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« Le temps confirme l'amitié mais aussi les épreuves »

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Helya Harloi
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Général
Capitaine de l'Amazone

♦ Missives : 1733
♦ Missives Aventure : 46
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 15/12/1988
♦ Arrivée à Westeros : 10/05/2012
♦ Célébrité : Sarah Polley
♦ Copyright : FEE aka Sargon
♦ Doublons : Nope
♦ Age du Personnage : 27 années
♦ Mariage : Sargon Harloi
♦ Lieu : Îles de Harloi - Dix-Tours
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Message Sam 2 Juin 2012 - 8:54

Du charabia, de la comédie pathétique. Helya pensa qu'elle aurait mieux fait de rester sur son boutre, quitte à subir la présence puante de son second. Elle a cédé, une fois de plus, une fois de trop. Elle a accepté de venir dîner chez ses mécréants qui se disent sa famille, que des miséreux et elle, elle perd son temps. C'est bien la seule chose qu'elle compte bien perdre pour ces pauvres gens. Le dîner se fait plus long et semble s'éterniser alors que ses frères jacassent sur tout et rien, rien qui ne l'intéresse, elle est à des années lumière d'ici. Elle refuse une fois de plus de remplir son assiette d'un des mets proposés par les serfs de la maison Botley. Son père le remarque et bientôt souligne sa mauvaise humeur et sa présence qui sonne comme désagréable. « Helya, je t'honore d'une invitation à dîner pour fêter ton retour du Continent et tu ne daignes même pas profiter de ces mets cuisinés en ton honneur ? » Un rire narquois s'échappe de ses lèvres jusqu'à maintnenant pincées et silencieuses alors qu'elle rompt un silence gardé jusqu'ici, rancunière des évènements passés. « N'inverse pas les rôles, c'moi qui t'fais le privilège de ma présence en ces lieux » Sourcils froncés, poing fermé, Ildran Botley la toise de toute sa hauteur ou du moins un semblant. « Helya ! Vas-tu cesser ce comportement inapproprié envers ton propre père ? Depuis ton retour du Nord, tu es infâme et hostile. » La rousse pose ses couverts et l'affronte du regards « Comportement merdique pour une personne merdique. Logique des choses, très cher père. Si j'étais vraiment hostile, tu saignerais » Le poing fermé s'abat sur la table maintenant devenue silencieuse à son tour. Clovyn se lève suivit de la dernière de la famille dans un raclement de chaises. « Sale cabot, garde ton cul gras sur ta chaise, à moins que père ne sache pas se défendre tout seul ? Je n'ai même pas encore dégainé mon arme, ce ne sont que d'mots, t'vas pas chialer, père, non ? Sargon Harloi t'as sortit bien pire, il m'semble. » Un sourire provocateur se dessine sur ses lèvres alors que le poisson mord à l'hameçon, Ildran Botley se redresse, les yeux exorbités de rage « Ne prononce pas ce maudit nom en ma présence ni en ma demeure, Helya ! Je te l'interdis ! Tu insulte les murs de ma propriété » Déjà, elle quitte la table se rend vers la sortie d'un pas nonchalant en haussant les épaules. « Cette demeure sera bientôt uniquement mienne quand j'en aurais lavé la moisissure qui entache ces murs. T-o-u-t-e la moisissure » Ces derniers mots sont accentués par son index qui pointent un à un chacun des membres de sa famille réunie autour de cette table avant de passer le pas de la porte de la grande salle à manger pour laisser que le haut de son corps dépasser « Enfin … uniquement mienne. J'avais oublié. Elle appartiendra à Harloi aussi vu que c'est ton futur gendre ! Sur ce, bon appétit. N'vous étouffez pas en vous goinfrant, vous m'ôterez l'immense plaisir d'nettoyer cette maison par moi-même » Elle disparaît de la pièce et se dirige vers la sortie d'un pas assuré afin de se rendre à l'auberge pour noyer dans la bière la colère étouffée en ses veines. Cette famille n'est qu'un poison. Si les relations étaient bien meilleures quand elle hérita de l'Amazone par son père à ses 20 ans, elles se sont envenimées avec le temps, Ildran Botley pensant qu'il pouvait encore commander sa fille. Grossière erreur. Mais l'erreur de ce soir, c'était peut-être l'assurance de la capitaine.

A peine avait-elle franchi les portes de la maison Botley pour se laisser engouffrer par la nuit tombée, une main l'agrippa violemment. Son réflexe fut de frapper l'intrus dans un volte-face rapide. Comme un air de déjà-vu. Clovyn se passait une main sur son nez qui saignait. « Tu nous apporte que des ennuis, soeurette. Tu mérites vraiment de recevoir une bonne raclée pour t'apprendre les bonnes manières et ton molosse n'est pas là pour garder tes arrières » La menace balancée, Helya était au aguets pour contrecarrer chaque attaque de son grand frère. « Si t'crois que j'ai besoin de mon second pour m'protéger de tes petits poings d'femelle, tu te trompe grandement … soeurette ! » Brisant la distance qui les sépare, elle lui fonce dessus le poing levé ayant aperçu qu'il n'avait nulle arme sur lui, grossière erreur. Il arrête son poing de sa main et loin de se démonter pour peu, la rousse lui fourre ses doigts avec violence dans l'orbite lui floutant la vue pendant un court instant. Alors qu'elle allait profiter de cet handicap éphémère pour frapper, Clovyn se met à siffler et Helya se voit immobilisée par quelques serfs de du Botley. La capitaine se débat comme une lionne enragée mais rien à y faire. Clovyn se redresse et d'un oeil fermé se rapproche de sa soeur. « Alors, ça fait moins la fière, là ?! » Pour toute réponse, elle lui crache au visage. « J'me doutais que t'étais né sans couilles maintenant j'en ai l'preuve. Même pas foutu d'soit-disant donner une bonne raclée à ta soeur tout seul. T'me fais pitié, Clovyn. Pas étonnant que c'soit moi qui ait hérité de l'Amazone, y'a qu'des gonzesses dans cette famille » Pour répondre à cet affront, le poing de l'aîné Botley frappe le visage de l'insolente avant que ses mains ne lui serrent la gorge, empêchant tout air de passer. Immobilisée par les serfs de son frère et dépouillée de sa hache par ses derniers, Helya ne pouvait se défendre mais une rage montait en elle, ce n'est certainement pas dans les mains de son frère castré qu'elle crèverait, ce serait une mort honteuse. D'un coup de genou, elle frappe l'entrejambe du Botley qui dans un grognement de douleur ordonne à ses serfs de la ruer de coup. Belle soirée dans les îles de Fer. Le quotidien.




Une civilisation se transforme lorsque son élément le plus douloureux devient tout à coup une valeur
Lorsqu'il ne s'agit plus d'échapper à cette humiliation, mais d'en attendre son salut, d'y trouver sa raison d'être.



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Message Dim 3 Juin 2012 - 14:14

Ses pieds foulèrent à peine le sol, Wynch se voyait déjà remontant sur l'Amazone. La mer était désormais son alliée, la seule famille qu'il lui restait. Habitué à flotter, tanguant au rythme de la houle, sur terre, il se sentait esseulé, dépassé, pas chez lui. Comment allait-il bien occuper son temps ? De permission quelques jours, Rhoawyr s'imaginait mal débarquer à Holt de Fer, surtout il s'imaginait guère bien acceuilli, loin de là. Foutremerde, tout n'était dû qu'à ce renard rusé de Botley. Bien qu'il n'ait jamais été dans les bonnes grâces du Lord, il n'était jusqu'alors pas détesté, peut être peu apprécié mais point détesté. Un sourire étira toutefois ses lèvres, venant prendre place là où jamais auparavant il n'aimait s'installer. Waldon, seigneur vassale Greyjoy, était sur la selette. Combien de temps lui restait-il avant que l'abruti manchot ne veuille mettre main basse sur l'héritage. Quel petit merdeux. Le sourire disparut à la pensée qu'un incapable pareil puisse ne serait-ce que prétendre récupérer la place qui lui revenait de droit. Elijar Consalus lui avait déjà subtilisé son poste de capitaine sur le Lunaria, ne manquait plus qu'il s'emparre de Holt de Fer. Bouillonnant, Rhoawyr se vit accélerer le pas, errant sans but dans l'étendue rocheuse qui caractérisait l'île de Pyk. De là où il se tenait, il distinguait clairement les lumières provenant de la grande salle des Botley. Là où devait certainement souper la pire salope qu'un Fer-né ait pu engendrer : Helya Botley. Plus tôt dans la journée, ils avaient à nouveau exposé leurs opinions, chacun ayant une idée précise et bornée de l'ordre à établir sur la boutre. Rien, rien de concluant n'était ressorti de leur " affrontement " comme toujours, des insultes sans importances qui sonnaient à leurs oreilles comme des chants de menestrels. Des chants particuliers, songea-t-il resserrant son étreinte sur Châtiment, les traits crispés. Une légère brise marine vint flatter ses joues, rappelant à son bon souvenir que le froid nocturne n'allait pas tarder à imposer son joug. Il se frotta les yeux, quelque peu las. Las de son inutilité manifeste. Que faisait-il là ? Debout, non loin de la demeure Botley ? Que cherchait-il ? Son instinct l'avait conduit en ces lieux. Et son instinct ne le trompait jamais. Ce fut d'ailleurs la démonstration qu'il eut ,à peine quelques instants plus tard. Lorsque la sauvagerie Botley s'offrit à ses yeux, pourquoi cela n'était point surprenant ? Il connaissait la bestiole, les griefs qui l'opposaient à sa famille, de sucrroit à son frère, cet imbécile fini de Clovyn. Rhoawyr pensa fugacement à demeurer là, regardant la scène, spectateur placide. Helya Botley était une grande gueule, peut être méritait-elle de recevoir une correction. Dans le fond, il se réjouissait presque des évenements : le poing de Clovyn qui vint s'abattre sur le visage de l'indomptable, par exemple, le fit doucement rire. Les évenements qui suivirent, eux, ne l'enchantèrent pas. Aussi vif qu'un félin, il se vit rejoindre son capitaine, châtiment brandi dans les airs, il se vit fendre le jarret d'un serf. Un pivot sur le côté lui permit d'éviter un coup lâche : « Toujours à fouiller la merde, Botley. Il va falloir que tu apprennes à fermer ta boîte à chie et...l'hygiène » la pique balancée, il frappa de sa paume le pif du frangin, assez couillu pour lever la main sur une femme - même s'il était difficile de considérer Helya en ce terme - « Dis-moi Clovyn, as-tu assez de burne pour te mesurer à un moi ?» Wynch n'attendit pas la réponse, il lui décocha un coup en plein torse ce qui eut le don de couper le souffle à son adversaire. Du bout de sa hâche, il continuait à menacer les serfs : « Qui veut être le prochain ? Messieurs, si vous souhaitez rejoindre vos femelles c'soir, je vous conseille de racler vos séants puants d'ici ». Un regard circonspect échangé avec la rouquine le conforta, quelle raclure, le voilà qui endossait malgré lui le rôle de protecteur. Encore une fois, rôle qui allait finir par lui coller au derche.

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Helya Harloi
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Message Lun 4 Juin 2012 - 11:47

Les coups pleuvent et malheureusement, la rousse n'est pas faite de pierres. Si ses lèvres se scellent de fierté pour ne laisser aucun son de douleur franchir sa bouche, son visage est bien plus sincère et démonstratif qu'à l'accoutumée. Le pouilleux Botley se redresse de tout son long et s'impose face à sa soeur adorée pliée en deux. Plantant son regard floué dans celui de son frère, Helya y voit de la satisfaction, un bien-être tel qu'elle se sent souillée. L'impuissance chez un homme est un sentiment courant pour certain mais chez la femme, surtout pour la fière rousse, il est insupportable et frise le dégoût. C'est un fait, la Botley aime contrôler tout ce qui se trouve autour d'elle et il faut bien avouer que la situation n'était pas à son avantage. Clovyn dérobe une lame à l'un de ses serfs et la plaque contre la gorge de son unique soeur. « Arrête d'faire ton bouffon. T'as même pas l'courage d'trancher l'gorge d'un poisson » Pure provocation mais dans son regard, elle y décèle cette essence qu'elle a maintes fois rencontrer sur le champ de bataille. L'envie réelle et sincère de faire couler le sang, l'essence assassine. Ce nouvel éclat dans son oeil destinée pour sa carcasse lui glace l'échine pendant un laps de temps. Si quelque chose au fond se brise pour ne jamais pouvoir être réparée, un début prend naissance. Le début de la fin. Cet échange silencieux n'était que l'annonce d'une guerre qui, ce soir, n'avait plus aucunes règles ni de limites. Qui ce soir prenait vie enfin. Ecorcher sa famille avait souvent traverser son esprit et plus d'une fois mais quelque chose la retenait d'accomplir ses idées, ses démons restaient prisonniers d'une raison bancale, peut-être les liens ? Ou autre. Ca n'avait plus aucune importance de toute façon à ce moment précis. Par ce regard, les chaînes s'étaient brisés et ses démons entachaient son esprit le dévorant presque. Oeil pour oeil et dent pour dent. Contre toute attente, le poids des serfs sur sa dépouille fêlée s'envola alors que le bruit du fer tranchant la chair jaillit des abysses de la nuit. La capitaine reconnaît l'odeur du sang et une voix qu'elle connaît par coeur s'élève dans l'air humide avant de voir Clovyn s'envoler ailleurs avec une belle trace sur le pif. Du coin d'oeil, elle place sur ce mini champ de ruine la présence de son second. Toujours dans les parages celui-là. Dire qu'Helya était contente de le voir serait mentir mais ce n'était certes pas une mauvaise chose en soi mais ça, elle ne l'avouera point. « Silence, Wynch ! Ferme ton piège à loup qui t'sert de gueule » Elle laisse son frère au bon vouloir de son second pour récupérer sa hache, châtiant allègrement l'imbécile qui a osé toucher son bien, insultant par ce geste sa hache qui n'était pas dans un état des plus laborieuses. Retirant sa hache de son corps, elle le laisse contempler le ciel, c'est cadeau. On n'achève pas les moins que rien, on les laisse apprécier le goût âpre de la souffrance.

L'acte des hommes d'arme de l'Amazone eut don de faire reculer les serfs encore vivants mais Helya les ignorait déjà, son attention étant ancré sur son frère suffoquant. « Wynch, comme un cabot docile, tu viens au secours de ta capitaine ? Quelle délicate attention ! Je ne sais pas de vous deux qui est le plus affligeant » Vengeance, oui, la vengeance et la colère fusaient dans ses veines alors qu'elle commença à le ruer de coup jusqu'à se faire mal aux phalanges dans un silence rancunier. Un traité de paix venait de trouver une fin sanglante et Botley prenait à présent une consonance de malédiction. Se redressant, essoufflée mais plus ou moins calmée, enfin si on peux le dire, les deux fer-nés s'imposaient face à l'homme maintenant seul face à son propre sort. C'était bien trop facile, bien trop facile de donner la mort ainsi. A ce stade là, lui donner la mort serait un présent trop précieux pour sa carcasse flétrie. « Tu peux jouer les puterelles fortes autant que tu veux, soeurette. Tes actes auront leur conséquence et la honte que tu infliges à notre famille en prenant Harloi comme époux sera bientôt essuyé par ta disparition. Père ne sera pas contre dès que tu porteras le nom de celui qui l'a insulté » Menace, menace. Elle sifflait dans ses oreilles alors que sa mâchoire se contractait. « La honte c'n'est pas moi dans cette famille et c'toi qui disparaîtra bien assez tôt. Ceci n'est pas une parole vaine. » Son pied vient s'enfoncer dans son flanc, rencontrant la dureté de ses os « N'm'apelle plus jamais soeurette. Tu n'es plus m'frère ! » Crachat en guise d'au revoir, refusant d'accorder plus de temps à son jadis frère, elle s'éloigne de quelque pas pour se retrouver à la hauteur de Rhoawyr. « Wynch, te souviens-tu d'ce que j'ai fait à ton cher frère ? » Question rhétorique. Il ne pouvait pas l'avoir oublier, Clovyn commençait tout juste à comprendre où elle voulait en venir et la terreur pouvait se lire dans ses yeux, envolée l'essence assassine. Tssk. Pathétique « Voici le moment de faire égalité des scores. Fais-toi plaisir » Sa voix sonne glaciale et fouette l'air cependant elle retient son second du bras « Laisse-le vivant par contre, c'n'est pas à toi d'lui ôter la vie, c'mon privilège. Abrège, j'ai besoin d'une bonne bière » La voix de son frère l'a rappelle mais elle lui tourne déjà le dos, s'efforçant d'être sourde. Chaque acte a sa conséquence. Il était temps de mettre un terme à cette manipulation qu'ils avaient pris l'habitude d'exercer sur elle. Helya n'est pas un être parfait et comporte des faiblesses comme tout être humain mais comme tout fer-né, elle les enterre. Le son de la chair et les os broyés agrémenté des hurlements de femelle de son ancien frère emplit la nuit noire et Helya ferme les yeux. C'est son choix, c'est ce qui fallait faire pour obtenir ce qu'elle désirait. Si autrefois c'était du respect de la part de sa famille, aujourd'hui, c'était juste de s'en défaire et de rompre le lien qui l'unit à cette famille qui n'a jamais rien considéré venant d'elle. C'est la fin. Elle sait que par ce geste, une guerre était lancée. Botley contre Botley. Plantée sur ses deux jambes, hache encore ensanglantée rangée, elle attend son second qui la rejoint finalement. « J'espère qu'tu t'attends pas à un merci. Ca n'fait pas parti d'mon vocabulaire » Mais au fond, elle le pense peut-être, peut-être mais il restera gravé dans le silence de son esprit.




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Message Ven 8 Juin 2012 - 9:07

Plus le sang coulait plus, quelque part, la lassitude laissait place à la joie. Rhoawyr n'était jamais d'aussi bonne humeur que lorsqu'il tenait châtiment entre ses mains. Un sourire mauvais vint prendre place sur ses lèvres, décidemment, peut être aurait-il été plus censé de laisser cette merdeuse au sort que lui réservait son ainé. Il jura et garda toutefois son calme, préférant ne point accorder d'intérêt à l'irrascibilité insultante de son capitaine - chiure, cela lui coutait-. Tendu, il se contenta de garder bien en vue cette tafiote de Clovyn qui ne démordait pas malgré les coups qu'il venait à peine d'essuyer. D'un certain point de vue, il reconnaissait en lui son jeune frère, ce moins que rien d'Elijar et l'aîné Botley étaient faits de la même trempe, peut être possédaient-ils bien plus en commun. Un attrait physique ? Son nez se retroussa en signe de dégoût. Sombre abruti, il ne mesurait certainement pas les conséquences de ses paroles. S'en prendre à la fierté d'un Wynch n'était pas très judicieux. Il se vit esquisser quelques pas, rageur, prêt à l'etriper seulement il fut devancé par Helya. Bon, cette chienne savait comment réagir lorsqu'il était question d'un profond manque de respect. Il baissa Châtiment, persuadé qu'elle allait mettre fin à la vie de son frère : « Prends ton temps » souffla-t-il, guère sûr d'être entendu. Le vacarme que la rouquine faisait était à lui seul : énorme, Wynch fut assez surpris de la voir revenir auprès de lui, sans avoir frappé un coup décisif néanmoins, son désanchentement fut palié par les mots qui parvinrent à son bon sens, vraiment se surprit-il, emoustillé de passer à l'action. C'était bien trop simple. S'il se souvenait de ce qu'elle avait fait à sa soeurette ? Pour sûr mais, il se souvenait davantage des inépties et lamentations proférées par son vieux crouton de père. Crispé, il hôcha la tête positivement. Se gardant de la féliciter à ce sujet. « Ne m'touche pas, lépreuse. T'inquiète pas, après que j'm'en sois occupé, ta frangine pourra encore s'branler ...donnant/donnant, n'est-ce pas ?» il s'éloigna, se rapprochant de sa victime , une lueur malsaine vrillant avec vigueur dans ses prunelles. Par quoi commencerait-il ? Il avait accepté de ne pas lui prendre la vie mais, il n'avait pas réellement promis de se contenter de ne lui couper que la main. Faisant tournoyer Châtiment tout en la passant d'une main à l'autre, il réfléchit quelques secondes, ménageant le suspense pour ce Clovyn dont le visage devint blême. Un battement de cil suffit pour que le tranchant de sa hâche vienne s'abattre sur la grande gueule coupant au niveau du métacarpe, privant l'imbécile de ses doigts : première étape. Il l'entendit hurler , l'odeur qui lui parvint aux narines le conforta dans l'idée que Botley venait de souiller ses habits. Un rire résonna, le sien.« Tu entends, Botley ? Il faut croire qu'le plus affligeant , c'toi. » moqueur, il trancha à nouveau : le reste jusqu'au coude, deuxième étape. Peut être fut-il TROP gourmand ? Tapette, cracha-t-il, assommant Clovyn. Il fut étonné qu'il n'y ait pas eu de renfort, il se laissa mouvoir jusqu'à atteindre la hauteur de son capitaine : « Ferme-là , de quel vocabulaire tu parles ?» Il se contenta de poursuivre sur sa lancée, perçant la nuit noire, prêt à trouver la première auberge où l'alcool coulerait à flot et où les distractions ne seraient pas au rendez-vous. Connaissant la crinière de feu, leur escapade nocturne allait non sans un brin d'exagération engendrer moult péripéties. « J'te préviens, Botley. Evite les incartades. Salope comme tu es, je sens que Châtiment se retrouvera encore dans l'obligation d'intervenir... » dans l'obligation, exactement. S'il ne tenait qu'à lui...


Dernière édition par Rhoawyr Wynch le Mar 26 Juin 2012 - 17:08, édité 1 fois
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Helya Harloi
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Message Lun 18 Juin 2012 - 9:50

Le temps peut changer bien des choses et des personnes. Plantée dans l'obscurité de la nuit, Helya passe un avant-bras d'un geste sec sur le coin de ses lèvres pour essuyer le sang qui perlait douloureusement. Ce n'est pas ces petites blessures qui la feraient pleurer de douleur, elle avait connu pire et ce combat de chiffes molles ne valait même pas les combats qu'elle menait contre Fédric, la vache écarlate. D'ailleurs, le combattre ce soir aurait été une bonne idée pour expier la colère qui rongeaient ses chairs. Sa famille était vraiment pourrie jusqu'à l'os et malgré elle, elle n'arrivait pas y croire. Où était passée la dignité ? La fierté ? Le courage ? Serait-il possible qu'ils se soient tous faits castrés pendant qu'elle était sur les flots ? Elle ne voyait pas d'autre excuse. Le silence de la nuit repris enfin ses droits sur l'île, les cris de son jadis frère avaient cessé et ce n'était pas plus mal, il criait comme une fillette, désespérant. La rousse perdait vraiment toute estime pour sa famille, pour chacun de ses membres et demain, elle pouvait être certaine que son père la convoquerait pour la réprimander mais la dernière des Botleys n'en avait que faire. Leurs paroles n'étaient que du vent désormais pour elle, il faut dire que cela était déjà un peu le cas auparavant mais ce soir, tout prenait une autre tournure, les liens qui comptaient d'une certaine manière dans un passé désormais inexistant avait été tranchés comme la main de Clovin. Son second arrive bientôt à sa hauteur, sa hache encore à la main, ensanglantée. Il devrait plutôt nettoyer son arme de ce sang misérable au lieu de parloter comme une femelle. Ce sang de lâche pourrait le rendre aussi pathétique que Clovin. « Ah ouais j'oubliais, t'as l'cerveau d'un rocher. Réfléchir, c'pas ton domaine, ç'doit être pour ça qu't'as pas ton propre boutre » Remarque acide qui perce l'air mais cela n'est qu'un banale échange habituel entre les deux fer-nés, ils se sont toujours exprimés de cette façon l'un envers l'autre et ce soir, cela n'allait pas changer, même si elle venait de le laisser trancher la main de cette pourriture de Clovin. « T'me préviens quedalle, Wynch. J'ai pas d'conseils ni d'ordre à recevoir d'toi et si t'as la peur aux couilles, t'as qu'à rentrer chez toi. J't'ai rien demandé » Piqûre de fierté et d'orgueil, voilà encore une chose habituelle chez la Capitaine de l'Amazone. Peu importe que l'intervention de Rhoawyr aie été salutaire pour sa face, elle ne l'avouera pas et ne laissera pas une once de reconnaissance posséder ses traits ni ses mots. Salope n'était pas un terme qui lui plaisait énormément mais cela relevait sa fâcheuse habitude d'être peu commode et plutôt exécrable, de ce faite, elle ne releva pas, de toute façon, elle en a que faire de ce que peut bien penser Rhoawyr de sa petite personne. Ses pas la mènent vers la taverne la plus proche, réputée pour être fréquentée par la pire rocaille de l'île, l'endroit idéal n'est ce pas ? Au moins, il y aura matière à faire passer le temps ce soir. Nulle l'ombre d'un doute que la présence d'une femme de surcroît capitaine allait faire chauffer les plus machos présents dans la bâtisse et au fond, la rousse s'en délectait déjà. Baston, il y aura. Elle pousse la porte comme maître des lieux et déjà le regard désapprobateur de certains se dressent sur sa petite silhouette. Ignorant ces ignares, elle se dirige vers le comptoir « Tavernier, deux chopes de bière » Elle jettent quelque pièces de cuivre sur le comptoir d'un geste nonchalant et s'y accoude. « Alors, comment il va ton manchot d'frère ? » Simple sarcasme pour planter le clou dans la plaie béante qu'est l'affront qu'elle a jadis creusé au sein de la famille Wynch. Commande servie, elle se saisit de sa chope et en boit une longue rassade brisant l'éducation de jeune fille destinée à se marier qu'elle a reçu dans sa jeunesse. Elle a perdu depuis le temps toute manière, reposant sa chope à moitié vide, elle soupire d'aise et essuie ses lèvres gorgées du breuvage. Deux hommes se postent à leurs côtés et leur regards ne cessent de fixer Helya, seule femme présente dans la pièce. Helya avait conscience que sa présence était une sorte d'insulte pour ces derniers et peut-être pour pratiquement tous les hommes présents mais cela n'avait pas d'impact sur elle, elle en riait même intérieurement. Provoquer, ça a toujours été ce qu'elle faisait de mieux même si ce n'était pas forcément une bonne idée. Elle était en minorité et même avec la présence de Rhoawyr, si tout le monde se levait contre eux, cela finirait mal, très mal mais folie de mise, elle ne pensait pas à de telle conséquence. Tout noyer dans la bière et l'inconscience d'une soirée qui était loin d'être finie menaient la logique de la rousse. « Tu t'es perdu, mon chaton ? » L'homme à ses côtés pose une main sur son épaule « J'vais te montrer la sortie à toi et ton larbin » Rhoawyr ? Son larbin ? L'idée était délicieuse mais elle, un chaton ? Un rire sarcastique et annonciateur de mauvaise choses s'émane de sa gorge « De un, j'suis pas ton chaton de deux, retire ta main putride d'mon épaule, sinon j'te la coupe, c'ma spécialité et de trois, vire de là, ta puanteur m'empêche d'apprécier m'bière, j'me répèterai pas » Les hostilités sont lancées, on peut dire que la rousse n'a pas attendu. L'autre se met à rire se moquant ouvertement de son compatriote qui vient de se prendre un vent salé. « Ferme ta grande gueule, toi et tire-toi aussi » Le rire se coupe net et sans attendre leur restes, les deux hommes détalent non sans asséner un coup de poing colérique sur le comptoir ne provoquant aucune réaction chez la rousse. Ils partaient pour mieux revenir, Helya le savait parfaitement. « La soirée risque d'être délicieuse » Elle vide le breuvage restant de sa chope avant de faire signe au tavernier de la remplir à nouveau. « Lady Botley, vous devriez vous en aller » « J'suis pas une lady et m'appelle pas Botley, tavernier. Sers-moi au lieu d'me donner des conseils si tu veux pas que tes os aiguisent ma hache » Une personne normalement constituée aurait déjà rebroussé chemin mais est-ce nécessaire de préciser qu'Helya fonctionnait pas normalement ? Qu'elle n'écoutait qu'elle refusant d'aller dans le sens que les autres désirent ? Pas nécessaire, effectivement.




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Message Mar 26 Juin 2012 - 17:55

Enragée, la chienne rousse. Toujours prête à ouvrir sa boîte à connerie, foutremerdre, songea Rhoawyr, à l'entente des paroles pleines de douceur qui vinrent envelopper son ouïe. Quoiqu'elle dise, cela n'était qu'une enième preuve d'affection. Cette idée permettait à Wynch de garder son calme même lorsque le manque de respect du capitaine éveillait ses vieux démons. « Me demander quoi, raclure, te sauver la vie ? Tu aurais pu empoisonner les asticots à l'heure qu'il est si je n'avais pas été là. L'gens civilisés disent " merci ". J'fais bien d'préciser : ci-vi-li-sés.» Ce qu'il savait pertinemment ne pas être, tout comme cette vilaine. « Tes tifs crades suffiraient pour briquer Châtiment, t'sais ?» boutade abrupte. Grognement absurde. Le trajet aurait pu se faire dans le calme complet s'il n'avait été ponctué par les brimades grossières du bourriquet insoumis qui lui servait de supérieur. Il pliait sous la déveine. La fatalité s'abattait sur lui. Toujours, arrivant à point nommé lorsque son subconscient se pensait à l'abris. Rien. Un soupire échappa de ses lippes alors qu'ils pénétraient dans une taverne. Fréquentation mauvaise, bière plutôt passable. Une oeillade envers son capitaine, ainsi qu'un long regard glissant autour d'eux. Constat achevant : source de problèmes. Individus à phallus, téstostérone en émulsion dans l'air, étincelles à venir. Constat somme toute : douloureux. Nul doute, la présence de la vipère n'allait pas arranger les choses. Empirer, réduire ses chances de passer une soirée tranquille. Il se sentait ménéstrel bruyant dans un temple zen. Merdasse, souffla-t-il, s'installant au comptoir. D'un revers de main, Rhoawyr - la fierté dégainée, poussa les pièces de cuivres vers Botley. Bombant légèrement le torse de manière à mettre en avant sa virilité, s'enquit : « Je paie » Râle rauque. Il ne manquait plus qu'elle le châtre en lui enlevant le plaisir d'inviter une donzelle à boire. Bien que de donzelle, elle n'avait que les attributs physiques. « Je n'ai pas d'frère » cracha-t-il, buvant une gorgée du liquide infecte. Décidemment, cette Taverne n'était plus ce que jadis, elle avait été. « Si ton but est de remuer le couteau dans la plaie ? Tu t'fourres l'doigt dans l'cul. Je m'en tape que tu aies réussi à impressionner cette femelette. Le principal, c'qu'à mes yeux, tu restes une femme » ça, c'était enfoncer le couteau dans la plaie. Car, que le Dieu noyé en soit témoin, cette gonzesse avait de sacrés problèmes avec le sexe dont elle avait été affublée à la naissance. Une boite à surprises, à mauvaises surprises, voilà ce qu'Helya Botley représentait. D'ailleurs, la démonstration allait se faire. Deux trouffiures vinrent s'installer à leur proximité, ponctuant l'air de leur miasme pestilentielle. Altérant même le goût d'pisse de la bière qu'ils consommaient. Une expiration, une inspiration. Blasé face au caractère habituel de ce qui allait se produire car bien trop fréquent. Wynch ne prêta l'oreille qu'à partir du moment où l'rustre idiot portait atteinte à sa personne. Ses muscles se tendirent alors, prêts à offrir une caresse incisive à ces deux nigauds : « Il ne m'en faudra pas plus pour t'couper l'manche pauvre...»coupé, encore par une intervention inutile d'la rouquine. Efficacité éclatante, les deux chèvres s'éloignèrent. Le calme avant la tempête, Rhoa en était persuadé. « Tu devrais faire comme eux, saloperie, ferme-là » horripilante, écrasante. Furibond, il reporta sa frustration sur sa chope, gobant ce qu'il restait.« Lady Botley a la rage d'naissance, tavernier. Vous devriez garder vos politesses pour les êtres humains » narquois, il se fit à nouveau servir : « L'soucis, Botley, c'ta langue. Elle finira par te tuer ». Pousser des gueulantes , elle était douée pour ça, bien trop douée. « Tiens, t'es amis semblent avoir panser leurs égos. Maintenant, ils veulent une revanche » lança-t-il, gratifiant la demoiselle d'un signe de tête désignant les deux compères désormais accompagnés : « Je ne bougerais pas le petit doigt »
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Helya Harloi
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Message Mer 25 Juil 2012 - 8:04

Chaque chose en son temps et le moment de repaître les asticots de sa carcasse n'était pas pour aujourd'hui. Bien trop de choses à accomplir. Sa vie ? Pas encore destinée à s'écourter même si les risques, la rouquine sans vergogne, elle s'y heurte, percute yeux fermés, poings brandis en l'air. La soif d'ouvrir son piège à loup en guise de bec, la soif de ne jamais plier le genou, l'insoumission dans un petit corps. Désinvolture, elle toise son second, un sourcil arqué. Civilisée ? Pourquoi l'être ? Les manières, c'est pour les paumés du continent, les femelles faibles et/ou les tapettes, chose qu'il était sûrement, qui sait ? Des informations qui ne changent pas sa vie et dont elle n'en a que faire. C'est le maniement de son arme qui l'intéresse et non les endroits où il va promener son têtard. Trêve. Un rire sarcastique franchit la barrière de ses lèvres séchées par le sel iodé. « Châtiment est une lopette, à l'image d'son détenteur » Boutade pour boutade. Avec le temps, les conneries de second à capitaine passent comme pièces d'or dans la bourse de Sargon avec un plaisir dissimulée. Une journée sans l'acidité du Wynch, c'était une journée sans embrassement, sans le plaisir de voir les mots se muer en croc se plantant dans la chair. La guerre verbalement. Jamais dit, jamais avoué mais la Botley apprécie leur joug verbale. S'appuyant d'un coude contre le comptoir, la teigne rousse observe son second d'un air moqueur. Piètre démonstration de sa part pour prouver qu'il en possède une grosse, c'est à se rouler par terre de rire. Fierté de mâle. Horripilant. Qu'il y a-t-il d'insultant qu'une femme paye la boisson d'un homme ? Ces moeurs venues du trou du cul du monde l'emmerde bien profondément et c'est le cas de le dire. Bataille silencieuse, les pièces retournent à leur place sur le comptoir, les globes oculaires plantés dans celui du tavernier comme une mise en garde, comme pour lui dire de prendre ces pièces sinon suite désagréable s'en suivra. « C'sera pour la deuxième tournée » Parce que oui, elle comptait bien élire domicile dans ces lieux pour la soirée en se délectant des ondes néfastes qui grouillent derrière son dos. Elle le devine, les pouilleux dans cette taverne veulent faire suinter son visage de sang. Ils ne sont pas les premiers, ni les derniers. Gorgée de bière qui désaltère sa gorge, Botley acquiesce sans un mot à sa déclaration. Elle non plus n'a plus de frère, adjugé vendu. « J'suis mieux qu'une simple femme, Wynch. J'suis une capitaine et une femme d'armes. M'range pas dans l'même sac qu'tes putes » Elle avait fait quelque chose de sa vie, quelque chose de mieux que d'ouvrir les cuisses et enfanter d'un gamin pour contenter l'égo d'un fer-né arrogant. Pause récréative. Intervention express, intervention ratée de la part du second, les deux imbéciles repartent bredouille. Pinte en main, elle avale à la manière d'un homme une longue rasade de bière avant de reposer le récipient vide sur le comptoir dans un bruit sec. Tavernier, tu as intérêt à rapidement remplir sa pinte et il semble comprendre le message, au contraire du puant aux côté de la Capitaine de l'Amazone qui continue sa tirade ennuyante, ça voulait aussi dire tagueule mais Rhoawyr reste sourd ou alors il ne veut pas céder. Qui se ressemble, s'assemble. « Et alors ? Quoi ? T'as peur d'perdre ta Capitaine ? Wynch, t'deviens aussi sentimentale qu'une femmelette » C'était du suicide d'entrer ici comme un territoire conquis, d'ouvrir sa gueule comme maître des lieux mais qu'est ce qu'elle pouvait bien en avoir à faire ?! Fermer sa gueule face à des gueux parce que oh ils ont une queue entre les jambes ? Crevez ! Ne prenant pas la peine de se retourner, un sourire étire les traits de la Botley alors que le visage du tavernier se rallonge encore et encore. Eh oui Tavernier, encore une frasque signée Botley dans tes lieux. Ca sent la merde, ca sent la confrontation. « Parfait ! Va donc sucer l'tavernier, ca vous détendra tous les deux ! » Le pas lourd du gueux derrière elle le trahit, son ombre sur le comptoir encore plus, elle observe son bras se lever et alors qu'il s'affaisse pour lui rompre la colonne vertébrale, la rouquine s'éclipse de son siège laissant l'imbécile fendre le bois du comptoir. Rire franc, oui, Botley se paye bien sa tête. Sa hache reste dans son dos, pas la peine de la sortir pour si peu. Le deuxième se fend sur elle, large sourire sur la face, les crocs sortis, elle glisse derrière Rhoawyr et le pousse sur lui « Montre lui ton petit doigt, Wynch » Les deux ne semblent pas apprécier la petite blague, pas plus que le second. Main dans la poche, elle farfouille et tombe sur une pierre lisse, parfaite. La pierre muée en projectile, la capitaine la balance de toute ses forces sur sa cible. En plein dans le mille, pile poil entre les deux yeux. Ca résonne à l'intérieur, ça sonne creux. Hors circuit, il tombe sous la douleur en s'agrippant à son front. Tapette. Bon le deuxième il est où ? A coup sûr, Wynch le renverra à l'expéditeur, infâme qu'il est. La tavernier est consterné, blasé, la tornade Botley est toujours signe de mauvaise augure dans sa taverne. « C'bon, Tavernier, j'trancherai pas c'soir ! Sois sans crainte » Ca n'a pas l'air de le détendre, tant pis pour lui. Elle peut pas faire mieux, d'ailleurs, elle se trouve bien généreuse en ce moment même.




Une civilisation se transforme lorsque son élément le plus douloureux devient tout à coup une valeur
Lorsqu'il ne s'agit plus d'échapper à cette humiliation, mais d'en attendre son salut, d'y trouver sa raison d'être.



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