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Jour 1, soir : Cour du Château

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Message Mar 5 Juin 2012 - 15:59

Lorsque le noble proposa d'entrer dans le château, Eleyna sentit son corps entier se raidir. Elle ignorait qui exactement était invité et qui serait susceptible de reconnaître en elle la noble en fuite. Selon toute vraisemblance il n'y avait aucun représentant du Nord en dehors des deux fuyards, mais il suffisait que les Lynderly soient de la partie pour faire sauter sa couverture. Elle avait entendu dire que Jasper Arryn était invité, si tel était le cas pourquoi pas d'autres maisons du Val? Eleyna préférait se montrer prudente et cherchait un moyen de détourner l'invitation avec tact tout en suivant l'homme.
Leurs pas les menèrent à Pryam, qui semblait toujours un peu tendu. Persuadée qu'il lui en voulait, elle se mordit la lèvre sans pour autant détourner les yeux. Eleyna ne comprenait pas ce qu'elle avait fais de travers mais visiblement il était encore en colère. Il affichait un petit sourire qu'elle aurait désigné comme faux sans craindre de se tromper, avant de l'inviter à aller chercher des boissons pour l'homme qui les accompagnait. « Ce n'est pas une connaissance. » répliqua-t-elle un peu vivement. Qu'insinuait-il exactement? Elle n'eut pas le temps de le lui demander, car le chevalier errant sollicita son aide pour retrouver Serena, dans la foule. « C'aurait été avec plaisir, hélas ce monsieur a quelques soucis et il a besoin de Jorah et de moi-même pour les résoudre. Figurez-vous qu'un voleur rôde parmi les invités et qu'il a tenté de faire accuser Jorah à sa place...Ainsi nous nous rendons dans le grande salle pour prévenir les nobles en présence. » Le dire tout haut et sortit de sa bouche lui semblait encore plus ridicule que tout le reste. Si l'homme n'avait pas été si habile à disparaître, Eleyna n'aurait pas suivit l'accusateur jusqu'à lord Ambrose mais plus qu'un voleur pour détourner l'attention, il aurait pu être un assassin. C'était un peu tiré par les cheveux, mais dans son esprit c'était une possibilité à ne surtout pas écarter. « Je pense que Serena ne doit pas être loin, j'aperçois Bray là-bas. » Elle pointa du doigt le roturier un peu plus loin et s'éloigna. Les quelques troubles que nourrissaient la jeune femme à l'égard de la nordienne s'étaient calmés mais elles n'étaient pas encore véritablement devenue des amies. Eleyna n'était pas insensible à la possibilité qu'il puisse arriver quelque chose à la soeur de Pryam mais elle comprenait si mal ce dernier, depuis le début de la soirée, qu'elle préférait mettre encore un peu de distance, jusqu'à ce qu'elle ai pu réfléchir. Dire qu'elle était vexée n'était pas le mot juste, simplement...Elle ne comprenait pas ce qui prenait au chevalier et était actuellement trop occupée à aider son ami pour s'attarder sur le sujet. Elle n'avait rien fais de mal, rien de rien. Aussi suivit-elle le chevalier, qui les emmenait dans la grande salle, priant les anciens dieux pour ne croiser personne de sa connaissance. Du moins personne qui connaissait son nom de famille...

MJ: Sauf contre avis, mon prochain poste sera dans la grande salle mais j'attends que l'intervention de ser Lucas soit mentionnée là-bas pour me permettre de répondre! ^^
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Message Mar 5 Juin 2012 - 17:53

Serena avait été écarté sans ménagement de son frère par les invités prompts à acclamer le chevalier plutôt qu'une femme. Elle n'en prit pas ombrage cependant. La Valoise n'était pas du genre à aimer qu'on l'assourdisse de compliments et de jolis mots. Elle avait appris au cours de ses longues années d'errance à la recherche de l'autre Templeton, qu'on était bien peu souvent récompensé pour les bienfaits que l'on apportait. Cette constatation était devenue un acquis et elle aurait été bien plus étonnée qu'on lui tende la main pour la remercier. Elle se laissa donc repousser sur le coté avec indifférence. L'une des joues avait un peu de noir à cause de l'incendie qu'elle avait aidé à éteindre mais elle ne pouvait pas le voir. Songeuse, presque mélancolique, elle s'éloigna de la liesse.
Ses pensées se rapportèrent vite au Corbray qui lui avait galamment tenu compagnie, qui l'avait invitée à danser, même si elle avait refusé de lui donner son nom. Elle embrassa la salle de son regard azur sans parvenir à le voir. Son coeur s'étreignit.

Il y avait divers points d'agitation un peu partout à présent. Un attroupement s'était formé autour d'une femme qui gémissait et suait comme un animal et la populace semblait cruellement dénigrer une femme venue aider. Ne supportant pas de les entendre crier après elle des vulgarités, Serena marcha droit jusqu'à Eva et prit sa main pour la tirer un peu à l'écart en disant :

_ Venez, ma chère. Laissez ces vilaines têtes avec leurs maux pour ne pas pâtir de leur méchanceté. Quoi que vous soyez en vérité, vous n'avez pas à écouter cela.

La jeune lady lui adressa un sourire amical en lâchant sa main.

_ Vous chantiez et dansiez tout à l'heure, je vous ai vue. Je m'appelle Serena. Quel est votre nom ?

La Templeton ne pouvait pas souffrir une injustice sans intervenir. Si les Sept avait voulu qu'elle soit un homme, sans doute aurait-elle était été chevalier elle-même. Elle avait le même bel esprit que son frère. Eva était une belle femme et, si ce que les villageois disaient était vrai, c'était une catin. Mais cela n'était pas pour déranger la lady qui avait déjà sympathisé avec ce genre de travailleuses auparavant. Plusieurs lui étaient même venues en aide il y a fort longtemps, quand l'hiver avait menacé d'emporter tout ce qui restait de la frêle carcasse de la Valoise.
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Message Mar 5 Juin 2012 - 17:57



     Owayn n'y connaissait peut-être rien en héraldique, mais il n'était pas idiot pour autant. Et faire le lien entre le blason qu'arborait le garde et les bannières sur lesquelles ce même blason s'affichait fièrement ne nécessitait pas une activité cérébrale intense. Aussi, le reître put, sans trop de difficultés, identifier le garde comme de la maison Beurpuits ; mine de rien, cela le rassura. En effet, et malgré les récents évènements, savoir que la garde locale veillait au grain était une bonne chose.
     Son compère d'un instant bougonna sa réponse, comme quoi la fréquentation de la cour n'était pas des plus agréable, et que le reître n'était pas le seul à s'être fait visiter les fouilles. Le cadavre du prédicateur trouva sa place sur la charrette ; n'eût le garde été présent qu'Owayn lui aurait bien fait les poches, histoires de récupérer une bourse ou mieux, une indication sur ce qu'il faisait là.
     Le flair de l'ancien mineur lui signalait qu'il y avait quelque chose de louche à la présence d'un tel individu à un mariage. Le dragon, il parlait certainement de la lignée des rois targaryens. Mais le reste ? L'herbe rouge, les ailes blanches ? Il y avait là de quoi gagner gros, mais il préférait en parler à Kerran une fois que ce dernier aurait dessoulé.
     Le garde l'invita toutefois à repartir au labeur, tout en lui expliquant rapidement la raison de la présence d'une telle force armée ; cela allait de soi, d'autant plus que la nouvelle du prix du tournoi s'était répandue dans Westeros plus rapidement qu'un marin en route pour le lupanar : tout le royaume ne parlait que de ça.

     En attendant, ce n'était pas dans le bain de bière brûlée qui tapissait la cour que l'œuf était rangé ; cela n'empêcha toutefois pas le garde de s'y vautrer, comme Owayn avait failli le faire plus tôt, mais cette fois en embarquant le reître avec lui. Ledit reître qui tenta sans grand succès de se rattraper à un tabouret, mais qui finit bel et bien le postérieur sur le blason Beurpuits.
     Plus que peur que de mal au final, et l'autre s'épancha en excuses. Owayn se remit sur pieds, releva le compère et agita la main d'un air avenant.

     ▬ Bah, on est encore en une seule pièce, pas com' ces pauv' gars qui sont tombés d'là-haut. Qu'y r'posent en paix d'ailleurs. Mais alors, vous d'vez l'avoir super bien planqué l'œuf de dragon, tout l'royaume en parle comme d'la dernière coq'luche. Pis pour c'qui est d'la bière, suffirait d's'y mettre à quatre pattes et d'y goulotter l'sol ! s'esclaffa-t-il, hilare.

     Mine de rien, il arriverait peut-être à glaner deux trois informations pour comprendre de quoi parlait ce prédicateur...


[Le MJ peut-il se charger de la réponse du garde ?]
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Maël
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Message Mar 5 Juin 2012 - 19:46

Resté auprès de la femme enceinte, Maël veilla sur elle et fit en sorte qu’elle ne bouge pas trop, comme le lui avait demandé son amie avant de s’éloigner pour solliciter de l’aide. La situation était tendue et voilà que certains s’amusaient à faire les intéressants ! Ainsi un garçon s’étonna de l’agitation et rabroua l’attention qu’ils portaient à la naissance à venir. Le Dornien n’eut toutefois pas le loisir de dire quoique ce soit à ce sujet puisqu’un noble de sa région – apparemment un Ferboys – lui demanda un service. Le tailleur se contenta d’hocher respectueusement la tête et de murmurer un : « Entendu, messire. ». Il ne savait pas son nom, mais il tâcherait d’en glisser un mot à Lyra si cette dernière n’était pas trop secouée par l’évènement et la responsabilité qui pesait sur ses épaules depuis que la future mère semblait l’avoir « choisi ». Elle, pas une autre. Ainsi la dénommée Eva fut elle rejetée. Maël ne la connaissait pas mais il trouvait déplacé les paroles qu’elle avait eu à l’encontre de Lyra : cette réaction ne faisait qu’ajouter de la tension dans un moment qui demandait du calme.

Le prêtre arriva finalement et un septon lui intima de procéder à l’accouchement. Ce fameux Oteh semblait savoir quoi faire, même si certaines de ses demandes intriguèrent fortement le tailleur. Chanter ? Maintenant ? La scène était pittoresque : ils étaient sur une table pleine de boustifailles, entourés par des saoulards en train de rendre leurs repas, et une forte odeur de bière, de vin, et d’autres substances peut ragoûtantes envahissait la Cour. Effectivement, il ne manquait plus qu’une chanson… Qu’importe. L’attention de Maël fut bien vite captée par le futur père qui avait visiblement du mal à calmer son émoi. Difficile de le lui reprocher, si un accouchement devait être stressant, celui-ci en devenait terrifiant ! Apparemment il se souvenait l’avoir vu arrivé à Murs-Blancs avec sa cargaison de tissus et de robes pour lady Ashlee. Malheureusement, la plupart était à l’abri, il n’avait pas souhaité laisser de biens précieux dans cette cour où quelques voleurs devaient traîner. Cela dit il devait lui en rester suffisamment pour aider un peu… Il posa une main rassurante sur son épaule pour tenter de le calmer.

    « Ne vous souciez pas de l’argent. Allons les chercher tout de suite, respirez un bon coup. »

Il esquissa un sourire et fit un léger signe à Lyra qui partait déjà avec des soldats venus en renfort. Son mulet était toujours à l’écart au fond de la Cour et ils durent patauger dans la vinasse et la cendre pour le rejoindre. Maël manqua à deux reprises de tomber avant de parvenir près de Pylos. Il ouvrit le sac accroché à la selle et en extirpa quelques linges de bonne qualité, une dizaine environ, il lui restait même une pièce de fourrure qui serait parfaite pour tenir l’enfant une fois né au chaud. Toujours dans le souci de détendre le futur père, il s’adressa à lui :

    « Comment vous appelez-vous ? Il enchaîna ensuite en lui glissant une partie des linges dans les bras. Tenez, et de la fourrure pour votre enfant une fois accouché. Retournons vite auprès de votre épouse, elle va avoir besoin de votre soutien. »


MDJ : Peuvent-ils retourner sans heurts jusqu’à Meera ?



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Lady Coeurdepierre
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Message Mar 5 Juin 2012 - 20:06

Intervention partielle

      Sans l'appui des deux gardes, il est évident que jamais Lyra n'aurait obtenu quoi que ce soit des domestiques dans les cuisines, car en plus d'être très occupés à tout mettre en œuvre pour que tout se passe pour le mieux dans la salle du banquet, ils n'étaient pas du genre à accorder leur confiance facilement aux étrangers et à céder aux sirènes d'une dornienne égarée dans le château. Toutefois, après quelques instants de réflexion, l'une des cuisinières s'écria :  « Mille quenouilles ! C'est Meera ! Vite ! » L'évocation de ce nom suffit à tout accélérer et très rapidement, Lyra obtint ce qu'elle était venue chercher.  « Au nom du gros cul de la Jouvencelle, il faut plus de linges ! » La plupart des cuisinières étaient de bonnes amies de la pauvre femme enceinte qui accouchait dans la cour, alors quand bien même elles ne pouvaient quitter leur poste sans risquer le fouet de leurs maîtres Beurpuits, elle donnerait tout ce qu'il faut à la dornienne qui put revenir dans la cour accompagnée de servantes qui l'aidaient à porter l'eau chaude, quelques linges et deux grands draps blancs en fin de vie. Une fois dans la cour, place leur fut faite et ils purent atteindre sans problème la table où Meera était toujours allongée et dont le sort était désormais entre les mains du prêtre à barbe, de la dornienne et des quelques uns qui priaient pour elle autour du septon.

      Ser Lucas Quenneny ne dit rien quand ils rencontrèrent ser Pryam et ser Even, Eleyna avait déjà bien résumé la situation. Il conduisit ensuite la nordienne et le chasseur jusqu'à l'intérieur du château où, dans les couloirs, ils croisèrent la route de lord Ambrose qui était très grassement escorté. Ser Lucas et le seigneur se reconnurent très rapidement et ce dernier alla à la rencontre du chevalier. « Ah, mon brave Lucas ! Alors qu'est-ce qu'on me raconte ? Quelqu'un a été tué dans la cour du château ? » Le chevalier du Conflans répondit à haute voix avec un air très concerné. « Oui, c'est ce qui est arrivé. » Il se pencha ensuite à l'oreille de lord Ambrose et lui chuchota quelques mots qui firent frémir les sourcils broussailleux de celui qui avait été la Main du Roi d'Aegon l'Indigne, qui finit par malgré tout afficher un sourire.  « Au moins ce criminel n'ennuiera plus personne ! Depuis le temps qu'on le cherche ! Mais dîtes moi, c'est pour me prévenir que vous avez quitté la cour et les réjouissances que j'ai ordonné pour les manants ? Il y a autre chose ? » Ser Lucas se tourna vers Eleyna et Jorah avant de reprendre la parole pour expliquer la situation au seigneur de Murs-Blancs.  « Oui, un voleur rôde dans la cour, et il est peut-être entré dans le château. Il faut faire attention. » Le visage du lord s'assombrit d'un seul coup, il était devenu livide et presque translucide. Quelqu'un en voulait à son œuf de dragon ! Il ne laisserait pas faire ! Après avoir recomposé son expression dans un sourire fade et quelque peu forcé, il se voulut rassurant.  « Alors je vais faire le nécessaire, quant à vous, retournez dans la cour, amusez-vous ! Tout a été fait pour cela. » Et accompagné de son escorte, il retourna vers la salle, inconscience de ce qui se passait réellement au dehors. Avant de retourner siéger parmi ses invités, il fit un détour pour ordonner à son capitaine des gardes de contrôler avec beaucoup plus de rigueur les allées et venues entre l'intérieur et l'extérieur, et ordonna également qu'une patrouille soit constituée pour surveiller les couloirs et arrêter quiconque s'y promènerait sans une bonne raison. De son côté, ser Lucas raccompagna Eleyna et Jorah à l'extérieur du château, dans la cour.

      Les remarques d'Owayn entraînèrent l'hilarité prudente du garde qu'il aidait à débarrasser la cour de ses cadavres autant que de ses nuisances visuelles et olfactives.  « Ah ça not' bon lord Ambrose n'nous a rien dit, il a caché l'oeuf qu'lque part c'est sûr, mais ça pourrait être sous l'château ou dans l'cul du bailli qu'j'en sais pas plus qu'vous... C'est peut-être pas d'chance, car moi j'aim'rais bien l'voir, cet oeuf-là ! Y'a plus d'lézards volants dans l'bon ciel du Conflans, ni ailleurs j'crois enfin moi j'suis jamais sorti du château alors j'peux pas dire... Vous y croyez vous, qu'c'est un vrai œuf ? Y'a mon cousin de Pierremoûtier il dit qu'c'est des mensongeries, qu'lord Beurpuits a annoncé un tel prix pour attirer du monde mais qu'en fait c'est qu'une grosse pierre déguisée... Allez, faut l'traîner jusqu'à la charrette maintenant et y'aura plus qu'l'autre ! » Ils continuaient ainsi leur affaire, et le garde ajouta à voix basse pour n'être entendu que d'Owayn pour lequel il s'était pris de sympathie.[b] « Mais d'moi à toi, faites quand même gaffe ! Y'en a qui ont disparu ici depuis une lune, parce qu'ils parlaient trop d'l'oeuf alors... vous voyez c'que j'veux dire... » De sa main, il fit un geste très explicatif sur sa gorge.

     Le futur père suivit le conseil de Maël et tenta comme il put de se calmer. Il respira un bon coup et suivit le tailleur dornien jusqu'à son mulet. Traverser l'étendue puante de vin, de bière et des reliquats de l'incendie ne le rebutait pas. Une fois là, il observa avec étonnement le tailleur qui semblait prendre tout le linge dont il disposait pour aider à l'accouchement, et un tel élan de gentillesse le surprit de la part de cet homme manifestement étranger et au regard si tendre.  « J'm'appelle Pip, mais vous êtes pas obligés... » Cependant le geste de Maël, qui lui offrit de la belle fourrure pour son fils à naître, ou sa fille, le scia littéralement. Une telle générosité le surprit tant qu'il déglutit difficilement et balbutia un « merci » inintelligible avant d'ajouter. « Oh vous êtes un vrai seigneur, ça m'réchauffe le cœur ! » S'il avait eu les mains libres, il aurait serré fort le tailleur dans ses bras pour lui exprimer sa gratitude, mais déjà un cri en provenance de la table où accouchait sa compagne attirait toute son attention et il s'y précipita en courant, Maël probablement sur ses talons. Ce qui devait arriver arriva, hélas ! Il glissa et le linge et la fourrure lui échappèrent, volant dans les airs. Les belles pièces tomberaient par terre et seraient inutilisables si Maël n'intervenait pas !
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Even Corbray
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Message Jeu 7 Juin 2012 - 13:33

Even écouta attentivement la requête de l'inconnu, sans l'interrompre. Il s'agissait d'aller délivrer une missive à lord Arryn, chose qui était totalement dans ses cordes, puisqu'il accompagnait son suzerain. Il aurait donc largement l'occasion de le faire une fois qu'il retournerait auprès de lui. Néanmoins, pour l'instant, il n'avait pas encore l'intention de retourner dans la salle de banquet. Apparemment, le rouleau de vélin contenait quelque information que l'homme ne voulait pas voir divulguée. Cette impression se vit largement confirmée quand un groupe de personnes passa près d'eux, et qu'il fourra son message dans la main de l'autre chevalier. Ce dernier, qui semblait connaître ces gens, fit admirablement diversion pour leur cacher le rouleau. Pour sa part, le Valois resta de marbre, affichant un air de détachement poli.
Il continua à parcourir la cour du regard, sentant son cœur se serrer par moments. Une sale impression qui lui collait au corps, comme un mauvais pressentiment... Cela lui arrivait parfois, lui donnant l'impression que l'air s'alourdissait, et que tout devenait plus sombre. Ca avait commencé dès qu'il avait vu le colosse Bracken lui demander le chemin de la salle de banquet, et il sentait que malgré la catastrophe évitée de l'incendie, quelque chose d'autre se passerait. Il chercha machinalement Serena parmi les présents, et il finit par la voir, sa robe blanche plus si immaculée que ça, en train de parler avec une autre femme, celle qui chantait un peu plu tôt. La plupart des gens semblaient s'intéresser à l'accouchement qui se déroulait, mais pour sa part, ce n'était absolument pas fait pour l'attirer.
Quand le petit groupe de personnes s'éloigna, le chevalier se tourna vers le blondinet près de lui. Il ne dit rien dans un premier temps, puis il lui tendit discrètement la main, dans une invitation à lui donner le rouleau de vélin.


« Si ça vous arrange, je pourrais donner ça à lord Arryn quand je le verrai plus tard. Je ne l'ouvrirai pas, vous avez ma parole », ajouta-t-il à l'attention de l'inconnu.

Et lorsqu'il donnait sa parole, il ne la trahissait jamais. C'était la meilleure garantie qu'il pouvait lui offrir. S'il se voyait chargé de transmettre le rouleau, il le prendrait sur lui pour qu'il soit en lieu sûr, et le donnerait à son seigneur dès que possible. Pour l'heure, il ne se sentait vraiment pas de quitter la cour. Pas avant d'être certain que tout resterait calme. Peut-être aurait-il dû faire part de ses appréhensions à son suzerain dans la salle de banquet, mais il ne désirait pas lui gâcher la fête. Il ne put s'empêcher de jeter un regard alentour, à nouveau, afin de dénicher le Bracken et sa bande. Ils avaient brusquement disparu, et il ne les voyait nulle part. Peut-être avaient-ils profité de l'agitation pour s'esquiver en douce... Mais Even n'arrivait pas à déterminer si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Peut-être plutôt une mauvaise : comme on le lui avait appris à Dorne, lorsqu'on voyait le serpent, on pouvait deviner plus ou moins ce qu'il s'apprêtait à faire. Mais une fois qu'il se cachait dans le sable, on n'était plus à l'abri d'un coup... C'était exactement ce qu'il ressentait au moment présent.


Spoiler:
 



Dernière édition par Even Corbray le Jeu 7 Juin 2012 - 19:59, édité 1 fois
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Message Jeu 7 Juin 2012 - 17:28

Oteh souffla, ce n’était pas si terrible qu’il l’imaginait, la future mère perdait du sang, mais rien qui n’attentait à sa vie au premier coup d’œil , il allait pouvoir laisser faire Lyra lorsqu’il entendit une voix tonnante montant de la foule qui commençait à s’amasser autour. Un septon était sur les lieux ? D’abord méfiant, Oteh resta prêt à devoir fuir à la première vue d’une épée. Au lieu de cela, le septon bénit ses mains et lui donna son accord pour procéder à la mise au monde du bébé. N’ayant plus aucune raison de cacher ce qu’il était, il plaqua une main sur son torse salit et le dépoussiéra sommairement, rendant alors visible la cicatrice des Prêtres à Barbes. Il acquiesça des remerciements et se retourna vers la jeune femme. Il n’eut pas le temps de vouloir se concentrer qu’il entendait une clameur de la foule demandant à ce que celle qui soutenait la tête de la femme enceinte s’en aille. La traitant de catin et d’autres noms rabaissant. Là encore le sang du prêtre bouilli, comment pouvait-on traiter de la sorte une personne qui venait porter secours d’une manière si désintéressée ! Ces gens là n’étaient vraiment que des barbares, et il en vint à se demander si cela valait la peine qu’il en laisse un de plus venir au monde. Ne laissant néanmoins rien paraitre de ses nausées, il savait quel était son devoir, et ce qu’il devait faire pour l’accomplir. Il leva alors les yeux vers Eva :

« S’il vous plait, ne vous mettez pas en danger, laisser nous je vous en prie. »

Une demande tout à fait polie de la part de l’étranger qui portait au poignet le ruban de la femme insultée, promesse qu’ils seraient amenés à se revoir, après tout, qu’était Oteh sinon une catin des dieux, les honorant tous, sans esprits de fidélité particulière, mais loyal envers tous. Le prêtre et la catin avaient finalement quelques points communs.

Il tourna enfin son visage vers la jeune femme et pris ses mains dans les siennes.

« Ecoutez-moi, concentrez-vous sur ma voix ! Vous n’entendez plus que ma voix pour l’instant. Il faut que vous respiriez profondément. Détendez-vous un maximum. »

Il entendit ensuite la voix de la jeune dornienne qui revenait avec du linge et un baquet d’eau chaude.

« Trempez un linge et donnez le moi. »

Lorsque ce fut fait, il plaça le linge sous les fesses de Meera, prêt à accueillir l’enfant, puis il en trempa un autre dont il se servit pour s'essuyer les mains et les désinfecter, la serviette était bouillante.

« Lyra, éponge son front. Continuez de respirer profondément allez ! » Ordonna t-il tout en montrant lui-même comment il voulait qu’elle respire.

Mj : ou en est-on ?
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Pryam Templeton
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Message Jeu 7 Juin 2012 - 18:34

     Eleyna apparaissait assez froide et Pryam ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, après tout, c'était un peu lui le « responsable » même si pour le coup cette distance l'arrangeait. Il n'appréciait jamais de devoir mentir ou dissimuler des choses, rien que le fait de masquer son identité le mettait chaque fois mal à l'aise, mais là c'était une demande visiblement très importante pour l'homme qui était venu les aborder. L'autre chevalier – le noble – était resté silencieux et ne daigna s'intéresser à son homologue que lorsqu'ils furent à nouveau tous les trois seuls. Comme l'homme lui tendait la main, Pryam resta tout d'abord immobile, se demandait si personne ne les regardait, puis décida de ne pas vérifier. Il n'y avait rien de plus étrange que deux personnes qui restaient isolées et regardaient tous les individus autour d'eux ! Le Valois détourna un bref instant son attention du noble pour saisir un verre qui n'avait pas été utilisé, en profitant en même temps pour récupérer le vélin dans sa sacoche. Puis comme il changea le broc de main, l'errant laissa le morceau de parchemin tomber dedans avant de coller l'objet dans les mains du chevalier à ses côtés.

     ▬ Je ne suis pas noble messer, je n'ai pas la moindre raison d'adresser la parole à lord Arryn. »

     Pourtant les sept savaient qu'il en avait un bon paquet de bonnes raisons. Mais il ne le ferait pas. S'il avait été seul et qu'aucun autre noble n'aurait pu leur offrir son aide ma foi, Pryam se serait débrouillé, mais là ils avaient la chance d'avoir un noble qui n'avait normalement pas de raison valable de se trouver dans la cour. Alors pourquoi ne pas en profiter. Après un bref silence, il ajouta quelques mots d'un ton neutre, comme si au final tout cela lui était égal. Ce n'était bien évidemment pas le cas.

     ▬ Il semblerait qu'un homme soit mort pour quelque chose de lié à ce papier, il vaudrait mieux ne pas trop tarder. Les risques ne seront que plus grands si vous attendez trop. »

     Peut-être qu'un garde risquait de remarquer le manège du roturier, peut-être encore qu'il viendrait aborder le noble pour savoir ce qu'il faisait ici et tout risquait de s'aggraver. Mais ce n'était plus l'affaire du Valois, Pryam ne pouvait plus faire grand-chose ici, mis à part jouer les potiches et il avait autre chose à faire. Comme trouver Serena. Son regard clair s'était promené sur les environs lorsqu'il aperçut la silhouette blanche de sa cadette et il salua donc les deux hommes en leur souhaitant une bonne fin de journée comme s'ils venaient de discuter de la pluie et du beau temps. Pryam s'éloigna d'un pas calme afin de rejoindre sa sœur qui était en train de discuter avec la femme qui l'avait salué avant. Visiblement celle-ci était un aimant à ennuis vu la manière dont elle s'était faite repousser par la mère et il valait mieux éviter de trop attirer l'attention sur eux. Glissant sa main sur les épaules de Serena lorsqu'il fut arrivé derrière elle, le chevalier lâcha quelques mots à son attention.

     ▬ Il vaudrait mieux ne pas rester dans le coin Serena, avec l'agitation qu'il y a autour de cette femme ça pourrait tourner à l'aigre. »

     S'éloigner un peu serait plus prudent, même si au fond dans cette cour les Sept semblaient être décidés à leur provoquer une catastrophe où qu'ils soient.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Maël
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Message Ven 8 Juin 2012 - 0:53

Comme le futur père le lui avait dit, Maël n’était certes pas obligé de se laisser aller à tant de générosité. Outre le fait de ne probablement rien avoir à y gagner de matériel en échange, la largesse dont il faisait preuve dans ce don pourrait nuire à ses affaires sur le plus ou moins long terme. Qu’importe pour le moment, il ne se sentait absolument pas capable de soutirer quelques piécettes à un ménage bientôt parent. Sans compter que le petit pactole que lui avait reversé Lord Cendregué pour les tenues de sa fille viendrait amortir la présente perte. Alors non, le Dornien n’hésita pas à confier la marchandise qu’il lui restait au dénommé Pip. Toutefois l’émotion de cet homme le toucha et il y répondit par un sourire un peu gêné bien qu’ostensiblement ému. Un vrai seigneur ? Voici un charmant compliment qu’il accueillait non sans un certain pincement au cœur. C’est le cri de l’accouchée qui le sortit de son bouleversement et de sa torpeur pour le faire débiter prestement :

    « Retournons-y promptement Pip, votre enfant vous attend. Mais prenez garde à ne pas vous briser la nuque ! »

Ce dernier ne l’attendit d’ailleurs pas pour détaler rejoindre à toutes jambes son épouse allongée un peu plus loin, par-delà la maudite bouillasse. Au vu de l’état désastreux de ses chaussures et de son agilité discutable Maël était à peu près sûr de déterminer sur les fesses, ce qu’il souhaitait éviter pour des raisons évidentes de santé et d’esthétique. Après tout, Lyra n’était pas loin et il aurait particulièrement honte de s’approcher « tout crotté ». La main fermement agrippée sur la bride de Pylos, il se servit de son pas sûr et régulier pour traverser sans problème une première partie de la mare pestilentielle. Quant au roturier du Conflans, à l’origine bien plus à l’aise que lui sur cette surface, sa précipitation manqua de lui briser le dos. Voyant que le sol se déroulait sous les pieds du pauvre bougre Maël tira son mulet d’un coup sec pour qu’il arrête la chute de Pip, puis effectua quant à lui un dérapage sur le côté pour tenter de sauver ce qu’ils étaient venus cherchés. Il rattrapa de justesse la fourrure et une partie du linge, se retenant à la longe de l’animal pour ne pas chuter à son tour. Pylos hennit, contrarié d’être ainsi secoué, mais tint bon sur ses robustes pattes. Malheureusement une bonne moitié des tissus devait sans doute être perdue, mais il en restait encore suffisamment pour honorer l’enfant à venir, notamment la chaude étole de fourrure. Il rejoignit tant bien que mal Pip, en ripant sur la moindre plaque de cendres, et posa sa main sur son épaule.

    « Tout va bien ? »

Quant aux affaires rescapées, elles furent soigneusement placées sur le dos du mulet le temps qu'il s'assure de la bonne santé de Pip.


Lady C : Est-ce que ça a "fonctionné" ? Comment vont Pip et la marchandise ?



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Message Ven 8 Juin 2012 - 18:28

Kerigan trouva refuge dans un coin de la cour, à quelques mètres des pierres blanches finement polies de la muraille. Toute cette agitation le rendait dingue. Assis, le dos et les coudes posés en appui contre une table abandonnée par ses précédents occupants, le garde du corps tendait ses jambes sur un tabouret d’un bois tendre. Agacé sans être véritablement sur les nerfs, il contemplait cet amas de personnes autour de la femme enceinte. Depuis quand il en fallait autant pour faire accoucher une dame ? Au vu du nombre de personnes davantage passives qu’actives, si ce n’est pour se servir de leur claque-merde, il parvint à conclure de lui même.

Le mot n’était pas trop fort. Alysanne l’avait traîné ici pour faire plaisir à sa sœur, qui au fil des minutes, était de plus en plus la cible choisie, vers laquelle les griefs de l’Orageux, et donc ce ressentiment vis à vis de cette soirée, se dirigeaient. Toujours en mâchouillant la queue de sa pomme, quelques mots s’échappèrent d’entre ses dents dans un soupir, provenant tout droit des abîmes brûlants de son esprit. Ses yeux fixèrent un instant le ciel.

«Incapable de bouger son cul celle là…Est-ce que je lui demande de manier l’épée, moi ? Elle doit surement manier l’entrejambe de son mari pendant que j’suis ici entre quatre murs…Au prochain service q’cette chieuse demande, je vais la bâillonner en douce avec le cordon du gamin… »

L’ancien reître se doutait que la situation devait être un peu plus en ordre, là haut, dans la grande salle du château. Ils devaient se sentir à leur aise et passer un bon moment tandis que d’autres se coltinaient un incendie puis un ballet de mouches à merde agglutinées autour de la greluche qui semblait s’être souvenue au dernier moment de son état pour demander de l’aide de la sorte.

Les gardes semblaient s’être effacés avec les cadavres à bout de bras. Tout comme le groupe de pieux chevaliers qui ne respectaient guère les croyances des autres. D’ailleurs, cette scène avec le prêtre à barbe donna encore moins envie à Kerigan de prier ceux qui sont considérés comme les vrais dieux, ici à Westeros. Soudain, son attention fut de nouveau attirée par la femme enceinte après un énième gémissement. Se rendant compte que tout le monde avait haussé le ton, pour diverses raisons certainement, le garde du corps eut l’impression qu’une compétition s’était installée entre la mère et ces spectateurs improvisés pour savoir qui beuglerait le plus fort.

«Bon, elle va le vider son tiroir…et quand elle arrêtera de jacter, ce sera le tour du rejeton je parie…putain de Sept… » dit il pour lui même en serrant les dents avec de plus en plus de difficulté.
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Message Sam 9 Juin 2012 - 11:45

     Le baquet d'eau était arrivé à bon port et la Dornienne n'avait qu'une hâte, que tout cela se termine enfin ! La jeune femme n'était pas coutumière de ce genre d'évènements et il fallait avouer que voir une bonne dizaine de personnes réunies autour d'eux pour assister au spectacle la gênait beaucoup. Est-ce qu'ils voulaient avoir une vue sur l'intérieur des cuisses de la malheureuse qui approchait peut-être ? Lyra soupira devant ce spectacle qui lui rappelait presque celui des vautours qui tournaient autour d'un animal affamé dans le désert. Pourtant elle n'était pas du genre à voir les choses d'un angle pessimiste, mais tous ces évènements l'avaient grandement troublée, voir même énervée. Elle s'était toujours imaginée que les roturiers étaient souvent plus du genre à se tenir les coudes que les nobles en raison du peu de droit dont ils jouissaient, mais rien qu'à voir la catin qui avait vu tout Westeros lui passer dessus, la Dornienne comprenait que les gens n'étaient que des profiteurs. Elle avait vite oublié tout ce que la suivante avait fait pour elle ne serait-ce que pour avoir le plaisir de jouer les rejetées, finalement Lyra regrettait de lui avoir tendu la main à l'époque et pour la première fois de sa vie, la demoiselle ressentit une réelle hostilité à l'égard d'autrui. Jusqu'à ce jour elle s'était bornée à une mésentente, mais à partir de ce jour il était certain que le nom de la prostituée figurerait dans la liste des personnes que Lyra ne voulait plus voir. Comme elle considérait que cette femme n'en valait pas la peine, la Dornienne la chassa rapidement de ses pensées alors que la foule s'était elle-même débrouillée pour éloigner l'indésirable et elle approcha d'Oteh qui lui demanda un linge trempé. Attrapant l'une des serviettes apportée par les domestiques la demoiselle l'immergea dans le baquet chaud – presque bouillant – et tendit le linge au prêtre.

     ▬ Voilà ! »

     Après quoi, la demoiselle prit un linge plus petit pour le tremper dans l'eau et l'essorer au maximum avant de s'éloigner de quelques pas du baquet pour se glisser aux côtés de la femme qui accouchait. Elle posa le torchon plié sur le front en sueur de la femme afin de l'éponger, tout en restant silencieuse. À plusieurs reprises la jeune femme tourna la tête vers le prêtre à barbe, ne pouvant s'empêcher de se demander si le bébé allait bien réussir à venir au monde où si tout ce sang était réellement mauvais signe. Lyra n'avait jamais assisté à un accouchement et ignorait totalement comment il devait se passer, autant dire qu'elle ne savait donc pas ce qui était logique et ce qui ne s'était pas. Finalement, alors qu'elle épongeait le front de Meera avec application, les yeux de la suivante se détournèrent quelques instants pour parcourir la foule avant qu'elle ne lâche quelques mots d'un ton légèrement agacé. La joyeuse Lyra était devenue légèrement moins tolérante devant ce spectacle.

     ▬ Vous ne pouvez pas vous éloigner pour lui laisser un peu de tranquillité ? ! »

     Elle avait hésité à parler d'intimité, mais difficile d'avoir quelque chose d'intime lorsque l'on se retrouvait allongée sur une table, les cuisses écartées devant un inconnu. Étrangement, la demoiselle se dit qu'elle risquait d'être une fois de plus déçue et que personne n'allait se soucier de l'état d'esprit dans lequel la malheureuse pouvait bien être. La curiosité pouvait des fois être réellement malsaine.

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MDJ : Est-ce que la foule réagit aux paroles de Lyra ?
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Message Sam 9 Juin 2012 - 11:56

Eleyna et Jorah avaient suivi le chevalier mais n'avaient pas été plus loin que le couloir. En effet ils y croisèrent Lord Ambrose qui semblait être un bon ami de ser Lucas. Elle fixa son regard sur le noble, dont la face devient livide à la mention d'u voleur. Sans doute avait-il peur pour son oeuf de dragon...Si Eleyna avait possédé une telle merveille, jamais elle ne l'aurait offert en récompense d'un tournoi. Elle l'aurait égoïstement conservé précieusement et aurait tout tenté pour le faire éclore. Son esprit rêveur et enfiévré voyait les dragons comme des créatures fascinantes et quoi qu'elle fut au fait de leurs exploits meurtriers, elle restait persuadée qu'il n'y avait animal plus beau au monde. Elle aimait chanter les chansons qui parlaient d'eux, d'ailleurs, trouvant que sa voix avait un timbre presque fragile lorsqu'elle les évoquait. Y songer la fit dériver dans les méandres de son esprit, et elle perdit le fil de la conversation qui ne dura somme toute pas longtemps. Le lord les invita à profiter des festivités de la cour et c'est ainsi qu'ils se retrouvèrent à leur point de départ sans que les deux nordiens n'aient servi à quoi que ce soit. Contrariée par le tour que prenait la soirée, Eleyna planta là l'homme qui avait été délesté de sa bourse et s'en alla dans un coin. Non loin, une femme enceinte était en train d'accoucher et un attroupement se formait autour d'elle. Comme Eleyna avait déjà assisté à plusieurs miracles de la vie, elle ne jugeait pas utile d'ajouter sa tête à la foule sans compter que la pauvre mère devait se sentir bien à l'étroit. Décidément cette soirée était pleine de surprises!

Ils se posèrent dans un coin, sans avoir conscience qu'une personne se trouvait non loin. Il faut dire que celle-ci était seule et semblait se parler à elle-même. Il semblait en colère contre le monde entier et elle se demandait s'il avait bu, lui aussi. Il semblait à Eleyna qu'elle le connaissait mais avait du mal à le remettre. Ainsi elle se tourna vers Jorah: « Essaie de ne pas te faire remarquer, Jorah. Et ne bois plus pour ce soir...Je crois que l'alcool a déjà causé assez de problèmes. » Le chasseur acquiesça. Il avait assisté au spectacle de l'homme saoul ainsi qu'aux effroyables conséquences, de plus il était encore bien imbibé et devait sentir les effets de l'abus sur sa personne. Il allait sans doute vomir, d'ici quelques minutes...Ou peut-être pas. En tous les cas il se réveillerait avec une fameuse migraine.

Eleyna entendit l'homme insulter les Sept avec un certain amusement. Elle n'avait pas beaucoup d'affinités avec ces dieux mais les respectait pour ne pas déranger Pryam. Penser au chevalier la contraria un peu, elle se concentra donc sur l'inconnu non loin. Solitaire, peu content d'être présent, elle se demandait qui il était et pourquoi il était à la fête s'il n'en avait pas envie. Peut-être accompagnait-il quelqu'un, un noble...Oui! Elle venait de se souvenir où elle l'avait déjà rencontré. Chez les Darry...Elle avait entendu dire que lady Florent était présente pour remplacer sa soeur mais ne l'avait pas encore aperçue. Décidant qu'il pourrait être intéressant de trouver un partenaire pour discuter, elle s'approcha de lui. « Bonsoir. » Elle lui adressa un sourire et s'assit, avec son sans-gêne habituel, juste à côté de lui. « Vous semblez bien en colère contre toute cette foule ainsi que contre leurs dieux...Auriez-vous été la victime de mauvaises aventures? Cela semble être monnaie courante ce soir. Je n'aurais jamais cru qu'un mariage puisse être si animé... » Du moins pas un tel mariage. Eleyna posait sincèrement la question, avide de discussion et de savoir. Elle avait besoin de stimulation intellectuelle. « Je m'appelle Eleyna. Je vous ai déjà vu chez les Darry...Je pense que vous connaissez Lady Alysanne? Peut-être vous souvenez-vous mieux de mon compagnon de route, Jorah? » A l'époque, elle avait un frère également mais préférait ne pas l'évoquer.
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Message Sam 9 Juin 2012 - 16:57

« Et tu n’as pas le monopole de la compassion, même si je n’oublierais jamais ce que tu as fait pour moi et que tu peux me demander n’importe quel service en retour. Enfin, si tel est le service que tu me demandes, de te laisser seule avec cette femme, alors je m’incline. Que la rivière mère veille sur toi Lyra. »

Elle descendit de la table laissant la jeune femme en s’excusant et en essayant de la rassurer une dernière fois.

« Ne vous inquiétez pas, vous êtes entre de bonnes mains. »

Mais alors qu’elle allait partir, un homme lui demanda de chanter, elle reconnu celui qu’elle avait aperçut un peu plus tôt avec son ruban et lui sourit.

« Je le peux. Lyra ? »

La première chanson qui lui vont à l’esprit fut bien évidement celle de Nymeria, elle entonna les premiers vers avant de s’arrête r un peu gênée, se rappelant que l suite de a chanson n’était pas nécessairement la meilleure manière de se détendre.

La Rivière Mère traverse l’Essos du Nord au Sud
Son prince est fort, sa reine est belle, son peuple est rude
Elle coule verte et vivante, On l’appelle La Rhoyne
Guerriers, pécheurs, chasseurs, de ses eaux nous naquîmes
Depuis la nuit des temps le fleuve nous nourrit
Il emmena jadis les Rhoynar au midi
Ils prospérèrent sur les eaux calmes, riches en poissons
Sauvés des glaces assassines du septentrion

Nymeria, fille de Kaap, naviguait sur les flots
Lorsque la petite barge croisa celle de Garin
Celle du meilleur chasseur, de bois, de toile, de peaux
L’autre richement ornée, or et pierres, un écrin
Mais l’une détenait un joyau des plus précieux
Se tenant sur la proue, robe de lin, cape de vair
Lui sourit lorsque le prince y posa les yeux
L’un de l’autre, plus jamais ils ne purent se défaire


C’est alors que le futur papa l’envoya sur les roses, Eva fut surprise qu’on fasse allusion à son métier étant donne que personne n’en avait parlé en ces termes, mais elle délaissa la place, craignant que certaines menaces ne soient mises à exécution. Elle hocha la tête aux conseils avisés d’Oteh, au même instant, lorsqu’une jeune femme l’amena un peu plus loin, elle la suivit sans demander son reste. Elle n’ignorait pas à quel point les gens peuvent être cruels envers les femmes de petites vertus.

« Vous êtes gentille, merci beaucoup. Mais vous savez, j’ai déjà entendu et vécu bien pire, la cruauté des hommes et la jalousie des femmes, mais n’est ce pas leur manière d’exorciser leur propres peurs et de dissimuler leurs plus grands vices ? J’ai effectivement été une prostituée, et vu l’or que j’ai gagné avec mon corps, je ne blâme personne, ni ceux qui m’ont vendus, ni ceux qui m’ont achetés, ni ceux qui continuent à m’insulter encore aujourd’hui. Tout cela me rend juste triste et me fait peu à peu perdre espoir en l’humanité. Heureusement, il y a des personnes comme vous pour me montrer que la bonté existe encore. »

Elle soupira.

« Enchantée Serena, je me nomme Eva… Merci encore pour votre aide et votre sollicitude, mais vous ne devriez pas rester trop longtemps avec moi, pour votre propre bien et pour votre réputation. »

Pryam arriva et dit en substance la même chose qu’elle, elle s’inclina légèrement remerciant une dernière fois la belle brune pour sa tolérance, une qualité bien rare de nos jours… Elle aurait aimé partir, mais elle ne le pouvait pas, elle décida se faire discrète dans un coin de la cour, au moins le temps que l’énervement ambiant ne retombe. Se faisant elle repensa a ses jeunes années, comme quoi elle avait acquis une certaine sagesse, évidement elle gardait un côté volcanique, mais il y a encore dix ans, elle aurait insulté la foule, elle aurait explosée, enflammée par la rage et la fierté. Seulement elle avait désormais bien plus à perdre que ce qu'elle considérait comme son honneur, elle avait appris à faire profil bas, à mieux jauger de ces intérêts...

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Message Dim 10 Juin 2012 - 13:04

La jeune que Serena venait d'écarter des mauvaises langues la remercia et lui confirma les accusations de la populace concernant la manière dont elle avait gagné sa vie. La jeune Templeton n'éprouva pas de sentiment de répulsion. Comme elle l'avait dit, elle croyait que tout être méritait le respect et peu importait le métier qui mettait du pain sur sa table. La dame parla avec une certaine sagesse. Il était malheureux qu'elle soit habituée à ce genre de traitements mais c'était là les us du monde et ils le seraient encore pour longtemps probablement. Quand elle salua sa bonté, Serena lui sourit avec chaleur. Enfin, elle lui donna son prénom, Eva, et la remercia encore avant de lui conseiller de s'éloigner si elle ne voulait pas que sa réputation pâtisse de la sienne.
La brunette ouvrait la bouche pour lui répondre lorsqu'elle sentit une main glisser sur son épaule. Elle se retourna vivement, surprise et prête à se défendre, pour découvrir que le propriétaire de ce membre baladeuse n'était autre que Pryam. A la vue de son frère, son coeur s'embrasa et un large sourire irradiant de bonheur fendit ses lèvres. Comment il voulait qu'elle le suive, Serena se retourna une dernière fois vers l'ancienne prostituée pour lui glisser ces mots d'adieux :

_ Bien que je ne craigne pas les racontars, je vous dis au revoir. Nous nous reverrons si les Sept l'ont décidé. En attendant ce jour, prenez soin de votre personne, Eva.

Elle regarda sa nouvelle connaissance filer quelques secondes avant de se concentrer de nouveau entièrement sur Pryam. Elle attarda son bleu regard sur le visage d'ange du chevalier et glissa son bras sous le sien pour se coller à son flanc et se laisser guider si l'envie lui prenait de les emmener ailleurs.

_ Quelle agitation, lui glissa-t-elle doucement. Je me demande s'ils s'amusent autant dans la grande salle.

C'était ouvertement ironique bien sûr. Elle jeta un coup d'oeil autour d'eux, inconsciemment à la recherche d'une silhouette en particulier.

_ J'ai rencontré quelqu'un que tu pourrais affronter demain, fit-elle d'un ton plus détaché qu'elle n'aurait du parce qu'elle pensait à mille choses en même temps. Puis, les choses s'ordonnant finalement dans son esprit, elle s'exclama : Tu ne m'as même pas invitée à danser !

Serena rit doucement avant de poser sa main libre sur la tunique de Pryam au niveau de son coeur. Ce que son frère pouvait être beau vêtu de la sorte, une très légère pagaille dans ses cheveux dorés à cause de l'incendie qu'ils avaient du éteindre. Elle se pencha vers lui pour déposer un baiser sur sa joue, comme s'ils avaient été seuls au monde.
L'homme ivre, le feu, le Bracken, la femme sur le point d'accoucher... Toutes ces incidences avaient été reléguées au second plan. Inconsciente du danger qui se profilait encore sur les prochaines minutes, la jeune femme souriait avec aisance.
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Message Dim 10 Juin 2012 - 14:34

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         Le bonheur est une chose fragile. Chacun l'apprendrait ce soir, parfois au prix d'une perte, d'une blessure, ou d'une affliction pire encore. Ils venaient tous d'horizons divers et a priori, seul l'appât de l'événement de Murs-Blancs les rassemblaient et encore, certains y étaient venus pour le banquet, d'autres pour la fête, d'autres pour le tournoi. Braves rôturiers innocents ! Ils le croyaient mais n'étaient pas tous si différents. Il y avait là un frère et une sœur que les Sept avaient séparés plus d'une décennie et qui s'étaient retrouvés près d'une lune avant ce soir. Il y avait une lady bien loin de son foyer, bien loin des neiges éternelles d'Âtre-lès-Confins. Il y avait là une prostituée bien loin de la moiteur de l'Aubade de la Lysienne. Il y avait là un chevalier bien loin du château de Cordial. Il y avait là une naïve demoiselle bien loin de l'auberge de la Lance d'or. Il y avait là un garde du corps bien loin des sables chauds de Dorne. Il y avait là un prêtre à barbe bien loin de Norvos. Il y avait là un paysan bien loin des pâturages stériles des Terres de l'Ouest. Il y avait là un reître bien loin de son île natale. Il y avait là une bâtarde bien loin des îles de fer. Il y avait là un tailleur bien loin de ses aiguilles, bien loin de ses quenouilles. Il y avait là l'ombre d'un lord bien loin du soleil de la Treille. Il y avait là un nordien en fuite bien loin des menaces pesant sur lui depuis Karhold. Tous étaient si proches, emmurés dans la cour, tous se croyaient si disparates. Pourtant, une chose évidente les rassemblaient, les rapprochaient : ils étaient tous loin de chez eux, loin de la terre qui les avait vu naître, loin de ceux qui les avaient vu ou fait grandir. Ils étaient là, à Murs-Blancs, si loin de leur passé, si proche du présent qui laissait l'avenir incertain et menaçant. Qu'est-ce qu'un foyer ? C'est là où le cœur se sent chez lui, dit-on. Murs-Blancs n'était pas leur foyer. Dès lors, un point commun apparaissait : misérables gueux bien loin de leurs foyers... qui viendrait fermer leurs yeux entrouverts s'ils venaient à mourir ce soir ? Qui viendrait les pleurer en priant pour le repos de leur âme ? Qui se souviendrait d'eux, de ces malheureux s'ils venaient à mourir dans l'anonymat ? Cette question, ils auraient tous à se la poser d'ici quelques instants. La réponse était déjà connu des puissances supérieures : personne ne pleurait aucun d'eux. Ils étaient trop loin de chez eux. C'est dans les alentours de Murs-Blancs qu'on rendrait pour eux le dernier service funèbre et que les corbeaux festoieraient dans les entrailles de leurs cadavres oubliés dans les fossés près de la route, comme ces nobles qui dans la Grande salle festoyaient sans se douter une seconde du carnage qui déferlerait bientôt dans la cour. Même ceux qui s'y trouvaient n'auraient pu le prévoir. Ils venaient tous de très loin. Les anciens dieux et les nouveaux, ce soir, les observaient avec attention. Mais était-ce pour veiller sur eux, ou pour leur administrer quelque macabre châtiment ?

         Certes, beaucoup s'inquiétaient de voir s'embraser la situation. Certains étaient sur le qui-vive. D'autres suivaient le cour de leurs pressantes préoccupations. Ser Even avait accepté de porter la ténébreuse missive, mais il n'avait pas saisi l'urgence de la situation. Il avait dit qu'il le ferait « plus tard ». Mais ce serait déjà « trop tard ». Le frère du faux prophète, cependant, s'en contenta, l'éloquence du chevalier du Val d'Arryn l'avait convaincu mais point rassuré. Il le remercia donc et s'éloigna pour disparaître parmi la foule, libéré du poids terrible de ce misérable parchemin au contenu mystérieux. Maël avait réussi le tour de force de sauver la fourure, le linge et le futur papa dans une manœuvre qui ne déplut qu'à son mulet. Fort de ce succès, ils gagnèrent rapidement Meera en plein travail et Pip reprit place à ses côtés en lui présentant le superbe cadeau du tailleurs dornien. Malheureusement, Meera était au bord du gouffre de l'inconscience et elle ne sur que marmonner des remerciements inaudibles en regardant Maël d'un œil brûlant de larmes. Oteh et Lyra avait pris les choses en main du côté de l'accouchement, et les attentions du prêtre à barbe et de la dornienne eurent rapidement l'effet escompté : elle se calma quelque peu et retrouva un souffle à peu près normal qui lui permit de reprendre convenablement le travail, et même s'il lui serait difficile d'accoucher dans de telles conditions, elle se savait bien entourée et ce surcroît d'aisance l'aiderait sûrement à mettre son enfant au monde dans de meilleurs dispositions. Quand elle entendit les remontrances de Lyra à l'égard de la foule des spectateurs qui lorgnaient son intimité sans vergogne, Meera se redressa pour les interpeller dans un dernier cri, et cela sembla suffire à convaincre ces voyeurs impénitents qui obéirent à la jeune dornienne et s'écartèrent assez sans pour autant cesser de regarder. Ils étaient cependant désormais à une bonne distance de la table, ménageant à la femme qui accouchait et à ceux qui l'y aidaient un espace suffisant pour agir et pour respirer. Oteh avait désormais le champ libre et nul doute qu'aidé de Lyra, il parviendrait à sauver et l'enfant et la mère. Ce dernier n'était pas encore là toutefois, et quand bien même il se pressait aux portes des intérieurs moites de sa mère, il semblait impossible d'extraire quoi que ce soit des entrailles de celle-ci tant qu'elle resterait dans cette position qui, en plus d'être inconfortable, mettait en périt la vie de l'enfant. Il était nécessaire d'aider Meera à s'allonger un peu plus et très rapidement, sinon le nourrisson risquait de se coincer dans le bassin de sa génitrice. Cependant, l'allonger risquait également de précipiter l'inconscience de Meera qui ne restait parmi eux qu'à la faveur de ses sursauts de conscience : toute l'astuce était pour Oteh, Lyra, et Maël de trouver le bon équilibre pour maintenir éveillée la femme enceinte et la placer dans la position qui lui permettrait d'expulser le fruit de ses entrailles sans heurts ni blessures. Pip, l'heureux père, n'était déjà plus de la partie : il avait jeté un coup d’œil entre les jambes de sa compagne et de voir le creuset de la vie lui avait fait tourné de l’œil. Le septon le prit en charge et le tira un peu à l'écart avant de revenir vers Meera pour la soutenir de ses mains et de ses prières.

         Cruel dessein que celui des dieux, anciens et nouveaux, d'ici et d'ailleurs ! Trois d'entre eux avaient la possibilité d'éveiller un nouveau-né à la vie, quand tous les autres s'apprêtaient à vivre une terrible expérience qui les rapprocherait de la mort. Les portes du château étaient désormais closes, et lord Ambrose s'était assuré en personne que des gardes en patrouillent les couloirs pour s'assurer que personne n'entre ou ne sorte sans avoir été auparavant identifié et contrôlé. Cette initiative partait d'une bonne intention, mais ne dit-on pas que l'enfer en est pavé ? Ce faisant, lord Ambrose avait laissé le champ libre à son âme damnée de ce soir, ser Otho Bracken, qui savait ce qu'il avait à faire. Dans un tel cadre, déclencher une bagarre serait facile et avec la complicité des gardes qui n'interviendraient pas avant un long moment, la voir empirer serait aisé. Le garde qu'avait aidé Owayn l'avait d'ailleurs abandonné, car quand bien même il lui était sympathique, il était complice de ce qui allait se passer et devait s'en tenir aux ordres. Son groupe s'était dispersé dans la cour du château et, d'un même mouvement, ils entrèrent en action, frappant, cognant, heurtant, bousculant, rossant à la ronde, indistinctement et indifféremment les hommes présents dans la cour. Ils n'étaient armés que de gourdins, mais s'attaquaient à tous, épargnant toutefois les femmes et le petit groupe s'occupant de la femme enceinte, car même la cruauté avait ses limites. Ser Clarence Charlton s'attaqua à Pryam en lui donnant un coup de poing dans le bas du dos et par derrière, montrant à quel point il était un chevalier honorable. Ser Kirby bouscula Eleyna pour s'en prendre à Jorah, d'un coup de gourdin dans l'arrière du genou et si l'os ne rompit point, nul doute que le chasseur s'en souviendrait malgré tout le lendemain. Ser Lucas Quenneny intervint ensuite pour s'en prendre à Kerigan, profitant de sa posture sur son tabouret pour lui asséner, par derrière, un coup de trique sur la tête, mais comme le sol était glissant, il échoua et ne put frapper que le haut de l'épaule du reître. Ser Galtry le vert s'attaqua à Owayn, d'un coup de poing dans la tête et par derrière. L'avantage de ces méthodes, c'était bien sûr l'effet de surprise, et le coup le plus dur fut porté par le gourdin d'Otho Bracken lui-même qu'il abattit sur la main d'Even qui tenait le verre donné par Pryam. La Brute n'avait aucune idée du contenu secret du verre qui s'envola pour tomber dans une flaque de vin, où la missive acheva son voyage pour finir oubliée de tous.

         Tant de brutalité avait de quoi surprendre, car aucun de ceux qui s'étaient éloignés de l'accouchement n'étaient épargnés. Ils leur fallait répliquer tout de suite s'ils ne voulaient pas finir battus « presque » à mort, car le but du Bracken et de sa bande n'était pas de tuer quiconque... a priori. Ils frappaient là où ça faisait mal, comme en témoignait chacun des premiers coups infligés aux hommes présents dans la cour. Tous exultaient d'incompréhension. Que se passait-il ? Pourquoi une telle émeute à ce moment précis ? N'avait-on pas échappé au pire avec l'extinction de l'incendie ? Ne devait-on pas festoyer et fêter les noces de lord Ambrose ? S'ils avaient prêté l'oreille, les malheureux auraient pu entendre le rire des dieux. Dans la grande salle du château, le rire et la danse ; dans la cour... le sang et les larmes.

    - Ceci est une intervention globale ! Elle vous confronte à une situation générale. Toutefois, certains d'entre vous sont face à des situations particulières. Cela ne veut pas dire que les autres doivent être laissé de côté ! J'ai ménagé assez d'ouverture pour que ceux qui ne sont pas mentionnés s'intègrent à l'une ou l'autre des situations en cours.
    - Laissez aller vos envies ! Soyez audacieux tout en respectant vos personnages !
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Veillez à ne pas faire intervenir les PNJ que j'utilise désormais, surtout si c'est pour leur mettre des armes dans la main alors que celles-ci ont été interdites aux roturiers qui sont dans la cour pour le banquet. Il n'y a que les gardes du château qui sont encore armés, et ceux qui viendraient de la salle avec une arme. Ne seront donc pas pris en compte les actions armés des PJ non-armés. Wink Cependant, ceux qui souhaitent désarmer les PNJ armés de gourdins pour utiliser l'arme ainsi récoltée, décrivez votre action dans votre post et envoyez-moi un MP (Sous Clarence) et j'interviendrai avec Lady Coeurdepierre pour dire si cela a réussi ou non, et décrire les conséquences. Attention à ne pas soumettre des tentatives trop peu réalistes, il vous en cuirait !
    - Vous pouvez et êtes même encouragés à utiliser vos PNJ ou les PNJ mineurs présents dans la cours, cela ajoutera du sel sans ruiner mes interventions futurs.
    - Profitez du répit que je vous accorde ! La prochaine intervention globale aura lieu le week end prochain pour conclure la fête. Si vous avez besoin d'une intervention partielle entre-temps, signalez-le dans votre message. C'est assez long, j'en conviens, mais c'est pour vous permettre de gérer les petits tracas qui sont en cours avant la fin.
    - N'oubliez pas que sur une grande surface de la cour, le sol est sale et glissant désormais. Sans parler de l'odeur !
    - N'oubliez pas que tout le monde se bat autour de vous ! On crie, on pleure, on hurle, on bouge, on glisse, on tombe, on se relève, on glisse, on retombe, etc !

    - Pour la bagarre : elle est générale, vous êtes TOUS dedans sauf ceux qui sont autour de la table (Oteh, Maël, Lyra, le septon) ; les femmes ne seront attaquées par personne sauf si elles s'interposent, ce qui ne veut pas dire que vous ne pouvez pas participer parce que vous êtes une femme ; tous les hommes ont été attaqués par surprise, j'ai donné quelques exemples pour donner le ton, mais soyez rassurés car les premiers coups ne vous infligent pas de sérieux coups ou blessures, mais il faut tout de même en tenir compte (j'insiste) ; enfin, vous êtes libres bien sûr de répliquer et de vous défendre, c'est à vrai dire votre seule chance de vous en sortir à peu près indemne !
    - Ser Otho Bracken est armé d'un gourdin comme les autres, mais il est mieux protégé par une armure certes légère mais toujours plus efficace que vos "tenues de soirées", faites attention !
    - Pour l'accouchement : allez-y par étape, je vous contacterai par MP si par exemple vous faites une erreur qui coûte la vie à la mère ou à l'enfant.
    - Pour le vélin du frère du faux prophète : ser Even ayant choisi d'attendre, il est perdu.
    - Lady Coeurdepierre n'est jamais en retard, honorables membres ! Elle choisit le moment propice à l'intervention la meilleure qui soit. Cool



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Message Dim 10 Juin 2012 - 15:30

Tout se passait bien, la jeune femme, futur mère, se prêtait aux demandes d’Oteh et commença à avoir une respiration plus régulière, même si les coups de semonce venant de son ventre était de plus en plus rapprochés dans le temps. Le prêtre fit naviguer son regard du visage de la mère à son entrejambe, ne prêtant plus d’attention à ce qui l’entourait, les remontrances de Lyra envers le public, le grognement de Meera qui s’en suivit, le mouvement de recul de la foule… Il posa sa main sur le ventre arrondi « Viens fils, ton heure est maintenant, tous t’attendent, et qu’avec toi, les dieux nous viennent en aide… » Pensa-t-il fort.

« Ecoutez moi, maintenant vous allez pousser, faites sortir votre enfant, extirpez le de votre ventre pour qu’il vienne irradier de sa vie vos bras, POUSSEZ ! »

Avait-il fini par hurler pour donner plus de vigueur et d’entrain à la jeune femme, et celle-ci l’écouta encore. Par deux fois elle s’efforça à faire jaillir la vie. Son visage virant au pourpre, les veines de son front gonflant dangereusement, à la troisième, Oteh intervint :

« STOP ! »

Le résultat n’était pas celui espéré, passant sa main à tâtons, il évalua le problème, ressortant sa main pleine de sang, il réfléchit rapidement et donna de nouvelles directives :

« Il ne peut pas passer, allongez-vous complètement. »

Il ne prit pas le temps de voir le résultat, d’autres cris vinrent le perturber, tournant la tête, il vit avec stupeur, un groupe d’homme attaquant leurs semblables, quelle était cette nouvelle folie !?

« Par tous les dieux … » souffla-t-il. Les observant bien, il ne vit à ces attaques aucune volontés mortelles, et ce n’était pas des voleurs, aucun d’eux ne faisaient les poches à leurs victimes, alors bon sang pourquoi ? Lyra attira cependant son attention, Meera qui s’était allongé était prise de vertiges, deuxième erreur, il ne pouvait pas la laisser dans cette position, Lyra la remit dans sa position initiale. Oteh était perturbé, l’attaque d’un côté, l’accouchement de l’autre, le guerrier était aussi demandé que le prêtre. Est-ce que les dieux s’amusaient de ce jeu ? Sujet dont il pourrait discuter plus tard sans doute avec le septon, en attendant, il connaissait sa priorité, sa responsabilité. Fermant les yeux pour effacer les pensées qui n’avaient pas leurs places dans son esprit, il se focalisa à nouveau sur la femme et l’enfant à naître.

« Mettez là debout. » Lança-t-il finalement, il pointa son regard sur Lyra et le septon qui ne saisirent pas bien.

« Tenez la de chaque côté et mettez là debout ! Désolé pour l’image, mais elle va devoir faire venir cette enfant comme si elle lâchait le plus important étron de toute sa vie ! »

Alors que les deux personnes s’exécutèrent, Oteh pris la pile de linge et les plongeas tous dans l’eau chaude, prenant soin de tous les rendre humide, il les entassa ensuite entre les pieds de Meera, prêt à accueillir le bébé si jamais il s’échappait des mains du prêtre.

« Très bien, vous êtes toujours avec moi Meera ? Alors on reprend : POUSSEZ ! »

La femme s’exécuta, encore et encore, soutenu dans sa douleur et sa peine par Lyra et le septon qui l’encourageaient tant qu’ils le pouvaient, Oteh les mains placés sous la fente bénie dans l’attente que jaillisse enfant l’être tant attendu. Il espérait d’ailleurs profondément qu’il se dépêche, l’attaque qui se déroulait derrière lui avait beau être d’une violence encore retenu, il fallait agir avant que de véritables effusions de sang n’explosent… Il repensa à Alicia dans le sac de toile sur son dos, si seulement elle n’était pas brisé, mais il devrait faire sans. Oteh allait être quand même un adversaire redoutable, mais il ne saurait déployer tous ses talents sans son épouse à ses côtés…

hj : Post validé par Lyra pour sa pnjisation ^^
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Message Dim 10 Juin 2012 - 16:13

Paisible sur son nuage, Serena ne vit même pas la bagarre sur le point d'éclater. Elle discutait tranquillement avec Pryam et, la seconde suivante, ce dernier accusait un choc par l'arrière. La jeune femme, frappée, elle, par la surprise, lâcha son bras pour faire volte-face et découvrir un homme qu'elle n'avait pas encore remarqué au cours du banquet. Il avait encore le poing droit serré, indice irréfutable de son crime. Le temps se figea comme la jeune Templeton battait une fois des cils et, soudain, la bulle dans laquelle elle s'enfermait à chaque fois qu'elle était en présence de son frère éclata, révélant ce qui se passait dans la cour du château. L'incendie éteint sur le vin semblait avoir été déporté dans le coeur des hommes, car de partout avaient éclaté des luttes viriles et bruyantes. On se serait cru dans une rixe de taverne, pour peu que celle-ci ait la taille d'un château.
Réalisant soudain que l'on venait de s'en prendre à son frère, le visage de Serena empourpra de colère et elle tâta furtivement son flanc à la recherche de sa petite besace dans laquelle se trouvait son éternel couteau. Elle se maudit intérieurement en réalisant qu'elle l'avait laissé à l'auberge mais cela n'allait rien changer à la décision qu'elle avait prise. Profitant du fait qu'étant femme, elle n'intéressait pas Ser Clarence (pas en tant qu'adversaire en tous cas), elle se glissa derrière lui et lui sauta littéralement sur le dos, passant ses bras autour de son cou et serrant au maximum de sa force.

_ Serena ! S'écria Bray en la voyant faire depuis le centre de la cour.

Le garçon de champ courut vers elle dans l'intention de se porter à son secours mais il glissa sur les dalles couvertes de vin et de on-ne-savait-quel-mélange-jaunâtre-douteux. Il jura comme le dernier des paysans en essayant tant bien que mal de se relever. Il savait que son amie n'était pas une lady comme les autres. Il l'avait déjà vue se battre lorsque leur petite troupe de voleurs avait du en affronter d'autres pendant leurs pérégrinations. Leur chef, Embrys, lui avait même appris quelques trucs imparables pour handicaper son adversaire au maximum sans avoir besoin de lui planter un couteau dans le coeur. D'ailleurs, la jeune femme comptait bien s'en servir.
Furieusement accrochée sur le dos de l'homme qui avait osé s'en prendre à son frère chéri, Serena fit jouer ses abdo - qu'elle avait obtenu grâce à ses multiples escalades d'arbres – pour se hisser un peu plus haut et cala ses genoux à moitié pliés sur les reins de sa victime. Maintenant toujours un bras autour de son cou avec lequel elle devait l'étrangler à moitié, elle détacha l'autre pour coller sa main sur le visage de Ser Clarence et tenta de lui mettre les doigts dans les yeux.



MDJ : Serena trouve-t-elle ses yeux ? L'homme est-il déstabilisé ?
(merci ^^)
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Pryam Templeton
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♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
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♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
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Message Dim 10 Juin 2012 - 17:40

     Serena avait pris la parole après avoir accepté de suivre son frère, il était vrai que Pryam ne l'avait pas invitée à danser, mais autant dire que c'était bien mieux pour elle. Rompu au combat, cela ne signifiait pas pour autant que le Valois était doué en danse, bien au contraire. Pour les pieds de sa sœur, mieux valait qu'ils s'en tiennent à une simple discussion !

     ▬ Et c'est pour ton bien, je suis loin d'être un bon danseur Serena. »

     Et encore ! Il était bien gentil pour le coup. Le bras de sa cadette passé autour du sien, le jeune homme s'apprêtait à l'éloigner un peu de la zone, il avait hâte que ce mariage prenne fin, la vinasse et l'odeur du brûlé qui régnait ici rendait le tout désagréable et donnait presque la nausée aux endroits où l'odeur était très prononcée. Mais malheureusement pour lui, le chevalier n'en eut guère le temps, avant qu'il ne comprenne ce qui se passait, un violent coup au bas du dos lui coupa la respiration et il posa un genou au sol sous le coup de la surprise. La douleur était encore passable, il avait eu bien pire au cours de ses pérégrinations, mais ce n'était pas agréable, bien au contraire ! Avant qu'il ne puisse réagir, Serena lui avait déjà lâché la main et s'était écartée, il espérait que ce serait pour aller se mettre à l'abri. Mais c'était bien mal connaître la demoiselle que de croire cela, l'appel de Bray informa Pryam de ce que sa sœur comptait faire et le temps qu'il se redresse pour pivoter sur lui-même – son dos l'élançant toujours – il constata que la demoiselle avait entreprit de sauter sur le dos de son agresseur. Qui était cet homme ? Que lui voulait-il ? En temps normal il se serait contenté de s'éloigner, mais là Serena était désormais en danger et il n'allait pas se défiler.

     ▬ Serena ! »

     Il ne tenait pas à ce qu'elle se blesse, mais malheureusement pour le coup la seule possibilité était de neutraliser l'homme. Profitant de la surprise provoquée par la riposte de sa cadette, Pryam envoya son poing fermé en avant, visant le ventre de l'homme puisqu'il s'agissait là d'un point sensible. Restait à espérer qu'il n'était pas trop baraqué pour que le blond se contente de se casser la main sur ses muscles. Pourquoi une telle attaque ? Un simple coup d'œil autour de lui informa le Valois que tout le monde était assailli, uniquement les hommes du moins. Il ne voyait qu'une raison à tout cela : le tournoi. Certainement qu'un noble avait payé les gardes pour qu'ils se débarrassent des quelques participants histoire d'en réduire le nombre. Après, il était étrange qu'un tel crime soit commis dans que personne ne réagisse, visiblement les roturiers ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. Après avoir porté un premier coup pour éviter à Serena de devenir le centre de l'attention de l'homme, Pryam regarda rapidement autour de lui à la recherche d'un pied de chaise, un morceau de bois ou n'importe quoi qui puisse servir à assommer un homme.

------------------------

MDJ : Le coup de poing de Pryam a-t-il un effet ? Est-ce que Pryam trouve quelque chose pour se défendre ?


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Dim 10 Juin 2012 - 17:59

     Lyra était heureuse de constater que son intervention auprès des badauds avait été soldée par une « victoire ». Le fait de voir les hommes s'éloigner semblait aussi apaiser un peu la future mère et elle n'avait vraiment pas besoin d'un sujet d'inquiétude en plus avec tout ce qui se passait déjà. Comme la mère s'énervait, la Dornienne glissa son regard vers le prêtre à barbe, espérant que la fin de l'accouchement arrivait à grands pas, mais vu la manière dont il fixait l'intérieur des cuisses de la jeune femme, cela ne semblait pas être le cas. Continuant d'éponger le front de la malheureuse qui devait certainement supporter la douleur la plus insupportable de toute sa vie, Lyra tendait l'oreille pour écouter ce qui se passait autour d'eux. Elle fut donc surprise lorsqu'elle entendit les premiers bruits de bagarre, levant aussitôt ses yeux sombres vers la foule pour constater que les gardes s'en prenaient aux roturiers. Les femmes étaient heureusement laissées de côté, comme quoi être ignoré n'était pas forcément une mauvaise chose tout le temps. Une expression de panique se dessina sur le minois de la Dornienne, elle détestait la violence et craignait tout autant de voir quelqu'un gravement blessé. Ou même pire. Mais il y avait de nombreux hommes d'armes, dont Kerigan par exemple et ils sauraient se débrouiller seuls. Ce n'était pas comme si la jeune femme avait la moindre chance de leur être utile d'un côté.

     Ce fut à ce moment que Oteh ordonna à ses compagnons de mettre la femme debout. Les yeux de la Dornienne s'entrouvrirent de surprise, mais elle s'exécuta docilement, ayant une totale confiance en l'homme qui lui donnait cet ordre. Avec l'aide du septon et après avoir jeté des regards paniqués vers Maël pour s'assurer qu'il n'avait pas été attaqué, la demoiselle se débrouilla pour mettre Meera debout, prenant le bras de cette dernière pour le passer autour de sa nuque afin de la soutenir comme elle pouvait. Puis elle-même glissa son bras sous les aisselles de la roturière en se servant de la force acquise lorsqu'elle travaillait encore chez elle, pour la maintenir debout. Ses yeux sombres se posèrent sur les linges humides placés à même le sol, elle espérait vraiment que l'enfant allait être en bonne santé et surtout en vie ! Alors qu'elle risquait une fois de plus un regard vers les autres personnes présentes ici, Lyra se concentra finalement sur le visage de Meera pour lui murmure des encouragements.

     ▬ Courage ! Ce sera bientôt terminé ! Pensez au moment où vous tiendrez votre enfant dans vos bras et que tout cela sera derrière vous. »

     Elle avait adopté un ton confiant et doux pour essayer de rassurer la jeune femme. Être mère n'était visiblement pas une sinécure et l'idée d'avoir un bébé ne viendrait certainement pas de sitôt à l'esprit de la Dornienne. Cette dernière espérait simplement que la Mère Rivière ne la ferait pas mentir et que la roturière pourrait bel et bien tenir son enfant dans ses bras. Et bien évidemment, que celui-ci soit en bonne santé.
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Message Dim 10 Juin 2012 - 19:12

A peine le temps de fulminer et d’évacuer sa colère par les naseaux à l’aide d’une expiration nerveuse, une jeune femme vint à la rencontre de l’Orageux. Ce dernier fronça des sourcils un instant, se demandant quel genre d’emmerdement celle-ci allait lui apporter elle aussi dans un futur proche. «B’soir… » lui répondit il avec un enthousiasme proche du néant.

Kerigan prit quelques instants pour l’étudier d’un bref coup d’œil tandis qu’elle s’installait à ses côtés. Ce visage lui parut familier mais il lui était tout à fait impossible d’associer un nom avec le minois de la brune. Même si ce devait être le moyen le plus efficace de refroidir une dame et de la faire décamper dans la seconde, il parvint à se taire grâce à sa curiosité.

«Mauvaises aventures ? , je ne sais pas si on peut dire ça…Mais, il semblerait que ce soit votre cas aussi de ce que je peux en déduire.. »

Le regard du trentenaire s’adoucissait un peu sur le coup, contrastant avec sa voix rocailleuse. Le fait de discuter avec une personne vivant le même calvaire aidait certainement, même pour un parfait solitaire. Et elle se présenta dans la foulée. L’esprit du garde du corps put enfin faire la jonction qu’il recherchait à faire tout à l’heure. Il l’avait donc aperçue dans le repaire des Darry. Un peu plus avenant, Kerigan répondit à Eleyna.

«Oui…je me nomme Kerigan. Et je me souviens de vous deux… »

C’est alors qu’un chevalier débarqua de nulle part pour frapper Jorah derrière le genou. L’Orageux n’eût pas le temps de réfléchir là dessus qu’il aperçut du coin de l’œil et au dernier moment grâce à la luminosité d’une torche, une ombre s’abattre brusquement du haut vers le bas. Ce coup là fut pour lui. Le garde du corps sentit une puissante décharge provenir de son épaule qui s’ankylosa dans la foulée. Le tabouret, déjà branlant, céda sur le coup et ne fit qu’accompagner le trentenaire dans sa chute. La queue de sa pomme, qui dépassait vulgairement de ses lèvres quelques instants plus tôt, vola instantanément dans les airs. La réception se fit brutalement sur ce sol devenu quasiment boueux depuis que ceux que Kerigan considérait comme des ‘illuminés’ avait trempé la cour dans son intégralité au lieu de se concentrer sur le foyer de l’incendie. Le blond sentit cette crasse épaisse recouvrir sa joue avec quelques minuscules particules solides.

Kerigan détourna enfin la tête sur son agresseur, se désintéressant des désagréments secondaires, pour appréhender la menace. Ser Quenneny semblait déterminé et le garde du corps de Lady Florent ne comptait pas encore savoir pour quelle raison. Avait-il provoqué cela en jurant un peu plus tôt ? Mais, pourquoi s’en prendre aussi à Jorah ? Peu importe, il comptait le faire payer. D’autant plus que l’opportunité de tabasser du chevalier avec un motif acceptable ne se présentait pas tous les jours. Seulement, il fallait d’abord renverser la situation.

Instinctivement et avec rapidité, le natif de Torth déploya ses jambes au milieu de celles de son agresseur dans le but de les propulser dans des directions opposées comme si il pouvait lui décrocher les deux guitares. Ce sol particulièrement glissant pouvait finalement lui rendre bien service...

(HJ : Ser Quenneny chute t’il ? Si oui, est il toujours armé ?)

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Message Dim 10 Juin 2012 - 19:28



     Le reître accueillit l'avertissement du garde avec une certaine sorte d'hilarité, puis ils chargèrent le dernier cadavre dans la charrette. Le combattant s'excusa ensuite, le devoir l'appelait ; mais il n'oubliait pas la boisson à partager avec l'ancien mineur.
     Quelque peu désœuvré désormais, Owayn erra entre les tables, raflant un oignon afin de remplir encore un peu son estomac déjà bien chargé. Il aperçut Kerran assis sur une table, prêt à arracher sa tête de ses épaules pour ne pas rater une miette de la scène qui se déroulait un petit peu plus loin. Apparemment, une femme était en train d'accoucher ; un mariage et une naissance, deux heureux évènements au même endroit. Aucun des deux amis n'avait toutefois envie de s'approcher, conscient que la scène qui se jouait là-bas les dépassait tous deux. Ils se mirent plutôt à discuter tous les deux, abordant des sujets variés, le négociant revenant toutefois avec insistance sur la gorge de la jeune femme ayant arbitré le bras de fer.
     Ils partaient tous deux d'un rire gras lorsque les premiers cris de douleur étouffés s'élevèrent dans l'arrière de la cour. Avant que le reître n'ait le temps de comprendre ce qui se passait, un violent coup de poing le cueillit à l'arrière du crâne, l'envoyant, sonné, s'écrouler sur la table.

     Si le choc l'avait envoyé dans les vapes, le contact aimant de l'angle en bois sur ses côtes le réveilla avec une efficacité redoutable — et redoutée. Le négociant, partiellement dessoûlé mais encore bien gris, sauta à terre où un talon accueillit son ventre, le pliant en deux, visage baignant dans le mélange appétissant qui recouvrait le sol de la cour.
     La douleur avait secoué Owayn, ainsi que le bruit d'une massue qui écrasait les os d'un coude. Le propriétaire s'écroula, et le reître lui se hissa avec ses bras avant de rouler sur la table. Même si cela macula sa tunique de nourriture, il n'en avait cure. Le bord arriva plus vite que prévu, et il tomba sur le banc puis sur le sol glissant, où il finit par se remettre debout. L'action avait bien duré une bonne dizaine de secondes, mais elle lui avait offert une vue générale de la scène.
     Une bande de gardes et de chevaliers s'avançaient parmi la foule, distribuant les coups au hasard parmi les convives. Mais qu'est-ce que ça voulait dire ? Le reître jura tandis que son crâne le lançait. Il s'en sortirait avec une jolie bosse, puis il s'était fait mal au coccyx en se ramassant le postérieur sur les dalles. C'est donc avec l'aisance d'un petit vieux qu'il se remit sur pieds, et regarda son agresseur de l'autre côté de la table : ser Galtry distribuait coups de trique à qui voulait, et même à qui ne voulait pas. Un chevalier charmant à n'en pas douter.

     Owayn porta la main au côté avant de jurer, réalisant que son épée était, avec le reste de ses affaires, au poste de garde. En même temps, que faire alors que des nobles passaient à tabac la moitié de la salle ? Il avait, durant toute son enfance, assisté à ce genre de scènes, quand une milice pas claire faisait une descente à Pendricmont. Mais depuis, il avait pris de la bouteille, et n'allait pas se laisser faire. Et puis, les bagarres d'auberge, ça le connaissait.
     Surveillant du coin de l'œil le chevalier au gourdin, il se mit à contempler les vestiges de la table, cherchant désespérément quelque chose qui pourrait lui servir d'arme. Bien sûr, un couteau à viande serait l'idéal, mais il craignait de ne pouvoir trouver mieux qu'un vulgaire pilon de poulet.


[Le MJ pourrait-il m'indiquer ce qu'Owayn trouve sur la table, ainsi que la réaction de ser Galtry ? Tente-t-il de continuer à le frapper ? S'intéresse-t-il à Kerran qui est prostré au sol ?]


Dernière édition par Owayn le Lun 11 Juin 2012 - 7:03, édité 1 fois
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Message Dim 10 Juin 2012 - 19:57

Jehan s'était contenté de froncer les sourcils, mais préféra ne rien répliquer, d'une part parce que l'homme allait être très rapidement occupé et d'autre part il n'avait pas vraiment envie de discuter avec quelqu'un qui avait des bras aussi épais que la tête du jeune mercenaire. Mais, si l'amour avait poussé sa mère à se surpasser pour l'accouchement et à lui donner la vie pourquoi n'avait elle pas fait de même avec ses nombreux frères et sœurs morts en couches? De plus, l'homme avait l'air de prétendre qu'il connaissait sa mère, chose des plus impossibles et de plus le mercenaire avait coupé tout pont avec elle quant son père l'avait amené au château pour l'ouvrir à la carrière de garde. Avec le temps, il ne se rappelait plus vraiment à quoi ressembler sa génitrice; il se revoyait à peu près la couleur de ses cheveux, de ses yeux, la douceur de sa ; mais aucun souvenir de son visage. Le reître se contenta d'hausser les épaules et se concentra à nouveau sur l'accouchement. Tout ce sang, le reitre avait l'impression désagréable que l'étranger rodait non loin prêt à s'en prendre à la vie de la mère ou de l'enfant, puis il avait la légère impression qu'un de ses cauchemars c'était réalisé, qu'un endroit qui pouvait donner et recevoir autant de plaisir, se mit à ressembler à cela. Il s'éloigna quelques instants pour reprendre son souffle et dénouer son estomac qui semblait s'être équipé de mâchoire. Il revint néanmoins quelques temps après avec une coupe de vin et s'installa confortablement non loin. Il ne détacha pas ses yeux du "spectacle", quand l'une des femmes qui s'occupait d'aider la future mère à accoucher demanda de s'écarter.

Jehan faillit la houspiller, en lui déclarant que la seule femme à qui il obéirait serait celle qu'il épousera, et qu'à moins de le payer il ne bougerait pas. Mais, après réflexions, il se rendit compte que si justement il était marié, il n'apprécierait pas vraiment qu'un regroupement se fasse pour la naissance de son premier né. Il se leva donc et sans demander son reste, il mit proprement les bouts, tout en maugréant des insanités. Il sirotait sa coupe quand la situation se mit à dégénérer, des hommes qu'il n'avait pas vus arriver se mirent à fondre sur la foule tout en frappant les convives. Jehan maugréa sur le fait de ne pas voir ses armes, il n'aurait jamais eu peur d'eux s' il avait sa lance sur lui, mais là il était aussi nu qu'à son premier jour.

Avant de pouvoir esquiver un geste de plus, un homme lui faisait face, armé d'un gourdin. Les conseils de son père revinrent à sa mémoire, toujours être en mouvement, ne jamais laisser l'opportunité de laisser l'adversaire frapper le premier et le laissait s'escrimer dans le vide aussi longtemps que possible. Tout en mettant, ses avertissements en pratique, il observa le belligérant, il prit le partie que l'homme l'avait attaqué parce que le mercenaire était petit et chétif donc une proie des plus facile. Mais, le reître essayait de rester hors de portée de l'arme, tout en faisant des gestes larges pour lui chauffer le sang, quand l'homme fit un pas vers lui, Jehan lui jeta le reste de vin qui avait dans son gobelet en essayant de viser les yeux, suivit de près par la coupe en direction du visage . Sans regarder, si les projectiles avaient touché, il se mit à en chercher d'autres du regard.


Mj: Est-ce-que les projectiles touchent? Est-ce-que Jehan en trouve d'autres? et quel la réaction de l'agresseur? Merci
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Message Dim 10 Juin 2012 - 20:57

Intervention partielle

      L'heure n'était pas à la désinvolture ou au dilettantisme, tout le monde semblait l'avoir bien compris ! Les gardes demeuraient en retrait, les hommes à la botte de ser Otho Bracken faisait leur affaire avec zèle et acharnement. Ser Clarence Charlton avait attaqué Pryam mais il ne s'était point attendu à trouver de la résistance du côté de la sœur de celui-ci. La demoiselle cachait bien son jeu, et quand elle sauta sur son dos pour s'y mettre à califourchon, une main conquérante cherchant ses orbites pour y planter ses doigts, le chevalier en fut hébété. Ser Pryam ne fut point en reste et une fois remis du coup qu'il avait lui-même reçu, il répliqua et son poing fendit l'air pour s'écraser sur le vendre moyennement flasque de son adversaire. Sous le choc, un haut-le-coeur fit trembler ser Clarence qui tenta de se tenir sur ses pieds sans y parvenir, car le sol glissait : il tomba donc à même le sol, dos le premier, écrasant sous lui la pauvre Serena qui sentit alors une vive douleur dans les omoplates, mais rien d'insurmontable. La main du chevalier ainsi tombé égara le gourdin qui roula un peu plus loin. En glissant, ses jambes entraînèrent celles de ser Pryam qui, alors qu'il cherchait des yeux un objet pour assommer son adversaire, chuta à son tour, sans pour autant s'écrouler, et tomba nez à nez avec le gourdin qui avait roulé. Cadeau des dieux, cadeau des diables ?

     Toujours au sol, Kerigan n'avait guère le temps de s'intéresser à la crasse qui lui poissait les cheveux et le visage. Ser Lucas souhaitait profiter de ce qu'il était à terre pour le tabasser dans les règles de l'art, mais le chevalier n'eut point l'occasion de porter un seul coup. Usant de ses longues jambes pour écarter celles de ser Lucas, Kerigan parvint à le faire tomber médiocrement sur le côté, mais il garda fermement son gourdin dans ses mains. En revanche, son visage alla s'écraser violemment sur le sol, et s'il put se relever dans la douleur, ce fut au prix de son nez qui s'était cassé et d'où le sang suintait. Cela eut notamment pour effet d'accroître sa violence à l'égard de Kerigan, et il engagea le reître dans une lutte au sol dont l'issue demeurait encore incertaine. MDJ : Tu peux décrire la lutte d'après ton caractère et tes aptitudes, je déciderai de l'issue ensuite.

      Prostré à terre, Kerran le négociant fut la cible facile et idéale des coups de pieds de ser Galtry que ce dernier ne manqua pas de lui administrer avec une efficacité redoutable. Il en oubliait presque Owayn qui se relevait avec peine de l'autre côté de la table ! Les coups accablèrent le pauvre Kerran qui ne savait comment répliquer mais il se désintéressa bientôt de lui, estimant qu'il en avait eu assez. Il put voir alors qu'Owayn observait la table à la recherche d'il ne savait quoi. Ce dernier y découvrit des objets d'une banalité affligeante : un grand plat de bois vidé de son contenu par les gloutons de tantôt, une énorme louche de bois et une coupe de fruits contenant une dizaine de pommes rondes et vertes. De son côté, Jehan fut à la fois chanceux et trop chanceux. Les projectiles liquides et solides touchèrent leur cible admirablement, mais celle-ci, malmenée dans son mouvement, glissa en avant sur le sol boueux, entraînant Jehan avec elle. Un peu sonné, il ne faudrait pas longtemps à l'agresseur pour reprendre tout à fait ses esprits et attaquer le rôturier à coup de trique. Mais ce dernier pouvait encore prendre l'avantage s'il faisait preuve d'ingéniosité pour se sortir de cette épineuse situation, car son adversaire était un colosse !
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Message Dim 10 Juin 2012 - 21:35

Pryam avait sauté sur l'occasion que lui avait donné la diversion créée par sa soeur pour asséner un bon coup de poing droit dans la panse de son agresseur. En sentant le vilain chevalier vaciller, Serena se réjouissait déjà de le voir tomber et voulait les féliciter, son frère et elle, de former une paire si efficace et coordonnée. Ce qu'elle n'avait pas du tout prévu en revanche, c'était que l'homme sur lequel elle était montée tombe précisément sur le dos, c'est-à-dire sur elle. Surprise, elle poussa un petit cri en sentant sa monture humaine basculer en arrière. Elle vit les dalles poisseuses de la cour se rapprocher dangereusement d'elle (ou l'inverse) et esquissa une grimace de dégoût lorsqu'elle se retrouva allongée dessus. Le pire était encore à venir néanmoins puisque le poids considérable de l'homme s'abattit ensuite sur elle, réveillant une vive douleur au niveau de ses omoplates. Elle gémit et s'aperçut en tournant sa tête qui heureusement n'avait rien que son frère avait également été déstabilisé par la chute de Ser Clarence. Toutefois, le blondinet n'était pas tout à fait à terre et les Templeton pouvaient mettre leur adversaire inconscient s'ils se débrouillaient bien. La jeune femme serra les dents pour surmonter la douleur qui lui brûlait le dos et agrippa de toutes ses forces les bras du chevalier afin de l'empêcher un maximum de bouger et pour le maintenir au sol avec elle en se faisant la plus lourde possible. Histoire de se donner le plus de chances possibles, elle replia une jambe sur le coté et lui asséna un violent coup de talon au niveau de la hanche gauche.

Bray, qui avait assisté de loin à la combinaison presque héroïque des Templeton, leva les yeux au ciel. Il avait réussi à se relever et comptait rejoindre ses camarades de voyage quand il s'aperçut que le jeune homme qui avait dansé avec Serena un peu plus tôt était seul contre un adversaire qui l'avait traitreusement frappé à la main. Il allait se diriger vers lui quand il se souvint avoir aperçu une épée à son flanc et se dit qu'il devrait s'en sortir sans son aide. N'écoutant que son courage qui le forçait à intervenir quelque part, le garçon se dirigea vers un jeune homme qui venait d'aveugler un agresseur en lui lançant du vin à la figure. Imitant Jehan, il se mit à regarder autour de lui pour essayer de mettre la main sur un plat, une louche, un tabouret ou n'importe quoi qui pourrait lui servir d'arme de fortune.

-------

MDJ : Ser Clarence réussit-il à se relever malgré les efforts de Serena ou reste-t-il encore un peu à terre ? Bray trouve-t-il quelque chose qui puisse lui servir d'arme contre l'adversaire qui fait face à Jehan ?
(Merci ^^)
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Message Lun 11 Juin 2012 - 0:10

Elle était toujours avachi sur sa table, la tête près de la nourriture. Les deux chevaliers inconnu au bataillon s'étaient enfin éloignés. Mais alors, elle sentit une main se poser sur son épaule. Pensant retrouver le visage du faux garde de la maison Tarbeck, s'en était un autre. Cette poigne de fer, ce visage dur et égoïste, celui qui l'avait accompagné à Port-Lannis. Il la fixa longuement et elle le jaugea à son tour, avec désinvolture. Il finit par hausser les épaules, comprenant que la demoiselle allait parfaitement bien.

Deirdre avait quand même la tête qui tourne, elle en avait profiter pour se reposer, trouvant l'épaule du jeune homme de Tarbeck, qui était arrivé plus tôt, lui ayant même éviter les faveurs d'un de ces hommes qui en voulaient au prêtre à barbe. Elle s'y était assoupie, lui assit à côté d'elle. Elle sursauta vivement, ayant oublié où elle se trouvait et ce qu'elle y faisait. Mais cela ne fut que de courte durée. Encore une fois, on posa une main sur son épaule légèrement dénudé, mais de façon plus douce et rassurante. Il cherchait son regard, alors que celui de Deirdre tournait comme une girouette tout autour d'elle. L'odeur putride d'urine, de vomit, de cendre et nourriture remplissaient ses narines avec une violence désagréable. Soudain, elle vit du mouvement, une femme qui hurlait, un accouchement donc, puis plus loin, des gens en rond penché sur un cadavre, un banquet ... Elle écarquilla les yeux avant de sourire au jeune homme. Elle était au mariage d'elle ne savait toujours pas qui. Elle s'étira doucement et répondit reître, qu'elle se sentait bien mieux. Elle dit même qu'elle irait se détendre un peu les jambes.

C'est alors, que se faufilant, fixant un tonneau de vin au loin, elle traçait sa route. Subitement, une nouvelle agitation. Elle, pauvre petite femme, au milieu d'homme plus grands, les vit se mouver rapidement, être projeté ou projeter quelqu'un. Un homme passa tout près d'elle, heureusement, elle ne sentit que l'air lors de son déplacement. Elle tourna la tête, cela s'agitait de partout, des coups, des bousculades, des insultes. Merde ! Elle tourna la tête vers l'homme contre la table, Owayn. Elle venait de le voir pour la première fois, mais elle s'en moquait bien. Elle joua les filles faussement choquée, elle s'était posé sur l'homme, posa une main douce sur son dos.

- Tout va bien ? J'l'ai vu, il vous a poussé, quel homme bourru et sans manière !

Sa main glissait doucement, alors que collée à lui, ne laissant la vu ni aux gens derrière, ni à Owayn, elle cherchait un peu d'argent, une bourse qui pouvait pendre à sa ceinture.
(MDJ : Action non permise, car sans objet)Malheureusement, un homme de Damon arriva, la chope brusquement par l'épaule pour l'arracher à sa victime. Il lui confia qu'elle fera bien de pas rester au milieu, cela sentait la grande baston. Il lui demanda d'aller se cloitrer quelques parts au calme. Elle fronça les sourcils, alors qu'elle se baissa subitement, les deux mains agrippées sur le plastron de reître.

Elle le tira vers le bas aussi, et une chaise vola au dessus de sa tête. Encore un qui cherchait la bagarre. Un garde, un roturier bourré qui suivait le mouvement, un chevalier, elle n'en savait rien, mais en tout cas, ça allait frapper dans le dos de son "collègue". Telle une anguille, elle se glissa ensuite sous le bras du garde de Tarbeck, se dressa devant l'idiot agressif et la paume de sa main vint taper vers le haut, violemment sous le nez. Elle ne sut si elle lui cassa ou même si elle lui affaiblit l'esprit un instant, mais elle fit un pas sur le côté, enveloppant le reître, pour se cacher derrière lui, ce dernier s'étant retourner, pour comprendre ce qui se passait. Elle restait là, l'air de rien, comme si elle n'avait rien fait du tout.

(MDJ, des petites précisions ? Est-ce que mon intervention est permise, sinon, annulé le message, merci ^^)

Elle s'approcha ensuite d'Owayn, voyant qu'il y aurait peut-être un peu d'action. Elle n'eut le temps de se rapprocher de lui, que déjà son bras était scellée, pour la ramener vers un endroit calme. Elle chuchota à l'homme.

- Réfléchissez pas, jetez n'importe quoi voyons ! L'effet de surprise ! Croyez moi. Vu votre jugeote, je me serais déjà mise à courir loin à vot' place, se moquait-elle un peu.

Ses pieds glissait sur le sol meuble et couvert de saleté en tout genre. On la tirait en arrière, bientôt des bras qui venaient l'entouré entièrement et essayait de la soulever du sol. Elle résistait un peu envers l'homme de son maître, voulant voir ce qui allait se passer. L'alcool la rendait que plus grand public. Tout cela l'amusait bien que plus que cela l'effrayait ou l'inquiétait. L'adrénaline montait. Elle avait tellement de haine à revendre.



Dernière édition par Deirdre Pyke le Mar 12 Juin 2012 - 23:27, édité 1 fois
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