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Lakdahr l'Edenteur

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Artisan
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Lakdahr l'Edenteur
Artisan

Général
- Mestre fêvre -
Bâfreur & Guerrier

♦ Missives : 1389
♦ Missives Aventure : 121
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 06/12/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/05/2012
♦ Célébrité : Kevin Tod Smith
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Alrik Mallery - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : Serenei ( Femme-sel )
♦ Lieu : Les Iles de Fer
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
455/500  (455/500)


Message Mar 8 Mai 2012 - 10:08




● Nom : Issu de l'union de Lord Balon Greyjoy avec l'une de ses femmes-sel, il n'a guère le privilège de jouir d'un patronyme. En revanche, ses homologues fer-nés l'ont gratifié d'un surnom qui le précède aujourd'hui : l'Edenteur, pour sa propension à spolier ses ennemis de leurs dents et d'en orner ses créations.

● Prénom : Lakdahr, bien qu'il n'ait jamais su pourquoi ni qui l'en avait affublé. Lord Balon ? Sa génitrice ? Harlon Le Rouge lui-même, après l'avoir noyé à la naissance ? Un mystère parmi tant d'autres.

● Sexe : Masculin

● Âge : 26 ans

● Origine : Il a vu le jour sur l'île de Pyk, dans l'auguste forteresse de rocaille qui abrite la maison Greyjoy. Une demeure dans laquelle il ne trouve pas ses aises, raison pour laquelle il préfère osciller entre les différentes havres de sel qui constituent les Iles de Fer.

● Métier : Mestre fêvre itinérant, c'est ainsi qu'il aime lui-même à se qualifier. Il entre au service de ceux qui quémandent ses talents de forgeron quelle que soit l'île sur laquelle ils se situent, troquant son travail contre un logis et de quoi se sustenter. Mais reconnu comme étant une force de la nature dû à sa taille colossale, il est fréquent que certains Capitaines l'invitent à bord de leur boutre lorsque ceux-ci escomptent faire des dégâts considérables lors des pillages, ou pour tout autre intérêt discuté.


● Physique :


" Et le colosse forge les cimes. "


De tous les détails qui l'érigent, sa taille est inéluctablement le plus manifeste. Géant parmi la plèbe, il lui est fort délicat de passer inaperçu tant il outrepasse la grande majorité des gens. Combien mesure t-il ? Lui-même serait incapable de vous donner réponse, n'ayant jamais jugé nécessaire d'estimer sa hauteur par des chiffres. Ce qu'il sait en revanche, c'est que les plafonds, les cadrants et les lits sont rarement – jamais – suffisamment grands ou larges pour ne pas qu'il s'y heurte. Comme tout équilibre l'exige, cette particularité possède ses privilèges comme ses désavantages. Ainsi si se cambrer sur ses jambes suffit parfois à dissuader ses antagonistes, son crâne a déjà connu d'innombrables rencontres impromptues avec les huisseries et plus généralement, tout ce qui se considère comme une toiture. Ne se passe que miraculeusement un jour sans qu'il ne se cogne à quelque chose, ce qui l'agace à chaque fois quand bien même il y est aujourd'hui accoutumé. Se vêtir relève tout autant du défi, les proportions de ses habits sont ainsi spécialement travaillées par quelques âmes charitables qui lui permettent de ne pas musarder dans le plus simple appareil. En revanche, sa stature est – grâce à d'intenses activités physiques – proportionnelle à son gigantisme. Large de musculature, il est ce que l'on nomme une force de la nature, ses courbures saillantes lui lèguent une puissance digne d'un quidam de son envergure à défaut de lui permettre agilité. Même si une fois encore, cette carrure charpentée lui demande des espaces suffisamment grands pour ne pas qu'il s'y sente à l'étroit, et ses aïeux savent à quel point il abhorre les endroits exigus.

Outre ce fait dantesque, il n'est qu'un homme comme les autres, avec ses attraits et défauts. Sa crinière revête une teinte d'ébène sombre, d'une mi-longueur, et aux ondulations qui laissent souvent l'impression qu'il n'est point coiffé. Un peigne dites-vous ? Instrument de nymphette continentale. Il arbore toujours une barbe voyante et taillée de façon originale, deux stries lui ornant les joues jusqu'à hauteur des tempes . Un hâle recouvre son épiderme, cette même peau encrée de multiples stigmates de guerre, comme nombre de ses condisciples fer-nés. Néanmoins, ses mains sont sans nul doute le théâtre du plus grand nombre de coutures, bigarrées de cicatrices et brûlures justifiées par son travail de forgeage qui n'est jamais sans risque. Des traces majoritairement faites durant son apprentissage, conséquences d'un cruel manque de patience qui n'est pas sans lui jouer des tours encore aujourd'hui. Ses prunelles trouvent illustration en deux gemmes d'onyx dont on distingue difficilement l'iris de la pupille, trop souvent miroitements de sa légendaire maussaderie. Puis, jamais on ne le verra sans un bijou de sa propre confection, entièrement fait de ces dents dont il fait la collection. Pendentifs ou bracelets, elles lui sont sacrées et il veille à toujours en exhiber une quantité minimale sur sa personne. Sa dentition, c'est d'ailleurs l'unique chose dont il prend excessivement soin, comme par crainte de s'en faire un jour déposséder dans la plus abjecte des ironies.


● Personnalité :



" Il est délicat de croquer la vie à pleines dents lorsqu'on en a plus. "



Irascibilité, impatience de tout et propension à maugréer dans une toison faciale bel et bien présente. Il pourrait sans nul doute être l'archétype du quidam que l'on ne peut supporter plus d'un instant, mais que l'on subodore plus enclin à la conversation qu'il ne le laisse songer. Malgré tout, emprunt d'une solitude volontaire, le jeune homme préférera toujours la compagnie de ses armements à celle d'un être humanoïde, ou la mélopée de la mer à la logomanie d'une autre personne. Ayant rapidement compris qu'au-delà de la notoriété, la survie était une notion substantielle qui lui permettrait de se remplir la panse comme il se doit, il se contente la majorité du temps de faire ce qu'il sait faire, sans chercher à faire varappe dans la hiérarchie guerrière de son peuple. N'être le propriétaire d'aucun boutre ne le remplit ni d'opprobre ni de frustration, car s'il a en partie l'âme navale, sa piété va entièrement à son enclume. Ses oeuvres de forgeage sont autant sa raison de vivre que son gagne pain, et on le sait capable de se pencher nuit et jour sur l'élaboration d'une pièce dans le simple dessein d'en être pleinement satisfait. Toutes sont personnalisées, à la demande de l'employeur et à la bonne fluctuation de son imagination. L'unique similitude qu'affichent ses armes est le port d'au moins une dent, ce qu'il aime à considérer comme une signature personnelle. Inutile de l'interroger sur cette étrange passion qu'il nourrit pour les dentitions, il les trouve simplement fascinante, des reflets de la quintessence de leurs propriétaires. En édentant avant tout ses ennemis, il est ainsi intimement persuadé qu'il les prive, d'une façon ou d'une autre, de leur puissance. Les canines sont ses favorites parmi toutes, plus elles sont saillantes et tranchantes, plus sera t-il tenté de vous les dérober, avec ou sans votre accord.

La seconde activité qu'il aime à avoir est éloquente : rouscailler, sans cesse et sans raison apparente. Acrimonieux de nature, une étincelle est amplement suffisante à l'embraser de toute part, des accès de colère dont résultent souvent des pertes matérielles et humaines. Il déteste les gens, coupables ou innocents, guerriers ou paysans, mâles ou femelles, nul ne sera épargné des conséquences d'hypothétiques bravades. Frapper avant de réfléchir, le poing avant la parole et tant pis si cela doit avoir un prix. Sa notoriété de démolisseur ne s'est pas édifiée sur des broutilles et les continentaux ne sont pas les seuls à endurer ses bastonnades. La moindre épreuve vexatoire est prétexte au baroud, gare à celui qui se hasardera à troubler sa quiétude. Néanmoins, si toute approche est perçue avec méfiance et une certaine irritation, l'aborder est encore chose plausible à condition qu'il y ait une bonne raison. Et s'il vous venez l'idée de vouloir l'attendrir, il n'existe qu'un seul et unique moyen de pallier à son âpreté congénitale : la nourriture. Gourmand à un point dit incommensurable, les denrées alimentaires sont d'un plaisir son nom et jamais il ne refusera un bon repas. Des quantités démesurées qui ne le protègent de la famine que trop peu de temps à son goût, il n'est donc pas rare d'ouïr son estomac glapir à la mort. Et lorsque le colosse a faim, son humeur et sa force s'en ressentent. Fort heureusement, les mets culinaires ne manquent pas à l'appel puisqu'il s'agit de sa rétribution en échange de ses services. N'ayant guère jamais ressenti une quelconque attache sentimentale pour son île natale, il trouve une grande satisfaction et un équilibre de vie à voyager entre les différentes bourgades aux frais de ceux qui le demandent. En ce qui concerne le continent, il considère les autochtones comme une peuplade insensée et ridicule. S'il ne peut supporter leurs phraséologies et mode de vie, il lui arrive cependant de fouler leurs terres pour y dénicher de précieuses ressources de forgeage. Puis, il y a les origines de sa génitrice, lesquelles l'intriguent et qu'il apprécierait de découvrir, ceci, par simple curiosité, sa mère ayant toujours refusé de lui conter son histoire plus en détails.


● Famille :

Lord Balon Greyjoy : Son géniteur, duquel il n'a jamais été proche. N'étant qu'un rejeton parmi tant d'autres, il n'a pas su trouver sa place dans cette grande demi-fratrie, à dire vrai, il n'a jamais voulu la trouver.

Lord Dagon Greyjoy : L'un de ses demi-frères, avec lequel il entretient une relation distante quoi que pacifique. Les deux hommes s'évitent volontiers à moins que les circonstances n'exigent qu'ils conversent, ce qui arrive lorsque le lord exige l'aide de Lakdahr que ce soit pour la forge, les pillages ou des missions subsidiaires.

Isabel : Sa mère, l'une des femmes-sel de lord Balon, enlevée durant un raid sur le continent. Elle n'a pu résister à la rudesse d'une existence sur l'archipel de Fer, emportée par une maladie lorsque que Lakdahr n'avait qu'une dizaine d'années. Malgré cela, ses origines continuent de l'intriguer.

Autres demi-frères : Il n'est en effet qu'un élément d'une large fratrie bien qu'il n'utilise jamais ce terme. De façon générale, il ne les considère pas comme des membres de sa famille, même si certains - quelques rares - peuvent éventuellement trouver grâce à ses yeux.



● Résumé :

An 186 - Lakdahr voit le jour à Pyk, dans la maison des Greyjoy, il fait partie des nombreux fils du Lord Balon issus de ses concubines.

An 196 - Sa mère tombe soudainement malade, après plusieurs jours de lutte elle finit par rendre l'âme.

An 200 - L'adolescent s'intéresse de plus en plus au forgeage, qu'il finit par choisir comme exutoire. Il commence à apprendre l'art du métier en compagnie des forgerons de la maison Greyjoy.

An 205 - Il décide de ne pas se faire exclusif à la maison Greyjoy et s'exporte sur les autres îles pour apprendre des différents mestres fêvres, désireux de diversifier son savoir.

An 208 - Las de son archipel natal, il feint de rater le retour au boutre durant un raid et en profite pour s'enfoncer sur le continent. Cette courte pérégrination lui permet de prendre connaissance de quelques ressources intéressantes et de déplorer le rythme de vie des autochtones.

An 212 - Forgeron à part entière depuis plusieurs années, son art lui permet de vivre convenablement et de naviguer d'île en île. Il continue, malgré l'aigreur de ses congénères, à effectuer quelques excursions sur le continent, lors d'élans de monotonie.



" L'ondée s'abat sur tout le monde pareil. "



« T'as entendu la nouvelle ? Y en a un de la portée de Balon qui passe son temps à trainer dans les pattes de nos forgerons. Tu sais, le grand, là ! »

« Tu parles de Lakdahr ? Ouais, je sais, il y était la dernière fois que je suis passé prendre mon épée. Enfin, il aurait du mal à passer inaperçu, mais de ce que j'en dis, vaut mieux qui rôdaille dans les forges que dans les jambes de Dagon. »

« S'il était aussi intelligent que tu sembles le croire, il se le mettrait dans la poche, l'héritier Greyjoy, plutôt que de l'éviter. Ce jeune bougre m'inspire pas confiance, il reste trop souvent dans son coin, on dirait qu'il manigance quelque chose. »

« Tu dis ça parce qu'à moins de quinze ans il est d'jà plus grand que toi ? »

« Tsah... Ca n'a rien à voir avec ça ! Je dis seulement... Qu'il a toujours été étrange et que ça a fait qu'empirer après la mort de sa catin de mère. On le voit quasiment jamais sur la Sirène Noire, c'est à se demander si c'est un vrai fer-né ! »

« Tu peux toujours lui poser la question, j'le vois arriver d'ici. »


Le binôme en pleine conversation observa en silence l'arrivée de Lakdahr, sans gêne aucune de le toiser à outrance. Ce dernier, lippe inférieure éclatée et les bras chargés de lourds écus, s'appliqua à soutenir leur lorgnade tout en traversant le pan de remparts sur lequel les deux hommes d'armes se trouvaient. Bien qu'habitué à ce genre d'observation qui lui remémorait autant sa taille toujours croissante que sa notoriété parmi les siens, il ne les appréciait guère. Preuve en ornait actuellement sa lèvre, d'une plaie encore fraîche et pulpeuse qu'il avait héritée d'une récente rixe résultat d'un simple regard de travers. Qu'importait la personnalité qui lui faisait face, son honneur meurtri ne trouvait sa vendetta qu'en disloquant la mâchoire de son antagoniste. Mais les fer-nés étaient tous bâtis de la même rocaille, rares étaient ceux se contentant de baisser le menton en guise de soumission et de ce fait, les échauffourées étaient réputées itératives et sans pitié. En démarrer une nouvelle à même le sein de la forteresse de Pyk n'aurait pas été une besogne s'il ne tenait pas de précieuses rondaches. Enjoint d'une mission, il se devait de les déposer aux forges sous la demande des forgerons eux-mêmes et ceci dans les plus succincts délais. Point le temps pour une furtive bravade donc, le jeune homme poursuivit son chemin non sans feuler de frustration. Il s'infiltra dans les corridors du bastion qu'il l'avait vu naître, endroit dans lequel il avait toujours grandi quand bien même il s'y sentait nullement chez lui. Chaque parois de pierres froides étaient ornementées de la figure héraldique de la famille suzeraine, le décapode doré des Greyjoy. Est-ce qu'avoir l'opportunité de porter ce patronyme aurait modifié quoi que ce puisse être dans son existence ? Il n'était que l'un des nombreux corniauds du lord Balon et c'était sans doute mieux ainsi, il laissait volontiers toute la gloire et les responsabilités inhérentes au titre de régent à son demi grand frère et actuel roi. S'il s'était jusqu'alors morfondu dans la monotonie ou dans quelques épopées à bord des bateaux de quelques capitaines, il avait depuis peu l'espoir de s'être trouvé une ferveur nouvelle. Depuis qu'il s'était intéressé à coudoyer les mestres-fêvres , il ne voyait plus que par leur art, les observait, les interrogeait et s'essayait même à les imiter. Devenant presque loquace au chevet de ces artistes, le jeune guerrier tentait de faire ingérence dans leurs rangs pour mieux vérifier si cet enthousiasme n'était qu'une lubie éphémère ou un zèle à en devenir. Tant pis s'il devait tout d'abord faire office de laquais comme c'était présentement le cas, chargé de courir l'île pour récupérer une poignée de marchandises. Par ailleurs, voilà qu'il parvint aux abords des forges desquelles il pouvait aisément ouïr les heurts métalliques. Il fut accueilli par une brumasse qui laissa place à une vague de chaleur, provoquée par les nombreux âtres embrasés dont se servaient les forgerons. Il rejoignit l'un d'entre eux pour déposer son lot sur un monticule d'objets hétéroclites, puis fut appelé. Le quidam l'ayant sollicité lui fit observer l'arme qu'il s'évertuait à restaurer, à la suite de quoi, il finit par lui proposer de le rejoindre dans l'effort. Ce serait la première fois qu'il aurait en mains un marteau non destiné à se fracasser sur le crâne d'autrui, mais encore faut-il bien commencer quelque part.




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« Quoi ?! Pourquoi j'devrais surveiller cette femelle ?! »

« C'est le lord Dagon qui te le demande... Qui te l'ordonne ! »

« J'ai une gueule de chaperon peut-être ?! Cette gamine m'est déjà assez insupportable pour que j'sois en plus derrière elle, et j'ai d'autres choses à faire ! »

« Ca suffit Lakdahr ! Tu sais ce qu'il t'en coûtera si tu offenses le suzerain, demi-frère ou pas. Tu es censé te rendre sur Harloi de Dix-Tours demain, non ? Tu vas y rejoindre Gabriel, ne nie pas. »

« Qu'est ce que ça peut faire ? »

« Eh bien profites en pour informer Deirdre que Dagon souhaite la voir, ficelle la au mât du premier boutre à destination de Pyk s'il le faut. De toute façon, toi, elle t'écoutera. »


Le faciès du colosse fut déformé par une mimique enragée. Il expira un râle caverneux en effectuant un ample geste de la main, signifiant par là qu'il se résignait à suivre les ordres qui lui avaient été donnés. Côtoyer le lord Ravage même de façon intermittente n'eut inéluctablement point été la meilleure des idées qu'il ait jamais eue. Malgré ses fréquentes absences de la forteresse, Dagon ne manquait jamais l'opportunité de l'assigner à ses besognes, et si l'accompagner lors d'odyssées maritimes était une demande à laquelle il accédait volontiers, il abhorrait devoir s'acquitter de basses tâches. En réalité, quiconque aurait pu entreprendre cette délégation à sa place, Deirdre n'était après tout qu'une donzelle certes non dénuée de roublardise, mais bien loin de pouvoir s'imposer par la force brute. Néanmoins – et il ignorait bien pourquoi – il semblait être le seul en mesure de l'effrayer, suffisamment pour qu'elle daigne rester en place plus de quelques minutes. Lakdahr n'était pas au fait des connivences qui avaient cours sur l'archipel d'Harloi et, à dire vrai, il n'en avait cure. Son frère désirait qu'il use de toute sa persuasion, c'était donc ce qu'il ferait. Gabriel aurait tout loisir de se gausser de ce rôle dont il avait été affublé. Le chien. Qu'il pouvait se réjouir d'être son ami depuis leur noyade natale, si tel n'avait pas été le cas, nul doute qu'il l'aurait occis depuis bien longtemps. Cependant, il était vrai que tous deux avaient prévu de se retrouver dans le dessein de participer à une razzia, l'une de celles durant lesquelles ils aimaient à d'avantage se quereller pour savoir qui aurait quoi plutôt que de martyriser les autochtones. D'une âpreté manifeste suite à cette mission inopinée, l'ogre prit congé auprès de son interlocuteur pour se réfugier dans les forges du bastion, là où il avait commencé à exercer sa passion un décade plus tôt. Depuis, les choses avaient bien évolué, et s'il avait énormément appris au coudoiement des forgerons de Pyk, il ne s'était point privé de partir quérir la connaissance autre part. Cela faisait quelques temps maintenant offrait ses services à n'importe quel fer-né désirant les recevoir. Ainsi, il ne créait plus uniquement pour la maison Greyjoy, mais bien pour nombre d'autres noms. Pour ce faire, il ralliait les différentes îles sur les boutres des capitaines qui l'embauchaient, logeait à même leur demeure et se sustentait à leur table. Un parfait moyen de vivre et de voyager en échange de ses oeuvres forgées. Par ailleurs, il ne revenait qu'à peine d'Orkmont, où son talent avait été sollicité par l'un de ses condisciples, lequel eut été pleinement satisfait des armements fournis. Après tant de pièces édifiées, les dents qu'il utilisait en guise d'ornementation commençaient à cruellement lui manquer, ce à quoi il escomptait remédier lors du raid qui se profilait. Lui qui avait passé son adolescence à étudier parmi les mestres-fêvres – ou à apporter sa contribution musclée aux incursions sur le continent – avait trouvé un équilibre d'existence qui lui plaisait. Il vivait de ce qu'il aimait, sans être contraint de demeurer sur son ilot de naissance s'il n'en avait point l'envie. Déjà, toutes ses affaires étaient empaquetées pour sa prochaine pérégrination, et à peine de retour, il était impatient de reprendre les flots.




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« Non ! Pi... Pitié ! Ne me faites pas de mal ! »

« Ferme la, le pleutre ! Tu vas me conduire à Castral Roc ! »

« Ca... Castral Roc ? Mais, c'est presque à l'antipode de la contrée ! »


« Et alors ? T'es un marchand, tu as une charrette et des chevaux, suffit qu'on se débarrasse de tes marchandises pour aller plus vite. »

« Mais, j'ai besoin de ces marchandises ! Je n'ai que ça pour vivre ! »

« Tu vas pas vivre encore bien longtemps si tu continues à te lamenter ! On dégage ton bataclan et on se met en route, sauf si tu préfères que je te fasse bouffer tes camelotes une par une ! Je verrai plus tard si j'suis d'humeur à t'arracher les dents ou pas. »



Le pauvre détaillant, frémissant telle une feuille au vent, acquiesça sans mot dire, par crainte que le fer-né ne mette ses menaces à exécution. Ce dernier s'occupa à débarrasser l'ensemble du chariot de ce qui l'encombrait avec une délicatesse proportionnelle à sa bonhomie, puis s'y installa confortablement. Suspicieux de tout ou presque, c'était la première fois que Lakdahr s'aventurait sur le continent plus que le temps d'une razzia. L'idée lui était apparue à brûle-pourpoint, lors de l'un de ses éternels forgeages alors qu'il déplorait son manque de matériel. Si les ressources adéquates ne pouvaient venir à lui, dans ce cas, pourquoi ne serait-il point celui qui irait aux ressources ? Endurer l'ostentation et la ganacherie des continentaux était certes une perspective des plus écoeurantes, mais il était prompt à tous les sacrifices si cela pouvait lui permettre de découvrir de nouvelles choses dans son domaine de prédilection, ou de rapporter des matériaux insoupçonnés. S'il avait déjà eu l'occasion d'admirer les armes et armures de certains antagonistes de ces terres, il n'en savait que trop peu au sujet de leurs artisans et de leurs méthodes. Il était désireux de les observer et, inexorablement, de se servir dans leurs réserves si l'opportunité se présentait. Mais avant les songes, encore devait-il rallier la grande ville la plus proche, qui n'était autre que le territoire des Lannister. Cependant, il n'avait point la moindre idée de la façon dont s'y rendre, ce pour quoi il s'était entiché du premier marchand qui eut le malheur de le rencontrer. Sans doute celui-ci devait être stupéfait – et il aurait toute la légitimité de l'être - de croiser la route d'un fer-né autre part qu'à même les reliefs côtiers. Le littoral, justement, le colosse en venait. S'étant préalablement fait membre d'un équipage qui s'en allait au pillage, il s'était tout d'abord délassé à participer à la destruction d'une partie de la bourgade attaquée, avant de trouver une cachette à sa mesure pour laisser ses homologues forbans repartir sans lui. Dans le désordre général, nul risque que quiconque ne remarque son absence avant que tous n'aient rejoint l'embarcation, puis une fois cela fait, ils ne feraient que conjecturer sur son hypothétique trépas sans s'importuner à le retrouver. Le mestre-fêvre partait en quête de savoir et de découvertes, libre de tout mouvement et ce jusqu'à nouvel ordre, ou presque. Son éternel complice, Gabriel – le seul à être au fait de son voyage – lui avait promis de le récupérer dans un des hameaux qui bordaient les côtes, qu'ils connaissaient parfaitement pour y avoir mené plusieurs incursions. Selon les dires de son ami, il avait juste le temps d'aller et venir à travers les terres de l'Ouest. Brave garçon. Il s'interrogeait sur les péripéties qui l'attendaient, néanmoins résolu à ne pas faire chou blanc, il était paré à affronter toutes les embûches qui se plairaient à lui barrer la route. Pour la première fois de son existence, peut-être serait-il même ravi de retrouver sa mère patrie.




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« Faim ? T'as encore faim ?! T'as vu ce que tu viens de t'enfiler, espèce de bâfreur ! »

« Je fournis un équipement à tes hommes, tu subviens à mes besoins, c'est l'accord non ? Comment veux-tu que je forge avec l'estomac à moitié rempli ? D'autant plus que je t'ai prêté main forte lors de ton dernier raid. Alors rapporte moi le reste de ma pitance, femme. »

« Ne fais pas ton mâle alpha, Lakdahr ! Laisse moi te dire que tu as de la chance d'être parmi les meilleurs forgerons des îles, sans quoi je t'aurais déjà défiguré à coups de hachette ! »

« Pour ça faudrait que tu montes d'abord sur la table si tu veux atteindre mon visage, et en attendant que t'apprennes à te servir d'une arme, j'ai toujours aussi faim. »


« Gausse toi donc, abruti. Je vais voir ce que je trouve dans nos victuailles, essaies de ne pas attaquer les murs en attendant. »


« Oublie pas la bière ! »


Le jeune homme expira un long rire tout en lampant le reste de sa chope. Il observa l'amazone quitter la pièce et dont il attendrait impatiemment le retour, car déjà, sa panse était lasse. Un couplet de semaines qu'il se trouvait sur Grand Wyk, au service d'une dryade de caractère et vraisemblablement désarçonnée par les quantités de nourriture qu'il était apte à ingérer. Les affaires étaient toujours aussi fructueuses, Lakdahr ne se plaignait point de sa symphonie de vie quand bien même il ne délaissait pas ses éternels râles, pour la forme. Depuis sa première visite du continent, quelques années auparavant, il y était par quelques fois retournés dans le but de s'approprier de précieuses ressources venues garnir ses réserves. Sa prochaine pérégrination s'annonce haute en couleurs puisqu'elle le mènerait jusqu'à l'autre versant de Westeros, à la rencontre d'un mestre-fêvre dont on lui a longuement vanté les mérites. Un certain Toph Melo,un vieillard établi dans la cité de Port-Réal, épicentre de la noblesse pompeuse qui peuplait le pays tout entier. Une odyssée qu'il prépare lentement, sans savoir quand est ce qu'elle pourra bien s'illustrer.


● Inventaire :

S'il y a une chose dont il ne manque pas, se sont vraisemblablement les armes. Il en possède une pléthore, certaines sommeillant dans une réserve personnelle quelque part dans la forteresse de Pyk. Le concernant, il apprécie la compagnie d'une demoiselle usuelle mais qui a d'ores et déjà fait ses preuves : une hache. Lourde et massive, si elle ne permet pas de faire preuve de prestesse, les conséquences de ses heurts peuvent être cataclysmales. Edifiée de ses propres mains, il l'a gravée de glyphes inintelligibles, ceci à défaut de savoir écrire. Le manche est vêtu d'une peau de bête négligemment attachée et pend de la lame un colliers de ses plus belles dents récupérées. Il a nommé sa jeune amie " Croc d'Acier " et ne s'en sépare que rarement à moins que ce ne soit pour tester ses nouvelles créations. Il dispose d'une manière toute somme élémentaire l'outillage inhérent au forgeage, et un nombre incalculable d'objets hétéroclites dont il est à la genèse. Dans sa besace, ne le quittent jamais marteau et tenailles, ces dernières lui servant également à ébrécher la dentition de ses martyrs. Pour le reste, ses legs matériaux n'ont été qu'insignifiants pour ne pas dire inexistants. Néanmoins, il sait pouvoir compter sur les échanges que procure son travail pour se vêtir ou obtenir ce qu'il désire à l'instar d'une rétribution. Puis, comme tous ses homologues insulaires, il profite des incursions sur les littoraux pour rapiner divers butins.




● Pseudo : Aucun en particulier
● Âge : 20 ans
● Divers : Me revoilà
● Avatar : Kevin Tod Smith
● Connaissez-vous le Roman ? Pas plus que la première fois
● Comment avez-vous connu le forum ? J'y suis déjà, un certain Capitaine des Freux
● Comment trouvez-vous le forum ? Toujours aussi bien !
● De quelconques suggestions ? Non m'sieur


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Main du Roi
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Brynden Rivers
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Freuxsanglant

- Combien c'est-y que lord Freuxsanglant il en a, de zyeux ?
- Mille, et rien qu'un.

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Message Mar 8 Mai 2012 - 14:09

Soit à nouveau le bienvenu sur le forum ! Puisses-tu t'étouffer en te goinfrant !

Que dire, si ce n'est que ton personnage m'a l'air particulièrement... amusant Fou Il doit y avoir un truc vraiment louche dans les gènes Greyjoy, mais bon x) Je n'ai rien à dire sur ta fiche, si ce n'est que je trouve le projet final de Lakdahr vraiment très spécial et irréalisable XD Autant tenter de charmer une sirène... Bon courage Razz

En tant que Fer-né, tu bénéficies évidemment uniquement des ressources dont tu parviens à t'emparer. Toutefois, d'un point de vue RP, tu disposes surtout de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 5 dragons d'or. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose, bien que j'imagine que tu préfères les voler... Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une grande fortune ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer facilement sur le forum !

Puisses-tu faire ce que tout bon Fer-né... Encore qu'il serait plus sage de finir noyé au fond de la mer Razz


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Lakdahr l'Edenteur
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♦ Missives : 1389
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♦ Date de Naissance : 06/12/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/05/2012
♦ Célébrité : Kevin Tod Smith
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Alrik Mallery - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : Serenei ( Femme-sel )
♦ Lieu : Les Iles de Fer
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Message Mar 8 Mai 2012 - 14:23

C'est fort aimable de ta part ! C'est toi que je vais venir étrangler

Et puis l'espoir fait vivre, je vais vivre très longtemps

Merci Brynden !




" - On fait quoi ? - Valeurs sûres : on leur éclate la gueule. "
 " Barbare qui roule amasse coups de boule. "
" On dit que les fer-nés détestent toutes les races, c'est faux, on les aime toutes ! En ragoût, en civet, à la broche... "

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Lakdahr l'Edenteur

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