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Jour 1, soir : Cour du Château

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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 11 Juin 2012 - 10:19

Intervention partielle

      La manœuvre de Serena fut efficace et quand bien même la douleur dans ses omoplates était vive, elle put sans mal agacer ser Clarence qui se trouvait obligé de combattre sur deux fronts, l'avant et l'arrière. Toutefois, ainsi allongé sur la demoiselle, il l'écrasait de tout son poids et, pour répliquer aux coups qu'elle lui donnait, pressait plus fort encore, et lançait sa tête en arrière en espérant frapper le visage de son assaillante. Celle-ci réussissait à le maintenir au sol, et dans une position inconfortable, mais elle s'exposait à un mauvais coup que ser Clarence fut prompt à lui porter : il aurait voulu la cogner de son crâne en plein visage, mais il ne put toucher que la tempe de la demoiselle. Serena encaissa le coup avec peine mais elle n'en fut point assommée pour autant, car des années d'errance et de vie dure lui avait forgé une constitution somme toute remarquable pour une demoiselle de sang noble. Toutefois, elle n'était pas un homme aguerri aux bagarres de chiffonniers ; le coup ne l'anéantit point, mais elle en fut sonnée quelques instants, assez pour permettre à ser Clarence de rouler sur le côté, pressant sa hanche douloureuse de sa main. Quant à Bray, dans sa quête d'une arme de fortune, il trouva sur une table un curieux assortiment : il y avait là une vulgaire poupée de mauvais chiffons, une grosse gamelle où fumait un bouillon jaunâtre et une cruche de terre cuite, vide depuis longtemps déjà.

      La manœuvre de Deirdre réussit avec brio. Née dans les îles de Fer et élevée comme la bâtarde qu'elle est, la demoiselle savait son affaire quand il s'agissait de frapper. Le nez qu'elle frappa ne cassa point, mais il s'en écoula un flot de sang qui eut de quoi surprendre. Quelques instants plus tard, elle ne put cependant qu'être spectatrice d'un retournement de situation qu'elle-même aurait peut-être pu prévoir. Les reîtres déguisés en hommes de la maison Tarbeck faisaient leur entrée en scène et s'ajoutaient aux forces du groupe de ser Otho Bracken qui tabassaient allègrement les mâles présents dans la cour. Mais comme Deirdre était un atout précieux de l'équipée de Damon, deux d'entre eux avaient reçu l'ordre de la maintenir à l'abri des « dommages collatéraux » et l'avaient saisie par les épaules et les bras pour la tirer en arrière et l'éloigner d'Owayn, sans rien lui dire cependant, car ils étaient pressés d'aller ajouter au grabuge environnant. Se laisserait-elle faire ? C'était à elle seule d'en décider. Par chance, trop occupés avec elle, les hommes de Tarbeck ne s'intéressaient guère à Owayn qu'ils oubliaient, mais ce dernier devait agir vite avant que son adversaire, de l'autre côté de la table, n'agissent lui-même contre lui.

  • MDJ : Je tiens juste à dire tout le plaisir que j'ai de vous faire jouer cette intrigue.
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Pryam Templeton
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Message Lun 11 Juin 2012 - 13:06

     Pryam avait craint que sa réaction ne provoque la chute de l'homme et entraîne Serena en même temps, mais d'un côté l'idée que le chevalier allait certainement se débrouiller pour envoyer balader sa sœur avait chassé les doutes du Valois. Lorsque le duo tomba au sol, le jeune homme était en train de chercher quelque chose pour assommer momentanément son adversaire. Ainsi ne vit-il pas les jambes de l'homme le balayer et il se retrouva bientôt les fesses par terre sur le sol humide et puant, avant que ses yeux ne se posent sur le gourdin que l'assaillant tenait juste avant. Hésitant un bref instant, le blond l'attrapa finalement pour se redresser et tourner la tête vers sa sœur afin de voir qu'elle avait été victime de son courage. L'homme avait réussi à l'étourdir assez longtemps pour se libérer de sa prise et à pivoter sur le côté, certainement dans le but de se redresser. Regardant rapidement sa cadette, le chevalier l'interpella.

     ▬ Serena, attrape ! »

     Prenant garde à ne pas blesser la jeune femme, Pryam lui envoya le gourdin pour qu'elle puisse se défendre le cas échéant. Certes l'arme aurait été très utile entre ses mains, mais il préférait largement que sa petite sœur puisse en user si jamais quelqu'un s'en prenait à elle, après tout, elle avait attaqué le garde ce qui signifiait qu'elle était devenue une cible potentielle. Bien décidé à ne pas laisser le chevalier se redresser, le Valois approcha de lui, essayant de garder son équilibre tout en faisait fi des légers élancements qu'il ressentait encore au niveau de son dos. Une fois qu'il fut à proximité de l'assaillant, le jeune homme se profita du fait que son adversaire était à terre pour essayer de le bloquer. Il donna un coup de pied au niveau des bottes de l'homme pour parer à l'éventualité qu'il prenne appui pour se relever, puis se laissa tomber à ses côtés. D'un genou, il tenta de bloquer le dos du garde en pesant de tout son poids dessus pour essayer de le plaquer au sol, puis plaça ses mains au niveau des épaules du garde pour l'empêcher de se redresser. Est-ce qu'il allait être efficace ? Serena avait été capable de le neutraliser brièvement alors qu'elle devait peser une vingtaine de kilos en moins que lui – si ce n'est plus – mais il était vrai qu'elle avait eu l'avantage de la surprise. Ayant tout d'abord prévu d'assommer le garde, Pryam tenta toutefois une persuasion, même s'il était presque certain qu'elle allait échouer.

     ▬ Restez calme et ne nous obligez pas à vous assommer ! »

     Autant souffler dans un violon. Pesant de tout son poids, le Valois tourna toutefois la tête en direction de sa sœur histoire de s'assurer qu'elle allait bien. Un coup bien placé pouvait être aussi dangereux qu'un coup d'épée dans certains cas.

--------------------------------

MDJ : J'ai considéré que pour se redresser l'homme était sur le ventre, mais si ce n'est pas le cas je modifie mon message. Si c'est bon : est-ce que Pryam parvient à immobiliser l'homme ? Est-ce que ce qu'il dit a le moindre effet sur son adversaire ?


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Even Corbray
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Message Lun 11 Juin 2012 - 13:19

Même si le pressentiment qui tenaillait Even allait se montrer justifié, il n'allait pourtant pas le préserver de l'effet de surprise dont bénéficiaient les assaillants. Alors qu'il s'écartait pour aller se trouver un coin tranquille d'où il pourrait avoir une vision globale de la cour, qui s'était transformé en cloaque malodorant avec tout ce qui recouvrait les pavés, la folie sembla s'abattre sur les lieux. La bande du Bracken, armée de gourdins, tomba sur chaque homme présent. Le chevalier ne fut pas épargné, car le colosse en personne s'en prit à lui, lui assénant un violent coup de gourdin sur sa main qui tenait la coupe contenant le message. Sous le choc, l'objet alla voler au diable, emportant la missive avec lui. Dans la confusion, ce n'était plus la peine de songer à le récupérer. Par ailleurs, le Valois avait dans l'immédiat mieux à faire.
Le choc aurait pu lui briser le poignet s'il n'avait pas été porté trop en avant vers le dessus de la paume. Sur ce point, les Sept s'étaient montrés cléments. Néanmoins, le coup s'était montré cuisant, et pour l'heure le jeune homme sentait des ondes de douleurs grimper le long de son bras gauche jusqu'au coude. Il n'en pivota pas moins sur lui-même pour faire face à son agresseur. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait, ni la raison d'une telle violence subite, mais néanmoins, il n'en fut pas franchement étonné. Il avait depuis longtemps appris que les gens dotés de mauvaises intentions n'avaient pas besoin d'une bonne raison pour passer à l'action. Son agresseur était pour le coup plus grand et massif que lui, et logiquement plus lourd aussi. Les coups seraient donc sans doute plus puissants. Cependant, Even pouvait tirer parti de sa plus grande mobilité. Machinalement, il porta sa main droite à son épée qu'il tira du fourreau. La lame sortit avec un sifflement qui n'était pas sans rappeler le serpent furieux.
Le chevalier connaissait le pouvoir dissuasif d'une épée face à une arme plus rudimentaire. Cependant, il ne comptait pas là dessus pour jouer en sa faveur : le Bracken avait sans doute largement eu le temps de voir qu'il était armé avant de l'attaquer. Il se mit simplement en garde, tendu et prêt à se défendre. Dans son esprit, il se focalisait sur le fait qu'il devait neutraliser l'homme, et non le tuer. Ce ne serait sans doute pas facile au vu de la montagne qu'il était, mais cela n'en faisait pas pour autant un adversaire imbattable. Son but allait être de le désarmer et de le neutraliser, peut-être en l'assommant.
Il attendit un peu, son univers se rétrécissant à son adversaire et lui, ainsi qu'à leur entourage immédiat. Il y avait toutes sortes de choses qui encombraient la cour, et le chevalier pourrait peut-être en tirer profit. Il pensa finalement avoir trouvé un moyen de procéder, et il fit mine de s'avancer prestement pour porter un coup d'épée au ventre de son ennemi, assez bas. Il ne fit cependant rien de tel, et profitant de sa feinte, il porta un coup du pommeau de l'épée sur le côté de la tête du Bracken pour l'étourdir. La suite de sa manœuvre fut toutefois empêchée par un serviteur qui courait pour échapper à la bagarre, éperdu et de toute évidence terrifié. Il glissa sur le sol gluant de la cour et fonça droit dans le Valois qu'il percuta, ce dernier n'eut alors d'autre choix pour conserver son équilibre que de se raccrocher l'espace d'un instant au bras de son adversaire. Il sentait le sol glisser sous ses bottes mais le colosse faisait un amarrage suffisant pour qu'il ne tombe pas.
Cela lui donna toutefois une idée. Profitant de ce bref appui, il crocheta de ses jambes celles du Bracken, visant le creux du genou, un endroit où un coup déséquilibrait facilement quelqu'un. Il profita de son propre poids pour appuyer sur le haut du corps du colosse, pour le faire basculer plus efficacement.


MDJ: Le coup d'épée sur le côté du crâne du Bracken réussit-il à le déséquilibrer? Even parvient-il à le mettre à terre en utilisant le sol glissant?


Spoiler:
 

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Message Lun 11 Juin 2012 - 13:42

Collée à lui, Serena vit venir le coup qu'elle allait se prendre à la tête et n'eut que le temps de tourner la sienne sur le coté pour que Ser Clarence ne lui démonte pas le nez avec l'arrière de son crâne. Ce fut sa tempe gauche qui pâtit de la colère du chevalier aux vilaines manières et elle étouffa un gémissement. Sa conscience vacilla quelques secondes durant lesquels tous ses membres se relâchèrent – permettant d'ailleurs au sale type de commencer à se relever – mais elle sentit qu'elle allait tenir le coup. Au moins, elle lui avait fait quelques jolis bleus.
Ce fut la voix de son frère adoré qui la sortit de sa torpeur. Il voulait qu'elle attrape quelque chose manifestement. Se ramassant en position assise, les mollets contre ses cuisses, elle se prépara à recevoir n'importe quoi. Un gourdin arriva directement dans ses mains et elle passa deux ou trois secondes à le contempler, incrédule. Temps que Pryam mit à profiter pour charger leur adversaire. Les deux hommes glissèrent sur le sol et le rapport de force s'inversa, mettant un Valois au dessus de Ser Clarence cette fois-ci. Ils étaient à moins d'un mètre de la cadette Templeton et, au moment même où son aîné intimait à leur agresseur de se calmer en allant jusqu'à menacer de l'assommer, Serena abattit le gourdin sur sa nuque. La seconde d'après, elle se statufia. Les yeux écarquillés de stupeur d'avoir osé ce geste, elle lâcha un discret et irréel :

_ Désolée.

Quelques mètres plus loin, Bray venait de repérer trois choses qu'il pouvait attraper sans trop s'éloigner de jeune roturier à qui il était venu prêter main forte. Il tendit la main vers elles et en saisit une au pif avant de se retourner vers l'agresseur au visage ruisselant de vin. Le garçon de champ la brandit d'un air menaçant au dessus de sa tête avant de se rendre compte qu'il s'était emparé de la poupée de chiffons. Il la regarda avec une consternation muette pendant plusieurs secondes avant de la laisser mollement tomber par terre pour se retourner et chopper quelque chose qui pouvait réellement lui être utile, comme la cruche en terre cuite vide, par exemple. Il affirma sa prise sur la hanse et, sans plus hésiter, fit tournoyer son bras pour essayer de la propulser à grande vitesse directement dans la tête du sale type qui s'en prenait à Jehan.

-----

MDJ : Serena réussit-elle à assommer Ser Clarence ? Le coup de Bray porte-t-il ?
(Merci ^^)
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Message Lun 11 Juin 2012 - 14:07



     Ser Galtry avait opté pour rouer de coups Kerran : le négociant était prostré au sol, son enrobage naturel amortissant les chocs avec une efficacité certaine ; disons simplement que l'homme était porté sur la bonne chère, et que sa carrure s'en ressentait. Et devant Owayn, rien que des objets inutiles. Deux plats et une louche. Voilà qui devrait pour sûr arrêter le chevalier. À moins qu'il n'essaie de l'assommer avec une pomme peu mûre ? Il n'avait que l'embarras du choix, face à un destin bien taquin. Et de l'autre côté du meuble, son opposant se désintéressait de son ami, tournant son visage fermé vers le reître paniqué.
     Le chevalier, de son côté, attrapa par le bras une femme qui passait par là, mais elle lui retourna un coup de poings à assommer un bœuf, qui lui laissa le bas du visage ensanglanté. Faisant rapidement le tour de la table, elle rejoignit le reître et lui souffla un conseil avant qu'une bande de gardes ne l'embarque.

     De son côté, Owayn devait agir vite, avant que ser Galtry ne reprenne ses esprits. Il opta définitivement pour la louche, s'emparant du couvert avant de la briser en deux sur son genou avec un craquement sec. Ce n'était heureusement pas l'os qui avait fait se bruit là, mais le morceau de bois.
     Habitué des tavernes, des ruelles et autres combats à la déloyale, Owayn savait bien mieux que le chevalier que, bien utilisé, un objet banal pouvait se révéler plus que douloureux. Du morceau de cruche fracassé sur le bord de la table qui présente des pointes acérées au pavé encastré dans un coin du crâne, le monde ne manquait pas d'occasion d'estropier son prochain. Et là, il avait dans les mains deux bâtons en bois dont l'extrémité brisée était relativement pointue. Disons que s'il plantait ça dans la joue ou l'œil de son adversaire, l'autre était mal parti.
     Il resta toutefois en arrêt : l'autre était un chevalier. Et si les conséquences pour éborgner un soulard étaient peu importantes, percer l'œil d'un noble risquait de lui attirer de gros ennuis. Ceux dont on ne revient pas nécessairement en vie. Mais un regard aux alentours lui indiqua que d'autres nobles se battaient, ça et là ; s'il se battait contre ser Galtry, il s'attirerait leur sympathie, et risquait moins sa peau. Aussi, sans plus attendre, il passa à l'action.

     Ses deux armes improvisées dans les mains, il grimpa sur le banc qui lui faisait face, puis sur la table ; et de là, il bondit sur ser Galtry, sans tenter de le planter avec les morceaux de louche ; non, il avait plutôt sauté épaule en avant. Si la jeune femme lui avait embouti le nez, un Owayn entier sur le coin du pif devrait faire du bien au chevalier.


[C'est un plaisir de la jouer ! Quelle est la réaction de Galtry ? A-t-il le temps de se remettre du coup de Deirdre avant l'intervention d'Owayn ?]
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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 11 Juin 2012 - 14:57

Intervention partielle

      Pryam était un chevalier du Val, et il était de solide constitution. Sa corpulence le donnait pour athlétique et naturellement, ser Clarence ne put rien faire une fois écrasé par lui. Sur les conseils de celui qui le dominait de tout son poids, il abdiqua et leva les mains en signe qu'il admettait sa défaite, mais avant qu'il ait pu dire quoi que ce soit, Serena lui avait asséné un coup de gourdin sur la nuque qui immobilisa d'un coup le chevalier. Pryam put d'ailleurs sentir sous lui que plus aucune résistance ne lui était opposée. À vrai dire, ser Clarence était à ce point immobile qu'on aurait pu le croire endormi du sommeil dont on ne se relève jamais. La demoiselle n'avait point frappé fort, pourtant, mais le chevalier était-il mort ? Une affreuse pensée qui traversa certainement l'esprit du frère et de la sœur, mais avait-il le temps de s'y arrêter ? L'apocalypse se poursuivait autour d'eux et s'il demeurait trop immobile, il viendrait certainement sur eux. Une alternative s'offrait alors : personne ne semblait pour le moment s'intéresser à eux. Allaient-ils faire profil bas jusqu'à ce que l'agitation et la violence s'arrêtent, ou bien allaient-ils porter secours à ceux qui, moins fortunés qu'eux, se battaient seuls contre mains ennemis à la cruauté insondable ? De son côté, Bray, après un épisode avec la poupée qui lui fit perdre un temps précieux, fut moins de ceux-là : la cruche manqua la cible, et son geste n'avait pas échappé à un homme vêtu de la livrée Tarbeck qui se précipita sur lui et cogna son front d'un puissant coup de trique. Bray tomba au sol comme une masse, assommé par la violence du coup. Il ne se relèverait pas avant un long moment, et il fallait espérer qu'une foule en délire ne viendrait pas le piétiner !

      Ser Even ne pouvait ignorer qui se trouvait en face de lui, mais si c'était le cas, il le découvrirait bien vite, et peut-être d'une cruelle façon, de cette même façon qui coûta la vie au malheureux lord Quentyn Nerbosc qui, durant le tournoi de Port-Réal en 205, affronta la Brute de Bracken : ce dernier avait abattu sa hache non aiguisée avec une telle force qu’elle avait traversé la visière du casque de son adversaire avant de lui fendre le crâne. Ser Even avait donc bien raison de concéder qu'il ne vaincrait pas son adversaire par la force physique, et si la feinte parut une bonne idée, par la force des choses, le résultat fut très mitigé : la surprise décontenança ser Otho, qui ne put réagir à temps lorsque le domestique apeuré percuta le chevalier du Val qui, de son côté, profita de l'occasion pour l'entraîner dans sa chute. Mais ce faisant, ser Otho et ser Even chutèrent ensemble, le premier venant s'écraser de tout son poids sur le second et sachant que la Brute était vêtue d'une armure légère, cela ajouta à la masse qui vint comprimer ser Even sur le sol, creusant dans le creux de son dos une douleur qui ne le quitterait point avant le petit matin. La chance n'était plus du côté de ser Even qui, étourdi par le choc de la chute, ne put retenir son épée dans sa main et l'arme glissa un peu plus loin, hors de portée d'aucun des deux chevaliers. Ser Otho avait quant à lui toujours son gourdin, et déjà il se relevait, prêt à fracasser son gourdin sur le crâne de ser Even. Fracasser des tronches semblaient être la spécialité de ser Otho. Contre un tel adversaire, ser Even pourrait avoir besoin de l'aide des dieux, ou de tout autre...

      Ser Galtry n'eut guère le temps de faire quoi que ce soit avant l'assaut aérien d'Owayn, mais il put malgré tout se saisir en vitesse du grand plat de bois dont il croyait pouvoir se servir pour tabasser Owayn, mais il ne put user de ce dernier que comme d'un bouclier de fortune contre le rôturier bondissant. Tous deux chutèrent et malheureusement, ils tombèrent en partie sur le misérable Kerran qui, dans son malheur, eut le visage écrasé sous un pied conquérant. La lutte se poursuivit au sol, et ser Galtry, encore un peu sonné du coup reçu de la bâtarde fer-née, ne put réagir tout de suite, ni esquiver l'attaque. En revanche, une fois à terre, il avait l'occasion de reprendre l'avantage et, mu par la crainte que lui inspiraient les deux bouts de bois pointus que tenaient dans ses mains le rôturier des terres de l'Ouest, il lutta contre lui pour le désarmer. Le plateau de bois avait quant à lui roulé un peu à l'écart, mais son départ avait révélé sur la table une petite quantité d'argent que quelqu'un avait oublié là, résultat peut-être d'un pari sur bras de fer... MDJ : ser Galtry essaie de te désarmer, à toi de voir ce que tu fais ! Tu peux décrire la lutte au sol et je déterminerai son issue.
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Message Lun 11 Juin 2012 - 15:33

Eleyna n'était pas parvenue à remettre un nom sur le visage de l'homme vers qui elle s'avançait mais était certaine de l'avoir déjà aperçut chez les Darry. De plus il semblait de bien meilleure compagnie que la plupart des gens présents dans cette cours puisque partageant son sentiment, face à toutes ces péripéties quelques peu exagérées. Il répondit à Eleyna, s'adoucissant progressivement sans doute à mesure qu'il la reconnaissait et parvenait à mettre un nom sur son visage. Elle allait lui répondre lorsque tout bascula autour d'eux, de façon inattendue.
Un homme l'avait bousculée sur le sol. En réalité il avait sans doute uniquement cherché à l'ôter de son chemin pour atteindre Jorah, qui se prit un coup violent sur le genou. « JORAH!! » cria-t-elle, sous la surprise. La voyant au sol, il voulu l'aider mais elle lui fit signe de s'occuper de l'autre. C'était plus important qu'un peu de boue sur son manteau...
Heureusement son ami était solide et il en fallait plus que cela pour briser la jambe d'un nordien. Cette attaque éclair ne lui était pas uniquement réservée car on s'en prenait à Kerigan et à d'autres hommes dans la cours à ce qu'elle pouvait voir. La nordienne avait glissé au sol, se rattrapant de justesse sur le banc en bois sur lequel ils étaient assis plus tôt, éclaboussant ses chausses sans finir sur le sol crasseux, ce dont elle remerciait les Anciens. L'homme ne semblait pas s'intéresser à elle, que du contraire les attaques étaient dirigées contre d'autres hommes et elle se demandait bien pourquoi. Elle aurait voulu aider son ami mais ne se leurrait pas: Si son frère lui avait offert deux couteaux et forcé à les porter sans cesse, ils étaient avec l'arbalète de Jorah, à l'auberge. Et elle ne s'en serait de toute façon pas servie, elle qui détestait l'idée d'ôter la vie. Aussi préféra-t-elle aller chercher de l'aide, que quelqu'un intervienne pour faire cesser cette folie. Elle jugea bon de l'en avertir même s'il devait être plus concentré sur sa défense depuis qu'elle lui avait indiqué de ne pas s'occuper d'elle.

Eleyna avait beau regarder, elle ne voyait pas de gardes dans la cour du château. Peut-être étaient-ils cachés dans la foule et tentaient-ils d'aider, en étant en sous nombre. Ainsi décida-t-elle de se tourner vers les domestiques restantes autour de la femme enceinte car elles pourraient sans doute pénétrer dans l'enceinte et donner l'alarme. Quelque peu essoufflée, elle en attrapa une qui était concentrée sur l'aide à apporter à son amie. « S'il vous plait, prévenez les gardes de ce qui se passe ici! J'ignore où ils sont mais ils doivent se trouver à l'intérieur...Le tout risque de très mal tourner, pour tout le monde! » Y comprit la pauvresse dont le ventre était malmené par les contractions.

De son côté, Jorah était tombé sous l'impact, un genou sur le sol. L'autre homme avait relevé son gourdin pour le frapper encore mais le chasseur était parvenu à rouler sur le côté, salissant ses vêtements de boue, de vinasse et d'autres substances qu'il préférait ne pas identifier. Se relevant et faisant craquer son genou, il décrocha un coup de poing dans la mâchoire de son agresseur en espérant frapper assez fort pour l'envoyer au sol. Encore un peu sous l'effet du vin, l'adrénaline décuplait néanmoins sa force et ses réflexes. Il ne comprenait pas ce qu'on lui voulait -encore- mais puisqu'il ne s'agissait pas d'un chevalier -du moins le pensait-il auquel cas il n'aurait pas subis ce genre d'attaque, il avait le droit de se défendre à la façon des roturiers.

Intervention MJ: Eleyna est-elle entendue? Jorah touche-t-il son agresseur?
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Pryam Templeton
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Message Lun 11 Juin 2012 - 15:35

     Pryam avait mis toute sa conviction dans ses paroles, croisant les doigts pour que l'homme se laisse convaincre, bien qu'il était conscient de ne pas être doté d'une grande éloquence. Mais à sa surprise, le garde sembla comprendre que le Valois ne comptait rien lui faire, car il s'immobilisa et le chevalier cherchait un moyen de pouvoir se libérer de cette position sans prendre le risque d'un retournement de situation. Il n'y guère le temps de s'y adonner, car un gourdin s'écrasa alors sur la nuque du malheureux qui devint aussi mou que si la vie l'avait quittée. Un bref instant d'effroi traversa le cœur du chevalier avant qu'il n'inspire pour se calmer. L'homme le pouvait pas être mort, c'était impossible ou alors les Sept se jouaient de lui ! Reculant pour tourner sa tête vers sa sœur, le chevalier tendit la main pour récupérer le gourdin qu'elle tenait à la main.

     ▬ Si on te pose la question, c'était moi qui avait le gourdin entendu Serena ? »

     C'était une question rhétorique et le chevalier ne comptait pas laisser sa cadette endosser la moindre responsabilité dans tout cela. Après tout, c'était sa faute s'ils étaient ici et Serena n'avait rien demandé ! Il glissa l'arme à sa ceinture avant de porter son attention vers l'homme pour réfléchir à la situation, se demandant comment est-ce qu'il allait pouvoir rattraper le coup. Il n'avait pas de connaissances en matière de soin et aurait été bien incapable de dire si l'homme était en bon état ou aux portes de la mort. Voir même s'il les avait déjà franchies. Attrapant le côté de l'individu pour le tourner sur le dos, le chevalier errant reprit la parole pour s'adresser à sa sœur, sans pour autant la regarder, concentré qu'il était sur leur victime.

     ▬ Va te mettre de côté Serena, c'est trop dangereux ici je ne veux pas que tu te fasses blesser. »

     Son côté protecteur prenait le dessus et il plaça sa main devant la bouche du garde pour tenter de sentir le moindre souffle. Après un bref instant, bien décidé à assumer les conséquences de ses actes, le chevalier errant se redressa pour regarder autour de lui, cherchant un peu d'eau ou quoi que ce soit qui puisse lui permettre d'essayer de réveiller le garde en lui renversant dessus. Il y avait bien des baquets pleins près du jeune Dornien qui lui avait parlé plus tôt, mais ils avaient l'air trop occupés pour qu'il puisse s'en mêler et leur demander un peu d'eau. Le Valois commença donc à chercher quelque chose pouvant l'aider à ce niveau, tout en s'assurant que Serena n'était pas allée se fourrer dans d'autres ennuis. Restait à espérer que tout se calmerait et qu'il n'allait pas se retrouver avec un nouveau combattant sur le dos.

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MDJ : Est-ce que l'homme respire ? Est-ce que Pryam trouve de l'eau à proximité ? Si non, est-ce qu'il peut aller en chercher dans les baquets apportés par Lyra ?


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Lun 11 Juin 2012 - 17:47



     Si le chevalier avait réussi à tirer un plat vers lui afin de se protéger d'Owayn, ils n'en roulèrent pas moins tout deux au sol, enchevêtrés, piétinant Kerran qui n'avait encore une fois rien demandé. Par chance, le reître avait eu l'avantage de l'altitude, et se trouvait donc au-dessus de son ennemi ; sans compter que la chute avait du sonner un peu ser Galtry.
     Mais Owayn ne comptait pas lui laisser le temps de réagir ; à moitié vautré sur lui, il tenta d'appuyer son avant-bras droit perpendiculairement au torse adversaire, visant la gorge, afin de l'étrangler. Il leva son bras gauche afin de se protéger des coups de gourdin qui risquaient de pleuvoir, rentrant la tête dans les épaules tout en essayant d'étouffer son ennemi d'un instant. Ser Galtry avait-il lâché son arme en plus du plat en bois ? Le roturier ne pouvait le dire, tant concentré qu'il était sur le pugilat auquel il prenait part.
     Peut-être était-ce son expérience de ce genre de combats désespérés, peut-être était-ce une faute de la part de son adversaire, mais il vit clairement que l'autre cherchait à le désarmer, à lui arracher des mains les vestiges de la louche. Cela ne fit que les ramener à son esprit, lui qui les avait totalement oubliés, tout emporté par l'adrénaline de l'affrontement.

     Réalisant donc la présence des deux poignards de fortune, il profita que son bras gauche était levé pour décocher un coup de poing au visage du chevalier, mais il ne put dire s'il porta ou si l'autre s'était protégé in extremis.
     Le coup suivant était plus vicieux : s'il avait frappé au visage avec sa main fermée, c'est de la pointe du morceau de bois qu'il porta un coup au flanc droit de son adversaire, frappant pour blesser. Combien de temps avait-il avant que les gardes ne comprennent ce qu'il se passait et n'interviennent ? Avait-il seulement touché ser Galtry ? S'ils avaient bien roulé une ou deux fois en échangeant coups de poings et pieds, Owayn était toutefois au-dessus de son adversaire, ce qui pouvait lui donner un avantage non négligeable. Mais dans le même temps, il serait plus facilement désarçonné si Galtry parvenait à placer ses pieds de façon à projeter le reître.
     De son côté, Kerran était totalement sonné. Une bonne âme aurait-elle l'idée de le tirer de cette scène de bagarre, des deux hommes qui roulaient dans le mélange appétissant de bière, vinasse, eau et boue qui nappait la cour ? Le négociant tentait bien de ramper à l'écart, mais hélas sans grand succès. Owayn espérait juste que des renforts, quels qu'ils soient ne tarderaient pas à arriver, en priant pour qu'il ne s'agisse pas d'une cohorte de gardes armés de plus dangereux que de gourdins.


[Le MJ peut-il décrire l'issue de la lutte ? Les coups ont-il porté ? Des renforts arrivent-ils d'un côté ou de l'autre ?]
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Message Lun 11 Juin 2012 - 18:37

Ce n'était pas réellement d'avoir peut-être tué un homme qui affola le coeur de Serena. A vrai dire, sa décennie vécue dans la forêt lui avait appris tout le sens de la légitime défense et il n'était pas étonnant de voir qu'elle était moins prompte à faire confiance aux vertus des hommes que Pryam. Certes, elle avait entendu le chevalier se rendre trop tard pour arrêter son geste mais il aurait été mentir que d'affirmer qu'elle n'aurait pas essayé de l'assommer quand même. Au moins, maintenant qu'il ne bougeait plus, la fratrie Templeton n'était plus immédiatement en danger. Non, ce qui affola bien plus la jeune femme fut de voir l'effroi traverser le regard de son frère, comme une étoile filante le ciel. En une seconde c'était fini mais elle avait encore exactement cette vision en mémoire. Lorsqu'il tendit la main vers elle pour récupérer le gourdin, elle le laissa faire docilement et lui abandonna son arme sans ciller. Elle se garda bien de lui répondre en même temps qu'il pouvait courir pour qu'elle le laisse s'accuser du crime, si crime il y avait, à sa place. Elle avait retrouvé son frère après douze années d'errance, ce n'était certainement pas pour le faire pendre au bout d'une corde dès le premier mois. De toutes manières, il y avait tellement d'agitation au même moment qu'ils leur étaient possible de croire en toute bonne foi que personne ne l'avait vu frapper l'homme qui se trouvait à ses pieds.
Debout au milieu de la pagaille générale, Serena constata non sans une grimace dégoûtée que sa robe tout à l'heure si blanche que le soleil la faisait ressembler à un ange était maintenant rouge violacé à cause du vin répandu par terre sur lequel l'autre l'avait envoyée en s'effondrant. Les taches étaient si grandes et si bien réparties qu'on n'aurait su dire si la jeune femme était blessée ou non. En tous cas, sa tempe avait bleui et lui faisait encore mal, sans parler du haut de son dos. Vraiment, quelle soirée détestable ! Dans un excès de coquetterie presque déplacée vu la gravité de ce qui se passait encore, elle pria pour ne pas recroiser ce séduisant chevalier, Even Corbray, qui l'avait divertie de la plus charmante des matières avant que tous ces malheurs n'adviennent. Elle n'aurait pas voulu qu'il la voit dans un état aussi lamentable.

Pryam lui conseillait de s'écarter lorsque son regard azur attrapa une image qui raviva sa colère. Plus loin, le chevalier qu'elle comptait justement éviter semblait en très mauvaise posture et elle n'hésita pas la moitié d'une seconde à accourir de son coté, dérapant à plusieurs reprises sur les dalles humides mais chaque fois se rattrapant in extremis au mobilier ou aux personnes présents. Arrivée à destination, elle se saisit à deux mains de l'épée que le Corbray avait échappé en encaissant le choc et la leva en direction du Bracken. Ses mains tremblaient légèrement sous son poids mais son regard était déterminé. Inutile de préciser qu'elle ne s'était jamais servie d'une épée auparavant et que la vision qu'elle offrait avait quelque chose d'irréel. Elle piqua l'épaule du Bracken avec la pointe de la lame pour attirer son attention et recula d'un pas, au cas où...

_ Vous devriez avoir honte de jouer de la force ainsi contre de pauvres gens qui n'ont rien fait pour vous offenser, lui dit-elle d'une voix forte. Veillez poser cette arme et partir d'ici ! Sinon je dirais aux Sept ce que vous avez fait et il n'y aura pas un endroit dans le Royaume où vous cacher suffisamment bien pour échapper aux mains qui viendront dispenser leur courroux.

Elle ignorait si l'homme étant croyant ou non, si elle l'impressionnait en se dressant devant lui ainsi armée ou non. En tous cas, avec l'état actuel de sa robe, elle avait l'air d'une mariée revenant de la mort après avoir été assassinée. Elle avait décidé d'essayer la méthode de son frère, à savoir la dissuasion par les mots, car de toutes manières, il était plus qu'évident que son opposant était plus fort qu'elle.

-----

MDJ : Quelle est la réaction de l'homme ?


Dernière édition par Serena Templeton le Mar 12 Juin 2012 - 12:42, édité 7 fois
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Message Lun 11 Juin 2012 - 19:15

En voyant la coupe atterrir en plein milieu de la trogne de son adversaire, Jehan faillit sauter de joie, mais il préféra essayer de prendre ses jambes à son cou, ce qui ne fut pas une réussite. En effet, il eut à peine le temps de se tourner qu'il sentit que l'un de ses pieds ne décolla pas du sol, un rapide coup d’œil confirma sa crainte: dans sa chute l'homme avait attrapé une cheville du mercenaire et lui fit perdre équilibre. Il ne se fit pas réellement mal en tombant, et la chute ne l'avais même pas sonné: mais l'alcool avait endormi ses réflexes et au lieu de se dépêcher de se relever pour aller se cacher sous une table, ou à la recherche de n'importe quelle armes pour rendre la monnaie de sa pièce à ce mécréant; il lambina et ne vit pas le gourdin se lever pour le frapper. Le premier coup fut assez mal ajusté et manquait de forces, une chance pour le reître car il le frappa juste au dessus de l’œil et lui ouvrit l'arcade, si le colosse avait frappé de toute ses forces, le mercenaire aurait eut le crâne fracassé. L'agresseur profitant d'avoir sonné son adversaire, pour se relever de toute sa hauteur et frapper de toute sa force. Quant à Jehan on ne pouvait dire qu'il se défendait de façon acharné. Il sentit les coups pleuvoir, mais son œil gauche refusait désespérément de s'ouvrir, et des douleurs commençaient à poindre dans toutes les parties de son corps. Bras, jambes, ventres, Jehan se contentait de ruades pour détourner les coups de son visage.

Quant il eut une idée, un homme plus faible que son adversaire doit faire preuve de plus intelligence, et il y a deux endroits où il peut frapper et pouvoir reprendre un semblant d'avantage, dans les tibias et dans l'intimité. Jehan arrêta subitement de bouger, et feignit l'inconscience, l'homme lui rajouta deux ou trois coups, le reître se mordit les lèvres au sang pour ne pas répondre aux assauts et entre ses yeux mi clos, il attendit que son adversaire s'approche. Pour d'une brusque détente frapper de ses deux pieds l’entrejambe du colosse, en espérant de toutes ses forces que la brute n'aurait pas de descendance, et accessoirement de lui faire assez mal pour lui laisser le temps de se relever et de se jeter sur la main de son agresseur pour lui arracher son arme.


MJ: Est-ceque la ruse marche? Et arrive-t-il à s'emparer de l'arme?
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Message Lun 11 Juin 2012 - 19:42

Quel divertissement cela devait être pour les dieux ! Y trouvaient ils leurs bonheurs ? Etant sur les terres des Sept, Oteh imaginait bien le Père, le Ferrant et l’Aieul veiller sur le repas des nobles, le Guerrier avaient dût pousser cette vague de violence, la Mère offrait sa bénédiction à Meera, la jouvencelle veillait sans doute à l’une de ses protégés qui allait quelque part, écarter les cuisses et ainsi quitter sa protection, alors pourvu que l’Etranger était bien en train de veiller sur Oteh. Par pitié, que la Mère guide ses mains dans cet acte fondamental ! La bagarre continuait de faire rage, à l’ouie des cris, certaines femmes s’étaient senti le courage de s’y mêler. Coups, cris, injures de toutes sortes, tout cela mêlé aux gémissements de la mère et aux craintes d’Oteh, plus les restes d’alcool… Le prêtre craqua et beugla en se retournant :

« Ces marauds n’ont-ils vraiment rien de mieux à faire ? Vont-ils enfin cesser de nous faire chier ? » La dessus il se retourna vivement vers Meera dont il ignorait encore le nom. « Pas vous ! Vous continuez ! Enfin non, éviter de déféquer ici ça ferait mauvais genre ! Enfin j’veux dire … POUSSEZ ! »

Le visage d’Oteh avait viré au cramoisi, mais il évacua son trop plein de tensions en soufflant comme un bœuf et en se reconcentrant. Après plusieurs minutes d’efforts éreintant pour la future mère, Oteh lui épongea lui-même le front et tenta de la rassurer :

« C’est bientôt fini, je veux vous continuiez ainsi tout en gardant des forces, ménagez-vous, et quand je vous dirais que je vois sa petite trogne, là il faudra … Tout évacuer, et pousser aussi fort que vous le pourrez. »


Il se remit à genou, et commença à penser à la suite. Une fois que l’enfant serait là, il lui faudrait trancher le lien qui le lie à sa mère. Et n’ayant rien de mieux sous la main, il pensait que les restes d’Alicia étaient tous indiqués pour cette tâche. Il sorti le morceau d’hallebarde, une lame courbée de deux pieds de long et de dix pouces de largeur à la partie la plus évasée, il récita plusieurs prières dans diverses langues pour bénir la lame dont une prière pour les sept. Puis il laissa le morceau tomber dans le baquet d’eau encore chaude, prévoyant de la ressortir au moment opportun. Se reportant enfin sur l’entrejambe de la patiente, il alla jusqu’à estimer au toucher, la distance qu’il restait à l’enfant à parcourir. Fermant les yeux, il chercha à tâtons parmi les membranes internes, jusqu’à toucher un corps d’une densité plus importante.

« Je le sens, il n’est plus très loin. Par l’œil unique de Barbe D’Or, votre enfant est pressé de vous connaître, alors continuez ! »
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Message Lun 11 Juin 2012 - 20:06

Le garde du corps parvint à destabiliser ser Lucas. Ce dernier chuta lourdement, à en pisser le sang par le nez. Aux premières loges, le natif de l'île de Torth se rendit compte que sa situation était moins critique. Cependant, le chevalier ne tarda pas à repartir à l’assaut dans un excès de colère. Il aurait pu rebrousser chemin mais voulait coûte que coûte abattre son arme sur le garde du corps en se jetant sur lui. Il s’agissait plus de l’orgueil bafoué d’un chevalier plus que d’une réelle détermination à ses yeux.

Kerigan n’eut pas eu le temps de se relever de ce sol puant littéralement la boue, la vinasse, la crasse dégagée par toute l’effervescence de ces roturiers enfermés en quatre murs blancs. Mais, il déploya de nouveaux ses membres inférieurs contre le torse du chevalier pour freiner sa progression. Etant de plus désarmé, il devait saisir la moindre chance qui se présenterait à lui. Pris de court, il n’avait toujours pas réalisé à quel point la situation dégénérait dans la cour de manière globale. Toute cette agitation extérieure ne parvenait plus à ses oreilles. Concentré uniquement sur ses mouvements, sa respiration, et sur les gesticulations de son adversaire, Kerigan ne pouvait contempler la nuit étoilée malgré sa position favorable.


Le gourdin tentait de se frayer un chemin malgré un Kerigan remuant de tout son corps, campé fermement sur son dos. Ce n’était pas la première fois qu’il se trouvait dans ce genre de rixe où la meilleure technique était l’improvisation. Après un énième sifflement de cette trique, le garde du corps tenta de l’esquiver une nouvelle fois. Et, de manière totalement imprévisible, il entreprit d’enserrer le bras armé de son assaillant à l’aide du sien afin de l’empêcher de lever la main de nouveau.

Dans le même temps, son genou se propulsa à plusieurs reprises en direction de la mâchoire du chevalier. Le garde du corps hurla de toute sa rage dans le même temps. L’envie de survivre, de se venger, de se laisser à ses envies de violence lui saisissait les entrailles. Une fois que l’attention de son agresseur serait légèrement mise à mal, la main libre de Kerigan comptait heurter de plein fouet le coude bloqué du chevalier, dans le sens où cette articulation ne se pliait jamais. Si seulement, son plan se déroulait comme il l’envisageait, cela pouvait effectivement le mener au coup de grâce.


(MJ : Kerigan parvint à atteindre ser Lucas avec son genou ? A le bloquer et le blesser au bras ? Qu’en est il de son arme ?)
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Message Mer 13 Juin 2012 - 0:23

Deirdre était assez fière de son coup. L'homme avait le nez bien amoché, le sang qui venait repeindre la moitié de son visage. Un sourire illuminait son visage. Elle apprécia un moment, l'homme tituber, essayant de rassembler ses esprits et comprendre quelle foudre s'était abattu sur lui : une toute petite femme. Elle en profita pour se moquer un peu d'Owayn qui tardait à trouver de quoi se défendre et surtout s'en sortir.

Elle n'eut point le temps d'en profiter en tant que spectatrice et encore moins y participer, car déjà, on l'avait arnacher. Ils étaient à deux sur elle. L'un des deux hommes la connaissait bien et savait qu'il ne fallait pas sous-estimer cette petite demoiselle. Elle se débattit, tout ce qu'elle pouvait, mais le temps qu'elle se rende compte qu'on venait de l'attraper, c'était déjà trop tard pour s'enfuir. Ils avaient une bonne emprise sur elle. Elle décolla même du sol, alors qu'elle gigotait comme une folle et avec force. On la traina, un des deux hommes qui l'avait attrapé avec puissance par les bras, et l'autre, tentant au mieux de lui prendre ses pieds. Elle lui donna un coup de pied en plein visage. Le deuxième grogna et lui serra fortement la cheville. C'était fini. Elle avait beau faire son anguille, ils ne la lâchèrent pas. Ce fut à son tour de grogner de rage. Elle avait l'air comme possédée, à bouger autant et aussi vivement.

Elle se retrouva portée à l'écart, les deux reître s'étant frayé un chemin dans la foule agitée, du moins pas autant que Deirdre. Dans un coin de la cour, ils la jetèrent au sol. Elle se releva rapidement, malgré le choc de la chute. Elle gémit de colère et en attrapa un sèchement par le col, l'abaissant à sa taille. Son regard était noir.

- Eh ! Il se passe quoi au juste ! Je pourrais être mise à la confidence ! J'ai bien le droit de m'amuser aussi, non ? Dites moi ! Je veux savoir, le secoua t-elle autant qu'elle le put de ses petits bras. Je pourrais vous être utile ! A savoir si vous me voulez de votre côté ou non... Si vous croyez que je vais rester là à rien faire. Marre, de jouer les belles et douces, même pas un divertissements pour calmer mon ennui !

Elle le lâcha, le fixant avec reproche et désinvolture, croisant lentement les bras sous sa poitrine généreuse. Oui, elle était curieuse et pour une fois, elle avait quelque chose à se mettre sous la dent. Si seulement, elle avait vu le plat rouler vers cet amas d'argent, elle n'aurait pas demander son reste. Or, elle fut bien trop préoccupée par les deux hommes qui avaient décidé de la protéger. Mais pourquoi ? Elle se défendait très bien toute seule ! Elle était agacée d'être toujours mise à l'écart où qu'elle fut. Là, elle ne se laisserait pas faire. Elle finit par en pousser un violemment, l'homme bougeant à peine.

-Je veux savoir, sinon je vais pourrir vot' vie ! Croyez moi. Attendez qu'on rentre, les menaça t-elle.

MDJ : Aura t-elle une réponse ou rien ?
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Message Mer 13 Juin 2012 - 0:59

Eva assise sur un tabouret un peu à l’écart regardait la scène sans la voir, en tout cas jusqu’au moment où des hommes armés de gourdins commencèrent à battre tout le monde. La brune mit quelques temps avant de se rendre compte que ça n’était pas son imagination ou l’alcool qui lui jouait des tours, elle se leva et paniquée, essaya de se cacher pour ne pas se faire tuer. Au bout de quelques minutes, tremblante ainsi à côté d’une réserve de bois, elle comprit que les femmes semblaient être épargnées par la folie meurtrière qui gagnait la cour. Mais quelle fureur s’était donc emparée de ses hommes ? Pourquoi faisaient-ils cela ? Elle voyait les uns et les autres se battre, se défendre tant bien que mal, tomber sous les coups, simplement inconscients ou peut-être morts, elle sentait son cœur s’accélérer son souffle devenir anarchique tout comme la bagarre générale ainsi déclenchée. Dans la foule impossible de reconnaître les attaquants, d’autant que la Dornienne ne les connaissait pas, elle ne savait pas quoi faire, pas qui appeler pour calmer la situation, elle sentit des larmes emplir ses yeux, impuissante et saisie par l’horreur. Mais ça n’était pas le moment de pleurer, il fallait faire quelques chose, faire quelque chose et vite, faire quelque chose, mais quoi ? Que les Dieux nous viennent en aide, les Sept, la Rivière Mère ou n’importe qui, que quelqu’un nous vienne en aide !

Elle vit Serena se débattre sur le dos d’un adversaire, elle fit un pas pour lui venir en aide, mais elle avait le soutient de Pryam, il serait probablement bien plus efficace qu’elle. Elle vit Owayn, l’homme à qui elle avait parlé un peu plus tôt et pour lequel elle avait arbitré un bras de fer se battre avec un chevalier. Hélas, elle n’avait jamais appris à se servir de sa dague qu’on lui avait interdit de porter à cette fête qui tournait au drame, pas plus qu’elle ne savait se battre ou même se défendre, pas plus qu’elle n’avait le courage de s’en mêler malgré son incompétence et la peur qui s’était emparée d’elle. Les hurlements de douleurs et de rage, les cris suraigus des femmes apeurées et des hommes qui souffraient, la boue, l’odeur, le bruit des os ou des bouts de bois brisés, et elle silencieuse et tétanisée. Cela ressemblait à un champ de bataille, le terrain d’une razzia Fer-Né, le premier qu’Eva n’ait jamais vu, plus qu’elle ne pouvait supporter. Elle eut juste le temps de retenir à la stère et sentit toute force abandonner ses jambes, elle tomba à genoux, chute à peine ralentie par son geste de désespoir. Quelques secondes plus tard, ses forces revinrent et elle put se relever alors que la rage semblait remplacer en elle la frayeur.

Elle s’approcha d’abord de la sortie, pour appeler les gardes à l’aide, mais ils ne semblaient pas enclins à arrêter la bagarre. Ils regardaient la scène sans broncher et les portes fermés derrière eux se posaient là comme une menace, empêchant l’espoir d’entrer de nouveau dans cet antre de la folie meurtrière. Pourquoi ne faisaient-ils rien ? Préféraient-ils que les gens s’entretuent plutôt que de se mouiller, pourquoi avaient ils fermés les portes empêchant toute fuite ? Étaient-ils fous ? Eva courut alors jusqu’au château, son but, entrer et appeler à l’aide dans la grande salle, peu importe ce qu’elle risquait pour voir fait irruption au sein des nobles, il fallait qu’elle fasse quelque chose et hélas, c’était la seule chose qu’elle pouvait faire. Devant les portes de la demeure de Lord Ambrose, l’image des portes extérieures fermées lui revint et elle commença à avoir des doutes sur l’origine de cette histoire. Ça n’était pas une simple bagarre générale, les gourdins de certains, l’impossibilité de fuir pour les pauvres bougres, la promptitude de l’attaque. Les gardes étaient ils dans la confidence ? Avaient-ils ordre de laisser faire ? Et si oui, pourquoi ? Pourquoi une telle violence dans la demeure d’un Lord alors même que l’on célébrait un mariage ?

MDJ : y’a-t-il des gardes à l’entrée du château ?
Si oui, que font-ils quand je me présente devant eux ?
Si non, je poste dans les couloirs ?
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Message Mer 13 Juin 2012 - 16:09

Intervention partielle

      Où que se soit posé le regard d'Eleyna dans la cour, elle n'y vit aucun garde, car ceux-ci demeuraient en retrait, prêt à intervenir quand ser Otho Bracken leur ferait signe. La demoiselle dirigea ses pas vers la table où Meera accouchait désormais debout, soutenu par le prêtre à barbe et une demoiselle venue de Dorne. À bout de souffle, elle posa une main sur le bras d'une des domestiques sorties du château pour venir en aide à la pauvre femme qui peinait à mettre son enfant au monde. Celle-ci regarda la nordienne sans vraiment comprendre avant quelques instants durant lesquels elle dévisagea Eleyna. La domestique n'était pas très belle, elle était plutôt noueuse et trapue comme une souche d'arbre. Plutôt costaude, elle repoussa avec véhémence la main de cette dernière et manqua presque de lui cracher à la figure.  « J'abandonnerai pas mon amie ! Allez-y vous-même prévenir les gardes, teuh ! Et laissez-nous d'l'air, vous nous empêchez d'respirer ! » Et à la faveur du sol glissant et de ce fait instable, elle poussa Eleyna qui tomba au sol sur les fesses sans se faire trop mal. À ses côtés, elle put découvrir non loin de ses mains quelques sous de cuivre légèrement trempés de vin. Il n'appartenait qu'à elle de prendre ce trésor minuscule, mais il fallait faire vite, car si elle l'avait repéré, c'était également le cas de plusieurs autres personnes. De son côté, Jorah était toujours aux prises avec ser Kirby qui le menaçait désormais de son gourdin après lui avoir fracassé l'arrière du genou sans pour autant que l'articulation n’ait à en souffrir durablement. Jorah décrocha un coup de poing qui vint frapper le gourdin de son agresseur et ainsi molestée l'arme s'envola pour retomber sur le sol, un peu plus loin, après quelques ronds dans les airs. Profitant de la détente de sa victime, ser Kirby donna un grand coup de pied dans le genou douloureux du chasseur qui se plia en deux sous la douleur. Ser Kirby fignola sa besogne en rouant le malheureux nordien d'une bonne série de torgnoles dans la tête, ses poings martelant le visage bientôt inerte de Jorah qui ne reprendrait point ses esprits avant un long moment.

      De son côté, Pryam craignait que ser Clarence n'ait succombé au coup de gourdin de sa sœur Serena. Il ne put rien sentir sur sa main quand il passa celle-ci sur la bouche du chevalier, car le souffle de ce dernier, bien que non coupé, n'était pas assez notable pour être détecter. Cependant les narines de ser Clarence tremblaient, ce qui pouvait laisser perplexe. Le chevalier du Val partit en quête d'un moyen d'éveiller son agresseur inanimé, une bien noble pensée de la part de l'héritier de Neufétoiles. Mais ne se mettait-il pas ainsi en danger ? Ne risquait-il pas d'attirer l'attention des autres soudards qui tabassaient à tour de bras ? Il n'eut point besoin de trop s'éloigner : près de lui, au pied des remparts, il y avait plusieurs seaux d'eau mais ceux-ci n'étaient point seuls ; agenouillés près d'eux, deux enfants, une petite fille blonde d'à peine cinq ans et son grand frère plus âgé d'environ cinq autres années, semblaient effrayés et dans l'attente que tout ce chaos se termine. Dans l'un des seaux, la petite fille laissait reposer sa main bleuie par la douleur, car quelqu'un lui avait marché dessus alors qu'elle essayait de se tirer du gros de l'émeute. À l'approche de ser Pryam, ils se raidirent et affichèrent des expression apeurées. Ils craignaient que le chevalier ne viennent pour les martyriser. Le petit grand frère s'était déjà levé, prêt à protéger sa sœur si l'homme se montrait menaçant. À leurs vêtements, on pouvait deviner qu'ils n'étaient pas de bien haute naissance ni de bien grande éducation. MDJ : Que fais-tu ?

      Luttant au sol comme il aurait lutté pour sa vie, Owayn fit la part belle à l’agressivité de ser Galtry qui, un peu sonnait, ne s'attendait pas à tant de résistance de la part d'un bouseux misérable. L'avant-bras sur sa gorge manqua de l'étouffer, le coup de poing porté au visage lui arracha un cri de douleur et quelques dents qui se déchaussèrent sous la violence de la frappe. Owayn s'en sortait plutôt bien jusqu'à ce qu'il placarde le flanc droit de son adversaire d'un coup de son arme de fortune : l'odieuse piqure provoqua un sursaut de conscience chez ser Galtry qui rua à la manière d'un cheval et repoussa le rôturier sur le côté avant de rouler pour se relever, tremblant, le gourdin bien en main. Du sang coulait de sa bouche.  « Toi tu vas m'le payer... » En hurlant comme un lion des montagnes, il s'élança contre Owayn et le percuta violemment avant de lui asséner un puissant coup de gourdin sur l'épaule et de marteler de toute sa force et à qui mieux mieux sans prendre la peine de viser une quelconque partie du corps de son adversaire. Il était impératif qu'Owayn se protège s'il ne voulait pas finir tabasser à mort. Du côté de Kerran, trois bonnes femmes s'étaient approchées de lui pour le couvrir de leur aide bienveillante et elles le traînèrent avec peine jusqu'à un coin à l'abri des luttes. Que ne l'auraient-elles fait pour Owayn ! Mais alors que ce dernier devait certainement réfléchir à quoi faire, quelque chose vint rouler et percuter son pied : il s'agissait d'un pied de chaises. D'où venait-il ? Qu'allait-il bien pouvoir en faire ? Son sort était entre ses mains. MDJ : Que fais-tu ?

      Otho Bracken ne connaissait pas la honte, et ce n'était certainement pas cette pintade égarée qui allait la lui enseigner. Il éclata de rire quand Serena l'interpella en le menaçant d'aller dire aux Sept quel méchant homme il était. Cette bécasse avait un verbe bien trop châtié pour une roturière et pour son bien, mais ser Otho n'avait pas de temps à lui accorder. D'un geste précis et vif, il frappa l'épée qu'elle tenait et dont elle usait pour le menacer. Serena elle-même le savait : elle n'avait jamais appris à manier l'épée et l'arme quitta sa place pour aller rouler par terre, sa garde manquant de tordre les doigts de la main pas si délicate de la demoiselle.  « Dégage, petite, et reviens plus tard ouvrir ta bouche quand ma queue sera libre. » Ce court moment de distraction avait toutefois ouvert un chemin pour Even qui pouvait agir pendant que la Brute de Bracken s'occupait de Serena. Cela ne dura qu'un court instant, mais c'est ce qu'il faut au serpent pour frapper et mordre : un court instant, au bon moment.

     La joie de Jehan fut sa juste récompense, mais elle fut de courte durée. Il devait désormais lutter au sol contre son agresseur et ce dernier était retors et désireux d'en finir au plus vite avec lui. Armé d'un gourdin, son adversaire ne semblait lui laisser aucun répit jusqu'à l'extinction de toute résistance, mais le reître qui regrettait amèrement de ne pas avoir sa lance à portée de main avait bien assez d'huile de coude et de ressource pour ne pas se laisser faire et remettre son destin entre les mains du petit bonheur la chance. Une idée lui vint, fort heureusement, assez rapidement et il cessa de bouger pour feindre l'inertie. Il reçut bien des coups en cédant de la sorte, mais le jeu en valait la chandelle car malgré tout, quand son adversaire fut à bonne distance, il frappa de ses deux pieds l'intimité virile de ce dernier qui, colosse au pied d'argile, s'écroula dans un hurlement douceâtre en portant immédiatement ses deux mains à son entre-jambe endolori. Il avait bien sûr lâcher son arme et celle-ci roulait sur l'entre-cuisses intact de Jehan, qui pouvait désormais se dégager sans problème et s'armer du gourdin de son adversaire qui, lui, ne serait plus un danger pour personne. Que ferait-il à présent ? S'éloignerait-il des combats ou viendrait-il en aide à ceux moins fortunés que lui ? Les Sept avaient bien des tracas en réserve pour le reître, mais tout dépendrait de sa décision. MDJ : Que fais-tu ?

      La pauvre Meera suivait les ordres du prêtre à barbe. Elle s'était redressée et désormais debout, elle poussait comme si sa vie en dépendant ! À vrai dire elle poussait si fort qu'un boutre aurait pu lui sortir du cul sans qu'elle n'en éprouve rien ! Il lui semblait même qu'à chacune de ses contractions, c'était un bataillon de dothrakis enragés qui se pressaient aux portes de son intimité pour déferler dans le creux de ses cuisses. Mais ce qu'elle ignorait, c'était que tout était au mieux pour l'enfant et qu'avec l'aide des Sept, Oteh parviendrait à les garder en vie tous les deux en dépit des difficultés évidentes que présentaient la situation.  « J'ai soif... » Meera avait craché ce cri du cœur entre trois soupirs, car elle soufflait comme le prêtre à barbe pour mieux se donner une contenance. Ses genoux fléchirent. Elle ne tenait plus. Il fallait très vite trouver une solution, la tenir plus fermement, lui donner à boire avant qu'elle ne s'écroule sur le sol. Oteh avait les mains prises et il devait maintenir son travail pour s'assurer que le bébé arrive convenablement. Il appartenait donc à ceux qui l'entouraient de trouver de l'eau ou du vin pour désaltérer Meera et de la soutenir comme ils pouvaient pour qu'à tout prix elle reste debout. La pauvre était de plus en plus pâle.

      Le genou de Kerigan atteignit sa cible avec tant de réussite qu'il sembla à son agresseur qu'un énorme rocher venait de lui frapper la mâchoire. Secoué et sonné, ser Lucas, dont la langue avait été comprimée entre ses deux rangées de dents imparfaites, ne put alors être que le spectateur malchanceux de sa propre défaite. Ses forces l'abandonnèrent un court instant qui suffit au garde du corps qui put se rendre maître de l'arme usée contre lui quelques instants plus tôt. L'idée de Kerigan cependant ne put fonctionner tout à fait, car dans un mouvement de recul salutaire, ser Lucas se mit hors de portée de la main qui aurait peut-être pu aller jusqu'à lui briser le coude. Le Quenneny se recula, l'une de ses mains plaquées sur sa bouche encore douloureuse, l'autre levée en l'air comme pour repousser un ennemi imaginaire. Le chevalier n'était pas un couard, mais il ne tenait pas non plus à foncer tête baissée contre un adversaire qui avait désormais l'avantage, d'autant que ser Lucas craignait pour sa mâchoire. Il parvint ainsi à balbutier, entre deux crachats sanguinolents :  « Paix ! Laissez-moi... » Esquissant un mouvement de recul, ser Lucas n'était pas salement amoché, mais il souhaitait constater ses blessures avant d'aller plus loin. Il n'avait jamais été une brute épaisse et sans être couard, il savait que toutes les batailles ne valent pas la peine d'être combattues. Mais que ferait Kerigan ? Le garde du corps semblait pris d'une frénésie de violence... allait-il s'y laisser aller complètement ? MDJ : Que fais-tu ?

      Les deux hommes portant les couleurs de Château-Tarbeck savaient qu'il ne fallait pas plaisanter avec la bâtarde fer-née. Il ne regrettait cependant pas de l'avoir traînée à l'écart sans la ménager : sans cela, elle aurait pu être prise dans l'émeute. Mais puisqu'elle ne semblait guère prudente et qu'il semblait vain d'essayer de la convaincre par la force... l'un des deux hommes lui déclara en chuchotant :  « D'accord, tu veux savoir ? On doit tabasser tous ceux qui pourraient participer au tournoi donc si tu veux cogner, fais toi plaisir mais ne viens pas te plaindre si tu te prends des bleus ! L'patron aimerait pas que tu sois prise là dedans mais j'vais pas t'en empêcher si tu veux y aller, hein... » Lui-même n'aurait pas aimé qu'elle souffre sous les coups car il l'aimait bien, la petite Deirdre, mais il n'allait pas s'interposer entre elle et son désir ; il tenait à l'intégrité de sa virilité. MDJ : Que fais-tu ?

      Quand elle se présenta devant les portes du château, Eva découvrit les portes closes et aucun d'entre eux dans la cour ne serait autorisé à entrer à l'intérieur. Les ordres venaient de lord Ambrose et aucun des gardes n'aurait de compassion pour les malheureux qui subissaient les assauts de la bande d'Otho Bracken. Toutefois l'un des gardes, en la voyant arrivée, s'imagina qu'elle était une pauvre demoiselle en détresse qui fuyait l'émeute et eu égard à la beauté de cette fleur nouvelle, il s'approcha d'elle et l'entraîna à l'écart, près du corps de garde où d'autres gardes étaient là. Il ne lui laissa même pas le temps de parler. L'homme était assez âgé mais très robuste, et ses cheveux blancs s'épanouissaient en boucles sur son crâne.  « Faut vous éloigner ma bonne dame, ça va bientôt passer... » Il avait un peu de remords de devoir obéir à cet ordre inique de laisser faire les émeutiers et de ne pas intervenir pour stopper le carnage, alors il se voulait rassurant pour cette demoiselle dont les beautés lui rappelaient celles de sa défunte fille. On entendait dans la voix du vieux garde qu'il désirait intervenir mais qu'il ne le faisait pas pour une raison obscure. Qu'allait faire Eva ? Profiterait-elle de la sécurité de cette compagnie militaire, ou bien chercherait-elle, tentant le tout pour le tout, à pénétrer dans le château avec leur accord, ou à les convaincre d'intervenir et de faire ainsi leur devoir ? MDJ : Que fais-tu ?
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Even Corbray
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Chevalier du Val.

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Message Jeu 14 Juin 2012 - 13:45

Une aide inattendue et bienvenue fut envoyée par les Sept à Even qui était en bien mauvaise posture. Alors que son regard s'était fixé sur le gourdin du Bracken, qui ne devait être autre que la Brute, qui s'apprêtait à lui défoncer le crâne, Serena apparut derrière lui, armée de sa propre épée, dont elle menaça le violent individu. Lorsque le colosse se détourna de lui pour porter toute son attention sur la jeune femme, le chevalier profita de la diversion et du relâchement d'attention de son adversaire pour se relever. Il ne l'avait pas fait jusque là car il sentait une douleur persistante dans le bas de son dos, suite à la chute, ce qui l'avait empêché jusque là de bouger aussi vivement que de coutume. Il roula sur le côté tant que le Bracken était occupé avec Serena. Il semblait se soucier d'elle comme d'une guigne, et envoya valser l'épée au loin une fois de plus d'un simple revers de gourdin. Le langage qu'il tint à la jeune femme révolta particulièrement le chevalier, qui contracta ses muscles pour se relever aussi prestement que possible. Il se trouvait à nouveau sur ses pieds, face à son ennemi, mais désarmé.

Vif comme le serpent.

Cette pensée avait traversé son esprit, et ce fut comme si son corps se mettait à bouger tout seul. Alors que la Brute commençait à tourner la tête vers lui, il lui projeta avec violence son coude dans le nez. Il entendit quelque chose craquer, mais il n'eut pas le temps de s'attarder pour vérifier s'il avait ou non cassé le nez de son ennemi. Il en profita pour coller un coup de poing dans la tempe du colosse comme il l'avait fait précédemment avec son épée, et il compléta le tout avec un nouveau coup de coude en pleine mâchoire. Ce qu'il faisait à présent tenait plus de la lutte ou de la bagarre de taverne, mais il n'avait que cela pour s'en sortir. A présent, il devait tenter tant bien que mal de désarmer le Bracken.
Il n'avait pas le temps de courir après son épée pour le moment, aussi se contenta-t-il de saisir à deux mains le poignet colossal de la Brute pour le tordre afin qu'il lâche le gourdin qu'il tenait. C'était plus facile à dire qu'à faire, et il appliqua donc une torsion la plus violente possible, quitte à lui casser le poignet, même s'il doutait d'avoir suffisamment de force pour cela. Il lui aurait été infiniment plus simple de le tuer au premier coup, finalement, mais il ne se l'était pas permis.
Autour d'eux, les gens continuaient de se battre. Certains des assaillants avaient été mis à terre, d'autres continuaient à combattre, certains convives s'étaient ressaisies plus que d'autres... Tout cela sans que la garde du château ne fasse son apparition et ne lève seulement le petit doigt. Even n'eut pas le temps de s'appesantir sur cette question, occupé qu'il était à tenter de maîtriser la Brute. Il lui colla un nouveau coup de coude sous le menton, avec dans l'espoir de l'assommer, ou au moins de le sonner assez pour prendre le dessus sur cette montagne de muscles, malgré les protestations douloureuses de son dos quand il tirait trop dessus.




MDJ: Even réussit-il à désarmer la Brute? Lui a-t-il cassé le nez, ou parvient-il à l'assommer?


Spoiler:
 



Dernière édition par Even Corbray le Jeu 14 Juin 2012 - 17:31, édité 1 fois
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Pryam Templeton
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Message Jeu 14 Juin 2012 - 14:34

     Pryam avait vu que Serena s'était éloignée, puis elle avait quitté son champ de vision. Qu'allait-il faire pour la retrouver au milieu de ce bordel ? Le temps d'y réfléchir, le Valois était arrivé à proximité des remparts et était tombé sur des enfants installés non loin des seaux qu'il souhaitait utiliser. La petite avait une main plongée dans l'eau et elle semblait visiblement avoir souffert indirectement de la brutalité démontrée par les gardes présents dans la cour. Pauvre gosse, mais pour le moment le chevalier errant n'avait pas le temps de s'occuper d'un autre problème, il avait un homme inconscient et peut-être même aux portes de la mort, sur les bras. Hésitant une brève fraction de secondes, le jeune homme décida finalement que dire la vérité était certainement ce qui restait le plus logique à faire.

     ▬ N'ayez pas peur, je ne viens pas pour vous faire quoi que ce soit, il me faut simplement de l'eau. »

     D'un geste du menton, il désigna les seaux qui se trouvaient à côté d'eux. Pryam n'avait pas bougé histoire de ne pas leur faire croire qu'il allait les frapper, tout comme il avait adopté son éternel ton posé. Jusqu'à ce jour, Ewald avait toujours bien réagi lorsque le chevalier tentait de calmer les crises de larmes qui pouvaient prendre l'enfant. Est-ce que ce serait aussi efficace sur les petits ici présents ? L'errant détourna son attention des deux petiots pour regarder autour de lui afin de s'assurer que personne ne venait dans leur direction, inutile de poser des problèmes à ces gamins après tout. Au final, voyant qu'aucun autre agresseur n'arrivait dans l'immédiat, le Valois reporta son attention sur les enfants.

     ▬ Vous devriez vous mettre à l'abri, ici c'est exposé.... Mais pour aller où ? Il regarda une fois de plus autour de lui et malheureusement rien ne se présentai. Aux côtés de la femme qui accouchait ? Mieux valait éviter, surtout si l'enfant ne survivait pas, les pauvres seraient certainement plus choqués qu'autre chose. Soupirant devant cette constatation, il reporta une fois de plus son attention sur la fratrie. Je ne prends pas le seau de ta sœur, juste celui dont vous n'avez pas besoin. Tu veux bien ? Sinon j'irai voir ailleurs.... »

     Mais il perdrait du temps bien évidemment et en même temps prendrait le risque de laisser Serena se mettre encore plus en danger ? Il détourna d'ailleurs une nouvelle fois ses yeux clairs des deux petites silhouettes pour essayer de voir la forme blanche qui lui indiquerait que sa sœur était là. Si les gamins refusaient qu'il utilise l'eau, ma foi, il irait demander auprès du prêtre et du septon, sans quoi il serait contraint de laisser l'homme allongé au sol et d'assumer ensuite son manque de compétence. Il était hors de question que le jeune homme laisse Serena hors de sa vue plus de cinq minutes, elle avait l'air plutôt douée pour s'attirer des ennuis.

--------------------------------

MDJ : Pryam arrive-t-il à convaincre les enfants ? Si oui, s'il asperge le visage du garde, est-ce que cela a le moindre effet ?


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Maël
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Message Jeu 14 Juin 2012 - 14:55

Maël laissa Pip aux bons soins du septon et intima à Pylos de se coucher près de lui, ainsi personne ne risquait de marcher sur le futur père, du moins l'espérait-il. Il revint ensuite au cœur de l’accouchement, malgré une tenace boule au ventre. Il était évidemment inquiet pour la future mère, mais également pour Lyra qui lui paraissait fébrile. Oteh donna alors plusieurs indications et prit en charge la pauvre Meera qui semblait de plus en plus mal. Un peu heurté par la dureté des propos – dans sa candeur il imaginait qu’une naissance devait se faire dans un climat reposé et respectueux, sans qu’une injure ne passe les lèvres des présents – il se détourna un instant pour voir… Un « grabuge » sans nom. Un combat avait été déclenché et faisait de lourds dégâts dans la Cour et sur les roturiers, plus ou moins avinés, amassés ça et là. Pourtant, ils semblaient être épargnés par les coups, au moins la mère et son enfant ne seraient pas blessés... Il crut reconnaître dans la foule les cheveux blonds de Pryam mais avant même qu’il ne puisse s’avancer il avait disparu. Il ne savait pas se battre, ce serait folie de se jeter dans la mêlée… Il fallait avant tout défendre Meera, Lyra, et le vieux septon. Oteh semblait pouvoir largement se débrouiller s’il était pris pour cible. Ramenant toutes ses pensées sur l’accouchement en essayant de faire fi du vacarme, le Dornien entendit alors la demande de la plus en plus faible Meera… « Je m’en occupe ! » Lyra et le septon étaient de toute manière trop occupés à maintenir debout la malheureuse tandis qu’Oteh… Et bien, ses mains étaient prises.

Maël fendit alors la foule à grandes enjambées, esquivant du mieux qu’il le pouvait les corps et mêlées jusqu’à parvenir près d’un fût d’eau inentamé. Pas question de retenter sa chance avec la bière, il en avait déjà fait les frais cette soirée… Il plongea une grande chope dans le liquide et réfléchit à toute vitesse. Meera était épuisée, il fallait qu’elle reprenne un peu de force… Impensable de lui ramener un cuissot juteux ou une tarte aux fruits, il serait tellement plus simple que ce soit mélangé à l’eau… Son bien dans les mains et le dos plaqué contre le mur, il parcourut rapidement l’espace du regard. Ses yeux clairs tombèrent alors sur un pichet de miel miraculeusement intact. Sans tarder il en versa une bonne quantité qui, soluble, sucra bientôt l’eau de la chope. Il fallait maintenant revenir sans tomber auprès du petit groupe. Il prit une immense inspiration et traversa pour rejoindre la table d’accouchement, qui n’était certes pas bien loin mais qui lui semblait à des milles et des milles de distance…

Sa chope d'eau au miel en mains il arriva aux côtés du septon et réalisa alors que l’homme de foi risquait d’avoir du mal à tenir Meera debout encore longtemps. Et si jamais le vieil homme pliait sous le poids de la charge, Lyra ne parviendrait peut-être pas à soutenir la femme seule. Il fallait à tout prix éviter ce péril.

    « Je vais prendre votre place mon père. Vivre à Villevieille l’avait rendu plus à l’aise avec les titres de la Foi des Sept. Il glissa son bras sous les épaules de Meera et l’aida à se maintenir, prenant sur lui pour qu’elle ait le moins de difficultés possible à rester debout. Après avoir confié la chope au septon et adressé un sourire à Lyra, il essaya de rassurer Meera. Tenez bon, le septon va vous donner à boire. »



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Message Jeu 14 Juin 2012 - 17:38



     Si Owayn avait bien calmé ser Galtry avec son premier assaut, le coup bas qu'il porta raviva la colère du chevalier. Ce dernier, négligeant la douleur qui envahissait son visage et la piqure à son flanc droit, il rua des deux pieds, envoyant Owayn rouler un peu plus loin au sol. Enragé, le noble bondit sur ses pieds et, crachant sang et menaces, se précipita sur le roturier afin de le battre à coups de gourdin.
     Ce fut son épaule qui prit le premier choc, engourdissant tout son bras. Sous l'impact, il lâcha le morceau de louche qui alla se perdre dans la fange qui avait recouvert les dalles. Recroquevillé, accroupi sur le sol, ils sentait les coups de gourdin pleuvoir sur lui alors qu'il se protégeait la nuque et le crâne de ses bras. Tout à sa colère, l'autre ne visait rien en particulier, mais le reître s'en tirerait quand même avec de sacrées ecchymoses. Le deuxième morceau de la louche s'était lui aussi fait la malle, profitant de la confusion ambiante.

     Il ne pouvait dire combien de temps s'était écoulé. Quelques secondes certainement, mais elles lui avaient semblé comme des heures. Compréhensible, puisqu'un passage à tabac en règles n'est pas une expérience vraiment agréable.
     Toutefois, il se sentait dans son élément. Le monde s'était réduit à lui et son adversaire ; Kerran qui se relevait soutenu par trois femmes inconnues était totalement sorti de son esprit. Oublié le mariage, le bras de fer, le corsage de l'arbitre improvisée. Oublié aussi l'accouchement, l'incendie. Non, plus rien ne comptait que lui, lui et ser Galtry. Malgré les coups qui pleuvaient, il en aurait presque eu un rictus. Un chevalier ? Certainement plus habitué à l'épée qu'à la rixe !
     Comme un cadeau des Sept, un pied de chaise vint rouler à ses pieds. Si seulement il avait eu la main libre, il aurait certainement pu riposter ; mais voilà, si jamais il ôtait ses bras, ce serait son crâne qui aurait à supporter les coups de gourdin à répétition. Il lui fallait trouver une idée, et vite ! À peine quelques instants de ces roustes, et ses membres lui cuisaient déjà. Si l'autre maintenait le rythme, alors on pourrait étaler Owayn sur un tranchoir de pain le lendemain matin, au petit-déjeuner.

     Et ce gourdin, si proche et en même temps si lointain... Quoiqu'il avait une idée. Folle, mais ça pouvait marcher. Il fallait juste espérer que le sol ne soit pas traître sous ses pieds...
     Owayn serra les dents, et compta les coups. Un, deux... Le gourdin se relevait pour un troisième lorsqu'il détendit ses jambes, raide comme une corde d'arc, passant d'une position accroupie et prostrée à un saut en direction de son ennemi. L'envol du reître sauvage, diront certain. La tête la première, il espérait emboutir ser Galtry. Un roturier lancé à pleine vitesse dans le ventre devrait le mettre hors-service pendant quelques minutes, tandis que s'il le touchait au visage déjà ensanglanté, l'autre était assuré de faire un magnifique vol plané. Il espérait bien pouvoir profiter du répit offert par ce coup pour récupérer le pied de chaise et être capable de répliquer...


[Si cela n'est pas clair, Owayn fait en quelques sortes la "fusée", sorte de bélier vertical la tête la première. Quel en est le résultat ? Dérape-t-il lamentablement sur le sol détrempé ? Touche-t-il Galtry ? Si oui, où ? Tant de questions sans réponses !]
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Message Jeu 14 Juin 2012 - 18:50

Serena ne put rien faire de probant lorsque la brute Bracken leva son gourdin dans sa direction pour l'abattre sur la lame avec laquelle elle le menaçait. En fait, elle desserra même un peu son entreprise pour ne pas le laisser par cette violence lui tordre les poignets et se recroquevilla sur elle même. La vulgarité de l'insinuation qu'il cracha ensuite lui arracha une grimace écœurée. Il était donc possible d'être détestable en tout point. Elle regarda l'épée qui avait roulée plus loin avec désespoir. C'est alors qu'elle vit que le chevalier qu'elle avait tenté de secourir avait tiré avantage de sa diversion n'avait pas dit son dernier mot. Il sembla tirer une force supplémentaire de l'insulte que son ennemi venait de faire à la brunette et saisit le bref instant de relâchement du Bracken pour retourner la situation. La jeune femme poussa une exclamation de surprise et recula par réflexe en voyant le coude du chevalier partir dans le nez de son assaillant à une vitesse proprement stupéfiante.

Le coeur de la cadette Templeton battait à tout rompre. Elle n'était vraiment pas certaine que tout cela se termine bien. La panique commençant à prendre lentement mais surement le dessus, elle tourna la tête et droite et à gauche pour essayer d'apercevoir son frère. Pryam était son faiseur de miracle, son héros. Nul doute que les choses s'arrangeraient s'il reprenait sa place à coté d'elle. En attendant, elle ne voyait pas de quelle aide elle pouvait être au Corbray qui jouait à présent du coude et tordait le bras du Bracken dans le but de lui faire lâcher le gourdin. Avisant l'épée qui avait glissé plus loin, elle se dit que la récupérer n'était peut-être pas une mauvaise idée étant donné le peu d'armes dont bénéficiait les roturiers et leurs partisans. C'est ce qu'elle fit, se frayant un passage parmi les combattants. Au moment où elle se penchait pour en saisir la garde, un homme la bouscula et elle tomba une nouvelle fois sur les dalles humides, tâchant un peu mieux sa robe – si c'était possible. Elle poussa un cri de rage et attrapa fermement l'épée avant de se relever en s'aidant de l'arme comme d'une canne. Vraiment, quelle soirée abominable ! Elle ne voyait plus Bray qui était inconscient plus loin et Pryam avait disparu. Même les Nordiens étaient sortis de son champ de vision. En voyant tout le vin répandu par terre, elle dit que la cour serait un bûcher géant si quelqu'un avait le malheur de faire tomber la moindre bougie. Préférant ne plus y penser, elle se dirigea vers Even qui s'escrimait toujours à faire lâcher le gourdin au Bracken. Se plaçant dans le champ de vision du chevalier, elle lui fit comprendre d'un regard qu'elle se tenait prête à lui tendre sa lame dès qu'il esquisserait un mouvement vers elle.
Certes, elle aurait frappé leur adversaire avec mais après l'incident qui s'était produit avec Ser Clarence, la jeune femme ne se sentait plus le courage de tenter la mort avec une offrande une nouvelle fois.
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Lady Coeurdepierre
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Message Jeu 14 Juin 2012 - 19:28

Intervention partielle

Rappel : la clôture aura lieu dans le week-end.

      Ser Even avait reçu l'aide inattendue mais opportune de Serena qui avait distrait quelques secondes la Brute de Bracken et ainsi ouvert une brêche dans le mur au pied duquel semblait se trouver le brave chevalier du Val. Ses initiatives ne manquaient pas de sens, mais il semblait qu'encore une fois ser Even ait choisit le mauvais levier pour parvenir à ses fins, car ser Otho Bracken n'eut aucun mal à dévier ses coups de coudes et quand l'homme de Cordial se saisit dans sa main du poignet de son colossal adversaire, ce dernier éclata de rire en envoyant valser au loin la petite menotte d'un grand coup de gourdin. Fort heureusement, le manche de l'arme frappa l'arrête de la main de ser Even qui fut ainsi préservée de la fracture qui l'aurait privé à vie de l'usage de cette dernière. La chance souriait aux audacieux, mais une chose était claire désormais : ce n'était pas en s'attaquant de front à la Brute de Bracken et en cherchant à atteindre ses bras ou son visage que ser Even parviendrait à le mettre hors d'état de nuire. Plusieurs ouvertures s'étaient déjà présentées à lui mais chaque fois, il avait oublié d'ouvrir la porte avant de s'y précipiter et naturellement le chevalier du Val était chaque fois tombé sur un mur inébranlable. Or selon toute logique, ce n'est pas en s'attaquant au sommet d'une muraille qu'on peut la faire s'écrouler, mais bien en abattant toute sa force et tous ses atouts sur ses fondations. Or ser Even n'était pas dénué de force, ni d'atouts, ou était-ce à dire que son séjour à Dorne ne lui avait servi à rien ? De son côté Serena, en s'agitant armé d'une épée aux proches alentours de ser Otho une nouvelle fois avait tenté malheureusement le destin qui se rappelait à elle, et trois des hommes de la troupe Tarbeck l'entourèrent bien vite pour lui prendre l'épée des mains, car après tout une telle arme présente dans la cour mettait en péril leur plan même si ce dernier n'était guère compliqué ni très élaboré. MDJ : (EVEN) La Brute de Bracken s'apprête seulement à frapper, elle rit de toi. Que fais-tu ? (SERENA) Trois hommes t'encerclent et veulent te prendre l'épée. Que fais-tu ?

      Les paroles de ser Pryam éveillèrent tout d'abord la méfiance des deux enfants mais après quelques instants, ces derniers acceptèrent docilement la présence du chevalier dont il ne connaissait rien. Les yeux du garçon allèrent des seaux à l'homme et de l'homme aux seaux. La petite fille regardait ser Pryam avec deux yeux ronds et luisants comme des grenouilles boursouflées. Son frère approuva cependant :  « Je veux bien... » et il poussa l'autre seau pour que le chevalier du Val puisse s'en saisir sans trop s'approcher de celui où sa sœur baignait sa main ensanglantée. Pryam se saisit du récipient de bois et revint vers ser Clarence qui, toujours inanimé, se contentait de rester là, inerte sur le sol. Cependant, après avoir reçu sur son visage l'eau projetée par le chevalier du Val, il s'éveilla et quitta brusquement son inconscience, toussant comme pour cracher ses poumons, l’œil alerte comme s'il ne savait pas où il était. Puis le souvenir des blessures qu'il avait reçu lui revint comme un nouveau coup de gourdin sur la nuque, et son corps endolori réclama de lui qu'il se recroqueville, ce qu'il fit. Geignant comme un animal abandonné à son triste sort, il demeura ainsi avec la ferme intention de ne rien faire de plus pour ce soir. Ainsi disposé sur le sol, une petite bourse de cuir apparut accrochée à sa ceinture. Ser Pryam n'avait qu'à tendre la main pour s'en saisir et en délester le chevalier qui n'aurait pas une seconde pu répliquer contre ce vol odieux. Le chevalier du Val d'Arryn allait-il s'abaisser à voler quelqu'un en si fâcheuse posture, ou bien irait-il ailleurs là où le devoir l'appelait ? MDJ : Tu es libre d'agir à ta guise, mais gare ! Toute action entraîne ses conséquences.

      L'intervention de Maël n'avait rien d'un miracle spectaculaire, mais elle relevait de l'exploit et quand il y repenserait, le tailleur dornien pourrait être fier de lui. Le choix du miel, soluble dans l'eau, pour agrémenter la boisson qu'il chargea Lyra d'administrer à la pauvre femme enceinte qui menaçait de s'évanouir était très pertinent. Il avait couru la cours pour trouver de quoi faire mais fort heureusement il y était parvenu avec succès avant qu'il ne soit trop tard, et le vieux septon le sut gré de le libérer de son rôle de tuteur pour la malheureuse Meera, car en effet le vieillard menaçait lui aussi de tomber tant la situation était éprouvante pour ses vieux os d'homme de piété et non d'endurance.  « Les Sept vous protègent ! » De son côté, Meera savourait pleinement ce renfort de soutien, car elle avait senti le septon proche de l'échec. Elle ouvrit la bouche en espérant qu'on y verse bien vite la boisson promise par Maël. Elle parvint à murmurer, très faible :  « Si... une fille... un garçon... prénoms... comme... vous... » Ces mots pouvaient paraître décousus mais quiconque était assez près d'elle pour l'entendre pouvait rapidement comprendre qu'elle nommerait son fils d'après le prénom de Maël, ou sa fille si c'en était une d'après le prénom de Lyra. Malgré le soutien ferme désormais des deux dorniens qui la tenaient sans faiblir, elle semblait toujours comme sur le seuil de l'inconscience et peut-être que si les trois personnes qui l'entouraient jusque dans l'intimité daignaient entretenir pour elle une vive conversation, cela la maintiendrait éveillé encore quelques instants qui suffiraient à faire naître l'enfant. MDJ : Vous êtes sur la bonne voie. Gare aux virages !

      Owayn avait à quelques reprises fait la preuve de sa grande ingéniosité. Il crut certainement qu'il était temps de rappeler au monde qu'il savait aussi être très bourrin. L'opportunité donnée par l'arrivée miraculeuse du pied de chaise présentait ses avantages et ses inconvénients. Mais avant de saisir l'arme, il fallait éviter les coups assénés sans relâche par ser Galtry qui n'avait rien d'un galant chevalier et tout d'un animal sauvage. Une idée devait rapidement germer dans l'esprit du roturier s'il ne voulait pas finir tel le produit d'une nausée étalé sur le sol. L'esquisse d'un projet, la fulgurance d'un plan lui traversa l'esprit et n'écoutant que son instant, il s'élança, véritable bélier humain propulsé avec l'ardeur de la flèche contre son adversaire. L'idée elle-même était spectaculaire, son rendu le fut bien moins mais tout de même, Owayn marqua des points. Il cogna fortement la poitrine de ser Galtry qui en perdit le rythme et le souffle, basculant en arrière pour tomber sur le dos et se taper l'arrière du crâne sur le sol poisseux. Le gourdin s'échappa de sa main, le chevalier se trouvait désarmé, et Owayn avait désormais tout le loisir de récupérer le pied de chaise dont il ignorait la provenance encore. Mais cela avait-il un seul intérêt ? Jamais il ne saurait, de toute façon, que cette arme de fortune lui avait été fournie en toute discrétion par le garde qu'il avait aidé quelques instants auparavant. MDJ : Que fais-tu ?

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Message Jeu 14 Juin 2012 - 20:28

Jehan vit avec plaisir non dissimulé le colosse se tordre de douleur devant lui, tout en prenant son temps pour ne pas abimer plus sévèrement des muscles déjà douloureux. Il ramassa le gourdin qu'il passa à sa ceinture. Le reître hésita quelques instants avant de frapper de nouveau son adversaire, le mercenaire avait utilisé une ruse, ce n'était pas pour cela que le belligérant ne pouvait pas lui rendre la pareille. Le coup n'était pas trop fort et visait les trapèze pour amener l'homme au sol. Une fois cela, il se traîna jusqu'à une table où il se saisit d'un carafon de vin sur lequel il téta goulûment. Le vin lui coula sur le menton et quelques gouttes maculèrent ses vêtements déjà crasseux.

Puis posément, comme s'il n'était pas entouré d'un pugilat immense, il prit le temps de tâter la blessure qui empêchait son œil gauche de s'ouvrir, il ramena une main poisseuse de sang et fut pris pendant un court moment de vertige. Finalement, il se mit à prendre en compte le fait qu'il ne s'en tirait peut-être pas à si bon compte que cela. Il reprit quelques gorgées de vin avant de reposer définitivement l'alcool sur la table. Il jeta un rapide regard autour de lui, l'accouchement semblait comme protégé par les dieux et aucun agresseur s'en était prit à eux, il y avait là l'endroit parfait pour se reposer en attendant que la situation se calme, un petit paradis où il pouvait continuer à s'enivrer tout en regardant deux spectacles divertissants, un accouchement et une bagarre générale. Il finit son coup d’œil global de la situation, par une jeune femme qui tenait une épée à la main et qui semblait entourée par trois hommes qui ne lui voulaient sûrement pas que du bien.

Jehan hésita un court instant avant de prendre une décision, s'il aidait la jeune femme, il pouvait facilement demander une récompense pour cela. Il soupesa rapidement le pour et le contre, récupéra plusieurs projectiles tous aussi utile en combat que le parfum l'était aux porcins. Il avait les bras encombrés de pommes qu'il commençât à jeter sur les agresseurs de la jeune femme en criant comme un forcené.


- Trois hommes contre une femme ! Vous ne vous dérangez pas trop ! Parce que si c'est trop dur je peux aussi vous demander d'aller cogner sur ma grand-mère aveugle et estropiée. Et encore, je suis sûr que trois merdeux tel que vous, n'arriveraient même pas à avoir une personne aussi petite est frêle que moi.

Mj/ Jehan arrive-t-il à détourner l'attention des gardes ?
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Message Jeu 14 Juin 2012 - 23:01

De sa petite taille, tout près du guerrier, elle levait la tête pour le fixer, déterminé. L'homme avait fini par cracher le morceau. Elle opina du chef et la pencha un instant. Elle finit par soupirer.

- Hm, je vois... Vous auriez du me le dire plus tôt. J'aurais pu vous immobiliser sans le vouloir, dit-elle, commençant à déchirer un pan de sa robe, laissant entrevoir sa sous-robe crème. J'aurais neutraliser l'autre vieux au lieu d'le défendre. T"inquiète pas pour moi, tu sais que je me bas peut-être mal, mais j'fuis bien ma foi.

Elle entoura lentement le pan de sa robe bordeaux sur la moitié de son visage, puis passa son châle sur sa tête. Certes, c'était plus un réflexe qu'un besoin d'être discrète, car elle était en robe, donc on devinait de suite qu'elle était une femme. Au pire, elle se changerait plus tard, et on aurait moins de soupçon. Puis, d'un autre côté, elle avait une revanche à faire.

- Je siffle si j'ai un problème.

Elle lui fit un clin d'oeil et s'évada rapidement, slalomant agile et féline entre les gens. Elle se précipita dans la foule. Faire du bordel, ça elle connaissait. Pour preuve, sa demeure nuptial ne ressemblait plus à rien. Un peu d'agitation et de perturbation était un art pour elle. Elle donnait un coup, ici et là, un coude, une hanche, un coup de pied dans une chaise qui renversait les gens. Elle retrouva vite Owayn sur son chemin et au passage, le bouscula violemment, avant de ricaner. Or, elle ne s'attarda pas. Elle avait une autre cible en vu et pas simplement un homme qui participerait au tournois. Un chevalier, qui déjà l'avait humilié quelques mois auparavant. Elle le cherchait, s'enfonçant dans la foule agitée. Elle baissait parfois la tête pour éviter un gourdin, ou un bras massif qui prenait de l'élan pour en taper un autre. Elle glissa sur le sol immonde couvert d'une crasse sans nom. Elle fut bousculée et enfin, la tête blonde apparue devant lui.

Elle s'arrêta essoufflée et prit appui sur une partie des rempart, à 5 mètres du chevalier qui discutait avec des jeunes enfants. Elle prit une forte inspiration, prête à foncer et lui sauter dessus. Elle regarda autour d'elle. C'était une cour en plein désarroi qui se mouvait devant elle. Elle souriait derrière son morceau de tissus. La main sur la pierre froide, elle cherchait encore son souffle. Juste quelques secondes, et Pryam allait passer un sale quart d'heure. Oh, elle ne lui ferait pas vraiment mal, juste le chahuter un peu. Elle avait une excuse pour, après, s'il se montrait violent, elle risquait de l'être aussi, ou elle fuirait. La femme ne s'en sortait pas avec son accouchement. C'était pas croyable, cette réunion autour d'elle, comme complètement séparé de cette baston globale.

Elle se mit à prendre de l'élan, à courir et alors, elle se jeta dans le dos du chevalier, qui avec la force et sa vitesse, roula avec elle sur le sol. Elle se retrouva en dessous, mais rapidement, une main sous son bras, la cuisse contre son flanc, elle le bascula et se retrouva au dessus. Une roulade en avant, alors qu'elle s'était lovée sur son bras, tel un serpent, allongée sur le dos, elle avait enfermer son membre, tiré au-dessus de sa tête. S'il ne se dépêtrait pas vivement, elle pourrait peut-être lui faire une élongation musculaire. Enfin, tant qu'elle lui fatiguait son bras, c'était déjà gagné. Qu'il n'arrive plus à tenir une simple cruche le lendemain.
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Message Ven 15 Juin 2012 - 8:58



     Voilà qui devrait apprendre au chevalier à ne pas chercher des noises à n'importe qui. Le reître l'avait percuté en pleine poitrine, l'envoyant en arrière, sonné, tandis que l'arrière de son crâne heurtait le sol. Le gourdin roula hors de sa main, tandis qu'une légère douleur courait le long de la nuque d'Owayn, contrecoup du choc.
     Il se réceptionna sur ses pieds, dérapant un peu dans la mixture bièreuse, et manqua de s'écrouler. Il posa une main au sol afin d'éviter de s'affaler de tout son long, et en profita pour récupérer le pied de chaise avant de fondre sur ser Galtry.

     Le monde est plein de héros inconnus. Si on chante les louanges de certains, d'autres restent dans l'ombre, et jamais on n'en entendra parler. Le garde était l'un de ceux-là. Si Owayn attribuait l'apparition bienheureuse de l'arme au hasard, il aurait pour sûr été plus que reconnaissant envers son bienfaiteur s'il avait compris son intervention.
     Mais bien sûr, il n'en savait rien, et se contentait de se précipiter sur le chevalier au sol. Ses chaussures, définitivement pas adaptée au sol lisse et glissant patinaient sans beaucoup de succès, et il manqua de perdre l'équilibre. Son ennemi avait l'air sonné, et le reître saisit sa chance en abattant de toutes ses forces le pied de chaise sur la main du chevalier qui venait de lâcher le gourdin.
     S'il réussissait à lui briser quelques doigts, cela devrait mettre l'autre hors d'état de nuire. Et vu le poids de son arme improvisée, c'était largement faisable. N'étant pas complètement abruti, le reître avait visé la main directrice de son adversaire ; mieux valait éviter de lui emboutir le visage. Réduire les doigts d'un noble en bouillie c'était une chose, lui emboutir le crâne en était une autre. Toutefois, si son coup portait comme il l'espérait, ser Galtry ne pourrait plus utiliser sa main d'épée pendant une bonne semaine, doigts fracassés et violacés. Le roturier penserait aux conséquences de son acte plus tard ; dans l'instant présent, tout son corps était tendu vers le combat.

     De son côté, Kerran, encore tout étourdi s'était assis sur les vestiges d'un banc, se tenant le flanc. Il semblait qu'il avait une ou deux côtes cassées, résultats des coups du chevalier. Les trois bonnes femmes étaient toujours à ses côtés, et aucun émeutier ne semblait lui chercher de noises. Avait-il épuisé son quota de poisse pour la soirée ?
     Quoiqu'il en soit, en l'état, il ne serait pas capable de venir en aide à Owayn si celui-ci en avait besoin. À peine pouvait-il marcher, et chaque inspiration envoyant des piques de douleur dans sa poitrine.

     Le solide morceau de bois fendit l'air avec un sifflement de mauvais augure, Owayn adoptant une posture proche de celle du bûcheron abattant sa cognée, et s'écrasa dans un craquement sinistre ; mais était-ce le gourdin improvisé qui se cassait en deux sous le choc, ou le bruit d'une dizaine de phalanges broyées sous un coup puissant ?
     Cela, seul le destin pourrait le dire.


[Le pied de chaise se brise-t-il sur le sol ? Le coup a-t-il porté ? Si oui, quelle partie de la main a été touchée, sachant qu'Owayn visait les doigts d'un adversaire immobile et au sol ?]
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