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Jour 1, soir : Cour du Château

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Pryam Templeton
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Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
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Message Mar 29 Mai 2012 - 18:28

     Le fait que le Dornien se trouve dans la cour signifiait qu'il était né roturier et par conséquent, le fait que certains puissent être amenés à mentir sur leur identité devait le laisser perplexe. Pryam n'avait jamais renié ses origines « nobles » même s'il ne pouvait être considéré comme tel puisqu'il était fils de chevalier fieffé et non de lord, mais disons que certaines fois le mieux était de s'abstenir de se faire remarquer. Il esquissa un sourire amusé devant la surprise qui marquait le visage bronzé du jeune homme avant d'éclairer un peu sa lanterne.

     ▬ Pour diverses raisons, mais généralement c'est parce que ces personnes ont des choses à cacher, une appartenance à une maison peu appréciée, le fait qu'ils sont issus d'une famille puissance... Vous savez, certains jouteurs pourraient refuser de jouter contre un seigneur originaire une maison trop importante, pour éviter cela certains cachent leur identité. Mais c'est un fait rare. Il détourna les yeux en réfléchissant. Puis il y a aussi ceux qui espèrent attirer l'attention des dames sur eux, un chevalier mystérieux est plus attrayant qu'un noble que tout le monde connait après tout. »

     L'idée le faisait sourire, mais certaines personnes étaient bien étranges et le Valois s'y était habitué avec le temps. La surprise disparue alors du visage du Dornien pour laisser place à une franche perplexité. Pour peu Pryam aurait été amené à rire devant l'incompréhension du jeune homme. Pas d'un rire moqueur bien entendu – ce n'était pas son genre – mais simplement d'amusement. Les personnes sincères et franches étaient rares, voir un homme avouer son ignorance et ne pas masquer son inquiétude était un fait trop rare pour ne pas être retenu. Décidément, il ne regrettait pas que cet homme soit venu l'aborder, sa curiosité semblait sans retenue et le Valois prenait finalement beaucoup de plaisir à éclairer sa lanterne. Après les questions du jeune homme sur les joutes en elles-mêmes, Pryam reprit la parole.

     ▬ Ne vous inquiétez pas pour moi, un tournoi est bien peu comparé à ce que d'autres font en ces temps de guerre. J'ai bien un écuyer, mais il est dans la salle avec sa famille. Il ne fit pas état de son nom de famille, inutile d'attirer l'attention sur le fait que son écuyer était noble. Aujourd'hui il était juste Pryam du Val. Je ne vous cache pas que les joutes sont dangereuses, mais c'est le lot de tous les chevaliers. Les mêlées le sont bien davantage. Vous devez certainement avoir entendu parler de ce qui est arrivé au Prince Baelor. Pryam faisait référence au Prince Targaryen qui avait été accidentellement tué par son frère, le Prince Maekar qui lui avait arraché une partie du crâne d'un coup de masse. Le malheureux n'était mort qu'en enlevant son casque et que tout son crâne s'était répandu sur le sol. Il n'y a pas grand-chose à faire dans une joute, simplement viser son adversaire et prier les Sept pour que lui ne soit pas aussi chanceux que vous. Vous pouvez tenter de l'esquiver, mais les armures de joutes sont très lourdes et un déséquilibre peut entraîner une chute. Inutile de dire que vous ne vous relevez pas seul. L'idée avait de quoi être amusante. Et pour les éclats de lance il n'y a qu'une manière de les éviter, détourner le regard juste avant l'impact. Cela fait perdre de la précision, mais cela évite aussi de recevoir des éclats dans les yeux en cas de problème. »

     Ravi d'être tombé sur un interlocuteur aussi curieux, le Valois ne remarqua pas vraiment la femme qui s'était approchée d'eux et lorsqu'elle prit la parole pour le saluer en usant de son prénom, Pryam la regarda quelques instants. Son visage avait beau lui rappeler quelque chose, il n'arrivait plus à la situer. Peut-être une suivante rencontrée lorsqu'il escortait une dame allez savoir. Il se contenta de lui adresser un bref hochement de tête, juste assez pour être poli, même s'il ne se souvenait pas vraiment d'elle. Cet intermède passé, toute son attention se redirigea sur le jeune Dornien.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Mar 29 Mai 2012 - 18:50

     Lyra attendait la réponse de Oteh lorsqu'ils furent grossièrement interrompus dans leur discussion par un chevalier plein comme une outre qui admonesta le malheureux prêtre à barbe en l'insultant et lui sommant d'aller cracher son poison ailleurs. La réaction de la Dornienne fut instantanée, elle se redressa, faisant tomber ce qu'elle avait sur les genoux au sol, mais ne s'en souciait que peu. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour insulter copieusement cet abruti qui avait osé parler aussi grossièrement à Oteh, Lyra fut prise de court par un homme qui s'interposa en s'essayant à leurs côtés et leur adressa la parole d'un ton calme. Sur le coup, la Dornienne fut déstabilisée et elle ouvrit puis referma la bouche à plusieurs reprises avant de finalement fusiller les soulards du regard et se laissa retomber sur le banc aux côtés du nouvel arrivant. Ce dernier n'était pas si nouveau que cela par ailleurs. Lorsqu'il prononça son nom, la suivante redressa aussitôt son minois vers l'homme qu'elle dévisagea sans gêne et lorsqu'il lui fit part du fait qu'ils se connaissaient, elle entrouvrit la bouche. Bien sûr !

     ▬ Oh ! Vous ici ? »

     Non, c'était pour cette raison qu'il se trouvait assit à côté d'elle. Bien évidemment que c'était lui. Sur le coup, la demoiselle détourna la regard, encore gênée de la manière dont leur dernière rencontre s'était soldée, plutôt hostilement si l'on pouvait dire les choses de la sorte. Avec le temps, la Dornienne avait compris qu'elle avait été trop curieuse et avait certainement touché un point sensible. Difficile de croire qu'un homme aussi imposant puisse avoir le moindre point sensible, mais visiblement c'était le cas. Arborant un sourire calme, la demoiselle reposa ses yeux sur lui.

     ▬ Désolée, je ne vous avais pas reconnu tout de suite. Je ne m'attendais pas à vous revoir je l'avoue et encore moins à ce que vous veniez me parler. Mais puisqu'il avait décidé de le faire ma foi, pourquoi s'encombrerait-elle de mauvais souvenirs ? Mais enfin, puisque la Mère Rivière vous a placé à nos côtés, profitons-en donc ! Vous êtes le garde du corps d'une dame ? Vous n'étiez pas reître lors de notre dernière discussion ? Encore et toujours ses questions, la demoiselle se mordit la lèvre dans un réflexe. C'était à cause de cela qu'ils s'étaient froissés l'autre fois. Elle inspira légèrement avant de changer de sujet. Vous venez juste pour les festivités ou vous allez jouter ? »

     Là, c'était une discussion qui normalement ne devait pas trop mal tourner. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour reprendre une fois de plus la parole, quelqu'un prononça son nom et elle tourna la tête, posant ses yeux sur une connaissance qui remontait à loin. Eva, la catin de Lancehélion qui s'était brûlé les ailes sur le soleil Martell. Quelle surprise de la voir ici, la surprise marqua le visage de la Dornienne qui n'eut guère le temps de répondre à son interlocutrice, car déjà celle-ci s'était éloignée vers d'autres personnes, peut-être de futurs clients allez savoir. Haussant les épaules devant cette surprise, la demoiselle reporta son attention sur Kerigan.

     ▬ Vous ne connaissez pas Oteh, un prêtre à barbe, je suis sûre que vous devez avoir beaucoup de points communs. Attendez deux minutes. »

     Elle se redressa, prenant garde à ne pas marcher sur les quelques morceaux de fruits qui traînaient par terre, approcha d'une table où elle attrapa une fois de plus quelques provisions et de quoi boire, puis revint vers les deux hommes. Elle déposa le tout sur la table avant de se pencher pour ramasser les restes par terre afin d'éviter de faire chuter quelqu'un, puis s'installa pour de bon en soupirant légèrement.

     ▬ Servez-vous ! »
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Message Mar 29 Mai 2012 - 18:56

Eleyna avait affaire à une roturière. Vu sa robe, elle aurait du s'en rendre compte immédiatement mais sa beauté avait quelque chose de tellement exceptionnel qu'elle l'aurait prise pour une princesse. Ceci dis, elle n'y avait même pas réfléchis et n'était elle-même qu'une noble passablement mineure, même dans sa région. Elle n'avait jamais eu de problème à se mêler au peuple, elle les préférait même, avec leur franchise et leur simplicité. Son meilleur ami était issu de ce milieu, d'ailleurs...Où était-il? De loin, elle le voyait toujours près de ser Addam en grande conversation avec plusieurs hommes. Le vin lui faisait faire de grands gestes et il renversait toujours la moitié de sa coupe sur le sol. Un sourire, la nordienne reporta son attention sur son interlocutrice. Il lui semblait avoir manqué une phrase ou deux, comme à son habitude lorsqu'elle se perdait dans ses pensées. Elle était d'ailleurs plus distraite que d'habitude puisqu'elle s'était laissée entraîner à boire. Elle répondit uniquement sur ce qu'elle avait retenu. « Vous êtes donc une étrangère? » C'est ce qu'elle avait compris, lorsqu'elle affirmait douter de croiser des connaissances. Pourtant, de tête, les hommes qu'elle désignait portaient des emblèmes appartenant au Conflans. Sans doute s'embrouillait-elle ou cherchait-elle à cacher quelque chose. Bah, elle était une fille du secret elle-même. « Je m'appelle Eleyna et non je n'ai pas l'honneur de connaître les mariés. J'accompagne des amis. Je n'avais jamais assisté à un mariage. » Elle allait ajouter "dans le sud" car elle connaissait les mariages du Nord, mais ils étaient différents. Pas de septon, pas de tournoi! Un autre monde, lui semblait-il. Et des tas de gens passablement saoul. C'était amusant. Un peu comme cet homme qui affirmait que le tonneau allait céder. Eleyna se demandait si on pouvait être saoul simplement en touchant de l'alcool. Elle n'eut pas le temps d'en apprendre d'avantage, pas de cet homme en tout cas. Il était intéressé par son interlocutrice, Deirdre, de son prénom. Tout aussi charmant que son physique. Et avait d'ailleurs déjà disparut pour trouver un autre compagnon de beuverie, en la personne d'Addam Frey.

« Je suis une ménestrel et je fais route avec un chevalier. Il a d'ailleurs disparu au milieu de cette foule...Mais il doit jouter demain! Vous le verrez sans doute. » dit-elle en scrutant la foule, comme si elle voulait le lui montrer pour qu'elle comprenne de qui elle parlait. Elle finit par mettre la main dessus et se demanda si elle devait lui rapporter le regard qu'elle avait surpris. Après tout, son imagination lui jouait peut-être des tours mais son instinct...Son instinct ne la trompait jamais. Mais ce qui la poussa à mettre un terme à la conversation, c'était une pulsion soudaine qui l'avait prise aux tripes quand elle remarqua une femme du genre lascive au regard qu'elle n'appréciait pas, s'approcher de lui pour le saluer. « Si vous voulez bien m'excusez, je crois que certains hommes envient ma position auprès de vous et souhaiteraient me remplacer. » Elle sourit et s'éloigna en la saluant d'un simple signe de tête. Eleyna n'avait aucun sens des convenances, ce qui était passablement dramatique pour une noble.

Elle se dirigea vers Pryam, occupé à discuter avec une autre personne et s'assit à côté de lui sans même craindre d'interrompre la conversation. Lorsqu'elle arriva, l'autre femme s'en allait. Pourquoi réagir ainsi, elle ne le savait absolument pas. Sans doute à cause des quelques verres d'alcool qu'elle avait eu le malheur de boire. Elle aurait pourtant du savoir qu'elle ne tenait pas bien ce genre de boisson...« Vous m'aviez caché avoir tant d'amies par ici. J'ai discuté avec une jeune dame qui semblait s'intéresser particulièrement à vous en essayant de le cacher. Pas très habile...Ou plutôt si, mais j'ai surpris son regard par hasard. Vous devez la connaître, elle est...Dans ce coin par là-bas. Elle s'appelle Deirdre. » Eleyna savait qu'il était impoli de désigner des choses ou des gens du doigts, mais n'en avait cure. Elle se tourna au même moment vers le compagnon de Pryam« Bien le bonsoir! » salua-t-elle, de bonne humeur comme si aucun pincement ne l'avait prise plus tôt. Lunatique au possible...
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Message Mar 29 Mai 2012 - 19:41

« A 16 ans j’ai eu deux partenaires, l’une était destiné à toujours être dans mon cœur et l’autre y a gagné sa place. J’ai vécu avec les deux pendant 24 ans, de folles aventures, des choses merveilleuses, et il y a quelques jours, de la même manière qu’ils me furent offert ensemble, on me les a arrachés ensemble. Comme deux parties de mon cœur et de mon âme. Pardonne- moi petite Lyra, mais je ne suis pas celui qui a le plus envie de faire la fête ce soir. »

Pensa-t-il fortement en faisant tourner son vin dans sa coupe en bois. Il ne préféra pas le dire à haute voix mais les paroles qui suivirent ne purent l’empêcher d’en être amusé. Cette enfant parvint encore à le faire sourire, son innocence et sa pureté était un don inestimable, et sans doute la seule chose qui empêchait Oteh de sombrer complètement dans la déprime.

« Oui je les ais menés, celui de Qarth était celui le plus riche et bien plus magnifique, il m’ait malheureusement arrivé aussi de marier un fermier avec une de ses filles contre une nuit d’hospitalité. Et le troisième s’est fait dans une contré dont je suis sûr que tu ignores toute existence, mais je t’en parlerais un jour. Pour la naissance de l’enfant, ma foi c’est sa mère qui risque de s’en souvenir toute sa vie, mais là encore c’est une belle histoire que je te conterais sans doute plus tard avec grand plaisir. »

Il lui offrit son plus beau sourire vu les circonstances, cette petite était une telle étoile rayonnante qu’il n’avait nul envie de la voir triste, qu’importe ses problèmes personnels. Et répondit ensuite à sa dernière question :

« Pas du tout, et c’est là l’un des reproches que je fais aux septons, sans offenses, qui se permettrait d’oublier que la plus grande puissance divine qui soit est celle de donner la vie ? Et quel meilleurs moyen de lui rendre hommage que d’avoir une grande famille et de nombreux enfants ? »

Il fut alors interrompu par un vulgaire garde, et Oteh n’y résista pas.

« Mais finalement ils font preuve de clairvoyance car quand on voit ce que certaine truie peuvent enfanter, on imagine sans peine que l’abstinence est notre seul salut ! »

« C’est à moi que tu t’adresses le couillon ? »

« Allons bon si j’avais voulu m’adressez à vous j’aurais plutôt usé de vocabulaire porcin affublé de gesticulation ridicule ! Et pour votre gouverne je n’utiliserais même pas votre langue pour m’essuyer le derrière les jours de chiasse ! »

En un instant les deux hommes s’étaient dressés face à face, avec derrière ser galtry sa compagnie d’ivrogne, alors que d’un geste de la main, Oteh interdisait formellement à Lyra de s’en mêler. Il avait trop besoin de se défouler sur quelques imbéciles trop ignorants pour le craindre.

« Tu veux te battre couillon ? »

« Vous pourriez posséder deux épées de géants que vous n’auriez aucune chance de me toucher … »

« Voyons donc ça ! » S’exclama le chevalier en portant la main à la garde de son épée, malheureusement il était bien trop près d’Oteh pour cela et ce dernier ne perdit pas l’occasion de lui envoyer son poing dans la figure, envoyant son adversaire dans la ligne de ses amis qui le remirent d’aplomb. Comprenant que les armes étaient inutiles, le soldat revint à la charge armé de ses poings, il voulut envoyer celui du droit comme une lance en direction du nez du prêtre mais celui-ci dévia le coup en usant de son avant-bras gauche, il lui saisit ensuite le poignet avec son bras droit et arrêta le mouvement de son adversaire en plaçant plusieurs coups rapide sous l’aisselle. L’homme se plia sous la torsion qu’effectuait Oteh avec son poignet, ne parvenant qu’à plier son bras. Oteh en profita alors pour effectuer une habile clé de bras qui lui permit de renverser son assaillant en arrière. Sonné par le choc et par le vin grossier, ser Galtry resta à terre, et avant que cela ne dégénère plus, il dressa un bras opposé à la troupe.

« Paix ! Pardonnez mes paroles offensantes, je suis prêtre de toutes les religions et ne me permettrais jamais d’insulter vos dieux. Que ceux-ci bénisse cette union. » Il se recula avec sa coupe vers un tonneau et la remplie, il revint ensuite vers eux, ayant réussi à les captiver, il leva sa coupe au dessus du vaincu et l’arrosa de son contenu. « Et toi preux chevalier reçoit cette bénédiction pour avoir eu le courage de m’affronter. Que la paix se fasse entre nous et tu pourras allez te bénir seul dans n’importe quel tonneau ! »
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Message Mar 29 Mai 2012 - 19:49

Après tout ce qu'il avait déjà fait pour elle ce soir, Serena aurait du s'attendre à ce que le chevalier soit aussi compréhensif. Il la laissait se draper de son secret. Il lui souriait. Il posait sa grande main sur les siennes. La jeune femme en appréciait silencieusement la caresse. Cet homme savait consoler avec des gestes simples. Elle avait hâte de le voir jouter le lendemain, afin de savoir s'il était capable d'autre chose que cette gentillesse insensée et gratuite dont il faisait preuve depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Quand elle le regardait, elle pouvait presque l'imaginer une épée à la main sur un champ de bataille et, dans son idée, il était magnifique. Elle lui sourit timidement, en guise de remerciement.
Quand il leva la tête vers le ciel, elle suivit distraitement la ligne qui courait de la pointe de son menton pour plonger sous le col de sa tunique. Elle avait apprécié la beauté de plusieurs hommes auparavant et notamment celle d'hommes d'envergure tel que Lord Tybolt Lannister. Cependant, Even avait quelque chose... d'autre. Sa taille et ses traits suggéraient une grande puissante physique. Il avait l'air d'être le genre d'homme que la fatigue n'assaillait jamais, qui pouvait porter le poids du monde sur leurs épaules. Cette force était séduisante, plus encore qu'un beau visage. Elle était impressionnante aussi. Elle intimidait. Serena leva elle aussi les yeux vers le ciel pour le découvrir chargé d'étoiles brillantes. C'était un beau spectacle.

_ Vous parlez de Dorne avec tant d'affection que vous m'avez donné envie d'en voir le soleil.

Elle ignorait si la pâleur de sa peau le supporterait néanmoins. Even semblait songeur. Son calme lui rappelait celui de son frère. Pour un esprit torturé comme le sien, c'était reposant. Elle avait envie de puiser un peu de sa sérénité afin d'apaiser son âme.

_ J'ai vu beaucoup de choses, c'est vrai. J'aimerais pouvoir dire que tout était beau mais on rencontre toutes sortes de paysages et de personnes sur les chemins. Certains sont effrayants et on voudrait fermer les yeux. Pourtant, je ne voudrais changer mon voyage en rien car les belles choses compensent largement les mauvaises. Si vous allez dans le Nord, essayez de voir le Bois Sacré de Winterfell. Les hommes des neiges ne sont pas aussi froids que le reste du continent le croit. Les paysages là-bas sont splendides car la nature y a ses pleins droits. Et que dire des Terres de l'Ouest et de ses rivages où l'on pleure la mort des soldats et la disparition des femmes ? Les massacres fer-nés sont de bien tristes histoires que content les ménestrels des auberges. Ils nous tirent toujours une larme. Cependant, les protégés du Lion savent mieux que quiconque l'importance de la solidarité d'un peuple et la valeur de la famille. Ce sont des hommes de courage. D'honneur aussi. Tout comme les Valois.

Serena accepta le verre de vin que Even venait de lui tendre et le remercia. Elle en avait déjà bu un tout à l'heure. Elle se demandait combien de verres une femme de sa constitution pouvait descendre avant de se mettre à révéler des secrets. Mieux valait être prudent. Elle avait trop souvent vu des hommes chanceler en braillant à qui voulaient les entendre ce qui ferait leur honte des heures plus tard.
Plus loin, une femme était montée sur une table et se mettait à danser en chantant quelque chose d'entrainant. Elle avait l'air de fort bonne humeur. Serena crut apercevoir Eleyna non loin qui se déplaçait dans la cour. Pryam n'était pas avec elle. C'était une étrangeté que le blondinet ne se soit pas encore inquiété de sa disparition. Peut-être n'avait-il pas encore vu que Bray était tout seul. D'ailleurs, le garçon de champ était adossé à la muraille, à l'exact opposé de là où se trouvait son amie. Les bras croisés sur son torse, il essayait voir ce qui se passait entre elle et le chevalier, tout en faisant mine de s'intéresser à la conversation que lui tenaient deux servantes du château qui avaient jeté leur dévolu sur lui.

_ C'est vrai que le Val n'a rien à envier aux autres contrées. Ce blason... [Elle effleura des doigts l'écu cousu sur la tunique d'Even]... c'est celui de la Maison Corbray, n'est-ce pas ? Avez-vous eu la possibilité de décider de vous-même d'être chevalier ou cela vous a-t-il été dicté par les lois de la naissance ?
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Message Mar 29 Mai 2012 - 20:21

Ces paroles furent accueillies de rire et Oteh aida finalement le pauvre bougre à se relever. Se retournant, il vit sa petite protégé avec une de ses connaissances. Un nouveau chevalier, épée à la ceinture. Décidément il ne se sentait pas à sa place ici. Il n’avait d’ailleurs pas entendu le nouvel arrivant lui conseiller de s’abstenir. Le prêtre avait réagi bien trop rapidement et bien trop brutalement, certes, il n’avait pas gravement molesté son adversaire, mais il n’aurait jamais dû répondre à sa provocation.

« Bonne soirée à vous noble chevalier, désolé de ce spectacle si peu glorieux. Petite demoiselle, je pense te laisser entre de bonnes mains, j’ai besoin de m’éloigner un peu. »

Il accompagna ses paroles d’une caresse amicale sur le crâne de la jeune femme. Il effectua un salut respectueux au chevalier ensuite, et prit son gobelet de bois après avoir réajusté la position de son sac de toile sur son dos, et s’éloigna, prenant soin de remplir sa coupe dans un tonneau. Il se mit à longer les tentes, passant discrètement de l’une à l’autre, vidant et remplissant son verre au rythme des tonneaux rencontrés. Il ne valait plus rien. Pourquoi s’en prendre à ceux qui valaient quelques choses ? Il n’était rien ici, et possible qu’il ne valait plus rien à Norvos non plus. Il n’avait pas eu de réponse à sa missive. Sans doutes avaient ils arrachés les pages qui le concernaient dans le grand manuscrit … Il revint presque à son point de départ mais s’arrêta loin de la vue de la jeune femme pour ne pas lui poser de problème. Il écoutait plutôt avec admiration le doux timbre de voix d’une belle chanteuse qui était monté sur une table. Un ruban était à ses pieds, il se baissa pour le prendre et le fit passer entre ses doigts, se remémorant encore et encore sa vie passée, ses gloires, ses victoires. Ainsi que sa terrible honte. Il s’éloigna en oubliant le ruban qui était enroulé à ses doigts et alla s’assoir par terre, adossé dans l’ombre d’un tonneau, y tendant parfois la main pour y plonger son gobelet.


Dernière édition par Oteh Byris le Mar 29 Mai 2012 - 21:38, édité 1 fois
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Message Mar 29 Mai 2012 - 21:25



     Le bras de fer des deux hommes ne cessait pas, et les encouragements allaient bon train alors que les deux lutteurs avaient le visage violacé par l'effort, tout les muscles du bras bandés, veines saillantes comme des câbles sous la peau luisante de sueur. Au loin dans le reste du banquet, un ménestrel rendit la totalité de son repas sur les genoux d'autres convives, qui semblèrent prendre la chose avec légèreté. Eusse-t-il s'agit d'Owayn que le chanteur aurait eu le plaisir d'avaler une poignée de terre avec ses dents. Histoire de colmater un peu son gosier.
     Du public du combat brachial montaient des quolibets enthousiastes, et s'il s'agissait certes d'une compétition amicale, l'enjeu n'en était pas moins la fierté des participants, la preuve de leur virilité. Le reître n'était d'ailleurs pas en reste lorsqu'il s'agissait de beugler comme un sourd, et si les deux hommes qui s'affrontaient semblaient de plus haute naissance que le reste de la foule, ils ne prenaient pas ombrage de l'état social de leur public.
     Ça et là, des émules balayaient les tables afin de se livrer à leurs propres combat, coude face à coude, dans ce genre de lutte absurde encouragée par la boisson et la bonne chère. Après tout, n'était-on pas là pour s'amuser ? C'est là-dessus qu'un petit homme solidement bâti et au crâne luisant comme un œuf attira l'attention d'Owayn :

     ▬ Dix sous que tu peux pas me battre ! Allez un petit pour la route, et après on ripaille !

     Le reître sourit : pourquoi pas ? Il finit de dépecer son pilon avec ses dents et, la bouche débordante de viande et le jus coulant le long du menton, il torcha la paume de sa main contre ses braies, laissant ses doigts luisants de graisse. Un effort plus tard, et la chair descendit le long de son gosier pour y rejoindre oignons, fromages et potage. Il passa sans aucun commentaire sur l'apparence culinairement approximative de son interlocuteur, et s'apprêtait à lui répondre lorsqu'une véritable beauté se jucha sur une table et se mit à voltiger, les jupons à la hauteur de la taille, dévoilant deux jambes à vous en damner.
     Elle se mit à chanter d'une voix claire et cristalline, alignant les vers comme s'il s'étaient s'agit de simples verres alignés devant son couvert. À peine eût-elle terminé son chant qu'un concert de sifflements intéressés retentirent dans l'assemblée, ainsi que quelques propositions tout à fait correctes et honorables pour une dame. Les deux lutteurs devaient être bien dépités du désintérêt soudain pour leur bras de fer, mais une paire de mamelles attirait bien plus qu'une paire de biceps tendus et luisants.
     Owayn bazarda l'os de la cuisse qu'il avait dévorée sous une table proche, où il alla se perdre entre une mare de bière épaisse, et les vestiges d'un tranchoir entamé par une bouche avide. Au milieu de l'accumulation de braillements, il éleva une voix forte par dessus les autres, tentant sans grand succès de dominer sonorement l'assemblée de hurleurs ; force lui fut de constater l'inefficacité de la chose, alors qu'il était toujours ignoré par la danseuse. Sans véritablement y croire, il lança d'une voix presque désespérée, désignant le petit chauve de son couteau sur lequel s'alignaient toujours légumes et fromage :

     ▬ 'Moiselle ! Mon ami et moi-même, on souhaite, comme qu'y dirait, faire un bras d'fer amical ! Nous faut t'une jugesse qui sait y r'connaître un vrai homme ! Vous allez nous fair' l'honneur d'votre présence ?


Dernière édition par Owayn le Mer 30 Mai 2012 - 23:52, édité 3 fois
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Message Mer 30 Mai 2012 - 1:49

Deirdre retint un soupir face aux question de la jeune femme, aussi gentil et propre soit-elle. Elle avait toujours eu du mal, avec les personnes de son sexe. Les hommes aussi d'ailleurs, dès que ça dépassait la séduction où simplement les démarches pleine d'intérêt, pour quelques petites choses à chaparder. Elle lui sourit, un peu pincée, les bras croisé sur sa poitrine. Deirdre, sans quitter le violoniste des yeux, et baladant un peu ses yeux dans la foules, en quête de visage qu'elle ne devait point croiser, répondit à la demoiselle.

- Etrangère, pas réellement. Je suis étrangère de la région oui. Je viens de l'Ouest.

Elle en jugea que la belle ne devait pas connaitre le blason de la maison Tarbeck. N'était-il plus assez important pour venir quérir l'attention des pirates des Îles de Fers ? Enfin, quoi qu'il en fut, elle n'avait pas l'air trop au courant de ce qui se passait autour d'elle, Deirdre, la petite domestique de couverture. Elle avait toujours cette crainte quand on venait l'aborder et que les questions fusaient. Connaître des gens ? Cela dépendait. Voilà bien une interrogation qu'elle ne supportait, hésitant toujours à répondre.

- Cela nous fait plusieurs points communs. Je ne connais pas grand monde dans le Conflans, accompagnant simplement mon maître. Je n'avais jamais vu de mariage, mais j'apprécie. La nourriture est bonne et l'ambiance très joyeuse. Puis, le vin, dit-elle, levant encore un verre qu'elle venait de remplir.

Elle tenait relativement bien l'alcool, à force de boire dans les tavernes sur le chemin, où à la demeure de Damon, pour passer le temps. Puis alors, un homme les interrompit. Pas le bon musicien d'ailleurs, c'était bien dommage. Elle le regarda de haut, accueillant sa phrase avec affront. Elle leva un sourcil bien plus haut. Elle n'était pas si grosse, la tonneau n'allait pas tomber. Or, dans la crainte que cela puisse arriver et attirer l'attention sur elle, elle quitta vite son perchoir, droite, comme un piquet et observant le gros tonneau. L'homme avait déjà disparu. Quel idiot. Ils l'étaient tous dans cet état. Eleyna continuait de parler, alors que les yeux azurs de Deirdre observèrent le jeune barde éméché. Il venait de tout vomir sur des invités. Elle lâcha un petit rire surpris et amusé. Encore une chance qu'il ait fait quelques pas plus loin, sinon les deux petites brunes auraient été légèrement parfumée, de son repas, à peine digéré.

- Vous êtes ménestrel ? Vous en avez la charisme et le charme, dit-elle en le pensant sincèrement. Et oui, le chevalier, peut-être, je ne saurais, il n'y a que ça, lui fit-elle sans s'imaginer une seconde qu'elle parlait de Pryam.

Elle lui sourit brièvement, buvant à petite gorgée le vin qui commençait lentement à lui chauffer les joues. La jeune femme, balbutia quelques paroles, dont Deirdre n'écouta qu'une partie. Elle comprit simplement qu'elle prenait congé d'elle. Elle hocha la tête, laissant la silhouette s'éloigner, sans même prêter attention où et vers qui elle se dirigeait. Quand elle buvait, elle était malheureusement moins sur ses gardes. Puis, il fallait dire que ses yeux se portèrent vite sur une gracieuse femme, dansant sur une table et chantant. Quelle attitude de catin .... Comme elle savait le faire. Enfin, une dame qui savait s'amuser et s'assumer, aller au délà de toutes mœurs. Elle souriait, jaugeant cette dornienne, qui décidément ne passait pas inaperçue, que ce soit par sa silhouette, sa beauté et sa façon de bouger. Elle s'approcha légèrement, restant à distance, toujours son châle sur la tête. Elle espérait ne pas croiser d'autre victime de ces larcins ce soir.

Alors qu'on appréciait la démonstration artistique et d'après ce qu'elle entendait, un petit échange physique entre deux hommes, pour savoir qui serait le plus fort, elle s'était rapproché de la troupe, faussement intéressée. Ses mains glissèrent sur les braies d'un roturier, inconnu au bataillon. Ses doigts s'agitèrent dans l'air, cherchant la ficelle de la bourse. On la bouscula, elle perdit sa prise. Elle finit par se reprendre. Il n'y avait pas assez d'activité autour pour se faire discrète. Puis sa cible était déjà trop loin d'elle, un homme plus costaud interposé entre elle et sa victime. Haussant les épaules, elle s'isola, s'éloignant. Plus tard, peut-être. Elle ne devait pas jouer avec le feu, surtout qu'elle était en présence de Damon Tarbeck. Mais ... C'était plus fort qu'elle.

Isolée, était un grand mot. Voilà qu'elle trébucha sur une jambe, à l'ombre d'un tonneau qui avait attiré son attention. Allongée tout le long par terre, elle lui jeta un regard assassin, puis ensuite, un regard morne, face à son gobelet qui avait roulé dans l'herbe, plus loin.
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Even Corbray
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Message Mer 30 Mai 2012 - 10:37

Even écouta Serena parler de ses voyages en sirotant son vin, le regard perdu dans le vague, embrassant un peu toute la cour afin de voir globalement ce qui s'y passait. Un certain nombre de convives s'avinaient progressivement, et il songea qu'il leur faudrait rester prudemment à distance pour éviter un accident. Il ne craignait pas pour lui-même, mais plutôt pour sa charmante compagne du soir, car un homme imbibé de vin se changeait bien trop rapidement en violeur potentiel... Il tourna la tête vers la belle quand elle effleura du bout des doigts le blason des Corbray qui ornait sa tunique de soie, lui demandant s'il avait lui-même choisi d'être chevalier, ou si cela lui avait été imposé. Le jeune homme prit une inspiration avant de répondre.

« Je suis le fils cadet de Galbart Corbray, l'actuel lord de ma famille est mon cousin Kaeril. Je suis donc issu de la branche cadette de la famille. Mon accession au titre de lord est donc plus que compromise, mais cela m'importe peu. En conséquence, mon père a décidé de me faire chevalier, car j'en avais selon lui le profil et les qualités, alors que mon frère Glenn reste plutôt près de lui pour le seconder. Malgré tout, même si je n'ai pas vraiment choisi mon destin étant enfant, je n'ai jamais regretté d'être ce que je suis. Je me sens à ma place, et en étant chevalier je peux protéger ceux qui en ont besoin. C'est mon rôle.

Il venait de lui révéler ce qu'il avait passé sous silence pour ne pas prendre le risque de la mettre mal à l'aise, c'est-à-dire qu'en plus d'être chevalier, il était également un noble. Il n'avait cependant pas donné les détails concernant le procès de son cousin et ce qui s'ensuivait. Il n'avait pas envie de parler de tout ça maintenant, et il n'était pas certain que cela ferait une conversation agréable pour elle. Et puis il avait assez ressassé tout ça avant et pendant l'affaire, pour ne pas continuer maintenant que tout était réglé. Il se surprit à songer, en la regardant, qu'elle devait être originaire du Val, même s'il ne connaissait pas son nom de famille. La façon qu'elle avait d'en parler, quelque chose dans son physique et le fait qu'elle ait reconnu son blason le portaient à le croire. Ce dernier point ne voulait pas tout dire, car après tout on enseignait aux enfants nobles l'art de l'héraldique avec tous les blasons des familles nobles les plus importantes des Sept Couronnes... Mais son instinct lui disait qu'il était dans le vrai.

Il n'en demanda pas confirmation, et son attention fut attirée sur autre chose. Des musiciens avaient sorti leurs instruments et entamé une musique populaire entraînante. Des gens s'étaient mis à danser, et cela donna une idée au chevalier. Il n'était absolument pas certain que Serena accepterait son invitation, et il se doutait que bien peu de gens de son rang « s'abaissaient » à danser avec des roturiers ou des nobles de rang inférieur. Pourtant, lui en avait simplement envie, pour effacer cette légère tristesse du visage de la belle. L'ombre qui était passé sur ses traits un peu plus tôt avait disparu, mais il en restait quelque chose. Il se leva et lui présenta sa main, paume vers le ciel, puis il lui sourit gentiment.


- Vous dansez ? »

Cela n'avait rien à voir avec les danses des cours nobles, guindées et codifiées. C'était simplement quelque chose d'entraînant et rapide, simple et agréable. Une danse vive et légère où l'on s'amusait. Il avait participé à des danses similaires à Dorne, dans certaines fêtes de village. Là, personne ne le prenait pour autre chose qu'un voyageur étranger de rang inconnu, dont tout le monde se moquait. Ici, difficile de se faire passer pour autre chose que ce qu'il était, mais que lui importait finalement ? Bien souvent, ce genre d'initiative et de proximité avec le peuple était extrêmement bien accueillie par les gens du commun, avec lesquels le chevalier c'était toujours bien entendu.


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Message Mer 30 Mai 2012 - 15:52

Vu le regard de Ser Pryam du Val, il était certain qu’il ne se souvenait pas d’elle, elle n’insista donc pas, et comme il était en pleine conversation, elle ne pouvait l’en blâmer et n’avait aucune envie de lui rafraichir la mémoire au vue et au su de tous. Car si elle, elle n’oubliait pas les gens avec qui elle couchait, en tout cas pas ceux qu’elle ne faisait pas payer, lui n’avait pas aussi bonne mémoire. Quand à Lyra, il semblait qu’elle ne l’ait même pas entendue, aussi Eva haussa les épaules et passa son chemin, elle avait d’autres chats à fouetter que de remercier quelqu’un pour quelque chose qui avait eut lieu il y a mille ans. Enfin non en fait, rien d’autre à faire en soi, mais pas envie de s’attarder sur la Dornienne en plein discussion avec un chevalier, il ne faudrait pas qu’on l’accuse de se faire des amis !

Elle n’était pas réputée pour sa timidité, loin de là, mais elle n’avait pas envie de gêner les gens qui avaient déjà trouvé de quoi parler. Pourtant elle aurait adoré parler de Dorne elle aussi, la région lui manquait tellement, Lancehélion en particulier. Ce qu’elle donnerait pour y retrouver et le cas échéant mettre en œuvre sa vengeance, mais même sans cela, elle aurait aimé pouvoir y faire un tour, mais ça n’était pas demain la veille, ces intérêts la menaient vers d’autres horizons. Elle aurait aussi apprécié d’en apprendre plus sur les prêtres à barbe dont elle ne savait pas grand-chose mise à part que ça lui semblait très étrange qu’un de ses disciples n’ai pas de… barbe. Oh et la musique, discuter avec une professionnelle de cet art, comme se serait agréable, parler musique, peut-être même chanter un peu accompagnée par cette jeune femme à côté de… une autre jeune femme. De déambuler ainsi dans l’assemblée elle se sentait comme un derviche tourneur, la tête lui tournait, attirée par les mots et les voix et repoussée immédiatement par un terrible sentiment de solitude bien plus intense dans la foule. Il fallait qu’elle s’occupe et comme elle avait déjà assez manger et un peu trop bu, elle ne pouvait pas continuer à ce rythme sans quoi elle finirait à quatre pattes sous une table ce qui n’était en rien digne d’elle. Enfin si mais elle ne pouvait pas se le permettre si non elle se mettrait à parler, à dire n’importe quoi et surtout à raconter sa vie, la véritable existence d’une courtisane.

La fête ! Alors si c’était la fête chantons et dansons, amusons nous, faisons virevolter les jupons et devenons aussi fou que l’alcool nous en donnerait l’excuse ! Aussi dansant sur une table elle chanta, riant parfois les yeux regardant le ciel, un grand sourire sur les lèvres, regardant à peine la foule qui était devenue floue et n’entendant même pas les réflexions des uns et des autres. Mais si certains disaient n’importe quoi, beaucoup avaient repris la chanson qui était bien connue et même certains musiciens accompagnaient la ritournelle.

...

Rose parmi les roses
Au milieu d’un écrin
Cadeau de verdure
Et d’or entremêlé

Doucette brunette
Croise donc mon regard
Doucette brunette
Croise donc mon regard

Fraiche fleurette du Bief
Donne-moi donc un baiser
Que nenni chevalier
Voilà plutôt ma main

Doucette brunette
Croise donc mon regard
Doucette brunette
Croise donc mon regard

Au long de la Mander
Tu m’as ravie mon âme
Ne sois donc pas cruelle
Et tu seras ma Dame

Doucette brunette
Croise donc mon regard
Doucette brunette
Croise donc mon regard

Beau chevalier d’été
Que voilà belles paroles
Allez vite voir mon père
Boire le vin à sa table

Doucette brunette
J’ai croisé ton regard
Doucette brunette
Maintenant tu es mienne

C’est ainsi au soleil
Que les rêves fleurissent
Pour toujours radieux
Ils promettent maints délices


Enfin la chanson terminée, elle chercha un endroit ou descendre sans se retrouver les quatre fers en l’air, et… n’en trouva pas, la table lui paressait soudainement extrêmement haute, et les bancs étaient trop instables pour s’y appuyer en descendant de cette scène improvisée. Quand au le sol jonché de débris alimentaires et de bière était bien trop instable pour qu’elle y saute avec cette lourde robe, aussi lorsqu’un homme lui proposa de juger d’un bras de fer, elle se dit que se serait un tarif acceptable pour qu’on l’aide à descendre. Avec un sourire espiègle du haut de son piédestal, elle posa ses yeux sur lui et répondit d’une voix forte.

« Il vous faut certainement une vraie femme pour juger de ça ! Je peux vous faire cet honneur, mais à condition que vous m’aidiez à descendre de là. »

Elle se mit face à lui et lui tendit des mains nettement moins sales que celle du soldat.
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Message Mer 30 Mai 2012 - 19:30

Le type au crâne pour le moins dégarni effectua une démonstration de force sur ser Galtry. Kerigan apprécia la surprise en bon amateur de combat à mains nues. Mais, il se doutait dans le même temps que ces débordements n’étaient pas terminés. Il fallait se méfier d’un chevalier à l’honneur bafoué, surtout en ce lieu et en cette occasion. Le natif des terres de l’orage se désintéressa de l’action une fois que la dornienne lui eût adressé la parole.

La surprise de ce côté là était partagée. Le garde du corps ne s’attendait pas à la voir ici non plus. Il ajouta quelques mots, un brin sarcastique lorsqu’elle pensait qu’il ne ferait jamais le chemin pour venir lui parler.

«Je vous ai dis de ne pas me les briser davantage avec ces questions, pas que je vous détestais. »

La réponse avait été honnête et courte même si la formulation pouvait en blesser plus d’un. Et c’était reparti quelques instants plus tard avec cette rafale de questions. Celles-ci certainement bien moins gênantes.

«Ouais…la Mère Rivière… » murmura-t’il ironiquement pour lui même.

Kerigan n’était pas très pieux à vrai dire par rapport à la moyenne des habitants de Westeros. Il avait sa propre conception de la religion. Et si elle détenait une place non négligeable dans sa vie, il refusait d’admettre que celle-ci guidait sa vie, ses choix, ses pas, de A à Z. Bref, il croyait aussi en son libre arbitre.

«Effectivement, j’étais reitre…et je suis désormais garde du corps. Si je suis là, c’est donc qu’on m’a traîné ici. Donc à vrai dire, je ne suis ni là pour les festivités, ni pour jouter. »

Après tout, il ne mentait pas réellement. Il donnait uniquement la raison de sa venue. Le mensonge était tellement moins dérangeant pour la conscience ainsi. Et puis, c'était nettement moins dur de paraître crédible. De toute manière, se doutait t'elle qu'un type aussi rustre que lui userait d'un quelconque stratagème et mentirait ? Il pensait que non. Kerigan prit une grappe de raisins dans sa main et commença à la dépiauter. Et puis, le prêtre à barbe entreprit de s’éloigner. Le natif de Torth fronça des sourcils en l’entendant le nommer ‘noble chevalier’. Une des pires insultes qui puisse exister en Westeros. Il ressentit l’envie de grogner dans sa barbe mais il se retint, se doutant qu’il ne s’agissait que d’une méprise.

«..Bonne soirée à vous aussi… »

Kerigan reporta son attention sur Lyra. Prenant plaisir à gober les raisins, il entreprit dans le même de temps de satisfaire sa curiosité.


«j’imagine que vous aussi vous faîtes partie de ‘l’accompagnement’…comme les trois quarts des gens ici?...Qui accompagnez vous ? »


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Message Mer 30 Mai 2012 - 20:58



     À la grande surprise d'Owayn, la beauté lui répondit par l'affirmative, acceptant de se constituer arbitre équitable si le reître lui prêtait une main pour descendre de son perchoir. Marché équitable à ses yeux, et alors qu'il s'apprêtait à lui offrir une paume aidante, un bruit de rixe retentit à quelques mètres de là ; un rapide coup d'œil lui permit de remarquer qu'un homme pour le moins dégarni en avait étalé un autre d'un seul coup de poing, et le remettait maintenant sur pieds. L'alcool causait de ces scènes parfois...
     Mais il en oubliait l'oiseau sur sa table, toujours dans sa robe magnifique. Que faisait une telle femme à danser au milieu d'une telle beuverie ? Il était dans la vie des mystères qu'Owayn ne s'expliquait pas. Mais loin de lui l'idée de se plaindre !
     Ses doigts étaient toujours dans un état déplorable, aussi il les essuya avec plus d'insistance sur le bas de sa tunique, jusqu'à ce qu'ils luisent un peu moins à la lumière des torches avoisinantes. Où jusqu'à ce qu'ils soient a minima présentables. Ceci fait, il lui en tendit une.

     ▬ Tenez 'moiselle, allez vous-y pas ramasser la margoulette, ce s'rait ma foi fort dommage d'abimer une si jolie frimousse.

     Le contact de leurs mains serait certainement surprenant ; la douce paume de la femme qui prend soin d'elle, face à la pogne sale et couverte de cals d'Owayn. On ne pouvait imaginer tableau plus étrange que cette figure à faire pâlir la Jouvencelle offrir sa main à un homme comme le reître. Tout autour d'eux, un concert de sifflements s'élèveraient sûrement, preuve de la maturité de l'assemblée, qui ne valait pas mieux qu'une bande de minots sur ce coup-là.
     La situation était presque surprenante pour Owayn. Il se contentait généralement de relations d'un soir en échange d'une poignée de sols au tournant d'une auberge. Pourtant, elle avait quelque chose d'ensorcelant.
     Bon, il n'était pas venu pour jouer les jouvenceaux en mal d'amour, mais pour ripailler. Kerran s'était un peu éloigné, et semblait en pleine conversation avec quelqu'un que le reître ne connaissait absolument pas. Crâne-de-genou salua la jeune femme, et alors que l'assemblée reportait son attention sur les autres bras-de-fer, les deux hommes se préparaient à lutter, relevant leurs manches en rivalisant d'œillades à la jeune femme.

     Une fois qu'ils considérèrent avoir assez roulé de mécaniques, ils écartèrent quelques vestiges d'assiettes d'un coin de table, s'installèrent l'un face à l'autre, posèrent leurs coudes sur la table, paume contre paume, et se mirent à pousser.
     Et il était fort, le bougre. Owayn sentit tous les muscles de ses phalanges au milieu de son dos se contracter, et il se mit à souffler comme un bœuf sur sa main qui ne bougeait pas d'un pouce. Les heures et les heures à balancer la pioche, faucher les blés et manier l'épée lui avaient sans doute forgé une solide charpente, et la femme à quelques dizaines de centimètres le galvanisait par sa seule présence.
     Mais l'autre se défendait bien. S'il n'avait pas l'air beaucoup plus à l'aise qu'Owayn, il poussait comme un dingue contre la main du reître. Les deux hommes semblaient de force à peu près égale ; cela se jouerait désormais sur leur endurance respective. Et à chaque centimètre parcouru par l'oscillation des doigts entremêlés, le moral en prenait un coup. Alors ?

     Lequel des deux tiendrait le plus longtemps ?



Dernière édition par Owayn le Mer 30 Mai 2012 - 23:54, édité 2 fois
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Message Mer 30 Mai 2012 - 21:28

Serena s’attendait à ce qu’Even soit issu d’un noble lignage. Il y avait des signes qui ne trompaient pas, comme le port de tête et, plus abstraitement, un certain éclat au fond du regard. L’homme qui lui faisait face les avait, indubitablement. Il lui apprit que son destin avait été fait par ses pairs et elle ne fut pas étonnée d’entendre qu’il en était plutôt satisfait. En effet, son caractère si aimable les prêtait tout à fait à la voie de la chevalerie. Protéger ceux qui en ont besoin. C’était une bien belle ambition. Les gens en étaient bien souvent trop peu reconnaissants mais les chevaliers n’en prenaient pas ombrage. Ils ne recherchaient pas les compliments et c’était précisément cette abnégation qui les rendait exceptionnels.

_ J’admire cette dévotion pour les plus faibles que vous. Il aurait été si facile de vous contenter des privilèges que vous accorde votre nom et de succomber à la tentation de rien faire pour les démunis. Après tout, c’est ce que font beaucoup de grands dans ce monde.

Un joli sourire glissa sur les lèvres de la jeune femme. Elle réalisa qu’elle ne s’était pas sentie aussi bien depuis longtemps. Elle était en paix avec elle-même. Son esprit n’était pas obsédé par des choses sombres et compliquées. C’était comme si l’aura bénéfique d’Even les avait chassé. Il veillait bien plus sur elle qu’il ne se le figurait apparemment. Peut-être était-il également un bouclier contre ses cauchemars.
Serena était si absorbée par ses pensées qu’elle n’avait pas entendu les musiciens se mettre en place pour lancer une nouvelle musique rythmée et plutôt entraînante. Aussi, lorsqu’elle vit du coin de l’œil Even se lever, elle crut qu’il allait s’excuser et retourner dans la grande salle du banquet. Elle se composa un masque d’indifférence et se préparait déjà à lui souhaiter une bonne soirée lorsque le chevalier tendit une main vers elle, paume vers le ciel. Elle fut si surprise qu’elle leva vivement la tête pour plonger ses yeux dans les siens. Si elle dansait ? Comment cela ? Il lui fallut un certain temps pour réaliser qu’il l’invitait à danser avec lui. Personne ne l’avait invitée à danser depuis… une décennie. Littéralement. Elle baissa ses yeux de biche sur cette main tendue vers elle et la contempla quelques secondes avant de se décider à bouger. Elle posa doucement ses doigts dans la paume d’Even et se leva avec grâce en abandonnant son verre sur la table la plus proche.

_ Avec vous, oui, glissa-t-elle de sa voix d’ange.

Elle le suivit timidement jusqu’à l’espace aménagé en piste de danse tout en observant les couples qui y évoluaient déjà. La chorégraphie était assez simple. L’homme avait une main sur la taille de la femme et la femme une main sur l’épaule de l’homme. Leurs mains libres étaient liées sur le coté. Et puis ils sautaient ensemble et en rythme, en avançant, en reculant, en tournant sur eux même. La seule règle était de prendre garde à ne pas rentrer dans les autres danseurs. Le petit couple attendit le bon moment et il s’élança lorsqu’un espace se forma. Les longs cheveux de Serena fouettaient légèrement l’air derrière elle et sa robe blanche tournoyait harmonieusement. Elle était d’abord très angoissée à l’idée de faire un faux pas mais en vérité, il était difficile de se tromper tellement il y avait peu de règles. Elle se contentait de se laisser guider, instinctivement, par la main qu’Even avait posée sur sa taille. Peu à peu, un sourire naquit sur ses lèvres et bientôt, elle éclata d’un joli rire clair. Elle se sentait légère comme une plume. Ses yeux ne quittaient pas ceux du chevalier à qui cette danse ne semblait pas déplaire, à première vue.

_ On ne s’amuse pas autant dans la grande salle, qu’en pensez-vous ? Dit-elle d’une voix suffisamment forte pour être entendue de lui malgré la musique.

Serena espérait qu’Even prenait autant de plaisir qu’elle à cet exercice. C’était intimidant de se laisser guider par les mains fortes d’un homme, surtout d’un homme de l’envergure du Valois. Cependant, c’était aussi très agréable. Elle avait confiance en lui.
Ecoutant les paroles de la chanson qu’une superbe femme entamait gaiement, elle eut l’étrange sentiment qu’elle parlait d’elle.

Doucette brunette
J’ai croisé ton regard
Doucette brunette
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Message Mer 30 Mai 2012 - 23:04

Intervention Globale


Sur le chemin de ronde qui encerclait la cour, en haut des remparts, un calme plat régnait qui contrastait avec la fête qui au-dessous avait bien démarré. L'on chantait, l'on dansait, l'on ripaillait avec plaisir et bonne foi, sans se douter qu'un peu plus haut quelque chose se préparait. Tous trouvèrent leur bonheur et en dépit de quelques accrochages, la situation semblait paisible, festive et même réjouissante, loin du scandale qui avait quelque peu terni l'ambiance dans la grande salle. Toutefois, la bonne humeur générale que même les interventions dénuées de sens du prêtre à barbe, qui avait eu l'audace de critiquer la foi des Sept à un mariage placé sous leur sainte bénédiction n'avaient point trop écornée, n'était pas destinée à perdurer plus longtemps. Alors que chacun veillait à suivre la conversation de son voisin, à chanter, à danser, à manger, à s'amuser, à gueuletonner, à bambocher en toute tranquillité sous le saint regard des dieux, sans se douter que du ciel viendrait très bientôt les dangers, on put entendre un cri guttural et poisseux s'élever du haut des remparts. Quelques regards se tournèrent vers la source de ce bruit aussi nouveau qu'inattendu, et peu à peu les musiciens, en découvrant l'intrusion sonore, cessèrent de gratter leur lyre ou de souffler dans leur flûte. Le cri n'était qu'un hurlement babillard, mais si l'on distinguait très bien le coin des murailles d'où il s'élevait, personne ne pouvait encore, pour le moment, savoir qui en était l'émetteur. S'agissait-il d'un ivrogne égaré sur ce haut perchoir ? S'agissait-il d'une sorcière venue maudire l'union des deux mariés ? S'agissait-il du fantôme de la première épouse de lord Ambrose venu mettre en garde celle qui lui succédait aujourd'hui ? Les regards couraient sur le haut des remparts à la recherche, sous la guirlande des lanternes, d'une ombre suspecte qui aurait pu être l'origine de ce beuglement hilare. Elle ne tarda point à se mouvoir, et l'on put alors découvrir, qui se détachait dans la lumière, la silhouette de Wat-la-Bibine. Dire que le pauvre était ivre relevait de l'euphémisme : il était l'un des nombreux laquais qui avaient participé à la préparation de la cour du château pour accueillir le tournoi, et depuis quelques heures avant le banquet, il n'avait pas manqué de goûter à chaque boisson. Il avait d'abord goûté le vin pour s'assurer qu'il n'était pas trop bouchonné. Il avait ensuite goûter la bière pour s'assurer qu'elle n'était pas frelatée. Puis, pour supporter les hurlements de son épouse, qui faisait également partie des domestiques au service de la maison Beurpuits, il avait à nouveau goûté au vin. Mais quand le goût de la boisson des vignobles lui donna des nausées, il trouva dans la bière un excellent remède à ces soulèvements du ventre. Puis, pour ne pas susciter la jalousie du tonneau où il avait bu son premier godet de vin, il revint à lui avant de retourner au tonneau de bière, pensant ainsi former le ménage à trois idéal à ceci près qu'il ne put y intéresser son épouse dont il ne craignait plus les hurlements de crécelle enragée.

Là-haut, Wat-la-Bibine croyait dominer le monde. Il n'avait plus toute sa tête, mais il avait bien assez de lucidité pour avoir remarqué que la musique s'était tue et il en déduisit non sans déraison qu'il avait acquis l'attention de la foule en bas qui participait au banquet. En vérité, il avait bien raison car nombreux étaient ceux qui, alertés par son meuglement bestial, s'étaient arrêtés pour le contempler là-haut, inquiets de savoir ce qu'un crétin comme lui faisait là-haut. Nul ne pouvait le voir encore, mais l'imbécile n'était vêtu que d'un chasuble déchiré et de braies de la même qualité. Il n'avait plus ses chaussures, ni sa ceinture, et il devait tenir ses pantalons d'une main sans quoi ceux-ci menaçaient de glisser sur ses jambes. Mais justement, ses mains bringuebalaient sur ses côtés et l'homme ivre ne semblait guère s'intéresser au sort de ses vêtements. En vérité, pour ce qu'il comptait faire, ses braies le gênaient et c'est pour cette raison qu'il les abaissa jusque sur ses chevilles. D'une main, il se saisit de l'instrument que les Sept lui avaient donné pour semer sa graine dans le champ des demoiselles, et commença à pisser à l'aplomb des remparts, du côté de la cour, et son urine forma ainsi un arc liquide dont la chute vint frapper le bois des barriques qu'on avait disposées aux pieds des murs. Des éclats de rire s'élevèrent dans la cour, maix curieusement ceux-ci furent couverts par la voix claironnante de Wat-la-Bibine qui, toujours en répandant ses fluides dans les airs, s'était mis à chanter. En vérité, il gueulait, mais l'ivresse aidant, il y avait un peu de mélodie dans ses braillements.
« Là d'où je viens, les femmes sont charmantes... là d'où je viens, les femmes sont charmantes... là d'où je viens... euuuuuhhh... » Durant un court instant il hésita, et l'on put croire qu'il avait oublié les paroles, mais fort heureusement pour son public improvisé, il n'en fut rien et très vite il retrouva le fil de la chanson. « Là où je vais, les femmes sont plaisantes... Elles ont les seins doux comme des édredons... Elles ont les seins chauds comme des marmitons ! » Les connaisseurs auront certainement reconnus les paroles de la chanson grivoise la plus célèbre du Conflans : « Je vais, je viens ! » Malheureusement, Wat-la-Bibine n'eut pas l'occasion d'achever la coquette rengaine : il fut surpris par l'intervention rapide des gardes de la forteresse qui n'avaient pas tous désertés le chemin de ronde. Cependant, ceux-là s'étaient eux aussi laissés aller aux excès du banquet, et ils parvinrent pas à se saisir du chanteur cul-nu. Il lutta pour le droit d'uriner et de chanter tranquillement, et s'il réussit à s'arracher à eux, il ne fit guère attention à l'issue de leur lutte à trois voix : en se dégageant des bras des gardes qui cherchaient à le maîtriser pour l'immobiliser afin de mieux le rosser, Wat-la-Bibine ne réussit pas à se rattraper au rebord du haut mur, et en hurlant et en riant, il tomba, entraînant l'un des deux gardes dans sa chute.

Ils s'abîmèrent la tête la première sur le très grand tonneau de vin dont le bois était vermoulu. Sous l'impact, les douves cintrées du baril rompirent en de multiples endroits et l'on put voir ce grand fût exploser et le vin qu'il contenait se répandre à la ronde, déferlant de ce côté là de la cour du château. Tout aurait été si simple si les cercles de bois du baril n'avaient pas été ainsi projetés contre d'autres grands tonneaux dont le bois était pourri lui aussi. Cette fois, l'éclatement de la barrique géante fit déferler dans la cour une vague de mauvaise bière qui n'était plus très fraîche. Là encore, tout aurait pu être très drôle s'il n'y avait eu que ça, mais en éclatant, le tonneau de bière s'était affaissé sur le côté, tombant sur l'appareillage de la broche qui faisait tourner sur un bon feu un beau cerf dont hélas personne ne pourrait plus goûter. Mais ainsi désarticulée, la broche emporta sur les braises deux des cuisiniers qui la surveillaient. L'un d'eux eut de la chance et roula à travers le brasier, mais il se retrouva blessé et coincé entre lui et le mur. L'autre, bien moins aimé des Sept, chuta dans les flammes et sa bouche alla baiser les braises avant d'en jaillir en sautant et hurlant tant la douleur qui lui mordait le visage était dur. Le pauvre avait avalé un peu des escarbilles incandescentes. L'ensemble de la foule assemblée dans la cour n'avait bien sûr rien raté de la scène, et déjà les moins ivres s'approchaient du désastre et du départ d'incendie en se demandant quoi faire. Il fallait trouver de l'eau, il fallait venir en aide aux cuisiniers, il fallait sauver la viande... tant de priorités contradictoires ! Certains, bien moins soigneux, virent là l'occasion d'en profiter, notamment ser Galtry qui n'avait guère apprécié d'être tancé vertement par ce prêtre à barbe hérétique. Il s'était assemblé avec d'autres des chevaliers présents pour préparer sa réplique, car il comptait bien lui faire payer l'affront fait à la vraie religion et à sa personne même. Parmi eux se trouvaient le Bracken qui avait demandé son chemin vers la salle mais qui, en tant qu'ami de ser Galtry, avait décidé de s'associer à lui. Cet homme, cependant, n'était pas n'importe quel étalon rouge, et ceux qui le connaissaient savaient qu'Otho Bracken, la Brute, n'était pas homme à plaisanter, comme purent le constater ses amis quand il quitta les lieux pour aller soudoyer les gardes afin de les dissuader d'intervenir. Après tout, la Brute était là en territoire ami et si les Beurpuits pouvaient compter sur le soutien de la maison Bracken, que représentait quelques roturiers molestés dans la cour du château pendant que les invités importants festoient à l'intérieur ? Otho reviendrait bien assez tôt, mais en attendant, ser Galtry et sa bande se rassemblait sans lever le petit doigt pour intervenir en faveur des malheureux qui, mal préparés à ces choses-là, tentaient de gérer le départ d'incendie comme ils le pouvaient.


    - Ceci est une intervention globale ! Elle vous confronte à une situation générale.
    - Laissez aller vos envies ! Soyez audacieux tout en respectant vos personnages !
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Veillez à ne pas faire intervenir les PNJ que j'utilise désormais, surtout si c'est pour leur mettre des armes dans la main alors que celles-ci ont été interdites aux roturiers qui sont dans la cour pour le banquet. Il n'y a que les gardes du château qui sont encore armés, et ceux qui viendraient de la salle avec une arme. Ne seront donc pas pris en compte les actions armés des PJ non-armés. Wink
    - Vous pouvez et êtes même encouragés à utiliser vos PNJ ou les PNJ mineurs présents dans la cours, cela ajoutera du sel sans ruiner mes interventions futurs.
    - Profitez du répit que je vous accorde ! La prochaine intervention globale aura lieu samedi. Si vous avez besoin d'une intervention partielle entre-temps, signalez-le dans votre message.
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Message Jeu 31 Mai 2012 - 2:35

Une rixe eut lieu un peu plus loin, tellement prévisible, les hommes et l’alcool, et encore, ça n’était que le début de la soirée, au moins les bras de fer avaient l’avantage de ne blesser personne et de ne mettre en jeu que ceux qui le voulaient bien ! Ça n’en était pas moins un sport idiot, mais puisque les mâles ont toujours besoin de prouver leur virilité, fait d’autant plus amusant qu’une paire de nichon peut facilement les mener à leur perte. Enfin le reitre après s’être désintéressé d’elle un instant, heureusement pour lui, la brune était d’humeur magnanime, lui tendit enfin une main hâtivement essayée sur sa tunique, main dans laquelle elle posa la sienne délicatement. Idiot de reitre ! Ai-je donc l’air d’une princesse pour que tu n’oses me prendre par la taille pour me faire descendre ? Très bien princesse je serais… Pensa-t-elle avant de soulever un peu ses jupons pour s’accroupir et sauter. En fait ça allait, elle n’était pas encore complètement rond, la preuve elle avait presque fait ça avec la légèreté de la sobriété, presque, même si le saut avait éclaboussé le bas de sa robe et les chaussures des hommes autour, n’empêche qu’elle avait serré un peu cette main secourable en atterrissant, tellement peu certaine de ses appuis qu’elle perdit un peu l’équilibre et dû se rattraper d’une main sur l’épaule de l’homme d’arme arrivant le visage à quelques centimètres du sien.

« Woups, pardon. » Se contenta-elle de dire avant de retirer sa main de reculer et de sourire et peu importait les sifflets et les plaisanteries grivoises, le jeu était trop tentant mais la victoire ne pouvait appartenir à qu’à elle. Elle salua l’ami et adversaire et se tint debout à coté du soldat pour mieux observer prenant son rôle très à cœur. Cela faisait une éternité qu’elle ne s’était pas autant amusé, elle devait toujours garder ce foutu balais dans le cul avec les nobliaux. Là, elle n’était plus Eva « Heaven » la courtisane connue pour ses talents dans les plus grandes maisons des Sept Couronnes mais Eva l’orpheline des bas fond de Lancehélion, et finalement ça faisait du bien, tant que bijoux et dragons d’or l’attendaient à la maison. Et le comble dans tout ça, c’est qu’ils semblaient avoir plus de respect pour elle que la plupart des hommes de haut rang pour qui elle travaillait, pourtant eux ne lui devaient rien !

« Eva pour vous servir messieurs. » Elle fit une révérence gracieuse et éclata de rire avant de reprendre un peu son calme pour ajouter « J’ai besoin des noms des concurrents. » Un nom n’était qu’un nom et elle oublierait probablement les leurs dès la fin des festivités, mais c’était tout de même bien pratique pour appeler les gens. « Messieurs je veux du beau jeu, soyez fair-play je vous en prie. » Dit-elle avec un sourire moqueur et un petit clin d’œil à Owayn mais restant froide à tous leurs simagrées et roulement de mécaniques. Les deux hommes étaient d'une force presque égale, mais peu importait, le match s’éternisait un peu trop à son gout aussi se pencha-t-elle presque à plat ventre sur la table faisant mine d’examiner la prise des deux mains et la position des coudes tout en montrant ostensiblement sa poitrine à l’adversaire de l’homme qui l’avait aidé à descendre. Une fois le match gagné par son poulain, si on peut dire, elle se rendit compte que ses cheveux volaient un peu trop dans le vent.

« Savez vous où est mon ruban ? »

Elle se mit à chercher le fameux ruban de satin bordeaux, regardant par terre en se disant qu’elle avait été folle de le jeter dans cette gadoue immonde essayant de prévoir la trajectoire qu’il avait prise en s’envolant et enfin l’apercevant au doigts d’un homme esseulé près d’un tonneau. Mais elle n’eut ni saluer et de lui demander le ruban ni même celui d’approcher. Un homme cria, du haut des remparts. Eva leva un instant la tête mais sans y prêter plus attention pas avant en tout cas que la musique ne s’arrête et laisse libre court au chant de l’homme. Il pisse ?! Après s’être mise à l’abri et avoir vérifié que le vent ne pouvait pas emporter le liquide sur elle, elle observa la scène ne sachant si s’était amusant ou si cela venait plutôt troubler la fête. La suite des événements lui donna une meilleure idée de ce dont il s’agissait, une foutue connerie et une sacrée catastrophe !

« De l’eau ! Il faut éteindre le feu ! »

Après tout, elle avait connu la bataille de Port-Lannis, ça n’était pas un petit incendie de rien et quelques malheureux cadavres qui allait lui faire perdre son sang froid !
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Maël
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en service dans le Bief »

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Message Jeu 31 Mai 2012 - 3:13

Toujours très attentif aux paroles du chevalier, Maël s’abreuvait littéralement de toutes ces nouvelles connaissances, nombreuses à assimiler. Il se réjouissait par avance de la perspective de comprendre un peu mieux le déroulement des joutes qui auraient lieu le lendemain et de pouvoir peut-être même en discuter avec d’autres personnes. Il pourrait notamment raconter cette aventure à Lyra quand il la reverrait… Il pensait que cela pourrait lui plaire, une sorte d’épopée qui prête à rêver. Il fallait pour cela qu’il connaisse le plus détails possible afin de livrer un récit authentique et palpitant.

Il ne commenta pas l’explication de Pryam à propos des identités secrètes et se contenta d’hocher la tête. Il comprenait l’intérêt que certains individus pouvaient avoir à se dissimuler, mais un Tournoi n’était-il pas là pour la gloire, pour dorer son nom et sa maison ? A moins que certains ne concourent que pour l’argent… C’était une possibilité après tout, même si naïvement elle lui paraissait bien peu chevaleresque. Le blond lui avoua alors que son écuyer se trouvait dans l’autre salle… C’était donc un jeune noble ! Il était intriguant qu’un écuyer de haut rang se mette au service d’un roturier… Toutefois Maël n’écartait pas le fait qu’il puisse ne pas savoir toute la vérité. Il garda cette question derrière sa langue et s’enquit plutôt de la dangerosité des joutes.

    « Oui j’ai entendu ce qu’il est arrivé au Prince Baelor… Un terrible accident. Vinrent alors les explications plus stratégiques. Le regard concentré, le tailleur essayait de se figurer les actions dans sa tête. Quelle tension ce doit être ! Surtout avant la charge. Mais cela doit être aussi… Palpitant. Un éclair d’envie traversa le regard azur du Dornien. Mais je vois qu’il ne faut pas le prendre à la légère car le risque existe. Pourquoi concourrez-vous messer ? »

Celle qui allait danser salua alors son interlocuteur et Maël se fit donc discret, préférant ne pas déranger. Alors qu’elle partait et qu’il allait à nouveau lui adresser la parole, entrouvrant les lèvres, une jeune femme s’installa et interrompit l’échange. Elle connaissait Pryam et l’avertit qu’une inconnue se prénommant Deirdre l’avait observé. Il se sentait de moins en moins à sa place, aussi préféra-t-il prendre congé. Après avoir souri à la nouvelle venue, il tourna la tête vers le chevalier.

    « Merci pour votre gentillesse messer, vous m’avez été d’une grande aide. Passez une douce soirée, je prierai pour votre santé et votre victoire. »

Il inclina respectueusement la tête puis s’éloigna de cette table à l’écart au moment même où la soirée prit brusquement une toute autre tournure… Certains paraissaient plus enivrés que d’autres, mais l’un d’eux fit une démonstration assez… Troublante de son ébriété ! Sursautant en le voyant sortir son « arme », il s’écarta afin de ne pas en subir l’assaut. Si le spectacle pouvait amuser, Maël en était plutôt dégouté et aurait préféré à l’instant être ailleurs… Jusqu’à ce qu’il la voit. Impossible ! Attablée avec d’autres, elle était là, juste là, à seulement quelques pas de lui. Il cligna plusieurs fois des yeux pour en être certain, mais oui, si belle… « Lyra ! » Son appel fut bientôt couvert par un fracas assourdissant. Non content de faire le pitre, le saoulard venait de chuter des remparts en emportant un malheureux garde ! De lourds tonneaux explosèrent et trempèrent les pieds des convives les plus proches, dont ceux de Maël qui pesta et se mordit les lèvres en constatant le désastre. Les évènements auraient pu être juste désagréables, mais ils devinrent infernales… Un début d’incendie se déclara tandis qu’un cuisinier se retrouva prisonnier des flammes et l’autre fut blessé. Pendant que certains s’affairaient pour éteindre le feu et donc libérer le malheureux prisonnier, c’est vers celui qui hurlait que Maël se précipita pour le secourir, craignant une brûlure fatale. Cherchant à l’empêcher de courir en tout sens – ce qui risquait de l’amocher encore plus – il tenta de le guider vers un banc et une salutaire chope de bière, qui peut-être parviendrait à l’apaiser…

    « Buvez, buvez, cela soulagera. »

Du moins l’espérait-il. Il n’avait pas non plus oublié Lyra, loin de là, il craignait même qu’elle n’ait été secouée par toute cette agitation. Son regard la cherchait dans la foule pour s’assurer de sa sécurité…



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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Jeu 31 Mai 2012 - 7:36

Un homme, la peau mate et les cheveux noirs de jais avait pénétré dans la cour du château quelques instant avant le regrettable accident. Sa haute stature et sa silhouette laissait penser que l'homme était un habitué du maniement des armes, mais ses vêtements étaient ceux d'un noble, et pour ceux ayant eux le loisir de voyager, ils purent y reconnaître un Dornien. Il se tenait droit et observait la cour, visiblement à la recherche de quelqu'un.

Finalement, son regard se posa sur Lyra dansant avec un chevalier, et un léger sourire naquit sur ses lèvres. Il se mit en route pour aller à leur rencontre d'un pas décidé, lorsque la tragédie se déroula sous ses yeux. L'homme ivre chuta et, dans une succession aussi cataclysmique que malencontreuse, le feu se répandit rapidement. Un instant dubitatif, il se dirigea ensuite à grand pas en direction de Lyra et du chevalier. Saisissant la belle par le bras, il lui adressa un léger sourire, et inclina la tête pour saluer l'homme du Val.

- Ser, veuillez m'excuser, malheureusement, il faut que je vous emprunte cette belle jeune femme un instant. Lyra...

Sans réellement lui laisser le choix, mais sans non plus prendre le risque de la brusquer, il tira la jeune femme sur quelques pas, puis lui susurra à l'oreille.

- Lyra, ma cousine va avoir besoin de toi. Un connard là-haut l'a humiliée, et elle a rejoint ses appartements pour la nuit. J'aimerais que tu la rejoignes, dès que tu en auras le temps, pour la réconforter...

Il marqua une pause, un sourire gêné sur les lèvres.

- Je... Je ne suis... Pas très doué, pour ce genre de chose. Je me suis dit que tu serais la plus à même de l'empêcher de quitter les lieux et de ruiner un peu plus sa réputation. Et surtout, pour lui remonter la moral...

Il sourit à la jeune femme. L'homme était sincèrement soucieux du bien-être de sa cousine et semblait réellement persuadée que la belle servante serait la plus à même de l'aider. Il poursuivit à voix plus basse.

- Et je vais te demander deux autres services... Il y a une servante que je connais, ici, elle se nomme Lyanna... Pourrais tu faire en sorte de me l'envoyer ici, dans la soirée, je dois discuter avec elle... Et surtout, ne t'approches pas de l'incendie, si jamais il t'arrive quelque chose, Edarra va littéralement me tuer, d'accord ?

Il prit la main de la jeune femme pour conclure et y déposa un baiser, accompagné d'un sourire.

- Merci encore, Belle Lyra.

Puis, il reporta son attention sur le feu qui frappait le château, un léger sourire aux lèvres. Restant droit au milieu de la cour, il s'approcha d'une table et se servit un godet de vin, qu'il dégusta promptement, grimaçant légèrement en observant le brasier s'étendre.

- Beuarh. Celui de l'étage était meilleur... Bon... J'y vais ou je n'y vais pas ? Allez, même s'ils méritent de bruler, il faut bien sauver tout ce vin...

Le sourire aux lèvres, il s'approcha d'un blessé, au sol, restant à distance somme toute respectable du feu, et le redressa sans ménagement.

- Debout l'ami... Éloigne toi donc de cet enfer avant de te faire brûler le cul...


Dernière édition par Asafa Ferboys le Jeu 31 Mai 2012 - 12:32, édité 1 fois
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Message Jeu 31 Mai 2012 - 7:47



     Le bras de fer avait commencé sur les chapeaux de roues, et maintenant les deux hommes se regardaient dans le blanc des yeux, chacun tentant de faire céder un pouce de terrain à son adversaire. Plus tendu que la queue d'un puceau juste avant son dépucelage, un muscle tressautait derrière l'épaule d'Owayn, qui ne pourrait certainement pas maintenir ce rythme longtemps. Ils soufflaient tous deux comme des forges, ayant oublié toute idée de paraître convenable devant la dénommée Eva. Cette histoire, c'était entre eux deux.
     Soudain, le regard de son adversaire s'égara sur la gauche du reître, et son bras faiblit un peu ; il comprit pourquoi lorsqu'il aperçut la femme vautrée sur la table, plaquant presque sa gorge sous les yeux de son opposant. Lui sauta sur l'occasion et redoubla d'efforts, et plaqua la main de l'autre sur la table, où elle envoya valdinguer un plat en terre cuite à moitié vide, appuyée par quelques quolibets de l'entourage.
     Les deux hommes échangèrent les politesses habituelles, qui se résumaient à "t'as triché" d'un côté, et "cherche pas, c'est ça l'talent" de l'autre. Une fois ces formalités remplies, le reître se tourna vers la demoiselle qui lui avait offert la victoire.

     ▬ En c'qui m'concerne, c'est Owayn. Pis m'semble que j'dois vous r'mercier, 'moiselle, pour cette victoire. L'avait l'air ben sensible à vos charmes ; ça s'comprend, c'la dit.

     Elle, de son côté, semblait intéressée par le fait de retrouver le ruban dont elle s'était débarrassée avec tant de grâce. Kerran, lui, chantait à tue-tête main dans la main avec un parfait étrange, mais il attirait, sans surprise bien moins de spectateurs qu'Eva.
     Le ruban farceur était bien solitaire dans la main d'un pauvre hère adossé à un tonneau, à quelques mètres de là. Owayn reconnut là celui qui en avait étalé un autre un peu plus tôt, dégarni et baraqué comme il était. Il semblait plutôt bien installé là, adossé à la paroi en bois.

     Mais avant qu'ils ne puissent aller le récupérer, un barde définitivement gris décida d'offrir à la ligne de tonneau une averse de sa fabrication. La cour entière le regarda se faire attraper par les gardes, et quelques hoquets surpris retentirent lorsqu'il plongèrent la tête la première dans les tonneaux qui explosèrent littéralement sous le choc. Deux cuisiniers furent projetés dans les flammes qui léchaient la broche, et bière et vin se répandirent partout.
     Alors que quelqu'un se précipitait pour aider le blessé, d'autres personnes s'agitaient dans tous les sens pour empêcher l'incendie qui commençait à se déclarer dans les flaques d'alcool de s'étendre, mais sans grand succès ; à chaque seau d'eau lancé sur les flammes, le brasier semblait s'étendre d'autant. Lorsqu'Eva signala l'urgence d'éteindre le feu, Owayn entendit clairement un type déclarer d'une voix pâteuse "P'têt qu'y faudrait aussi l'y pisser d'ssus" mais, conformément à toute attente, il ne rencontra aucune hilarité.

     Voyant que la situation dégénérait vraiment, le reître eut une pensée stupide qu'il ne put s'empêcher de formuler à haute voix.

     ▬ Faut y prév'nir les nobles gens ! Y sauront quoi y faire ! s'écria-t-il.
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Even Corbray
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Courage et honneur.



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Message Jeu 31 Mai 2012 - 9:39

Le sourire d'Even s'agrandit légèrement quand Serena posa sa main dans la sienne en acceptant son invitation à danser. Ils rejoignirent la piste ensemble, et prirent rapidement le rythme. Cela n'avait rien de bien compliqué dès lors qu'on savait bouger prestement. Il mena sa cavalière avec aisance, se prenant rapidement au jeu. Il n'avait jamais eu la prétention de se dire bon danseur, mais un certain nombre de personnes lui accordaient ce talent. Après tout, la danse et le combat avaient des points en commun : le rythme, toujours le rythme. Quand la belle lui demanda si on s'amusait moins dans la salle de banquet, il lui adressa un clin d'oeil entendu.

« C'est bien pour cela que je suis descendu dans la cour. Pour m'amuser un peu et échapper à la touffeur du banquet et au protocole... Je crois que j'ai pris des habitudes trop simples pendant mon séjour à Dorne.

Ils dansèrent encore un peu, avant de se trouver interrompus par un événement des plus singuliers. Alors qu'un ivrogne se donnait en spectacle du haut du chemin de ronde en pissant en contrebas, les musiciens avaient cessé de jouer. Pressentant que quelque chose de fâcheux allait arriver, le chevalier entraîna Serena plus loin du lieu de l'agitation, vers l'endroit où ils étaient assis précédemment. Il se doutait que les gardes n'allaient pas apprécier ce genre d'intervention, et on ne savait jamais si d'autres ivrognes ne se mêleraient pas à la rixe. Et il ne voulait naturellement pas exposer la belle à tout cela. Une empoignade avec des gardes depuis le haut du mur s'ensuivit pour le soûlard, sous les rires d'un certain nombre de convives en contrebas. Tout vira au drame en un instant quand l'homme ivre et un des gardes tombèrent du mur directement dans des tonneaux de mauvaise bière pourris qui explosèrent sous le choc. Suite à un enchaînement d'événements, deux serviteurs furent poussés dans les braises sous la broche qui tournaient, et le feu partit joyeusement en dévorant les nappes d'alcool qui jonchaient le sol. Pour couronner le tout, un groupe d'hommes semblait décidé à en découdre avec d'autres convives pour un affront quelconque. Parmi eux se trouvait le Bracken malodorant qui les avait interpellés plus tôt.

La panique s'installa rapidement, comme on pouvait s'y attendre. Certains tentèrent quand même d'éteindre le feu, ou à tout le moins de beugler qu'il fallait le faire. D'autres s'occupaient des blessés en premier lieu. Néanmoins, si rien n'était fait pour stopper la progression des flammes, ils auraient bientôt plus de blessés sur le dos, et ils couraient à la catastrophe. Un reître proposa d'avertir les nobles qui sauraient quoi faire. Even était justement un de ces nobles, et il cherchait activement quoi faire, en jetant des regards autour de lui. Près de l'entrée du château, il avisa soudain le puits qui semblait presque presser les invités à se précipiter vers lui. Non loin de là, il y avait des piles de seaux placés contre les murs, sans doute utilisés pour laver la cour ou abreuver des animaux. Il se saisit de la main de la jeune femme près de lui et lui jeta un rapide regard. La laisser seule aurait été dangereux pour elle...


- Suivez-moi, ne vous éloignez pas. Ca risque de tourner au vinaigre.

D'un pas vif, il se rendit jusqu'à ces seaux. Il en saisit un et se hâta jusqu'au puits où il le déposa sur la margelle. Il remonta rapidement le seau qui se trouvait au fond du puits en tirant énergiquement sur la corde. Quand il eut remonté le seau détrempé, il en transvasa le contenu dans l'autre, puis il se précipita vers le brasier en le saisissant à deux mains pour éviter de renverser toute l'eau. Il en vida le contenu autour de l'incendie: le but était de mouiller, et même de détremper les alentours directs du brasier, afin d'éviter qu'il se propage, et également de rincer l'alcool que les flammes remontaient de façon visible. Une fois que le feu aurait dévoré tout l'alcool qui était au sol, s'il ne trouvait pas de quoi se nourrir à nouveau, il s'éteindrait de lui-même. L'inconvénient, c'est que seul, le chevalier n'agirait cependant pas assez vite. Il prit une inspiration pour crier à la cantonade de se saisir des seaux, de les remplir d'eau et de faire la chaîne pour mouiller la cour et la nettoyer, jusqu'à patauger s'il le fallait.

- Il faut faire la chaîne, récupérer les seaux près du mur et les remplir avec l'eau du puits! Quelqu'un pour remonter l'eau et la verser, les autres pour faire la chaîne! Il faut rincer et mouiller cette cour avant que tout ne flambe! »

Sans attendre d'être entendu et suivi, il repartit au pas de course vers le puis, son seau vide en main, afin de le remplir à nouveau, vérifiant que Serena restait près de lui pour sa sécurité. Un certain nombre de serviteurs se précipita à sa suite pour l'imiter et l'aider, peut-être rassurés par le fait que quelqu'un semble prendre les choses en main. En jetant un œil aux hommes belliqueux, Even sentit qu'il aurait sans doute à se battre d'ici peu, une fois que l'incendie serait maîtrisé.


Spoiler:
 



Dernière édition par Even Corbray le Jeu 31 Mai 2012 - 17:23, édité 4 fois
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Message Jeu 31 Mai 2012 - 10:42

Quand elle vit le feu prendre tout à coup sur l’alcool répandu par terre, Serena agrippa avec plus de force la main d’Even. Depuis le jour où elle avait vu son premier feu de grange, elle savait que les flammes étaient plus mortelles que les épées. Si les hommes ne faisaient pas vite quelque chose, il allait se propager comme la gangrène et raser la cour. Contrairement aux messieurs déjà fortement avinés présents à la fête, son cavalier réagit promptement en l’entraînant vers des barriques entreposées dans un coin. Quand il fit sauter le couvercle de la première avec son épée, Serena s’aperçut qu’elles étaient pleines de sable et elle comprit son idée. On pouvait arrêter un feu de bois avec de l’eau mais c'était autre chose lorsqu’il courrait sur de l’alcool. On pouvait seulement l’étouffer.
Malgré la folie de la situation et les cris vains qui s’élevaient à présent de partout, la jeune femme prit quelques secondes pour observer avec admiration Even se saisir d’une barrique sans doute très lourde pour l’emporter vers le brasier. Elle se mordit la lèvre inférieure et dégagea son regard de lui pour embrasser la cour.

_ Pryam ! cria-t-elle avec émotion. Pryam, où es-tu ?

Elle voulait savoir où était son frère et s’il allait bien. Dans l’agitation, elle ne parvenait pas le voir. Ni lui, ni Eleyna. Les gens couraient dans toutes les directions, les bras en l’air. Certains profitaient de la panique générale pour faire le plein de nourriture dans leurs poches. C’est en les regardant que la jeune femme eut une idée. Even lui avait dit de ne pas s’éloigner mais elle ne comptait pas rester sans rien faire pour l’aider. Elle n’était pas une de ces potiches en jupons qui ne demandaient qu’à être sauvées. Serena s’élança en courant vers la table du banquet la plus proche. Elle prit les plats entreposés dessus et les fourra d’autorité entre les mains des personnes qui regardaient béatement l’incendie. Lorsqu’il ne resta plus de denrées, elle s’empara du tissu qui avait servi de nappe et, sans ciller, se précipita vers un départ de feu. Embrys lui avait appris que pour faire mourir un foyer, on devait lui couper l’accès à l’air. Elle pouvait donc arriver à l’étouffer en le couvrant.
Le cœur battant, elle abattit plusieurs fois la longueur de nappe sur les flammes. Chaque fois, elles diminuaient un peu. Il y eut un retour de flammes qui l’effraya et elle bascula en arrière pour se retrouver assise sur les dalles, mais elle se releva immédiatement pour recommencer à battre le feu jusqu’à ce qu’il ne meurt. Elle avait un peu de noir sur la joue droite. Sans perdre de temps, elle s’attaqua à un autre bout de l’incendie. Elle avait la désagréable impression que le Bracken et quelques saoulards la regardaient et que le spectacle les amusait mais elle préférait ne pas se retourner pour le vérifier.


Dernière édition par Serena Templeton le Jeu 31 Mai 2012 - 17:01, édité 1 fois
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Pryam Templeton
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Message Jeu 31 Mai 2012 - 12:34

     Comme Pryam était en pleine discussion avec le jeune Dornien qui confirmait être au courant de ce qui était arrivé au Prince Baelor, il ne se souciait pas de ce qui se passait autour de lui. Le jeune homme était concentré comme à chaque fois, il n'y avait aucune raison qu'il s'amuse à contempler les environs alors que la conversation qu'il tenait était intéressante. Le Valois ne faisait pas les choses à moitié. Un léger sourire se dessina sur les lèvres du chevalier errant alors que le jeune Maël était visiblement impressionné par l'idée de devoir jouter. C'était quelque chose qui arrivait fréquemment, lui-même enviait souvent les véritables chevaliers lorsqu'il était seulement écuyer. Le blond constata aussi que l'envie semblait être présente dans le regard étrangement clair de son interlocuteur. Il posa alors une nouvelle question, demandant ce qu'il pouvait bien avoir comme raison pour participer à ces joutes. Les réponses étaient multiples. Le Valois resta silencieux un instant, puis quelqu'un vint interrompre les deux hommes en s'imposant dans la discussion. Les paroles d'Eleyna – puisqu'il s'agissait d'elle – ne firent pas grand plaisir au chevalier qui n'appréciait pas vraiment de voir de telles déclarations prononcées devant un homme qu'ils ne connaissaient pas. Vu la manière dont la Nordienne parlait, elle donnait le sentiment que le Valois pouvait être un courir de jupons, ce qui était totalement l'opposée de la réalité. Pryam se contenta de regarder la jeune femme d'un air légèrement contrarié avant de reporter son attention sur le jeune Dornien pour essayer de rattraper la mise. Mais trop tard, il battait déjà en retraite.

     ▬ Passez une bonne soirée vous aussi. Au plaisir de vous recroiser. Le jeune homme s'éloigna, suivit du regard par le Valois qui tourna finalement la tête vers Eleyna. Il faudrait que vous appreniez que vos paroles peuvent être interprétées de la mauvaise manière par des gens qui ne me connaissent pas. La franchise n'est pas toujours la meilleure des choses. »

     Il était légèrement agacé en effet, la politesse était très importante pour lui et pour le coup, Eleyna lui avait surtout semblé très irrespectueuse. Mais les choses furent chamboulées et rapidement ce détail fut le dernier des soucis du Valois. Des bruits étranges attirèrent l'attention de tout le monde, un homme saoul se comporta d'une manière ô combien inadaptée à de telles réjouissances, puis tout s'enchaîna rapidement et après une chute, l'exposition d'un baril et quelques autres enchaînements, un feu avait débuté et il y avait déjà des blessés. Le jeune homme fronça les sourcils avant de s'éloigner de la Nordienne pour approcher du groupe, où était donc Serena ? ! L'idée que sa sœur puisse être au milieu de toute cette scène l'inquiétait soudain et comme déjà assez de monde s'occupait des flammes et des blessés, il commença à fendre la foule en cherchant le joli minois de sa cadette du regard. Il la repéra finalement en train de frapper les flammes avec un morceau de tissu et fut rassuré de voir qu'elle n'avait rien, même si au fond l'idée qu'elle joue avec le feu au sens littéral du terme ne l'enthousiasmait pas. Approchant d'elle, il posa sa main sur son épaule.

     ▬ Serena ! J'ai cru que je t'avais perdue dans la foule. Apportant son aide à la demoiselle il attrapa un autre chiffon et étouffait les quelques départs de feu qui se trouvaient dans le coin. Ne vas pas te brûler ! »

     Il lui décrocha un regard pour vérifier qu'elle n'avait pas de soucis, ce n'était pas parce qu'ils étaient là pour s'amuser qu'il devait pour autant ne pas veiller sur elle.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Jeu 31 Mai 2012 - 13:32

     Le langage de Kerigan était peut-être particulier, mais avait le mérite d'être franc et la roturière se contenta de sourire après ces paroles. Il ne la détestait pas, c'était le plus important et la seule chose qu'elle retenait ! Comme il répondait à ses questions en expliquant avoir troqué sa tenue de reître contre celle de garde du corps, Lyra hocha la tête en silence, mangeant une fois de plus quelques morceaux de nourriture qu'elle venait de rapporter. Il lui demanda finalement qui elle pouvait bien accompagner, devinant avec justesse qu'elle n'était pas là pour ses liens avec les mariés.

     ▬ J'accompagne lady Edarra Ferboys, je suis sa suivante pour être plus précise. La curiosité ayant la dent dure, la demoiselle ne se gêna pas pour poser quelques questions à son tour. Et vous donc ? Vous accompagnez une famille du Conflans ? À bien y réfléchir vous avez le physique type d'un bon garde du corps, je ne sais pas qui oserait approcher la personne que vous protégez. »

     Malheureusement la discussion se présenta plutôt mal, car leurs échanges furent bientôt chamboulés par des cris qui venaient des remparts. La demoiselle plissa des yeux pour regarder dans cette direction, puis baissa aussitôt la tête en lâchant un cri de dégoût lorsque le soulard laissa tomber ses braies. Elle n'avait jamais contemplé ce spectacle et n'y tenait pas encore ! Le fait qu'elle ne regarde plus dans cette direction l'empêcha de voir la suite et tout ce qui découla de ce malheureux incident, lorsqu'elle releva le visage, la demoiselle vit seulement à ce moment que les choses étaient plus graves qu'elle ne le pensait. Un feu s'était déclenché, il y avait visiblement des blessés et la jeune femme commença à paniquer. Elle n'en avait encore jamais vu qui se situait ailleurs que dans un feu de cheminée. Mais quelqu'un survint alors, l'enlevant de son banc et elle reconnut Asafa qui lui donna quelques informations avant de lui demander un petit service. Elle hocha vivement la tête avant de répliquer.

     ▬ Obara est dans la chambre, j'irai les rejoindre dès que la soirée sera un peu plus avancée et j'irai chercher cette Lyanna pour vous. »

     Le jeune homme s'éloigna alors et Lyra recula à nouveau, retrouvant sa place sur le banc en tourna la tête vers Kerigan qui allait visiblement devoir la supporter un peu plus longtemps. Ils étaient partis sur de mauvaises bases, mais elle était bien décidée à changer la donne et essayer de lui faire esquisser un sourire d'ici la fin de la soirée ! Elle inspira légèrement, essayant de retrouver son sourire d'avant l'incident, puis elle reprit la parole d'un ton amusé.

     ▬ Il y a visiblement assez de monde pour s'occuper de cet incendie, vous allez devoir me supporter encore un peu plus longtemps. Dites-moi, est-ce que vous avez appris à danser en devenant garde du corps ? »

     Un sourire encore plus amusé se peignit sur ses lèvres alors qu'elle évitait de regarder dans la direction du feu pour sentir la culpabilité l'étreindre, il y avait assez de monde voyons ! Peut-être qu'après l'éventualité qu'elle lui demande une danse l'ancien reître allait finalement prendre la fuite. L'image était amusante, un bout de femme comme elle qui ferait fuir un colosse comme l'Orageux.
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Message Ven 1 Juin 2012 - 16:02

Lady Edarra Ferboys…il n’avait jamais eu l’occasion de la connaître, ni même de la voir. Le jeune trentenaire pensa instinctivement qu’elle devait probablement être dornienne elle aussi, même si ce n’était qu’une règle générale. Après tout, Kerigan représentait lui même un exception à cette règle en servant une Biefoise.

« Non..J’accompagne Lady Florent, de Rubriant. Ne vous fiez pas trop au physique, cela peut être trompeur, même si je conçois que ça ne l’est que trop rarement… »

Leur discussion n’eut pas vraiment l’opportunité d’avancer plus loin. La cause ? Un pochtron de service se donnant en spectacle du haut des remparts. Ce dernier ne se doutait certainement pas qu’il venait de vider sa vessie pour la dernière fois de sa vie. Totalement indifférent, Kerigan observa l’approche des gardes et la chute presque prévisible qui s’en suivit. Mais, l’Orageux n’avait certainement pas imaginé qu’un incendie serait provoqué de cette manière.

La cour se transforma en une sorte de fourmilière, certains collaborant pour faire disparaître les flammes. Un jeune homme au teint hâlé s’approcha le temps d’échanger quelques mots avec Lyra dans la foulée. Lui aussi venait de le nommer tel un chevalier. Kerigan devait se rendre à l’évidence. Son nouvel accoutrement associé à une coupe de cheveux moins longue et plus soignée contribuaient certainement à cette méprise. Le natif de Torth reprit la parole ensuite, un brin narquois. La queue de la pomme qu’il venait de dévorer, trônait fièrement entre ses dents et il prenait plaisir à la mâchouiller.

« Et vous, on vous a appris à jouer à saute-mouton à Dorne en devenant servante ? Je passe mon temps à apprendre à faire des courbettes et ça me suffit bien si on peut assimiler ça à de la danse…Pas question de dandiner en plus. »

Le garde du corps s’installa confortablement, accoudé à une table, jugeant que les personnes en action étaient suffisamment nombreuses pour lutter contre cet incendie. Il ne manqua pas d’assister au rassemblement de quelques chevaliers, avec au milieu ser Galtry qui fixait d’un air amusé ceux qui s’affairaient toujours à éteindre ce feu. Visiblement, la soirée pouvait dégénérer davantage. Kerigan ne comptait pas s’impliquer pour le moment même si il serait étrange de sa part de ne pas vouloir être impliqué au milieu d’une rixe.

«…Tout ce chemin pour voir un type pisser du haut des remparts…J’imagine qu’après ça, Murs-Blancs ne sera pas aussi blanc qu’on l’imagine…Heureusement qu’ils se rattrapent sur la gamelle…Ca se passe comme ça les mariages dans les contrées dorniennes ? »

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Message Ven 1 Juin 2012 - 19:38

Rassurée de voir enfin surgir son frère de la foule, Serena battit un coin de feu avec plus d’ardeur, jusqu’à le voir diminuer de manière significative.

_ Ne t’inquiète pas pour moi, Pryam. Je suis… AH !

Serena lâcha précipitamment la nappe dont elle se servait pour étouffer les flammes et fit un bond en arrière pour se jeter entre les bras du blondinet afin d’éviter que l’une d’elles ne lui crame les sourcils. Un serviteur peu intelligent avait décidé d’imiter ses mouvements à l’opposé, mais au lieu d’étouffer le feu il l’avait projeté vers elle. La jeune femme ne se rendit pas compte qu’une flamme avait légèrement léché le bas de sa robe blanche. C’est alors qu’intervint Bray en jetant le contenu d’une cruche pleine d’eau au niveau de ses mollets, éteignant ce qui aurait pu être une catastrophe. Après cette preuve de réflexes méritants, le garçon de ferme marqua une pause et haussa un sourcil en la fixant, semblant demander « Alors, qu’est-ce qu’on dit ? » Un bras autour de la taille de son frère, Serena roula des yeux. Les bottes de Pryam étaient elles aussi trempées maintenant. S’en apercevant soudain, Bray marmotta un « désolé » coupable avant de délaisser la cruche et de s’éloigner pour aller prêter main forte à Even et ses barriques de sable.

_ Il faudra que je te présente quelqu’un, glissa Serena à son frère lorsque ses yeux bleus se posèrent sur le chevalier qui lui avait tenu compagnie jusqu’à présent.

Ses joues étaient légèrement roses. Elle reprit cependant rapidement ses esprits. Depuis tout à l’heure, elle essayait de créer un chemin pour le cuisinier chanceux qui, coincé contre la muraille, venait de voir son collègue se brûler gravement la bouche sur les braises du porc immangeable. Petit à petit, elle y était parvenue. Aussi se détacha-t-elle de Pryam pour s’approcher et tendre sa main blanche à l’homme acculé pour l’inviter à la rejoindre dans un endroit plus sûr. Elle lui sourit avec beaucoup de douceur pour l’inciter à bouger.
Quand elle se retourna pour voir où était le Bracken ivre (technique de survie n°1 : reste loin des ennuis), elle l’aperçut en train de discuter avec les gardes du château et cela ne lui dit rien qui vaille. Elle fronça les sourcils en se demandant de quoi il pouvait bien discuter tranquillement alors que c’était la débandade dans la cour.
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Message Sam 2 Juin 2012 - 8:43

L'intervention d'Eleyna eut l'air de jeter un froid sur la conversation qu'avait entreprit Pryam avec le jeune homme qu'elle ne connaissait pas. La nordienne ne comprenait pas pourquoi. Elle s'était montrée polie, elle avait sourit, aimable, comme à son habitude. Pas d'arrières pensées...Elle voulait bien faire, en allant trouver cette jeune fille qui fixait Pryam avec intensité. C'aurait pu être n'importe qui, peut-être un danger quelconque. Eleyna savait compris que le frère et la soeur faisaient des cachotteries entre eux, refusant qu'elle apprenne leur nom de famille et se montrant très prudent avec tout qui les approchait, d'autres gardant leur secret. Il devait y avoir une bonne raison! C'avait de quoi titiller son imagination. Comment le lui reprocher, au fond? Pryam ne se gêna pourtant pas, visiblement contrarié par ce qu'elle avait pu dire. Fronçant les sourcils, Eleyna ne saisissait pas le problème ni comment est-ce qu'on pouvait mal interpréter ses paroles. Peut-être était-elle trop innocente sur certains points encore -adjectif étrange lorsqu'on parlait de la nordienne. Alors qu'il s'en alla, elle marmonna: « Ce n'est pas comme si tout le monde vous connaissait... » Puis resta plantée la quelques instants.

Son regard avait été attiré par l'homme au dessus des remparts, qu'elle regardait se donner en spectacle avant de finalement s'en détourner. Elle n'aimait pas être toute seule dans cette foule et se dirigea vers le dernier endroit où elle avait aperçu Jorah. Il y était toujours, lui et ses nouveaux compagnons riaient du spectacle donné par l'individu soul et riaient toujours, tant ils étaient enviné, quand la situation se mit à dégénérer. Eleyna n'aurait pas cru cela possible, pourtant un seul homme imbibé d'alcool avait suffit pour déclencher un véritable carnage dans la cour des Beurpuit. Chutes mortelles, départ d'incendie...Elle avait cru comprendre que les mariages se déroulaient sous la protection des Sept et elle trouvait décidément ceux-ci bien cruels. Quoi qu'elle ignorait tout des mariés, peut-être le méritaient-ils. « Tu devrais arrêter de boire, Jorah. Regarde où ça mène. » sermonna-t-elle en désignant le côté de la cour où les problèmes s'enchaînaient. Heureusement pour elle, son ami était au complet opposé. « Ouais. Faudrait aller aider avant que tout l'alcool ai brûlé! » Elle leva les yeux au ciel alors que cette considération motiva les roturiers autour de lui, qui allèrent s'empresser de prêter main forte à un noble qui appelait à l'aide pour former une chaîne et arroser le brasier. Eleyna avait perdu les deux autres compagnons de route dans la foule et elle s'inquiétait de ce qu'ils pouvaient advenir, mais comment les trouver parmi toutes ces têtes? Elle abandonna, et alla aider son ami chasseur. Se postant à côté de lui, elle faisait passer les seaux d'eau. C'était toujours mieux que de rester planter la comme une potiche décérébrée.
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Jour 1, soir : Cour du Château

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