AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

La rose n'a d'épines que pour celui qui veut la cueillir

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 29 Mai 2012 - 3:40

Elle avait quitté Lancehélion avec regret. Elle n’aimait plus le Donjon Rouge comme avant. Il avait été longtemps la demeure qu’elle aimait. Elle n’attendait que le jour ou Aerys lui offre une seconde maison pour se renfermer et oublier. Daeron passait souvent par Peyredragon et lorsque le prince Maekar n’était pas au donjon Rouge, il était à Lestival et elle …. Et bien, elle restait là espérant que son frère remarque sa présence près de lui. Ses frustrations s’étaient envolée, même si sa seule envie c’est de faire voler son oncle par la fenêtre de sa tour. Un rêve qu’elle partageait certainement avec son frère, mais certainement pas avec sa demi-tante. Que pouvait-elle faire des états d’âmes de la Seastar, elle ne l’aimait pas. Elle était comme les autres.

Même si les cauchemars de la dragonne se répétait sans cesse depuis son départ du Donjon Rouge, elle ne savait dire s’ils étaient pire ou pas. Le Donjon Rouge lui offrait une certaine sécurité qu’elle n’avait pas sur les routes de Westeros. Enfin, il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour savoir que les Targaryen n’avaient pas la cote. Rivers avait abandonné le Bief et l’Ouest. Elle avait voulu bien faire dans l’intérêt de Maekar, mais elle avait peur que le manque d’agissement de la couronne n’ait donné que l’avantage aux seigneurs de se liguer contre Aerys. Malgré la garde imposante qu’elle avait, des gardes du Freux, la sienne composée de quelques hommes de son frère et deux gardes royaux, elle craignait qu’il arrive quelques choses de grave. Elle devait oublier la lettre de Daeron. Ses visions ne pouvaient pas toujours se produire. Quand bien même voulait-il la prévenir, elle mettait sa propre tête sur l’échafaud. Elle prenait le risque de le faire. Elle le faisait pour Maekar et non pour Aerys.

Elle avait quitté le sable et le soleil de Dorne, pour les champs verts et les parfums du Bief. Avant son départ, elle avait pris le temps d’écrire un pli à l’intention de Lord Tyrell. Le Bief lui évoquerait toujours Baelor. Quoiqu’il arrive c’était ici qu’il avait trouvé la mort d’une certaine manière. Elle avait pris les initiatives de contacter le Lord de Hautjardin, voilà plusieurs temps déjà. La situation ne s’améliorait guère, elle le savait. Elle ne voulait pas arriver comme un cheveu sur la soupe. C’était un peu honteux de faire ainsi. Elle aimait être bien reçue et les seigneurs préféraient certainement être avertis plutôt afin de faire honneur à une invitée de marque.

Même si elle paraissait froide et morte, elle appréciait les splendeurs de Hautjardin. Les champs verts à perte de vue. Aelinor n'avait pas ouverts la bouche pendant le voyage. Elle n'avait pas dit un mot, cloîtrée dans son esprit. Ses regards s'arrêtaient principalement sur les paysages, mais personne ne pourrait troubler son calme. Maekar lui manquait, mais elle savait être forte. Il l'avait forgé à son image. Elle était devenue ce qu’elle était grâce à lui. Peu importe ce que Aerys marmonnait à son intention. Il avait fait d’elle une reine et non une potiche de la cour. Son homme de confiance s'était approché du cortège pour parler à sa reine. Elle n'avait pas levée le regard, toujours perdue dans le chaos que pouvait être ses sombres pensées.


Nous sommes à bientôt arrivés à Hautjardin votre grâce. Souhaitez-vous, vous reposer, avant de rencontrer Lord Tyrell?


Non, nous avons assez perdu de temps. Arrêtez que je puisse descendre.


Oui Votre Grâce.


Aelinor était descendue et regardait son homme de confiance ainsi que Ser Crakehall. Elle manda à ce qu'on lui apporte son cheval et une fois fait elle monta comme une digne cavalière et flatta le flanc de l'animal. Elle ferait le reste avec ses hommes elle avait horreurs d'être enfermée dans la cage de son esprit. Elle chevaucha jusqu'à la porte de Hautjardin. Même si l'hiver venait et que l'automne avait ses marques, la demeure de l'honorable long dard restait tout autant somptueuse. Elle se souvenait d'avoir mis les pieds dans le bief qu'une seule lorsqu'elle était gamine. Du moins surtout lorsque Baelor et Maekar désiraient sa présence à un tournoi, elle profitait du temps pour parader dans la ville.


La maison des Tyrell se dessinait au loin et la reine ne savait pas comment réagir. Aerys arrivait à lui seul à mettre la maison Targaryen dans une mauvaise position. Entourée par ses meilleurs chevaliers, la reine avançait vers la demeure de celui qu'on surnommait "long dard". Pour elle la maison se dessinait trop vite. Quelques minutes marquèrent le chemin silencieux de la reine. Son chef de garde fut le premier à descendre de sa monture pour lui offrir son aide. Elle se laissa glisser au sol et prit une grande respiration. Tout allait bien se passer, il n’y avait pas de doutes. Elle devait seulement prendre soin des conseils de Maekar.


Dans sa robe rougeâtre et noir, elle s’avança avec la grâce qui lui était du. Ses deux dragons en or s’entortillaient dans ses avant bras. Dès qu’elle fut proche du Lord, elle posa ses yeux violacés dans son regard. Un regard plutôt calme. Le chaos n’y régnait pas comme à son habitude. Elle avait sourit pour la première fois depuis longtemps, même si les temps étaient graves. Elle inclina légèrement la tête.


Lord Tyrell, je vous remercie de m’accueillir dans votre somptueuse demeure. J’aurais aimé vous avertir plutôt de mon arrivée, mais les circonstances en on fait autrement.


Une légère entrée en matière. Elle profitait du conseil de son oncle. Si le freux pouvait ne plus accueillir les sympathies des cotes, Aelinor serait comblées. C’était elle qui avait contacté Lord Tyrell après les refus de la couronne. Maekar avait vu l’opportunité de se rallier quelques seigneurs. La reine n’avait peut-être pas d’armée, mais son frère en avait une prête à franchir les frontières pour prêter mains fortes au Bief et aux terres de l’Ouest. Si cette escapade venait à arriver aux oreilles du Freux, elle aurait certainement le droit à un affrontement contre Aerys. Mais elle avait une réponse. La reine avait le droit légitime de visiter ses vassaux et de veiller sur eux, puisque ni le roi, ni la main veillaient à le faire.




Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 30 Mai 2012 - 10:14

L'annonce de la venue de l'épouse du souverain des Sept couronnes à Hautjardin peu après le départ des Lannister, des Arryn et du Tully avait fait grand bruit à Hautjardin et même dans les environs, comme en témoignait le corbeau reçu de sa mère où cette dernière lui exprimait en peu de mot toute la méfiance que lui inspirait cette visite aussi peu prévisible qu'inhabituelle. Comme sa génitrice, Leo s'interrogeait lui aussi sur les raisons de la venue en sa demeure d'une dame de si haute naissance et quand bien même la Reine l'honorait du prestige de sa présence, le Long Dard ne pouvait se départir de toutes les doutes qui naissaient en lui à mesure que le jour de l'arrivée de sa grâce Aelinor. Aegon le Conquérant avait peut-être, en son temps, coiffé le front de ses aïeux de la couronne fleurie, mais les Tyrell n'avaient guère plus de deux siècles d'existence en tant que famille de si haut rang et l'on aurait pu croire qu'avant de chercher à les rencontrer eux, un membre de la maison royale aurait préféré imposer son auguste compagnie aux familles autrement plus illustres par leur nom, leur histoire et leur naissance. Une visite à Castral Roc, à Winterfell ou aux Eyrié aurait semblé être la chose de bon sens, et d'ailleurs le prince Maekar n'avait-il pas lui-même succombé aux charmes d'une demoiselle née sur les flancs de la Lance du Géant ? Cette visite de la Reine suscitait maintes interrogations mais Leo finit par y voir la plus simple expression d'une courtoisie diplomatique faisant fi des impératifs de la géographie. Sans se départir de la méfiance que sa mère avait infusé en lui comme on infuse la tisane, Leo donna les ordres en sa maisonnée pour que l'accueil de l'épouse du roi soit le plus parfait possible et conforme au rang de celle qui serait peut-être quelques temps leur invitée. Des appartements furent spécialement apprêtées pour la reine, au cas où celle-ci choisirait de demeurer à Hautjardin un jour ou plusieurs avant de reprendre sa route, où que celle-ci puisse bien la mener. Prenant très à cœur son rôle de seigneur et de vassal qui s'apprêtait à accueillir l'épouse de son suzerain le roi, Leo instruisit lui-même chacun des membres de sa famille, y compris sa toute nouvelle belle-fille lady Aliénor, du comportement qu'il leur faudrait adopter en présence de la reine afin d'éviter qu'une maladresse ou qu'une bévue ne prêtent à croire que les Tyrell sont de mauvais hôtes. De plus, la tournure qu'avait pris sa relation avec l'Ouest et le Val l'engageait à d'autant plus de prudence à l'égard de la maison Targaryen que la personne qu'il recevrait à Hautjardin était très proche du Trône lui-même. Lorsque l'arrivée de la reine fut annoncée pour le jour-même, Leo se réjouit de savoir que tout était prêt pour son accueil : il ne restait plus à Hautjardin aucun souvenir du mariage de son fils et de sa belle-fille, sauf peut-être dans les conversations des plus passionnés qui en parlaient encore. Au fond de lui, Leo n'avait qu'un seul regret, sa chère mère n'était pas là pour accueillir avec eux lady Aelinor, mais contre mauvaise fortune bon cœur, il s'y ferait facilement.

Quand la suite de la reine passa la grande porte des remparts fleuris de Hautjardin, quelques hérauts sonnèrent du cor et le chant puissant des trompes annoncèrent la présence d'Aelinor Targaryen. Dans la grande cour centrale où s'achèverait le trajet des nouveaux-venus, l'ensemble de la maisonnée Tyrell s'était rassemblée sur le grand perron de pierre blanche. Leo et Jeanne se trouvait au milieu, entourés par leurs enfants et leur bru, bordés par le reste des membres de la famille résidant à Hautjardin et tous les domestiques, ce qui faisaient beaucoup de monde à s'agenouiller quand la reine descendit de son cheval, belle et majestueuse dans sa robe rouge et noir ornés de motifs représentant le blason de la maison Targaryen. Elle s'approcha de lui, tendit la main et Leo y apposa le cérémonial baiser avant de croiser son regard. Elle semblait de bonne humeur, mais comment savoir ce qu'il en était vraiment ? La fatigue du voyage dissimulait peut-être bien des choses.


 « Votre grâce, les portes de Hautjardin sont toujours ouvertes aux voyageurs qui viennent en paix chercher du réconfort et du repos. Soyez la bienvenue chez moi. »

Il parlait avec le calme et l'assurance qui est un privilège de l'âge, mais chaque phrase, chaque mot, chaque virgule étaient savamment pesés. Il se releva et à son initiative, tous l'imitèrent promptement. Alors Leo présenta son épouse, ses enfants, et les autres membres de sa famille avant de laisser Jeanne exprimer quelques mots polis de bienvenue. Puis, le Long Dard invita la Reine à prendre son bras pour la conduire à l'intérieur du château. Ils devaient traverser un grand hall, une galerie tournante pour arriver jusqu'à la grande salle où Leo avait fait dresser une table et son renfort de victuailles pour que la reine, sur un siège confortable, puisse se reposer du long et pénible voyage qu'elle venait d'achever à Hautjardin.

 « Venez, votre grâce, avant que la pluie ne s'abatte sur nous comme mille hallebardes. Ces mauvais nuages sont les plus dangereux de tous. Quel dommage que le mauvais temps parasite votre venue, je sais que mon épouse aurait beaucoup aimé vous proposer de visiter nos jardins qui ont repris bien des couleurs après l'été caniculaire que le royaume a connu. Mais peut-être n'êtes vous pas venue à Hautjardin pour profiter de ses douceurs, mais pour un tout autre but, votre grâce ? »

Le ton était celui de la plus éculée des conversations, mais encore une fois Leo choisissait avec soin ses paroles et s'il n'était pas encore un maître de l'art de la discussion, au moins se savait-il assez expert de ces choses pour le faire avec tout le raffinement que méritait son illustre invitée. Accueillir les Lannister à Hautjardin s'était finalement révélé être un jeu d'enfant pour l'homme qu'il était, habitué à ces démonstrations publiques que d'aucuns décriaient ou ne goûtaient point. Mais qu'en serait-il vis-à-vis de sa grâce la reine Aelinor ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 31 Mai 2012 - 19:06

Aelinor ne se faisait pas toujours aux politiques de politesse. Elle passait la plupart du temps au château, et elle s’était habituée que l’on s’incline sur son passage, mais depuis le règne dégradant de son frère et mari Aerys, elle ne faisait plus partie du château. On ne réquisitionnait plus sa présence. Brynden Rivers faisait largement l’affaire. Elle ne cherchait plus à se montrer. Elle ne voulait plus être connue pour être la femme de celui qui abandonnait son royaume aux mains de son oncle. Elle avait joué ses propres cartes et allait négocier elle-même. Elle espérait seulement récolter les honneurs que de faire d’Aerys le héros.

Elle observa les visages de chacun et chacune. Elle salua dignement Lady Jeanne avant de se tourner vers le lord de la maison de Hautjardin. Une fois les présentations faites, elle prit le bras de Lord Tyrell et le suivit dans la forteresse des maitres de Hautjardin. L’extinction des Jardinier avait mis les Tyrell au pouvoir de la maison suzeraine du Bief. Lord Tyrell lui inspirait toujours la sagesse. Elle n’exigeait rien en retour, elle espérait simplement que le Lord de Hautjardin désire lui prêter son attention. Elle avait besoin de trouver un allié et si seulement, elle pouvait réussir cette tâche. Sa venue était purement politique, mais elle voulait le remercier de son attention.


Je vous remercie de votre accueil Lord Tyrell. Lady Jeanne, il me fait plaisir et honneur de vous rencontrer.


Même si la reine n’était pas venue pour faire connaissance avec la famille Tyrell, elle se devait de respecter ses vassaux. Elle appréciait la personnalité de la maison du Bief. Les paysages étaient plus reposants que ceux de Port-Real. Surtout que plus souvent qu’autrement, Aelinor ne se sentait jamais en sécurité. Le Bief était moins austère, la région était habitée par les couleurs et la fierté de chaque maison. Lorsqu’elle avait eu la permission de rêver, elle ne rêvait pas d’avoir une résidence secondaire dans les terres de l’Orage Moqueur. Elle préférait de très loin les champs verdoyant du Bief. Malheureusement, elle n’avait pas eu cette chance.

Qu’il y ait grisaille ou pas, vos jardins restent certainement les plus beaux de Westeros. J'aurais aimé que vous m’accueilliez en de meilleures circonstances Lord Tyrell. Je ne passerais pas par plusieurs chemins. L'état des cotes me préoccupent. Du moins, plus que mon oncle, qui vous fait la sourde oreille depuis plusieurs temps.

Elle se préoccupait des cotes, parce que son oncle batard ne s'occupait de rien. Il se refusait à aider les gens. Les attaques chez les riverains et les Terres de l'Ouest étaient un avertissement. Aelinor craignait au pire si Brynden Rivers n’agissait pas contre la vieille seiche d'or. Même si la flotte des Redwyne rivalisait aisément avec celle de Lord Ravage, elle n’était pas très optimiste. Dagon Greyjoy et ses barbares de fer-nés maniaient leur boutre comme des maitres. La reine voulait seulement éviter que les conséquences qu’ils vivaient sur le continent se répercutent sur le Bief et le Nord. Maekar pouvait fournir ses propres hommes, pour défendre le Bief. Lestival était beaucoup plus rapproché et la reine commençait de plus en plus à abandonner sa partie contre son oncle. Par chance, elle avait un allié de taille et son frère chéri ferait tout pour elle, une fois la main et Aerys détrôner.

Quand je vous ai contacté la première fois, j’ai su que cela alimenterait la colère de mon oncle, mais par chance cela est encore secret. Je tiens à vous offrir mon aide, Lord Tyrell. Je suis sincère. Les agissements de Dagon Greyjoy ont assez duré. Du moins, j’ai su ce qui était arrivée à Port-Lannis. Je ne veux plus que cela dure, il est temps d’y mettre un terme.

Quand elle avait su le désastre, elle avait pesté que l’Étranger emporte la main. La simple attaque de Salvermer l’avais mise de mauvais humeur auprès de son mari. Elle avait peur qu’un commentaire surgit dans l’Esprit du Lord Tyrell. Comment une reine pouvait aider un suzerain alors qu’elle n’avait ni armée, ni soldats à sa disposition. Aelinor n’avait pas besoin d’armée. Elle avait simplement besoin de son frère Maekar.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 20 Juin 2012 - 9:05

Leo était depuis fort longtemps familier des usages de la monarchie et même si c'était la première fois qu'il recevait sa grâce à Hautjardin, il ne manquait ni d'assurance, ni de sérénité car il savait la tenue de son domicile et de ses gens irréprochables. Le faste et les beautés de ce château ne plaisaient peut-être à à tout le monde, mais on ne pourrait reprocher à l'hôte en ces lieux de lésiner sur les apparences ou les moyens pour accueillir l'invitée de marque qui honorait en ce jour les Tyrell de son auguste présence. Leo, sans se laisser pour autant griser par le rang et le prestige attachés à la personne qu'il conduisait dans les couloirs du château, se souvenait très bien de la dernière grande visite reçue à Hautjardin puisqu'il s'agissait de la venue de la famille Lannister à l'occasion du mariage de son fils aîné. Ce court séjour des Lions dans ses jardins lui avait laissé un goût amer dans la gorge et un souvenir très partagé, car il avait bien senti qu'aucun des natifs de Castral Roc n'avait goûté ni cherché à dissimuler son insatisfaction de la mode et de la coutume des natifs de Hautjardin.

Cela importait guère en définitive, mais il est toujours désagréable d'être l'idiot du village qui donne des deux mains et tend la joue pour recevoir la gifle. Avec du recul, Leo comprenait qu'il aurait été préférable de s'en tenir à sa première idée et d'opter pour un mariage à huis clos, quitte à exclure de la fête tous les invités inutiles, à savoir ses neveu et nièce des Eyrié, son frère Darion, sa mère Amelia, le frère et la sœur de la mariée, Gerold et Tya, et les frères et sœur du marié, ses propres enfants. Ainsi limitées à Tybolt Lannister, à Jeanne Tyrell, aux époux et à lui-même, les noces auraient été rapidement conclues et quand bien même cela aurait privé le Long Dard de la joie de revoir les fils et fille de sa défunte sœur Rohana, il n'aurait pas eu en cette circonstance la désagréable impression d'avoir saigné Hautjardin pour des nèfles.

De fait, la critique silencieuse qui lui avait été adressée tout le temps des noces de Tristan le touchait peu, car elle était profondément injuste et dirigée contre lui par ceux-là même qui avaient multiplié les invitations et contraint Leo à revoir ses plans pour offrir à tant de convives prestigieuses un banquet digne de leur réception. Ceux-là même qui se prétendaient ses amis et ses alliés. Ainsi, particulièrement déçu, il n'oublierait pas de si tôt l'événement et un beau jour, la Rose recevrait son juste dédommagement. Si les uns paient toujours leurs dettes et si aux autres est la fureur, lui-même n'était pas sans pouvoir ni influence, et les uns et les autres auraient bien tort de sous-estimer celui qui n'était pas qu'un vieux chevalier. Mais la Reine n'avait pas à souffrir des introspections du Long Dard, qui déjà lui répondait, d'un ton ému, ainsi :


 « Votre grâce est trop bonne de s'intéresser à nos problèmes. Comme vous, je déplore que Port-Réal soit trop occupé pour nous être déjà venu en aide, mais sachez que le Bief se défend très bien de la menace qui pèse sur nos côtes. Votre oncle a certainement d'autres tracas plus urgents à traiter. Mais il est vrai que les événements de Port-Lannis sont très préoccupants... »

C'était le genre de phrases faciles et inévitables pour cette amorce de conversation, car la Reine semblait désireuse de ne pas y aller par quatre chemins, mais Leo ne savait guère encore quelle attitude il devait adopter avec elle. L'inimitié assumée entre la nièce et l'oncle était de notoriété publique, encore que Brynden Rivers se désintéressait plus de lady Aelinor qu'il ne la méprisait vraiment. Leo n'avait pas à rougir de ces affaires de famille qui devaient certainement colorer le ciel quotidien du Donjon Rouge, car lui-même n'était pas en reste au sein de son propre clan, même s'il ignorait que sa propre mère s'apprêtait, pour le bien de tous, à commettre l'irréparable geste qui conduirait tous les Tyrell sur la voie de la réconciliation pour faire d'eux peut-être le clan le plus uni de tout Westeros. Et cette fois-ci, ce serait bien plus qu'une affaire d'apparences. Une fois gagnée la galerie tournante précédant la grande salle où Leo recevrait comme il se devait la Reine des Sept couronnes, le Long Dard en profita pour montrer les grandes et somptueuses tapisseries qui en décoraient les murs. Il s'arrêta sur une en particulier, car elle était peut-être la plus susceptible d'intéresser sa grâce lady Aelinor.

 « Certaines de ces belles œuvres sont très récentes, mais il en est une dont l'âge nous est inconnu, même si à l'événement dépeint on peut facilement le deviner. Regardez, c'est celle-ci. Vous aurez très certainement reconnu votre illustre ancêtre recevant des mains du mien les clefs de Hautjardin. »

En effet, la tapisserie était une représentation d'Aegon le Conquérant aux lendemains de la bataille du Champ de feu. À l'époque, les Tyrell n'étaient que les intendants des rois de la dynastie Jardinier, éteinte lors de la bataille, quand le dernier d'entre eux fut brûlé vif par les dragons des Targaryen. Cette époque semblait aujourd'hui relever davantage du conte et de la légende que de la vraie histoire, car les dragons avaient depuis longtemps disparu, et pourtant... il fut un temps où ils volaient dans le ciel de Westeros, menace permanente et rappel constant du pouvoir du Trône de fer. À l'approche de la grande salle, Leo risqua une question plutôt directe qui, il l'espérait, ne contrarierait point la souveraine :

 « Votre grâce, qu'êtes-vous venue chercher à Hautjardin ? J'apprécie grandement votre soutien en ces temps si troublés, soyez en assurée. Il est toujours réconfortant de se reconnaître des amis si haut placés. Cependant, je ne suis pas bien sûr de saisir l'opportunité de votre venue jusqu'à moi. Souhaitez-vous quelque chose de la maison Tyrell ? »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 22 Juin 2012 - 3:35

Ses histories étaient souvent monnaie courante dans tout Westeros. Avec la nomination de Brynden comme main du roi, elle avait complètement prit la direction des champs. Elle ne servait plus à rien et la reine en souffrait beaucoup quand elle entendait les rapports de ses espions personnels. Tous n’étaient pas fiables, mais elle savait trier le vrai du faux. Sa visite à Lestival lui avait ouvert une porte, qu’elle ne croyait pas accessible. Inconsciemment, elle s’était alliée avec son frère, contre Aerys. Au moins la sécurité du continent était prise à cœur, par un des dragons. Si elle ne pouvait pas tuer Aerys sans conséquence, elle pouvait provoquer sa chute très facilement, si elle le voulait. Maudit soit le jour ou Daeron Targaryen mourut du Fléau du printemps et maudit soit le jour, où il eut l’idée de la marier à un frère tel qu’Aerys.

La femme qu’elle était avec une certaine admiration pour Lord Tyrell. Elle savait que les Jardinier avaient vécu longtemps à la tête de la maison suzeraine du Bief. Mais même venant d’une famille d’intendant, elle avait le plus grand des respects pour Lord Leo. Un homme bien et un jouteur par excellence. Le titre d’intendant lui importait peu, même si les Tyrell portaient cette étiquette. Ils étaient de fidèles vassaux et jamais, elle n’aurait douté une fois de la sincérité de son Lord. Cependant, le temps était à l’air des changements. Plusieurs jeunes seigneurs se portaient à la tête de leur maison. Lord Tyrell faisant exception, tout comme Lord Lyonel. Le seigneur de Hautjardin, malgré les quelques années qui le séparait de son âge, avait toujours été admirée par la reine.

N’est-ce pas là, la tâche d’une reine de s’occuper de son peuple. Chaque cas est différent et je déplore la perte de nos gens. Je ne saurais dire ce qui le préoccupe tant, Lord Tyrell.

Aelinor savait que la popularité des Targaryen n’avait jamais été la meilleure. Elle savait que celle-ci déclinait avec le temps et surtout l’inaction du Trône. Malheureusement, elle ne pouvait pas racheter les erreurs de son époux et encore moins celle de la main du Roi. Mais de toute évidence, elle ne venait que parce que son oncle lui avait conseillé de visiter leurs vassaux. Elle se souvenait de ce conseil, qu’elle avait décidé de prendre en main. Peu lui importait les conséquences de ses actes. La seule chose qu’elle savait c’est qu’elle ferait payer Aerys et Brynden Rivers, pour la liberté qu’il donnait à Lord Ravage de piller ses terres.

Suivant le Lord dans les couloirs du château, elle ne fut pas surprise d’y voir de somptueuse tapisserie. Le Donjon Rouge en était ornée tout autant, surtout des grands épisodes, ou les dragons vivaient encore. Celle qui attira son attention fut bien celle que Lord Léo Tyrell lui fit regardé. Aegon le conquérant. Elle se souvenait d’avoir raconté l’histoire à son frère Rhaegel, avant son voyage. Observant la tapisserie d'un œil attentionné, elle soupira intérieurement. Elle se souvenait des écrits sur la bataille de Champs de feu. Elle tentait de se rappeler un passage de ce conte qu’elle avait lu dans les vieux livres de son frère Aerys. La reine Targaryen posa ses doigts sur la tapisserie et se remémora l’histoire que l’on lui avait aussi enseigné très jeune.

La veille plus de quatre milles hommes furent brulés vifs par le grand Vhagar, l’imposant Meraxès et le terrible Balerion. Le Roi Mern IX Jardinier trépassa brulé vif par les dragons alors que son allié, Loren Lannister plie genoux devant Aegon. On dit qu’en moins d’un an, il avait conquis Westeros en entier, sauf Dorne. Dommage que les dragons sont aujourd’hui morts, je les enverrais chasser ses fer-nés de malheurs, comme il l’a fait jadis en les confinant sur leur Iles.

Ses yeux quittèrent la tapisserie et elle sentit d’ores et déjà le regard de Leo Tyrell sur elle. Elle était une femme complexe et de caractère, elle œuvrait pour la cause qui lui était juste. Elle avait su que des seigneurs s’étaient rendu jusqu’à Port-Real pour soutenir leur cause. Cause que le trône ne devait oublier surtout lorsqu’il s’agissait des troubles fêtes comme Dagon Greyjoy, La simple envie de le remettre à sa place titillait la reine et pourtant, elle se gardait de le montrer si explicitement. Elle comptait bien lui régler son compte en mettant un terme à ses pillages et ses idées religieuses.

Elle ne put s’empêcher de rire lorsque lord Tyrell s’exprima. Oui, elle savait ce que l’on disait sur son compte et elle savait aussi que certain ne lui ferait jamais confiance. Au fond de tout, elle voulait aider les seigneurs des cotes, ce que son oncle et son frère ne faisaient pas. Elle voulait aussi un peu de sympathie politique, mais cela, elle se gardait de le dire. Elle préférait le garder pour soi même. Elle faisait le tout pour Maekar, mais c'était pour le bien des Sept Couronne. Par la même occasion, elle savait que les Tyrell s'était allié avec les Lannister, par l’union du fils héritier de ce dernier.

En toute franchise, rien. Lestival est à quelques lieux de Hautjardin. Les cavaliers du prince de Lestival, Maekar Targaryen, seraient prêt à vous prêtez main forte, a la moindre forte activité des fer-nés. La saison froide nous frappera quand bien même que nous voudrions y échapper. Fer-nés comme touts habitants, ils voudront de la nourriture et il est de la devise des Greyjoy : Nous ne semons pas. Je ne suis que la messagère du Grand Commandant des Armées du Roi. J’aurais pu vous en faire part par Corbeau, mais je rejoignais Lancehélion, il y a peu. J’ai cru que le faire en personne serait plus juste.

Rien de plus, rien de moins. Elle était une messagère. Maekar ne lui avait pas demandé le soutien de Lord Tyrell. Un jour viendrait l’heure de choisir, mais pas maintenant. Aujourd’hui, il était l’heure de se préoccuper de la population côtière de Westeros. Une chose dont le trône doit assurer, peu importe son roi.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 1 Juil 2012 - 7:43

Si la tâche d'une reine est de s'occuper de son peuple, la tâche d'une épouse est de donner un fils à son mari, mais cela, Leo se gardait bien de le dire à sa grâce lady Aelinor, car il imaginait fort bien qu'elle était la première à souffrir de sa situation : tant qu'elle n'aurait pas donné de fils au roi, elle demeurait une reine fantôme et fragile, sorte de vieux meuble qui encombre plus qu'il ne sert, à l'image de ces vieux buffets de l'ancien temps qu'on laisse dans les débarras s'oublier sous la poussière et les toiles d'araignées car on n'ose pas les jeter aux feux qui dévorent souvenirs et vieilleries. Il se devait de garder pour lui ces mots, car lady Aelinor était la première à souffrir de l'absence d'intérêt de son époux pour les choses du lit, et de plus il eût été fort discourtois de jeter à la figure d'une dame qu'elle n'avait point les charmes nécessaires pour plaire à son époux, d'autant plus que les affaires privées de la Couronne ne le concernait pas lui, pauvre Long Dard, qui n'était jamais qu'un vassal parmi les autres. Toutefois c'était à lui qu'elle avait réservé cette visite, et Leo la savait gré de ce geste qu'elle n'avait eu nulle obligation d'accomplir. Leo pâlit quand elle posa ses doigts sur la tapisserie, car il craignait qu'une œuvre si illustre et si vieille ne supporte mal le contact de doigts même les plus délicats. Lady Aelinor conta ensuite une partie du récit de la bataille du Champ de feu et Leo ne put s'empêcher de sourire. Le Bief était la terre de la chevalerie, et c'était bien parce que le dernier des Jardinier avait adopté la posture chevaleresque qu'il était mort, entraînant avec lui l'extinction de sa lignée, alors que son allié le dernier roi du Roc fuyait dans son antre, moins chevalier mais plus raisonnable sans doute. Ce temps-là était révolu depuis bien longtemps, et ce n'était plus la main verte qui ornait les frontons de Hautjardin, mais bien la rose d'or. L'idée d'envoyer les dragons faire la chasse aux Fer-nés ne manquaient pas de séduire le Long Dard qui imaginait très bien la Reine chevaucher l'une de ces créatures formidables et s'envoler vers les Îles de Fer pour y répandre du Feu et du Sang. À vrai dire, si ça ne tenait qu'à lui, même sans dragon, il passerait les Îles par le feu pour s'assurer que tous les Fer-nés périssent dans les flammes, de sorte que ces cailloux sur l'océan demeurent inhabitables pour les siècles et les siècles, et de sorte que toujours de la fumée s'en élève comme une menace et un rappel pour tous ceux qui un jour oserait s'imaginer assez puissant pour s'élever contre la volonté des Sept couronnes.

 « Votre grâce, si les dragons existaient encore, je crois que jamais Dagon Greyjoy n'aurait osé s'élever contre le Trône de fer... sauf à dire que cet homme soit aussi fou qu'on le prétend, bien sûr. »

Parvenus à l'issue de la galerie décorée de si jolies tapisseries, Leo invita la reine des Sept couronnes à pénétrer dans la salle où deux grands fauteuils les attendaient. Il s'approcha d'eux et attendit que l'épouse du roi prenne place sur le sien pour lui-même s'asseoir à ses côtés. Il se répétait en lui-même les paroles de lady Aelinor, qui s'était présentée comme la messagère du Grand commandant des armées du roi, et qui lui avait annoncé que les cavaliers du prince Maekar seraient prêts à venir au secours de Hautjardin si les fer-nés en menaçaient les blanches murailles. Considérant les dernières discussions que Leo avait tenu avec son neveu et le frère de sa belle-fille, ce n'était pas des mots à prendre à la légère, ni même à prendre au pied de la lettre. C'était en vérité quelque chose de nouveau et d'inattendu de la part du prince de Lestival, et pour tout dire le Long Dard n'imaginait pas une seconde que ce dernier se soit intéressé à leur sort mais si les paroles de sa grâce la reine étaient vraies alors c'était à l'honneur du prince de se pencher sur des problèmes qui ne le touchaient que de très loin. Toutefois, Leo n'était pas né d'hier et il n'était pas homme à se gargariser de belles paroles ou de belles promesses.

 « Ainsi ce qui se raconte est vrai, le prince Maekar, depuis sa demeure de Lestival, se préoccupe lui aussi de la menace Fer-née... pardonnez mon ignorance, votre grâce, mais avec la guerre qui me préoccupe à l'ouest de mon fief, je n'ai pas le loisir d'entendre souvent des informations venues de l'Est et je vous remercie de m'en apporter quelques unes. J'apprécie également l'aide que vous proposez d'apporter. En cas de besoin ces cavaliers seront très utiles ici. Ils seront insuffisants à mater la rébellion, mais pour cela c'est une intervention de Port-Réal qu'il faudrait et je suis sûr que la Main du roi s'y prépare avec diligence et sérieux. »

Leo doutait lui-même un peu de ses paroles, mais il n'allait pas dire ouvertement à la nièce de Freuxsanglant qu'il désespérait de voir un jour le Trône de fer se tournait vers eux pour leur tendre la main secourable qu'il appelait de ses vœux les plus empressés. C'était là une impolitesse et une faute qu'il ne se permettrait jamais. Leo remarqua qu'un valet se tenait près de la porte et il lui fit signe d'approcher. S'il voulait être l'hôte remarquable qu'il se croyait être, le Long Dard ne pouvait se permettre d'oublier un instant que sa grâce la reine arrivait de très loin. De ce qu'il avait cru comprendre, elle avait voyagé jusque dans les lointaines contrées du soleil, jusqu'à la cité des Martell. Ce point-là de son discours l'intéressait beaucoup, car depuis quelques temps les yeux de Leo se tournaient vers la lance solaire. Peut-être pourrait-il glaner d'elle quelques informations ?

 « C'est un long voyage depuis Lancehélion et vous êtes certainement fourbue. Puis-je vous faire servir quelque chose ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 6 Juil 2012 - 2:28

Aelinor ne savait pas déchiffrer le regard du Lord. Elle ne savait pas comment faire pour qu’il la croie. Elle n’était pas habituée à ce genre de chose, surtout qu’elle avait fait rarement la tournée des vassaux. Si seulement, elle avait pu trouver un terrain d’entente avec son oncle. Si seulement, elle avait eu cette chance dans toute sa vie. Elle aurait certainement pu faire autrement, que de le contrecarrer à chaque fois qu’elle le désirait. Elle ne supportait pas la situation, mais elle ne changerait jamais. Même Si son frère prenait possession du trône, elle aurait fait cela pour rien. Elle n’aurait encore rien. Peut-être lui laisserait-il la chance de s’exiler ou de se retirer à jamais du Donjon Rouge. Demeure qui lui était insoutenable. Elle comprenait aussi que sa crédibilité était mise à l’épreuve à chaque souffle. Elle n’était pas une vraie reine. Une reine aimait son mari ou du moins faisait semblant, elle lui donnait un fils et régnait. Elle avait une couronne et un trône. Elle n’avait rien de cela.

Dagon Greyjoy était avant tout son ennemi, pour l’instant. Elle rêvait des jours ou elle verrait la seiche d’or coincée sur ses iles ayant l’obligation d’abdiquer. Mais la reine ne pouvait pas agir seul, elle avait personne. Elle n’avait que son frère. Il était le seul qu’il pouvait l’aider. Un jour ou l’autre, le Bief serait attaqué. Non qu’elle le souhaitait, que nenni. Elle ne voulait pas voir une si belle région à feu et à sang. Elle ne supporterait pas l’image que cela provoquerait. Mais Dagon Greyjoy n’était pas au bout de ses peines. Elle savait qu’il lutterait jusqu’à la mort.

Il n’aurait pas osé. Aucun homme sensé ne l’aurait fait, sous peine de se voir martyriser par le feu.


Aelinor avait toujours aimé les dragons, mais elle n’avait jamais aimé le feu. La simple idée de voir un corps brulé, lui donnait des frissons dans le dos. Elle ne supportait pas l’image qu’elle faisait dans sa tète. Lord Tyrell remarqua certainement le frisson qui parcourra la reine à cette idée. Elle était peut-être une ancêtre des dragons, mais elle n’appréciait pas pour autant les corps carbonisés. Cependant, Lord Tyrell avait raison en ce qui concernait les dragons. Jamais personnes n’auraient osé les confronter. Les Feunoyr n’auraient pas provoqué la couronne si les dragons avaient été vivants. Malheureusement, ils n’étaient que des œufs que la famille Targaryen n’avait jamais réussis à refaire éclore par la suite.

Les paroles du Lord l’avaient amené à croire qu’elle n’aurait plus de chance, mais elle se trompait. Maekar était en quelques sortes à la tête des armées. Il pouvait changer les choses. Elle avait pris elle-même les initiatives de contacter le Lord de l’Ouest et le Lord du Bief. Installée dans le fauteuil, elle s’était perdue dans ses pensées. Le Bief et l’Ouest étaient des alliées de taille. La reine avait quelques espions qui ne cherchaient que pour elle. Elle se tenait informée de tout ce qui se passait chez elle. Elle n’avait pas eu le choix. Or ses pensées furent envolées lorsqu’il termina.

Je ne savais pas qu’il avait été nommé Grand commandant des Armées, lorsque je vous ai contacté la première fois. À cette époque, j’avais contacté Lord Tybolt et vous. Mon frère n’était pas au courant et ne doutait pas que j’avais contacté vos personnes. Par chance, il était du même avis. Il me connait si bien, que sachant que j’allais a Dorne, je reviendrais certainement par le Bief, pour allonger mon voyage. Il m’a donc chargé de ce message. S’il ne peut pas écraser Il la rébellion, peut-être arrivera-t-il à sonner l’alarme à notre oncle la main du Roi.Le choix vous revient quant à l'attitude de mon frère. Il est prêt à déplacer ses hommes.


Étrange, qu’elle soit ainsi calme alors qu’elle parlait de Freux sanglants. Peut-être était-ce son voyage qui avait changé cela. Elle ne l’avait pas côtoyé depuis des semaines. Elle s’en préservait. Elle était seulement déçue de ne pas pouvoir changer l’avis de son oncle, mais elle laissait cette tâche à sa tante. Elle y arriverait plus facilement qu’elle-même. Trop de chose se disait sur son compte. Elle ne pourrait jamais régner. Autant y mettre un vrai dragon. Westeros n’avait pas été choyé dans les deux derniers rois. Deux rois trop lettrés et trop occupés par leurs livres que par leur trône. Aelinor regrettait que l’on ne l’aime pas. Elle voulait seulement sauvé le peu de réputation qu’il avait après tant d’échec.

Le meilleur de vos rafraichissements sera le bienvenue Lord Tyrell. Un long voyage qui ne me déplait pas. Il y avait longtemps que je n'étais pas sorti du Donjon Rouge. Je crois cependant que cela m’a fait énormément de bien. J’ai su aussi par un quelconque hasard que votre fils ainé avait épousé la sœur cadette de Lord Lannister. Vous transmettrez mes vœux de bonheur à nos nouveaux mariés. Que les sept veillent sur eux. J’aurais aimé un jour avoir cette chance, de voir un fils se marier.


Mensonge! Jamais elle n’aurait supporté avoir un fils et faire durer une troisième génération de roi libraire. Elle n’aurait jamais été capable de marier un fils ainsi. Elle n’aurait pas eu la force de voir une pauvre fille se faire abandonner comme elle l’était. Elle préférait que Maekar montre sur le trône à la mort de son mari. Même si un était exilé dans les contrées exotiques, que l’autre était un ivrogne le plus jeune était mestre, il restait celui qu'on surnommait l’œuf, en voyage à Westeros avec son chevalier. Elle comprenait évidemment sa belle-sœur de s'inquiéter. Un seul fils digne de porter le nom de Targaryen. Il y avait tout de même anguille sous roches. Aelinor n’était pas assez idiote pour comprendre que cela était voulu ainsi. Les alliances politiques entre deux adversaires de la seiche. Elle surveillerait cela du coin de l’œil. L’Ouest était assez puissante et elle n’avait pas envie d’une rébellion à l’intérieur même et contre le trône. Tous les scénarios possibles et impossibles existaient dans la tête de la reine. Un fait malheureux, dont elle n’arrivait pas à se départir, malheureusement. Du moins tant qu’elle n’avait pas la conscience tranquille.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 20 Juil 2012 - 23:04

Leo comprenait peu à peu les réelles motivations de la Reine, ce qui le chagrinait de plus en plus, car ce qui n'était en apparence qu'une visite de courtoisie n'était en vérité qu'un prétexte pour soulever des lièvres et poser des questions politiques fâcheuses. Assis l'un près de l'autre, la Reine et le Long Dard conversait en toute tranquillité alors que les valets tourbillonnaient autour d'eux pour apporter des rafraîchissements et quelques douceurs. La souveraine des Sept couronnes méritait bien qu'on la traite avec tous les égards dus aux invités les plus prestigieux de Hautjardin. En argent la fine coutellerie, les belles assiettes ; en argent les plats où un rosier ouvré dans le creux du métal ; en argent les compotiers à trois coupes, couronnés par une rose en or ; en argent les cruches à vin martelées par les orfèvres ; en argent les plats à petits pains avec leur couronne de fleurs au corolle rebondie sur un entrelacs de feuilles de chênes ; en argent les coupes emplies de vin... et tout cela était emporté lentement, d'un geste toujours égal, soigneusement, afin que l'argent ne heurte point l'argent, depuis les sourdes pénombres des buffets, des corbeilles et des coffres aux solides ferrures sous la surveillance de Leo Tyrell qui, se contentait de faire résonner son regard brun dans les yeux craintifs de tous ces domestiques qui virevoltaient autour d'eux afin de les presser à l'ouvrage, pour qu'ils se dépêchent de les servir puis de vider les lieux afin de leur ménager, à la Reine et à lui-même, un espace de franche intimité. Ces petites mains allaient et venaient dans le château chaque fois qu'une occasion plus ou moins officielle se présentait et Leo, de concert avec son intendant, avait pris part à la formation de ces domestiques qui devaient obéir à des règles d'une précision exemplaire. Il était assez fier, d'ailleurs, de la parfaite mécanique de Hautjardin. Mais ces pensées parasites venaient maquillées celles plus graves et plus terribles qui accompagnaient la venue de lady Aelinor jusqu'à lui. Il l'observait avec une attention redoublée cette fois par la nécessité d'en apprendre davantage sur elle. Sans la dévisager, il la regardait, scrutait ses gestes et notait ses réactions. L'exercice n'était point compliqué, il suffisait d'épier les gestes, les postures, les mouvements et les attitudes de son interlocuteur afin de mieux analyser son comportement. La chevelure, par exemple, n'est-elle pas le siège de l'image de choix, qu'on revalorise à merci dès que l'occasion se présente ? D'expérience, Leo avait appris qu'à la manière dont une femme traite ses cheveux, on devine les aspects les plus sûrs de sa personnalité. Ainsi par exemple certaines rejettent systématiquement leurs mèches de cheveux en arrière pour les coincer derrière leurs oreilles, confirmant ainsi leur opportunisme, car il faut dégager les ouïes pour mieux saisir au passage les opportunités. D'autres, dans un registre différent, rejette la tête en arrière pour replacer avec grâce une mèche de leurs longs cheveux, ce qui témoigne d'un refus intense de vieillir et un besoin constant de paraître au mieux de son image, chose très courante chez les femmes de haute naissance et d'un certain âge. Quelqu'un qui se passe régulièrement la main sur le crâne comme s'il lissait ses cheveux n'a pas la conscience tranquille. Quelqu'un qui ne cesse de tripoter ses cheveux en faisant mine de les recoiffer s'impatiente et ronge son frein dans l'attente de quelque chose en particulier. Ce n'était là qu'une petite poignée d'exemples de tous ces détails qu'il aimait relever pour se faire une idée des impressions qu'il faisait sur ses interlocuteurs.

 « J'espère que ce vin et ces douceurs vous conviendront. Il nous vient de la Treille, vous connaissez certainement. C'est un présent offert par le Grand Amiral, lord Redwyne, vous l'avez peut-être déjà croisé à Port-Réal ? Mais revenons à ce qui nous préoccupe. J'ai bien compris la nature spéciale de votre position sur le grand plateau de cyvosse qu'est devenu Westeros. J'écrirai peut-être un corbeau à l'attention du prince Maekar pour le remercier du soutien qu'il se promet de m'apporter dans l'hypothèse où la citadelle de Hautjardin se trouvait directement menacée par le fléau Fer-né. Cela dit... » Leo s'interrompit pour saisir une coupe de vin et en boire une petite gorgée avant de reprendre d'une voix tout aussi calme que précédemment. « Je crains que par nature ce soutien soit limité. Le prince Maekar me semble bien seul à Lestival et si je ne m'abuse, il siège lui aussi au Conseil Restreint en tant que Grand Commandant des Armées Royales et de ce fait, il est inféodé aux décisions de Port-Réal, ce qui limite grandement sa marge de manœuvre. D'autant que d'ici peu, le problème fer-né sera réglé : la question sera abordée lors de la prochaine session du Conseil Restreint et il y a fort à parier que la Couronne prendra, à ce moment, la décision qui s'impose. J'imagine que vous le saviez, n'est-ce pas ? »

Décision qu'il appelait d'ailleurs de ses vœux : une intervention directe contre Dagon Greyjoy, la guerre portée au cœur même des Îles de Fer. C'était ce qu'allaient plaider messire Redwyne et Hightower devant le Conseil Restreint, mais la décision appartenait à la seule discrétion de lord Brynden Rivers, la Main du Roi. Tant de pouvoir concentré entre les mains d'une personne si mystérieuse et si controversée... cela avait de quoi lui donner des frissons. Mais le Long Dard n'était pas plus superstitieux qu'un autre. Les Sept revêtaient une importance particulière dans sa vie de tous les jours, comme tout homme respectable. Cependant, il n'était pas une vieille septa pleine de principes éculés et étroits, et les rumeurs courant sur le grand bâtard ne l'effrayaient pas plus que cela. À vrai dire, peu lui importait de savoir les mystères dissimulés sous l’œil unique et rouge de l'albinos assis sur le Trône de fer. Leo ne savait point dans les détails la nature des relations entretenues entre la Reine et la Main du roi, mais leur petite discussion était pour lui l'occasion d'en apprendre davantage à ce sujet. Il était d'ailleurs tout disposé à partager les idées et les opinions de son invitée en cette matière, si celle-ci souhaitait les lui confier.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 26 Juil 2012 - 15:34

La reine de Westeros n’en était plus à ses premières discussions politiques. Elle avait omit quelques bases au début de son entretien, mais elle saurait se reprendre de ses erreurs. Lord Tyrell avait eu la sagesse de la ramener à la raison. Pour son frère Maekar, elle était un soutien moral plus que militaire n’ayant aucune armée à sa charge. Elle avait peut-être parlé trop vite en ce qui concernait cela, mais elle ne pouvait faire autrement que de réparer ses erreurs. Ses traits étaient fatiguée le voyage avait été long et elle n’était plus dans sa prime jeunesse. Elle avait l’impression d’être plus vieille que sa mère.

Il serait indécent de ne pas reconnaitre ce gout venant de la Treille. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de croiser Lord Redwyne, avant mon départ de Port-Real pour Dorne. Ma position est celle qu’aucune femme ne voudrait Lord Tyrell. Elle n’est ni a envié, ni espérée.

Aelinor baissa ses yeux. Elle ne pouvait qu’agir à travers Maekar. Elle n’était ni respectée dans sa propre demeure, ni aimée par sa propre famille. La reine des sept couronnes en souffrait assez et largement. Elle avait supplié son frère. Le seul et l’unique qui pouvait l’entendre verser sa colère. Aerys ne l’écoutait plus depuis bien des mois, pour ne pas dire depuis que Brynden Rivers avait été nommé main du roi. Sa bonne âme lui coutait beaucoup. Depuis ce temps, elle ne passait plus une journée ou elle regrettait de s’être laissé emporter par la colère. Maekar ne voulait que son bien et son bien était loin d’Aerys. Elle ne voulait plus retournée dans le Donjon Rouge là ou elle était en sécurité.

J’ai essayé de convaincre le roi Aerys du mieux que je pouvais. Ma voix n’était pas assez convaincante. Maekar est peut-être seul, mais il a été le seul à croire ce que j’avais fais. On me prête beaucoup de mauvais intention, mais celle-ci ne devait nuire ni a la couronne ni aux régions côtières.


Comme ses vassaux pouvait être informé avant elle. La reine déposa son verre sur une petite table et tenta de maitriser le feu dans son cœur. Dès qu’elle avait le dos tournée il faisait quelques choses. Elle le détestait. Elle le détesterait toujours. Il était ingrat et encore, elle se retenait d’en dire plus pour s’éviter de s’attirer les mauvais œil. La reine avait une mauvaise réputation en ce qui concernait ses colères et elle n’allait certainement pas en faire une démonstration devant un Lord qu’elle respectait encore plus que son propre oncle la main du roi. Par sa faute, elle s’attirait les foudres des sept. Elle avait honte devant ses propres vassaux. Elle était si fatiguée qu’elle se retenait d’émettre des cris de colères.

Mon onc … la main du roi et encore moins le roi ne m’ont entretenu sur ce sujet. J’espère de tout cœur que Lord Redwyne et Lord Hightower sauront plaider la cause des cotes avec plus de force que j’ai voulu faire. Avant que les mauvaises langues viennent à vous, en aucun cas je n’ai cherché par cette correspondance un allié politique contre la main. J’ai cru que si ma voix était jumelée à un seigneur quelconque, elle en serait plus forte, mais il en a été autrement. J’espère que vous pardonnerez un lamentable échec de la part de votre reine.


Elle s’en voulait de ne pas avoir été plus vite. Maekar cherchait des alliés contre Brynden Rivers, mais Aelinor n’avait eu qu’une seule envie en correspondait respectivement avec les Lord Tyrell et Lord Lannister. Les décisions de Port-Réal était arrivée plus vite qu’elle et elle pestait intérieurement. Elle ne supporterait jamais de se voir ainsi traité et oublié. Elle n’avait agi qu’en mère. Une reine n’était-elle pas la mère de son peuple? Elle avait alors échoué. Elle avait semble-t-il relevé la tête, mais les remords la rongeaient de ne pas avoir agi avant Bryden. Pourquoi avait-il fallu qu’elle ignore son frère autant de temps. Le jeu du trône commençait à l’exaspérer.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 30 Juil 2012 - 23:59

Leo n'était pas d'accord. Nombreuses étaient les femmes de Westeros qui priaient jour et nuit de se voir un jour le front ceint d'une couronne. Des dizaines, des centaines et même des milliers de femmes de toutes conditions sociales rêvaient d'attirer un jour le regard d'un roi et d'en devenir la reine, ou d'épouser le prince qui sera appelé, un beau jour, à siéger lui-même sur l'inconfortable trône de fer. La seule difficulté de la position de lady Aelinor était celle de reine âgée et sans enfants. Privant son époux d'un lignage sûr et pérenne, elle perdait toute crédibilité, tout pouvoir politique, toute influence, et n'était plus, pour parler vrai, qu'une potiche encombrante et esseulée, objet de tous les sarcasmes et de tous les quolibets. Quand bien même le roi était âgé et d'une nature telle qu'il ne daignait guère prendre part aux affaires des Sept couronnes, nombreuses étaient sans doute les femmes proches de Port-Réal qui devaient ardemment désirer qu'un fâcheux accident renvoie la reine dans les limbes du trépas pour mieux pouvoir prendre sa place. Ces vautours-là, Leo les imaginait fort bien et il n'en éprouvait que davantage de compassion pour sa souveraine. Elle était plus jeune que lui et ce seulement de quelques années, et le Long Dard ne put s'empêcher d'éprouver quelque élan de pieuse fraternité pour la dame la plus regardée et la plus décriée sans doute du royaume. Pauvre Reine ! Sa position était de nature à susciter la jalousie et l'envie, mais sa situation ne l'était absolument pas, il le reconnaissait volontiers, pour toutes les raisons qu'il avait jusque-là identifiées.

 « Nul n'ignore ici la difficulté de la situation de votre grâce et c'est pourquoi vous trouverez toujours à Hautjardin un refuge où prendre du repos à l'abri de tout. D'aucuns diront que cette citadelle est un lieu trop enchanteur et trop superbe, mais Hautjardin n'en demeure pas moins le lieu idéal pour trouver du repos et un répit avant de reprendre sa route, surtout quand celle-ci est longue et semée d'embûches. Vous serez toujours la bienvenue sous mon toit. »

En assurant la reine de sa bienveillance, le Long Dard songeait à la très vieille coutume des lois de l'hospitalité et entendait bien s'y référer pour garantir à sa royale invitée le meilleur des accueils à Hautjardin. Ne souhaitant guère connaître le même sort que celui du Rat Coq de la légende, il veillerait à ce que lady Aelinor soit bien traitée tout le temps qu'elle souhaiterait rester dans les parages, tout comme il veillerait à la distraire de ses ennuis, de ses tracas et du marasme qui semblait la poursuivre en tant que reine désespérément chaste du royaume. Enfoncé dans son fauteuil, Leo observait la dame qui déplorait de n'avoir su convaincre son époux d'intervenir en leur faveur contre les Fer-nés. Peut-être aurait-elle eu plus de chance si elle avait inscrit ses demandes sur un manuscrit avant de le glisser dans l'un des multiples rayonnages de la bibliothèque du Donjon Rouge, car il était de notoriété publique que si le roi se désintéressait des affaires des Sept couronnes, c'était par goût pour les grimoires et les ouvrages qu'il dévorait nuit et jour. Cette pensée attristait le Long Dard, qui n'était plus tout jeune et qui se souvenait avec précision des années du règne de Daeron II, ce bon roi qui avait su gouverner le royaume avec sagesse et clairvoyance jusqu'à sa malheureuse fin l'année de la grande épidémie de Fléau du printemps... Mais l'heure n'était point à la mélancolie ni même à la nostalgie. L'attitude de la reine en disait long sur son état et Leo s'en voulait presque de lui tenir compagnie alors qu'elle semblait avoir grandement besoin de repos et de temps pour se remettre d'un voyage long, périlleux et éprouvant.

 « Ne soyez pas si dure avec vous-même. Je sais bien que le moment est mal choisi, que les temps sont durs et qu'aucun de mes mots ne saura jamais apaiser vos inquiétudes, car vous avez la bonté d'âme de votre aïeule la reine Alysanne et le sort de vos sujets vous préoccupe plus que tout. Jamais je n'oublierai qu'en ces jours de malheurs, que le mariage de mon fils égaie malgré tout, vous êtes venue jusqu'à moi pour me proposer votre aide. » Mais il avait bien conscience que ce que souhaitait la reine, c'était agir et se rendre utile, fût-ce faiblement. Le Long Dard inspira longuement avant d'expirer ces dernières paroles :  « Et pour tout vous dire, il y a peut-être une chose que vous pourriez faire pour moi. Mais je ne veux rien vous demander avant que vous ayez pris tout le repos nécessaire après votre voyage. Quel hôte serais-je si j'accablais mes invités dès leur arrivée sous mon toit ! Souhaitez-vous qu'une chambre soit préparée pour vous ? »

Le visage de l'homme s'illumina d'un sourire doux. Hautjardin n'avait jamais été si fréquenté que ces derniers temps et pourtant, il ne pouvait dire avoir accueilli et laissé partir avec un plaisir égal tous ceux qui étaient passés par sa citadelle dernièrement. Le départ précipité de son neveu, par exemple, lui avait été fort douloureux mais il avait été impuissant à rien empêcher, car le jeune homme avait plus de détermination à gagner la capitale au plus tôt que le soleil à traverser le ciel de l'aurore au crépuscule. Songeur, Leo observait la reine, prêt à prendre congé d'elle pour lui laisser le loisir de se reposer dans une chambre où l'on préparerait un bain à sa demande avant de lui faire venir une collation digne de son rang et de la faim qui devait être la sienne. On parlait beaucoup du tempérament flamboyant des Targaryen, mais qu'en était-il de leur appétit ? Son doux sourire perdurait. La reine serait sans doute sensible aux charmes de la citadelle et il ne faisait aucun doute que les membres de la famille Tyrell seraient enchantés de partager leur temps avec la souveraine, qu'ils s'attacheraient à agréer tout le temps que durera son séjour. Il s'imaginait déjà l'enthousiasme de lady Jeanne à l'idée d'une promenade en compagnie de la souveraine. Il voyait déjà sa fille Emilia partager une conversation avec la dragonne. Tout cela le ravissait pleinement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 6 Aoû 2012 - 2:25

Lord Tyrell avait certainement raison. Être l’épouse du roi comportait certain avantage comme plusieurs désagréments. Cela était loin des contes que l’on racontait aux enfants, mais peut importait. Aelinor s’en voulait toujours. Son corps ne supportait pas d’abriter un enfant et même si Maekar aurait voulu, elle aurait pu lui donner un enfant. Elle devenait donc une proie facile à évincer du trône. L’homme qui se trouvait en face d’elle incarnait la sagesse. Même si des idées lui arrivaient des quatre coins de la tête, elle ne saurait les mettre en avant. L’invitation du seigneur de Hautjardin enchanta la reine qui avait toujours trouvé la région du Bief à son gout. Comme elle avait des principes, elle n’émettait aucun commentaire. Elle aimait bien les paysages de Westeros, or elle avait toujours préféré le Bief. Elle ne pouvait pas l’exprimer comme tel, puisqu’elle se préservait de faire du favoritisme.

Elle avait vieilli beaucoup trop vite les dernières années. Son acharnement, son cœur brisé. Combien de fois n’avait-elle pas eu de refuge ou elle était seule. Maekar pouvait revenir au Donjon Rouge et partir quand bon lui semblait pour Lestival. Se montrer parfaite épouse ne lui plaisait pas. Elle était fatiguée de ce jeu qu’elle n’aimait pas du tout. Aerys était un frère et non un mari et tous les deux le savaient, mais le seul moyen de protéger Aerys était de le manipulé un peu. Parfois, elle avait des doutes, mais depuis la mort de Baelor elle n’Avait que ca. Son plus gros doute était celui de la fraternité qui était inexistante entre eux. Rhaegel était repoussé comme le fléau. Aerys préférait les livres aux armes. Et Maekar, un guerrier aux humeurs complexe. Ne manquait plus qu’elle et son caractère plutôt déstabilisant voulant manipuler qui que ce soit pour obtenir ce qu’elle voulait.

Elle n’avait pas de lieu pour se reposer loin des murmures des dames qui la regardaient de haut en chuchotant qu’elle était toujours sans enfants. Combien de fois avait-elle voulu se réfugier ailleurs que dans le Donjon Rouge. Trop de fois pour les compter. Elle ne demandait que du repos et elle serait certainement la première à réprimer un remerciement au roi et sans doute à la main. Son voyage lui avait été reposant et apaisant.


C’est une invitation à laquelle ne je ne saurais refuser Lord Tyrell. Le voyage de Dorne jusqu’à vos terres n’ont pas été marqué par le repos. Je ne saurais comment vous remercier de votre grande générosité et hospitalité. . Sachez que je plaiderais votre cause du mieux que je pourrais lorsque je serais au Donjon Rouge. Quand j’étais petite et que je demandais à mon père de me décrire les sept couronnes, il gardait le Bief pour la fin. Si innocent cela puisse l’être j’avais toujours rêvé d’avoir mon château ici.

Elle avait toujours apprécié l’odeur des fleurs fraiches et elle se souvenait encore répéter ces mots à sa tante, sa Septa. Hautjardin était un lieu apaisant. Ils n’avaient rien d’austère. Même les fer-nés ne pourraient venir à bout de la beauté de Hautjardin. Elle y veillerait même si Aelinor aimait bien la vue que lui offrait la Néra, lorsqu’elle était au Donjon Rouge. Si elle ne passait pas ses journées avec ses dames, elle les passait à observer la Néra. Ses pensées devenant son seul refuge.

Une reine se doit d’être dure envers elle-même. Je le suis sans que l’on l’exige.

Malheureusement, elle n’avait pas eu la chance de la Bonne reine. Même si elle montrait attentionnée, Aerys ne lui avait jamais demandé quoique ce soit concernant Westeros. Il avait préféré laissé leur oncle gérer la chose, alors qu’elle aurait été capable. Alors qu’elle aurait pu certainement le conseiller. Si une parcelle d’elle-même détestait le roi c’était bien parce qu’elle ne pouvait rien faire et ne pas prouver que même sans enfant, elle pouvait se montrer digne d’une reine Targaryen. Or non, elle n’avait pas cette chance, heureusement, Lord Tyrell savait réparer les cœurs en miette par un compliment qui lui faisait chaud au cœur. Elle n’arrivait pas à la cheville d’aucune reine et elle tentait bien que mal d’y remédier.

La première fois depuis sans doute bien longtemps, elle eut un sourire lorsque Lord Tyrell s’accabla. Elle aimait être traitée comme les autres et pas avec les grands repas, et tous les protocoles qui en suivaient. Surtout lorsqu’elle était éreintée de la sorte. Paraitre normal lui avait toujours été un sens qui l’échappait grandement. Elle était reine et pas n’importe qu’elle, car elle était la seule de tout Westeros.

Le visage de la reine s’était illuminé sachant qu’elle pourrait faire quelques choses pour le Lord. Enfin elle espérait que cela soit faisable puisque la reine venait de retrouver un gain d’énergie pour ne pas se laisser abattre. Cela lui donna un sourire. Ses efforts n’étaient peut-être pas réduits à néant. Cela allégerait sa conscience tourmenté dans sa quête. Sa fatigue voulait s’envoler seulement pour connaitre le désir du Lord de Hautjardin, mais elle demandait aussi du repos, ce qu’elle n’avait pas eu à travers la route menant chez celui qu’on surnommait Long Dard.

Tout ce qui est en mon pouvoir et celui du roi, je peux le faire. Vous venez de susciter ma curiosité Lord Tyrell, mais en bonne invitée j’attendrais le moment venu. Rassurez-vous, vous êtes un hôte très charmant et très accueillant. Il me ferait énormément plaisir de séjourner quelques jours à Hautjardin. Toutefois, il me faudra me conduire à votre mestre pour que je puisse avertir le Donjon Rouge, mais surtout le roi que je suis ici. Je ne voudrais pas effrayer mon mari.

Elle se demandait même si Aerys oserait prendre ses armées pour la retrouver si un malheur devait lui arrivée. Tenait-il vraiment à elle ou à ses livres ? Elle n’avait jamais eu de réponses à cette question et elle ne savait pas si elle enverrait une lettre pour se rassurer elle-même qu’il ne l’oublie pas. Car dans celle qui venait de Dorne, elle lui disait bien qu’elle rentrait alors qu’elle avait changé d’avis à la dernière seconde. Préférant écouter le conseil de son oncle, pour une fois.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 9 Aoû 2012 - 22:56

Maison fière, maison puissante, les Tyrell commandaient le respect à tous ceux qui leur devaient allégeance. Lui-même, Leo Tyrell, avait toujours œuvré à l'élévation et à la prospérité des intérêts de sa famille : il avait enraciné sa position dans les cœurs et dans les mémoires, s'il était aujourd'hui et pour la postérité le Long Dard, parangon de chevalerie et jouteur exceptionnel, cela n'avait pas été de tout repos ni même facile. C'était là l’œuvre de toute sa vie, pour ainsi dire. Cela faisait-il de lui un ambitieux ? Ou plutôt un homme prudent ? La prudence était la vertu souveraine, lui avait enseigné sa vieille et increvable génitrice. Lady Amelia n'avait cessé de le lui seriner depuis qu'il avait commis l'imprudence de dérober à lady Jeanne la préciosité de son pucelage, depuis qu'il avait eu la faiblesse de céder aux alarmes des sentiments puissants et passionnés qu'éveillaient en lui, à l'époque, les charmes de la demoiselle. Faiblesse ? Le mot n'avait plus aucun sens désormais. Il n'avait pas eu à se plaindre de son épouse. Leo n'avait pas eu le grand mariage que ses parents espéraient pour lui, mais tout cela remontait à si loin derrière eux qu'il n'avait aucune raison d'en nourrir une rancœur contre quiconque. Le Long Dard n'avait pas à rougir des décisions qu'il avait prise pour conduire sa famille. Il pouvait d'ailleurs se vanter d'avoir auprès de lui une femme aimante, des enfants merveilleux et une mère formidable. Il regrettait d'une certaine façon que ces derniers ne soient pas là à ses côtés pour accueillir la reine et profiter de son auguste présence, mais d'une autre manière... exhiber ainsi la perfection de leur famille eût été discourtois pour lady Aelinor, car c'eût été mettre en relief son cuisant échec comme mère de famille. « Alors l'affaire est faite. Pour ne rien vous cacher, j'escomptais pieusement votre accord et plusieurs arpents du château ont été spécialement aménagés pour vous accueillir vous et votre suite. Hautjardin sera certainement embelli par votre présence, et je suis certain que dame ma mère et dame mon épouse seront ravis de pouvoir palabrer avec vous dans les jours qui viennent. Nous sommes toujours friands des nouvelles qu'on nous rapporte de la capitale. » Leo se doutait bien que la reine était sans doute la dernière au courant des affaires importantes à Port-Réal, mais il ne voulait pas se montrer impoli. De plus, elle était reine et sans pouvoir réel, alors sans doute goûterait-elle de donner l'impression d'en avoir en étant bavarde et en confiant les quelques informations dont elle disposait peut-être, même si ces dernières ne seraient plus très fraîches étant donné le séjour qu'elle s'était accordé à l'extrémité orientale de la péninsule dornienne. « Je suis certain que vous apprécierez le temps que vous passerez en notre compagnie. La rébellion fer-née nous préoccupe tous, c'est évident, mais ce n'est pas une raison pour oublier de vivre et vous découvrirez qu'à Hautjardin, jamais la guerre ne nous fait négliger le confort de nos invités. »

Cette coutume n'était pas du goût de toute le monde, Leo l'avait bien compris, mais il n'en aurait rien changé qu'après en avoir reçu l'ordre du Père d'en haut lui-même. Les Tyrell étaient autrefois des intendants, tous se plaisaient à le rappeler aussi souvent que possible, mais c'est justement cet héritage indigne qui les faisait apte à gérer leurs finances et leurs affaires domestiques avec tant d'habileté et d'intelligence, un peu comme si la bonne gestion des choses pulsait dans leurs artères et leurs veines. Lady Aelinor, comme toutes les autres, y serait certainement insensible. Souvent les personnes issues d'une longue lignée à la noblesse indiscutable perdaient de vue ces questions-là et s'en remettaient aveuglément à la bonne foi et à la bonne conscience d'un commis, d'un intendant, mais ce n'était pas le cas des Tyrell. Certes, il y avait bien un intendant à Hautjardin, mais ce dernier ne pouvait faire un pas sans que Leo, lady Amelia ou lady Jeanne ne soit derrière lui pour assurer qu'il accomplisse dûment sa tâche avec le plus d'efficacité. L'homme contempla l'épouse du roi et se demanda combien de caméristes étaient à son service. Combien de dames de compagnie ? Et sur celles-ci, combien étaient de confiance ? La reine avait-elle des amis ? Des personnes sur lesquelles reposer sa confiance ? Le Long Dard aurait aimé le savoir. Galamment, il aurait aimé en être, mais la reine était sans doute sur ses gardes, même ici, même dans cette citadelle de paradis. Il revint donc à la proposition qu'il avait esquissé quelques instants plus tôt. « Ce que je souhaitais vous demander n'a rien de très extravagant, en vérité. Vous arrivez de Lancehélion, et ma nature curieuse me pousse à vous questionner. Mes questions vont vous paraître étranges, je m'en doute, mais voyez-vous, je me suis découvert récemment le goût de l'étude et l'envie d'en savoir autant qu'il est possible sur notre vaste continent. Nombreux sont les livres qui nous parlent de Dorne, mais vous savez ce qu'il en est... l'avis des bieffois est bien souvent... biaisé. Cela dit, vous, vous y êtes allée. Comment est-ce, Lancehélion ? Je me suis laissé dire qu'il s'agit d'un lieu comme il en existe peu en ce monde. Comment est le Palais Vieux ? Est-ce la somptueuse forteresse que décrivent nos mestres ? Y fait-il bon vivre ? » Leo retint son souffle. Il avait bien conscience que ces questions pouvaient paraître ridicules aux yeux d'une dame qui avait certainement mieux à faire que de discuter de la forteresse des Martell avec lui. Il reprit cependant, plus sérieux que jamais. « Et les Jardins Aquatiques ? Je sais qu'ils sont toujours en construction, mais sont-ils déjà la promesse d'un édifice magnifique ? » Leo ne posait guère ces questions sans raison. En bon bieffois qu'il était, la péninsule lui inspirait par réflexe du dédain, voire même de l'hostilité, d'autant plus qu'un précédent lord Tyrell avait été assassiné par des Dorniens près de cinquante ans auparavant, et ce meurtre était encore présent dans les mémoires de nombreux hommes des contrées verdoyantes. Pourquoi s'intéressait-il donc à Dorne dans ce cas ? Il avait ses raisons, mais il ne les partagerait guère avec personne pour le moment.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 12 Aoû 2012 - 2:13

Elle ne se souvenait pas d’avoir été accueillie ainsi jadis. Léo Tyrell, alias le Long Dard, n’avait rien perdu de la qualité de ses ancêtres. À l’extinction des derniers membres des jardiniers, les intendants de la maison du Bief était devenue les seigneurs de Hautjardin. Pour une fois, elle pourrait se dire que les Targaryen avait fais un bon choix. Même si pour une reine il y avait une qualité d’Accueil, Lord Tyrell s’en tirait à merveille, elle ne s’attendait jamais à ce traitement. Non, elle ne voulait pas dire qu’elle avait été mal reçu chez son oncle, mais la situation à Hautjardin était différente. Elle empiétait sur le territoire de la rose. Même si son cœur ne le voulait certainement pas, un sourire se dessina sur ses lèvres. Dommage que le roi n’Avait pas voulu l’accompagner dans son périple. Être reine comportait des bases et même si la reine devait de connaitre par cœur le nom des Lords et de leur épouse, le nom de Lady Tyrell semblait encore lui échapper. Au terme de plusieurs minutes de concentration, elle reprit la parole.

Il me fera plaisir de deviser avec Lady Jeanne et Lady Amélia. Cependant je vous remercie d’avance de cette attention. Cela me touche sincèrement. Mes hommes seront certainement ravis de pouvoir se reposer. Un repos très bien mérité après ce petit voyage.

Elle-même prendrait un peu de repos. Elle était très fatiguée. Elle n’avait plus vingt ans et elle ne dormait plus aussi bien qu’Avant. Elle était certaine d’une chose, elle ne pourrait prendre ce rythme de vie. Elle aurait voulu prendre la direction de Hautjardin, mais elle aurait certainement dévoilé trop de chose à son époux en faisant ce voyage. Il lui faudrait agir autrement avec l’Ouest. Le Bief était sur son chemin, mais elle ne pouvait pas faire de large détour. Celui-ci avait été essentiel, mais elle se voyait bien désarmer. Un voyage vers l’Ouest ne lui aurait donc rien donné si ce n’est que de se sentir ridicule une fois de plus devant le trône.

C’est ainsi que nous vaincrons. Il ne faut pas laisser les fer-nés nous abattre ainsi tous les jours, même si leur présence pollue l’air même lorsqu’ils se trouvent sur leur ile.

Même si elle ne s'inquiétait pas pour les Lord Stark, Lannister ou Tyrell, elle s’inquiétait pour le Conflans. Un Lord si jeune à la tête d’une maison. Elle n’était pas sotte. Elle surveillait les continents avec ses propres espions et elle s’était penchée sur le cas du Conflans. Il était certainement le premier à avoir fait réagir sa tête. Elle restait à l’affut des derniers mariages. En temps de guerre celle-ci était toujours très utile. Elle voulait la tête de Greyjoy. Il lui donnait des maux de tête depuis ses raids sur les côtes. Elle le voulait hors état de nuire.

Aelinor aurait pensé autre chose, mais elle ne put s’empêcher de sourire à la requête du Lord. Dorne était la région natale de sa mère, Myriah Targaryen. Elle était encore jeune, la première fois qu’elle avait mis les pieds, au mariage de sa tante et presque sœur. Elle avait apprécié la maison dornienne. Même si son oncle était … comment dire un homme qui manquait d’émotions. Lancehélion était une place qu’elle avait bien aimée visiter, mais cela n'égalait pas les champs du Bief. Elle eu un bref sourire à la remarque du Lord, lorsqu’il lui parla de Dorne et des Bieffois.

Je vous dirais que chaque maison suzeraine est unique à Westeros. La ville est quelque peu poussiéreuse, mais l’on s’adapte facilement. Les terres désertiques à pertes de vue. Les remparts du Palais Vieux projettent un ombre sur la ville. C’est pour cela que l’on la surnomme souvent Ville ombreuse. Le château de mon oncle est somptueux. Je n’ai qu’à nommé la puissante tour du Soleil, un dôme doré et muni de vitraux qui laissent filtrer les rayons du soleil. Son architecture est loin d’être conventionnelle ce qui en fait certainement une fierté De loin la forteresse ressemble à des coquillages accrochés à un rocher. Cela dépend Lord Tyrell. Personnellement je n’aimerais pas vivre dans la forteresse de Lancehélion, mais pour le temps que j’y ai passé cela s’est avérée fort agréable.


Les jardins aquatiques. Elle espérait tant revoir les jardins avant de mourir. Ce serait un endroit fabuleux, elle espérait tout le plaisir pour sa tante. Elle-même n’avait pas d’endroit pour se ressourcer ou encore même réfléchir seule à l’abri des regards. Son titre ne lui permettait pas cela et encore, elle pouvait toujours rêver que cela se produisent un jour. Elle espérait que la construction ne tarderait plus une fois les fer-nés repoussés.

Ma foi, Lord Tyrell je n’ai pu voir le début des constructions que très brièvement. Cela dit, je suis certaine que ce palais sera majestueux une fois les constructions finies. Avec les raids des fer-nés mon oncle a du cessé la construction. Nous assisterons certainement à l’un des plus impressionnantes constructions de notre siècle.

Port-Réal à Dorne. C’est ce qu’il lui avait dit. Elle se demandait encore comment, mais rien n’était à l’épreuve d’un Dornien. Parlant de Dorne, la reine ne manqua pas de frôler un sujet qui ne devait pas être très facile avec un Bieffois. Il l’avait signifié lui-même lorsqu’ils avaient commencé leur conversation. Les Bieffois et les Dorniens n’étaient pas les meilleurs alliés.

Comment se porte Dorne avec le Bief? Je sais que les relations entre les deux couronnes n’ont jamais été très faciles, par le passé.


Inutile de chercher à comprendre, elle savait que lord Tyrell avait vu où elle voulait en venir. Les confrontations entre les deux régions ne dataient pas d’hier et la reine était bien curieuse de savoir de quoi il en allait puisque l’on parlait de la région de son oncle. Elle se souvenant d’un très court entretien avec le prince Martell au sujet de bandit. Les terres du Bief avaient –elles été touchées? La seule réponse pouvait lui venir de la bouche du Lord présent devant elle.


Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

La rose n'a d'épines que pour celui qui veut la cueillir

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» La rose n'a d'épines que pour celui qui veut la cueillir. 〘PV Nagareboshi Ruika〙
» Belle comme une rose. Fatale comme ses épines ___ Kimberly
» ~ l'histoire d'une Rose en manque d'épines ~
» karl ☆ une rose du bengale sans épines et sans parfum
» "Je serais ta rose tu seras mes épines..." - Lux Amnell, la femme abandonnée [Terminée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-