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Jour 1, soir : Cour du Château

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Pryam Templeton
Chevalier

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Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
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Message Ven 15 Juin 2012 - 12:39

     Le chevalier se rendit bien compte que les enfants avaient l'air méfiants et il ne pouvait leur en vouloir. Quoi qu'il en soit, les paroles prononcées par le jeune homme semblèrent avoir touché un bon point dans l'esprit des petits, car le garçon accepta de lui donner le seau inutilisé. Il se dirigea donc vers le chevalier inconscient avec le liquide frais et lui envoya une bonne dose du contenu du seau sur le visage, cela eut pour effet de ramener l'homme « à la vie ». Il était seulement inconscient et le Valois nota que sa sœur avait un bon coup de gourdin, une bonne chose pour se sécurité. Le malheureux se plia sous le coup de la douleur qui devait irradier de sa nuque endolorie, puis révéla une bourse gonflée qui devait contenir une bonne somme. L'idée de la dérober ne traversa pas une seule seconde l'esprit de Pryam qui s'empressa de faire savoir au garde qu'il risquait d'attiser l'envie des autres.

     ▬ Dissimulez un peu votre bourse ou vous risquez de recevoir un nouveau coup pour vous en délester ! »

     L'essentiel étant que sa sœur n'était pas coupable d'un meurtre, Pryam délaissa l'homme pour se redresser et jeter un coup d'œil autour de lui histoire de voir où était donc Serena. Elle semblait s'être envolée et cela n'était pas pour rassurer le frère aîné qui sommeillait dans l'esprit du Valois. Malheureusement, ce dernier n'eut guère l'occasion de pouvoir voler au secours de sa cadette, sans qu'il ne comprenne immédiatement ce qui se passait, quelqu'un le percuta dans le dos et il se retrouva sur le sol à rouler avec son assaillant. Une force odeur de vinasse mélangée à une puanteur qu'il n'identifiait pas, se fit sentir. Il allait être complètement trempé et surtout souillé après des roulades dans les flaques de vins – et autres liquides étranges – mais ce n'était pas là l'importait. Le chevalier entre-aperçu un visage qui lui était familier, mais la surprise l'empêcha de la re-situer tout de suite. Après quelques culbutes et gestes bien pensés, Pryam se retrouva avec le bras bloqué et une fois de plus la pensée que les attaquants ici présents essayaient d'éliminer des participants au tournoi, s'imposa dans son esprit. Au lieu de s'énerver ou de paniquer, le jeune homme se somma de rester calme et ne força pas sur son bras afin d'éviter de se le froisser – ou même pire – il ne s'agissait pas seulement d'un tournoi, mais aussi de sa survie après cet incident. Tournant la tête pour essayer de voir la jeune femme qu'il connaissait d'une taverne où il s'était arrêté il y a plusieurs mois, le blond prit la parole.

     ▬ Drôle de manière de se retrouver ! Lâchez-moi, sauf si vous avez envie que les choses ne se gâtent entre nous.... »

     Il ne comptait pas la blesser, Pryam aurait pu jeter son coude en arrière on même sa tête et lui casser quelques dents, mais une fois de plus le fait qu'il soit pacifiste malgré son méfier, lui ordonnait de ne blesser personne. Encore moins une femme. Il inspira légèrement, ses paroles n'étaient pas franchement convaincantes, il ignorait ce que cette fille avait à voir avec les gardes, mais une chose était sûre : elle avait l'air bien décidée à lui casser le bras. Est-ce que ses tentatives de calme avec les mots allaient servir ? Après quelques secondes il reprit.

     ▬ Je ne vais pas vous blesser alors si vous avez envie de me casser le bras, mieux vaudrait le faire tout de suite avant que quelqu'un ne vienne vous frapper par derrière. »

     Encourager quelqu'un à vous blesser n'était pas forcément une excellente idée, mais lors de leur précédente rencontre il lui avait semblé qu'elle n'était pas foncièrement mauvaise. Restait à espérer qu'il ne s'était pas trompé ou qu'elle n'avait pas changé depuis !

-------------------------------------

HP : Je n'étais pas sûre d'avoir bien compris la position dans laquelle ils se trouvaient donc j'ai considéré que Pryam était sur le ventre avec le bras derrière et que Deirdre se trouvait juste dans son dos. Si j'ai mal compris, tu me le dis !


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Ven 15 Juin 2012 - 12:54

     Lyra avait beau posséder une certaine force, elle restait relativement petite et pas forcément très musclée comparée à un homme du même âge. Alors qu'elle laissait ses yeux s'ouvrir de surprise sous le coup de la panique lorsqu'elle sentit Meera s'affaisser doucement, la jeune femme tenta de mettre encore plus de soutien dans son bras au point que celui-ci la fasse souffrir. Heureusement Maël – son sauveur – s'était chargé de trouver de quoi boire pour la malheureuse avant de rapidement prendre la place du septon qui faiblissait. Avec un homme comme Kerigan ils n'auraient certainement eu besoin que d'une seule personne, mais rien qu'en jetant un coup d'œil de côté, la demoiselle constatait que tout le monde était bien trop « occupé » pour se soucier d'eux. Heureusement d'un côté, se faire attaquer alors qu'ils essayaient de faire accoucher une femme aurait rendu la tâche tout simplement impossible. La Dornienne accorda un sourire un peu – beaucoup – crispé à son ami d'enfance lorsque celui-ci la regarda d'un air rassurant. Elle était certainement aussi anxieuse que la future mère et craignait plus que tout que Meera ou son enfant ne survive pas. Détournant ses yeux sombres pour essayer de se calmer, Lyra tenta tant bien que mal de dissimuler son trouble, il n'était pas question de faire paniquer Meera en arborant un air inquiet ! Après avoir – avec difficulté – réussi à plaquer un air neutre sur son visage, la jeune femme reporta son attention sur le septon et le prêtre.

     L'homme des Sept confia la boisson à la jeune femme qui s'occupa de glisser la choppe vers les lèvres de Meera pour qu'elle puisse boire sans pour autant s'étouffer, prenant garde à ce qu'elle n'avale pas trop vite. Constatant que la mère semblait au bord de tourner de l'œil, la Dornienne décida de lancer une conversation pour la détourner de sa douleur et la garder éveillée.

     ▬ C'est très gentil à vous Meera. Est-que vous préférez un petit garçon ou une mignonne petite fille ? Je suis persuadée qu'après cet épisode, vous aurez envie de lui donner d'autres petits frères et petites sœurs ! »

     Sa main soutenant toujours la femme, la demoiselle adressa un signe au septon pour lui demander de lui donner le tissu humide qu'elle utilisait juste avant. L'eau était encore certainement assez chaude, même si l'hiver approchait l'air était trop peu frais pour refroidir aussi vite un baquet. Lorsqu'elle obtint le linge, la demoiselle utilisa sa main libre pour le prendre et le passer sur le visage de Meera. Elle ne pouvait pas la soutenir de ses deux bras sans lui faire mal, mais tenait fermement et ne comptait pas lâcher, même si elle devait se froisser un muscle pour y arriver. Sa douleur devait être bien petite à côté de celle éprouvée par la future mère. Toujours d'un ton qui se voulait doux, la jeune femme reprit la parole.

     ▬ Un enfant qui connaîtra son premier hiver, vous verrez, je suis persuadée que c'est un signe, il sera robuste et fort comme un taureau ! »
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Message Ven 15 Juin 2012 - 13:39

La tentative de la nordienne avait lamentablement échoué. Elle aurait pensé qu'une femme, servante au sein même de la demeure aurait eu à coeur d'empêcher le mariage de son maître d'être ternit par toutes ces bagarres, ces coups violents, ce sang inutilement versé. Les agresseurs ne semblaient pas vouloir tuer leurs victimes, mais aux yeux de la jeune fille il ne s'agissait pas plus d'une bagarre d'ivrogne qui avait dégénéré, auquel cas ils s'en seraient pris aux femmes. Gardant pour elle ces conclusions qui embrumaient son esprit, elle fut bousculée par la servante qui lui ordonna de laisser la voie libre à l'air de passer. Tombant sur le sol et trempant ses chausses, Eleyna lança un regard noir à l'autre femme qui ne s'en occupait déjà plus. La paume de sa main était appuyé sur quelque chose de dur. En la rapprochant de son visage elle vit une piécette de cuivre, plus ou moins collée par l'action de la boue et des autres composants du mélange sur le sol. Elle fronça les sourcils, et la glissa dans sa poche sans plus y penser. Pourquoi avoir agis ainsi? Un réflexe sans doute, celui qu'elle avait de ne jamais rien jeter.
Il y avait bien plus important pour cette heure: Jorah. Elle ne distinguait plus l'endroit où ils se trouvaient avant que n'éclate la bagarre, pas plus qu'Eleyna ne distinguait Pryam, Serena ou Bray. Une foule compacte, des cris, des injures, tout fusait de part et d'autre de son crâne et elle se sentait perdue.

Ses instincts reprirent le dessus. Plus de raison dans ses actes, plus de réflexion. Elle se releva et s'éloigna de l'endroit où l'autre servante accouchait. Puisqu'elle ne pouvait convaincre personne d'aller au château et bien elle tenterait d'y aller elle-même! Ainsi elle suivrait le conseil de ce petit bout de femme infecte. Il devait exister un passage, par les cuisines, qui donnait sur la cour et devant lequel il n'y avait pas de garde. Il devait bien exister un endroit, même étroit, où Eleyna pourrait passer pour se rendre jusqu'à la Grande Salle. Et après? Hurler, prévenir tout le monde que cesse cette folie? Elle ne comprenait pas comment de l'intérieur on ne pouvait entendre ce qui se passait dans la cour. Certes les murs étaient épais mais le raffut lui semblait si assourdissant...
Réfléchir l'avait toujours aidé à ne pas céder aux émotions trop intense, telles que la panique. Eleyna aurait du retourner aider Jorah mais elle n'avait rien d'une guerrière et n'appréciait la violence que dans son imagination. Quoi qu'elle n'était pas contre de beaux combats, mais ici il s'agissait d'une agression lâche, montrant la sombre face de la nature humaine. Ainsi elle commença à faire le tour, à frapper à toutes les portes menant vers l'intérieur. Dans la salle il y avait des seigneurs, de grands hommes qui ne laisserait pas cette folie se perpétuer. Il y avait un époux qui ne laisserait pas son mariage être ainsi gâché. Et il y avait bon nombre de chevaliers bien nés qui devaient avoir assez d'honneur pour désirer intervenir. Douce naïve...Tu crois qu'ils sont tous comme Pryam? Elle savait bien que non, mais elle espérait qu'il y en aurait au moins un ou du moins que lord Ambrose agirait, quelle que soit sa raison.

MJ: Est-ce qu'Eleyna trouve une porte ou un passage par lequel elle peut entrer pour prévenir quelqu'un? Est-ce un vain effort?
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Message Ven 15 Juin 2012 - 16:41

Cette lutte nerveuse au sol obligea les deux hommes à déployer une grande quantité d’énergie. L’Orageux parvint à utiliser sa technique au corps à corps et sentit la mâchoire de son opposant violemment heurtée par son genou. Incroyablement, cet entêté tenait encore le coup après un uppercut du genou. Par la suite, Kerigan ne put observer par lui même la raison du retrait soudain du chevalier. Il semblait à première vue blessé à la bouche en plus de pisser le sang par les naseaux suite à sa chute de tout à l’heure.

Ce dernier se releva tout comme Kerigan qui ramassa au passage la trique avec laquelle il venait de se faire molester. La serrant fermement dans sa main droite, un sourire sournois se dessina sur son visage lorsqu’il put entendre ser Quenneny implorant la fin de cette bagarre de chiffonniers. Il avait entamé le combat à l’aide d’une vile attaque dans le dos. Il ne pouvait que s’en vouloir à lui même. Et maintenant, il espérait conclure le combat de lui même ? Qui était il pour se comporter de la sorte ? Pour décider du début et de la fin de cette rixe ? Kerigan se racla la gorge, s’empressant de répondre calmement, avec sang froid, exprimant son hostilité débordante et impitoyable d’une voix graveleuse.

«T’auras tout le temps de reposer en paix une fois que j’en aurai fini avec toi.»

Aussitôt, Kerigan utilisa l’arme qu’il venait de récupérer pour tenter de la propulser dans les côtes du chevalier, pendant que celui-ci tenait ses mains vers le haut pour protéger son visage meurtri. C’est alors qu’il jugeait qu’il était temps d’en terminer avec lui. L’Orageux escomptait profiter des quelques secondes pendant lesquelles l’attention de ser Quenneny serait focalisée sur la douleur provenant de son flanc droit pour lui asséner un coup en pleine tête. Le natif de l’île de Torth n’avait aucune envie de laisser cet énergumène de chevalier repartir aussitôt sur ses deux jambes. Ces chevaliers n’étaient que des danseuses à cheval, prêtes à tout pour charmer leur auditoire pour leur soi disant bravoure, leur dévouement. Alors qu’au final, ils geignaient tels des guerriers sans honneur, de véritables catins de guerre.

Kerigan comptait laisser les Sept décider du sort du chevalier. Après tout, si il devait y passer, ce ne serait pas le premier mort de cette soirée. Et vu l’agitation ambiante, il lui paraissait évident que quelques uns resteraient certainement au sol…

(MJ : Cela fonctionne? Quenneny est KO ?)
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Message Ven 15 Juin 2012 - 17:53

Il avait bien fait de lui demander de se ménager, la jeune femme paraissait déjà au bord de l’épuisement, et à juste cause, l’effort de rester dans cette position inconfortable et devoir en plus faire l’acte le plus symbolique et douloureux au monde aurait mis plus d’un homme sur le carreau, d’ailleurs il pensait que parmi la flanquée d’animaux abruti, qui n’avaient rien d’autre à faire que de semer un chaos inconcevable en cette journée, aucun n’auraient pu en faire autant. Il les maudissait pour leur attitude qui relevait de la barbarie.

Il était bien placé pour voir qu’à la manière dont les jambes de Meera tremblait, qu’elle ne tiendrait plus très longtemps, il espérait juste que ce serait suffisant pour ne pas avoir à trouver une autre position, surtout que la bouger dans cette situation était chose très délicate, le bébé empêchait tout mouvement des hanches.

La fatigue de la future mère se traduisit ensuite par l’expression sincère d’un besoin d’hydratation. Prêt à répondre à ses supplications, Oteh était prêt à confier cette tâche à la personne dont il avait le plus confiance pour l’instant, c’est-à-dire Lyra, il s’apprêta à le lui demander, quitte à prendre sa place, lorsque une connaissance de la jeune dornienne intervint. Oteh l’avait aperçu durant le trajet depuis Dorne mais vu ses capacités à rester actif pendant un long trajet, il n’avait pas vraiment fait attention à lui. Il remarqua juste le regard qu’ils avaient l’un pour l’autre. Une confiance profonde, une amitié certaine, peut être plus … Oteh lisait plutôt bien la gestuelle des gens et savait les jauger. Il se surprit à bénir silencieusement ces deux enfants en leur espérant un avenir radieux, chose pour laquelle, il n’était pas très enclin au vue des récents évènements.

Par contre il se demandait si sa décision tenait du courage, ou s’il n’avait pas remarqué que depuis tout à l’heure les hommes se faisaient tabasser ? Il se mettait ainsi en danger en voulant s’éloigner de l’évènement qui semblait les mettre à l’écart de tout ça.

Sans attendre un consentement inutile de la part du prêtre, le jeune homme s’élança, Oteh le veilla d’un œil expert, espérant que rien n’interfère dans sa mission. Il vit avec satisfaction qu’il parvint jusqu’à un tonneau et en profita alors pour chercher du regard tout élément pouvant être associé avec un bâton et dont il pourrait faire usage en cas de besoin après la naissance de l’enfant. Après tout, même si c’était nécessaire, il était inconcevable de déplacer la mère et son enfant dans pareils conditions, Oteh s’efforcerait plutôt de protéger son petit groupe en faisant s’abattre sur les rustres imbéciles, qui auraient l’audace de le défier en s’avançant, sa colère et sa rage. Et un prêtre en colère était la pire chose qui pouvait arriver !

MJ : Voit-il une arme digne de cette fonction ?

Lorsqu’il reporta de nouveau son attention sur l’ami de Lyra, celui-ci versait dans l’eau récupéré un ingrédient qu’Oteh ne reconnut pas d’aussi loin, mais au premier abords, difficile de penser que cette personne pouvait remplir la chope à mauvais escient.

Par chance il arriva sans encombre, libérant le septon de sa charge et lui permettant de donner à boire à Meera. Il se révélait ainsi attentif et observateur, deux qualités qui lui donnaient du mérite aux yeux du nouvel ami de Lyra. « Elle sait choisir ses amis. » Pensait-il, non pas qu’il en doutait, mais il était toujours préférable d’en avoir la preuve.

Le groupe commença à lancer une discussion et Oteh fut prit d’un certain malaise, il était désagréable d’être avec des personnes si ouvertes les uns envers les autres alors que le fantôme de ses sombres pensées pesaient sur lui. Il ne prêta aucune attention aux allusions de noms ou aux préférences d’engeance. Une fois son devoir fait, il finirait sans doute la nuit comme il l’avait commencé, seul avec une pinte de bière acide.

Mais l’heure était venu, après une nouvelle contraction de la mère, il sentit le crâne de l’enfant descendre encore, et à bien y regardé, il voyait le sommet du crâne dépassé. Il lança alors avec véhémence et une pointe de joie dans la voix :

« CA Y’EST JE VOIS LA TÊTE ! REUNNISSEZ VOS FORCES ET POUSSEZ ! »

Il joint alors sa voix aux autres dans des encouragements sans penser au contraste évident entre ce qui hantait ses pensées et dégradait son humeur et ce qu’il ressortait de lui, une nature pleine d’espoirs en l’avenir.
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Even Corbray
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Courage et honneur.



Chevalier du Val.

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Message Ven 15 Juin 2012 - 20:36

Les tentatives d'Even pour neutraliser son ennemi ne portèrent malheureusement pas leurs fruits. Le jeune homme eut de la chance lorsque la Brute lui asséna un coup de gourdin, car seule l'arête de sa main fut touchée. Il recula très légèrement tandis que le colosse se moquait ouvertement de lui. Sourd à ces propos, il ne dit rien. Celui qui se laissait aller à la moquerie ou la fanfaronnade courait le risque de laisser des brèches s'ouvrir, où l'adversaire pouvait s'engouffrer. De dominant, le vantard pouvait passer à dominé. C'était ce que le chevalier espérait de tout cœur pendant qu'il réfléchissait rapidement. Le Bracken malodorant avait la tête aussi dure qu'un bœuf, et le haut de son corps n'en était pas moins musculeux. Il allait devoir trouver autre chose pour essayer de s'en défaire. Les choses auraient été toutes autres s'il avait pu se permettre de le tuer lorsqu'il avait son épée, ou encore s'ils s'étaient affrontés dans un combat plus régulier. Mais dans le cas présent, la force et le gourdin de la Brute jouaient nettement en sa faveur. Toutefois, il était plus lourd et massif, il devait donc être plus lent. Even pouvait jouer de sa rapidité, mais son mal de dos se faisait cruellement sentir. Il doutait de l'utilité de son habituelle technique si efficace qui consistait à frapper, se retirer, frapper à nouveau, et ainsi de suite jusqu'à épuiser son adversaire de manière suffisante pour prendre l'avantage. Fatiguer le Bracken lui prendrait sans doute trop de temps...

Son regard tomba sur Serena, qui avait à nouveau récupéré son épée, mais que trois hommes désarmés mais prêts à tout encerclaient à présent, sans doute dans le but de lui prendre l'arme. Le Valois serra les dents et les poings. Il était piégé face au colosse alors qu'il aurait dû aller l'aider. Il devait se débarrasser de lui sans traîner, car s'il arrivait quoi que ce soit à la jeune femme par sa faute, il ne se le pardonnerait pas. Un homme d'armes intervint en faveur de la belle, en jetant des pommes à la tête des assaillants en les invectivant. Peut-être que cela laisserait un peu de temps au chevalier pour agir. Il reporta son regard sur la Brute, cherchant la faille dans cette muraille de muscles. L'idée lui apparut finalement, sournoise. Tout homme avait ses faiblesses... et l'une d'elle était récurrente. Si on se heurtait de front à une muraille, il fallait s'attaquer à ses fondations. Il répugnait à faire cela, car cela n'avait rien de noble ou d'honorable... mais dans la situation actuelle, il n'y avait plus de place pour cela.


* Que les Sept me pardonnent...*

Il frappa brusquement. Son coup fut violent, car tant qu'à manquer à ce qui était pour lui la notion d'honneur la plus élémentaire, autant ne pas le faire à moitié. Son genou alla s'écraser dans l'entrejambe du Bracken, partie la plus délicate de l'anatomie masculine. Même un titan comme lui devait avoir un point faible à cet endroit. Par ailleurs, c'était d'une certaine manière un bon moyen de le châtier pour ce qu'il avait osé dire à Serena précédemment. Cependant, ce coup bas ne serait sans doute pas suffisant s'il était porté seul. Pour plus de précautions, le chevalier fit un croc-en-jambe à son ennemi, puis il lui donna un violent coup d'épaule en pesant de tout son poids sur le corps de la Brute, dans l'espoir de réduire à néant son équilibre précaire et de le mettre à terre une fois de plus, le fait d'avoir ses appuis sapés par un croche-pied sur un sol particulièrement glissant ne devant guère aider le colosse à tenir debout.


MDJ: La manoeuvre d'Even fonctionne-t-elle? Ses coups ont-ils porté?


Spoiler:
 

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Message Ven 15 Juin 2012 - 21:08

Lorsque Serena se vit entourée par trois hommes du Bracken, elle dit que la situation pouvait peut-être encore plus mal tourner pour elle finalement. Elle jeta des regards affolés autour d'elle à la recherche de son héroïque frère alors qu'une pomme volante vint heurter assez violemment la tête de l'un des types qui venaient vers elle. D'abord aussi surprise que ces messieurs devaient l'être, elle chercha l'origine de cette agression et découvrit un beau jeune homme aux cheveux frisés et à la langue bien pendue, qui balançait coup sur coup fruits et railleries à ceux qui voulaient s'en prendre à elle. La jeune femme dut lutter pour ne pas rire à la mention de sa grand-mère prétendument estropiée. La situation ne le permettait pas. Elle réalisa en revanche bien vite qu'il lui offrait là une belle diversion et que si elle voulait en profiter, c'était maintenant ou jamais. Elle aurait pu s'enfuir. Un coup d'épaule dans l'élan et elle serait sortie du cercle. Cependant, elle était loin de vouloir échapper aux conflits. Plus tôt tous les hommes du Bracken seraient à terre, plus tôt le calme reviendrait.

Resserrant ses mains sur la garde de l'épée, elle lui fit fendre l'air pour écraser violemment le plat de la lame sur la rotule droite du plus distrait des hommes et balança immédiatement son pied dans l'entrejambe de celui qui était en face d'elle, faisant sans doute remonter ses testicules jusque dans sa gorge. Embrys lui avait appris que les dames et les messieurs craignaient la même chose au fond : qu'on s'en prenne à leurs bijoux, ceux-ci n'étant bien évidemment pas les mêmes pour les uns et pour les autres. Occupée qu'elle était à incapaciter ces assaillants, elle n'avait pas remarqué que le preux Ser Even avait fait la même chose au Bracken. Il restait encore un homme qui n'était pas touché, sauf peut-être par les projectiles périssables de Jehan qui s'agitait comme un corbeau, mais la jeune femme n'avait plus rien en réserve pour lui. L'épée était un peu lourde et elle devait reprendre de l'élan si elle voulait s'en servir contre lui. En revanche, s'il choisissait de s'approcher pour tenter de lui prendre, elle le mordrait. C'était certes un moyen de défense sauvage mais il fallait ce qu'il fallait.
Comme elle regrettait que ses camarades voleurs ne soient pas de la partie... Embrys aurait rendu dix hommes silencieux rien qu'avec son bâton et les flèches précises de Marvel en aurait calmé trois ou quatre autres.

-----------------------

MDJ : Le coup du plat de l'épée sur la rotule de l'Homme 1 a-t-il de l'effet ? Le coup de pied dans l'entrejambe de l'Homme 2 a-t-il de l'effet ? Que fait l'Homme 3 ?
(Merci ^^)
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Lady Coeurdepierre
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Message Sam 16 Juin 2012 - 16:20


Intervention partielle


Jehan n'était pas un garçon fondamentalement malchanceux, mais il n'était pas non plus du genre à éviter les ennuis. On aurait pu croire qu'après avoir triomphé de son adversaire de tantôt, il aurait opté pour la solution de facilité et donc fait profil bas jusqu'à ce que s'éteignent dans les cœurs le brasier de la violence. Il n'en fit rien, cependant, et remarqua très vite que non loin de lui se débattait une jeune femme aux prises avec trois individus manifestement hostiles. Armé de pommes, ce fruit miraculeux, qu'ils tenaient dans ses bras comme un nouveau-né, il se porta au secours de Serena à grand renfort de paroles provocatrices pour les trois hommes qui s'attaquaient à elle. De la même façon qu'il leur jetait des injures, il leur jetait des pommes. De son côté, Serena était en fort mauvaise posture. Elle put voir effectivement une pomme rebondir sur la tête de l'un de ses agresseurs. La diversion était efficace, mais elle n'en profita point pour s'enfuir, mue par quelque enthousiasme étrange et peut-être propre à la sensiblerie féminine. Cependant, son excès de confiance en elle la trahit quelque peu et manqua même de la perdre. Le plat de l'épée qu'elle maniait sans art ni connaissance alla bien frapper la rotule droite du plus distrait des hommes, celui que la première pomme avait frappé, mais il n'eut d'autre effet que de faire trembler la jambe de cet homme, mais aussi la lame de l'épée qui tomba à nouveau des mains de Serena. Ainsi désarmée, dans le même instant, elle envoyait son pied à la rencontre de l'intimité d'un autre des agresseurs qui l'entouraient. Ce coup rencontra davantage de succès, et l'homme, touché au creux de ses cuisses, se recula vivement en portant ses mains là où la douleur était terrible. Quant au troisième homme, il n'avait pas été en reste : il avait ramassé l'épée et en pointait l'extrémité dans le dos de Serena. « Calme toi maintenant, où tu vas le... » Mais il n'eut pas le temps de finir qu'une grosse pomme frappa le haut de son crâne, entraînant un brutal sursaut de sa part qui laissa sur l'omoplate de Serena une longue mais superficielle entaille. La tête endolori, l'homme armé de l'épée repéra vite d'où venaient les pommes infâmes et s'élança à la poursuite de Jehan, qui avait tout intérêt à prendre ses jambes à son cou s'il ne voulait pas finir dans les choux... ou les pommes.

Owayn n'était plus en danger, pas plus que son ami Kerran qui récupérait difficilement en compagnie des trois commères. Ser Galtry, à terre, n'était plus une menace pour personne, et il ne comptait pas causer plus de soucis à celui qu'il avait eu le tort de prendre pour cible. Tout ce qu'espérait le chevalier, c'était un peu de répit jusqu'au moment où ser Otho Bracken donnerait le signal de la fin de l'émeute qui retomberait d'elle-même avec l'intervention des gardes. Malheureusement, ce moment n'arriverait pas de si tôt et il devait compter avec un Owayn désireux de faire valoir son droit aux représailles. Alors quand il le vit saisir un pied de chaise venu d'on ne savait où pour ensuite se rapprocher avec un œil menaçant, ser Glatry sut qu'il était en grand péril. Il vit l'arme s'élever pour s'abattre sur sa main mais par la grâce des Sept, il sut la retirer à temps et la matraque improvisée se brisa sur le sol poisseux de la cour. Ser Galtry releva immédiatement ses deux mains en un signe d'abdication. « Je me rends ! Je me rends ! » cria-t-il à bout de souffle, avant de recevoir une pomme sur la tête qui l’assomma complètement. Celle-ci était en quelque sorte une « flèche perdue » de la volée lancée par un Jehan qui désormais, devait combattre un homme armé d'une épée lancé à sa poursuite. De son côté, Owayn pouvait voir sans peine que ser Galtry resterait inanimé un bon moment. Il n'était donc plus nécessaire de s'en occuper, sauf à pécher par excès de cruauté... mais c'était prendre le risque de s'exposer à la survenue d'un adversaire tout frais.

Du côté de Meera, les choses semblaient aller pour le mieux. La boisson préparée et amenée par le délicieux mais très naïf Maël lui avait redonné l'énergie nécessaire pour supporter encore les rigueurs du travail et de l'accouchement qui prendrait bientôt fin. Lyra qui la soutenait discutait avec Meera et celle-ci, maintenue éveillée par les paroles réconfortantes de la jeune dornienne, aurait pu croire qu'il n'y avait pas autour d'eux cette agitation et cette violence qu'elle ne comprenait pas. « Une... fille... pour apprendre... cuisiner... lord Beurpuits... » De son côté le septon, qui priait, remarqua le signe de Lyra et s'exécuta promptement pour lui confier le linge encore humide et chaud qu'il avait toujours dans ses mains. Quelque peu remis, il demeura aux côtés de Lyra et approuva de la tête à ses propos ; il déclara même, pour la pauvre femme qui accouchait : « Elle a raison, car comme on dit, « naître au seuil de l'Hiver, c'est être fort de chair ! Les Sept le savent ! » Et Meera de balbutier ce qui ressemblait à un rire gras. Elle avait déjà entendue ce proverbe. Elle espérait vraiment que sa fille ou son fils serait robuste et fort comme un taureau. De son côté, si Oteh put voir la tête de l'enfant, il ne put remarquer ailleurs aucune arme d'aucune sorte. Mais il avait plus urgent à penser, car dans la minute, l'enfant serait là. Mais serait-il vivant, ou mort ? Tout dépendrait des actes du prêtre à barbe depuis le début du travail... Meera poussa un cri qui surpassa en volume l'ensemble des bruits nés du grabuge environnant alors que le sommet du crâne de son enfant se faisait visible entre ses jambes.

Kerigan ne fit point preuve de clémence à l'égard de ser Lucas Quenneny qui tomba bien vite sous le coup asséné par l'Orageux. Il avait pourtant réclamé la paix et s'était rendu à plus fort que lui, mais la frénésie avait sans doute eu raison de la générosité de Kerigan. Inanimé, le chevalier du Conflans demeura sur le sol, étalé, inerte, la bouche crachant du sang, le visage couvert de ce rouge nectar indispensable à la vie de tout homme. Était-il mort, ou juste inconscient ? Par chance, il avait pu se protéger in extremis du coup fatal de Kerigan, si bien qu'un œil attentif pouvait le voir qui respirait encore, mais comme endormi d'un sommeil bien lourd. Un hurlement attira l'attention de Kerigan alors qu'une jeune demoiselle aux cheveux de feu accourait au chevet de ser Lucas en geignant des plaintes sonores et stridentes. « Je vous ai vu ! Il s'est rendu ! Vous auriez pu le laisser tranquille ! » Elle pleurait toutes les larmes de son corps, car même si la pauvre avait bien compris qu'il se passait des choses étranges dans la cour, car même si elle avait hurlé contre ces vilains qui avaient attaqué tout le monde, elle n'avait pas vu son frère parmi eux et s'imaginait que Kerigan était l'un des hommes de ser Otho Bracken et comme elle l'avait vu frapper son frère... MDJ : Que fais-tu ?

Après avoir fait fausse route auprès de la servante qui l'avait sèchement rabrouée parce qu'elle préférait rester là et soutenir Meera par sa présence, Eleyna s'était mise en quête d'une porte à prendre pour pénétrer dans le château afin d'aller faire irruption dans la salle du banquet pour attirer l'attention du beau monde sur le chaos qui régnait dans la cour. Ce que la nordienne ignorait, c'était qu'elle ne passerait jamais la barrière des gardes qui patrouillaient le château, et que lord Ambrose, en pleine cérémonie du coucher, avait mieux à faire que de s'occuper d'une prétendue émeute des bouseux dans la cour de sa forteresse ! Elle ne pouvait le savoir et, pleine d'espoir, elle longeait les remparts en quête de toutes les ouvertures, de toutes les portes possibles. Elle en trouva quelques unes mais hélas, toutes étaient fermées mais au bout d'un certain temps d'inlassable recherche, elle en trouva une qui ne l'était pas. La porte était de bois et pleine, si bien qu'il lui était impossible de voir ce qui se cachait derrière. De la même façon, coller l'oreille pour entendre à l'intérieur n'aurait rien donné : le bois était épais, et le bruit dans la cour trop fort. Qu'allait-elle faire ? Entrer et braver l'inconnu ? Ou abandonner ses instincts et revenir à de plus raisonnables actions ? MDJ : Que fais-tu ?

Du côté de ser Even, la situation était critique, encore que ce mot fut un doux euphémisme. Il finit toutefois par comprendre qu'il ne viendrait point à bout de la Brute de Bracken en usant de la force seule. Il aurait pu mettre à contribution son art du combat appris dans la péninsule dornienne en s'attaquant aux jambes de ser Otho, qui étaient sa faiblesse, mais il opta pour une méthode plus directe, quoique moins honorable. Son genou alla fracasser l'entre-jambe de son adversaire et ce dernier accusa violemment le coup. Cependant, en usant de son genou plutôt que de son pied, ser Even s'était rapproché un peu trop du Bracken qui, tout à sa douleur, frappa des deux poings les côtés du visage du chevalier du Val avant de tomber à genou en frottant de ses mains son intimité virile qui aurait presque pu hurler de douleur. De son côté, ser Even tomba au sol, inconscient. Il le resterait bien quelques minutes, mais il pouvait cependant être fier de lui : il avait mis la Brute de Bracken hors d'état de nuire, et celle-ci déjà se retirait pour s'écarter des combats et surtout pour aller voir si, entre ses jambes, son instrument du bonheur était toujours à sa place et point trop amoché par le coup du chevalier du Val.

MDJ : Deirdre, Pryam / Je vous laisse régler votre interaction ensemble, si je remarque l'opportunité d'une intervention vous concernant, je posterai ou je vous enverrai un MP.
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Message Sam 16 Juin 2012 - 19:43

Si Serena ne vit même pas l'homme visé par le plat de l'épée vaciller, elle eut en revanche le plaisir de voir son collègue – auquel elle avait littéralement porté un coup bas – se reculer en tenant les bijoux dont il tirait le plus d'orgueil. Ses mains avaient échappé la lame de Ser Even à cause des vibrations trop fortes qui avaient souligné le choc avec la rotule de sa victime et, toute occupée qu'elle était à jubiler intérieurement de s'être débarrassé d'un adversaire, elle n'avait pas remarqué que sa perte avait profité au troisième homme qui s'était empressé de la ramasser. Quand elle entendit l'ébauche de menace dans son dos, elle se statufia et réfléchit très vite aux alternatives qui s'offraient à elle. La jeune femme n'avait pas encore décidé quoi faire lorsqu'une brûlante douleur lui déchira le dos.

_ Aaaaaaaaahhh !

Le hurlement qu'elle poussa était mêlé de peine et de surprise. Sa robe blanche était à présent déchirée au niveau des omoplates et le sang commença à inonder peu à peu le tissu, décuplant sa vitesse grâce à l'imprégnation du vin dans lequel Ser Clarence l'avait emmenée rouler. D'ailleurs, on pouvait voir la différence entre les deux liquides finalement. Le premier était considérablement plus sombre que le second. Serena ramena ses cheveux d'encre sur une épaule et se dévissa le cou pour tenter d'apercevoir la plaie, en vain. Elle n'était pas très profonde mais elle n'en restait pas moins douloureuse. Le frottement du tissu la piquait.
Perdant toute conscience de la réalité, elle passa une main dans son dos au niveau de son omoplate meurtrie et la contempla ensuite. Ses doigts étaient pleins de sang et de vin. Ses yeux bleus fixés sur cette fascinante couleur rouge, elle sentait son esprit lui échapper, lentement mais surement.

_ Pryam, murmura-t-elle dans un état second.

Elle répéta le prénom de son frère une seconde fois, puis une troisième. Elle tourna sur elle-même (ou était-ce le monde qui tournait autour d'elle) pour chercher sa tête blonde parmi la foule. Partout, des bagarres et des cris. Le chaos. Mais Pryam n'était nulle part. Le souffle de Serena se fit de plus en plus court. Elle cria son nom à plein poumons cette fois, avant de s'effondrer brutalement sur les dalles de la cour comme si la vie l'avait quittée. Assise, elle ramena ses jambes sous son menton, plaqua ses mains sur ses oreilles pour ne plus entendre le raffut ambiant et se mit doucement à pleurer. Le sang ruisselait lentement le long de son dos, faisant une harmonie de blanc, de rose et de rouge sur le tissu. Sa tenue comme la soirée était ruinée. Mais il y avait pire...

Pryam n'était pas là. Il... Il aurait du pourtant. N'était-elle pas venue ici avec lui ? Ou alors était-ce un rêve ? Encore. Mais alors... Elle ne l'avait pas vraiment retrouvé. Elle était toujours seule et à sa recherche. Elle avait rêvé cet homme aux cheveux blonds et bouclés. Elle avait rêvé ses sourires et ses étreintes. Pourtant... elle pouvait presque encore sentir sa main dans la sienne. Tout cela avait semblé si réel. Cette fois, elle y avait tellement cru...

Sombrant dans sa folie, Serena n'avait que faire de ce qui se passait autour d'elle. La cour aurait bien pu se remettre à brûler qu'elle serait restée prostrée au milieu du bûcher. Rien n'avait d'importance si elle s'était trompée, si son frère n'était pas là. Elle s'était encore une fois laissée abusée par son imagination. Elle avait cru avoir assez de force pour retrouver ce frère que le destin lui avait arraché. Encore une fois, elle s'était menti.


Spoiler:
 


Dernière édition par Serena Templeton le Dim 17 Juin 2012 - 6:51, édité 1 fois
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Message Dim 17 Juin 2012 - 0:56

Deirdre était là, toujours avec sa clé. Elle n'avait peut-être plus la force de tirer sur son bras et espérer le déboiter, ayant perdue son élan. Allongée là, sa poitrine montait et descendait vivement. Elle était déjà essoufflée. Quelle surprise, il l'avait reconnu. Deirdre leva un sourcil, alors que la voix sereine de Pryam, parlait d'étrange retrouvailles. Mince ! Elle n'était vraiment pas futée. Elle devait bien s'imaginer qu'il l'aurait reconnu, rien qu'à peut-être un petite rire qu'elle aurait laissée échapper. Elle était sûr qu'il avait su remettre ses yeux pétillants, ceux qu'il avait pu voir dans l'obscurité d'une taverne, brillant à la lueur des flammes, comme ce soir. Elle s'était trahie. Il ne bougeait pas, confiant, l'intimant même à faire vite si elle voulait le blesser, au cas où on en profiterait pour lui faire du mal... Très bon argument. Mais que faire ? Il ne l'aurait pas reconnu, peut-être qu'elle l'aurait un peu malmenée. Elle dut réfléchir et vite. Tout se passa rapidement dans sa petite tête de fer-née.

Elle le lâcha. Elle tira doucement sur le morceau de tissus qui était remontée jusqu'à son nez et lui fit un petit sourire taquin, l'air innocente et amusée.

- Vous m'avez reconnu ? Vraiment ! Je ne pensais pas vous avoir marqué autant. Je suis flâtée. Je profitais juste de l'agitation pour me venger de ce jour où vous m'avez désarçonné sans regret ni effort !

Elle était là, à même le sol, rampant presque vers le chevalier lascive, son visage près du sien.

- Vous pensez vraiment que je pourrais blesser un si charmant jeune homme. C'est juste donnant donnant. J'ai eu de ces maux de dos, vous n'imaginez pas.

Elle souriait en coin. Bien sûr qu'elle voulait lui faire du mal, mais vu qu'il l'avait reconnue et sa couverture de couverture tombée à néant, elle ne pouvait faire autrement, que de jouer simplement les connaissances qui cherchait juste à se venger. Il ne l'aurait pas reconnu, il aurait peut-être porté une écharpe toute la journée le lendemain. Ah, elle était si rageuse. Elle trouverait bien quelqu'un d'autre, ou alors, elle passerait le temps avec ce chevalier qui ne s'était malheureusement pas fait avoir assez longtemps par ses charmes.

Puis alors, elle quitta un peu Pryam des yeux, pour se pencher vers l'homme au sol, fixant la bourse qu'il rangeait avec des yeux friands. Elle échangea ensuite un petit sourire avec le chevalier, comme une nostalgie de leur rencontre. Ca les bourses, Deirdre s'y connaissait ! L'homme avait toujours l'air un peu hagard. Elle tendait lentement sa main, ses doigts marchant tel un petit voleur discret sur le sol, vers l'homme presque à portée de bras.

- J'aurais bien aimé vous faire la discussion Ser Pryam, j'étais étonnée de vous voir, mais la situation ne s'y prêtre guère et, fit-elle une pause pour tendre un peu plus la main. Vous savez ce qui se passe ? Je suis un peu perdue dans ce bordel de chevalier... Je crois qu'il a besoin d'aide, non ?

Elle crapahuta par l'homme que Pryam venait de rendre conscient et se penchait sur lui, l'air si gentille et attentionnée, lui demandait s'il se portait bien. Il valait mieux qu'il range vite sa bourse.
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Message Dim 17 Juin 2012 - 8:11

Eva était complètement paniquée, et lorsqu’elle arriva devant les gardes de la porte effectivement, ils avaient toutes les raisons de croire que c’était une jeune femme en détresse. Elle craignait pour sa vie, et une fois n’est pas coutume, aussi pour la vie des personnes rencontrées durant la fête, pas tant que cela l’intéresse, elle les aurait certainement oubliés dès son retour à Port-Lannis. Mais cela lui rappelait une chose, l’injustice, celle qui touche les pauvres, ceux qui naissent déjà sans rien et à qui on peut tout enlever du jour au lendemain, la vie, la dignité, tout ce qu’il leur reste quand ils n’ont ni or ni possessions, ni terres ni titre, ni nom ni couleurs. L’injustice, celle qu’elle ne supportait pas de vivre, celle qu’elle avait combattu avec ses armes, pour elle-même, égoïstement, celle qu’elle ne supportait pas d’avantage pour les autres, même si elle estimait qu’ils devaient se donner les moyens de sortir de leur condition. Et la rage était née de ce sentiment…

Lorsque le garde la prit sous son aile, elle eut d’abord peur, peur de ce qu’il pourrait lui faire, mais ses craintes étaient infondées, elle le comprit lorsqu’il lui parla. Rassurée, elle se laissa éloigner du danger, incapable de réagir, dans l’incompréhension la plus totale. Pourquoi ne faisaient ils rien, elle avait beau retourner le peu qu’elle savait dans sa tête, elle n’arrivait pas à assembler les pièces du puzzle. La seule chose qu’elle comprit que Lord Ambrose faisait partie du plan, le pourquoi les portes étaient fermées et les gardes du château ne faisaient rien pour arrêter la bagarre générale. Il ne servirait donc à rien d’aller dans le château et de tenter de le convaincre d’agir, quand aux autres nobles, pourquoi se mouilleraient-ils pour une bande de roturiers ivres ? De ce côté-là, elle craignait que toute action soit plus à même de lui couter la vie que de sauver celle des pauvres bougres pris dans la nasse. Elle allait donc tenter de convaincre les soldats d’agir. En écoutant le ton désolé qu’il prenait, elle comprit combien il était gêné de n’avoir pas le droit d’agir. Et dans son sein rassurant, dans la sécurité du corps de garde, elle se dit que peut-être il n’était pas le seul dans ce cas, et que c’était là sa chance d’éviter que le massacre continue.

Elle ignorait pourquoi il l’aidait, elle pensait que c’était pour sa beauté, et si tel était le cas alors autant en jouer, c’était de toute façon ce qu’elle faisait de mieux, un art qu’elle maitrisait à merveille. D’un calme qui étaient en fait terreur pétrifiée et impuissante, elle sortit et s’agita soudain, se retournant vers le vieux soldat et l’attrapant par les passages de bras du plastron de son armure, elle plongea dans ses yeux un regard implorant et commença à parler dans un murmure brisé par le chagrin. Elle se servait, comme toujours, de ses émotions vécues pour jouer la tragédienne, et elle avait du talent pour ça, mais là, c’est à peine si elle jouait, car elle se posait effectivement mille et une questions.

« Que se passe-t-il ? Ces gens n’ont rien fait, pourquoi se font ils attaquer sans espoir d’en réchapper ? Pourquoi ces hommes ont-ils des gourdins, et frappent ils les suites des hommes désarmés et celles qui tentent de les aider ? Pourquoi amènent-ils le malheur sur ces noces les vouant à la déchéance et à la calamité ? Quel est ce fléau directement sorti de l’esprit maudit de l’étranger ? » Petit à petit, son murmure était devenu prière, complainte, incantation puis sanglots, accompagnés de larmes qui coulaient à flot sur ses joues et de plus en plus fort, de manière à ce que tous ici présents entendent presque jusqu’à hurler faisant sortir dans sa voix toute la peur et le désespoir qu’elle ressentait. Elle tomba alors à genoux devant son sauveur et repris dans un cri suraigu. « Ils sont les faibles et les innocents que le guerrier protège, ceux là même que la mère embrasse de sa compassion, ils sont les représentants sur terre du ferrant, ils sont ceux, que tous chevalier devrait protéger, que tout homme d’honneur devrait sauver. Je vous en supplie, je vous en conjure, faites quelque chose, aidez ces pauvres gens, aidez nous ! Faites que s’arrête cette malédiction, ce blasphème aux Dieux qui ont posés le regard sur nous en ce jour de noces et qui ne voient que déferler la folie sanglante de quelques hommes ! » Elle tremblait hurlait et pleurait, espérant de tout son cœur que cela allait fonctionner et qu’ils allaient passer outre leurs ordres pour agir, enfin !

MDJ : Est-que ça marche ?


Dernière édition par Eva le Dim 17 Juin 2012 - 14:51, édité 1 fois
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Message Dim 17 Juin 2012 - 13:12

Les tirs étaient plus qu'approximatifs, mais malgré le fait que la plupart des projectiles étaient passés largement à côté des cibles, les autres avaient fait mouche et la jeune femme semblait maintenant hors de danger. Jehan salivait à l'avance de la récompense qu'il pourrait demander, probablement pécuniaire, puis même peut être connaissait elle quelqu'un qui cherchait un mercenaire pour s'occuper d'un quelconque travail, où il fallait l'expertise d'un roturier rompus aux arts du combat. Bref, pour lui un avenir, on ne peut plus rose, si tout ce passait pour le mieux, il pouvait repartir de cet endroit les poches plus remplies qu'a l'aller, et même avec des connaissances dans les roturiers qui suivent les nobles dans leurs voyages.

Néanmoins, le reître déchanta rapidement quand le troisième agresseurs se dirigeait vers lui, une épée à la main. Quelqu'un avait sorti le fer et c'était pour l'agresser lui. Mais qu'avait donc-t-il fait aux dieux pour mériter cela? Il avait, certes, pas vraiment mener une vie particulièrement intègre, mais qu'est-ce qu'il avait fait pour recevoir un pareil manque de chances? Il tira le gourdin, volé à son premier agresseur de sa ceinture, tout en maugréant sur le garde qu'il lui avait retiré sa lance, en effet s'il avait son arme de prédilection sur lui, il serait allé au combat sans se poser plus de questions que cela et ce malgré son état de fatigue et son corps perclus de douleurs. Mais là autant essayer de battre un dragon avec un pilon de poulet, de plus il n'avait plus de pommes. Mais, il allait se faire battre, mutiler et peut-être même mourir pendant un mariage. Mais que pouvait donc bien faire les gardes?Il avait mis leur absence sur le fait que souvent pendant les mariages, les seigneurs font mettre en perce un tonneau pour leur protecteur et il arrivait souvent que la garnison soit aussi saoule qu'un cochon; mais là leur temps de réaction frisait l'incompétence. Jehan leva les mains près de sa tête tout en continuant à reculer à l'approche de l'homme.


-Ecoute, il n'est pas encore trop tard. Pour le moment, tout le monde c'est juste échangés des bourre pifs, mais si tu te sers de cette épée ce pugilat va se transformer en bain de sang. Tu as seulement fait couler le sang de cette jeune femme, il n'y a que moi qui l'ait vu, j'en parlerais à personne, pose cette arme et mêlons nous chacun de nos affaires. Tu fais ta vie et je ne t'ai jamais vu, tu me laisses m'occuper de la jeune femme et on aura aucun problème tous les deux. D'accord?
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Message Dim 17 Juin 2012 - 13:34



     Le gourdin se cassa en deux lorsqu'il rencontra le sol dallé de la cour. Ser Galtry, dans un réflexe soudain, avait retiré sa main et, se dégageant, s'était remis debout. Il signala sa reddition, peu désireux de continuer le pugilat avec ce roturier bagarreur. C'est alors qu'une pomme, venue d'on ne sait où, lui heurta l'arrière du crâne. Le coup était ridicule, et pourtant, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase : après tous les coups du roturier, le chevalier finit tourner de l'œil, et s'affala comme une pierre, barbotant dans la fange.
     Owayn jeta les vestiges du pied de chaise, inutile maintenant que son adversaire avait mordu la poussière, et regarda autour de lui. Des bagarres avaient éclaté dans toute la cour, qui ressemblait à un immense terrain de lutte, où les corps roulaient dans la bière. Kerran, assis sur sur un banc et entouré par trois inconnues, se tenait le côté ; une ou deux côtes avaient certainement bien dégusté lorsque ser Galtry s'était intéressé à lui. Quant au reste de la cour, l'action était tellement embrouillée que le reître se tint là, debout sans savoir quoi faire.

     Soudain, Owayn aperçut une scène des plus originales : un jeune homme, les bras remplis de pommes, courait pour échapper à un chevalier qui, épée à la main, paraissait bien décidé à lui refaire le portrait. Il ne fallut pas longtemps au roturier pour faire le lien entre les fruits et le projectile qui avait envoyé ser Galtry au tapis. Il ne pouvait pas laisser le jeune homme ! Autant en profiter, tant que l'excitation du combat n'était pas encore retombée.
     Il rafla le gourdin qui avait roulé hors de la main de ser Galtry, enjamba le corps inconscient, et se précipita vers le duo digne d'un spectacle de guignols. Si la traversée de la cour ne fut pas de tout repos, en évitant les corps inconscient, les quelques blessés, et en manquant de tomber tous les trois pas, Owayn réussit à ne pas trop déraper sur les dalles, et c'est sans encombres qu'il arriva derrière l'homme qui avait tiré son arme. L'autre avait manifestement abandonné ses pommes, optant pour un gourdin qui ne lui serait malheureusement d'aucun secours face à une longueur d'acier.
     Et c'est là que le reître intervenait. Il s'approcha à pas de loups du chevalier, notant toutefois que sa lame dégoûtait de sang à son extrémité. La chose semblait tout de suite plus sérieuse, et c'est avec force qu'il abattit son gourdin derrière sa tête, espérant l'envoyer au tapis de ce simple coup. Il ne restait plus qu'à espérer qu'avec l'agitation qui régnait, l'autre ne l'aurait pas entendu s'approcher...


[Owayn réussit-il à toucher son adversaire ? Si oui, avec quelle gravité ?]


Dernière édition par Owayn le Dim 17 Juin 2012 - 14:20, édité 1 fois
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Message Dim 17 Juin 2012 - 13:35

Eleyna ignorait où en était la soirée à l'intérieur. Elle n'avait pas le don qu'ont certain de déterminer les heures simplement en inspirant l'air ou en observant les étoiles. Pour elle, il y avait le jour et la nuit. Le temps était une notion qu'elle dédaignait souvent car elle vivait à son propre rythme. Pourtant, elle savait que ce fameux temps lui manquait. Chaque seconde perdue dans une vaine tentative d'entrer dans l'enceinte du château nouait son ventre de peur. Elle avait perdu son jumeau, elle ne voulait pas également perdre son vieil ami. Jorah était tout ce qui lui restait du Nord et s'il mourrait ce soir, nuls doutes que la faute lui en serait imputée. Gamine! Tu préfères suivre tes rêves d'enfant plutôt que de faire honneur à ton nom! La voix dans son esprit avait le même timbre que celui de sa soeur, Roslyn Lynderly. Etait-elle dans la salle avec son mari? Elle en doutait, n'ayant pas vu d'hommes aux armoiries de cette maison mais après tout Eleyna n'avait pas vu grand monde, trop occupée à découvrir ce qu'était une fête d'un point de vue roturier. Si la soirée avait bien commencé, elle avait assez vite dégénéré pour finalement la laisser toute seule, sans même un ami pour veiller sur elle. Le seul qui ne l'avait jamais quitté était aux prises avec un agresseur assez farouche. Elle priait les Anciens pour qu'il ne lui arrive rien, alors qu'elle continuait de longer les murs intérieurs à la recherche d'une porte ouverte.

Hélas elle du bientôt se rendre à l'évidence: Les portes étaient toutes fermées. Pourquoi? Elle ne comprenait pas. Pourquoi s'enfermer dans l'enceinte? Etais-ce un coup monté, un acte prémédité, que cette bagarre? Ou étais-ce une mesure de Lord Ambrose pour assurer la sécurité de ses invités face au voleur qu'ils avaient tenté de dénoncer tout à l'heure en compagnie du chevalier saoul? La nordienne se mordillait la lèvre, sans pour autant céder à la panique. Ce tic était signe de stress chez elle mais elle avait la capacité de le gérer mieux que quiconque. Elle s'imagina que tout ceci n'était qu'un jeu gigantesque, une sorte de rêve qu'elle était en train de construire et qu'elle franchirait ces obstacles pour arriver à ses fins. Imaginer son action comme s'il s'agissait d'une grande aventure lui redonna espoir et lui permis de continuer à chercher.
Elle finit par tomber sur une porte en bois qui semblait ouverte. Elle allait la pousser quand une idée la fit stopper son geste. Pourquoi celle-ci précisément était-elle ouverte, au contraire de toutes les autres qui semblaient avoir été fermé avec soin? Sans doute étais-ce son esprit un peu trop romanesque, toujours est-il que son coeur s'était mis à battre un peu plus fort. Elle aurait été bien bête si elle se retrouvait dans une simple réserve de nourriture! Elle ne perdait de toute façon rien à essayer. Elle ignorait quelle tournure exactement prenait l'affrontement, elle ignorait si les victimes prenaient l'avantage. Ce qu'elle savait c'est que la bagarre continuait et que les gardes se devaient intervenir au plus vite.
Alors elle termina son geste et ouvrit la porte.

MJ: Message un peu inutile tout ça pour dire qu'elle entre, j'avoue x) Que trouve-t-elle dans cette pièce?
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Pryam Templeton
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♦ Missives : 4281
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♦ Date de Naissance : 27/09/1988
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♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
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Message Dim 17 Juin 2012 - 13:46

     Pryam ressentit un certain soulagement lorsque les mains de la jeune femme quittèrent son bras. L'espace d'une fraction de secondes, il s'était sincèrement demandé si elle reculerait. Après tout, il ne connaissait rien d'elle et ne pensait même pas pouvoir être amené à la revoir après leur rencontre de l'auberge. Le Valois dégagea pour de bon son bras histoire d'éviter un changement d'avis de dernière minute, écoutant ce qu'elle lui disait alors qu'elle mimait les femmes charmées. Un léger sourire se plaqua sur les lèvres du chevalier, il doutait sincèrement que ce qu'elle dise était réel. Deirdre - il avait retenu son prénom sans raison particulière - n'était pas du genre à ne pas attirer l'attention. Il était persuadé qu'elle devait avoir au moins deux ou trois personnes par jour qui venaient lui vanter sa beauté. Ce n'était pas surprenant que l'on se souvienne d'elle, même si les raisons de Pryam n'étaient pas liées au physique avantageux de la demoiselle. Cela aurait pu pourtant, mais non. Il secoua simplement la tête en signe de dénégation.

     ▬ Ce n'était pas hostile vous le savez. »

     Il n'avait pas voulu lui faire mal, mais sa bourse était sa vie, sans argent il ne pouvait entretenir son équipement et ses montures et par conséquent, il pourrait dire adieu à sa vie d'indépendance. Par conséquent, lorsque la belle s'était envolée avec, autant dire qu'il avait craint pour toute la suite de son aventure. Pryam recula légèrement pour parer à l'éventualité qu'elle tente une fois de plus de le délester de ses possessions. Il ne comptait plus la laisser approcher à moins de deux bons mètres de sa personne. Prudence est mère de sureté après tout. Resté muet devant la déclaration de la demoiselle, le chevalier la regarda simplement s'éloigner de lui pour approcher du blessé que Serena avait mis hors d'état de nuire juste avant. Immédiatement, il repensa à la bourse qu'il avait vue juste avant, Deirdre allait sans aucun doute essayer de lui dérober. Un voleur restait un voleur après tout, il doutait que la demoiselle ait changé depuis leur dernière rencontre. Comme elle lui demandait des informations tout en mimant un intérêt pour le blessé, le jeune homme se redressa sur ses jambes avant de se pencher vers elle.

     ▬ Je sais juste qu'ici les voleurs sont bien peu appréciés. Faites attention à vous, il serait dommage que vous terminiez au bout d'une corde par une si belle journée. »

     Il ne tenait au final, qu'à elle de l'envoyer paître ou de tenir rigueur de ses conseils. Le chevalier se redressa de toute sa hauteur avant de promener ses yeux sur l'homme allongé au sol. Il allait se faire avoir par la belle plante devant lui, il n'en doutait pas une seule seconde. Sachant que Pryam s'était trouvé à ses côtés et avait parlé de sa bourse, l'homme saurait forcément qu'il l'avait encore avant le départ de son « soigneur » et qu'elle s'était envolée après l'arrivée de la roturière. Elle serait immédiatement identifiée comme la voleuse. Lâchant quelques mots pour éviter à la belle jeune femme de finir au bout d'une corde, le Valois s'adressa au garde.

     ▬ Attention à votre bourse, les mains baladeuses sont légion ici. »

     Après un léger sourire destiné à la jeune femme, le chevalier se détourna pour de bon et alla chercher Serena. Elle s'était éclipsée juste avant qu'il n'approche les deux enfants à qui il avait emprunté le baquet d'eau, elle ne devait donc pas être très loin. Sa tunique souillée par l'eau et le vin mélangés qui jonchaient le sol, il passa entre quelques personnes, les bagarres avaient diminué et les risques étaient moins grands, mais il était temps de quitter cette maudite cour. Après quelques instants à regarder partout, le jeune homme localisa sa sœur qui se tenait assise à fixer devant elle comme si elle s'était perdue. Étrange réaction, mais il fit fi de ses pensées et s'approcha d'elle avec empressement pour lui attraper la main en s'agenouillant à ses côtés.

     ▬ Je croyais que tu devais te mettre en sécurité ? Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Qui t'as fait ça ? »

     Il faisait référence à blessure qu'elle semblait arborer dans son dos. Le ton du jeune homme était clairement inquiet... et surtout coupable de ne pas avoir été là pour la protéger.

---------------------

HP : Je n'ai pas relancé l'action comme l'intrigue se clos ce soir, mais s'il faut que je modifie un truc il suffit de le dire !


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence


Dernière édition par Pryam Templeton le Dim 17 Juin 2012 - 14:40, édité 1 fois
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Message Dim 17 Juin 2012 - 14:37

Ser Quenneny s’effondra dans la boue brunâtre de la cour de Murs-Blancs. Kerigan reprit peu à peu une respiration normale. Il essuya la boue stagnante sur sa joue d’un revers de la main avant de relever la tête brusquement vers l’arrière afin de replacer les quelques mèches qui demeuraient dans son champ de vision. C’est alors qu’apparut une jeune femme qui vint se poster au chevet du chevalier au sol. Par les Sept, comment pouvait-on donner à une femme une voix aussi agaçante ?

Kerigan se racla la gorge et contempla la scène sans regretter son action. Evidemment, la jeune femme pesta et donna le mauvais rôle au garde du corps. Aurait elle bougé le petit doigt pour Kerigan si la situation était inversée ? Il était persuadé que non. Elle représentait parfaitement le genre de personne à débiter des principes quand ça l’arrangeait et à fermer les yeux lorsque la situation s’y prêtait aussi. Kerigan lui répondit aussitôt d’un ton acerbe, et même si sa manière de penser l’échauda quelques peu, il se montra assez sobre et délicat contrairement à d’habitude. Peut être parce qu’il avait d’autres chats à fouetter.

«J’aurais pu…s’il ne m’avait pas attaqué dans mon dos. »

L’Orageux jeta un œil rapide au reste de la cour et ne put véritablement constater le carnage qu’à cet instant. Des gens se battaient avec tout ce qui leur venait sous la main. Absolument tout. Rien de très étonnant dans ce bourbier de roturiers qui avait des airs de rixe de taverne. Il déglutit avant de reprendre.

«Vous pouvez m’être utile. Ils sont nombreux mais avec une diversion de votre part, je pourrai avoir l’effet de surprise de mon côté. A moins que vous préfériez rester là à recevoir un quelconque projectile envoyé par l’un des amis de votre chevalier…Je ne tuerai personne. A vous de décider…vite je l’espère…»


Le natif de Torth restait vigilant face à l’agitation ambiante et attendait une réponse de la part de la jeune femme. Si celle comptait passer son temps à pleurer la petite rouste de son frère ou de son amant, le trentenaire la laisserait dans cette situation. C’était un coup à ramasser une pomme, une écuelle ou n’importe quel autre objet transformé en arme de jet. De son côté, Kerigan disposait désormais d’une arme mais il se doutait qu’il fallait la manier avec prudence sur ce sol glissant et non pas l’utiliser de toute ses forces sous peine de se mettre inutilement en danger.

(MJ: Que répond la jeune femme ?)
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Message Dim 17 Juin 2012 - 15:19

La jeune femme aurait pu rester longtemps dans cet état mais la seule voix capable de percer le nuage de folie qui l'entourait s'éleva soudain et des doigts se mêlèrent aux siens. Serena cessa de sangloter pour les considérer avec étonnement. Son regard glissa sur la main pour ensuite remonter le long du bras, effleurer l'épaule et enfin échouer sur le visage de son propriétaire. Ces cheveux blonds légèrement bouclés... Soudain, ce fut comme si quelqu'un avait allumé une torche dans les ténèbres de son esprit et elle réalisa qu'elle n'avait rien rêvé cette fois.

_ Pryam ! Cria-t-elle au moment même où elle s'en rendit compte, menaçant de lui rompre un tympan.

Elle dégagea sa main de la sienne pour passer ses bras autour de son cou et le serra fort contre elle, enfouissant son visage au creux de son épaule droite. Une main crispée dans ses cheveux à la texture si familière, elle se força à maitriser les battements énervés de son coeur qui supportait mal son trop-plein de joie. Son frère était bel et bien réel, elle l'avait bel et bien retrouvé, et puisqu'il était à ses cotés, tout allait de nouveau bien aller. Cette certitude prit même le pas quelques instants sur la brulure de son dos. Entre le coup infligé par Ser Clarence et la balafre à l'épée du garde, il avait pâti ce soir. Elle murmura encore plusieurs fois le prénom de son frère en tâtant compulsivement ses vêtements pour vérifier qu'il était bien là et qu'il n'avait rien. Le chevalier était lui aussi taché de vin. La fratrie Templeton donnait l'impression d'être tombé dans un baril.

La seconde suivante, elle était debout, un bras autour de la taille de Pryam et une main agrippée sur sa tunique au niveau de son coeur. Elle tremblait et n'était manifestement pas prête à le lâcher. Alors qu'elle regardait à gauche et à droite où les combats mourraient petit à petit faute de combattants valides, la dernière question de son frère survint à son esprit. Qui lui avait fait cette entaille dans le dos ? L'espace d'une seconde, elle se le demanda aussi avant d'entendre le monologue de Jehan qui tentait de convaincre le garde de laisser tomber son offensive contre lui.
Levant un bras à la juste parallèle du sol, elle pointa le fautif à l'épée de son index en lâchant d'une voix froide où perçait la rancune :

_ C'est lui.
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Message Dim 17 Juin 2012 - 17:28

Intervention Finale


          Longue est la route qui mène à la félicité, et les obstacles rencontrés sur le chemin ne sont pas seulement une facétie des dieux anciens ou nouveaux. Tous ici présents l'auraient appris ce soir à leur dépens. Il faut combattre le feu par le feu, on l'on aurait pu croire qu'à la débauche de violence, il fallait répondre par plus de violence encore, afin de noyer la Brute de Bracken et ses sbires sous cette vague de chaos qu'ils avaient fait déferler sur la cour du château. Dire qu'ils étaient tous venus là pour s'amuser, festoyer, ripailler ! Ils en sortiraient blessés dans leur chair et dans leur cœur, et la plupart n'oublierait jamais les événements de cette lugubre soirée. Wat-la-Bibine serait oublié, lui qui, d'une certaine manière, avait tout déclenché. Mais les uns et les autres n'oublieraient ni les coups, ni les blessures. Hélas, de la même façon, ce qu'ils oublieraient vite ou ne sauraient jamais, c'est qu'ils devaient tous leur salut à cette femme décriée et mal aimée qui avait connu dans son temps le lit des mendiants et des princes. En effet, le discours très inspiré d'Eva toucha le cœur du vieux garde qu'elle contemplait de ses yeux profonds et colorés d'incompréhension et d'imploration. Comment ne pas être sensible à ces mots plein de sens, à cette voix pleine de charme, à ce hurlement du cœur criant de vérité ? Le vieux garde repoussa la demoiselle et, quelque peu honteux, il en détourna le regard pour observer la terrible scène qui se jouait dans la cour. Cette émeute infâme avait duré assez longtemps à ses yeux, mais sans signe de la part de ser Otho Bracken, que pouvait-il faire ? Il avait reçu des ordres très stricts, et qui était-il pour discuter la pertinence de ces consignes ? Mais en tant que croyant de la foi des Sept, ne devait-il pas répondre également de leur autorité impérieuse ? Pouvait-il laisser faire ? Tout cela puait et comme il aurait dispersé la mauvaise odeur d'un tas de purin en battant des mains, il cligna trois fois des yeux avant de lever la main en direction de ses hommes qui, tout autour, dans la cour, ferait passer le mot : l'heure était venue de mettre un terme à ce carnage odieux. Le vieux garde posa une main paternelle sur l'épaule d'Eva. « Restez là, on s'en occupe. Priez pour nous. »

          Ainsi les gardes décidèrent d'enfin intervenir et, bien sûr, chacun des émeutiers, grâce auxquels tout avait tristement commencé et fini, s'arrêta dans son geste, laissant sa victime tranquille, baissant son arme et se retirant. Tous crurent en effet que l'intervention des gardes signifiaient que ser Otho Bracken avait donné le signal de l'arrêt et du retrait, mais il n'en était rien : ser Otho s'était effectivement retiré pour panser « sa » blessure et personne n'entendrait plus parler de lui ce soir, fort heureusement d'ailleurs, car cet homme était toujours d'humeur à fracasser des crânes et des tronches. Une chance pour tout le monde, en vérité, et toutes les situations individuelles se fondirent en une seule et partout l'on vit surgir des gardes pour interrompre les escarmouches que chacun menaient avec plus ou moins de zèle et de chance, d'efficacité et de combativité. C'est ainsi qu'Owayn fut interrompu à temps par le garde avec lequel il avait discuté plus tôt qui l'empêcha de commettre l'irréparable et l'entraîna à l'écart pendant que l'homme armé d'une épée se laissait facilement convaincre par Jehan avant de s'en aller remettre l'épée de ser Even entre les mains du vieux garde qui avait donné l'ordre qui venait mettre fin au grabuge sans nom qui animait la cour depuis longtemps déjà. De la même façon, la jeune femme n'eut pas le temps de répondre au natif de l'île de Torth, car un garde s'interposa entre eux et, après avoir observé ser Lucas Quenneny et le gourdin que tenait Kerigan dans sa main, il se contenta de réclamer du reître qu'il lui remette sans poser de problèmes l'arme en question. Plus loin, un garde et un homme arborant les couleurs des Tarbeck intervinrent pour conduire la bâtarde fer-née dans un coin de la cour et la dissuader de s'attarder là où l'on allait très certainement, pour l'exemple, arrêter quelques personnes au hasard. Les gardes, qui s'étaient fait grandement remarquer par leur absence durant la formidable rixe, fourmillaient désormais dans la cour du château dont les portes donnant sur l'extérieur avaient été ouvertes : ils aidaient ou poussaient les roturiers à vider les lieux sans poser de question ni demander leur reste, et l'on ne gardait là que les domestiques du château pour ranger et nettoyer les restes de la « fête ». C'est dans cette atmosphère qu'on réveilla et releva ser Even qui, un peu sonné toujours, dut s'appuyer sur un garde pour vider les lieux. Il venait de la salle, mais cela tout le monde l'avait oublié, et les portes du château demeuraient closes.

          Meera, de son côté, avait libéré sans heurts et dans un cri celle qui serait sa petite fille et qu'elle prénomma donc Lyra après avoir demandé plusieurs fois, car elle ne savait plus du tout où elle en était, son prénom à la jeune dornienne qui l'avait aidée à accoucher. Épuisée, elle tenait le nourrisson qui pleurait dans ses bras affaiblis et adressait ses sourires fatigués et ses remerciements sincères au septon, au tailleur et à la demoiselle dorniens, aux servantes venues de la cuisine et au prêtre à barbe. Son compagnon avait lui-même repris ses esprits et Pip enserrait de ses bras celle qui était désormais la mère de son enfant. Sa joie fut telle que Pip insista pour que Maël, Lyra et Oteh prennent chacun la maigre récompense qu'il avait à offrir, à savoir pour chacun cinq liards qui constituaient la somme qu'il transportait avec lui ce soir. Il avait acquis cet argent à la sueur de son front et au prix d'un dur labeur, mais rien qui ne pouvait tenir la comparaison avec l’œuvre miraculeuse accomplie par ces trois inconnus, ces trois étrangers qui avaient fait fi de leur différence pour venir en aide à sa chère et tendre. De plus, il avait oublié un peu plus tôt de placer cet argent dans la caisse où leur petit foyer rangeait ses « trésors », qui n'avaient rien de très glorieux. C'était là un signe des Sept qu'il ne pouvait ignorer sans craindre que leur courroux ne s'abatte sur sa fille ! Ils furent conduits à l'extérieur, à l'exception de Meera et de Pip qui rejoignirent avec les autres servantes les cuisines du château. De la même façon, des gardes escortèrent Serena et Pryam jusqu'au dehors, sourds et insensibles aux éventuels questions que ces deux-là auraient pu avoir, comme tous les autres d'ailleurs, car une grande incompréhension régnait dans les esprits à présent que tout était redevenu calme comme au premier jour. Toutefois, personne n'obtint aucune réponse, pas même Eva dont les charmes furent insuffisants à arracher la vérité aux gardes qui la conduisirent à l'extérieur, pas même Eleyna qui avait ouvert la seule porte qui n'était pas close sans oser toutefois pénétrer plus avant à l'intérieur, car un garde était là aussi venu la chercher pour la conduire en dehors de la cour en lui rappelant qu'il était interdit de pénétrer dans le château et en lui assurant que lord Ambrose serait prévenu. Et de fait, ce dernier serait prévenu et satisfait : son plan était une réussite.

    - Dernière intervention ! Félicitations ! Vous avez survécu à cette phase de l'intrigue !
    - Certains d'entre vous ont reçu ou trouvé de l'argent, n'oubliez pas de l'ajouter à votre inventaire !
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire, même pour les phases suivantes !
    - Merci à tous !
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Jour 1, soir : Cour du Château

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