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« Le passé est dernière nous. Le présent est nôtre. »

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Message Mar 15 Mai 2012 - 20:20

La Maison Nerbosc était resplendissante. Un écusson noir chargé d'un barral blanc sur un champ de gueule semé de corbeaux noirs prenant leur essor figurait sur chaque mur. Pour la plupart de ces murs, c'était avec un écu que l'immense salle était décorée. Écu dont Bennifer aimait dire qu'ils avaient appartenu un grand «chevalier» de la maison. C'était plus noble, selon le cadet de la famille tandis que l'aîné – le Roi des Nerbosc – préférait leurs rendre leur véritable rôle c'est à dire la décoration. Les étendards rouge égayaient la pièce, bien morne que le soleil n'était pas l'hôte de la salle. L'écarlate donnait un sourire ardent à la pièce, plus vivante que jamais. Le vermillon donnait une allure sobre à la salle tout en lui redonnant l'aspect énergique qu'on lui connaissait lors de l'époque de Lord Quentyn. Ce dernier était un homme, à son époque, qui insistait beaucoup sur la douceur de vivre de Corneilla et à ce titre, il était rare de voir la sale silencieuse, ne serait-ce que par les jérémiades perpétuelles de Cara. C'était, tout du moins, le souvenir qu'en avait gardé Bennifer, le cadet des Nerbosc.

Bennifer jeta un regard à l'extérieur. La lune laissait, peu à peu, sa place à son homologue, le soleil. Ce dernier irradiait le monde, tout aussi lentement de sa lumière. Corneilla, la belle forteresse des Nerbosc, s’éveillait peu à peu. Dans la grande tour, qui faisait face à la citadelle où Bennifer avait une vue plongeante, Ser William Rivers était déjà debout avec les jeunes hommes. Le maître d'arme des Nerbosc sortait les divers épées qui serviront aux pauvres hommes qui devront s'entraîner avec lui. Chaque homme et chaque femme qui déambulait sur la place le saluait. Il faut dire que malgré son âge, le chevalier était une figure respecté de Corneilla. Il était maître d'arme depuis des années maintenant et il s'était imposé comme celui de Corneilla depuis la bataille de Herberouge où Brynden Rivers avait pourfendu maints rebelles. Bennifer observa un chemin de garde, à l'est où deux hommes, vêtus de cotte de mailles, cheminaient. Ils étaient grands et jeunes. Ils tenaient chacun une lance. Le soleil commençait à les bercer, sous son éclat désarmant.

A l'intérieur de la grande salle, les mots n'étaient pas fréquent. Bennifer était silencieux. Il laissait son cher interlocuteur utiliser sa salive. Ce dernier parlait, encore et encore. Il était bavard. Son début de parole était impressionnant. Il jetait, de temps à autre, un regard à Bennifer. Ce dernier n'avait pas bougé le moindre sourcil. Il regardait en permanence à l'extérieur, absorbé par ce qui s'y trouvait. Son frère, par contre, Lord Beric, était concentré sur ses paroles, très sérieuses et fortement ennuyeuse. Papier en main, ce dernier tâchait de s'expliquer sur divers tâche qu'il comptait mettre en œuvre d'ici les prochaines semaines, semaines où son principal conseiller serait absent. Beric avait toujours agi à la légère, sans se préoccuper des conséquences. Il était l'arbre sauvage et fier qui poussait à travers la forêt, se frayant un espace à travers ses congénères. Son attitude était loin de faire l'unanimité dans Corneilla. Son frère, Bennifer, plus réfléchis, était son premier détracteur dans le silence morose de son esprit. Si Bennifer n'admirait pas l'administration de Beric, il restait un Nerbosc loyal.

Soudain, la grande porte grinça, enlevant Bennifer à ses pensées. Un grincement long et morbide. Bennifer regarda la porte de bois. Elle était imposante, très imposante. L'étendard Nerbosc avait été reproduit sur la porte. Des dizaines de corbeaux, gravés dans le bois, prenaient leurs envols. Au côté des oiseaux, sur le pas de la porte, sur chaque côté, il y avait deux hommes d'armes. En tenue rouge, l'écusson noir chargé d'un Barral blanc sur un champ de gueule semé de corbeaux noirs prenant leur essor dominait leurs torses. Tout deux gardaient la porte, tout en s'évertuant à conserver un air sérieux et inquisiteur. La porte ouverte, un homme rentra; un grand bonhomme et fidèle chevalier, sans l'ombre d'un doute. En une poignée de seconde, Bennifer reconnu l'attitude du bâtard de Corneilla, un homme fidèle et digne. Ser Liam Rivers, l'homme de confiance de Beric, vint rappeler ce dernier à ses obligations.

« Nos cousins compléteront mon escorte. »
Conclut le plus jeune des deux interlocuteurs, sur un ton qui ne laissait pas place à la discussion.

Bennifer avait toujours su s'imposer lorsqu'il le fallait. C'était une qualité qu'il avait hérité de son défunt père, Lord Quentyn Nerbosc. Ce dernier avait toujours été un seigneur convenant mais qui ne tolérait aucunement qu'on aille contre sa volonté. Il n'hésitait pas à le faire savoir. Il était fréquent de voir l'homme taper du poing sur la table pour s'affirmer. Dommage qu'il n'ait pu s'affirmer face à l'épée du Bracken, qui assurément aurait voler en éclat. Bennifer tapa donc du poing sur la table et s'imposa devant Lord Beric qui se contenta d'un « bien ». Il prit la marche avec Ser Liam, se rendant là où ses obligations agiraient. Beric était devenu un homme bien occupé, et Bennifer n'avait pas eu une discussion fraternelle avec lui depuis bien longtemps, une pratique qu'il regrettait amèrement.

Avec Lord Beric, c'est également les gardes de la porte qui disparurent. Dans un vaste silence morose, ces derniers se retirèrent simplement en compagnie du grand maître du château. Manœuvre logique et compréhensible, ils n'étaient là que pour la protection du bouclier de Corneilla comme il se plaisait à se définir. La salle, vide de toute présence -hormis Bennifer- devint particulièrement silencieuse, un silence indescriptible presque gênant. Bennifer, seul, réfléchissait devant une fenêtre, qui visiblement l'inspirait. Face à la fenêtre, qui apparaissait comme un tableau vivant de la citadelle des Nerbosc, Bennifer contemplait un paysage qu'il appréciait et qui, dans son âme et sa conscience, le reposait. Lorsqu'il regardait l'insouciance de Corneilla, Bennifer se sentait détendu et bien loin de tous les soucis politiques que les Bracken avaient ramenés sur le devant de la scène voilà quelques années.


***
La pièce était radicalement différente. Soit, elle avait toujours cette affreuse décoration qu'aimait tant Lord Beric. La lumière de l'astre du jour avait changé l'ambiance de la salle. La pièce austère était devenu vivable et plaisante. Le soleil, comme si il se reverserait sur un vitrail, animait l'endroit de mille couleurs. Bennifer Nerbosc recevait la lumière en plein visage. Il aimait cette sensation de chaleur. Il la trouvait agréable, presque aussi chaleureuse que les mains d'une femme. Bennifer n'avait donc, depuis quelques heures, point bouger. A nouveau, il était à la même position que lors de son entrevue avec son frère. Difficile d'imaginer que l'héritier présomptif de Beric n'avait exécuté aucun mouvement. Il était plongé dans ses pensées, et nul, à l'heure actuel, ne pouvait en déterminé la contenance. A ce moment là, Bennifer était l'homme le plus mystérieux qui soit. Personne, pas même Dame Isabel ou Lord Beric, ne purent déterminer ce qui se déroulait dans la tête du cadet Nerbosc.

Un reflet dans une vitre. Bennifer ne vit qu'un unique reflet. Il y discerna une jeune femme, plutôt jeune et incroyablement belle malgré le manque de détail qu'il pouvait observer -sans doute du à l'unique présence d'un reflet-. Il discernait, malgré tout, une belle chevelure blonde qui lui donnait un aspect unique et des yeux perçants tel un aigle qui venait de repérer la ragondin qui lui servirait de casse-croûte. Cette étrange personne était si mystérieuse, et pourtant elle lui inspirait confiance. C'est sans doute pour cette raison que Bennifer négligea de se retourner pour faire face à son interlocuteur. Il n'avait pas l'impression d'être en compagnie d'une Dame mais bien d'une personnalité familière. Face au silence pesant, le jeune homme rompît le calme ambiant de la pièce avec une voie qui d'ordinaire, séduisait la gente féminine.. C'était une voix qui ne se ponctuait pas, qui ne laissait aucune place à l'hésitation, une voix confiante à l'image d'un Bennifer sûr de son fait.

« Lady Carolyn ? » demanda t'il, formellement sans faire face à la mystérieuse personne qui venait d'entrer. Bennifer avait, semble t'il, pas bougé d'un pouce malgré l'interrogation qu'il se posait quant à l'identité de la mystérieuse personne.

Au fond de lui, il espérait peut-être voir la fameuse Dame Carolyn, dont il avait prononcé le nom. Il avait apprit, quelques mois auparavant, que Lord Beric s'était ouvertement renseigné à son sujet et qu'il avait prit soin de mener une enquête sur la jeune femme auprès de chaque domestique qu'elle avait côtoyé lorsqu'elle fut, bien des années antérieurement, la pupille de feu Lord Quentyn. Lorsque Bennifer y songea, il lui sembla que ce fut dans une autre vie. Cette époque était si lointaine. Carolyn, depuis le temps, avait grandit et elle ne vadrouillait plus dans la salle à la recherche d'une pause dans son apprentissage de la vie d'une Dame. Bennifer, quant à lui, ne passait plus l'essentiel de son temps à chercher l'attention de son géniteur. Ils avaient tout d'eux changés et y penser ne fit pas rajeunir le pauvre homme.

Finalement, Bennifer se retourna. Le paysage était toujours aussi splendide, mais l'héritier du Val Nerbosc en avait assez. Il s'était lassé de la scène. Il fit donc face au mystère en personne. Le mystère perdit en contenu. Il se retrouva devant Lady Carolyn Grell, fille unique -à sa connaissance- de Lord Somran Grell qui régnait en maître sur une partie du domaine des Nerbosc. A sa connaissance, la famille Grell avait toujours été vassale de la maison Nerbosc. Lord Quentyn mettait souvent en valeur les compétences politiques de son homologue au sein de la famille Grell et les histoires quant à l'intelligence de l'homme pleuvait lors des nombreux banquets donné par le défunt père de Beric. Bennifer, à chaque fois, qu'il voyait le regard de Lady Carolyn, y retrouvait cette fameuse intelligence. Souriant à la jeune femme, Bennifer se risqua à la complimenter.

« Vous êtes chaque fois plus belle, Milady ! » Bennifer accompagna ses paroles d'une sorte d’accueil chaleureux de la main, comme s'il l'invitait à entrer mettant de côté le fait que Carolyn était déjà à l'intérieur.

Bennifer vint s'avancer pour s'asseoir à la grande table, prenant la chaise délégué habituellement à Lord Beric. Ce dernier n'étant pas présent, Bennifer prit pompeusement sa place. Il invita Carolyn, d'un court geste, à prendre également place à la grande table, de préférence pas trop loin de lui. Bennifer n'avait aucune envie d'élever la voie pour se faire entendre.
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Message Dim 20 Mai 2012 - 18:38

Corneilla... La première fois que Lord Beric lui avait proposé de devenir sa conseillère, Carolyn avait pris le temps de réfléchir. Il fallait dire qu'elle ne s'attendait pas à une telle demande; ensuite, elle ne s'était pas imaginée retourner à Corneilla si tôt. Mais sa raison lui dictait d'accepter, car vivre ainsi avec son père, elle ne pouvait plus. Elle accepta.
En arrivant une nouvelle fois, elle avait ressenti un léger pincement au coeur en passant les portes de la cité. Oui tout cela était du déjà vu; mais ce qu'elle ne put absolument pas décrire, ce fut son sentiment en posant un pied dans la demeure de Nerbosc. Beric était là, il avait tenu à l'accueillir. Revoir un endroit qui lui avait été si familier pendant tant d'année... Carolyn n'arrivait pas à y croire, dans un premier temps. C'était comme si elle était prise dans un songe étrange, et pourtant, tout cela était tout à fait réel.

Depuis, elle "servait" du mieux qu'elle pouvait le Lord de la famille. Elle s'acharnait à lui donner les meilleurs conseils qu'il soit. Il l'écoutait avec attention, et lorsque leurs avis divergeaient, ils en parlaient avec calme, tentant de trouver un compromis. Carolyn aimait beaucoup cette situation. A vrai dire, elle pouvait aller et venir à sa guise quand Lord Beric n'avait plus besoin d'elle. De plus, elle se trouvait rarement avec un compte à rendre. Tâchant de se souvenir de ce qu'elle avait appris, la politesse était une chose à laquelle elle faisait grandement attention. Certes Carolyn avait grandi mais elle n'avait rien oublié. Etre de naissance noble (même si la noblesse n'était pas des plus élevée) était une chance, chance qu'elle n'aurait pour rien au monde voulu gâchée...

***

Ce matin-là, Carolyn fut réveillée bien tôt. Pas par les rayons du soleil, mais par un songe étrange, quelque chose qui n'avait pas de sens. Elle leva péniblement sa tête des oreillers, puis après avoir trouvé ses esprits et dans un mouvement souple, quitta le lit. Lorsque ses pieds entrèrent en contact avec le sol elle frissonna. Le jour n'allait cependant pas tarder à arriver; en attendant, Carolyn attrapa un livre qu'elle rangeait soigneusement dans sa malle et s'installa sur une chaise à dossier qui composait, entre autre, le mobilier de sa chambre. Apprêtée en temps et en heure par sa suivante, elle observa son reflet dans un petit miroir. Elle préférait vraiment rester simple: ses longs cheveux blonds venaient doucement caresser ses épaules et aucun pendentif ne venait orner son cou, le laissant nu. La robe rouge sombre qu'elle portait était serrée au niveau de la taille par une ceinture blanche; le buste était parsemé de fils d'argent.

Sa suivante avait vivement insisté pour coiffer autrement les longs cheveux blonds qu'elle admirait à certaines reprises; mais Carolyn n'avait pas voulu. Elle s'estimait très bien ainsi; d'un geste simple mais gracieux, elle reposa le livre qu'elle avait un peu plus tôt dans ses mains à sa place initiale. La suivante continuait à toucher de ci et de là les cheveux de la dame de la maison Grell, jusqu'à ce que cette dernière en eut assez et lui demanda de trouver une autre occupation.
Carolyn sortit de sa chambre. Aujourd'hui, Lord Beric allait s'absenter et il n'avait pas tenu à ce qu'elle le suive. Elle aurait du temps pour vaquer à quelques loisirs, sans pour autant se déconcentrer de sa tâche principale... En effet, Carolyn se plaisait à essayer d'anticiper ce que Lord Beric allait bien pouvoir lui demander une fois de retour.

Alors qu'elle arpentait les couloirs, elle constatait que la Maison Nerbosc avait connu quelques petits changements. Quand elle entrait dans une pièce, elle ne pouvait s'empêcher de penser que Lord Quentyn finirait bien par arriver, pourtant elle avait bien conscience de la triste vérité.
Carolyn se retrouva bientôt non loin de la grande salle, constatant que les deux lourdes portes de bois étaient ouvertes. Elle en avait des souvenirs en ce lieu... D'un pas léger et sans bruit, elle gagna l'entrée. Elle posa ses doigts fins sur le bois et resta un moment, sans bouger à observer la pièce mais seulement de l'extérieure sans oser entrer. Elle constata qu'elle n'était point seule, une silhouette familière se dressait devant une des fenêtres. Elle se décida enfin à continuer sa marche silencieuse; juste le bruit feutré fait par le bas de sa robe frottant le sol pouvait être perçu. Comme elle s'approchait elle pouvait affirmer qu'il s'agissait bien de Bennifer; Carolyn resta là à l'observer alors qu'il était de dos. Il avait grandi depuis qu'elle avait quitté Corneilla à l'âge de 19 ans, c'était certain.

« Lady Carolyn ? »

Il venait de remarquer. La voix de Bennifer rompit le silence qui s'était installé que trop bien; elle ne répondit pas, préférant garder un certain mystère, même si elle était totalement consciente de la chose suivante: Bennifer savait qu'il s'agissait d'elle. Ses lèvres rosées s'étirèrent en un fin sourire.
Entretenir un mystère était une chose que Carolyn aimait; pour elle le mystère était une arme dont chaque femme devait se servir, avant même d'utiliser ses charmes naturels; car comment éveiller la curiosité d'un homme si l'on ne laissait pas planer un doute? Voilà un raisonnement que quelques personnes auraient bien volontiers contredit, c'était pour cela qu'elle évitait d'en faire trop souvent part; avec Bennifer, c'était légèrement différent.

Il finit par se retourner. De son regard vert, Carolyn put enfin l'observer à sa guise, scruter son visage, comme elle le faisait souvent; les traits de son visages étaient un peu plus marqués qu'auparavant, du moins il lui semblait. Mais que pouvait-elle en savoir après tout? Le souvenir du visage de Bennifer la dernière fois qu'elle l'avait vu n'était-il pas en train de se dissiper pour être remplacé par celui-ci? Peut-être... Elle constata cependant qu'il était toujours aussi agréable à regarder; oh, elle n'en rougissait pas! Elle avait l'habitude d'observer les hommes à présent, et se faisait aussi sa propre idée.

« Vous êtes chaque fois plus belle, Milady ! »

Carolyn s'inclina; c'est la tête encore basse qu'elle répondit:

-Vous être trop aimable, Monseigneur...

Elle se releva alors de toute sa hauteur. Faisant face à Bennifer, elle lui adressa un sourire, premier pour lui puisqu'il n'avait pas aperçu le précédent. Elle s'aventura à ajouter:

-La beauté cependant, ne se définit-elle pas à travers l'âme et la vertu d'une personne, qu'en pensez-vous?

Le provoquer? Nullement son intention; entrer dans une sorte de débat? L'idée lui plaisait déjà plus. Il fallait bien voir que ses dernières paroles n'étaient pas déplacées, ce n'était pas son but de froisser Bennifer, elle espérait secrètement qu'il allait se prêter au jeu et lui répondre. Carolyn était comme ça. Elle espérait aussi ne pas l'avoir froissé...

L'homme se déplaça pour prendre place à la grande table. Lorsque la jeune femme vit qu'il s'assit sur la chaise destinée à Lord Beric, Carolyn eut un nouveau sourire. Elle s'approcha lentement et s'assit à la gauche de Bennifer, quand celui-ci lui avait indiqué d'un geste de la main qu'il l'invitait à le rejoindre. La main droite posée sur l'accoudoir pendant que la gauche soutenait délicatement son menton:

-Comment vous portez vous ce jour-ci?

Question très banale que les humains utilisaient pour une entrée en matière, pour entamer une conversation, par pure politesse. Sans être d'une importance capitale, cette question était pourtant bien des fois nécessaire...

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Message Dim 20 Mai 2012 - 23:31

Bennifer avait prit place autour de la table. Cette position lui rappela celle qui prenait Lord Quentyn, et lorsque tout petit, il trônait sur ces genoux. La Dame de Telnarann, à cette époque, ne vivait pas dans la grand château de Corneilla. Bennifer devait avoir moins de trois ans, et il était la fierté de son père qui n'hésitait pas à le présenter aux seigneurs riverains comme son fils, au grand dam de Beric relégué à l'entraînement martial. C'était le destin de tous les aînés. Cette table était très ancienne, et Bennifer ne pouvait compter le nombre de souvenir qu'il avait emmagasiné autour de la pièce de bois. Elle avait été taillé, d'après ses souvenirs, par un jeune artisan de passage à Corneilla. Ce dernier l'avait offerte à Lord Quentyn en l'honneur de la naissance de Beric, l'héritier du précédent Seigneur. Il l'avait serti avec des corbeaux prenant leurs envols, tels qu'on les retrouvait sur le blason traditionnel des Nerbosc. Les corbeaux, placés sur les rebords, n'avaient pas été sculpté de manière précise et avec le temps, Bennifer aimait chercher les nombreuses imperfections de ces braves bêtes.

Bennifer observa, dès qu'il la remarqua, son amie. Lady Carolyn était d'une beauté à toute épreuve, aujourd'hui comme hier. Sa robe rouge lui allait à merveille et Bennifer eu un léger pincement en la voyant, plus ravissante que jamais. La robe n'était pas le seul artifice qui embellissait la jeune femme. Si elle était dépourvu de collier - ce qui chagrina Bennifer -, Carolyn avait une magnifique chevelure que bien des femmes devaient lui jalouser. Finalement, l'absence de collier mettait en valeur la somptueuse chevelure de Lady Carolyn mais également son cou qui aurait été évincé, esthétiquement parlant, par un quelconque bijou. Outre la distinction de son allure, Bennifer sentait vraiment la beauté à l'état pure resplendir de Lady Carolyn. Nul doute qu'elle était une noble. Soit, Bennifer savait que la famille Grell n'était pas la plus noble des familles, mais lady Carolyn représentait, à l'heure actuel, l'aspect le plus délicat et le plus séduisant de la noblesse.

Bennifer, lui, avait choisi des vêtements bien moins esthétiques que la belle dame. Il faut dire que la mode n'avait jamais été son fort, un point qu'il partageait avec la majorité de ses cousins et plus majoritairement avec les Nerbosc. Seul Lord Beric, dont l'éducation dans le Sud avait contribué au phénomène, semblait attaché de l'importance à ses parures. Il désirait toujours que son accoutrement soit correctement assorti, témoignant ainsi de la nature distingué de son porteur. Si Bennifer avait du mal à saisir la nécessité d'un tel comportement, il respectait l'importance que Beric semblait lui accorder. Après tout, il était mauvais que le « bouclier de Corneilla » se montre avec des vêtements le présentant comme un vulgaire paysan. Le cadet Nerbosc avait donc opté pour une chemise de lin blanc, un tissu dans lequel il se sentait bien. Il faut dire que le lin était particulièrement confortable. Il était, par dessus le lin, revêtit un veston de cuir marron qui lui donnait, à lui aussi, l'allure d'un vrai noble et qui le protégeait, en supplément, de la rudesse du climat.

Oh, le climat s'était durcie. Il ne faisait plus aucun doute que l'hiver arrivait, comme l’annonçait la devise de la famille Stark siégant dans les terres rudes du Nord. Le climat étant plus rude, Lord Beric avait fait masser quelques provisions aux châteaux pour prévenir un hiver terrible. Alors en intense réflexion sur le bien fondé de cette décision, Carolyn vint faire de l'esprit. Il était évident que la jeune femme était d'une intelligence rare, à se demander pourquoi elle ne portait pas encore de bague au doigt. Sortant Bennifer de son léger silence, le trait d'esprit fit sourire Bennifer, qui reconnaissait en lui la personne qu'il avait vu évoluer quelques années auparavant. Si Lady Carolyn était pas naît à Corneilla, les neuf années où elle y avait vécu avaient fait d'elle, assurément, une habitante de la bourgade. Bennifer, le sourire au lèvre, répondit à la jeune femme, sans bouger de son auguste fauteuil. Contrairement à la jeune femme, il ne jugea pas bon de répondre à l'esprit avec de l'esprit. Il ne voulait aucunement se cantonner à un débat aussi inutile que la beauté.

« J'espère pas. Je serais bien moche. » Plaisanta t-il, tout en se gardant de rire. Il se contenta de sourire, tout en laissant échapper un léger rire qui ne parviendrait pas, avec toute l'aide des Dieux, aux douces oreilles de Lady Carolyn. « La beauté est une affaire de symétrie, aucun autre artifice ne saurait embellir ce qui est déjà beau. » ajouta t'il, sur un ton moqueur mais sérieux. Bennifer ne plaisantait point, et le ton sarcastique le montrait bien. Mais il ne souhaitait pas indisposer la jeune femme, qui visiblement, espérait une réponse en bonne et due forme.

Cette dernière vînt alors s'installer à table suivant la recommandation de Bennifer, ce qui fit plaisir à ce dernier qui aurait trouvé fort incommodant qu'elle s'installe à l'autre bout de la table. Croisant à de multiples reprises ses yeux émeraudes, Bennifer attendit patiemment qu'elle s'exprime. Il ne l'avait pas fait mander, et il était assez curieux sur le motif de sa visite. Il espérait peut-être qu'elle était venu le voir lui. Depuis son retour à Corneilla, lady Carolyn et Bennifer n'avaient presque pas parlé; et les seuls échanges qu'ils avaient eu été en compagnie de Lord Beric. Ce n'était pas un cadre très commode pour des retrouvailles. Lady Carolyn demanda alors à Bennifer comment il allait, une question de politesse sans doute. Sentant dans le regard de la jeune femme la formule de politesse, Bennifer se gratta le sourcil, comme pour supporter une entrée en matière qui lui déplaisait. Peut-être espérait-il d'une Dame avec autant d'esprit que Lady Carolyn une autre forme d'entrée en matière, dépassant la vulgaire politesse.

A une époque, les deux jeunes gens avaient été plutôt proche. La relation idyllique était, soit, terminé. Cependant, il espérait – sans doute inconsciemment- que Lady Carolyn n'ait pas oublié certains aspects du caractère du cadet. Il avait toujours détesté les formalités d'usages, et il s'en débarrassait dès qu'il le pouvait. Il attendait clairement de la jeune femme qu'elle n'oublie pas qui il était, auparavant, et maintenant. Cependant, la formalité fit légèrement peur à Bennifer. Il osait encore espérer que cette entrevue n'était pas motivé par un devoir professionnel. Il n'avait pas réellement encouragé le fait qu'elle revienne au château -sans pour autant se battre contre le fait qu'elle revienne-. Il se demandait encore aujourd'hui les raisons qui avait poussé la jeune femme à revenir; mais au fond il était content qu'elle soit là. Lady Carolyn méritait, à ses yeux tout du moins, les meilleurs choses. Bennifer évita donc soigneusement, durant un court moment, de croiser le regard vert émeraude de la jeune femme. Il faut dire que ce regard était incroyablement perçant, et Bennifer avait la délicate mais affreuse sensation qu'il permettait à la jeune femme de pénétrer ses pensées les plus intimes, celles qu'il préférait garder profusément pour lui.

« Comme hier... » dit-il, tout en se levant avec une dextérité qui laisserait Lord Quentyn sans voix, évitant de nouveau soigneusement le regard de Carolyn. « ..et sans doute mieux si tu étais moins formelle. » ajouta t-il sans se préoccuper de la jeune dame ou de son regard perçant. Son ton était légèrement inquisiteur, et il sembla reprocher le méfait à la jeune femme. Il devait, cependant, espérer que sa douce voix ferait passer le commentaire comme une simple demande, une demande .

Bennifer se dirigea sans sourciller vers une table, plus petite et moins belle que la grande table où Lady Carolyn avait prit place. Elle était placé dans l'ombre et on ne la remarquait point si on ne fixait pas son attention dessus. Bennifer se plaça devant, et il en prit deux verres, transparent et visiblement propre. Il inspecta les deux récipients, vérifiant la propreté avec un professionnalisme qui pouvait impressionner les plus jeunes nobles. Il s'empara alors une bouteille de vin. C'était sans doute un pichet délicieux. Beric n'aurait jamais tolérer qu'un vin de seconde zone trotte dans sa grande salle. Il aimait le luxe, et surtout il aimait les bonnes choses. Il espérait que le vin soit bon, mais il savait que son palais apprécierait la délicatesse de la cave des Nerbosc. Il revînt, doucement et avec une démarche poussive mais délicate, à table. Il posa avec tout autant de délicatesse les verres sur la table, gardant la bouteille en main. Il en profita pour se renseigner auprès de la Dame.

« Que me vaut l'honneur de ta visite ? » Demanda Bennifer coupant ainsi court à toutes les formalités d'usages qui le pesait plus qu'autre chose.

Bennifer profita de sa question pour verser le vin dans le verre de la jeune femme. Le liquide, rouge sombre -bien plus que la robe de la jeune femme- coula dans les deux verres. Rempli à une dose non négligeable, les deux verres trottaient sur la table tels des frères jumeaux. Bennifer posa alors la bouteille de vin sur la table. Saisissant son verre de vin, il se déplaça sur la gauche de Lady Carolyn, de manière à ce que la jeune femme soit entre la fenêtre qui donnait sur la grande cour du château et lui-même. Bennifer ne jugea pas bon de s’asseoir et garda sa position dominant par la taille lady Carolyn. Il prit tout de même appuie sur la table, regardant lady Carolyn de haut -au sens propre-. Il ne lui restait plus qu'à attendre, désormais, une réponse de la part de la jeune femme.
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Message Ven 1 Juin 2012 - 9:05

Carolyn se mit rapidement à observer la pièce dans laquelle elle se trouvait. Aussi loin que remontait ses souvenirs, elle savait qu'à un moment cet endroit l'avait terrifiée. Elle n'était pas à Corneilla depuis bien longtemps, peut être quatre jours... Mais les corbeaux sculptés lui donnaient froid dans le dos. Souvent, elle avait caché ses yeux à l'aide de ses mains pour ne pas les voir. Aujourd'hui, sa vision des choses avaient bien changée. Car elle trouvait le travail de l'artiste époustouflant. De là à dire qu'elle les adorait... C'était une autre histoire.
Oui, le temps venait de se rafraîchir considérablement; Carolyn le sentait car sa peau était plus froide et elle vint à frissonner légèrement. Cependant elle ne trouva pas nécessaire l'utilité de sa cape. A l'intérieur du domaine des Nerbosc la température était très raisonnable.

A sa précédente remarque, Bennifer lui répondit:

« J'espère pas. Je serais bien moche. »

La jeune femme ne put s'empêcher de rire à cela. Non pas dans le but de se moquer de lui, loin de la... Elle secoua délicatement sa tête faisant danser ses longs cheveux blonds au passage. Elle posa de nouveau un regard sur Bennifer, comme si elle cherchait à lire au plus profond de lui. Voulait-elle le déstabiliser? Peut être un peu... Elle avait pour habitude d'utiliser ce regard avec n'importe qui; si on la connaissait bien, on savait qu'elle ne le faisait pas exprès, qu'au fil du temps, ce type de regard c'était imposé à elle comme une évidence. Elle ne pouvait plus changer cela, c'était ainsi.

-Je ne pense pas que ton âme soit si noire que cela...

Un grand sourire étira ses lèvres rosies. Elle se remémora les moments qu'elle avait passés en la compagnie de Bennifer. Jamais il n'avait été méchant envers elle. Carolyn ne pouvait le voir autrement que comme un homme respectable aujourd'hui. Non, vraiment ce n'était pas possible. Elle croisa ses jambes alors qu'elle occupait toujours la même chaise, reposa son menton sur une de ses mains et elle resta pensive un instant, état qui ne dura que quelques secondes, après quoi elle dit, sans s'en rendre totalement compte:

-Il faut dire que cela serait bien dommage, si ton visage venait à être abîmé...

Oui, Carolyn avait pour fâcheuse habitude de quelques fois dire tout haut ce qu'elle pensait. Dans le cas présent, Bennifer devait considérer cette phrase comme un compliment. Oh, elle n'en avait pas honte! Il fallait bien se le dire, le second fils de la famille Nerbosc n'était pas du tout désagréable à regarder, du moins s'était son avis!

« La beauté est une affaire de symétrie, aucun autre artifice ne saurait embellir ce qui est déjà beau. »

Les doigts fins de la jeune femme vinrent de poser sur la table, comme si elle cherchait à s'appuyer. Elle pencha une seconde fois la tête sur le côté et fixa le mur en face d'elle, avant de se décider à lui dire:

-Intéressant...

Simple et bref. Carolyn aimait ce genre de réponse. Un mot qui signifiait bien plus que ce qu'il voulait paraître. Un brin de mystère aussi, toujours chez elle. Lady Grell ne souhaitait surtout pas devenir une femme trop banale. Et elle avait une théorie bien fondée, menant à croire que le langage était une façon remarquable pour ne pas tomber dans cette banalité tant redouté. Elle n'aimait pas s'occuper à la broderie comme pas mal de femmes aujourd'hui. Non pas qu'elle n'appréciait pas cette activité, mais à la longue, elle pouvait très vite en avoir marre. Elle, ce qu'elle préférait c'était les jeux d'esprit, ou encore des conversations assez complexes. Non, elle n'était pas vraiment comme les autres, bien qu'elle ne se considérait pas comme était d'une originalité absolue.

« Comme hier... » répondit-il à la question de Carolyn qui voulait prendre des nouvelles de sa santé. « ..et sans doute mieux si tu étais moins formelle. »
Elle releva la tête, un autre sourire passait sur son visage. Non, elle n'avait en rien voulu le mettre mal à l'aise. Il était vrai que jusque là, elle l'avait vouvoyé. Pourquoi donc, sachant qu'ils se connaissaient depuis longtemps à présent? Plusieurs raisons; la première était l'instinct. Oui, elle avait pris l'habitude de dire "vous" aux personnes de même rang qu'elle et surtout ceux qui étaient au-dessus d'elle. Puis, venait le fait qu'elle ne le revoyait que depuis quelques mois, tout au plus. Ils avaient grandi, et leur relation n'était plus vraiment la même. Carolyn savait qu'elle allait mettre du temps avant de ne plus voir Bennifer comme le jeune homme qu'il était à 19 ans. Bien entendu, elle savait aussi qu'une part de ce Bennifer se retrouvait dans l'actuel. On ne pouvait changer totalement en quelques années.
Ainsi donc, elle était loin de se douter que sa formalité le dérangerait:

- Je te prie de bien vouloir m'excuser, mon but n'était pas de te déstabiliser.

Encore fallait-il que "déstabiliser" se trouve être le mot juste. Mais à en juger par l'attitude de l'homme, cela en était proche. Alors que Bennifer venait de se lever et lui tournait à présent le dos, Carolyn posa sa tête contre le dossier et ferma délicatement les yeux. Ses mains se posèrent sur les accoudoirs. Lorsqu'elle se décida à les rouvrir, Bennifer était dans un coin de la pièce, non loin d'une table bien plus petite. Elle tourna son visage, comme pour mieux l'observer. Un léger tintement vint à lui faire comprendre: des verres étaient en jeu.
Quand il revient vers la grande table, posant devant Carolyn un des fameux verres, il en profita pour lui demander:

« Que me vaut l'honneur de ta visite ? »

Non, elle ne répondit pas tout de suite; d'abord, elle suivait du regarde le liquide rouge qui collait doucement et qui remplissait peu à peu son verre. Ensuite, elle attrapa l'objet entre ses mains, faisant un léger mouvement de tête qui indiquait qu'elle le remerciait pour ce service. Elle fit tourner dans son récipient avant d'enfin le porter jusqu'à ses lèvres qui épousèrent parfaitement le bord du verre. D'un mouvement simple du poignet, elle le pencha et le liquide parvint enfin jusqu'à son palais. Carolyn constata qu'il ne s'agissait pas, comme elle le pensait, d'un vin des plus ordinaires. Lord Beric ne l'aurait pas toléré de toutes les façons.
Après avoir bu une gorgée, elle le reposa sur la table, croisa ses mains et reporta de nouveau son attention sur Bennifer:

-Dois-je avoir une raison particulière pour venir te voir??

Elle repoussa une mèche de ses cheveux blonds qui lui barrait le visage. L'ironie, encore une fois. La jeune femme aimait l'utiliser, et Bennifer le savait certainement mieux que beaucoup de monde. Son propre père, Lord Grell, ne s'en rendait pas toujours compte. Elle se rappelait certaines joutes verbales qu'ils pouvaient avoir, à quel point ils aimaient converser le soir tard, près de l'âtre de la cheminée... Tout cela, s'était avant que leur relation ne se dégrade, une fois de plus. Peu de gens en connaissait la véritable raison. Mais elle allait mettre du temps avant de pouvoir de nouveau faire entièrement confiance à son père. Pourtant, elle était fatiguée de cette situation. Elle essayait de plus en plus de faire un pas en avant, un pas vers une réconciliation qui, un jour, pourrait devenir totale. Oui, au fond d'elle même elle l'espérait tellement. Elle soupira, comme désespérée; puis elle prit une seconde fois son verre et de nouveau le liquide se répandit dans sa gorge.
Ses jambes toujours croisées, relevant à peine le bas de sa robe sombre, elle regarda Bennifer:

-Ton frère n'est pas là aujourd'hui... Je n'ai donc pas d'avis à lui donner en ce moment... Et tu sais que je n'aime pas reste trop longtemps silencieuse.

C'était un fait, Carolyn pouvait, arrivait à passer une journée sans parler, elle en avait déjà fait l'expérience. Mais cela n'était non pas avec de grandes difficultés! Car il fallait bien avouer qu'elle avait plus tendance à vouloir ouvrir la bouche que de ne laisser aucun son dépasser ses lèvres:

-Et puis, depuis mon arrivée, nous n'avons guère eu le temps de parler il me semble.

Dans cette phrase la, il fallait deviner qu'en réalité elle voulait dire qu'ils s'étaient rarement retrouvés seuls pour pouvoir échanger quelques paroles plus librement. Car depuis qu'elle était à Corneilla, Carolyn était souvent en compagnie de Lord Beric; ainsi lorsqu'elle croisait Bennifer s'était souvent en la présence du premier frère. Bennifer était resté debout; ainsi donc, Lady Grell dû relever son visage pour pouvoir croiser son regard; elle pencha, encore une fois, la tête, comme pour indiquer qu'elle espérait une quelconque confirmation de la part du second de la famille Nerbosc.
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