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Jour 2, journée : Campement des jouteurs et Lices est

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Even Corbray
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Courage et honneur.



Chevalier du Val.

♦ Missives : 628
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♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 01/05/2012
♦ Célébrité : Eric Bana
♦ Copyright : Izhelinde
♦ Doublons : Corwin Rogers, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 30 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Cordial, Val d'Arryn
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Message Mer 11 Juil 2012 - 12:21

Even fut surpris de constater, en arrivant à sa tente, que tout semblait en place. Ce n'était pas vraiment ce à quoi il s'était attendu, au vu du message alarmiste que lui avait délivré l'inconnu qui était venu le chercher. Il fronça néanmoins les sourcils, sentant renaître au fond de lui un mauvais pressentiment. C'était comme s'il sentait une odeur de traquenard flotter dans l'air, à la manière d'un loup qui hume le vent pour détecter la présence du danger. Quand le pan de toile s'écarta pour laisser sortir deux hommes à la mine patibulaire. Le Valois ne broncha pas, nullement étonné. Comme souvent, il avait deviné juste lorsque ser Tommard l'avait menacé à la fin de sa joute. En revanche, il ne voyait pas bien ce que les deux brutes avaient en tête. Il ne releva pas l'injure qui lui fut lancée, ayant appris depuis longtemps à ne plus se laisser toucher par ce genre de vaines insultes qui ne menaient à rien. Il resta donc de marbre, mais tendu d'instinct, au cas où l'un des deux malotrus aurait eu dans l'idée de faire du mal à Serena. Lui qui voulait lui éviter de croiser le chemin de ser Otho, c'était exactement le contraire qui s'était produit...
Néanmoins, quand son ancien adversaire de joute l'invita grossièrement à entrer dans la tente en traitant la jeune femme de putain, il sentit la colère flamber en lui. Cela ne s'arrangea guère lorsque les deux hommes se mirent à mimer des obscénités. Extérieurement, il restait de marbre, mais s'il avait été quelqu'un d'impulsif, il aurait sans doute bondi sur eux, épée au clair, afin de les égorger comme des gorets. Il était cependant quelqu'un de posé, et il ne se faisait pas d'illusions : c'étaient tous deux des colosses, et seul, il ne ferait pas le poids contre eux deux. Il aurait pu les tuer séparément, en usant de l'effet de surprise et d'une bonne dose de rapidité, mais répandre le sang dans le campement n'était certainement pas une bonne idée. Par ailleurs, il n'était pas assez stupide pour entrer dans la tente et s'exposer gratuitement à un passage à tabac à l'abri des regards, sans doute doublé de viol pour Serena.
Il chercha du coin de l'oeil la présence d'hommes du Val qui auraient pu venir l'épauler pour neutraliser les deux hommes et les conduire devant un des grands lords suzerains, lord Jasper peut-être, dans un premier temps, mais il n'en vit aucun pour le moment. Il tourna brièvement la tête vers la belle quand elle lui suggéra de passer leur chemin et de rejoindre lord Arryn, puis il reporta son regard sur les deux brutes. Il n'aimait pas les avoir hors de son champ de vision, et l'idée de les laisser là tranquillement ne lui disait rien qui vaille. Ils lui faisaient ce curieux effet d'être deux bêtes sauvages comme on en rencontre parfois : tant qu'on les gardait à l'oeil, cela allait, mais si on les quittait des yeux une seconde, on s'exposait à une attaque sournoise. Il ne voyait cependant pas quoi faire d'autre que les laisser en plan. Pour pouvoir agir en étant dans son droit, il aurait fallu qu'ils aillent plus loin que les vains provocations... Il aimait autant que cela n'arrive pas, mais il ne se faisait pas d'illusions. Il les dévisagea d'un regard froid, et s'adressa à eux d'un ton non moins glacé.


« Je pense que vous avez mieux à faire que de vous déshonorer ainsi, messers. Si vous voulez bien nous excuser... »

Il opéra un repli pour conduire Serena loin de là, en prenant toutefois garde à ne pas les perdre des yeux. Il n'avait vraiment pas la moindre envie de s'exposer à un coup dans le dos, et sa méfiance ne s'était absolument pas atténuée.


Spoiler:
 

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Message Mer 11 Juil 2012 - 15:29

          Ser John pénétra dans sa tente, et Jasper demeura là quelques instants, à l'entrée, immobile et silencieux. Il était évident que ce chevalier au blason si original, ser John, était un homme de bonne éducation et de bonne compagnie, mais il y avait chez lui quelque chose d'anormalement majestueux, quelque chose d'indiciblement auguste et qui gênait quelque peu le suzerain qu'il était car il ne s'était guère attendu à trouver chez un chevalier sans nom et sans fortune la noblesse et la prestance qu'on lisait sans peine sur les traits de John le Violoniste. Bel homme, ce dernier devait exercer plus d'un charme sur les demoiselles, et la gentillesse de son allure devait lui valoir l'amitié spontanée des hommes d'honneur et de vertu. Mais il n'allait point perdre ainsi son temps à réfléchir à son interlocuteur disparu sous la nuit de sa tente, Jasper dirigea ses pas vers l'intérieur du campement et guetta des yeux la silhouette de ce ser Duncan qui semblait désireux de l'entretenir de quelque chose d'important. Jasper ne connaissait pas ce chevalier, il n'en savait en définitive que ce qu'il avait déduit de la maigre et avare présentation de ser John, et c'est pourquoi il cherchait un « véritable géant », ce qui n'allait pas être une mince affaire en vérité, considérant la présence dans le campement d'hommes aux carrures « monstrueuses » comme ser Otho Bracken, ser Tommard Heddle... mais c'est alors qu'il vit celui qu'il prit pour ser Duncan, ou plutôt qu'il vit sa tête qui dépassait d'assez loin celles de tous ceux qui l'entouraient. « Ce doit être lui... » Jasper avança donc dans sa direction, curieux qu'il était de découvrir ce que ce chevalier sans noblesse pouvait bien lui vouloir. Il souhaitait le « rencontrer », mais derrière ce mot pouvait se cacher maintes et maintes réalités différentes d'après les véritables intentions du géant. Ce dernier pouvait tout aussi bien lui être hostile ou amical, mais cela avait-il de l'importance ? Jasper n'était pas ici dans l'idée d'ajouter quelques noms à la liste bien mince de ses amis.

          Plus il s'approchait et plus ser Duncan lui apparaissait comme un homme parmi les plus grands qu'il connaisse. Bien plus haut de taille que lui, Jasper n'en éprouva cependant, à son approche, nulle honte, nulle envie. Il s'adressa d'ailleurs à lui comme il l'aurait fait à n'importe quel autre, du ton neutre et poli qu'il réservait aux inconnus. « Ser Duncan ? Je suis lord Arryn. Vous désiriez me rencontrer ? »
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Message Jeu 12 Juil 2012 - 10:15



     Les pans de la bourse s'écartèrent, révélant son contenu à Owayn avec une lenteur presque obscène. Le reître resta en arrêt quelques secondes, avant d'en tirer une clé. Malgré un examen rapide, il fut incapable de déterminer ce qu'elle pouvait ouvrir. En tous cas, elle avait l'air très usée, pour sûr. Mais ce n'était pas tout ce que contenait la bourse ; un minuscule parchemin s'y trouvait aussi, et le roturier le sortit avant de le déplier. Quelques mots courraient sur sa surface ; mais sans surprise, avec son niveau d'éducation, Owayn ne savait pas lire.
     Toutefois, nul besoin d'être un génie pour comprendre qu'il venait de tomber sur quelque chose d'intéressant? Peut-être avait-ce même un lien avec les paroles du prédicateur de la veille. Il lui fallait absolument savoir ce que mentionnait ce message. Quelqu'un qui sache lire...
     Soudain, ce fut l'illumination. Kerran savait lire, bien sûr ! Et le négociant devait être alité au village, ce qui le rendait plutôt facile à trouver. Owayn empocha la clé et le vélin, avant de cacher la bourse vide derrière un râtelier d'armes. Personne n'irait la trouver ici, alors que si l'on tombait sur l'objet, on saurait instantanément que quelqu'un l'avait fouillé. Curieusement, Owayn ne pensa pas un seul instant à rendre la bourse à son propriétaire. Après tout, il l'avait trouvée par terre, rien ne lui disait qu'elle appartenait à l'autre...
     Après s'être assuré que personne ne l'avait vu, l'ancien mineur se mit donc en route vers le village afin d'y retrouver Kerran.

     Le négociant était bien là où Owayn l'avait laissé. En même temps, vu l'état de ses côtes, il n'allait pas se mette à gambader dans les champs ou courir la donzelle. Le roturier avait pioché sans vergogne dans sa fortune personnelle pour lui offrir un lit ; après tout, c'était pour son bien. En entrant, le reître le trouva avec un cataplasme énorme et puant apposé sur le torse. Une fois les politesses habituelles engrangées (ce qui revenait pour eux deux à quelques insultes bien senties), Owayn lui tendit le bout de papier. La réaction du négociant fut d'abord quelque chose du tenant de "dans mon état, je ne vais pas te faire la lecture". Mais il changea d'avis assez vite, et finit par donner au roturier quatre mots. Autel, troisième tente, soleil.
     Le reître se plaisait à croire qu'il n'était pas le dernier des abrutis. Peut-être était-ce un peu prétentieux, mais il s'estimait relativement malin pour un type qui avait grandi dans la mine. Aussi ne lui fallut-il pas plus d'une minute pour comprendre que la clé ouvrait certainement quelque chose en rapport avec cet autel, troisième tente, soleil. La troisième tente contenait certainement un autel, et en mettant la clé dans ce qui serait certainement un soleil stylisé sur l'autel, on ouvrirait une cachette... Que contiendrait-elle ? Un trésor ? Peut-être même... L'œuf de dragon qui avait tant agité les langues de Westeros ?

     Owayn s'astreint au calme. Il fallait garder la tête froide. Remerciant Kerran, il se remit en route vers le campement des jouteurs, cherchant ce que l'on pourrait qualifier de "troisième tente". S'agirait-il de la troisième tente depuis les lices ? La troisième tente depuis le côté du soleil ? Elles n'étaient pas alignées en rang d'oignon, et définir laquelle pouvait être la "troisième" tenait de l'exercice mental de haut vol.
     Aussi, Owayn abandonna cet indice, et se concentra sur l'autel. Un autel. Où pouvait-il en trouver un ? Y-avait-il une tente dédiée aux Sept ? Il se mit à sa recherche, bien décidé à y rentrer si une telle tente existait, la clé et le vélin bien à l'abri dans ses vêtements.


[Owayn trouve-t-il la tente avec l'autel dédié au Guerrier ? Se fait-il arrêter par des gardes pour une raison X ou Y ?]
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Lady Coeurdepierre
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Message Jeu 12 Juil 2012 - 14:16

Intervention partielle

          Les paroles de Serena n'étaient point celles de la roturière qu'elle prétendait être, et ser Otho Bracken, qui n'était pas le dernier des imbéciles, fronça les sourcils à l'entendre parler de « basse provocation ». De plus, en guettant « l'amabilité » du chevalier du Val, elle achevait de prouver que son langage était bien trop châtié pour être celui d'une fille née dans la fange, et la Brute était désormais convaincu que celle dont il se souvenait très bien n'était pas ce qu'elle semblait être. Au contraire, elle était tout autre, mais il n'aurait su dire pour le moment ce qu'elle était vraiment. Une chose était certaine : elle avait reçu ici ou là l'éducation nécessaire pour avoir ce beau langage, et cette attitude digne et faussement outrée qu'elle adoptait devant eux, sans témoigner d'un haut lignage, indiquait très clairement qu'elle n'appartenait point aux tranches les plus basses de la population. Puis, ser Even intervint d'un ton qui déplut fortement à ser Otho tout comme à ser Tommard qui afficha un regard plus noir encore que l'encre projetée d'une seiche.  « Pas si vite. Tu crois qu'on se déshonore ? C'est quand même toi qui amènes une pute pour la baiser sous ta tente... et que dirait ton lord, hein, s'il savait comment tu occupes ton temps libre ? Honneur, honneur, honneur ! T'en parles beaucoup, ça c'est sûr, mais dans le fond, t'es rien qu'un pauvre con qui pense avec sa queue. Et d'ailleurs, tu devrais vraiment entrer dans la tente. Sinon, ton écuyer risque de souffrir... douloureusement. » Il éclata de rire, d'un rire gras et démoniaque, sans concession laissée à l'humour de la situation. Ser Otho posa la main sur l'épaule de ser Tommard. Il lui posa cette question en singeant le ton et le geste de Serena : « Aurais-tu l'amabilité de le laisser partir ? Je vais fracasser la tronche de son écuyer pendant qu'il va trousser sa poule un peu plus loin. » Le démon noir éclata de rire à son tour en laissant la Brute pénétrer dans la tente. Lui aussi avait compris que la demoiselle n'était pas une roturière ordinaire, pour ainsi disposer d'un vocabulaire manifestement choisi et policé.

          Quand lord Jasper Arryn arriva aux abords de ser Duncan, ce dernier écarta les personnes qui s'étaient attroupées autour de lui pour se ménager un espace d'intimité avec le suzerain qui avait eu la sympathie de venir jusqu'à lui. Le chevalier errant ignorait comment le seigneur avait eu connaissance qu'il souhaitait le rencontrer, mais il se souvint en avoir parlé avec ser John le Violoniste et donc il en déduisit que c'était ce dernier qui avait informé le maître des Eyrié.  « En effet mon seigneur, je souhaitais vous rencontrer. Je suis Duncan, ser Duncan. » Ce n'était pas la première fois que le géant se trouvait en présence d'un seigneur suzerain, et riche de son expérience au service de certaines maisons nobles du royaume, notamment du Bief, il savait à peu près comment s'y prendre pour discuter et converser avec eux. D'autant plus qu'à sa connaissance, lord Arryn était présent, quelques années auparavant, au tournoi de Cendregué. Il n'avait certainement pas oublié que cet événement fut l'occasion d'un Jugement des Sept...  « En passant près de votre tente, tout à l'heure, j'ai vu un curieux animal, un lynx-de-fumée, il me semble. Est-il... « apprivoisé » ? J'ai beaucoup voyagé, mais peu dans le Val, et c'est le genre de créature qu'on ne rencontre pas partout... » Curieux de nature, Duncan s'était immédiatement posé des questions dès qu'il avait vu l'animal sous la tente. Il avait bien sûr reconnu un lynx-de-fumée, mais ce n'était qu'après avoir posé quelques questions autour de lui qu'il avait appris que l'animal « suivait » lord Arryn dans ses déplacements depuis qu'il avait quitté le Val d'Arryn. Proprement fasciné par cette étonnante réalité, il avait souhaité s'enquérir auprès du suzerain de la nature des liens qui l'unissait à la bête.

          Fort d'une pensée heureuse et astucieuse, Owayn s'en était allé quérir l'aide de Kerran, et l'idée fructueuse porta les plus beaux fruits puisqu'il obtint de l'invalide qu'il lui donne lecture du contenu du vélin. Les quatre mots éveillèrent en lui la curiosité et l'intérêt qu'il portait naturellement aux choses mystérieuses, et d'un bon pas il revint vers le campement, mais il fut bien en peine pour trouver du premier coup la tente qu'il cherchait. Il devrait faire preuve de jugeote et raisonner un peu s'il voulait venir à bout de la quête qui s'était ouverte à lui lorsqu'il avait sorti la clef brune de son sommeil métallique. À l'orée du camp, il ne trouva rien qui put lui indiquer le chemin, et les chevaliers, les gardes et les gens qui passaient là se désintéressaient totalement de lui. Pénétrant plus en avant, souffrant quelques courants d'air plus vif qu'auparavant, il dut contourner quelques tentes pour se trouver sur un chemin de terre plus large que les autres, c'était l'allée qui menait jusqu'aux lices où se déroulait les joutes du tournoi. S'il regardait d'un côté, il ne voyait rien que les tentes des participants, et l'on pouvait voir ici et là des blasons qu'il ne sut reconnaître. Mais à regarder de l'autre, il découvrit deux chapiteaux qui attirèrent sans doute son attention : le premier était nu de tout emblème, mais était plus gros que le second qui, lui, affichait non sans fierté la bannière sacrée de l'étoile à sept branches. À l'intérieur d'ailleurs se trouvait toujours le prêtre à barbe et la vieille septa.

          Ser Pryam du Val, avant d'aller jouter, s'était agenouillé près d'Ooda qui se tortillait sur le sol comme une anguille hors de l'eau. Pauvre bougresse incompréhensible ! Le chevalier interpella un roturier qui s'approcha et, quelque peu réticent d'abord à l'idée de côtoyer pareille monstruosité de bonne femme, il reconnut finalement la vieille Ooda, ce personnage bien connu de la population des environs. « Ooda le crapaud », comme on l'appelait dans la région sans grande originalité, était une ancienne septa que la mort de sa maîtresse, une femme de haut lignage, avait plongé dans la folie la plus furieuse qui soit. Passablement aliénée et frappée d'une infirmité presque mystique, elle vivotait de la générosité des habitants et notamment des membres de la maison Beurpuits qui « tolérait » sa présence dans les environs de Murs-Blancs par pure charité religieuse. « Allez jouter, brave ser, je m'en occupe ! » Et effectivement, le roturier accompagna la pauvre femme jusqu'à la tente du mestre, où elle put se reposer le temps que lui passe cette crise. À son retour victorieux de sa joute, Pryam s'inquiéta de retrouver Ooda en prenant la direction de la tente du mestre et sur le chemin, il passa non loin d'un couple de chevaliers qui déambulaient en discutant et manifestement, ce qu'ils se racontaient les amusaient beaucoup. Pryam du Val put saisir au passage quelques bribes de leur discussion hilarante :  « Y'aura bientôt du grabuge là-bas, près de la tente du Corbray, si tu veux... » ou encore, plus faiblement cette fois car les deux hommes s'éloignaient :  « Et si la bête de lord Arryn s'en mêle, ça va saigner sévère... » Nul doute que ces deux chevaliers exagéraient, mais le chemin de Pryam le conduisait a priori loin de ces problèmes en gestation puisqu'il cherchait Ooda. Mais que ferait-il à l'heure du choix ?

          Loin des insultes, des tensions, des fracas et des lances brisées du tournoi, Maël et Lyra avait délaissé le carrefour et les trois possibilités qu'il leur offrait pour se concentrer l'un sur l'autre et pour se donner l'occasion d'une discussion qu'ils attendaient avec un brin d'impatience depuis quelques temps maintenant. Ah, comme il eût été agréable pour eux que les dieux anciens et nouveaux se détournent du tableau pour les laisser tranquilles, pour leur ménager le temps nécessaire à quelques paroles supplémentaires qui auraient peut-être conduit au premier et virginal baiser des amants qui se découvrent à l'aube d'une vie nouvelle ! Ils étaient ainsi presque blottis l'un contre l'autre quand un garde s'approcha et toussa avec insistance pour se manifester à eux et se faire connaître. Puis quand il obtint leur attention, il glissa ainsi à l'attention de Maël, mais Lyra put elle aussi entendre. « Dîtes, vous gênez un peu le passage, les tourtereaux ! » En effet, les deux « amis » se trouvaient sur le chemin d'une charrette tirée par un énorme bovin aux cornes fêlées. L'attirail transportait des caisses et des tonneaux au contenu impossible à définir, même s'il émanait de l'ensemble une forte odeur de viande sèche et d'alcool fumé. Le garde souriait de bon cœur. Il n'avait pas parlé avec autorité, à vrai dire il enviait un peu cet homme et cette femme qui pouvait trouver le temps comme ça d'exprimer la tendresse que leurs inclinations leurs inspiraient. Cependant, il avait du travail, et les deux « amis » gênaient !

    - Certains d'entre vous ont reçu des blessures au cours de la soirée de la veille, n'oubliez pas d'en tenir compte. Lady Coeurdepierre n'oublie jamais rien.
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Les interactions avec les PNJ seront nombreuses, merci de laisser au MJ le soin de les mener à bien !
    - Il fait beau, l'air est un peu frais. Dans le campement, les tentes ne sont pas à proprement parler alignées. Des gardes de Murs-Blancs assurent la « sécurité ».
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Message Jeu 12 Juil 2012 - 17:58

La vieille parut satisfaite et amusée de ses convictions, avoir l’humilité de concéder que nous n’étions que les pions des dieux était loin d’être une tache accessible au plus grand nombre. La plupart se croyait supérieur au point d’oublier qui les avaient placés sur cette terre. Au sourire énigmatique dont elle lui fit la grâce, il ne répondit que par une attitude des plus respectueuses. Oteh ne savait pas précisément qui lui faisait face, et qui avait interrompu sans hésitation un moment de spiritualité relevant de l’intime. Tout autre personne aurait été châtié à coup de bâton pour cela. Mais Oteh préférait resté prudent avec cette personne dont les paroles reflétaient son expérience de septa.

« Ne soyez pas si prompts à vous sacrifier, fût-ce au nom de la divinité. Les dieux ne sont pas si cruels, et n’exigent point tant d’abnégation. »

« Mais elles le méritent. Les dieux méritent tous les sacrifices que nous pouvons, nous hommes et femmes de foi, leur consentir, mais il n’y a pas que des sacrifices. Nous autres Prêtre à Barbe pendant qu’il est normal d’honorer des déesses comme la Mère en ayant une famille nombreuse par exemple. Et puis ne vous méprenez pas. Si je suis encore en vie, c’est que je suis encore utile aux dieux. »

Ces paroles arrogantes amusaient toujours le grand prêtre qui se rappelait ainsi à sa jeunesse, l’époque où il était déjà connu à Norvos pour avoir réclamer le nom d’un traitre et d’un paria. Toute sa vie il avait voulu prouver sa valeur au monde, être un grand guerrier, le plus grand Prêtre à Barbe de l’histoire. Et même si aujourd’hui on contait ses aventures dans le Hall des Bardes, la légende était encore à naitre ici à Westeros. Chose difficile à accomplir lorsque l’on a perdu celui que l’on avait juré de défendre. Mais quel avenir réserve vraiment les dieux à Oteh Byris, ne l’ont il pas libéré d’un fardeau en rappelant à eux celui qui pouvait l’empêcher d’atteindre les sommets ? Être seulement le garde du corps d’un marchand ne pouvait permettre d’atteindre les sommets de la gloire. La septa eu vite fait de fermer les yeux avant de les rouvrir pour dévoiler un autre de ses secrets :

Spoiler:
 
Les deux religieux se fixèrent un instant, et pour la première fois depuis que leurs regards s’étaient croisés, Oteh esquissa un sourire.

« Une septa et un Prêtre à Barbe, priant ensemble sous le même édifice ? A-t-on déjà entendu parler de telle union ? Il ne manquerait plus qu’un Prêtre Rouge… »

Il ria doucement avant reprendre sa belle lame en main. Il présenta ses formes courbées pointant vers le haut à hauteur de visage avant de décrire un demi cercle dans l’air afin de la ramener contre sa cuisse .

« Commençons. » Annonça-t-il enfin avant de se placer aux côtés de la septa, à genou. Il ferma les yeux et se concentra, faisant le vide dans son esprit, il ouvrit ses autres sens. Il sentait la poussière qui les entourait sans pour autant reconnaître les différents embruns qui le constituait, mais il était prêt à parier que la sueur en faisait parti. Il entendait les sons aux alentours aussi, d’abord le bruissement léger de la tente qui dansait selon le pas du vent, les bruits de pas à l’extérieur, parfois accompagnés par un tintement métallique d’armure, puis il commença à entendre au loin les cris de la foule, ses vivats, ses hués, le fracas d’une lance contre un bouclier, et plus encore. De son esprit ouvert, il commença à percevoir une certaine ferveur émané de son âme, il connaissait cet état où la foi des gens des dieux ressortait par la force de leur concentration. Il senti à ses côtés celle de la septa. Lorsque l’on était ouvert aux dieux, on était plus ouvert à ce genre de phénomène bien qu’aucun ne sache l’expliquer. On le sentait juste, et sans nulle doute, cette femme éprouvait une volonté sans faille à vouloir servir les dieux.

Sachant qu’il souhaitait s’adresser au guerrier, il se remémora ses batailles, nombreuses et d’importances diverses, de la simple bagarre de taverne, à la guerre… Il se remémora tous ces moments où il s’était senti accompagné d’une force supérieure et utilisa ces sentiments pour mettre en forme une prière :

« S’il peut se plier, le poing de fer ne se brise jamais, car il est né et vit par ta volonté. Puisse tu Guerrier confié ce poing à ton serviteur méritant qui l’usera pour accomplir tes dessins. Ma hallebarde est tienne, sa volonté est mienne, et je ne vis que pour te servir. Eloigne la mort de mon chemin et rapproche la gloire de ma vie. Que le chemin de mon périple permette à tous de connaître ta puissance et que sur terre comme aux cieux, que ton nom soit teinté de respect et de crainte. Montre moi la voix, montre moi le chemin et je suivrais mon destin ! »

Sa concentration était au plus haut, mais ne l’empêchait toutefois pas d’entendre des bruits de pas tout prêt. Et s’il ne leur donnait pour l’instant aucune importance, tout garde du corps qu’il était ne pouvait s’empêcher de penser à une éventuelle menace.
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Pryam Templeton
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Message Ven 13 Juil 2012 - 12:13

     La vieille femme n'était pas encore visible, peut-être avait-elle été prise en charge et éloignée de l'agitation ? Après tout, une femme comme elle n'avait visiblement pas vraiment sa place dans un campement de jouteurs. Quoi qu'il en soit, alors que le Valois cherchait à mettre la main sur la femme si étrange, son attention fut attirée par une discussion qui ne le concernait pas. Habituellement, il n'était pas du genre à tendre l'oreille pour écouter ce qu'il se disait, mais là la situation s'y prêtait plutôt bien. S'immobilisant aussitôt, Pryam ne put s'empêcher de se demander si l'énoncé du nom de Corbray n'était pas un hasard bien étrange après que la vieille Ooda lui eut parlé d'un corbeau. Le blason de cette maison lui était aussitôt venu à l'esprit, sans compter qu'ils parlaient de grabuge ce qui ne promettait rien de bon. Alors que hésitait en se demandant ce que pouvait bien être cette « bête de lord Arryn », le jeune homme se souvint que sa cadette lui avait parlé d'un chevalier de la maison Corbray qu'elle aurait rencontré dans la cour la veille, lors du repas. Et si Ooda lui avait parlé à lui justement parce que Serena était liée à ce fameux grabuge ? Une chose était sûre, le Valois ne pouvait pas rester là à chercher cette vieille femme alors que ce qu'il percevait comme un signe venait s'agiter sous son nez. L'énoncé de lord Arryn l'aurait éventuellement refroidi en temps normal s'il n'avait pas eu cette « discussion » avec Ooda juste avant, mais les risques encourus en faisant fi de ces paroles, étaient trop grands.

     Laissant tomber sa recherche de la vieille femme, le Valois se détourna de son chemin pour prendre la direction de la tente des Corbray. Elle était visible de loin étant donné que le blason de son propriétaire trônait sur la devanture, Pryam l'avait machinalement repéré lorsqu'il déambulait dans le campement avant de début des joutes. Elle se situait normalement non loin de celle de lord Arryn ce qui était parfaitement logique vu que le blond avait cru comprendre qu'ils voyageaient ensemble. En tendant l'oreille, vous appreniez beaucoup de choses dans un tel campement et le jeune homme avait fait exception à sa règle concernant les oreilles qui traînent ne serait-ce que pour savoir quelle était la raison de la présence du seigneur des Eyrié à un tel mariage. Quelques dizaines de secondes plus tard, le chevalier errant finit par localiser la fameuse tente et de l'extérieur, rien ne semblait présager quoi que ce soit de mauvais. Est-ce qu'il avait mal interprété ce que la vieille femme lui disait ? Hésitant une fraction de seconde, le blond approcha finalement encore un peu de manière à regarder plus attentivement autour de lui et tenter de repérer quelque chose qui lui indiquerait qu'il y aurait bel et bien du grabuge dans le coin. Tendant l'oreille, il espérait seulement que ses inquiétudes concernant sa cadette étaient vaines.

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MDJ : Est-ce que Pryam voit ou entend quelque chose ou quelqu'un ?


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Sam 14 Juil 2012 - 11:50



     Au final, ce furent deux tentes qui se dressèrent devant lui. Laquelle des deux pouvait bien être la troisième ? Il ne pouvait le dire. Toutefois, l'un des deux chapiteaux arborait avec fierté l'étoile à sept branches de la Foi. Que faire ? S'il voulait trouver un autel, c'était l'endroit où chercher. En même temps, il se sentait coupable à l'idée de fouiller un lieu de culte. S'il n'avait jamais été d'une ferveur exemplaire, il n'en avait pas moins grandi dans les croyances qui entouraient les Sept, et ne connaissait qu'eux comme dieux. Le Guerrier avait pourtant bien veillé sur lui toutes ces années, puisqu'il n'avait jamais subi de blessure extrêmement grave. Pourrait-il alors profaner un lieu sacré en décidant de le retourner de fond en comble pour trouver des indices ?
     Cela dit, il n'était pas obligé de chercher très activement. Rien ne l'empêchait de rentrer et jeter un petit coup d'œil ; s'il trouvait un soleil de quelque sorte, il aviserait. Sinon, et bien, il n'aurait qu'à chercher une autre troisième tente. Cela ne pouvait pas faire de mal de juste regarder, n'est-ce pas ? En tous cas, c'est ce qu'il se disait lorsqu'il tira un pan de tissu avant d'entrer.

     Ses yeux mirent quelques secondes à s'adapter à l'obscurité ambiante, lui qui venait de l'extérieur, où le soleil brillait sans retenue. Il faut dire que la tente n'était que chichement éclairée par des bougies placées aux sept autels. Dès que son regard fut habitué à cette pénombre, il réalisa qu'il y avait déjà deux personnes dans la pièce, installée en position de prière devant l'autel dédié au Guerrier. Bon, et bien, le plus simple était encore qu'il revienne plus tard, puisqu'il n'allait pas pouvoir inspecter les autels s'ils le surveillaient. Il se sentait déjà assez mal de devoir faire cela, sans en plus y ajouter la culpabilité d'être découvert.
     Aussi, embrassa-t-il la pièce des yeux, tentant de repérer une quelconque forme de soleil, autre que l'étoile à sept branches de la foi ; dans le même temps, il recula à pas de loup vers la sortie, pour ne pas déranger les deux inconnus dans leur prière. Il retenait même sa respiration, afin que nul souffle ne vienne les interrompre dans leur recueillement. Il atteint enfin la sortie, et personne ne semblait encore l'avoir interpellé ; peut-être pourrait-il juste partir, et revenir plus tard ? Ce serait encore le mieux. Oui, il allait faire ça : s'installer en face de la tente, et attendre qu'ils sortent afin de pouvoir rentrer. C'était encore la meilleure chose à faire. Mais il fallait pour ça qu'il sorte sans que l'on se demande ce qu'il venait faire là...


[Owayn a-t-il vu un soleil dans la tente ? La septa le laisse-t-elle repartir ? Oteh peut certainement répondre après moi.]
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Message Sam 14 Juil 2012 - 19:27

La respiration haletante et le cœur fracassé contre sa poitrine, c’est avec crainte et impatience qu’il attendait la réponse de la belle, la sentence ou la libération prononcée du bout des lèvres. Suspendu à ses paroles, il en écoutait le déroulement et réagissait vivement à chaque interruption. Un autre jeune homme ? Il se glaça sur pieds et se figura sur le champ qu’elle avait trouvé mieux que lui. Que croyait-il aussi, il n’était qu’un tailleur, il n’avait pas l’étoffe d’un chevalier comme ser Pryam ou le zèle d’un prêtre tel Oteh, son univers était constitué d’étoffes, d’aiguilles, de quenouilles et de perles, la belle Lyra devait rêver et aspirer à autre chose, à d’avantage ? C’était logique, c’était une évidence, et il se préparait dès lors à l’entendre de sa bouche lorsqu’une toute autre symphonie tinta à ses oreilles…

    « Tu le veux vraiment ? »

Une question posée les yeux brillants d’étincelles, un sourire béat et sans doute un peu ingénu accroché aux traits, il était transporté et hagard, sonné par ce qu’il venait d’entendre. Lyra avait l’air sûre d’elle-même, elle avait confiance en ses propos et lui faisait comprendre sans demi-tour qu’elle voulait également qu’ils vivent ensemble… Leur séparation lui avait faite comprendre ce qu’il avait toujours perçu dans un coin de son esprit : ils n’étaient pas fait pour vivre loin, la présence de l’autre finissait toujours par manquer et tarauder l’esprit. Dans un élan irrésistible il s'approcha en une furtive enjambée de la dornienne et la cajola d’un regard d’une infinie tendresse. « Je t’aime. » Ses mains se posèrent délicatement sur ses joues dorées qu’il caressa du bout des doigts, penché sur elle, son front contre le sien, il en oubliait tout ce qui les entourait… Mais l’environnement se rappela à eux dans une réplique qui fit sursauter le tailleur.

Il guigna vers la source et adressa un sourire gêné et désolé au garde qui leur signalait leur mauvaise position. « Oh ! Pardon, nous partons. » Souffla-t-il les pommettes légèrement teintées. Ils se trouvaient en effet toujours au milieu du carrefour et gênaient le passage d’un marchand et de sa charrette. Maël libéra le visage de la jeune femme et déposa une main sur son échine pour se décaler avec elle et débloquer le chemin. Il inclina un peu la tête au passage du commerçant pour s’excuser puis reporta toute son attention sur Lyra.

    « Nous devrions un peu avancer. »

Sa main dégringola de son dos pour se glisser le long de son bras, il entremêla alors leurs doigts avec un fin sourire. A gauche et devant il y avait du monde, du grabuge, des pleurs, rien qui ne correspondait bien à l’instant présent. Maël préféra donc emprunter la voie de droite qui paraissait plus calme, ou du moins il ne leur parvenait aucun tumulte particulier. Toutefois, il préféra interroger la princesse, peut-être avait-elle vu quelque chose qui lui avait échappé ? « Par là ? »



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Message Sam 14 Juil 2012 - 19:33

Quand les deux chevaliers traitèrent une énième fois Serena de prostituée, elle serra les dents et mordit sa lèvre inférieure si fort pour s'empêcher de répondre vertement qu'une perle de sang apparut à la commissure. Cependant, le plus insupportable était bien de voir le preux Even moqué alors qu'il avait pour lui toutes les qualités de chevalier contrairement aux deux autres qui en portaient bien mal le titre. La brute parla de l'écuyer mais les deux valois n'avaient aucun moyen de savoir si ce dernier était bel et bien dans la tente ou pas. Peut-être qu'il s'agissait d'un bluff honteux pour les attirer dans le piège. En tous cas, la conscience trop lourde de la jeune femme l'empêchait de battre en retraite maintenant. Sa vie ne valait pas mieux que celle de l'écuyer – si écuyer il y avait. Elle se serait sentie très mal en sachant qu'un autre avait pâti de la prudence dont elle avait voulu faire preuve. Satanée conscience ! La cadette Templeton aurait pu faire un bon chevalier respectueux de ses vœux si elle était née homme. Mais non. Les Sept avaient décidé que Lady Catelyn aurait une fille pour dernier enfant et elle allait devoir s'en contenter comme elle l'avait fait jusqu'à présent. D'ailleurs, quand Otho disparut dans la tente pour les laisser seuls avec Tommard, elle vit sa chance. Ce dernier semblait moins belliqueux que le Bracken et faisait plus figure de suiveur que de meneur. Et puis, c'était bien le diable s'il lui arrivait quelque chose dans un campement peuplé de braves âmes secourables.
Serena lâcha Even et se précipita vers le méchant resté pour faire appel à son bon cœur. Elle s'écria ce qui suit bien fort, histoire de pouvoir être entendue de tous ceux qui se trouvaient autour de la tente :

_ Messer, je vous en conjure au nom du Guerrier ! Ne laissez pas blesser injustement un écuyer. Les griefs que vous avez contre son seigneur sont illégitimes et je suis certaine que vous le savez.

Serena se trouvait peu ou prou sous le nez de son interlocuteur et elle n'aurait pas temps de s'écarter s'il voulait la frapper ou se saisir d'elle. Cependant, elle avait toujours agi avec son cœur et, ma foi, le sort l'avait jusqu'ici plutôt épargnée.
Ce fut ce moment précis que choisit Bray pour faire son entrée en scène. Le garçon de ferme en avait plus que marre d'attendre le retour de son amie près des lices. Regarder les joutes seul n'avait rien d'amusant, aussi avait-il décidé d'aller à sa recherche. Il avait tourné un bon moment autour de la tente de Pryam avant d'explorer plus avant et de la trouver devant celle des trois corbeaux portant des cœurs. D'ailleurs, il eut un petit pincement au sien en reconnaissant Even.

_ Ma lady ? Fit-il distinctement, une pointe d'interrogation dans la voix.

Serena tourna la tête vers lui et roula des yeux pour lui faire comprendre qu'elle était un peu occupée. Il se mit alors à bouger les bras pour demander ce qu'elle voulait qu'il fasse et le comique de gestes brisa un peu la tension de la scène.

****************************************************************
MDJ : Que fait ser Tommard ?
Merci ^^
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Message Sam 14 Juil 2012 - 22:31

[ À noter que suite au départ d'Edarra, Lyra est une simple roturière assistant au mariage en spectatrice et non plus une suivante de noble dame. ]

     Maël sembla étonné de la réponse de son amie, à moins que ce ne soit simplement de la satisfaction ? C'était difficile à interpréter, en tous les cas la seule chose qui importait à Lyra était bien que son ami était heureux de sa réponse et le reste n'importait plus. Elle laissa son ami – et désormais plus – s'approcher d'elle pour la toucher en lui offrant deux mots qu'elle ne pensait pas entendre lui être destinés un jour. La Dornienne esquissa un simple sourire ravi jusqu'à ce que Maël ne sursaute lorsqu'une voix se fit entendre non loin d'eux. Les yeux sombres de la demoiselle quittèrent le visage de son ami alors qu'elle observait le garde qui leur signalait qu'ils bloquaient le passage. Quelle drôle de situation ! Il fallait que cet homme ait besoin de passer ici alors qu'il y avait une infinité d'autres rues où il aurait pu être ? Peut-être que la Mère Rivière voulait leur faire savoir qu'il ne fallait pas tout dévoiler dès maintenant, ils devaient s'amuser et profiter de la fête voilà tout ! Ils s'écartèrent donc pour laisser le chemin libre, puis Maël proposa s'avancer et elle se laissa guider jusqu'à ce qu'il lui demande son avis. Regardant rapidement autour d'elle, elle acquiesça avant de répliquer.

     ▬ Pourquoi pas, laissons le hasard décider pour nous ! Elle laissa passer quelques instants avant de reporter son attention sur Maël. Moi aussi je t'aime. »

     C'était finalement bien simple de le dire et le fait de formuler ces mots lui fit constater que c'était effectivement le cas depuis bien longtemps. Il était amusant de constater que l'on ne se rendait même pas compte de ce que l'on avait dans l'esprit avant d'y être confronté. Décidant qu'il fallait profiter de cette occasion pour faire la fête et rencontrer des personnes intéressantes, ils suivirent donc le chemin proposé par Maël. L'endroit ne semblait pas particulièrement fréquenté, peut-être que tout le monde était aux joutes en train de regarder les chevaliers s'affronter ? L'idée que le tailleur puisse vouloir assister au spectacle lui traversa l'esprit et elle regarda une fois de plus son ami alors que sa main serrait toujours la sienne.

     ▬ Tu sais Maël, si tu veux voir les joutes tu peux me le dire et nous rebroussons chemin pour essayer de trouver une place dans la foule ! Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle continuait. Nous aurons tout le temps d'être ensemble désormais. C'était un fait, vu la situation il était peu probable qu'ils soient obligés de se séparer à nouveau. Son regard se promena sur les environs tandis qu'elle termina. Mais ce soir au repas, je veux que tu me fasses danser ! Hier ce n'était pas vraiment la situation propice, mais ce soir ce sera différent j'en suis certaine ! »

     Oui. Ce soir ils seraient ensemble. Tout simplement.

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MDJ : Est-ce que Maël et Lyra tombent sur quelque chose ou sur quelqu'un ?
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Message Dim 15 Juil 2012 - 13:45

          « Apprivoisé ? Ce n'est pas le mot que j'emploierais. » Un tel mot ne pouvait convenir pour expliquer la nature des liens qui unissaient la créature et l'homme, le lynx et celui qui apparaissait aux yeux de tous comme son « maître » alors qu'il n'en était rien entre eux ; Jasper n'était le maître de personne, et le lynx-de-fumée n'était pas sa créature docile et obéissante. Il n'y avait entre eux aucun lien de subordination d'aucune sorte. L'habit ne fait pas le septon, et il ne viendrait pas à l'idée de Jasper de considérer l'animal comme son inférieur ou son valet de fourrure. « J'ai rencontré ce lynx-de-fumée dans les montagnes de la Lune, vous connaissez sûrement ? Nous n'étions pas si loin de la porte Sanglante, et j'entendais du bruit dans la nature hostile autour du campement. La nuit était noire, comme dans les temps immémoriaux des récits légendaires. J'exagère certainement mes effets, mais c'est pour donner du relief à tout le mystère qui entoure cette rencontre, car il s'agit bien d'une rencontre, ser Duncan. Ce n'était ni une chasse, ni une traque, ni une poursuite d'aucune sorte. Les Sept ont placé ce lynx-de-fumée sur mon chemin, comme ils envoient à d'autres l'illumination, la grâce et le recueillement. J'ai longtemps prié, avant mon départ du Val d'Arryn, pour un signe de leur part, un signe de leur approbation. Peut-être que je me trompe, cela dit. Peut-être que cet animal ne me suit que d'après un caprice dont seule la nature et ses mystères ont le secret, mais qu'y puis-je ? Il ne m'a point fait défaut depuis notre première rencontre, et j'ai peine à concevoir qu'un jour ces mêmes dieux qui me l'ont envoyé me le reprendront. J'ai l'intime conviction que lui et moi cheminerons, vivrons et vieillons de concert jusqu'à ce que la mort prenne l'un ou l'autre. »

          Il lui était difficile de l'expliquer, autant qu'il lui était difficile de le décrire, car il le vivait et le respirait plus qu'il l'appréhendait ou le comprenait. Ser Duncan n'avait peut-être aucune idée de ce que son interlocuteur racontait, mais Jasper n'avait aucune honte à avoir. Il n'avait pas non plus à se justifier et de ce qu'il entendait, ce n'était pas ce que ser Duncan attendait. Ce dernier n'avait donc pas voyagé dans le Val ? C'était là quelque chose qu'il fallait corriger. « De telles créatures ne se trouvent que dans nos montagnes ou au-delà du Mur, mais vous aurez peut-être l'occasion d'en voir si vous venez un jour jusqu'aux Eyrié. C'est un périple, mais cela en vaut le peine. Le Val est une région digne d'être visitée au moins une fois dans sa vie. »
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Message Dim 15 Juil 2012 - 19:25

Jehan n'avait pas répondu à l'homme, il préférait suivre le mouvement des jouteurs. Il observa avec intérêt un des deux chevaliers chuter et quand il se tourna à nouveau pour répondre, l'homme avait disparu dans le campement. Le mercenaire eut un haussement d'épaules, si l'homme n'avait pas de patience, puis de toute façon cet "Owayn" ne risquait pas de l'aider à trouver du travail, du moins c'était l'impression de Jehan. Il continua d'observer les joutes quelques instants, jusqu'à ce que les restants de l'alcool ingurgités la veille ,qui dansaient encore sous son crâne, doublèrent de force sous le bruit des assauts répétés du fer contre le bois. Il fit un prompt demi tour et tout en se massant les tempes, il fendit les badauds et essaya de trouver un coin tranquille où il pourrait reposer sa tête.

Ces pas l'amenèrent dans l'océan de tentes qui jouxtaient la lice, il y avait là les participants aux joutes, leurs amis, leurs écuyers et certain ne se déplaçait pas sans un escorte de serviteur et de vassaux. Le mercenaire ne mit pas longtemps à se perdre dans les méandres du campement. Dans une de ces ruelles tortueuses encadrées de toile, il fit une rapide pause pendant laquelle, il se ferma les yeux et se massa les tempes posément, en prenant tout son temps. Il avait réussi à calmer son mal de crâne, quand des éclats de voix le tirèrent de sa torpeur. Sans vraiment savoir pourquoi, il décida d'aller voir. Peut être que sa curiosité le poussait à aller au-devant des ennuis, de même que certains insectes de nuit semblaient attirer par la lumière d'un feu. La scène ne tarda pas à se présenter devant ses yeux, deux chevaliers en menaçaient un troisième. Une histoire de rivalité entre chevaliers, rien qui ne le concernait particulièrement.

Mais, s'il défendait le chevalier agressé il pouvait en résulter une connaissance probablement utile dans une partie de la haute société, bon probablement pas la plus haute, mais en tout cas bien meilleure que celle avec laquelle il avait l'habitude de rencontrer dans ses voyages. D'un autre coup d'oeil, il avisa la jeune femme qu'il avait aidé pendant le banquet, se trouvait au côté du chevalier agressé, un plan apparut simple, et , du moins il l'esperait, efficasse dans son esprit; il adressa néanmoins une prière muette au Père et il s'avança au milieu des gens avec un sourire aux lèvres, mais il fixa du regard la jeune femme.



-Ah, te voilà enfin! Cela va faire presque une heure que je te cherche. Lord Vance le demande lui et son écuyer et ce aussi vite qu'ils voudront arriver. Excusez-moi, lord et ser de devoir couper votre discussion. Mais, Lord Vance a demandé à Maud de vous faire venir le plus rapidement possible, mais que comme vous ne veniez pas, Lord Vance c'est inquiété. Voilà, donc il vous demande de lui rendre visite le plus rapidement possible. Je pense que c'est un évènement de la plus haute importance.


Jehan retenait son souffle, il espérait de tout son coeur que les deux chevaliers partent sans poser plus de questions. Au moins lui pouvait répondre à la plupart des questions sur la maison Vance, il avait fait partie de la garde de la famille avant de partir sur les routes. Il se contenta de garder un sourire figé en attendant les réponses.


MJ: Quelle est la réaction des deux chevaliers, ou du seul qui reste si le Bracken n'a rien entendu?
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Message Mar 17 Juil 2012 - 14:22

Intervention partielle

         Honorer la Mère en s'entourant d'une famille nombreuse... cette idée était inhabituelle, mais elle ne manquait pas de sens. La vieille septa s'en rendait désormais bien compte, elle qui comprenait maintenant combien la foi revêtait d'importance dans la vie du prêtre à barbe. La plaisanterie de ce dernier la fit doucement rire, elle ne voulait pas laisser exploser sa joie dans un lieu si grave et si sacré. Puis, elle entra avec lui en prière et elle ne s'étonna point qu'il s'en réfère au Guerrier pour les guider. N'appartenait-il pas à une caste guerrière, cet originaire d'Essos ? Elle s'enchante ensuite de l'entendre dire ce qu'il déclama, et à genou devant l'autel, elle se cabra, une lueur brillante émanant de ses yeux vitreux et Oteh lui-même fut saisi d'un soubresaut qui le plaqua au sol quelques instants durant. Bien qu'il eut les yeux fermés par le choc et qu'il dut se retrouver plongé dans l'obscurité grisâtre du creux de ses lourdes paupières, il ne pouvait voir qu'un tourbillon spectral de lumière vive et blanche, comme s'il était aspiré par un torrent fait de rayons solaires. Et de ce qu'il ressentait, cela y ressemblait fortement : des vagues de chaleur lui parcouraient tout le corps, des fourmillements lui saisissaient les extrémités et ses orteils comme le bout de ses doigts et de ses oreilles le brûlaient terriblement. Une fois passés ces premiers feux abrasifs et pétulants, c'est une sorte de plénitude rougeoyante qui s'empara de lui alors qu'à son oreille, une voix terrible et puissante murmurait :  « Sombre est la mer pour qui s'y aventure dans la nuit des pensées, mais c'est à l'appel du phare que le chemin s'éclaire. Au pied de la tour, tu ne trouveras que des pierres, mais à son sommet tu verras le soleil. » Le message était-il clair, serait-il bien compris ? Les chaleurs, les tremblements, les fourmillements, tout disparut dans un glissement sensuel qui le laissa au sol, pantelant et hébété. De son côté, Owayn avait bien découvert la tente abritant l'autel consacré au Guerrier. Une fois dépassé les scrupules de grenouille de septuaire qui l'assaillirent, il décida d'entrer et de regarder pour essayer de peut-être remarquer un soleil ici ou là sous la tente. L'obscurité, à l'intérieur, lui donna quelques peines pour y voir clair, mais une fois ses yeux habitués à la pénombre, il put découvrir l'autel consacré au Guerrier, la septa et le prêtre à barbe qui achevaient leur transe mystique et méditative. Ce dernier était encore au sol que la vieille, déjà, s'était levée pour s'approcher de l'intrus, non pour l'obliger à quitter les lieux mais bien pour lui remettre quelque chose : des deux mains, elle lui tendit un coffret de métal sur le couvercle duquel se trouvait gravé un soleil. Sur le devant, une vieille serrure indiquait que le coffret pouvait s'ouvrir pour qui en possédait la clef. Elle le remit entre les mains du roturier sans dire un seul mot, se contentant de le regarder de ses yeux blancs et vitreux.MDJ : Attention Owayn, il n'y a qu'un autel consacré au Guerrier sous la tente, ce n'est pas un grand septuaire. Wink

         Le discours de lord Arryn alla jusqu'à émouvoir le chevalier errant qui reconnut dans le lien qui le liait à la créature une puissance forte et mystérieuse, comme si les dieux anciens et nouveaux veillaient sur eux. Il ne pouvait que l'en féliciter d'ailleurs, car ces petits mystères sont d'une rareté contagieuse et formidable. Combien d'hommes peuvent se targuer d'avoir fait une telle rencontre au cours de leur vie, et surtout d'avoir à leurs côtés un tel compagnon ? Trop peu, c'était là une évidence parfaite. Même le cavalier et son cheval ne connaissait point une telle osmose.  « Je vous envie messire, cependant j'avoue qu'il m'inquiéterait de savoir qu'un tel animal me suit dans mes voyages... de nombreuses histoires courent sur leur férocité et j'aurais peur qu'un malentendu ne...complique les choses. Avec les bêtes sauvages, il est souvent difficile de connaître et prédire les réactions... Pour les chevaux par exemple, c'est très différent. » Ser Duncan en savait quelque chose, il aimait ces nobles bêtes dont les hommes se servaient de montures et de destriers pour la course, la guerre, la joute. À ce sujet, il avait aussi oublié ce qui l'avait d'abord amené à rencontrer lord Arryn.  « D'ailleurs je dois vous féliciter, vos efforts sur le champ du tournoi ont porté leur fruit, vous avez remporté vos joutes avec brio, c'était remarquable. » Non loin d'eux, Maël et Lyra s'étaient rapprochés et écartés pour laisser le passage au convoi venu les déranger par hasard. Cela dit, quand bien même leur chemin n'était point tranquille, ils devaient bien reconnaître que les dieux veillaient sur eux et ainsi leur ménageaient des moments ensemble, entre lesquels s'inséraient des phases de dérangement qui les conduisirent jusqu'auprès d'un petit groupe d'écuyers qui prenaient des paris. Ils palabraient, riaient, chicanaient en faisant sonner leurs bourses. L'un d'eux remarqua la présence de Maël et de Lyra, et décida de s'approcher d'eux. Cependant, c'est à Maël qu'il parla en premier.  « Eh toi ! Dis-moi, ça te dirait de miser avec nous ? Un petit pari sur la fin des joutes ? Si tu as choisi le vainqueur, tu doubles ta mise et si tu te trompes, tu te fais oublier... ça te tente ? Pour impressionner la demoiselle ? » Il serait dommage de laisser passer cette opportunité d'autant qu'étant donné le résultat des joutes du jour, les possibilités concernant l'issue du tournoi étaient fortement réduites, et le brave tailleur ne risquait pas grand chose à miser sur l'un ou l'autre des compétiteurs venus du Val d'Arryn. Lord Arryn, ser Even ou ser Pryam.

         Ce dernier d'ailleurs s'était rapproché de l'endroit où se tenaient lady Serena, ser Even et ser Tommard alors que ser Otho avait pénétré dans la tente du Corbray. Il ne pouvait toujours pas voir sa sœur presque pendue au nez et à la barbe du Démon noir mais il put l'entendre qui tentait de faire appel au respect qu'il devait à ses vœux de chevalier. Or c'était peine perdue avec lui, qui n'avait bien du chevalier que le titre et la formation. Ils étaient loin, ces vœux prononcés par dessus la jambe ! Ser Pryam put par ailleurs entendre, à l'intérieur de la tente, un grand raffut, comme si quelqu'un y remuait ciel et terre. Ser Tommard rit aux paroles de Serena et se dégagea d'elle en la repoussant avec fermeté mais sans violence. « Restez dehors, ma jolie. Ce qui est illégitime, c'est de vous faire passer pour ce que vous n'êtes pas. » L'intervention de Jehan acheva de le faire sourire. Ce nouveau-venu à la coiffure étonnante et bizarre arrivait comme un cheveu dans le potage, mais à qui parlait-il ? Ou à qui croyait-il s'adresser ? Les Vance n'étaient pas présents au tournoi, et la bannière de la tour blanche et du dragon vert ne flottait nulle part près des lices... Il aurait été mieux inspiré de parler des Tully, des Frey, des Bracken ou des Mallister qui, eux, étaient bien présents. Cependant ser Tommard décida d'user de ce subterfuge raté à son avantage. Il s'adressa donc directement à ser Even qui, lui, n'avait rien dit ni rien fait :  « Allez, tu as entendu ? Lord Vance s'impatiente, tu ne vas pas le faire attendre, hein ? » À cet instant, la Brute de Bracken sortit de la tente et, visiblement satisfait, il posa une main sur l'épaule de ser Tommard et lui glissa quelque chose à l'oreille avant de l'entraîner plus loin. En quittant les lieux, il dit d'une voix forte :  « Laisse-le donc, il n'a pas de couilles, il n'en vaut pas la peine. Allons plutôt voir mon cousin. » Et les deux chevaliers sans vertu les quittèrent. C'est ainsi que dans l'instant d'après, les dernières joutes furent appelées, et lord Arryn comme ser Even purent une fois de plus démontrer leurs talents de chevaliers en tournoi.

    - Certains d'entre vous ont reçu des blessures au cours de la soirée de la veille, n'oubliez pas d'en tenir compte. Lady Coeurdepierre n'oublie jamais rien.
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Les interactions avec les PNJ seront nombreuses, merci de laisser au MJ le soin de les mener à bien !
    - Il fait beau, l'air est un peu frais. Dans le campement, les tentes ne sont pas à proprement parler alignées. Des gardes de Murs-Blancs assurent la « sécurité ».
    - Vous avez cru que la fin était venue ? Détrompez-vous ! La journée s'achèvera bientôt et vous serez tous confrontés aux conséquences des choix pris durant cette phase où les jouteurs étaient à l'honneur ! Un peu de patience, et tout reprendra sur les chapeaux de roue !
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Jour 2, journée : Campement des jouteurs et Lices est

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