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Jour 1, soir : Cour du Château

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Corneille à Trois Yeux
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Message Dim 27 Mai 2012 - 19:05

La cour du château, protégée par ses blanches et hautes murailles, n'était pas seulement à l'abri des nuisibles et des indésirables dont la présence au banquet du mariage de lord Beurpuits n'était pas souhaitée. À en juger par la gaieté et l'allégresse qui en coloraient l'atmosphère, les remparts semblaient également protéger la cour de l'incidence des réalités extérieurs. Parmi tous ceux qui étaient là rassemblés, combien songeaient à la rébellion Fer-née, se souvenaient de la sécheresse ou pensaient aux ravages du Fléau de printemps ? Très loin étaient ces problèmes, et lord Ambrose avait souhaité faire de ce banquet un événement dont on se souviendrait. Toutes les armes avaient été laissées à l'extérieur du château. Tout était là pour que les réjouissances marquent les esprits des convives rassemblées dans la salle, mais aussi dans la cour, et même s'il n'y avait pas là tout le faste et la bombance qu'on trouvait à l'intérieur, le maître des lieux avait tout organisé pour qu'aucune plainte ne s'élève parmi la foule de ceux qui festoieraient dans la cour du château. Tout était là : les longues tables, les bancs interminables, les bannières croisant les blasons Beurpuits et Frey, l'étal où l'on servait les victuailles, les fûts d'eau, les tonneaux de bières et les barriques de vin – du vin local, naturellement, car les vignes de Murs-Blancs ont la réputation de produire le meilleur vin au nord de la Treille. Non loin, plusieurs broches faisaient tournoyer sur des feux copieusement entretenus les plus belles pièces de cochon, de sanglier, de cerf et de gibier. Il s'en élevait un fumet chaud et appétissant qui ne manquerait pas d'éveiller les papilles des convives rassemblés autour, d'autant que c'était pour certaines d'entre elles une occasion rêvée de goûter à la délicieuse viande de ces animaux qu'elles n'avaient jusqu'alors et sûrement mangés qu'en rêve, car la plupart des ripailleurs qu'on trouvait dans la cour du château n'était pas de très haute naissance. Il y avait bien quelques chevaliers, mais la très grande majorité était des roturiers, les plus chanceux qui avaient vu s'ouvrir pour eux les portes de la forteresse, portes près desquelles on trouvait un puits.

Il y aurait de quoi se régaler, s'en mettre plein la panse et s'en dévoyer l'estomac, car pour accompagner l'alcool et la viande, de nombreux plats étaient servis. Il y avait de la cretonnée de pois cassés, un potage, du poulet au fenouil, quelques gigots de chevrau rôti, lardé et piqué d'ail, quantité de crépinettes de foie de porc clairsemées de clous de girofle, des pâtés de poires crues, des flans bieffois, dessert moulé à base d'oeufs, d'amandes pilés et de fruits frais. Il y avait bien d'autres plats et d'autres mets, et bien davantage à l'intérieur de la grande salle où étaient réunis les mariés, leur famille et les invités les plus prestigieux, mais comment oublier ces titanesques meules de fromage de Beurpuits, accompagnées de leur crème de mirabelle au miel et aux épices ? Le lait avait grossi la fortune des Beurpuits, et le fromage faisait la fierté de leur domaine depuis bien des années. L'on sentait d'ailleurs le parfum rance et guinguet des fromages jusque dans les coins les plus éloignés de la cour, quand bien même celle-ci était vaste, découverte et aérée. Le vent n'aidait point, car en soufflant sur la château, il bousculait les odeurs et les fragrances indiscrètes. Mais si le vent s'était invité au banquet, ce n'était pas le cas de la pluie qui boudait les noces de lord Beurpuits. La soirée promettait donc d'être claire et lumineuse jusqu'aux derniers soupirs du soleil. « Murs-Blancs doit rayonner », avait dit lord Ambrose, et dès lors que s'amoncellerait l'obscurité sur le château, ses gens s'empresseraient d'allumer les lampions et les lanternes qui assureraient l'éclairage à la nuit tombée. Ainsi illuminés, le haut des remparts et des bâtiments qui bordaient la cour du château formerait autour d'elle une couronne lumineuse, et chacun y verrait alors le symbole qu'il désire.


*** *** ***

Tout près des broches où rôtissaient les viandes, assis au bout d'une table et entouré de joyeux compagnons, ser Kirby Pimm, un bonhomme corpulent et blond comme un Lannister trempé dans une marmite de lait, et ser Galtry le Vert chantaient une chanson du crû en tapant martelant le rythme du bout de leur cuillère de bois. Non loin d'eux, des hommes arborant l'étoile à sept branches contre-chargée de Château Tarbeck reprenaient la chanson, frappant des pieds ou des mains, crachant le rythme et pestant la mélodie, et même s'ils n'avaient pas pour chanter la grâce de la Jouvencelle, ce grotesque tableau suffisait à faire rire les personnes qui, autour, se contentaient d'écouter le médiocre concert. Parmi celles-ci, Gerold et Lyra, membres de la suite personnelle de lady Edarra Ferboys, n'avaient pas eu la chance de pouvoir suivre cette dernière et s'asseoir dans la grande salle du château pour festoyer avec leur maîtresse. Près d'eux était assis Oteh Byris, qui les accompagnait. Non loin, Deirdre Pyke était là elle aussi, et si l'on aurait pu à bon droit se demander ce qu'une bâtarde fer-née était venue faire à Murs-Blancs ce soir, il suffisait de gratter un peu la surface, car la Fer-née était là parce qu'elle avait suivi Damon Tarbeck, ce qui expliquait sa présence à cette table. Toutefois, son statut ne lui avait pas permis d'entrer dans la grande salle et elle devait se résoudre à rester pour l'instant dans la cour, ce qui était peut-être une chance pour elle, car dès lors elle pouvait se mêler à la foule sans que personne ne la reconnaissance comme originaire des îles honnies. Mais comment savoir s'il n'y avait pas déjà dans la cour quelqu'un d'assez bien renseigné ?

Près des étals où l'on pouvait se servir des victuailles, à une table où il ne faisait guère bon demeurer pour peu qu'on soit sensible aux odeurs fromagères, ser Addam Frey, un cousin de la marié, profitait de la compagnie de ser Pryam et de sa sœur Serena. Ces deux-là n'étaient autres que des Templeton, mais ils avaient tenu à garder leur nom secret quand ils avaient accompagné le petit Ewald Frey jusqu'à Murs-Blancs. Ils n'étaient donc que ser Pryam et Serena. Ewald Frey était dans la grande salle à ripailler auprès de sa sœur aînée, la mariée, et avait délaissé le chevalier dont il était l'écuyer. Lady Eleyna Omble, qui n'était à Murs-Blancs que la simple Eleyna, ainsi qu'un certain Jorah, chasseur à ses heures, complétaient la compagnie légère qui s'était attroupée autour de ser Addam pour l'écouter chanter, car l'homme croyait sa voix douce comme le sifflement du rossignol, l'histoire de sa famille. Peu ignoraient la jeunesse de la maison Frey, mais tous connaissaient ces derniers pour être très sensibles dès qu'il s'agit de questionner leur légitimité. Ser Addam contait l'édification des Jumeaux, rapportant le récit des premiers Frey, car ils étaient deux à l'origine légendaire, de la première pierre qu'ils posèrent ensemble au milieu de la Verfurque. Bien sûr, la bière aidant, une grande part du conte que chantait à moitié le chevalier puisait au creux aviné de son imagination. Mais qui refuse à l'ivresse ses divagations quand elles sont poétiques ?

*** *** ***

Quiconque voyait ser Uthor Sous-la-feuille ne pourrait croire que ce chevalier à la mine chétive, aux habits simples et propres seraient lors du tournoi un compétiteur des plus farouchement difficiles. Il serait pour l'occasion une véritable menace pour tous les jouteurs, mais ce soir, qu'en était-il ? À voir sa mine sinistre mais rieuse, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, d'autant plus qu'il semblait apprécier la discussion qu'il tenait ser Kyle le Chat de Lande Brumeuse, ce chevalier qui n'avait pas toujours été errant et qui, dans le temps avait servi lord Armond Caswell. Tous deux évoquaient la bataille du Champ d'Herberouge, et ser Kyle plaisantait en racontant comme il y avait sauvé le porte-bannière de lord Caswell. Leur joviale conversation attira ser Argrave le Provocateur, cet homme noueux comme de vieilles racines et tout aussi solide qui, en s'approchant d'eux, manqua de renverser Asher Karstark, qui accompagnait lord Magnys Hawthorne mais qui n'avait pu le suivre dans la grande salle. Il n'avait guère fait attention au nordien à le longue chevelure rousse car à vrai dire rien n'importait au Provocateur en dehors de lui-même.

Cette scène n'avait pu échapper à Kerigan, qui avait pris place non loin, assis près d'un négociant répondant au nom de Kerran dit « la Chiffe », mais ce surnom était inconnu de tous dans cette cour, sauf peut-être d'Owayn qui, en mission dans le Conflans pour le compte de nul autre que lord Tybolt Lannister, avait décidé de faire un détour par Murs-Blancs pour assister demain au tournoi. Un tel événement valait le détour, et sans doute l'appât du banquet avait-il été décisif pour les faire venir : la promesse d'un bon festin en a fait venir de plus loin. Près d'eux, ser Clarence Charlton et ser Mortimer Tourbier, l'un originaire du Conflans et l'autre originaire des Terres de la Couronne, se donnaient en spectacle en quelque sorte et procédaient à un bras de fer qui n'en était qu'à son commencement. Difficile dans ces conditions de prévoir qui allait l'emporter, mais déjà les roturiers autour prenaient les paris dans un galimatias de chiffres et d'apostrophes jetés pêle-mêle à la volée. Toute cette agitation était bien de nature à échauffer les esprits que l'alcool avait ramolli et peut-être certains finiraient-ils recroquevillé sur le sol, la bouche entrouverte sur leur propre dégobillis. Pour le moment, tous semblaient en bon état, à l'image de ce tailleur aux yeux clairs qui avait pris place non loin de son mulet et qui, sans le savoir, faisait face à un autre dornien. Mais à cet instant, tous baignaient dans l'euphorie de la fête, alors comment savoir si ce bras de fer misérable n'était pas le prélude à une rixe plus grave ?


*** *** ***

Tous étaient donc là, festoyant déjà dans la cour du château, assis ou debout, ivres et sobres, heureux et mécontents, et l'on aurait pu croire que ce banquet n'avait rien de plus somptueux et de plus gourmand à offrir, mais c'était sans compter ce qui se passait à l'intérieur du château, là où la fête alliant les frasques de l'abondance à l'indécence de la gloutonnerie. Mais qu'ils s'amusent donc entre eux, ces nobles goinfres ! Il y avait dans la cour bien assez de nourriture et de boisson pour contenter mille hommes comme eux, ces gens du commun qui, rassemblés, n'en festoieraient pas moins avidement ! Des toasts seraient portés en l'honneur de lord Ambrose, des coupes et des timbales seraient choquées à la santé de lord Tully et bien d'autres encore. On planterait ses crocs dans la chair tendre des cochons et des cerfs rôtis en souhaitant copieuse descendance à la mariée ! En d'autres termes, l'occasion était donnée de ripailler et personne parmi les petites gens assemblés dans la cour du château ne comptait se soustraire à cette opportunité. Ainsi s'annonçait la fête que lord Ambrose espérait d'avance digne de figurer dans les mémoires jusqu'à la renaissance des dragons ! Tout était là pour offrir aux convives maintes réjouissances, et même si les vrais ménestrels étaient à l'intérieur, occupés à égayer de leur musique et de leur chant les noces qui se jouaient, la cour du château n'était pas en reste et quelques deux ou trois musiciens poussaient par là la chansonnette, grattaient la mandoline ou frappaient le tambourin. Il n'y avait cependant rien d'assez splendide pour couvrir le brouhaha des conversations endiablées et des couverts qui s'entrechoquent. Rien ne laissait donc présager qu'un incident fâcheux viendrait troubler la fête et avant que le cœur de la nuit ne s'ouvre sur Murs-Blancs, tous ici présents seraient réunis autour d'un même problème. Mais s'en sortiraient-ils tous vivants?
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Message Dim 27 Mai 2012 - 23:31

Deirdre était accoudée à sa table, presque avachie sur ce flan bieffois qu'elle titrurait, triant quelques fruits à même les doigts, sommairement jeté et amenant des morceaux totalement brouillé dans sa bouche pulpeuse. Elle laissait ses yeux vagabonder d'une personne à l'autre, tendant l'oreille vers ce qui avait l'air d'un homme très jovial, Ser Kirby Primm, poussant la chansonnette, alors que les hommes de Tarbeck. Elle avait une mine morne, s'ennuyant un peu. Oh, elle aurait bien pu s'amuser, ça oui, si seulement Damon ne lui avait pas quémander de venir, avec sûrement des idées en tête... Ou alors, pas, si le Dieu Noyé se penchait sur elle lors de ces jours festifs. Dans le fond, elle connaissait brièvement les noms pour ceux qui méritaient un tel engouement et de telles festivités. Mais encore, elle n'était pas sûre de toutes les lettres. Elle espérait qu'on lui poserait pas trop de question sur l'avis de ce mariage qui liait ... Qui déjà ? Ambrose, le reste, elle ne savait plus. Rien que d'y penser, elle écarquilla les yeux, éreinté de toute cette comédie.

Elle avait finit le gâteau et ramassait les miettes du bout des doigts, sur la grande table en bois, déjà collante. On ne cessait de pousser la chansonnette, faisant rire le public, le tout accompagné d'instrument de fortune, comme des couverts, des assiettes, des mains qui frappaient s'entrechoquaient. Les pintes se cognaient fortement et gaiment, envoyant toujours quelques gouttes dorées sur les gens aux alentours. La fer-née observait le petit monde, que des petits chevaliers ou des roturiers. Les bourses intéressante était enfermées dans la grande salle, là où elle avait quitté Damon. Elle était venu à ses côtés. Il lui avait déniché une belle petite robe pour l'occasion, beaucoup moins aguichante que les frusques qu'elle portait en temps normal, venant de ces îles barbares. Elle avait une belle marron, sur une sous robe crème, faisant ressortir ses yeux bleus. Elle était très jolie. bon cela restait assez désuet, le jupons trop court. N'était pas une simple domestique pour sa couverture ? Si on posait plus de précision, elle était la pauvre enfant d'un de ces cousins morts, et elle ne le quittait guère, étant sa plus fidèle domestique, veillant sur lui. Ce qu'il ne fallait pas entendre.

Et si un bon petit verre de vin l'aiderait à s'intégrer à ce qui risquait, avec pas mal d'apriori, être un moment très ennuyant. Puis le flan lui asséchait la bouche. Elle se leva, évitant un homme, un peu trop arrosé à son gout, vu l'odeur qu'il dégageait. Elle lui fit un sourire timide, comme l'image qu'elle s'était donnée, alors qu'elle marchait derrière Damon en arrivant à Murs-Blanc. son sourire à lui, en disait plus long. Elle recula de dégout et baissa les yeux. rein à voler. Quelle soirée... Elle s'approcha des étals et regardait ce qui y était disposé. Elle ne mangeait pas autant, si souvent, alors elle en profitait. Elle attrapa une cuisse de poulet qui avait cuit à la broche, mordant directement dans la chair et s'avançait. Un verre de vin, fut emporté de la table ou plusieurs gobelet de bois attendaient qu'on les vide. Elle continuait de les longer, s'approchant d'un troupeau de gens qui devait écouter quelqu'un. Elle se figea en voyant ces cheveux bouclés et blond. Elle s'approcha encore un peu, curieuse et quand elle vit le profil de Pryam, elle se tourna brusquement. Les iris fermés, encore sous le choc, elle resta un moment sans bouger et s'éloigna, aussi discrètement que possible, espérant qu'il ne se rappelait plus d'elle, mais au mieux, qu'il ne l'avait même pas vu.

Finissant son petit festin, elle se frayait un chemin vers de la musique, enjouée et rythmée. Un barde jouait pour son plaisir et celui des autres. Elle jeta l'os dépourvu de toute viande à même le sol, et se pencha vers un tonneau, remplissant son verre déjà vide. Elle restait là, écoutant, mais surtout gardant ses yeux un peu partout.
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Message Lun 28 Mai 2012 - 10:56

Pryam, Serena, Ewald, Jorah et Eleyna étaient arrivés à Mur-Blanc juste à temps pour assister au mariage. En eux-même leur présence importait peu mais celle du petit frère qu'ils trimballaient tout le long de la route était d'une importance capitale. Sans compter que la jeune femme avait été attirée par ces histoires d'oeuf de dragon. La simple idée de l'apercevoir lui faisait battre le coeur à la chamade et son imagination tendait à s'emballer sans doute un peu trop vite. C'était pour cette raison et pour ne pas se séparer de Pryam, qu'Eleyna et Jorah avaient accepté de faire demi-tour malgré les souvenirs désagréables liés au Conflans. La jeune fille avait sentit une tension dans ses épaules, perpétuellement, comme si elle s'attendait à ce que quelqu'un lui tombe dessus sans prévenir. Elle n'était pas encore prête à revoir Lukas et espérait vraiment qu'il était reparti vers le Nord.

Ils avaient du un peu pousser leurs chevaux pour arriver à temps. Pryam avait dans l'idée de participer à la joute et Eleyna se réjouissait d'assister à un tournoi pour la première fois de toute son existence. Son oncle lui avait conté les règles et certaines des plus belles joutes auxquelles il avait assisté mais l'imagination de la jeune fille ne suffisait pas entièrement pour se faire une idée précise. Elle avait questionné Pryam sur le trajet -harcelé serait peut-être un terme plus exact- et avait laissé transparaître son excitation. De perpétuelle bonne humeur, elle ne prenait pas ombrage des petites rechutes qu'avait Serena, de temps en temps, vis à vis d'elle.

Ils se retrouvèrent le premier soir dans la cour du château, en compagnie d'un homme qui semblait connaître le chevalier. Normal, si c'est un Frey. Pryam était le chevalier chargé de s'occuper d'Ewald. S'il s'était s'agit de son cousin Erik, Eleyna aussi aurait connu le chevalier qui l'aurait pris sous son aile. L'homme, déjà bien entamé, chantait et contait des histoires qu'elle ne connaissait pas bien, malgré tout était-elle assez habile pour repérer les quelques ajouts monstrueusement improbables fait par l'homme, dont la chope ne semblait pas vouloir se vider. Parfois il se mettait à chanter, et la nordienne l'observait avec un certain amusement bien que sa voix torturait gentiment ses tympans. Détournant le regard quelques instants, le temps pour le chevalier de boire quelques gorgées, elle remarqua le regard d'une jeune femme se poser sur Pryam...Avant de se détourner complètement, l'air inquiet ou du moins s'en rapprochant. Ou choquée, peut-être surprise. La curiosité presque maladive d'Eleyna la poussa à se lever, chuchotant à Serena qu'elle revenait dans quelques instants. Elle ne voulait pas déranger Pryam qui, aussi poli qu'à son habitude, écoutait les histoires avec un intérêt magnifiquement feint, au point qu'elle aurait pu le penser réel.

Sans s'attarder, elle se leva et s'attendit à être suivie par Jorah, sauf que celui-ci s'était fais des amis parmi les gens dans la cour et semblait déjà bien entamé. Un sourire indulgent pointa sur ses lèvres alors qu'elle secouait la tête. Tant pi, elle s'en sortirait bien toute seule! Sans compter que son action était vraiment mal placée. Si elle avait été faite comme tout le monde, elle aurait éprouvé de la honte. Sauf que ce n'était pas le cas et avec son naturel tout à fais à l'aise en toutes circonstance, se glissa derrière la jeune femme qui s'était arrêtée près d'un tonneau, non loin d'un groupe de musicien. Eleyna gardait son luth dans sa sacoche en cuir, qu'elle portait constamment sur elle. L'envie de se joindre au concert la titillait. « Quelle belle soirée, ne trouvez-vous pas? Quoi que le répertoire musical laisse un peu à désirer... » Les chansons tournaient un peu paillarde et même si c'était amusant...Eleyna avait une sensibilité poétique et musicale quelque peu plus élevée. « Même si j'ai rarement l'occasion de voir tant de monde. Vous connaissez quelqu'un, ici? » Peu subtile mais elle ne pouvait savoir qu'elle l'avait remarquée, tout comme l'interlocutrice ne pouvait deviner d'où elle venait, à moins d'avoir fais attention à elle. Son regard s'était plus ou moins focalisé sur Pryam... Allez savoir pourquoi. Eleyna s'était prise d'une passion pour les histoires touchants au chevalier et comme il se disait mauvais conteur, elle devait bien se renseigner par elle-même.
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Pryam Templeton
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Message Lun 28 Mai 2012 - 12:42

     L'arrivée à Port-Lannis avait été très rapide, à peine quelques heures après avoir appris l'existence d'un tournoi à Murs-Blancs, les voyageurs avaient fait demi-tour pour reprendre la direction du Conflans. Ils avaient tout juste pris le temps d'acheter quelques provisions pour la route avant de se diriger vers la forteresse des Beurpuits. Le voyage avait été plus rapide que le Valois ne le pensait, même si au fond l'idée de prendre part à des joutes ne l'emballait pas des masses, il n'avait jamais été très friand des démonstrations de talent et préférait largement profiter de l'absence d'autres chevaliers errants pour trouver un travail digne de ce nom. Mais visiblement ni Eleyna, ni Serena n'avait eu le plaisir – ou le déplaisir – d'assister à un tel spectacle jusqu'à ce jour et comme il était difficile de savoir quand est-ce que cela se reproduirait, mieux valait sauter sur l'occasion. C'était sas compter qu'en prime la mariée était la sœur d'Ewald et que par conséquent, le jeune garçon était presque obligé d'y participer. Pryam avait juré à lord Ryman de veiller à la bonne santé de son cadet et cela incluait aussi qu'il puisse se rendre aux endroits où sa présence était requise. Ils étaient donc arrivés à Murs-Blancs quelques temps après, juste au bon moment pour assister au banquet de mariage. Ewald s'était éclipsé très rapidement pour rejoindre la salle puisqu'il aurait une place d'honneur en raison de son lien avec la mariée et les quatre autres voyages s'étaient retrouvés dans la cour. Le Valois avait pris sa sœur à l'écart pour lui faire savoir qu'il fallait qu'ils passent leur nom de famille sous silence pour des raisons évidentes, ainsi donc ils n'étaient que de simples roturiers aux yeux de tous.

     Ils se retrouvaient donc coincés avec un autre Frey, un chevalier de la maison d'Ewald que Pryam n'arrivait pas à situer sur l'arbre généalogique. L'homme s'amusait à leur conter diverses choses en se sentant obligé de chanter. L'intérêt du Valois pour la musique était très réduit et déjà qu'il était rapidement lassé par les chants mélodieux, autant dire que la voix plutôt.... Originale de ser Addam n'était pas pour améliorer ce point de vue. Il endurait malgré tout cette contrariété, silencieux et adoptant une expression légèrement intéressée, juste assez pour ne pas froisser son interlocuteur, espérant que quelque chose viendrait les tirer de là. Ce fut Eleyna, peut-être sans le vouloir, qui s'éclipsa pour aller voir d'autres invités, Pryam profita donc de cette subite disparition pour annoncer au chanteur qu'il les laissait quelques instants. Serena étant avec Bray, elle pouvait aisément aller voir ailleurs en laissant le malheureux Frey tout seul si jamais l'envie lui disait, Pryam reviendrait alors pour ne pas manquer de respect à la famille de son écuyer, mais pour le coup il avait besoin de se changer un peu les idées, sans quoi les joutes du lendemain seraient bien difficiles.

     Ses pas le menèrent un peu plus loin, à l'écart des tables débordant de fromages et surtout loin du Frey un peu trop bavard, il parcourut les environs du regard, constatant qu'il y avait de nombreuses personnes originaires d'autres régions que le Conflans – du moins d'après ce qu'ils arboraient comme habits – puis le Valois décida de s'installer sur un banc à une table pratiquement déserte. Le silence et la solitude étaient loin d'être les ennemis du chevalier qui préférait largement se taire et écouter ou observer les autres – sans quoi que ce soit de malsain derrière évidemment – sauf lorsque cela concernait le chant évidemment. Son regard se promena sur diverses personnes présentes ici alors qu'il essayait de faire fonctionner ses méninges en situant tel roturier avec telle famille noble. Certainement les serviteurs, les dames de compagnie ou tout simplement les gardes des nobles qui ripaillaient à l'intérieur. Vérifiant si ses souvenirs de ce qu'il apprenait étant écuyer, étaient toujours bien présents, le blond commença son petit jeu qui s'avérait plutôt fructueux, même si quelques visages lui semblaient vaguement connus sans qu'il ne parvienne à les situer pour autant....


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Lun 28 Mai 2012 - 13:06

     Lyra avait imaginé cette scène de nombreuses fois dans son esprit lorsqu'ils étaient encore à Ferboys. Un mariage ! Pour la première fois, la jeune femme allait assister à un mariage qui n'avait pas lieu entre deux roturiers Dorniens. L'idée était tellement réjouissante qu'elle avait presque souhaité que les jours qui la séparaient de cet événement s'envolent rapidement pour qu'ils puissent enfin être à Murs-Blancs et profiter des festivités. Voilà qu'ils y étaient enfin ! La Dornienne était installée sur un banc et suivait la scène qui se déroulait autour d'eux, des personnes qui n'avaient rien de ménestrels et qui chantaient en battant la mélodie, enfin, en tentant du moins d'y parvenir. Ce n'était pas réellement concluant et plutôt que de charmer la demoiselle, ce pseudo chant la faisait rire bien qu'elle essayait de masquer son hilarité pour ne vexer personne. Ce n'était pas son genre et la suivante ne souhaitait pas gâter le repas. Elle détournait de temps en temps son regard des chanteurs qui provoquaient plus d'amusement que d'admiration, regardant qui étaient les individus qui gravitaient autour d'eux. Lyra ne connaissait personne. Mis à part Oteh et Gerold bien évidemment, mais disons que ce dernier n'était pas un grand bavard et que le premier n'était pas encore un familier de la Dornienne.

     Lady Edarra et son cousin Asafa se trouvaient dans la salle, Lyra n'était pas du tout contrariée de ne pas assister au festin en compagnie des nobles et pour être sincère, elle se réjouissait même plutôt de la situation. L'idée de se retrouver à devoir surveiller chaque mouvement qu'elle ferait l'aurait grandement embarrassée et elle se sentait bien plus à l'aise « parmi les siens ». Ainsi donc, la demoiselle finit par se lever, enjambant tant bien que mal le banc où elle était installée pour pouvoir marcher un peu. Lady Edarra avait donné de nouvelles robes à ses suivantes pour l'occasion et même si celle-ci restait très simpliste comparée à celle des autres femmes, elle était beaucoup moins pratique que celle qu'elle revêtait en temps normal. Jaugeant mal son mouvement, la malheureuse manqua de glisser et se rattrapa au malheureux Gerold qui se trouvait ses côtés, lui faisant presque renverser son verre. Elle s'excusa avec son sourire habituel avant de finalement parvenir à s'extirper de son siège pour se retrouver derrière les gens attablés. Lyra s'éloigna de quelques pas histoire de prendre un peu de nourriture et quelque chose à boire, puis elle revint vers la table afin de poser quelques victuailles devant le garde personnel de sa dame. Comme à son habitude, la Dornienne prenait soin des personnes qu'elle connaissait. Après quoi, la jeune femme s'approcha d'Oteh pour lui offrir à boire ainsi que quelques morceaux de ce qu'elle avait juste ramassés. Puis elle se laissa tomber sur le banc à ses côtés, prenant garde de ne pas lui renverser quelque chose dessus cette fois-ci.

     ▬ Avez-vous l'habitude des mariages ? Un prêtre doit y assister fréquemment j'imagine non ? À moins que ce ne soit différent dans votre ordre ? »

     L'interrogeant du regard, elle finit par se concentrer sur ce qu'elle avait en main et le dégusta. Elle tournait le dos à la table et regardait vers le reste de la cour où plusieurs personnes marchaient. Lyra se sentait plus à l'aise comme ça, histoire de pouvoir rapidement se lever si le besoin se présentait. Croisant les jambes, la Dornienne se détendait donc, profitant de l'instant présent.
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Message Lun 28 Mai 2012 - 14:17

Sonnez flutes et trompettes ! Carillons et tambours ! Ce jour d’hui, fêtes et joies sont à l’œuvre, les cœurs sont légers, l’amour est présent. Depuis les hauteurs de la chambre qu’on lui avait attribuée dans une taverne, Oteh observa l’agitation dans la cours. Il entendait les rires, les cris de joies. Tant de bonheur dont il ne se sentait pas affecté… Il avait accompagné lady Edarra Ferboys depuis Dorne pour ce mariage. Ho les réjouissances liées à l’union de deux petites maisons de Westeros ne l’intéressaient point, mais il avait profité de l’occasion pour se faire amener ici. Bien que son mal des transports avait rendu le voyage très long ! Il avait passé tout le voyage à l’arrière de la charrette qui portait les valises, soit malade, soit soul. La jeune servante, Lyra, avait voulu lui tenir compagnie au début, mais il avait dût rapidement lui faire comprendre qu’il valait mieux qu’il reste soul. Son seul intérêt durant ce voyage fut que lorsqu’ils s’arrêtaient dans une auberge, il livrait à la belle dame de Ferboys, les histoires de ses aventures.

Arrivé sur le lieu du mariage, il voulut remercier sa protectrice en lui faisant le plaisir de rester, il avait décidé d’assurer sa sécurité, même s’il ne disposait plus d’aucune arme pour le faire. Puis il avait eu une idée. Il se retourna alors et vit sur son lit, la tunique des Prêtres à Barbes qu’il avait fait nettoyer, elle était si blanche qu’elle semblait neuve, il passa une main sur le tissu, se perdant encore dans la rêverie de ses souvenirs de gloire et de grandeur, il effleura le symbole de sa caste d’un rouge émeraude magnifique et soupira.

Il enfila une autre tunique, rangeant la sienne dans le sac de toile avec les restes d’Alicia, replia les manches au-dessus du coude, attacha les lacets de ses brassards à ses poignets et passa le sac de toile par-dessus son épaule. Il sorti de l’auberge et se dirigea vers les tentes qui s’alignaient au pied des murs du château. Il trouva rapidement la suite de la dame de Ferboys et s’y assit. Un coude sur la table, il restait impassible à tous ces chants dénué de poésie et vantant pour la plupart les joutes sexuelle d’une catin avec un fermier. Et le fait que tout le monde trouve ce mariage … sophistiqué ? Quelle blague … Qu’ils voient un mariage dans la grande place de Qarth tiens …

Lyra vint s’assoir à ses côtés, lui amenant à boire et à manger. Il l’en remercia et répondit à sa question :

« J’ai fait trois mariage, dont un à Qarth, 15 enterrements, tous après une bataille, et j’ai aidé une femme des iles d’été à accoucher. Nous sommes préparés à officier selon toutes les religions, nous sommes plutôt bien accueilli à Essos, mais les septons de Westeros sont des mules sans éducations, et le fait qu’ils se disent « homme de foi » relève presque de l’insulte… »

Regardant où se posait les yeux de la jeune femme, il leva un instant les yeux vers une fenêtre qui devait donner sur la grande salle.

« N’importe où ailleurs j’aurais été un invité de marque et on m’aurait demandé de bénir cette union. Mais maintenant … ça n’a même plus d’importance … BAH ! Jeune fille vous devriez passer plus de temps à vous amuser qu’à écouter les histoires d’un vieil imbécile comme moi … »
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Message Lun 28 Mai 2012 - 15:19

Elle était donc vers cet immense tonneau, appuyée contre, l'air timide, mais aussi lascive, ne pouvant faire autrement, vu sa tenue et les formes qui la remplissait. Sa sous-robe reprisée de partout et sans forme, ne connaissait point la pudeur coutume. C'est à peine si elle cachait sa gorge, tombant mollement, sur la robe qui la cintrait juste sous les seins. Encore une chance que la ficelle gardait le tout un minimum fermé. Voilà bien une chose qu'elle enviait aux femmes nobles : elle n'était pas engoncée dans ces robes qui vous arrivaient jusqu'au cou parfois. Puis, les habits des roturières étaient les plus simples à défaire, comme à remettre. Et ce détail, il en parlait dans la douce musique paillarde que les musiciens chantaient à tue-tête. Ils avaient bien trouvé leur endroit : près du vin, et d'un publique qui sauraient apprécier leurs paroles.

Deirdre buvait tranquillement son vin, souriant parfois, même riant. Elle jouait les filles timides, ayant touché celui au violon, qui était ravi de la voir réagir à leur musique au double sens. De grands sourires échangés, un petit clin d'oeil quand on parlait de la douce demoiselle qu'on prenait dans le foin d'une écurie. Bonne comédienne, elle détournait parfois les yeux, comme gênée. Non, enfaite, elle l'émoustillait, éveillait son esprit. On aimait les femmes prudes et qui ne se laissaient pas trop faire. Tout cela n'était qu'un jeu de séduction. Il fallait bien qu'elle trouve un intérêt à ces festivités. L'oeuf de Dragon, mon dieu ! Elle n'aurait que la chance de le voir. Elle n'était pas assez bonne voleuse pour s'en emparer. Ce serait bien trop risqué de s'y tenté, même si la tentation était là. Elle pourrait porter préjudice à Damon et donc par conséquent, à Sargon. Donc, elle essayait de trouver un peu d'occupation où elle pouvait et la cour était assez grande pour se retrouver seule avec quelqu'un qui sait, pour qu'on vienne lui compter fleurette. Elle avait envie de s'amuser, autant prendre cette soirée plus à la légère. Un peu de séduction, juste ça, pas forcément plus. Une femme, surtout comme Deirdre, adorait qu'on la courtise, qu'on la désire.

Tous ces projets furent rapidement noyé dans le fond du tonneau de vin, elle le sentait. Disons que déjà, on venait à la couper dans son dessein, et que la magie venait de se rompre. Elle se retourna alors qu'on lui parlait, la voix si proche d'elle, la coupant dans la douce écoute de cette musique qui devenait de plus en plus osé. Les rires explosèrent autour d'elles, car oui, cette personne était une belle brune. Deirdre leva un sourcil. Elle parlait des chansons, qui laissaient un peu à désirer. La fer-née la jaugea un moment de la tête au pied. Elle était bien encombrée pour une roturière, rien qu'à en voir la qualité du sac de cuir qui gardait précieusement un instrument. Chose dont elle ignorait bien sûr, si ce n'est les finitions et la brillance de la matière. Elle haussa les épaules, finissant son verre, pour s'en servir un autre.

- J'aime beaucoup ce qu'ils font... C'est de notre niveau diront nous. N'pensez pas ? Les belles chanson pour les nobliaux et le crottin pour nous. Un peu d'humour, quittons nos culottes de chasteté et toutes ces manières qui nous entourent, quand bien même, notre situation ne vaut pas celle des autres, s'était un peu emportée Deirdre.

Le coup de la jeune fille naïve et gentille, c'était raté. Elle dirait que cela était du à l'alcool, même si elle avait réellement cette attitude en temps normal. Puis alors, la jeune brune lui demandait si elle connaissait du monde ici. Pourquoi ? Elle cherchait des amies ? Elle leva encore son sourcil, plus dédaigneuse, et finit par lui faire un doux sourire.

- Peut être oui, peut être pas, rit-elle, montrant son verre. Excusez moi, je tiens mal ce doux breuvage. L'avez-vous gouter ? Il est si délicieux, je ne compte plus les verres que j'ai pu vidé dans mon gosier. Je ... vous me demandiez, si je connaissais quelqu'un, hmmm, fit-elle mine de réfléchir, jetant un œil par dessus l'épaule d'Eleyna. Pryam avait disparu ! Malheur. Où était-il ? Il serait bien plus prudent qu'il ne la voit pas. Les guerrier là-bas, voyez vous. Ce sont les hommes du noble que je sers. Puis après, vous l'avez dit, il y a du monde, je n'en sais rien, je n'ai pas vu tout les minois qui se pavanent ici. Mais je doute fort de croiser une connaissance.

Elle sourit plus amère, avant de passer son châle noir, disposé délicatement sur ses épaules, mais cette fois-ci au dessus de sa tête.

- Je me nomme Deirdre, et vous ? Vous connaissez les mariés ?
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Message Lun 28 Mai 2012 - 17:29

En arrivant à l'auberge, Serena s'était dépêché de mettre sa plus belle toilette : une robe blanche avec une grande capuche qui descendait jusqu'à la moitié de son dos. Elle ne possédait aucun bijou pour aller avec. Pas le moindre bout de ferraille qui puisse servir de broche. Rien. None. Niet. Nada. La jeune femme avait onze ans la dernière fois qu'elle avait été la dame de Ninestars et alors elle n'avait jamais été du genre coquette. Aujourd'hui, pourtant, un paradoxe grandissait en elle à une vitesse angoissante : même si elle voulait rester la petite fille qui jouait avec son frère, elle se sentait femme également. Avec cette constatation, d'autres sentiments étaient nés. Comme par exemple la fierté de voir que des chevaliers se retournaient sur son passage pour l'observer jusqu'à ce qu'elle quitte leur champ de vision. C'était différent de quand Pryam la regardait. Sans doute ne voyaient-ils pas la même chose. Cependant, être aimée par quelqu'un d'autre que son cher frère ne l'intéressait pas, même si ce n'était pas du tout le même genre d'amour. Elle pensait au cas de Bray lorsque ce dernier entra dans la chambre pour lui apporter une couronne de fleurs blanches et roses qu'il avait faite avec ce qu'il avait trouvé dans un champ derrière l'auberge. C'était mieux que n'importe quel bijou de fer ou même d'or.

C'est donc en robe blanche, couronnée de fleurs et au bras de son frère que Serena se rendit aux festivités. Le banquet était conséquent. Il y avait beaucoup de choses auxquelles Serena n'avait jamais goûté et, bien qu'elle aurait pu se jeter sur chaque plat, elle n'en toucha aucun. Cette abondance lui donnait plus envie de vomir que de manger à vrai dire. Elle saisit un gobelet en fer de vin rouge lorsqu'on lui en apporta un et y trempa les lèvres. Il était de bien meilleure qualité que celui que l'on trouvait dans les auberges de Westeros. Elle sursauta plusieurs fois en entendant le nom de « Arryn ». D'autres représentants du Val étaient-ils présents à la fête ? Quand bien même cela aurait été le cas, il n'y avait rien à craindre normalement. Elle avait changé en douze ans. Personne ne devrait être en mesure de reconnaître la fille présummée septa de Symond Templeton.

Eleyna quitta leur petit groupe en premier, bientôt suivit de Pryam. Lorsqu'elle le vit s'éloigner, Serena fut traversée par un violent éclat de frayeur. Elle ouvrit la bouche et amorça un geste pour le retenir mais elle s'immobilisa finalement et le laissa filer. Il ne l'avait pas vue. Tant mieux. C'était une mauvaise habitude de paniquer à chaque fois que le blondinet quittait son coté. Elle avait survécu des années sans lui. Elle pouvait surement le faire encore un petit peu, d'autant qu'il allait revenir. Ne pouvant s'empêcher d'être angoissée, la jeune femme regardait de gauche à droite avec compulsion. Elle se força à respirer calmement. Des dames de compagnie s'étaient approchées de Bray. Rien d'étonnant à cela. Il était très beau avec ses cheveux dorés et son air de petit animal apeuré. Il se présentait comme « l'homme de compagnie » de la jeune Templeton, ce qui fit rire ces dames. Serena reconnaissait ce rire. C'était un rire charmeur. Se sentant encore plus malade qu'il y a dix minutes, elle décida elle aussi de s'éclipser. Occupé qu'il était à divertir ses groupies, Bray ne s'en aperçut pas immédiatement.

Serena marchait au hasard à travers la cour. Elle cherchait un petit coin tranquille, persuadée que Pryam la retrouverait quand il en aurait envie. Lorsqu'elle passa près d'un groupe d'hommes qui étaient déjà passablement éméchés, elle entendit quelques commentaires vulgaires sur les parties saillantes de son corps et pressa le pas jusqu'à se mettre à courir pour rester loin d'eux. Elle reconnaissait ce genre d'hommes. Nombre d'entre eux avaient croisé sa route par le passé. Ils avaient de beaux vêtements et une armure polie mais leurs intentions étaient tout sauf honorable. Elle les craignait et les fuyait comme la peste, depuis que l'un d'eux avait failli prendre de force sa vertu. Pourquoi n'y avait-il pas plus d'hommes comme son frère et moins de barbares comme eux ? Le monde serait tellement plus sûr et lumineux. C'est en pensant à cela qu'elle dégotta finalement un petit coin tranquille à l'écart de la foule. La musique lui parvenait juste par bribes. Il y avait fort longtemps qu'elle n'avait pas dansé. Peut-être en aurait-elle l'occasion ce soir.
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Message Lun 28 Mai 2012 - 18:14

     Lyra écoutait attentivement ce qui lui disait Oteh, il semblait avoir connu tellement de choses que la jeune femme ne pouvait rêver d'avoir un meilleur interlocuteur pour apprendre toutes les merveilles que ce monde pouvaient receler. L'étranger prit donc la parole afin de répondre aux interrogations de la Dornienne en lui expliquant qu'il avait déjà été à trois mariages, quinze enterrements et avait fait encore d'autres choses bien étranges. Les Iles d'Été, Lyra en avait entendu parler, à ce qu'il paraissait les personnes de cette région du monde possédaient une peau aussi noire que l'ébène, un peu comme les Dorniens Sableux en réalité. Ces paroles suffisaient à faire rêver la demoiselle qui enviait le prêtre à barbe et ne s'en cachait d'ailleurs pas. Lorsqu'il déclara que les septons ne méritaient pas de se qualifier d'hommes de foi, elle ne put retenir un léger rire. Elle-même avait toujours trouvé la religion des Sept assez étrange, elle croyait en la Mère Rivière et les autres divinités de Dorne qui ne demandaient pas de culte religieux à proprement parler. Un bref instant de silence s'installa avant que l'homme ne continue en expliquant que dans d'autres régions il aurait été considéré comme un invité de marque, ajoutant en conclusion qu'elle devait plutôt aller profiter de la fête que de rester avec lui. La réaction fut instantanée, la demoiselle sursauta presque avant de secouer vivement la tête, faisant bouger sa chevelure d'ébène.

     ▬ Allons donc ! Ne dites pas de bêtises, vous n'êtes ni vieux, ni un imbécile, je préfère largement passer un moment à discuter avec vous plutôt que d'aller m'amuser ailleurs. Puis pourquoi considérer que je ne peux m'amuser en votre présence ? »

     Lyra était très sociable et elle pouvait lier une discussion avec de nombreuses personnes sans difficulté, mais souvent cela lui retombait dessus, elle avait la langue trop pendue. La Dornienne croqua une fois de plus dans la nourriture qu'elle tenait à la main, veillant à ne pas salir sa nouvelle robe. Quelle honte aurait-elle si elle devait se présenter auprès de lady Edarra avec sa tunique tâchée ! Après avoir terminé ce qu'elle avait en bouche, Lyra essuya ses lèvres pleines d'un geste de la main puis reprit la parole.

     ▬ Vous dites que vous avez fait trois mariages, vous voulez dire que vous les avez menés ? Comme les septons unissent les mariés dans cette cérémonie ? Ce doit être beau j'imagine, permettre à deux personnes de pouvoir se lier pour la vie. Vous faites de bien belles choses, la naissance d'un enfant doit être une chose unique. Vous avez été la première personne qu'il a vu, il ne vous oubliera certainement jamais ! »

     Le plus probable était plutôt que l'enfant ne se souviendrait pas de sa naissance, mais la jeune femme était un peu rêveuse et par conséquent elle se laisser aller à ses idées un peu décalées. Après avoir répondu à Oteh, les yeux de jais de la demoiselle quittèrent le visage de l'homme pour se promener sur les environs, contemplant tout ce qui s'offrait à ses yeux. Tant de nourriture dans un mariage, jamais Lyra n'aurait envisagé qu'il soit aussi fourni en nourriture après la sécheresse qui avait frappé Westeros. Les mets étaient très différents de Dorne, mais pas repoussants pour autant. Alors que son regard scrutait tous les visages, elle eut le sentiment de reconnaître certaines personnes, mais se disant que c'était peut-être son esprit qui lui jouait des tours, la demoiselle se contenta de hausser les épaules pour se concentrer à nouveau sur le prêtre à barbe.

     ▬ En tant que prêtre est-ce que vous êtes soumis aux mêmes règles que les religieux de Westeros ? Vous pouvez vous marier et avoir une famille ? J'ai toujours trouvé cela dommage d'interdire ce plaisir aux septons, pourquoi un religieux ne pourrait pas aimer autant son dieu que sa famille ? J'ai une sœur et des parents et même si j'avais eu plus de sœurs, j'aurais toujours autant aimé le reste de ma famille. Vous ne pensez pas ? »

     Une logique plutôt particulière, mais qui expliquait énormément de choses selon la demoiselle, même si au fond ce n'était peut-être pas aussi simple. Être roturier avait du bon, il n'y avait pas besoin de se prendre la tête pour des choses sans importance. Lyra en était la preuve vivante.
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Maël
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en service dans le Bief »

♦ Missives : 501
♦ Missives Aventure : 46
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 25/02/1992
♦ Arrivée à Westeros : 02/02/2012
♦ Célébrité : Jared Leto
♦ Copyright : Cami-Ali
♦ Doublons : Shaïra Seastar, Gabriel, Velanna Vance
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Le Bief
♦ Liens Utiles :
~ Fiche ~
~ Les Tissages ~
~ Aptitudes et Succès ~

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Message Lun 28 Mai 2012 - 18:27

La route pour rejoindre le Conflans et plus précisément Murs-blancs, la demeure de la maison Beurpuits, avait été longue, fatigante mais également distrayante. Il avait eu l’occasion de faire plus amples connaissances avec l’adorable Ashlee Cendregué, une jeune lady pour qui il avait confectionné diverses tenues afin qu’elle soit resplendissante pour le Tournoi. Bien que particulièrement respectueux et discret lors de leur première rencontre il s’était pris d’affection pour elle et avait accepté sa proposition de l’accompagner au mariage unissant Lord Ambrose Beurpuits et Lady Sienna Frey. Ainsi, il pourrait l’aider avec ses habillements et aurait également l’occasion de profiter d’une fête dans un beau château, de bien manger et boire, et peut-être même de faire quelques rencontres intéressantes sur le plan personnel et sur celui des affaires. Il était également impatient d’assister aux joutes du Tournoi car il n’avait jamais eu l’occasion d’en voir beaucoup dans sa vie.

Une fois la maison Cendregué parvenue aux portes de la Laiterie – c’est ainsi que l’on nommait le lieu en raison de la pierre blanche et opaline de ses murs, d’après quelques racontars qu’il avait recueilli sur le chemin – elle fut séparée en deux groupes. Tandis que la lady rejoignait la Grande Salle Maël et les autres roturiers échouaient dans la Cour du Château. Même s’il aurait aimé accompagner la jeune fille à l’intérieur, il trouvait à la réflexion la situation présente assez confortable. En effet, il n’aurait pas vraiment su comment se comporter devant des invités de prestige… Il avait entendu dire que Lord Jasper Arryn et Lord Edwyn Tully étaient présents, voilà des noms qu’il connaissait déjà du temps où il déambulait encore dans les rues brûlantes de Lancehélion ! C’est donc docilement que le tailleur s’installa dans la cour, conduisant son mulet Pylos un peu à l’écart. Une bête douce et obéissante mais qui n’était pas à l’abri d’être effrayé dans la cohue, il lui donna donc en premier lieu de quoi se sustenter avant de s’éloigner pour rejoindre les tables appétissantes. De la cretonnée de pois cassés et des fruits frais, accompagnés de bière, voilà un repas qui pour Maël avait des airs de fête réussie ! Le sourire aux lèvres il apaisait sa faim tout en prêtant une oreille distraite aux chants et aux histoires qui se diffusaient dans la salle.

Ce n’est rien d’autre qu’un bras de fer qui le tira du roucoulement satisfait de son estomac et de ses songes. Ses yeux bleus clairs passèrent d’un homme à l’autre mais il ignorait leurs noms et était également bien incapable de connaître leur maison, si tant est qu’ils en aient une. Tout ce qu’il savait, c’était qu’ils avaient l’air tout deux forts et que le « duel » s’annonçait acharné. Il était aussi certain qu’il ne tiendrait pas plus de quelques secondes à la place de l’un d’eux, il n’avait absolument rien d’un guerrier ainsi vêtu d’une cotte proche du corps, bleu ciel et légèrement satinée, surmontant des chausses simples d’un noir profond retenues par une ceinture d’argent tournée deux fois autour de sa taille. Non, vraiment rien. Détournant la tête son regard croisa celui d’un homme assis en face, à qui il adressa un sourire discret et un peu intimidé. Il remarqua également la bousculade et jugea bon de s’écarter au cas où. Son verre en main il fit quelques pas pour rejoindre Pylos – le bougre réclamait son attention, et surtout l’attention privilégiée de la pomme que Maël tenait au creux de sa main libre – et remarqua alors la présence d’un homme blond, assis à l’écart. Comme il scrutait les visages, le tailleur dornien tenta une approche et s’adressa de sa voix calme et douce au chevalier :

    « Excusez-moi… Vous avez l’air de connaître un peu les convives de ce soir. Il s’avança avec un sourire gêné. Je viens de Dorne et je ne sais rien des chevaliers de la religion… Si vous en avez le temps et l’envie, vous pourriez peut-être m’aider à y voir plus clair ? Je me sentirais moins perdu aux joutes de demain. Il ignorait si l’isolement du jeune homme était volontaire, mais qui ne tente rien… Oh désolé, je m’appelle Maël. Enchanté messire. »



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Message Lun 28 Mai 2012 - 18:53



     Owayn et Kerran avaient sans mal trouvé le mariage ; difficile de louper un tel évènement. Comme prévu, le reître avait troqué ses vêtements pour quelque chose de plus civil : exit haubergeon, brigandine et pièces d'armures piochées à droite et à gauche. Une tunique de lin grossière sur des braies et chausses simples. Une paire de chaussures lacées complétaient cet attirail, payé rubis sur l'ongle par le négociant. À croire que sa bourse n'avait pas de fond, au grand étonnement du mercenaire. Son équipement habituel était dans un sac de chanvre laissé au poste de garde du château. Kerran avait non sans fierté fait briller la lettre de recommandation que lord Lannister lui avait fournie, même si les gardes ne semblaient manifestement pas plus savoir lire qu'Owayn.
     L'homme se sentait à la fois excité de participer au mariage, et plein d'appréhension. S'il n'avait jamais vu lord Lannister, il se disait que ce dernier n'apprécierait peut-être pas que l'homme qu'il avait envoyé régler une affaire face un détour afin de se remplir la panse. Enfin au moins, ils étaient sur le chemin du retour. Kerran l'avait fait rêver en lui promettant de le présenter à lord Lannister comme son assistant ; et quoi que le négociant en fasse, il est vrai que le reître lui avait été d'une aide précieuse dans l'affaire qu'il avait menée ; mais ceci était une autre histoire.

     De toute façon, dans l'état actuel des choses, l'homme ne s'inquiétait pas outre mesure. Il avait saisi un cuissot de poulet au fenouil à la main, et ne se faisait pas prier pour l'attaquer de dents affamées. C'était bien meilleur que la nourriture des auberges auxquelles il était habitué, comme en témoignaient la patate, l'oignon et le morceau de fromage de Beurpuits qui s'empilaient sur la lame de son couteau. Ledit couteau qu'il agitait en tous sens afin d'encourage le bras de fer effréné qui se déroulait à quelques mètres seulement.
     Kerran quant à lui tentait de faire preuve du raffinement qui seyait à sa fonction. Ou du moins, avait tenté, puisque le vin avait eu raison de lui, et si le banquet avait à peine commencé, il était déjà fin gris, et du breuvage local qui plus est. Il gloussait comme une poule à chaque encouragement du reître lancé aux deux chevaliers, qui ne semblaient pas hésiter se mêler aux roturiers en cet instant de fête. Qui aurait là pu croire qu'à des kilomètres à l'ouest les Fers-Nés se livraient sur les côtes de Westeros à d'odieux pillages ?

     Le temps semblait s'être arrêté le temps du banquet ; et Owayn était bien décidé à passer une bonne fête, et peut-être même à se faire quelques connaissances ; futurs clients ou nobliaux, tout était bon à prendre pour celui qui visait haut.
     Quoique pour l'heure, il était plus aspiré par la lutte brachiale qui se déroulait. Il devait d'ailleurs illustrer parfaitement sa condition de rustre, à se gaver sans vergogne ; mais il n'avait pas touché au vin. Mieux valait pour lui avoir toute sa tête, et ne pas rendre son dîner devant les quelques personnes de valeur qui se trouvaient ici. Passer pour un glouton, soit ; un ivrogne, certainement pas. Et si apprécier la bonne chère était sans doute une qualité, boire comme un trou n'était pas toujours bien vu.
     Alors en attendant que la fête avance, le reître se divertissait, et satisfaisait sa panse.


Dernière édition par Owayn le Mer 30 Mai 2012 - 23:51, édité 4 fois
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Even Corbray
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Courage et honneur.



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♦ Missives Aventure : 84
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 01/05/2012
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♦ Copyright : Izhelinde
♦ Doublons : Corwin Rogers, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 30 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Cordial, Val d'Arryn
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Message Lun 28 Mai 2012 - 19:25

Even avait décidé de s'éclipser de la table de banquet des noces afin de se soustraire un peu à la touffeur des lieux et à l'habituelle étiquette à suivre dans un milieu de nobles. Il avait donc présenté de courtoises excuses à tout le monde avant de se retirer un moment, et de sortir prendre l'air. Son long séjour à Dorne auprès de gens de condition modeste l'avait habitué à plus de simplicité. Son éducation lui permettait toujours de se tenir au mieux en société, et de tenir son rang sans faillir, mais il se sentait le besoin de faire une pause de tout cela pour un moment. Il avait déjà l'estomac bien rempli, mais il avait pris soin de ne pas s'aviner, afin de garder les idées claires. Il sortit dans la cour en empruntant les longs couloirs du château. Il se retrouva au milieu d'une assemblée de gens plus modestes et de roturiers, qui festoyaient pourtant pour l’événement, à leur niveau. Le chevalier, dans sa tenue élégante mais sobre, semblait un paon dans une basse cour au milieu de tout ce monde : il arborait pour l'occasion un ensemble gris-bleu en soie de Dorne, brodé sur le cœur du blason des Corbray de façon discrète, et il avait également une cape bleue agrafée par deux broches d'argent en forme de corbeau. Rien de bien tape-à-l'oeil, mais venir vêtu trop simplement aurait été une insulte pour les époux et leurs familles.
Il inspira un bon coup, appréciait l'air de la nuit. Il vit qu'un certain nombre de gens lui lançaient des regards en coin, comme s'ils se demandaient ce qu'un membre de la haute noblesse conviée dans la grande salle de banquet pouvait bien faire là. A moins qu'ils ne pensent qu'il venait là récupérer un serviteur ou le corriger. En réalité, il voulait simplement se mêler à eux en toute simplicité, et pour les convaincre il se saisit d'un gobelet de vin qu'il but du bout des lèvres. En baladant son regard sur l'assistance, il crut apercevoir Lyra, une Dornienne qu'il avait vue à Lancehélion. Mais c'était deux ans plus tôt, et il ne voyait pas pourquoi la petite aubergiste qui n'avait jamais quitté sa ville natale se serait trouvée aussi loin de chez elle, en plein milieu de Westeros.

Il finit par repérer quelques chevaliers mal dégrossis qui semblaient porter un intérêt tout particulier à quelque chose ou quelqu'un. Intrigué, il s'approcha l'air de rien. Arrivé à portée d'oreille, il put constater qu'ils lançaient des remarques grivoises et obscènes à une jeune femme vêtue d'une robe blanche assez simple, avec une couronne de fleurs sauvages dans ses cheveux de jais. Elle lui rappelait un peu un animal pris au piège, si bien qu'avant même d'avoir eu le temps de réfléchir, il avait bougé par réflexe pour venir se poster près d'elle. Il s'inclina très légèrement devant elle, bien qu'elle aie l'air d'une simple roturière, et il lui offrit un sourire courtois.


« Ma Dame... Il me semble que vous êtes quelque peu importunée par ces individus, je me trompe ? Des individus qui feraient mieux de trouver mieux à faire et de ne pas trop s'aviner s'ils espèrent pouvoir prendre part au tournoi demain.


Ce disant, il s'était retourné vers les malappris, mettant son blason familial bien en évidence, avec dans son regard une menace claire. A la manière d'une meute de chiens galeux qui prend ses jambes à son cou devant un puissant loup, les importuns levèrent le camp en comprenant le message, semblant soudain trouver bien plus intéressant de ripailler que de lancer des remarques salaces à leur victime ou se frotter à un noble qui pourrait aisément avoir leur tête. Even se tourna à nouveau vers l'inconnue, son regard accrochant malgré tout sur les traits charmants de son visage. Il fit tourner machinalement son gobelet entre ses doigts. Il n'avait plus ressenti ce genre de sentiment indistinct d'attirance depuis la seule femme qu'il aie aimé, une Dornienne qui était tragiquement morte d'une morsure de vipère des sables. Pour le coup, il avait du mal à détacher son regard d'elle, mais il n'aurait su dire pourquoi. Il sourit à nouveau, le plus gentiment et cordialement possible.

- Je suis désolé de m'être imposé mais... J'avais l'impression que leur compagnie ne vous enchantait guère. Je ne me suis pas présenté. Ser Even... Ne serait-il pas trop indiscret de vous demander votre nom ? »

Il avait volontairement fait l'impasse sur le nom de sa famille afin de ne pas mettre mal à l'aise quelqu'un vivant parmi le peuple. Par ailleurs, il n'avait pas envie de se présenter comme le membre d'une maison noble mais juste comme un chevalier qui cherchait un brin de compagnie et de conversation.


Spoiler:
 

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Message Lun 28 Mai 2012 - 20:20

En entendant une voix d'homme intervenir pour elle, Serena eut le réflexe craintif de rentrer légèrement la tête dans les épaules et de cligner plusieurs fois des yeux. Quand elle voulut regarder qui s'était soucié d'elle, la belle ne trouva qu'un dos à contempler car son sauveur faisait à présent face à la vermine ivre. Était-ce sa stature imposante ou l'autorité du ton qu'il avait pris qui fit fuir les poivrots ? Ou peut-être ce blason cousu qu'elle ne voyait pas encore et qu'elle ne pourrait manquer de reconnaître puisque son propriétaire était, comme elle-même, un vassal de l'honorable Maison Arryn. La jeune femme se détendait à mesure que les importuns s'éloignaient mais ses yeux infiniment bleus restaient fixés sur la nuque de l'inconnu. Il avait été parfait. Il les avait chassé sans les menacer directement mais en laissant planer une menace déguisée en conseil. Serena songea que c'était tout à fait le genre d'interventions que son frère Pryam aurait pu mené. Une main de velours dans un gant de fer. Intriguée par cette similitude, elle attendit patiemment que l'homme se retourne vers elle. Ce qu'il fit sans tarder.
Sa grande taille faisait paraître Serena encore plus petite qu'elle n'était. Son buste était large et pourvu de bras qu'on imaginait mieux tenir une épée qu'une plume. Il y avait de légères boucles dans ses cheveux bruns. Sa mâchoire était bien dessinée et son menton volontaire. Malgré toute la puissance que son corps entier suggérait, son regard franc avait quelque chose d'extrêmement... doux. L'espace d'un battement de cils, la jeune valoise fut charmée par cette vision. Elle était bien sûr sensible à la beauté de cet inconnu mais elle aurait signifié bien peu de choses sans l'extrême gentillesse dont il avait fait preuve en la débarrassant des hommes malpolis et imbibés la minute précédente. Serena baissa quelques secondes les yeux sur le dallage alors que ses pommettes se teintaient légèrement de rose. Elle releva la tête juste à temps pour le voir lui sourire. Jamais encore elle n'avait ressenti un malaise aussi agréable. Pour la première fois depuis qu'elle avait retrouvé son frère, ce dernier avait totalement disparu de ses pensées pour le moment.

Son nom ? Un léger frisson la parcourut. Pryam lui avait dit dit qu'il ne fallait pas le donner. Toute hypnotisée qu'elle était par son doux regard et ses sourires, Serena n'avait pas prêté attention au blason qui ornait sa fort jolie tenue. Toutefois, elle eut la pensée sotte qu'ils semblaient assortis ainsi, lui en bleu et elle en blanc. Bon, elle ne pouvait lui donner le nom de Templeton mais elle n'était pas obligée de lui cacher qu'elle était une lady, n'est-ce pas ? Elle n'était absolument pas du genre à jouer du titre mais elle devinait sans peine à l'apparence de Ser Even qu'il n'était pas un moins que rien et elle ne voulait pas paraître à son désavantage sur une méprise. Cette pensée vaniteuse la fit se haïr un peu mais elle avait été plus forte que sa raison.
Serena pencha légèrement la tête sur un coté et lui adressa un sourire radieux.

_ Vous avez fort bien fait et je vous en remercie, Ser Even.

Lady ou pas lady ? Il fallait se décider maintenant avant qu'il ne tourne les talons en croyant qu'elle ne voulait pas lui révéler son identité. Prenant une profonde inspiration, la jeune femme avança sa main vers le chevalier, paume face au sol, en priant de toutes ses forces pour qu'il se plie au baisemain. Pas parce qu'elle serait humiliée de la voir ignorer devant d'éventuels spectateurs de la scène. Seulement parce qu'elle avait envie qu'il prenne sa main dans la sienne, qu'il la touche. Juste un peu. Rien qu'un peu.

_ Lady Serena, déclara-t-elle sans plus hésiter, souriant encore. Je suis ravie de rencontrer un homme qui se conduit encore selon le code de la chevalerie.

Elle n'avait pas dit son nom et si Even était aussi bien élevé qu'elle venait de le faire remarquer, il ne lui reposerait pas la question pour savoir à quelle Maison elle appartenait.

_ Vous êtes venus pour participer au tournoi, j'imagine. Je vous souhaite courage et chance. Je n'ose espérer que vous soyez aussi bienveillant avec mon frère qui y participe également que vous venez de l'être envers moi. Le meilleur gagnera et c'est très bien ainsi.

Elle parlait de Pryam mais le visage du blondinet n'apparaissait pas à son esprit, comme toujours. Pour le moment, elle ne voyait qu'Even et seulement lui. D'ailleurs, elle lui sourit encore, les joues légèrement roses.


Dernière édition par Serena Templeton le Lun 28 Mai 2012 - 20:49, édité 2 fois
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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 28 Mai 2012 - 20:38

Intervention partielle

La fête allait bon train dans la cour, et malgré quelques ivrognes qui, déjà, avaient roulé sous les tables, tous étaient encore assez alertes et sobres pour profiter des festivités. Les récits mi-chantés mi-contés de ser Addam Frey n'avaient guère été du goût de certains de ses auditeurs qui avaient profité de la première occasion pour fuir la table où l'on parlait désormais d'une aïeule Frey à l'histoire peu reluisante et que le brave chevalier aviné comparait à une vieille vache aux oreilles boursouflées. Fort heureusement pour lui, Pryam avait quitté la table et s'était isolé du reste de sa troupe pour observer la cour et se vider l'esprit des troubles qui l'assaillaient car, le lendemain, les joutes concentreraient toute son attention. Les Sept auraient très certainement loué son sérieux et sa réserve, mais d'une part un dornien vint à lui avec un lot de questions, et d'autre part la pintade qui s'approcha de lui par derrière n'était guère de celles qui souscrivent à la volonté des dieux. La gueuse était fervente, bien sûr, et elle priait souvent ou plutôt, elle s'agenouillait très souvent et réclamait chaque fois quelques pièces. Malheureusement, ce soir, elle n'était pas en état de s'agenouiller devant qui que ce soit, comme en témoignait la carafe de vin qu'elle tenait à bout de bras. La pauvre maladroite qui avait eu l'idée d'enserrer le chevalier du Val et de profiter de la surprise pour lui soutirer quelques caresses glisser lamentablement et tomba sur le côté, à ses pieds, la carafe se brisant au contact du sol et répandant son contenu tout autour. La gueuse riait aux éclats et sans doute était-il trop avinée pour éprouver de plein fouet la douleur qui l’étreignait. Un peu de sang lui rougissait la joue, mais ce n'était qu'une égratignure. De sa main, elle cherchait sur le sol quelque chose, un linge peut-être pour éponger sa plaie insignifiante.

De la même façon, Eleyna s'était éloignée de ser Addam Frey pour se rapprocher de Deirdre et quand bien même les deux demoiselles n'avaient aucune connaissance de leur identité respective, elles discutaient tranquillement de la musique, du mariage, des personnes présentes dans la cour. En somme leur conversation était légère, bien moins que le vin contenu dans le grand tonneau sur lequel Deirdre s'appuyait. Tranchant dans le lard de la discussion qu'elle avait initié, l'un des musiciens qu'écoutaient Deirdre avant l'interruption d'Eleyna s'approcha d'elles et déclara, d'une voix charmeuse et charmée : – Vous devriez vous éloigner, 'paraît qu'le bois de la grosse barrique est vermoulue ! J'parie trois cerfs qu'elle romp avant la fin d'la fête ! Et pour illustrer son conseil, le brave ménestrel s'en alla plus loin pour rejoindre ser Addam Frey qui n'en finissait pas de chanter l'histoire de son aïeule bovine. Les deux demoiselles avaient pu constater à la couleur de la peau de son nez que le pauvre musicien était ivre comme quatre, et c'est tout juste si du vin ne lui pissait pas par les oreilles. Pourtant, tout imbibé de bière et de vin qu'il était, il pouvait encore jouer de sa plus belle musique, alors se pouvait-il qu'en dépit de la grosse quantité d'alcool qu'il avait avalé, le ménestrel ait encore toute sa jugeote ? Difficile à dire, mais une chose était certaine : il venait de vomir tout ce qu'il avait avalé sur plusieurs convives attablées autour de ser Addam qui, bien que partiellement couvert de bile et de vomi, riait aux éclats.

De son côté, Serena avait elle aussi quitté la table et erré dans la cour, manquant de croiser la route d'hommes aux intentions plus que douteuses. Tel frère, telle sœur, la demoiselle s'était aussi isolée dans un coin de la cour, là où elle était protégée des odeurs écœurantes qui émanaient des fromages. Grâce à l'intervention de ser Even Corbray, les importuns déguerpirent, mais ils n'étaient pas destinés à finir la soirée en tête à tête, quand bien même la perspective fleurait. En effet, à peine leur conversation avait-elle débuté que c'est un homme au parfum pire encore que celui des meules de fromage qui s'approcha d'eux par le côté avant de s'annoncer à distance pour éviter de les surprendre. Il s'adressa à ser Even. – Vous venez de la salle ? Je vous ai vu venir de l'intérieur. La voix de l'homme était gutturale, et l'on pouvait sentir tout de suite que la conversation, ce n'était pas son fort car en effet, il n'avait pris ni la peine de saluer, ni la peine de se présenter. Il était très grand, très imposant, et sur son poitrail de taureau, on pouvait voir un étalon rouge. Aussitôt il reprit : – Le banquet a commencé ? Toujours ce même ton féroce et peu soucieux de ménager, mais aurait-il pu en être autrement ? L'homme aux cheveux ras et à l’œil méchant était de mauvais poil, car en plus d'être en retard, il avait des relans d'une mauvaise gueule de bois.

À la table où discutaient ensemble Lyra et Oteh Byris des us et coutumes relatifs aux mariages célébrés par les prêtres à barbe de Norvos, ser Kirby et ser Galtry avait cessé de chanter. Les deux gars n'étaient peut-être que deux gros rustres affublés d'un titre comme deux cochons sauvages parés d'une cape de velours, mais ils n'en étaient pas moins deux hommes du Conflans et deux chevaliers de la foi des Sept : leur tolérance à l'égard des autres religions était bien faible, et en entendant les paroles injurieuses du prêtre barbu, leur sang abreuvé par des années et des années de grande piété ne fit qu'un tour. Ils restèrent à leur place pour le moment, mais ser Galtry se pencha sur la table et éructa en crachant à moitié la bière qu'il avait peine à avaler : – Eh le couillon, tu veux pas aller cracher ta bave ailleurs ? J'ai l'épée qui m'démange et l'envie d'porter ta putain de langue à notre bon septon ! Sûr qu'elle est barbue elle aussi ! Le mot n'était point fin mais il fit rire les personnes qui, alentour, souscrivaient aux paroles de ser Galtry et qui n'appréciaient pas d'entendre un étranger insulter les septons. Ils en resteraient là pour le moment et les deux chevaliers reprirent le chant qu'ils avaient interrompu et une choppe de bière, car ce surcroît d'activité leur avait asséché le gosier. Mais faut-il une excuse pour boire, quand on est un homme, un vrai ? Toutefois, la chanson qu'ils choisirent pour continuer était une ode aux Sept, et tous les vrais croyants autour d'eux s'attroupèrent pour la reprendre en chœur et en canon.

Le bras de fer que disputaient toujours ser Clarence et ser Mortimer avait inspiré d'autres convives qui s'y étaient mises avec euphorie, allégresse et application, et parmi elles un petit gaillard trapu comme un chêne et chauve comme un os de genou s'approcha d'Owayn et, tapotant son épaule, chercha à attirer son attention. – Dix sous que tu peux pas me battre ! Allez un petit pour la route, et après on ripaille! Le bonhomme était en joie et n'avait manifestement pas trop touché à la boisson, mais l'on pouvait voir sur ses lèvres un reste de purée de légume et, chose curieuse, sur son oreille tronait un os de pilon de poulet qu'il venait tout juste de dévorer. Sans doute son appétit était-il à la hauteur et à la mesure de son enthousiasme à l'idée d'affronter un nouvel adversaire, car ce petit gaillard était connu dans son village pour avoir des bras d'acier.

*** *** ***

    - Première intervention partielle ! Elle ne concerne donc directement que les joueurs ayant déjà posté. Il y en aura autant que de besoin si vous continuez à être actif comme ça !
    - Laissez aller vos envies ! Soyez audacieux tout en respectant vos personnages !
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - L'intervention globale aura lieu mercredi.
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Even Corbray
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Message Lun 28 Mai 2012 - 21:18

Even sentit malgré lui son regard accrocher celui de la belle inconnue, tandis qu'il attendait qu'elle lui donne son nom. Il n'avait jamais été un coureur de jupons, très loin de là, il était même assez timoré en la matière, ce qui lui avait valu les gentilles moqueries de nombre d'amis. Son problème était peut-être qu'il donnait trop de place aux sentiments, alors que beaucoup d'hommes couchaient pour assouvir un besoin. Mais ce soir-là, il avait beaucoup de mal à détacher son regard de la jeune femme, comme s'il avait été totalement captivé. Puis, finalement, elle lui présenta délicatement sa main, presque timidement, le dos de la main vers le haut, dans l'attente apparente d'un baisemain.

« Lady Serena. Je suis ravie de rencontrer un homme qui se conduit encore selon le code de la chevalerie.

- Je ne savais pas que vous étiez une lady... Je suis charmé de faire votre connaissance.

Il lui saisit la main avec délicatesse et se pencha pour lui effleurer la peau d'un galant baiser. Il put noter qu'elle sentait bon, quelque chose qui lui rappelait un champ de fleurs sauvages au printemps. Il ne lui demanda pas plus d'informations sur elle. Qu'elle soit véritablement noble, ou qu'elle le dise simplement pour ne pas paraître inférieure face à lui, quelle importance ? Il respectait ce qu'elle avait décidé de lui dévoiler. Il se redressa avec lenteur, un sourire aimable aux lèvres, et lui relâcha la main avec la même délicatesse qu'il la lui avait prise. Il s'était comporté comme s'il avait effectivement affaire à une lady, bien qu'il n'en ait pas la confirmation. Malgré tout, cela aurait pu expliquer le côté altier de sa personne...

- Vous êtes venus pour participer au tournoi, j'imagine. Je vous souhaite courage et chance. Je n'ose espérer que vous soyez aussi bienveillant avec mon frère qui y participe également que vous venez de l'être envers moi. Le meilleur gagnera et c'est très bien ainsi.

- En effet, j'accompagne lord Arryn, et j'espère simplement faire honneur aux miens dans la lice. Gagner ou perdre... ce n'est pas si important. Ce sera surtout une belle leçon, et la volonté des Sept décidera du résultat ! J'imagine que votre frère est un homme de valeur, j'aurai grand plaisir à le rencontrer.

Le chevalier n'eut cependant pas l'occasion de poursuivre la conversation dans ce sens afin de mieux connaître ladite Serena. Il capta dans l'air un relent de mauvaise odeur fort mal à propos, même dans un endroit où des roturiers festoyaient, et en se tournant pour en déceler l'origine, son regard tomba sur un homme d'allure patibulaire, grand et large comme taillé dans le roc, avec un emblème d'étalon rouge sur la poitrine. En fouillant dans ses connaissances en héraldique, Even crut deviner qu'il s'agissait d'un homme de la maison Bracken. Et au vu de son allure, il se plaça d'instinct entre lui et la jeune femme avec qui il discutait plus tôt.

- Vous venez de la salle ? Je vous ai vu venir de l'intérieur. Le banquet a commencé ?

- En effet, cela fait déjà un moment que les festivités ont débuté. Pourquoi ne pas vous être présenté directement auprès des serviteurs afin qu'ils vérifient votre présence sur la liste des invités ? Vous devriez aller y jeter un œil, tout cela n'est pas de ma compétence. »

Le jeune homme doutait très sérieusement qu'on le laisse entrer dans l'état dans lequel il se trouvait. Mais avec sa capacité d'analyse, il savait reconnaître un homme dangereux quand il en voyait un. Il se contenta donc de rester évasif, même s'il sentait ses muscles se tendre peu à peu, prêt à se défendre si attaque il y avait. Il ignorait tout de l'identité exacte de l'homme, et le ton hargneux ne lui avait pas échappé. Il ne s'était donc pas montré excessivement poli, plutôt froid et distant dans sa réponse. Il avait surtout envie que l'autre déguerpisse ou qu'on le fasse déguerpir de force, car il ne lui inspirait aucune confiance. Par ailleurs, il avait plutôt pensé passer une soirée agréable en compagnie de sa nouvelle rencontre plutôt que de se retrouver mêlé à une rixe qui ne manquerait pas d'éclater si les intentions du colosse étaient belliqueuses. Par ailleurs, le fait qu'il soit un Bracken alors que le chevalier savait que des Nerbosc se trouvaient au banquet ne lui disait vraiment rien qui vaille, au vu du contexte actuel des relations entre ces deux familles.


Spoiler:
 

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Message Lun 28 Mai 2012 - 21:46

Provenant de Darry en compagnie de lady Florent et de ser Hugo, une idée avait fait son chemin dans l’esprit de Kerigan. Il projetait bien de faire partie du tournoi depuis que le chevalier bâtard s’était blessé au cours d’un entraînement. Mais pour le moment, il se tenait là, avec les autres roturiers, dans la cour du château de Murs-Blancs.

Lady Alysanne devait certainement s’amuser davantage avec les gens de son rang pensa-t-il. Tandis que lui, il se retrouvait au pied de cette construction aux somptueuses pierres blanches. Même si il était bien peu sensible à tout ce qui pouvait traiter de l’art architectural, il devait avouer que ce château était loin de laisser indifférent. Surtout, lorsque le garde du corps de la dame du Bief l’avait aperçu à l’horizon pour la première fois au milieu de ces terres fluviales.

Enfin, il n’y avait pas de quoi accaparer son attention pendant toute une soirée non plus. Alors, il conjurait l’ennui en se restaurant. Un vrai régal que ces tranches de viande entourant une purée de légumes toute aussi délicieuse. Et il n’en avait pas fini. Une petite écuelle, sur laquelle il avait récupéré des parts de fromage et une miche de pain tendre, se tenait sur la droite de l’écuelle principale. Bien sûr, il fallait qu’il s’hydrate un peu aussi. Et si le pichet d’eau n’était pas très loin, celui contenant le spiritueux local était encore plus près. Après tout, quelques verres de vin n’allaient en rien entamer sa forme physique pour le lendemain. Véritable tête de mule, Kerigan parvenait parfois à boire avec modération mais lorsqu’il avait une bonne raison de le faire.

Deux hommes se tenaient non loin de lui. Un certain Kerran, un négociant. L’autre étant un parfait inconnu. Il les observa un instant mais son attention fut attirée subitement ailleurs. Un homme avait haussé le ton pour assurer la tranquillité d’une jeune femme. Quelques instants après, Kerigan fut bousculé par l’un des lourdauds qui avaient pris plaisir à déshabiller du regard la brune dont il ne connaissait pas le nom. Vêtu d’une simple tunique surmontée de son manteau gris bordé de motifs hermine avec une fleur de Lys sur l’épaule, le trentenaire grogna entre ses dents tout en leur lançant un regard en coin particulièrement agressif. Comme à la taverne, il fallait toujours être dérangé par le stéréotype parfait du type aviné…

Et puis, il reporta son attention sur son assiette, attaquant désormais le fromage. Dégustant ce met savoureux, il découvrit tout à coup la jeune femme avec qui il avait partagé une discussion pour le moins mouvementée. Celle-ci semblait prise à partie tout comme l’homme avec qui elle s’entretenait. Apparemment, il s’agissait d’un prêtre à barbe de ce qu’avait pu entendre Kerigan. Ce dernier se leva, épée au fourreau, et prit place aux côtés de la Dornienne et de l’inconnu, avec une étonnante maîtrise de soi.

« Laissez, certains ont l’esprit aussi ouvert que leur orifice…Je me nomme Kerigan, garde du corps de Lady Florent..du moins quand je ne ripaille pas... »

Pourquoi venait il causer avec eux ? Cela n’arrivait que trop rarement. Peut être était ce besoin de marquer son soutien. Il se tourna davantage vers Lyra ensuite.

« Quant à nous, nous nous connaissons il me semble… »

Ne sachant que dire sur le moment, il préféra s’abstenir d’aller plus loin dans l’évocation de souvenirs délicats.
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Pryam Templeton
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Message Lun 28 Mai 2012 - 22:53

     Assit sur son banc, le regard clair de Pryam passait d'une personne à l'autre. Il avait perdu Serena de vue et la cherchait des yeux, ne souhaitant pas qu'elle soit agacée par des hommes trop saouls, mais en vain. Alors qu'il s'apprêtait à se lever pour aller vérifier, le jeune homme se dit qu'il valait mieux la laisser en paix, elle avait vécu des années sans lui avec autant la laisser profiter de la fête non ? Comme si les Sept voulaient le convaincre de ce qu'il devait faire, un jeune homme s'approcha du chevalier pour l'aborder d'une voix étrangement calme. Il déclarait ne rien connaître aux chevaliers, étant originaire de Dorne et lui demandait s'il pouvait lui apporter son aide. Avec habitude, Pryam plaqua un sourire sur ses lèvres, même si l'idée de faire la discussion ne l'emballait jamais, il n'en était pas moins serviable lorsqu'il pouvait aider quelqu'un. Hochant la tête, il répondit.

     ▬ Oh, bien évidemment, avec plaisir, je m'appelle Pryam et... »

     Il n'eut guère le temps de parler davantage, car à sa grande surprise une femme glissa à côté de lui et se retrouva le séant collé au sol poussiéreux, sa vasque ayant éclatée, répandant tout son contenu par terre. Les pavés se teintèrent d'un rouge clair alors qu'une forte odeur de vinasse arrivait aux narines du blond qui ne devinait pas une seule seconde qu'il venait d'échapper à l'étreinte forcée – et non désirée – d'une femme sans gêne. Avant que le Valois ne puisse se renseigner de l'état de santé de la malheureuse qui avait déjà trop bu, celle-ci éclata de rire en cherchant quelque chose sur le sol. Une tâche carmine avait apparu sur sa joue et témoignait du fait qu'elle s'était bel et bien blessée, mais rien de bien grave. Le chevalier se redressa avant de se pencher légèrement vers la roturière puis lui tendit la main pour attraper son bras et la remettre tant bien que mal sur ses jambes. Elle se laissa tomber sur le banc et il regarda rapidement autour de lui avant d'attraper un torchon qui traînait sur la table et l'offrit à la femme.

     ▬ Vous devriez faire attention, lorsqu'on a autant bu que vous il vaut mieux rester sur son séant ma dame. »

     Un léger sourire de façade était posé sur ses lèvres. Il lui donnait du « ma dame » tout en sachant bien qu'elle n'avait rien d'une dame, mais c'était sans importance. Être poli ne coûtait rien après tout. Persuadé qu'elle voulait désormais se débrouiller seule, le Valois reporta son attention sur le Dornien qui l'avait abordé avant l'arrivée éclair de la femme. Ainsi donc il souhaitait en savoir plus sur les joutes du lendemain ? Il y avait énormément de choses à savoir, mais Pryam pouvait tout simplifier pour le jeune homme. Pour une fois que sa connaissance des blasons serviraient réellement.

     ▬ Je disais donc qu'il n'y avait pas le moindre problème pour éclairer votre lanterne. Je suis moi-même chevalier donc je peux vous aider à savoir de quelle maison est chaque personne, la première chose qu'un écuyer apprend étant les blasons de toutes les maisons de Westeros. Promenant son regard sur les environs, il répliqua. Les nobles qui participent à la joute sont tous dans la salle, mais il y aura de nombreux chevaliers errants qui prendront part aux réjouissances. Il y avait énormément de choses à savoir, le jeune homme ne savait pas vraiment par quoi commencer. Que souhaitez-vous savoir précisément ? La manière dont les joutes se passent ou de quelles régions seront les participants ? »

     Même si le blond n'aimait pas parler et préférait de loin sa solitude, il n'allait pas pour autant envoyer sur les roses une personne qui venait de lui demander de l'aide ! Après avoir répondu, le Valois ne put s'empêcher de promener une fois de plus son regard clair sur les environs, sans réussir à trouver la moindre trace de Serena pour autant. Bah, elle devait s'amuser avec Bray très certainement. Bien décidé à essayer de la laisser s'amuser, il se concentra sur son interlocuteur.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Maël
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Message Mar 29 Mai 2012 - 0:32

Il avait un peu peur de la réaction du jeune homme. Non pas qu’il avait l’air méchant, agressif, ou quoique ce soit d’autre, bien au contraire ! Toutefois il s’en voudrait de le forcer à s’armer de politesse pour répondre à ses questions naïves. Aussi c’est avec attention qu’il observait les traits fins du blond et son sourire se dessiner sur ses lèvres, guettant un possible signe de contrariété en réaction à son arrivée. Malheureusement il n’eut à vrai dire que peu le temps de faire une présentation comme il se doit puisqu’ils furent interrompus par une présence peu gracieuse mais tout à fait avenante vis-à-vis de sa nouvelle connaissance. Le déroulement fut assez chaotique et seuls ces mos sortirent des lippes du dornien :

    « Enchan..Attention ! »

La femme sembla alors s’affaler sur Pryam avant de s’écraser pitoyablement sur le sol. Les dégâts de l’alcool pouvaient décidément être assez effrayants… Maël posa un genou au sol pour observer le visage rieur de la roturière, et plus précisément sa blessure. Une fois qu’ils se furent assurés de sa superficialité, elle fut soulevée par « l’élu de son cœur » et déposée sur le banc. Amusé par le cocasse de la situation, le tailleur se pencha légèrement vers le jeune homme pour souffler tout bas.

    « Je crois que votre dame tentait en vérité de vous prendre contre son cœur débordant d’amour. »

L’intermède « câlin » étant à première vue close, Pryam lui assura qu’il le renseignerait sans problème et l’éclaira sur son propre statut. Les yeux clairs du dornien parurent alors s’illuminer, comme si les lanternes accrochées tout autour d’eux étincelaient subitement toutes dans ses prunelles.

    « Vous êtes un chevalier ? Ser Pryam ? Tout impressionné d’être en face d’un véritable chevalier il entremêla ses doigts entre eux et ne retint pas l’élargissement de son sourire, devenu presque enfantin. On n’en voit pas à Dorne mais ils sont très nombreux dans le Bief où je me suis installé, malheureusement je n’y connais pas grand-chose. Savoir comment se déroulent les joutes serait très utile ! Mais je suis curieux également de savoir d’où viennent les participants… D’ailleurs je ne sais pas comment savoir qui participe. Est-ce que ces hommes, ceux qui ont commencé à faire un bras de fer, en sont ? Il les désigna avant de sentir ses joues rosirent. Si jamais je vous ennuie dites le moi ser, je suis un peu envahissant. Puis, réalisant, il s’enquit d’une question importante. Et vous est-ce que vous allez jouter demain ? »



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Message Mar 29 Mai 2012 - 7:53

Quand le chevalier prit sa main, Serena retint son souffle. Elle était grande et forte comparée à la sienne, fine et blanche. Heureusement, elle avait lavé ses ongles le matin même dans un baquet d'eau afin qu'ils ne soient pas les témoins de ses escapades en forêt. Elle aurait honte d'avoir donné son titre mais de paraître plus misérable qu'une femme de champ. Sa robe était certes simple mais sa blancheur presque parfaitement la faisait rayonner sous le soleil, comme si elle était vêtue seulement de lumière. Dans ces conditions, l'absence de bijoux ne se remarquait presque pas.
Even se dit charmé de faire sa connaissance et la belle rougit encore un peu plus. « Charmé ». Pas moins. A moins justement qu'il ne s'agisse d'une formule irréfléchie qu'il utilisait sans en avoir mesuré les mots. Quoi qu'il en soit, Serena lui sourit et, contre toutes attentes, regretta le moment où il lui rendit l'usage de sa main.

L-Lord Arryn ? Comme dans Lord Jasper Arryn, Suzerain du Val ? La gorge de la jeune femme se serra et elle jeta un rapide coup d'oeil à gauche puis à droite pour voir si elle ne l'apercevait pas. Ce chevalier était donc un serviteur du Val. Ses yeux tombèrent finalement sur le blason cousu sur sa tunique et ils s'agrandirent de surprise en découvrant les trois corbeaux et les trois coeurs. Corbray. Discuter avec cet homme devenait dangereux. Son fief était à moins de trois jours de cheval de celui de sa famille. Elle ne voulait pas être découverte mais, en même temps, elle ne voulait pas lui mentir. Et s'il posait des questions auxquelles elle ne pouvait se substituer ? Il fallait qu'elle aille retrouver Pryam. Peut-être ne savait-il pas encore que leur Suzerain et au moins un de ses chevaliers étaient présent à la fête. C'était idiot cette crainte qu'ils soient reconnus. Il avait fort à parier que si Symond Templeton avait été amené à rencontrer ses voisins durant la décennie écoulée, il avait tu tout ce qui concernait son aîné devenu errant et sa fille unique enfuie. Soudain, Serena eut peur que Robert et Aaron Templeton soient ici. Elle avait rêvé de mettre une peignée à Robert depuis ce jour où, il y a cinq ans, il l'avait vue mourir de faim dans une ruelle et que, malgré le fait qu'il l'avait reconnue, il n'avait rien fait pour l'aider. Cependant, elle ne le ferait pas lors d'un mariage. Il ne méritait pas que l'on gâche une belle chose pour lui. Cependant, elle se vengerait.

Serena allait s'excuser auprès de Ser Even pour battre en retraite, afin de préserver le secret qui les entourait son frère et elle, quand un homme très aviné s'arrêta à leur hauteur. Lorsqu'il ouvrit la bouche, une odeur pestilentielle s'échappa dans l'air et la jeune femme lutta contre le réflexe de porter une main devant son nez pour s'épargner. Prouvant que son attitude chevaleresque de tout à l'heure n'avait pas été une action isolée, Ser Even se plaça une fois encore entre elle et l'importun. A demie dissimulée par le grand chevalier, Serena leva la tête pour observer avec un certain émerveillement son profil. Ce coté protecteur lui plaisait beaucoup. Elle se prit honteusement à se demander s'il agissait de même avec son épouse, s'il avait une épouse d'ailleurs. C'est le moment que choisit Bray pour débarquer. Il avait remarqué la situation depuis l'autre bout de la pièce et avait accouru, en ami fidèle et peut-être aussi en soupirant jaloux.

_ Avez-vous besoin de quelque chose, ma Lady ? Demanda-t-il à Serena en s'inclinant légèrement, sans la quitter des yeux.

_ Merci, Bray. Peut-être pourrais-tu guider ce seigneur vers la grande salle afin qu'il prenne part au banquet ? S'il le souhaite.

Il y eut un petit silence pendant lequel le garçon de champ regardait fixement son amie afin de s'assurer que c'était bien là l'unique message qu'elle voulait lui faire passer et s'il ne devait pas aussi s'occuper de cet autre homme en bleu qui mesurait bien une tête de plus que lui. Il aurait été ravi de le faire. Cependant, Serena lui signifia d'un regard que c'était tout alors il s'inclina encore et ouvrit le bras en direction de la grande salle avant de s'adresser au Bracken pour lui proposer avec une déférence forcée d'emprunter cette direction afin de rejoindre le banquet.
Quand elle fit de nouveau face au chevalier, la belle brune avait totalement oublié sa résolution de s'éloigner pour protéger son anonymat.

_ Décidément, vous me sauvez de tous les maux. Merci. Je ne connais qu'un homme qui soit pourvu d'un coeur aussi noble et vous l'affronterez demain durant le tournoi. [Son frère] Quel malheur. Je ne saurai qui applaudir.

Serena lui sourit, les yeux brillants.
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Even Corbray
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Message Mar 29 Mai 2012 - 9:44

Even vit un roturier s'approcher de Serena et lui demander s'il avait besoin de quelque chose. La belle en profita astucieusement pour se débarrasser avec galanterie de l'inconnu à l'air menaçant qui sentait aussi mauvais qu'une fosse à purin. Cela ne l'empêcha pas de le suivre du coin de l'oeil tandis qu'il s'éloignait, afin d'être sûr que le danger était écarté. Sa main, qui s'était instinctivement portée sur le pommeau de l'épée qu'il avait au côté, se détendit et relâcha sa prise. Il se retourna vers la jeune femme, se retenant de demander pourquoi, si elle était de rang noble, ne se rendait-elle pas au banquet. Mais il jugea que cela aurait été indiscret, et qu'elle se trouvait peut-être là pour la même raison que lui, afin d'échapper au côté trop réglé du repas parmi les nobles. Il lui sourit à nouveau quand elle le remercia de s'être interposé entre elle et la brute Bracken, et s'amusa de ses dires selon lesquels elle ne saurait qui applaudir entre son frère et lui. Il lui offrit son bras pour lui proposer d'aller s'installer ailleurs, afin d'être moins volontiers la cible des gens les moins recommandables qui traînaient dans la cour, et pour faire quelque pas ensemble.

« Vous savez, je ne serai pas un vrai chevalier si je ne défendais pas ceux qui en ont besoin. Cet homme ne m'inspire aucune confiance, et je sens qu'il pourrait revenir. Il serait sans doute judicieux de s'isoler un tout petit peu moins.

Il la mena lentement jusqu'à un endroit où ils pourraient être tranquilles, sur un banc, mais qui se trouvait tout à côté des convives, ce qui les isolerait moins. Le chevalier observait furtivement Serena du coin de l'oeil alors qu'ils marchaient. Elle avait vraiment quelque chose de noble dans son maintien, dans le contact léger de sa main sur son bras. Mais cela semblait mêlé à quelque chose de plus simple, de plus... sauvage aussi, bizarrement. Il n'aurait su dire pourquoi, et il se sentait curieusement intrigué. Et au fond de lui, il se surprit à espérer la revoir après cette soirée. Après la joute, peut-être... Une fois qu'ils furent installés sur le banc, il vida son gobelet de vin et le déposa sur une table proche. On sentait que c'était une boisson de qualité légèrement inférieure à celle qui était servie au banquet, mais cela restait honnête.

- En tout cas, je suis sûr que cela m'encouragera de savoir que quelqu'un me regarde depuis les gradins, pendant la joute. Je n'ai pas d'épouse, aucun membre de ma famille ne m'a suivi ici, et lord Arryn à qui j'ai dédié ma lance joutera lui aussi. Mais si nous sommes amenés à nous affronter, vous devriez encourager votre frère. Qui suis-je après tout, comparé à lui ? Peut-être pourriez-vous me donner son nom ou me le présenter plus tard, afin que je sache quand j'aurai affaire à lui.

Even se demanda s'il ne pourrait pas jouter en son nom, mais elle semblait apparemment préférer garder l'anonymat... ou quelque chose d'approchant. Il en ignorait la raison : humilité, peur... Peu lui importait. Cependant, pour faire mieux connaissance en gardant une distance respectueuse par rapport à ce qu'elle ne semblait pas vouloir partager allait être difficile. Le jeune homme tripota machinalement le pendentif qui était dissimulé sous sa tunique, un lézard d'argent orné d'un rubis, souvenir qu'il avait rapporté de Dorne et qui comptait beaucoup pour lui. Cela lui donna une idée.

- Avez-vous beaucoup voyagé ? Pour ma part, j'ai passé dix ans de ma vie à Dorne, et je ne suis revenu en Westeros que depuis deux ans. J'aime découvrir de nouveaux horizons, voir de mes propres yeux ces lieux que mon mestre me faisait connaître par ses leçons quand j'étais enfant. J'espère voir encore beaucoup de régions de notre royaume... J'aurai peut-être dû devenir chevalier errant, pour voyager autant que je le souhaite, mais j'ai des obligations et des devoirs à honorer. Je me contente donc de saisir l'occasion de voyager quand elle se présente. »

Il espéra furtivement que son absence au banquet ne lui serait pas reprochée. Néanmoins, il n'avait à l'heure actuelle aucune envie d'abandonner la belle, car il sentait qu'il passerait le reste de la soirée à se languir d'elle. Ce n'était pas la première fois qu'il avait ce genre de sentiment, mais c'était il y a si longtemps... De plus, il se trouva ridicule : il ne l'avait rencontrée que quelques minutes plus tôt. Peut-être qu'il appréciait simplement un peu de compagnie féminine, pour changer, surtout aussi charmante, ce qui était tout à fait légitime...


Spoiler:
 

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Pryam Templeton
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Message Mar 29 Mai 2012 - 12:13

     Lorsque le Dornien avait glissé l'idée que la femme puisse avoir eu l'idée de le serrer contre elle, Pryam s'était contenté de lui jeter un regard dubitatif. Il n'y croyait pas une seule seconde, mais n'allait pas le faire savoir à son interlocuteur. Ce n'était pas dans ses habitudes de faire état de ses pensées, il préférait écouter ce que l'on disait et observer un silence de marbre. Quoi qu'il en soit, dès lors que le Valois eut fait savoir au jeune homme qu'il était prêt à répondre à ses interrogations, celui-ci sembla soudain ravi à cette idée et lui demanda s'il était bel et bien chevalier. La manière dont il parlait arracha un sourire à l'errant qui se montrait quelque peu étonné qu'une aussi simple déclaration puisse provoquer une telle réaction. Surtout chez un homme qui devait avoir à peu près son âge. C'était assez amusant de savoir qu'il était Dornien alors que cela restait au final la seule région que Pryam n'avait jamais visité. Il aurait été aussi incapable de parler des habitants du désert que le jeune homme converser des chevaliers. Cela leur faisait un point commun. Celui-ci lui expliqua alors ne pas avoir vu beaucoup de chevaliers excepté depuis son arrivée dans le Bief, puis expliqua ce qu'il souhaitait savoir avant de s'excuser en déclarant qu'il se savait envahissant. Plutôt curieux de l'avis du blond, mais la curiosité n'était pas une mauvaise chose en soit après tout. Acquiesçant du chef le Valois répondit donc.

     ▬ Oui je participe aux joutes, c'est généralement la seule raison que les chevaliers ont de se rendre à de telles festivités. Sauf pour lui, il n'était venu que pour son écuyer et les deux jeunes femmes qu'il accompagnait. Mais nul besoin de s'étendre sur le sujet, si renseigner un étranger ne le gênait pas, cela s'arrêtait au début de la vie privée du Valois. Et ne vous inquiétez pas, j'ai l'habitude des questions, je trouve que les vôtres sont tout à fait justifiées. Une légère pause avant de reprendre. Et de toute manière je n'ai rien d'autre à faire, autant me rendre utile. »

     Ses paroles pouvaient être considérées comme une insulte en y regardant de plus près, mais venant du jeune homme ce n'était absolument pas le cas. Celui-ci détourna ses yeux bleus du visage du Dornien pour observer les personnes qu'il avait juste désignées avant. Pryam ne connaissait pas exactement les noms de tous les participants, mais il savait dans les grandes lignes qui allait prendre part aux joutes. Il secoua la tête pour toute réponse avant d'agrémenter le tout de quelques explications.

     ▬ Il ne me semble pas que ces personnes participent aux joutes. Je sais qu'il y a un membre de la famille de la mariée, des seigneurs des environs ou même lord Jasper Arryn, le suzerain du Val d'Arryn. Des beaux noms en sommes, mais il y a aussi plusieurs chevaliers errants qui viennent pour prendre part à la joute. Son ton était en pleine réflexion. Puis vous avez ceux qui modifient leurs noms pour participer sous une identité secrète. Donc je ne saurais vous dire précisément qui est concerné. Lui était d'ailleurs le premier concerné. Pour les joutes en elles-mêmes en réalité il n'y a pas grand-chose à savoir. C'est un chevalier contre un autre chevalier, il y a un premier passage à la lance et il faut tenter de briser une lance sur son adversaire en évitant que lui y parvienne. S'il y a égalité, un nouveau passage est effectué. La joute s'arrête lorsque l'un des deux combattants tombe ou que l'un des deux a plus de lances de brisées que l'autre. C'était peut-être un peu compliqué pour un novice en la matière. Dans d'autres tournois il y a aussi des combats à l'épée, mais ici ce sera uniquement des joutes. Après une brève pause il reprit. Je ne sais pas si c'est très clair ? »


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Mar 29 Mai 2012 - 16:07

Even lui offrit galamment son bras en suggérant qu'ils fassent quelques pas un peu plus loin afin d'éviter ce genre d'interruptions. C'est légèrement rougissante que la jeune femme l'accepta. Sa main effleurait le tissu de la tunique du chevalier. C'était une matière assez précieuse et douce. Elle devait être agréable. Tout en marchant, elle releva furtivement la tête vers lui, pensant pouvoir le regarder en cachette, mais elle s'aperçut qu'il était déjà en train de l'observer. Leurs regards se croisèrent et Serena lui sourit avant de détourner de nouveau la tête. Elle marchait comme elle avait vu sa mère marcher autrefois, le dos bien droit, les épaules dégagées et le menton raisonnablement haut. Marcher était quelque chose dont elle n'avait plus vraiment l'habitude. Souvent elle courait ou sautillait. Cependant, il n'était pas question d'un tel comportement icelieu.
Le galant homme les conduisit jusqu'à un banc inoccupé. Serena dégagea sa main à contrecœur de ce bras fort bien bâti et s'installa en prenant garde de ne pas froisser sa robe. Bray serait étonné de voir comme les réflexes de Dame lui revenaient vite. Il s'agissait en fait plus d'un mimétisme issu de plusieurs occasions au cours desquelles elle avait pu observer de noble femme dans leur milieu naturel. Les mains posées sur ses cuisses, la belle souriait au chevalier qui avait repris la parole. Bien sûr, l'information concernant son célibat n'échappa à aucune de ses deux oreilles. Elle força néanmoins son visage à demeurer impassible et écouter la suite. Elle apprit que Lord Arryn allait jouter également. Était-ce une mauvaise nouvelle pour les Templeton ?

_ Je serai ravie de vous présenter mon frère. Il est tout ce qui compte au monde pour moi et, comme je vous l'ai déjà dit, son coeur est aussi bon que le vôtre. Il s'agit de Ser Pryam. Si je l'aperçois, je le ferais venir afin qu'il voit son plus honorable adversaire.

Serena jeta immédiatement un oeil aux convives qu'elle pouvait voir de sa place mais ne vit pas la jolie tête blonde de son frère. S'en suivit quelques secondes de silence presque gêné durant lesquelles aucun d'eux ne trouva quelque chose à dire. C'était délicat d'engager un sujet alors qu'elle ne lui avait pas donné son identité entière. La jeune femme craignait de voir le chevalier se lever pour partir à tout moment. Elle n'aurait pu lui en tenir rigueur. Cependant, Even relança la conversation avec une apparente décontraction.

_ Dorne ? Voilà bien la seule contrée dans laquelle je n'ai jamais mis les pieds. On dit que le soleil a teinté tous les paysages d'or et de poussière. Est-ce vrai ? Pryam est un chevalier errant. Il a bien voulu s'embarrasser de ma présence et je voyage avec lui. Nous avons vu beaucoup de beaux endroits. J'ai une petite préférence pour la nature verdoyante du Bief ainsi que pour les falaises des Eyriés.

Serena se sentit mal en réalisant tout ce qu'elle ne pouvait pas lui dire. Qu'elle voyageait depuis l'âge de onze ans. Qu'elle l'avait fait seule pendant longtemps avant de tomber sur une troupe de voleurs qui l'avait intégrée. Qu'elle n'avait retrouvé son frère qu'il y a quelques semaines.
La gorge serrée, la jeune femme ne put plus soutenir le doux regard d'Even et baissa la tête pour fixer ses yeux sur ses mains.

_ Excusez-moi, souffla-t-elle tristement. Vous êtes si gentil avec moi alors que je ne vous ai pas dit le nom de ma famille. J'aimerais le faire mais ne le puis pour le moment. Je ne peux même pas vous dire pourquoi il me faut garder l'anonymat encore un peu. Je comprendrais que vous vous leviez pour aller honorer de votre aimable compagnie une personne plus agréable et moins secrète. Comme vous êtes certainement trop poli pour le faire, je préfère vous en donner l'occasion. Alors ne vous gênez pas pour moi, Ser Even.

La jeune Templeton se sentait mal. C'était si injuste de devoir se priver d'un nom. Elle n'avait rien fait de mal. Son frère non plus. Elle avait envie de courir jusqu'à lui pour se jeter dans ses bras, comme une enfant. Pour être réconfortée par la main qu'il poserait surement dans ses cheveux d'encre et la voix avec laquelle il lui susurrerait surement de paroles douces. Cependant, elle avait également envie de rester là, dans l'espoir fou que le chevalier ne saisisse pas l'échappatoire qu'elle venait de lui offrir sur un plateau d'argent.
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Maël
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Message Mar 29 Mai 2012 - 16:41

Oubliant tous les bras-de-fer qui se constituaient autour d'eux, il fut encore plus impressionné de l’entendre dire qu’il allait participer aux joutes. Dans son esprit il s’imaginait un Tournoi comme une bataille particulièrement violente et dangereuse, où des hommes immenses détruisent leurs armures à coups de masse aussi facilement qu’ils envoleraient valser des fagots de paille. Ainsi Maël aurait tendance à voir un chevalier comme un géant harnaché de métal, fort comme un bœuf et peu enclin à s’user le palais pour converser avec un vulgaire étranger Dornien. D’ailleurs le blond ne s’était présenté que sous le nom de Pryam, il n’y avait nulle mention d’un nom, la logique voudrait donc qu’il soit tout comme un lui un roturier de basse naissance. Là aussi c’était une surprise, il croyait naïvement que les chevaliers étaient avant tout des hommes de haute lignée. Il se sentait plus à l’aise en sa compagnie. Il y avait donc une chance pour les petits de s’illustrer dans ce genre d’évènement… Il inclina respectueusement la tête lorsque Pryam lui assura de ne pas s’inquiéter et qu’il préférait autant se rendre utile.

    « Merci ser Pryam. »

C’est donc la conscience soulagée que Maël put déverser les questions qui lui trottaient dans la tête depuis un moment déjà. C’est avec une grande attention qu’il écouta les explications du chevalier, hochant régulièrement la tête pour lui signaler son écoute et sa compréhension.

    « On peut mentir sur son identité ? Mais pourquoi ? »

Le mensonge était quelque chose d’assez curieux pour le Dornien habituait à la vérité. Il allait pourtant devoir se faire à ce genre de vilénie, pour son bien et celui de ceux qui lui sont chers. Pryam se lança alors dans une explication sur les joutes en elles-mêmes et assez vite toute la perplexité du tailleur fut lisible sur son visage hâlé. Bien que cela restait particulièrement impressionnant, on se retrouvait assez éloigné des combats de titans qu’il avait échafaudé dans sa tête.

    « Oui je comprends… Tout ça a l’air assez violent, il doit y avoir des accidents… Un peu troublé il souffla alors. Il faudra que vous soyez prudent messer. Vous avez un écuyer pour prendre soin de vous ? Le tissu de sa cotte entre les doigts il le frotta doucement contre le pouce et l’index tout en réfléchissant. Il essayait de s’imaginer concrètement le déroulement d’une charge entre deux chevaliers, lance au poing. Ce n’est pas effrayant, quand il vous fonce dessus ? Et comment faire pour l’esquiver ? On ne peut pas se fier à la chance dans ces cas-là… Les images qui lui venaient étaient tout à fait terribles et angoissantes, il n’était presque plus certain de vouloir assister aux affrontements du lendemain. Et quand la lance se brise, des éclats peuvent blesser aussi ? »

A ce rythme, où la panique grandissait à vue d’œil, il était prêt pour faire une syncope. Il connaissait la violence, l’avait vu, l’avait parfois subi, mais ça ne l’empêchait pas d’être encore aujourd’hui littéralement révulsé par elle. Il n’allait pas s’ennuyer à Murs-Blancs…



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Message Mar 29 Mai 2012 - 16:58

Un Tournoi ! Quand Devan lui avait proposé de l’y accompagner elle avait prit un air détaché et accepter comme pour lui faire plaisir. Mais elle en aurait sauté de joie comme une enfant si elle n’avait pas eut une grande maitrise d’elle-même acquise grâce à des années de pratique de grande actrice tragique du théâtre classique de ses intérêts et, ne l’oublions pas un talent indéniable. Elle adorait les joutes autant que l’ambiance et ajoutez à ça la joie d’un mariage, le côté midinette de la brune était comblé. Ils se mirent donc en route le surlendemain et une semaine plus tard, ils étaient sur place. La tente avait été montée, Devan s’était préparé pour le mariage et Eva avait été reléguée dans la cour ce qui l’arrangeait étant donné qu’elle voulait rester discrète sur sa relation avec le Lord. Elle était certes vexée, mais consciente qu’il n’aurait pu en être autrement, après tout elle était elle-même une orpheline issue des bas-fonds de Lancehélion, et même si elle avait désormais l’habitude de graviter dans les hautes sphères, il n’en restait pas moins qu’elle n’avait pas de nom. Pour l’occasion, elle aurait aimé revêtir une de ses robes Dornienne, la rouge en soie, et ses plus beaux bijoux, c’était un mariage après tout et probablement la première et la dernière fois qu’elle assistait à une telle cérémonie, un prostituée dans un mariage, elle en riait intérieurement. Mais ici avec les roturiers, elle ferait franchement tâche de soie vêtue, or elle avait une grande capacité d’adaptation, c’était son boulot, et puis il faisait un peu froid pour la mode dornienne à vrai dire. Et puis, elle était sensée être la servante de Devan et non sa maitresse, en tout cas sur le papier et pour les hôtes ici présents, pas de folies donc, si non sa couverture tomberait en miette. Elle avait donc mis une tenue somme-toute assez simple, constituée d’une jupe de velours bordeaux à liseré noirs et d’un surcot sans manche assorti sous lequel elle portait une chemise blanche. Elle avait une cape de la même étoffe pour le soir lorsqu’il ferait plus frais et qu’elle devrait un peu couvrir ce décolleté pourtant pas outrageant, mais elle l’avait posée dans un coin. Aucun bijoux, une très légère touche de noir sur les yeux et un parfum ambré dans ses cheveux tressés en une lourde natte qui lui tombait presque jusqu’à la taille. Elle ressemblait vraiment à une simple servante et cela l’amusait finalement. La seule chose qu’on pouvait remarquer sur cette tenue parfaite pour une servante était la qualité des étoffes et de la facture, en effet, Eva ne supportait pas le contact de la laine et ne faisait faire ses vêtements qu’avec les meilleurs tissus sans quoi cela la démangeait affreusement.

En se servant un peu à manger et assez à boire pour oublier qu’elle valait bien mieux que la plupart des gens réunis ici, elle croisa Pryam qu’elle salua poliment avant de lui dire :

« Mon cher Pryam, c’est une joie de vous voir ici ! Allez-vous jouter ? Si c’est le cas, je serais votre plus fervente supportrice ! »

Un peu plus tard, elle croisa aussi Lyra, une vieille amie de Lancehélion qui, malgré quelques divergences d’opinion l’avait bien aidée lorsqu’elle avait quitté la ville.

« Douce Lyra, je vois que tu es toujours aussi belle ! Mais… que fais tu donc ici, les voyages n’étaient pas ta tasse de thé lorsque nous nous sommes connues il me semble… »

Assise à une table avec des fanatiques du bras de fer, elle s’ennuyait ferme et n’osait pas revenir vers ses vagues connaissances absorbées toutes deux dans des conversations épiques très certainement. Elle écoutait la musique en tapottant des ongles sur la table, la joue lourdement appuyée sur une main. La musique était une épreuve pours ses oreilles de chanteuse et bientôt elle ne tint plus, peut-être était-ce un peu l’alcool qui parlait en cet instant, mais elle préférait encore se donner en spectacle plutôt que d’entendre encore ses deux gros nigauds et leurs fausses notes ! En plus, grâce à des Dieux auxquelles elle ne croyait pas, le ménestrel venait de s’arrêter pour vomir une fois de plus. Elle sauta sur l’un des longues tables et se mit à chanter de sa plus belle voix, claire et légère comme le chant d’un oiseau, la première chanson qui lui vint à l’esprit tout en dansant et en faisant tourner et virevolter sa jupe.

Parmi les taillis
J’entrevis ton ruban
Sitôt d’un mouvement
Je m’en suis emparé


D’un geste, elle défit le ruban qui tenait sa tresse et le jeta en l’air le laissant partir au vent dans un éclat de rire.

Doucette brunette
Croise donc mon regard
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Even Corbray
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Message Mar 29 Mai 2012 - 17:36

Le regard d'Even s'attarda sur les yeux clairs comme l'eau pure d'une rivière de Serena alors qu'elle parlait. Elle baissa finalement la tête, l'air mal à l'aise et troublée, en s'excusant de ne pas pouvoir lui en dire plus sur elle-même. Même si elle lui laissa largement l'occasion d'aller voir ailleurs s'il le souhaitait, le chevalier ne broncha pas. Il ne le souhaitait pas, curieusement. Il sentait qu'il aurait des remords s'il se levait pour aller parler avec quelqu'un d'autre, s'il la laissait seule ainsi. Surtout avec des individus comme ils en avaient croisé plus tôt. Il hésita, puis posa furtivement sa main sur la sienne pour la réconforter.

« Si vous gardez vos secrets, c'est que vous devez avoir une bonne raison. Il ne m'appartient pas de vous juger, et cela n'enlève en rien à la douceur de votre compagnie.

Il lui sourit gentiment, puis il retira sa main de la sienne, craignant que cela soit interprété comme un geste trop intime. Il garda le silence quelques instants, fixant les gens qui ripaillaient et buvaient en faisant un beau boucan. Pourtant, quand il était concentré sur sa conversation avec la belle, il n'entendait qu'une vague rumeur assourdie. Il leva les yeux vers le ciel piqueté d'étoiles, absolument magnifique. C'était une nuit pour s'allonger dans l'herbe et contempler les constellations. Il le faisait souvent, enfant, avec son frère. Mais ce n'était pas le moment pour cela, et il fallait être réaliste, la jeune femme restait une inconnue pour lui, ce n'était pas avec elle qu'il irait s'allonger à regarder les étoiles.

- Dorne est un endroit encore méconnu de la plupart des habitants de Westeros, reprit-il comme si de rien n'était, jugeant qu'ils pourraient aisément aiguillonner leur conversation sur leurs voyages respectifs. C'est vrai que c'est un endroit chaud, aride, rude et dangereux, mais c'est aussi une région qui renferme beaucoup de merveilles cachées. Même en dix ans, je n'ai pas apprivoisé ces lieux... même les Dorniens n'y arrivent pas, pour la plupart. Mais cela vaut la peine d'être vu, et c'est un endroit qui m'est resté dans le cœur. J'y retournerai volontiers, un jour.

S'il était un endroit qu'il voulait voir à présent, c'était le grand Nord. Il n'y avait jamais mis les pieds, et on disait que c'était un endroit aussi impressionnant que Dorne, à sa façon. Et il aimerait également explorer plus à fond le Bief, d'où sa maison maternelle était originaire, et les Terres de l'Ouest, qu'il avait traversées toutes deux pour le procès de son cousin. Il devait également se rendre un jour dans les Terres de l'Orage... Il avait encore tant de choses à découvrir, en fin de compte... Peut-être devrait-il demander la permission à lord Jasper de se libérer temporairement de son service après le tournoi, pour pouvoir explorer un peu les environs. Il rentrerait à la demeure familiale pour remplir ses obligations plus tard, si son suzerain lui en donnait la permission...

- C'est vrai que le Val regorge aussi de très beaux lieux. Je me souviens que j'ai bien souvent couru dans la forêt avec mon frère, quand nous étions enfants. Nous allions pêcher dans les rivières ou nous y baigner, ou alors nous doucher sous les cascades... Mais j'ai encore énormément d'endroits à voir dans Westeros, je crois que vous en avez vu bien plus que moi.

A l'heure actuelle, il aurait beaucoup aimé retourner en bord de mer. Seulement, avec les incursions des Fer-nés, il doutait que cela soit très judicieux. D'autant qu'il avait des obligations... Pas seulement envers son suzerain, mais personnellement. Glenn le lui avait rappelé : le temps passait, il ne rajeunissait pas, et il n'avait encore ni femme ni enfants. Son frère avait quant à lui trois rejetons, deux garçons et une fille, tous les trois vigoureux et en forme. Iafarr lui faisait déjà la remarque quand il était encore à Dorne, concernant son célibat. Mais depuis la mort de la Dornienne qu'il avait aimée, il n'avait jamais trouvé de femme qu'il veuille épouser. Une fois encore, il se montrait peut-être trop sentimental, et pas assez rationnel... Mais en effet, il commençait à être grand temps pour lui d'y songer. Il refoula ces pensées qui n'avaient pas leur place dans son esprit à ce moment précis, puis il se leva juste un instant, avant de revenir avec deux gobelets de vin. Il se rassit et en tendit un à Serena.

- Tenez, vous devez avoir soif. »


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Jour 1, soir : Cour du Château

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