AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Laugh, I Nearly Died (PV Devan Reyne)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 19 Mai 2012 - 3:52






Laugh, I Nearly Died
...

On cherche les autres toute notre vie, mais est-ce parce qu’on a besoin des autres pour exister ou parce que la conscience de l’homme l’empêche de voir sereinement qui il est. Il faut parfois se perdre pour mieux se retrouver, il faut parfois se perdre pour être retrouvé, c’est le prix de la raison, il ne reste qu’à l’accepter.



Lord Devan & Eva "Heaven"







Première Lune de l’An 212


Après qu’elle ait appris que Salvemer avait été attaqué - non par Tybolt, mais par une des ses employées ! Oh et puis comment pouvait-il savoir après tout – Eva s’était rendue dans le Conflans aussi vite que le lui permettait son coursier Dornien, soit assez vite. Mais évidement elle y tenait à sa jument à la robe dorée et aux crins de jais, alors elle la ménageait un peu, forçant l’allure le plus possible, mais la laissant marcher pour récupérer entre deux galops et peut-être autant pour elle-même que pour la fière monture, elle s’arrêtait chaque nuit dans une auberge pour dormir confortablement et offrir à Dune une ration de bon foin et d’orge écrasée. Qu’est qui l’avait poussée à prendre la route, risquant de perdre la confiance du Lion alors qu’il lui avait offert sur un plateau la situation la plus confortable qui soit pour ses vieux jours. Propriétaire du bordel le plus cher et le plus en vue de Port-Lannis, agent du Lord, à elle une retraite dorée et tranquille, à elle le luxe et le confort, avait-elle donc perdu la tête ? Il faut croire que l’argent ne suffisait pas, elle avait besoin d’autre chose, autre chose qu’elle ne trouvait pas dans cette ville qui était la sienne depuis quelques mois, mais qu’elle retrouverait peut-être à Salvemer. En effet en retournant à Dorne, elle avait fait la connaissance d’un reitre d’origine Dothrak, qui l’ayant sortie d’un mauvais pas avait eut droit à une nuit torride, avant gout de ce à quoi il aurait droit s’il devenait riche. Il pouvait toujours rêver après tout, ça ne fait de mal à personne, et elle l’aimait bien, alors s’il revenait avec assez d’argent elle lui ferait une petite ristourne. Enfin en réalité, sur le coup, elle serait bien resté avec lui, même pour rien, son histoire avec Dagon l’avait calmée, en tout cas son ambition, elle avait envie d’un homme qui la protège, et peu importait qu’il ne soit pas riche et puissant, parce qu’elle avait bien faillit rester sur ces foutues îles ! Il était donc parti prêter son Arakh dans le Conflans pour gagner de quoi la satisfaire et aussi parce que cela était prévu de longue date et elle lui avait sortit le grand jeu pour être sûr qu’il revienne, et elle l’avait même attendu quelques temps, mais la missive de Lord Tybolt l’avait bien vite décidée à traverser de nouveau la passe du prince pour le profit de servir le Lord de Castral Roc.

Hélas, à Salvemer, elle n’avait retrouvé que le cadavre de celui qui était sensé l’aimer et la protéger alors qu’elle vieillissait dangereusement, elle l’aurait engagé comme protecteur du bordel, il était nettement plus fort et plus doué, et aussi bien plus sexy que les soit disant gardes qu’elle avait pour le moment, ceux là, elle le sentait, ne serviraient à rien dès qu’il s’agirait de faire autre chose que de repousser des ivrognes. Après avoir pesté contre les dieux, les hommes encore vivants, les Fer-Nés et tout autre forme de vie, et aussi les morts dont le soldat qui l’avait abandonnée, le salaud, il aurait du revenir ! Le crâne défoncé ? Bof, et alors, il avait promis de revenir, elle avait tout fait pour qu’il ne l’oublie pas et qu’il revienne ! L’idiot ! Il aurait pu aller n’importe où mais il avait fallut qu’il aille quelque part où il y avait vraiment la guerre et pile poil à l’endroit de la bataille il était, franchement faut être un peu con ! Bref, la chaire à canon est née poussière et redevient poussière et les Dorienne ont mauvais caractère, mais heureusement Eva avait une capacité incroyable pour tourner la page dès lors que l’intérêt de quelque chose était passé ou qu’elle ne pouvait pas se venger. Il fallait aller de l’avant, et puis franchement, un reitre, où avait elle la tête quand elle avait décidé qu’elle le payerai en tant que garde et qu’en plus elle le laisserait la toucher, ok il était doué, mais tout de même, un simple soldat, elle l’aurait en quelque sorte entretenu. C’était une blague, le monde à l’envers, il était grand temps qu’elle arrête les alcools forts !

Aussitôt dit aussitôt fait, pas l’alcool, elle aimait bien boire, elle en avait même besoin parfois, mais son ambition retrouvée et sa hargne plus que jamais aux aguets. Elle avait son rôle à jouer à port Lannis, auprès de Tybolt, évidement comme il refusait qu’elle le touche et ne voulait même plus de Shyna dans son lit, ça n’allait pas être simple de prendre l’ascendant sur lui, si tant est qu’il fut possible de manipuler un Lannister. Mais en tout cas ça n’était pas en restant dans cette foutue ville où en plus il commençait à faire un peu frisquet qu’elle allait pouvoir en faire un allié utile à ses intérêts, elle avait certes gagné une place plus sûr qu’elle n’avait jamais eut, mais elle servait les intérêts du Lion uniquement. C’était bien, elle avait son bordel, ses employées, elle devait encore les former pour passer définitivement la main mais c’était en bonne marche, elle n’avait pas à se plaindre, mais ça n’était pas suffisant. Elle n’avait aucun pouvoir sur le Lord, elle ne couchait pas avec lui, elle n’avait aucun homme dans sa vie, et une fois payées les taxes, elle ne serait plus si riche que ça, assez riche, mais pas assez. On n’est jamais vraiment assez riche, et comme on ne prête qu’au riche et que l’argent appelle l’argent, plus on est pauvre, plus il faut faire attention à ne pas le rester. Dans la condition d’Eva, tout peut disparaître du jour au lendemain, un caprice de seigneur et c’est terminé, ni titre ni même un nom de famille à peine un surnom et une certaine réputation auprès de quelques grands de ce monde. Une roturière, orpheline, probablement bâtarde et qui plus est une catin, sa vie ne valait pas grand-chose, à moins de rester au bon endroit au bon moment et de ne cesser de se battre pour garder une certaine importance aux yeux de certains puissants seigneurs, mais la protégeraient ils pour autant ? Rien de moins sûr, Tybolt n’était pas Damon, bien dommage d’ailleurs, pas que le père soit plus généreux que le fils, quoi que, mais lui il la protégerait un peu au moins ou en tout cas il en donnait bien l’illusion.

Mais, car il y a nécessairement un mais, Eva avait décidé pour le retour de voyager seule et vite, et pour cela de couper à travers les montagnes pour éviter la côte qu’elle craignait plus que tout connaissait trop bien les Fer-Nés, leur gout pour les belles femmes, et le sort qui lui serait réservé si elle retombait entre les mains de la Seiche. Sauf que là, elle était totalement perdue. Elle avait prévu d’aller plein sud pour rejoindre la Route de la Rivière, mais elle avait dû se tromper quelque part dans la lecture des cartes et des étoiles, art qu’elle avait appris avec le commandant en second de Sargon Harloi, art pour lequel elle avait un peu présumé de ses connaissances vu qu’elle était, sans le savoir, dans les environs de Castamere. Ah les femmes et l’orientation, enfin, elle dû ralentir l’allure pour essayer de repérer un endroit à partir duquel elle pourrait se repérer, une crête d’où elle pourrait peut-être voir quelque chose d’intéressant en contrebas, un château à partir duquel elle pourrait retrouver la route, quelqu’un pour lui indiquer le chemin à suivre, mais dans les hauteurs tout se ressemble, elle avait l’impression de tourner en rond depuis des heures et en ce début d’automne avec le vent qui s’était levé sur les cimes acérées des riches montagnes de l’Ouest, elle commençait à avoir froid. Bientôt ne tenant plus, elle mit pied à terre dans l’endroit le plus abrité qu’elle trouva et se mit en tête de faire un feu, branches et brindilles ramassées et soigneusement empilées, elle frotta sa pierre pour en faire jaillir quelques étincelles mais rien n’y fit et c’est affamée, assoiffée et frigorifié qu’elle reprit la route.

« Quelle idiote je fais ma belle Dune, je le sais pourtant que je ne sais pas me débrouiller en plein nature, je n’aurais jamais dû m’éloigner de la route, il faut que tu trouves un endroit pour nous abriter pour la nuit, pour nous réchauffer, peut-être que toi tu trouveras, tu as le pied sûr et certainement un meilleur instinct que moi dans ses montagnes après tout cela ressemble un peu aux montagnes rouges que tu connais bien ! »

Eva était désespérée et à bout de force, elles tombèrent sur un ruisseau où l’une et l’autre purent s’abreuver, c’était déjà ça de gagner, et ça leur donnait un sursis supplémentaire, Eva se mit à quatre pattes au bord de l’eau et but sans bouder son plaisir même si elle devait se mouiller un peu. Elle se rinça d’ailleurs le visage et les mains, Elle avait sa tenue de voyage, une robe en coton beige très longue et très simple, pas ostentatoire pour un sou, doublée d’un pantalon, son voile blanc sur la tête et l’épaisse fourrure d’ours sur ses épaules. C’est alors qu’un Lynx de fumée qui guettait la belle et sa bête depuis un bon moment fondit sur la jument, celle-ci se redressa aussitôt et partit dans un grand fracas de sabot sur la roche laissant la Dornienne seule face à l’animal, en plein désarroi, avec pour seule défense une dague dont elle ne savait pas se servir mais qu’elle sortit quand même de sa botte. Muette de stupeur, elle n’avait rien à dire, rien à ajouter à cette scène, les couleurs, la peur dans le regard bleu-vert de la brune, ses mains tremblantes son souffle court, en briser le silence dans lequel s’époumonait une bise sifflante aurait été un affront aux œuvre que nous offre la nature. Et puis à quoi bon, elle était au milieu de nulle part, personne ne viendrait l’aider ici.

Alors que le Lynx approchait doucement certain de pouvoir attraper ce festin qui s’offrait à lui, le fin voile de lin blanc s’envola doucement, porté par le vent, prenant son essor comme un oiseau léger mais pas très décidé à décoller, tourbillonnant dans les courant contraires où jouaient les cheveux de la prostituée qui serrait les dents pour ne pas pleurer de peur que sa vue se trouble et que le fauve en profite pour lui sauter dessus. Elle reculait pas à pas, mais à un moment donné, elle arriverait au bord du gouffre dans lequel se jetait le ruisseau en une cascade bruyante, pas si profond, une dizaine de mètres à peine mais à pic, et hélas le ruisseau ne formait pas en bas de basin assez large pour avoir un espoir de pouvoir s’y jeter et survivre. Allait-elle vraiment finir dévorée par une bête sauvage ?! Se serait une fin bien triste pour celle qui avait partagé le lit du prince de Dorne et du Lion Gris. Ce soleil qui déclinait irradiant une dernière fois d’un rouge intense les crêtes déchiquetées avant de sombrer, indiquait-il à la brune que le crépuscule de sa vie était arrivé ? Pouvait-on vraiment mourir sous ce magnifique ciel orange et rose et violet d’où la lune vous regardait dans le ciel encore lumineux ? Était-ce à ce moment là que les croyants priaient, probablement, car Eva elle-même priait, et pourtant elle ne croyait pas souvent…
Revenir en haut Aller en bas

Laugh, I Nearly Died (PV Devan Reyne)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» La gè averti pa touye kokobe men li fè pye kout pran devan
» Just take our laugh as golden wounds | Val. Fox {OK}
» Lord Byron Reyne of Castamere.
» Pattie Brooks - "This Is The House Where Love Died"
» Gwo manifestasyon Lavalas jodya devan palè

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-