloir contrer Sarya lorsqu'elle se trouvait dans cet état et même peu décidé à ne pas la suivre, il lâcha la coupe qui cogna le sol trempant la terre battu de son contenu et c'est toujours follement tiré vers la sortie qu'il réussit tout de même à récupérer sa gourde et son sac de voyage.

Une fois le cadre de pierre qui servait d'entrée passé, le soleil éclaboussa les yeux du chasseur, transcendant avec le peu de luminosité ambiante de la taverne. La température elle même grimpa d'un coup, saisissant le dornien d'une vague de chaleur combattu par la fraîcheur de l'air marins.
La dornienne l'avait lâché et si elle semblait d'un coup libéré, le chasseur lui semblait au contraire désappointé par la brusque réaction de sa partenaire et il entreprit calmement, de ranger sa besace d'alcool au fond de son sac tout en mettant ce dernier en bandoulière. Des questions l'envahissaient sur le moment présent. Et maintenant que lui restait il à faire ?
Sarya se retourna alors, toujours pleine d'une fraîcheur désarmante et elle s'excusa l'air penaude envers le chasseur. Désolé, ça elle pouvait l'être, le voilà maintenant sans occupation, ni toit et sûrement indésirable dans ce patelin, il ne lui restait donc plus qu'à fuir en direction de la ville, y passer la nuit et repartir le lendemain et il commença inconsciemment à calculer le coût qu'aurait sa soirée en comparaison au peu qu'il lui restait dans sa bourse lorsque l'air enthousiaste et fière d'elle, elle lui proposa son toit pour la soirée.

A la fois étonné et heureux de sa proposition, qui il faut l'avouer trottait tout de même dans son esprit, le chasseur remercia d'une pensée salvatrice le monstre qui trônait encore à l’intérieur du bouge, en plus de lui avoir offert un spectacle digne des plus grand troubadours de Westeros, il venait de lui offrir, un lit, un repas et surtout bien plus de chance de pouvoir caresser tendrement le corps de la belle Sarya.
Ne préférant pourtant ne rien précipiter, le chasseur se contenta de cacher sa joie en répondant d'un ton simplement amusé.


Je crois en effet que c'est le minimum que tu puisses faire.


Le minimum et plus si affinité bien entendu. Pensa t-il non sans masquer un sourire taquin au passage.
Ils étaient pourtant, pour le moment, encore loin de se retrouver aux appartements de la dornienne et si les vents qui engouffraient le port étaient des plus agréables, Mycah ne supportait pas réellement de rester trop longtemps sans le moindre but, il lui fallait bouger et vite. L'occasion se présenta d'ailleurs d'elle même alors qu'un cris traversa la rue depuis la taverne.

Ose répéter ça, va y ! Ose dire que je suis faible devant une femme !

Le hurlement de colère semblait tout bonnement venir du géant qui s'était pris de plein fouet la rage de Sarya quelques minutes plus tôt, et le dit hurlement se vit rapidement accompagné de divers bruits de coups et d'objet brisés indiquant, qu'une bagarre avait démarré dans l'enceinte du respectable établissement. Profitant du moment Mycah se risqua à poser un main sur l'épaule de la guerrières.

Je crois qu'il vaut mieux que nous y allions avant qu'il ne se décide à prouver par la force et contre nous, qu'il n'est pas ''faible devant une femme''.

L'utilisation du nous avait été toute réfléchi, car bien qu'il ne doutait en aucun cas des capacités de la guerrière à se défendre, il ne voulait pas la provoquer en sous entendent qu'il valait mieux pour elle de fuir face au monstre. Mycah refusait purement et simplement de se retrouver dans une situation ou la virilité fraîchement coupée d'un buffle se retrouvait au sol et c'est donc sans lui demander son avis qu'il commença à marcher dans les ruelles de Bourg-Cabane.

Mon cheval n'est pas loin et le tien ?


Tout en continuant à marcher, Mycah se retourna et d'une voix rieuse il se permit de taquiner un peu plus la dornienne. De toute façon sa parole était donnée.

Et bien que fais tu ? Je suis tout de même pressé de voire à quoi ressemble les quartiers d'un membre de la garde rapproché de la famille Martel en personne. A moins que la première auberge de la ville ne vaille mieux ? Qui sait j'y trouverais peut être même une compagnie plus facile à vivre et qui ne m'apporterait pas tant d'ennuis. A moins bien sur que tu sois irremplaçable pour quelque raison.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 27 Juin 2012 - 4:44

Malgré tous ces efforts Sarya n’arrivait ni à se calmer ni à laisser derrière elle cette rencontre impromptue qui était décidemment bien mal tombée ; elle était certaine avant que ce stupide géant n’entre en scène avoir vu Mycah esquisser un geste dans l’intention de lui caresser la jambe : le jeu avait enfin été sur le point de devenir intéressant et cet espèce de butor mal embouché avait tout gâché. S’il n’en tenait qu’à elle, elle lui aurait volontiers donnait une bonne leçon au lieu de quitter les lieux. Non, la jeune Dornienne ne doutait absolument de rien, le monstre avait beau lui rendre près de quarante centimètre et peser plus du double de son poids, elle n’en restait pas moins certaine de le battre à plate couture. Pur orgueil ou confiance en ses capacités ? Voilà une chose qui ne se saura point. Car malgré son emportement la jeune femme avait préféré embarquer son nouveau jouet, dans l’intention pas très nette de finir ce qu’ils avaient commencé. Il aurait été dommage de tout laisser tomber à cause d’un gros balourd comme ce Farlen. Il n’en vaut de tout façon pas la peine , pensa-t-elle avec un reniflement méprisant.

La réponse du chasseur fasse à son offre manqua de nouveau hérisser le poil de la lionne, et alors qu’elle était sur le point de montrer les crocs et gronder le fond de sa pensée avec une hargne peu commune, le sourire taquin du jeune homme la freina. Une simple plaisanterie ? Elle l’observa avec attention essayant de deviner où il voulait en venir avant de se rappeler la légère emphase qui avait accompagné le terme de « minimum » qui l’avait tant mis en rogne. Oh ! Comprenant soudainement ce que le subtil jeune homme qualifiait de minimum et ce que représentait le bonus elle faillit éclater de rire. En voilà un qui savait ce qu’il voulait et n’avait pas froid aux yeux, elle pouvait au moins lui reconnaître cela en toute bonne foi. Se contentant d’hausser un sourcil amusé accompagné d’un sourire mutin elle ignora la pique grivoise, le laissant imaginer ce que pouvait bien signifier cette mimique.

Ce charmant petit moment de calme aux sourires complices fut brutalement interrompu par le beuglement de Faren resté à l’intérieur. Fronçant les sourcils la jeune femme s’exclama :

-Qu’est-ce qu’il a contre les femmes celui-là ? De toute façon tous les hommes sont faibles avec aux femmes gros mufle imbécile !

Une main qui vint délicatement se poser sur son épaule la calma légèrement alors qu’elle était sur le point de se mettre à maudire Faren et tous ses ancêtres. Grommelant néanmoins dans la barbe qu’elle n’avait pas, elle resta les yeux fixés sur la taverne, l’alcool dans ses veines l’échauffant de telle manière qu’elle en venait presque à désirer l’affrontement. Mais fort heureusement pour le chasseur elle se rendit à la voix de la raison, son esprit préférant finalement se diriger vers une toute autre sorte de jeu. Aussi alors qu’un « Pourquoi ? T’as peur de ce gros sac à vin ? » lui brûlait les lèvres elle se contenta d’hocher sèchement la tête. Et ce fut finalement la question sur son inexistante monture qui la fit passer à autre chose.

Sarya n’aimait pas les chevaux. Certes, elle se trouvait parfois obligée d’en monter, faisant parti de la garde, mais elle détestait l’équitation. Elle se sentait bien trop mal à l’aise et maladroite sur le dos d’un cheval et si on lui laissait le choix elle préférerait toujours la marche à se jucher sur le dos inconfortable d’un bourrin. Et puis franchement, qui pourrait trouver ça normal de passer toute sa journée assis pour descendre le soir encore plus endolori qu’après une bonne et saine marche ? On se le demande ! Bref, son talent pour l’équitation se situant entre nul et mauvais elle s’était rendu au village de Bourg-Cabane à pied. En plus ses sales carnes sentaient toujours qu’elle ne les aimait pas et le lui rendaient bien, aussi sa méfiance envers les chevaux avait atteint des sommets dont personne ne se doutait. Mais ça, hors de question de l’avouer au chasseur ! Ouvrant enfin la bouche pour lui répondre elle finit par se rendre compte que le jeune homme ne l’avait pas attendu lors de sa profonde réflexion et avait pris les devants. Jurant mentalement elle allait l’interpeller quand il se retourna et lui adressa une pique des plus railleuses.

Répondant au tac au tac sur le même ton railleur que celui de Mycah , sourire aux lèvres, elle s’empressa de le rejoindre à grandes enjambées :

-T’es sûre que c’est un quartier de la Garde que tu veux voir ou bien une geôle du Donjon Rouge ? Ca peut s’arranger si tu y tiens…

La suite lui fit froncer les sourcils et au lieu de répondre par une pique bien placée elle lui tira la langue comme une gamine puérile avant d’hausser les épaules comme si tout cela ne l’atteignait point, qu’elle ne l’avait même pas entendu. Mais parvenue enfin au niveau du chasseur elle passa un bras autour de ses épaules, se glissant dans une tout autre attitude que le jeune homme avait déjà eu l’occasion de contempler plus d’une fois. Langoureuse, elle fit mine d’approcher ses lèvres des siennes, comme si elle voulait lui montrer à la manière de n’importe quelle bobonne de ferme dont il avait dû avoir à faire durant ses voyages de quelle manière elle était irremplaçable. Mais alors que ses lèvres touchaient au but, sur le point de rencontrer les siennes, elle les dévia brusquement ne manquant pas de les faire « accidentellement » courir sur la peau de sa joue pour venir murmurer à son oreille d’une voix douce comme du miel :

-Si je suis irremplaçable… ? Tu finiras bien par le découvrir.


Et fière de son coup elle se décolla brusquement de son corps. Jouer avec le chaud et le froid, elle ne connaissait rien de tel pour faire perdre tous sens commun à un homme. Marchant tranquillement à ses côtés elle reprit comme si de rien était :

-Je n’ai pas de cheval, si la Rivière-Mère m’a donnée des jambes c’est pour m’en servir ! J’ai marché jusqu’ici. Si tu veux on peut tirer ton canasson par la bride jusqu’au château…

Toute espérance de la jeune femme s’envola quand le chasseur lui proposa de monter à deux sur la bête. Elle se mordit les lèvres, contrariée mais comme elle se refusait à s’expliquer cette bouderie elle donna son assentiment d’un signe de tête. J’espère au moins que ta bourrique est pas une sale carne sinon je m’arrangerai pour qu’un boucher la dépèce en savoureux quartiers avant demain matin…

Après une rapide marche, ils finirent par arriver devant le fameux canasson. Sarya s’était en réalité attendu à bien pire. Si ce cheval-là n’avait rien des fiers coursiers des sables qui logeaient dans les écuries du château elle n’avait cependant rien d’une carne. Pas très grand et musclé le fichu canasson possédait même, Sarya fut bien forcer d’en convenir, une tête agréable. Faisant mine de lui caresser l’encolure elle en profita pour glisser à l’oreille de la bête :

-Je te jure mon gars tu me fais tomber et demain tu finis dans mon assiette vu ?

Sans doute que le cheval ne comprenait rien de ce que la Dornienne à la peau tannée venait de susurrer d’un ton venimeux à son oreille mais Sarya ne s’en sentat pas moins légèrement rassurée, comme si ce petit truc stupide lui permettrait réellement de s’assurer l’obéissance de sa future monture. Alors qu’elle se reculait le chasseur enfourcha d’un geste habile le bourrin, lui tendant la main pour l’aider à monter à son tour. Pinçant les lèvres elle n’en accepta pas moins cette main tendue, pas folle. D’une forte poussée elle se propulsa alors que le Dornien la tirait fortement par le bras. Aussi arriva-t-elle à sa grande surprise sans encombre sur le dos du canasson même si le pommeau de la selle lui rentrait d’une manière bien inconfortable dans le derrière.

Remuant alors que le jeune homme mettait leur monture au pas elle finit cependant par glisser en arrière et se retrouva appuyer sur quelque chose de bien plus confortable. Puis fronça les sourcils en se rendant compte que ce quelque chose n’était ni plus ni moins que le corps du jeune homme. Elle aurait alors pu se retirer, mais voilà qui aurait été mal la connaître. Au contraire portée par l’alcool, elle sentit une nouvelle envie de jouer l’envahir. Aussi se contenta-t-elle de se coller d’autant plus au corps du jeune homme, parfaitement conscient de ce que ce petit numéro là risquait fort de générer chez le jeune homme. Affectant une attitude des plus normales elle rassembla sa longue masse de cheveux, encore humides de son bain, sur une épaule, dévoilant par là-même sa nuque gracile et la peau nue de son épaule gauche dévoilant une fine cicatrice blanche qui ne manquait d’attirer l’attention, alors que les mouvements de son bassin s’accordaient parfaitement au rythme du cheval… Ainsi que de son cavalier. Si Sarya savait jouer de ses atouts les plus visibles, elle n’en était pas moins consciente de ces petits charmes féminins qui savent tout aussi bien allumer un incendie chez les hommes que d’autres, plus vulgaires.
Lorsqu’elle sentit les bras du jeune homme se resserrer autour de sa taille, supposément pour l’empêcher de tomber et mieux guider le cheval, elle sut qu’elle avait gagné. N’insistant pas plus pour le moment elle se contenta d’apprécier la balade en silence alors que les tous derniers rayons de soleil baignaient le décor sauvage des abords de Lancehelion teintant de rouge la terre et les remparts de la ville. Fermant les yeux elle se surprit à apprécier la promenade au final, l’érotisme dans lequel elle était baignée y étant plus que sûrement pour quelque chose.
Au final elle eut l’impression que ce fut presque trop vite qu’ils se trouvèrent rendus à leur destination. Avec un soupir elle bondit souplement au sol, heureuse malgré tout de pouvoir quitter le dos de cette bête qui même si elle ne lui avait pas jouait de mauvais tour elle ne pouvait apprécier. Rendant leur salut aux gardes de l’enceinte qui se donnaient des coups de coude en désignant son accompagnateur tout en ignorant leurs commentaires lubriques et amicaux auxquels elle était habituée, elle se dirigea vers les cuisines, le ventre gargouillant, après avoir de nouveau saisi le jeune homme par le bras.

Comme d’habitude il y régnait une effervescence incroyable ; à toute heure du jour ou de la nuit les cuisines du palais travaillaient pour satisfaire les goûts et l’appétit de tous ses occupants. Ignorant les injures amicales qui saluaient ses larcins elle se saisit d’une tourte épicée encore toute chaude, de petits pains de sésame, de pommes et de dattes caramélisées et entourées de miel qu’elle enveloppa prudemment dans un torchon ainsi que d’une généreuse outre de vin corsé de Dorne qu’elle piqua sur le plateau d’un petit serviteur qui n’osa rien lui dire. Puis fourrant le tout dans les bras du pauvre Mycah qui avait déjà bien à faire avec son sac de voyage, elle se dirigea d’un pas vif vers la tour de garde dans laquelle elle avait ses appartements. Après nombre de couloirs et d’escalier ils finirent par arriver devant ses quartiers dont elle ouvrit la porte en affichant une mine faussement grandiloquente.

Ceux-ci n’avaient rien d’exceptionnels mais étaient agréable et frais, une fenêtre offrant une vue imprenable sur la mer laissant passer l’air vivifiant du soir. Le sol était jonché de frais et les murs du même orangeâtre que l’extérieur de la tour donnaient à la pièce un aspect chaleureux. Le mobilier en était également fort simple, une petite table faisant face à un banc de bois incrusté dans le mur et recouvert d’une confortable fourrure, un coffre pour ranger ses affaires ainsi qu’un mannequin de bois qui supportait son armure de cuir et une large paillasse recouverte de draps à l’aspect confortable, rien qui ne sortait de l’ordinaire somme toute mais qui restait bien plus agréable que le dortoir des autres gardes. Cependant certain petits détails ne permettaient pas de douter qu’on se trouvait dans les appartements d’une femme. Les bougies qui diffusaient peu de lumière mais une douce odeur, les flacons d’huiles essentielles parfumées et la brosse à cheveux au pied du coffre. Autant d’élément qu’on ne retrouverait pas chez un homme.

Avec un sourire, repoussant la couteau et la pierre à aiguiser qui occupait la table d’un geste large, elle fit signe à Mycah de déposer les victuailles avant de se saisir d’une datte entourée de miel qu’elle savoura avec une moue de délice enfantin puis de se lécher consciencieusement les doigts imbibés de miel ignorant totalement le chasseur, toute à ce petit plaisir.
Puis semblant soudainement se rappeler sa présence elle engloba la petite pièce d’un geste large du bras, toute souriante.

-Bienvenue chez moi ! s’exclama-t-elle joyeusement. Alors quel effet ça fait au petit orphelin des rues que tu étais de dormir et manger aux frais de la famille Martell ? demanda-t-elle avec un clin d’œil espiègle
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 27 Juin 2012 - 19:25

Mycah savait que la provocation gratuite allait l’amener à encore subir les charmes et les faux espoirs de la Sarya. Pourtant il avait recommencé, comme un plaisir interdit, comme un fruit défendu, il aimait à sentir ses petites étincelles, qui ils en étaient, si elle le frustrait au plus haut point, ne devait pas laisser de marbre la dornienne. Une fois encore elle s'était accolé à lui dans un geste pour ne pas dire une caresse de sensualité et encore une fois ses lèvre caressèrent sa peau sans toucher les sienne, avant de délivrer quelques mots provocateur. Il mourrait d'envie de la mettre plus au défis encore, pour finalement se freiner de peur de provoquer ce caractère trempée à l'acier valyrien, patience est mère de toute bonne chose n'oublie jamais.
Une nouvelle fois, il rit observant la fière guerrière parler à leur destrier, et c'est plein d'assurance qu'il lui tendit la main, lui promettant de n'y galoper, ni faire de folie.

Pour la première fois de sa vie Mycah voyageait en compagnie de quelqu'un sans avoir l'envie de dire le moindre mots. Sarya s'était en effet collée à lui sans qu'il ne réagisse et d'une manière bien suggestive dés le début du voyage et à peine avait il senti le corps de la jeune femme s’affaler sur le sien qu'il se remercia glorieusement d'avoir loué ce canasson pour deux cerf d'argent. Sa bourse tapotant tout de même sur sa cuisse, il repensa, malgré cette auto-congratulation, aux cinq pièce et au reste de ses affaires qu'il avait dû laisser en caution chez le vieil édenté qui gérait l'écurie. Cette pensée lui trottait dans la tête, il était censé arriver chez Amere, forcer son hospitalité et repartir le lendemain à l'aube. L'odeur enivrante et l'idée de coucher chez la dornienne changeaient légèrement ce plan de départ et bien que cette douce fragrance et se regard perçant le tente plus que tout, il se demandait si Sarya valait à elle seule, de voire l'ensemble de ses affaires partir sous l'excuse du retard.
Cette idée le tracassa tout le long du voyage jusqu'à ce que sa compagne cavalière, d'un geste délicat, ne bouge l'ensemble de ces cheveux ébènes sur son épaule dévoilant l'autre à nue, marquée d'une cicatrice qui interloqua grandement le chasseur. Cette petite marque, témoin d'un combat passé rappela à l'homme qui il avait en face de lui, que cette chance finalement ne reproduirait pas et que maintenant que l’hébergement était offert et accepté, il n'était plus vraiment temps de lui d'annoncer que pour être sur de préserver son pécule, il allait l'abandonner aux porte de la ville.
Par logique il lui sembla que quitte à risquer ce sacrifice, il pouvait bien tenter le tout pour le tout et d'un main calme il enserra la taille de Sarya, sans pour autant oublier de protéger ses arrières, lui assurant qu'elle risquait à tout moment de chuter.
Ils étaient alors à mi-chemin, et sans le moindre heurts le voyage se déroula dans le silence le plus complet. Mycah, pourtant si communicatif et espiègle lorsqu'il était en confiance, se surprit lui même à se contenter de la chaleur et du contact de la belle, pour seule occupation.

Ils franchirent finalement les portes de Lancehélion une fois la nuit tombée, la ville bien que sombrant dans l'obscurité, continuait de regorger d'activités et Mycah se plu à la traverser vers leur but commun, profitant même de ''fautes d'étourderies'' pour rallonger le parcours et profiter un peu plus de la fourmilière et de de la proximité de sa partenaire. Il haïssait cette ville, mais elle restait son berceau. Ce fut finalement au bout d'une lieue dans les ruelles de la ville Ombreuse, qu'ils parvinrent finalement à la grande porte gardée. Habituée et sur d'elle Sarya sauta habilement à terre et s’avança décidée vers les soldats, plus accoutumé à craindre ce genre de situation, de peur de ses faire chasser à coup de pierres, voire pire, Mycah préféra promptement rester en retrait, observant la situation.
Il se décida finalement, à passer outre ses habitudes aux vues de sa compagne et descendit à son tour alors que Sarya le présentait. Au regard des hommes d'arme Mycah se permit, profitant qu'elle ne regarde pas vers lui, un clin d’œil et un sourire tapageur à l'attention de ses confrère masculins. Sûrement connaisseurs de la réputation de leur collègue, ils en profitèrent pour ricaner devant le regard fier du chasseur, regard qu'il interrompit d'ailleurs brutalement alors que la guerrière se retourna lui faisant signe de la suivre.

Prenant d'un coup ferme la bride du canasson, il l'attira à sa suite dans la grande enceinte orangée. Dire qu'il profita du moment serait peu de chose, la hauteur des bâtiments, la foule encore actives et surtout bien qu'il fasse nuit, la présence resplendissante des trois imposantes tours du Palais Vieux. Combien de fois Mycah les avait il observer depuis ses cachettes et les rues ... Et voilà qu'il était à leur pieds.
Coupé dans l'admiration de ce qui l'entourait Mycah, se sentit arracher les rênes des mains, d'abord sur le point de réagir, il resta sans voix lorsque il découvrit un palefrenier réalisant simplement son travail. Il était bien passé dans un autre monde et bien qu'il devait s'y faire discret, il sentait en lui monter la même envie qu'un gamin devant un sa nouvelle épée en bois, celle de jouer avec pour le reste de sa journée.

Sarya l'embarqua alors à travers les méandres des couloirs, croisant divers serviteurs et personnes que Mycah, tracté par l'impatiente guerrière, eut à peine le temps de voire. La belle dornienne s’arrêta tout de même dans sa course au niveau des cuisines. Toute ces odeurs ses saveurs, des hurlements et des ordres fusant de toutes parts, Mycah aimait profondément cette endroit et il l'aurait sûrement même plus aimé encore s'il ne s'était pas ramassé un flot incroyable d'insultes alors que son hôte posait sa main de bon droit sur tout ce qui lui faisait envie, refourguant au passage la montagne de victuailles dans les bras du chasseur, qui trop occupé à observer, ne moufta pas.

Dix minutes et quelques escaliers plus tard, ils pénétraient l'un après l'autre dans les appartements de la guerrière, bizarrement et bien qu'il n'attendait que de pouvoir se poser, seul le fait qu'il n'y ait qu'une couche satisfit Mycah, la chambre était pourtant belle, meublée simplement, mais c'était déjà bien plus qu'il n'aurait pu en rêver dans une des auberges qui traînaient dans les rues, pourtant, il manquait bien quelques choses sans qu'il ne sache quoi.
A l'indication de Sarya il déposa la nourriture sur la table fraîchement dégagée et sans qu'il n'ait le temps de réaliser un choix, il se retrouvait déjà à l'observer déguster une confiserie de fruit.

Elle se retourna et parla enfin, de manière à présenter les lieux et surtout curieuse de voire ce qu'un roturier de son niveau pouvait en penser.
Sans répondre directement Mycah arracha de la table l'une des viennoiseries présentes, il en déchiqueta un morceau et le lanca en l'air avant de le rattraper de sa bouche.


Quel effet ? C'est un plat qui se mange comme des petits pains au sésame.

Il dit sa phrase d'un ton moqueur et la bouche pleine avant de recommencer le geste précédent. Sa sucrerie avalée, il regarda une nouvelle fois la pièce. Un éclat rieur illumina ses yeux, il savait ce qui n'allait pas, il était dans le Palais Vieux, enfant, il avait rêvé de ce moment pendant des nuits et des nuits et bien qu'à la vue de sa compagne, il se doutait que ça soirée ne pourrait être en aucun cas gâchée, il ne pouvait rester dans ces quelques mètres carrés, c'était tout bonnement impossible.
Laissant apparaître son sourire dit d'un carnassier, il ôta de la table la gourde de vin et en bu une longue gorgée avant de la reposer délicatement, puis, il s'approcha calmement de Sarya et en un éclair, pesant de tout son poids mais à la fois délicatement il bloqua son corps entre le sien et le mur, gardant ses yeux dans les siens et une main sur son bras, avant de lui même susurrer quelques mots à la façon de la guerrière.


Dit moi t'arrive t il de jouer autrement, de prendre un peu de plaisir à t'amuser tel un enfant, sachant que seul l'innocence n'est pas la même.

Ca ne dura que quelques secondes et Mycah d'un appuis sur le mur se décolla reculant de quelques pas vers la porte et gardant toujours son son regard dans celui de Sarya. L'air désolé et provocateur, il leva les deux mains, les paumes face au ciel, face à lui.

Parce que moi oui. Et dans un château il y a tant de choses à faire. Si tu voulais jouer au chat et à la souris il est temps de me le prouver. J’espère juste que tu ne pourrais pas être accusé d'avoir lâché un roturier sans contrôle dans l'enceinte !

Sur ces mots, il tourna les talons et descendit quatre à quatre les marches sans même regarder derrière lui, il traversa bien des couloirs, rencontra bien des gens, allant jusqu'à renverser un serveur et son plateau. Il parvint finalement essoufflé, au bout d'une sale course, face à une large fenêtre donnant sur la cour. La nuit était tombé, l'ensemble n'était éclairé que par les torches. Mycah s'appuya sur le rebord de pierre, les yeux brillant d'un enfant et rigolant de la situation. Heureux de pouvoir observer de l’intérieur ce qu'il n'avait pu qu'effleurer.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 28 Juin 2012 - 5:18

La jeune femme s’était toujours sentie merveilleusement bien dans l’enceinte du Palais Vieux et d’autant plus dans les quartiers qui lui étaient réservés, et la Rivière-Mère pouvait en être témoin son caractère fougueux s’y apaisait ; non pas qu’elle en devienne soudainement un parangon de douceur, loin de là, mais la méfiance qui la rendait presque hargneuse au-dehors de son territoire n’avait pas lieu d’être au sein du palais à l’intérieur duquel elle avait passé plus de la moitié de sa vie et surtout toutes ses meilleures années. Elle connaissait chaque garde par son nom, savait le caractère de telle suivante ou tel serviteur ; les grandes comme les petites gens du château elle les connaissait toutes, ne serait-ce que de vue ou de nom, et la réciproque était également vraie.
Quant à sa chambre, c’était son havre de paix, et contrairement à ce qu’on pourrait croire au vu de la réputation de libertinage de l’impertinente Dornienne, ils n’étaient pas si nombreux les hommes à avoir eu l’honneur d’en franchir le seul, la jeune femme préférant largement un lit étranger qu’elle pourrait quitter sans remords ni arrière-pensées une fois son désir assouvi, laissant d’ailleurs bien souvent les hommes qu’elle y abandonnait bien surpris à leur réveil. Ygon Santagar avait ce droit de passage de même qu’il y a quelques années deux de ses amants réguliers. Et aujourd’hui Mycah, même s’il n’était pas dit que le jeune homme y accomplirait les mêmes actes que ces autres membres de son sexe. Et étrangement, du moins pour le moment, sa présence en ces lieux qui étaient ce qu’elle possédait de plus proche d’un foyer ne lui donnait pas cette impression de gêne qui ne manquait pas de l’envahir quand par hasard quelqu’un venait à envahir son intimité. Ce qui était plutôt bon signe ; il fallait aussi dire que le jeune homme faisait preuve d’une certaine décontraction qui la mettait en confiance : ni il n’examinait d’un œil critique ce qui l’entourait ni ne lui posait de questions personnelles sur le manque de décoration et l’aspect dénudé de la chambre. Bref il avait jusqu’à maintenant évité tout ce que la Dorniene ne supportait pas.

Au contraire, au lieu de répondre à la question qu’elle venait de lui poser le chasseur se saisit simplement de l’un des petits pains au sésame avant de faire le pitre, en lançant une partie en l’air pour qu’elle atterrisse directement dans sa bouche grande ouverte. Retenant le taquin « on ne joue pas avec la nourriture » qu’elle avait au bout des lèvres, Sarya se contenta d’observer ses bouffonneries d’un œil indulgent et amusé. Elle laissa même échapper un petit rire face à la réplique doucereuse et pleine de malice du jeune homme.

Et alors que sa légère hilarité retombait et qu’elle rouvrait ses yeux verts, la jeune femme se retrouva plaquée au mur, la chaleur soudaine du jeune homme tout contre elle la pétrifiant et produisant un contraste saisissant avec la froideur du mur dans son dos, sans trop savoir comment cela était arrivé n’ayant même pas eu le temps de voir le jeune homme bouger. Celui-ci pressait légèrement son corps contre le sien avec des yeux emprunts d’une expression joueuse qu’elle ne connaissait que trop bien sachant pertinemment que c’était là une lueur qui éclairait bien souvent ses propres prunelles. Cependant le fait de le savoir ne changea rien au fait l’étrange sensation qu’elle ressentit au creux de l’estomac quand ce regard-là accrocha le sien tandis qu’un sourire carnassier, plein de morgue et d’assurance, qu’elle ne lui avait encore jamais vu étirait les lèvres du chasseur qui pour le coup méritait plus ce titre que jamais.

Et, chose étrange, le fauve qu’elle était se sentit d’un coup bien démuni. En temps normal cette impression se serait soldée par une vive réaction de la jeune femme qui aurait repoussé Mycah d’une bourrade avant de le sermonner d’une langue acide dans le meilleur des cas, mais sans qu’elle sache pourquoi elle resta coite et immobile, le soudain charisme du jeune homme qui ne l’avait pas frappé de telle manière auparavant n’y étant peut-être pas étranger. Elle sentit son pouls s’accélérer et se demanda ce qui allait suivre laissant malgré tout son visage adopter une expression plein de défiance sans qu’une once de trouble ne se lise à sa surface. Belle attitude qui n’empêcha pas son corps svelte pourtant si entrainé de la trahir lâchement en frissonnant violemment quand la main chaude du jeune homme vint encercler la peau nue de son bras. Elle espéra cependant que les quelques mots que le jeune homme lui susurra l’empêchèrent de se rendre compte de son trouble même si lorsqu’il recula enfin elle ne put retenir un discret soupir de soulagement. Elle se sentait également bien étrange après avoir été prise ainsi à son propre jeu. Et ce fut d’une oreille distraite qu’elle écouta le reste des propos du chasseur ; seule sa fuite soudaine la réveilla enfin.

Retenant un pouffement devant cette attitude puérile et incongrue elle se reprit enfin et se demanda comment réagir. Oh, elle aurait pu simplement lui courir après certes mais elle ne se faisait pas de soucis pour le retrouver : elle connaissait les moindre recoins du château et pourrait toujours demander aux serviteurs s’ils avaient vu quelque inconnu courir comme un fou dans les couloirs. Elle se décida donc à laisser obligeamment de l’avance à ce grand gamin et profita de cette absence pour déposer son baudrier et ses lames près de son armure, doutant avoir à les utiliser de nouveau pour aujourd’hui et changea sa tunique blanche toute froissée pour en revêtir une autre, aux manches courtes et décorés de broderies dorés, d’un orange flamboyant et d’une coupe bien plus féminine qui mettait son teint mat et ses cheveux noirs en valeur. Elle démêla également ses cheveux qui avait fini par sécher mais que leur balade avait transformé en sac de nœud, jusqu’à ce qu’ils retombent, délicats comme de la soie, au creux de ses reins. Enfin elle se saisit de la gourde de vin que le Dornien avait abandonné sur la table, un sourire espiègle sur les lèvres, et sortit de la pièce : le chat se mettait enfin à chasser le petit souriceau.

Pieds nus, elle déambula tranquillement de ci de là dans le bâtiment demandant à ceux qu’elle croisait s’il n’avait pas vu un inconnu mal rasé. Finalement la chance finit par lui sourire quand elle croisa un serviteur aux habits maculés de tâches de vin qui lui affirma d’une voix indignée qu’il avait bien vu « ce malotru de vagabond et que si elle tenait à bien faire son boulot elle ferait bien de le jeter aux fers », ignorant les injures dont il agonisait Mycah elle se contenta de retenir la direction qu’il lui indiqua, le couloir ouest, et de le remercier poliment, s’esclaffant intérieurement. Au bout d’une bonne dizaine de minutes elle finit par apercevoir la silhouette du chasseur qui lui tournait le dos et paraissait absorbé par le spectacle que la fenêtre à laquelle il était accoudé lui offrait. Profitant de sa contemplation, la jeune femme se fit plus discrète qu’une ombre, ses pieds nus de provoquant pas un bruit sur la pierre froide et elle se félicita de ne pas avoir tressé ses cheveux de breloques comme elle en avait l’habitude.
Elle se glissa donc silencieusement derrière le jeune homme, savourant par avance la surprise que le chasseur ne manquerait pas de ressentir à cette appartition subite, avant de l’enlacer fermement et brusquement, posant sa tête sur son épaule avant de chuchoter sur un ton enfantin, bien décidée à lui montrer qu’elle savait également s’amuser :

-Le chat vient de te trouver, petite souris !

Elle resta dans cette position un peu plus longtemps que nécessaire dans cette position avant de se décoller et de se percher sur le large rebord de l’ouverture faisant face au Dornien. Avec un sourire elle reprit une gorgée de ce vin délicieusement corsé avant de lui tendre la gourde, les yeux pétillants.

-Je ne savais que tu possédais un tel côté enfantin Mycah,
le taquina-t-elle tout en se rendant compte que c’était la première fois depuis le début de la soirée qu’elle prononçait son nom. J’ai gagné ton jeu il me semble, quelle est ma récompense ? demanda-t-elle avec un sourire espiègle.

En attente de la réponse elle piocha un autre fruit confit dans le mouchoir à l’intérieur duquel elle n’avait pas manqué d’emporter ses friandises favorites. Et si l’innocence dont elle venait de faire preuve lors de ce jeu était on peut plus discutable, l’entrain qu’elle mit à dévorer sa confiserie lui était des plus sincères. Considérant alors ses doigts pleins de miel elle eut une idée diabolique.
Elle porta brusquement ses mains au visage du Dornien qui lui faisait face, tartinant ses joues de la substance gluante avant de bondir en éclatant d’un rire incroyablement sincère et contagieux. Sans attendre elle partit en courant à son tour non sans crier au chasseur d’une voix enthousiaste :

-C’est toi le chat maintenant.

Pouffant à moitié, l’alcool lui échauffant les sangs elle ne fit même pas attention à l’endroit où elle se dirigeait et fut vite vaincue par un point de côté. La tête lui tournait légèrement et elle se dit que décidemment elle avait ingurgité suffisamment d’alcool pour le reste de la soirée. Tout naturellement ses pas la portèrent vers la sortie, ses pieds empruntant l’itinéraire qu’ils accomplissaient le plus souvent. Une fois dans la cour, le gros tas de foin et de paille derrière l’écurie retint son attention et traversant au petit trot la place désormais bien moins animée, la plupart des personnes peuplant le palais étant en train de se rassasier, elle alla s’affaler confortablement au creux d’une balle de foin. Soudainement incroyablement détendue elle regarda les étoiles, bien visibles dans le ciel sans nuage de Dorne, cherchant les rares constellations qu’elle connaissait. Puis sans s’en rendre compte, vaincue par l’alcool et cette journée passée en plein soleil, elle glissa lentement vers cet état intermédiaire entre veille et sommeil et ferma les yeux, tentant malgré tout de laisser son esprit éveillé. Car si le chasseur la surprenait dans cet état il trouverait alors un adversaire à la résistance bien réduite.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 29 Juin 2012 - 0:10

Les yeux braqués vers le ciel étoilé, accoudé à sa fenêtre, Mycah restait avec un sourire bête face à se léger moment de plaisir enfantin. Le Palais Vieux était magnifique, peut être était il légèrement influencé par ses rêve de gamin et par les quelques degrés d'alcool qui lui restaient, mais rien ne pouvait l’empêcher d'apprécier cette splendeur. Même dans sa course effrénée, il avait réussi à contempler les grands couloirs se perdant les un dans les autres. Ils étaient témoins de l'amoncellement des bâtiments qui créèrent la forteresse, témoins de cette construction séculaire, voire millénaire. Il foulait du pied l'histoire de Dorne et était heureux de pouvoir s'y amuser comme il l'aurait fait à ses huit ans et si le passé était en lui même des plus prestigieux, le présent n'en valait pas moins pour autant, ses odeurs d'épice et de parfum qui semblaient errer dans chaque endroits traversés, ses couleurs pétantes, se monde vadrouillant à leur occupation dans le seul but de faire tourner le monstre qu'était le château, tout cela rendait magique cet endroit.

Plongé dans ses rêveries, le chasseur ne fit même pas attention au temps que m'était Sarya à arriver, car elle allait forcément arriver et ce fut une tête posée délicatement et sans le moindre bruit sur son épaule ainsi qu'un doux murmure qui le tirèrent de ses songes. Sans même détourner la tête il profita une nouvelle fois de ce moment, cette gracieuse compagnie ne le rendant que plus appréciable. La souris était alors paisible pour la première fois depuis son arrivé dans sa terre natale maudite.
La dornienne resta ainsi, près de lui, quelques instants avant de chevaucher le rebord et de se boire une nouvelle gorgée de vin.

Mycah … Elle l'avait appelé Mycah. Peut être ne se rendait elle pas compte de ce qu'elle venait de donner, mais pour un orphelin des rues, habitué aux gamins , chenapan , racaille , voleur , morveux, et autres joyeusetés qui suffisaient à rappeler qu'en ce monde vous êtes plus bas que terre, se faire appeler par son prénom représentait quelque chose d'énorme, c'était prendre vie et en cette instant la dornienne ne le considérait plus comme un simple jouet entre ses pattes de lionne, mais bien comme un homme à part entière. Heureux de cette tournure, il se releva, prit la gourde tendue et en avala quelques bonnes gorgées, pour ne pas que la joie redescende comme il aurait pu dire, avant de répondre l'air nostalgique.

Il n'y a pas de mal à savoir être un enfant, ce sont sûrement les personnes qui se soucis le moins du monde qui les entoure, et ils ont bien raison.

Il reprit alors une large lampée de vin avant de reposer la gourde sur le rebord et il observa réellement sa partenaire de jeu. Apparemment décidée à lui montrer qu'elle était sur ses terres mais aussi peut être à se rendre plus attirante encore, elle s'était changée et avait lâché ses cheveux noirs en libertés, et chose plus étonnante encore, elle avait lâché ses armes, quittant ses arguments préférés face au chasseur. Voilà qui le rassurait d'autant plus dans le regard qu'elle posait maintenant sur lui. Il continua alors à parler, d'un regard malicieux et d'un ton faussement désolé et purement ironique, à la belle qui dévorait au passage de nouvelles confiseries.

Qui t'as dis qu'il y avait quelque chose à gagner. Et si c'était une surprise ?

Sans répondre, elle se leva et alors qu'elle contemplait ses mains dégoulinantes de miel, Mycah comprit que le terme surprise n'avait pas été des mieux employé puisqu'elle lui en réservait une belle. Telle une fauve qui donne un coup de griffe à sa proie elle barbouilla le visage du chasseur de la substance gluante avant de reculer en s’esclaffant comme jamais elle ne l'avait fait avant. Un rire si honnête, se mélangeant à la surprise, qu'il fit rire Mycah lui même.
Il passa par réflexe ses mains en jurant sur son visage tentant de retirer la matière visqueuse mais ne parvenant qu'à plus l'étaler avant d'abandonner et de finalement passer sa langue sur les coins de sa bouche, appréciant la délicatesse du produit. Résigné à le garder il lança un regard vengeur à la dornienne qui ne se fit pas prier pour relancer la partie de chat et pour se mettre à courir comme … Comme une enfant.

Le chasseur ne réagit pas directement, déjà parce que la suivre aurait été moins drôle, mais aussi parce qu'il tenait à profiter du moment, sa bonne humeur et sa joie, ses enfantillages et ses gamineries qui avaient formé sa reconnaissance à travers les régions de Westeros, avaient finalement peut être réussi à aussi faire céder la première beauté froide du pays méridional qu'il rencontrait.
Il se ressaisit pourtant rapidement, car c'était tout de même hors de question de la laisser gagner, d'autant plus qu'en sentant ses joues collantes il se rappela qu'une vengeance s'imposait et si Sarya possédait l'avantage du terrain, Mycah, alcoolisé ou non, était persuadé de son agilité et de sa vitesse.
Récupérant la gourde de vin d'un geste de brusque il suivit les traces de la dornienne, sautant de rambardes en rambardes à travers les escaliers, esquivant les quelques personnes encore actives de simple impulsions et bien sur ce qui devait arriver arriva, en se rattrapant à la suite d'une cabriole de plus, il arriva non loin d'une des portes donnant sur la cour et il put voire Sarya s'enfoncer légèrement titubante vers l’arrière de l'écurie.

L’écurie d'ailleurs voilà qui lui donnait une fine idée. Vérifiant que plus personne ne soit présent, il marcha à pas de loup sur les froides pierres faiblement éclairées par la lune, arrivant petit à petit prés du grand bâtiment de pierre simplement composé d'arches ouvertes ou les quelques canassons présents ne réagir pas à sa présence, il remarqua d'ailleurs au passage le sien, qui semblait bien apprécier le confort et l'avoine des lieux.
Sa vengeance était en marche, mais hélas pour lui, il ne savait que choisir, son démon intérieur lui assainissait les pires cruautés, mais sa raison et sûrement heureusement calmait son esprit endiablé.
Il était sur que Sarya n'aurait guère apprécié le crottin de cheval et qu'il se serait retrouvé dehors en moins d'une minute et peut être sans vie. Croisant un seau du regard, il souri maléfiquement et s'en empara avant de largement le remplir à l'abreuvoir.

A la seule idée de voire Sarya trempée, il esquissa un nouveau sourire et faillit même presque lâcher un ricanement qui hélas pour lui aurait pu le trahir rapidement. Mais rien ne perça le silence de la nuit et c'est silencieusement qu'il contourna l'écurie trouvant la belle Sarya, avachie dans une botte de foin qui semblait des plus confortables. Elle n'avait même pas penser à regarder autour d'elle, sa méfiance s'était évaporée, laissant place à la contemplation du ciel.
Ou bien s'est elle endormit …. Se laissa t il penser en levant les yeux ciel car l'idée en elle même n'était que peu plaisante face au début de la soirée.
Il s'approcha à nouveau, toujours plus lentement, toujours plus silencieusement, jusqu'à pouvoir observer le visage de la dornienne qui toujours les yeux rivées vers le ciel ne l'avait pas encore vu.
Il culpabilisa même quelques secondes à troubler son moment de calme, mais quelques secondes que voulez vous ça passe rapidement et afin de satisfaire sa conscience il se décida à lui même subir ce sort qu'il réservait à la belle.

S’élançant de tout son être et réalisant un demi tour ayant pour but que le chasseur se retrouve sur le dos aux cotés de Sarya et une nouvelle fois ce qui devait arriver arriva, le seau abandonné en l'air se vida d'un trait sur les deux jeunes gens et le silence se brisa par le rire de Mycah.


Quand on est enfant, on l'est jusqu'au bout.


Sur ces mots entrechoqués de rire, il se retourna sur Sarya, les bras bloqués sur le foin afin de ne pas l'écraser et d'un large sourire béat sur le visage, sans comprendre et surtout sans chercher à se retenir, il avança ses lèvre et les pressa sur celle de la dornienne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 29 Juin 2012 - 6:28

Moment de paix. De quiétude. Sarya avait rarement connu une telle sérénité, bien plus habitués à fonctionner comme un lézard des sables, vifs, aux aguets et toujours sur ses gardes prête à réagir au quart de tout. Mais elle se sentait grisée, par le vin, le miel, le jeu et la beauté du ciel étoilée au-dessus de sa tête ; elle n’avait jamais connu de moment à la fois aussi étrange et aussi délicieux, au point que la raison pour laquelle elle était arrivée en ce lieu lui paraissait lointaine et bien vague ; elle en avait oublié Mycah, dérivant entre le rêve et la réalité. Et sans qu’elle sache pourquoi, de douces réminiscences de son passé faisaient surface, elle les voyait défiler dans son esprit comme autant d’illustrations d’un livre aux pages jaunies. Sa mère brossant ses longs cheveux en lui murmurant qu’elle était la plus belle des créations que l’on puisse rêver, tout son amour maternel transparaissant dans sa voix, Joryn, fort comme un buffle, la portait sur ses épaules tout en travaillant alors qu’elle contemplait, fascinée, le reflet de l’acier et le mouvement des flammes, la fois où des gamins du port lui avait appris à nager… Puis d’autres plus récents et bien plus charnels se bousculèrent à leur tour dans son esprit. Elle ne put s’empêcher de penser que Mycah avait bien raison ; si c’était là tous les souvenirs heureux de son âge adulte : quelques séances de baise presque sans sentiments, voilà qui était bien triste, les enfants étaient bien plus heureux et savait profiter de plaisirs bien plus simples que les adultes. Quel dommage qu’il faille vieillir ! Elle remerciait mentalement le chasseur pour cette précieuse leçon de vie qu’il lui avait bien inconsciemment offert quand un poids soudain à ses côtés la fit sursauter et qu’une soudaine douche glacée vint la noyer de la tête aux pieds, lui arrachant un petit cri de surprise.

Suffoquée, elle en resta coite alors que son vieux caractère s’apprêtait à refaire surface dans toute sa sauvagerie, toutes ses bonnes résolutions prises quelques instants plus tôt reléguées aux oubliettes le temps que la donzelle se calme. Ah ! Alors qu’elle le louait mentalement non mais à quoi pensait-elle ! Ce gredin, cette canaille, ce va-nu-pieds sans foi ni loi, ce bons dieux d’enfoiré de petit souriceau, ce… Une soudaine pression sur ses lèvres arrêta net son leitmotiv mental qu’elle répétait pour le ressortir au Dornien avec toute sa fureur et dans une version bien plus édulcorée. Et pour le coup son cerveau se déconnecta de nouveau du monde réel pendant quelques secondes. Elle ne rêvait pas ? Il avait bel et bien osé l’embrasser comme ça, sans autres formes de procès ? La douceur des lèvres délicatement appuyées contre les siennes et la chaleur qu’elle dégageait lui confirmer que c’était bel et bien le cas tout en faisant naître une douce chaleur dans sa poitrine. Sans répondre, elle enroula ses jambes fines autour de la taille du chasseur, avant de lui infliger une brusque torsion pour que ce soit lui qui se retrouve couché et elle à califourchon. Le visage fermé elle se décolla de lui, le regard presque dur. Il ne pensait quand même pas s’en tirer aussi facilement ? Avisant la gourde de vin que le jeune homme avait laissé choir à leurs côtés après son vilain petit tour elle s’en saisit. Et la débouchant en versa tout le contenu sur le visage et le torse du chasseur qui était pourtant déjà aussi trempé qu’elle, l’odeur de vinasse montant envahissant soudainement l’air nocturne.

-Quand on est enfant, on l’est jusqu’au bout, singea-t-elle les yeux de nouveau doux et plein de malice décidant que la punition avait assez durée même si elle était tout fière d’avoir retourné son jeu contre le chasseur et qu’il était temps pour elle de prendre la récompense qu’elle s’était vu refusée tantôt.

Posant une main ferme bien à plat sur le torse du jeune homme, prévenant tout geste de rébellion intempestif, elle se pencha lentement en avant, ses yeux magnétiques cherchant les prunelles d’obsidienne de son vis-à-vis. Puis avec une douceur surprenante venant de la fougueuse Sarya, elle lui rendit son baiser, ses lèvres caressant tendrement sa bouche avant de se retirer avec délicatesse juste après avoir laissé sa langue joueuse en chatouiller la lèvre inférieure.

-T’as du miel sur la joue, encore, murmura-t-elle d’une voix chaude avisant les reflets que la substance allumait sur la peau du chasseur.

Prise d’une impulsion subite elle posa ses lèvres sur cet intrus avant de suçoter et lécher délicatement la peau de Mycah appréciant le goût sucré qui envahissait sa bouche, indifférente aux sensations que ce toucher pour le moins étrange pouvait bien susciter chez son partenaire. Se redressant, une nouvelle lueur pleine d’espièglerie dans le regard elle ajouta d’un ton grondant comme celui d'un fauve qui a trouvé sa proie:

-Mais c’est qu’on en mangerait !

Puis de se pencher et de lui mordre soudainement la joue, pas assez durement pour lui faire vraiment mal mais suffisamment fort pour y apposer une marque rouge et faire sursauter n’importe qui. Riant aux éclats elle se redressa alors qu’un vent frais se mettait à souffler jusqu’à leur refuge lui arrachant un frisson violent qui la secoua des pieds à la tête. Ses habits trempés lui semblèrent soudain trop lourds et froids et sa chair se hérissait alors qu’elle se mettait à grelotter. Une idée lui venant à l’esprit elle posa un doigt délicat sur les lèvres de Mycah pour lui intimer le silence avant de le faire se relever doucement tout en lui indiquant de la suivre. De plus en plus frigorifiée, un comble sous un climat aussi chaud et clément que celui de Dorne, elle prit la direction des bains de l’autre côté de la cours, s’interrogeant sur la réaction du Dornien quand il comprendrait quelle était leur destination.

Les bains en questions étaient divisés en différentes salles, trois exactement, chacunes contenant des cuves plus ou moins profondes creusées à même la roche et de température différente selon les salles. La première pièce dans laquelle ils entrèrent était réservés aux bains froids et Sarya la traversa sans même un regard, pénétrant dans celle des bains tièdes, séparée de l’autre par un épais rideau mais à laquelle elle ne fit pas plus de grâce. Enfin, ils arrivèrent à la toute dernière salle, généralement vide comme c’était le cas ce soir et qui abritait des bains délicieusement chauds mais que la plupart des Dorniens n’utilisaient pas de par le climat déjà étouffant de leur pays... A part la nuit.

Toujours sans un regard pour Mycah dans son dos, sûre que malgré sa belle assurance elle se dégonflerait si elle le regardait, elle se saisit de l’un des flacons d’huile mis à disposition dans tous les bains et en versa une partie du contenu dans l’eau brûlante d’un des bassins laissant une douce odeur de fleurs d’oranger imbiber délicatement l’air. Le dos toujours tourné à Mycah, pudique malgré ce qu’elle s’apprêtait à faire, elle fit passer le col de la tunique orange toute trempée par-dessus sa tête avant de la laisse choir au sol, vite suivi par son pantalon. Nue au-dessous elle dévoilait au chasseur un corps mince que le passage des années avait épargné mais que l’acier avait marqué. Mince, ses trente-cinq ans lui assuraient malgré tout des formes pleines et rondes alliées à de longues jambes musclées et galbées à l’extrême par l’exercice physique, même si ses hanches et son ventre contrairement à la plupart des matrones qui avaient mis bas à son âge restaient les unes fines, l’autre plat et musclé. Sa peau mate et lisse n’était déparée que par des cicatrices, la grande majorité fines et peu voyantes mais certaine comme celle qui coupait en perpendiculaire sa hanche droite, vestige d’un coup d’épée traitre, était bien plus large et attirait l’œil. Malgré tout elle n’en avait pas honte, chacune était un épisode de sa vie, un souvenir et elle savait que la plupart des hommes avec qui elle couchait s’en trouver au contraire presque fascinés. La brutalité des marques contrastant avec la douceur de ce corps produisait de tout manière toujours un certain effet chez celui qui la contemplait.

Se décidant enfin elle s’avança dans la cuve, parfaitement consciente des prunelles de jais qui pesaient dans son dos. Debout l’eau lui arrivait en bas des seins. Aussi pour y remédier plongea-t-elle, s’immergeant totalement dans la chaleur merveilleusement purifiante qui la gagnait jusqu’aux os. Crevant la surface après quelques délicieux instants de pur relâchement, elle rejeta sa longue chevelure noire alourdie d’eau en en arrière avant de se retourner et de gagner le bord du bassin. Croisant les bras sur le rebord elle regarda, perplexe, Mycah qui n’avait pas bougé
.
-Alors ? Tu viens la souris ? fit-elle d’un ton espiègle tout en lui adressant un clin d’œil, Elle est vraiment bonne puis t’as pas l’air bien à l’aise avec ces vêtements trempés !

Par sa propre faute d’ailleurs ! Soudain elle se rendit compte que, alors qu’il aurait pu tout simplement la mouiller elle, il s’était, dans un accès de solidarité surprenant, joint à elle. Tout sa physionomie détendue par l’eau chaude et cette soudaine révélation, elle appuya sa tête sur une de ses bras, fermant les yeux d’aise et laissant un sourire sincère et qui exprimait tout son contentement prendre doucement place sur ses lèvres, totalement inconsciente de ce que ce tableau avait de charmant.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 29 Juin 2012 - 21:19

Les jambes légèrement enfoncées dans la paille et le corps brûlant accolé à celle de la dornienne, Mycah avait enfin décidé à passer à la phase direct de ce petit jeu qui, il s'en rendait maintenant compte, durait maintenant depuis le soir pour s’être prolongé au cœur de la nuit. Instinctivement, il avait tendrement collé ses lèvres à celle de la dornienne coupant le regard de stupeur et de colère qui l'avait envahi quelques secondes après la mauvaise vengeance du chasseur.
Si vous saviez l'anxiété et la peur qui l'avait parcouru en lorsqu'il frôla la bouche charnue de la belle, quel frisson avait remonter le long de sa colonne de crainte de se voire d'un seul coup repoussé et jeté. Il la désirait, c'était le seul mot qui lui parvenait pour décrire ce sentiment, non pas qu'il l'aimait d'un amour sincère, mais elle était plus que la simple fille de ferme ou même la petite fille d'un marchand en quête d'aventure que Mycah s'était habitué à séduire.
Prendre un peu de plaisir à s'amuser tel un enfant, sachant que l'innocence n'est plus la même …
La phrase lui retraversa l'esprit alors que le baiser continuait et c'était bien cela, pour le moment il n'était que deux enfants qui jouaient, c'est un plaisir enfantin, lié à celui d'un adulte, qui les avait réuni et qui permit ce moment de tendresse et sûrement ceux qui suivraient.

Pourtant un enfant est toujours bien capricieux et change rapidement d'avis, se lassant rapidement de ce qu'il rêvait d'avoir depuis longtemps. Peut être n'était ce pas le moment de penser à tout cela, peut être fallait il laisser la crainte en dehors et laisser le temps faire les choses. Mycah n'eu pas le temps de répondre à ces question que ses peurs s'évanouirent au contact des jambes de Sarya s'enrouler autours de son corps et sans même apposer la moindre résistance, sûrement autant par surprise que par envie. Il se fit retourner, d'une simple torsion se retrouvant avec la belle à califourchon sur lui. Un sourire malicieux apparut sur son visage, persuadé de déjà connaître la suite, mais il disparut rapidement laissant place à des yeux mélangeant surprise et blasement. Il fallait croire que la dornienne voulait quoi qu'il arrive avoir le dernier mot et le coup du seau d'eau n'allait pas rester impunie. Sa vengeance fut d'ailleurs des plus simple, ce fut d'ailleurs le chasseur lui même qui lui l'apporta, vu que la gourde de vin qui avait été ramené dans le but d'agrémenter un peu plus la soirée, se déversa de toute sa contenance sur le visage crispé du chasseur et sur son torse.

Mycah n'eut même pas le temps de répliquer à la phrase de belle, à peine avait il rouvert les yeux, la peau encore dégoulinante de vin et de de découvrir la formidable odeur de tanin que possédait maintenant ses cheveux que Sarya avait posé une main ferme sur son torse, montrant bien que la petite série de coup bas était fini, enfin pour le moment, et tendrement elle se rabaissa lentement vers le chasseur lui rendant son baiser de la plus exquise des façons. Sans même prendre le temps de réfléchir Mycah l'enserra de ses bras caressant délicatement et passionnément le corps de la belle, alors que celle ci commençait à lui lécher le visage encore collant de petite plaque de miel.
Rarement, Mycah avait vécut moment si sensuelle et contrairement à certaines catins aussi douées qu'elle pour ce qui était de faire monter le plaisir chez un homme, Sarya n'avait jamais été éduquée en ce sens et connaître la sincérité du geste ne faisait que le rendre des plus appréciables.

Soudain elle se jeta sur lui et telle la lionne qu'elle était, elle mordilla la peau du chasseur arrachant quelques morceaux du sucre séché qui s'y trouvaient. Surpris Mycah lâcha simplement et purement sa prise dans un léger gémissement, portant sa main à sa joue maintenant sûrement marquée. Sarya elle se contenta de se relever et de rire une nouvelle fois. Alors que le dornien râla rapidement.


D'habitude je suis le chasseur, pas la proie.
Se contenta t il de dire en grognant.

La phrase était d'autant plus vrais qu'elle marchait en sens propre comme au figuré, mais Sarya ne sembla pas l'entendre, trop occupé à subir la morsure du froid qu'imposaient les vent et le contact de ses vêtements mouillés sur la peau. Sans qu'il n'ait le temps de lui proposer de retourner à ses appartements la belle lui imposa le silence d'un doigt sur la bouche et d'un regard malicieux et en seulement quelques minutes Mycah se retrouva bouche bée dans l'enceinte resplendissante des bains du Palais Vieux et sans qu'il n'ait encore une fois le temps de savourer l'instant présent ses yeux se fixèrent sur le corps si gracieux de la dornienne maintenant mis à nu et plongeant au sein de l'eau brûlante.
Pourtant il ne bougea pas, non pas que l'envie lui manque, mais des détails de cette si singulière femme, mélangés à l'alcool le laissèrent à divaguer, en effet ce corps magnifique, aux formes généreuses et aguichantes, se retrouvait lésé de cicatrices et de marques du passé. L'image de la légère trace blanche sur l'épaule de Sarya qu'il avait remarqué pendant leur chevauché se rappela au chasseur qui finalement, fut heureux de ces stigmates, lui même ayant ses propres démons marqués sur le corps.

Au même moment, Sarya le taquina, sur le temps qu'il mettait et sans se faire attendre il sourit avant de retirer lui même l'ensemble de ses frusques à terre et de descendre délicatement la rejoindre dans le bassins. L'eau chaude lui exalta les sens et la douce odeur de fleur d'oranger mélangée à la vision idyllique de la belle qui s'apposait devant lui, créèrent en en son esprit et en son bas ventre une chaleur et un désir charnel considérables.

Plongeant à son tour il se laissa guider en quelques brasses vers elle, plongeant l'ensemble de son corps afin de mieux émerger juste en face de son visage. Il ricana sans raison, simplement heureux du moment présent, profitant de l’allégresse qui lui était offerte et il s'accola à elle , l'embrassant passionnément, caressant les moindres recoins de son corps et de sa peau brunie par le soleil, délicatement il lâcha ses lèvres et plongea son visage dans son cou, bécotant sa nuque découverte. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, minutes qui paressèrent secondes au chasseur, enchainant les gestes de tendresses. Avant qu'il ne se décolle lentement d'une impulsion sur le rebord, laissant son corps divaguer dans l'eau du bain, d'un sourire béat aux lèvres il entreprit enfin d'observer le calme et l'immensité des lieux.


Tu sais ou est le problème dans ce bassin, c'est que de par sa taille, si l'on se cherche on est obligé de se trouver.


Sa phrase consciencieusement préparée, il laissa un léger silence avant de conclure d'un air malicieux.

Enfin j'irais jusqu'à me demander si c'est réellement un problème de ne pas pouvoir m'enfuir une nouvelle fois.


En attendant la réponse de Sarya son regard se balada sur les alentours et il aperçut pour la première fois une large plaque de bronze fixée au mur qui lui renvoyait entièrement son reflet. Il y vit ses cheveux courts encore dégoulinant, sa barbe mal rasée de voyageur qui dévorait son visage. Son torse qui s'il n'était pas de carrure imposante ni d'une musculature digne d'un soldat, restait tout de même entretenu par ses périples et finalement cédant à la curiosité, il se retourna et observa quelques seconde son dos. Il n'avait pas pu voire aussi distinctement les marques des fouets et des punitions physique qui martelèrent son enfance depuis un moment et bien que le reflet ne soit que d'une couleur ocre, il pouvait tout de même y voire dans un léger contraste de teintes les grandes marques verticales qui lacéraient le revers de son corps. Son sourire disparu quelques secondes, sans jamais les avoir bien vu, il les connaissaient, il savait qu'elles n'était que traces blanches ou rouge/marron sur sa peau tannée et il savait bien que Sarya avait dû fatalement les voire. Si de tout temps et quelque soit la couche qu'il avait traversé, il s'était fait plaisir à en parler comme des marques de batailles et de rudes combats, son histoire préférée était faite de tortures donnés par les manteaux d'or de Port Real et d'une évasion ou il était censé avoir vaincu non moins de sept gardes , il préféra pour cette fois ne rien cacher, la raison lui était inconnu, mais pour lui la sincérité s'imposait.

Délicatement il se rapprocha d'elle avant de l'embrasser à nouveau et d'un murmure il donna la vérité sur ses balafres .


Je n'ai rien d'un guerrier, je sais me battre certes, mais un quelconque homme d'arme suffirait à te dire que je ne suis qu'un couard sans honneur, je préfère la ruse et les esquives au grand combat glorieux et ces traces ne sont pas celle d'un soldat, mais bien celle d'un gamin des rues.
Tu avais douté de tes frère du guet, te voilà maintenant totalement sur de leur agissement.


Sa phrase finie, il reprit son sourire et ses yeux rieur bien décidé à ne pas laisser ces anciens détracteurs lui gâcher ce moment de plaisir unique et en plongeant son regard noir et malin dans les grand yeux vert et jaune de Sarya il lu murmura d'un ton curieux quelques paroles.

Et maintenant que le chat à attrapé sa proie que compte il faire ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 30 Juin 2012 - 0:34

Comme à son habitude, bonne ou mauvaise selon les points de vue, Sarya avait simplement écouté son instinct. Si on lui avait dit quelques heures plus tôt qu’elle se retrouverait dans cette situation avec le voyageur inconnu qu’elle avait vu à l’auberge elle en aurait sans doute bien rit. Mais non, cet inconnu était devenu Mycah le chasseur et elle était elle-même surprise de la force de l’attraction qu’elle ressentait à son égard. Pourtant, et elle s’en était déjà fait la réflexion, il n’était pas beau à proprement parler même s’il restait agréable à regarder, mais il n’était du moins pas de taille à rivaliser avec ses amants habituels et cependant il avait… Quelque chose. En réalité la Dornienne avait l’impression de se retrouver devant un reflet déformé de sa propre personne malgré les différences qui les caractérisaient. C’était surtout cette indépendance et cet orgueil aussi démesurés que les siens propres qui l’attiraient. La petite phrase qu’il avait lâché tout à l’heure et qu’elle avait fait mine de ne pas entendre en était bien la preuve, et donnait une tout autre perspective à la scène ; deux chasseurs qui se désiraient mais refusaient de céder à l’autre, voilà tout ce qu’ils étaient. Mais était-ce réellement perdre quelque chose quand on cédait pour son propre plaisir ? En cet instant, dans les vapeurs chaudes du bain et couvés par le regard noir du jeune homme elle aurait été bien incapable de le dire.

Les yeux toujours fermés, dans la même position et merveilleusement détendue, elle ne daigna les rouvrir qu’en entendant le bruit d’éclaboussure qui signalait le plongeon de Mycah. Se retournant avec un sourire elle ne se priva pas de contempler ce corps qui se dévoilait enfin. Le jeune homme n’était pas très musclés mais plutôt fin et nerveux malgré une carrure assez agréable et bien proportionné, étrangement il lui rappelait… Un chat sauvage. Vif, délié mais nerveux et fort malgré tout.

Cependant elle n’eut pas le temps de l’observer plus en avant que le jeune homme plongeait à nouveau pour réapparaitre juste sous son nez lui faisant échapper un petit rire de gorge alors qu’il la plaquait avec une ardeur précautionneuse contre le bassin, et pout le coup elle ne sut pas ce qu’elle trouva de plus chaud, la température de l’eau ou la fièvre brûlante que ce contact allumait de tout son corps. Et ce fut avec un soulagement presque tangible que ses lèvres trouvèrent les siennes. Sarya n’avait plus envie de jouer désormais, vaincue par un désir tout autre. Et quand les lèvres du chasseur vinrent bécoter et mordiller cette partie sensible qu’était son cou elle ne put que l’imiter, bécotant son oreille certaine que quand elle s’interrompait le souffle entrecoupé qui raisonnait alors aux oreilles du Dornien devait révéler le trouble intense qu’elle ressentait. Et quand ses mains glissèrent à la découverte de son corps elle lança également les siennes à la rencontre du sien. Quand il se décolla d’elle, elle n’aurait su dire s’il venait de se passer des secondes ou des heures et elle s’accouda au bassin pour reprendre son souffle, les jambes flageolantes. Rares étaient les fois où la jeune femme avait ressenti un désir à la fois aussi sincère et aussi intense.

Amusée, elle observa le jeune homme se contorsionner pour pouvoir se regarder sous toutes les coutures… Avant que son regard ne se pose sur l’amas impressionnant de cicatrices qui déparait la peau de son dos. Les coups avaient pénétrés si profond dans la chair que les cicatrices s’étaient formés comme des serpents rampants sous la peau du jeune homme formant un relief douloureux à contempler. Elle se rembrunit se rappelant l’anecdote de son enfance qu’il lui avait confié dans un moment de faiblesse à la taverne quelques heures plus tôt. Etait-ce là l’œuvre du guet ? Elle aurait aimé pouvoir en douter et pourtant…

Délicate elle ne dit rien et cacha vite son regard désolé quand le jeune homme se tourna de nouveau vers elle, la mine grave avant de l’embrasser avec une douceur dont peu d’hommes avaient fait preuve avec elle. Les yeux dans les siens, elle l’écouta, la mine indéchiffrable. Et même quand elle reprit son air habituel et plein de malice avant de la taquiner elle resta de marbre. Contrairement à lui, elle n’était pas une femme de mots, ses gestes étant habituellement bien plus éloquents que ses paroles, mais elle cela ne devait pas l’empêcher d’essayer. Elle lui sourit doucement, d’un sourire un peu triste avant de le contourner pour se retrouver dans son dos. Ses cicatrices étaient encore plus impressionnantes de près et avec une certaine tendresse, elle laissa ses doigts courir le long de celles-ci, leurs faisant découvrir l’étrange dessin qu’elle formait. Et avec cette même tendresse que personne ne connaissant la lionne aurait soupçonné elle embrassa la nuque offerte pile à l’endroit où finissait l’une des longues cicatrices.

-Des guerriers j’en ai vu un grand nombre tu sais,
chuchota-t-elle calmement avec dans la voix une honnêteté indiscutable. Ce ne sont que des hommes eux-aussi et leur gloire est bien souvent aussi factice que la mienne. Après tout quel genre de gloire peut-on retirer à être juste bon à tuer ceux de sa race ? Je me suis vouée à la protection mais c’est du pareil au même. Et ma foi Mycah, ces cicatrices-là me semblent au contraire les stigmates d’une bataille bien plus glorieuse que tu as su remporté contre ton destin de gamins des rues qui semblait tout tracé.

Puis reprenant un ton un peu plus espiègle elle ajouta :

-Et ne crois pas que mes cicatrices à moi sont toutes celles de violentes batailles ou je ne sais quoi. Celle de mon épaule je me la suis faite à six ans quand fuyant les fils du boucher qui s’amusaient à me tourmenter je me suis accroché à un crochet à viande. Celle de ma hanche c’est un coup de lance dans le dos qui m’a mis hors service avant même que je ne puisse combattre et les autres sont pour la plupart vestiges d’entrainements musclés. Il n’y a rien de grand là-dedans.

Enfin, elle se décida à repasser face à lui et l’embrassa de nouveau mais avec une ardeur bien différente cette fois-ci.

-Et ma foi, maintenant…
reprit-elle d’un ton espiègle, Maintenant, le chat va te laisser au moins un bon souvenir de ce retour aux sources et que tu pourras emporter dans tes voyages …

Et elle passa de nouveau les bras autour de son cou alors que les jeunes gens commencèrent une toute autre sorte de voyage dans lequel le temps devient éternité et les soucis s’envolent comme les hirondelles en automne.


Ce fut un rayon de soleil gêneur venant frapper impitoyablement ses paupières fermées qui réveilla Sarya le lendemain. Un bras masculin passé autour de sa taille nue, une douce odeur de fleurs d’oranger ainsi que des courbatures et un léger mal de tête se chargea de remémorer à la Dornienne la soirée qu’elle avait passé et la nuit agitée qui suivit. Souriante, elle s’étira alors que son estomac gargouillait et se retourna pour contempler le visage assoupi de son compagnon d’une nuit. Elle passa une main douce dans sa barbe courte avant de déposer un léger bécot sur ses lèvres et de se dégager.

Sans se préoccuper de couvrir sa nudité, le chasseur ayant déjà vu pour ainsi dire tout ce qu’il y avait à voir et même plutôt deux fois qu’une, elle se dirigea vers la table où les mets de la veille reposaient, intacts : ils avaient été bien trop occupés pour s’intéresser à leurs estomacs vides, mais la faim la rattrapait désormais et elle fut heureuse de constater que la tourte aux épice était aussi délicieuse froide que chaude. Se retournant elle avisa que son amant avait enfin daigné se lever et lui sourit. Sarya n’était pas de ces femmes qui se sentaient honteuses de leurs nuits d’amour, bien au contraire. S’avançant elle lui chuchota un compliment grivois à l’oreille avant d’éclater de rire et de daigner enfin chercher quelque chose pour se couvrir un peu plus.
Enfilant simplement une tunique blanche qui ne la couvrait en réalité pas tant que ça et rassemblant sa longue crinière toute ébouriffée dans son dos elle s’assit, sur le bord du lit, brosse en main, avant de désigner à Mycah ses appartements :

-Fais comme chez toi.
déclara-t-elle avec simplicité avant de commencer à démêler sa longue chevelure jurant et grimaçant à chaque fois que la brosse rencontrait un nœud.

Puis interrompant un silence somme toute confortable elle demanda d’un ton détaché :

-Quand comptes-tu repartir ?

Elle aimait bien le Dornien, tant pour son caractère comme pour ses qualités d’amants, mais elle n’avait pas du tout l’intention de le retenir ; leurs deux êtres n’étaient pas faits pour rester très longtemps avec la même personne, ce qui ne l’empêcha pas d’ajouter d’un ton taquin et avec un clin d’œil :

-Si un jour tu recroises ma route vagabond, sois préparé !

Oui, les deux emporteraient de cette rencontre de beaux souvenirs et ce seraient tout. Mais qui sait peut-être qu’un jour le destin les fera se revoir…
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 3 Juil 2012 - 23:05

La douceur du touché de Sarya parcourant du doigt les longues striure de son dos parvint à faire frissonner Mycah malgré la douche chaleur qui se dégageait du bain comme de la situation et un léger baisé déposé en sa nuque finit en apothéose cet instant de compassion simplement transmis par le contact. Ce n'était pas la première fois qu'une femme parcourait le dos imprégné de marques du chasseur, mais ces anciennes conquêtes ne l'avait souvent fais que par émerveillement, impressionnée par ce qu'un corps pouvait subir et la façon dont il le marquait à jamais dans la peau d'un homme. Le geste de Sarya, lui était bien différent, sa source n'était autre que l'histoire de Mycah, c'était une caresse de commisération.
Il regarda de nouveau le grand bronze visitant du regard le nouveau reflet qui apparaissait. Si il voyait bien sa belle compagne derrière lui, son esprit se troubla lorsqu'à la place du fier chasseur il vit un jeune enfant aux cheveux en bataille, petit et maigrichons, un gamin qui avait attendu ce genre de réaction à son égard pendant bien des années.

Il écouta sans réaction les mots de la belle, fixant le mouvement de ses lèvres sur le métal ocre, amusé à l'idée que les cicatrice de cette farouche femme ne possèdent pas l'histoire que l'on aurait pu leur donner, elles n'étaient finalement aussi que les marques de passage d'une vie et c'est d'un sourire en coin qu'il accueillit l'apparition de ce magnifique visage perlé de goutte d'eau.
Son attitude ne changea en rien lorsqu'elle l'embrassa pleine de fougue ni lorsqu'elle passa ses bras autour de son cou. Seul le plaisir et la folie peignit le reste de cette nuit qui tourna de la manière la plus étonnante que l'on pouvait imaginer pour un chat et une sourie.

Encore assoupi, Mycah sentit pourtant son bras lentement glisser le long d'une peau plus qu'agréable au touché, ses yeux paupières se décollèrent lentement l'une de l'autre et son regard perdu dans la brume put tout de même discerner à travers ses yeux aux trois-quart clos, le visage d'une femme qu'il connaissait maintenant aussi bien que ses formes agréables. Délicatement, elle posa un léger bécot sur les lèvres du somnolent qui, n'étant pas du matin notamment après ce genre de nuit, ne réagit pas, préférant sortir son esprit de la brume.
Le plaisir de pouvoir prendre son temps au réveil fut pourtant de courte durée, la douceur des draps sur sa peau nu et les souvenir grivois qu'il emportait de cette nuit ne suffirent pas à contrecarrer la puissance du soleil frappant les prunelles désormais à découvertes du chasseurs, mue par cet éveil brutal et un soudain rappel à l'ordre de son estomac, Mycah finit par daigner se lever, étirant ses bras et baillant de tout son être. Encore dans le flou, il repéra tout de même la table ou était déposé la montagne de nourriture de la veille et bien sur face à elle, son amante dégustant déjà une récompense bien méritée. Un sourire apparut de nouveau sur son visage, il observait ce corps et ces formes généreuses et bien qu'il l'avait eu pour lui seul tout au long de leurs ébats, il lui semblait que jamais il ne pourrait se lasser de cette beauté et de cette grâce. Sa pensée ne s’ôta pas plus lorsqu'il redécouvrit se visage qui se penchait maintenant à son oreille.

Il ricana, préférant ne rien dire plutôt que de rétorquer lui même un compliment. Son amour pour les femmes du Bief, s'étendait dans une généralité. Au cas par cas, Sarya était unique et il remercia le ciel pour être entré dans ce taudis de Bourg-cabane. Toujours légèrement dans l'évape, il regarda légèrement déçu, la dornienne cacher sa nudité et si son instinct l'appelait à lui ôter rapidement, de l'embrasser, de l'enlacer et de tout son poids la faire retomber avec lui dans les draps. Sa raison le décida pourtant à simplement lui rendre son bécot en guise de remerciement pour son invitation à user de ses appartements comme pour le reste.
A son tour il chercha ses vêtement du regard, les fripes étaient posés en boule au pied du lit et il s'étonna d'avoir pensé à les récupérer. Il les récupéra et les enfila laissant son dos endolorie craquer.
Sa chemise, qui à son soulagement sentait plus la fleur d'oranger que le vin, tomba lourdement sur ses épaules et il sentit un léger picotement provenir de ses dernieres lorsque le tissu toucha la peau. Intrigué il souleva légèrement le vêtement et haussa un sourcil de surprise lorsque trois longue marque rouge de griffure lui sautèrent au visage. Amusé par ce détail oublié, il se retourna vers son amante encore en pleine bataille capillaire et lui adressa un sourire et un regard des plus admiratif. Elle était réellement unique en son genre.
Vient alors la question du départ, Mycah alors entrain d'enfiler difficilement son pantalon, soupira, il pensait en effet à son départ depuis quelques minutes déjà. Il aimait Sarya, non d'un amour profond ni sincère et bien que ses envies de revoir le nord, de voyager, de s'amuser et de partir prenaient le dessus sur n'importe quoi, il sentait tout de même un certain déchirement à devoir la quitter. Il finit par se jeter sur le lit et à genoux dans le dos de Sarya, il lui embrassa le cou laissant sa réponse venir.


Aujourd'hui c'est certain, peut être même tout de suite. Pourtant je pense que tu vas me manquer.

D'un geste délicat il laissa sa main glisser le long de son bras et arrivant finalement au poignet, il lui arracha d'un geste rapide et efficace la brosse qu'elle tenait entre ses mains avant de rapidement se laisser rouler hors des draps. Son sourire malicieux et reprit l'avantage et il s'accouda à la porte en s'amusant à lancer et rattraper d'un main l'objet dérobé.


Dis moi si disons, je te prenais pour n'importe quelle raison, à toi ou à un autre habitant de ce château, un objet de valeur. Ou alors si je faisais une autre bêtise de ce genre. Devrais tu me poursuivre ?

La petite feinte pouvait paraître comme un nouveau jeux, une dernière gaminerie avant de replonger hors de ce petit monde a part qu'ils s'étaient finalement construis, pourtant elle n'était qu'a moitié une feinte du chasseur. Il n'était pas fait pour être en couple, il le savait, l'amour et lui faisait bien mauvais ménage. Il avait simplement besoin d'une attention qui ne dure jamais longtemps et ils se laissaient rapidement des gens qui se collaient trop à lui, hors, il était tout bonnement hors de question de s'ennuyer de ces yeux verts. Et puis de qui se moquait il, lui et Sarya ? Un couple ? Un ouragan ferait moins de dégâts et il était persuadé que le vaste monde ne s'en remettrait pas.
Pourtant il se refusait à ne jamais la revoir, elle représentait trop de choses, il était trop différent avec elle sans avoir a se soucier des répercutions et maintenant que cette barrière qu'il n'avait jamais franchie c'était brisée, il savait tout autant qu'il lui adviendrait de regarder un simple tas de foin pour ressentir un manque et une mélancolie.

Il se rendit d'ailleurs compte de se changement, lui qui n'avait jamais eu besoin de quelqu'un se retrouvait enchaîné à une envie soudaine de revoir une personne alors qu'il ne l'avait pas encore quitté. Sous ce sourire taquin, se cachait en réalité une boule de peur au ventre, l'abandon il l'avait connu à sa naissance et ne souhaitait pas le revoir. Le paradoxe était a son comble, il devait partir et il devait ne jamais revenir a Lancehélion. Pourtant les choses changent et elles peuvent prendre une tournure radicale en ne serait ce qu'une nuit.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 4 Juil 2012 - 6:37

Les yeux mi-clos, la jeune femme laissait la brosse accomplir son œuvre d’un geste automatique alors que ses pensées dérivaient doucement vers les souvenirs intenses de cette nuit étrange et sensuelle. Et de fil en aiguille Mycah devint le centre de cette rêverie. Pourquoi donc se sentait-elle à ce point en confiance à ses côtés ? D’où lui venait cette impression saugrenue de la connaître, le connaître vraiment, alors que cela ne faisait même pas vingt-quatre heure qu’elle l’avaient rencontré ? Et quel endroit pour une première rencontre ! Une taverne malfamée aux boissons infâmes et dont les clients ne pouvaient être d’honnêtes gens. Et voilà pourtant qu’elle se comportait avec lui d’une manière qu’elle ne réservait qu’à ce cher Ygon qui avait pourtant mis des années à l’obtenir…

Elle le sentait pourtant : le jeune homme se disait chasseur et voyageur, mais elle ne doutait pas qu’il ne crachait pas sur l’illicite ou l’illégal pour renflouer ses poches, son instinct de garde le lui hurlait. Mais elle n’arrivait pas à se dépêtrer de l’impression que le jeune homme s’était montré honnête avec elle. Agacée, elle en fronça les sourcils ; depuis quand devenait-elle si, si… Si ignoblement tendre ? C’en était répugnant, elle avait pourtant en horreur ce genre de mièvreries affligeantes !

Poussant un soupir contrarié elle sentit à peine le centre de ses pensées du moment se glisser dans son dos jusqu’à ce qu’il dépose de doux baisers dans son cou. Toute frissonnante, ses actuelles préoccupations passèrent soudain au second plan, préférant se détendre et savourer ces petites attentions. Elle pouvait bien prétendre ce qu’elle voulait, voilà le genre de choses dont il était bien rare que ses amants, réguliers ou non, lui fasse don, et malgré toutes ses véhémentes dénégations intérieures, elle restait une femme, une femme à qui la tendresse a toujours manqué et que genres de petites attentions à l’aspect pourtant terriblement anodin faisaient fondre.

Se laissant aller dans les bras du chasseur, presque ronronnante face à ce petit plaisir, elle rouvrit brusquement les yeux en écoutant la réponse à sa question qu’elle n’attendait plus. Et si son regard, invisible pour le Dornien laissa filtrer une certaine déception, elle mit un point d’honneur à que rien ne se devine dans sa physionomie. Elle poussa cependant un soupir en sentant la main du jeune homme descendre lentement le long de son bras, se demandant où il voulait en venir. Elle fut vite informée quand sa brosse qu’elle tenait distraitement d’une main à la prise lâche, lui fit soudainement arrachée. Sursautant, elle fusilla des yeux le coupable, furieuse de s’être laissée avoir comme une bleue. Cette jolie brosse était un luxe qu’elle s’était payé il n’y avait pas si longtemps, dotée d’un manche en ébène tout agrémenté de dorures représentant des fleurs. Une jolie babiole qu’elle aimait beaucoup.

Elle regarda le chasseur jongler distraitement d’une main avec son bien, jurant en son for intérieur qu’il le lui payerait s’il l’abimait. Se saisissant d’un de ses chers couteaux de lancer posés non loin, elle l’imita, l’air effronté et une menace se devinant clairement dans son regard vert à la fixité féline. Entendant la question suivante elle en fut si surprise qu’elle en arrêta son petit numéro se contentant de tenir l’objet par la lame. Ouvrant légèrement la bouche sous le coup de la surprise que cette insoupçonnable audace éveillait, elle n’en siffla pas moins :

-Vole-moi quoi que ce soit mon petit Mycah et je te jure que toutes les Sept Couronnes ne seront pas assez grandes pour te cacher ! Je te retrouverais souriceau et cette fois-ci le chat te mangera tout cru !


Pas très fine pour le coup, elle avait interprété la phrase du chasseur au premier degré, et pour ponctuer ses dires envoya son couteau à la précision infaillible juste au-dessus de la tête du jeune homme le laissant se ficher, encore vibrant, à un pouce de son crâne. Se levant abruptement elle s’avança de son pas volontaire, le saisissant par le col de sa chemise, se haussant sur la pointe des pieds pour se retrouver nez à nez avec lui, le fusillant de ses yeux clairs alors que ce dernier effet gâchait quelque peu sa manœuvre d’intimidation. Mais alors qu’elle plongeait ses prunelles pleines de rage dans le regard noir de son amant, du fiel plein la bouche, elle sentit son cœur chavirer face à la lueur qu’elle crut y lire. Etait-ce… du doute ? De l’insécurité ? Désarmée, elle le lâcha soudainement avant de reculer de quelques pas l’air soudain un peu perdu, comme une gamine qui ne sait pas quoi dire…

Elle interpréta alors, n’osant trop s’emballer, d’une toute autre manière cette phrase qu’elle avait prise pour de la provoque gratuite. Avait-il dit ça comme une demande, bien maladroite, de la revoir ? Elle pensait pourtant que le jeune homme était comme elle et préférait son indépendance plus que tout. Une partie de son cerveau se récria contre la mauvaise foi incroyable de la Dornienne, qui, elle se devait de l’admettre espérait elle-même réellement être amenée à croiser de nouveau la route du chasseur. Secouant la tête comme pour se remettre les idées en tête, elle bafouilla :

-Tu… Je…Je ne…On… Oh, et merde !

S’avançant soudainement elle se saisit d'une main ferme du menton du jeune homme pour lui coller un baiser plein d’ardeur, presque violent, transmettant tout le désarroi de la jeune femme alors qu’elle lui mordillait doucement les lèvres implorant en silence qu'il la comprenne. Se reculant presque brutalement elle tenta d’éclaircir ses idées, voulant expliquer au jeune homme ce qu’elle pensait vraiment, mais avec la peur d’être rejetée, ou pire, moquée.

-Ne te moque pas de moi.
commença-t-elle par prévenir d’une voix menaçante. Ecoute Mycah, regarde-nous ! Deux grands imbéciles au comportement gamin incapables de dire clairement ce qu’ils pensent ! Y’a de quoi bien rigoler hein, fit-elle sur un ton qui voulait dire tout le contraire, Je veux dire… J’veux pas que tu partes comme ça, j’veux te revoir un jour… termina-t-elle tout bas les joues cramoisies après avoir rassembler tout son courage et se sentant parfaitement ridicule.

Voilà, c’était dit. Pas de retour en arrière possible. Se tripotant les mains elle ajouta :

-Oh, ne crois pas que je sois amoureuse de toi ou une connerie dans le genre hein, ça tu le réserve à tes fifilles de ferme ! Je veux juste dire que, voilà, ce serait tellement stupide de pas se revoir… On a passé une bonne nuit après tout non. J’aime ta compagnie, c’est tout, j'ai pas honte de l'avouer, et j’espère vraiment qu’un jour nos chemins se croiseront à nouveau.


Emportée par son élan désespéré, elle faillit lui demander si il serait à Port-Real les mois prochains, sachant de source sûre que son suzerain s’y rendrait pour la réunion exceptionnelle du Conseil mais préféra tenir sa langue tant qu’elle n’était pas sûre ; si il lui riait au nez, jamais son orgueil ne se remettrait de cette humiliation. Les mains moites, elle se détourna pour qu’il ne lise pas sa peur sur son visage, s’accoudant à la fenêtre en faisant mine d’être subjuguée par une vue qu’elle connaissait par cœur le dos raidi par l'inquiétude. Sa franchise légendaire venait encore de frapper et elle se demandait si elle ne venait pas de commettre une grossière erreur…
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 6 Juil 2012 - 15:46

La lame de Sarya fichée à quelques centimètres de son visage, stoppa net Mycah dans sa gaminerie et la surprise fut telle qu'il eu du mal a rattraper la brosse après un énième lancé, bloqué sur le coup il ne comprit même pas comment avait elle pu réagir de cette façon, bien sur qu'il allait lui rendre sa petite babiole sans la moindre importance, la seule chose qu'il rêvait de prendre dans ces mains et d’emmener avec lui à travers ses crapahutions à travers Westeros n'était autre que la guerrière elle même. La voire s'approcher de lui et l’attraper par le col le regard plein de fureur ne fit qu'augmenter ses craintes. Pourtant nulle peur ne traversa son esprit, ce nouveau contact avec Sarya lui donna au contraire plus de nostalgie encore, de ce geste agressif elle avait montrer une certaine imprévisibilité qui séduit un peu plus le chasseur et ses yeux noirs s'emplirent une nouvelle fois de cet appréhension de la quitter.

Voilà qui suffit apparemment, puisqu'elle lâcha prise assez subitement , peut être était elle troublée de voire un sentiment chez le dornien qu'elle possédait elle même au plus profond d'elle. Mycah l’espérait alors qu'elle bafouillait maladroitement devant lui. Un baisé violent et ardent, répondre positivement à sa question, c'était un baisé passionné rempli d'émotion et d'incompréhension, il exprimait ce qu'aucun d'entre eux ne savaient dire. Il ne se cadrait pas dans un simple jeu de séduction ou d'érotisme. C'était un vrais baisé, celui qui déchire les amants sur le point de se quitter, alors qu'aucun ne veuille quitter sa place.
Mycah lui rendit de la meilleure façon qu'il put prenant délicatement les bas coté du visage de la dornienne, mordillant ses lèvres et tentant d'y mettre lui même son ressenti, ce coté si unique qu'il avait trouvé chez elle et qu'il savait ne retrouver nul part ailleurs.

Sans un mot ils se détachèrent l'un de l'autre et il l'observa se retirer et commencer à donner par la parole ce qu'il avait fini par comprendre en touchant ses lèvres. Toujours accoudé à l'entrée il la regarda faire les cents pas, virant de l'agressivité à la honte de ses paroles. Chaque secondes qui passait ne se développait en lui qu'une envie, d'interrompre ses paroles, de nouveau l'embrasser afin de faire taire ses craintes. Pourtant il ne bougea pas, était ce réellement lui ? Lui qui partait au aurore du lit de son amante dans le plus grand silence afin d'éviter de devoir subir des au-revoirs larmoyant et de devoir inventer bien des excuses.
Sarya s'accouda finalement à la fenêtre et le chasseur y vit bien une simple cachette plus qu'un plaisir a contempler la vue. Il resta lui même impassible quelques secondes de plus et enfin un déclic apparut, laissant un sourire de contentement au chasseur, les gens ne changes pas et ce genre de chose frappe fatalement toute être humain et aussi fier et distant des autres qu'il le voulait, Mycah ne ferait pas exception.

Il se décolla calmement de son appui, avança pas à pas, posa délicatement l'objet de son délit sur le rebord proche du coude Sarya avant d'entourer sa taille de ses bras et de déposer un baisé au creux de son cou. Il la serra un peu plus contre lui et continua de bécoter sa peau, montant petit a petit jusqu'à atteindre son oreille.


Je n'ai pas mieux compris que toi, pourtant je crois qu'il ne vaut pas chercher une réponse. Je crois que je t'aime, à ma facon certes, mais je crois que c'est cela qu'on pourrait appeler finalement de l'amour. Je n'en suis pas vraiment sur, mais … C'est trop singulier pour être banal.

Ses mains se rejoignirent sur le bas ventre de Sarya et d'un simple mouvement il la retourna face à lui avant de l'embrasser passionnément une dernière fois. Finalement il se décolla et avança pas à pas vers la porte à reculons vers la porte, mimant le moindre geste et un sourire qui illuminait son visage.

De toute façon quoi que tu en penses, Westeros ne sera jamais assez grand pour te cacher de moi.

Sur ces mots il lui adresse a un léger clin d'oeil et s'engouffra dans les escaliers de la veille.
Descendant le chemin qu'il connaissait plus ou moins le chasseur, laissa son esprit divaguer, se refusant à se laisser prendre à cette envie de remonter et de sauter sur Sarya. Il la reverrait un jour, il le savait, ça ne pouvait en être autrement.
Les couloirs et les pièces toute plus saugrenue et immenses les unes que les autres traversées, Mycah sortit sur la grand cour noir de monde et alla toisé son cheval. La brave bête n'avait pas bougé et il était temps pour lui et son locataire de retourner chez le propriétaire, visite qui il le savait finirait en interminable négociation sur le paiement du retard.

Tentant d'être le plus discret possible, il détacha rapidement la bride de l'attache et récupéra sa selle de cuir rapiécé avant de monter le fier canasson. D'un coup de talon il fit lentement avancer la bête qui se mouvait à travers la foule. Ses pensées allaient bien sur à son amante mais il tentait de chasser ces pensées troublantes par l'observation, il regardait à droite à gauche , les gens, les gardes, les serviteurs. Une véritable fourmilière s'affairait face à lui mais, fatalement et d'un coup brusque son regard bifurqua sur l’arrière de l'écurie, là ou deux palefreniers râlaient sans comprendre comment un foin d'une si bonne qualité avait pu pourrir dans la matinée. Le chasseur stoppa net son animal et toujours en observant les deux râleurs. Un sourire mélangé à une nostalgie déjà présente se dessina sur son regard, ne pouvant plus y tenir, il tourna nonchalamment la tête vers la tour qu'il pensait être ni plus ni moins que le lieu des appartements de Sarya et son regard pensif s’arrêta à une fenêtre, il se l'imaginait encore accoudée, observant la scène. Il se questionnait que pouvait elle penser ? Les réponses viendraient, mais pas aujourd'hui. Intiment l'ordre d'avancer à son coursier, il passa tranquillement, le cœur lourd et à la fois léger, les porte du Palaisvieux.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

A vaurien, vaurien et demi ! [Mycah]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» présentation de demi lovato
» X CANICHE MALE 1 AN ET DEMI RISQUE EUTHA BETHUNE (62)
» Froisss, demi-hobbit
» Elfinor un demi-elfe ici[U.C]
» Elenya Leralonde [Demi elfe][finis]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-