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Jour 1, soir : Grande Salle

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Corneille à Trois Yeux
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Message Dim 27 Mai 2012 - 19:02

     Les réjouissances inhérentes à un mariage étaient attendues par tous les invités. L'idée de pouvoir festoyer un peu en bonne compagnie ou encore de se remplir la panse avec des mets délicats avant les joutes intéressait tout le monde. Les mariés ne souhaitaient guère donner une mauvaise impression de leur union et les décorations étaient donc à la hauteur de l'évènement. La salle où les invités allaient déjeuner était embellie par divers ornements. Des blasons Frey et Beurpuits ornaient les murs, rehaussés par quelques bouquets de fleurs dont les couleurs s'accordaient aux armoiries des deux maisons. Les tables avaient été placées avec soin, celle des mariés et de la famille étant bien évidemment à la place d'honneur, située non loin du mur du fond et dirigée vers l'intérieur de la pièce de manière à ce que les personnes installées là puissent voir tout le monde d'un simple coup d'œil. Les autres tables avaient été placées le long des murs et les chaises installées de manière à ce que tout le monde soit face au centre de la salle où une large et vaste place avait été dégagée pour permettre quelques danses ou démonstrations des bouffons et des danseurs. Des petites décorations composées de fleurs et et nappes où les deux blasons des mariés avaient été cousus avec soin, occupaient les tables en attendant l'arrivée de plats. L'atmosphère se voulait chaleureuse et enjouée et il fallait admettre qu'en pénétrant dans la pièce, l'on ressentait forcément le désir de prendre place et de s'attabler pour assister au spectacle des ménestrels et saltimbanques engagés pour l'occasion.

     Lord Ambrose et son épouse étaient installés à la table d'honneur, accompagnés de ser Tom le Noir, lord Ryman, lord Edwyn, lady Charissa et lady Morag. Plus loin, à une table proche de celle de mariés, l'on pouvait trouver la famille Caswell côtoyant celle des Cockshaw, puis situés juste face à eux de l'autre côté de la salle, les maisons Costayne et Ferboys. À leurs côtés étaient installés les Peake et les Reyne et au même niveau sur les tables de l'autre côté, les Sunderland et les Tarbeck étaient attablés. Les Arryn ayant accompagnés les membres de la famille Tully, ils avaient aussi trouvé une place de choix non loin de la table d'honneur, accompagnant les autres membres de la famille Frey.

     Après se situaient toutes les maisons qui avaient été invitées en raison de leur origine de Riverains, l'on comptait entre-autre les Mallister, la sœur de lady Darry qui la remplaçait et quelques autres maisons qui avaient fait le déplacement. Arrivaient alors les autres familles qui s'étaient jointes aux réjouissances, comme lady Jeyne Brax qui accompagnait les Tully ou encore quelques membres de la maison Cendregué. Puis le bout des tables arrivait avec la maison Hawthorne située non loin des serviteurs des maisons su-citées et l'on terminait sur quelques chevaliers errants arrivés pour le tournoi. Les autres personnes ayant été reléguées dans la cour, la salle restait relativement peu peuplée et permettait de se mouvoir correctement afin d'entamer la discussion avec qui l'on souhaitait. Quelques ménestrels jouaient de la musique en attendant que le repas débute, l'atmosphère était très détendue et la fête semblait bien débuter.

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Il est à noter que les maisons ont été citées de l'ordre où elles sont installées dans la salle, donc merci de respecter ce qui a été dit ci-dessus. Notez aussi que les serviteurs (suivantes, gardes...) de sang noble se situent tout au fond de la salle et non avec la famille qu'ils servent, quant aux serviteurs roturiers ils se trouvent dans la cour. Certaines personnes n'ont pas été citées (la famille Nerbosc notamment), car les membres sont libres d'être dans la cour ou dans la salle, libre à vous de choisir votre sujet, mais sachez que si vous rejoignez la salle vous serez placés avec les maisons originaires du Conflans (en cas de doute, joignez-moi par MP).
N'hésitez pas à discuter entre vous, après tout c'est le but du sujet, les familles ayant été placées pour des raisons de logique (une maison mineure ne va pas se situer à une place de choix), cela ne vous empêche pas bavarder avec les personnes dont les tables sont proches de vous !
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Message Dim 27 Mai 2012 - 20:05

Quelle joie Edwyn avait-il pris de revenir dans le Conflans ! Si, pour chacun de ses sourires, il avait eu droit à un verre de vin, alors il serait arrivé à Murs-Blancs en roulant comme une grosse outre pleine de la boisson des dieux. Mais fort heureusement pour lui, personne n'avait songé à l'aviner depuis son retour dans les paisibles contrées de sa terre natale. Paisible ? Il se plaisait à le croire, et sa naïveté d'enfant heureux dissimulait sous le fard les multiples problèmes qui couvaient dans le Conflans, qui n'était plus à ce jour qu'un nid de serpents caché sous une fougère dense. Il n'était pas tout à fait ignorant de ces choses-là mais le petit garçon qu'il était ne pouvait s'y retrouver comme l'aurait fait un adulte, et là où il croyait que la fissure n'était que superficielle, il était loin de se douter qu'il avait sous les yeux l'inguérissable fracture des Bracken et des Nerbosc. Mais baste ! Qu'ils restent donc chez eux, lui était à Murs-Blancs en tant qu'invité d'honneur de lord Ambrose qui l'avait convié à ses noces avec la sœur de lord Frey, alors il se devait d'agir en tant que lord suzerain digne et respectable, d'autant plus que sa mère était là, et sa sœur aussi ! Il ne pouvait donc pas leur faire honte, même si ce n'était pas l'envie qui lui manquait d'aller gambader dans la grande salle du château où il avait repéré mille et un moyens de s'amuser aux dépens de tous les invités... D'ailleurs, à bien y réfléchir, de là où il se trouvait, il avait une vue imprenable et pourvu qu'on lui serve de la purée ou des petits pois, il pourrait bien canarder les convives des tables voisines qui n'auraient alors d'autre choix que de subir l'assaut légumineux ! Cette idée faisait plus que son chemin dans sa tête, car il avait bien vu qu'on avait mis entre ses mains une grosse cuillère de bois qui remplacerait sans mal la fronde qu'il avait laissée avec ses autres affaires dans la pièce du château où sa mère et sa sœur aînée l'avaient aidé à se préparer pour la cérémonie et le banquet. Qu'il était beau, ce petit garçon ! Dans son superbe habit bleu et rouge, une belle truite d'argent cousue sur son torse, et un anneau de beau cuivre à son annulaire droit, qu'il avait fier allure ! Nul doute qu'il serait durant l'événement de Murs-Blancs la coqueluche des fillettes de son âge s'il y en avait parmi les convives ! Mais les sottes pouvaient garder leurs soupirs et leurs espérances pour elles, le frétillant petit garçon n'avait depuis quelques temps d'yeux que pour Maeve Arryn, qui siégeait malheureusement à une autre table. Ô drame, ô désespoir ! Comme il aurait aimé l'avoir à ses côtés ! Edwyn noierait alors son mécontentement dans les douceurs et les plats qui seraient bientôt servis.

Et les domestiques ne tardèrent pas à porter les plats pour les convives affamées. On déposa devant lui un plateau couvert de tranches de viande baignant dans une sorte de purée de légumes dont le parfum gourmand caressa l'intérieur de ses narines jusqu'à lui tourner l'estomac de plaisir. Après un petit regard faussement discret qu'il jeta vers sa mère pour vérifier qu'elle n'allait pas le reprendre, Edwyn se tourna tout de go vers lord Ambrose qu'il souhaita féliciter lui-même, car après tout c'était un peu ce qui était attendu de lui, lord Tully, fût-il un gosse affamé et impatient ! Il se souvint alors du mariage Tyrell à Hautjardin et Edwyn eut une idée. Il essaya de s'inspirer des discours très pointus de Leo Tyrell mais ne parvint jamais qu'à le singer dans l'esprit et la lettre. Il crut parler avec sérieux et profondeur, mais en vérité il s'exprima en beuglant comme un âne qu'on traîne sur le chemin :


– C'est très beau, lord Beurpuits ! On se souviendra de ce mariage, j'en suis sûr ! Bravo à vous et à votre épouse ! Vive les Beurpuits, vive les Frey !

Très content de lui, Edwyn se renfonça sur son siège et plongea sa cuillère de bois dans l'épaisse purée colorée. Il était si content à cet instant que rien n'aurait pu l'empêcher de festoyer parmi les siens, ces vassaux qui, réunis ici, donnaient presque l'impression que le Conflans était une terre où la dissession n'a pas sa place. Mais rien n'avait d'importance, présentement, que de bien manger et c'est ce qu'il comptait bien faire, tout en faisant un surcroît d'effort pour bien se tenir. Il devait se montrer digne de son rang, après tout!
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Ryman Frey
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Message Dim 27 Mai 2012 - 21:06

Pour le mariage de sa sœur, Lady Sienna, Lord Ryman Frey avait exigé que toute sa Maison se comporte avec la plus grande dignité. Il fallait faire honneur à l'hospitalité, pour ces trois jours de festivités, de Lord Ambrose Beurpuits, le futur époux, ainsi qu'à Lord Edwyn Tully, le Seigneur Suzerain du Conflans, qui leur offrait le privilège de sa présence. Et s'il n'était encore qu'un enfant, il faisait partie de ses prérogatives de se montrer, d'être impliqué dans la vie de son territoire. Ryman, lui, était arrivé tôt, en compagnie de sa famille et sa suite. Sa mère, ses frères, bien sûr, mais aussi de nombreux hommes d'armes qui contribueraient à assurer le maintien de l'ordre. En tant que représentant de la Maison de la mariée, il devait apporter sa participation, en même temps qu'un message clair. Il était capital d’assurer une bonne relation avec les Beurpuits, l’unité du Conflans tout entier passait par-là.

Avant le début des réjouissances, Ryman s’était longtemps entretenu avec Lord Ambrose, et puis le signal avait été donné. Chaque famille était arrivée, avait été installée selon son importance, et tout le monde s’était préparé avec le plus grand soin. Le Seigneur des Jumeaux, pour sa part, avait mis la tenue qu’il arborait aujourd’hui pour la première fois. Sur une tunique noire, il portait un pourpoint bleu sur lequel était brodé avec soin, au fil d’argent, le blason aux deux tours. Ses cheveux, brillants, étaient noués en une longue queue de cheval. Mais la plus belle, du moins à ses yeux, était bien la mariée, sa sœur. Quelle femme aurait osé se faire plus ravissante que la demoiselle à l’honneur ? Cela aurait été mal vu. Bien entendu, cela n’empêchait en rien la beauté de rivaliser avec l’élégance.

Après que tout le monde se fut installé aux places réservées, la table d’honneur était naturellement occupée par les nouveaux époux et leurs proches, mais aussi Lord Edwyn. Les plats ne tardèrent pas à défiler, comblant avant même qu’elle ne s’élève l’impatience des convives. Les différents mets étaient très appétissants, mais chacun devait tâcher de ne pas commencer avant les plus hauts placés. Le service terminé, les assiettes pleines, les verres remplis, il n’y avait plus qu’à faire honneur à ce repas qui s’annonçait joyeux, surpassant les attentes. Lord Edwyn opta pour un discours clair et concis, qu’il n’aurait probablement pas imaginé comme il fut entendu. Avec un petit sourire, Ryman lui adressa un signe de tête, avant de prendre son verre et de se lever.

« Chers amis, vous qui venez du Conflans ou nous faites l’honneur de venir de plus loin. Je tiens à vous remercier, au nom de la Maison Frey, pour votre présence. » Il se tourna ensuite vers son petit Seigneur. « Mes remerciements également à Lord Edwyn, c’est un privilège que de vous avoir à ces festivités. » Puis il termina en s’adressant aux mariés. « Lord Ambrose, ma très chère sœur, tous mes vœux de bonheur. Que votre union soit féconde et un exemple pour tous ! »

Il inclina la tête et adressa un grand signe de la main à l’ensemble des présents pour indiquer, pour ceux qui n’auraient pas encore compris, qu’ils pouvaient attaquer leur repas. Il reprit sa place, but une gorgée de vin, et prit sa fourchette. Mais avant de lui-même prendre une première bouchée, il se pencha vers Lord Edwyn.

« Vous étiez presque parfait ! Dans quelques années, tout le monde vous enviera votre verve, quand elle atteindra votre charisme. »

Tout en étant flatteur, Ryman montrait bien que le petit seigneur avait encore du travail pour être un grand orateur. Après ces mots, il commença à manger. L’attente avait assez duré, et le repas n’en était qu’à ses balbutiements. D’autres plats feraient bientôt leur apparition, et ce dîner promettait d’être mémorable !



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Message Lun 28 Mai 2012 - 2:49

La route avait été longue mais non pas sans bonne compagnie. En effet, sa suite l'accompagnait avec Asafa dernièrement arrivé pour que la jeune femme puisse parfaire son éducation. L'occasion de ce mariage serait une bonne occasion pour surveiller ses manières de cours. Edarra avait quand même confiance en Asafa malgré ce qu'elle voulait bien montrer. Après tout, il avait reçu la même éducation qu'elle, et de ce fait, savait à peu près comment se tenir, quoi dire et quoi ne pas dire. De toute manière, elle se réservait le droit de s'expliquer en son nom si un sujet délicat venait à être amené sur le tapis. De toute manière, elle doutait que quiconque voudrait aborder des problèmes de Dorniens ou même aborder des problèmes tout cours. L'heure était à la célébration.

D'ailleurs, aussi étonant que cela pouvait sembler, Edarra ne connaissait pas bien les mariés. Mais son oncle et sa mère connaissaient assez bien ces familles et elle avait été envoyée en tant que représentante officielle de la maison, avec son cousin. C'était ainsi plus une marque de respect qu'une réelle réunion entre amis. L'amitié s'attachée plus aux maisons et aux relations qu'aux personnes elles-mêmes. Edarra connaissait quelques visages familiers dans l'assemblé. Des personnes déjà vu à quelques rencontres fortuites ou dans certaines cours qu'elle avait fréquenté lors de ses voyages. En tout cas, les célébrations avaient été accomplies avec brio et elle en venait même à songer au mariage qui l'attendrait avec Oberyn. Bien plus chaud, bien plus Dornien sans doute, mais elle souhaitait qu'il y ai aussi beaucoup de monde, une bonne salle avec de la musique et des danseurs et des gens contents et amusés. Bien sur, ce genre d'utopies se faisait souvent floué par les intrigues politiques qui ne cessaient jamais, même pas le temps d'un repas. Se tournant vers Asafa, elle lui dit à voix basse « N'hésite pas à m'appeler si tu te retrouves face à une difficulté surtout.. » En tout cas, jusque là, elle n'avait pas eu à se plaindre de son comportement et ça avait été une bonne surprise. Avec la calamité que lui avait décrit la mère du jeune homme... « Tu as déjà été à un mariage avant d'ailleurs Asafa ? » Au moins, si il connaissait déjà ce genre d'évènements, elle n'aurait pas à tout lui dicter et pourrait profiter un peu de la fête au lieu de s'angoisser sur son comportement. Portant une coupelle de vin à ses lèvres elle observa la tablée à laquelle elle se trouvait. Elle ne connaissait personne, mais c'était l'occasion rêvée pour faire connaissance...
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Message Lun 28 Mai 2012 - 9:44

Ce fut avec une intense satisfaction que Lady Ashlee Cendregué arriva enfin à Murs-Blancs. Partie quelques deux semaines et demi plus tôt de sa forteresse en compagnie de sa mère – son père n’ayant pu se déplacer à cause d’un problème au cœur qui l’avait forcé à garder le lit – de sa septa, de deux servantes, d’un tailleur, d’un petit train de malles, le tout protégé par une escorte de six chevaliers entrainés, le trajet lui avait semblé incroyablement long et fastidieux. Rester enfermée dans une carriole fermée à la chaleur étouffante pendant des jours n’était vraiment pas une vie. Et c’était sans compter la peur des brigands qu’avivaient encore les récits sinistres de Lady Lisbeth, le coucher dur et souvent rempli de puces des auberges où ils s’arrêtaient chaque soir ; et par-dessus tout, la fatigue terrible qui s’était abattue sur la jeune femme, rompue de courbatures, incapable de dormir sous les cahots incessants de la voiture. Seule la conversation du tailleur avait réussi à la dérider… et bien sûr, la dernière semaine, l’agréable perspective d’arriver enfin à destination, indemne, à temps pour les festivités.

Elle avait pu se reposer une journée entière dans une auberge avant que les chevaliers ne déclarent que leur tente était prête. Et c’était presque comme dans ses souvenirs. Un océan de tentes, d’étendards, d’hommes d’armes, de cris, de rire, de servantes et de cheveux, partout où pouvait se poser le regard ! Et désormais qu’Ashlee regardait autour d’elle avec attention, elle remarquait enfin le château de pierre blanche qui se dressait avec fierté, les bannières flottant au vent qui risquait de tourner à la tempête, la lice en arrière-plan, d’où elle pouvait imaginer les gradins de bois… Mais la surexcitation ne faisait que commencer. La moitié de la journée, Mère l’avait forcé à garder le lit pour qu’elle se repose encore un peu mais une fois debout, elle avait passé le reste du temps à sa toilette. Et c’était ainsi qu’au soir, vêtue d’une toute nouvelle robe de velours vert tendre, aux longues manches évasées de soie et bordée de fourrure blanche, dont le décolleté sévère se rattrapait par d’élégantes arabesques d’argent, une coiffe de dentelle blanche décorée de perles noires recouvrant ses cheveux blonds tressés sagement dans le dos, elle et sa mère avait enfin pu s’asseoir à la table qui leur était destinée. Située en marge de la place d’honneur où siégeaient Lady Frey, son époux et leurs familles, mais aussi le jeune seigneur suzerain du Conflans, Lord Edwyn Tully, la maison Cendregué avait cependant fort bonne vue sur le reste de la salle et sur les réjouissances qui n’allaient pas tarder à se succéder. Mais ce n’était pas ce qui intéressait vraiment Ashlee pour le moment. D’un œil ravi, réjoui, son regard sombre s’égarait sur les murs décorés des blasons des deux Maisons qui s’unissaient, sur l’apparente richesse étalée autour d’elle, mais aussi sur les plats qui défilaient devant elle et qui, loin de la laisser indifférente, lui donnait l’eau à la bouche par avance.
Son assiettée était déjà pleine d’ailleurs lorsque le seigneur Edwyn – qu’elle se rappelait avoir accueilli trois années plus tôt, et qui ressemblait à l’époque plus à un bambin qu’à un jeune garçon – fit une déclaration touchante d’enthousiasme, qui lui attira un doux sourire heureux. Soupirant de contentement, la jouvencelle leva la tête vers sa voisine qui venait d’éclater de rire, qu’elle dévisagea avec politesse, avant de hocher la tête pour la saluer. Avait-elle un blason, une marque de reconnaissance ? Si elle semblait avoir sensiblement son âge, les deux personnes à côté d’elle devaient probablement être ses frères et sœurs. Follement agitée, Lady Cendregué avait si envie de parler, d’exprimer sa joie, de nouer contact en contant chaque soubresaut de son cœur – mais il lui fallait pourtant faire montre de discipline. De tempérance. C’était une vertu primordiale… Montrer qu’elle était une Dame. Elle ne devait pas décevoir son père. Ainsi la jeune fille se tempéra-t-elle, au moyen d’un grand effort, et se contenta de dire, d’une voix plus claire qu’elle ne l’aurait cru :

- « Cela m’a tout l’air d’être une fête parfaitement réussie, ne pensez-vous pas ? Lord Edwyn Tully a énormément grandi. Il est presque un homme maintenant… Il fait plaisir à voir, c’est vraiment charmant. Père dit que ce sera un grand seigneur plus tard. »

Ashlee s’arrêta de parler, une légère rougeur venant colorer ses joues trop pâles, tandis qu’une quinte de toux franchit discrètement la barrière de ses lèvres. Un sourire d’excuse, puis elle baissa légèrement la tête pour la relever avec un petit rire bon enfant.

- « Pardonnez-moi ! Je suis si heureuse d’être ici ce soir que j’en oublie les bonnes manières. Je suis Ashlee Cendregué.»

Ses yeux bruns pétillaient de joie. Quel bonheur d’être ici !


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Alysanne Florent
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Message Lun 28 Mai 2012 - 13:47

Pourquoi faut-il toujours que Tierle m'appelle à l'aide ? M’envoyer ici, au moment même où je viens de décider de ne jamais me soumettre aux liens du mariage… les Sept se moqueraient-ils de moi ?

Sous un masque de parfait savoir-vivre typiquement bieffois, Alysanne ruminait un ennui insondable. Sa présence ici était purement décorative et elle s’acquittait de ce rôle avec toute l’aisance due à son éducation, mais elle ne pouvait s’empêcher en son for de se demander si « l’heureux événement » était aussi heureux qu’on voulait le faire croire… assourdis de musique, de clameurs et de rires, que ressentaient vraiment les nouveaux époux, là-bas à la table d’honneur, marionnettes dociles d’une transaction dûment négociée ? Impossible d’en juger : ils étaient tenus de donner tous les signes d’une liesse sincère... tout comme elle se devait de sourire et de célébrer leur appariement, flattant leur famille tout en valorisant l’image des Florent et des Darry par ses manières courtoises.

La robe confectionnée par le tailleur bieffois de sa sœur, qui n’avait jamais pu se faire à la mode du Conflans, convenait parfaitement à l’occasion : suffisamment élégante pour faire honneur à sa Maison, suffisamment modeste pour ne pas faire d’ombre à la mariée. La soie bleue, fluide et légère, découvrait ses épaules et son buste avec mesure, agrémentée de rubans beige doré au niveau des bras pour lui donner une allure aérienne. Des mitaines de dentelle arachnéenne dessinaient sur ses avant-bras les délicates fleurs de lin du blason familial, d’un bleu crépusculaire, rehaussé par un cœur doré ; on aurait pu les croire tatouées sur sa peau claire. Les mêmes fleurs dansaient le long de ses boucles d’oreille ouvragées, leurs couleurs reprise en écho par l’habile jeu de rubans qui relevaient ses cheveux clairs au-dessus de sa nuque.

Une parfaite plante en pot, songea-t-elle avec cynisme en jouant du bout des doigts avec la broche en forme de renard piquée sur son corsage. Seule dans cette foule d’inconnus, la compagnie d’Hugo et Kerigan lui manquait. Son cousin remâchait sa déception quelque part au fond de la salle avec d’autres chevaliers d’origines modestes : un mestre affecté aux joutes avait décrété que l’état de son bras ne lui permettait pas de participer au tournoi. C’était à prévoir, mais Hugo était parfois une vraie tête de mule. Quant à Kerigan, il était avec ses pairs. J’espère pour lui qu’il s’amuse plus que moi. Elle jeta un coup d’œil aux mariés. Enfin, ça pourrait être pire. Tant qu’on ne me demande pas de participer à la cérémonie du coucher… songea-t-elle en frissonnant. Elle dissimula une expression de dégoût derrière sa coupe de vin. Elle avait envie de fuir cette salle comble, la chaleur, les rires bruyants et les grasses plaisanteries, mais la politesse l’obligeait à tenir sa place parmi les convives. En désespoir de cause, elle reporta son attention sur les invités. Trouverait-elle quelque part un visage familier ?

Là-bas au fond, peut-être… se pouvait-il que ce soit ce chevalier de renom qui avait servi son père autrefois, alors qu’il n’était encore qu’un simple écuyer ? Elle avait l'impression de reconnaître son visage, même s’il avait bien grandi depuis lors. Plus près, le blason des Brax… sa tante du côté maternel avait épousé Lord Brax, il devait donc s’agir de ses cousins. Peut-être aurait-elle l’occasion de lier connaissance un peu plus tard. Son regard tomba finalement sur ses voisins immédiats. Il lui fallut quelques instants pour se remémorer au moins un nom en étudiant les couleurs de chacun : Lord Mallister. Elle ignorait qui étaient les autres… étaient-ils de la même famille ? En tous les cas elle n’avait d’autre choix que d’engager la conversation si elle voulait survivre à cette interminable soirée. Déployant son éventail, elle lança aimablement :

« Murs-blancs est un très beau château, ne trouvez-vous pas ? Et d’autant plus fascinant qu’il abrite en ses murs un œuf de dragon... J’espère que nous aurons le privilège de poser les yeux sur cette belle et triste merveille. » Elle agita délicatement son éventail avant d’ajouter avec un petit sourire : « « Mais permettez-moi de me présenter : je suis Alysanne Florent… de Rubriant. Je devais accompagner ma sœur Lady Tierle Darry, mais une mauvaise fièvre l’a privée du plaisir de se joindre à nous. J’imagine que vous êtes vous-mêmes riverains du Conflans ? »




Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
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Rivanon Mallister
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Message Lun 28 Mai 2012 - 15:20

Je me trouvais à la table des invités aux côtés de mon père. Notre famille avait été conviée au mariage de lord Ambrose et lady Sienna, comme bon nombre de riverains. Trois jours de festivités avec un tournoi en prime. Et le plus étonnant dans tout cela était le prix, un œuf de dragon. Je me demandai comment les Beurpuits avaient pu entrer en sa possession. Le voyage entre Salvemer et Murs-Blancs avaient duré quelques jours, et pour l'occasion j'avais revêtu une robe de teinte bordeaux faite dans un tissu assez léger pour supporter la chaleur sans pour autant être inadapté face à la fraîcheur nocturne.

Pour l'instant j'observai toutes les personnes présentes ainsi que l'architecture des lieux. Reconnaissant Edarra, je la saluai. Je ne l'avais pas revue depuis notre séparation à Port-Lannis. Les seigneurs riverains m'étaient familiers, quant aux autres je ne les connaissais pas. Edwyn Tully fit une déclaration exprimant son enthousiasme de manière concise. Ensuite lord Ryman prit le relai, complimentant les mariés et son suzerain. Je me tournai vers mon père, j'étais certaine qu'il aimerait également me voir marier, mais je n'avais de cesse de lui retourner les mêmes arguments, comme quoi je ne souhaitais nullement être une monnaie d'échange sur l'échiquier marital et politique.

A cet instant, j'entendis la voix de ma voisine et portai mon attention sur elle. Une jeune femme fort présentable et aimable. Je l'écoutai tout en me demandant si elle discutait par simple politesse ou par intérêt. Florent de Rubriant... Je parvins à me remémorer les maisons du Bief et me situer Rubriant. Ainsi elle était la sœur de lady Darry. Intéressant...

- C'est exact lady Alysanne, nous sommes bien riverains, répondis-je en désignant également mon père. Je suis Rivanon Mallister et voici mon père lord Robert, seigneur de Salvemer.

Je me trouvai entre Alysanne et mon père que j'avais également présenté, mais rien n'indiquait qu'il parlerait avec la jeune lady.

- Dommage que votre sœur ne puisse assister à ce mariage. Cela fait un long voyage depuis le Bief, j'espère que vous profiterez pleinement des festivités. En tout cas, vous avez raison, Murs-Blancs est une très belle demeure, ils ont utilisé des matériaux fort coûteux et ont su les harmoniser pour mieux impressionner... Je souris poliment. Cet œuf de dragon suscite beaucoup de curiosité puisque les dragons sont censés avoir disparu depuis la mort de dragons targaryens. Où a-t-il bien pu se le procurer ?

Je n'attendais pas de réponse précise de mon interlocutrice, je doutai qu'elle en sache plus que moi. Puis je vins à penser au Conseil restreint, deux de ses membres étaient bievois, peut-être pourrai-je me renseigner auprès d'Alysanne pour des plus amples renseignements. En savoir un peu plus sur les hauts personnages du royaume n'était jamais peine perdue.

- Deux de vos concitoyens ne sont-ils pas membres du Conseil restreint ? demandai-je avec un regard interrogatif. J'aimerai en savoir un peu plus à leur sujet si vous n'y voyez pas d'inconvénient.

Peut-être me montrai-je un peu directe étant donné que je venais seulement de faire connaissance. Certains n'appréciaient guère, qu'en sera-t-il concernant Alysanne ?



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Message Lun 28 Mai 2012 - 15:26

Les banquets n'étaient pas ce que Jasper préférait dans les mariages. Il avait encore frais dans sa tête le souvenir des noces de son cousin Tristan Tyrell et autant ces dernières avaient été menées sous l'égide du raffinement et de la distinction, autant celles-ci... confinaient au ridicule du faste et de la bombance. Les mariés eux-mêmes ressemblaient moins à deux heureux époux qu'à deux pantins désarticulés bouffis de joie, de beurre et de lait. À tel homme reconnaît-on tel blason ? Jasper espérait bien que non, car il aurait eu bien du mal à dissimuler ses plumes, son bec et ses serres s'il avait eu les attributs de l'apparence des oiseaux rapaces... Sans doute était-il de mauvaise humeur et de mauvaise foi. Il n'avait pas été invité personnellement à ce mariage, il n'était là qu'à la demande de lord Ambrose et de lord Edwyn qui, eu égard à son rang de seigneur suzerain, l'avait convié aux noces et, bien sûr, au tournoi qui aurait lieu demain. Il avait accepté, car veiller sur Edwyn était un engagement qu'il avait pris devant lui et dont il ne serait libéré qu'une fois que le petit seigneur en aurait décidé ainsi. Mais là, au château de Murs-Blancs, Edwyn était le suzerain du Conflans et, naturellement, Jasper devait s'effacer derrière lui qui, malgré son âge, devait agir conformément à son rang et à son titre. Jasper trouvait d'ailleurs intéressant qu'en dépit de sa jeunesse, de sa fraîcheur et de son entrain naturel, le petit garçon réussisse à se frayer un chemin parmi ces hommes parfois d'un âge très avancé qui le respectaient malgré tout. La personnalité très attachante de l'enfant y était sans doute pour beaucoup, et cela en disait long sur la loyauté de ces vassaux qui auraient pu profiter de la faiblesse de Vivesaigues à des fins malhonnêtes et déshonorantes. Jasper ne savait que peu de choses du Conflans et de sa noblesse. Il en avait bien sûr discuté avec son suzerain durant leur périple ensemble, et mestre Wyman n'avait pas manqué à ses devoirs et lui fit bien sa leçon. Il connaissait les Mallister, prestigieuse famille, grande gagnante de la toute récente bataille de Salvemer. Peut-être pourrait-il s'entretenir avec lord Robert à ce sujet ? Il y avait également lord Frey, seigneur des Jumeaux, cette double forteresse et ce pont qui avait fait la fortune de cette si jeune famille. Jasper se demanda cependant si toutes les personnes ici présentes étaient des notables du Conflans. Lady Jeyne Brax venait de Corval, des terres de l'Ouest, et accompagnait les Tully, mais était-elle la seule à ne pas compter parmi les dignitaires du Conflans ? Lui-même était originaire du Val d'Arryn et non du pays des rivières... Maeve était assise à ses côtés et, comme lui, elle s'apprêtait à manger la nourriture qui leur avait été promptement servie. Jasper, qui était malgré tout décidé à profiter du moment pour en apprendre un peu plus. Après avoir adressé à sa sœur un sourire, il se tourna vers les Frey assis à ses côtés. Parmi eux, il y avait un petit garçon qui ne devait pas être plus âgé qu'Edwyn Tully. S'agissait-il d'un cousin ou d'un des frères de la mariée ? Peu importait à vrai dire, Jasper ferait la conversation indifféremment. C'est pourquoi il lança :  « C'est un très beau mariage, n'est-ce pas ? Lord Ambrose a vraiment offert une belle cérémonie et avec le tournoi qu'il organise pour ses noces, ce mariage restera dans les mémoires pour longtemps. Mais je me sens un peu comme la pièce rapportée, peut-être pouvez-vous m'aider à identifier les convives présentes ? J'aimerais beaucoup savoir qui je vais inviter à danser. »Il n'adressait sa question à personne spécifiquement et espérait qu'elle ne tomberait pas à plat et qu'au moins l'un des Frey à ses côtés daignerait lui répondre. Ce faisant, il s'était servi de la viande et commença à manger. Un coup d'oeil rapide à la table d'honneur lui permit de constater qu'Edwyn Tully semblait parfaitement assumer son rôle et même prendre un certain plaisir à y jouer. Pourtant, tout cela n'avait rien d'un jeu et tôt ou tard, il finirait par s'en rendre compte. Peut-être même était-ce déjà le cas ? Un petit garçon si tôt orphelin de père est peut-être plus mâture que les autres de son âge, après tout...
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Asafa Ferboys
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Message Lun 28 Mai 2012 - 16:36

La lady Ferboys avait fait son entrée parmi les convives accompagnée par un homme partageant des traits commun avec elle, ce qui, pour ceux qui n’était pas au courant de son identité, confirmait l’idée que ce dernier était de la famille de la belle héritière de Ferboys. S’il partageait des traits avec sa cousine, Asafa la dépassait en revanche largement en stature. Grand pour un Dornien, il arborait la silhouette de ceux qui entretenait leur corps et qui, de fait, dégageait une certaine sensation de puissance comme les hommes de guerre le pouvait. Toutefois, si sa cousine restait plutôt froide et distante, l’homme affichait un large sourire et suivait avec entrain les mélodies produites par les différents musiciens. De toute évidence, celui dont le teint halé et la pilosité noir de jais trahissait les origines Dorniennes semblait véritablement heureux d’être là. Toutefois, la stature haute et son uniforme soigné, tout comme le fait qu'il restait constamment aux côtés de sa cousine tel un chaperon signifiait pour les regards avertis qu'il était sans doute affecté à la sureté de l'héritière des Ferboys...

Durant tout le voyage, il s’était montré affable et avenant avec les différentes personnes de la suite de sa cousine, et une fois arrivé, il avait conservé cet entrain et cette bonne humeur communicative qui caractérisée le personnage. Lors des présentations, d’ailleurs, s’il était resté en retrait de sa cousine Edarra, faisant ainsi son office de garde personnel bien qu’étant son cousin, il avait salué ses hôtes et tout ceux qu’il avait rencontré avec un enthousiasme non-feint, sans tomber dans le déplacé toutefois. Ainsi, il s’était contenté de sourire, laissant à sa cousine le soin de gérer au mieux les « relations inter-maisons ».

Lorsque Lady Mallister salua sa cousine, bien qu’il ne connaissait pas la belle noble, il lui adressa un poli et protocolaire salut de la tête, son regard s’attardant un instant sur elle avant de passer aux autres invités. Une fois à proximité de la place leur étant attribuée, à côté de la Lady Ferboys, il se servit en vin qu’il commença à déguster. Penchant la tête pour écouter religieusement les directives de sa cousine, il retint un léger rire, avant de lui répondre à voix basse également.

- Merci, chère cousine. Je doute que quelqu’un cherche à me mettre mal à l’aise en ta présence…

Il se pencha encore plus pour chuchoter à son oreille.

- Ils ont bien plus peur de toi qu’ils ne souhaitent me moquer… S’ils me connaissent. Je ne pense pas qu’ils tenteront d’ailleurs de m’emmener sur des terrains de discussions piégés, après tout, nous sommes à un mariage, n’est-ce pas ?

Il prit alors une grande gorgée de son vin et jeta un regard aux alentours, s’arrêtant parfois sur quelques personnes, sans jamais se départir de son sempiternel sourire. Puis, lorsque sa cousine s’adressa de nouveau à lui, il répondit sur un ton enjoué, parlant normalement comme s’il n’avait été que tous les deux, au château Ferboys.

- Si j’ai déjà assisté à un mariage ? Oui, une fois, à Dorne. Ce fut d’ailleurs fort cocasse. Il s’agissait de l’union d’une des petites nièces de notre grand-mère, Lady Jennelyn Forrest. Elle se mariait avec un jeune noble, dont j’ai oublié le nom… Il était de La Grâcedieux, si je ne m’abuse…

Il se remémorait les événements avec une nostalgie certaine, alors que son regard se perdait dans le vide pendant qu’il était songeur…

- Bref, cela fut un festin sensationnel… Et, tu me connais, j’y ai connu quelques déboires. Ce fut un merveilleux souvenir.

Il ne semblait même pas comprendre d’ailleurs que cela pouvait être source d’angoisse pour sa cousine, ou si tel était le cas, il semblait trouver amusant de « taquiner » de la sorte la jeune femme, comme en témoignait son sourire franc et joueur lui barrant le visage.
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Message Lun 28 Mai 2012 - 19:52

Le noble originaire des Terres de l’Ouest pouvait enfin se réjouir du début des festivités. Il avait fait route depuis Port-Réal pour se rendre au mariage de lord Beurpuits sans repasser au préalable par Port-Lannis, ce qui démontrait à quel point il tenait à assister à l’évènement. Bien sûr, le jeune trentenaire n’était pas venu seul. Geildor et Asius, ses deux plus fidèles serviteurs, se trouvaient dans la cour, avec les autres roturiers. A eux, s’ajoutaient les serviteurs des nobliaux accompagnant le Tarbeck. Du moins, au vu des apparences à vrai dire. Tout comme Deirdre Pyke qui avait elle aussi fait le déplacement, passant pour la fille d'un de ses cousins décédés.

A sa table, il était entouré de quelques-uns des siens au vu de leur apparence et de leur proximité avec le cadet Tarbeck. Tous vêtus d’un ensemble délicat d’argent et d’azur, aux couleurs de la maison Tarbeck, confectionné par le commerce que détenait Damon à Port-Lannis. ils semblaient profiter eux aussi de la soirée et du festin organisé. Les yeux bleus du noble scrutèrent la salle un instant. Certains visages connus attirèrent son attention tandis qu’une bonne partie des invités, au même titre que lui, constituaient de parfaits inconnus. Tout se déroulait donc sous les meilleurs auspices.

Installé à une table certes sur le côté, qui avait le mérite d’être assez près du cœur de l’événement, l’homme aux nombreux établissements se leva tout à coup de son emplacement, prenant congé des personnes venues l’accompagner. Même si le parfum dégagé par ces mets merveilleusement bien cuisinés plaisaient à Damon, ce dernier n’escomptait pas se restaurer tout de suite.

*Oui…mangez, buvez, à vous en éclater la panse comme de parfaits ripailleurs ! Car ce ne sera pas toujours l’occasion..*

Incontestablement, d’autres choses traînaient ça et là dans son esprit aussi sournois et orgueilleux qu’opportuniste. Son regard se posa sur Edarra Ferboys, située à la table de l’autre côté de la grande salle en suivant une diagonale. Sous un brouhaha de paroles, de couverts qui s’entrechoquaient, de notes musicales que produisaient les ménestrels et autres saltimbanques, le cadet Tarbeck traversa la salle, non sans le sourire qui sied bien en de pareilles occasions. Tout cela pour montrer qu’il partageait l’allégresse de quelques rondouillards et maigrelets qu’il jugeait simples d’esprit.

*Rien que le fait de savoir qu’un jour, ce sera à mon tour de me retrouver derrière la table d’honneur et à disposer d’une vue imprenable sur toutes ces faces d’ahuris, ça me fout la gerbe…*


Il pensait effectivement à son propre mariage à ce moment précis. Quand ? Où ? Avec qui ? Tant de questions qui demeuraient sans réponse et il lui était préférable de repousser ce projet à bien des égards. Une fois à portée d’Edarra Ferboys, il s’inclina respectueusement pour procéder à un baise-main.

«Quel ravissement que de vous voir ici Dame Edarra même si nous ne partageons pas la même table. J’espère que plus tard dans la soirée, vous m’accorderez une danse ? »

Le cadet Tarbeck se tourna ensuite vers le jeune homme au teint hâlé qui semblait entretenir une discussion avec la même interlocutrice. Et avec le même entrain, il se présenta, ses yeux bleus pétillant presque malgré cette fausse allégresse. En fait, Damon était en train d’écouler les sourires économisés depuis de longs mois.

«Il me semble ne pas vous connaître, messire. Damon Tarbeck, frère de Lord Celos Tarbeck régnant au château du même nom dans les terres de l’Ouest. »
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Alysanne Florent
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Message Lun 28 Mai 2012 - 20:37

Des Mallister, c'était bien cela. Elle opina poliment et salua Lord Robert avec les égards dûs à son rang et tout le respect que lui inspiraient les récits de la bataille de Salvemer. La jolie jeune femme blonde, Rivanon, avait des manières assez directes mais posées, qui n'étaient pas pour lui déplaire. La question concernant l’œuf fit sourire la Bieffoise qui répondit à voix basse, se penchant vers sa compagne de table :

« Vous aussi, vous trouvez surprenant qu'un simple seigneur soit en possession d'un tel trésor... il me semble qu'il ne peut lui avoir été donné que par un Targaryen... Étant donné les échecs notoires de Lord Beurpuits dans les hautes fonctions qu'il a exercées, je suppose que ce n'était pas la récompense de ses bons et loyaux services. J'ai moi-même eu la curiosité de poser la question à mon beau-frère Lord Darry qui est l'un de ses voisins immédiats. D'après lui, cet œuf aurait échu entre les mains de Lord Ambrose suite à un séjour d'Aegon IV à Murs-Blancs. Il faut croire que la qualité des vins avait séduit le roi... à moins que celui-ci n'ait été charmé par d'autres nectars : d'aucuns prétendent que sa visite fut suivie de trois... floraisons pour le moins inattendues, mais j'ignore s'il faut croire ces racontars. » Elle n'accordait généralement guère d'attention aux rumeurs ; celle-ci toutefois méritait sans doute quelque crédit. Comment expliquer qu'un homme ayant si mal servi le royaume reçoive un tel présent de son souverain, si ce n'est en réparation d'une offense aussi grave que le déshonneur de ses trois filles...

Se redressant avec un geste désinvolte signifiant que cela n'avait que peu d'importance à ses yeux – après tout, les coucheries de roi n'étaient pas un sujet très passionnant, de son point de vue – elle répondit d'une voix plus claire à l'autre question de Lady Rivanon.

« En effet, nos vertes contrées ont l'honneur d'avoir vu deux de leurs plus brillants seigneurs appelés à siéger au Conseil Restreint. » C'était un plaisir pour elle de parler de ces hommes qui lui inspiraient une certaine admiration, et quelque fierté au regard de ses origines. La requête de Rivanon ne la dérangeait donc pas, même si elle était surprise de son approche frontale, habituée comme elle l'était aux circonvolutions des Bieffois. « Je connais peu Clarence Hightower bien qu'il soit mon voisin. Je sais seulement que sa compétence dans la gestion des affaires de Villevieille suscite les éloges de mon père, et que Lord Tyrell l'estime. Il fera certainement un Grand Argentier très capable malgré son jeune âge. Quant à Jace Redwyne, notre Grand Amiral... c'est un homme charmant qui a le don de plaire à tous par son esprit et ses manières, et un navigateur curieux qui partage volontiers le récit de ses voyages. Mais peut-être n'est-ce pas là ce que vous souhaitiez savoir ? » s'enquit-elle avec un sourire en coin. La fille de Lord Mallister avait vraisemblablement peu de raisons de s'intéresser aux membres du Conseil Restreint. Soit elle se piquait de politique et s'efforçait de deviner les loyautés de ces hauts personnages, soit elle cherchait un bon parti - ne s'était-elle pas présentée sous le nom de son père, malgré la maturité de ses traits ? Elle doit être un peu plus âgée que moi... et cela fait déjà cinq ans que l'on m'incite au mariage... je n'ose imaginer la pression qu'elle doit subir, surtout si elle est l'aînée.

Dans les deux cas, la réponse donnée ne serait pas d'une grande aide - ce n'était qu'une mise en bouche, tout au plus. Alysanne préférait garder ses cartes en main, curieuse de voir quelle direction prendrait leur échange. Elle était disposée pourquoi pas à livrer des informations supplémentaires... mais avec discrétion et parcimonie, par égard pour les intéressés. Quel que soit l'objectif de Lady Rivanon, ce serait en tout cas une distraction bienvenue dans une soirée par trop prévisible...




Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
Spoiler:
 
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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 28 Mai 2012 - 22:24

     Lord Beurpuits se montra charmé des compliments du jeune lord Tully, il le lui fit d'ailleurs savoir en lui accordant un sourire aimable accompagné de quelques paroles destinées à flatter le jeune garçon tout en louant sa région d'origine, juste après que lord Ryman n'eut répliqué. « Rien n'est trop beau pour remercier nos amis et nos fidèles voisins du Conflans, nous méritons bien de nous amuser un peu ! » La nourriture commença à arriver, apportés par les serviteurs qui croulaient presque sous le poids des plats qui débordaient littéralement de victuailles. La soupe de marrons crémeuse avec des croûtons chauds côtoyait les poires pochées au vin, une délicieuse entrée qui dégageait un fumet à faire saliver n'importe qui ! Alors que lord Ambrose regardait ses invités avec un plaisir non feint, il tourna la tête vers son beau-frère avant de reprendre la parole. « Que les Sept vous entendent lord Ryman, j'espère que notre lignée perdurera encore longtemps et que notre amitié ne fera qu'accroître avec le temps ! » Il semblait réellement sincère et leva un verre d'excellent vin à l'attention des invités qui siégeaient à la table d'honneur. « À l'avenir et à nos futurs descendants ! Puissent les Sept veiller sur eux lorsque nous ne seront plus là ! » Des paroles bien étranges pour un événement aussi heureux, mais l'humour était souvent discutable.

     Lady Edarra Ferboys était sagement assise à sa table en promenant son beau regard sur les environs. À ses côtés, son cousin n'était pas en reste, leur teint hâlé avait attiré l'attention de tout le monde et visiblement ils intéressaient leurs voisins. Les plats de l'entrée leurs furent apportés rapidement alors que les serviteurs leur laissait le choix entre plusieurs propositions, ils n'avaient que l'embarras du choix ! Damon Tarbeck intervint alors, entamant la discussion avec les deux Dorniens sous le regard de plusieurs personnes qui observaient les invités en attendant l'arrivée de leurs plats. Comme si les Sept voulaient se jouer de ces étrangers qui ne les priaient pas, une surprise de taille s'approcha de la table des Ferboys. Une jeune serveuse qui tenait un plat visiblement très lourd s'apprêtait à proposer quelque chose à manger aux Dorniens, lorsque son regard s'arrêta sur Asafa qu'elle fixait avec insistance. « Asafa ? » Elle possédait un minois absolument charmant et des hanches à faire pâlir d'envie n'importe quelle noble. Visiblement le jeune homme ne lui était pas inconnu. « Te souviens-tu de moi ? Nous nous sommes.... Connus, à Port-Réal ! Je servais dans l'auberge où tu avais une ardoise ! Quel hasard ! » Elle rigola d'un rire assez gras et qui contrastait avec son physique attrayant. Plusieurs nobles regardèrent dans leur direction, se demandant ce que cette fille pouvait bien faire là. Peut-être que le jeune Dornien avait oublié cette conquête, mais une chose était sûre, elle ne l'avait pas effacé de sa mémoire !

     Alors que lady Ashlee Cendregué était occupée à bavarder avec sa voisine, un jeune ménestrel qui avait repéré la beauté de la donzelle, s'approcha de sa table et commença à jouer quelques notes d'une balade romantique. Il arbora un sourire charmeur à l'encontre de la demoiselle, sans pour autant lui manquer de respect bien évidemment et après avoir joué quelques accords, lui adressa la parole. « Comme il est rare de voir pareille beauté en ces lieux, pour peu vous feriez de l'ombre à la mariée. Y a-t-il une balade que vous souhaiteriez entendre pour que je vois votre ravissant minois s'éclairer davantage ? » Les doigts prêts à s'exécuter, le jeune saltimbanque attendit patiemment les mots de la jeune femme.

     Lady Alysanne Florent avait beau ne pas se sentir chez elle en ces lieux, elle n'en faisait pas moins parfaitement l'illusion ! Les serveurs étaient venus lui proposer du bon vin le temps de la faire patienter jusqu'à l'arrivée des plats, mais visiblement la belle demoiselle avait trouvé une interlocutrice digne de ce nom en la personne de lady Rivanon. Comme elles entamaient toutes les deux une discussion sur l'œuf de dragon qui soulevait bien des questions avant d'enchaîner sur les notables de la région d'origine des Florent, un inopportun qui passait par là saisit quelques bribes de la conversation. Il s'immobilisa, attirant l'attention sur lui, avant d'approcher des deux jeunes femmes pour leur murmurer quelques mots. « L'œuf de dragon ! P't'être bien que les Targaryen mentent à propos d'leurs dragons, allez savoir ! P't'être bien que Freuxsanglant les cachent dans le Donjon Rouge ! » Vu l'haleine avinée qui parvenait aux femmes, cet homme avait trop profité de la bouteille. Mais y avait-il quelque chose de vrai dans ce qu'il disait ? Allez savoir ! Un autre homme arriva rapidement, chassant le malotru en lui sommant d'aller cuver ailleurs, s'excusa auprès de deux jeunes femmes avant de s'éclipser, un sourire aux lèvres.

     Lord Jasper Arryn faisait honneur à son nom de part son attitude et sa verve, il veillait apparemment sur sa sœur tout en réussissant à lier la conversation avec son voisin. Alors qu'il se renseignait sur les convives présentes ici, l'un des Frey prit visiblement son petit frère de court et devança la réponse. « Oh ! Il y a énormément de belles demoiselles qui seraient absolument ravies de pouvoir danser avec un véritable lord ! Vous faites honneur à votre nom de ce que j'ai entendu à votre sujet, c'est un véritable plaisir de voir des personnes de votre importance figurer au mariage de notre sœur. » L'homme paraissait sincère, mais dès qu'il eut terminé sa réplique, voilà qu'il donna un léger coup de coude au jeune Ewald. « Parle donc, l'errance t'aurait-elle donc coupé la langue ? » Puis comme s'il venait de dire la meilleure blague du siècle, il se gaussa.

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Je tenais simplement à signaler que l'arrivée des plats est géré par le MDJ pour des raisons pratiques (puisque je ferai intervenir des PNJs à des moments clés), je vous demanderais donc simplement d'éviter de préciser à quel moment tel plat arrive, car cela bouscule la trame et que le repas a déjà été lancé par certains d'entre vous alors qu'il était prévu qu'il ne débute que lors de mon intervention. Wink

Je ferai une nouvelle intervention sous peu pour faire venir les plats suivants donc n'hésitez pas à poster autant que vous le souhaitez avant que le temps n'avance !
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Message Mar 29 Mai 2012 - 0:41

Les paroles de Ryman réconfortèrent le petit Edwyn. Il ne connaissait pas très bien le seigneur des Jumeaux, mais il avait entendu parler de lui. Homme respectable, loyal, et très fier, typiquement le genre d'homme sympathique qui faisait d'excellents compagnons pour Edwyn qui regrettait un peu de ne pas être allé plus souvent aux Jumeaux, cette double forteresse si drôle avec son pont fortifié que le petit garçon imaginait facilement imprenable !

– Entouré comme je le suis, vous avez bien raison ! Le jour de mon mariage, je ferai un discours pour vous, en souvenir de ce jour !

Il était naïf au point de croire que sa mémoire ne lui ferait point défaut mais en tout cas Edwyn se promit, alors qu'il continuait à manger, de ne point oublier les paroles gentilles de lord Ryman Frey. Aux bons mots de lord Ambrose, le petit garçon applaudit à tout rompre, avant de rassembler, sur une assiette, un assortiment de ce qu'il comptait manger en priorité, car il souhaitait goûter à tout et faire ainsi honneur au banquet qui leur était servi. D'un geste assez excité de la main, il réclama l'attention du valet qui venait de le servir :

– Vous voulez bien me rendre un service ? Vous voyez la fille là-bas, à côté de lord Arryn ? C'est ça sœur... Si vous passez près d'elle, vous voulez bien lui dire qu'Edwyn Tully demande... non, réclame ! Qu'Edwyn Tully réclame la première danse ? Ça serait vraiment gentil...

Edwyn espérait vraiment que sa requête serait entendue et approuvée et que le valet s'exécuterait pour aller porter ce message à celle qui, à mesure qu'il la fréquentait, devenait plus qu'une simple amie et camarade de jeu. Il avait d'ailleurs remarqué qu'à sa table siégeait un autre enfant, un Frey qui, comme lui, n'était pas plus haut que trois pommes. Edwyn était à ce sujet très partagé : d'un côté il était content qu'il y ait à la table de Maeve quelqu'un de son âge pour éviter qu'elle s'ennuie ; d'un autre côté, il était jalousement très fâché de ne pas être ce petit garçon qui pouvait profiter de la présence et de la compagnie si douce et si agréable de la belle Maeve. Mais fi ! Il trouverait bien un moyen de se libérer de la tablée pour aller retrouver la fille si gentille et peut-être trouveraient-ils alors de quoi s'amuser en associant à leurs jeux le petit Frey. Était-il un garçon amical, sociable et joueur comme eux savaient l'être ? Edwyn n'avait aucun moyen de le savoir, à vrai dire il ignorait tout des Frey au final et cela le chagrina et le motiva à poser une question à lord Ryman, qu'il ne souhaitait pas déranger pour autant.

– Toute votre famille est là ? Je ne connais pas très bien... vous pouvez me présenter les personnes présentes dans la salle ? Il y a tant de monde... Moi je reconnais les Frey bien sûr, et aussi les Mallister... les Arryn aussi, et cette fille là-bas, c'est... euh... une Brax, je crois ! Elle nous a suivi depuis Vivesaigues, c'est la fille de lord Brax il me semble... Je suis sûr que vous, vous reconnaissez tout le monde !

Edwyn était presque jaloux même s'il n'avait aucune idée propre de l'étendue des connaissances de son voisin de table qui, peut-être, ne connaissait que peu de monde ici. Mais il connaissait au moins les Tully, lui-même donc, sa mère, et sa sœur, qui mangeaient près de lui. Il eût été très étonnant de voir cette dernière faire autre chose, d'ailleurs ! Mais entre deux bouchées, un son s'éleva hors de sa bouche pâteuse, et lady Morag confirma qu'effectivement, la demoiselle aux cheveux auburn était bien originaire de Corval. Très heureux de ne s'être point trompé, Edwyn écouta avec patience et beaucoup d'attention les réponses de son vassal qu'il espérait très complètes, car il était désireux de se bien instruire de tout ce qui se passerait durant l'événement de Murs-Blancs et pour y parvenir, il devait en savoir le plus possible sur tout le monde ici. Inutile de préciser que sa curiosité de petit garçon espiègle était bien plus qu'aux aguets !
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Ryman Frey
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Message Mar 29 Mai 2012 - 10:12

Après la réplique de Lord Ryman à l’adresse de Lord Edwyn, ce fut le Maître des lieux, Lord Ambrose, qui par une formulation astucieuse flatta le jeune seigneur. Puis il enchaîna après le discours du Frey, levant son verre à l’adresse des invités d’honneur, et terminant par des paroles assez peu de circonstances. Pourquoi parler du temps où ils ne seraient plus là ? Si Ryman ne doutait pas que les Sept sauraient se montrer bons envers leurs enfants, ce temps-là n’était pas prêt d’arriver. Attention à ne pas parler de malheur ! Quant à Edwyn, il tâchait, lorsqu’il parlait, de se montrer à la hauteur de son rang. Lord Ryman lui adressa un signe de tête en remerciement, tout en se disant qu’il pourrait bien avoir à lui rappeler sa promesse. Sans vraiment avoir l’intention de le faire, bien sûr. Son suzerain n’était encore qu’un enfant, il avait donc l’excuse de son jeune âge sur bien des points.

La salle s’anima lorsque les premiers plats furent enfin apportés à toutes les tables. Les convives d’honneur avaient bien sûr le privilège d’être servis les premiers, bien qu’il y ait suffisamment de serviteurs pour qu’il ne se déroule pas trop de temps entre le début et la fin du service. Après s’être adressé à un valet proche de lui, pour on ne pouvait deviner quelle raison, Lord Edwyn se tourna vers Ryman, avec l’évidente volonté d’apprendre qui étaient tous les présents, ou du moins la plupart. Ceux du Conflans étaient bien sûr la priorité, et puis, le seigneur des Jumeaux ne devait connaître que de nom quelques-uns des voyageurs d’autres territoires. Il finit par répondre :

« Toute ma famille est là, en effet. Le plus jeune que vous voyez est mon frère Ewald, qui est écuyer. A l’extrémité de la table, ma mère, Lady Petra, converse avec mon épouse, Lady Mera. Puis viennent mes frères Ser Maleck et Tiber. Le reste de ma fratrie est un peu loin, avec mes cousins. »

Ca, c’était pour la partie Frey, et encore, il avait épargné à Edwyn de tous les lui présenter. Certains n’étaient pas forcément dignes, d’ailleurs, d’être connus du seigneur de Vivesaigues… Parcourant du regard la tablée, il vit en effet Robert Mallister, à qui il adressa une salutation muette, et sa fille, Lady Rivanon, qu’il ne connaissait que de nom. Et il y avait aussi Lord Jasper Arryn, seigneur du Val. Là, encore, Ryman ne l’avait jamais rencontré. La position des Jumeaux, bien au nord, ne facilitait pas forcément les rencontres.

« Je crains de ne pouvoir vous donner plus de renseignements, vous avez eu le privilège de voyager plus que moi, qui n’ai jamais quitté le Conflans, et même, pour être précis, sa partie nord. Mais cet événement est une occasion pour beaucoup d’invités de faire des rencontres. La présence de Lord Jasper est un signe évident de l’union forte qui lie le Conflans et le Val. Face à l’adversité, il est bon de se montrer sous son meilleur jour, ensemble ! »

Là encore, il y avait un compliment envers Lord Edwyn qui, malgré le fait que ce n’était probablement pas de son initiative au départ, s’était évertué à consolider les alliances avec les voisins. Il était à espérer que sur le long terme, cela paierait. D’ailleurs, mieux valait penser au présent, aux festivités.

« Au-delà de simples rencontres d’ailleurs, peut-être certains trouveront-ils des possibilités de mariages ! »

Si lui-même n’avait pas été déjà marié, Ryman aurait trouvé idéal un tel rassemblement. D’ailleurs, cela ne l’empêcherait probablement pas d’aller conter fleurette à quelque demoiselle… Il aimait son épouse, bien sûr, ou du moins, avait appris à l’aimer, mais cela ne l’empêchait pas de temps à autre d’aller voir ailleurs. Heureusement, on ne lui avait pas encore annoncé qu’il avait un bâtard quelque part.



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Message Mar 29 Mai 2012 - 11:06

Ce qu’elle était contente d’avoir accompagné les Tully à ce mariage avec Robert et Colleen! Le voyage n’avait pas été de tout repos mais une fois à Vivesaigues, elle avait été délivrée de toute angoisse. Elle était en sécurité, en compagnie de Robert et Colleen mais aussi avec son amie Morag. Tout le reste du séjour ne serait pour elle que plaisir et amusement, elle en était certaine. Durant le trajet jusqu’à Murs-Blancs elle n’avait fait que papoter. Bien souvent à tord et à travers, il fallait bien l’avouer mais quel plaisir de pouvoir ainsi s’oublier et juste profiter du moment présent. Elle avait pourtant été soulagée une fois le convoi arrivé et à nouveau une vague d’excitation l’avait envahie à l’approche imminente du mariage. Mariage qui avait eu lieu en ce jour. Elle avait été émue et s’était imaginée à la place de Lady Sienna Frey. Ce qu’elle était chanceuse. Se marier enfin… Ce dont elle rêvait depuis qu’elle était en mesure de rêver! Il fallait aussi avouer qu’elle se sentait très bien ici, dans le Conflans de sa mère. Peut être même que certains cousins ou cousines étaient présent.
Elle se sentait plus femme que jamais et pourtant elle n’était toujours qu’une enfant ne connaissant rien à la vie. Il fallait avouer que l’atmosphère festive lui faisait presque tourner la tête.

Jeyne, Robert et Colleen étaient installés à une table différente de celle des Tully mais cela ne la gênait pas. Elle estimait que d’ici elle voyait très bien tous les convives. Il y avait donc les mariés et leurs familles, Lady Sienna et Lord Ambrose, Les Tully, Lord Arryn, suzerain du Val. Elle avait souvent entendu parler de lui à Corval. Son père le citait assez fréquemment et suivant ce que Jeyne avait compris, Lord Brax espérait accomplir une union avec cette grande famille. Elle était très impressionnée par ce jeune Lord. Elle était loin de lui mais sachant ce qu’elle savait, elle était dans ses petits souliers. Elle avait échangé avec lui quelques politesses durant le trajet de Vivesaigues à Mur-Blanc, mais rien de plus. Pourtant, elle se voyait déjà partir de Corval et le rejoindre... Doux rêve... Qui connaissait-elle d’autre ? Damon Tarbeck qui lui aussi avait un rapport avec sa famille mais qu’elle n’appréciait pas. Elle aurait espérer voir Lady Tyssier mais malheureusement son amie n’avait pu se joindre aux festivités.

Tout le monde discutait et perdue dans ses observations Jeyne n’avait pas vu que la nourriture avait été servie. Elle fut rappelée à l’ordre par un coup de coude de sa sœur et elle décida de porter son attention sur sa voisine toute proche, une jeune fille ayant surement le même âge que le sien, et qui, à son grand bonheur, lui adressait maintenant la parole.
    C’était un magnifique mariage… Le genre dont on rêve toutes je suppose. Je suis très heureuse d’avoir été conviée, cela me permet un peu de m’évader de mon Ouest natale. Lord Edwyn a grandi oui, je suis certaine qu’il sera un Lord à la hauteur de toutes les espérances. Il semble évident que votre père a raison à ce sujet.
Elle ne connaissait absolument pas cette jeune noble mais ce genre d’évènements permettait de rencontrer de nouvelles personnes et de se lier. Chose qu’elle désirait tout autant que de se marier à un Lord suzerain.
    Je vous en prie, ne vous excusez pas, je ne vous ai moi-même pas dit qui j’étais. Je suis enchantée de me trouver à vos côtés Lady Ashlee, je suis Lady Jeyne Brax, de Corval dans les terres de l’Ouest.
Elle était persuadée qu’elle s’entendrait à la perfection avec cette jeune fille. Jeyne était quelqu’un de très facile et puis, elle était ici pour s’amuser, elle était prête à tout pour passer le plus exquis des moments.
Elle n’avait absolument pas suivi les conversations ambiantes ou très peu, trop timide de toute façon pour réellement y participer mais elle attendait le moment de danser avec impatience. Elle espérait aussi être invitée… Au pire, ce serait Robert qui l’inviterait mais danser avec son frère ne faisait pas réellement partie de ses rêves les plus fous. Tout sourire, elle contemplait donc la salle avec des yeux ébahis. Non pas par tant de richesse ou de grandeur, mais uniquement parce que le mariage était la plus belle chose qui pouvait arriver à une jeune fille. Ce qu’elle enviait Lady Sienna.
    Avez-vous remarqué comme Lady Sienna est resplendissante ? je suis certaine qu’elle attendait ce mariage avec beaucoup d’impatience !
Alors qu'elles discutaient, un ménestrel s'approcha de Lady Ashlee pour la complimenter et lui proposer de chanter une chanson. L’émerveillement de Jeyne ne cessait de grandir. La romantique en elle se sentait pousser des ailes!


Dernière édition par Jeyne Brax le Mar 29 Mai 2012 - 15:51, édité 2 fois
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Message Mar 29 Mai 2012 - 14:33

Asafa manifesta le doute que qui que ce soit essaye de le mettre mal à 'laise. En effet, n'importe quel noble ici s'en fichait un peu de lui. En plus, un incident diplomatique à un mariage n'était jamais du plus bel effet, Edarra hocha doucement la tête. Elle voyait bien les yeux des invités se posaient sur eux quelques fois. Sa paranoïa lui susurrait qu'ils savaient pour Asafa et se moquaient d'eux. Elle, se contentait de les ignorés, prenant une petite portion de chaque plat histoire de ne pas finir le ventre gavé. La voix d'Asafa se coula dans son oreille une fois de plus pour confirmer ce qu'elle pensait : lui aussi estimait qu'ils n'avaient rien à gagner à les humilier. Le jeune avait déjà été à un mariage d'après ses dires, en effet les fêtes de Dorne et des autres régions. Les traditions du sud différaient énormément quelques fois... Malgré les mauvais aspects de sa vie d'avant, le jeune homme ne semblait pas le regretter plus que ça.

Alors qu'elle piochait dans un panier d'osier remplit de fruits, un homme s'avança vers elle. Damon Tarbeck. Elle l'avait déjà vu à l'occasion de quelques voyages dans des cours et sa mère était aussi en contact avec les Tarbeck. Ils étaient des amis de la famille et elle se souvenait d'avoir vu le jeune homme il y a quelques mois, peut être plus. Il s'inclina en lui faisant un baise-main. « Je suis aussi enchantée de vous voir ici ser Tarbeck. C'est avec plaisir que je danserais avec vous.» Il se tourna ensuite vers Asafa pour se présenter de même. Alors qu'Edarra allait présenter son cher cousin, une voix s'éleva derrière eux. Une serveuse, elle reconnut son cousin et finit par rire après avoir révélé une partie des déboires de son cousin de sa voix forte. Edarra, outrée, se leva. « Puis-je savoir le nom de la personne en charge ici qui t'as permit de t'adresser de cette manière à un noble sans y attacher son titre ? Comment t'appelles-tu ? Qui t'as permit de nous parler ainsi ? » Elle avait parlé avec force histoire que possiblement, un chef de salle parmi les serviteurs l'entende et règle la situation le plus vite possible. Déshonneur ou pas, Asafa était encore un noble et n'avait pas été déshérité des Ferboys, il devait tout de même être considéré comme tel. Si cette reître continuait de répandre ces rumeurs (malheureusement vraies) comme ça, dans la fête, elle n'hésiterait pas à appeler à l'honneur de son hôte pour la châtier.
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Message Mar 29 Mai 2012 - 14:48

Le vin embaumait dans les coupes, se mêlant à la senteur sucrée des bouquets de fleurs et celle, un peu plus marquée, de la soupe de marron que les serviteurs apportaient à l’instant même. Les bruits, les chansons, le souvenir enchanteur du mariage de Lady Sienna et de Lord Ambrose un peu plus tôt dans la journée, tout se rajoutait au bonheur d’être arrivée à bon port, à temps pour ne rien rater. La Grande Salle, somptueusement éclairée par de brillants flambeaux, dégageait désormais une atmosphère chaleureuse et hospitalière, dans laquelle la jeune fille se sentait comme un poisson dans l’eau. Désormais, seule comptait cette excitation fébrile qu’elle sentait nichée tout au fond de sa poitrine, qui appesantissait légèrement sa respiration et lui dessinait un sourire qu’elle ne parvenait pas à contrôler. Etais-ce dû à la présence de cette jeune fille ou du mariage qui lui rappelait qu’elle aussi, désormais, était prête à recevoir la bénédiction des Sept depuis si peu de temps qu’elle avait le vertige ?

L’ambiance environnante et l’ivresse d’avoir quitté son château pour la toute première fois étourdissait un peu notre jouvencelle dont les joues, après la deuxième gorgée du vin rouge et musqué qui remplissait sa coupe – elle qui n’avait jamais bu autre chose que du vin soigneusement coupé d’eau claire – commençaient à prendre la teinte rosée du soleil aux premières lueurs de l’aube. Aussi, les yeux brillants, écoutait-elle Lady Brax, admirant discrètement la couleur d’or liquide des cheveux de son interlocutrice, déplorant intérieurement que les siens soient si ternes en comparaison. Mais elle venait de l’Ouest, ce qui, finalement, expliquait tout. Son précepteur lui avait fréquemment raconté que les nobles seigneurs des Terres de l’Ouest étaient tous si riches qu’ils pouvaient manger dans de la vaisselle d’or ; et de là à en semer dans les chevelures de leurs filles, il n’y avait finalement qu’un pas. Bien que Lady Ashlee fût particulièrement fière de ses origines bieffoises, il fallait avouer qu’elle se sentait maintenant dévorée de curiosité à l’idée qu’on lui raconte des légendes qui provenaient du territoire de sa nouvelle connaissance. Et puis Jeyne n’était-elle pas charmante ?

Mais elle n’avait pas ouvert la bouche pour répondre aux gracieusetés de sa congénère qu’un jeune homme aux traits fins égrenait une douce mélodie avant de la complimenter d’une voix qui la fit rougir un peu plus, sans qu’elle sache bien pourquoi. Lady Lisbeth eut un regard glacial vers l’impertinent dont elle désapprouvait le ton charmeur ; ce que sa fille, plus innocente et très occupée à trouver une chanson qui soit dans le ton romantique de la soirée, ne remarqua rien.

- " Gentil troubadour, nulle beauté ne peut faire ombrage à une mariée, rendons Grâces aux Sept. Et vos chansons sont déjà délicieuses à écouter... Mais il nous faudrait quelque chose qui célèbre la pureté et l’innocence de Lady Sienna. Hum… disons, oh, oui, La couronne de la jouvencelle ! C’est ma chanson préférée. "

Discrètement, la jeune Ashlee fouilla dans l’aumônière qu’elle portait au côté et qui renfermait ses sels, avant de s’emparer d’une piécette pour la mettre dans la main du ménestrel.

- " Voilà qui vous récompensera de vos efforts. "


Un dernier sourire, puis la jeune fille reporta son attention sur Jeyne Brax, ses yeux bruns illuminés d’une clarté nouvelle.

- " Pardonnez-moi. Donc, je disais qu’il était bon présage que je vous rencontre. Vous savez comme désormais le Bief et les Terres de l’Ouest se sont alliés, par le mariage de Lady Aliénor Lannister et de Ser Tristan Tyrell ! Je suis vraiment très heureuse de vous rencontrer, Lady Jeyne. J’ai beaucoup entendu parler de la maison Brax. La réputation de votre père vous précède… "

Ce n’était pas tout à fait vrai, puisqu’elle n’avait qu’en mémoire le blason des Brax et la situation géographique de Corval ; mais cela n’avait pas d’importance. La politesse était entièrement naturelle, véritable pivot de son éducation courtoise : et un petit mensonge valait mieux qu’un sourire en moins sur la figure de la noble en face d’elle.

- " On serait impatiente à moins. Sa robe est fantastique, même si elle est vraiment différente de la mode du Bief. Mais nous avons l’habitude de la chaleur, au sud, c’est ce qui doit tout changer. Je suis certaine qu’elle est profondément amoureuse de son époux. C’est un vrai chevalier d’ailleurs, cela se voit tout de suite…"

Un vrai chevalier, tout comme ses frères. Brusquement, elle leva la tête, assez vite pour voir une servante apostropher ce qui était manifestement un noble, avant de se mettre à rire avec le dernier vulgaire. Aussi choquée qu’amusée, elle mit la main devant sa bouche… Ces dorniens étaient si mal élevés !
Elle finit par murmurer :

- " Par les Sept, quel scandale… "
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Message Mar 29 Mai 2012 - 18:43

Les compliments du Frey glissèrent sur lui comme l'eau coule sur les plumes du proverbial canard. Bien qu'il fût insensible à toute forme de flatterie et à ce titre l'expérience à Hautjardin puis à Castral Roc avait agi sur lui comme le meilleur des remèdes à cette sensibilité-là, il concéda un sourire à cet homme aimable qui avait daigné lui répondre.  « Vos compliments sont agréables, mais ce qu'on vous a dit de moi est sûrement exagéré. Je n'ai encore rien fait qui mérite ces louanges. » Et entre deux sourires gênés, car Jasper ne savait trop comment réagir à la flagornerie surtout quand elle venait d'un parfait inconnu, il ajouta :  « Mais peut-être qu'au tournoi, les Sept me permettront de donner le relief qui manque à ces rumeurs qui courent sur moi. » En effet, le tournoi occupait depuis quelques jours toutes ses pensées, et même s'il avait dû consacrer une part importante de son temps aux autres raisons de sa présence dans le Conflans, comme la tutelle d'Edwyn Tully, les pourparlers de mariage qu'il engagerait avec ce dernier et sa mère, la discussion qui suivrait avec Maeve pour lui annoncer cette nouvelle qui changerait sa vie du tout au tout. Il savait la grande complicité qui liait les deux enfants, mais comment être sûr qu'elle s'enthousiasmerait pour la décision prise par son frère aîné ? Quand le Frey donna un coup de coude au jeune garçon qui siégeait à leurs côtés, Jasper esquissa un sourire qui se voulait bienveillant mais qui, sur son visage où l'on voyait poindre par endroit la préoccupation, dut n'être que gêné, une fois de plus. « L'errance, vous dîtes ? Ce garçon n'a pourtant rien d'un vagabond à mes yeux. » Jasper se tourna vers sa petite sœur pour l'intéresser à la conversation, et il s'écarta pour laisser entrer le jeune Ewald dans le champ de vision de Maeve. Couvrant cette dernière d'un regard entendu et protecteur, il souriait.  « Qu'en dis-tu Maeve ? N'est-il pas fringant et charmant ? Vous pourriez danser ensemble tout à l'heure. Mais d'abord, il faut manger. » Et joignant le geste à la parole, Jasper se saisit d'un morceau de viande où il planta ses dents d'affamés. Le banquet à Hautjardin n'était pas si lointain et son estomac s'en souvenait encore, mais le rythme effréné des voyages l'avait quelque peu affamé et quand bien même il se refusait à tous les excès, il n'allait pas cracher dans la soupe qu'on lui servait si généreusement.

Mais à ce même instant, un valet vint les interrompre en s'excusant. Le sourire qu'il affichait signifiait qu'il avait clairement de très bonnes raisons de s'interposer entre eux et la suite du repas. Le domestique s'excusa platement avant de prendre la parole pour déclarer, très théâtral :
 « Lord Edwyn Tully m'envoie vous réclamer la première danse, ma lady. »L'initiative du petit garçon réjouit Jasper qui y vit là l'occasion d'entretenir sa sœur cadette, de façon légère et sur le ton de la conversation, du sujet qui le préoccupait depuis quelques temps. « Allez donc dire à lord Tully que ma sœur accepte volontiers de lui prêter ses pas pour la première danse. N'est-ce pas Maeve ? »La question était rhétorique, bien sûr, car Jasper n'attendait aucune réponse en particulier même s'il ne doutait pas que, peut-être, Maeve souhaiterait intervenir. Il se détourna de son assiette pour pouvoir mieux parler avec elle. Il n'était pas vraiment proche d'elle, même si leur long voyage depuis les Eyrié avait considérablement refondu la relation que le frère et la sœur entretenait. Jasper avait fait de nombreux efforts sur lui-même pour se mettre à la disposition et à l'écoute de Maeve, et peut-être le grand frère espérait-il retrouver chez sa petite sœur la complicité qu'il n'avait avec Maura, son aînée. Mais l'heure n'était guère à la réminiscence ou aux lamentations.  « Tu l'aimes bien, non ? Je crois que vous êtes devenus très bons amis. C'est une bonne chose, Edwyn est un garçon admirable. » Tout en dégustant le contenu de l'assiette creuse qu'il avait devant lui sur la table, Jasper prêta l'oreille à la réponse de sa petite sœur dont il ne voulait rien perdre.
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Message Mar 29 Mai 2012 - 19:10

Que d’aventures, une bataille, le Donjon rouge, Port-Réal, le Mariage de Tristan et Aliénor à Hautjardin et maintenant un autre mariage avec en sus un tournoi, le premier de la courte de vie de Noreen, et elle avait hâte de voir les joutes. Elle avait encore une fois revêtu sa plus belle robe, bleue ourlée de fourrure blanche avec une doublure de brocard blanc herminé d’or qu’on voyait à l’avant et sur l’intérieur des larges manches. Ses bijoux étaient simples, en argent, et c’est tout ce qu’elle possédait. Parfumée de chèvrefeuille et à peine maquillée elle ressemblait tout de même à une jouvencelle de bonne famille même si elle était au fin fond de la salle avec le reste de la suite des Arryn dont l’éternel Matthew Royce, son ami, avec qui elle discutait tranquillement en mangeant.

- Avec vous vu les concurrents du Tournoi Lady Noreen ? Demanda le jeune homme
- Non point, nous sommes allés directement avec Maeve nous rafraichir un peu et nous préparer pour la noce, je n’ai fait qu’entrapercevoir les tentes et les bannières sans m’attarder à déchiffrer les couleurs.
- Vous savez que notre bon Lord Jasper y participe ?
- Bien sûr, je l’ai appris de la bouche même de Lady Maeve, j’ai hâte de le voir jouter, je suis certaine qu’il fera un concurrent exceptionnel, il ne manque ni de courage ni de talent, il nous l’a prouvé dans les Montagnes de la Lune…
- C’est certain, et ce tournoi manque cruellement de jouteurs de renom si vous voulez mon avis.
- Ah ? En tout cas je suis ravie de pouvoir y assister, vous n’imaginez pas comme cela me fait plaisir d’être ici et de voir un véritable tournoi.
- Vous aimez les joutes ?
- Oui ! J’adore ça ! Enfin en réalité je n’en sais rien je n’en ai jamais vu… Mais n’est-ce pas toute la beauté de la chevalerie mise en scène pour que tous puisse voir les qualités martiales des meilleurs ?
- C’est bien vrai Ma Lady… Dans ce cas, je vais vous raconter ce que j’ai pu voir. Dites moi ce qu’un écusson noir chargé d'un barral blanc sur un champ de gueule semé de corbeaux noirs prenant leur essor vous inspire…
- Les Nerbrosc ! Enfin je crois, je ne connais pas très bien les maisons du Conflans.
- C’est cela même Noreen, et ils seront représentés par Bennifer, le propre frère du Lord de Corneilla.
- Oh vraiment ?
- Connaissez vous les Bulwer ? Avec leur blason au crâne de taureau sur champ rouge sang ?
- Que Nenni, qui sont-ils ?
- Personne de bien important, mais Buford, le chevalier qui participera au tournoi en sera le doyen, Ma, Dame, croyez le ou non, mais il est assez vieux pour être le grand père de tous les concurrents et si vous voulez mon avis, il ne devrait plus jouter, il sa se casser en deux au moindre choc avec ses vieux os. Enfin, heureusement il y a d’autres concurrents, mais c’est à croire que nous sommes envahit par des chevaliers errants ! Il y en a un qui a des ronces comme symbole, j’ignore de qui il s’agit, un autre Pryam du Val ne porte même aucun blason, il y a aussi Even Corbray, je ne sais pas ce qu’il vaut mais il a la réputation d’avoir d’excellents chevaux qu’il dresse lui-même.
- Oh vraiment ? Les yeux de la jeune fille s’étaient éclairés, elle adorait les chevaux, le sien tout particulièrement et elle aurait adoré pouvoir les dresser, d’ailleurs elle l’avait fait avec son poney et elle avait appris quelques tours à Incandescent.
- J’ai aussi aperçut un sagittaire d’or sur champ argent, il me semble qu’ils viennent du Bief, les Caswell si je me souviens bien. Il y a même un chevalier de l’orage, de la maison Rogers et évidement deux cousins de Lord Ryman Frey, seigneur des jumeaux et frère de la mariée que vous pouvez apercevoir à la table d’honneur. Et du côté du marié, les Beurpuits, il y aura Tom le Noir marié à l’une des filles du Lord qui épouse ce soir en seconde noce une Frey.
- Oh, c’est pour cela que…
- Pour cela que ?
- Rien oubliez ce que je viens de dire… Si je résume, nous avons trois vallois, quatre hommes du conflans, deux chevaliers du Bief un orageux et deux inconnus…
- C’est cela. Et même si je crains que la jeunesse de Jasper ne le handicape face à d’autres qui ont plus d’expérience, mais c’est lui qui devrait gagner, à coup sûr, c’est celui qui vient de la plus grande maison !
- Alors Matthew… … A Jasper ! Répliqua la rouquine en levant son verre.
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Message Mar 29 Mai 2012 - 20:22

     Le serveur hocha la tête à l'attention du jeune lord Tully et dès qu'il fut éloigné de la table d'honneur, se glissa à côté de celle des Arryn pour s'approcher de lady Maeve. « Lord Edwyn Tully m'envoie vous réclamer la première danse, ma lady. » Comme le seigneur de Eyrié fit savoir que la demoiselle acceptait, le serveur s'éloigna pour faire à nouveau la navette jusqu'au jeune lord du Conflans. « Lady Maeve sera ravie de vous offrir sa première danse mon lord. » Une fois son devoir exécuté, le valet s'éloigna pour retourner aux cuisines où se préparait la suite du repas qui se promettait fort copieux. Attention à ne pas trop manger où les participants à la joute allaient être tellement lourds que leurs chevaux ne les porteraient plus !

     De son côté lady Edarra avait opté pour la voie de la provocation. Elle semblait avoir omis que les Dorniens n'étaient pas particulièrement appréciés dans le reste de Westeros et la manière dont elle admonesta la malheureuse servante qui vivait visiblement trop joyeusement ce beau jour, n'échappa à personne. Les beaux traits de la domestique s'affaissèrent sous les mots de la dame avant qu'elle ne réplique d'un ton nullement provoquant. « Mais ma dame, j'ignorais qu'il était noble ! Asafa ne s'est point présenté à moins comme un noble lorsque nous nous sommes connus ! » Pas très étonnant, quel noble irait donner son identité à la première roturière dont il relevait les jupes ? « Mais je vais tenir mes amies au courant, plusieurs d'entre elles ont eu des enfants et ont aussi connu votre frère, elles viendront certainement demander de l'aide. » Visiblement le fait de l'avoir humiliée devant tout le monde n'était pas la meilleure idée. « Je m'appelle Lyanna ma dame et il faudra que vous me disiez comment je dois appeler un noble qui ne possède pas de titre et dont j'ignorais le rang. » Elle n'avait pas tord. Asafa ne possédait aucun titre, pas même celui de chevalier. Quoi qu'il en soit, comme la situation dégénérait visiblement, un chevalier quitta la table d'honneur et s'approcha de l'attroupement qui avait attiré toute l'attention. Ce n'était nul autre que Tom le Noir qui posa ses mains sur les épaules de la jeune domestique. « Il semblerait que l'impulsivité des Dorniens ne soit pas une légende. Excusez cette jeune femme, elle a passé tellement de temps sur le dos qu'elle en a perdu l'esprit ! » Les quelques nobles à l'humour graveleux se mirent à rire alors que la jeune femme s'écartait pour retourner aux cuisines, non sans avoir jeté un dernier regard à Asafa. Désormais, tous les nobles étaient au courant des tendances du jeune Ferboys, attirer l'attention sur eux n'avait pas été une excellente idée, mais le drame avait été évité.

     Le jeune ménestrel charmé par le joli visage de lady Ashlee lui accorda un hochement de tête avant de jouer la balade qu'elle venait de lui demander. Au préalable, il glissa la pièce qu'elle lui avait gentiment donnée. De l'argent et des belles demoiselles, tout ce qu'un ménestrel digne de ce nom pouvait espérer ! Après un dernier sourire aux deux ladies, le jeune homme s'éloigna en faisant tinter les cordes de son instrument, offrant à tous les invités une balade en parfait accord avec la situation actuelle.

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Ce n'est qu'une petite intervention pour relancer les personnes concernées par les PNJs, la réelle relance n'arrivera que d'ici mardi soir ou mercredi dans la journée !
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Message Mar 29 Mai 2012 - 22:40

La reître ajouta cette fois-ci un titre, juste en tout cas, à Edarra en constatant certainement la noblesse de cette dernière. Tout n'était pas perdu pour cette sale garce. Elle affirma ignorer qu'Asafa était noble jusqu'à maintenant. Elle la regardait d'un air mauvais, faisant presque barrage entre elle et son cousin. Elle espérait que ce dernier aurait la présence d'esprit de se taire et de la laisser parler jusqu'à la fin de cette scène ridicule. Pourquoi là, maintenant, devant tout le monde alors qu'ils n'en avaient jamais entendus parler jusqu'alors. Quelle poisse. Dès les premies mois de son arrivée à Ferboys, et déjà une sale réputation. Au moins il avait dit juste en n’ayant pas ébruité le nom de sa maison quand il était en pleine débauche à Port Real. Mais maintenant ça ne servait plus à grand chose, car le bruit s'ébruiterait. La reître continua de manquer de respect à Edarra en insinuant que les Ferboys avaient des bâtards qui traînaient et dit, devant toute l'assemblée qu'elle viendrait chercher réparation. Enfin, elle termina par demander sottement comment appeler un noble sans titre. « Tu apprendras qu'un noble sans titre se fait appeler Messire. Et surveille ton langage quand tu parles à une noble. Tes mensonges ne siéent pas une fête comme celle-ci, va cracher ton venin ailleurs. » Son regard dédaigneux se déplaça sur le chevalier qui était venu contrôler la situation. Il constata l'impulsivité des Dorniens et trouva une explication dégoûtante pour expliquer le manque de respect de la domestique.

Haussant les épaules alors que la servante partait « Le manque de respect aussi outrageux de cette jeune femme, comme vous dites, n'est pas excusable. Je ne veux pas la revoir près de ma table. » Sur ce elle s'assit, le visage toujours aussi froid comme de la glace, les mâchoires soudées sous la colère. Elle se but une coupe de vin qu'elle reposa sur la table avant d'à peine piocher dans les plats qui venaient d'être servis. Elle priait intérieurement la Rivière Mère pour qu'elle soude la bouche d'Asafa et qu'il ne fasse pas de gestes stupides. Elle se tourna ensuite vers le seigneur Tarbeck « Quelle soirée agitée. Un mariage aurait été le dernier lieu où j'aurais cru me faire insulter de la sorte. » La musique commençait presque à l'agacer mais peut être était-ce son humeur qui avait un impact sur l'esprit de fête qui s'était totalement dissipé de son esprit. Non, elle était en colère, mais elle le cacherait. Elle reprit peu à peu une figure calme et détendue, comme si l'épisode avec la domestique n'était qu'un mauvais rêve. Recasser comme une vieille ne donnerait l'air que plus suspect. « Les mets du Conflans sont délicieux, il n'y a pas à dire. Ca change de ce qu'on a l'habitude de manger dans le sud. » Elle sourit à Damon.
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Maeve Arryn
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Succes de la Peste du Val

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Message Mer 30 Mai 2012 - 1:07

Maeve ne demandait rien de plus que de faire comme si de rien ne lui était. Elle écoutait toujours aux portes et elle n'aimait pas ce que l'on disait sur son sujet. Sa nouvelle septante faisait tout pour lui gâcher la vie. Rôle premier de ces bonnes femmes. Rien n'avait de l'intérêt pour la perte Arryn. Rien sauf une personne. Le lord du Conflans, un ami qu'elle ne voulait plus quitter. Quel malheur fut d'apprendre qu'elle ne serait pas à ses côtés pendant le repas. Elle avait fait la moue toute la journée. Pas moyen de la faire changer d’humeur. Sa Septa avait coiffé ses longs cheveux qu’elle s’obstinait à vouloir toujours garder longs.

Ne faites pas cette air, bon sang.

Je veux être assise près d’Edwyn. Comme lorsque nous étions chez Oncle Leo.

Vous n’êtes pas dans le Bief très chère enfant. Lord Tully a bien d’autres choses à s’occuper que d’être à vos cotés. En tant que Arryn vous avez aussi un rang à tenir, alors cesses vos enfantillages et souriez par les sept !

La jeune enfant se leva et fila derrière la porte. Vieille harpie! Elle se rendit dans la grande salle ou Jasper c’était certainement déjà installé. Elle trouva vite sa place ne quittant plus des yeux le jeune seigneur du Conflans. Quel dommage, elle ne pouvait même pas parler avec lui. Il était si mignon quad il discutait avec elle. Elle avait beaucoup d’affection et elle ne savait pas pourquoi. Elle qui était du genre solitaire. Elle ne s’intéressa pas aux conversations qui l’entouraient. Enfin jusqu’à ce que le valet interrompre les conversations et qu’elle sente ses joues rougirent.

"Lord Edwyn Tully m'envoie vous réclamer la première danse, ma lady."

Décidément, il obtenait tout d’elle. Même une danse. Elle n’arrivait pas à lui refuser non plus. Du moins, Jasper fut plus vite qu’elle. Elle ne refuserait pas, mais son frère la mettait mal à l’aise. Bafouillant sa réponse, elle finit par répondre un « oui ».

Il me fera plaisir de lui accorder la première danse.

Aussitôt dit, elle posa ses yeux sur son assiette. Elle n’avait pas envie que l’on voit ses joues rouges qui reprenaient de la couleur malgré tout. Elle ne fut pas surprise de la question de son frère. Elle avait senti un rapprochement avec lui. Enfin, si elle aimait Maura comme une mère, Jasper restait son frère. Le seul et l’unique. Elle était parfois distante, mais beaucoup moins depuis que le jeune Tully était entré dans la vie des deux Arryn. Jouant dans son assiette, elle regarda son frère et sourit :

Il est plus qu’admirable, il est gentil, très gentil. Il est très drôle aussi. Je suis heureuse d’être son amie. Mais je suis triste. Je n’ai pas envie que l’on rentre dans le Val. Je n’ai pas d’ammis comme lui là-bas.

Elle ne pouvait pas être plus franche qu’elle venait de l’être présentement. Jasper comprendrait certainement pourquoi elle était triste. Elle n’avait jamais ouvert son esprit aux autres gens des Eyrié. Elle offrit un sourire à son frère, heureuse de pouvoir compter sur lui.




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Asafa Ferboys
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Message Mer 30 Mai 2012 - 8:59

Le Dornien, lors de l'arrivée du frère du Lord des Terres de l'Ouest, lui avait sourit avec franchise. Il ne semblait pas remarquer que Damon Tarbeck n'était pas complétement sincère, car la nature résolument enthousiaste du Dornien faisait qu'il se réjouissait franchement de chaque nouvelle rencontre. Aussi, il répondit sur un ton enjoué.

- Enchanté, Ser Tarbeck. Je suis le cousin de Lady Edarra, Asafa Ferboys...

Il n'eut pas le temps de finir de sa phrase que la jolie reitre l'interrompait avec enthousiasme, peut-être même avec un peu trop d'enthousiasme. Un regard amusé, un sourire en coin, bien qu'il ne semblait pas l'avoir reconnue, il s'apprêtait à répondre mais sa cousine sortit rapidement de ses gonds, exposant avec fierté le tempérament de feu que les belles habitantes des terres désertiques de Dorne. Il sembla d'ailleurs presque hilare lorsqu'elle répondit sèchement à la belle servante. Puis, lorsque cette dernière fit référence à d'éventuels bâtards, il se passa la main sur la bouche pour dissimuler autant que possible que la scène l'amusait au plus haut point.

De toutes évidences, il ne saisissait pas la gravité de la scène et le courroux de sa cousine semblait plus l'amuser que de le terrifier. Toutefois, il se saisit d'une nouvelle coupe de vin qu'il porta à ses lèvres, à la manière d'un enfant voyant des grands se fâcher devant en utilisant des gros mots le faisant rire.

Finalement, lorsque le chevalier congédia Lyanna, il regarda d'un œil malicieux la jeune femme, reportant son attention sur le Ser.

- Je suis sincèrement désolé du tord que je t'ai causé, Lyanna. J'espère savoir m'en faire pardonner à l'avenir.

Bien que toujours de bonne humeur, le Dornien semblait d'une sincérité désarmante. Toutefois, il ne semblait pas se souvenir outre mesure de la jeune femme et cela avait l'air de quelque peu le chagriner. Puis, il reporta son attention sur le Ser.

- Vous croyez que les Dorniennes sont impulsives ? Je crois que vous n'en avez eu qu'un infime aperçu. Je serais vous, je prendrais garde à ne pas leur faire remarquer justement qu'elles sont impulsives, du moins en leur présence. Nombre de mes compatriotes s'en mordent encore les doigts.

Il accompagna sa phrase d'un sourire, pour signifier qu'il s'agissait ici d'un trait d'esprit visant à détendre l'atmosphère quelque peu tendue. Au grand dam de sa cousine, la Mère Rivière n'avait semble t'il pas soudé la bouche de son cousin. Il adressa un sourire pour conclure à la jeune servante avant de reprendre un peu de vin. Il retourna par la suite son attention sur les différents plats, y piochant avec un plaisir certains, ne semblant nullement contrarié par la scène venant de se dérouler, comme si rien de choquant ne s'était passé.

Restant presque guilleret, il dégustait quelques spécialités avec plaisir, avant de tendre l'oreille aux propos de sa cousine concernant les mets de la région. Il ne put qu'acquiescer à ses dires, lui même appréciant les nouvelles saveurs qui s'offraient à son palet, quoi qu'en prenant garde à conserver une stature droite, comme si son éducation de noble refaisait surface inconsciemment, tranchant radicalement avec son comportement habituel.

- Je te rejoins, chère cousine. Les mets de cette région sont réellement délicieux, et cela nous change grandement. Quoi que, je trouve qu'ils manquent d'épices. Néanmoins, le vin est doux et a un goût léger et agréable.

Il retourne son attention sur Damon, par la suite, toujours souriant et de bonne humeur.

- La cuisine des Terres de l'Ouest est également très bonne. J'ai eu le plaisir de déguster d'excellents repas à Port-Lannis. Une ville fort agréable, je dois le confesser. Et votre contrée est réellement dépaysante pour un habitant du désert.
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Lady Coeurdepierre
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Message Mer 30 Mai 2012 - 10:13

     Si ser Tom le Noir était bien connu pour quelque chose, c'était bien sa violence et son côté impulsif. Lady Edarra était peut-être trop sûre d'elle ou simplement trop vaniteuse, quoi qu'il en soit elle avait visiblement oublié qu'elle n'était qu'une invitée à ce mariage et non la maîtresse de ces lieux. Comme elle dardait ser Tom d'un regard dédaigneux, celui-ci ignora superbement les paroles lancées sur le ton de la bonne humeur, du cousin de la lady et il abattit son gros poing face à Edarra avec une telle violence que les verres de vin ser renversèrent, éclaboussant la robe de la Dornienne. « Et votre comportement ne sied pas davantage à une telle fête ! Vous êtes noble et vous critiquez le comportement d'une roturière en provoquant des vagues alors que si vous aviez fermé votre grande bouche tout serait passé sans problème ! » Le regard du chevalier montrait clairement que s'il avait été ailleurs, la jeune femme aurait pu ramasser ses dents par terre en espérant que le violent ser se calmerait à force de la frapper. Elle avait oublié qu'il était déconseillé de parler au gendre du marié de la sorte, surtout lorsque celui-ci était connu pour avoir tué de ses mains les anciens prétendants de son épouse. Les Sept seuls savaient ce qu'il pouvait faire à une femme qui le traitait comme un imbécile alors qu'il venait désamorcer la situation. Si elle voulait se ridiculiser, tant pis pour elle ! « Si la manière dont vous êtes servie ne vous convient pas, vous pouvez toujours aller manger dans la cour avec les roturiers ! » La famille Ferboys avait été invitée, mais ce n'était pas Edarra qui était responsable de leur présence ici, mais bien son oncle et sa mère, ser Tom n'avait donc aucune gêne à l'humilier publiquement. Les Ferboys étaient peut-être importants à Dorne, mais pas plus que les Frey, les Brax, les Cendregué ou même les Corbray dans leur région respective et encore largement moins que les Tully ou les Arryn qui figuraient parmi les invités. Desserrant enfin les dents, il retira son poing de la table. « Maintenant jouez la bonne noble et fermez votre bouche. » Puis il se détourna, ignorant les regards de tous les invités qui s'étaient tous tu pour assister à la scène. Si lady Edarra espérait montrer à son cousin qu'elle était dotée d'une excellente éloquence, elle venait de s'humilier publiquement. Visiblement Asafa était bien plus doué pour atténuer une situation de crise. Un rire s'éleva soudain de la table d'honneur et lord Ambrose prit la parole « L'impulsivité de mon gendre n'est plus à prouver, visiblement les Dorniennes et leur caractère font pâle figure à côté ! » Plusieurs personnes se mirent à rire et la fête reprit son court normal comme si l'incident avait été oublié. Seul les traces de vin sur la table marquait encore l'humiliation de lady Edarra et déjà une servante venait l'éponger alors que tout le monde dégustait son plat. La suite arrivait bientôt !
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Message Mer 30 Mai 2012 - 12:34

Alors qu’elle allait se rasseoir et continuer le repas avec ser Damon Tarbeck en oubliant cet incident ridicule et en continuant de savourer le repas mais le point s’abattit sur la table alors qu’elle ne s’y attendait pas. Elle poussa un cri et recula d’un pas, ayant peur de se faire tabasser littéralement par le chevalier. Après tout, personne ne semblait trouver ça déplacer. Le vin sur sa robe, elle ne le sentit pas, elle crut qu’elle avait signé son arrêt de mort en ayant simplement rappelé un manque de respect à une servante qui avait insinué publiquement la présence de bâtards dans sa famille. Il lui rappela vertement que si elle s’était laissée insultée par une domestique, tout se serait mieux passé. Elle n’était carrément pas d’accord et doutait que n’importe quel noble ici se serait laissé parlé de la sorte par une domestique devant une assemblée. Dans un contexte plus discret, elle n’en aurait rien eu à faire et se serait contenté de partir sans même la regarder. Mais là, dans une fête entre nobles, où elle avait commencé la journée avec une bonne humeur et une conversation qui s’annonçait intéressante avec ser Tarbeck, là c’était définitivement foutu, elle allait mourir.

Il finit par conclure que si la manière dont elle était servie ne lui plaisait pas, elle pouvait aller manger avec les roturiers. Il rajouta enfin qu’elle devait jouer à la noble et fermer sa bouche. Etant donné que les nobles pouvaient parfaitement tuer leurs invités sans devoir de compte à personne, elle ne dit rien et le laissa repartir. Elle n’avait pas envie d’être égorgée au milieu de la salle sous les acclamations de ceux qui n’aimaient pas trop les Dorniens. Après tout, chaque noble pouvait faire ce qu’il voulait dans sa propre maison, mieux valait ne pas tenter le diable et finir morte dans le château lors d’un mariage, ce serait le comble. Tant pis pour la conversation avec ser Tarbeck ou Asafa, c’était trop dangereux de rester ici avec un tel molosse qui l’avait dans le nez. A la moindre provocation réelle ou imaginé il pourrait la pendre haut et cours de plein droit et ce serait sa famille qui l’aurait dans l’os jusqu’au cou : ils perdraient le mariage avec les Dayne et sa mère une alliée potentielle, déjà formée en tant que noble, même si en fait, elle n’avait rien d’une noble. A répondre aux domestiques de son hôte qui insinuaient qu’elle avait des bâtards, à vouloir qu’on attache un titre à son cousin, elle était du dernier ridicule et aurait du se taire pour de bon. Ainsi, elle se leva et sortit de la salle pour regagner sa chambre. Ainsi, aucun risque de provocation inutile.
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