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La musique et rien d'autres

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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
Nos Lames Sont Acérés
Aptitudes et Intrigues
Succès de Maureen Bolton

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Message Jeu 10 Mai 2012 - 19:28

Elle n’aimait plus autant sa vie qu’autrefois. Le Nord lui gelait le cœur et l’Orage en créait une tempête. Elle était séparée et fortement indécise. Elle avait besoin de réfléchir et elle n’avait plus sa place. Enfin, elle n’avait plus sa place comme elle l’Avait eu lorsque son père était vivant. Réginald Bolton ne l’aimait plus comme avant, enfin, s’il l’avait aimé. Elle avait fini de jouer les gentilles filles. Elle avait grandi et avait ses convictions. Elle ne serait pas éternellement dans la vie de cette maison froide. Son nom lui causait assez de problème, elle le laissait tomber quand elle était loin de sa région natale.

Elle avait fait voyage comme à son habitude. Ses deux protecteurs rien de plus. Un plus rapproché que l’autre dans sa tête, mais elle se laissait faire. Elle aimait bien être l’objet d’une obsession. Mortimer n’approuvait pas cette approche, mais Maureen laissait le soldat de la maison de Fort terreur le faire. Elle aimait cela, enfin tant qu’il ne passait pas à l’Acte. Elle serait bien obligée de l’arrêter avec force s’il osait la toucher plus. Elle n’était pas une femme comme les autres, elle changeait seulement de personnalité entre le Nord et les terres de l’Orage. Une chose qu’elle n’aimait pas.

Elle ne comptait jamais les jours. Elle savait que la distance était assez longue pour rester cloitrer dans sa tête et réfléchir aux événements et ses choix. Elle était déchirée depuis son enfance entre ses deux familles qu’elle aimait autant l’une que l’autre. Puis arrivée près de Pierheaume, elle s’arrêtait une nuit dans l’auberge. Ses deux hommes ne la voyaient pas avant le lendemain matin. Elle était seule cloitrée avec elle-même et le lendemain, elle apparaissait comme une lady, comme celle qu’elle offrait toujours à cet homme qui la chérissait même Bolton et non Swann. Jack trouvait toujours chaussures à son pied et ses remarques commençaient toujours à cet instant.
Voilà l’effet guerrier du Nord s’estompent. Elle devient une lady de haute naissance.

Maureen éclata de rire alors que Mortimer ronchonnait tout seul dans son coin. Parfois, il pourrait se taire. Elle était habituée de sentir les regards de cet homme passer sur elle. Il la désirait, mais elle non. Elle n’était pas de si bas lignage et même Bolton elle était encore moins intéressée à se faire la cour. Pourtant, il était un des seuls a véritablement la comprendre et ne pas chercher plus loin. Même si son but premier sera toujours de la mettre dans son lit. Elle ne pourrait faire autrement que de lui refuser. Fort Terreur semblait si loin, maintenant que la forteresse des Swann de Pierheaume était tout proche. Elle appréciait cette maison tout près des Montagnes Rouges. Il lui fit plusieurs minutes avant de voir le petit comité composé de son oncle, sa tante, ses cousines et cousines. Au moment même ou elle posait le pied au sol, son grand père arrivait. Après quelques salutations, la Bolton avança vers le vieil homme et le pris dans ses bras. Il lui avait tant manqué.
Ma petite chérie, comme tu me manques chaque fois.

Vous me manquez terriblement grand-père.

Comment vas-tu, ma chère enfant ?

Je vais bien, ne craignez rien. Vous me manquiez terriblement. J’espère que vous vous portez bien. Vous semblez fatigué.

Toujours, mon enfant, toujours. Les Sept n'ont pas encore jugé que j’aie fini ma tâche. Je n’ai plus le bel âge, douce Maureen. Je me fais vieux et comme on dit par le Nord, l’Hiver vient …


Comment par habitude, ils prirent par les sentiers menant au château familial. Elle lui racontait ce qui se passait dans les maisons du Nord, les différentes choses qui se passait. En retour, il lui racontait les dernières nouvelles du continent. Malgré sa vieillesse, il était toujours aux faits de tout. Ramenant sa petite fille dans son salon, Maureen embrassa de nouveau le décor moins austère de la maison des Swann. Pénétrant dans la pièce, elle remarqua une jeune femme qu’elle n’avait jamais vue auparavant. Elle était même surprise de sa présence. Lord Swann n'étant pas un homme qui prenait n’importe qui sous son toit.

Je vois des interrogations dans tes yeux, ma belle enfant. Voici Elyanos. Une brillante musicienne qui a réussi à me charmer.


Ses talents doivent être hors pair, vous connaissant.


Elle se laissa faire, tandis que son grand-père se dirigeait près de la jeune femme.

Elyanos, très chère enfant. Je vous présente ma petite-fille. Lady Maureen Bolton, de la maison des Écorcheurs de Fort-Terreur.

La jeune enfant des écorcheurs accueillit la jeune femme d’un regard. Elle n’aimait pas la musique autant que son grand-père. Disons simplement qu’elle n’en souffrait pas d'en entendre parfois.

Jouez nous un morceau très chère. Ma petite-fille semble sceptique à vos talents.
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Message Sam 12 Mai 2012 - 20:21

Toute sa vie durant, que l’on soit simple roturier ou noble de haute lignée, on est destiné à croiser la route de diverses personnes, aussi nombreuses fussent-elles. Parfois, elles sont nobles, tandis que parfois, ce sont de simples roturiers. Toutes ces rencontres peuvent transformer cette vie, cette vie que l’on subit depuis notre naissance jusqu’au dernier souffle, jusqu’au dernier moment. Toutes ces rencontres qui forgent des amitiés, parfois des inimitiés. Comme pour tout, on dit qu’il y a des exceptions, et cela, dans la plupart des cas, reste vrai. Aussi Elyanos croisa-t-elle beaucoup de nobles et de roturiers au cours des premières vingt-cinq années de son existence. Pourtant, n’ayant eu aucune éducation, elle aurait dû ne pas savoir qu’elles étaient les règles à respecter en présence d’un noble. Peut-être aurait-elle-même dû ne pas avoir connaissance de l’existence de telles règles. Peut-être fusse son instinct qui lui dicta l’attitude qu’elle eut. Respect. Les nobles étaient une catégorie sociale supérieure aux roturiers, voilà ce que se démenait à lui répéter ses parents, jour après jour. Il fallait les respecter tout en se méfiant d’eux, car la confiance que l’on donne peut vite être effacée par un coup de poignard dans le dos. Elle les avait écoutés, hochant vaguement la tête, ne prêtant guère attention à leurs élucubrations fréquentes. Pourtant, lors de sa première rencontre avec une personne de haute lignée, dont le sang était sans doute plus noble que roturier, elle avait su quoi faire. Ne pas parler sans en avoir l’autorisation. Le respect, encore et toujours. Heureusement pour elle le noble en question n’était pas des plus cruels. En existait-il au moins un qui soit cruel ? Elle n’en savait rien, n’ayant pas encore rencontré de telle personne. Cette rencontre eut lieu peu après la mort des parents de la jeune femme, encore adolescente, découvrant alors le monde qui l’entourait, plongeant presque malgré elle dans cet autre monde à lequel elle n’avait pas été préparée. Elle avait vu la mort, la vie, ainsi que la famine, la maladie. En avait d’ailleurs parfois subit les frais, sans pouvoir se guérir elle-même, obligée d’attendre la fin des souffrances. Rien dans ce monde si nouveau ne lui avait plu, au début du moins. Elle n’aurait jamais pensé devoir travailler un jour pour un noble. Et pourtant, à l’âge de vingt-quatre ans, elle rencontra les Bolton. Ce fut une rencontre hasardeuse, si tant est soit que l’existence du hasard peut être assumée. Tout au long de sa vie, de ses malheurs, du peu de bonheur qu’elle avait ressenti, Elyanos avait appris quelques fondamentaux. Le plus important était de ne faire confiance à personne. Ce même principe qu’elle jugeait fondamental s’était révélé exact lorsqu’elle se fit attaquer par des brigands, au détour d’un chemin, dans une forêt dont le nom lui échappe encore. Pourtant, lors de la rencontre avec Lord Réginald Bolton et son petit-fils, Adrian Bolton, Elyanos n’eut aucune hésitation à raconter son histoire. Peut-être le vieil homme lui donna-t-il confiance, elle ne le sut jamais. Oublier les mêmes principes qu’elle avait, qu’elle s’était obligée à apprendre et à utiliser, les effacer, tout cela lui avait semblé remarquablement simple.

Elle avait eu vent du retour prochain de Maureen Bolton, qu’elle se devait d’espionner pour le compte de Lord Bolton. Les rumeurs concernant la Lady étaient courantes, et nombreuses. On disait qu’elle était très belle, mais Elyanos préférait ne pas croire ces histoires lancées dans les auberges de petits villages ou de grandes villes. Si elles étaient vraies, alors elle en aurait la preuve réelle, matérielle. Lorsqu’elle avait pénétré dans le petit salon baigné de lumière, elle ne s’attendait pas à le voir vide. Lord Swann avait disparu, sûrement allé chercher sa petite fille. Elyanos était restée debout. Même si elle était Agente, elle se devait de montrer le respect aux nobles qui peuplaient la maison Pierheaume. Aussi nombreux fussent-ils. Elle entendit le bruit avant même qu’ils entrent dans la pièce. Debout dans un coin sombre de la pièce, elle ne dit mot, alors que Lord Swann et Lady Maureen Bolton faisaient irruption dans la pièce. Elle ne sut pas si le regard de Maureen se posa instantanément sur le visage de l’Agent, mais tant est soit qu’il s’y posa, scrutant avec précision chaque parcelle de son visage enfantin. Elyanos n’avait pas pour habitude de fixer les gens, de plonger son regard dans le leur, aussi détourna-t-elle les yeux, regardant ailleurs vaguement. La voix des deux nobles emplit alors l’air, surprenant la roturière. La voix de la Lady était douce, très douce. Elle esquissa un regard vers la jeune femme en face d’elle, voulant savoir si les rumeurs qu’elle avait entendu s’étaient révélées vraies… et se retrouva face à ce qu’elle aurait pu, sans nulle honte, appeler une belle femme. Les rumeurs étaient bien vraies. Après avoir eu cette confirmation, elle détourna le regard pour la deuxième fois, fixant une décoration. Interrogation. Voilà l’émotion première qui se lisait dans le regard de la Bolton. Envers Elyanos, sûrement. Interrogation que dissipa Lord Swann bien rapidement, présentant l’Agent à celle qu’elle devait espionner. Situation assez ironique, du point de vue de la roturière. Elle se retrouvait à espionner une femme pour le compte de son grand-père. Situation on ne peut plus surprenante. Comme elle s’y attendait, le noble la présenta comme musicienne. Il entreprit ensuite de lui présenter Maureen, ce à quoi la roturière répondit par un hochement de tête respectueux. Pourtant, le regard de la Lady semblait distant. Comme méfiant. Peut-être n’aimait-elle pas la musique ? Elyanos se tourna légèrement de côté, sortant alors une flûte en bois joliment taillée. Pour la première fois depuis bien longtemps, elle plongea ses yeux bleus pâle dans ceux de Maureen, et lança d’une voix qu’elle espérait douce.


    - Enchantée de vous rencontrer, ma dame. C’est un honneur.

Portant sa flûte à sa bouche, elle entama alors une mélodie douce, espérant se montrer à la hauteur des attentes de la Bolton. Elle ne voulait pas la décevoir, et décevoir son grand-père par conséquent. La mélodie, claire et limpide, s’écoulait comme le sable coule dans un sablier. Finalement, au bout de plusieurs minutes, elle recula légèrement la flûte de ses lèvres, et regarda les deux nobles, attendant leur verdict, qui, peut-être causerait sa perte ou pas.
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Message Jeu 17 Mai 2012 - 3:15

Maureen n’était pas une jeune femme comme les autres. Les Deux Lords se l’accordaient. C'était aussi le seul point qu’ils avaient en commun. L’un ne l’aimait pas trop et l’autre, comme un père. Était0ce de la simple jalousie qu’éprouvait Lord Réginald? Et pourtant, elle était une femme bien indépendante. Elle ne voulait pas être mariée, du moins, tant que l’on ne lui brimait pas sa liberté. Elle avait trouvé cet homme qu’une seule fois, depuis qu’elle avait l’âge de pouvoir s’intéresser à fonder une famille. Rien ne lui ferait plus plaisir que de se retrouver dans un foyer, avec un nouveau nom. Elle regrettait parfois ses origines, sans les renier. Elle ne le ferait jamais, pour son père et la réputation de sa maison.

Depuis quelques temps, ses voyages dans le sud, s’étaient multipliés. Elle avait besoin des conseils avisés de cet homme et les corbeaux ne lui suffisaient pas. Elle était distante, sachant que le Mestre de sa maison ne se priverait pas de mettre son nez dans ses affaires. En fait, Bolton signifiait presque et trop souvent, tordu, à ses yeux. Elle n’en voulait pas directement à personne, mais elle préférait ne pas dire plus. Elle savait que l’un deux arriveraient à sa fin et la marieraient à un bon parti. Elle s'attendait à ce scenario. Elle n’était pas idiote, mais elle s’y ferait. Elle était habituée.

Elle préféra donc s’en tenir à la mélodie de la jeune Elyanos. Elle n’aimait pas la musique, habituellement. Elle venait du Nord, ses passes temps n’étaient pas ceux de toutes les ladies du Sud ou du continent. Les armes étaient sa principale attraction et rien ne l’amusait plus qu’une bonne bataille amicale. Elle partageait davantage cela que la musique, l’art ou encore toutes autres passe-temps de femme. Elle était difficile, mais elle appréciait ce moment de quiétude et de détente que lui offrait la musique de la jeune flutiste. La jeune écorcheuse trouva le temps d’applaudir et de s’adresser à son grand-père.

Encore une fois, vous trouvez les perles rares. Je vais finir par croire que vous avez un don.

Le vieil homme avait sourit. Elle aimait le voir sourire. Cela lui rendait la vie moins pénible. Elle n’avait pas alors l’impression de perdre son temps avec un homme qui ne savait pas profiter de la vie. Oui, elle comprenait que Réginald Bolton avait perdu ses deux fils, mais était-ce une raison pour rendre la vie aussi morose? Bref, elle était habituée à son tempérament. Un domestique entra dans la pièce ou Lord Swann se trouvait avec sa petite fille. Maureen savait ce que cela signifiait vraiment. Elle était habituée, il était un homme demandé. Une voix de sagesse.

Pardonne-moi, ma douce enfant. L’on me demande, je vais essayer de ne pas tarder.

Une ritournelle comme toujours. Elle connaissait cet homme. Elle lui offrit un sourire et se retourna vers Elyanos qui semblait se poser les milles et une question. Maureen était une femme sage. Elle traitait les gens comme ils la traitaient. C’était une pensée qui ne plaisait pas toujours, mais elle n’aimait pas toujours s’imposer. Parfois ceux qui n’avaient pas de noblesse étaient plus intéressants à ses yeux que les nobles eux-mêmes. Enfin, à Fort-Terreur, elle côtoyait ses hommes plus souvent que les autres Nordiens. Si l’on le retirait son mauvais caractère et sa froideur, elle était une femme d’honneur et très gentille. Elle n’avait rien à envier à personne.

Je dois avouer que Lord Swann à trouver une perle rare. Il y a longtemps que vous êtes à son service? Enfin, que vous habitiez dans les murs de Pierheaume …

Elle ne savait pas ce que l’on avait certainement raconté sur elle, mais ne saurait tarder. Elle appréciait le talent de la jeune artiste très loin de le nier.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Dim 20 Mai 2012 - 7:44

Lesdites rumeurs qui courraient sur la Lady étaient certes nombreuses, mais restaient toutes dans le même contexte, dans la même catégorie. Elles venaient à peu près toutes de ruelles insoupçonnées, à travers les villes que le temps a rendues vieilles. Se propageant à la vitesse de la lumière, passant de personne en personne. Chacun avait sa vision des choses, son propre point de vue. Et tant qu’il ne le disait pas à haute voix, personne n’avait à le blâmer. Elyanos avait entendu quelques-unes de ces rumeurs, sans toutefois y prêter grande attention. Elle voulait se forger sa propre opinion, et la rencontre avec Lord Réginald lui permettait de créer cette même opinion. Le vieil homme, quoique peu bavard, l’avait tout de suite mise en confiance, et ce n’était pas la présence d’Adrian Bolton, petit-fils dudit Lord, qui allait troubler ce sentiment. Leurs regards s’étaient vrillés une demi-seconde, mais pour la jeune roturière cela était bien assez. Elle avait appris beaucoup de choses en vingt-cinq longues années, et l’une des premières était de ne faire confiance à personne. De ne pas montrer ses sentiments, ses émotions. Tout cela l’avait conduite à se créer une deuxième personnalité, une sorte de carapace qu’elle ne montrait jamais, cachée derrière des détournements de regards incertains, des baissements de tête vagues. Personne ne savait vraiment ce qu’elle ressentait, et elle se gardait bien de dire que cela lui plaisait. Il faut dire que le monde dans lequel elle vivait n’était pas très ouvert aux opinions propres. Le moindre faux pas était fatal, surtout pour les roturiers. Aussi préférait-elle garder ce qu’elle pensait pour elle. Cependant, pour avoir écouté plusieurs fois, voir même souvent des chuchotements lointains à propos de Maureen Bolton, elle pouvait sans honte dire qu’elle était au courant de certaines choses. Qu’elle y croyait, c’était autre chose. Savoir n’est pas croire. Parmi ces savoirs, Elyanos avait appris que Lady Bolton n’était pas fervente admiratrice de l’art, qu’il soit musical ou autre. Quoi de plus normal, avait-elle renchérit ? Le Nord de la région n’était pas vraiment réputé pour la finesse de son art, si tant est soit qu’art il y avait. Comment pouvait-elle donc apprécier la musique de l’Agent ? Agent qui venait de baisser le regard une fois de plus, évitant les yeux de la Lady. La musique s’était arrêtée, comme ramenant Elyanos à la réalité. Jouer la plongeait dans un autre monde, comme parallèle au sien, où la mélodie semblait bercer un paysage sans vie. Monde duquel elle était contrainte de sortir sitôt la mélodie achevée. Un mouvement, presque imperceptible. Elle leva les yeux, croisa un instant le regard de Maureen. Il n’était pas sévère, comme, peut-être, elle aurait dû s’y attendre. Avait-elle apprécié la musique ? Lorsque sa voix emplit l’air, Elyanos ne sut pas vraiment les émotions qui la submergeaient. Soulagement, probablement. Qui pouvait donc se vanter d’avoir fait apprécié un moment de musique à Maureen Bolton ? La roturière ne comptait pas s’en vanter. Elle n’aimait pas particulièrement ça, au même titre que les préjugés. Pourquoi juger quelqu’un sur une simple parole ? Autant lui occulter une réputation sans le connaître. Un domestique entra. Il repartit avec Lord Swann, laissant Lady Bolton et Elyanos seules. Devait-elle s’en réjouir ? Peut-être, qui sait. Sa flûte collée contre les lambeaux qui lui servaient de vêtements, elle posa un à un ses doigts sur le bois fin, puis les retira, et ainsi de suite, s’amusant de ce jeu si enfantin. Maureen semblait la dévisager ? Pourquoi ? Elle n’en savait rien, mais sentait que la Bolton n’était pas du genre à juger les gens. Cela se sentait dans son regard. La question fusa aussi vite que la lumière, s’accrocha quelque peu dans l’air avant de parvenir aux oreilles d’Elyanos. Immédiatement, la réaction de cette dernière fut de baisser les yeux. Ne pas montrer ses sentiments. Les cacher. Toujours. Elle mit un temps à réfléchir à la question, pesant probablement le pour et le contre de sa réponse. Que devait-elle répondre ? La vérité. Maureen n’attendait que la vérité, et il n’y avait pas confiance sans vérité, Elyanos le savait. Aussi répondit-elle ce que bon lui semblait, ce qu’elle crut bon de répondre. Elle ne manquait pas de tact, bien que parfois ce fut plus un défaut qu’une qualité.

    - Quelques semaines tout au plus.

Elle leva les yeux, évitant toujours et encore le regard de la noble, déviant sur la décoration de la pièce, qu’elle avait regardé maintes fois. Chaque accessoire, chaque lampe, tout passait sous son œil aguerri et rusé. Elle regardait tout, fixait tout, non sans éviter, toujours, de croiser les yeux de la noble qui lui faisait face et qu’elle devait espionner pour le compte de son grand-père. Lord Réginald Bolton. Les rumeurs qui circulaient à son propos se montraient nombreuses aussi. Certaines parlaient d’un voyage prochain, d’une dispute sévère entre deux membres de la famille des Bolton, d’autres encore disaient qu’un mariage était prévu pour bientôt. Mais cela n’était que sornettes. Il fallait le voir pour le croire. Et parler de Lord Bolton n’était absolument pas la même chose que de l’avoir devant soi, de l’entendre parler ou même de le voir, simplement. Une fois n’est certainement pas suffisant. Aussi Elyanos n’était-elle pas en mesure de porter le moindre avis, le moindre jugement concernant le Lord. De toute façon, elle ne comptait pas le faire. Reportant son attention vers la noble qui continuait à la fixer avec… avec quoi ? L’expression de la Bolton était sans doute facile à comprendre dès lors qu’on la regardait, mais la roturière n’osait pas croiser leurs regards. Peut-être avait-elle peur ? Elle n’en savait rien, et quelque chose au fond d’elle lui disait qu’elle ne voulait sûrement, probablement pas savoir le pourquoi du comment. Secrètement, elle espérait qu’un domestique entre, libérant la tension qu’elle retenait depuis plusieurs secondes. Longues secondes. Mais elle savait que le hasard n’était jamais avec elle. Aussi effaça-t-elle cette idée. Personne n’entrerait, c’était certain, et elle devrait rester seule avec la noble. Pour le meilleur ou pour le pire. Pourtant, elle n’avait pas l’impression que Maureen fusse une de ces personnes cruelles, méprisant les roturiers, les considérant comme inférieurs à la classe sociale au-dessus, les nobles.
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Maureen Bolton
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Message Jeu 24 Mai 2012 - 14:02

Maureen n’était pas une femme très bavarde. Certain tendait à la faire changer, mais rien. Elle était certaine qu’un jour, on arriverait à ses dépens. Lord Bolton était un peu comme elle. Ou plutôt, elle lui ressemblait, mais elle avait gardé plus de traits de sa mère. Elle n’était pas entièrement nordienne. Elle venait de deux régions. L’une qu’elle appréciait et une autre un peu moins. Elle n’avait pas demandé d’où elle venait. Les musiciens étaient souvent des roturiers qui charmaient les seigneurs. Elle n’en avait rien à faire vraiment. La preuve était même que l’homme qui tentait de la mettre dans son lit n’était pas en part entière noble. La jeune fille de l’écorcheur ne s’en souciait guère. Elle ne jugeait personne puisqu’elle n’était pas mieux que personne. C'était rarement son cas, mais bien des fois, elle ne paraissait pas normale.

Elle avait regardé Elyanos avec un air qui ne lui ressemblait définitivement pas. Elle avait toujours été une femme méfiante et ne ferait jamais autrement. Heureusement elle n’était qu’une femme. Elle avait assez la méfiance de ses propres hommes pour ne pas se sentir comme un homme d’arme prêt à recevoir un coup de poignard dans le dos à chaque minute. La pensée était poussée, mais la Bolton réfléchissait plus souvent en mode attaque que l’un mode de discussion. Pourtant bien des rumeurs se propageaient dans sa famille et sur sa famille. Pourtant, elle n’en restait pas moins une femme de caractère. L’on disait bien des choses sur son caractère et pourtant, elle n’avait tué qu’un seul homme. Certes par pur accident, mais le Nord n’était pas une région ou l’on pleurait. Parfois, elle ne dormait pas hanté par ce coup fatal qu’elle avait donné. Heureusement Pierheaume apaisait le coté guerrière de la Bolton. Elle ne se sentait pas mal à l’aise.

Elle s’était levée et caressait les cygnes qui ornaient la pièce. Elle écouta la réponse de la jeune musicienne sans broncher. Autant dire qu’elle n’aimait pas la musique. Dans le Nord, il y avait parfois trop de chansons grivoises. Un de ses protecteurs en fredonnait toujours une, dont elle avait oublié à force d’entendre. Enfin même si mère avait toujours essayé de l’initiée, elle n’avait jamais excellé. Elle était meilleure dans les armes et la discipline de son père. Certes au grand damne de sa mère. Par contre, lorsqu’elle venait à Pierheaume, elle était une autre. Son protecteur le lui reprochait, mais la fille de l’écorcheur n’en faisait pas un plat. Pourquoi jouer double jeu, avec Lord Swann. Peut-être parce qu’elle avait peur de ne pas être autant aimé en ne reniant pas ses origines du nord.

Je dois avouer être surprise. Par Habitude, je ne suis pas très attirée par la musique. Très jeune ma mère a tout tenté, mais bon, déjà dans le Nord, tout est différent. Pardonnez encore ma curiosité. Elle est bien vilaine par moment. Comment êtes-vous entrée au service de mon grand-père. Enfin de Lord Swann.

Si Maureen était de nature méfiante, le fils du Lord l’était encore plus. La jeune Nordienne l’avouait sans complexe, la dénommée Elyanos avait du talent. Elle ne pouvait pas le nier et le ne ferait jamais. Elle était habituée à rencontrer des roturiers et de gens de toutes sortes. Elle ne jugeait et condamnait personne. Elle avait cette habitude. Mais bon connaissant trop le Swann, il avait du faire les éloges de sa petite-fille, pendant que son oncle parlait de tous ses défauts à ne pas savoir comment se comporter comme une lady. Ou encore sur le fait qu’à son âge, elle n’était pas encore mariée et n’avait pas enfanté.

Maureen se gaussait bien de ce qu’il pensait. Elle n’avait rien à faire de ses opinions. Il n’avait jamais aimé sa demi-sœur, qui était la petite chérie de la famille. La Bolton se disait qu’il n’avait jamais aimé le remariage de son père. Elle ne s’en faisait point pour ca. La jeune nordienne préférait bien d’autres personnes que lui. Même si une question lui venait en tête, elle se promit d’attendre la réponse de la jeune musicienne. Elle ne voulait pas la mettre mal à l’aise déjà.
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Message Mar 5 Juin 2012 - 15:53

L'une des principales qualités, eût-on-dit, que requiert le métier d'agent est sans nul doute la ruse. Mentir peut, pour certains, être semblable à une action telle que respirer. Mais pour d'autres, dès lors que quelque mensonge sort de leur bouche, la honte couvre leur visage, les plonge dans une culpabilité sans bornes, et souvent, cela se voit. Aussi, dans ce genre de cas, il est beaucoup plus difficile de mentir sans pour autant se faire repérer. De mentir, certes, mais pas que. La ruse ne se compose pas seulement que de quelques mensonges ainsi prononcés. Être stratégique, avisé, savoir juger le vrai du faux. Se méfier, ne donner sa confiance - et ses plans, ses idées - qu'à un petit nombre de personnes dont la loyauté aurait été prouvée à une voire à plusieurs reprises. Mais la ruse n'est pas seule gage de la, des compétences d'un bon agent. La discrétion y est pour beaucoup. Passer inaperçu, invisible dans un endroit, qu'il soit désert ou rempli d'une foule bruyante, peut se révéler des plus compliqués. Pourtant la plupart des agent savent le faire de nature. On dit souvent que cela s'apprend avec le temps, avec de l'entraînement. C'est en faisant des erreurs que l'on apprend, dit-on dans les contrées reculées de Westeros. Mais dans le cas d'Elyanos, la discrétion ne lui serait d'aucun usage. Elle n'avait nul besoin d'être discrète pour faire son effet, ou dans le contexte actuel, qui la plongeait au coeur des Terres de l'Orage, dans la maison Pierheaume. En revanche, un mensonge ne serait pas de trop. Si toutefois il était utilisé à bon escient. Mais elle n'y manquerait pas. Les conditions dans lesquelles elle avait rencontré Lord Swann demeuraient noires dans son esprit. Elle ne se souvenait plus de ce qui l'avait amenée à rencontrer le vieil homme, ni pourquoi il l'avait prise sous son aile. Elle n'était qu'une roturière, une personne de bas étage, une moins que rien. Son niveau social ne s'élèverait jamais bien haut, elle le savait. Il ne dépasserait ou n'égalerait jamais celui d'un Lord ou d'une Lady comme Maureen Bolton. Mais soit. Elle faisait avec, passant outre, ignorant cette caractéristique qui lui valait parfois des regards sombres venus de diverses personnes, tantôt roturières, comme elle, tantôt nobles. Cependant elle n'avait jamais vraiment rencontré de noble qui se fusse montré cruel avec elle. Il faut dire qu'elle n'en avait pas vu beaucoup, du haut de ses vingt-cinq ans. Chacune de ces rencontres l'avait, un tant soit peu en tous cas, forgée, aidée à se créer un avis quant à la situation, qu'elle lui soit propre ou celle de Westeros, plus précisément celle des Sept Couronnes. Sept Couronnes qu'elle rêvait, depuis qu'elle avait eu l'âge, enfin, de gambader dans les champs tel un cabris découvrant le monde, de visiter de fond en comble, du haut vers le bas, du nord au sud en passant par l'ouest et l'est. Cependant, elle avait déjà, de part son début d'existence, visité, si la définition reste conforme à son histoire, visité l'est. Née dans le fin fond des Terres de l'Orage, elle avait dû, lors de la mort de ses parents, dix ans plus tôt, errer seule telle une âme en peine dans cette région qui l'avait faite venir au monde. Mais les Terres de l'Orage ne formaient qu'un bout de l'est, et la jeune femme était bien décidée à visiter, que ce soit pour quelques jours ou pour quelques semaines, le reste de ce côté du pays. Que cette visite fût pour plus tard, elle se trouvait pour le moment en charmant compagnie, qui n'était autre que Maureen Bolton. Cette dernière, peut-être ennuyée, légèrement, par la situation, s'était approchée d'un des dragons ondulants qui ornaient fièrement la pièce, et passait un doigt timide ? sur sa surface lisse et d'une couleur claire, favorable à l'aube et autres lumières douces telle que celle-ci. Elyanos parut réfléchir. Le moindre faux pas causerait sa perte, elle le savait. Et il fallait à tout prix qu'elle s'attire la bonne confiance de la Lady. Pour la première fois depuis fort longtemps, elle leva les yeux, et osa regarder en face celle qu'elle se devait d'espionner. Ses cheveux bruns semblaient éclatant, et sa peau pâle témoignait de sa noblesse. Les femmes bronzées étaient, pour la plupart, sauf quelques exceptions, des roturières ayant travaillé dur dans les champs, sous le regard pesant du soleil et de ses rayons. Du même principe, avoir la peau sur les os, être maigre, était un signe contraire aux nobles. Être bien nourri signifiait être gros, engraissé. Et même si l'Agent ne doutait pas que la Bolton eût été bien nourrie dans son enfance - et encore maintenant -, elle admirait secrètement ce corps qui lui semblait si parfait. Oui, pour la jeune roturière, Maureen avait tout d'une femme parfaite. Des formes, un beau visage, une peau pâle, et un regard venant du Nord reconaissable entre tous. Il était facile de reconnaitre ce regard, si froid, tel un masque. La Bolton cachait-elle ses sentiments, ses émotions ou même ses idées derrière un masque, comme le faisait Elyanos, par habitude ? Elle n'en savait rien, et, à vrai dire, c'était tout sauf ses affaires. La question de la Lady était restée en suspens, et il semblait à l'Agent qu'il était plus que temps qu'elle réponde. D'une voix posée, elle crut pendant un instant que le timbre de sa voix trahissait son mensonge, qu'elle avait agi, parlé comme si elle récitait une leçon apprise par coeur, mais non. Dans ses paroles, tout était normal. Innocent, puisé dans des ressources de petite fille chétive. Voulait-elle paraitre cela aux yeux de Maureen ? Non, sûrement. Pourtant, c'est ce qui lui parut le plus facile. Aussi parla-t-elle d'une voix fluette et claire, où toute culpabilité était totalement invisible, où elle ne se trahissait pas elle-même, à l'aide de paroles fausses.

    - Le destin est parfois si clément qu'il fait rencontrer les bonnes personnes.

Ce n'était pas vraiment un mensonge. Elle n'en dévoilait pas beaucoup sans toutefois mentir, ce qui restait une bonne chose. Cependant, avec une telle phrase elle n'était pas sûre que la Lady lui donne sa confiance. De toute façon, en une rencontre, elle n'allait pas lui donner grand chose, elle le savait. Était-ce pour elle ou pas, elle crut bon de rajouter les quelques circonstances dont elle se rappelait quant à sa rencontre avec Lord Swann. Elle tint à être la plus honnête possible, cependant comment l'être si ses seuls souvenirs de cette soi-disant rencontre n'étaient que flous ou même complètements noirs, sombres ? Elyanos n'en savait rien. Aussi s'aventurait-elle sur un chemin pentu dont l'arrivée n'était guère prévisible lorsque, de sa voix la plus douce possible, elle ajouta quelques mots à ses paroles précédentes chargées de sens.

    - Madame, je ne peux malheureusement répondre à cette question, n'ayant plus de souvenirs de cet événement. Tout ce que je me rappelle est mon réveil, mais je ne pense pas que cela vous intéresse. Me tromperais-je ?

Elle prenait là un gros risque, mais certes prévisible. Cependant tout coupable qu'il est, ou même toute personne ayant connaissance d'un secret s'imagine beaucoup de choses. La jeune femme devait espérer que son ignorance n'eût pas créé méfiance chez la Lady dont elle n'avait pas cherché à croiser le regard, tout en l'observant toujours. Elyanos était intriguée, par cette femme dont s'échappait des semblants d'autorité, mais de douceur caché. Elle ne savait pas à quoi s'en tenir, et cela la perturbait quelque peu.


Dernière édition par Elyanos le Mer 7 Nov 2012 - 19:27, édité 2 fois
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Message Mar 12 Juin 2012 - 3:24

Les femmes s’étaient comme les hommes. Elles n’étaient pas mieux. Elles étaient parfois pires. Surtout entre elles. Pour la plupart, elles aimaient se jouer dans le dos et la Bolton n'était pas une femme de ce genre. Elle préférait de loin, la cruauté entre hommes. Les hommes n’avaient pas peur de faire mal, mais les femmes étaient quelques peu mesquins. Maureen avait davantage de relation avec les hommes. Elle était comme une des leurs. Elle agissait comme eux et parfois, avec encore plus de froideur qu’elle le voulait. Elle n’était pas toujours apprécier et elle trainait dans la famille une vilaine réputation. Certains disaient que son regard glaçait les gens. Qu’elle était aussi froide que le Nord. Enfin, une raison pourquoi, elle préférait le sud au Nord. Car à Pierheaume, on la connaissait tout d’abord pour l’amour et l’affection que le vieux lord avait pour sa petite fille.

La méfiance était sa raison de vivre. Elle n’accordait pas de regard aux plus nobles des seigneurs. Ils étaient les premiers qu’elle tentait de percer au jour. Chaque nouvelle personne rencontrée, elle ne se permettait pas de familiarité. Noble ou pas, il était difficile de se faire aimer de la jeune Bolton. Elyanos serait traité au même titre que les autres. Non, elle ne la détestait pas. C’était un sentiment de sécurité qu’elle s’apportait à connaitre les gens qui l’entourait. Une lubie qui venait certainement de son grand-père du Nord. Lui qui avait tendance à faire ce qu’il voulait et n’aimer que ceux qu’il voulait aimer pour mieux détester les autres. Quelques peu étrange comme philosophie. Elle avait cessé de chercher â le comprendre.

Et parfois très cruel, malheureusement, osa penser la jeune enfant des Écorcheurs. On lui avait arraché son frère, puis sa mère et le nouveau né. Il y avait eu le fléau qui avait emporté son père. Reginald Bolton avait perdu le contrôle de sa famille et les Écorcheurs n’étaient plus aussi actifs qu’ils purent l’être dans les dernières générations. Lord Bolton aimait pester sur le sang des terres de l’Orage qui coulait dans les veines de sa petite-fille. Elle n’était pas entièrement Nordienne. Elle n’avait que ce regard glacé.

Le hasard aime bien faire les choses comme il le veut. Parfois nous tombons entre de bonne mains et d’autrefois, dans de très mauvaise. Voilà une chance que vous soyez au service d’un homme comme Lord Swann. Un homme de justice et de raison. Un homme fidèle et honnête. Vous l’auriez trouvé moins clément si vous aviez rencontré Lord Bolton.

Méfiance était la mère de la jeune Bolton. Il lui avait pris assez de temps pour l’accorder aux Swann. Maureen avait tendance à juger les autres très facilement comme les nobles. Une chose qui lui valu certainement la désapprobation de sa famille. Elle côtoyait les roturiers et les gens de basse naissance. Enfin c’était un choix. Ses deux protecteurs n’avaient rien de très noble, si ce n’était que de la protéger. Elyanos était entourée d’un mystère dont la jeune fille de l’Écorcheur ne comprenait pas totalement. Pourquoi cette méfiance tout d’un coup. Revenant près de la jeune femme, Maureen la toisa longuement avant de soupirer pour elle-même. Elle n’était pas habituée à ce comportement.

Au contraire, je suis curieuse de le savoir. Vous est-il arrivé quelques choses de grave? Enfin, si vous vous êtes réveillée dans les murs de la forteresse de Pierheaume, Lord Swann vous en a certainement glissé un mot.

Elle observait ce regard. Elle arrivait toujours à trouver un semblant de vérité. Et puis, la question était somme toute pertinente. Son grand père avait certainement eu une raison valable pour la garder. Bizarrement, elle avait connu le vieillard plus méfiant. À croire que la sagesse du temps, lui retirait tout doute.



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Message Mar 10 Juil 2012 - 15:38

On dit souvent que lorsqu’il y a mensonge, il y a trahison. Que lorsqu’une personne ment, elle le fait souvent pour elle, ou encore qu’un mensonge revient à nier la vérité. Dans la plupart des cas, cela reste vrai. Pourtant, au fond d’elle-même, ce n’était pas une trahison que ressentait Elyanos. Elle voulait dire la vérité, ne pas mentir, avouer. Mais parfois, la vérité elle-même a une apparence de mensonge. Dans un monde où fourbes sont les nobles et cruels peuvent être les pauvres, tout peut être mensonge. Aussi réfléchit-elle un moment, si petit soit-il, au comment dont elle devait se comporter pour gagner la confiance de la Bolton. Elle avait toujours réussi à se mettre les gens « dans la poche », pour reprendre l’expression de sa défunte mère, mais là, difficile était la chose. Maureen était méfiante. Pourquoi ne l’aurait-elle pas été ? Cela reviendrait à plonger dans un piège dont sortir peut se révéler des plus compliqués. De tous temps, on croyait avoir des amis, jusqu’à ce qu’ils plongent dans votre dos une lame acérée, une lame devenant alors rouge comme le sang, devenant couverte de sang. C’est alors que Maureen parla de Lord Bolton. Si Elyanos avait déjà eu l’occasion de le rencontrer, il ne lui avait pas paru aussi cruel, vil et froid qu’elle semblait le caractériser. Peut-être y avait-il des atomes crochus entre la Lady et Lord Bolton, l’Agente n’en savait rien, et ce n’était pas ses affaires. Elle avait beau n’être pas du genre à fouiner dès lors qu’elle trouvait une information intéressante, elle ne pouvait s’empêcher de chercher autre chose. Du moins seulement si elle se l’autorisait elle-même. Ce qui, la plupart du temps, était rare. Elle considérait que rester caché est mieux que se découvrir. Elle lâcha un vague soupir, et plongea ses yeux dans la contemplation de la pièce. Chaque bibelot, chaque table, chaque pierre. Les minutes passaient, et la roturière ne disait rien. Le silence était son ami, parfois. Et ce moment en faisait partie. De temps à autres, elle lâchait un vague soupir, mais rien de plus. Puis, d’une voix douce, posée, et d’un ton calme, elle releva les yeux pour croiser ceux de Maureen.

    - La vérité elle-même a parfois des airs de mensonge. Ou parfois, on préfère nier la vérité. Peut-être est-elle trop dure à entendre ? Peut-être peu accommodable ? Peu joyeuse ? Ou simplement peu logique ?

Elle aimait rester discrète, de par ses phrases mystérieuses qu’elle prenait soin de choisir. Quelquefois, les mots, les phrases lui manquaient mais elle ne tardait pas à revenir sur terre, à reprendre ses pensées. Elle fit un tour sur elle-même, tentant d’avoir ne serait-ce qu’un peu de grâce. Mais elle savait que jamais elle n’aurait la grâce de ces femmes si parfaites, au teint pâle et aux robes de soie. Ces nobles. Finalement, revenant au niveau de la Bolton, elle sourit. Un petit sourire, discret, mais qu’elle n’utilisait que rarement. Si tant est que la vérité ne plût pas à Maureen, elle allait lui dire la vérité. Ne pas mentir, une fois de plus, et enfouir des secrets au plus profond d’elle-même, espérant secrètement que cela ne se voit pas. Non, cette fois, elle devait se montrer juste. Et loyale. La loyauté importait beaucoup, finalement. Non pas que certaines fois elle conduisait lamentablement à la mort, mais il y avait des situations où un être loyal pouvait se révéler très important. Et le principe premier, d’après la ménestrelle, de la loyauté, était de dire la vérité.

    - Je mentirais en vous racontant une histoire. Lorsque je me suis réveillée, j’ai été habillée de vêtements chauds, et Lord Swann m’a simplement dit que j’étais la bienvenue ici. Aussi gentil soit-il, il ne m’a rien dit sur ce qui a fait que je vive encore et que je puisse parler. C’est un mystère, pour vous comme pour moi.
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Message Lun 16 Juil 2012 - 3:09

Elle n'était pas une femme de mystère. Enfin même si plusieurs l’entouraient. Il se disait des choses sur elle dans le Nord. Elle le savait, mais ne le niait pas. Certaines étaient vraies et d’autres complètements fausses. Maureen se contentait souvent d’un sourire ou d'une parole pour différencier le tout. Elle préférait par-dessus tout le mystère qui avait toujours plané sur son fiancé décédé, piétiné par sa propre monture. Certains lui avaient attribué cet accident alors qu’elle était la seule à connaitre le véritable coupable. D’autres rumeurs faisaient état de son caractère. Que voulaient-ils? Une Bolton restait une Bolton. Elle n’était pas de ses ladys que l’on voyait dans le sud de Westeros. Même si elle y venait souvent, elle comprenait qu’elle devait s’y adapter, pour l’instant d'un moment, ce qu’elle faisait. Or, elle avait été élevée avec les armes et la discipline que lui avait toujours exigée son père.

Enfin, la jeune musicienne de son grand-père en était un aussi. Elle finissait par se dire qu’elle ne connaissait pas autant l’homme qu’elle prétendait le connaitre. Il avait lui aussi une part de soupçon et de Mystère. Quand bien même qu’elle oserait simplement poser des questions sur Elyanos, Lord Swann était un sage homme. Comme l’on ne l’en fait plus, disait sa petite-fille. Il aurait pu la balayer au dernier rang de ses soucis, mais il faisait autrement. Il prenait soin d’elle. Pourtant, elle n’était que la fille de sa fille. La jeune Maureen médita sur les paroles de la jeune musicienne avant de soupirer. Décidément, Elyanos avait déjà gouté à la vie de son grand-père. Elle ne pourrait faire autrement.

Même si le mystère qui vous entoure m’intrigue, je ne peux qu’être d’accord. La vérité n’est pas toujours bonne à savoir.

Combien de fois avait-elle voulu être sourde pour ne pas entendre ce qu’on lui reprochait. Combien de fois avait-elle entendu des choses qu’elle aurait préféré ne jamais savoir? Trop de choses qui auraient du resté secrets. On avait toujours puni ses choix et elle s’en était toujours voulu de ne jamais vouloir ressembler à l’une de ses deux maisons. Le Nord avait une bonne longue, mais elle ne savait pas si cela le serait éternellement. Rien ne la retenait dans cette région froide de Westeros.

Même si elle n’arriverait jamais à savoir quoique ce soit sur la jeune femme, elle préféra ne pas entrer dans un terrain plutôt dangereux. Et certainement un mystère que Lord Swann garderait sur son lit de mort. Elle ne pouvait faire autrement. Elle était habituée. Elle vivait dans deux mondes différents. Elle ne pouvait rien n’y faire que de se laisser sombrer dans les mensonges et le reste. Maureen ne supportait pas le mensonge et Réginald Bolton le savait parfaitement. Au cours d’un petit silence, elle finit par réagir.

Lord Swann est un homme fort attentionné envers les autres. Peu lui importe le statut des gens. Il est un homme bien.

Peut-être trop bien et maintenant trop vieux. Maureen ne pourrait éternellement rester dans les terres de l’Orage. Elle devait aussi gérer les affaires de Fort-Terreur dans le Nord. Elle connaissait des ombres maléfiques et elle s’en inquiétait toujours lorsqu’elle partait pour une longue durée. Elle allait peut-être vite, mais elle ne savait pas si elle devait le faire. Rien ne lui prouvait la loyauté de la ménestrelle envers la famille Swann. Enfin, elle était toujours là depuis sa mystérieuse arrivée et ne semblait pas en être reparti. Maureen tenta sa chance le pire qu’il lui y arriver serait un refus de la dite Elyanos.

Lord Swann ne saurait tarder à revenir. Songez-vous à rester à Pierheaume encore longtemps? Car si tel était le cas, j’aurais certainement un service à vous demander.



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Message Sam 4 Aoû 2012 - 19:22

Lorsque l’on est enfant, on pense que tout ce qui sort de la bouche de nos parents est la stricte vérité. On ne définit pas encore bien le mensonge, le comment il fonctionne ni à quoi il sert, on ne sait pas vraiment en user dans la vie quotidienne. On se dit que de toute façon, tout n’est que vérité. Pourquoi devrait-on cacher la vérité aux yeux du monde ? C’est stupide, pense-t-on. Pourquoi les gens n’assumeraient-ils pas leurs pensées, leurs paroles et leurs actes ? Bref, lorsque l’on est enfant, on n’a pas vraiment une vision telle que nous en avons une aujourd’hui de ce qu’est le mensonge. Vers l’âge de neuf ou dix ans, cette vision évolue quelque peu, tout en restant enfantine. Bien que des seigneurs nobles aient seulement ce bas-âge lorsqu’ils devinrent ce qu’ils sont, seigneurs, ils ont encore cette même vision. Même s’ils ne le montrent pas, que cela paraît totalement invisible aux yeux de tous. Ne paraît-on pas, parfois, plus âgé que l’âge que nous possédons réellement ? Ou moins âgé, dans certains cas. Hochant doucement la tête, Elyanos ne put qu’être d’accord avec Maureen. Depuis qu’elle était arrivée dans la grande maison qu’était Pierheaume, Lord Swann avait été des plus gentils avec la jeune femme. Il l’avait traitée comme une invitée, presque, et elle en avait été flattée, n’étant qu’une roturière de basse naissance, jouant de la flûte dès qu’elle en avait l’occasion. Elle paraissait sincère, du moins l’espérait-elle. Elle ne trahissait pas un stress perceptible, qui aurait mis la Bolton sur la piste d’un énorme mensonge monté contre elle. Pour le moment, elle pensait s’en sortir bien. Personne ne les avait dérangées, chose étonnante. Depuis quelques semaines, c’est-à-dire depuis l’arrivée d’Elyanos à Pierheaume, jamais elle n’avait vu un couloir vide, sans qu’une personne, roturière ou noble, n’y passe pour régler quelque souci que ce fût. Aussi que la pièce reste vide sauf les deux jeunes femmes l’étonnait beaucoup, mais elle préférait se taire et ne pas poser de questions. On lui avait appris que les nobles se montraient cruels, pour certains, et qu’il ne fallait pas leur poser de question. C’était impoli, qu’on lui disait. Elle n’en croyait rien, et même si elle aurait été capable de le faire, elle le savait, elle n’en avait pas envie. Pas avec Maureen.

La même Maureen qui lui posa alors une question, question à laquelle la jeune Elyanos ne s’attendait certainement pas. En temps normal, elle se serait enfuie, courir se pelotonner dans les jupes de sa mère. Mais sa mère était morte plusieurs années auparavant, ne lui laissant involontairement qu’une cicatrice lui barrant le dos, partant de sa nuque et descendant jusqu’en bas du dos. Ladite cicatrice dont la pensée venait de réveiller la douleur. Elyanos serra légèrement, très légèrement les dents, tentant comme elle le pouvait de ne pas se plier en deux pour atténuer la douleur qui lui sciait le dos en deux. Elle leva les yeux, croisant rapidement le regard de la Bolton, et parut réfléchir quelques instants. Elle préférait attendre de savoir ce qu’il en était à propos de ce service, mais se doutait qu’il ne serait pas horrible, venant de la part de Maureen. Du peu qu’elle lui avait parlé, elle ne la savait pas capable de ça. Une fois la douleur légèrement passée, elle cligna des yeux une ou deux fois et finit par donner sa réponse à la Bolton. Qui n’était pas vraiment une réponse, mais elle ne savait pas vraiment quoi répondre d’autre. Elle préférait ne pas dire oui ou non tout de suite, et une question était la meilleure des choses à faire. En tous cas, elle le pensait.
    - Lequel est-ce ?
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Message Sam 11 Aoû 2012 - 3:14

Elle était certainement idiote de demander cela à une inconnue. Elle était inquiète, mais elle savait qu’un jour ou l’autre, elle aurait besoin de le savoir. Gawen Swann semblait ne pas vouloir mourir. Elle craignait pour l’homme qu’elle avait vu en grandissant. Il l’avait pris souvent sur son aile, lorsqu’elle voulait quitter Fort-Terreur. Elle se sentait moins pris au piège, avec lui. Elle était libre de ne pas suivre la ligne de conduite. Elle ne lui demanderait pas grand chose. Elle avait simplement besoin de prendre de la sureté. Elle devrait se faire que la vie lui prendrait un jour ou l’autre son bien aimé grand-père. Elle espérait simplement être la s’il devait la quitter d’une manière ou d’une autre. Elle ne voulait pas faire comme elle avait fait avec son père et son oncle. Elle voudrait être là lorsque l’Étranger le reprendrait.


Vous êtes libres de refuser ou d’accepter. Je ne saurais vous imposer quelconque choi
x.

Elyanos était une femme libre si elle le voulait. Elle n’était nullement attachée au Swann. Elle pouvait refuser la demande de la Bolton. Maureen ne la traiterait pas autrement. Elle était même gênée de lui demander ce service. Or, elle le faisait pour soulager la conscience qui n’était pas toujours tranquille, quand elle quittait la maison des Terres de l’Orage. Peut-être aurait-elle le même pressentiment si Réginald Bolton était seul dans le sombre et lugubre château de Fort-Terreur. Elle-même aurait un peu d’inquiétude, même si elle n'avait pas autant d’affection que pour Lord Swann.


Veiller sur Lord Swann. Il se fait vieux et j’aimerais que l’on m’informe s’il y arriverait quoique ce soit. Ce ne serait pas mon oncle qui le ferait. J’ai quelques points de discorde avec lui et il déteste ma présence autant que Lord Swann l’apprécie.


L’Héritier de son grand-père n’aimait pas Maureen et elle, elle le savait pertinemment. Cela remontait à une vieille rancune de frère et sœur. Sa mère était issue d’un second mariage et elle était plutôt aventurière. Parfois, la petite Lady du Nord se demandait ce qui avait pu attirer sa mère dans le Nord. Peut-être son tempérament. Elle avait toujours trouver qu’elle formait un beau couple avec son père, mais Maureen avait vécu trop longtemps dans le nord, pour se demander comment, sa mère avait pu échanger le confort et le paysage des terres de l’orage, pour … pour la glace, le froid, et les heures sombres de fort-terreur. Oui, elle se souvenait de vielle guerre entre elle et son grand-père. Un homme sans cœur disait-elle la plupart du temps. Elle comprenait la rancœur de cette grande dame, mais si elle pouvait sortir de cette maison froide, elle le ferait certainement pour toujours. Elle ne supportait plus la pression de la maison Bolton. Cependant, il y avait encore Adrian. Son petit cousin dont elle avait promis de protéger de tout ce qui pourrait le menacer.

Elle attendait toujours la réponse de la jeune musicienne, mais elle comprit que cette conversation aurait bientôt une fin. Elle entendait la voix rauque de son grand-père puis un rire qu’elle lui avait toujours connue. Cet homme était certainement, le meilleur vivant qu’elle avait croisé de sa jeune vie. Il était différent de ce qu’elle connaissait à Fort=Terreur. Elle savait qu’il n’y aurait que quelques minutes entre la réponse et le retour du vieillard.

S’il le faut, votre prix sera le mien.

C’était tout ce qu’elle pouvait dire. Autrement, elle accepterait le dénie de la jeune Elyanos. Elle n’était pas obligée de rester cloitré définitivement dans la maison des cygnes. Une chose que Maureen comprenait puisqu’elle était la première à fuir le Nord, lorsqu’elle pouvait.
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Message Sam 22 Sep 2012 - 19:40

Un léger moment. Quelques minutes. Peut-être un peu plus, si ce qui occupait Lord Swann dans la pièce d’à côté prenait en fait plus de temps. En tous cas, la jeune femme n’avait pas beaucoup de temps. Pas beaucoup de temps pour donner sa réponse à Maureen. Mise à part le fait qu’espionner la Bolton lui faisait gagner un maigre pain quotidien, elle ne savait pas vraiment comment elle se devait de considérer l’offre de Maureen. Personne ne lui avait jamais proposé de gagner quoi que ce soit pour une action qu’elle effectuerait, ou, en restant dans le domaine des agents, en obtenant des informations auprès des autres. Chose qu’elle n’avait pas vraiment pratiqué. L’expérience, dans ce domaine, Elyanos était certaine qu’il fallait en avoir. Or pour en gagner, seul le temps et les erreurs pouvaient ne serait-ce que l’aider à apprendre. A s’améliorer. Elle espérait qu’un jour, peut-être, elle serait capable de découvrir des informations devant rester secrètes. Elle aimerait être un exemple pour tous les agents, mais dès lors qu’elle laissait ce genre de pensées pénétrer son esprit, elle se sentait relativement stupide et arrêter de laisser divaguer ses pensées en rêves. Les rêves, ça ne se réalise pas. Jamais. Elle était bien placée pour le savoir. Toute sa vie, elle avait rêvé que ses parents reviendraient la chercher. Mais lorsqu’elle avait, finalement, au terme d’une vie misérable de plusieurs longs, très longs mois, compris qu’ils ne reviendraient plus, elle avait méprisé ses rêves. Et continuait encore. Pour longtemps. Elle n’était pas du genre à changer d’avis facilement, sauf lors de circonstances spéciales. La jeune femme releva son regard, ne bougeant pas, ne faisant pas un geste, pesant probablement le pour et le contre. Veiller sur Lord Swann l’obligerait à rester à Pierheaume, et Maureen devrait sûrement partir, loin, ou pas. Mais s’il y avait bien une chose sur laquelle Elyanos était certaine, c’est que la Bolton reviendrait. Il suffisait de l’entendre parler du vieil homme pour savoir qu’un lien fort les unissait. Et pour gagner sa confiance, il fallait à tout prix qu’elle accepte le marché. C’est alors que retentirent des pas. Des pas qui se faisaient pressants, et Maureen semblait inquiète. A priori, le lord n’allait pas tarder. Elyanos fut prise de panique, panique qui s’accentua au fil des secondes qui passaient. Dans les grands moments tel que celui-ci, ses pensées se mélangeaient pour ne former qu’un halo. Cependant, cela ne lui permettait pas d’avoir les idées plus claires. Au contraire… Elle fronça les sourcils, réfléchissant encore et encore. C’est alors que la solution vint à son esprit. Douce, elle pénétra dans son cerveau comme elle aurait pénétré les lambeaux de sa chair. La jeune femme retint sa respiration un instant, hésitant quelque peu à l’idée de proposer le marché à Maureen. Que faire si elle n’acceptait pas ? Que faire si elle refusait catégoriquement sa demande, préférant qu’on veille sur son grand-père ? Tant pis. Il valait mieux demander, quitte à recevoir un refus de la part de la Bolton ensuite. Elle serait rapidement fixée, car les pas de Lord Swann se rapprochaient peu à peu, tel le bruit incessant d’une horloge qu’on aurait remonté à telle ou telle heure. Elle se pencha quelque peu vers Maureen, serrant sa flûte dans ses bras, et murmura d’une voix douce.
    - Je ne souhaite qu’une chose. Lorsque vous revenez à Pierheaume, dans le futur, et que vous devrez alors repartir, emmenez-moi avec vous. Découvrir Westeros est un de mes plus grands rêves, mais jamais je n’ai pu le réaliser. Faites cette chose pour moi, s’il vous plaît.

Elle n’avait pas vraiment pour habitude de supplier les gens, mais au bas les habitudes, elle devait obtenir sa réponse. Outre le fait qu’elle devait surveiller Maureen, elle voulait vraiment visiter Westeros, et qui de mieux qu’une Lady pour le faire ?
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Maureen Bolton
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Message Lun 1 Oct 2012 - 2:37

Ce n’était pas la première fois qu’elle attendait une réponse avant que son grand-père entre dans la pièce. C’était presque une habitude désormais. Une mauvaise habitude qu’elle allait devoir perdre. Mais elle ne sut combien de seconde passèrent entre sa demande et celle de la jeune femme. Pouvait-elle vraiment se le permettre? Elyanos voulait-elle vraiment voyager à travers les terres de Westeros? Que ferait-elle ensuite? Maureen la ramènerait incognito dans le domaine de son grand-père. Elle ne savait même pas ce qu’elle devait dire. Elle était un peu désorientée, elle n’était pas un guide et très loin de la, mais Elyanos voulait-elle fuir l’orage pour le Nord? Enfin, Maureen voyait mal comment faire un détour aussi important. Elle prendrait bien le temps d’y réfléchir, mais la réponse semblait être pressante. Elle n’Arrivait pas a décidé. C’était un prix risqué. C’était aussi le seul moyen de pouvoir avoir des yeux sur l’orage en tout temps.

Elle était tombée de haut. Elle s’attendait à tout sauf cela, mais elle n’était pas du genre à dire non. Surtout pour un échange de service qui n’avait rien d’amusant. Suivre, le vieux Lord et donnez des nouvelles à sa petite-fille, si rien n’allait. Lord Swann était certainement un des plus âgés. Enfin, au tournoi de 209, il avait été reconnu pour l’être, mais heureusement, la bonne humeur, gardait l’homme en vie et Maureen en était ravie chaque jour. D’autant plus, elle adorait voir la mauvaise humeur de son oncle fasse à la situation plutôt amusante. Lord Swann s'occupait encore de son fief, avec une poigne de fer.

J’essayerai lors de mon retour, mais je ne peux vous promette quand il sera. Les affaires du nord m’occuperont dans quelques temps, mais je viendrais, je vous le promets, si c’est ce que vous voulez, je trouverai un moyen de vous accorder cette chance.

Une personne comme elle était conscient du danger de l’extérieur. Si son grand-père l’Avait extirpé d’une quelconque situation, elle ne doutait pas qu’elle le savait. La porte s’était entrouverte et Maureen avait cru que son cœur allait bondir dans tous les recoins de la pièce. Elle avait réussi à donné une réponse à la jeune femme, mais elle se demandait, si cela lui suffirait. C’était un pacte qu’elle avait et Maureen avait toujours respecté ce genre de contrat. Or, la situation lui demanderait de réfléchir longuement à sa façon de procéder. Surtout pour que Lord Swann ne s’en rendre jamais compte.

Mon enfant, pardonne-moi. Je t’ai fait attendre encore.

Ne vous inquiétez pas, j’étais en fort bonne compagnie.

Elyanos, très chère, prenez votre après-midi.

Ses traits étaient tirés et pour la première depuis qu’elle le connaissait, il marchait avec sa canne. L’âge faisait son temps et ne l’aidait pas. Maureen l’Avait pris par le bras et c'était retourné en regardant Elyanos. Elle lui fit un clin d’œil, signe qu’elle n’oubliait pas sa promesse de la ramener la prochaine fois, pour lui montrer les vestiges de Westeros. Pour l’instant sa tête tentait du mieux qu’elle pouvait de se forger un plan. Heureusement, elle aurait le temps de préparer tout cela d’une meilleure manière. Elle tenait toujours ses promesses peut lui importait la teneur. C'était une habitude à laquelle elle tenait. Il lui faudrait longuement réfléchir comment elle ferait. Dans la maison, il n’y avait peut-être que Lord Swann qui était attaché à elle. Elle doutait que la jeune femme reste ici pour le restant de sa vie. Elle-même ne tenait pas en place dans sa propre maison. Elle ferait son possible. Tout d’abord, parce qu’elle avait promis et deuxièmes, parce qu’elle devait avoir des yeux à Pierheaume.




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