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Jour 2, journée : Campement des jouteurs et Lices est

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Message Dim 24 Juin 2012 - 10:46

Cette partie n'est pas à prendre en compte par Lady Coeur de Pierre


Spoiler:
 

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Oteh se montra plutôt silencieux et discret, restant à l’arrière du petit groupe trop attendrit par la nouvelle née pour lui prêter attention. Ils finirent par atteindre les barrières donnant sur l’espace de joute et observèrent le spectacle. Et diable comment ces échanges donnaient des frissons au prêtre ! Le bruit des sabots sur la terre dure, le renâclement des chevaux audible depuis leur position, les encouragements de la foule, cette sensation dans l’air qui lui hérissait le poil sur les bras comme un temps d’orage, et finalement le choc, violent, brutal, sans pitié. La lance se brisa mais projeta sa cible à terre sous les hourras. Il y’eut d’autres joutes, voir ces hommes s’élancer en confiant leur succès entre les mains des Septs… Oteh était complètement accaparé par ce spectacle, ignorant ainsi sans le vouloir la question de Lyra et le début de débat concernant le couple que formait Lyra et Maël. Mais lorsque la jeune dornienne s’adressa directement à lui, il ne put l’ignorer plus longtemps :

« Ici et ailleurs oui. Certains de ces jouteurs ne me sont pas inconnus. » Il évita aussi de dire aux quels il avait participé et combien il en avait gagné, entre les championnats des diverses régions d’Essos et les propres « tournois » des tribus qu’il avait rencontré… Il n’y avait qu’aux jeux de Westeros qu’il n’avait jamais participer. L’idée de devoir monter à cheval lui donnant la nausée rien qu’à y penser. Finalement il commençait à adresser une prière silencieuse quand il se rappela qu’il était passé devant un autel. Il glissa alors à Pip pendant que les autres étaient occupés à discuter …

« Je vais prier le Guerrier, je glisserais un mot pour vous et votre famille. »

Le nouveau père eut à peine le temps de se retourner qu’Oteh avait déjà fait 5 bon mètres pour s’éloigner d’eux, rabattant la capuche sur son visage, son baton toujours dans sa main. Parcourant le chemin inverse, il zigzaguait entre les tentes, cherchant celle qui l’intéressait. Marquant une pause un instant lorsqu’il vit prêt d’une tente un homme debout face à une femme en position de faiblesse. Hésitant un instant à intervenir, il n’en fit finalement rien quand il aperçut que quelqu’un vint s’entretenir avec … Ce qui devait sans doute être un chevalier. Peut être un jouteur qu’Oteh ne reconnaissait pas sans son armure. Il reprit donc son chemin et arriva finalement vers la tente désiré. Après un rapide coup d’œil aux alentours pour voir si quelqu’un le voyait entrer, il pénétra comme une ombre au saint de la tente sacré. Découvrant son visage à l’autel du dieu, il se mit à genou et détacha le sac de toile de son dos pour en sortir la lame fêlé d’Alicia, elle continuait de le suivre malgré son état et peu importe où il allait, il déposa un baiser sur la lame qu’il continuait d’entretenir et la posa face à lui. Après quelques gestes et paroles de rituel, Oteh adressa sa prière.

« Ô puissant Guerrier, dieu dont la vaillance et le courage nous inspire, entend mes paroles. J’ai toujours été un loyal sujet, me battant de manière digne de vous plaire. Toujours j’ai su affronté les obstacles que vous mettiez sur mon chemin. Ô puissant guerrier, aujourd’hui vous avez décidé de me mettre sur le chemin d’un de mes pairs, au prix de la vie de mon ami. J’ai compris les signes et accomplirait votre volonté, je vous demande humblement de veiller sur Mewan, qu’il soit ou non à vos côtés aujourd’hui. Je suis résolu à accomplir la quête qui me permettra de soigner mon épouse blessée et de venger les malheureux qui ont été tués ! Puissant Guerrier, que votre force anime mon bras quand il s’abattra sur mes ennemis. Hier vous m’avez envoyé un signe que je n’ai pas su interprêter. Otto Bracken, vous avez voulu soumettre sa vie à mon jugement, j’ai compris plus tard qu’il aurait été sage que je tue cette brute infâme qui souille votre nom. Si votre désir est vraiment que je prenne sa vie, guidez le sur ma route, et laissez moi lui faire emprunter la voie de la souffrance. Qu’il paye pour ses crimes, aujourd’hui et à tout jamais. Je suis votre serviteur puissant guerrier. Parlez et j’exécuterais votre désir… »


HJ : je précise qu'un MP a été envoyant à lady coeur de pierre pour avoir son aval sur cette méthode, je n'ai certes pas eu de réponses mais comme j'avais la possibilité de poster "facilement" mon texte, j'en ai profité, en cas de problème, je le résoudrais ... aussi rapidement qu'il m'est possible de le faire ^^
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Message Lun 25 Juin 2012 - 17:57

          Jasper ne l'avait pas vu venir. Il venait de se faire percuter par une femme aux cheveux noirs d'ébène qu'il n'avait jamais vue auparavant, ni à la fête de la veille, ni dans les environs de Murs-Blancs à leur arrivée. Qui était-elle ? Que faisait-elle dans le campement ? Ce n'était pas là la place d'une femme, et de plus qu'avait-elle à fureter dans la tente d'un chevalier ? Si Jasper ne se trompait guère, cette tente était celle de ser Corwin Rogers, qu'un chevalier de la maison Frey avait vaincu en lice lors d'une précédente joute. Il ne connaissait point l'homme, mais que dire d'un chevalier qui fait venir une femme dans sa tente ? Jasper toisa la demoiselle avec un air sévère.  « Allons, ce n'est rien, j'aurais moi-même dû faire attention. » À cet instant, un courant d'air balaya le campement et les cheveux de la demoiselle virevoltèrent autour d'elle, révélant son blanc visage aux yeux du jeune suzerain du Val qui s'écarquillèrent à la vue des couleurs qui bleuissait la tempe de son interlocutrice. Qu'était-il arrivé ? Était-elle blessée ? D'où lui venait ce bleu ? Était-ce ser Corwin Rogers qui le lui avait infligé ? Jasper ne pouvait se résoudre à le croire, mais dans la précipitation, c'était ce que laissait penser les apparences.  « Vous êtes blessée, que s'est-il passé ? » Jasper ne souhaitait pas être intrusif. Mais imaginer qu'un chevalier oint sur sa foi puisse frapper une femme, fût-elle de petite vertu... Cela le répugnait proprement ! Il n'y avait rien de plus détestable à ses yeux.

           « Il y a là-bas une tente pour les blessés, mestre Lothar, si c'est bien son nom, devrait pouvoir examiner votre blessure. » Si la demoiselle acceptait de l'y suivre, Jasper comptait bien l'y conduire et exiger du mestre qu'il accepte d'y regarder de plus près et, pourquoi pas, d'appliquer sur son bleu un onguent ou n'importe quoi pourrait en atténuer les douloureux effets. Cette tente était bien sûr réservée en priorité aux chevaliers blessés lors des joutes, mais pour lord Arryn, le mestre et ceux qui travaillaient là avec lui feraient bien un effort et le jeune homme ne comptait pas abandonner cette demoiselle à son triste sort, d'autant que de ce que jasper avait cru comprendre, il n'y avait pas dans le campement que des hommes à la vertu irréprochable. Ser Tommard Heddle, par exemple, semblait gratiné dans son genre, et que dire alors de la Brute de Bracken dont il avait parlé tantôt avec ser Even... l'idée même que cet homme puisse approcher d'une demoiselle ou d'un enfant le révulsait, mais heureusement Jasper savait qu'il y avait aussi dans le campement de braves et valeureux chevaliers qui n'auraient pas hésité une seconde à se porter au secours des victimes de la Brute. Du moins il l'espérait. Mais la demoiselle qui l'avait percuté accepterait-elle de le suivre ? Il n'aurait pris aucune offense d'un refus, même s'il aurait trouvé cela très suspect.
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Message Lun 25 Juin 2012 - 19:44

Bien qu'il ait assuré que le tort de la bousculade était partagé, le premier regard que Lord Arryn eut pour la jeune femme fut sévère et cette dernière se tassa un peu plus sur elle-même. Elle aurait bien fait un pas de plus hors du petit chemin de terre mais elle était déjà sur l'herbe et adossée à une tente. Croyant s'en tirer à bon compte, Serena attendait calmement que le faucon reprenne son envol. Il tardait et sans doute renonça-t-il tout à fait à poursuivre sa route lorsqu'une satanée brise découvrit le bleu hideux qui ornait son front à la pâleur du lait. En l'entendant remarquer qu'elle était blessée, elle se demanda quelques secondes comment il pouvait le savoir sans avoir vu la plaie sur son dos, avant de se souvenir de l'oeuvre qui ornait son visage. Elle plaqua rapidement la paume de sa main droite dessus dans un réflexe totalement absurde et grimaça à cause de la douleur que ce faisant elle s'était infligée. Sans qu'elle ait trouvé encore quoi répondre, le gentil lord enchaîna pour lui parler de la tente qui servait de dispensaire, un peu plus loin. La jeune femme releva lentement la tête pour le considérer avec l'étonnement de ses grands yeux couleur océan. Fallait-il que tous les suzerains de Westeros se montrent à ce point attentionné avec son humble personne ? Après avoir rencontré Lord Lannister sur ses terres, elle avait pensé que peut-être son caractère sympathique et chevaleresque était une perle perdue sur le continent. Et voilà que le faucon se montrait aussi grand que lion...

_ Oh, souffla-t-elle en rougissant légèrement. Je vous remercie, votre seigneurie. J'irai voir si ce mestre peut quelque chose pour moi.

Bien sûr, elle ne comptait rien faire d'autre qu'attendre que Jasper soit parti pour détaler d'ici le plus vite possible. Son plan fut légèrement contrecarré lorsqu'elle se rendit compte à l'immobilisme du seigneur qu'il ne comptait manifestement pas s'en aller le premier et elle comprit qu'il avait implicitement offert de l'accompagner jusqu'au dispensaire. Ne voulant pas commettre l'injure de rejeter son offre alors qu'elle venait juste de l'accepter, elle n'eut d'autres choix que de s'engager sur le chemin qu'il lui avait indiqué - non sans oublier de ramasser le petit jouet de bois en forme de faucon et de le ranger dans sa besace. Elle ôta sa main de sa tempe et jeta un coup d'oeil en direction du lord qui était à ses cotés, fascinée par cette aura déjà qu'il dégageait alors qu'il n'était pas encore âgé. Il semblait très solennel et froid, mais l'attention qu'il avait eu pour elle alors qu'il aurait pu passer son chemin révélait un coeur doux. Son visage en tous cas était absolument charmant.
Comme l'occasion lui était donné de dire à un notable les abominations perpétrées dans la cour la veille, Serena ne la manqua pas :

_ Je dois cette blessure et quelques autres à la rixe qui fut déclenchée la veille dans la cour du château. J'ai accompagné à Murs-Blancs mon frère qui va jouter et nous avons été surpris tous les deux par une violence dont nous ignorons toujours la cause. Craignant soudain qu'il ne la croit pas à propos de la bagarre, elle ajouta prestement : L'un de vos chevaliers a d'ailleurs fait honneur au Val et à votre nom en prenant la défense des démunis. Trois corbeaux portant des coeurs.

Décrivant le blason des Corbray, elle pensait plus tard faire flatter le preux Even pour son courage et son sens du devoir. Il l'avait bien mérité après tout ce qu'il avait accompli. Comme il lui semblait qu'ils n'étaient plus très loin du dispensaire logiquement situé à l'entrée du campement, Serena ralentit son pas.

_ Je ne voudrais pas que vous causer de l'embarras, mon seigneur.

Elle pensait ajouter quelque chose d'autre lorsque son radar spécial frérot s'alluma et qu'une sirène retentit dans sa tête. En tournant la tête à l'opposé de Jasper, elle découvrit que Pryam était installé sur un tronc coupé et laissé sur le sol en guise de banc. Aussi se mit-elle à prier de toutes ses forces qu'il ne l'ait pas remarquée.
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Message Mar 26 Juin 2012 - 21:10

          Jasper ne manqua rien du geste de la demoiselle qui s'abaissa devant lui pour ramasser quelque objet égaré sur le sol, mais il n'alla pas jusqu'à scruter l'événement pour découvrir ce qu'elle avait pris par terre. Il eut à peine le temps de voir qu'il s'agissait d'un petit objet de bois doté d'une forme particulière, que déjà elle fourrait la chose dans sa besace et le jeune homme se garda de la questionner à ce sujet : ce n'était point ses affaires et après tout, ce ne devait être rien qu'une pièce de bois inoffensive. À ses yeux, la demoiselle l'était de toute manière et de surcroît blessée, il n'avait à cœur que le souci de sa santé. La demoiselle lui confia ensuite à quoi et à qui elle devait ces blessures, et elle apporta un écho nouveau au récit de ser Even qui lui avait relaté quelques temps plus tôt l'émeute de la soirée de la veille. D'imaginer qu'elle ait pu prendre part au plus gros de ces événements le gênait beaucoup, car il était indigne d'un homme de lever la main sur une femme, quelle qu'elle soit, d'autant plus que la demoiselle n'avait pas l'air particulièrement violente, instable ou hostile. Au contraire, elle lui semblait plutôt timide et plutôt craintive. Jasper nota par ailleurs dans un coin de sa mémoire que la demoiselle n'était pas venue ici pour divertir les hommes à la vertu douteuse dans le campement, mais pour accompagner son frère qui jouterait lui aussi. Sur le chemin de la tente où se trouvait le mestre de Murs-Blancs, Jasper s'imagina que peut-être, le hasard des joutes ferait qu'il affronterait cette personne. « J'ai entendu parler de cette « rixe », en effet... le plus étrange de tout cela, c'est que rien n'a filtré au château, et j'ai découvert l'événement il y a à peine quelques instants de la bouche même du chevalier dont vous m'avez décrit le blason. Ser Even est un homme admirable, et il semble qu'il ait fait bien plus que son devoir. »

          Ils longeaient les voilures de la tente du dispensaire quand la demoiselle s'inquiéta de lui causer de l'embarras. Jasper afficha aussitôt un air qu'il voulut chaleureux mais qui dut paraître à peine sympathique. « Quel homme et quel chevalier serais-je si je vous abandonner ici alors que rôdent des individus peu fréquentables dans ce campement. J'ai quelque chagrin à le reconnaître, mais alors qu'une majorité de chevaliers fourmille en ces lieux, il semble que beaucoup d'entre eux ont oublié les vœux qu'ils ont prononcé devant les Sept. Tenez, l'entrée de la tente est là.» Il tira pour elle sur l'ouverture et lui fit signe d'entrer après avoir jeter un rapide coup d’œil à l'intérieur. Il espérait vraiment que mestre Lothar serait là et qu'il pourrait faire quelque chose pour la demoiselle, quand bien même sa blessure n'était pas très grave : jamais Jasper n'aurait considéré de laisser l'inconnue sans secours alors qu'elle gardait sur elle les marques des violences encore inexpliquées de la veille.
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Even Corbray
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Message Ven 29 Juin 2012 - 11:55

Après sa joute contre ser Tommard, qui avait bien failli mal se terminer, Even avait regagné le camp, encore équipé de son armure. Il avait laissé sa monture aux bons soins d'un des hommes du Val qui s'était occupé de lui auparavant, puis s'était dirigé vers un endroit où il pourrait boire quelque chose. De l'eau lui conviendrait parfaitement : il se sentait le gosier desséché après l'effort. Les paroles hargneuses que lui avaient adressé son adversaire ne l'avaient pas ébranlé outre mesure, mais après les incidents de la veille, il n'aurait pas été étonné que les choses tournent à nouveau au vinaigre. Il priait cependant les Sept de tout son cœur pour que cela n'arrive pas, sans quoi d'autres innocents auraient à en pâtir...
Ayant enfin mis la main sur une chope d'eau fraîche, il la vida par petites gorgées en se promenant entre les tentes. Bien peu d'hommes se contentaient d'eau, lui préférant le vin ou la bière. Mais le chevalier préférait, lui, garder les idées claires pour la suite des évènements. Car après tout, il avait gagné sa joute, et aurait à continuer à faire ses preuves dans la lice. Il remercia muettement les Sept, en particulier le Guerrier, pour avoir soutenu son bras durant l'épreuve. Il pouvait se targuer d'en être sorti sans dommages, alors qu'au vu de l'adversaire qu'il affrontait, il aurait été très probable que cela tourne mal...
Perdu dans ses pensées, il constata alors que ses pas l'avaient conduit près de la tente du mestre de Murs-Blancs. Il y vit lord Jasper en compagnie de la belle Serena dont il avait fait la connaissance la veille au soir, dans la cour du château. Il l'avait bien aperçue de loin un peu plus tôt, avant de quitter son suzerain pour se rendre à sa joute, et il n'avait pu qu'espérer la retrouver plus tard. La chance lui souriait de toute évidence. Il haussa cependant les sourcils, légèrement soucieux. Il avait aperçu de loin la Brute de Bracken, et il doutait sérieusement qu'il était du genre à passer facilement l'éponge sur une humiliation. Et la manière bien peu honorable dont le Valois s'était défait de lui passait largement pour en être une... Sans compter le langage répugnant qu'il avait employé à l'égard de la jeune femme. Even n'osait pas imaginer ce qui se passerait si leurs chemins venaient à se croiser...
Etant arrivé près d'eux, il se manifesta par une respectueuse salutation, en s'inclinant légèrement.


« Monseigneur... Serena.

Il se redressa et eut un petit sourire à l'attention de la jeune femme. Il se tourna ensuite vers son seigneur, la mine plus grave et sérieuse. Si grabuge il devait y avoir, il lui semblait être de son devoir de prévenir lord Jasper. Il serait de même de son devoir de le protéger en cas de problème...

- Je suis sorti vainqueur de ma joute. Néanmoins, mon adversaire l'a assez mal pris, et il semble décidé à... me faire la peau, si l'on peut dire.

Il haussa les épaules pour montrer qu'il n'en était pas effrayé, car ce qui l'inquiétait avant tout, c'était les alliances que ser Tommard pourrait être tenté de contracter.

- Mais il n'y a pas que ça. J'ai bien peur que si ser Tommard veut tenter de nuire, il ne s'acoquine avec des gens peu recommandables... Il pourrait aussi bien ne pas le faire, mais j'ai aperçu ser Otho Bracken, responsable des évènements de la veille, en compagnie d'hommes à lui. Il est particulièrement occupé à asticoter des Nerbosc, et j'ai bien peur que cela ne finisse par dégénérer... Je m'en fais peut-être pour rien, mais je sens que nous devrions être sur nos gardes.

A dire vrai, il ne connaissait pas assez bien son adversaire de joute pour savoir s'il était du genre à se lier avec d'autres personnes pour se venger, ou s'il agissait en solitaire. Mais l'agitation dans le camp pourrait vite tourner en bataille rangée. Tout le monde était armé avec de véritables lames, cette fois... Se tournant vers Serena, il posa sur elle son regard sombre.


- Peut-être ne devriez-vous pas rester ici. Si jamais vous tombez sur la Brute... Vous avez bien entendu le langage qu'il vous a tenu hier soir. Peut-être pourriez-vous m'accorder quelques mots un peu plus tard ? »


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Message Ven 29 Juin 2012 - 16:48

Serena fut soulagée d'apprendre que Jasper avait eu vent de l'altercation chaotique dans la cour du château la veille et - chose étrange puisque le compliment ne lui était pas destiné - elle fut ravie d'entendre son suzerain dire du bien de Ser Even. Cela montrait non seulement que Lord Arryn était plein de lucidité vis à vis de ses serviteurs mais qu'en plus, elle ne s'était pas trompé sur le chevalier aux trois coeurs.
Ce jeune seigneur était définitivement très touchant. L'expression de sa gentillesse semblait entravée par les traits de son visage trop peu malléables. Il lui rappelait Embrys, le voleur qui l'avait recueillie, qui pouvait raconter les plaisanteries les plus drôles du monde tout en restant aussi impassible qu'une pierre. Jasper était émouvant et Serena lui sourit avec une affection saturée de bienveillance alors qu'il attrapait le tissu de la tente du dispensaire pour en découvrir l'entrée.

La jeune femme allait entrer dans la tente mais quelqu'un prononça son prénom et elle se retourna, surprise. L'homme qu'elle découvrit dans son dos n'étant nul autre que le chevalier qui lui avait tant plu au cours de ces douze dernières heures. Comme se faisaient-ils que les Sept toujours fassent croiser leurs chemins ? Sans doute une preuve de leur humour.

_ Ser Even, souffla-t-elle en fléchissant le genou et en le saluant d'un gracieux signe de tête.

Elle releva les yeux à temps pour voir le sourire discret qu'il lui adressa. En l'absence de miroir, elle ne pouvait en être certaine mais elle avait fort à parier que ses joues blanches avaient pris une teinte rose pale. Comme le chevalier s'adressait à son suzerain, Serena essaya de voir si Pryam était toujours installé sur son tronc d'arbre quelques mètres plus loin. Si c'était le cas et qu'il regardait la scène, il devait vraiment se demander ce qui fichait sa soeur en compagnie d'un Corbray et de Lord Arryn en personne alors qu'il lui avait clairement demandé de protéger leur anonymat durant leur séjour à Murs-Blancs. Elle aurait voulu hausser les épaules et mimer un "je suis désolée" avec ses lèvres. La situation lui avait légèrement échappé. Elle n'en fit bien sûr rien et sa conscience rattrapa la phrase qu'Even venait d'achever concernant les joutes. Zut, alors ! Elle avait raté son passage ! Elle se consola maigrement avec l'explication de Bray concernant le fait qu'il y avait plusieurs tours et que si un chevalier gagnait le premier, il passait au second, etc... jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un seul vainqueur.
Ces légères considérations furent instantanément chassées par l'annonce qu'Even lui fit ensemble, concernant les intentions du mauvais perdant. Outrée, elle ouvrit la bouche dans une consternation muette.

_ Par les sept tours des Eyrié, lâcha la demoiselle tout bas - expression qu'elle avait souvent et qui révélait sans doute son origine, ces chevaliers-là sont de bien petits hommes !

Elle baissa la tête, honteuse d'interrompre peut-être un suzerain et son vassal. Elle fronça les sourcils et se mordilla légèrement la lèvre inférieure tout en réfléchissant à la veille. Si seulement elle avait pu voir le blason du chevalier (Ser Clarence) qui avait attaqué son frère et sur lequel elle n'avait pas hésité à sauter pour le défendre... Elle aurait pu dénoncer son nom avec celui des autres. Oh, bien sûr, elle se rappellerait de son visage s'il venait à passer.
Quelque part dans la tente, on entendit une voix forte annoncer que Mestre Lothar n'était pas présent pour le moment. La cadette Templeton cacha son soulagement et ramena quelques mèches de cheveux d'encre sur le bleu qui marquait sa tempe meurtrie.

L'attention qu'Even eut pour elle ensuite la toucha. Elle lui sourit avec beaucoup de douceur et de confiance avant de lui répondre :

_ Je vous remercie de vous inquiéter pour moi, Ser Even, mais je n'ai pas peur d'un homme qui a un coeur et un esprit trop petits pour être bon et chevaleresque. Pas quand je sais qu'aux alentours se trouveront également de grands hommes tels que mon frère, vous et Lord Arryn, ici présent.

Serena détourna rapidement son regard pour sourire à Jasper que son charisme énigmatique faisait briller comme lame au soleil et quand Even demanda s'ils pourraient échanger quelques mots, elle se contenta de hocher doucement la tête, rougissante et timide.
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Message Ven 29 Juin 2012 - 22:43

Intervention partielle

     Mestre Lothar, vieil homme amer dont les cheveux grisonnaient autant qu'ils frisaient, n'était pas né de la dernière pluie. Il savait lire le cœur des chevaliers qui passaient sous sa tente pour réclamer souvent des soins dont ils n'avaient pas besoin. Il n'était pas dupe des gémissements feints et des vaines supplications. Il n'était pas être dérangé dans son travail, mais pour le moment les joutes avaient été à peu près propres, si bien qu'il n'y avait sous la tente aucun blessé réellement grave. Lord Caswell était encore là, il se reposait tranquillement dans un fauteuil et appliquait un linge humide sur son épaule droite qu'il avait encore douloureuse. En dehors de celui-ci, il n'y avait aucun blessé sous la tente, et les seuls autres présents étaient le mestre et trois jeunes garçons qui l'aidaient à donner les premiers soins aux chevaliers qui n'arrivaient pas. Pourtant, il remarqua très rapidement qu'un petit attroupement s'était formé aux portes de la tente, que lord Arryn, qu'il avait reconnu, avait ouvert pour deux parfaits inconnus qui préféraient discuter à l'intérieur plutôt qu'entrer dans la tente à l'invitation du seigneur suzerain. N'allaient-ils point entrer ? Comptaient-ils rester dehors ? Mestre Lothar s'approcha d'eux et passa la tête par l'ouverture.  « Je ne voudrais pas vous manquer de respect messire, messer et jeune fille, mais en gardant la tente ainsi ouverte, vous laissez entrer les courants d'air, et lord Caswell n'en a certes pas besoin. Qui donc requiert mes services ? Vous ? » Son regard d'acier et de fumée se posa sur Serena dont il avait très rapidement remarqué le bleu à la tempe. « Venez tout de suite. Et vous aussi, tant qu'à faire, allez me chercher de l'eau ! Nous n'en avons plus, les tonneaux sont par là... » Il désigna du doigt un chemin qui menait un peu plus loin dans le campement, mais aucun tonneau d'aucune sorte n'était en vue. Il fit entrer la demoiselle et l'installa sur un banc et jetant un regard méticuleux sur la blessure qui colorait une partie de son visage. « Ce n'est rien qu'un vilain bleu, à vrai dire je ne peux pas grand chose pour vous... j'ai là de quoi apaiser la douleur, laissez-moi faire. Avez-vous d'autres blessures ? » Du côté de la porte, Jasper Arryn et ser Even se trouvèrent seuls, mais ce dernier alla peut-être accomplir la mission confiée par le vieux mestre. Du côté du seigneur suzerain du Val, on vit apparaître ser John le Violoniste qui revenait de la joute contre ser Glendon Boule qu'il avait emportée. Le premier soutenait le second d'ailleurs et le conduisait jusqu'à la tente de mestre Lothar pour que ce dernier puisse examiner l'épaule douloureuse du malheureux perdant. Le mestre abandonna aussitôt Serena, qu'il laissa entre les mains d'un jeune homme qui appliquait sur sa tempe quelque lotion aux effets prodigieux, pour se porter aux côtés de ser Glendon qu'il aida à aller s'allonger sur une banquette. Resté à l'entrée de la tente, près de lord Arryn, ser John le Violoniste, toujours en armure, lui glissa ces quelques paroles :  « Ils ont applaudi et vanté ma joute, messire, mais j'ai encore la vôtre en tête. Lord Caswell n'a eu aucune chance et pourtant, vous apparaissiez aux yeux de tous comme trop frais et trop néophyte. Voulez-vous m'accompagnez jusqu'à ma tente ? Il faut encore que j'ôte cet équipement. » De son côté le jeune homme qui s'occupait de Serena avait fini de lui appliquer la lotion et déjà lui demandait car il n'avait pas entendu ce qu'elle avait pu répondre à mestre Lothar : « Avez-vous d'autres blessures ? »


     Du côté de la tente où un autel rudimentaire à la gloire du Guerrier avait été dressé pour contenter les élans de spiritualité des chevaliers fortunés ou infortunés à la joute, un certain prêtre à barbe qui avait accompli la veille au soir l'exploit d'aider à la naissance d'un bébé au beau milieu d'une scène de carnage total avait pénétré dans la parodie de lieu saint. Oteh s'agenouilla devant l'autel, pour poser face à lui la lame fêlée d'une hallebarde qu'il embrassa avec un zèle presque religieux. Puis, après quelques gestes et paroles mystérieux, il déclama une prière, espérant du Guerrier qu'il entendrait ses paroles. Ces dernières, pleines d'amertume et d'espoir, entremêlaient les requêtes et l'expression de la plus solide des convictions, mais que fallait-il attendre d'un prêtre à barbe de Norvos dont l'ordre était connu dans le monde entier ? Cependant ses dernières phrases n'étaient plus la seule expression de sa grande dévotion, et fort heureusement pour Oteh Byris, il n'y avait dans la tente aucun Bracken ou aucun des sympathisants de la Brute pour l'entendre, auquel cas il aurait écopé de très gros ennuis. Pour autant, le prêtre à barbe n'était pas seul, et peut-être était-ce le Guerrier qui, descendu dans la tente consacrée, s'exprima d'une voix caverneuse et caricaturale :  « Fils, il appartient aux dieux de guider les hommes, mais il ne leur appartient pas de décider à leur place de quoi faire du temps qu'ils leur donnent. » Oteh, qui ne pouvait voir personne d'où il était, aurait pu vraiment croire que le Guerrier répondait lui-même directement à sa prière, mais pourtant il n'en était rien et d'ailleurs, de l'ombre d'un des coins de la tente apparut une vieille septa aux joues creusées par des années et des années de grande piété. Véritable corps ratatiné, elle ne semblait plus tenir qu'à l'aide de sa tunique très serrée qui lui comprimait la poitrine. Très objectivement, elle était laide comme une araignée des glaces. « De plus, ce sont là des paroles dangereuses à prononcer ici. Qui sait si les murs n'ont pas des oreilles, et qui sais si ces oreilles ne sont pas celles de la Brute... » Ces paroles pleines de mystères étaient pourtant révélatrices : la vieille bique l'avait entendu et pourtant elle n'irait pas rapporté à ser Otho Bracken les menaces de mort prononcées contre lui par le prêtre à barbe. La septa s'approcha encore, ses yeux blanchis par l'âge luisant d'un éclat terriblement inquiétant.  « Cette hallebarde brisée... vous l'avez embrassée... vous êtes un prêtre à barbe, n'est-ce pas ? Je connais quelqu'un qui pourrait vous aider... qui pourrait vous rendre votre épouse blessée... mais d'abord... vous... devez... m'écouter... » Elle parlait à voix basse, comme si chacun des mots qu'elle employait lui était compté. Nul doute cependant qu'elle était très sérieuse. Illuminée, mais très sérieuse. Qu'allait donc faire le prêtre à barbe ?


     Quant à ser Pryam, après son succès à la joute, il avait décidé de se retirer pour demeurer concentré au mieux et décida d'aller s'installer sur un tronc de bois et d'y attendre la suite. S'il avait su ce que les Sept avaient en tête pour lui, il n'aurait point fait autrement sans doute, et bien sûr il ne fut pas tranquille bien longtemps ! L'instant d'avant il était seul, l'instant d'après apparaissait tout près de lui un petit bout de femme osseuse comme un squelette de dragon et teigneuse comme une truite du Conflans. Ses longs cheveux noirâtres grisonnaient par endroit, et son visage creusé par la fatigue affichait une sourire édenté et marron. Elle avait une tresse fort curieuse, faite de feuilles et de lambeaux de vêtements qu'elle avait dû effiler elle-même, et celle-ci tombait sur ses épaules couvertes d'une vieux châle gris qui complétait les haillons de sa tenue. À la voir ainsi, la bougresse faisait peine, et n'importe quelle âme charitable lui aurait bien volontiers concédé quelque aumône si elle l'avait réclamée, car il était inscrit sur elle qu'elle était pauvre : sa robe était trouée, ses mains étaient sales, ses pieds étaient nus, et son œil droit était crevé. L'autre, qu'elle avait jaunâtre, semblait vide et pourtant il scrutait le chevalier de toute sa rondeur et sans ciller un seul instant. Elle n'était qu'à un ou deux pas du chevalier, accroupie près de lui, comme recroquevillée sur elle-même, les bras croisés sur ses genoux fatigués. Le chevalier avait le choix de l'ignorer ou de voir ce qu'elle voulait, mais pouvait-il être seulement sûr qu'elle savait parler ?



    - Certains d'entre vous ont reçu des blessures au cours de la soirée de la veille, n'oubliez pas d'en tenir compte. Lady Coeurdepierre n'oublie jamais rien.
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Les interactions avec les PNJ seront nombreuses, merci de laisser au MJ le soin de les mener à bien !
    - Il fait beau, l'air est un peu frais. Dans le campement, les tentes ne sont pas à proprement parler alignées. Des gardes de Murs-Blancs assurent la « sécurité ».
    - La prochaine intervention globale relancera tout le monde et aura lieu Lundi. Elle relancera même ceux qui n'ont pas participé ! Prenez gare !

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Pryam Templeton
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Message Sam 30 Juin 2012 - 12:04

     Les acclamations arrivaient jusqu'au campement et saluaient l'un ou l'autre des jouteurs. Ici, il était difficile de savoir qui sortait victorieux et qui embrassait la poussière, mais pour être sincère cela n'intéressait pas réellement Pryam. Il ne connaissait pratiquement aucun jouteur et n'avait discuté avec aucun participant jusqu'à ce jour. La seule chose qui pouvait le pousser à prendre parti pour une ou l'autre personne étant l'origine du chevalier et il était vrai que le Valois préfèrerait voir gagner un chevalier errant qu'un noble issu d'une famille plus ou moins riche. Et cela même si deux d'entre eux venaient de sa région natale.

     Son attention fut détournée de ces bruits par l'arrivée plutôt étrange d'une femme qui s'approcha du tronc où il était installé. Les yeux clairs du chevalier se posèrent sur ce nouvel arrivant dont l'aspect physique semblait montrer qu'elle n'était pas particulièrement riche pour ne pas dire carrément pauvre. La minceur de son corps poussait Pryam à se demander comment elle faisait pour ne pas s'envoler au premier coup de vent qui passait par là. La teinte grisâtre de sa crinière laissait penser qu'elle devait être plutôt âgée, mais bien loin de voir cela comme une tare, le jeune homme percevait plutôt la vieillesse comme une qualité. L'expérience se forgeait avec les années qui défilaient selon lui et ser Buford en avait été la preuve quelques instants plus tôt. Le Valois resta muet, observant la femme d'un air neutre, attendant de voir si elle allait prendre la parole, mais non. Rien, elle restait aussi silencieuse que son « interlocuteur » et celui-ci en venait à se demander ce qu'elle pouvait bien vouloir. Au début il avait envisagé qu'elle ne souhaite que s'installer à l'endroit où il était, mais la manière dont elle le fixait avec insistance lui laissait penser qu'elle devait attendre quelque chose de sa part. Comme elle avait adopté une position qui ne devait pas être franchement agréable, le jeune homme se décala légèrement avant de désigner la place libérée à la femme.

     ▬ Asseyez-vous ici, vous serez plus à l'aise. »

     Oh, ce n'était pas un ordre, simplement une proposition. Il lui aurait bien attrapé la main pour l'empêcher de refuser, mais le fait était qu'elle avait l'air si fragile qu'il craignait de lui casser un os s'il la touchait. Ce n'était pas le dégoût qui l'en empêchait, il lui en fallait largement plus que cela et pour être sincère, cette femme l'intriguait plus qu'elle ne pouvait l'effrayer ou le dégoûter. Les yeux du chevalier ne quittèrent pas le visage de l'inconnue avant qu'il ne se décide à reprendre la parole de son éternel ton calme histoire de savoir ce qu'elle pouvait bien faire ici. Les mendiants n'étaient normalement pas autorisés dans le campement et comme elle ne lui avait rien demandé, il se disait qu'elle accompagnait peut-être un chevalier, bien qu'il avait du mal à voir qui pourrait laisser quelqu'un qu'il connaissait dans un tel état de pauvreté.

     ▬ Avez-vous besoin d'aide ma dame ? Vous semblez attendre quelque chose... »

     Si elle ne disait rien ma foi, il ne pourrait pas lui être d'une grande aide. Pour qu'il puisse se rendre utile encore fallait-il qu'il puisse savoir comment le faire.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Lun 2 Juil 2012 - 13:53



     L'autre ne répondit pas. Peut-être ne l'avait-il juste pas entendu ? C'était le plus probable. Faut dire qu'avec le bazar que faisait la foule de roturier, cela n'avait rien de surprenant. Comme un animal gigantesque, elle le poussait, l'écrasant contre les barrières de fortune. Pour ne rien arranger, il ne voyait quasiment rien, tant il bataillait pour ne pas être réduit en purée contre l'obstacle de bois.
     La pression dans son dos se relâcha un instant, et il se détendit. Mais elle reprit de plus belle, ce qui envoya la barre en bois dans son estomac, lui coupant le souffle. Histoire de faire la totale, il avait tenté d'amortir le choc avec ses bras, et les hématomes de la veille avaient rencontré la barrière sans grande délicatesse. Une douleur sourde se répandit jusqu'à ses coudes, et il lâcha un juron particulièrement imagé.
     Bon, ce coup-ci il en avait assez. Il ne comptait pas rester ici à se faire pétrir par d'autres roturiers qu'il ne connaissait aucunement ; d'autant plus qu'il était tout seul. L'épreuve aurait été supportable avec Kerran à ses côtés, mais le négociant était alité. Il fit donc volte-face, et chargea dans la foule avec la fureur du bœuf. Enfin, le résultat fut assez pathétique, et il finit par se faufiler entre les gens en marmonnant de vagues excuses. Il lui fallut bien deux bonnes minutes pour s'extirper de la masse mouvante de corps ; mais il finit par déboucher à l'air libre, loin de cette odeur de sueur et de crasse. Pas qu'il sente la rose, mais la senteur était tout de même remarquable.

     Owayn se tint là quelques instants, ne sachant trop que faire. Puis il aperçut les tentes non loin ; le campement des participants. Aucun garde ne semblait en interdire l'accès, aussi il pouvait bien aller y jeter un œil. Après tout, que pourrait-on lui reprocher ?
     Il slaloma donc entre les chapiteaux, s'arrêtant parfois quelques instants afin d'observer un cheval, des armoiries, ou bien simplement des jouteurs. Il se sentait totalement étranger ici, mais personne ne l'avait renvoyé dehors... Jusqu'à maintenant. Ça et là, des petits groupes se formaient autour de certains participants dont le reître avait oublié jusqu'au nom. Les vainqueurs étaient acclamés haut et fort, tandis que les perdants rentraient, penauds, sous leurs tentes respectives. Le ballet était bien rodé, et on aurait pu croire que tous s'étaient entendus tant le spectacle semblait spontané. Les yeux grand ouverts, ne manquant pas une miette de ce qui se passait, Owayn continua à déambuler dans le campement.


[Que se passe-t-il ? Quelqu'un renvoit-il Owayn hors du camp ? Lui adresse-t-on la parole ?]


Dernière édition par Owayn le Lun 2 Juil 2012 - 13:57, édité 1 fois
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Even Corbray
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Message Lun 2 Juil 2012 - 13:54

La conversation fut interrompue par l'arrivée de mestre Lothar, un vieil homme plutôt ronchon. Even était en train de soupeser les mots de Serena, qui lui avait dit ne pas craindre la Brute. Peut-être avait-elle raison, mais il n'arrivait pas à se tranquilliser à l'idée que le chemin de la jeune femme et du rustre se croisent. Il n'eut cependant pas le temps d'insister ou de réfléchir plus avant, car le mestre l'expédia chercher de l'eau comme s'il était le dernier des gueux. Nombreux auraient été ceux à s'offenser de cela, mais le chevalier se contenta de hausser les épaules. Si cela pouvait aider, après tout... Tandis que le vieil homme prenait la belle en charge, le Valois jeta un regard à lord Jasper.

« Je m'en vais chercher l'eau qu'il réclame, messire. Je crois qu'il vaut mieux éviter de le contrarier, au cas où il aurait à nous soigner plus tard...

Il se contenta d'un léger sourire amusé, puis il s'inclina légèrement pour prendre le chemin qui lui avait été indiqué. Il ne voyait aucun tonneau d'eau, mais les rangées de tentes pouvaient sans peine les dissimuler. Il se mit donc à leur recherche, jetant des regards de droite et de gauche afin de les trouver. C'était parfois difficile d'apercevoir quoi que ce soit quand il y avait un attroupement entre les tentes, mais il s'appliqua néanmoins à cette tâche simple et ingrate. Dans le même temps, il ouvrait surtout l'oeil pour essayer de repérer la Brute ou ses sbires, ou pour détecter le moindre signe de danger. Un homme averti en valait toujours deux, voilà une chose qui lui avait été serinée dès son âge le plus tendre.
Il finit par dénicher lesdits tonneaux, dont l'un était ouvert. Il ramassa les deux seaux qui traînaient à terre et les remplit presque à ras du bord, avant de faire demi-tour pour les porter à mestre Lothar. Il songeait qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de remercier Serena, mais il n'avait pas voulu le faire en présence de lord Jasper, tant pour ne pas interrompre une éventuelle conversation entre eux que pour éviter de la gêner, qui sait. Il espérait qu'elle aurait un peu de temps en privé à lui consacrer pour qu'il puisse le faire. Après tout, si elle n'avait pas attiré l'attention de ser Otho lors des évènements de la veille, ce dernier lui aurait sans aucun doute défoncé le crâne avec son gourdin sans se poser de questions, tout désarmé qu'il était lui-même. Elle lui avait en quelque sorte sauvé la vie par son intervention, et il lui devait une fière chandelle.
Une fois qu'il l'aurait remerciée, il s'offrait de la raccompagner hors du camp si elle le désirait, pour lui éviter toute mauvaise rencontre. Les rares femmes à déambuler entre les tentes étaient de basse extraction et généralement là pour affaires. Il y avait quelques prostituées, il les avait aperçues de loin, et un homme trop aviné pouvait très bien ne pas faire la différence et forcer la belle... Voilà une perspective qui le hérissait.

De retour près de la tente du mestre, il en écarta le pan qui masquait l'entrée et y pénétra, ses seaux toujours à bout de bras. Ils pesaient leur poids, mine de rien, et il ne fut pas mécontent de les déposer, la corde de chanvre étant particulièrement désagréable au contact de la paume. Il avait beau être loin d'être douillet, il n'était pas pour autant friand de ces désagréments. Il attacha son regard sur mestre Lothar et s'éclaircit la voix.


- Voilà l'eau que vous avez demandée, mestre Lothar. »

Il lança un regard en coin à Serena, comme pour s'assurer de son état et lui rappeler qu'il désirait lui parler, puis il esquissa quelques pas en arrière pour se retirer. Il comptait attendre un peu qu'elle en ait fini, puis se préparer pour sa prochaine joute.


Spoiler:
 

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Message Lun 2 Juil 2012 - 16:22

          Mestre Lothar devait être grandement débordé ou dépassé pour être ainsi si peu affable, si peu patient, si peu courtois, mais un homme de son âge devait subir les fatigues et les douleurs propres à sa génération alors il n'y avait rien de très surprenant à ce qu'il soit ronchon et abrasif. Jasper se contenta d'incliner la tête quand il envoya ser Even en quête d'eau parce qu'ils en manquaient sous la tente, et avant d'abandonner la demoiselle que le chevalier avait prénommée « Serena », il s'assura que mestre Lothar n'avait point besoin de lui. À vrai dire une fois entré sous la tente en compagnie de la demoiselle, il l'ignora superbement et c'est à peine s'il eut pour lui quelques mots en fin de compte, mais Jasper ne s'en formalisa guère, il avait obtenu ce qu'il voulait pour Serena dont la tempe bleuie l'avait inquiété. Il avait également entendu que lord Caswell se trouvait à l'intérieur et un bref coup d’œil lui indiqua que son premier adversaire à la joute était bien là, mais Jasper préféra ne pas entrer pour le moment, il s'écarta de l'ouverture pour laisser se rabattre le pan de toile afin de ne plus faciliter les courants d'air et c'est alors que deux chevaliers apparurent près de lui, l'un qui soutenait l'autre. Jasper reconnut ser John le Violoniste et ser Glendon Boule et ce dernier semblait blessé à l'épaule. Le mestre s'empressa de venir s'occuper de lui et ser John et lord Arryn demeurèrent à la porte de la tente. Jasper, qui attendait que la demoiselle quitte la tente et le renseigne sur son état, s'étonna d'entendre le chevalier s'adresser à lui. Les compliments de ser John le touchèrent peu mais il inclina la tête comme pour les approuver. « Je vous remercie messer. Je n'ai pas eu la chance de vous voir jouter mais d'après la clameur, je dirais en effet que vous avez fait honneur à votre serment de chevalier. » Quant à la proposition qui lui fut faite, il hésita avant de l'accepter. Il aurait préféré rester et attendre Serena mais il ne pouvait décliner l'invitation du chevalier sans paraître grossier.

          « Avant de vous suivre, si vous le permettez, je dois m'assurer de quelque chose. » Dans la foulée, il passa la tête par l'ouverture de la tente et risqua cette injonction : « Quand vous en aurez fini ici, Serena, j'aimerais beaucoup vous retrouver pour éclaircir certains points de la discussion que nous avons eu tantôt. » Il salua machinalement à la ronde et sortit pour s'en aller sur le chemin en direction de la tente de ser John le Violoniste.
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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 2 Juil 2012 - 17:52

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          Lord Arryn avait accepté de suivre ser John le Violoniste et tous deux firent les premiers pas en direction de la tente de ce dernier qui n'était pas très loin. Le chevalier nourrissait des préjugés très positifs à l'égard de lord Arryn, même s'il ne le connaissait pas ouvertement : jouteur méritant, chevalier exemplaire, seigneur digne, il semblait dévoué comme lui aux mêmes idéaux de vertu et d'honneur. Lui-même était un chevalier et de fait, il souscrivait à la lettre du serment qu'il avait prêté au moment de son adoubement. Qu'en était-il de lord Arryn, cependant ? Il avait parlé de faire honneur au serment de chevalerie, mais avait-il ce serment au cœur à chaque instant de sa vie ? Ser John le Violoniste, dont les cheveux or-argent cascadaient jusque sur sa nuque, était curieux de le savoir.  « Dîtes-moi, lord Arryn, que pensez-vous de ce tournoi ? N'est-ce pas la plus belle occasion qui soit de faire résonner ces chants qui s'élèvent de nos cœurs à l'évocation de la Jouvencelle et du Guerrier ? Nous sommes des chevaliers et nous sommes là pour faire la démonstration de notre bravoure et de notre valeur. Trop nombreux sont hélas ceux qui déshonorent le titre que nous portons, mais je suis heureux de constater qu'il y a encore à Westeros des hommes au cœur pur et digne de foi. » Parvenu à l'orée de sa tente, il ajouta :  « Vous êtes de ceux-là, n'est-ce pas ? Vous avez à cœur de respecter votre serment, n'est-ce pas ? »

          Mestre Lothar n'accorda pas un seul regard à ser Even quand ce dernier reparut sous la tente, et à vrai dire il n'inspecta même pas les seaux qu'il avait eu la bonté et la gentillesse de porter jusqu'ici alors qu'il n'en avait nullement l'obligation.  « Bien, bien, posez-les et allez attendre dehors... vous voyez bien que je suis occupé ! » Il ne se soucia même pas de savoir si ser Even lui obéissait ou s'il demeurait sous la tente, trop occupé que le vieil homme était à examiner la blessure de ser Glendon Boule à l'épaule. Par ailleurs mestre Lothar ne remarqua même pas qu'un jeune homme était entré dans la tente et qu'il s'empressait de venir aux côtés du chevalier du Val.  « Messer, vous devez vite venir, votre tente a été saccagée ! » Cette phrase avait été criée et naturellement le vieux mestre ne put réprimer un soupire exaspéré.  « Mais par tous les dieux, allez hurler dehors, vous dérangez les blessés ! » L'avertissement était lancé sans conviction mais déjà le jeune homme qui était venu prévenir ser Even avait pris la direction de la sortie, présumant que le chevalier du Val allait le suivre. Il marchait promptement et se dirigeait vers la tente que ser Even partageait avec d'autres chevaliers du Val, où attendait un bien triste spectacle. Mais le chevalier de Cordial avait-il suivi, ou était-il resté sous la tente du mestre qui, lui, n'avait aucune envie de le voir rester puisqu'il n'avait besoin d'aucun soin en particulier ? [MDJ : Si tu suis le jeune homme, tu achèveras ton post aux abords de ta tente, je décrirai pour toi ce que tu vois alors.]

          Owayn n'avait pas pu supporter plus longtemps la foule pressée contre les barrières des lices, et il avait dirigé ses pas vers le campement. Personne ne lui en avait refusé l'accès et pour cause, les gardes avaient mieux à faire ! Il fallait surveiller les barrières et surtout, s'assurer que dans le campement, les débordements demeuraient contrôlés et légers, pour éviter qu'une rixe entre adversaires de mauvaise foi ne dégénèrent en carnage total et incontrôlable. Mais au détour d'un croisement, quelqu'un le bouscula, le fit tomber et s'en excusa aussitôt.  « Mille pardons l'ami, j'regardais pas où qu'j 'allais ! J'suis vraiment désolé ! Tout va bien ? » L'inconnu turbulent l'aida à se relever mais n'attendit guère pour reprendre sa route.  « Encore une fois mille excuses ! » Et il partit puis disparut sans demander son reste, car sans doute avait-il quelques choses à faire ailleurs, dans d'autres lieux, à d'autres heures. Mais à toute chose malheur est bon, et à ses pieds Owayn put découvrir une grosse bourse de mauvais cuir, que l'inconnu avait égaré sans doute lorsqu'ils se percutèrent. Il n'était pas loin certainement, cet homme à la blonde chevelure, Owayn pouvait encore le rattraper pour lui rendre cette bourse, mais... le ferait-il ? Et que contenait la bourse ? De l'argent, un objet de valeur, n'importe quoi ? Il n'y avait pour répondre à ces questions qu'un chemin à suivre... mais que ferait Owayn ?

          De son œil gauche, le seul qui voyait encore, le vieux bout de femme considérait ser Pryam avec intérêt. Il s'était décalé pour libérer une place afin qu'elle puisse s'asseoir, mais avait-il seulement compris ce qu'il disait ? De ses deux mains, elle se tapa la poitrine en murmurant :  « Ooda ! Ooda ! » puis, en se traînant sur le sol, elle prit place aux côtés du chevalier qui pu malheureusement découvrir qu'à la laideur de son apparence s'ajoutait la puanteur de son parfum. C'était une telle infection de près qu'on aurait pu croire qu'elle avait pris tantôt un bain dans une tonneau empli de purin. À vrai dire, ser Pryam ne pouvait le savoir, mais quelques instants plus tôt, la vieille chèvre folle avait saisit à pleine main du crotin de cheval pour s'en tartiner les aisselles. Mais elle n'était pas là par hasard, ni pour le seul plaisir d'ennuyer le chevalier par sa présence puante et désagréable au toucher. D'un recoin de sa chevelure chaotique, elle tira un petit objet rond et brillant qu'elle lécha copieusement avant de le tendre sous le nez du chevalier du Val. Il s'agissait d'un gros médaillon de métal nu et propre comme la lame d'une épée à peine sortie de la forge.  « Avenir... main ! Main ! Main ! Ooda ! Ooda ! » Un tel imbroglio de paroles avait de quoi déconcerter, mais la vieille semblait insistante. Qu'attendait-elle ? Ser Pryam saurait-il le découvrir ?

    - Certains d'entre vous ont reçu des blessures au cours de la soirée de la veille, n'oubliez pas d'en tenir compte. Lady Coeurdepierre n'oublie jamais rien.
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    - Il fait beau, l'air est un peu frais. Dans le campement, les tentes ne sont pas à proprement parler alignées. Des gardes de Murs-Blancs assurent la « sécurité ».
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Pryam Templeton
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Message Lun 2 Juil 2012 - 18:35

     Même si Pryam n'était pas quelqu'un de délicat qui fronçant le nez à la première mauvaise odeur venue, il fallait avouer que le fumet dégagé par la vieille femme était tout sauf ragoûtant. Heureusement qu'il avait l'estomac bien accroché, sans quoi il aurait pu être amené à penser qu'elle s'était roulée dans du purin avant de venir lui parler. Enfin parler, c'était un bien grand mot ! Mis à part les « mots » qu'elle prononçait sans qu'ils n'aient le moindre sens pour le chevalier, la vieille dame ne semblait pas vraiment capable de tenir une discussion. Que voulait-elle ? Ooda, est-ce que c'était un nom ? Le nom de la vieille femme ? Il n'eut guère le temps de lui poser la question puisqu'elle extirpa quelque chose de sa chevelure – et les Sept seuls savaient ce qu'il pouvait y avoir d'autre dedans – puis le colla devant le nez du Valois qui dû reculer son visage pour voir ce qu'elle tenait. Une espèce de rond de métal, un peu comme un médaillon, mais vierge de toute trace ou inscription. Comme elle parlait d'avenir et de main, le jeune homme déduisit – assez logiquement – qu'elle devait certainement être une diseuse de bonnes aventures et qu'elle lui demandait peut-être un paiement en échange de quelques révélations. Fronçant légèrement les sourcils en essayant de se concentrer pour décrypter les paroles de la femme étrange, le chevalier errant reprit la parole, sans porter la moindre attention à ce qui se passait autour de lui. Pour le coup, il en arrivait presque à oublier la puanteur de la femme.

     ▬ Vous vous appelez Ooda, c'est ce que vous essayez de me dire ? Il laissa planer quelques instants de silence, cherchant un signe encourageant sur le visage fripé de la femme avant de continuer. Vous êtes une diseuse de bonnes aventures ? Vous voulez que je vous paie c'est cela ? »

     Si tel était le cas, le jeune homme n'était pas vraiment intéressé. Son avenir était entre les mains des Sept et il n'envisageait pas de pouvoir le faire « lire » par une femme qui prétendait pouvoir savoir ce que les Sept prévoyaient pour chacun. Mais après, il n'était pas radin et donnait souvent l'aumône aux pauvres, même si lui-même n'était pas réellement aisé, il glissa donc sa main vers la bourse qu'il portait – et qui ne le quittait jamais pour des raisons évidentes – puis en tira quelques pièces de cuivre avant de les tendre à la femme. S'il n'avait pas compris la bonne chose, ma foi tant pis, mais elle prendrait certainement l'argent si aimablement offert, il était rare que l'on refuse quelques pièces.

     ▬ Tenez, prenez, mais mon avenir appartient aux Sept et à personne d'autre, je ne souhaite pas savoir ce qui m'est réservé. »

     Peut-être qu'il faisait fausse route allez savoir, mais que pouvait-il faire d'autre sachant qu'il ne comprenait pas grand-chose à ce que la vieille femme lui disait ? Attendant une réaction de cette dernière, le Valois retomba dans le silence.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Lun 2 Juil 2012 - 22:40

L'intervention du vieux mestre fit sursauter Serena qui le suivit docilement dans la tente car le ton qu'il avait employé n'admettait pas vraiment de délai. Quand il lui désigna un banc, elle se laissa tomber dessus, grimaçant légèrement quand le choc se répercuta dans son dos meurtri. Elle regardait Lothar avec des yeux ronds pendant qu'il trifouillait ses onguents à la recherche de celui qu'il comptait appliquer sur sa tempe bleuie. Bien sûr, elle était gênée d'être ici alors que des chevaliers étaient en bien plus piteux qu'elle. Aussi essayait-elle de rester immobile pour se rendre transparente. D'ailleurs, un homme arriva bientôt en soutenant un autre qui souffrait apparemment de l'épaule et mestre Lothar l'abandonna pour s'en occuper alors que Even reparaissait avec deux sceaux d'eau dans ses mains. En relevant la tête vers lui, Serena sourit doucement.
Quand la voix de Jasper appela son prénom, elle manqua de tomber du banc, surprise, et tourna la tête vers l'entrée de la tente pour voir le joli minois du Suzerain de Val qui lui demandait une entrevue plus tard. Malgré sa voix toujours indifférente, il avait utilisé des mots gentils et plaisants. Elle hochait discrètement la tête en silence lorsque celle du jeune homme disparut à l'extérieur. Nom d'un petit faucon de bois ! Comment faisait-elle pour attirer les personnes auxquelles elle n'était pas sensée adresser la parole ? Enfin, elle savait bien qu'il n'y avait aucune chance pour que Lord Arryn face le lien entre elle et la Serena de son vassal, Symond Templeton, prétendument devenue septa. Après tout, elle n'avait rien d'une septa à l'heure actuelle. Il voulait parler du combat dans le cour. Elle ne courrait pas a priori le risque d'être découverte.
Un jeune garçon acheva d'appliquer la lotion sur le visage de la brunette et, à la seconde où elle comprit qu'il avait fini, elle se leva prestement, prête à décamper. Elle s'obligea à marquer une pause quand il lui demanda si elle avait d'autres blessures et mentit en répondant que non. Elle le gratifia ensuite d'un large sourire et le remercia pour ses soins. En se retournant pour partir, elle faillit heurter Even qui l'avait attendue et posa sa main sur son bras.

_ Je suis tellement déçue d'avoir manqué votre premier tour de joute. Mais, si je comprends bien, il y en aura un second ? Cette fois-ci, je regarderai.

Elle faillit le promettre mais sa vie était un peu mouvementée depuis la veille et elle n'était pas totalement certaine de pouvoir tenir parole. C'est alors qu'un jeune homme apparut aux cotés d'Even et manqua de leur rompre un tympan en annonçant que sa tente avait été ravagée. Serena ouvrit la bouche, stupéfaite. Était-ce la vilaine brute d'hier ? Le porteur de la nouvelle ressortit du dispensaire au pas de course et, avant de laisser toute chance au chevalier du Val de lui demander de rester là, Serena s'élança à sa suite, comme Alys derrière l'oiseau blanc en retard pour le thé. Assez bonne chasseuse grâce à sa vie en forêt, elle réussit à ne pas perdre sa trace et, lorsque la tente du Corbray fut en vue, elle ralentit sa course jusqu'à s'arrêter tout à fait, ses grands yeux bleu écarquillés.

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MDJ : Je me suis permise de m'incruster ^^' J'espère que ça va...
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Even Corbray
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Message Mar 3 Juil 2012 - 9:15

Le mestre prêta à peine attention à l'arrivée d'Even avec l'eau qu'il avait demandée. Le jeune homme ne s'en formalisa guère, se préparant à se retirer. C'est à ce moment-là qu'il fut rejoint par Serena, qui avait été soignée. Lui-même en aurait eu besoin, la veille, mais son mal de dos avait disparu de lui-même au cours de la nuit, et à son réveil il se sentait à nouveau bien. Une chance, il fallait le dire, sans quoi jouter aurait été compromis pour lui. La jeune femme lui dit combien elle était déçue d'avoir manqué son tour en lice, mais qu'elle regarderait le second. Il lui sourit.

« Les Sept m'ont souri au cours de la joute. J'espère simplement faire honneur aux miens durant la prochaine manche. Je serai honoré si vous y assistiez.

Il s'inclina légèrement devant elle, puis jeta un regard autour d'eux. Les autres ne prêtaient pas attention à leurs personnes, c'était donc le bon moment pour remercier la belle de son intervention de la veille. Il la regarda dans les yeux avant de commencer.

- Je vous remercie pour votre intervention d'hier, lorsque j'étais aux prises avec la Brute. Sans vous, il m'aurait sans doute défoncé le crâne. Vous m'avez sauvé la vie, j'ai une dette envers vous, et je compte bien l'honorer. Merci pour ce que vous avez fait, c'était courageux. »

Il lui sourit à nouveau. Pour l'heure, il ne voyait pas comment la remercier autrement qu'en veillant à sa sécurité, mais peut-être qu'il trouverait par la suite. Ce qui, de fil en aiguille, lui fit penser qu'il avait l'intention de lui offrir de l'accompagner jusqu'à la sortie du camp. Mais il n'eut pas le temps de lui en faire la proposition. Alors qu'il ouvrait la bouche pour parler, un jeune homme déboula dans la tente en lui annonçant presque en criant que sa tente avait été saccagée. Sans attendre, il sortit comme il était entré, apparemment persuadé d'être suivi. Serena lui emboîta le pas immédiatement, et le Valois fit de même. Sourcils froncés, il se demandait qui était responsable de cela, même s'il avait sa petite idée. Ses mauvais pressentiments avaient vraiment la fâcheuse tendance de se confirmer...
Espérant que ce n'était que du matériel facilement remplaçable qui avait été saccagé, et que personne n'avait souffert, il suivait l'inconnu et la belle à travers le dédale du camp, passant entre les tentes des autres participants au tournoi. Il se demanda un moment si ce n'était pas le prélude à quelque chose de pire, comme une attaque armée du type de ce qu'il y avait eu dans la cour la veille, mais où les épées remplaceraient les gourdins... Il préférait ne pas y penser.
Parvenu derrière les deux autres à la tente qu'il partageait avec d'autres chevaliers de la suite de lord Jasper, il ne put que constater les dégâts...


Spoiler:
 

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Message Mar 3 Juil 2012 - 15:19



     Avant même qu'il ne comprenne ce qui lui était arrivé, Owayn était sur les fesses. La chute fut indolore, plus une surprise qu'autre chose. Son percuteur — drôle de façon de le désigner s'il en est — se releva prestement, le remercia encore plus précipitamment, et se hâta entre deux tentes. Owayn, pour sa part, bougonna un remerciement et regarda le drôle de bonhomme s'éloigner. Il y avait vraiment des gens qui avaient un problème. Celui-ci devait être beurré, pour rentrer dans les gens ainsi ; ou alors peut-être s'entraînait-il simplement à marcher les yeux fermés.
     Quoiqu'il en fût, le roturier était de nouveau debout. Il détacha son regard de l'homme qui s'en allait, définitivement pressé, et baissa les yeux. Il tomba alors sur une bourse, posée sur le sol, à ses pieds.
     Une bourse ?

     Voilà qui était des plus improbables. Qui laisserait traîner une bourse par terre au milieu d'un campement ? Non, de toute évidence, elle n'était pas là sur la volonté de son propriétaire. Elle avait du glissé d'une ceinture... Certainement de celle de l'homme avec qui il s'était emmêlé les guiboles. Owayn tourna la tête à gauche et à droite, et le vit de dos, en train de s'éloigner. À part ça, personne en vue. Il ramassa lestement la bourse, la soupesant dans sa main. Que pouvait-elle bien contenir ?
     Le cuir était trop épais pour qu'il puisse déterminer s'il s'agissait de pièces ou de quelque chose d'autre. Et il n'allait pas la secouer, vu le bruit que cela ferait. Ce serait le meilleur moyen d'attirer l'attention de l'autre. Et si Owayn ne comptait peut-être pas empocher la bourse, il préférait quand même que ce soit lui qui l'apporte à son propriétaire, et non pas ce dernier qui vienne la réclamer.
     En même temps, il n'avait peut-être pas besoin de la rendre. Après tout, il avait trouvé une bourse sur le sol, rien ne lui disait qu'elle était à quelqu'un. Peut-être était-ce un de ces spécimens de bourses sauvages qui viennent s'échouer sur la terre tassée des campements de jouteurs.

     Enfin, avant tout, peut-être fallait-il savoir ce qu'il y avait dedans. Toujours en guettant les alentours, il délia les cordons qui retenaient le cuir, et entrouvrit la bourse. Que découvrirait-il à l'intérieur ? L'éclat des dragons ? Trois pauvres sols ? Peut-être plus, peut-être une missive secrète ? Owayn serait bien avancé, étant donné qu'il ne savait pas lire. Alors quoi ? un objet de valeur ?
     Le seul moyen de répondre à cette question serait bien entendu d'ouvrir la bourse et de voir par lui-même. Toujours guettant l'arrivée de quelqu'un d'autre, il se pencha alors sur l'objet avec curiosité.


[Qu'y-a-t-il donc dans cette bourse ?]
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Message Mar 3 Juil 2012 - 15:24

Les joues du dornien s’embrasèrent à nouveau aux paroles des heureux parents, Meera et Pip. La jeune maman s’égara à évoquer les enfants qu’il pourrait un jour avoir avec Lyra et il ne sut que dire face à une telle affirmation. Il était certain que la belle serait une mère formidable, elle avait cet instinct doux et délicat qui la poussait à toujours prendre soin de son prochain. Pour autant serait-ce lui, l’heureux élu ? C’était une pensée agréable, troublante, et il en eut les oreilles qui chauffent.

Le silence et le sourire de Lyra l’émotionnèrent tout autant, il ignorait comment les interpréter et visualisait déjà, le cœur battant, la discussion qu’ils s’étaient promis d’avoir à leur prochaine rencontre. Il avait beau avoir pris le temps d’imaginer l’instant des centaines de fois, il se trouvait fort dépourvu maintenant qu’il était à ses côtés. Les remerciements chaleureux et sincères de Pip le détournèrent de son examen de conscience et il lui adressa un franc sourire, soulagé et redevable qu’il était après que le nouveau père ait changé de sujet.

    « C’était un honneur Pip, et je suis certain que nos routes se recroiseront après ce tournoi. »

Lyra répliqua rapidement en faveur du prêtre à barbe, assurant que sans lui ils n’auraient été d’aucune utilité. Maël approuva ses dires d’un net hochement du chef, il était certain que sans les mains expertes d’Oteh Byris la situation aurait pu dérapée en un éclair. Les maigres connaissances de Lyra et Maël sur l’art de l’accouchement n’auraient peut-être pas suffit à sauver la mère et sa jolie petite…

Le tailleur balaya ces sombres pensées de son esprit et riva ses yeux céruléens sur les deux jouteurs qui s’étaient lancés l’un contre l’autre et brandissaient maintenant leurs épées. Le vainqueur fut déclaré tandis que le vaincu laissa sa rage éclater, un bien triste spectacle. Maël avisa la question de son amie et murmura d’une voix lointaine.

    « J’espère que non, et que c’est la colère d’avoir perdu qui s’exprime. »

Maël remarqua alors seulement le départ du prête à barbe et fronça légèrement les sourcils. Il ne savait pas vraiment quel rôle il jouait, était-il un ami de lady Edarra ? Il se pencha légèrement au-dessus de la belle et murmura au creux de son oreille.

    « Oteh avait l’air… Un peu confus. Ce n’était pas le terme exact, mais cet homme lui semblait quoi qu’il en soit bien mélancolique. Nous devrions peut-être le suivre, tu as l’air de t’inquiéter à son sujet. Il désigna la direction prise par le prête. Il est parti vers cette tente je crois. »

Meera et Pip, tout à leur bonheur, ne paraissaient plus avoir besoin d’eux. En revanche, était-ce le cas du morose Oteh ?



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Message Mar 3 Juil 2012 - 17:39

     Lyra frissonna en imaginant ce que cet homme violent pourrait bien faire à son adversaire. Lui casser les dents ou lui briser la nuque d'un seul geste, la Dornienne était persuadée qu'il y parviendrait sans peine. Elle désapprouvait toujours autant la violence, mais d'autant plus depuis le début de la guerre où elle estimait que les Fer-nés étaient suffisamment nombreux pour ne pas se provoquer entre personnes du continent. Seulement les hommes n'étaient pas aussi simplistes et elle n'en avait certainement pas fini de se désoler de voir les choses tourner de la sorte. Soupirant légèrement après les paroles de son ami, la demoiselle posa brièvement sa tête contre son bras en murmurant quelques mots.

     ▬ Puisse-tu avoir raison et que la Mère Rivière t'entende ! C'est suffisamment violent comme ça, inutile qu'ils en rajoutent encore. »

     Maël se pencha alors vers la jeune femme qui leva ses yeux sombres sur le séduisant visage de son ami, elle le regarda quelques instants d'un air un peu surprit alors qu'il parlait du prêtre à barbe, puis la suivante tourna la tête en direction de l'emplacement où se tenait Oteh auparavant. Il était vide. Un bref moment d'inquiétude passa dans l'esprit de la demoiselle alors qu'elle se demandait si l'homme était encore touché par la mort de son maître. La réponse la plus logique était certainement de dire oui, mais elle n'était pas dans l'esprit du prêtre et ne pouvait donc pas savoir ce qu'il s'y passait. La Dornienne hocha la tête, tournant son visage en direction de Maël alors qu'il lui proposait d'aller voir comment est-ce qu'il allait.

     ▬ Tu as raison, allons voir si nous pouvons le retrouver. »

     Elle esquissa un sourire à l'attention de Meera et sa petite famille puis leur déclara qu'ils reviendraient dans quelques temps. Ne lâchant pas le bras de son ami comme si elle s'était transformée en rémora, la demoiselle l'entraîna avec elle tandis qu'ils devaient jouer des coudes pour pouvoir se hisser vers l'extérieur de la foule. D'un côté elle s'en voulait de priver Maël du spectacle des joutes, mais de l'autre il était vrai qu'elle craignait que l'humeur de Oteh ne se soit encore assombrit. Lorsqu'ils furent un peu plus éloignés de la foule, Lyra porta son attention sur son ami d'enfance pour l'informer de quelques détails concernant le prêtre à barbe.

     ▬ Je m'inquiète pour Oteh, parce que son maître est mort alors qu'il devait le protéger. Il se sent coupable et sa hallebarde a été brisée, je crains que ces réjouissances ne lui rappellent tout ce qu'il vient de perdre. »

     Elle souhaitait que le prêtre se sente mieux, mais ne savait pas réellement comment s'y prendre et cela la désolait, lui rappelant l'inefficacité de son comportement avec Mycah avant qu'il ne disparaisse. Soupirant doucement, la demoiselle raffermit sa prise autour du bras de Maël, elle espérait bien avoir le temps de parler avec lui à cœur ouvert, le sujet qu'ils avaient laissé en suspens était très important à ses yeux. Alors qu'ils progressaient et que la demoiselle jetait des coups d'œil autour d'elle dans l'espoir d'apercevoir la silhouette du prêtre à barbe, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir anxieuse. L'idée de voir à nouveau l'un des gardes ou des chevaliers de la veille débarquer sur le chemin et s'en prendre à eux l'inquiétait beaucoup. Oh, elle ne se laisserait pas faire et n'hésiterait pas à sauter sur leur assaillant au sens propre du terme, mais elle craignait surtout que Maël ne soit leur cible. Même s'il était un tailleur et donc aucunement un guerrier, il restait relativement bien bâti et attirait forcément plus l'attention qu'elle. Murmurant quelques mots à son ami, elle ne quitta pas les environs du regard.

     ▬ J'espère que nous ne croiserons pas ces hommes d'hier... »

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MDJ : Est-ce qu'ils croisent quelqu'un ? Est-ce qu'ils retrouvent Oteh ?
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Message Mar 3 Juil 2012 - 17:50

Après ce genre d’exultation spirituel, Oteh attendait généralement quelque minute, ne disant rien de plus, attendant juste en sachant qu’aucune voix ne s’élèverait. Les réponses des dieux étant plus subtiles qu’une vibration dans l’air. Un oiseau dans le ciel, un léger vent qui tourne, la nature et l’enhainement des rouages de la vie étaient une réponse perpétuel des dieux. Si le Guerrier avait voulu accorder ses prières à Oteh, Otto Bracken aurait entendu ses paroles, il en aurait prit ombrage et aurait agît en pensant qu’il était l’auteur de sa destinée. Mais le destin est une création des dieux, et la plus formidable preuve de leur toute puissance. Oteh ne s’attendait donc à aucune réponse clair de la part du Guerrier mais concentrait sa foi dans ce moment de silence lorsque finalement une voix s’éleva :

« Fils, il appartient aux dieux de guider les hommes, mais il ne leur appartient pas de décider à leur place de quoi faire du temps qu'ils leur donnent. »

Il fut sur l’instant pris par la surprise de l’apparition de cette voix, mais se rendit compte rapidement que son timbre de voix ne ressemblait en rien à celui que serait censé avoir une figure divine empreint de virilité, et de force. La seconde d’après, Oteh pointait d’un air menaçant l’extrémité de son baton et cherchait l’origine de la voix qu’il avait entendu. Une ombre se mouvait alors dans les ténèbres, et une figure ancienne apparue. Une vieille femme au corps rachitique serré dans une tunique à l’aspect aussi ancienne qu’elle, un visage creusé par les années et par une vie de dévotion à une religion. L’aspect repoussant de l’aïeule était un fait non négligeable, mais à sa tunique reconnaissable, Oteh sut tout de suite à qui il avait affaire. Et même s’il ne portait pas les prêtres et prêtresses de la religion des Sept, il ne pouvait faire preuve d’arrogance face à une femme qui avait passé bien plus de temps au service des dieux que lui. Il es détendit et décrispa la poigne qui serrait l’arme de bois.

« De plus, ce sont là des paroles dangereuses à prononcer ici. Qui sait si les murs n'ont pas des oreilles, et qui sais si ces oreilles ne sont pas celles de la Brute... »

Lui dit elle de sa voix grinçante et désagréable, comme un sifflement trop aigu. Oteh afficha un masque d’impassibilité avant de répondre :

« Il n’existe point de dangers pour un homme au service des dieux, il n’existe qu’un chemin tracé par eux et que je me dois de suivre, et s’il me mène à la mort, alors c’est que mon temps ici sera révolu et que je devrais me rendre là où est ma place. »

Des paroles pleines de détermination et qui montrait bien toute la dévotion que le quadragénaire avait su exprimé toutes ces années. S’il était toujours dans les faveurs des dieux (ce dont il doutait) il aurait été mal avisé de faire en sorte qu’il en soit autrement. La vieille Septa se rapprocha d’Oteh et son odeur de tissus rapiécé lui irrita le nez. Il n’en laissa pourtant rien paraître et plongea son regard dans les globes immaculés de son homologue religieux.

« Cette hallebarde brisée... vous l'avez embrassée... vous êtes un prêtre à barbe, n'est-ce pas ? Je connais quelqu'un qui pourrait vous aider... qui pourrait vous rendre votre épouse blessée... mais d'abord... vous... devez... m'écouter... »

« Ainsi donc elle voit toujours malgré ce regard vitreux… » Pensait-il sans rien dire. Ses paroles étaient des plus énigmatique, des plus intéressantes aussi, même si son attention pouvait être attiré par tout ce qui avait attrait à sa bien-aimée. Maintenant, si elle souhaitait lui parler du forgeron de Port Réal, alors elle avait entamé ses faibles forces à parler pour ne rien dire. Ca n’était pas la première fois qu’Oteh allait mettre les pieds dans la ville portuaire, et il avait déjà entendu parler de ce vieillard originaire d’Essos qui créait arme et armure comme un artiste réalise des chefs-d’œuvres. Poussé par la curiosité, il garda alors le silence, fixant la vieille religieuse d’une manière intense pour bien lui signifier qu’il était attentif à ses paroles. Qu’avait-elle à lui dire ? Serait-ce une révélation ? Ou une perte de temps ? Pour cela comme pour le reste, Oteh ne pouvait être que l’instrument des dieux…
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Message Mar 3 Juil 2012 - 20:01

          Les question de ser John étaient très étranges mais à vrai dire Jasper n'était guère habitué à ce genre de personnes qui se sentent à l'aise en toute occasion et manifestement, l'assurance du Violoniste lui était naturelle. C'était bien le genre d'homme à inspirer facilement la confiance et la bonne humeur, dans le type du meneur charismatique et bienveillant, pétri de ces valeurs qui font la fleur de la chevalerie. Il serait originaire du Bief que Jasper ne s'en étonnerait guère, car à vrai dire à bien y regarder, ser John était tout ce que Jasper n'était pas et si ce dernier n'était pas jaloux, il était volontiers envieux de tant d'assurance et de charisme spontané. À croire que les Sept avaient à sa naissance muni ce chevalier de toutes les qualités qui faisaient défaut au seigneur suzerain du Val d'Arryn ! « Le tournoi m'apparaît bien conduit pour le moment. Les chevaliers rassemblés ici sont valeureux armes à la main, on peut seulement regretter que tous n'aient pas le cœur vertueux comme vous le dîtes. Nombreux sont ceux qui déshonorent leur serment. » Jasper ne put retenir sa pensée d'aller allumer sous ses yeux le souvenir de son beau-frère. Il chassa vainement cette apparition maudite et sans saveur ni relief. « Le tournoi m'apparaît bien conduit pour le moment. Les chevaliers rassemblés ici sont valeureux armes à la main, on peut seulement regretter que tous n'aient pas le cœur vertueux comme vous le dîtes. Nombreux sont ceux qui déshonorent leur serment. » Puis ser John insista presque lourdement sur ces valeurs qui font le cœur et l'âme de la chevalerie et Jasper s'inquiéta quelque peu de se sentir ainsi scruté comme de l'intérieur. Que voulait-il prouver, ce chevalier ? Qu'attendait-il de lui ? Qu'espérait-il à lui poser ces questions de la sorte ?

          Mais à ses yeux, un chevalier était bien davantage qu'un preux incarnant les valeurs de bravoure, de courage et d'héroïsme. Un chevalier se doit d'associer la force et la vigueur physique aux vertus humaines et spirituelles les plus élevées. Respectueux d'un code d'honneur et d'une morale, il doit mériter à chaque instant son titre, et surtout doit s'en montrer digne. « J'en suis, messer. Je ne brandis pas mon épée pour l'exaltation de la bataille, je la brandis pour protéger le faible des abus du plus fort. Je ne cherche ni gloire, ni honneurs, ni rien de toutes ces fioritures qui font la couronne des arrogants et des prétentieux. Je me bats pour ce que je crois juste. Le monde entier est un champ de bataille et chaque fois qu'un homme souffre, c'est une terrible défaite à mes yeux. »
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Message Lun 9 Juil 2012 - 15:43

Intervention partielle

          Quand ser Pryam comprit qu'en psalmodiant « Ooda » tout en se frappant la poitrine, la vieille carcasse lui avait révélé son nom, les yeux de cette dernière s'illuminèrent des feux de l'excitation névralgique qui l'agita depuis ses orteils crapoteux jusqu'aux bouts de ses cheveux sales. Elle répéta donc, avec un zèle presque suspect : « Ooda ! Ooda ! » ; le sourire qui succéda à ce véritable cri de guerre identitaire dévoila l'intérieur poisseux de sa bouche ou quelques dents demeuraient encore sous la terre et les résidus alimentaires. Cependant, la suite ne fut guère du goût de la bougresse qui n'apprécia qu'à moitié qu'on la traite comme une vulgaire femme des bas-fonds offrant de dévoiler les brumes de l'avenir contre quelque argent. Elle n'avait jamais eu cette intention, et elle s'en voulait un peu de ne pas posséder le savoir nécessaire au beau langage qui leur aurait épargné ces moments d'incompréhension. Elle déglutit avec peine en écarquillant les yeux, et comme une énorme grenouille, elle poussa un coassement guttural et plein de reproches. « Sept... puissants ! Ooda... rien ! Rien ! » Elle se jeta au sol et rassembla un peu de sable dans ses mains pour ensuite s'en frotter les cheveux. « Argent ! Argent ! Pouah ! » Ce disant, Ooda crachait par terre, reniflait comme un cheval dornien et roulait ses yeux trop clairs. Elle ne voulait pas d'argent, elle refusait toute autre possession que son cher médaillon. À genoux, elle se traîna jusqu'à Pryam et lui présenta son bijou jusqu'à le tenir sous ses yeux. Elle le tourna alors et à la face nue succéda une face où l'on pouvait voir gravée une étoile à sept branches. Il s'agissait vraisemblablement d'un insigne religieux. Ooda le lécha encore une fois avec vigueur et dévotion. « Mariage... corbeau ! Tournoi... œuf ! Sang ! Sang et feu ! SANG ET FEU ! » Elle abandonna soudain le médaillon qui roula aux pieds du chevalier du Val alors qu'elle-même se tortillait sur le sol comme sur le coup de la douleur. Prise d'une transe abominable, elle bougeait de tous côtés en débitant des borborygmes incompréhensibles.

          L'audace est très souvent récompensée, mais qu'en serait-il aujourd'hui ? Owayn allait-il faire une découverte formidable ? Allait-il mettre la main sur quelques dragons d'or ? La bourse de cuir détenait le secret de cette découverte qui serait peut-être merveilleuse, ou peut-être minable, et le roturier natif des terres de l'Ouest put en découvrir le contenu. Quand il délia les cordons de la bourse, nulle lumière ardente ne jaillit de la bouche de cuir qui s'ouvrait de plus en plus jusqu'à devenir béante à l'image d'un gouffre amer et brumeux. Mais il n'y avait nulle amertume, nulle brume, juste la nuit silencieuse de l'intérieur de cuir où l'on ne distinguait rien encore, sinon la luisance secrète de quelque objet de métal brun. Quelques instants, Owayn demeura grave et silencieux, puis ce fut l'illumination : il plongea ses doigts dans la bourse et découvrit une longue tige froide qu'il saisit entre son pouce et son index pour la révéler à la lumière du jour. Le vent battait ses tempes. Il avait sous les yeux une clef de métal toute simple : l'anneau n'était guère plus qu'un cercle poli, la tige de même, et les crans du panneton semblaient aléatoires et chaotiques. Difficile à quiconque ignorait son métier de déterminer ce que pouvait bien ouvrir une telle clef trouvée dans une telle bourse de cuir, mais les Sept se montraient, pour une fois, très joueurs : au fond de la bourse, Owayn découvrit un petit bout de vélin tout replié sur lui-même, et s'il tendait la main pour s'en saisir, le déplier, et lire son contenu, il saurait ainsi :  « Autel, troisième tente, soleil » Mais qu'allait donc faire Owayn de cette énigme fort à propos ?

          Les paroles de lord Arryn impressionnèrent ser John le Violoniste qui ne s'attendait pas à ce qu'un seigneur suzerain se montre si proche de ses propres conceptions sur la chevalerie. Sans doute Jasper Arryn était-il encore trop jeune pour avoir succombé au fiel de ce pragmatisme délétère et qui pollue trop souvent les cœurs purs. Cette jouvence encore vigoureuse le protégeait très certainement de la corruption de l'âme qu'est le cynisme et l'immoralité, et peut-être même était-elle l'ossature puissante d'une vie toute entière construite autour d'un idéal d'honneur et de vertu ? La chevalerie n'est pas qu'un mot qui se tresse de mélancolie.  « Aussi haut que l'honneur, à ce qu'il semble... C'est un véritable privilège de vous avoir rencontré, lord Arryn, et d'avoir partagé ces quelques mots avec vous. Vous êtes un chevalier comme il s'en fait peu. Plût aux sept que tous nos suzerains fussent de votre sorte et chevaleresque comme vous ! J'espère que nous aurons l'occasion de croiser nos lances lors de ce tournoi, car je devine en vous un adversaire de grande valeur. Voici ma tente, messire, et je ne vais pas vous imposer de m'y suivre pour assister à cette scène ridicule où nous demeurons immobiles pendant qu'un écuyer m'aide à ôter les membres de mon armure. Avant de vous quitter, il me semble que ser Duncan souhaitait vous rencontrer. Vous le trouverez facilement, c'est un véritable géant. » Ser John salua le suzerain et pénétra dans sa tente, laissant ainsi lord Arryn à ses occupations. À vrai dire ce dernier, s'il se donnait la peine de chercher ser Duncan, le Grand, la Perche comme d'autres encore le surnommaient, il n'aurait eu aucun mal à le trouver car le chevalier errant dépassait très largement la très grande majorité des personnes circulant dans le campement. Un rapide coup d’œil à la ronde lui aurait suffi pour identifier celui qui désirait lui parler, mais naturellement Jasper Arryn demeurait libre de ses mouvements et s'il désirait faire autre chose, rien ne l'en empêchait.

          Dans la tente consacrée, la vieille septa ouvrait les yeux sur la grande détermination d'Oteh Byris, cet homme qu'elle avait reconnu comme prêtre à barbe de Norvos. Elle comprit qu'il n'était pas un homme de religion, mais bien plutôt un homme des dieux, un homme pénétré de la mission dont l'aurait investi la divinité. Un sourire s'épancha sur son visage émacié et sans ornement.  « Ne soyez pas si prompts à vous sacrifier, fût-ce au nom de la divinité. Les dieux ne sont pas si cruels, et n'exigent point tant d'abnégation. » Immobile, elle ferma les yeux quelques instants avant de les rouvrir.  « Il y a un homme, à Port-Réal, vous le connaissez. Sûrement. C'est un forgeron, un magicien, il peut redonner vie à votre lame... mais il ne peut le faire sans rien. La vie ne naît pas du néant. » Un tel discours pouvait paraître étrange, mais la vieille sepa était très sérieuse et n'en démordrait pas. Elle s'approcha de l'autel et s'agenouilla à son tour, jusqu'à poser son front sur le sol inégal. Puis elle embrassa l'étoile à sept branches qui pendait à son poignet au bout d'un bracelet de facture très grossière. Enfin elle posa son regard vitreux sur le prêtre à barbe.  « Priez avec moi, fils, et recevez une vision du Guerrier qui vous prendra sous sa protection et vous guidera dans votre quête. Priez avec moi, fils, et laissez-vous toucher par la grâce. » Elle était sûr qu'il allait s'exécuter pieusement et qu'il prierait avec elle, mais qu'en était-il du côté de l'homme originaire d'Essos ? Aurait-il le cœur à prier encore pour guetter une vision envoyée par les divinités ? Réussirait-il à goûter la grâce que lui promettait la vieille religieuse ? L'hypothèse était séduisante, et le pari peu risqué. Mais là encore, Oteh Byris demeurait maître de ses actes... mais l'était-il aussi de son destin ?

          De leur côté, Maël et Lyra étaient préoccupés par le sort du prêtre à barbe et donc ils abandonnèrent les deux heureux parents qui, de leur côté, savouraient pleinement leur petit bonheur retrouvé. Effectivement, ils n'avaient plus besoin des deux dorniens et ces deux-là jouèrent des coudes pour quitter la foule qui s'interrogeait déjà : quand aurait lieu la prochaine joute ? L'impatience était palpable mais elle semblait ne pas toucher plus que cela le jeune tailleur et la demoiselle, qui s'approchèrent du campement au bras l'un de l'autre, comme un jeune couple de roturier s'approchant de la chambre nuptiale. Leurs inquiétudes pour Oteh Byris, cependant, ne les guidèrent point jusqu'à lui et à vrai dire, la direction désignée par le jeune Maël les éloignait plus qu'elle ne les rapprochait du prêtre à barbe. Cela n'était pas si grave : ils avaient l'intention de se retrouver ensemble pour discuter un peu et voilà que le chemin qu'ils empruntaient se trouvait vide de monde et d'obstacles, comme si les dieux eux-mêmes couvaient d'un œil bienveillant la discussion qu'ils souhaitaient avoir ensemble. À vrai dire, s'ils avaient été extralucides, Maël et Lyra auraient pu voir sur eux posés les regards compatissants de la Jouvencelle et ceux complices du Ferrand. Mais il n'y avait rien dans l'air qu'un peu de vent.Où iraient-ils, cependant ? Continueraient-ils sur ce chemin sans histoire pour discuter ensemble, ou bien bifurqueraient-ils pour retrouver le prêtre à barbe ? La question n'effleurait pas encore leur esprit que déjà, dans les faits, elle s'imposait à eux, car ils parvinrent bientôt à un carrefour silencieux comme une tombe. Sur la droite, rien de distinct. Devant, la rumeur d'un groupe qui chahutait. Sur la gauche, des rires, des cris et des pleurs d'enfant. Qu'allaient-ils faire ?

          Ser Even et lady Serena arrivèrent devant la tente du chevalier et ce dernier put découvrir, non sans surprise qu'à l'endroit où se tenait sa tente, il n'y avait rien qui s'apparente à un amas chaotique de toiles, de piquets, d'affaires, de débris et de terre remuée. Tout était à sa place, tout semblait normal, tout semblait indifféremment comme avant et pourtant, il y avait dans l'air comme un parfum d'inhabituelle tension. Quelque chose se préparait et à vrai dire ne tarda point à se manifester : ser Otho Bracken et ser Tommard Heddle sortirent de la tente de ser Even, comme deux apparitions spectrales et maudites. Elles étaient bien réelles, pourtant, et s'avançaient vers le chevalier du Val d'un pas décidé.  « Tiens ! Voilà l'autre chiffe molle. » Ser Otho le nargua d'un sourire qui n'avait rien d'amical avant de s'écarter pour laisser libre l'entrée de la tente du chevalier. Ser Tommard fit de même, riant grassement déjà de ce qui allait suivre. Le démon noir déclara d'une voix forte et menaçante :  « Allez, entre, on t'a préparé ta chambre, tu vas pouvoir baiser ta putain tranquillement. On garde la porte pendant que tu lui fourres un bâtard dans le bide. » Ces provocations n'avaient rien d'innocent. Elles étaient prononcées avec cette violence qui caractérise les cœurs pétris de méchanceté et avec cette morgue qui fait l'orgueil du nombre qui s'attaque à l'unité. Ser Otho observa Serena, entrouvrit sa bouche et, avec ses doigts, y décrivit des gestes obscènes qu'une description trop engagée exposerait à une vive censure, mais on imagine aisément quel affront put être fait en moins de temps qu'il ne faut pour inspirer puis expirer. D'autant plus que ser Tommard en rajouta en mimant, lui, une scène de fornication. Mais que ferait ser Even ? Que ferait Serena ? Irait-il jusqu'à pénétrer dans la tente ? Pendant ce temps-là, on vint chercher ser Pryam du Val car c'était à son tour de jouter, et de revenir victorieux de sa joute, après un bref échange contre un adversaire manifestement trop faible pour lui.


    - Certains d'entre vous ont reçu des blessures au cours de la soirée de la veille, n'oubliez pas d'en tenir compte. Lady Coeurdepierre n'oublie jamais rien.
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Les interactions avec les PNJ seront nombreuses, merci de laisser au MJ le soin de les mener à bien !
    - Il fait beau, l'air est un peu frais. Dans le campement, les tentes ne sont pas à proprement parler alignées. Des gardes de Murs-Blancs assurent la « sécurité ».
    - La prochaine intervention globale relancera tout le monde et aura lieu Lundi. Elle relancera même ceux qui n'ont pas participé ! Prenez gare !
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Message Mar 10 Juil 2012 - 8:35

La tente était toujours debout. Exactement comme il y a quelques minutes, quand Serena avait aperçu Even et Jasper en train de discuter devant l'entrée. Tout semblait normal. Pas même le moindre seau renversé. La jeune femme commençait à se dire que les serviteurs de l'Arryn avaient peut-être battu des record de vitesse en matière de reconstruction quand elle sentit une pression dans son ventre. Cette même pression chagrinée que lorsqu'elle avait la sensation que les ennuis l'attendaient au détour du chemin. Dans le cas présent, ils se trouvaient dans la tente et, lorsqu'ils en émergèrent, la jeune femme tressaillit en reconnaissant le Bracken. Elle avait peut-être aperçu le second dans le camp un peu plus tôt mais n'avait pas su que sa sale gueule était à associer à celle tout aussi déplaisante du bourrin rouge. Ces hommes étaient manifestement aussi bêtes qu'ils en avaient l'air s'ils avaient pensé une seule seconde qu'Even et elle allaient s'exécuter et s'arracher de la vigilance des témoins en acceptant de se mettre à couvert sous la tente pour les laisser leur démolir le portrait tranquillement.
Serena se dit que ce devait également être l'opinion d'Even mais lorsque celui dont elle ne connaissait pas le nom se mit à la traiter de putain, elle sentit que ce n'allait pas être aussi simple. Quand, en plus, les deux provocateurs joignirent aux paroles grossières de mimes absolument vulgaires en lorgnant la jeune femme, un frisson de dégoût la parcourut des pieds à la tête et elle se tourna à demi vers le chevalier du Val pour mettre un bras en travers de son abdomen et exercer une pression vers l'arrière. La tête levée vers lui et le regard suppliant, elle dit à mi-voix :

_ Ser Even, je vous en prie. Nous ferions moins preuve de courage que de stupidité si nous répondions à cette basse provocation.

Un rapide coup d'oeil vers le Bracken et ses mimes lui permit de lui assurer tout le dégoût et le mépris qu'elle éprouvait pour lui. Elle avait autant envie de passer son chemin sans rien dire que de se planter une plume dans l'oeil mais elle savait qu'il fallait se méfier de sa propre témérité et la situation était visiblement très déséquilibrée. Even devait être fatigué de ses joutes et était seul contre deux. Elle avait bien son petit couteau dans sa besace et elle pouvait très probablement le planter dans le front d'un de deux abrutis vue la faible distance qui les séparait mais quelque chose lui disait que tuer un homme dans un environnement pareil ne serait pas très judicieux.
Tournant de nouveau la tête vers Even tout en continuant d'essayer de le forcer à partir à reculons avec elle, la jeune femme lui fournit une excuse toute trouvée pour se retirer :

_ Lord Arryn désirait me parler après que le mestre ait soigné ma tempe. Auriez-vous l'amabilité de me conduire jusqu'à lui ?

Dans cette position, elle était pratiquement dans les bras du chevalier et cette proximité avait quelque chose d'étrange. Seuls son frère et son ami Bray l'avait vue se tenir aussi près d'eux. La situation aurait pu faire naître quelques battements rapides dans son cœur tendre de jeune femme s'il n'avait pas déjà été affolé par les présences ragoûtantes du Bracken et de son acolyte.
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Pryam Templeton
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Message Mar 10 Juil 2012 - 12:06

     Le Valois avait toujours une certaine difficulté à comprendre ce que la femme voulait lui dire. Au moins avait-il cerné le fait que « Ooda » était bel et bien son prénom, mais les quelques piécettes données en aumône ne semblèrent pas enchanter le vieille femme. Que souhait-elle donc dans ce cas ? Le jeune homme n'était pas très doué en communication normale, alors avec une personne qui s'exprimait par onomatopées, inutile de dire que la tâche devenait plus qu'ardue. Au moins voyait-elle aussi la puissance des Sept comme supérieure à celle des hommes, le chevalier ne pouvait donc que considérer qu'elle avait encore toute sa tête. Il était inutile de préciser que la situation était des plus étranges et que de l'extérieur, des spectateurs providentiels devraient certainement se poser des questions sur cet étrange duo. Lorsque l'étrange femme se traîna jusqu'au chevalier, celui-ci ne put s'empêcher de la dévisager d'un air perplexe. À quoi rimait donc tout cela ? Ce fut à ce moment qu'elle débita des mots qui logiquement n'avaient aucun lien, mais rappelaient bien la situation actuelle. L'œuf de dragon ? Sang et feu comme la devise des Targaryen ? Corbeau ? Mis à part les Corbray et leur blason, rien ne vint en tête au chevalier qui la regarda d'un air un peu perdu jusqu'à ce qu'elle se mette soudain à se tortiller sur le sol comme sous le coup d'une vive douleur. Ni une, ni deux, le blond se redressa pour approcher de la femme et s'agenouiller à ses côtés histoire d'essayer de voir si elle allait bien. La situation était.... Plus qu'étrange ! Le Valois regarda autour de lui et interpella un roturier qui passait, certainement un aide de camp ou quelque chose d'approchant.

     ▬ Venez là, j'ai besoin de votre aide ! »

     Lorsque l'homme daigna approcher, Pryam lui demanda de l'aide pour essayer d'amener la femme auprès du mestre. Elle devait certainement avoir besoin d'aide, pour le coup le chevalier n'était absolument pas capable de la lui fournir. Une question le taraudait, pourquoi était-elle venue lui parler à lui alors qu'il aurait été tellement plus simple d'aller aborder lord Jasper par exemple ? Comme pour lui compliquer la tâche, ce fut à ce moment que le chevalier errant fut appelé pour jouter contre ser Buford, il en avait presque oublié le tournoi ! L'idée n'enchantait pas le Valois, mais il dû malheureusement abandonner la femme aux mains du roturier en lui sommant de la conduire auprès du mestre et juste avant de s'éclipser, ramassa le médaillon des Sept qui avait roulé au sol pour le glisser dans la main de la femme.

     Il s'éloigna ensuite vers les joutes où son adversaire l'attendait et la quasi certitude qu'il allait rentrer défaitiste. Ser Buford était un chevalier impressionnant comme le jeune homme espérait devenir d'ici quelques dizaines d'années. Peut-être que sa prière muette au Guerrier porta-t-elle ses fruits, car il parvint à désarçonner le Bieffois et se débrouilla pour lui porter son aide – si tant est que l'autre la désire – avant de regagner le campement. Arrivé là, le Valois tenta de retrouver la vieille Ooda histoire de savoir si elle était bel et bien entre des mains expertes qui s'occupaient d'elle.

------------------------------

HP : Bon je ne savais pas trop comment faire pour ne pas couper trop court à la discussion avec le PNJ, si je dois modifier quelque chose il faut me faire signe ! Sinon est-ce que Pryam retrouve Ooda ?


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Maël
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Message Mar 10 Juil 2012 - 14:03

Tout en cheminant à travers la foule la belle dornienne à son bras, Maël écoutait attentivement et avec une certaine appréhension ses révélations à propos du prêtre à barbe. S’il comprenait largement la douleur qui avait dû le saisir au trépas de son maître, la symbolique autour de la hallebarde brisée lui échappait en grande partie. Il n’était pas un guerrier et attachait bien peu de valeurs aux choses matérielles, sans doute en partie parce qu’il n’avait que peu possédé au cours de sa vie au sein de la roture. Il n’exprima pourtant pas cette méconnaissance à l’oreille de son amie et se contenta d’hocher vivement la tête en fendant la foule dans un bas murmure. « Nous allons le retrouver j’en suis sûr, allons par-là. » Il lui adressa un lénifiant sourire et l’entraina vers ce qu’il croyait être le chemin emprunté plus tôt par Oteh. S’il avait appris à connaître Lancehélion comme sa poche et arpentait aujourd’hui Villevieille avec aisance, il n’en demeurait pas moins qu’il n’était pas doué d’un sens de l’orientation exceptionnel. Il y avait du monde, du bruit, et Maël eut tôt fait de perdre la piste du compagnon de route de la suite d’Edarra. Bien heureusement ils ne furent pas importunés par les fameux « hommes d’hier » évoqués par Lyra, bien que le tailleur aurait défendu vaillamment la belle il n’aurait certainement pas fait le poids face à des rustres entrainés.

Leurs pas aventureux mais hasardeux ne les menèrent pas au prêtre à barbe mais à un carrefour silencieux éloigné du tumulte de la prochaine joute. Maël observa autour de lui pour déceler un indice qui les conduirait à Oteh, en vain. Tandis qu’il réfléchissait à un moyen de le retrouver, son visage s’abaissa lentement sur celui délicat de Lyra… Il en perdit promptement le fil de ses pensées et sentit un tapage, un intense bouillonnement lui brûler la poitrine. N’était-ce pas là l’occasion ardemment désirée depuis la veille au soir ? Pour la première fois ils étaient seuls, relativement éloignés de la clameur, toutes les circonstances semblaient réunies pour qu’enfin ils abordent « le sujet », celui qui le taraudait inlassablement depuis que l’adorable jeune femme avait quitté son atelier. Et maintenant qu’elle était là, toute proche, les mots mille fois répétés dans son esprit restaient coincés au fond de sa gorge. Le brasier enflamma ses joues dorées et il balbutia, ses yeux céruléens se fondant dans les deux onyx étincelants de la dornienne.

    « Lyra… Avant qu’on ne le retrouve, j’aimerais te parler de quelque chose d’important… Pourquoi tout ce mystère lui scellait-il la bouche ? Il était fébrile et craignait que le silence qui les avait enveloppés jusqu’à présent masquait un funeste présage. J’ai beaucoup réfléchi à ce dont nous avions parlé à Villevieille et il faut que je te dise que… Il inspira profondément et frotta avec anxiété le tissu de sa tunique entre ses doigts. Pour moi, tout est différent, je ne peux plus vivre comme ça, sans que tu sois là. Tu m’as manqué plus que jamais et je ne peux pas supporter l’idée que nous allions dans des directions opposées à la fin de ce Tournoi. Ses mains se posèrent délicatement sur la taille de la jeune femme. Je ne dis pas tout ça à la légère, je sais ce que ça implique… J’ai travaillé dur et je n’arrêterai pas, je retournerai même à Dorne s’il le faut mais je veux que nous soyons ensemble. »

Ses différentes commandes lui avaient permis d’amasser un bon pécule, qu’il envisageait en premier lieu d’investir pour agrandir son atelier de Villevieille ou bien… De l’utiliser pour en ouvrir un autre, là où Lyra demeurait. Etait-il trop présomptueux ? Il baissa les yeux un court instant, gêné par toute la possessivité qui transparaissait dans ses paroles.

    « Mais je sais bien que tout ça ne peut arriver que si tu le veux aussi… »

Si maladroit et tellement tendre il sentait le feu lui incendier le visage alors que, pendu à ses lèvres, il guettait la réaction de la princesse.



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Message Mar 10 Juil 2012 - 15:10

     Ils ne trouvèrent pas Oteh, le prêtre semblait s'être envolé sans laisser de traces et Lyra ne savait si elle devait s'en réjouir ou s'en inquiéter. Après, elle se disait que l'homme était entraîné il savait se battre et elle ne se faisait pas réellement de soucis concernant sa sécurité, mais ce qui l'inquiétait plus étant qu'elle avait trouvé qu'il arborait un air particulièrement mélancolique. Qu'adviendrait-il de lui s'il décidait de défier un chevalier pour mettre fin à ses jours ? Est-ce que le suicide était-il considéré comme une faute par la religion qu'il servait ? Les questions se bousculaient dans l'esprit troublé de la Dornienne, jusqu'à ce que la voix douce de Maël ne la tire de ses méandres. Elle le regarda d'un air interrogateur comme il lui déclarait avoir envie de lui parler d'une chose importante et aussitôt, elle se remémora leur discussion quelques temps plus tôt dans son atelier de Villevieille. Était-ce à cela qu'il faisait référence ? La réponse à cette question arriva bien vite comme il lui annonça qu'il ne souhaitait plus vivre sans qu'ils ne soient ensemble. Cette révélation l'enchanta autant qu'elle la toucha, de son côté aussi elle avait longuement mûrit la question et pour être sincère, le doute n'avait plus sa place dans son esprit. Comme il ajouta quelques mots d'un ton gêné, la demoiselle esquissa un sourire amusé avant de répliquer d'un ton assuré.

     ▬ Moi aussi Maël. »

     Une réponse simple et qui avait le mérite d'être claire. Elle y avait longuement pensé, sa rencontre avec Duncan, les attentions délicates que le jeune homme avait eu à son égard et ses paroles aimables avaient eu pour effet de lui faire comprendre qu'elle ne ressentait pas la même chose lorsque de telles déclarations venaient de Maël ou d'un autre. Elle arbora un air qui se voulait confiant, même si au fond d'elle son cœur battait la chamade et qu'elle avait l'impression de ne pas trouver les bons mots.

     ▬ J'ai longuement repensé à notre discussion. Tu sais, j'ai rencontré un autre jeune homme qui m'a parlé très gentiment, mais pourtant je ne me sentais pas aussi touchée que lorsque tu me parles. Une manière maladroite de lui faire savoir qu'il occupait une place plus « enviable » que les autres dans son cœur. Maintenant je suis juste certaine que si je veux un jour être la femme de quelqu'un, je voudrais pouvoir dire que je suis la tienne. Je sais qu'il y a beaucoup de choses qui compliquent la situation, mais je me dis que s'il a fallu attendre que nous soyons séparés pour comprendre que nous étions faits pour être réunis, c'est qu'il y a une bonne raison. Elle en était intimement persuadée, la Mère Rivière ne faisait rien sans raison. Nous trouverons un moyen pour que tu ne perdes pas tout ce que tu as acquis, mais sache que je veux au moins tout autant que toi pouvoir me réveiller chaque matin à tes côtés. »

     C'était une scène plutôt décalée alors qu'au loin le bruit des joutes brisait le silence, elle n'avait jamais imaginé faire sa déclaration d'amour à Maël dans un tel endroit. Mais si le monde devait être parfait et que la situation devait toujours être propice pour que les choses se fassent, il y aurait bien peu d'humains heureux en Westeros. Elle se rapprocha alors de son ami – qui désormais n'était plus qu'un simple ami – et glissa ses bras autour de sa taille avant de coller son visage contre lui. Quel dommage qu'elle ne puisse demander à ce que la Mère Rivière suspende le temps, sans quoi elle aurait demandé que cet instant ne finisse jamais.
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