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souvenirs, souvenirs ¶ feat.even c.

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Message Dim 20 Mai 2012 - 13:35

Cela faisait maintenant une heure que Gabrielle marchait à pas lent dans les jardins qui entouraient le château de Rougefort. Gabrielle avait toujours aimé la nature et bien que le paysage valois ne ressemblait en rien au paysage biefois, elle se sentait un peu plus chez elle quand elle se baladait parmi les parterres et les arbres. Parfois, elle se disait même qu'elle n'avait qu'à se retourner pour voir le Vieux Rouvre derrière elle, que si elle tendait bien l'oreille, elle entendrait peut-être les bruits des sabots du cheval d'Anton sur le gravier de la cour et que si elle prêtait attention aux odeurs, elle reconnaîtrait les parfums des pivoines que sa mère aimait tant C'était de sa mère que Gabrielle tenait son amour des fleurs. Sa mère avait toujours fait très attention à ses jardins et plus particulièrement aux fleurs que celui-ci regorgeait, tout le monde savait que le jardin du Vieux Rouvre avait été un peu le septième enfant de dame Isil et c'était ainsi tout à fait normal qu'elle fût enterrée, non pas dans le caveau familial, mais bien dans un lieu reculé du parc. Gabrielle avait fait transporter une pivoine du Vieux Rouvre afin d'avoir un peu de sa mère dans sa nouvelle demeure, elle avait fait également planter plusieurs centaines de rosiers blancs et rouges, de lilas et tant d'arbres dont elle affectionnait la couleur et les odeurs … Gabrielle fût sortie de sa contemplation, par l'arrivée impromptu de Matys en compagnie de son cadet, tenant dans ses mains une grenouille. Gabrielle eût un sursaut en voyant la bête, mais finit par rire aux éclats en attendant ses deux enfants emmètrent des rires tonitruants …

« Elle est belle notre grenouille, hein maman ? » Demanda Etan.
« Magnifique mon chat. » Gabrielle prit son fils dans ses bras avant de lui donner un baiser sur la joue.
« On peut la gardée maman ? S'il te plaît ... » Implora Matys.
« Non mon chéri, il faut que tu la remettes dans sa marre. » Matys fronça les sourcils.
« Pourquoi ? » Demanda Etan.
« Parce que sinon elle va être très triste la pauvre petite grenouille, ça se trouve elle a sa maman dans sa marre et des frères et soeurs. Qu'est-ce que tu dirais Etan si on t'emmenait loin de moi ? » Etan serra le cou de sa mère.
« Oh non, maman … Je serais trop triste. »
« Ne t'inquiètes pas mon poussin, maman ne laisserait pas les gens t'emmener loin. » Etan embrassa sa mère avant que cette dernière ne le repose. « Allez donc remettre cette petite grenouille dans son étang … Garence … Tu les accompagnes s'il te plaît. »

Garence prit alors la main d'Etan avant de suivre Matys qui courait déjà vers l'endroit où il avait pris sa grenouille. Gabrielle demanda au mestre qui l'accompagnait de venir auprès d'elle … Elle n'avait pas voulu mettre à part sa dame de compagnie jusque-là pour parler avec le mestre, mais maintenant qu'elle était partie, elle pouvait discuter avec lui.

« Avez-vous des nouvelles de mon mari ? » Demanda Gabrielle.
« Hélas non ma lady, lord Rougefort doit être fort occupé avec les Fers-Nés. »
« Certes. Est-ce vrai ce que l'on raconte sur la maison Corbray ? »
« Quoi donc ma lady ? »
« Que le cousin du sir Even est dans l'attente d'un jugement ? »
« Oui, ma lady, c'est exact en effet. » Le mestre laissa passer un silence, puis regarda Gabrielle. « Mais, ma lady, vous connaissez sir Even ? »
« Oui, je l'ai rencontré, il y a longtemps déjà … »

****

C'était peu après mon mariage, je venais tout juste de devenir lady Rougefort quand Edward me fît une proposition de voyage. Port-Réal … À l'époque, la capitale était des plus attrayantes et je ne savais pas encore en cette année deux cents cinq, que j'allais y retourner trois ans plus tard pour une affaire moins plaisante. Jusqu'à que je m'y rende, Port-Réal était pour moi la capitale, là où tout était possible, mais enfaîte, pas du tout … Cette ville est pleine d'odeurs, de gens étranges, la misère est partout et la peur aussi, la peur de te faire voler ta bourse ou de te retrouver seul face à des gens par forcément bien intentionnés … Edward m'avait pourtant convaincu de m'y rendre … Et pour une raison des plus ennuyeuses … Un tournoi ! Je ne voyais pas l'intérêt de se frapper dessus, jusqu'à que mort s'ensuive ou je ne sais pas trop quoi …Certes la récompense était parfois enviable, mais à quel prix voulait-on l'acquérir ? Se blesser ou blesser les autres . La seule satisfaction qui me consolait, c'est que j'allais pouvoir regarder de beaux chevaliers, les applaudirent jusqu'à mes mains n'en puissent plus et tout ça sans que mon époux ne trouve à redire. Et quelle surprise me resservait-il ensuite ? Pendant tout le tournoi j'avais remarqué qu'Edward n'arrêtait pas de fixer un certain chevalier, je n'y avais pas prêté tellement d'attention jusque-là, estimant que ça devait être une de ses relations, jusqu'à qu'il me demande de l'accompagner sous la tente de ce dit-chevalier. J'avançais derrière mon mari, prenant soin de protéger ma peau du soleil tout en faisant attention à ne pas trop salir ma robe … Nous entrâmes dans la tente, trouvant le chevalier de dos … Edward se mit alors à applaudir avant de s'avancer vers le chevalier qui était interloqué …

« Even ! » Edward prit l'homme dans ses bras, le chevalier parût surpris, ne s'attendant surement pas à ce que mon mari l'enserre comme cela. « Quel magnifique spectacle nous as-tu donné à voir ! » Le chevalier répondît quelque chose que je n'entendis pas. Puis, Edward desserra son étreinte avant de se tourner vers moi, me désignant de la main. « Mais quel mal élevé je fais ! Ser Corbray, je vous présente mon épouse, lady Gabrielle Rougefort. » Dans un geste voluptueux j'enlevais délicatement la capuche de ma cape bleu ciel, faisant dégringoler au passage, mes boucles blondes dans mon dos et sur ma poitrine.
« C'est un honneur ser Corbray. »


Dernière édition par Gabrielle Rougefort le Dim 27 Mai 2012 - 15:00, édité 1 fois
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Even Corbray
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♦ Missives : 628
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♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 01/05/2012
♦ Célébrité : Eric Bana
♦ Copyright : Izhelinde
♦ Doublons : Corwin Rogers, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 30 ans
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♦ Lieu : Cordial, Val d'Arryn
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Message Mer 23 Mai 2012 - 16:55

C'était quelque chose, que ce tournoi de Port-Réal. Il était arrivé des combattants de tous horizons, et le champ où les tentes devaient être dressées n'avaient pas tardé à être égayé de pièces de tissu de toutes les couleurs. Des chevaliers de toutes conditions se promenaient entre les tentes, arborant les couleurs de leurs maisons, formant un ensemble bariolé. Tout cela grouillait de vie et était particulièrement bruyant, entre les conversations, les hennissements des chevaux et les clameurs des marchands ambulants.
Even était venu exprès de Dorne avec Iafarr, son maître d'armes et ami, afin de prendre part au tournoi pour la branche cadette des Corbray. Ayant averti son frère par corbeau messager, ce dernier lui avait envoyé dans la capitale des hommes du Val pour l'assister, et du matériel comme la tente, les lances de tournoi, et tout ce qu'il n'avait pas emporté à Dorne. C'était son premier tournoi, mais il n'avait pas franchement peur : il y avait toujours des risques de finir blessé ou pire, mais sans se montrer présomptueux, il était confiant en ses capacités. Il était un très bon cavalier, extrêmement à l'aise en selle, aussi la joute ne l'impressionnait-elle guère. Il montait pour l'occasion son fidèle destrier qu'il avait reçu lors de son adoubement, un docile animal à la robe noire pangarée, et qu'il avait emmené avec lui au pays des sables. Il songeait cependant à alléger sa monture par des croisements avec des chevaux de Dorne, et la naissance toute récente là-bas d'un sublime poulain de robe champagne promettait de le lui permettre. Il devrait s'atteler à son dressage dès son retour.

Il avait jouté de manière plus que convenable, sans pour autant faire partie des meilleurs. Il avait désarçonné bon nombre de chevaliers en restant lui bien ancré sur sa selle, sous les acclamations de la foule. Il n'avait pas affronté de grands noms de la chevalerie, mais cela lui avait permis au moins de sortir vainqueur de sa catégorie, avec une récompense à la clé. Il s'était ensuite rendu à sa tente devant laquelle il avait lui-même pansé son cheval couvert d'écume. Laissant le soin à un des hommes du Val que son frère lui avait envoyé d'aller doucher sa monture, il était entré dans sa tente, qu'il avait trouvée déserte. Iafarr était très probablement en train de regarder le tournoi dans la masse de la foule. Il ne doutait d'ailleurs pas que le Dornien se soit trouvé sans peine une place de choix...
Le jeune homme déposa son heaume sur le bureau modeste présent non loin de l'entrée, et il se laissa tomber sur une chaise en saisissant une coupe de vin pour se désaltérer. Il aurait été bon d'enlever son armure, mais il allait encore jouter bientôt, aussi ne valait-il pas le coup de tout retirer pour s'embêter à tout remettre après. Il se leva pour considérer une lettre qu'il avait sur son bureau, quand il entendit derrière lui le froissement de tissu des tentures qu'on écarte. Le temps qu'il se retourne pour faire face aux arrivants qui ne s'étaient pas annoncés, mais qui l'avaient applaudi, il se retrouva dans les bras d'un homme qui l'étreignait.


« Even ! Quel magnifique spectacle nous as-tu donné à voir !

- Il y a des chevaliers bien meilleurs que moi ici... Mais je te remercie, Edward.

Le chevalier sourit, ayant reconnu un vieil ami qu'il n'avait pas revu depuis des années. De là le fait qu'il n'ait pas usé du titre protocolaire de lord Rougefort pour son visiteur... Lorsqu'il était encore écuyer, il avait à plusieurs reprise eu l'occasion de le rencontrer, et ce jusqu'à son départ pour Dorne une fois fraîchement adoubé chevalier. Il coula un regard interrogateur en direction de la seconde personne. Il n'était pas au courant des dernières informations politiques du Val, en ce qui ne concernait pas directement sa famille du moins, car sa mère, on père ou son frère lui envoyaient des corbeaux aussi souvent qu'il était possible. Lord Rougefort sembla se rendre compte du léger flottement, car il réagit en conséquence.

- Mais quel mal élevé je fais ! Ser Corbray, je vous présente mon épouse, lady Gabrielle Rougefort.

- C'est un honneur ser Corbray.

- Tout le plaisir est pour moi, ma Dame.


La jeune femme avait retiré la capuche de sa cape, révélant une opulente chevelure blonde et bouclée qui lui retomba dans le dos. Even s'inclina légèrement pour lui baiser la main, comme le voulait le protocole. Il était un peu gêné de ne pas pouvoir leur offrir un siège, mais la tente n'avait été prévue que pour lui permettre de prendre un peu de repos entre les épreuves. Il n'était par ailleurs pas au courant qu'Edward s'était marié, et il fallait dire que la lady Rougefort en titre était très différente des femmes qu'il avait pris l'habitude de voir. Les Dorniennes avaient généralement des cheveux très sombres, la plupart du temps noirs, des yeux sombres également, et une peau marquée par leur exposition au soleil. Tout le contraire de lady Gabrielle. Le jeune homme jeta un regard à son noble ami, un peu gêné.

- Je suis désolé, je n'étais pas au courant que tu t'étais marié... Félicitations! Les nouvelles passent difficilement à Dorne, tu sais, ce n'est pas la porte à côté.

Il lui accorda un sourire désolé. Mais c'était la pure vérité, et le contrecoup de l'isolement dans lequel il s'était mis par rapport au reste de Westeros et à son entourage pour le bien de sa formation. Il ne regrettait cependant pas son choix, dans la mesure où cela lui permettrait de mieux servir sa famille et son suzerain, car tel était son devoir. Il offrit son unique siège à la jeune lady d'un geste galant. Ce n'était pas franchement le genre de comportement qu'il adoptait au quotidien au pays du désert, mais il avait reçu une éducation qui ne s'était en rien altérée avec le temps. Au loin s'entendait la clameur de la foule qui ovationnait un vainqueur. Even passa ses doigts gantés dans sa chevelure bouclée, puis il sourit plus chaleureusement.

- J'espère que le spectacle vous plaît... Les plus grands chevaliers n'ont pas encore couru, mais je suis certain que ce sera mémorable. Je les regarderai faire attentivement, pour ma part. Je suis assez content de mon résultat, étant donné que c'est mon premier vrai tournoi, mais j'ai la chance d'avoir un excellent cheval, très bien dressé. Vous avez peut-être un favori dans la compétition ? »


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Message Sam 26 Mai 2012 - 16:58

Ser Corbray avait dit Edward … Mais j'avais déjà entendu parler de cet homme. En même temps, je voyais mal comment j'aurais pu faire autrement. Dans mon enfance, mon mestre s'était chargé de m'apprendre toutes les familles du Bief, afin que je sache qui était qui est quelle maison avait fait quoi … Des informations bien dérisoires aujourd'hui, puisque j'avais quitté le Bief, les maisons étaient en continuel changement avec les mariages, les décès et les naissances et moi j'avais bien mieux à faire que de m'occuper des affaires familiales du Bief … Enfin, ce que le mestre avait pour le bief, les femmes avec qui j'avais passé presque six mois après mon arrivée à Rougefort m'avaient faits un récapitulatif des plus intéressants sur les principales maisons du Val et les Corbray de Cordial en faisaient partie. « Il n'est pas laid à regardé le jeune Even, vous verrez ma lady » m'avait-on prévenu avant de partir pour Port-Réal, avec un « il excelle au combat ma dame ». Et je dois dire de ce que j'en avais vu jusqu'à présent confirmaient les dires de ce que l'on m'avait rapporté … Je ne m'y connaissais pas assez en combat pour comparer et je trouvais ça d'un ennui mortel, et mortel était bien le mot non . Il y avait déjà eu des morts dans ces tournois … Des écrasés, des transpercés, des égratignés, enfin, tout ce qui pouvait être imaginable comme blessure était possible dans un tournoi … S'entraîner, se maintenir en forme pendant que la paix régnait, ne pas perdre la main ! Quelle idée stupide ! On croyait que la guerre était une chose préférable, un sport parmi tant d'autre où le chevalier était dans son élément. Je trouvais au contraire qu'un chevalier était plus utile, au même titre que les autres hommes, auprès de femme et enfants, plutôt qu'à combattre des ennemis dans une guerre qui finalement ne les touchait, la plupart du temps, peu ou pas du tout …

La guerre, je n'étais pas totalement contre, non, quand la cause était juste, pourquoi pas une guerre, mais la quasi-totalité des guerres étaient des histoires de conquêtes et de mise à terre d'un ennemi qui était finalement semblable à nous … Et puis, en temps de guerre, n'y avait-il pas la guerre ? Une autre forme de guerre, mais plus perverse encore … Le jeu des trônes, c'est comme ça qu'ils avaient appelé ça … Un jeu où il fallait ruser, manipulé, faire avancer ses pions avec discrétion pour au final, faire tomber la personne que l'on voulait voir sombrer ou disparaître … Un jour tout, l'autre rien, c'était un risque que beaucoup de seigneurs et de dames prenaient, sans s'en rendre compte, bien au contraire, ils jouaient dans une parfaite insouciance, ce qui expliquait que le nombre de perdants ne soit toujours plus nombreux que le nombre de vainqueurs. Je revenais à la scène, sortant de mes esprits alors que Even Corbray me baisait la main. On pouvait dire qu'il avait un certain charme, c'est vrai, un charme d'homme d'armes, pas de seigneur … Il avait le teint sombre, les cheveux bouclés et châtains, loin de l'image que l'on se fait d'un Valois … Ou en tout cas, l'image que je m'étais faite pendant très longtemps, jusqu'à mon mariage, où je découvris à ma plus grande surprise que le Val aussi, renferme des hommes séduisants … Je regardais succinctement la tente du chevalier. Il n'y avait pas grand-chose, c'était sommaire … Enfin, les chevaliers étaient plus de temps dans le tournoi que dans leur tente, un simple lit avec quelques vivres devait leur suffire. C'était loin du luxe reposant des châteaux tout de même … Je tournais la tête vers mon époux et Even qui reprenait leur conversation.

Je me sentais tellement inutile ici … Edward avait passé ce voyage comme une lune de miel et pour le moment, je n'avais vu ni la lune, ni le miel. Que des cris, des applaudissements, du vin à profusion, le vin ! C'était quelque chose que je détestais, je ne buvais pas, je trouvais que ça rendait sot et que ça déliait la langue, que nos secrets n'étaient plus à l'abri … une arme redoutable le vin, alors que si banale en fin de compte. Et puis cette ville, je ne l'aimais pas, la pauvreté des uns tranchait trop avec l'opulence des autres, ça vous faisait culpabiliser d'être de milieu aisé alors que tant d'autres crevaient la faim, des fois juste devant votre pallier. J'avais beau être entourée de mondes, je me sentais seule, cette mélancolie qui vous prend quand vous quittez votre maison peut-être … Puis, la voix du chevalier me rappela à la réalité, cette réalité que je n'avais pas envie de rejoindre … Je n'avais que d'une chose, retourné chez moi, vers ce que je connaissais, vers ma famille et mes amies. Je n'avais même pas eu le droit d'emmener Garence dans ce voyage, comme si Edward voulait que l'on se retrouve seul: lui, moi et ses amis sentant la sueur. D'ailleurs, la vue de sir Corbray m'avait surpris, car jusqu'à présent, aucun des amis de mon époux n'avait un minois aussi beau que celui d'Edward.

« Gabrielle n'a aucun goût pour les tournois … » Lança Edward d'un ton amusé avant de se tourner vers moi. J'avais bien compris que cette phrase était bien plus un reproche qu'une marque de son humour … Je décidais de ne pas relever et gardais mon sourire inflexible.
« Cela doit être vous, messer … Mon époux ne vous a pas lâché du regard durant tout le tournoi, craignant sans doute que vous ne vous fassiez quelque fâcheuses blessures. »
« Et ton habileté a fait la différence, puisque tu n'as rien … » Termina Edward. « Even, puis-je te demandé de garder ma dame sous ta bonne garde, il faut que j'aille voir quelques amis et je suis certain que les bavardages politiques intéresseront pas notre chère Gabrielle … » J'acquiésais d'un geste de la tête. En effet, les écoutez se flatter d'avoir mis un autre à terre ou se prendre pour les maîtres du monde, ça ne m'inspirait pas plus que ça … « Je reviens vite. » Dit-il en tapotant l'épaule d'Even. « Et ne profite pas de mon absence pour charmer ma dame, veux-tu !? » Puis, Edward sortie en riant, fier de son nouveau trait d'humour, me laissant avec le chevalier dans un silence de marbre et une ambiance lourde … Silence que je coupai bien vite.
« Vous étiez donc à Dorne ser, êtes-vous arrivé en compagnie du prince Martell ? »
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Even Corbray
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Message Mar 5 Juin 2012 - 14:56

Even se retrouva légèrement pris au dépourvu quand son ami le planta là avec sa jeune épouse pour aller discuter avec des amis à lui. Il lui laissait la garde de sa femme, dans un endroit qui y était peu approprié du point de vue du Valois. Pour ce qui était de la séduire, c'était très loin des intentions du jeune homme. Il n'était pas ce genre d'homme là. Restait que pour le moment, il se retrouvait fraîchement sorti de la lice, fourbu et rêvant d'un bain, encore engoncé dans son armure, dans une tente chichement meublée. Avec de surcroît un cruel manque d'idée pour lancer une conversation. La jeune dame lui sauva toutefois la mise en entamant elle-même la discussion, en lui demandant s'il était venu en accompagnant le prince de Dorne. Le chevalier sourit.

« Non, ma Dame, je ne suis pas assez important pour ça. Je ne connais même pas les Martell, alors vous pensez bien... Je suis simplement venu par mes propres moyens, avec un ami dornien.

Ledit ami dornien ne tarda d'ailleurs pas à faire son apparition dans la tente, en soulevant le rabat de tissu qui en fermait l'entrée, comme si le fait qu'on le mentionne l'avait attiré. Son regard sombre et inexpressif se posa sur la jeune dame de Rougefort, sans qu'il dise un mot. Puis, il lui consentit une révérence modeste, n'ayant jamais particulièrement été coutumier des manières de cour. Il s'avança finalement vers Even, et il lui donna une claque sur l'épaule, qui résonna curieusement à cause des plates d'acier qui la recouvraient. Il lui offrit son habituel demi-sourire, qui était sincère.

- Tu t'es bien battu, Even. Encore un peu, et tu arriveras presque à la cheville d'un Dornien.

Le Valois eut un léger rire amusé, et il étreignit lui aussi l'épaule de son mentor et ami. Iafarr semblait avoir pris du plaisir à regarder les joutes, ce qui n'était pas plus mal puisque c'était étrangement la première fois qu'il assistait à ce type d'évènement. Se rendant compte qu'il n'avait pas fait les présentations à l'épouse d'Edward, le jeune homme retourna d'un bloc son compagnon pour qu'il soit face à elle. Il ne fallait pas tenir rigueur au Dornien de ses manières un peu rudes, c'était dans sa nature, il avait souvent l'air renfrogné ou bourru, mais c'était un brave homme, droit et loyal.

- Lady Rougefort, je vous présente Iafarr, mon mentor. Iafarr, Lady Rougefort.

- Ma Dame...

Iafarr accompagna sa salutation rocailleuse d'un signe de tête. De toute évidence, il n'avait que très peu d'intérêt pour elle, mais il lança malgré tout un coup d'oeil en coin à son protégé, une lueur au fond du regard. Even se retint de lever les yeux au ciel. Le vieux maître d'armes avait la fâcheuse tendance à l'embêter à propos des femmes, désespéré par son célibat. Mais le concerné n'y pouvait rien. Depuis la mort de celle qu'il avait aimé, à Dorne, suite à une morsure de vipère, il n'avait pas cherché à reconquérir le cœur d'une femme. Et ce n'était surtout pas avec une femme mariée qu'il allait commencer. D'autant plus quand elle était l'épouse d'un ami d'enfance...
Iafarr se tourna à nouveau vers lui, les sourcils haussés, puis il lui désigna d'un mouvement de tête l'extérieur de la tente.


- Où est ton cheval ? Il avait une jambe raide, il faut que je voie ce qu'il a, avant qu'il ne finisse boiteux à vie. Une si bonne bête, ce serait un crime. Et toi, tu comptes rester en armure toute la journée ? Tu dois étouffer là dedans.

- Les hommes ont été le doucher, ils ne devraient pas tarder à revenir avec lui. On devrait sortir pour attendre.

Le Dornien n'attendit pas son bon plaisir pour cela, il hocha la tête et sortit comme il était entré. Even se retourna donc vers la jeune femme qui attendait, un léger sourire gêné au coin des lèvres. Elle n'avait pas choisi d'être parachutée là, mais comme son mentor l'avait signalé à sa façon, ils avaient encore des choses à faire, et rester à faire la causette n'en faisait pas partie. Tout ce qu'il pouvait lui proposer, c'était de les accompagner en attendant que son mari revienne. Il s'avança donc vers elle et lui désigna la sortie de la tente d'un mouvement élégant.

- Je suis désolé, ma Dame, mais peut-être voudriez-vous venir avec nous ? J'ai malheureusement des affaires à traiter concernant le tournoi, et je ne peux vous laisser seule ici, vous vous ennuieriez terriblement. Peut-être que vous vous intéressez aux chevaux ?

Il lui offrit son bras, et sortit en sa compagnie. Un homme du Val tenait le beau destrier pangaré par la bride, pendant que Iafarr était accroupi à côté de l'animal pour lui examiner un membre postérieur. Le cheval avait été soulagé de tout l'équipement qu'il avait sur le dos, et sa robe était encore mouillée par la douche qu'on lui avait administrée. Even s'avança pour lui caresser les naseaux, et l'étalon se laissa faire avec un plaisir évident. Son propriétaire espérait vivement qu'il ne se soit pas blessé pendant la joute, car c'était vraiment une bonne monture, à laquelle il tenait. Il coula un regard vers le Dornien qui grommelait dans sa barbe en manipulant la jambe du grand animal.

- Alors, qu'est-ce que tu en dis ?

- Ca n'a pas l'air trop grave, du moins vu comme ça. Je pense qu'il a simplement fait un mouvement brusque qui lui fait mal au muscle, mais c'est à surveiller. Et ce serait bien que ta bande de mollassons pensent à le bouchonner pour le sécher avant qu'il n'attrape un coup de froid qui le fasse crever.

Iafarr lança un regard entendu aux hommes du Val qui se trouvaient près d'eux, puis il tapota la cuisse puissante de l'étalon en se relevant pour poursuivre un examen plus poussé, et voir s'il n'avait aucune blessure ailleurs. Le cheval tourna la tête en direction de lady Rougefort, et il lui donna un petit coup de naseaux sur le bras, comme pour quémander des caresses ou une friandise. Alors qu'on entendait encore des chevaux hennir ou piaffer un peu partout dans le camp, lui était aussi placide que s'il s'était trouvé dans une écurie. Even lui flatta l'encolure avec affection.

- J'ai eu ce cheval quand on m'a adoubé chevalier, et nous formons une équipe depuis. C'est une bonne monture, avec un très bon caractère, et intelligent avec ça. »


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Message Dim 10 Juin 2012 - 16:26

Edward m'avait pris de cours … Me voilà planté avec un chevalier que je connaissais depuis trente secondes, avec qui je n'avais apparemment aucun sujet de discussion commune et qui n'avait de toute évidence pas envie de s'encombrer avec une jeune lady qui ne savait pas faire la différence entre une robe pour destrier et un tapis de sol … J'avais horreur d'être traitée comme une potiche et c'était ce que mon cher mari venait de faire, il m'avait emmené soi-disant pour me faire visiter la capitale, me faisant ainsi découvrir d'autres horizons et profitant au passage de passer du temps avec moi ! Que nenni, il m'avait juste emmené pour me présenter tel un trophée à ses amis et maintenant, il me plantait là … Je n'avais qu'une envie, c'était de rentrer, par n'importe quel moyen, mais rentrer ! Quitter ce lieu bruyant, grossier et grouillant d'hommes couverts de poussière et sentant la transpiration … D'ailleurs, à peine pensais-je à ce genre d'homme qu'en voilà un qui entrait dans la tente du chevalier de Cordial. Il me fît une timide révérence que je gratifiais d'un clignement des yeux. Je présumais que cet homme venait de Dorne, pressentiment qui se confirma avec la rapide présentation qu'effectua Even. Je les laissais discuter, partant dans mes pensées, observant d'un air vide le décor sommaire de la tante …

Qu'est-ce que j'aurais donné pour être avec Garence à Rougefort ? Quelle idée de venir ici ! Non mais quelle idée ! Pauvre sotte que je suis, je pensais vraiment qu'Edward aurait pris le temps de me découvrir, mais non, il préfère plutôt passer du temps avec ses amis d'enfance ou tout neuf. Je lâchais un soupir, moi qui pensais que cette ville avait tout pour plaire, je m'étais totalement trompé ! Puis, après que Even et son maître d'armes eurent fini, le chevalier m'invita à le suivre pour aller soigner son cheval. J'acquiésais d'un geste discret de la tête.

« Je n'ai jamais eu de cheval, mais étant enfant j'aimais beaucoup regarder mes frères chevauché leurs étalons. J'avais un frère qui aimait beaucoup ces animaux et ils le lui rendaient bien. »

Disais-je en souriant avant de le suivre en silence. Il faisait chaud et la poussière n'arrêtait pas d'être soulevée par les vas et viens des différents participant au tournoi. Cependant, malgré les nuages poussiéreux, le rassemblement de tentes était plutôt agréable à regarder. Toutes ces couleurs et tous ces étendards, tous aussi différents les uns que les autres. J'aurais bien voulu être un petit oiseau pour pouvoir de haut tous ces cercles de couleurs, ça devait sans doute donner une vue bariolée. Je fus alors sortie de mes pensées par un léger coup du cheval d'Even. Je lui ai alors délicatement attrapé la tête, avant de lui caresser la partie entre ses deux yeux.

« Oui, il a l'air agréable. »

Tout en continuant à caresser le cheval, j'ai alors porté mon regard bleuté vers Even, pensant qu'il serait bon de porter autant d'attention au vieil ami de mon mari qu'à son cheval. Les animaux étaient tellement plus simples que les humains, pas besoin de politesse, de mâcher ses mots, de prendre des gants et surtout, ils nous étaient toujours loyaux ! Les humains devraient finalement beaucoup plus prendre exemple que les animaux, sur certains points, bien entendu, car nous restons tout de même plus évolués.

« C'est à Dorne que vous avez été adoubé ser Even ? »

Puis, écoutant avec attention sa réponse, je continuais sur ma lancée, afin de mieux connaître ce vieil ami qu'Edward semblait tellement apprécié.

« Pourquoi avoir choisi Dorne comme patrie d'adoption ? C'est loin du Val et leurs moeurs sont tout de même très éloignées des nôtres, et puis, le climat y est très différent par rapport au Val. »

En effet, il avait sans doute fallu une très bonne raison pour partir aussi loin et dans un endroit où de toute évidence, le jeune chevalier n'avait pas de relations.
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Even Corbray
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Message Mar 19 Juin 2012 - 17:08

Suite aux rudes réprimandes de Iafarr, les hommes d'armes prêtés par le père d'Even prirent le destrier pangaré en charge pour le bouchonner avec de la paille. Sa robe sombre était mouillée, à défaut d'être écumante de sueur, et si le cheval venait à prendre froid, cela pouvait devenir grave. Le chevalier les laissa à leur tâche tandis que le Dornien les regardait faire avec un air sévère. Il se tourna plutôt vers la Dame de Rougefort, qui semblait vraiment peu à sa place dans le campement qui fourmillait d'hommes d'armes et de chevaliers. Les femmes que l'on trouvait... étaient généralement de plus petite vertu. Malgré son armure qui commençait à lui peser, le Valois fit galamment la conversation à la belle.

« Non ma Dame, j'ai été adoubé dans le Val. J'ai servi pendant huit ans d'écuyer à un chevalier servant ma famille, j'ai connu pas mal de combats, notamment contre les clans des montagnes, puis j'ai été adoubé à l'âge de dix-huit ans. C'est après cela que je suis parti pour Dorne, afin de me perfectionner.

Sa question sur les raisons qui l'avaient poussé à vivre au pays des sables fut légèrement plus délicate. Il vit que Iafarr les avait vaguement fixé du coin de l'oeil, comme curieux de savoir ce qu'il allait répondre. Le fait était qu'Even ne s'était même pas posé la question à l'époque. Pour lui, c'était une destination lointaine, qui lui semblait inaccessible mais qui lui tendait pourtant les bras, un endroit à découvrir loin du Val... Il avait toute confiance en son maître d'armes déjà à l'époque, et il voyait là l'occasion de tenter d'apprendre, pour devenir un bon chevalier... Pour servir au mieux sa famille et les Arryn du Val lorsqu'il serait appelé à se battre. Bref, il n'avait pas vraiment réfléchi à pourquoi Dorne plutôt qu'un autre endroit. C'était les circonstances qui lui avaient offert cette possibilité, et il avait considéré que le pays des sables disposait de techniques inédites à lui offrir.

- Je n'ai pas vraiment choisi Dorne au détriment d'une autre région de Westeros. Iafarr était mon maître d'armes, et lorsqu'il est rentré chez lui, il m'a proposé de l'accompagner afin que je puisse perfectionner les techniques de combat qu'il m'avait enseignées. Je voulais devenir un meilleur combattant pour bien servir, je n'ai donc pas hésité. Mais j'ai fini par m'attacher à cet endroit, aussi différent qu'il puisse être de ce que l'on connaît, notamment du Val. J'y retournerai à la fin du tournoi, pour continuer à apprendre, et j'espère qu'à mon retour j'aurai acquis assez de compétences pour accomplir au mieux mon devoir.

Iafarr croisa les bras et lâcha un petit rire rocailleux, comme un ricanement, mais il ne commenta pas. Habitué à ce genre de réaction, le chevalier ne releva pas. C'était ainsi que le Dornien marquait son approbation, rien de plus. Il avait des manières rudes et bourrues, c'était dans sa nature. Even fit rouler ses épaules, provocant le cliquetis métallique de son armure. Il fallait qu'il se défasse de cette tenue pour enfiler quelque chose de moins... encombrant. L'armure avait beau être relativement souple grâce aux renforcements de mailles et de cuir aux jointures des plaques, elle restait moins confortable qu'une tenue de cuir bouillie. Il se tourna vers lady Rougefort, et s'inclina galamment à son attention.

- Veuillez m'excuser, ma Dame. Je vous fausse compagnie l'espace d'un instant pour retirer cette armure. Je vous laisse en compagnie de Iafarr : il ne vous arrivera rien avec lui.

L'intéressé haussa les épaules, mais il ne dit rien et prit la place du Valois près de la belle blonde tandis que ce dernier se retirait sous sa tente avec un homme d'armes qui l'aiderait à se défaire de son armure. Il ne savait pas quand Edward daignerait revenir, mais si cela durait, mieux valait mettre une tenue plus appropriée. Il choisit une tenue de cuir bouilli comme il portait généralement à Dorne, parfaitement adaptée au camp, mais plus légère, et moins encombrante. Il ressortit ensuite pour offrir son bras à Gabrielle.

- J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre. Cette tenue est plus confortable. Si nous marchions un peu ? Il y aura sans doute à boire et à manger au centre du camp.

Flanqué de son mentor dornien, il l'entraîna à travers le champ de tentes de toutes les couleurs. Certaines arboraient les pavillons de leurs maisons qui claquaient au vent, d'autres rien du tout. Des chevaliers errants n'avaient même pas de tente, ou alors quelque chose de très modeste. Une relative bonne ambiance régnait pourtant. Il y avait même là des marchands ou des artistes venus divertir les participants au tournoi : jongleurs, chanteurs, même marionnettistes.
Comme il s'y attendait, un cochon tournait sur une broche au centre du camp, et on pouvait y boire de la bière. Ce n'était pas franchement le genre de repas auquel une dame de rang était habituée, mais le chevalier n'avait pas mieux à lui proposer. Lui-même n'avait rien sous sa tente qui puisse lui convenir, à part des rations de voyage. Il adressa un sourire gêné à lady Rougefort.


- Je n'ai malheureusement pas mieux que cela à vous proposer... Désirez-vous manger ou boire quelque chose ?

Iafarr n'avait pas attendu en faisant des ronds de jambes polis : il avait été prendre trois chopes de bière mousseuse, qu'il leur ramena et leur fourra d'autorité dans les mains. Lui-même prit une bonne lampée de sa part, la mousse s'accrochant dans sa moustache qu'il nettoya d'un revers de main. Il jaugea d'un œil le fond de sa chope en faisant tourner le breuvage à l'intérieur, puis il regarda la jeune femme, lui sourit malicieusement et lui fit un clin d'oeil aimable.

- Buvez, ma Dame. Elle est fraîche, cela vous détendra le gosier. »


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Message Mer 27 Juin 2012 - 12:14

Il était étrange, à mes yeux, que ces garçons de fermes, devenus écuyers, se laissent marcher dessus par un homme qui était, certes leur supérieur, mais qui n'avait de toute évidence aucun respect pour eux. Pour moi, il aurait été inconcevable de plier l'échine devant une personne qui m'aurait volontairement manqué de respect et traité de la sorte, mais après tout, ces jeunes devaient être habitués et puis, ce qu'il y avait de dérisoire dans le système de la chevalerie, c'est qu'une fois qu'ils seraient chevaliers, ils agiraient de la même façon envers les écuyers qui seraient à leurs ordres. Le maître d'armes semblait avoir de respect seulement pour Even et encore, j'avais bien remarqué que depuis le début il nous jetait des regards louches comme pour chercher quelque chose qu'il avait manqué … Cette manière de nous regarder du coin de l'oeil m'amusait beaucoup, mais je m'empêchais de sourire, histoire de ne pas monter à quel point ses suspicions étaient mal placées et ainsi, le laissé dans son jus. Even m'explique gentiment pourquoi il était partie vers Dorne et ce qui l'avait mené là-bas, mais j'avais très bien remarqué une gêne de sa part.

« Je comprends, pourtant on dit que c'est au Bief que l'on trouve les meilleurs chevaliers. Il n'en est rien, car bien que je ne connaisse très peu de choses au niveau des tournois, je pense que le fait de sortir indemne de sa première joute est une chose enviable. Non ? »

Un rire me déconcerta, surtout quand je vis qu'il venait du maître d'armes. Je n'avais pas pour habitude de voir les relations qu'entretenaient les hommes entre eux et à dire vrai, je n'en avais cure, dans leurs yeux tout était tellement compliqué et à la fois simple. Ils avaient une vision très cartésienne des choses : le noir était noir, le blanc était blanc, il n'existait pas de gris ou quoique ce soit d'autre entre le bien et le mal, la guerre et la paix, le mariage et l'adultère, l'amour et la haine … Tout était si restrictif dans l'esprit des hommes que j'avais renoncés à vouloir y entrer pour me contenter seulement de les voir agir et faire des erreurs, erreurs que toute évidence, une femme ne commettrait pas, car contrairement à un homme, une femme n'a pas le droit à l'erreur. Mais quoique je ne m'intéressasse pas aux relations masculines, la relation qu'il y avait entre Even et Iafarr était étrange, complice. Ce n'était pas vraiment le genre de relation que j'attendais dans un endroit pareil. Even me réadressa la parole et conforta mon impression sur sa gêne, quelle sotte j'avais pu être ! Il avait porté son armure toute la matinée et voilà que je le contraignais à la porter plus longuement encore, j'acquiésais son départ d'un geste de la tête et me tournais vers Iafarr, l'observant de mes yeux bleus, sans dire un mot et aussi immobile que je pouvais l'être. Puis, après un petit moment, Even revînt, habillé dans une tenue plus adéquate pour le temps qu'on allait passer ensemble. Je n'étais pas pressée qu'Edward revienne, car je savais qu'à son retour, une crise allait éclater car je n'allais certainement pas laisser passer le coup qu'il venait de me faire et j'allais exiger notre retour au Val, ce qui le ferait, sans aucun doute, rentrer dans une colère noire. Even m'offrit son bras que je prenais alors avec délicatesse. Je suis restée silencieuse tout le long du trajet, observant les tentes et les couleurs du camp, tout en regardant avec pitié tous ceux qui n'avaient même pas un endroit où dormir … Nous arrivâmes au centre du camp et je pus voir Éven m'adresser un sourire gêné. En retour, j'ai fait en sorte d'afficher mon plus sourire, histoire de montrer au chevalier que cela me convenait tout à fait … Puis, il continua avec une question à laquelle je n'eus pas le temps de répondre, car son maître d'armes me mit une chope de bière entre les mains … Son action me surprit et mon sourire rayonnant se transforma en une moue gênée. Ma gêne disparue bien vite quand je le vis engloutir une bonne gorgée et lorsqu'il m'adressa la parole, j'éclatais de rire, ne pouvant plus me retenir. Après quoi, j'ai à mon tour but une gorgée de bière, avant de passer ma main sur le dessus de mes lèvres au cas où de la mousse y serait s'y nicher. Iafarr me regarda un peu étonné, alors, tentant de reprendre mon calme.

« Eh bien maître Iafarr, croyez-vous que les dames du Val ne savent pas boire ? »

Sur ces mots, je prenais une nouvelle gorgée de bière avant de lâcher un rire tonitruant. Je n'avais pas l'habitude de boire, enfaîte, je n'avais jamais but de ma vie, l'odeur de l'alcool m'avait toujours rebuté et là encore, cette bière me donnait pas plus envié que cela. Je regardais alors Even, tentant de retrouver mon calme.

« Je n'ai pas pour habitude de perdre mon calme sir Even, ni de boire d'ailleurs, je crois que c'est la toute première fois que je bois une boisson alcoolisée. Et je suis navrée que mon mari vous aie mis dans l'embarras en me laissant ici … Mais, je suppose qu'Edward avait mieux à faire que faire visiter la ville à sa nouvelle épouse. »

Ma voix était pleine d'amertume et j'avais perdu mon sourire en m'excusant pour mon mari. Je n'avais rien à faire ici, c'était un fait et Edward n'avait pas à me laisser sous bonne garde d'un ami qu'il retrouvait à peine.
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Even Corbray
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Message Mer 4 Juil 2012 - 18:46

Even capta l'amertume dans la voix de la jeune dame de Rougefort. Quelque part, il la comprenait, mais il ne savait pas vraiment quoi faire ni comment lui répondre. En matière de femmes, il avait toujours été assez mal à l'aise. Non pas qu'il ne connaisse pas les moyens pour en séduire une, mais il était un peu gauche avec les affaires de cœur, ce qui ne l'aidait pas vraiment. Il laissa planer un silence pendant lequel il but un peu de la bière que le maître d'armes leur avait apportée. Ils n'étaient pas les seuls à se restaurer et boire, mais il ne savait pas vraiment si la compagnie des hommes présents siérait à la jeune lady.

« Pourquoi ne pas aller retrouver votre époux pour vous affirmer ? Si vous ne lui faites pas comprendre que vous n'êtes pas quantité négligeable... je ne sais pas s'il le comprendra tout seul.

Sa mère avait toujours été complémentaire à son père, d'aussi loin qu'il s'en souvienne. C'était là le meilleur exemple qui lui venait. Il fallait aussi avouer que c'était une femme de caractère, intelligente et débrouillarde, qui ne s'était jamais laissé marcher sur les pieds. Néanmoins, c'est son exemple qui inspirait le chevalier, et qui tendait à lui donner dans l'idée qu'une épouse était une partenaire et non un accessoire ou un fardeau. Il ne savait pas s'il prendrait femme un jour, même si sa famille le lui enjoignait vivement, mais il ferait sans doute grand cas d'elle.
Il but à nouveau une longue gorgée de bière, les yeux perdus dans le ciel. Edward lui avait demandé de tenir compagnie à sa femme et de la garder... Ce n'était certes pas sa tâche, mais il se demanda comment le seigneur de Rougefort le prendrait si son épouse débarquait pour prendre la place qui était la sienne à ses côtés. La jolie blonde souffrait du comportement de son époux, et le Valois avouait bien volontiers que c'était légèrement déplacé que de partir en la laissant en plan. Lui-même ne se sentait de plus pas vraiment à la hauteur de la tâche : elle risquait fort de s'ennuyer ferme avec lui.
Il posa à nouveau son regard sombre sur elle, décidé à tenter le coup.


- Si nous allions retrouver votre époux ? Peut-être est-il temps pour lui de se comporter en mari.

Il posa sa chope désormais vide sur la table près d'eux. Il n'avait vraiment aucune idée de l'endroit où s'était éclipsé son vieil ami, mais peut-être que sa femme le saurait. Il avait du temps devant lui, même s'il aurait préféré se reposer, il pouvait se permettre de le chercher. Il ne pouvait pas se permettre d'abandonner la jeune femme au milieu d'un camp où elle n'avait rien à faire, après tout. Sans oublier que ce n'était absolument pas dans sa nature. Il lui offrit son bras, dans une invitation à l'accompagner, ou plutôt, en l'occurrence, à le conduire.

- Savez-vous où il s'est rendu ? Nous pouvons le rejoindre et ainsi vous conduire là où est votre place. Il comprendra, si vous lui faites bien sentir qu'il ne peut pas vous délaisser comme ça. Cela n'a rien de très... noble, comme comportement.

Loin de lui l'idée de juger son ami, mais il n'était absolument pas d'accord avec ses agissements en la matière. Iafarr termina lui aussi sa boisson avant de leur emboîter le pas, l'air de rien. Tandis qu'ils marchaient à travers les tentes, Even cherchait comment lui faire la conversation de manière plaisante. Il avait un peu de mal, car vivant pour le moment à Dorne il ne savait pas énormément de choses de l'actualité du reste du royaume. Le plus simple était peut-être de parler un peu du tournoi, même si Edward avait dit que son épouse n'y entendait rien, et c'est donc ce qu'il fit.


- C'étaient de belles joutes tout de même. Les chevaliers se sont montrés braves et honorables... pour la plupart du moins. Je crois que le peuple a beaucoup apprécié, et les grandes gens aussi. Vous avez dit ne pas aimer cela, mais je suis certain que le spectacle des cavaliers colorés s'élançant l'un contre l'autre vous a au moins fait quelque chose, non ? »

Pour sa part, il avait apprécié dès son âge le plus tendre les prouesses des cavaliers, et leur dextérité à cheval. Son intérêt tout particulier pour l'équitation et les chevaux n'avait fait que l'encourager en ce sens. Il avait un peu de mal à concevoir qu'on ne puisse trouver absolument aucun goût, dans aucun aspect de la joute, puisque même les petites gens se bousculaient pour voir le spectacle. Certes, des accidents pouvaient arriver, mais si tout le monde joutait honorablement, c'était surtout quelque chose de très impressionnant à voir. Il n'excellait pas vraiment à la lance de joute, mais il se débrouillait. Finalement, il était parvenu à devenir un de ces cavaliers colorés qui avaient tant suscité son admiration quand il était enfant.


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Message Ven 6 Juil 2012 - 16:52

Amer … Oui, je l'étais, il n'y avait pas de doute ! Comment pouvait-il me traiter comme une potiche alors qu'avant notre mariage, il était le plus souriant des fiancés et surtout, l'homme que toute promise rêve d'avoir. J'avoue que ce voyage, qui se voulait être comparable à un voyage de noces, n'était autre qu'un simple prétexte pour pouvoir m'exhiber devant ses amis, avant de me lâcher un peu partout, mettant ainsi à rude épreuve mon calme et surtout, ma patience ! Je ne savais pas bien quoi faire. Lui dire ce que je ressentais, laissé tout exploser, laissé tout sortir sans craindre de dire des paroles blessantes ou de vider un sac un peu trop remplie, laissant monter à la surface des choses, qui dans mon inconscient, doit me gêner. Il n'y avait certainement pas que cet abandon, non, mon mariage n'était pas celui que j'espérais et c'est cela que j'avais du mal à avaler. Je n'avais jamais été une de ces gamines capricieuses et idéalistes qui voyaient dans les lignes de leur main, un mariage pompeux, avec un homme charmant et au sourire éclatant, maniéré et tout ce qui faisait qu'à nous, on pouvait dès lors de nous conduire en lady pour arçonner le bon prétendant et ainsi, avoir ce qu'on voulait. Or, il n'en était rien, on nous apprenait les manières qu'une bonne femme bien docile devait avoir afin que nulle femme puisse rêver, un jour, à autre jour qu'à une maison bien rangée avec un mari parfait, des enfants, un chien et une armée de domestiques. Moi, plus jeune, bien sur que j'avais rêvé d'un mari, que j'espérais avoir la vie que je voulais, pas une vie idéale, mais au moins avoir un couple à l'image de celui de mes parents et des enfants que j'aimerais, du même amour que ma mère m'a donné étant plus jeune. Un amour sur qui on ne met pas de nom, qu'on ne peut nommer tellement il est grand. Mais à côté de cela, j'avais également rêvé d'être une femme de pouvoir, belle et intelligente, qu'on enviait pour sa finesse d'esprit, qu'on jalousait pour sa beauté étincelante et qu'on craignait pour son pouvoir. Malheureusement pour moi, j'avais dû tirer un trait sur ces rêves de gloire pour me consacrer à mon premier souhait … Un mari avec qui je pourrais vieillir et des enfants qui auraient à leur tour des enfants, qui seraient ma joie et ma fierté. J'avais cru tirer le bon numéro, mais je n'ai pas hélas eût qu'un époux, trop souvent absent, une vie dans une région déserte et froide, un caractère de feu que je sens s'éteindre à chaque minute que je passe dans cette fichue vallée. Je savais que bientôt, tout courage se serait évaporé et que le temps et l'âge me ferait accepter les barreaux de la cage que je m'étais choisie. Quelle sotte j'avais été de ne pas écouter Flavia … Even me sortit de mes songes, m'adressant la parole à nouveau. Je sentais bien que le jeune chevalier n'avait pas l'habitude de faire la conversation aux ladies et que le climat ambiant ne faisait rien d'autre que de le mettre encore plus mal à l'aise. Mais cette fois-ci, Even attira mon attention en me donnant un conseil. Ne pas accepter ma cage, faire comprendre à mon époux que je n'étais pas qu'un meuble, peut-être oui, je ne m'en porterais que mieux, sans aucun doute et même si cette discussion ne portait pas ses fruits, j'aurais au moins eu le mérite de m'exprimer et de vider mon sac, retrouvant une sérénité que j'avais depuis quelque temps, perdue.

« C'est mon époux sir Corbray, je ne peux hélas rien lui imposer, même s'il a comportement déplacé, ça ne tient qu'a lui de tenir compte de ce que je lui dirais. Vous savez, chez certains hommes, ça entre par une oreille et ça ressort par une autre. Surtout chez les grands seigneurs d'ailleurs, c'est étonnant … n'est-ce pas . »

Non, ça n'avait rien d'étonnant. Ma question n'était que rhétorique. Les grands seigneurs se prenaient pour bien plus important qu'ils étaient, croyant qu'après leur mort, leurs noms resteraient dans les livres d'Histoire. L'Histoire ne retenait qu'une infime partie des noms … Le reste disparaissait et finissait par être oublié. Dans mille ans, qui sait ce qui restera des belles et puissantes maisons de Westeros ? Toutes peut-être, quelques-unes ou bien qu'une infime partie. Les grands seigneurs se pensaient tellement importants et tellement intelligents qu'ils pensaient à pas avoir besoin de tenir compte des conseils, avertissements et avis des autres, même si ces avis empêchaient de courir à la ruine. L'orgueil … C'était ce péché qui rongeait tout seigneur, quel qu'il soit et une fois qu'on abandonne son âme à l'orgueil, il n'y a que la mort pour vous guérir de ce défaut. Les péchés … Tout le monde possédait sa part d'ombre, ses péchés et ses défauts, mais certain était plus coûteux que d'autres.

« Je ne sais pas exactement où s'est rendu Edward. Mais selon moi, il n'a pas quitté le camp, après tout, ce tournoi à ameuter tellement de monde. Tous ses amis doivent être présents. »

Ses amis et quelle sorte d'amis … Des amis politiques ne sont jamais des amis, une fois que l'on se retrouve sans le sou ou alors déchu, que reste-t-il de ce genre d'ami ? Rien. Il n'y a que les vrais amis qui comptent, mais après comment dissocier ses faux-amis de ses vrais amis … Une tâche bien difficile, j'en conviens. C'est pourquoi j'avais décidé de ne plus faire de distinction, tous étaient des amis politiques, sauf Garence peut-être. Il est plus aisé d'utiliser des faux-amis comme des pions, utiliser les vrais comme des jouets, ça vous arrache le coeur à chaque fois. Et le monde est déjà assez remplis de maux sans en plus vous en affligez plus encore.

« Depuis quand connaissez-vous Edward sir Even ? »

Je m'accrochais au bras d'Éven, fermement, mais sans non plus l'oppresser. Je ne tenais pas à montrer que je ne me sentais pas dans mon univers ici … L'homme était un genre humain pas très fiable, contrairement à la femme qui avait du coeur dans tout ce qu'elle faisait de bon comme de mauvais. Il circulait tellement de rumeurs sur Port-Réal et je savais bien que les hommes de bas-fonds se comportaient en bête et que la vision d'une lady pouvait leur faire ressortir les pires instincts des animaux. Certes beaucoup des hommes présents étaient chevaliers, mais on ne sait jamais vraiment ce que renferme le coeur d'un homme, ni ses plus noirs secrets. La surface de l'eau cache parfois les pires ténèbres, quoique sa face soit luisante. Even évoqua le tournoi. Je l'écoutais avec attention, bien que ce n'était pas un sujet qui me passionnait, j'avais tout de même mon avis sur la question.

« Ce n'est pas que je n'y entends rien. Je trouve que jouter quand la cause est juste est une chose admirable et j'admire les jeunes gens qui se battent pour ce qu'ils croient juste. La seule chose qui me chiffonne, c'est le risque que ces personnes prennent. Certes les chevaliers ont pour métier la guerre et les tournois leur permettent de ne pas faiblir, mais pourquoi prendre des risques alors que la vie est déjà semée d'embûches ? »

Je marquais un temps d'arrêt.

« Voir les chevaliers combattre ne m'a jamais ravie, surtout quand quelqu'un que je connais tournoi. J'ai toujours la crainte qu'il lui arrive malheur … »

Je lançais un sourire chaleureux à Even, histoire ne pas plomber une ambiance déjà étrange.
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Message Mer 18 Juil 2012 - 17:50

Lorsque la jeune lady demanda au chevalier depuis combien de temps il connaissait son époux, ce dernier prit le temps de réfléchir. Il n'en avait aucune idée très précise en réalité, car ils avaient fait connaissance pour la première fois durant leur enfance, à l'occasion de certaines visites seigneuriales... Puis lorsque Even était devenu écuyer et qu'il en était venu à parcourir les routes avec le chevalier auquel il avait juré fidélité, il avait logé plus d'une fois chez les Rougefort, ce qui lui avait laissé des occasions plus conséquentes pour sympathiser avec l'héritier du domaine. Tout en marchant, il cherchait du regard le jeune lord, à travers les rangées de tentes.

« Nous nous sommes rencontrés pour la première fois quand nous étions enfants, mais nous avons vraiment tissé des liens d'amitié pendant que j'étais écuyer... Nous étions adolescents, et un bon camarade d'entraînement fait souvent un bon ami.

Il écouta sans l'interrompre son avis sur les tournois. Il était rare que des gens n'apprécient pas ce genre de manifestation, qui plaisait autant à la haute société qu'au bas peuple. Pour sa part, jouter était un plaisir, même s'il ne cherchait pas à gagner par tous les moyens. C'était en quelque sorte une façon d'apprendre de chaque passe, de chaque lance qui se brisait... Certains chevaliers prenaient ombrage d'un échec, mais le Valois n'était pas de ce type d'homme. Une défaite honorable était toujours préférable à une victoire sans honneur. Il comprenait toutefois qu'une femme puisse craindre pour la vie d'un jouteur de sa connaissance. Beaucoup de dames de haut parage ne supportaient pas la vue des violences lors des tournois, craignant qu'un malheur n'arrive... ce qui ne les empêchaient généralement pas de raffoler du spectacle.

- C'est légitime de craindre pour quelqu'un qu'on aime... Mais je crois que ces joutes sont nécessaires aux chevaliers. Nous apprenons à chaque nouvelle joute, ce qui nous prépare efficacement à la guerre, la vraie.

Et la guerre était toujours sur le pas de la porte, on pouvait y compter. L'histoire des Sept Couronnes était parsemée d'épisodes violents, et ce n'était pas près de s'arrêter. A chaque fois qu'on pensait la paix bien installée, et faite pour durer, un nouvel ennemi pointait le bout de son nez... Sans cela, les hommes comme lui, qui avaient leur vie liée au fil de leur épée n'auraient pas grand-chose à faire. Il se voyait mal faire autre chose que de protéger ceux qui lui étaient chers, les terres du Val et ses habitants. Il avait prononcé des vœux lorsqu'il était devenu chevalier, et ils étaient encore ancrés dans sa mémoire, comme imprimés en lettres de feu à l'intérieur de son crâne. Il aurait préféré mourir que de se parjurer, et malheureusement, peu de chevaliers à l'heure actuelle étaient dans le même cas que lui. Combien d'entre eux n'avaient de chevalier que le titre ? Le jeune homme en avait croisé un certain nombre au cours de sa vie... Des individus qui ne faisaient qu'inspirer le mépris.
Tandis qu'il méditait, son regard tomba enfin sur un petit groupe de nobles de haut parage. Il y avait là quatre ou cinq personnes, et Even repéra parmi eux l'époux de la jeune dame qu'il escortait. Ils semblaient très absorbés par leur discussion, et leur tournaient à moitié le dos. Le chevalier s'arrêta à quelques pas d'eux, puis il se tourna vers Gabrielle, se demandant un moment ce qu'il devait faire. Néanmoins, à titre strictement personnel, il pensait que la place de la dame était au côté de son époux, et non pas reléguée comme un bagage dans un coin du campement. Il retira doucement son bras de celui de lady Rougefort, puis il lui adressa un très léger sourire.

- Peut-être qu'il est temps de faire comprendre à Edward et à ses amis que vous êtes lady Rougefort ? »

Il s'inclina très légèrement et attendit qu'elle avance pour la suivre à quelques pas de distance, afin de marquer la différence de rang entre eux. Il était certain que si elle jouait de son éducation, de sa grâce et de son élégance, elle parviendrait en un instant à conquérir la place qui lui revenait. Edward n'était pas un mauvais bougre, loin de là, il était peut-être un peu... maladroit ? Le Valois était mal placé pour juger sa maladresse envers les femmes, mais il se contentait simplement, dans le cas présent, de tenter de redresser une situation qu'il trouvait un peu anormale, et qui le mettait surtout mal à l'aise car il voyait que la jeune femme en souffrait.


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