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Un pas de plus pour se perdre et l'on se trouve ▬ Laoise

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Pryam Templeton
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Chevalier errant

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♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
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♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
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Message Mer 6 Juin 2012 - 12:06

Précision : Sujet se déroulant environ un an avant le jeu actuel.

     Le froid du Nord était surprenant lorsque l'on avait l'habitude de voyager dans des contrées aux températures beaucoup plus clémentes. C'était l'une des premières fois que Pryam mettait les pieds dans cette partie de Westeros, il fallait dire que le fait qu'ils ne possèdent qu'un nombre très réduit de chevaliers y était pour beaucoup. Les Nordiens préféraient les hommes d'armes, leurs croyances ne leur permettaient pas d'épouser la carrière de chevalier et le blond ne pouvait s'empêcher de se sentir décalé par rapport à leurs coutumes. C'était la raison principale qui l'avait toujours fait éviter cette région. Le reste n'était que secondaire et surtout d'un point de vue pratique, le froid du Nord demandait un équipement plus chaud que celui qu'il possédait et le natif du Val préférai garder son pécule pour autre chose que pour acquérir une tenue moins ouverte aux vents. Il n'aurait certainement jamais mis les pieds aux abords des forteresses du Sud de la région si un noble du Conflans ne lui avait pas offert une somme non négligeable pour l'escorter jusqu'à la demeure d'un lord vassal du Nord. Pryam ne pouvait pas s'offrir le luxe de refuser une telle offre, puis après tout le froid de cet endroit ne faisait pas le poids face à la beauté muette des contrées glacées des Stark. Il avait donc préparé son équipement du mieux qu'il pouvait pour résister aux courants d'air qui pouvaient souvent être plus difficiles à supporter que le froid lui-même, puis le groupe s'était mis en route.

     Le chemin ne fut pas vraiment difficile à suivre, le froid était plus supportable que ce à quoi le blond s'était attendu, certainement parce que l'été approchait et que certaines mauvaises langues prédisaient une sécheresse et une canicule encore plus inquiétants. Il fallut quelques jours le temps de rallier la demeure de l'allié du noble qu'il escortait, puis celui-ci annonça au chevalier errant qu'il comptait séjourner environ deux semaines ici avant de rentrer chez lui. Il offrit à Pryam de patienter dans les environs pour recevoir une somme équivalente pour le voyage de retour, mais le natif du Val ne pouvait pas s'offrir le luxe de traîner dans un endroit sans travailler pendant deux longues semaines. Il dû malheureusement refuser l'offre très intéressante du noble qui ne se vexa pas pour autant, il comprenait largement le fait qu'un chevalier errant devait travailler sans cesse. Ce n'était pas tous les jours que l'on tombait sur un « client » compréhensif et cela rassura quelque peu le chevalier qui n'aimait jamais se faire traiter de tous les longs et accusé d'un manque de savoir-vivre.

     C'est donc sur ces entre-faits que le jeune homme avait repris la route en direction des Jumeaux pour rallier le Conflans et éventuellement prendre la route de Port-Réal où il trouverait bien davantage de travail. Il ne lui faudrait pas très longtemps avant de pouvoir regagner des terres à la météo moins hostile, enfin c'est ce qu'il crut tout du moins. Peut-être avait-il froissé une force inconnue, quoi qu'il en soit la neige se mit soudain à tomber drue et à rendre la visibilité plus que difficile. Même en plissant les yeux, le blond ne parvenait pas à regarder à plus de deux mètres devant sa monture. Son destrier et le cheval de bât commençaient à s'énerver, ils n'étaient guère habitués à de telles manifestations de mère nature, autant dire qu'ils avaient hâte de regagner la civilisation. La malchance semblait avoir jeté son dévolu sur lui, car après quelques trop longues minutes de marche, Pryam se rendit compte qu'il s'était éloigné du « chemin » qu'il avait emprunté à l'aller. S'il continuait, il allait se retrouver dans les zones retirées du Nord et tomber sur des loups affamés. Baissant les bras face à la colère de mère nature, le jeune homme descendit de sa monture avant de tirer les deux chevaux par leur rênes, tentant de localiser un endroit où s'abriter.

     Il lui fallut plus de temps que prévu et Pryam sentait déjà ses doigts s'engourdir en raison du froid lorsqu'il vit la silhouette d'une espèce de silhouette massive qui ressemblait à un château se dessiner dans le voile neigeux qui tombait toujours plus fort. Avançant tant bien que mal, le chevalier parvint finalement à s'approcher assez près pour constater que c'était bel et bien une forteresse et qu'il pourrait éventuellement espérer y abriter ses animaux. C'était ce qu'il possédait de plus cher, inutile de dire qu'il prenait davantage soin de la santé de ses montures que de la sienne. Certains chevaliers ne comprenaient pas cela, mais lorsqu'il devait compter chaque pièce que l'on dépensait, les choses étaient plus limpides à ce niveau. Où pouvait-il exactement se trouver ? Pour le coup il fallait avouer que le blond n'en avait pas la moindre idée, mais il avait appris à reconnaître chaque blason de Westeros et par conséquent s'il pouvait voir un garde de ce château, il saurait - normalement - se situer. Approchant donc des portes de la demeure en espérant que les habitants des lieux ne soient pas trop fermés aux étrangers, il finit par frapper contre les battants de la grande porte. Le vent sifflant fort allait-il couvrir le bruit de son arrivée ? Peut-être, si tel était le cas le chevalier ne perdrait pas son temps ici et essayerait tout simplement d'aller voir ailleurs s'il ne trouvait pas une grotte ou quelque chose du genre qui puisse lui servir d'abri. Après quelques instants, il parvint finalement à entendre le bruit d'un loquet qu'on déverrouillait puis la petite fenêtre découpée dans la porte s'ouvrit, laissant entrevoir un visage protégé par une espèce de casque. L'homme lâcha quelques mots et le Valois crut comprendre qu'il lui demandait ce qu'il pouvait bien vouloir, il s'empressa donc de répondre aussi clairement que possible vu la situation.

     ▬ Je cherche un abri pour me protéger de la tempête, je souhaitais demander la permission à vos seigneurs de patienter entre leurs remparts le temps que la météo soit plus clémente ! »

     Tout d'abord un silence où seul le vent était perceptible, puis le garde marmonna quelque chose en expliquant qu'il allait demander l'autorisation au seigneur des lieux. Le Valois attendit donc patiemment, bien que la morsure du froid rendait les secondes aussi longues que des minutes. Restait à espérer qu'il n'avait pas perdu vainement son temps à attendre ici.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Dim 10 Juin 2012 - 10:23

Dans les terres du Nord, l'Hiver avait repris ses droits. Alors que les températures avaient semblé plus clémentes quelques temps auparavant, voilà qu'à présent la neige s'était remise à tomber. À première vue, on aurait presque pu croire que le temps s'était arrêté et rares étaient ceux qui s'aventuraient trop longtemps à l'extérieur de leur demeure. Pourtant, ce qui était un paysage de désolation aux yeux d'étrangers était pour les Nordiens une situation des plus ordinaires, bien que pénible à affronter. En effet, les différentes seigneuries devaient faire face aux difficultés qui découlaient de ces intempéries, et le domaine Corbois ne faisait aucunement exception à la règle. Ainsi, Roald, maître des lieux depuis de nombreuses années déjà, passait ses journées à s'occuper de la gestion des terres, tout en recevant ceux qui en faisaient la demande. Comme toujours, il laissait l'organisation domestique aux soins de Laoise, qui avait tenté de faire au mieux malgré le froid qui s'était soudainement renforcé. Le château des Corbois était certes petit, en comparaison de celui des Stark, mais il n'en était pas moins difficile à chauffer. Pour cette raison, elle avait pris la décision de limiter les pièces entretenues au strict minimum, ce qui permettrait d'économiser le bois. Ce serait de plus bien suffisant pour les trois membres restants de la famille, qui à ce moment présent n'étaient plus que deux, leur frère étant momentanément absent.
La journée avait été calme, et même bien trop calme au goût de la jeune femme. Elle serait volontiers sortie faire quelques pas dehors, mais le vent glacial qu'elle pouvait entendre siffler contre les vitres l'en dissuadait, ainsi que la neige qui ne cessait plus de tomber, comme le lui décrivait sa servante. Un spectacle qu'elle ne pouvait plus contempler, mais qu'elle parvenait à imaginer à travers ses souvenirs. Si au départ elle aimait à s'en figurer la beauté, les inconvénients lui paraissaient rapidement prédominants et l'ennui la gagnait peu à peu. Elle était d'ailleurs heureuse que l'aîné de la famille envisage l'éventualité du mariage depuis quelques temps. Avec une femme, puis des enfants, les journées seraient bien plus gaies. Elle se voyait d'ailleurs parfaitement vieillir ici, tout en s'occupant des enfants qu'auraient ses frères. En attendant, elle prenait tout simplement son mal en patience, comme elle avait toujours eu l'habitude de le faire, bien qu'elle n'aimât guère se trouver enfermée bien longtemps.

Rien ne laissait à penser que ce jour serait marqué d'un événement insolite. Et pourtant, alors que Laoise se trouvait en compagnie de son frère, l'un des domestiques vint leur annoncer qu'un visiteur, vêtu comme un chevalier, se trouvait aux portes de la forteresse et demandait leur hospitalité afin de se mettre à l'abri. Les Nordiens étaient bien moins froids que les contrées dans lesquelles ils résidaient, et l'hospitalité était une valeur à laquelle la plupart obéissaient. Roald envoya alors le domestique transmettre au garde son ordre de faire entrer cet homme. Immédiatement, la jeune femme éprouva une certaine curiosité à l'égard de l'inconnu : était-il vraiment chevalier ? D'où pouvait-il venir ? Le domestique semblait n'avoir aucune indication sur son blason, elle serait donc obligée de patienter. Son frère l'invitant à le recevoir avec lui, elle prit sa canne de la main droite, et le suivit jusque dans la grande salle où il avait l'habitude de recevoir les visiteurs. La jeune aveugle frissonna en y entrant : de par sa taille, cette pièce était particulièrement difficile à chauffer, et cette tempête inattendue avait eu pour effet de la refroidir subitement. Néanmoins, il y faisait tout de même plus chaud qu'à l'extérieur.

Ce fut avec la plus grande attention, qu'elle écouta les pas de l'étranger qui entrait dans la salle. Elle l'entendit s'arrêter, puis se concentra sur le son de sa voix, claire et grave : il devait être jeune, mais loin de l'enfance malgré tout. Elle laissa son frère le soin d'accueillir le nouvel arrivant. « Je suis Lord Roald Corbois, et voici ma sœur, Lady Laoise. Soyez le bienvenu, notre porte est toujours ouverte aux voyageurs égarés. » La jeune femme ne pouvait voir l'inconnu, mais si la tempête de neige était aussi terrible que sa servante la lui avait décrite, il devait être dans un bien triste état. Comme s'il avait lu dans ses pensées, le maître des lieux poursuivit : « Vous avez probablement fait une longue route. Ma sœur va vous procurer des vêtements secs et un repas vous sera préparé si vous le désirez. » Laoise sourit pour compenser le ton sec de son frère. Étant arrivé très jeune à la tête de la maison, il avait dû s'imposer en tant que seigneur de ses terres, et avait gardé l'habitude de faire preuve d'une certaine froideur envers les visiteurs.
Sur ces mots, la jeune Lady s'avança vers le chevalier et l'invita aimablement à la suivre. Puis, elle passa la porte et s'engagea dans un assez vaste couloir. L'aisance avec laquelle elle se déplaçait malgré sa cécité pouvait paraître étonnante, mais il fallait prendre en compte le fait qu'elle vivait ici depuis son enfance. Après avoir perdu la vue, elle avait dû se constituer de nouveaux repères, et à présent, elle aurait été capable de reconnaître n'importe quelle pièce de cette demeure. Le couloir débouchait sur des escaliers, que Laoise grimpa jusqu'au premier étage. Puis, elle marcha quelques mètres, avant d'ouvrir la porte d'une petite chambre, puis elle entra dans la pièce.

« Vous dormirez ici cette nuit. La pièce n'a pas encore été réchauffée, nous n'attendions personne, mais rassurez-vous, elle le sera d'ici ce soir. Une servante va vous apporter des vêtements secs. Je serai dans la salle juste en-dessous, si vous désirez descendre ensuite, et même manger quelque chose. » Elle allait repartir, mais semblait alors changer d'avis. « J'oubliais, si la pièce n'est pas assez éclairée à votre goût, n'hésitez pas à demander des chandelles. Vous m'excuserez, c'est quelque chose que j'ai tendance à oublier. » Elle sourit et cette fois-ci, descendit les escaliers et se rendit à la salle où elle prenait habituellement ses repas en compagnie de ses frères. Jusqu'à présent, elle s'était montrée une hôte cordiale, se retenant de poser les questions qui lui brûlaient les lèvres. Néanmoins, elle comptait bien se rattraper s'il descendait la rejoindre.
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Pryam Templeton
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Message Dim 10 Juin 2012 - 16:10

     Pryam patientait devant la porte tout en priant les Sept que la réponse qui lui revienne soit positive. Ses doigts s'engourdissaient malgré les quelques morceaux de tissus qu'il avait enroulés autour de ses mains et les rênes de ses deux chevaux devenaient de plus en plus pénibles à tenir fermement. Son regard s'égara quelques instants sur les environs, un paysage blanc et immobile qui lui était assez familier puisqu'il avait fait ses années d'écuyer aux Eyrié où la neige était très abondante, mais cela remontait à de - trop - nombreuses années. Il n'était plus guère habitué aux températures aussi extrêmes, cela faisait bien longtemps qu'il avait quitté les Doigts où l'air glacial du Nord arrivait souvent. Un bruit métallique le tira de ses pensées et alors qu'il reportait son attention sur la porte, celle-ci s'ouvrit sur un homme vêtu bien plus chaudement que le voyageur égaré. Il fit savoir au Valois que le seigneur des lieux - lord Corbois - acceptait de le laisser entrer. C'était une nouvelle bien agréable à attendre et le jeune homme ne se fit nullement prier. Il attira son destrier et son cheval de bât à l'abri du vent avant de les confier à un jeune garçon qui s'était approché. Certainement un palefrenier, en tous les cas les deux chevaux avaient l'air soulagés de pouvoir se reposer un peu, surtout le plus âgé des deux qui ne tenait sur ses pattes que par la force des Sept.

     Sans lui laisser davantage le temps de sentir le froid mordant sur ses habits humides, le garde lui somma donc de le suivre et Pryam s'exécuta docilement. Il n'aimait guère demander le gîte ou un abri, ayant l'habitude de se débrouiller seul, mais il fallait avouer que le Nord était une région pleine de surprise et que cette tempête était survenue de manière inopinée. Après avoir veillé à sécher un minimum ses bottes trempées afin de ne pas salir toute la demeure, le Valois avait pénétré dans une bâtisse digne de l'image qu'il se faisait du Nord, puis avait finalement débouché dans une salle où se trouvaient déjà deux personnes. L'homme fut identifié comme le seigneur des lieux et la demoiselle à la cane qui se situait à ses côtés devait être son épouse ou sa sœur. Le chevalier ne s'accorda guère le loisir d'observer les deux personnes, concentrant son attention sur l'homme qui se présenta bel et bien comme le maître des lieux avant de dévoiler l'identité de la demoiselle, puis prononça des paroles ô combien réconfortantes. L'idée de quitter cette atmosphère gelée était agréable, ainsi Pryam remercia-t-il lord Roald avant de suivre sa sœur comme elle l'y avait invité. Le bref chemin jusqu'à l'étage permis au Valois de constater que la jeune femme était visiblement atteinte de cécité. Ce n'était pas la première fois qu'il rencontrait quelqu'un de touché par une telle « tare », mais il fallait avouer que lady Laoise de mouvait avec une aisance presque surnaturelle. Ils se retrouvèrent rapidement au second étage et la jeune femme ouvrit une porte afin de faire savoir au chevalier qui pourrait dormir ici. Pryam ne souhaitait pas s'imposer, il avait prévu de reprendre la route dès la fin de la tempête, mais se contenta de rester silencieux pour ne pas l'interrompre grossièrement. Ce ne fut que lorsqu'elle s'éloigna qu'il s'autorisa à prendre la parole.

     ▬ Je vous remercie ma dame. »

     Quelques instants plus tard, une servante apporta effectivement des habits propres et Pryam la remercia à son tour avant de se débarrasser de ses frusques humides pour en passer des sèches. La sensation, bien que très habituelle, était on ne peut plus agréable. La pièce avait beau être « froide », elle apparaissait comme chaleureuse au chevalier plus habitué aux bivouacs sous les étoiles qu'entre quatre murs. Une fois qu'il fut plus au sec, le Valois étendit ses habits sur le dossier d'une chaise avant de quitter la chambre où il se trouvait. Le château n'était pas très grand, plus que Neufétoiles où Pryam avait grandi, mais c'était une belle bâtisse et le jeune homme s'autorisa à contempler les décorations présentes lorsqu'il tomba sur une servante à qui il demanda où se situait la grande salle. Par expérience il savait que les familles se réunissaient souvent dans cette zone, la demoiselle lui indiqua donc le chemin et il s'y rendit. Lorsqu'il déboucha sur le palier de la pièce, le regard clair du chevalier errant se posa sur la silhouette de lady Laoise qui se trouvait visiblement seule dans cet endroit. Son frère étant sans aucun doute occupé à d'autres obligations.

     ▬ Ma dame ? »

     Il lui demandait implicitement la permission de la déranger. Habitué au jeu du respect, Pryam avait acquis une certaine expérience en matière de politesse. Pénétrant dans la pièce, son attention se posa sur la demoiselle sans qu'il ne se permette pour autant de la dévisager. La cécité était une chose, le respect en était une autre et il n'envisageait pas de se montrer indiscret à ce niveau. S'arrêtant à quelques mètres de la jeune femme qui s'était montré avenante à son égard, le chevalier reprit la parole du même ton calme et posé qu'il adoptait toujours.

     ▬ Je n'ai pas réellement eu le temps de vous remercier de votre geste alors je le fais à présent : merci. Après tout, ils n'auraient pas été obligés de lui ouvrir leurs portes. Mais sachez que je prévoyais de reprendre la route dès que la tempête se serait calmée, je ne souhaite guère m'imposer et vous avez été déjà suffisamment aimables en m'offrant un endroit pour me protéger. »

     Ainsi que ses montures qui profitaient de la chaleur des écuries des Corbois. Le jeune homme connaissait la valeur de cette attention dans une auberge et par conséquent, il n'envisageait pas de « profiter » de la gentillesse des Nordiens alors qu'il était simplement de passage ici. Homme d'honneur, le Templeton refusait obstinément de voir la moindre attention non récompensée. Après un bref instant de silence, le chevalier errant enchaîna.

     ▬ Je me rends compte que je n'ai pas eu la politesse de me présenter, veuillez m'en excuser. Je m'appelle ser Pryam. Juste Pryam, il ne dévoilait plus son nom de famille depuis bien longtemps. Dites-moi, les tempêtes de ce genre sont-elles fréquentes ? Leur intensité m'a surpris, je dois avouer que je n'imaginais pas le Nord aussi surprenant. »

     Il ne critiquait guère cette région, même si c'était son premier passage ici le jeune homme avait trouvé que le Nord avait quelque chose de particulier. C'était un peu comme le Val avec ses montagnes, les habitants étaient isolés les uns des autres, même si au final les rencontres étaient plus fréquentes qu'on ne le pensait. Lui-même ne s'était pas attendu à rencontrer d'autres Nordiens avant son retour dans le Conflans.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Dim 17 Juin 2012 - 21:29

Les contrées du Nord étaient aussi froides qu'hostiles pour ceux qui ne prenaient pas garde à ses dangers. À côté de ces étendues glacées, nombre d'autres régions devaient apparaître comme de véritables paradis. La vie devait y être plus facile, et le soleil plus présent. Pourtant, Laoise n'aurait pour rien au monde voulu vivre ailleurs. Elle aimait cette région, ses habitants et ses coutumes. Elle aimait son aspect sauvage et indompté. Sans doute était-ce aussi en partie pour cela qu'elle avait toujours été hostile à l'idée de se marier, de peur de se trouver bien trop loin de chez elle. Pourtant, si elle aimait profondément ces terres, elle n'en était pas moins curieuse à l'égard d'autres lieux lointains et différends. La petite fille désireuse d'aventures et de voyages qu'elle avait été il fut un temps n'était jamais très loin et il lui arrivait à certains moments de retrouver ces vieux désirs d'explorations, même à présent qu'elle était privée de la vue. Aussi, l'arrivée d'un étranger dans un lieu si reculé au cours d'une tempête de neige était propre à raviver les intérêts romanesques de la jeune femme. Qui qu'il puisse être, son histoire ne devait certainement pas manquer d'intérêt, et il lui tardait de pouvoir l'entendre. Quoi qu'il en soit, il avait eu de la chance que ses pas le mènent jusqu'à la forteresse, car nombreuses étaient les zones inhabitées dans le Nord, et il aurait sans doute fini mort de froid, ou dévoré par des loups.

Elle demeura silencieuse, du moins dans un premier temps. Écouter était pour elle le meilleur moyen de se forger une opinion sur un inconnu. Il les remercia avec toute la politesse d'un homme bien éduqué. Elle remplit alors du mieux qu'elle le put tous ses devoirs d'hôtesse, mettant une chambre à sa disposition, ainsi que des vêtements secs dont il devait avoir grand besoin. Elle ne songea pas un instant qu'il n'envisageait pas de demeurer ici la nuit. Pour elle, il était évident que ce devait être dans les intentions de ce jeune homme. Une fois son devoir accompli, elle descendit les escaliers, le laissant se changer et peut-être se reposer un peu. Pendant ce temps, elle s'installa dans la salle où ils prenaient habituellement leurs repas, s'avançant jusqu'à la cheminée pour profiter un peu de la chaleur apportée par le feu. Manifestement, son frère était retourné travailler à ses affaires. Elle savait que cette soudaine tempête avait de quoi le préoccuper à un moment où les températures auraient normalement dû se radoucir. Elle s'occuperait donc seule du bien-être de leur visiteur. Elle ignorait si celui-ci comptait descendre à son tour ou s'il préférait demeurer dans la chambre à se reposer, mais espérait sincèrement qu'il choisirait la première option. Depuis l'annonce de l'arrivée de cet étranger, Laoise n'avait eu de cesse de s'interroger à son sujet et espérait obtenir quelques réponses, et pourquoi pas, des histoires qui s’avéreraient passionnantes. Heureusement pour elle, ses espoirs furent satisfaits, et bientôt, elle entendit un bruit de pas qui ne lui était nullement familier. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres et elle se tourna vers l'endroit d'où provenait sa voix au moment où il l'interpella.

« Asseyez-vous, je vous en prie. Vous devez être fatigué. Désirez vous manger quelque chose ? »

Elle lui indiqua les chaises qui se trouvaient autour de la grande table, l'invitant à s'asseoir sur l'une d'elles. Elle-même, après avoir tâtonné, saisit le dossier de l'une d'entre elles et s'assit à son tour. Elle connaissait les emplacements exacts de chaque objet de cette pièce, ainsi que de toutes les autres. Depuis qu'elle avait perdu la vue, c'était une habitude et presque un principe de ne jamais rien déplacer, de manière à ce que son quotidien soit plus aisé.
Se tournant de nouveau vers l'inconnu, elle écouta avec une certaine surprise son désir de repartir avant la tombée de la nuit.

« Ce n'est que peu de choses. Vous pouvez tout-à-fait rester ici cette nuit, n'imaginez pas que cela nous soit désagréable, bien au contraire. Nous ne sommes plus que trois aujourd'hui à vivre ici, et nous ne manquons pas de place. » Elle s'arrêta un instant avant de reprendre, plus sérieusement. « De plus, à votre place, j'éviterais de m'aventurer au-dehors la nuit. Vous pourriez avoir de la chance, mais en général les températures baissent encore, et je ne serais pas surprise que toute cette neige ne soit plus que de la glace demain matin. Croyez-moi, la nuit peut être traîtresse dans le Nord. »

Si elle tenait à le prévenir, c'était en grande partie car elle se sentait désormais quelque peu responsable de lui : il était leur invité, venu se réfugier pour échapper à la morsure du froid. Elle aurait détesté le voir repartir dans des conditions plus dangereuses encore. De plus, elle aimait le fait d'avoir une présence supplémentaire à ses côtés. Pour elle qui ne voyait plus, les êtres humains avaient quelque chose de passionnant et elle adorait les écouter. Elle n'en avait malheureusement que peu l'occasion, et parfois cette solitude était assez pesante. Pour le moment, elle ne savait que bien peu de choses sur ce visiteur. Elle pouvait deviner qu'il n'était pas d'ici, et qu'il avait vraisemblablement reçu une bonne éducation. D'après les domestiques, il avait la mine d'un chevalier. S'il ne s'était pas présenté auparavant, cet oubli fut rapidement réparé. Elle remarqua bien évidemment qu'il n'avait pas donné son nom de famille, mais décida de ne pas l'interroger là-dessus, du moins, pas pour le moment. Elle le laissa donc continuer et en entendant sa remarque au sujet du Nord, elle laissa échapper un léger rire, mais néanmoins sans une once de moquerie.

« Vous n'êtes ni le premier, ni le dernier à vous faire cette réflexion. Le Nord est bien loin d'être un paysage figé, mais au contraire souvent indomptable. L'Hiver est imprévisible et ces tempêtes sont plus ou moins fréquentes, plus ou moins violentes, mais elles peuvent survenir n'importe quand. »

L'intensité de ces tempêtes pouvait être terrible, et Ser Pryam avait bien failli en faire les frais. Il était légitime que le Nord ait la réputation d'une région sauvage et dangereuse. Pourtant la jeune femme, comme pratiquement tous les habitants de la région, voyait les choses différemment. Sans doute l'habitude y faisait-elle beaucoup. Laoise posa ses mains jointes sur la table et s'avança un peu en direction de son interlocuteur.

« Puis-je vous demander de quelle région vous venez et ce qui vous amène dans le Nord, Ser Pryam ? »

Elle espérait que sa question ne serait pas vue comme impertinente ou indiscrète. Après tout, il lui semblait naturel de vouloir en savoir davantage sur l'homme qui se trouvait sous son toit et elle espérait qu'il ne s'en offusquerait pas.
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Pryam Templeton
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Message Lun 18 Juin 2012 - 18:46

     La jeune dame avait l'air particulièrement apaisée, peut-être que le Valois se faisait des idées, mais il lui apparaissait simplement qu'elle parlait d'une voix calme qui semblait démontrer qu'elle n'avait pas l'esprit agité par des pensées chaotiques. C'était assez rare, du moins dans les fréquentations du chevalier qui était davantage habitué à bavarder avec des individus visiblement troublés par une vie dédiée aux armes. Il ne lui arrivait que trop rarement de bavarder avec des nobles dames d'un côté, peut-être que toutes les femmes de noble naissance possédait un tel comportement, mais il était davantage habitué à se voir ignoré par ces personnes. Le jeune homme répondit par la négative lorsque lady Laoise se renseigna pour savoir s'il souhaitait manger quelque chose. Le voyage était fatiguant, mais ne creusait pas vraiment l'estomac. Il avait l'habitude de passer plusieurs journées en se contentant d'un repas et pour le coup, l'errant se sentait bien plus épuisé physiquement parlant que tenaillé par la faim. Pryam la remercia toutefois de son attention. Une fois de plus. Le mot « merci » devait être celui qu'il employait le plus dans toutes les discussions qu'il avait. C'était le rôle d'un chevalier d'un côté.

     Le Valois s'installa sur une chaise placée à côté d'une grande table qui devait certainement servir de lieu de réunion autour d'un bon repas. La pièce était assez froide, mais lorsque vous aviez l'habitude, comme Pryam, de voyager en permanence et de passer plus de temps dehors qu'à l'abri, une telle « chaleur » devenait presque un luxe. Les yeux clairs du jeune homme ne se posèrent que son interlocutrice, qu'à l'instant où celle-ci lui adressa la parole. Il ne souhaitait pas lui donner l'impression de la dévisager en raison de sa cécité, l'idée de la traiter différemment l'inquiétait, mais pourtant inconsciemment c'était ce qu'il faisait. Quoique, Pryam n'avait jamais été du genre à scruter d'un regard inquisiteur, les expressions qui passaient sur le visage des individus avec qui il bavardait. Le tableau qu'elle dépeignait en avançant l'idée que la tempête de neige n'était qu'un mal bien léger en comparaison des températures qui arriveraient cette nuit, n'invitait pas vraiment à reprendre la route. Si cela ne tenait qu'à lui, le jeune homme aurait éventuellement pu tenter le coup, mais là il avait ses montures et perdre l'une d'entre elles n'était pas envisageable. Lady Laoise expliquait bien clairement que sa présence ne gênerait pas, toutefois il n'était pas possible qu'il puisse profiter de leur hospitalité sans les remercier en retour.

     Après sa remarque concernant le Nord, la demoiselle s'autorisa un léger rire avant qu'elle n'explique la raison de cet amusement. La neige il connaissait bien, mais elle était beaucoup plus figée là où il avait appris à la fréquenter. Pas de tempête semblable à ce déchaînement aux Eyrié ! Comme il esquissait un léger sourire, le jeune homme détourna brièvement son attention pour observer le feu qui brûlait dans la cheminée non loin de là, puis la question de lady Laoise arriva. Une interrogation légitime et qui ne gênait pas vraiment Pryam. Parler de sa région d'origine ne l'emballait pas, mais il se présentait comme roturier et les Sept savaient qu'il y avait énormément de gens de ce niveau social dans le Val d'Arryn ! Il lui répondit donc aussi sérieusement que possible.

     ▬ Bien entendu, une question légitime à poser à un voyageur. Je suis né dans le Val d'Arryn, mais je n'y séjourne plus depuis bien longtemps, je ne peux donc pas vraiment dire que j'en viens. Il se sentait encore comme était Valois, mais sans pour autant pouvoir dire qu'il en venait puisque ses pas ne l'avaient plus mené là-bas depuis plusieurs années. Ma présence dans le Nord est liée à un contrat. Je suis un chevalier errant, j'ai loué mes services à un seigneur du Conflans désireux de rendre visite à une connaissance dans le Nord. Il ignorait si la mauvaise réputation des chevaliers errants était aussi présente dans cette région que dans les autres. Je ne pouvais m'offrir le luxe de l'attendre pour l'escorter à nouveau dans le Conflans, j'ai donc repris la route seul, mais j'ai malencontreusement dû m'éloigner de la route sans le vouloir. »

     C'était le moins que l'on puisse dire ! Il se souvenait vaguement des cartes dont se servait son père pour lui enseigner la géographie de Westeros et si ses souvenirs étaient bons, la demeure des Corbois n'était pas vraiment située sur le chemin qu'il était censé emprunter. Mais bon. Le jeune homme n'était pas pressé par le temps, il n'était pas à une journée près dirons-nous et le fait qu'il puisse discuter avec une lady qui semblait visiblement très avenante, valait largement le détour. Après un bref instant, alors qu'il réfléchissait toujours au fait de séjourner ici pour la nuit – ce qui semblait être la chose la plus censée – il reprit la parole d'un ton de réflexion.

     ▬ Concernant votre offre pour cette nuit, je dois avouer que vous semblez mieux connaître que moi les caprices de la météo de votre région. Je pense donc qu'il est plus prudent que j'accepte votre très aimable proposition. Mais je n'ai pas pour habitude d'accepter une telle attention sans offrir quelque chose en retour, j'aimerais pouvoir vous rendre un service, ou quoi que ce soit d'approchant pour vous montrer ma gratitude. »

     Peut-être que pour une noble ce n'était pas aussi évident que pour un homme qui avait passé sa vie à payer chaque service, mais dans l'esprit de Pryam une preuve d'altruisme devait être récompensée. Qu'elle soit l'œuvre d'un noble ou d'un roturier. L'esprit de la chevalerie le demandait qui plus est. Les yeux bleus du Valois se posèrent sur le visage de la jeune femme alors qu'il cherchait une quelconque trace de désapprobation ou de réflexion. Il n'était pas franchement doué pour décoder ou décrypter les expressions de ses interlocuteurs, c'était un point trop poussé pour lui, mais peut-être qu'elle se montrait moins cachotière que ses homologues du sud ? Après une nouvelle pause, le chevalier errant relança une fois de plus la discussion.

     ▬ J'ai bien connu la neige, dans le Val il y a des neiges éternelles qui sont aussi froides que celles que l'on trouve dans le Nord, mais je dois avouer que celle que j'ai vu à l'œuvre dehors me semble dotée d'un esprit bien plus combattif. Un peu comme les habitants de ces terres de ce ce que l'on racontait d'ailleurs. J'imagine que vous ne devez pas avoir énormément de visiteurs dans les environs, les journées ne sont-elles par trop longues lorsque la neige coupe la route ? »

     C'était peut-être trop direct comme question, mais avec le temps Pryam avait appris que les nobles ne se gênaient pas – contrairement aux roturiers – pour faire savoir à quelqu'un qu'ils n'avaient aucune envie de lui répondre. Lady Laoise pourrait donc le faire si la question l'importunait, le Valois ne s'en vexerait pas, il avait l'habitude à présent.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Un pas de plus pour se perdre et l'on se trouve ▬ Laoise

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