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Jour 1, soir : Cour du Château

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Message Sam 2 Juin 2012 - 13:05

Jehan avait entendu parler du mariage et pour lui cela ne pouvait représenter que du positif, d'une part un repas gratuit et d'une autre part de la compagnie offerte. Il avait eu parfaitement raison de faire le déplacement et de se retrouver non loin quand il avait appris la nouvelle. Malgré tout, avant de goûter à la franche camaraderie il préféra commencer par s'empiffrer, avec une habilité presque héroïque. Il se servi à boire, mais avec raison et surtout il écouta et observa. S'il voulait se faire des contacts, il ne pouvait arriver dans la discussion sans un minimum de préparation, en ayant gardé un minimum de sobriété. Après avoir regardé, un bras de fer et une jeune femme qui dansait et chantait non loin de lui, il concéda avoir assez ripaillé, il se leva, mais fut arrêté dans son mouvement par des braillements qui pouvaient pour une oreille moins sobre ressemblait à des chants et de surcroît l'homme urinait de hauteur en plein sur les tonneaux, en résumé un doux imbécile qui avait tendance à trop boire.

Le reître n'y prêta pas vraiment attention, il savait ce qui allait se passer une arrivée rapide des gardes qui le tabasseraient sûrement et lui mettrais peut-être les fers. Lui, il s'éloigna soulagé sa vessie dans un endroit un peu plus discret et pudique. A son retour, il eut l'impression d'être partie pendant des heures au lieu d'à peine quelques minutes, le braillard avait disparu, un garde se trouvait sur le balcon et regardait la scène avec effroi, pendant qu'un début d'incendie ravageait la cour. Devait-il aider ? Manifestement non, il n'en avait pas vraiment envie, de plus il ne récolterait aucune récompense ; pourtant il préféra ne pas écouter sa raison, mais sans y prêter plus d'attention que nécessaire il se mit dans la quête d'un sceau.

Son style de vie ne lui permettait rarement de lâcher ses armes et ses protections, le reîtres e sentit à nu devant l’incendie, il ne pouvait même pas passer sa main sur la poignée de sa dague pour se calmer, Jehan n'avait pas peur du feu mais, il avait la faiblesse de tenir à sa vie et aussi à sa bourse. Il dégotta un récipient qui pouvait passer pour un sceau et l'amena au préposé au puits qui remplissait les récipients à ras bord avant de les envoyer dans la chaîne. Jehan prit une place assez éloignée du centre du brasier, on ne pouvait pas dire qu'il était la personne la plus utile du rassemblement, mais il essayait de son mieux.


Dernière édition par Jehan le Sam 2 Juin 2012 - 20:12, édité 1 fois
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Message Sam 2 Juin 2012 - 19:35

Intervention globale

Rappel : Seuls les gardes sont armés, tous les autres sont désarmés, les PJ comme les PNJ, sauf une exception, Even car il vient de la salle.
Un terrible malheur s'abattra sur quiconque désormais contreviendra à cet élément de contexte.


          L'incendie était l'arbre qui cachait la forêt. En effet, pendant que tout le monde était occupé à agir avec plus ou moins d'efficacité pour enrayer le feu qui menaçait de se propager, ou pour venir en aide aux malheureux qui avaient eu à souffrir de l'enchaînement funeste, quelque chose se tramait qu'aucun d'entre eux n'aurait pu prévoir, et pour cause : le malheur des uns fait les petites affaires des autres, et alors que Wat-la-Bibine se donnait en spectacle jusqu'à son dernier souffle, jusqu'à mourir dans un linceul de vin, de bière, d'urine au creux d'un cercueil fait d'éclat de bois qu'il partageait avec le garde qu'il avait entraîné dans sa chute, et que les festivités s'ombrageaient du tragique événement, une ombre faisait son mouvement dans la cour du château, sans chercher même à se dissimuler : tout le monde était trop occupé et, dans l'agitation globale, qui la remarquerait ? Reptilienne, elle ondulait à l'ombre projetée alentour par le brasier qui s'éteignait, car il n'y avait guère assez de matière pour que les flammes en viennent à rivaliser avec le souffle infernal d'un dragon. Les quelques victimes connurent cependant un heureux destin car, grâce à l'intervention des braves qui s'étaient portés à leur secours, elles purent être dégagées rapidement et conduites à l'abri des flammes pendant que d'autres non moins braves s'occupaient de les maîtriser jusqu'à les éteindre tout à fait. Chacun salua l'efficacité des vaillants et vaillantes qui formèrent la chaîne des seaux d'eau et les autres qui s'attaquèrent aux flammes à l'aide de grands linges et de grandes nappes pour en étouffer la propagation ; quelques uns allèrent même jusqu'à les encourager en criant, les plus ivres ou les plus fatigués qui n'avaient pas même levé le petit doigt. Certains approchèrent ainsi ser Even et ser Pryam pour les féliciter et les applaudir. Si l'on avait mesuré leur héroïsme à l'aune de la gravité de l'incendie, ils avaient encore du chemin à parcourir avant de se hisser au rang d'Artys, le héros de leur terre d'origine, mais il faut croire qu'à l'aide d'un peu d'alcool et d'euphorie, une foule est prompte à se choisir des héros. Bien qu'elle ait elle aussi participé à l'effort en risquant de froisser et salir sa robe, Serena ne récolta nulle gloire et la foule qui acclamait les deux chevaliers se contenta de l'ignorer et même de l'éloigner de son frère. Le même sort fut réservé à Eleyna qui put y voir la énième preuve du grand sexisme de la bonne société du royaume où l'on définit les femmes d'après leur rôle originel de pondeuse qui exclut toute possibilité de reconnaissance par principe. Même Asafa eut droit à son lot de congratulations de la part du blessé qu'il avait éloigné du brasier. Toutefois, un homme n'eut droit à aucun des fruits de son triomphe, car quand le contenu de la chope de bière déferla dans la bouche brûlée du malheureux qu'il secourait, ce dernier le recracha tout simplement, car la douleur déjà très grande fut avivée par l'alcool. Le pauvre bougre tomba au sol en tremblant de tous ses membres avant de s'évanouir, et ses yeux révulsés lui donnaient, combinés à son visage balafré d'une purulente brûlure, l'air d'un monstre chimérique. Celui-là se réveillerait borgne et ne parlerait plus jamais.

          Pendant ce temps, l'ombre se déplaçait toujours. À vrai dire, il s'agissait bien sûr d'une personne, d'un homme pour être exact, un petit être rachitique au crâne semé de quelques touffes de poils – difficile de considérer ces broussailles minuscules et crasseuses comme des cheveux. Il paraissait sans âge, et malingre il évoluait parmi la foule comme s'il cherchait à échapper à quelqu'un. S'il avait tout d'une anguille, un faux mouvement fit qu'il trébucha et, dans sa chute, entraîna Eva. Il profita du doux contact avec le corps de la demoiselle avant de se relever en la laissant derrière, car il avait d'autres chats à fouetter que la sienne. Du côté de la table où siégeaient Kerigan, et Lyra, tout parut très calme jusqu'à l'irruption détonante d'une grosse fille aux joues couvertes d’œuf et de gras de jambon. Ses cheveux avaient été un peu roussis par l'incendie mais ce n'était pas ce qui semblait la faire le plus souffrir. En effet, elle s'était roulée sur la table, tenait d'une main son ventre qu'elle avait très rond comme s'il était sur le point d'exploser, et tendait l'autre en direction de Lyra avec un regard suppliant autant que désespéré. « S'il vous plaît ma lady, aidez-moi ! » D'où venait cette pauvre femme enceinte ? La misérable avait toujours été là, elle avait veillé depuis le début de la soirée sur les fromages si célèbres de Murs-Blancs. Malheureusement, elle était enceinte, et très sensible, alors la catastrophe de tantôt avait précipité son accouchement qui, d'après sa mère et sa grand-père, elles-mêmes fromagères, aurait dû survenir dans les jours qui venaient. D'un certain côté, les Sept bénissaient déjà l'union de lord Ambrose et de lady Frey par cette naissance ! D'un autre côté, n'étaient-ils pas narquois et cruels si par hasard, lady Frey n'enfantait jamais ? Meera venait de perdre les eaux et un peu de sang lui coulait sur les cuisses. Quelqu'un survint alors qui bouscula un peu Kerigan sans prendre la peine de s'excuser ni même de s'annoncer : c'était un jeune homme d'environ la trentaine au sourire édenté mais qui ne souriait guère quand il serrait la main de la mère de son fils – car il espérait un fils pour suivre ses pas de bûcheron. Il était manifestement dépassé par la situation mais tentait malgré tout de rester maître de lui-même. Hystérique, il peinait à parler. « Qu'est-ce qu'il faut faire, qu'est-ce qu'il faut faire ? » La question se posait en effet, mais en revanche une chose était sûre : les plats qui, sur la table, demeuraient au bas de la femme enceinte étaient désormais inmangeables, sauf pour ceux qui auraient désiré partager les fluides qui s'étaient échappés du creuset de la vie.

         L'ombre maigrelette n'avait que peu d'intérêt pour cette scène aussi touchante qu'immonde. Elle ondulait toujours parmi les convives et alors que certains tentaient de sauver les pièces de viande qui avaient été projetées au sol par la catastrophe, elle se désintéressa de leur sort et préféra combler sa faim en saisissant au passage une tranche de pain et du bon fromage coulant comme on ne sait en faire que dans le Conflans. C'est qu'ils sont fiers de leur fourme de Murs-Blancs, par ici ! Transportant son butin un peu plus loin, elle remarqua très vite que la personne qu'elle cherchait à éviter avait retrouvé sa trace et s'était mis en quête de l'intercepter. Que faire, que faire ? Il fallait réfléchir à toute vitesse, et ses pas le conduisirent près de Jorah, le chasseur qui accompagnait Eleyna. « Une sacrée pagaille, hein ? » Comme en témoignait son entrée en matière, l'ombre savait s’incruster, ou du moins s'amusait à le croire. Mais immédiatement après, ser Lucas Quenneny, qui était la personne qui poursuivait l'ombre, apparut tout près d'eux et l'interpella d'une voix terrible et menaçante. L'ombre n'en était pas à son premier coup d'essai quand il s'agissait d'esquiver et surtout de s'esquiver.  « Tu m'as trouvé, mais je t'ai conduit à ceux qui ont pris ton argent... c'est lui, je l'ai vu te voler pendant que tu t'acoquinais de la grande Berthe ! » L'ombre désignait, d'une main menteuse et assurée, Jorah. Naturellement, ce n'était pas lui le voleur, mais bien l'ombre, qui avait délesté le pauvre Lucas d'une copieuse bourse de cuir contenant un peu du bon argent qu'il avait reçu pour truquer sa prestation au tournoi.  « Oh, mais c'est ma sœur que je vois là-bas ! À la prochaine ! » L'ombre disparut encore une fois, laissant Eleyna, Jorah et ser Lucas qui allait certainement devoir s'expliquer. Le chevalier du Conflans n'avait pas l'air de vouloir plaisanter ni même de vouloir vraiment discuter. Il n'était pas assez ivre pour s'emporter tout de suite. Il n'était pas assez sobre pour voir la manipulation dont il était l'instrument. Il opta donc pour la solution de facilité. « Vous me rendez ma bourse, ou je vous traîne au bailli. » Comme tous ceux qui se trouvaient dans la cour, il n'était pas armé, mais il n'en demeurait pas moins un sacré gaillard et avait dans les environs quelques amis qui seraient ravis de lui venir en aide si jamais les deux nordiens optaient pour la violence plutôt que pour une solution plus pacifique. Ser Lucas n'était pas un imbécile, peut-être que le convaincre était une bonne idée ?

         Les amis de ce dernier s'étaient par ailleurs rassemblés autour de ser Otho Bracken qui avait obtenu des gardes du château qui surveillaient les entrées et les sorties de la cour que ces derniers laissent faire ce qui aller se passer au prétexte qu'ils étaient trop occupés notamment à faire venir deux nouveaux tonneaux de vin et de bière pour remplacer ceux détruits dans l'incident impliquant Wat-la-Bibine. Ce dernier, accompagné de quelques uns des chevaliers qu'un certain prêtre à barbe avait particulièrement agacés, encore que cette expression-là soit un doux euphémisme en comparaison des désirs meurtriers que nourrissaient ces chevaliers à l'égard de l'étranger hérétique, faisait désormais marche à la tête de son groupe vers Oteh Byris qu'il approcha en toute hâte. Ces hommes aux intentions hostiles l'entourèrent sous la houlette de la Brute qui lui intima cet avertissement :  « Maintenant, chien de païen, tu te mets à genoux, et tu fais ta prière du soir en demandant aux Sept de bénir lord Ambrose et sa femme. » L'héritier de Haye-Pierre jubilait intérieurement, comme en témoignait les intonations de sa voix caverneuse. Les chevaliers qui entouraient ainsi le prêtre à barbe, parmi lesquels se tenaient ser Galtry dont le bras était encore douloureux, commençaient à rire en imaginant déjà que le prêtre s’accommoderait de cette punition humiliante. Toutefois, Oteh Byris n'avait jusque-là guère briller par sa tempérance et sa sagesse, alors peut-être qu'il ne se résignerait pas à être l'objet des insultes et des quolibets, peut-être qu'il préférerait répliquer en attaquant ? Aucun d'eux n'étaient armés mais malgré tout, le prêtre était en situation de nette infériorité numérique. Owayn aurait pu peut-être lui venir en aide s'il n'avait été lui-même occupé par l'ombre malingre qui lui fouillait les poches pour hélas n'y rien trouver et repartir en courant. Le rôturier missionné par Tybolt Lannister chercherait-il à suivre ce voleur qui n'avait pris aucun butin ? Il y pensa certainement, mais à cet instant quelqu'un mit sa main sur son épaule et déclama d'une voix forte et puissante comme la foudre :  « Sois vigilant, mon frère ! Souviens-toi, souvenez-vous tous de l'herbe rouge et des ailes blanches du carnage ! Le dragon indigne périra mais avant sa chute il engendrera une lignée de bâtards et ces descendants sèmeront le chaos sur leur passage ! C'est ce que dit le sage... » Malheureusement, il ne put finir sa phrase, et ses mots restèrent prisonniers dans gorge où s'était fichée une flèche jailli de l'obscurité comme une menace qui fut prise très au sérieux un instant où nombreux furent ceux qui se figèrent avant de se préparer aux hurlements qui suivent traditionnellement ce genre d'événement mais en un rien de temps intervinrent des gardes qui s'approchèrent du cadavre de ce prêcheur étrange. La présence de la soldatesque avait-elle de quoi rassurer ? Les paroles de l'un d'eux se voulaient apaisantes en tout cas , et il s'adressait ainsi à la ronde, à Owayn et à d'autres.  « Cet assassin-là, on l'aura eu avant qu'il ne tue not' bon lord Ambrose et son invité Tully ! Aide-nous à dégager les corps avant que ça pue, il paraît qu'un pet de cadavre ça sent comme la mort ! Après on ira enlever les corps du pisseux et de not' gars qu'il a fait tomber. » Beaucoup se laisserait duper par ce discours, car la confiance en l'uniforme justifie bien des choses. Toutefois, il y avait dans la foule quelques personnes qui ne se laisseraient pas tromper par les apparences. Ceux qui félicitaient ser Even et ser Pryam se dispersaient autour d'eux, ouvrant le chemin à un jeune homme qui se trouvait être le frère du prêcheur fol à lier et qui, lui, savait ce que son frère allait révéler à l'encan. Il avait bien essayé de l'en dissuader, mais il n'avait pas réussi, et tout son chagrin, il se devait malgré tout de garder la tête froide, car il lui fallait quitter les lieux et filer tout droit vers Corneilla pour rapporter ce qu'il avait appris. Mais comment faire ? Aucun des gardes ne le laisseraient partir. Il décida donc d'approcher les deux chevaliers du Val en espérant que ceux-ci l'aideraient.  « Messer, un mot s'il vous plaît... » Se verrait-il rabrouer par les deux hommes ? Il s'y était préparé, mais l'adrénaline qui courait dans son corps tout entier le plaçait dans un tel état d'anxiété qu'il imaginait difficilement une solution alternative.

    - Ceci est une intervention globale ! Elle vous confronte à une situation générale. Toutefois, certains d'entre vous sont face à des situations particulières. Cela ne veut pas dire que les autres doivent être laisser de côté ! J'ai ménagé assez d'ouverture pour que ceux qui ne sont pas mentionnés s'intègrent à l'une ou l'autre des situations en cours.
    - Laissez aller vos envies ! Soyez audacieux tout en respectant vos personnages !
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Veillez à ne pas faire intervenir les PNJ que j'utilise désormais, surtout si c'est pour leur mettre des armes dans la main alors que celles-ci ont été interdites aux roturiers qui sont dans la cour pour le banquet. Il n'y a que les gardes du château qui sont encore armés, et ceux qui viendraient de la salle avec une arme. Ne seront donc pas pris en compte les actions armés des PJ non-armés. Wink
    - Vous pouvez et êtes même encouragés à utiliser vos PNJ ou les PNJ mineurs présents dans la cours, cela ajoutera du sel sans ruiner mes interventions futurs.
    - Profitez du répit que je vous accorde ! La prochaine intervention globale aura lieu Lundi. Si vous avez besoin d'une intervention partielle entre-temps, signalez-le dans votre message.
    - N'oubliez pas que sur une grande surface de la cour, le sol est sale et glissant désormais. Sans parler de l'odeur !
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Message Dim 3 Juin 2012 - 2:44

Elle était là, jonchée sur l'herbe. Elle venait de trébucher, sur ce qui ressemblait peut-être à un prêtre si on observait sa tenue. Elle l'avait assassiné du regard, se demandant ce que sa foutue jambe pouvait bien faire au milieu du chemin. Puis quelle idée de s'adosser contre un tonneau. Et s'il roulait et lui tombait dessus hein ! Quoi qu'il en fut, elle rampa un tout petit peu pour rattraper le gobelet du bout des doigts et le faire glisser dans sa main.

Elle se releva à cet instant, enfin se redressa, car coupée par Wat-la-Bibine dans son élan, elle resta assise dans l'herbe, jetant toujours ce regard sceptique, au sourcil relevé sur son oeil bleu, sur les murailles. Il pissait, sur la foule ou presque. Les gens étaient vraiment fou ici. Du moins, avait leur folie à eux; Avec les fer-nés, ce genre de dérapage, finissait toujours avec du sang. Quoi qu'elle se faisait peut-être trop vite une idée, car déjà, il tomba. Il y avait sûrement du sang. Elle n'en vit pas plus de la scène, entendant simplement un bruit lourd, un craquement féroce et les cris inquiets des convives. Ensuite, elle vit des flammes au loin, grande et imposante, qui léchaient une partie de la cour. Elle resta là, avec de grands yeux. Elle ne manquait pas de courage, mais elle manquait d'envie. Peut-être qu'elle rentrerait plus tôt si tout s'envenimait, non ? Elle se pencha un peu, toujours assise, n'ayant pas bouger d'un centimètre. Elle voyait les gens courir entre deux petites tentes, tables et tonneau. On hurlait, on parlait d'éteindre le feu, d'autre riaient, complètement saouls, etc. Elle, elle restait là, spectatrice. Elle finit même par sourire. Enfin, un peu d'action.

Elle s'approcha du prêtre, se servit un verre plein et s'approchait en le sirotant, pour avoir une meilleure vue. Elle était si détachée, pas touchée pour un sous. On lui aurait lu un texte sur l'Antique Voie, c'était pareil. Puis alors, elle regarda autour d'elle, inquiète. Quelqu'un l'avait vu ? Elle devait sûrement joué les filles naïve et interpellée par cette situation angoissante. Son visage changea du tout au tout, jugeant d'un air faussement inquiet la scène, mais elle s'en amusait. Ils savaient y faire, on avait vite éteint le feu, et malgré la foule, elle remarqua que le charmant petit chevalier blond en faisait parti. Le tout se calma, les gens blessés qu'on bichonnait, moins affolés on recommençait à boire, le feu maîtrisé et annihilé. Enfin, tout cela avait réussi à remuer tout ce petit monde de roturier qui festoyaient gaiement dans la cour. Elle remarqua vite, un homme qui faisait les poches, même au loin. Entre voleur, on se connaissait. Elle claqua sa langue. Elle aurait du y penser elle aussi et profiter de cette panique. Elle haussa les épaules et quand elle se retourna, le tonneau qui lui servirait sûrement à reprendre un petit verre, était entourés d'homme costaud, tous autour de cet homme en retrait sur lequel elle avait trébuché il y a peu. Elle resta un instant figée, sans avoir vu qu'un homme venait de recevoir une flèche en plein milieu de la cour. Elle tordit sa bouche, pensive. Que se passait-il ?

Elle s'approcha l'air de rien, le pas calme et discret et elle les entendit le menacer de présenter des excuses. A genoux ? Quoi qu'il ait fait, elle ne supportait pas cela. Elle n'aimait pas qu'on demande à qui que ce soit de se mettre à genoux. Un terme insupportable, celui qu'on lui avait répété tant de fois, cet ordre de s'écraser. En plus, imbibée, elle était susceptible. Elle marchait doucement, autour du petit groupe d'homme qui avait prit Oteh à part. Elle laissait ses yeux se balader sur le corps imposants, à la recherche d'arme. Par réflexe, elle glissa ses doigts entre ses seins, avant de se rappeler qu'elle n'était venue armé que de ses mains et ses formes. Elle n'aurait jamais du écouter Damon, et se cacher un poignard quelque part. Peut-être dans le fessier du noble, tiens !

Elle finit par mettre au milieu du petit groupe, tombant dans les bras d'un de ces hommes bourru, l'air perdue et plus maître d'elle même, le verre en main, prête à le jeter au visage pour le décontenancé. L'autre bras sr son front, elle gémissait.

- Vous ne pourriez pas m'aider, je me sens pas très bien... Je crois que les Sept me font regretter tout ce vin que j'ai bu avec avidité.

Elle feignit tourner de l'oeil, sa gorge qui montait et descendait activement, aux aguets. Elle ne savait pas si elle souhaitait qu'Oteh en profite pour partir et éviter un affrontement, ou si elle souhaitait se dernier, pour s'amuser un petit peu.

(MDJ : Comment réagit l'homme ? )

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Message Dim 3 Juin 2012 - 7:43

          Ce n'était pas la première fois que Deirdre Pyke jouait la comédie, mais fort heureusement pour elle, elle y réussissait mieux qu'elle ne suivait l'Antique voie et l'homme au bras duquel elle se pendait répondit favorablement à ce numéro qui n'avait pourtant rien de très spectaculaire. Il s'éloigna donc du groupe qui malmenait le prêtre à barbe et entraîna avec lui la bâtarde en faisant du mieux qu'il pouvait pour la soutenir et l'aider à marcher. « Il faut pas boire comme ça si ça vous tourne la tête, petite femme... » Il était loin bien sûr de se douter que la seule chose qu'elle tournait, c'était lui en bourrique. Toutefois, sa comédie fut si efficace qu'il l'amena jusqu'à une table où elle fut contraint de s'asseoir, car l'homme était véritablement aux petits soins pour elle, ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention d'un des reîtres déguisés en gardes de la maison Tarbeck. Il ne connaissait pas personnellement la demoiselle, ignorant même son statut de bâtarde fer-née, mais il savait qu'elle avait accompagné son maître et, naturellement, se sentait concerné, d'autant plus qu'elle avait ces formes généreuses qu'il aimait et qu'il ne supportait pas de la voie en mauvaise santé.

          Il s'approcha d'eux avec empressement et demanda tout aussi vivement :  « Qu'est-ce qu'elle a ? Elle a trop bu ? » L'homme que Deirdre avait écarté du groupe formé autour du prêtre à barbe de Norvos opina du chef avant d'y aller de son petit commentaire.  « Ouais mais ça va passer, elle est ivre mais si tu veux mon avis, cette nuit moi je lui écarte les cuisses... » Le reître ne l'entendait cependant pas de cette oreille.  « Pour ça tu repasseras, va plutôt chercher de l'eau et de quoi manger. » Le ton sec et autoritaire eu raison de la volonté avinée du mauvais chevalier qui s'éloigna un peu avant de revenir avec une cruche pleine d'eau, du pain, de la viande et un autre des chevaliers qui entouraient Oteh Brys mais qui avait préféré s'intéresser au sort de la demoiselle en détresse abdominale. Ils étaient donc tous trois suspendus aux prochains faits et gestes de Deirdre qu'il souhaitait voir boire et manger pour passer cette mauvaise nausée qui l'avait jetée dans les bras du premier, mais saurait-elle continuer à jouer la comédie ou bien se laisserait-elle découvrir ?
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Message Dim 3 Juin 2012 - 8:14

Le vin était si présent dans ses veines, dans son corps, qu’il était dans un état quasi léthargique, vide de toutes pensées, de toutes réactions, comme les autres hommes aussi imbibé que lui, il ne réagissait pas au divertissement des remparts, ni à la vue de la superbe cuisse dénudé d’une femme qui avait chuter en cognant dans sa jambes. Il ne prêta aucune attention au regard foudroyant duquel elle l’encensait. Cet état lui permettait de ne plus penser à ses malheurs, à la traitrise, il ne voyait plus le sang quitter le corps de Mewan en glissant sur la lame d’alicia, il ne voyait plus ces brigands qui l’attaquait. Il était dans une bulle et son esprit était empli de brume.

Puis il y eu la panique, les cris, les ombres qui passaient et repassaient sur son visage, ces jambes encore, qu’une autre nuit il aurait eu plaisir à étreindre, qui se rapprochaient de lui. Son esprit sorti peu à peu des brumes, et son regard perdu dans le vide et l’imprécis commença à se concentré sur quelque chose, son nez surtout senti la fumée, l’odeur d’une bière brulé, une puanteur qui montait du sol et se répandait dans la cours. Il leva enfin les yeux, et vit le groupe du soldat qu’il avait molesté plus tôt se réunir autour de lui, ce même soldat qui lui lança un ultimatum. Mais si ce dernier pensait faire honte à Oteh en lui demandant de rendre hommage aux dieux, alors c’est qu’il n’avait pas compris qui il était.

Doucement, Oteh se releva en s’appuyant sur le tonneau, qui n’était pour lui qu’un conteneur d’eau. Il y plongea la tête, pensant se rafraichir, se réveiller, il ressorti la tête vivement quand il se rendit compte de son erreur. Il enleva alors son sac de toile, le posa au sol, puis enleva sa tunique sale, qu’il utilisa d’ailleurs pour s’éponger, puis il ressorti du sac, la belle, la lumineuse tunique blanche et bordeaux frappé du même symbole que celui gravé sur son torse.

Il finit par se retourner pour voir la jeune femme, du moins se rendre enfin compte de sa présence. Son corps et ses charmes n’étaient pas à ignorer, même pour un aveugle, mais elle allait surement déranger ces messieurs qui attendait l’office du prêtre.

L’un d’eux pourtant répondit à ses faveurs et l’éloigna du groupe. Il relança alors le chevalier qui lui demandait cette bénédiction, ne le voyant alors point comme un rustre mais comme un enfant de foi qui voulait le bien des maisons unis aujourd’hui.

« Quel prêtre serais-je de refuser cela ? Rapprochez vous. »

Ils resserrèrent le cercle autour d’Oteh, même si l’un d’eux quitta encore le groupe pour des voies autres que celle des seigneurs.

« J’en appelle au Guerrier qu’il fasse sonné le tocsin en ce jour glorieux, que la Mère et la Jouvencelle se réunisse puisqu’une femme passera de l’une à l’autre, que le Père accueil l’Etranger en sa famille sous la bénédiction de l’Aieul. Deux être s’unissent en ce jour, que le Ferrant les unisse dans un lien forgé par le brasier de l’amour et que sur eux resplendisse la force et l’honneur de leurs maisons. Les sept se sont réunis aujourd’hui pour bénir les noces de lord Ambrose et de sa femme, ils bénissent leur maison et leur feront le présent inestimable d’un précieux lignage.
Ô Père d’en haut, patriarche parmi les patriarches.
Que le mari t’honore en tenant sa maison.
Ô Mère d’en haut , protectrice des enfants et des innocents.
Que la femme t’honore en devenant mère encore et encore.
Voyez en leur amour la création et en la création, voyez l’offrande.
Ces deux âmes unies aujourd’hui sous votre égide répandront vos bontés et votre générosité.
Alors que brille sur eux, vos lumières et votre bénédiction.
AINSI SOIT IL !
»

Oteh rouvrit les yeux et les posa sur ser Bracken.

« Vous ais-je satisfait mon seigneur ? »


[est il satisfait ? :D]
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Message Dim 3 Juin 2012 - 8:56

Jorah et Eleyna étaient deux maillons d'une longue chaîne qui s'était affairée pour éteindre l'incendie. Lorsque celui-ci fut maîtrisé, Jorah sembla avoir quelque peu dégrisé ce qui n'était pas plus mal. Sa compagne de voyage lui sourit et posa sa main sur son épaule. « Arrête de boire, tu vas te sentir mal demain. » Elle n'avait jamais été très à l'aise avec les alcooliques. Si son ami ne pouvait être qualifié ainsi et l'avait plutôt joyeux, de mauvais souvenirs lui revenaient, d'une soirée qu'elle préférait oublier. N'importunons pas les cruels Dieux du sud avec mes pensées macabres. Elle aurait tout donné pour trouver un arbre coeur, quelque part, et se sentir un peu moins seule qu'en cet instant où même son ami recevait des félicitations qu'on lui refusait. Sans en prendre ombrage, la nordienne attendit qu'il la rejoigne quand ils furent brusquement interrompit.
Un homme à l'allure étrange arriva, suivit d'un autre qui ne semblait pas fort heureux. Le premier leva un doigt accusateur vers Jorah, le qualifiant de voleur ce qui eu le mérite d'écarquiller les yeux du chasseur et de faire passer une expression outrée sur le visage d'Eleyna. Elle n'avait jamais eu d'expression si féminine de toute sa vie, mais savait quel sort on pouvait réserver à un voleur. Il lui semblait d'ailleurs que l'homme à qui on avait dérobé la bourse n'était pas un roturier...Il menaçait son ami, et la jeune femme hésitait à intervenir. Personne n'aimait voir une dame se mêler de ces affaires et elle ne passait, après tout, que pour une simple roturière. Révéler son nom? Uniquement pour lui sauver la vie. Elle cherchait du regard l'homme qui avait entamé ces troubles, sans parvenir à le retrouver dans la foule. Dans l'obscurité, elle ne l'avait pas bien distingué mais se jura de lui faire payer si les choses tournaient mal. « Je veux bien vous rendre une bourse messer mais pas la votre. Je ne vous ai pas volé! J'peux vous le jurer. Je suis pas noble mais je suis honnête. » s'exclama-t-il, conscient qu'il valait mieux régler cela tranquillement. Jorah n'était pas Lukas et c'était heureux car la situation aurait déjà dégénéré. Le chasseur était né roturier et savait qu'il fallait parfois s'écraser. « Vous pouvez m'croire! J'ai pas bougé d'ici sauf pour aider à éteindre le feu. » Ce qui était la stricte vérité et d'autres pourraient en témoigner. Hélas ils étaient loin d'eux, s'étaient approchés pour aider les victimes et certains faisaient partie de la chaîne. Ils s'étaient au mieux écroulé quelque part pour se vider une bonne chope. « Il dit la vérité, je ne connais pas homme plus honnête que lui. » Elle songea à Pryam mais ce n'était pas vraiment le moment de se montrer tatillon. « Pouvez-vous en dire autant de son accusateur? Il me semble avoir disparu bien vite... »
Heureusement, Eleyna avait encore l'esprit clair.

Intervention MJ: Les arguments des nordiens sont-ils convaincants? L'homme prend-il mal l'intervention d'Eleyna au vue de son sexe? Bref, que se passe-t-il?
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Message Dim 3 Juin 2012 - 12:28

           « T'aurais dû devenir septon mon gars, t'étais pas si mal ! » Un tel compliment dans la bouche de la Brute de Bracken ne pouvait que sonner comme une menace et pourtant, s'il tapa franchement dans le dos du prêtre à barbe, ce n'était pas pour le molester mais bien pour le féliciter de s'être plier à cette humiliation qui avait eu pour effet d'apaiser les chevaliers que les paroles méprisantes d'Oteh Byris à l'égard de la vraie foi avaient considérablement froissés. Ils n'étaient peut-être pas du dernier raffinement, ces bonshommes, mais il était très attaché à leur religion des Sept qui faisaient d'eux des roturiers ou des nobles à part, puisqu'ils étaient chevaliers. Certes, ils n'allaient pas devenir du jour au lendemain les meilleurs amis du prêtre originaire de Norvos, mais ils avaient bien assez ri de lui pour décider de le laisser tranquille tant qu'il ferait profil bas et cesserait d'insulter les septons, les septas, les septuaires, bref tout ce qui se rapportait à la seule et unique vraie religion. Ser Galtry vint même à sa rencontre alors que les autres se dispersaient ou suivaient ser Otho Bracken sur d'autres chemins.  « Dis voir t'es pas d'ici toi ? T'as voyagé ? T'es des Cités-libres ? T'as un accent à coucher dehors non ? » Cela faisait beaucoup de questions en une fois, mais le chevalier les résuma d'une seule phrase :  « Si t'es aussi riche que tu viens de loin, ça te dit de faire des paris sur le tournoi ? J'ai des informations mais pas d'argent, alors si tu as l'argent, on peut s'arranger... » Ser Galtry n'était pas très futé, mais pour une fois qu'il croyait avoir eu une bonne idée, il n'allait pas lâcher le prêtre à barbe de si tôt.

          De son côté, ser Lucas Quenneny ne savait plus trop quoi penser. Les paroles de Jorah ne furent d'aucun effet sur lui et au contraire le confortèrent dans l'idée qu'il serait facile de faire pendre ce roturier qui n'avait aucun rang ni aucun titre pour se défendre. En revanche, l'intervention de la jeune femme fut bien plus convaincante et quand bien même il ne la connaissait point, elle avait acquis toute son attention : celui qui avait désigné Jorah comme son voleur s'était carapaté sans demander son reste, ce qui était une attitude plus que suspecte. De plus, il avait remarqué ce dernier aux alentours de sa tente près du champ du tournoi quelques heures avant que ne débute la soirée, et après avoir recueilli les témoignages de plusieurs personnes de confiance, ser Lucas s'était mis en tête de le retrouver sans y parvenir, l'ombre voleuse lui glissait littéralement entre les doigts jusqu'à cet instant où il s'était fait duper en beauté. Le chevalier enrageait donc, à juste titre, et il pestait de ne pas trouver le voleur. « Soit, mais videz vos poches d'abord et si ce n'est pas vous, après, aidez-moi à retrouver ce con et je vous épargne une visite au château à tous les deux ! » Même s'il n'était pas le plus aimable et le plus sage des hommes présents dans la cour, ser Lucas n'en était pas moins très terre à terre et s'il acceptait que le chasseur Jorah puisse ne pas être le voleur, il ne l'admettrait tout à fait qu'une fois la preuve de la bonne foi du nordien apportée.
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Message Dim 3 Juin 2012 - 13:11

L’humeur de l’Orageux n’allait en rien s’améliorer, coupé dans sa discussion par des clapotis si caractéristiques. Il dévisageait les simples d’esprit applaudir les bons samaritains ayant formé avec solidarité une chaîne efficace afin de maîtriser l’incendie. Kerigan retint un grognement en assistant à la scène. Qu’avaient t’ils fait de si sensationnel pour être acclamés de la sorte à part gaspiller par précaution trois galons de flotte là où les flammes n’avaient pu se rendre ? Certes, sa raison ne le poussa pas à avouer sa mauvaise foi révélatrice d’une certaine jalousie. Le fait d’avoir longtemps été sur les routes pavées à accomplir n’importe quel service correspondant à ses aptitudes lui avait évité pareille vision.

Et puis, il fut cette fois-ci interrompu dans sa rêverie. Une engrossée venait de s’étaler sur la table. Il fallait que ce soit cette table parmi la bonne dizaine de tables installées dans la cour. Kerigan se releva presque immédiatement, sans être indisposé à la vue du sang perler sur la table, se demandant tout bonnement ce qu’il faisait ici. Du bruit et de l’agitation provenaient des quatre coins de cette cour au sol humide, quasiment boueux par endroit, et il n’avait jamais autant rêvé à la quiétude des grands espaces et des petits bourgs où il était encore possible d’entendre les oiseaux gazouiller dans la rue principale.

Tandis que la femme enceinte implorait Lyra, un homme venu de nulle part percuta Kerigan sur son chemin pour soutenir sa moitié. Il ne manquait plus que ça. Avoir l’impression de gêner et de ne plus savoir où mettre ses pieds. Et tout ça avec en arrière plan, un type abattu d’une flèche. Le danger guettait chacune des personnes peuplant cette cour depuis tout à l’heure et ils applaudissaient, buvaient, braillaient encore à la gloire des deux chevaliers ou de lord Ambrose malgré cette succession de morts aussi soudaines que violentes. Incompréhensible. Le regard noir, Kerigan se mordilla la lèvre inférieure et cracha froidement d’un ton sec son mépris.

«Tu avais neuf mois pour y penser et toute une vie pour savoir qu’on ne bouscule pas n’importe qui comme ça, le bourrin. »

Il demandait de l’aide alors que la seconde précédente, il n’avait pas jugé Kerigan digne de recevoir le moindre pardon pour la bousculade. Ca ne faisait que confirmer l’impression de l’ancien reître ainsi que renforcer son orgueil. Susceptible ? Certainement, mais cela avait le mérite de ne pas lui donner l’impression d’être aussi idiot qu’un parfait pigeon. De toute manière, qu’est ce qu’il y connaissait aux joies de l’enfantement ? Et il s’éloigna sans remord, laissant Lyra seule avec le couple attendant cet heureux évènement.

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Pryam Templeton
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Message Dim 3 Juin 2012 - 13:41

     Serena avait l'air en bonne forme et c'était la seule chose qui importait au chevalier. Il hocha donc la tête lorsqu'elle l'informa que tout allait bien, même s'il était bien décidé à veiller au grain et éviter que cette donnée ne change. Avant qu'il ne puisse esquisser le moindre geste, sa cadette s'était déjà débarrassé des petites flammes qui menaçaient de lécher sa robe, il se concentra donc sur les flammes qu'il fallait étouffer avant qu'elles ne s'étendent. Pryam se contenta de hocher la tête d'un air affirmatif lorsque la jeune dame lui déclara qu'elle allait devoir lui présenter quelqu'un. Avait-elle fait la connaissance de quelqu'un ici ? À moins qu'il ne s'agisse de l'une de ses anciennes relations comme Bray ? Vu que la jeune femme avait voyagé pendant longtemps, c'était fort probable ma foi et le Valois ne voyait aucune raison de refuser. Il accorda un bref regard à la brune sans vraiment remarquer le rosissement de ses joues puisqu'il mettait cela sur les efforts qu'elle effectuait pour éteindre le feu. Pryam n'était pas homme à penser que les demoiselles pouvaient tomber sous le charme des chevaliers simplement en leur ayant parlé quelques minutes. Il ne voyait pas sa sœur amoureuse surtout dirons-nous, l'idée qu'elle puisse être intéressée par un homme le dépassait donc totalement.

     Les flammes furent finalement éteintes et le chevalier posa le tissu qu'il avait utilisé pour les étouffer, avant de se tourner vers les autres personnes présentes dans la cour. Il eut la désagréable surprise de voir l'attention en partie braquée sur lui, cette situation le gênait et importunait grandement, il songea même l'espace d'une seconde à saluer la compagnie et rejoindre le campement des chevaliers. Mais il ne le fit pas et resta simplement de marbre en détournant son attention ailleurs, espérant ainsi faire partir les agaçants soulards qui s'imaginaient déjà lors des joutes. Puis les événement s'enchaînèrent, un homme aborda l'un des roturiers présents dans la cour pour lâcher une sorte de prophétie plutôt étrange. L'énoncé de l'herbe rouge lui fit penser à la bataille qui portait le même prénom, celle-là même qui avait valu à son père, ser Symond, de devenir chevalier de Neufétoiles puisque le grand-père de Pryam avait été tué sur le champ de bataille par le traître en personne. Mais pourquoi parler de cela ici ? Bonne question, certainement quelqu'un qui avait trop bu. Cela dit, la manière dont il fut appelé au silence fut pour le moins.... Radicale et ne manqua pas d'interpeller et d'interloquer le Valois qui darda un regard à la fois plein d'incompréhension et de désaccord sur le garde qui prit la parole. Un assassin ? Cet homme ? C'était la première fois qu'un tueur s'amuserait à attirer toute l'attention sur lui ! Pryam ne prêtait pas vraiment foi à ces paroles et pensait surtout que les gardes en avaient profité, mais il ignorait totalement la raison de cette violence gratuite et la mettait simplement sur le fait que les hommes d'armes étaient toujours très violents. Ainsi donc, lorsqu'un homme approcha de Pryam et d'un autre chevalier qui n'avait pas retenu l'attention du Templeton jusqu'à présent, le jeune homme porta son attention sur lui, haussant les sourcils d'un air interrogateur. Il ignorait quels étaient les liens de cet individu et du prophète-assassin mort. Toujours serviable, il se renseigna donc.

     ▬ Oui ? Je peux vous aider ? »

------------------------

MDJ : Dans je le genre message inutile je fais fort je sais, mais je ne peux pas trop m'avancer donc j'attends la réponse du gus, désolé =/


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Dim 3 Juin 2012 - 14:05

     Kerigan expliqua qu'il travaillait pour une jeune dame du Bief et Lyra nota qu'ils s'étaient peut-être manqués de peu puisqu'elle avait passé quelques temps à Villevieille. Au fond c'était très certainement loin d'être le cas, mais elle n'avait pas la géographie de Westeros à l'esprit et voyait mal à quelle distance se situait le fief des Florent et celui des Hightower. Quoi qu'il en soit, il répondit négativement à l'idée d'aller danser et cela ne put que dessiner une expression légèrement déçue sur le minois bronzé de la Dornienne. Mieux valait éviter de trop le titiller, si elle insistait lourdement comme elle savait le faire, la jeune femme craignait de le voir riposter un peu plus brutalement que lors de leur premier désaccord. Vu la carrure de l'Orageux, elle préférait éviter de ramasser ses dents en même temps que sa dignité.

     ▬ Quel dommage. Je vous aurais bien invité sinon ! »

     C'était peut-être justement pour cela qu'il avait refusé. Très probablement même, habituellement c'était les femmes qui se faisaient inviter, mais elle se fichait des us et coutumes, ils étaient là pour s'amuser, point barre ! Après l'intervention de l'alcoolique, Kerigan relança la discussion sur les mariages Dorniens et elle répondit aussitôt.

     ▬ J'ai uniquement assisté aux mariages roturiers. On boit beaucoup, on danse et on s'amuse, mais les incidents de ce genre n'arrivent pas, la Mère Rivière est bien plus respectée visiblement.... »

     Peut-être aussi étaient-ils de simples roturiers et ne valaient-ils pas la peine de provoquer un tel grabuge ? Au fond, c'était sans importance. Lyra avait espéré un beau mariage, mais tout tournait plutôt mal. L'incendie avait été stoppé et les hommes étaient portés aux nues, même Asafa qui n'avait pourtant pas fait grand-chose. Ce fut à ce moment qu'une femme aborda Lyra, elle avait un physique ingrat et un ventre ballonné qui semblait indiquer qu'elle allait bientôt donner la vie. La Dornienne agrandit les yeux sous la surprise lorsque la femme lui demanda son aide. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire ? Elle n'en savait absolument rien ! Que le mari vienne en rajouter une couche ne l'arrangea d'ailleurs pas. La suivante tourna un regard paniqué vers Kerigan dans l'espoir qu'il lui vienne en aide, mais celui-ci s'éloigna après avoir craché quelques paroles très évidentes. Quelle idée de venir à un tel évènement alors qu'elle allait accoucher. La Dornienne esquissa le geste de sauter derrière l'ancien reître, mais se retint finalement.

     ▬ Kerigan ! Elle stoppa, se retournant pour regarder la femme et son mari, triturant ses vêtements dans un geste anxieux puis elle répliqua enfin. Attendez ici, je vais chercher de l'aide ! Allongez-vous ! »

     Elle se détourna, partant dans la foule pour essayer de trouver Oteh, il lui avait dit avoir accouché quelqu'un alors pourquoi pas réitérer cet exploit ? Comme ses yeux cherchaient le prêtre à barbe dans la foule, elle vit avec surprise un jeune homme dont le visage lui était familier : Maël. Surprise, mais heureuse, elle sauta rapidement dans sa direction et avant qu'il ne la voit, lui vola dans les plumes en glissant ses bras autour de la taille du Dornien dans une étreinte rapide. Puis elle se recula, lui attrapant la main en s'agitant.

     ▬ Maël ! Il y a une femme qui accouche, il me faut de l'aide, je doit trouver le prêtre à barbe, un homme au crâne rasé, tu peux m'aider je t'en supplie ! »

     Le pauvre ne devait pas y comprendre grand-chose, mais elle l'embarqua quand même en le traînant derrière elle. Après quelques pas, la demoiselle cibla enfin Oteh et se dirigea dans sa direction, puis lorsqu'elle fut arrivée à ses côtés, la suivante lâcha la main du tailleur pour se placer à côté du prêtre sans se soucier des hommes avec qui il « parlait ».

     ▬ Oteh ! Une femme va accoucher à la table où nous étions, elle perd du sang, j'ai besoin de vous ! »

     Complètement dépassée par les événements, la Dornienne ne savait plus où donner de la tête.
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Message Dim 3 Juin 2012 - 15:39

Deirdre fut gentiment secouru par le chevalier, sur lequel elle s'était laissée vaciller. Il fut attentionné, et oublia la prêtre, l'emportant un peu plus loin. Quel gentil petit homme, se disait-elle avec un certain cynisme. Elle se laissa entrainée un peu plus loin, lâchant son verre, et se massant le front. Elle ne manqua pas de jeter un oeil derrière l'épaule de l'homme qui la supportait, voulant s'assurer du déroulement, de cet discussion un peu mouvementée, de cette envie de voir un homme à genoux. Elle lâcha, l'air de rien, pour que le doute s'estompe.

- Je vous fais prendre congé de vos amis, je suis impardonnable... Vous avez raison, je ne devrais point boire autant, mais c'vin était si bon, dit-elle presque dans un soupir.

Une table arriva à portée, comme les effluves horribles qui fumaient dans l'air. Un mélange horrible de vomit, nourriture, de sang, de chose brûlé. Quel fragrance qui venait lui agresser le nez et le fit se froncer sur son petit visage. Au moins, elle n'aurait pas trop à jouée les fausse femmes nauséeuse, l'odeur l'aidait à grimacer. Et pourtant, elle avait bien dormi dans des endroits ignoble, non loin de crottin ou alors sur le perron d'une taverne collante et sentant l'urine et les rendus de soirée. Elle s'installa, se laissant littéralement tombé sur la table, a moitié allongée sur le bois couvert de boisson et de nourriture. Elle rit au éclat. Elle releva doucement la tête, avec un air penaud et timide, honteuse de son attitude. Elle remonta un peu la bretelle de sa robe qui avait glissé sur son épaule et sourit de plus belle. Tiens, le charmant homme de Damon Tarbeck qui avait déjà été aux petits soins avec elle, sur un bout de chemin qui les amena au Conflans. Elle lui frappa le poitrail, maladroite.

- Vous voilà vous ! Je pensais vous avoir perdu ! J'ai marché, j'ai bu et .... Je sais plus où vous étiez... Les autres ne sont pas loin ? fit-elle mine de chercher le reste de la "garde" de la maison Tarbeck, mais ses yeux bleus se jetèrent derrière elle, pour vérifier que tout se passait bien avec le prêtre.

Elle vit une autre ombre s'approcher d'eux, alors que le reitre et le chevalier, discutait froidement, l'un exécutant les ordres de l'autre. Bon, c'était déjà ça. Si tout dérapait, elle avait réussi à retirer deux hommes de la bande. Il n'aurait qu'à se débrouiller, elle ne pourrait faire mieux. Puis, maintenant qu'un des hommes de Tarbeck, ne la connaissant vraiment pas, était à sa hauteur, elle ne pouvait rien se permettre.

Elle posa enfin ses yeux sur sa cour, et vit qu'on lui ramena à boire et des victuailles. Si elle pensait que son petit plan, l'aurait poussée à être si gentiment traité, elle l'aurait fait un peu plus tôt. Elle frappa dans ses mains, et leur fit à tous un grand sourire.

- Z'êtes tous si aimable, m'rci beaucoup...

Elle prit une grande inspiration et tira l'assiette vers elle. Elle déchira un bout de cette chair de cochon, grasse et tendre, puis l'attira à sa bouche, mangeant lentement. Elle grimaça lorsqu'elle déglutit et tendit la main pour attraper la cruche, la faisant rouler sur la table et se renverser sur un des trois hommes. Elle ricana, puis s'excusa à mi-mot, en se penchant pour ramasser la carafe d'eau. Encore une fois, plus sérieuse, penchée dans le sol sableux, elle jeta un oeil vers le tonneau. On étreignait virilement le prêtre. Bonne nouvelle. Elle se releva et regardait l'homme trempé.

- Je ne sais vraiment remercier toute la sympathie qu'vous m'donnez. J'suis navrée. Je vais rester sage et assise ici. M'ci Ser. Cet homme veillera sur moi, indiqua t-elle du doigt, l'homme de Tarbeck.

Elle continua de manger, en se mimant de se forcer. Puis levant les yeux, elle loucha sur une dame, non loin, allongée sur une table. Encore son doigts pointé, elle désigna la femme.

- Bah celle là, elle a bien bu plus qu'moi ! On dirait qu'elle va nous quitté à voir comme son corps se tord sous ses maux.

Aller, va voir ce qu'il se passe... Reste pas ici. Je suis sauve et accompagnée, aucune raison de rester ... se grommelait-elle au fond de son esprit.


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Message Dim 3 Juin 2012 - 16:11



     Décidément, Owayn ne savait plus où donner de la tête. Il avait commencé par tenter de faire partie d'une chaîne qui se passait des seaux d'eau, organisée par quelques chevaliers qui faisaient, pour une fois, honneur à leur rang. Il avait rabroué Kerran qui s'était laissé aller à la boisson, le tirant du fond de sa chaise afin de lui coller un récipient dans les mains, et ils avaient tous deux participé, au même titre qu'un bon nombre d'autres ripailleurs, à l'opération anti-incendie, abandonnant par conséquent la charmante jeune femme qui lui avait permis de remporter la victoire sur la table, quelques minutes plus tôt. L'incendie avait finalement été endigué, fort heureusement.
     Mais alors qu'il acclamait les deux héros de la soirée, un individu mystérieux passa en trombe près de lui, ses mains courant à la ceinture du roturier, cherchant quelque chose à voler. Rien, bien sûr, mais le reître ne comptait pas se laisser faire ; malheureusement, son pied dérapa sur le mélange de bière et d'eau qui détrempait le sol, et il se rattrapa de justesse à l'épaule de son ami négociant, qui lui avait posé son derrière sur le bord d'une table.
     Owayn pestait comme un poissonnier lorsqu'une main se posa — ou plutôt se jeta — sur son épaule. Il fit volte-face vivement, pour se retrouver face à un homme visiblement galvanisé qui proféra des paroles pseudo-divinatrices sur un ton de prédicateur habité. Son discours ne dut pas plaire à tout le monde, puisque l'empennage d'une flèche ne tarda pas à lui pousser d'un coin de la gorge. Le trait fut appuyé par l'intervention rapide d'une bande de gardes qui, s'extirpant de l'escalier des remparts — ou était-ce de l'obscurité ? — requit l'aide des personnes environnantes afin de dégager les corps.

     Le reître n'avait plus très faim, après tout ce qui s'était passé. Il fallait dire que l'odeur était absolument écœurante ; entre l'alcool brûlé, et les diverses choses qui avaient été prises dans l'incendie, on avait l'impression de respirer un morceau de charbon. Aussi, il décida d'aider les gardes à dégager les cadavres, Kerran restant assis sur son bord de table à regarder la scène. Lui par contre ne se laissait pas abattre, et était déjà rond comme une barrique ; il avait définitivement choisi d'éponger l'alcool ingurgité en se gavant comme une oie.
     Owayn, lui, se pencha sur le corps du prédicateur avec un autre garde. La flèche avait traversé la gorge de part en part, et le type était étalé raide mort. L'ancien mineur ne reconnut pas ses vêtements, ni un quelconque blason ; il fallait dire qu'avec l'obscurité ambiante, ce n'était pas évident du tout. Pendant qu'il cherchait des yeux un signe d'appartenance à une maison noble, il s'adressa au garde qui lui avait saisi les pieds du cadavre, tentant de voir si lui aussi portait un blason quelconque.

     ▬ Y'a pas à dire, c't'un sacré tir là, l'avez étalé en un rien d'temps. Z'avez beaucoup d'ces clowns qui viennent dans l'coin pour y menacer les hautes gens ? Parc'que moi, y'a un bougre qu'a tenté d'me rafler ma bourse.


[Si le MJ pouvait me décrire le blason des gardes (même si Owayn ne connait pas la maison, je ne chercherait pas sur la GdN), ainsi que si le prédicateur avait une quelconque marque particulière ; il serait aussi chouette que le garde me réponde ! Merci d'avance !]
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Message Dim 3 Juin 2012 - 16:30

« Enchantée Owayn. Mais vous ne me devez rien, vous étiez sur le point de gagner, cela se voyait, je n’ai fais qu’accélérer les choses, voila tout. »

D’une révérence gracieuse, elle prit congé, pour quelques instants du moins puisque la pluie de pisse fut suivie de la mort de deux hommes au moins et d’un incendie qui menaçait la sécurité de tous. Reculant, elle se retrouva de nouveau à son côté et put ainsi répondre à sa proposition :

« Les gardes ne vont-ils pas le faire ? »

Heureusement, grâce au sol détrempé et à l’effort de quelques uns des convives, mais pas Eva qui n’avait aucune envie de se mouiller et encore moins de se brûler pour des inconnus, le feu s’éteignit peu à peu jusqu’à ne laisser que quelques fumeroles et plus de peur que de mal en tout cas concernant ceux qui n’était pas tombés sur les braises. Elle avait bien porté quelques seau dans al chaine, mais le plus loin possible des flammes, elle avait aussi pensé à couvrir les flammes avec sa cape, mais c’était ravisée avant de la crotter. Un homme qui ne ressemblait même pas vraiment à un homme la bouscula et les deux trébuchèrent et se retrouvèrent dans le jus d’immondices, et ce truc osa la tripoter avant de se relever et de la laisser là. La brune cria pour qu’on l’aide à se débarrasser de cet chose, elle avait envie de gerber et ça n’était pas seulement à cause du fait qu’elle était couverte de boue vineuse des pieds à la tête mais aussi parce que cette face était à faire peur, elle se releva tant bien que mal et cria de plus belle sans pour autant articuler un mot en désignant l’homme aux touffes hirsutes du doigts.

« Il, il, il ! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »

Eva ne pouvait pas supporter bien longtemps d’être aussi sale et puante, elle avait la nausée et tremblante, elle se précipita au puits et se trempa jusqu’à ce que toute trace de ce bouillon de culture ait disparut. Elle était trempée, mais elle ne ressemblait plus à une grosse bouse mouvante, juste à un torchon pas essoré, et elle avait perdu dans le même temps l’ombre de vue ainsi que son ruban et le prêtre à barbe. Elle se sentait mieux, mais elle avait froid, il fallait qu’elle retrouve sa cape. C’est alors que, de là où elle se trouvait, elle put voir que la soirée prenait une tournure vraiment étrange, une femme était en train d’accoucher sur une table, quelques bagarre étaient sur le point de se déclarer et un homme venait de tomber touché par une flèche. Mais aucun garde n’était encore allé prévenir le maitre des lieux. Bah, peu importait, il fallait rester loin du grabuge si possible et les soldats avaient la situation bien en main à priori. Elle prit un seau d’eau, elle était près du puits et une femme était sur le point d’accoucher, alors tant qu’à s’occuper pour se réchauffer, elle avait choisi d’apporter de l’eau à la table où elle retrouverait sûrement sa cape. Marchant prudemment sur le sol glissant elle s’approcha de la table en question.

« Bon, j’y connais rien, mais il parait qu’il faut de l’eau… tenez. »

La cape n’était plus là, dommage… Lyra venait de partir et la femme paressait totalement paniquée d’être entourée d’hommes et de voir son époux sur le point de se battre. Mais le jeune homme partit finalement. Elle aida l’homme à allonger sa femme sur la table en dégageant la place, tant qu’elle bougeait elle n’avait pas trop froid, aussi n’hésitait-elle pas à s’agiter. Mais passé tout ça, elle ne savait ni quoi dire ni quoi faire pour aider à la mise au monde de l’enfant qui s’annonçait. Elle lui dit bien de respirer, de rester calme, mais rien n’y faisait, elle monta sur la table et ça plaça à sa tête, remontant un peu ses épaules sur elle pour la redresser légèrement et desserrer ses lacets pour qu’elle puisse respirer plus aisément… Ainsi installée, elle commençait à se refroidir, mais pour le moment elle n’y pensait pas, car même elle pouvait être touchée par l’émotion de ce moment et par la détresse de la femme aussi.
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Message Dim 3 Juin 2012 - 16:48

Choqué, abasourdi et surtout impuissant, Maël observa le pauvre homme chuter au sol et trembler sous la douleur. Jamais il n’aurait cru amplifier sa douleur avec seulement un peu de bière mais il s’en châtiât : il aurait du y réfléchir par deux fois avant d’agir dans la précipitation et le plus grand trouble… C’était ce cuisinier qui en faisait les frais, et les prières du Dornien ne purent le sauver. Il s’en voulait et ne parvint pas à soutenir la tête du malheureux jusqu’au bout. Son visage balafré et purulent eut raison de lui, il s’écarta en titubant, glissant sur le sol vineux et puant, et rendit son repas frugal en se tenant au mur poisseux. Quel désastre. Soulagé du poids de son estomac il tira le corps du malheureux pour l’écarter de la foule, il était blessé mais vivant, il pouvait au moins lui épargner d’être piétiné par les saoulards qui s’accumulaient dans la Cour… Abattu, il ne faisait plus vraiment attention à ce qui l’entourait. Il avala un jus pour faire passer le goût horrible qui empâtait sa gorge et jetait un regard vide sur ce qui l’entourait… On pouvait espérer que la fête dans la Grande Salle se déroulait mieux, il s’inquiétait un peu pour la jeune lady Ashlee.

Il fut alors surpris par une étreinte inattendue, chaleureuse et douce. Il la reconnut tout de suite : Lyra ! Soulagé qu’elle aille bien après l’avoir perdu dans la foule, il la serra contre lui avec tendresse mais comprit vite qu’elle était perturbée. Une femme qui accouche ? De l’aide, lui ? Il n’y connaissait… Pas grand-chose. Toutefois il ne l’abandonnerait jamais, surtout dans un tel état. Serrant sa main, il posa un rapide baiser sur son front pour la rassurer.

    « Je vais t’aider ça va aller. Trouvons ce prêtre. »

Il la talonna en cherchant du regard cet « homme au crâne rasé », peu évident de repérer quelqu’un dans la foule, encore plus avec cette maigre description. Heureusement Lyra repéra vite le fameux Oteh, en prise avec d’autres hommes… Il n’avait pas l’air bien disponible pour le moment. Il exerça une légère pression sur les doigts de la Dornienne pour attirer son attention.

    « Allons rejoindre cette femme, elle doit être paniquée. Oteh nous rejoindra dès que possible. Il lui fit un sourire qui se voulait encourageant. Ca va aller Princesse, je reste avec toi. »

Il l’entraina donc vers la table improvisée table d’accouchement, assez facile à repérer au final au vu de l’agitation de la femme et de son mari paniqué. Il s’approcha de ce dernier pour lui intimer d’une voix douce : « Tenez-lui la tête pour qu’elle soit plus à l’aise. ». A l’aise était un grand mot dans son état. Une femme était déjà en train d'aider la future mère, mais elle ne paraissait pas plus à l'aise qu'eux. Maël essaya d’éviter de regarder plus bas, elle avait perdu du sang et la vision lui était difficile, cela dit il essaya de l’encourager. « Tenez bon ma dame, vous n’êtes pas seule. » Il glissa un regard vers Lyra, il craignait qu’ils aient besoin de gérer ça seuls, c’était… Si étrange, comme retrouvailles ! Ils en riraient peut-être un jour… En attendant, il fallait assurer.



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Message Dim 3 Juin 2012 - 17:07

Eleyna avait bien vu que le noble ne semblait pas croire Jorah. Le pauvre n'était pas des plus éloquent et ne pouvait clamer sa bonne foi qu'avec le timbre de la vérité. Elle s'était donc résolue à intervenir, moitié cédant à ses automatismes, moitié désireuse de faire remarquer ce qui lui brûlait les lèvres, à savoir le comportement suspect de l'accusateur. La nordienne fut surprise d'arriver si facilement à ses fins, preuve que soit cet homme était fort influençable, soit il avait un peu trop bu. L'un allait bien entendu avec l'autre. La jeune fille se demandait pourquoi ils étaient les victimes désignées. Cela se voyaient-ils, qu'ils étaient étrangers? Passaient-ils si aisément pour des roturiers? Eleyna y travaillait, Jorah n'avait pas d'efforts à faire. L'accusateur l'intriguait, elle observait les environs discrètement, sans rien y distinguer.
Le noble exigea de Jorah qu'il vide ses poches, ce que le jeune garçon fit sans poser de problèmes. Non pas qu'il soit spécialement habitué à obéir car il avait son caractère bien à lui, mais il savait très bien que c'était la meilleure des solutions. Non seulement pour lui, mais également pour protéger l'identité de son amie.
Il portait bien une bourse avec quelques dragons d'or, vestiges de ce qu'Eleyna, Lukas et lui avaient partagé à leur départ d'Âtre-Lès-Confins pour que tout ne soit pas dans une seule et même bourse, trop simple à voler. Il y en avait peut-être cinq ou six, rien de plus avec quelques pièces d'argent. Rien d'autre dans sa poche, hormis la pierre dont il se servait pour aiguiser les flèches de son arbalète. L'arme était restée au campement des chevaliers, où logeait Pryam, car elles étaient interdites dans la cour. « C'est tout ce que j'ai. » déclara-t-il en ouvrant la bourse quelque peu usée. « Vous voyez, ce garçon est innocent...Nous nous ferons un plaisir de vous aider à attraper celui qui a eu l'audace de vous dérober votre bourse! Peut-être devrions nous avertir les invités qu'un voleur rôde dans les parages, conseiller aux gardes d'être plus attentif dans la salle... » Innocentes suggestions, mais l'imagination de la jeune fille était en ébullition au sujet de ce voleur. Esprit romanesque, elle imaginait des histoires et c'est naturellement qu'elle pensa à Pryam. « Nos compagnons sont un peu plus loin, l'un d'eux est chevalier. Il pourrait peut-être nous aider à résoudre ce mystère...Et à propager l'avertissement. » Elle se dit que la diversion proposée par l'homme à la petite vessie qui s'était terminée en drame, était arrivée à point nommé. Y avait-il un rapport? Pour son imagination, oui.

Intervention du MJ: Désolée poste assez inutile mais je n'osais pas faire réagir le pnj x) Comment réagit-il donc??
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Message Dim 3 Juin 2012 - 21:56

     Lyra était heureuse que Maël prenne un peules choses en main, même si elle était parfaitement consciente que le jeune homme ne devait absolument pas savoir comment se déroulait un accouchement. Ils n'étaient pas des experts en matière de soin et la seule chose que la Dornienne savait faire à ce jour était de désinfecter une blessure sans gravité. Et encore, à condition qu'elle puisse avoir les bonnes choses sur elle. Le jeune tailleur s'était approché de la femme enceinte et avait conseillé son époux pour essayer d'apaiser un peu la femme. Les yeux de la Dornienne passait du visage de la femme à celui de son mari, puis elle s'aperçut finalement que la prostituée qui avait été son amie jadis commençait à prendre les choses en main. Cette constatation l'effraya et elle s'empressa d'intervenir avant qu'elle ne déclenche une catastrophe.

     ▬ Eva ! Ne la touche pas surtout ! »

     Lyra avait approché de la catin pour s'assurer qu'elle cessait de tripoter tous les habits de la malheureuse. Avec un manque de connaissance une catastrophe était vite arrivée ! Eva était une catin et elle était certainement plus habituée à détruire la vie des bébés qu'à la donner. Lyra doutait que cette femme soit capable de s'occuper d'un accouchement. Surtout que le sang qui coulait des cuisses de la femme enceinte n'avait pas échappé à la Dornienne, il était donc fort probable que des complications très importantes se soient déroulées. Personne ne savait si elle avait eu un coup, personne ne savait si elle venait de manger quelque chose de dangereux pour son enfant, mais une chose était sûre : elle n'accoucherait pas comme toutes les femmes. Sachant que donner la naissance dans de bonnes conditions était déjà une chose difficile, dans ce cas de figure il était inutile de dire ce qui pouvait les attendre. Inspirant légèrement elle adopta un ton assez brusque dicté par son inquiétude pour la mère.

     ▬ Cette femme perd du sang, en touchant à ses habits tu risques peut-être de débloquer ou bloquer quelque chose qui pourrait tuer le bébé. Je doute que ton métier te permette de pouvoir donner la naissance à un enfant. Alors par la Mère Rivière, enlève tes mains de cette femme et écarte-toi avant d'aggraver son cas. Un homme qui sait s'y prendre ne va pas tarder à arriver et il sauvera la mère et l'enfant. »

     Elle avait parlé à voix basse de manière à ce que la mère et le mère n'entendent rien. Il n'était pas évident de garder son calme dans une telle situation et le ton de la suivante n'était pas très avenant. La vie d'un enfant était en danger et même si c'était malheureux de le dire, Eva était bien la dernière personne en qui Lyra irait placer sa confiance. Une femme capable de dénigrer une amie parce qu'elle se entait supérieure à elle et qui devait certainement avoir de nombreuses fois interrompu ses grosses ne méritait pas autant d'attention qu'un enfant sur le point de naître. Détournant les yeux de la Dornienne, Lyra cherche Oteh du regard dans la foule.
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Message Dim 3 Juin 2012 - 23:15

Eva était extrêmement choquée par la réaction et l’attitude de Lyra, elle ne comprenait pas plus pourquoi elle se faisait soudainement engueuler comme si elle était en train de la détrousser alors qu’elle essayait simplement de rendre la chose moins difficile pour elle. Ne sachant quoi faire exactement en bas, elle c’était mise en haut et ayant assisté à quelques accouchement plus ou moins difficiles, imaginant la souffrance que c’était, elle n’avait pas envie de dire, que ça allait bien se passer ou qu’elle n’avait pas à s’en faire car elle n’en savait rien et que si elle avait été à la place de la femme et qu’on lui avait dit ce genre de chose alors qu’elle souffrait le martyre, ça l’aurait mise en rage. Quand au fait de tuer des bébés, heureusement pour elle, la catin prenait ses précautions avec beaucoup de sérieux car elle n’aurait jamais pu ôter la vie d’un petit être innocent. Elle-même était née sans père et la vie de sa mère aurait probablement été plus simple sans elle, mais elle était bel et bien là et elle ne noyait pas les enfants comme on noie les chatons, d’ailleurs elle ne noyait pas non plus les chatons…

« Mais j’ai rien touché ! Je l’aide juste à se mettre dans une position plus confortable en lui faisant un oreiller ! Je lui tiens la tête, c’est tout ce que je fais ! »

Eva venait de comprendre ce que Lyra lui reprochait, elle était un instant plus tôt en train de délacer le surcot de la femme pour que celle-ci puisse respirer un peu mieux et évite de tomber dans les pommes. Qui pouvait lui reprocher ça ? Elle essayait d’aider, et pour une fois sans aucune arrière pensée, à vrai dire, cela l’avait toujours beaucoup impressionnée que des femmes aient le courage d’enfanter dans des conditions pareilles. Là s’en était trop, le jugement de la dornienne sur elle était un peu hâtif, comme si une catin était sensée rester une catin toute sa vie, comme si elle ne pouvait pas avoir envie de faire autre chose. Ce genre de chose la mettait hors d’elle et ce pour une raison très simple, elle avait essayé, elle avait été serveuse un temps à Ferboys, et elle le serait resté si elle n’avait pas eut la proposition plus qu’elle chante de Tybolt doublée d’une rencontre peu agréable de quelqu’un qui la connaissait aussi du temps de Lancehélion et lui avait envoyé son passé dans la face sans égard pour ce qu’elle essayait de construire. Elle se redressa légèrement tête haute et regard glacial posé sur la jeune servante avant de se baisser pour lui murmurer sa réponse sur un ton encore plus glaciale tout en épargnant la pauvre femme.

« Lyra, il me semble que cela fait dix ans que nous ne nous sommes pas vues, que sais-tu de ce que je fais maintenant pour gagner ma vie ? Effectivement, je ne suis pas sage femme, mais je fais mon possible pour aider quand je peux ! Quand à son surcot, je doute vraiment que ce soit une bonne idée de le laisser lassé aussi serré, pour le propre confort de cette femme. Je ne m’écarterais que lorsque l’homme en question sera là, pour le moment j’essaye de la soulager comme je peux ! Et franchement, cette femme est dans le besoin, elle a mal, elle a peur et je doute que cette dispute idiote ait un sens dans une situation pareille, essayons de faire en sorte que cela se passe pour le mieux et mettrons de côté nos rancœurs, s'il te plait. »

Elle aurait pu laisser la femme, mais pourquoi, et puis cette dernière ne semblait pas vouloir qu’elle parte [MDJ ?]

Elle baissa les yeux vers elle et demanda « Au fait comment vous appelez vous ? »


Dernière édition par Eva le Dim 3 Juin 2012 - 23:25, édité 1 fois
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Even Corbray
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Message Dim 3 Juin 2012 - 23:16

Comme des moutons suivant leur berger, des hommes et des femmes accoururent bientôt pour former la chaîne de seaux demandée par Even. Ce dernier resta à son poste pour tirer vigoureusement de l'eau, après avoir écarté un serviteur qui s'y était attelé bien plus lentement que lui. Bientôt, leur action collective combinée aux initiatives des autres convives qui tentaient d'éteindre l'incendie porta ses fruits. La moindre flamme finit par disparaître, et tout fut éteint. La cour était à présent par endroit recouverte d'un mélange malodorant d'alcool, d'eau, de brûlé et de toutes sortes de choses qui s'étaient retrouvées à terre, plus ou moins piétinées. Le chevalier relâcha la corde pour laisser retomber le seau dans le puits, sentant encore la morsure du chanvre tressé sur ses paumes. Mais il n'en avait cure, il avait depuis longtemps appris à ne pas être douillet. Des acclamations se firent entendre tandis qu'une foule de petites gens les entouraient, lui et un autre homme aux cheveux blonds, les félicitant pour leurs initiatives qui avaient permis de juguler le brasier. Le Valois répondit modestement, n'ayant pour sa part fait que son devoir, et la chose la plus élémentaire qu'il y avait à faire. Ces félicitations le gênaient un peu. Quant à ceux qui le congratulaient, ils l'empêchaient de voir ce que tramaient le Bracken et son groupe de malotrus. Il cherchait également Serena du regard afin de s'assurer qu'elle n'avait rien.

Cependant, quand les gens se dispersèrent, ce fut pour laisser la place à un homme seul qui semblait un peu tourmenté et mal à l'aise. Even avait vu de loin que des gardes avaient abattu un homme d'une flèche en travers du gosier. Cela lui avait fait froncer les sourcils, mais il n'avait pas le temps de se pencher sur la question. Il se tourna donc vers l'inconnu qui l'avait interpellé en même temps que l'homme blond près de lui, qu'il ne connaissait pas plus. Ce dernier intima au roturier de parler, et le Valois ne put qu'abonder dans son sens.


« Quelque chose vous tourmente, brave homme ? Peut-être que nous pouvons vous aider, si c'est dans nos moyens... »


Il avait d'instinct utilisé le pluriel en incluant le chevalier blond à son côté, car après tout l'homme leur avait parlé à tous deux, et l'autre avait eu le même genre de réaction que lui, non ? Le temps lui dirait s'il avait mal fait. Pour sa part, il aurait préféré garder un œil sur ce qui risquait de dégénérer, mais il ne refusait jamais son aide à celui qui en avait besoin, du moins si cela était dans ses moyens ou que ce n'était pas un acte inconsidéré. Pour l'heure, il se demandait surtout ce qui pouvait bien tracasser l'homme. Non pas que les sujets de tracas manquent. L'incendie avait beau avoir été maîtrisé, des poches de tension alimentées par l'alcool avaient fait leur apparition à divers endroits de la cour, il suffisait de parcourir les lieux du regard et d'observer les attitudes des gens pour s'en rendre compte. L'inconnu se souciait-il du comportement du Bracken et de ses amis, ou encore de l'accouchement de la femme un peu plus loin, ou bien peut-être de l'homme qui avait été abattu ? Nombreux étaient les sujets d'inquiétudes pour une soirée qui aurait pourtant dû être placée sous le signe de la détente cordiale et de la bonne humeur, autour d'un festin que beaucoup de roturiers n'avaient jamais connu, même dans leurs rêves les plus fous...


Spoiler:
 

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Message Lun 4 Juin 2012 - 5:41

     ▬ Cesse de toujours tout ramener à te personne, tu n'es pas le centre de monde Eva. »

     Une profonde lassitude s'était installée dans la voix de la suivante. Elle était surprise de la déclaration de son ancienne amie, visiblement incapable de faire la différence entre de la panique et de la colère. Il il avait des rancœurs entre elles ? Première fois qu'elle entendait cela, aux dernières nouvelles elles s'étaient quittées en bon terme après que la suivante l'ait retrouvée dans la rue comme une pouilleuse et lui ait accordé une chance de plus après que la catin l'ait traitée comme une moins que rien. Mais visiblement les catins avaient la mémoire courte.

     ▬ Dois-je te rappeler que c'est toi qui m'avais traitée comme une moins que rien après avoir visé trop haut placé pour toi ? Je n'avais aucune rancœur à ton égard, mais si une fois de plus tu dois m'humilier devant des inconnus pour flatter ton égo, je te plains. Elle soupira. Je me fiche pas mal de ce que tu penses de moi, tu n'es pas ma priorité et tu n'as plus d'importance pour moi désormais. »

     Elle avait donné une fois, Eva l'avait humiliée, puis une seconde fois et la catin ne se gênait pas pour réitérer l'exploit. Soit, tant pis pour elle, Lyra saurait parfaitement se passer d'elle et n'avait pas besoin d'une prostituée dans sa vie. Cette dernière était culottée de lui parler de la sorte alors que la suivante était sûrement celle qui ne l'avait jamais considérée autrement que comme une femme et certainement pas une putain – chose qu'elle était – mais une fois de plus Eva avait la mémoire courte. Estimant qu'elle ne valait pas la peine de gâcher de la salive pour du vent, la suivante décida tout simplement de l'ignorer et regarda la future mère, la catin venait de gâcher la dernière chance d'entente avec Lyra et cette dernière ne ferait plus le moindre effort à son égard puisqu'elle ne cessait de la déprécier depuis toujours.

     ▬ Vous êtes venue me demander de l'aide et c'est ce que je fais alors accordez-moi votre confiance et ne laissez personne vous toucher avant qu'Oteh n'arrive ! Elle se tourna alors vers Maël. Je reviens, veille sur elle s'il te plait. »

     Elle se détourna et se dirigea vers un coin de la cour, cherchant la silhouette d'une serveuse ou d'une garde. Lorsqu'elle localisa finalement l'un des deux, la Dornienne se précipita vers elle avant de l'aborder en lui expliquant qu'une femme était sur le point d'accoucher et qu'il leur fallait un baquet d'eau chaude et des draps propres, deux choses impossible à trouver dans la cour. Elle situa l'endroit où la femme se trouvait avant de finalement y retourner, espérant que le prêtre ne tarderait plus.

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MDJ : Je ne sais s'il y a des servantes dans la cour ? Si oui Lyra s'adresse à elle, si non elle parle avec un garde. Est-ce que Lyra réussit à obtenir ce qu'elle demande ?
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Lun 4 Juin 2012 - 12:25

Asafa avait relevé l'homme qui le remerciait chaudement. Visiblement satisfait de son geste et heureux que ce dernier fasse preuve de gratitude, il lui donna une tape amicale dans le dos en même temps qu'il le redressait avec enthousiasme à l'homme.

- Allez, debout mon brave ! Buvons donc à ta santé !

Se saisissant d'une gourde emplie de vin, il se versa un verre avant d'en offrir un à l'homme. Levant son verre et triquant avec lui, toujours d'aussi bonne humeur malgré les évènements tragiques, le Dornien à la peau mate sourit et prit une grande gorgée.

- Ahhh... Cette piquette est un véritable tort boyau ! Je comprends que ce vieil ivrogne ai mit fin à ses jours en sautant ainsi... Allez, je dois prendre congé, mon bon ! Que la Mère Rivière veille sur toi, et prends garde à l'avenir !

Il se retourna ensuite pour observer la succession d'évènements de plus en plus incroyables se déroulant dans la cour... Il observa un instant son gobelet, se demandant si son esprit ne lui jouait pas de tour à cause du vin, puis reporta son attention sur la foule. Un accouchement, un meurtre, un prêtre qui chante, des roturières qui se crêpent le chignon, il se mit à sourire en se disant qu'il pourrait toujours raconter ces étranges événements à quelconque ménestrel pour qu'il en fasse une excellente pièce de théâtre qui enflammerait, à n'en pas douter, la cour de Port-Réal.

Finalement, une servante se rapprocha de lui alors qu'il finissait sa coupe de vin, observant la scène avec un intérêt certains. La jolie jeune femme, qu'il observa avec un regard que certains pourrait certainement qualifier de lubrique, vint lui susurrer quelques mots à l'oreille. Il acquiesça avant de se diriger vers l'invraisemblable accouchement, semblant ne pas se dérouler dans les meilleures conditions.

Il s'approcha du forgeron de père et posa une main amicale sur son épaule. Dans un sourire, il lui désigna Lyra de la tête et lui dit d'un ton chaleureux, se voulant réconfortant.

- N'ai crainte, brave homme. Ta femme est entre les mains d'un servante de la maison Ferboys. Lyra fera son possible pour que tout se passe pour le mieux pour ton enfant.

Il sortit alors un cerf d'argent qu'il donna à l'homme.

- Voilà un cadeau de la Maison Ferboys, pour que la bonne fortune de la Mère Rivière aide ton enfant et attire son attention sur ta famille pour que ce jour soit heureux pour toi.

Après une tape amicale, il se redressa et observa la femme un instant, avant de reporter son attention sur Mael. Il interpella le roturier, restant poli et courtois, malgré le fait qu'il soit noble.

- Excuse moi, pourras tu dire à Lyra que je me rends auprès de ma cousine Lady Edarra, elle est retournée dans la salle du mariage.

le ton était inhabituellement cordial pour un noble s'adressant à un roturier, et sans attendre, prenant une nouvelle coupe de vin, il se dirigea le château, prenant garde à ne pas trop se salir dans la bouillasse de sable et d'alcool...



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MDJ : salute, je dois retourner dans la grande salle ! Merci et bonne continuation à vous, bande de crapules ^^
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Message Lun 4 Juin 2012 - 13:15

Jehan n’avait pas vraiment l’habitude de transporter des seaux pour éteindre un incendie, il sortit de cette épreuve les bras fourbis par l’effort et sa tête tournait sous l’effet du travail et sûrement aussi à cause de l’alcool, car malgré qu’il ait but avec raison, le vin avait probablement gagné contre ses efforts. Bien décidé à prendre un repos bien mérité il s’approcha d’un banc où il espérait pouvoir reprendre calmement ses forces. Il vit que les roturiers avaient trouvé leur héros en la personne d’un blond et d’un autre qui avait pris les choses en main. Comme d’habitude personne ne se souciait de lui, bon le reître n’avait pas vraiment était décisif mais un peu de reconnaissance ne lui ferait pas spécialement de mal, la base pour un mercenaire est que sa renommée le précède, pas vraiment le cas de Jehan. Mais la question restait comment peut-on devenir célèbre quand la moitié des personnes présente avaient une tête de plus que vous ? Le mercenaire n’avait toujours pas la réponse à cette question, et il adorerait que quelqu’un l’aide, mais pas tout de suite, là il voulait s’asseoir, peut être boire une coupe ou deux et surtout calmer les douleurs qui commençait à poindre sur ses épaules.

Malheureusement pour lui, le repos n’était pas pour tout de suite, en chemin, il entendit des cris qui venaient d’une femme apparemment sur le point d’accoucher. Sa curiosité naturelle prit le dessus, il savait comment faire pour avoir des merveilleux bambins, mais il n’avait jamais vu une personne mettre à bas, et après tout il ferait mieux de le savoir le plus rapidement possible. Il s’approcha donc lentement de l’endroit, deux femmes se disputaient devant, la paysanne avait l’air de plutôt souffrir et elles ne trouvaient rien de plus intéressant à faire que de se prendre le bec pour…d’ailleurs pourquoi le faisaient elles ? Jehan promenait ses yeux tout autour de lui, et dévisageait plutôt impoliment. Il ne comprenait pas pourquoi il avait autant d’agitation, ce n’était qu’un enfant, si l’accouchement se passait mal, il n’avait qu’à refaire un enfant, si la femme mourait le père n’avait qu’à changer de femmes ; bref rien qui ne justifiait une telle agitation.


-Pourquoi tant d’énervement et d’excitation ? Ce n’est qu’un chiard, et si les dieux décident de le prendre directement auprès d’eux qui sommes-nous pour les juger ? Je reconnais bien l’autre sexe toujours à s’émoustiller pour un rien, et puis aussi gentil qu’on l’air les deux parents, si l’enfant meurt, malgré tous vos efforts, qui croyez vous que les parents vont blâmer ?

Jehan avait parlé haut et forts, le ton avait beau être polie et niais, on pouvait sentir derrière un soupçon de moquerie et de sarcasme.
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Message Lun 4 Juin 2012 - 16:00

Sa performance avait visiblement satisfait son commanditaire qui avait enfin l’air de vouloir le laisser tranquille, s’il avait pensé l’humilier en lui demandant cela, c’est qu’il n’avait pas bien saisi qui il était, mais bon c’était toujours une bonne chose de faite ! Un des hommes présent se rapprocha alors de lui et après un flot de questions, inutiles, en vint à lui proposer de participer à des paris. Il eut à peine le temps de lui dire qu’il n’était ni riche ni intéressé qu’il entendit ensuite la voix de Lyra. Une femme enceinte ? Ici ? Il se retourna un instant vers son interlocuteur :

« Je suis sûr que le futur père vous serait financièrement TRES reconnaissant si vous pouviez allez chercher un septon dans le château ! »

Et sans attendre de réponses, il attrapa son sac et se dirigea à la suite de Lyra, à mi chemin il s’arrêta pour enlever et ranger sa tunique et couvrir la marque sur son torse avec la terre et le sable. Plutôt offrir le spectacle de ses muscles encore saillant pour son âge que se trahir et se mettre en danger. Il remarqua alors le ruban à ses poignets, se rappelant que c’est celui qu’il avait ramassé plus tôt, qu’il avait entortillé autour de ses doigts pour finalement le nouer à son poignet pendant que l’alcool était le plus efficace. Il se releva et rejoint la table bruyante ou il fut choqué par le discours d’un homme de jeune âge. Il se demandait bien ce qui l’empêchait de lui mettre une correction, mais il se rappelait qu’il n’était pas en odeur de sainteté ici. Il fit donc savoir sa présence en apparaissant derrière le jeune homme et en déclarant d’une voix sage.

« Parce que c’est ce qu’on appelle l’amour, une force qui lorsque l’on sait en user, peut déplacer des montagne. Et si tu n’es pas convaincu, dis toi que c’est grâce à cet amour que ta mère a eu la force de te mettre au monde ! Si tu tiens ta langue je n’irais pas jusqu’à dire que depuis elle le regrette. »

Il regarda l’assistance puis désigna Maël et l’époux de la femme enceinte :

« Il faudrait du linge et de l’eau, ramenez en autant que possible s’il vous plait, un septon est en route. Lyra … LYRA ! »

Lorsque la jeune femme revint, il la prit par le bras et l’écarta du groupe pour lui parler.

« Je ne vais pas pouvoir le faire Jeune Demoiselle. Du monde sait qui je suis, et si on me voyait toucher cette femme ou cet enfant alors qu’aucun septon ne les as bénis, au mieux il sera exilé, au pire tué ! Alors … Ecoute moi attentivement, il va falloir que tu sois mes mains. Je peux te dire quoi faire et comment le faire. Mais il faut que tu sois forte ! Allez viens. »

Ils revinrent vers la table et Oteh reconnu la magnifique femme au timbre de voix de velours qu’il avait entendu tout à l’heure.

« Vous dont la voix et le regard pourrait apaiser n’importe quel bête sauvage, pourriez vous chanter ? Cette femme doit se détendre. »

Il se mit alors sur la table à côté, déclarant à Lyra :

« Tu dois faire en sorte que la mère se détende et n’est pas trop chaud tant que tu ne vois pas la tête de l’enfant, ensuite il faudra que tu dise à la mère de pousser pendant que tu aideras l’enfant à arriver. »

Il attira une gamelle de nourriture et laissa faire la jeune femme, mais il s’aperçu alors que la future mère perdait beaucoup de sang. Il se releva alors.

« Lyra écarte toi. »

Sans attendre il prit sa place, et alla regarder ce qui se passait entre les cuisses de la jeune femme.

Mj : que voit-il ? L’enfant et la mère courent-ils un danger ?
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Message Lun 4 Juin 2012 - 22:16

Intervention globale


          Owayn avait bien fait de se plier aux indications et aux ordres à peine voilés du garde venu le trouver après l'intervention haute en couleurs de celui qui avait manqué de s'improviser prophète à cette fête dont les rebondissements n'arrêtaient point de confronter les badauds assemblés dans la cour à des situations rocambolesque. Alors qu'il l'aidait à transporter le corps du défunt, sur lequel on ne pouvait rien remarquer en dehors du trou sanglant laissé par la flèche qui l'avait tué d'un coup, jusqu'à une charrette que d'autres gardes avaient tiré par là pour transporter d'un trait les trois cadavres qu'on dénombrait alors, Owayn put voir sur le plastron de cuir bouilli du garde un blason ondé de blanc, de vert et de jaune. C'était là comme il fallait s'en douter le blason de la maison Beurpuits et tous les gardes l'arboraient avec fierté mais peut-être que le roturier ne le connaissait pas... En tout cas il n'avait pu le rater sur les bannières et les oriflammes ornant les remparts et la cours du château de Murs-Blancs. C'était bien le genre de vanité que lord Ambrose avait exagéré pour les noces de son mariage et s'il en avait eu les moyens, il aurait fait exposer ses bannières le long de la route de la Rivière et le long de la route royale ! La question d'Owayn aurait pu passer inaperçue, mais il n'en fut rien car le brave homme avait ces airs sympathiques qui invitent spontanément à la confiance. Toutefois le garde n'était pas non plus de ceux qui se laissent aller à tout dire sur un coup de langue aussi sa réponse fut-elle peut-être plus que mitigée :  « Ouais, forcément les événements comme ça attirent la vermine ! Tout à l'heure aussi on m'a fait les poches, mais heureusement j'avais rien dedans ! » Le garde mentait éhontément, on l'avait délesté d'une copieuse somme d'argent mais ça, il se gardait bien de le révéler ! Quelle mauvaise publicité pour la garde du château de Murs-Blancs ! Comme poussé par le besoin de dissimuler sa honte et son embarras, car le rouge lui poissait le front, il continua en hissant le corps du faux prophète dans la charrette :  « En fait, on est au point là, lord Ambrose compte sur nous pour que rien n'arrive durant ses noces et le tournoi... plus que d'habitude, j'veux dire ! Mais tu sais c'est normal, vu l'enjeu du tournoi, pas étonnant qu'on nous ait mis sur le qui-vive au maximum ! T'imagines, un œuf de dragon ! Allez, viens, 'reste les autres macchabées à mettre dans la cariole. » Cette fois, d'autres gardes approchèrent du lieu de la catastrophe où demeuraient, hélas, les dépouilles mortelles de Wat-la-Bibine et du malheureux garde tombé avec lui. En allant jusqu'à eux, le garde qu'accompagnait Owayn glissa sur le sol et se rattrapa comme il put aux épaules d'Owayn. Malheureusement il entraîna ce dernier dans sa chute mais par chance, le rôturier tomba sur l'homme d'armes, sa chute fut donc tempérée.  « Par les sept j'suis désolé ! Allez quand on a fini, j'te paie un coup à boire... bon la bière est gratuite mais on pourra discuter ! »

          Du côté de Meera, pauvre femme enceinte sur le point de mettre bas, les choses auraient pu aller mieux. La dispute entre les deux femmes natives de la péninsule dornienne n'avait guère arrangé la situation de la femme en travail qui suait toute l'eau de son corps alors même qu'il ne faisait pas excessivement chaud. Elle n'avait pas d'instant à perdre à considérer les véhémences de chacune d'entre elle, mais quand l'une d'elle, Lyra, s'éloigna pour la seconde fois après avoir ramené quelques personnes, Meera jeta un regard noir à l'assemblée et en particulier à celle qu'elle avait vu chanter et jeter un ruban quelques instants plus tôt. Meera était une brave paysanne du Conflans et de fait, elle se méfiait des femmes et des filles dont la vertu était discutable et aussi fiable que l'hirondelle à l'approche de l'hiver. De plus, elle n'avait pas manqué d'entendre l'allusion de Lyra qui avait insisté pour qu'Eva n'agisse point que pour appuyer l'intervention d'un homme qui allait venir et qui s'y connaissait un minimum. Elle se redressa sur elle-même sur la table et esquissa un mouvement de recul qu'elle ne put malheureusement achever tant sa condition lui faisait mal. Elle souffrait dans ses jambes, dans son ventre, dans ses épaules, dans sa tête, et la douleur était si forte qu'elle risquait de s'évanouir à tout instant. Mais dans un souffle, elle parvint à crier en bavant presque :  « Je ne veux pas qu'elle touche mon bébé la tapineuse ! » Ces paroles lui coûtèrent beaucoup et elle toussa bruyamment tandis que des larmes lui mouillaient les joues. Les premières contractions avaient été une véritable surprise, mais elles n'étaient rien en comparaison de celles qui l'agitaient de soubresaut à présent. Son compagnon ne savait plus où donner de la tête, il ne savait quoi faire alors il se tourna vers Maël avec deux gros yeux affolés. Il n'avait pas fait beaucoup de mouvements jusque là mais le pauvre futur jeune père était déjà hors d'haleine.  « Il... faut... du... linge... vous... vu... âne... cargaison... peut-être ? » C'était positivement inintelligible, aussi fit-il un effort en se levant et en cherchant à entraîner Maël avec lui :  « Vous avez des linges ? Je les ai vus quand vous êtes arrivés ! S'il vous plaît !Je... je vous paierai ! » Autour d'eux, une petite troupe s'était formée qui observait avec attention et crainte car la dénommée Meera était bien connue de la bonne populace de Murs-Blancs. Ils saluèrent le retour de Lyra qui, accompagnée du prêtre à barbe qui avait par ailleurs fait bien des siennes, et quand celui-ci appela pour un septon, un vieil homme se détacha de la troupe pour s'approcher.  « Je suis septon... » Le vieillard n'avait que de l'inimitié pour le prêtre à barbe dont il avait entendu les insultes. « … et vous êtes un idiot, si vous êtes capable de faire accoucher notre amie comme la demoiselle l'a dit, alors faites-le, et gardez vos considérations blasphématrices pour vous ! Je prierai pour que vos mains accomplissent la volonté des Sept... sauvez l'enfant et la mère ! » Quelques personnes s'assemblèrent autour de lui pour entrer dans la prière, tandis que d'autres s'écrièrent, ulcérés : « Écartez la tapineuse ! » ou encore  « Elle va tuer l'enfant ! » ou, pour les plus grossiers  « Qu'on la déculotte ! » ce qui eut pour effet de déclencher l'hilarité générale. Les gardes étaient sur le point de s'intéresser d'un peu plus près à cet attroupement autour de Meera quand Lyra les interpella pour les prévenir de la situation et pour leur demander de l'eau chaude et des draps. D'abord sceptiques, ils ne surent quoi faire, mais après avoir jeté quelques coups d’œil en direction de ce qui deviendrait peut-être l'événement de la soirée, ils se laissèrent facilement convaincre.  « On s'en occupe, venez avec nous ! »

          Les soupçons de ser Lucas se ravivèrent quand il découvrit le contenu de la bourse du chasseur nordien, car elle contenait une petite fortune en dragons d'or ! Lui-même n'en avait jamais vu ni toucher, et s'il n'y avait eu les paroles d'Eleyna pour apaiser ses doutes, il aurait très certainement traîner Jorah jusque devant lord Ambrose pour réclamer justice et qu'on coupe les mains du voleur. Il était désormais convaincu de l'innocence et de la bonne foi de celui qu'il avait à tort accablé d'une culpabilité courue d'avance qui n'avait rien pour se maintenir qu'un rideau de suspicion. Il approuva les remarques pleines de sens d'Eleyna et décida qu'il serait bon de suivre son conseil. « Vous avez raison, il faut prévenir les gardes et lord Ambrose. Venez avec moi, nous allons entrer dans le château. » En tant que chevalier d'une maison vassale des Frey dont le lord siégeait à la table d'honneur au banquet, ser Lucas avait tout à fait ces prérogatives, mais comme il doutait que son initiative porte ses fruits s'il la menait seul, il souhaitait s'adjoindre le soutien de cette dame qui l'avait impressionné tant ses manières et son verbe étaient sophistiqués pour une roturière. Il leur fit signe de le précéder en direction de la lourde porte menant aux couloirs du château qui conduisaient inexorablement vers la salle du banquet. Les deux nordiens n'avaient pas vraiment le choix s'ils voulaient garder la confiance du chevalier, car s'ils refusaient de l'accompagner, ser Lucas abandonnerait toute raison pour se résoudre à les croire de mauvaise foi et donc coupable. En chemin, ils passèrent près de ser Even et ser Pryam, et ser Lucas leur expliqua la situation en quelques mots : «Faites attention messers, un voleur rôde dans la cour. Nous allons prévenir le lord... vous venez ? » Il s'était tourné vers Eleyna et Jorah.

         Mais un peu avant que ces trois-là n'arrivent aux abords des deux chevaliers du Val, ces derniers avaient été abordés par le frère du faux prophète et en braves, ils avaient accepté de prêter l'oreille à la requête qu'il n'avait pas encore formulé. Il les avait écarté de la foule qui les acclamait, ce qui n'avait pas été difficile car celle-ci était retournée à ses occupations ou s'était partiellement reformée autour de l'entrejambe de Meera qui était devenue le nouveau centre d'attention de la soirée. « En fait... comment dire... c'est assez... compliqué... » Il parlait à voix basse, il avait l'air penaud de ces enfants qu'on prend la main dans le sac. En vérité, il voulait être sûr de ne pas attirer sur lui les regards des gardes. « J'ai écrit quelques mots sur ce vélin... je voudrais le porter à lord Tully... ou à lord Arryn, plutôt... mais je crois que les gardes ne me laisseront pas entrer... tandis que vous... » Il désignait clairement ser Even.  « Vous venez de la salle, vous êtes un noble... vous pourriez peut-être m'aider... » L'occasion lui était donnée, il avait glissait le vélin dans sa manche et l'en sortit et le tendit pour Even en espérant qu'il le prendrait. Il ajouta, décidément très anxieux.  « Si vous pouviez... être brave et... ne pas l'ouvrir... c'est important... » Il croyait dur comme fer que la vertu des chevaliers étaient inébranlables et que s'il lui faisait la promesse qu'il ne le lirait pas, alors le contenu du message ne serait connu que du lord qui le lirait. Mais le cœur des hommes est si aisément corruptible ! C'est à ce moment que ser Lucas, Eleyna et Jorah arrivèrent. Le frère du faux prophète réagit vivement avant qu'ils ne soient proches et glissa le vélin dans la main du chevalier le plus proche, ser Pryam, en espérant que ce dernier le cacherait le temps que passent ces trois nouveaux-venus.

    - Ceci est une intervention globale ! Elle vous confronte à une situation générale. Toutefois, certains d'entre vous sont face à des situations particulières. Cela ne veut pas dire que les autres doivent être laissé de côté ! J'ai ménagé assez d'ouverture pour que ceux qui ne sont pas mentionnés s'intègrent à l'une ou l'autre des situations en cours.
    - Laissez aller vos envies ! Soyez audacieux tout en respectant vos personnages !
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Veillez à ne pas faire intervenir les PNJ que j'utilise désormais, surtout si c'est pour leur mettre des armes dans la main alors que celles-ci ont été interdites aux roturiers qui sont dans la cour pour le banquet. Il n'y a que les gardes du château qui sont encore armés, et ceux qui viendraient de la salle avec une arme. Ne seront donc pas pris en compte les actions armés des PJ non-armés. Wink
    - Vous pouvez et êtes même encouragés à utiliser vos PNJ ou les PNJ mineurs présents dans la cours, cela ajoutera du sel sans ruiner mes interventions futurs.
    - Profitez du répit que je vous accorde ! La prochaine intervention globale aura lieu Vendredi. Si vous avez besoin d'une intervention partielle entre-temps, signalez-le dans votre message. C'est assez long, j'en conviens, mais c'est pour vous permettre de gérer les petits tracas qui sont en cours avant ceux qui vont suivre.
    - N'oubliez pas que sur une grande surface de la cour, le sol est sale et glissant désormais. Sans parler de l'odeur !

    - Pour l'accouchement : allez-y par étape pour décrire votre progression, je vous indiquerai par intervention ou par MP comment évolue le travail.
    - Pour le vélin du frère du faux prophète : Il n'est pas mentionné mais si Pryam, Even ou quiconque qui viendrait à l'avoir entre les mains décidaient de le lire, qu'il me contacte par MP et je le lui transmettrai.
    - Mais où est la Brute de Bracken et sa bande ? C'est la surprise du chef, et ce sera l'objet d'une intervention partielle Mercredi ! Bon jeu !
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Message Mar 5 Juin 2012 - 12:34

     Lyra ne se souciait pas de ce qui se disait autour d'elle, pour être sincère, mis à part Oteh et Maël elle ne se concentrait que sur la femme enceinte, les autres protagonistes n'avaient rien à faire ici et du moment qu'ils ne les empêchaient pas d'agir, qu'ils fassent ce qu'ils voulaient donc ! Une sensation rassurante finie par envahir la dame de compagnie lorsque la roturière interdit à la catin de la toucher. Au moins que le bébé ne survivait pas, la jeune femme n'aurait pas à se reprocher d'avoir laissé des mains plus habituées à satisfaire les besoins des hommes qu'à s'occuper d'enfants, le toucher. Maël avait été embarqué par le père pour essayer de trouver des linges pour pouvoir envelopper le bébé une fois qu'il serait venu au monde, puis un septon était arrivé pour prêter main forte à Oteh. Lyra n'aurait pas été mieux placée que lui pour donner la vie au bébé de toute manière, elle ne croyait pas en les Sept, mais en La Mère Rivière et il y avait fort à parier qu'elle aurait eu le même effet négatif que le prêtre à barbe. Les gardes s'étaient donc quelque peu intéressés à ce qui se passait lorsque Lyra les aborda. Elle fut à deux doigts de les secouer pour leur dire de se dépêcher, puis ils acceptèrent finalement de se laisser convaincre.

     ▬ Il faut faire vite ! »

     Elle leur emboîta le pas en stressant toujours plus, l'idée que quelque chose de grave puisse arriver l'inquiétait énormément et elle espérait simplement que le premier accouchement auquel elle allait assister n'allait pas se solder par la mort du bébé. Sans quoi, il y avait fort à parier qu'elle-même n'éprouve jamais le désir d'en avoir une. Jetant un dernier coup d'œil en arrière, elle tenta d'apercevoir Maël ou Oteh certainement tous les deux très occupés, puis elle reporta son attention sur les gardes qui allaient pouvoir jouer un rôle important dans cette catastrophe. Ils entrèrent donc dans la forteresse et empruntèrent quelques couloirs jusqu'à déboucher non loin des cuisines d'où des odeurs alléchantes arrivaient. Une fois qu'ils furent entrés dans la pièce, la Dornienne aborda aussitôt une servante qui passait par là.

     ▬ Aidez-moi s'il vous plait, il me faut des linges propres et de l'eau chaude, une femme accouche dehors ! »

     Comme si elle ne croyait pas la roturière, la femme regarda d'abord les deux gardes puis constatant qu'elle disait la vérité, s'exécuta. Elle interpella une autre domestique et Lyra les aida à remplir un gros baquet en bois d'eau chaude. C'était un peu le même genre que ceux qu'elle utilisait à l'auberge de ses parents pour laver la vaisselle sale. Pendant ce temps, une autre femme s'était éloignée pour aller chercher quelques linges propres et lorsque le baquet fut rempli, Lyra demanda de l'aide à un garde pour qu'il puisse le porter avec elle et il firent demi-tour. La domestique qui avait cherché les tissus suivaient derrière et la Dornienne ne voyait pas si elle en avait beaucoup. Une fois qu'ils furent dans la cour, ils se dirigèrent vers l'endroit où la femme accouchait et Lyra préféra éviter une catastrophe en annonçant leur arrivée.

     ▬ Attention ! Nous avons l'eau chaude et quelques linges ! »

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MDJ : Combien de linges ? Est-ce que tout arrive intact ou un imprévu pointe le bout de son nez ?
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Pryam Templeton
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♦ Célébrité : Heath Ledger
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♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
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Message Mar 5 Juin 2012 - 13:02

     L'homme avait écarté Pryam et l'autre chevalier de la foule ce qui aida beaucoup à soulager la Valois de cette désagréable attention. Ce dernier se concentra donc sur ce que le roturier avait besoin de leur faire savoir et même si l'homme avait l'air particulièrement gêné, le Templeton resta muet. Il savait être extrêmement patient et la manière de tourner autour du pot que cet homme adoptait n'allait pas le faire sortir de ses gongs. Il sortit finalement quelque chose de compréhensible, déclarant qu'il avait besoin de remettre un papier à un seigneur suzerain. Rien que l'annonce du nom « Arryn » suffisait à dissuader Pryam d'apporter le fameux message, puis de toute manière il était considéré comme un roturier ici donc il n'aurait pas été capable de le faire même en le souhaitant. Le fait que l'autre chevalier soit noble ne manqua pas de surprendre l'errant, que faisait donc un noble au milieu de la roture ? Est-ce qu'il avait besoin d'aller avec des personnes « inférieures » pour s'amuser ? Peu lui chalait, ce n'était pas le sujet du moment et pour le coup, Pryam ne voyait pas en quoi il pouvait être utile, l'autre chevalier pouvait bien s'occuper seul de ce devoir. Toujours muet, le Valois attendit que le roturier termine son explication, ajoutant que le message devait rester secret, puis s'apprêta à laisser les deux hommes débattre entre eux lorsqu'un imprévu se glissa soudain dans la discussion.

     Eleyna, le chasseur et un autre homme approchèrent soudain et avant que le chevalier ne puisse réagir, le roturier avait glissé le fameux message dans sa main. Sans lui accorder un regard et sans détourner ses yeux des trois silhouettes qui approchaient, le Valois referma sa main sur le vélin avant de la glisser vers la sacoche qui pendait à sa ceinture pour l'y abriter le temps que les trois individus s'éloignent. Ce n'était pas une très bonne chose que la Nordienne soit du lot, sachant que le chevalier errant avait été injustement dur avec elle quelques instants auparavant elle risquait de très mal prendre une éventuelle tentative de l'éloigner une fois de plus. Les Sept souhaitaient-ils donc le mettre à l'épreuve. Attendant que les trois soient arrivés, le Valois arbora un très léger sourire dont il avait le secret avant de s'adresser à Eleyna.

     ▬ Je constate que vous vous êtes fait de nouvelles connaissances. Peut-être devriez-vous lui offrir quelque chose à boire avant que tout le monde ne se soit chargé de faire disparaître la boisson. »

     Il jeta un coup d'œil autour de lui comme pour chercher quelque chose sans le trouver. Il y avait peu de chances pour que la Nordienne daigne s'éloigner pour offrir quelque chose à boire à cet homme. Qui était-il d'ailleurs ? Peu importait, ne pas se laisser détourner par des choses sans importance. Comme Pryam ne voyait qu'une autre solution pour demander quelque chose à Eleyna sans qu'elle ne puisse le refuser, il reprit quelques instants.

     ▬ J'ai perdu Serena dans cette foule, sauriez-vous m'aider à la retrouver en cherchant de votre côté ? »

     Vu les tensions qu'il y avait eu entre les deux jeunes femmes, Pryam s'imaginait mal que la demoiselle puisse refuser sans avoir l'air de se moquer de la sœur du chevalier. Ce dernier n'aimait pas la manipuler de la sorte, mais il fallait éloigner ces trois personnes pour donner le morceau de papier au noble et pouvoir lui permettre de faire ce que le roturier leur avait demandé. Le devoir avant les amis ou la famille.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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