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Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure manière d'aller de l'avant.

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Message Mer 13 Juin 2012 - 3:26

Elle le fixait comme toujours. Il ne levait pas les yeux. Elle s’était invitée elle-même dans sa bibliothèque, ou elle n’était pas la bienvenue. Elle venait à peine de remettre les pieds au Donjon Rouge, qu’elle voulait reprendre le chemin de Dorne ou peut-être de Lestival. Oui, Dorne et ses tempêtes de sable, ou même le Bief et ses champs de fleurs. Elle voyait dans son regard et savait qu’il lui en voulait. Dans son fort intérieur, la reine des sept couronnes savait que son époux de frère n’était pas de bonne humeur. Surtout depuis qu’il savait qu’elle avait fait halte chez son frère. Un frère qu’elle aimait bien plus que Aerys Targaryen son taré de mari. Un coup de tête qui l’avait fait revoir son doux prince. Celui qu’elle avait toujours tant aimé. Surtout qu’elle le savait au Donjon. Un retour tant attendu par la Dragonne. Elle avait besoin du soutien de Maekar. Le seul qui puisse être sincère et encore valable. Il était son seul allié pour le moment. Elle avait l’intention de le garder aussi longtemps qu’elle le pouvait.

Vous allez encore me toiser comme un de vos bouquins qui n’est pas à sa place ou vous voulez me faire perdre encore mon temps.

En quoi le temps te gêne Aelinor. Tu as certainement assez comploté en te rendant à Dorne. Entre Lestival et Hautjardin. J’espère que Lord Tyrell se porte à merveille, tout comme notre oncle.

Maekar va très bien. Vous n’êtes pas mieux que lui, Aerys Targaryen. Vous croyez que je m’amuse à plonger notre maison dans le déshonneur, comme votre oncle le fait. Je tente de vous sauvez la face, parce que votre main n’est bonne a rien

La reine cachait ses poings derrière son dos, cachant sa méchanceté, cachant ses regards lourd et meurtriers. Si un jour, elle devait tuer quelqu’un ce serait lui. Elle le haïssait. Encore plus que la main du Roi. Pourquoi fut-il son imbécile de mari? Le fils chéri de son incapable de père. Que les sept le maudissent là ou il est. Elle lui faisait toujours face cachant sa colère au fond d’elle. Maekar lui avait montré à cracher son feu et Baelor lui avait montré à rester calme devant la provocation.

Je suis surpris Aelinor. Une telle maitrise de toi-même. Est-ce le fait que tu ais retrouvé ton gentil petit dragon assassin? Celui qui t’a abandonné, pour fuir le Donjon Rouge et rentrer à Lestival se cacher dans les jupes de sa femme, parce qu’il n’Est pas devenu main du Roi.

C'était un accident Aerys, tu le sais comme moi. Il n’a jamais voulu le tuer. Tu le sais autant que moi. C’est de votre faute s’il est parti à Lestival. Il ne voulait pas m’abandonner. Il n’aurait jamais fait ca.

Un accident où il a tué Baelor de sang froid. Ton amour pour lui te perdra Aelinor. Cesse d’affectionner Maekar, il mettra ta tête à prix s’il continue. Un jour, tu te souviendras que je t’ai averti de ce danger. Heureusement, qu’il a un fils sain d’esprit. Tel père, tel fils ne s’appliquera pas.

Un fils … Heureusement il a réussi là où vous avez échoué.

Échoué, est un très grand mot très chère sœur. Contrairement à toi, je ne suis pas stérile comme les terres des Iles de fer. Même de la mauvaise herbe ne veut pas pousser.

Aelinor le regarda dans les yeux et sentit sa main s’abattre sur la joue de son frère avec violence. Elle n’était pas stérile. Elle pouvait parfaitement accoucher. Si elle n’avait pas avorté volontairement, elle aurait eu ce bébé. Un fils selon le Mestre. Et quoi encore. Cette vieille branche avait toujours eu des soupçons et il osait lui donner de faux espoirs. Elle ne voulait pas qu’il devienne comme son abruti de mari et frère. Sa main était partie sans relâche et elle ne regrettait pas son geste. Elle était de fort mauvais humeur. Il avait réussi comme toujours à trouver son point faible.

Si tu oses abattre ta main de nouveau je vais te le faire regretter Aelinor.

Aelinor referma le livre que son frère lisait avant de planter son regard meurtrier et violacé dans les yeux de son frère.

Je t’aurais Aerys. Dans cette vie, ou dans l’autre, je te ferais payer l’humiliation que tu me fais subir. Et ce n’est que ce jour là, que je dormirai enfin avec la conscience tranquille.

Elle envoya le livre sur le sol et elle tourna les talons en direction de la sortie. La potiche de Westeros avait dit ce qu’elle voulait lui dire depuis longtemps. Elle avait réussi. Tant mieux, s’il prenait ses menaces au sérieux. Elle allait avoir sa peau un jour ou l’autre. Elle espérait qu’elle serait enfin tranquille dans son esprit. Elle passa la porte sans au revoir et pris le chemin de la cour. Elle avait besoin de calmer ses esprits échauffés par sa colère. Heureusement, elle le faisait toujours dans le bois sacré. Elle pouvait pester sans que personne ne l’observe ou l’espionne. Étant de si mauvais humeur, elle avança, mettant un pied devant l’autre. Même si son attention n’était mauvaise qu’envers son époux, elle fonça, sans bien le vouloir dans un homme. N'osant même pas regarder la mauvaise victime de sa colère, elle prit la main qu’on lui tendit quelques peu gênés par la situation.

Je suis terriblement désolée. Veuillez me pardonner. Je ne regardais pas où mes pas me menaient.

Elle épousseta quelques peu sa robe, remit ses dragons qu’elle portait aux poignets en place et scruta le regard de l’homme qui se tenait devant elle. Il lui rappelait vaguement quelqu’un, mais elle ne saurait dire qui. Quand bien même qu’elle trouverait. Elle n’avait pas l’intention d’insulter qui que ce soit pour le reste de la journée. Autant y aller pour les formules de politesse. Une chose très rare en cette journée plutôt morose.

À qui dois-je les remerciements, Ser …?

La politesse avant tout. Elle avait affiché un léger sourire pour ne pas paraitre déplacé et navrante. Elle était toute même reine d’apparat. Ou même d’occasion.


Dernière édition par Aelinor Targaryen le Mer 13 Juin 2012 - 12:46, édité 1 fois
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Aslak
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Message Mer 13 Juin 2012 - 9:43

Réveillé à une heure déroutante, c'est-à-dire à l'heure où la maisonnée était déjà bien active, il erra lentement dans la demeure de son frère pour rejoindre l'endroit communément appelé cuisine où il pourrait se restaurer. Il se souvenait vaguement avoir particulièrement bien arrosé sa soirée de la veille et qui plus est, il lui semblait pour la peine avoir entraîner son cher frangin dans la danse. Et pourtant pas de trace de lui. Se pourrait-il qu'il soit néanmoins parti travailler avec autant d'alcool dans le sang ? Ou alors était ce lui qui avait clairement abusé la veille. Il lui semblait même avoir quitté les lieux pour s'offrir une petite virée dans un bordel... ah oui... Ca devait sûrement être là qu'il avait abusé et donc c'était clairement enfoncé dans les méandres d'une débauche non mesurée. Il devait sûrement avoir perdu quelques piécettes en cours de route pour la peine. Elle lui coûtait cher ces dames qu'il aimait avoir à ses côtés. Mais peu importe, cela en valait quand même souvent la peine et de toute façon, détrousser de braves gens étaient ensuite un emploi qui lui convenait à merveilles. D'ailleurs il devrait volontiers aller faire le tour de la ville histoire de s'amuser un peu. Bon, même si avoir un commandant dans sa famille assurait sûrement une partie de ses arrières - son frère ne pourrait décemment pas le laisser croupir en prison si ? - il devait quand même faire plus attention que dans une autre ville. Après tout se faire remarquer et ensuite attirer l'attention sur son frère par suite logique sanguine, il n'en avait pas tellement envie. Comment celui-ci pourrait-il assurer ses arrières si on le taxait d'avoir un membre de sa famille maraudeur ? Ce n'était donc pas une bonne idée. Toujours est-il qu'après avoir engouffré un petit déjeuner - qui ressemblait à la fois à un repas de fête pour lui- il quitta cette pièce tant aimée pour connaître une autre qui lui était peu habituelle : la salle de bain. Il n'était pas arrivé dans cette demeure depuis très longtemps mais il avait quand même visité plusieurs fois cette pièce, simplement par luxe et par amusement de découvrir ce qu'elle recelait. Cependant, cette fois-ci, il y passa le temps qu'il fallut pour avoir une hygiène somme toute irréprochable pour sa personne. Il pensa même à débroussailler un peu sa barbe qui bien qu'imposante devenait quelque peu sauvage. Il ne l'enleva guère mais au moins rendit son aspect presque parfaitement soigné. Il s'admira un temps dans le miroir avant de sortir de la pièce une serviette autour de la taille et de rejoindre la chambre de son frère. Etant parfaitement propre, il ne pouvait se vêtir de ses haillons habituels. Ainsi emprunta-t-il une tenue de circonstance dans les affaires de son frère. Il ne se reconnaissait d'ailleurs point dans cette tenue mais cela l'amusa beaucoup de se dire que ainsi vêtu on pouvait presque le prendre pour un noble, ce qu'il n'était pas du tout. Satisfait, il quitta la pièce et rejoignit sa chambre pour emporter ses lances et ses quelques affaires. Il fouilla les poches de son ancien vêtement pour y récupérer quelques piécettes et ce fut totalement autre chose qu'il y trouva : la chevalière de son frère. Il la regarda longuement avant de se remémorer quelque chose comme quoi c'était un symbole important pour son frère mais.... pas moyen de savoir comment il se l'était pour le coup procurer. Il fit une grimace avant de sourire un peu se disant que c'était malvenu de s'approprier un tel bien mais que par contre, c'était une bonne raison pour aller voir son frangin au Donjon Rouge. Cette idée lui extirpa un magnifique sourire. Ca y est, il savait comment occuper une partie de sa journée. il quitta donc l'établissement dans un but désormais très précis, sans oublier de prendre une pomme pour la route.

Arrivé devant les portes du Donjon Rouge, il fut quand même impressionné de voir une telle infrastructure. Oh bien sûr, même il y a 22 ans, cela existait mais il ne pouvait pas nier avoir toujours voulu la voir de près. Et quand on est un enfant, arriver jusqu'ici était tout bonnement impossible. Et par la suite, il avait d'autres choses à faire en bon roublard qu'il était pour s'essayer à s'exposer carrément devant la garde genre "héhé je suis là!". Donc il avait abandonné l'idée de venir voir ce lieu de près. Maintenant qu'il avait un frère dans le domaine, il n'allait pas s'en priver. Même s'il, par contre, y entrer n'était pas quelque chose d'aisé. Surtout vu les gardes qui se trouvaient devant l'entrée. Tactique numéro un : y aller avec assurance et beau sourire. Il s'avança donc tranquillement, les lances dans son dos accrochées comme à leur habitude, pas de baluchon cette fois, tout dans les poches et encore pas grand chose vu qu'il n'avait pas besoin de voyager, et il se rendit près des gardes dans le but de passer.

"Halte !"

BOn tactique numéro 1 : échec cuisant. Soit ce n'était pas trop grave. Il devrait reconnaître qu'il n'était pas assez naïf pour se dire que ça allait marcher gentiment. Il devait désormais feindre la surprise et tenter de comprendre où ça coinçait tel un noble qu'il se devait d'être mais qu'il n'était pas le moins du monde. Bon heureusement pour lui, ses années d'errance aventurière lui avait permis d'acquérir un beau discours nécessaire à des entrées un peu partout... Bon d'accord, là où c'était intéressant et où il pouvait se permettre d'accéder.

"Et bien et bien, qu'est ce qui se passe ? Pourquoi ne puis-je donc passer ? "

"Vous n'avez rien à faire ici ! "

Bon... Apparemment, il était le seul à penser qu'il avait l'air d'un noble dans cet accoutrement. Dommage, il aimait bien l'idée. Ou alors ces gardes avaient tellement l'habitude de glander près de la porte qu'à force il connaissait absolument tout le monde et donc forcément les têtes méconnues ne leur revenaient pas. Il sentait que ça allait encore prendre du temps tout ça.

"Je suis le frère d'Alrik Mallery, je souhaite entrer."

Les gardes se regardèrent avant d'avoir un sourire qu'Aslak leur rendit mais dont il connaissait déjà la signification : il se fout de nous. En réalité, ça aurait pu. Mais pour la peine, il était plutôt sérieux.

"Ne dis pas n'importe quoi ! Allez dégage d'ici !"

Allez c'est parti, on en venait déjà à la menace intrusive. Pourquoi le pousser ainsi ? Pff... Ces gardes.

"Allez les gars... Je vous jure que si le commandant apprend que vous ne me laissez pas rentrer vous aurez de gros ennuis."

"C'est ça... On a eu aucun ordre concernant un certain "frère"."

"Mais sérieusement ? Vous allez me laisser là ! Si jamais je lui dis..."

"Dégage on t'a dit ! Faut qu'on te le fasse comprendre comment ?!"

"On va pas en venir aux mains quand même ?"

BOn pour le coup apparemment si car à peine eut il fini sa phrase que les gardes présentèrent leur épée retirées de leur fourreau. Il leva les mains en signe de paix.

"Ok ok..bon les gars. On va pas s'énerver hein ? Je disais ça comme ça. Ce serait quand même bien bête de se battre devant un si illustre endroit...non ?"
dit-il un sourire légèrement tiré en coin des moments où il doit essayer de trouver une petite parade rapidement.

Tactique numéro.... Bon il n'y avait plus de numéro, c'était de l'improvisation totale faite avec les ressources du moment. CAr il venait clairement de se souvenir de ce qu'il avait en sa possession. Il glissa donc lentement sa main dans sa poche alors que les gardes approchaient dangereusement pour lui signaler de la retirer ce qu'il fit rapidement en montrant la chevalière.

"Vous voyez... Ceci est la chevalière de mon frère. C'est un laissé passer de sa part. Vous croyez vraiment qu'un tel bijoux aurait pu lui échapper ou lui être volé ? Mon frère y tient bien trop... Et il est bien trop responsable pour ça. On le sait tous."

Bingo. Toujours garder son calme c'était la meilleure des solutions et ça il l'avait bien compris. Et puis être roublard demandait de l'impulsivité que dans certains cas uniquement....comme ceux où il fallait fuir rapidement sans crier gare. Mais peu importe. Au vu de la tête des gardes et donc de leurs regards entre eux, il avait compris que c'était dans la poche. Ce que confirma l'ouverture de la porte peu de temps après et son entrée officielle dans le Donjon Rouge. S'il ne savait pas se maîtriser, il aurait clairement émis un cri de joie mais celui se mua en petit "ouyou !" interne qu'il préserva bien de montrer à qui que ce soit. Bon maintenant qu'il était dans les lieux, se balader. Ensuite seulement, retrouver son frère. Il s'amusa donc à parcourir tranquillement les lieux, bien que ne s'exposant pas trop quand une horde de chevaliers ou de gardes ou autres personnes armées se montraient. Il valait mieux être discret et il le sentait bien. Il n'allait pas se plaindre après tout il était déjà entré et il avait un laisser passer qui se résumait à cette chevalière présente dans sa poche. Jetant un coup d'oeil sur l'attroupement qui venait de passer, il se faufila de nouveau dans le couloir avant de se faire heurter par quelque chose ou plutôt quelqu'un dans ce cas-ci. L'empressement avait rendu le choc un peu rude car il dut aider cette....dame ?... pour qu'elle reprenne contenance. Directement un fin sourire charmeur orna ses lèvres. Très belle femme.

"Il n'y a aucun mal, ma Dame." Il la laissa prendre se reprendre avant de sourire de plus belle. "Aslak. Appelez moi simplement Aslak, ma Dame."

Dire ouvertement que Ser ne lui convenait pas car il n'était nullement chevalier n'était pas forcément pour lui aller dans l'immédiat. Il ne s'attendait pas du tout à voir une femme et celle-ci étant totalement dans ses goûts - comme les trois quart des femmes- il ne voulait pas la faire fuir directement par faute de rang. Après tout, mentir faisait aussi partie de ses facultés dont il abusait aisément et régulièrement.

"Vous me voyez surpris d'une telle présence. Je dois reconnaître que je ne m'attendais pas à voir une femme ici et surtout pas une aussi belle que vous. Oserais-je vous demander quelle est votre route pour vous tenir compagnie ? Oh quel homme je fais, voilà qui est déjà demandé."

Un doux sourire charmeur orna ses lèvres. Ca y est, il était lancé. Et bien qu'il le savait pertinemment, son côté direct lui avait déjà amené nombreux soucis qui pourtant ne l'avaient jamais poussé à changer de manière d'approche. Oh bien sûr tout dépendait de la dame, mais il avait tendance à y aller quand même franco. Après tout, elles lui plaisaient toutes, pourquoi le cacher ? Ces femmes étaient si importantes dans sa vie qu'en laisser passer une n'était pas dans ses moeurs personnelles. Mais en attendant, il était vrai que pour peu que ce soit une femme de caractère, voire même de poigne, il s'était déjà fait éjecter un nombre incalculable de fois. Mais peu importe car ça avait marché un nombre impressionnant de fois également. Et puis, il avait tendance à oublier les maris aussi, même quand ils étaient à côté - sauf s'il était très bien bâti et très armé....la vie d'abord ! Mais ici pas d'armes, pas de mari, juste une femme qui semblait prise dans ses pensées et donc qui pouvaient convenir à un petit numéro de charme.

"Après tout, je ne voudrais pas que vous vous cogniez de nouveau voire pire, vous blesser ! Ce serait là un crime."

Et hop là une nouvelle couche sur les premières déjà bien épaisses. Quand il était lancé on ne le tenait plus... C'était fini. A moins de l'envoyer voir ailleurs, il comptait bien accompagner cette Dame. Et puis après tout, qui sait, peut-être avait-il une chance de plaire à cette femme dont il n'avait pas la moindre idée de l'identité et que concrètement, même s'il l'avait su, il n'était pas sûr que ça l'aurait clairement arrêté. Lui et les femmes.... c'était une longue, très longue, vraiment....bon bref, une longue histoire.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Message Mer 13 Juin 2012 - 17:29

Aelinor était plus ou moins habitué à ce genre d’entrée en matière. Même si elle se relevait à être maladroite quand elle était en colère, elle ne pouvait en vouloir au premier venu. Sa colère contre Aerys était encore trop présente. Elle la ressentait dans tout son corps. Si elle avait pu prendre le couloir menant aux appartements de Maekar elle l’aurait fait. Elle n’avait simplement pas envie de le voir. Si elle lui disait ce qu’il était arrivé dans la bibliothèque, Il y avait plus de chance que le donjon rouge fasse face à une grande épreuve. Maekar aurait si tôt fait de s’occuper de son frère ainé. Il était préférable qu’elle ne tarde pas à se calmer. Certes, il ne vivait pas avec la mort de son fils sur la conscience. Il avait toute sa tête, encore cela était drôle. Il l’avait insulté. Aucune personne censée n'aurait osé l’insulter comme il venait de le faire en la comparant à ses ennemis jurés. Que le père ait pris conscience des paroles sorties de la bouche de son fils.

Il lui avait fallu une légère chute pour qu’elle se calme. Elle n’était pas n’importe qui. Elle venait à peine de se relever que des gardes s’approchaient d’elle, dont l’homme qui était en charge de sa garde. Elle s’en rendit compte après que l’homme, dénué de tout protocole envers, se nomme. Bien moins impulsive que dans les dernières minutes, elle soupira et congédia les deux hommes. Elle n’allait pas se faire bêtement tuer. Quoique Daeron ne lui avait jamais dit où son malheur se passerait. Enfin, peu lui importait vraiment, même si l’homme suscitait sa curiosité. Elle avait une impression de déjà vu. Pourtant, il y avait tant de visages qui passaient au Donjon Rouge. Peut-être était-ce aussi une erreur.

Elle préféra ponctuer la présentation par un sourire. Elle n’était pas très bavarde. Elle espérait ne pas le faire fuir. Elle avait encore des doutes sur un noble de Port-Réal. Certains la connaissaient beaucoup trop pour lui donner du ma Dame. Elle ne s’en offusquait pas. Même si le protocole l’exigeait, elle avait envie de briser la règle pour déplaire à son mari. Son idiot de frère. Les rumeurs n’étaient pas ce qui lui manquait. La reine potiche et la reine stérile. Elle les entendait quand elle voyageait. Elle était la risée de Westeros. Incapable de donner un enfant à un roi. Elle avait pris pour habitude de se servir du Lord ou encore du Ser, mais rarement des prénoms.

Au plaisir de vous rencontrer.

Qui elle était pour être ici. Il n’y avait que deux réponses. Avec son accoutrement, il était certain qu’elle ne pouvait pas être une domestique. Elle pouvait donc être la reine ou une des dames de sa mère et encore, la plupart était vieille et ridée. Ne restait plus que la dernière option. Se présenter en bonne forme. Un peu pompeux avec le titre, mais elle ne voulait pas qu’il arrive quelques choses à sa pauvre victime qu’elle avait percuté sans bien le vouloir.

Ma présence est requise ici plus qu’ailleurs. Le Donjon Rouge est le seul endroit dont je puisse jouir de liberté comme il me sied.

Malgré le commentaire qu’il lui laissa entendre au sujet de sa beauté, elle ne fit pas de commentaire. Elle avait pour habitude de rajouter qu’il existait de plus grande beauté et qu’elle n'était nulle autre dans le Donjon même. Elle n’avait jamais aimé sa tante. La plus belle femme des sept couronnes. Aucunes femmes ne pouvaient rivaliser avec sa beauté et aucuns hommes ne pouvaient lui résister. Pour une fois, qu’elle n’était pas dans le décor avec son affreux oncle. Elle avait de l’attention comme elle n’en demandait même pas. Elle se surprit même à répondre à la question de l’homme qu’elle connaissait à peine.

Je me rendais au bois sacré. Je prenais la direction de la cour extérieure avant de vous percuter. Vous êtes habitants du Donjon Rouge. Pardonnez-moi si cela n’est pas le cas, mais vous me rappelez vaguement quelqu’un. À moins que vous soyez un homme de la main du Roi, Lord Rivers?

Dans ce cas là, il y avait de forte chance qu’elle prenne la direction opposée. Elle évitait tout ce qui pouvait appartenir à son oncle. Elle ne l’aimait pas et elle avait assez de méfiance pour éviter encore tout ce qui portait le nom de Dents de freux. Certainement, encore plus, son commandant qu’elle mettait souvent dans de fâcheuse position. Chaque fois, qu’elle l’avait croisé après son retour, elle lui souriait se rappelant les fâcheux événements de Lestival.

Un crime dont certains aimeraient se vanter.

Elle savait qu’elle courrait ce risque depuis toujours. Encore plus depuis qu’elle avait eu vent de la vision de son neveu. Elle venait même à se demander si Aerys mettrait sa menace à exécution. Oserait-il s’en prendre à sa femme, qui était avant tout, sa sœur, son sang? Si un jour, elle le détrônerait au profit de Maekar, il y avait plusieurs risques de finir la tête sur une pique. Pour l’instant, elle n’Avait plus envie de penser à son frère. Pur idiot soit-il. Elle aurait préféré mille fois épousé Rhaegel, si elle ne pouvait avoir Maekar.

Quel manque de courtoisie, je fais preuve. Je ne me suis pas présentée. Je suis Aelinor Targaryen. Épouse du roi Aerys et reine des sept couronnes de Westeros.

Elle prenait la direction du Bois sacré. Elle avait besoin de méditer. Seule ou accompagnée. Sa voix avait montré une pointe d’Exaspération et de tristesse. Avoir tout et être tout au fond malheureux. Elle n’aimait plus autant ce titre. Elle aurait aimé être princesse toute sa vie. Les conditions étaient moins difficiles. Elle ne s’Attendait pas au baise main protocolaire. Le protocole avait tombé très vite. Il était même surprenant de voir, qu’elle accordait la parole et de l’Attention à l’homme qui la suivait. Elle qui était habituellement très stricte et sévère. À croire qu’elle lâchait prise sur son destin. Il n’y avait qu’une chose qui lui importait et elle risquait de ne jamais la voir.
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Message Jeu 14 Juin 2012 - 13:10

La question était : sur quelle dame donc était-il tombé ? Car pour avoir ainsi des gardes personnels, soit elle devait être quelqu'un d'important, soit elle était peut-être une dame d'un Sire ou Ser quelconque qui se devait d'être accompagnée dans ce domaine d'hommes musclés et armés en tout genre... Enfin il supposait. Il devait bien reconnaître qu'autant cette demeure avait toujours été un fantasme autant il ne s'était pas plus renseigné que ça sur les personnes pouvant y séjourner. Dans sa tête cela se rapportait principalement aux chevaliers. Mais des nobles il devait sûrement en avoir pas mal dans la demeure. Et sûrement du gros gratin également. Aussi peut-être qu'il en était de même pour cette damoiselle. Toujours est-il qu'il fut plutôt satisfait qu'elle les congédia. non pas qu'il n'avait pas tellement envie d'être dérangé mais autant à une femme il pourrait avouer n'être rien d'autres qu'un roturier autant à une dame entourée de gardes dans le Donjon Rouge, cela faisait beaucoup d'éléments à son désavantage dont la vérité pourrait susciter la nette envie de l'envoyer valser dehors. Et bien que la danse pouvait être dans ses cordes, il était persuadé qu'il ne pratiquait pas la même que celle des gardes. Enfin au moins pouvait-il se vanter d'avoir été le barrage entre cette femme et le sol, plus confortable que ce dernier. Mais bon son petit discours sur sa protection n'était désormais plus trop valable. Elle était surveillée et apparemment bien surveillée. Ce n'était pas lui avec ses deux lances qui pourraient faire le poids face à quelques chevaliers en armure et armés. Mais bon, il se débrouillait quand même fort bien sans avoir de pratique militaire. Après tout à Dorne, on apprenait en tâtant du fer et non en regardant de loin. Aussi, il n'avait peut-être que deux lances mais il les maîtrisait parfaitement. Bien que l'art ne le soit pas entièrement lui... Mais chaque chose en son temps. Il n'était pas encore assez vieux pour manquer de ressources. Mais il n'était vraiment pas venu en ces lieux pour combattre. Observer et profiter d'avoir pu accéder au Donjon Rouge le comblaient amplement. Après tout, il était pratiquement persuadé qu'il ne pourrait jamais plus venir. Il n'en était sûr à cent pour cent mais son petit doigt avait l'air de lui suggérer tout de même que quand son frère l'apprendrait et surtout qu'il aurait connaissance de son habile capacité à s'approprier des biens qu'il ne pouvait avoir, comme la chevalière, ça risquait de barder. Car il avait bien compris que son frère n'était plus le freluquet d'antan et qu'un sale caractère de noble il avait commencé à avoir. Mais dans l'immédiat il devait se concentrer sur cette personne à ses côtés.

Il fut surpris qu'elle trouve un sentiment de familiarité avec quelqu'un du Donjon Rouge. Enfin qui sait, peut-être bien après tout. Mais cela l'amusa et un sourire étira ses lèvres, gardant ce côté charmeur qu'il avait avec les femmes. finalement il avait peut-être l'air d'un Noble puisqu'on l'associait maintenant aux hommes de la Main. Il aurait pu mentir mais la phrase qui suivit lui fit penser qu'il valait mieux justement ne pas faire partie de ces hommes. D'ailleurs, cela n'avait-il pas un rapport avec son frère ? Enfin peu importe, toujours est-il que ce n'était pas le cas donc il s'empressa de démentir ce fait.

"Rassurez vous, je ne suis nullement un homme de la main du Roi et concrètement, encore moins un habitant du Donjon. Je viens simplement rendre visite à une connaissance et cela m'a mené vers vous. Charmante rencontre. Aussi vais-je me faire le plaisir de vous accompagner."

Voilà qui était dit et qu'il emboîta le pas de la demoiselle. Après tout ça ne pouvait pas lui attirer trop d'ennuis... Si ? Il fallut qu'il pose cette question pour que la femme qui se tenait à ses côtés, se présente et lui avoue sans le cacher être tout bonnement et simplement, la Reine des sept couronnes. Rien que ça ?! Toujours est-il que la surprise le fit s'arrêter un instant tandis que la femme continuait à avancer avant de la rejoindre un peu prestement. Lui qui venait pour visiter ce lieu se retrouvait aux côtés

"Alors vous êtes...la Reine ?" Il marqua une nouvelle pause "Votre Altesse, si j'avais su peut-être me serais-je montré moins direct." Marque de politesse mais au fond mensonge inconscient. il aurait certes parlé en un discours comprenant davantage de fioritures mais l'effet aurait été le même. Son sourire reprit le dessus. "En tout cas vous me voyez particulièrement ravi de vous rencontrer. Je suis surpris que vous ayez congédié vos gardes. Une personne telle que vous se doit d'assurer ses arrières non ? Vous avez sûrement nombreux prétendants avec une telle beauté et le Roi aurait de quoi s'inquiéter de vous laisser vagabonder seule dans un lieu aussi rempli d'hommes. Enfin pour ma part je m'empresserais, si j'étais Roi, d'être en votre présence plutôt que de gérer les affaires du monde."

Nouveau sourire charmeur adressé à une femme d'un rang inestimable qu'il n'aurait jamais cru rencontrer dans sa vie. Au moins aurait-il une magnifique anecdote à raconter à son frangin. Quoi que... Il ne savait pas si celui-ci le prendrait aussi bien que lui-même. De toute façon, Reine ou pas Reine, elle restait avant tout une femme et toute femme avait besoin d'attention. Et lui adorait prodiguer ces dernières. Et puis n'avait-il pas perçu dans sa voix une pointe de tristesse retenue autant que possible ? De toute façon, si elle se rendait au Bois sacré, ce n'était pas pour rien. On ne se rendait jamais en ce lieu pour simplement aller se promener. Généralement, de ce qu'il en avait toujours entendu, c'était principalement un lieu de recueillement et d'apaisement. En gros, un lieu auquel il ne se rendrait jamais de lui-même. L'apaisement d'esprit était fait pour les gens pensant. Et lui ce n'était pas vraiment ce en quoi il excellait. Enfin si, mais en spontané face à un danger imminent qu'il devait palier. En résumé, il ne pensait jamais à l'avance, juste toujours au moment opportun. Un roublard en somme. Il marcha en compagnie de la Reine avant de formuler une invitation.

"Puis-je ? " dit-il en présentant son bras pour lui offrir un appui pour sa main, comme les nobles faisaient souvent pour accompagner les dames.

Après tout, il fallait quand même un minimum de politesse envers la Dame la plus importante de Wersteros. Et lui savourait le moment où cette jolie main soignée viendrait prendre place sur son bras pour la peine propre et approprié à recevoir une main élégante.

"Je me permets également de vous demander ce qui vous amène au Bois Sacré. J'ai cru percevoir dans votre voix un timbre légèrement atteint de tristesse. Auriez-vous des souffrances qui vous tiraillent, ma Reine ? "

Il était toujours disponible pour les déboires d'une femme. Quels qu'ils soient. Il ne se lassait jamais d'écouter une femme se plaindre, pleurer, râler, se mettre en colère. En gros, les défauts des femmes n'étaient pas pour lui fardeau. Comment aurait-il pu alors que les trois quarts de ses Dames n'étaient que des femmes de passage ou des demoiselles qu'il ne voyait que quelques fois épisodiquement. La seule femme à l'avoir comblé plusieurs années vivait à Dorne et lui ressemblait plus au niveau de ce que représentait l'amour à ses yeux qu'autre chose. En somme, elle était plutôt parfaite. Mais elle n'avait quand même pas su le retenir indéfiniment. Il lui reviendrait un jour, il le savait. Mais pas tout de suite. Mais ici, il était curieux de savoir ce qu'une Reine pouvait avoir comme souffrance et il serait totalement disponible pour lui offrir une oreille bienveillante. Si évidemment elle lui accordait. Elle pouvait très bien le congédier d'ici peu comme elle l'avait fait avec les gardes. Et là il aurait tôt fait de s'exaucer directement. Il ne tenait nullement à subir les disgrâces de sa Reine.





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Message Ven 15 Juin 2012 - 13:04

Il y avait longtemps qu’elle avait sourit. On ne lui faisait plus la cour depuis bien des années. Au fond d’elle-même, elle était bien simple. Même si elle se mettait en colère très facilement, elle ne risquait sa tête que si la cause n’en valait pas la peine. Elle était du genre têtu, à faire ce qu’elle voulait même si elle voulait défier l’autorité du roi, son mari et frère. Ce n’Était pas pour rien, que l’on disait que le Prince Maekar avait forgé sa sœur à son image. Se voir rassurer qu’il n’était pas un homme du Freux la soulagea. Elle avait toujours de la misère à se débarrasser d’eux par après. Et puis, même s’il se disait que simple connaissance d’un habitant du donjon Rouge, Aelinor préférait rester sur ses gardes. Toutes les situations étaient possibles avec son frère d’époux. Il était capable de la faire suivre. Charmant personnage, quoiqu’un peu déroutant. Enfin, elle n’allait pas se plaindre. Elle avait de l’Attention et ne se sentait pas regardé de haut par son titre. Et encore mieux, il n’était pas un garde des horribles dents de Freux.

Puis-je me permettre de savoir de quelle personne vous parlez?

Elle était quand même curieuse. Une chose que l’on ne pourrait enlever à une femme. Surtout une femme comme Aelinor. Bien qu’elle s’attendait vaguement à une réaction comme celle du dénommé Aslak, elle ne put s’empêcher de rire, lorsque l’homme resta sans voix à l’évocation de son titre. C’était amusant de voir comment un homme pouvait changer sa méthode d’approche quand il vous savait de haut rang. Aelinor retournait dans une certaine adolescence, dont elle aurait aimé être enfermée tout le reste de sa vie. Elle continua son chemin à travers la cour extérieure, amusée des événements. Par chance, il ne semblait pas tenté de se faire oublier.

En chair et en os. Ne vous inquiétez pas. Parfois, il me fait du bien d’être traitée comme les autres femmes.


Craignait-il pour sa sécurité? S’il savait. Le Donjon Rouge regorgeait de garde prêt à défendre les membres de la famille Targaryen. Elle n’était pas du genre à se mettre stupidement en danger. On la surveillait toujours de loin. Enfin par précaution, même s’il fallait être moyennement suicidaire pour attenter à la vie d’un Targaryen. Ils étaient trop bien protégés et le simple fait de tuer dans l’enceinte même du Donjon ne prédisait certainement un avenir rose à un assassin. Enfin, il fallait être un idiot triplé d’une andouille pour le faire. Aelinor n’écartait pas l’idée que cela se fasse un jour, enfin, tout était possible.

Ils sont présents ne vous inquiétez point. Si vous étiez un assassin vous m’auriez tué, au lieu de me relever. Si dans le moindre doute vos gestes sont déplacés ou considérés comme une menace, il y a de forte chance que la dernière pièce que vous voyez de votre vie, seront les donjons. Je sais me défendre et je ne crains pas que l’on tente de me tuer.

Aelinor éclata de rire alors qu’il lui parlait de prétendants. Une chose qu’elle n’avait pas connue réellement. Elle avait épousé très jeune son frère Aerys. Le seul prétendant qu’elle se connaissait était certainement le plus jeune des quatre fils de Daeron Targaryen. Son bien aimé Dragon, Maekar. Elle se demandait bien dans quelle dimension, Aslak vivait. Rares étaient ceux qui ne connaissaient pas la relation entre le roi et la reine. Encore plus rares, ceux qui ne savaient pas que le roi était avant tout amoureux de ses livres. Une question, sur laquelle elle se pencherait dans l’immédiat ou plus tard.

Si c’est bien une chose que je n’ai pas eu c’est des prétendants. Enfin, ils évitent de se prononcer, puisque la tradition des Targaryen veut que la fille marie l’un de ses frères. N’avez-vous jamais entendu des rumeurs au sujet de la famille royale et encore de son roi? Les rumeurs sont monnaies courantes sur notre famille.

Décidément, il sortait d’une autre planète. Ce qui amusait bien la reine c’était qu’il ne semblait pas savoir qu’elle n’était qu’une reine d’apparat. Quand on avait besoin d’elle, elle se montrait. Autrement, elle était dans le Bois sacré ou elle prenait soin du prince Rhaegel. Bien qu’elle ne sut pas pourquoi, elle accorda sa confiance aussi vite, elle prit le bras de l’homme qu’elle venait de rencontrer. Sympathique personnage qui semblait lui faire du bien après une matinée très mouvementée.

Quand j’étais petite et que je ne supportais plus la maisonnée, je venais dans le bois sacré. Je méditais à l’abri des regards. Je pouvais y rester des heures et les sept savent combien de temps je pouvais y rester. Personne n’osait venir me chercher. Depuis ce temps, quand je veux me reposer à l’abri des regards, je vais au Bois sacré. L’endroit y est calme et apaisant.

Fuyant un peu le regard, elle se mordit la lèvre. Ses jeunes années ne l’avaient jamais changé. Elle était aussi tempétueuse que jamais. Elle était certainement encore plus pire que le feu lui-même. Elle qui ne supportait pas toujours le traitement que son imbécile de frère et mari lui imposait.

Tristesse et colère me sont des traits quotidiens. Une reine souffre beaucoup plus que l’on peut le penser. Surtout lorsqu’elle est impuissante face à son peuple. Bien des choses me tourmentent et me tourmenteront, Aslak. Si ce n’est que le regard du peuple quand il croise le votre. La haine qu’il éprouve en vous voyant protéger, mais qu’eux perdent chaque jour mari, père, femme, mère et enfants.

Elle l’avait vu sur les cotes, lors de son voyage. Elle n’était pas idiote. Les Targaryen étaient méprisés par leur manque de vouloir. Aelinor n'avait pas la voix assez forte pour contrecarrer celle de la main du roi. Cependant, elle était certaine d’une chose, elle aurait la tête de Brynden Rivers un jour. Elle l’aurait et cette journée là, elle pourrait enfin se reposer et se retirer. Avoir la tête de Brynden Rivers signifiait aussi avoir celle de son mari. Il n’était pas immortel et elle espérait amplement que Le Père juge que la situation avait assez duré.

Même femme de caractère, elle se rendait compte qu’elle avait aussi ses faiblesses. Elle avait tendance à laisser les autres parlers d’elle, mais curieuse dans l'âme, elle allait remédier à la situation en tentant de mieux connaitre son interlocuteur.
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Message Lun 18 Juin 2012 - 7:13

Savoir que les gardes étaient là quelque part à les épier ne l'arrangeait guère. Pas qu'il comptait commettre un quelconque acte répréhensible avec la Reine, mais il aurait préféré ne pas être surveillé. Parce que là où on surveillait la Reine, forcément on le surveillait lui, et ce n'était pas quelque chose qu'il affectionnait. Mais concrètement, de toute façon, une fois sa discussion finie avec la Reine, il disparaîtrait simplement à la recherche de son frère. Ni plus ni moins. Mais peu importe, revenons à cette magnifique jeune femme qui se tenait auprès de lui. Quelle anecdote à raconter quand même ? Pouvoir narrer cette anecdote pourrait lui attirer un certain intérêt des Dames. Ca il devait reconnaître que ce n'était guère pour lui déplaire. Mais une femme à la fois et à cet instant, son attention devait prioritairement se focaliser sur son interlocutrice. Ainsi quémanda-t-elle l'information concernant la connaissance qui se trouvait dans le Donjon Rouge et qu'il était venu gentiment voir. Pouvait-on mentir à la Reine en personne ? Oui ce n'était pas tellement un problème en soi l'autorité. Il mentait assez à des personnes qui lui étaient de rang supérieur pour savoir finalement le faire avec tout le monde. Mais pouvait-on mentir à une femme ? Ca c'était bien différent. Mais ne l'avait-il pas déjà fait plus tôt ? Non... Il avait simplement omis quelques détails, mais ce n'était pas mentir. Il ne déformait rien, juste ne disait pas tout. Mais qui sait, si elle usait de ses charmes féminins peut-être finirait-il par concéder la vérité. C'était déjà arrivé car il n'était qu'un homme et on ne pouvait tenir face aux instincts primaires d'attirance. Cependant, vu que les Dents de Freux ne semblaient pas être dans les bonnes faveurs de la Reine, il n'avait pas l'intention de casser ses chances de partager un moment plus long avec elle en révélant l'identité de son frère. Donc de nouveau, sans mentir, il allait omettre quelques informations. Ne pas répondre serait un manque de politesse certain donc il fallait faire un bon compromis.

"Je viens voir mon frère simplement. Il est chevalier ici."

Et voilà, simple comme bonjour. Pas d'informations inutiles. Il ne put que sourire amusé au fait qu'il risquait fortement de mourir si jamais il intentait à la vie de cette femme. Pourrait-il seulement tuer ou frapper une femme ? Il n'en était pas sûr...quoi que entre ça et la mort, il ne savait pas très bien. Il n'avait aucune fierté et aucun scrupule, et cette ferveur à rester en vie l'avait sorti de bien des déboires. Mais il n'avait jamais été confronté à une situation où il devait choisir entre faire du mal à une femme et s'en sortir vivant. Peut-être que s'il devait s'en prendre à l'une d'elles il aurait quelques scrupules ? Sûrement. Mais peut-être que ça ne l'arrêterait pas pour autant. Mais en attendant, ce n'était jamais arrivé et il n'avait clairement pas envie de se mettre dans ce genre de dilemme inutilement alors que la situation ne se présentait guère actuellement. Il y avait donc de fortes chances qu'il reste en vie. Enfin il l'espérait. Après tout il n'avait aucun désagrément envers la Reine et ne lui reprochait strictement rien. Il écouta la suite et bien sûr il savait pertinemment comment marchait les coutumes de mariage dans la famille royale. Néanmoins, pour lui, ça n'avait jamais été un obstacle pour faire la Cour. La fidélité et lui n'étaient pas vraiment en accord sur quelques points. Et puis simplement aimait-il trop les femmes pour s'en contenter d'une seule toute sa vie. Le manque de responsabilité n'était sûrement pas étranger à tout cela mais il n'était pas obligé non plus de s'étendre sur le sujet.

"Vous savez les rumeurs sont une chose, les faits une autre, mais ni l'un ni l'autre ne pourraient repousser les envies d'un homme par rapport à votre beauté. Je suis sûr que malgré votre destiné vous avez bien eu des hommes qui se sont risqués à vous faire la Cour non ? Si ce n'est pas le cas, alors me voilà profondément surpris."

En réalité, il ne l'était pas tant que ça. Qui oserait s'opposer à un Roi ? Celui qui représentait l'autorité même. Et encore plus le Roi des Septs couronnes.Mais ne pouvait-on pas tenter de séduire une femme de bien des manières ? Quelque part, en ce moment même, n'était-il pas en train de lui faire la Cour ? Si sûrement, comme il le faisait avec toutes les femmes. Et pourtant il n'était pas encore mort. Après il était sûrement inconscient de se risquer ainsi à côtoyer la Reine, dans le Donjon rouge là où n'était nullement sa place. Mais il n'était pas le genre à planifier ses actes. Si une femme se tenait près de lui, il s'en approchait, qui soit-elle. Si une situation dangereuse venait à se présenter, il en réchappait - ou pas- de la manière qu'il pourrait. Il était filou mais pas tellement calculateur. Cela demandait trop d'investissement. Il ne pouvait se montrer prévoyant et organisé que lorsqu'il offrait ses services dans des domaines où il n'avait clairement pas intérêt à se faire prendre. De l'intelligence il en avait, des capacités aussi, mais dans sa vie de tous les jours, il se laissait juste porter par les situations hasardeuses qu'il rencontrait. Il écouta la suite concernant sa dernière question. Savoir pourquoi elle allait aux Bois sacrés était somme toute intéressant. Il apprit clairement que c'était donc un lieu d'apaisement pour sa Dame. Ce qu'il pouvait comprendre. Etre Reine ne devait pas être évident : trop de protocole, trop de responsabilités, trop de civilités. Lui ne pourrait jamais être Reine......... Enfin Roi. Et concrètement, la vie de château il ne l'avait jamais souhaité. Peut-être gamin si... mais sûrement pas dans un but de royauté. Il fut plutôt surpris de la suite des paroles. Il n'avait en réalité jamais pensé à ce genre de pensées. Il est vrai que quand on était les dirigeants du peuple, il fallait se mettre à leur niveau et combler leur manque. Des choses il en avait entendues en parcourant Westeros Rare était les peuples contents de leur condition par rapport aux décisions royales. Ne vivant que du bien d'autrui et sans aucune attache, il n'avait pas eu ce problème et ne l'aurait peut-être jamais... Mais il pouvait comprendre le poids des responsabilités. enfin un peu.

"Vous me voyez peiné de sentir autant de poids sur vos épaules, ma Reine. Les responsabilités sont un fardeau qu'il est bien difficile à porter."

ET que donc il ne portait guère. Déjà qu'il était pour toujours redevable à une Dornienne - et pas n'importe qui- de lui avoir sauvé la vie. C'était une attache qu'il n'aimait guère même si au fond c'était une magnifique femme. Mais il prenait un réel plaisir à n'être raccroché à rien ni personne. Il continua d'avancer et d'accompagner la Reine au Bois sacré.

"N'avez-vous jamais pensé à vous amuser un peu ? Certes il y a une règle comme quoi les personnes royales doivent se montrer sous leur plus beau jour constamment. Mais on ne vit qu'une fois, ma Reine, et le monde recèle de bien des choses intéressantes."

Il lui sourit avec son charme habituel. Voulait-il pousser la Reine à la débauche ? Loin de lui cette idée. Simplement, il était inconcevable à sa personne de rester constamment enfermer dans des obligations pesantes. Bouger, voir le monde, boire, découvrir... Tout ça était son lot quotidien. Oh bien sûr pour le moment il était établi. Il est vrai qu'il ne désirait pas quitter tout de suite les Terres de la Couronne. Après tout il venait de retrouver son frère, ce n'était pas pour disparaître tout de suite de nouveau. Mais là il avait une femme qui semblait en souffrance à ses côtés et ce n'était décemment pas quelque chose qu'il pouvait lui supporter. Il préférait l'épanouissement sur ces visages aux traits si envoûtants. Une femme était encore plus belle quand elle était rayonnante. Ainsi aimait-il davantage les combler de quelques manières que ce soit pour que leur sourire l'irradie et le comble entièrement. Un bonheur simple mais qu'il aimait s'octroyer.

"Si j'étais vous je me déchargeait un soir, ou même une journée, de mes responsabilités pour vaguer à d'autres occupations. Des occupations du peuple. Cela en vaut la peine. Mettre votre titre de côté..." Il sourit avant d'ajouter "Oh bien sûr ce n'est que mon simple avis. La décision vous appartient."

Ils semblèrent enfin arriver à destination et il observa les lieux qui présentaient effectivement une certaine sérénité. Après tout, c'était une découverte pour lui puisqu'il mettait les pieds pour la première fois dans le Donjon Rouge. Mais au vu du lieu, il pouvait comprendre qu'on se détende dans cet endroit et que le poids des souffrances disparaissait un temps. Court sûrement, mais un temps quand même. Ce qui n'était sûrement pas négligeable.

"Vous voici me semble-t-il à bon port, ma Reine. Ce lieu étant un lieu de solitude et d'apaisement pour votre personne, je m'en voudrais de vous en priver. Aussi peut-être devrais-je vous laisser ? "

Bien qu'il n'aimait jamais quitter une femme, il y avait des choses qu'il pouvait concevoir et respecter. C'était rare mais il avait des accès ainsi de gentleman qu'on ne pouvait pas lui retirer. Pouvait-il même être parfait pour ne femme que cela ne serait étonnant. Mais la décision revenait bien sûr à la Reine même s'il n'avait sûrement plus grand chose à lui apporter dans un lieu de recueillement. Mais si sa compagnie était souhaitée, il n'irait point contre. Après tout, il ne pouvait pas refuser grand chose à une femme.






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Message Mer 20 Juin 2012 - 3:20

Amusée était certainement le mot qui tenait à la situation. Elle n'était pas du genre très bavard. Enfin, elle l’avait été plus jeune, quand elle avait ses frères qui la protégeait. Aelinor s’était refermée comme une huitre, après son mariage, ce qui avait créé des malaises entre elle et celui qu’elle désignait comme le seul grand Dragon digne de gouverner après la mort de Baelor Targaryen. Maekar resterait toujours un point faible dont la reine ne pourrait se départir. Elle n’était plus insensible aux charmes des hommes, tellement Aerys lui avait brisé le cœur. Trop de plaies qu’elle n’arrivait pas à guérir. Elle se souvenait encore de la réaction de son frère, lorsqu’elle lui avait parlé de la mort qu’elle avait donné à son propre enfant. Elle ne voulait pas voir d’enfant subir l’influence d’un père qui n’était pas apte à gouverner. Elle s’était donc tournée vers les hommes qu’elle côtoyait, mais aucuns étaient assez idiots pour se laisser faire. Encore l’idée d’amant était souvent une rumeur qu’elle entendait, mais qui était fausse, par chance. Personne n’était assez idiot pour faire la cour à une femme telle que la reine. Et encore moins, dans l’enceinte du Donjon Rouge. Il fallait être complètement fou.

Aelinor eut un sourire. Elle aimait les mystères. De toute manière, elle finirait bien par arracher le morceau à ce fameux charmeur. Oui, elle s’amusait de voir qu’elle pouvait avoir un don pour ca. Elle connaissait beaucoup de chevalier, un peu beaucoup, mais elle savait qu’elle y arrivait d’une manière ou d’une autre. Un sourire aux lèvres, elle soupira intérieurement et fixa son interlocuteur. Personne n’allait mourir et la curiosité de la reine la pousserait à tout savoir. Regardant l’homme à ses cotés, elle fit mine de réfléchir. Elle éliminait ses plus proches chevaliers. Ser Walter était enfant unique, issu de Port-Réal et Ser Merryn n’avait qu’une sœur. Le reste de sa garde était un mélange d’homme de Maekar, de ceux du Roi et de Frère Juré. Pourquoi tant de mystère? Le chevalier en question devait certainement être connu de la reine. Le monde était petit et Aelinor reconnaissait une bonne partie des visages du donjon rouge. Mais bon, il ne semblait pas vouloir lui dire ce nom, elle finirait par savoir. Son regard violacé avait croisé celui de son interlocuteur et elle arriverait bien à lui tirer les vers du nez. Elle y arrivait facilement avec les hommes. Surtout, lorsqu’ils étaient de bonne compagnie. Encore un coup de charme. Aelinor appréciait beaucoup cela. Enfin, surtout lorsqu’elle était loin de sa sorcière de tante. Dès qu’un homme osait croiser son regard, les autres femmes ne comptaient plus. Combien l’ont-ils fait? Aelinor était certaine d’une chose, elle la détestait. Seulement y penser, elle ne pouvait pas supporter ce compliment. Elle avait toujours eu quelques difficultés à donner raison à sa beauté. Il n’y avait eu qu’un seul homme qui l’avait véritablement aimé et qui l’aimait toujours autant.

La beauté est éphémère et par conséquent, elle finit par ternir avec le temps. Si vous connaissiez ma tante, toutes femmes vous seraient indifférente et moi la première. Personne ne perdait son temps à essayer de courtiser une princesse comme j’étais. Peu importe ce qui se passait j’épousais un de mes frères, comme la tradition le voulait. Une tradition idiote, si vous voulez mon avis.

Elle aurait préféré un milliard de coup de fouet, à la place d’épouser Aerys Targaryen. Elle détestait ce petit roitelet qui lui avait enlevé l’envie de vivre. Il avait fallu qu’il soit plus près de leur père pour gagner sa main. Elle aurait préféré cent fois, un prince. Enfant, elle restait près de ses deux frères, Baelor et Maekar. Le plus jeune des princes aurait tout fait pour la protéger, mais il avait perdu une bataille qu’Aerys avait gagnée. La seule qu’il avait gagnée et qu’il gagnerait à vie. Si elle avait eu des envies de meurtres il y a quelques instants, elle n’en avait plus. L’homme qui avait été la pauvre victime de sa maladresse arrivait à la faire sourire malgré les propos lourd qu’elle disait.

Surtout difficile à assumer, pour les autres.

Et elle ne parlait que de son mari de frère. Elle assumait tout ce qu’Elle faisait et disait. Si elle était surveillée, tant pis, elle n’avait pas peur des conséquences. Autrement, elle faisait bien ses petits complots en secret. Aerys n’avait pas tort de se méfier d’elle. Il faisait très bien de le faire. Si Maekar était un dragon musclé et impulsif, Aelinor aimait créer des intrigues, elle adorait les ruses et surtout les alliances secrètes. La nomination de son frère l’avait surprise, mais elle faisait toujours attention, surveillant ses arrières, du mieux qu’elle le pouvait. S’il savait. Elle venait de transgresser une règle en le laissant l’accompagner. Elle voyait les regards des différents gardes qu’elle croisait. Elle avait fait pénétrer un étranger dans le Donjon Rouge, alors que leur présence était plus souvent dans la cour extérieure, attendant une audience avec le batard de son grand-père.

En vous laissant me guider, j’ai transgressé quelques peu le protocole. Heureusement les bonnes années où je n’étais qu'une gamine m’ont servi. C’est certainement une chose que l’on peut m’Accuser. Une reine ne peut pas fuir comme une voleuse du Donjon. Il y aura toujours sa garde, quelques hommes des dents de Freux ou encore des Frères jurés. Et puis le titre de reine n’est là que parce que je suis l'épouse du roi. Je n’ai aucun pouvoir et encore moins de ressource pour faire ce que je voudrais.

Sa plus grande honte jusqu’a toujours. Elle ne pouvait gouverner, parce que Brynden Rivers l’empêchait de le faire. Elle se tenait droite parce que le titre l’exigeait, mais chaque fois qu’elle courbait l’échine quelqu’un la rappelait à l’ordre. C'était sa vie. Elle apparaissait si on désirait sa présence et ensuite, elle devait disparaitre. C’était le cadeau que lui avait offert le roi en l’épousant. Une vie éternelle de regret et de désespoir. Son cœur ne pouvait être partagé à un autre, uniquement parce que la vie de ce dernier serait toujours en danger et elle finirait abandonné comme toutes ses tentatives. Aslak lui faisait du bien. Elle prendrait le temps de réfléchir sur ce qu’elle voulait réellement. Elle avait besoin de temps et celui-ci lui était quand même compté. L’arrivée du Bois Sacrée lui donna une moue dépitée qu’elle cacha rapidement. Elle commençait à s’amuser de ne pas user des grands protocoles. Elle était enfin heureuse d’avoir quelqu’un qui l'écoutait. Elle ne voulait pas non plus se montrer envahissante. Elle n’aimait pas que le monde tourne autour d’elle. Elle jouait à ce petit jeu qu’avec son détestable mari et roi.


Je ne vous retiens pas Aslak. Votre compagnie m’est grandement agréable. Et puis, nous avons parlé que de moi. Vous en savez plus sur moi que je n’en sais sur vous et votre fameux frère dont vous ne voulez point me donner le nom.

Une invitation indiscrètement formulée pour qu’il reste en sa compagnie, mais comme le laissait supposer son ton, elle ne le retenait pas. Elle n’oserait jamais le faire ainsi. Et puis, elle était une humaine, elle était curieuse de connaitre celui qui lui avait été d’une agréable compagnie pendant ce court instant. Un trait particulier de la reine. Elle aimait connaitre les histoires des autres. Surtout des voyageurs. Elle n’avait pas tout vu de Westeros alors qu’eux étaient plus renseignés et cela alimentait toujours la curiosité de la reine Targaryen.

Ses yeux s’étaient posés dans ceux de l’homme qui lui faisait face. Il avait le dernier mot. S'offrir encore de la compagnie d’une gente dame, ou rejoindre son frère. Par contre, il y avait beaucoup de chance qu’il ne fasse pas long feu dans le château. La sécurité des membres de la famille royale était constante et elle s’appliquait autant pour les nobles, les émissaires et les roturiers.
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Message Mer 20 Juin 2012 - 13:00

Comment un homme tel que lui pouvait-il résister à un regard tel que celui que lui adressait la Reine? Elle quémandait secrètement sa présence, non pas à des fins inavouables, mais simplement pour soulager le poids de la royauté qu'il ne cessait de percevoir dans ses propos. Et sincèrement, il ne pouvait décemment pas refuser de tenir compagnie à une telle femme simplement parce que des gardes le regardaient de travers et n'attendaient qu'une chose : qu'il s'éloigne de la Reine pour pouvoir le chasser gentiment du Donjon. Il le savait pertinemment et quelque part cela l'amusait davantage alors de rester car tant que la Reine souhaitait sa présence et surtout ne semble pas désappointée par celle-ci, il ne risquait totalement rien. Aussi faire durer le plaisir était en soi une demande des deux partis. Donc c'était pratiquement décidé, il comptait bien s'éterniser encore un petit moment dans ce lieu sacré où il n'avait apparemment nul droit de mettre les pieds. Il ne connaissait pas les règles du Donjon et même si c'était le cas en réalité il aurait totalement fait la sourde oreille. Et puis dans sa vie, les règles ou les lois étaient clairement faites pour être transgressées. Il en connaissait un à qui cela ne conviendrait guère et qui n'était nul autre que son frère. Mais peut-être son frangin n'avait-il pas la capacité de se laisser séduire par une damoiselle accablée. Lui ne pouvait décemment pas ne pas y penser. Ne venait-elle pas de lui avouer qu'elle n'était qu'une poupée - somptueuse en somme mais qu'une poupée quand même - dont la célébrité ne tenait qu'à un titre qu'elle ne semblait honorer que officiellement et non officieusement ? Etre Reine et être cloisonnée. Quel destin cruel. Une femme ne pouvait s'épanouir qu'au gré des péripéties de ce monde. Bon peut-être pas les mêmes péripéties qui ornaient sa propre vie. Elle était clairement dangereuse. Mais toujours est-il qu'une fleur n'était magnifique que lorsqu'elle était dans un champs et non recluse dans un vase en solitaire. Mais que pouvait-il y faire ? Il se pencha doucement vers elle, comme pour lui confier une confidence.

"S'il ne tenait qu'à moi ma Dame, je me chargerais de vous kidnapper pour vous faire outrageusement visiter l'au dehors. Mais sincèrement, je pense être meurtri par de nombreuses lames après quelques malheureux pas."

Il faisait évidemment référence aux gardes qui n'étaient pas loin et qui bien que précédemment se montraient clairement discret, ils semblaient maintenant presque ouvertement le surveiller. Il espérait que toute cette histoire ne l'emmènerait pas dans une geôle. Il aurait sincèrement du mal à l'expliciter à son frère sans que ça paraisse gros comme une maison. Et bien oui...dire qu'il était en cage parce qu'il avait rencontré la Reine et qu'il l'avait courtisée... Cela paraîtrait improbable non ? A moins que son frère le connaisse bien et sache que quand ça le concernait, et qu'une femme faisait partie de l'histoire, rien n'était vraiment improbable. Il s'était toujours dit qu'au fond il finirait par perdre la vie à cause de l'une d'entre elles. Il était trop faible et trop dépendant de ces beautés de la nature. Il se redressa de nouveau normalement et entraîna la Reine pour marcher tranquillement dans cet endroit apaisant.

"Voyez comme votre pouvoir de séduction est grand, ma Reine. Vous m'avez convaincu que ma présence devait être encore un peu à vos côtés. Enfin autant que je le puis car sachez que si vos gardes venaient à me courser, je devrais obligatoirement partir précipitamment."

Il ne put retenir un rire discret avant de sourire en coin à cette idée qui l'amusait beaucoup. Il se voyait déjà déambuler dans les couloirs du Donjon pour trouver la sortir sans en être chassé. Il avoue que pour clôturer cette expédition, cela pourrait être d'un amusement indéniable. Mais il n'en était pas encore là et en cet instant, il se devait de simplement être de la meilleure compagnie qui soit pour cette charmante demoiselle qui se tenait à ses côtés. Il avait d'ailleurs bien compris qu'une curiosité peu dissimulée trônait dans ses prunelles et qu'elle désirait ardemment connaître ses origines, non pas du passé, mais actuelles. Et lui finirait-il par révéler qui était son frère ? Dans l'immédiat, il n'en était pas encore là. Mais peut-être pouvait-il agrémenter la conversation de quelques informations personnelles pour qu'elle ne se sente pas lésée de se trouver avec un parfait étranger. Et puis c'était une femme, ces créatures avec lesquelles il avait du mal à ne pas délier sa langue.

"Puisque cela a l'air de titiller votre curiosité, je peux peut-être vous fournir quelques informations sur ma personne, ma Reine." Il marqua une pause affichant un sourire charmeur avant de reprendre. "Sachez que je suis principalement un grand voyageur et surtout un aventurier. Rien ne me retient très longtemps et ma curiosité me pousse à parcourir les Terres de Westeros sans retenue. Ainsi, de par mon expérience personnelle, il m'est difficile de vous imaginée cloîtrée dans ce Donjon sans possibilité de vous rafraîchir de l'air pur du dehors."

Peut-être que s'il avait été quelqu'un de casanier, avec un domaine, un peu comme son frère, il ne comprendrait pas ce besoin d'évasion. Or il n'était nullement comme lui et être enfermé n'était pas des moments de sa vie qu'il affectionnait particulièrement. Il l'avait déjà été mais roublard et près à vendre tout ce qui l'avait pour une liberté, même partielle, il retrouvait sans trop de peine celle-ci et les contrées qu'il aimait parcourir sans frein ni même boulet à la cheville. Mais sortir la Reine de ces murs semblaient peine perdue pour peu qu'elle ne soit pas amatrice de risques et de péripéties frauduleuses. Après tout c'était la Reine... pas une noble en quête d'aventure.

"Je ne vous révèle cependant toujours pas le nom de mon frère mais est ce important ? Vous allez finir par me rendre jaloux de chercher à savoir l'identité de celui qui partage mon sang plutôt que de vous contenter de ma personne."

Bien sûr ces propos n'étaient qu'ironie car jamais il n'aurait osé s'approprier la Reine de la sorte ni même imaginé ouvertement qu'il ait une quelconque chance avec cette Dame d'un rang bien différent du sien et qui ne désirait certes pas partager la couche d'un Reître comme lui. Encore même qu'elle ne sache pas qui il était vraiment. Son langage aurait pu faire penser à un Noble il le savait pertinemment mais son comportement point du tout. Il avait tout l'air d'un de ceux dont l'autorité lui était totalement égal et qui ne respectait nullement les codes de bienséance établis et surtout pas celui qui intimait qu'il n'était nullement permis de faire la Cour à la Reine. Mais qu'est ce que ça pouvait bien lui faire. Même s'il se contentait de lui parler sans sous-entendus charmeurs, il était persuadé que le regard des gardes ne changeraient guère simplement parce qu'il était un étranger. Après tout, coincé dans leur ferraille - ces armures qu'il n'aimait guère portée mais qui était utile en tant de combat il devait le reconnaître - il avait un air on ne peut plus stricte qui ne lui plaisait guère. Mais il trouverait une parade pour s'en aller lorsque le moment serait venu.

"Dites moi.. entre nous, que les hommes aient été assez stupides pour croire que vous courtiser était une perte de temps - ridicule somme toute - est une chose, mais et vous ? N'avez vous jamais aimé un homme ou désiré un homme qui ne soit pas notre Roi? "

Oh oui question osée mais au fond, il n'y avait personne pour les écouter. Les gardes étaient là mais ils n'étaient nullement collés à eux et de leur place ils ne pouvaient entendre leur conversation qui s'aventurait sur un chemin privé. Il était bien beau d'être marié d'office mais l'infidélité venait bien d'un désir ardent d'autre chose voire d'une autre personne qui leur correspondait mieux que la personne toute désignée sans demander l'accord des concernés. Après lui n'avait jamais été fidèle et les femmes étaient bien trop attirantes à son goût pour se contenter d'une seule. Leur charme envoûtant le faisait succomber et il ne désirait nullement s'en contenter d'une seule pour toute sa vie. Etre charmeur il savait, romantique il pouvait, mais sensible et fidèle, c'était trop lui demander.





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Message Ven 22 Juin 2012 - 3:36

Aelinor s’amusa de voir qu’elle pouvait sourire encore avec un homme. Ils étaient parfois tous pareils, cherchant la même chose. Aslak était différent et elle le sentait. Bon oui, elle risquait gros et surtout pour fréquenter un roturier et l’amener dans le Bois sacré, mais c'était lui qui lui avait dit de s’amuser quelques peu et d’oublier le protocole. L’idée de se faire kidnapper l’amusa malgré tout. Mais elle ne se laisserait jamais faire. Et puis, avec la quantité de chevalier et de soldats qui marchaient dans tous les sens dans le donjon, il aurait eu du mal à s’enfuir sans se faire tuer. Cependant l’idée était amusante et elle avait envie de ne pas user des protocoles. Se sentir libérer pour une fois, elle qui rêvait de voyager à sa guise sans être constamment surveillé.

Si ce n’était que de moi, je vous suivrais bien pour voir ce que le monde voit et que je ne vois pas. Malheureusement, il y a plus de chance que vous finissiez entre les mains de mon oncle ou encore de mon plus jeune frère. Et tomber dans les mains de mon jeune frère, je ne le vous souhaite pas. Je ne le souhaiterais pas à mon pire ennemi.

Quoique oui, seulement si son pire ennemi était la main du Roi. Maekar devait en faire une obsession de vouloir assassiner la main du roi et son frère ensuite. Elle l’obligerait à épargner Rhaegel. Il le ferait, pour elle. Elle connaissait à peine la tempête qui ravageait l’esprit de son frère. Elle espérait seulement qu’il ne fasse rien de blessant. Elle se souvenait encore de son regard noir quand elle lui avait avoué à demi-mot qu’elle avait eu un autre homme dans sa vie. Elle l’avait certes blessé, mais il resterait à jamais celui qu’elle aimerait profondément. Rien et personne ne pourraient y changer.

Elle ne put s’empêcher de sourire et rire légèrement. Il tournait les situations au ridicule, mais s'il savait comment il lui faisait du bien de rire un peu. D’oublier qu’elle était reine de rien. Ses paroles sur ses gardes l’amusèrent et elle tenta de le rassurer. Aucuns gardes n'allaient lui faire de mal. Du moins, s’il ne s’en prenait pas à sa personne. Ce qui ne semblait pas le cas. Il était seulement résolu à changer les idées d’une pauvre reine, mais avant d’une femme abandonnée par le temps. Elle ne regrettait pas d’être partie si vite de la bibliothèque du roi. Ou comme certains disaient, les nouveaux appartements du roi.

Ils courront après votre personne que si je leur en donne l’autorisation et comme je vous trouve plus que sympathique, il y a peu de chance pour que cela arrive. Ceci dit, je trouve parfaitement amusant les regards de désapprobation qu’ils osent me lancer.

S’il savait comme elle n’avait pas envie de s’en formaliser. Le pire qui arriverait c’est qu’elle se fasse faire un sermon pour ses négligences. Elle était certaine qu’elle ne pourrait les éviter et comme la pire sanction que l’on pouvait lui fournir était de rester à l’intérieur des murs du donjon rouge. Petite menace qu’elle ne prendrait jamais au sérieux. Elle était déjà emprisonnée. De savoir l’homme déjà plus libre qu’elle l’était ne l’amusait pas. Elle avait toujours rêvé de cette liberté qui n’était pas la sienne.

Toute porte à croire que nous avons deux destins complètement différents. Il m’a été permis de visité des régions DE Westeros. Le prince de Dorne est mon oncle. Mais bon j’ai toujours préféré le Bief et ses champs verdoyants. Qu’avez-vous visité Aslak? Un homme aussi libre à certainement parcouru les sept couronnes jusqu’au neck.

Même si cela ne convenait pas à une reine de s’intéresser au gens du peuple, elle avait toujours envié ceux qui étaient né libre. Malgré la richesse de toute son éducation et de sa famille, elle n’avait jamais eu la chance de vois l’ensemble de Westeros. Elle vivait des écrits des voyageurs et surtout des paroles de ceux-ci. Elle adorait pouvoir se régaler des histoires qui étaient très loin de celle que l’on contait dans la royauté. Dans ce cœur dur et sans vie, il y vivait toujours cette petite fille qui adorait écouté les voyages de ses grands frères. Elle aimait rester là émerveillée de ce qu’elle entendait. Elle s’en voulait aussi parfois de ne pas avoir pris le contrôle d’Aerys avant que Brynden le fasse.

Il y a peu de chance que je veuille échanger votre présence contre celle de votre frère. La moitié du Donjon Rouge ne me supporte plus, après tant d’années. Vous ne pouvez pas en vouloir à une femme d’être curieuse. Il y a peu de chance que j’abandonne. Je trouverais quand même si vous ne voulez pas me le dire.

Elle était tenace et quand elle voulait savoir une chose, elle tenait son bout jusqu’à ce qu’elle trouve la réponse. Elle était faite ainsi. Ceci dit, elle venait de remarquer qu’elle se tenait toujours au bras du dénommé Aslak. Elle marchait lentement, espérant pouvoir apprécier la douceur et la sérénité du bois sacré du Donjon Rouge. La dernière fois qu’elle y était allée, elle avait demandé à récupérer le plus jeune des Dragons Targaryen. Les sept avaient exaucé son souhait et elle se sentait désormais en sécurité. La reine eut de nouveau un léger rire. Drôle de personnage celui-ci.

Vous croyez qu’une reine dévoile ses secrets. En forte présence vous n’obtiendrez pas grand-chose. J’ai été jeune comme toutes les jeunes femmes et bien plus jolies, avant que le temps décide de faire ses ravages. Enfin, on m’a mis très jeune dadins ma tête que je n’échapperais pas à la tradition. Les hommes que j’ai courtisé on pour la plupart disparu dans la nature ou je ne suis point dans leur bonne grâce. Suffit de demander au pauvre commandant de Freux, les œillades que je lui offrais étant jeune. Aujourd’hui, il préfère m’éviter.

Pauvre Alrik. Elle aimait rendre Maekar un peu jaloux quand, elle s’intéressait aux autres garçons. Elle avait fait ce petit jeu longtemps, mais point assez. Malheureusement, le commandant avait été une de ses victimes, même si Maekar Targaryen resterait toujours le seul homme qu’elle aurait voulu dans sa vie.
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Message Mar 26 Juin 2012 - 7:00

Quelle surprise ne fut pas d'apprendre que la Reine ici présente se trouvait être en fait la nièce d'un Dornien. Il ne l'aurait pas forcément deviné. Il faut dire que ça ne coulait pas de source. Du moins, ça ne l'avait pas frappé. Et puis lui la politique, concrètement il n'en avait cure et par conséquent, le gratin ne semblait point l'intéresser. Mais ce qui était étonnant, c'était que Dorne, bien que région la plus éloignée vers le sud semblait cependant avoir été visitée par bien plus de personne qu'il ne l'aurait imaginé. Déjà qu'il se voulait original dans son aventure, son frère avait cependant déjà été en cette région de par ses alliances qu'il avait désormais dans sa vie. Et voilà que maintenant, la Reine en personne se trouvait en fait avoir de la famille par là bas. Ah... Peut-être aurait-il du rester dans sa contrée natale et il aurait éventuellement pu se faufiler avec son frère jusque là.... L'idée lui fit rire. Il n'aurait jamais tenu autant d'années au même endroit avant de bouger. Il ne savait pas très bien au fond quand son frangin avait fait escale à Lancéhélion... Mais sûrement pas dans les débuts de son épopée dans le grand monde. Il avait d'abord du être commandant pour ça. Mais bon s'il se souvenait bien, cela faisait quand même quinze ans qu'il l'était. Comme quoi le temps passait bien trop vite sans même qu'il s'en rende compte et ne prenne conscience de poids des années... enfin poids qui s'était insinuée plutôt dans sa relation avec sa fratrie que vraiment sur son comportement. Il ne se sentait nullement dans l'âge de se poser et l'aventure était encore à ses portes. Il comptait bien du coup en profiter. Mais chaque chose en son temps. Là il était avec une personne de haut rang aussi devait-il d'abord en profiter et s'exalter du moment avant de décider à mettre les voiles. Il ne put que rire lorsqu'elle lui avoua qu'il finirait bien pas révéler son secret. Alors autant il aimait ces dames autant il pouvait quand même fortement rester muet comme une carpe. Mais bon, la beauté aurait peut-être raison de lui qui sait. Il ne pouvait pas nier que sa faiblesse lui avait joué bien des fois des tours et que par conséquent, il ne pouvait se permettre d'affirmer haut et fort qu'il tiendrait sa langue. Celle-ci avait été déliée plus d'une fois par une donzelle et il espérait sincèrement que jamais cela n'arriverait alors qu'il devait réaliser une basse besogne peu avouable. cela ne s'était jamais produit mais il n'était pas encore mort et il ne comptait pas encore arrêter de "travailler", ainsi tout pouvait toujours arriver. Le futur lui révélerait ça au moment qu'il le déciderait.

Nouvelle surprise, la Reine connaissait son frère. Bon après tout il n'y avait pas de quoi être surpris, il était Commandant des Dents de Freux, elle était Reine, son frère venait régulièrement au Donjon Rouge, elle y était aussi.... Et puis lui le gratin il connaissait bien mieux que son aîné. Mais la suite était davantage amusante. Ainsi c'était-elle joué de lui ? Il ne put que rire en imaginant son frère gêné échapper à toute cette tentation féminine pour ne pas s'attirer le malheur sur sa personne. Surtout que s'attirer les foudres d'un roi ça ne devait pas être quelque chose d'amusement. Et encore moins quand on voulait trouver une place au Donjon Rouge comme il l'avait actuellement. Peut-être qu'il pourrait s'amuser de cette anecdote quand il reverrait son frère et le titiller à ce niveau là...; Enfin encore que pour ça il fallait d'abord qu'il le retrouve, ensuite qu'il lui rende sa chevalière ce qui allait faire une esclandre et ensuite seulement, si son frangin était encore de bonne humeur, le titille...ce qu'il sentait déjà d'avance que le tout à la suite ce ne serait pas une bonne idée. Ou alors pouvait-il simplement feindre de ne pas savoir où est sa chevalière, de la laisser dans un coin en évidence le laissant la retrouver et de lui dire qu'on l'a simplement fait entrer dans le Donjon parce qu'il avait rapporté l'information d'être son frère ? .... Non. Rien qu'en énonçant l'idée ça sentait le baratin à plein nez. Pas grave, il trouverait bien une échappatoire quelconque.

"Quelle cruelle femme vous faites ! Tenter ainsi un homme sans même pouvoir lui offrir ce qu'il désire. Je ne savais pas qu'une Reine pouvait jouer de la sorte. Mais je reconnais là que ça m'amuse fortement et que j'estime que vous aviez totalement raison de titiller ainsi ce Commandant et surtout de jouer avec votre personne. Une femme se doit d'user de ses charmes sinon elle n'est pas une femme. Vous êtes des tentatrices auxquelles nous succomberons tous, nous les hommes."

Il rit de nouveau car c'était totalement vrai pour lui. Peut-être pas pour les autres mais qu'importe. Chacun ses faiblesses. Lui ne mourrait peut-être pas au combat - et encore - mais il mourrait sûrement un jour de la main d'une femme. Quelle douce mort que serait cela... enfin douce il n'en savait rien car les femmes pouvaient se montrer forte en cruauté physique. Bien qu'il ait subit plusieurs fois des tortures de ces dernières - bon il avouait que les contextes étaient totalement différents et qu'il faisait davantage référence à des ébats charnels - il s'amusait encore fortement à s'en émerveiller. Elles étaient de vrais tigresses certaines. Bien sûr il n'allait certes pas entamer ce sujet avec la Reine. Elle était certes une femme, peut-être avec des atouts cachés, mais elle restait cependant Reine et pour peu qu'elle parle d'un homme comme lui aux personnes qu'il ne fallait pas - comme son frère - il n'était pas sûr de rester très longtemps en vie. Donc valait-il mieux modérer ses paroles. Néanmoins il revint sur un autre sujet qui l'intéressait tout autant : Dorne.

"Ainsi vous avez de la famille à Dorne. Je suis agréablement surpris. Mais du coup c'st une chance pour vous de visiter ce qui pour moi est une contrée des plus exquises. Bien que vous avez l'air de préférer le Bief, je vous invite quand même à parcourir Dorne grâce à cette relation familiale. Moi-même je m'y suis rendu et y ait passé neuf ans de ma vie. Je peux donc vous dire que si ma curiosité ne m'avait pas poussé à reprendre la route, j'y serais sûrement encore."

Il sourit amusé. Décidément, il avait largement l'occasion de se remémorer ces années passées là bas. C'était au moins la troisième personne depuis qu'il était rentré sur les Terres de la Couronne à qui il comptait son expédition, bien que partiellement ou en détail selon les individus. Il avait plusieurs fois eu l'opportunité par ce fait de se rendre compte que Dorne lui manquait et qu'Elyiria aussi. Mais il ne s'arrêtait jamais longtemps sur cette sensation qui le faisait avoir un sourire nostalgique mais surtout qui éveillait des sentiments d'attachement en lui qui pour l'instant le dérangeait quelque peu. Rebrousser chemin pour retrouver ces terres et cette femme était d'une tentation non feinte mais il avait encore beaucoup de choses à avoir et beaucoup de terres à parcourir. Pas la majorité car il avait déjà accompli un long voyage, mais il se devait de continuer son parcours sous peine d'avoir d'autres regrets que de quitter la région de ses rêves.

"Avez vous de la famille dans le Bief que vous préférez cette région ? Finalement vous avez quand même voyagé me semble-t-il."

Il sourit à la Reine. Elle ne semblait pas encore si enfermée que ça. Bien trop pour lui certes, mais il 'nétait clairement pas une référence. Et il ne désirait nullement l'être non plus. Cela impliquait trop de responsabilités d'être un modèle pour qui que ce soit. Pour peu qu'il y ait un faux pas, ça nous retombait toujours dessus et lui avait horreur de ça.





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Message Ven 29 Juin 2012 - 3:37

Cruel était un mot que l’on connaissait de la reine, mais encore plus des Dragons. Ils étaient sans pitié. Ils répandaient la terreur et le feu lorsque l’on leur ordonnait. Aelinor comme ses frères avaient été forgé du Dragon. D’autres mieux que certains, mais la n’était pas la question. Elle se disait que la cruauté féminine lui donnait un tout autre charme. Enfin, c’était le seul pouvoir qu’elle avait réellement. Elle savait qu’elle parlait comme elle ne l’avait jamais fait. Elle se confiait comme elle ne l’Avait jamais fait. Et pourtant elle ne connaissait pas l’homme, il ne la connaissait pas et elle lui parlait. Elle était fatiguée certainement de parler sans qu’on lui réponde. Elle avait voulu de la compagnie, elle en avait. Elle s’amusait de pouvoir retrouver ses années de jeunes princesses. Elle avait été bien plus cruelle dans ces temps jadis. Surtout, lorsqu’elle pouvait faire jalouser son frère Maekar. Il n’y avait eu rien et personne d’autre pour elle à cette époque. Pourtant, elle s’évertuait à prendre soin des autres. Rhaegel, elle le voyait plus souvent que l’habitude et les autres. Elle s'était faite une routine, puisque les marches du pouvoir ne lui étaient pas accessibles. Elle n’était qu’une femme. Si elle avait été un Targaryen, elle l’aurait vite évincé du trône! Aelinor sourit et lança :

J'étais cruelle! J’étais qu’une princesse à l’époque, mais j’avais toujours un coup de retard sur ma tante. L’innocence de l’âge m’a donné la chance de jouer avec les cœurs, même si ma Septa aimait me rappeler comme leçon qu’une princesse Targaryen ne s’adonnait pas à de tel jeu. Chaque fois que mes actions lui venaient à ses oreilles, elle me faisait des sermons sur les filles Targaryen.

Toujours des défaites amères contre celle la. La plus belle femme de Westeros et quoi encore! Elle ne l’avait jamais aimé, car le peu d’attention qu’elle avait des hommes, ils se retiraient si elle se trouvait non loin. Aelinor ne l’avait jamais aimé et encore moins côtoyé. Elle restait loin du Borgne qui ne l’était pas quand elle était jeune. Elle n’avait pas côtoyé ceux qu’on avait surnommé les Grand batard. Elle restait indépendante et préférait de très loin tout ce qui touchait à sa cousine ou Maekar. Alrik avait eu le droit à des regards bien particulier et elle savait qu’elle le faisait pour attirer son attention, mais surtout pour que Maekar se surpasse pour elle. Il était celui qui l’aurait aimé vraiment. Celui qui l’aurait protégée de ses malheurs. Elle ne préférait pas y penser. La seule idée qu’elle aurait pu gouverner avec son mari et être aimé lui donnait mal au cœur. Septa Rhaena lui avait toujours répété la même phrase. Elle épouserait un jour un de ses frères et devrait le seconder en tant qu'épouse et reine. Elle s’était trompée.

Certains hommes sont aussi cruels que les femmes dans ce domaine. J’en ai une vague expérience.

Certains brisaient vos cœurs et tous ce qui pouvaient rester de vivant, autour de vous. Elle n’avait pas toujours été sage, mais elle avait eu une vie différente de celle qu’elle aurait voulue. Elle s’en voulait parfois et ne regrettait rien d’autre fois. C'était ainsi. Elle savait pourtant une chose. Elle aimait la présence de l’homme près d'elle. Même si elle savait qu’il devait être un de ses charmeurs, elle n’avait pas envie de le renvoyer de la main. Pour une fois, qu’elle n’avait pas besoin de faire ce qu’elle devait faire. Elle défiait sa sécurité, mais il y avait assez de gardes pour la protéger ou même tuer celui qui se trouvait devant elle. Elle compromettait sa sécurité, mais les sept savaient comment, elle avait réussi à se calmer de la tempête que son mari le roi venait de causer en elle.

Parler de Dorne l’amena dans une nostalgie bien lointaine. Elle rentrait de cette région chaude qu’elle avait toujours appréciée. Sa tante y habitait depuis trop longtemps et bien que sa mère n’ait que le nom Martell effacé par son mariage, elle en restait pas moins distante avec son oncle. Enfin c’est ce qu’elle avait compris au terme d’une entrevue avec lui dans le palais de Lancehélion. Elle y reviendrait un jour, vois le palais que son oncle faisait construire à sa tante. Elle n’aurait qu’à demandé à son frère et la main l’autorisation d'un tel voyage.

Ma mère malgré le nom Targaryen est originaire de la maison Martell. Elle est aussi sa sœur et ma tante la Princesse Daenerys est l’épouse de ce dernier. J’ai donc un raison valable de m’y rendre de temps à autre. Pour reine, voyager n’est pas la principale chose. Longtemps, lorsque je fus princesse, je parcourus certains tournois avec mes frères Baelor et Maekar, mais j’étais loin de me douter d’un tel supplice plus tard. Le Bief est pour moi une région de réconfort. Je ne suis pas de famille dans le Bief. Si un jour je pouvais me retirer du Donjon Rouge, je me retirais dans le Bief et ses paysages verts.

Aelinor croisa le regard d’un garde qui la jaugeait d’un œil noir. Il n’avait jamais su à quel point le feu pouvait faire mal pour avoir ca. Elle avait une envie folle de lui arracher la tête. Un jour, elle le ferait, elle aurait le pouvoir d’arracher la tête des affreux dents de freux et s’occuper de son oncle bien avant de le laisser à son frère Maekar. L’affreuxsanglant, comme elle l’avait si bien nommé, paierait un jour ou l’autre. Dommage, son oncle aurait pu trouver une alliée plutôt qu’une ennemie. Elle aurait été capable de tempérer les humeurs de son frère, le prince de Lestival. Elle avait toujours eu un certain charme sur son frère. Certes ce charme ne fonctionnait plus depuis, que Maekar l’avait laissé et qu’il l’avait retrouvé par surprise. La reine soupira, mais ne chassa pas son sourire. Avant même qu’il n’arrive malheur au pauvre homme valait mieux qu’elle le reconduise auprès de son frère.

Il serait plus judicieux que je vous aide à rejoindre votre frère. Je n'aimerais pas qu’il vous arrive quoique ce soit par ma faute. Surtout pour avoir égayé le temps d’une reine bien morose dans les derniers temps.

Une petite ruse, mais elle ne pouvait pas laisser le temps filer ainsi. Elle devrait tout ou tard passer par les appartements de Rhaegel et confronter Aerys s’il décidait de sortir de sa royale bibliothèque.
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Message Mer 4 Juil 2012 - 12:47

Il ne put que rire quand il entendit qu'elle confirma être cruelle. Et oui c'était ainsi... Les femmes s'évertuaient à rendre les hommes esclaves de leur bon vouloir. Pour sa part il aimait beaucoup ça et concrètement il n'avait pas à s'en plaindre parce que ça lui avait toujours apporté de somptueux moments. Et puis la présence d'une femme ne pouvait être que bénéfique pour un homme, il en avait toujours été persuadé. Il se demandait quand même quelle était cette tante dont il entendait beaucoup parler ? Il n'avait pas forcément envie de réfléchir à la généalogique que de toute façon il ne connaissait pas de la Reine. Mais toujours est-il qu'il pouvait percevoir une certaine rancoeur à ce sujet qu'il aborderait peut-être plus tard dans la conversation. enfin il n'en était pas sûr vu que son départ approchait à grand pas et qu'il était donc temps qu'il s'éclipse gentiment.

"Pauvre de vous qui vous faisiez sermonner..."

Il sourit amusé. Les Princesses ne pouvaient pas faire ce qu'elles voulaient. Il se demandait ce que ça aurait été s'il avait été un noble. Oh bien sûr il ne le saurait jamais mais ça aurait fortement amusant de se mettre dans cette vie simplement pour voir la différence que cela donnait par rapport à sa vie actuelle. Bon il suffisait de regarder son frère qui était monté en grade pour voir déjà quelques différences évidentes. Mais être né noble l'aurait-il changé ? Il n'en savait rien et sincèrement surtout en doutait fortement. Il avait depuis son plus jeune âge été comme maintenant et finalement il n'était pas sûr que des responsabilités et des obligations l'auraient retenu. Il y aurait sûrement échappé comme il savait si bien le faire ! De toute façon, tout le monde savait que les obligations, les responsabilités où tout ce tsoin tsoin n'étaient pas fait pour lui et que peut-être que finalement il était né au bon endroit contrairement au reste de sa famille. Enfin il n'en savait rien et au fond, on ne refaisait pas le monde donc il ne pourrait jamais le savoir ! Tant mieux pour lui !

Que pouvait-il répondre au fait qu'un homme pouvait être tout aussi cruel qu'une femme ? Il en était bien évidemment conscient. Certains hommes profitaient des biens faits féminins avant de s'éclipser. Etrangement ça lui rappelait quelque chose. Il est vrai qu'il fonctionnait beaucoup de la sorte mais en réalité, lui à la différence, il ne promettait jamais rien. Toutes femmes qu'il avait pu côtoyer d'un peu plus près qu'une simple conversation n'attendait jamais vraiment rien de lui. Oh bien sûr après il n'était pas non plus clair et net dans ses propos, une femme charmeuse obtenait de lui des paroles qui l'étaient tout autant. Des malentendus il en avait beaucoup eu et c'est clair que les attaches sentimentales ce n'était pas fait pour lui. Seul cette magnifique Dornienne l'avait fait succomber quelques années mais ça n'avait été qu'une seule et unique fois, il n'avait retrouvé cela chez une autre femme et il ne le souhaitait pas non plus. Elle lui inspirait nostalgie et encore maintenant désir, que les autres femmes qu'il avait croisés souvent passaient furtivement dans son esprit sans plus de détails. Mais il espérait bien que cela reste ainsi. La femme qui était à ses côtés actuellement était Reine, était belle, mais il savait que ce moment n'irait jamais plus loin par convention. Et puis, les histoires compliquées ça le connaissait mais se lier ainsi à une personne royale alors qu'il était un reître, roublard, assassin à ses heures, ce n'était peut-être pas la meilleure des idées; Cela allait attirer l'attention sur lui et passer inaperçu lui convenait bien mieux. Ainsi, ce moment doucement allait prendre fin et il allait essayer de retrouver son frère. Quoi qu'il n'était pas certain du tout qu'en réalité on le laisserait gambader à son aise. Au vu des différents regards, il était persuadé qu'une fois séparé de la Reine, il avait intérêt à se dépêcher. Mais ça allait être amusant... pour peu qu'il arrive à sortir du Donjon Rouge ! Cet immense endroit où il venait pour la première fois et qu'il ne connaissait nullement. Mais il s'était toujours débrouillé, il ferait de même cette fois-ci. Pourquoi chercher midi à quatorze heure quand on ne savait de toute façon pas de quoi le futur serait fait. Une chose en son temps !

Il écouta la suite. Alors comme ça elle avait un point de chute à Dorne. Lui et les histoires royales c'était deux. Il n'avait qu'un point d'ancrage noble à Dorne et c'était Ismaëlle Forrest, de La-Tombe-Du-Roy. Donc ça ne concernait pas directement Lancéhélion. Et puis au fond, il s'en foutait de la politique. Tant qu'il savait à qui il aurait éventuellement à faire dans la garde ou les guerriers s'il venait à se retrouver dans des plans foireux, c'était le principal. Le reste le rendait totalement indifférent. Bien sûr il savait qui était le "dirigeant" de cette contrée et donc Maron Martell était un nom qui lui parlait. Mais dans le détail ça n'allait pas plus loin. Le reste était fait des dires des habitants et des peuplades qui étaient pour ou contre ou encore qui nuançait. Chacun son point de vue. Lui tant que tout allait bien pour sa petite vie, il n'en demandait pas plus. Mais du tout, elle pouvait très bien se rendre à Dorne comme elle le voulait. Apparemment elle préférait quand même le Bief. Il l'avait parcouru aussi mais rien ne surpassait Dorne et sa peau sableuse. Chacun ses goûts. Les plaines et les paysages verts, c'était bien un peu mais après ça restait très commun. Des arbres et des prairies il y en avait un peu partout, ça ne l'intéressait donc pas. Et puis il était un homme de chaleur, c'était bien connu. Ou du moins ça s'apprenait vite quand on le côtoyait un peu.

"Et bien ma Dame, je vous laisse le Bief et j'irai moi me perdre à Dorne."

Il sourit amusé. Il commençait - enfin ça faisait un moment - à sentir qu'il était temps pour lui de s'éclipser. Et non pas comme la Reine lui suggérait, c'est à dire en sa compagnie. Il avait déjà assez attiré l'attention sur lui, lui qui s'était imaginé faire sa manigance dans son coin tranquille le temps de retrouver son frère.... Mais là, à vouloir encore jouer les charmeurs et les gentlemen, il était loin de son but premier. Ainsi, d'un doux sourire, il enleva le bras de la Reine toujours posé sur le sien et il lui prit la main pour y déposer un baiser en signe de révérence comme le faisait souvent les hommes.

"Passez davantage de temps avec vous m'aurait plu ma Reine, mais je pense que néanmoins je vais m'éclipser seul. Les regards incitent à un départ en solitaire et je ne voudrais certes pas vous imposer un quelconque ennui."
Il fit un superbe sourire avant d'ajouter "Si un jour vous quittez ces murs pour visiter le dehors, faites moi signe."

Il la regarda encore un instant avant de faire quelques pas en arrière puis de laisser la Reine pour rejoindre des quartiers moins exhibés. Il n'avait fait que quelques pas quand il aperçut un garde un peu plus loin qui le regarda de travers. Tant que la Reine était en vue, il savait que celui-ci ne ferait rien et c'est bien pour ça qu'il le nargua en marchant lentement et fièrement. il s'arrêta même et se tourna vers la belle dame au loin et d'un geste de la main il lui fit signe avant de prendre la parole.

"au plaisir de vous revoir ma Reine ! "

Puis il s'éclipsa plus prestement pour tenter de se mêler aux membres du Donjon Rouge pour pouvoir échapper aux gardes qu'il savait se mettre discrètement à sa suite.



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You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Message Ven 6 Juil 2012 - 2:59

Aelinor avait toujours trouvé un réconfort dans ses badinages. Il ne fallait pas oublier, qu’elle en restait aussi chaste, même avec le roi qui l’abandonnait lâchement. Elle était certaine que jour, elle trouverait sa rédemption. Elle n’était pas aussi sotte qu’elle le croyait. Aerys la trouvait toujours faible à cause de son caractère impulsif et violent. Elle était une dragonne quoi dire de plus. Elle aimait lui répondre qu’il avait beau dire que le sang des Targaryen s’était tari et qu’il ne citait que ses neveux tels qu’Aerion, Aemon ou Daeron. Il en avait toujours eu que pour lui-même. Elle ne lui répétait que ce que ses oreilles ne voulaient pas entendre. Qu’il était aussi tare que les autres. Elle lui disait qu’il valait mieux être détesté pour son caractère que par sa lâcheté. Elle était saine d’esprit le pauvre. Heureusement il y avait Rhaegel. Quel honte, il avait eu des fils … Aelinor en prenait soin et encore une fois, il lui revenait sur elle. Elle était stérile. S’il savait, le pauvre. S’il savait comment elle avait été cruelle. Comment elle avait tué son enfant, il l’aurait brulé. Elle n’en était pas moins malheureuse, mais il y avait des hommes pour lui rappelé qu’elle n’était pas totalement fanée comme les fleurs d’automne.

Les enfants écoutent toujours à demi. On leur dit une chose et cette information disparait.

Elle ne répondit pas à la tirade de cher Aslak. Dorne ne lui appartenait pas comme, le reste de Westeros lui appartenait. Le mariage conclut entre Dorne et les Targaryen étaient purement politique. Il ne fallait pas trop empiété sur le territoire de ces Dorniens. Elle ne les aimait pas plus qu’il fallait, mais elle avait toujours un drôle de pressentiment. Encore, elle était heureuse de ne pas avoir été mariée à son oncle. Quel mauvais couple, il aurait fait. Enfin, elle savait qu’elle n’était pas une personnalité royale aimée auprès de ses proches, mais elle pourrait toujours comptés sur sa tante, Daenerys Martell. Une amie, une sœur de longue date. Aelinor préférait rire que de répondre par une phrase. Elle se laissa baiser la main et lui offrit un sourire.

Il me fit davantage plaisir de vous rencontrer. Je sais gérer mes ennuis peut importe leur nature. Faites attention à vous. Vous risquez de plus gros ennuis que moi. Je ne serais pas loin pour intervenir si jamais un garde vous interceptait.

Enfin, elle allait certainement se ramasser des remontrances de la main ou d’un quelconque garde, mais elle était prête à envoyer balader qui que ce soit. Elle était contente. Un mélange d’apaisement et d’amusement s’étaient dessiné sur son visage. Elle ne se rappelait pas avoir autant sourit lors d’une conversation. Il lui semblait remonter à une époque où Baelor était encore vivant, ainsi que Matarys et Valarr. Comme elle s’ennuyait de ses princes.

Si un jour, l’on m’expulse du Donjon Rouge, je saurais vous trouver. Vous ou votre frère.

Ce fameux frère dont elle ne savait pas le nom. Enfin, elle ne perdrait pas son temps pour le trouver. Elle aimait bien les mystères. Elle se demandait même si un jour, elle aurait vent de ce nom mystérieux. Une chose était certaine, elle avait préféré mille fois sa compagnie plutôt que celle d’un garde Elle le regarda quitter jetant des regards glacials à quiconque l’intercepterait. Elle finit elle-même par partir du bois sacré. Elle ignorait les regards. Elle avait sourit presque trop longtemps pour redevenir aussi froide que la pierre du Donjon Rouge. Son éternel prison. Elle ne pourrait rien et finirait certainement comme sa mère, emmurée dans ses tristes appartements, seule et abandonnée. Elle revint près des appartements, mais ne prit pas la direction des siens. Elle se pencha près d’une fenêtre et observa plus bas. Elle offrit un sourire à un garde royal et se dirigea vers les appartements du Prince Fou, Rhaegel Targaryen. L’homme qu’elle avait rencontré lui avait redonné envie de vivre un peu.


FIN


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