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D'encre et d'acier (Barth Snow)

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Message Mer 16 Mai 2012 - 22:32

Winterfell, si parmi l'ensemble de Westeros il était nécessaire de nommer les places fortes et les hauts lieux de légende, il est à avouer que la demeure des Stark serait l'une d'elle non pas par la magnificence de sa Haute Galerie ou le vertige de son donjon, encore moins sa salle du trône ou bien l'excellence de ces fortifications, non, Winterfell s'imposait à vous d'elle-même par sa force et sa solennité, à l'image de l'hiver dont elle annonçait la chute, elle se tenait face à vous et vous contemplait de sa hauteur, de sa stature du haut de ces siècles d'existence. Elle portait en elle une grâce brute, celle d'une montagne, chose à laquelle Ser Gwayne était loin d'être insensible pour avoir vécu toute sa jeunesse sur les hauteurs de Cordial dans le Val d'Arryn. Il y avait dans ces vieilles pierres une monumentalité qui vous écrasait, qui faisait peser sur vous l'ancienne maxime d la Maison Stark : "l'hiver viens". Vous pouviez ici sentir sourdre par chaque pierre cette profonde menace et son corollaire qui s'imposait dés lors à vous : oui, l'hiver viens et la forteresse des Stark se tient prête à le recevoir.

Voilà ce que Gwayne avait ressenti à la première vue de cette forteresse, première fois aussi qu'il venait si loin dans le Nord malgré tant d'années au service des Roy de Westeros. Homme du Val d'Arryn dont il n'était quasiment jamais sorti en son jeune temps le fait d'entrer dans la Garde Royal lui avait ouvert des horizons nouveaux et surtout donné plus de réalité à cette vieille carte de Westeros qu'il admirait étant enfant dans la salle de guerre de son père. Il avait eut cette joie de parcourir jusque les Conflans mais encore jamais le Nord et d'en découvrir les spécificités dont il n'avait eut pour esquisse jusque là les écrits des Mestres et les racontars des soudards. Toujours est-il que cette occasion n'eût pût pas tomber sous de meilleurs hospices, l'occasion d'un voyage sans heurts et pour toute autre chose que de porter la guerre chez quiconque, en cette année 210 d’Après la Conquête avait chevauché au travers des terres avec une simple escorte de quatre cavaliers chaque fois prêtée par le Suzerain ou le fieffé responsable de la terre jusque atteindre Winterfell dans un double objectif.

En premier lieu, a titre de Garde Royal, il avait reçu pour prétexte de porter le bonjour du Roy autant que son soutien pour le nouveau chantier de Winterfell à savoir celui de la Grande Bibliothèque du Lord Beron Stark sous la houlette de Mestre Prysas et en second lieu, il venait à titre personnel, ayant engagé depuis peu une relation épistolaire avec le Mestre dans le but de participer à l'agrandissement de la collection, ayant en son âme et conscience fait reproduire un certain nombre des livres de sa propre collection, à commencer par une copie du "De la Conquête" du Roi Daeron Ier ou même une copie manuscrite du "Observatio" de Daeron II Le Bon afin de les offrir aux Stark. A en croire le visage éclairé du Mestre, Gwayne n'aurait pût lui faire plus grand plaisir une fois évacuée les mondanités d'usage qui ne plaisaient ni à Gwayne ni a quiconque dans la maisonnée et très vite, ce fut sans cérémonial que le Stark et le Mestre lui firent l'honneur de la maison en passant par la visite du chantier et contant au passage la longue histoire de la Maison et la proximité du Mur. Gwayne était avide de savoir, de comprendre et c'est avec le plus grand plaisir qu'il passa la première journée en compagnie de Mestre Prysas qui visiblement semblait intarissable sur les secrets de Winterfell et l'histoire de la maison Stark autant que celles de ces vassaux mais pour autant, Gwayne comptait tout autant profiter du reste de son temps ici.

Au lendemain, profitant de l'emploi du temps chargé du Mestre qu'il soupçonnait de s'être enfermé dans sa rookerie pour étudier avec circonspection les ouvrages apportés, et déambula quelques temps dans la cour de Winterfell, portant son attention sur le travail du forgeron avant d'entendre le fracas des armes du côté de la poterne où de toute évidences l'on s'entraînait dur à entendre le ferraillage. Gwayne, portant un regard paternaliste, s'appuya contre une poutre de bois pour regarder combattre deux jeunes hommes portant gambisons, mailles et lames émoussées. Un étrange ballet, tout en lourdeurs, en erreurs et en approximation, et pourtant, ils y mettaient un bel entrain, une saine vigueur qui réjouissait son coeur de vieux chevalier blanchi sous le harnais. Le demi sourire aux lèvres, les bras croisés sur la poitrine, il se contentait de les regarder alterner les passes d'armes sous l'oeil bienveillant des vétérans qui les encourageaient, les sermonnaient...


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Message Mer 23 Mai 2012 - 20:17

Barth s’était levé tôt, ce matin-là. Il avait fort à faire, comme la veille, avec de jeunes recrues encore aux prémices de leurs formations. Il lui faudrait plusieurs mois pour terminer leur apprentissage et, bien entendu, c’était à lui de s’y coller. Loin d’être une corvée agréable, n’est-ce pas ? Sans doute. Mais en même temps, c’était son rôle, et il était payé pour ça. Et pour notre cher bâtard, c’était toujours une fierté de voir partir ses anciens élèves au combat ou en mission, lorsqu’ils étaient enfin prêts à le faire. Après s’être bien préparé, pris ses armes, son petit déjeuné et les armes et armures nécessaires pour l’entrainement, il alla préparer le lieu. Pourquoi devait-il faire tout cela tout seul ? Parce qu’un invité de marque était présent à Winterfell, et comme chaque fois que c’était le cas, tous les serviteurs « obsolètes » étaient employés à des postes plus pressants pour que tout se passe bien, sans le moindre accro. Et bien sûr, celui à qui il avait l’habitude de demander de tout préparer faisait partis de ceux-là.

Ses deux recrues arrivèrent à l’heure pour mettre leur protection et faire quelques échauffements. Lorsqu’ils furent enfin prêts, Barth leur montra quelques passes, quelques mouvements de pas, qu’ils durent reproduire. Il enchaîna ainsi de nombreux exercices pendant plus d’une heure afin de leur enseigner ces bases d’une part, mais aussi dans un second temps de les épuiser pour leur préparer l’exercice final : un combat amical entre eux. Il leur remit deux épées émoussées et leur dit de s’affronter. Il les laissa faire sans la moindre remarque pendant cinq minutes, retenant ses réflexions, pour ne pas dire son exaspération. Il ét ait relativement dépité de voir que lorsqu’il avait six ou sept ans de moins qu’eux, il leur était de très loin supérieur. Il ne savait pas ce qu’étaient ces gamins au départ, mais il n’avait pas d’instinct, pas de talent. Le genre de chose que personne, même lui, ne pouvait enseigner. Leurs réflexes, leurs décisions face au danger n’étaient jamais les bonnes. Après ces quelques minutes, il ne put s’empêcher de leur passer un savon, sans pour autant être trop dur avec eux. C’était tôt, trop tôt pour les décourager. « Reprenez ! » leur lança-t-il après ça.

Les gamins ont toujours du mal à comprendre. « Ton jeu de jambes ! Surveille ton jeu de jambes ! »« Tiens ton arme mieux que ça »« T’as pas le droit de te faire désarmer comme ça, qu’est-ce que ça veut dire… ! ». Barth tentait de rester calme, mais il avait bien du mal. Il remarqua après plusieurs minutes qu’un homme les observait, sans aucun doute possible un guerrier d’expérience au vu de sa silhouette et de ses vêtements : c’était lui, ce fameux membre de la Garde Royale venu à Winterfell rencontrer le Mestre, mais sans doute aussi Beron Stark. Barth demanda à ses élèves de s’arrêter un instant et alla à sa rencontre, ne pouvant s’empêcher d’aller à la rencontre d’un guerrier tel que lui. Une fois près de lui, il esquissa un sourire et déclara :

« Je suppose que vous êtes Ser Corbray, de la Garde Royale. Je suis très honoré de vous rencontrer : je suis Barth Snow, maître d’arme de Winterfell. »

L’homme avait un charisme naturel assez ahurissant. Il était évident que, même à côté des plus grands seigneurs, on ne pouvait que remarquer un homme tel que lui. Sa stature, sa carrure et ses vêtements faisaient ressortir une assurance et une aura certaine. Rarement, dans sa vie, Barth avait eu l’occasion de rencontrer un grand homme, et encore moins un grand guerrier, même s’il avait la chance de pouvoir en côtoyer un quotidiennement. Mais en ce jour, deux d’entre eux étaient réunis à Winterfell : c’était un fait rare.
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Message Lun 28 Mai 2012 - 2:14

Comme l'on aurait put s'y attendre de la part d'un homme tel que Gwayne, sa vêture, son apparence était somme toute très austère, convenait parfaitement à l’atmosphère qui se dégageait des Terres du Nord. Homme de guerre avant tout, stratège observateur et réfléchi, il avait toujours privilégié l'absence de fioritures, des choses simples et représentatives de sa fonction autant qu'efficace dans ce qu'il avait à faire, à savoir être prêt à agir à chaque seconde, à assurer la protection du Roi et des membres de sa famille et cela s'en ressentait dans sa mise. En l’occurrence, il portait un pantalon de toile grossière et épaisse mais à même de préserver du vent froid qui soufflait par moment, une paire de bottes fourrées épaisses, une chemise de toile de bonne facture mais surtout une longue veste de cuir doublée aux manches de mailles, légère mais protégeant suffisamment pour ce qui était d'un voyage comme le sien, car contrairement à l'imaginaire populaire, le chevalier ne portait l'armure qu'à la guerre et au tournoi, certainement pas pour porter des cadeaux et un message de la part de son roi à un vassal. La tenue elle-même était dans des teintes sombres et seule la cape blanche qu'il portait dans ces déplacements permettait de l'identifier pour ce qu'il était : un Garde Royal. A cela, il fallait bien entendu ajouter le bouclier entièrement peint de blanc et le fermoir de la cape en forme de dragon,symbole de la maison des Targaryen. Enfin, un petit écu en médaillon aux armes de la Maison Corbray était épinglé sur la veste de cuir comme le permettait les traditions de la Garde Royale, seul rappel de ces origines familiales. Pour le reste, ces reins étaient ceints d'un baudrier de cuir où ne pendait qu'une simple dague, ayant laissé son épée dans ces appartements par respect pour l'autorité du Stark sur sa propre Maison et une paire de gants était glissée à la ceinture.

Il regardait les deux jeunes s'affronter sous le regard attendrit et un brin moqueur des vétérans et surtout sous la houlette de celui qui devait superviser l'entraînement, un homme grand et athlétique, un visage dur tout en méplats et en arrêtes comme c'était souvent le cas dans le Nord, une voix autoritaire, celle d'un homme habitué à sermonner de jeunes garçons et qui retentissait haute et claire par-dessus le fracas du combat, énumérant conseils et avertissements aux gladiateurs en herbe avant de porter son attention sur Gwayne et de se diriger vers lui pour le saluer. En réponse, le Manteau Blanc décroisa ces bras de sur sa poitrine pour se redresser de toute sa stature et accueillir son bonjour de son mieux.


-"Vous supposez bien Maître Snow de Winterfell, je suis en effet Ser Gwayne de la Garde et l'honneur est pour moi que d'être reçu avec tant d'affection dans cette Maisonnée. Je suis heureux de pouvoir faire mentir les rumeurs qui vous disent froid comme votre contrée. Je m'aperçois que vous êtes occupés à former ceux qui prendront un jour notre suite au service des Grands Hommes de leur temps, peut-être devrais-je vous laissez à votre ouvrage ? Si ma présence perturbe par trop l'entraînement de ces jeunes blancs-becs, je puis me retirer mais c'est pour moi un réel plaisir d'assister à votre savoir-faire."

Une voix grave, puissante, un visage souriant, aucune animosité,il savait se trouver face à un homme de guerre, un combattant comme lui et cela suffisait à faire naître une forme de fraternité entre les deux car bien que de haute noblesse, Gwayne était comme Snow, au service d'un suzerain, en l’occurrence le Roi de Westeros lui-même et comme lui il avait déjà eût à s'occuper de la formation martiale de jeunes morveux dans l'espoir d'en faire des soldats valables.

-"Dîtes-moi ce que vous pensez de vos élèves, dîtes-moi sur quelles lames pourra un jour s'appuyer notre roi ?"

Disant cela, il souriait en direction des deux jeunes hommes comme pour les rassurer, parfaitement conscient de la manière dont on le regardait à présent, beaucoup avec respect mais les plus jeunes le percevaient comme auréolé de cette gloire née de milles faits d'armes, aprés tout, ils avaient sous les yeux l'un de ces "géants", l'un de ces chevaliers, héros dont on contait la légende (légende qui lui avait coûtée tout de même une large cicatrice causée par Feunoyr à la tempe et une autre estafilade à la gorge) sûrement jusqu'ici à la veillée, ne serait-ce que la Bataille d'Herbesrouge mais Gwayne n'était pas homme de vantardise et parler de lui était loin de le passionner.
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