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Rencontre Impromptue

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Message Dim 3 Juin 2012 - 9:27

Le soleil se couchait, embrassant la mer de ses derniers éclats. L'horizon se voulait mordoré de pourpre, de mauve et d'orange. Un régal pour les yeux et un apaisement pour l'âme. C'est du haut de la forteresse que Jeyne assistait à ce spectacle de fin du jour. Elle mettait un point d'honneur à se trouver là, seule, loin de Septa Leonette et ses conseils, dès que le temps était clément. C'était chose rare sur les terres de l'orage et elle en connaissait très bien le goût de rareté pour ne pas la manquer. Ses pensées lui donnaient toujours l'impression de s'allonger quand elle fixait ainsi la mer, comme si elle pouvait aller au delà des flots pour atteindre l'esprit de son frère et avoir de ses nouvelles. Pas qu'elle manqua de compagnie depuis la naissance de son neveu, âgé de neuf mois, mais car elle avait soif d'aventure et celle de se marier, de découvrir une autre ville, un autre lieu, était une promesse qu'elle se languissait de connaître.

Elle avait passé la journée à discuter avec Septa Leonette, notamment de l'enfantement. Elle voulait que la septa la rassure sur son potentiel d'enfantement. Lady Judicaelle, l'épouse de son frère Gunthor, n'avait pas tardé à tomber enceinte, amenant joie dans toute la maison mais surtout soulagement dans le regard de son père. Tomber enceinte aussi rapidement était une bénédiction à son sens, et elle aimait en apprendre toujours un peu plus sur les différents moments de la grossesse. L'influence de son neveu, de ce bébé dont elle aimait s'occuper jouait pour beaucoup sur cette préoccupation. Toutefois, comme l'activité qu'elle s'apprêtait à faire en cette fin de jour, elle avait toujours cette vitalité en elle qui la poussait à faire bien plus que ce qu'on réclamait d'une lady.

Elle portait un avallon de couleur vert pomme ainsi que des braies noires. Cela lui donnait davantage l'allure d'un apprenti, que celui d'une lady, même ci la chemise possédait un liseré doré au col ainsi qu'au niveau des coudes. Des bottes lui montaient jusqu'aux genoux lui conférant une silhouette menue. Sa chevelure était maintenue en un chignon complexe qui venait lui donner un air sérieux. Son visage était ainsi dégagé, lui donnant un air presque sauvage, surtout lorsqu'on ajoutait l'arc qu'elle maintenait fermement tandis qu'elle descendait deux pas deux l'escalier menant à la cour du château. Si sa mère la croisait en cette tenue, elle savait qu'elle aurait des réprimandes. Mais à force de se trouver sur cette île, à nourrir son esprit, elle avait également besoin de défi de corps, afin de se sentir vivante et se croire utile en cas de siège.

Malgré ses 21 ans elle avait su garder cette fraicheur de l'esprit qui lui donnait toujours cette sensation de liberté au delà des convenances. Elle était respectueuse envers ces dernières et jamais elle ne ferait honte à sa famille en s'affichant d'une tenue comme celle qu'elle portait présentement. Mais son père lui avait donné la permission de s'entrainer quand elle était sûre qu'aucun visiteur ne viendrait plus à la forteresse. Pour elle, quel autre moment de la journée que celui de la nuit naissante pour se croire à l'abri d'une visite éventuelle ? Odal courait à ses côtés, heureux de pouvoir ainsi dévaler l'escalier. Habituellement, avec ses escarpins à talons, elle descendait marche après marche, soucieuse de sa tenue mais aussi de sa posture qui était toujours exemplaire. En fait, en cet instant, elle était un peu comme une enfant faisant une bêtise en cachette.

Arrivée à la cour intérieure, elle demanda à un serviteur de mettre en place une cible afin qu'elle puisse s'entrainer. Ce dernier, Elrik, ne fut pas surpris de sa demande. Il était au service de la maison Estremont depuis maintenant quinze ans, et avait l'habitude de recevoir cette demande de la part de lady Jeyne. Elle ne s'entrainait jamais bien longtemps, respectant le désir de sa mère et de sa septa de ne pas trop trainer dans les affaires d'hommes. Ainsi, au bout d'une demie heure, elle arrêtait de tirer par elle-même et allait se glisser dans un bon bain chaud. Ce soir encore, cela serait son programme. Ainsi, une fois la tablée mise, elle serait la lady délicate que tout le monde connaissait.

Elrik mit le nécessaire en place et s'en alla, après s'être enquis qu'elle n'avait plus besoin de rien. C'était dans ces moments là, que la jeune femme se sentait loin de tout. Oublié son désir de parcourir Westeros, oublié la maladie de son père, oublié l'absence de ses frères, oublié sa condition de femme qui se mariera bientôt. Le tir à l'arc était une façon de souffler, de décompresser, de se détendre. Odal s'allongea près d'une colonne, gardant toujours un œil sur sa maitresse. Sa présence lui rappelait constamment son père, mais lui donnait aussi la sensation de ne jamais être seule.

Elle laissa le carquois plein de flèches au sol, allant se servir après chaque tir. La cour était silencieuse. Plusieurs serviteurs s'affairaient en cuisine, peu trainaient encore à l'extérieur. Sa mère devait être blottie dans l'un des salons de la forteresse, Septa Leonette devait faire sa toilette du soir, et elle en profitait pour s'adonner à l'arc.

Elle banda l'arc, visa, son regard se concentrant sur la cible qui se trouvait à une vingtaine de pas d'elle. Ses frères lui avaient donné de nombreux conseils, comme avoir le dos bien droit, le bras tendu et la détente facile. Elle se remémorait à chaque fois leurs paroles, avant de lâcher la flèche qui alla se figer non pas au centre de la cible, mais à cinq pouce de cette dernière. Loin de râler, elle alla piocher une autre flèche et se remettre en position quand Odal se mit à aboyer. Elle baissa son bras tout en détendant l'arc et regarda autours d'elle. Personne. Elle se remit en position quand le chien se dressa sur ses pattes et se remit à aboyer.

- Odal, tais toi.

Le chien la regarda mais elle n'y prêta pas attention. Tout ce qu'elle voulait c'était continuer à s'entrainer.
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Message Mer 6 Juin 2012 - 0:39

Il avait souvent eu l'occasion de voir la demoiselle tiré à l'arc depuis qu'il était revenu à Vestepierre. Il était vrai que même avant de partir vers le nord, aussi tardivement l'avait-il fait, la jeune Jeyne n'avait même pas 16 ans. Puis, il n'était pas tout le temps dans le château, préférant profiter de la mer et sortir à l'extérieur, se balader avec Edric. Alors oui, il était intriguée. Déjà, quand il était arrivé à la demeure des Estremonts et qu'il la croisa au loin, il avait demandé à un domestique qui elle était. "Lady Estremont, qui voulez vous ?" Il resta bouche bée. Elle avait tant gagnée en beauté. Il avait eu pour dernier souvenir, son air si innocent et pure, cette beauté de jeune lady, si jeune et qu'on n'osait approcher sans la tâcher. En même pas quelques années, elle était devenu une vraie Dame, gracieuse et ravissante. Il en était qu'encore plus intimidé.

Dans un coin de la cour, comme souvent, il la regardait. Enfin, ce jour là, ce n'était pas d'aussi près. Odal ne s'en inquiétait pas d'habitude. Il était souvent perché quelques part, en haut, de l'écurie, sur le débarras en pierre et chaume non loin de la forge, où alors à l'ombre de la muraille, quand le soleil venait doucement à disparaitre du ciel. Cela devait bien faire une petite semaine qu'il faisait ça. Elle n'était pas là tout les soirs, mais quand son regard croisait cette femme en braies, il s'osait à flâner pour la jauger un peu, discrètement, effacé. Duncan adorait observer les gens, se percher et regarder le monde vivre autour de lui, sans que réellement personne ne le voit. Il était parfois témoin de certaine scène de ménage d'un couple de roturier, ou alors, des maladresses, des engueulades, quelques baisers volés, de simples personnes qui se promenaient.

Aujourd'hui, il se devait de l'affronter cette petite Jeyne, encore une fois. Quelle surprise quand elle était venu dans sa forge, lui si peu vêtu pour une telle dame. Jamais il n'aurait imaginé qu'elle vienne à lui demander un service, et la chaleur de sa forge, l'avait émancipé de sa chemise. Le pauvre était resté figé, se précipitant dans son atelier, des outils qui tombaient ici et là dans sa maladresse, alors qu'il enfilait sa chemise à la hâte. Elle lui quémanda un poignard, avec une idée précise. Cela les obligea à rester plus longtemps que pouvait durer un simple échange de deux trois mots. Il lui fit des dessins, discuta avec elle et elle finit par donner sa bénédiction pour l'ouvrage. Il la raccompagna en dehors de son atelier, sans manquer de regarder les couloirs. Oui, toujours cette crainte qu'on colle à la soeur de son plus grand ami, sa réputation d'homme à femme. Elle était une lady, et une des rares qu'il respectait avec ferveur.

Il avait finit le petit poignard, et voulait le lui donner. Il avait presque parcourut tout le château, en foulant bien sûr que le sol qui lui était autorisé. Elle était joliment enveloppée dans un tissu. Elle était dans la cour, à tirer à l'arc. Quelle idée, il aurait du s'en douter. Enfin, s'il avait su qu'il se retrouverait encore seul avec elle, il lui aurait livré via un domestique. Non, il n'aurait pas pu. Il voulait entendre son appréciation sur l'arme et voir son regard quand elle la découvrirait. Odal s'était levé et aboyait encore. Duncan s'en moquait, il voulait la voir tirer son autre flèche. Elle avait presque eu la cible en son cœur. Il souriait, aux souvenirs qu'il avait de sa leçon de tir à l'arc avec Edric. Il était assez jeune, peut-être 15 ans, ou plus, c'était sûrement avant de partir dans le nord, il ne s'en rappelait plus. Tout ce qu'il se souvenait, c'est qu'il avait vite abandonné. La seule flèche qui réussit à partir, avait presque fini dans la tête de quelqu'un. Un domestique s'était arrêté, voyant le trait filer juste devant ses yeux. Ce n'était pas un art qu'il appréciait et qui l'appréciait en retour.

Le deuxième tir de Jeyne partit. Elle se débrouillait bien. C'est enfin, qu'il s'osa à venir ronger la distance qui la séparait d'elle. Calme et presque serein, il s'annonça.

- Lady Estremont, Duncan, le forgeron... Je... J'ai fini, je voulais vous la donner en main propre. Puis ainsi, ce serait plus rapide, s'il y a des modifications à faire. Enfin, je désolé ! se reprit-il si subitement, le visage assombri. Je ne vous ai pas demandé si je peux me permettre de vous déranger.

Il s'avança d'un pas, posant à plat l'ouvrage et découvrit doucement le tissus sous ses yeux. C'était une petite lame, fine et brillante, pointue et très affûtés. La garde était simple, la petite tête de la tortue au milieu qui embrassait la lame, en obsidienne à flocon, puis alors, la carapace était en quartz, orné d'un grillage en argent qui formait les écailles de la tortues. Ses petites pattes qui englobaient le manche, était de la même pierre semi-précieuse qu'était la tête. Il fit un léger geste de la main, pour rapprocher son oeuvre de son adorable visage. Il lui fit un petit sourire en coin, lui disant qu'elle était très légère, comme elle l'avait aussi demandé. Puis alors qu'il la laissait étudier le poignard, il ne put s'empêcher de voir, si des bouches murmuraient à des oreilles.

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Message Dim 24 Juin 2012 - 16:10

L'oeil aguerrit, elle prit tout son temps pour que la flèche, cette fois, atteigne son but. La flèche fila, siffla, et percuta la cible en son centre. Elle fit un léger saut de joie, avant de se tourner vers Odal et de s'excalmer :

Je t'avais dis que je l'aurai !

Le chien, sans jeter un œil à sa maitresse, aboya de plus belle. Elle se tourna vers la direction qu'il regardait et vit s'approcher un jeune homme. Elle ne le reconnut pas tout de suite, en raison des nombreuses ombres dont était pourvu la cour à cette heure tardive. Mais dès qu'il se fut davantage avancé, elle reconnu là Duncan, le forgeron et meilleur ami d'Edric.

Elle se souvint de sa venue dans sa forge, quelques semaines avant aujourd'hui. A ce souvenir, elle était bien aise de posséder déjà du rose aux joues. En effet, le jeune homme était torse nu tandis qu'il travaillait et la fermeté de son corps n'avait pas échappé à la jeune femme. Pourtant, elle n'était pas femme à s'intéresser aux hommes de cette façon. Pour elle, il fallait avant tout que les esprits s'entendent pour que les corps s'attirent. Elle fut bien surprise de la sensation qu'elle ressentit en voyant ainsi dévêtu le forgeron. Par cette expérience, elle avait appris que la beauté d'un corps n'était pas à prendre à la légère.

Elle avait toutefois été jusqu'au bout de sa venue en demandant à ce qu'il fabrique une fine lame à l'attention d'Edric. Connaissant le lien d'amitié qui liait les deux hommes, elle savait qu'elle avait là la personne la plus habilitée à répondre à son souhait. Au fil des explications, elle s'habitua au corps de Duncan, et repartit de la forge fière comme une rose. En tant que jeune femme, Septa Leonette lui avait déjà dit qu'il était naturel d'avoir des bouffées de chaleur à la vue de corps masculins et que cela n'enlevait en rien la pureté qu'elle portait en elle. Il n'y avait que les personnes qui cédaient à leurs bas instincts qui ne méritaient plus la bénédiction des Septs. Assurée de cela, elle pouvait donc faire face à Duncan avec un joyeux sourire, même si elle fut surprise de le rencontrer à cette heure-ci et que sa tenue n'était pas pour recevoir quiconque.

Mais Duncan, comme à son habitude, était bien plus gêné qu'elle. Il balbutia, s'exprimant toutefois suffisamment pour qu'elle le comprenne totalement. Elle partit même d'un rire joyeux quand il en vint à s'excuser de l'avoir interrompu.

- Duncan, je suis heureuse de vous voir ! Vous n'avez pas à vous excuser de me déranger pour m'amener ce que je vous ai commandé...D'autant plus que sinon, je vais devoir m'excuser de ma tenue qui n'est pas digne de vous recevoir.

Son sourire éclaira son visage quand elle aperçut la lame qu'il avait confectionné. Ses yeux brillaient face à tant de détails, tant de minutie. Quand il la lui tendit à hauteur de visage, elle s'en saisit, la manipulant d'une main à l'autre tout en savourant la légèreté qu'il venait de lui vanter.

- Vous avez des mains de maitre Duncan ! Vous avez lu dans mon esprit, elle ressemble exactement à ce que je pouvais imaginer !

Finalement, ses yeux se posèrent sur le jeune homme dont le visage avait un quelque chose de charmant qui n'échappait pas à Jeyne.

- Je vous en remercie Duncan. Edric viendra vous remercier à son tour quand il saura qui est l'auteur de cette œuvre.

Elle posa la lame dans le tissu avec laquelle il l'avait apporté. Lors de la commande, Lady Jeyne l'avait payé par avance, ayant une immense confiance dans le forgeron.

- Il me manque vous savez ? Nous avions l'habitude de marcher en bord de mer tout en discutant...

Son regard se perdit un instant sur le sol, les souvenirs de son frère lui venant en mémoire.

Odal choisit ce moment pour s'approcher d'eux et renifler le forgeron. Après deux tours, il sembla satisfait et s'installa aux pieds de sa maitresse qui le gratifia d'une caresse sur la tête.

- Je m'excuse, je n'ai pas à vous faire part du manque que je ressens, c'était malvenue. Sans doute avez-vous mieux à faire que d'écouter une femme se lamenter sur l'absence de son frère.

Elle sourit, comme toujours. Elle n'aimait pas que le chagrin prenne le dessus sur tout autre chose, préférant communiquer sa joie de vivre à autrui, plutôt que ce qui pouvait la préoccuper.
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Message Mar 3 Juil 2012 - 15:48

La jeune femme ne s'offusqua pas qu'il soit venu la déranger aussi familièrement. Il aurait pu se montrer plus poli et respectueux quand même. Se faire annoncer ou patienter qu'elle finisse son petit moment de détente qu'elle s'offrait là à cet instant. Duncan lui sourit simplement, se grattant, inconscient, l'arrière de la tête et son regard fuyait les beaux yeux de la demoiselle. Vraiment, le charme était de famille...

- Vous êtes toujours digne de me recevoir Lady Estremont, croyez moi... C'est moi qui vous insulte de part ma petite situation et mes libertés à vous parler ainsi...

Il lui avait tendu la lame et elle s'en empara. Duncan en profita pour faire un pas en arrière, se trouvant bien trop près d'elle. Il ne cessait de regarder tout autour d'eux, inquiet de voir des bouches qui viennent médire dans l'oreille des autres. Il était si angoissé à ce qu'on pouvait penser de le voir auprès de Jeyne. Il ne voulait pas qu'on se fasse des idées sur ses attentions et encore moins qu'on vienne ternir la douce et pure Lady Estremont.

En dehors de tout ça, il était heureux de lui avoir donner la confection en main propre. Elle avait l'air contente du résultat et ses yeux, déjà si vivants, presque aussi pétillants que la jeune Lyra, s'émerveillait devant le poignard qui lui avait prit pas mal de temps. Elle le complimenta sur son travail et il dut se mordre la langue pour ne pas la relancer sur ses "mains de maître"... Oui, c'était un réflexe chez lui, surtout devant une belle demoiselle, mais elle n'était pas n'importe qui : la soeur de son ami, son amant, son frère et son employé. Il ne le pouvait. Il souriait, pensant seul à la bêtise qu'il faillait laisser échapper et se mordit la lèvre pour être sûr d’annihiler toute envie de jouer de sa verve vulgaire avec elle.

- J'espère qu'il appréciera oui...

Elle se confia ensuite du manque que lui provoquait l'absence de son frère. Il pouvait très facilement imaginer ce qu'elle voulait dire par là. Lui aussi, Edric lui avait tant manqué et de l'avoir crois il y a quelques mois, aussi passionnément que cela le fut, il ressentait encore plus le manque... Qu'est-ce que cela pouvait être dans le coeur d'une soeur ? Bien pire sûrement. Il lui accorda un sourire plein de compassion et elle s'excusait d'être aussi familière et devenir l'embêter avec ses émotions.

- Ne vous inquiétez Lady, vous avez tout les droits pour m'embêter d'un rien, et là ... Si vous saviez, j'aimerai trouver quelqu'un pour me lamenter du même mal qui vous habite. Moi aussi, il me manque beaucoup, mais il fait ce périple pour vous. Il ne devrait pas tarder, si j'ai bien compris ce qu'il m'a dit. En tout cas, j'ai eu la chance de le voir il y a un moment, plus proche que le votre, et il se porte très bien. Puis, j'aurais bien aimé pallier au manque et vous accompagner en bord de mer pour vous changer les idées, mais je n'ai pas la vanité de dire que je saurais assurer votre sécurité... Et bien d'autre chose m'en empêche aussi.

Il regardait Odal qui était si fièrement près de sa maitresse et fixait Duncan d'un oeil plein de soupçons. Ah ces animaux, on pouvait leur faire confiance, il était vrai. Le jeune forgeron s'éloigna et s'approcha de la cible, puis se pencha pour regarder la flèche en plein centre. Il secoua la tête, admiratif et revint vers elle.

- Vous tirez très bien ... Je suis presque humilier de ne même pas savoir tenir un arc. Votre frère à pourtant essayer de m'apprendre et d'autre personne après... Je crois que, chuchota t-il subitement. Ces armes ne m'aiment point du tout à mon avis. J'ai du les offenser un jour dans mon enfance... Ou alors, c'est parce que je forge des épées.

Il rit gentiment et tendit la main vers l'arc, pour essayer.

- Je peux vous montrer ma bêtise si vous le désirez, enfin si je puis me le permettre...

Il lui prit donc l'arc et alors qu'il se mettait en position face à la cible, il lui fit signe de reculer.

- En tout cas, Lady Estremont, si vous avez besoin de mes services, je suis tout ouïe et à votre service. N'hésitez pas à venir me déranger, vous savez où j'oeuvre dans le château... Bon, comment on fait déjà, je dois prendre la flèche avant ?

Il commençait à bander l'arme, glissant entre ses doigts, l'arc lui revint en plein visage. Il poussa un petit cri aiguë avant de tout lâcher, se plier en deux et se frotter son pauvre nez. Il grogna quelques jurons, avant de se laisser emporter par un fou rire. Alors qu'il découvrait lentement son visage de ses mains, une énorme trace rouge barrait son visage, celle de l'arc qui lui en voulait de forger que des armes de contact.

- Je vois que je me suis améliorer au fil des années, vous ne trouvez pas... Oh nom des Septs, ça fait réellement mal ... Attendez, j'arrive, je cherche mon esprit...

Il se laissa tomber sur le sol, assit à même le parterre sableux et attrapa l'arc pour la rendre à Jeyne, se tâtonnant le visage de la main libre. Il se sentait tellement idiot, mais assumait totalement.

- J'aurais du opter pour faire quelques pas au bord de l'eau finalement. Je pense que c'est moins dangereux si c'est vous qui tirez... Je vais vous regarder me voler ma dignité à chaque flèche qui touche le centre.

Faire face à une dame qui savait se défendre ou utiliser des armes bien peu communes, il en avait déjà vu et avait même été amoureux de l'une d'elle. Malgré tout, il admirait toujours cette image, de ces demoiselles bonne à la broderie et la musique, se mettre dans la position d'un homme pour quelques exploits de ce genre.

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Message Dim 15 Juil 2012 - 16:35

Elle était heureuse que le forgeron lui amène la dague destinée à son frère. C'était une surprise bienvenue, et voir Duncan la lui apporter en main propre lui assurait qu'il l'avait forgé avec attention et soin. Elle n'en attendait pas moins d'un homme comme lui. Elle savait qu'il était un coureur de jupons, du moins les rumeurs le dépeignaient ainsi. Mais elle savait, grâce à son frère, qu'il était un homme loyal avant tout et d'une sensibilité qu'il s'évertuait de cacher comme une bonne partie de la population masculine. Loin d'être un rustre, il savait créer de ses mains charnues des armes que tout chevalier aimerait manier. La dague n'était rien en rapport à une épée, mais pour un frère comme Edric, elle avait plus de sens et sa sœur aurait le cœur plus tranquille de le savoir si bien armé.

Duncan recula d'un pas dès qu'elle eu en sa possession la dague, chose qui ne lui échappa guère. Elle savait comme les murs possédaient autant d'yeux que d'oreille, et trouvait cela fort navrant qu'on puisse insinuer quoi que ce soit entre elle et le forgeron. La jeune lady connaissait sa place et les gestes de Duncan démontrait qu'il en allait de même de son côté. Leur amour d'Edric les réunissait mais il ne pouvait rien y avoir de plus. Des sourires, des oeillades, mais une relation qui pourrait au mieux s'apparenter à de la fraternité. Peut-être plaisait-elle au jeune homme, comme elle même pouvait l'apprécier comme un homme bien fait, mais elle n'était pas une bête et lui non plus pour se laisser aller à une romance quelconque. De telles pensées avaient tendance à faire sourire la jeune femme qui les trouvait bien trop basse, pas assez imaginatives. Quand on la connaissait, on savait qu'elle ne se damnerait jamais pour un homme. Ce qu'elle aimait, c'était la géographie, donc un voyage serait une tentation plus encline à la faire céder que tout être de chair et de sang.

Après qu'elle se fut excusée de s'épancher sur son chagrin de savoir son frère si loin, il sembla compatir et s'exprima à son tour. Elle apprit sans surprise que son frère lui manquait et que même si elle pouvait lui en parler autant qu'elle voulait, il ne désirait pas se promener à ses côtés. Les rumeurs étaient bien lourdes à porter pour un forgeron qui n'avait rien à se reprocher. En ce qui la concernait, elle aurait rit au nez à toute personne qui aurait insinuer la moindre chose. Mais raisonnable, sa dévotion à sa famille avant tout, elle n'insista pas sur ce point là. Ils pouvaient en effet rester dans la cour, elle à tirer des flèches, lui à regarder. Tant qu'elle avait un peu de compagnie, cela lui ferait le plus grand bien. Même si elle fréquentait Gunthor, son autre frère, ce dernier avait de moins en moins de temps pour tout ce qui était ludique. Ainsi, elle discutait avec lui des manœuvres pour rendre Estremont plus important, plus reconnu, mais ils ne prenaient plus le temps de rire ensemble, et cela lui manquait.

Il la complimenta sur son tir ce qui amena un fin sourire sur ses lèvres.

- Je vous remercie. Je dois dire que je suis étonnée qu'Edric n'ai pas réussi à vous apprendre à tirer à l'arc. C'est un bon professeur.

Pas le temps d'en dire davantage. Elle lui remettait son arc. Il avait envie de lui montrer à quel point il disait vrai. Elle recula, comme il le lui demanda tout en pliant les bras et portant une main à son menton, comme concentrée sur ce qu'il s'apprêtait à faire. Dévoué à sa famille, il préféra lui témoigner sa disponibilité à son encontre, plutôt que de se concentrer sur la flèche. Mais ce qui se produisit alla au delà de l'étonnement ! Jeyne n'imaginait pas que l'on puisse être autant maladroit. L'arc se retrouva au sol tandis qu'il se tordait de douleur. Jeyne accourut, lui écartant avec douceur les mains afin de voir ce qui n'allait pas.

- Au moins vous riez, c'est que ce n'est pas si grave. Ne bougez pas.

Elle prit les choses en main, le laissant se moquer de lui-même tandis qu'elle allait chercher un linge qu'elle trompa dans l'eau du puits pour venir le lui déposer sur la trace rouge barrant son visage.

Maintenez le linge sur votre visage, cela apaisera la douleur.
Elle se saisit de l'arc qu'il venait de lui tendre, se tenant face à lui et se trouvant ainsi au dessus de lui vu qu'il s'était installé au sol.

- Je suis d'accord avec vous. Evitez tant que faire se peut de prendre un arc. Cela serait dommage d'abimer davantage votre joli visage.

Un compliment qui était venu naturellement. Elle préféra ne pas s'y attarder tout en revenant se mettre face à la cible. Duncan préférait la voir viser plutôt que lui, chose qu'elle pouvait comprendre maintenant qu'elle avait assisté à une scène hilarante, mais où elle avait su tenir son rire au fond de sa gorge. Le jeune homme ne l'aurait sans doute pas mal pris, mais les enseignements d'une septa était profondément inscrit en vous.

- Votre dignité n'est pas salie. Qui a dit que les hommes devaient tous convenablement tirer à l'arc ?

Elle lui lança une oeillade plein de malice avant de se mettre en position. Elle ne dit plus un mot, juste le temps que la flèche glisse entre ses doigts et qu'elle vienne faire mouche au centre de la cible.

Elle fit un petit saut de joie, avant de se tourner rayonnante vers Duncan.

- Cette flèche était pour vous !

Elle abaissa l'arc et porta son attention sur le visage du forgeron. Elle se rapprocha de lui :

- Enlever le linge pour voir si vous allez rester marqué ou non ?

Elle le fixait de ses yeux bienveillants tout en reprenant la parole :

- Dîtes moi Duncan. Allez-vous vous marier prochainement ? Avez-vous une dulcinée ? Une femme pour qui votre cœur chante ?

Après tout, il connaissait le but du voyage de son frère, alors elle avait elle aussi le droit d'en savoir davantage sur ses amours, non ?
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Message Lun 23 Juil 2012 - 16:51

Elle s'étonnait de savoir qu'Edric n'eut point le temps, ni le courage, ni assez de foi pour réussir à faire tirer Duncan au tir à l'arc. Il fallait dire que le forgeron était réellement en conflit avec cet arme. Elle en serait fortement témoin les minutes qui allaient venir, lorsqu'il arriverait à se blesser avec l'arme en bois, sans rien faire, ni même laisser l'espoir de filer la flèche dans le vent. Elle le lui laissa essayer... Mauvaise idée.

Allongé presque au sol, assommé par ce foutu arc, se tordant de douleur et cette belle marque rouge, sur son vissage meurtri. Il faillit faire un bond, quand il sentit Jeyne si proche de lui. Là pour le coup, la bonne tenue et tout les efforts qu'il avait fait jusqu'à maintenant était vain. Elle était là, prenant ses mains, ayant un contact avec lui, au milieu de la cour. Elle était simplement inquiète. Duncan riait avec déjà beaucoup moins d'entrain. S'il avait encore toute sa tête, perdue avec le coup, il aurait jeter des regards furtifs tout autour, voir si on s'arrêtait un peu trop longtemps sur ce qui se passait à cet instant.

Elle s'éloigna, laissant derrière elle un doux parfum fleuri et frais. Il relevait brièvement les yeux, en continuant de se masser le trait qui traversait son visage presque en diagonale. Elle revint avec un linge humide, rapide et efficace. Elle avait de bon réflexe. Duncan était touché de l'attention de la jeune lady, qui s'inquiétait d'un roturier à la mauvaise réputation et attitude, même si devant, il était tout un autre. Elle lui demanda de le garder plaquer sur son visage, ce qu'il fit. Cela lui fit un bien fou. Il la remercia, balbutiant contre le linge après avoir lâcher un soupir d'aise.

Puis à sa grande surprise, elle lui fit un très gentil compliment. Certes, venant d'elle, on savait que cela ne pouvait être animer que d'une douce candeur, mais quand même. Il resta un moment choqué, ses grands yeux verts écarquillés. Venant d'elle, innocente et lui parlant rarement, c'était presque un émerveillement. Il en fut que plus touché. Il finit par lui sourire et baissa son visage, se cachant dans le linge frais. Elle ferait mieux de ne pas continuer comme ça. C'était une très mauvaise idée, sinon il n'allait pas se retenir longtemps. Il en en avait des mots doux à lui susurrer. Il restait ce qu'il était : un homme, et s'il l'avait au mieux éviter depuis toutes ces années, ce n'était pas pour rien. Dire que plus jeune, il était "amoureux" d'elle comme on pouvait l'être enfant, ne serait point mentir. Elle l'intimidait tellement, même si moins à ce jour. Ce n'était pas pour rien. Certes, avec l'âge, c'était plus pragmatique qu'autre chose, mais il fallait bien dire qu'ils n'étaient pas moche dans la famille Estremont. Suffisait de voir Edric... Ah, Edric, oui, il n'avait pas que du charme.

Il releva ses yeux sur la demoiselle, qui défendait sa dignité. Elle était si gentille. Dommage qu'il s'oblige cette muraille entre eux. Il était sûr qu'il s'entendrait bien avec elle... Puis, si son meilleur ami ne lui avait pas volé son coeur, s'il ne le considérait pas comme son frère, peut-être que... Il secoua la tête à cette idée. Par les Sept, elle était lady et la petite soeur de son ami. S'il pouvait, il s'interdirait de la trouver ravissante.

- Lady Estremont, s'il n'était question que de l'arc... Malheureusement, je me défends mal avec tout ! Bon, je sais faire le beau avec une épée, mais dès qu'il est question de se défendre ou de faire mal, j'suis déjà loin. En tout cas, j'des bonnes jambes pour m'enfuir !

Il mentait un peu. Il était vrai qu'il était mauvais combattant, mais lorsque la rage s'emparait de lui, il n'avait pas peur de se faire mal où se blesser, se jetant au cou des gens comme un animal. C'était une certaine force, mais relativement dangereux, que ce soit pour lui où son adversaire. Il ne savait pas s'arrêter quand il prenait le dessus et il fallait souvent l'arrêter au risque qu'il ôte la vie à quelqu'un.

Il se leva alors que la demoiselle s'était déjà mise en position pour décocher une nouvelle flèche. Il s'éloigna un peu, et sourit en voyant qu'elle toucha la cible en ce son centre. Il lui fit une révérence, faisant danser son bras avec exagération, petite moquerie aux attitudes des nobles, pour la remercier de cette dédicace. Il s'en alla un instant déplaçant un des bancs en bois de la cour pour la rapprocher de la demoiselle en pleine entrainement. Assis, il avait toujours le linge sur lui. Elle vint lui quémander de le retirer. Mais pourquoi ? Cela lui faisait tellement de bien ! Il le retira doucement, puis leva un sourcil sceptique. Qu'était-ce que ces questions ? La marque avait légèrement disparue. Il posa le linge sur une partie du banc.

- Avec tout le respect que je vous dois lady, qu'est-ce que mes histoires de coeur viennent faire dans la discussion ? Je suis qu'un forgeron. J'veux dire, que vous n'êtes point trop curieuse, mais qu'j'm'étonne de votre demande. Vous vous souciez tant que ça de la populace. Vous forcez pas.

Oui, il n'était pas seulement connu pour sa réputation d'homme aimant un peu trop les femmes, mais aussi pour l'insolence qu'il pouvait avoir quand il parlait et surtout sa franchise. Il finit par hausser les épaules et regarder le parterre qui se dénudait d'herbe à force de le piétinner.

- Je ne suis po marier et j'compte pou' le moment... Je viens tout juste de me trouver un nouveau pied à terre. Il est vrai qu'une demoiselle m'anime de quelques transports, mais je ne sais pas. Elle est d'Dorne. J'pas envie de bouger encore. Vous m'faites penser à elle vous savez. Bon j'la connais po bien et vous non plus. Mais tout aussi gentille et mignonne. J'espère que vous vous trouverez un bon mari. J'fais confiance à Edric pou' ça. Il vous prendra pas un homme comme moi. La dornienne ne devrait non plus en avoir un comme moi. J'aime bien les demoiselles, mais pas dès qu'on m'attendrit. Ca devient compliqué et difficile.

Il lui fit un petit sourire. Oui, Lyra, elle perdrait son temps avec lui, il le savait... Mais, il ne pouvait s'empêcher de lui faire du charme et la courtiser dès qu'il la voyait. Il aimerait bien la revoir.
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Message Jeu 26 Juil 2012 - 19:26

Lady Jeyne avait toujours eu une façon bien à elle de complimenter. Ce n'était jamais de but en blanc, sauf si l'une de ses cousines lui montrait une nouvelle robe. Elle connaissait son statut et celui de Duncan, mais elle avait toujours voulu lui exprimer son attention. Ce n'était pas évident en présence de ses frères et le jeune forgeron se montrait particulièrement timide envers elle, cela n'aidait pas. Alors maintenant qu'elle en avait eu l'occasion, elle n'avait pas hésité, surtout que c'était la vérité. Abimer un si joli visage serait du gâchis. Elle espérait bien qu'il ne se mettrait pas en mauvaise posture, au point de se voir maltraité. Elle savait toutefois que les hommes n'écoutaient que trop souvent leur fierté et agissaient ainsi sans prudence.

Il lui confia préférer fuir que d'affronter qui que ce soit car il était loin d'être doué aux armes. Cela était assez surprenant. Elle avait toujours pensé qu'une personne créant des armes savaient s'en servir, alors que l'inverse n'était pas vrai. C'est ainsi qu'avant de tirer sa flèche, elle lança une oeillade à Duncan, avant de lui dire sans attendre de réponse:

- De bonnes jambes? Au retour d'Edric, je me ferai un plaisir de vous voir vous affronter à la course. Voir si ce que vous me dîtes est vrai. Je n'aimerai pas qu'on attente à votre vie.

Surtout qu'il était proche d'Edric, très proche. Elle avait toujours été envieuse de leur relation, simplement car elle devait subir les leçons de Septa Leonette pendant qu'ils s'amusaient aux soldats quand ils étaient tous plus jeunes. Elle aurait tant aimé, à l'époque, être un garçon elle aussi, et courir sur les traces de ses frères. Avec le temps, ses pensées avaient changé, elle connaissait sa chance d'avoir des frères aussi attentionnés que Gunthor et Edric, chacun à sa façon.

Quand la flèche toucha sa cible en plein centre, elle ria de bon coeur en voyant Duncan lui faire une révérence des plus basses, avec un don de la comédie indiscutable. Mais la jeune lady était curieuse et comme toute jeune femme, aimait les histoires de coeur, que cela touche un noble, comme un roturier. Elle s'installa auprès de lui, prête à écouter ses confidences. Toutefois, il s'enquit de ses intentions, pensant qu'elle ne faisait que de la charité, alors même que son intérêt était sincère:

- J'aime votre franchise Duncan. Je n'y avais jamais eu le droit auparavant comme nous n'avions jamais eu l'occasion de discuter réellement.

Référence à toutes ces fois où il se montrait timide envers elle, ou que la présence d'Edric ne permettait pas une discussion autre que courtoise.

- Je ne m'intéresse pas à la populace, mais à vous. Vous connaissez mon avenir amoureux, même si mon futur époux reste inconnu à ce jour. Quant à moi, je ne sais rien de vos histoires, vous comprendrez que je sois un peu curieuse.

Il se mit alors à lui parler d'une dornienne dont il ne lui cita pas le nom. Mais pour lady Jeyne, le fait qu'il lui en parle marquait l'affection qu'il devait ressentir pour elle. Quand un homme émettait des doutes sur une femme, c'était qu'il était plus qu'intéressé. Elle avait observé cela chez ses cousins. Ses frères se montraient plus secrets sur les femmes qui leur plaisaient, comme si leur petite soeur pourrait mal prendre leurs propos. Mais Duncan avait été franc, allant jusqu'à dire qu'elle était mignonne et gentille, même s'il parlait également de la femme de son coeur.

Un léger silence s'instaura entre eux, vite remplit par la voix douce de lady Jeyne qui avait déjà les yeux qui pétillaient:

- Quel est son nom à votre dornienne?

Je trouve important de nommer toute personne qui tienne une place dans nos pensées.

- Je vous remercie de vos paroles à mon égard. J'ai toute confiance en Edric, je suis certaine qu'il saura me trouver un bon époux comme vous le pensez également.

Sa curiosité l'amenant toujours plus loin, elle se permit de demander:

- Pourquoi ne souhaitez-vous pas vous marier? Pourquoi pensez-vous être indigne d'une femme? Je reste persuadée que vous avez plus de qualité que vous ne le laissez entendre! Et ne dîtes pas le contraire. Mon frère vous aime comme un frère n'est-ce pas? Alors c'est que vous êtes une personne de valeur!

Jeyne avait déjà sa petite idée sur comment elle allait lui prouver qu'il comptait pour leur famille, du moins pour Edric et pour elle.
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