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Un bon mariage commence par un banquet réussi.

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Message Ven 4 Mai 2012 - 17:51

La cérémonie religieuse du mariage avait pris fin. Tous les invités avaient quitté le septuaire après les vœux de félicités exprimés par les proches parents des deux jeunes mariés. Tristan Tyrell avait fière allure, bien qu'il traîna derrière lui sa réputation comme une longue traîne grise. Aliénor n'en était pas moins belle, et le vert lui allait comme un gant. Mais venait le temps des vraies réjouissances, et tous s'apprêtèrent pour le banquet. Certains et certaines en profitèrent pour ajuster leur toilette ou pour se rafraîchir avant d'être conduits par les valets, laquais et domestiques qui assureraient le service durant tout le banquet. Leur mot d'ordre était stricte : même si les impératifs de la guerre avaient imposé qu'on refuse aux mariés un festin digne d'être célébré et raconté partout dans le monde et jusqu'à Qarth, il était hors de question que les convives connaissent la faim, la soif ou l'ennui. Les festivités prenaient place dans une longue salle rectangulaire aux contours bordés de colonnes fleuries de rosiers grimpants. Le plafond, très haut, était dissimulée sous un véritable ballet de tentures aux effigies des blasons de toutes les maisons rassemblées, et l'on trouvait pêle-mêle un cerf gambadait en compagnie d'un lion dans un champ de roses d'or, non loin d'une truite frétillant sous l’œil majestueux d'un faucon. L'allégorie revêtait plus d'un sens, et Leo se demandait s'il y aurait, parmi les invités, quelqu'un pour les retrouver tous. Bien qu'intérieure, la salle était très lumineuse, car les murs étaient percés de multiples fenêtres qui, maquillées de vitraux figurant des roses d'or. Ces fleurs de verre jetaient dans l'air des couleurs enchanteresses. Les tables étaient déjà dressées : il y avait d'abord celles des convives les plus prestigieuses, les proches parents des mariés, disposée au fond, sous les dessins formidables d'une immense tapisserie représentant une carte allégorique du Bief ; venaient ensuite, peu nombreuses, d'autres tables pour les invités moins éminents, pour la plupart membre de la suite de ceux qui siégeaient à l'autre table. Les tables étaient déjà garnies, il y avait dessus des aloyaux, plusieurs fricassées de poulets, du veau à la casserole de topinambours, quelques gigots à l'ail et aux herbes de Mullendore, de savants assortiments de légumes et, devant chacun des deux sièges réservés aux mariés, un joli cochon de lait rôti, flanqué de deux andouilles à l'oseille. « Celui qui a conçu ce plat pensait certainement à mon fils » avait songé Leo en découvrant les têtes porcines à la mâchoire entrouverte sur une pomme dorée au miel.

Ce n'était pas tout, il y avait également des bécasses braisées, des alouettes, des cailles, quelques pièces de sanglier, mais également des poissons raffinés pour les palais mieux habitués aux saveurs de l'océan. Le cidre doux en bouteilles poussait sa mousse épaisse autour des bouchons et tous les verres, d'avance, avaient été remplis de vin jusqu'au bord, et pour ceux qui auraient trop vite la gorge sèche, les échansons s'occuperaient d'emplir leur verre en allant puiser aux tonneaux de vin disposés contre les murs de la salle. Ces tonneaux venaient de la Treille, d'une réserve très spéciale ayant appartenu au propre grand-père de lord Jace Redwyne, que ce dernier avait offert comme présent de noces aux jeunes époux. Dans des carafes, il y avait aussi l'eau-de-vie, les liqueurs. Ce n'était point digne d'une orgie lysienne, mais l'effort était certain. Les domestiques, reconnaissables au vert très pale de la livrée qu'ils avaient tous revêtue pour l'occasion, s'affairaient déjà dans la salle, et l'on pouvait entendre les pas pressés des valets et la douce musique que les musiciens alimenteraient en continu, assez vivement pour égayer l'air et assez doucement pour ne point irriter les susceptibilités qui, souvent, s'échauffent que le ventre est plein. Mais ces petites gens ne gênèrent point l'installation des convives et bientôt, tous furent assis à la place qui était la leur, selon le plan de table imaginé et mis en œuvre par Leo Tyrell. Les deux époux se faisaient face, et du mieux possible la règle qui imposait d'alterner les hommes et les femmes avait été respectée. Un peu plus loin dans la salle, un espace avait été aménagé pour offrir aux invités la possibilité de danser afin de mieux célébrer l'union des deux familles. Sur leurs coussins de velours violet, de petits singes savants attendaient d'être exhibés devant ce public si facile par leurs maîtres venus des Cités-libres. Dans leurs cages de bois, des oiseaux chanteurs attendaient un signal pour entamer leurs complaintes mignonnes à la gloire des mariés. Trois grandes arches ouvraient sur une cour ombragée et fleurie, où les convives pourraient se promener un peu et se détendre quand ils seraient fatigués d'être assis. Dans un couloir, un dompteur attendait avec impatience de faire son entrée.

Tout était prêt, et une fois les convives assis tous à leur place, Leo, toujours de bout, prit la parole et leva son verre en adressant des signes à l'égard de son fils, de sa bru, mais aussi des autres convives.


 « Un homme qui ne passe pas du temps avec sa famille n'est pas vraiment un homme. Alors durant ce festin, considérez vous tous comme membre de ma famille. Lions, truites, faucons, cerfs, roses, vous êtes ici chez vous. Célébrons les noces de mon fils et de celle que j'appelle désormais ma fille. Si je n'avais pas la retenue qu'impose notre naissance et notre rang, je me réjouirais sans honte d'avoir dérobé pour mon héritier le plus beau des joyaux du trésor de Castral Roc. Ce jour est évidemment le jour des deux époux, mais si marier son premier fils est l'événement d'une vie, alors je veux dédier celui-ci à ma tendre épouse. Elle est ma joie, mon air et mon repos. Je n'oublie pas cependant qu'un long voyage sépare mes invités de leur foyer, et je leur dédie ce jour tout autant. À lady Aliénor, je porte un toast ! Vous entrez aujourd'hui dans nos jardins et je ne doute pas que demain, vous en serez la reine. Soyez notre avenir, et notre fierté ! À mon fils, je porte un toast ! L'heure vient toujours, dans la vie de l'homme, de constater ce que sera son héritage, et d’œuvrer de concert avec lui pour en accroître la brillance. Souviens-toi toujours d'où tu viens. À lord Tybolt Lannister, je porte un toast ! Il est la fierté de son nom et le drame des autres, car il est la preuve vivante qu'aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années. À mes neveu et nièces, je porte un toast ! Les avoir à cette table comble de joie mon cœur de vieillard, et je rends grâce à leurs parents qui partageaient autrefois plus avec moi qu'un lien de sang et d'alliance. Aux Tyrell, aux Lannister, à tous ceux qui ont répondu présent à cette invitation, je porte un toast ! Laissons de côté pour un moment les sujets graves et sérieux, ces questions qui rident nos fronts et froncent nos sourcils. Pour les heures qui viennent, gardons les yeux rivés sur la table et oublions tout le reste ! Et pour commencer dans les règles de l'art, j'aimerais qu'on m'autorise la licence d'offrir à l'épouse de mon fils un cadeau de mariage inhabituel, puisqu'il survient si tard après le petit-déjeûner. Qu'on fasse entrer Tribouly ! »

Des bruits de pas pressés se firent entendre, et Leo profita de ce que l'attention se détournait de lui pour s'asseoir en adressant un sourire bienveillant à son épouse. Apparut alors un drôle d'individu, de taille et de stature bizarres, vêtu d'un enchevêtrement indescriptible de peaux colorées. Elles étaient bleues, rouges, roses, jaunes, vertes, et le découvraient jamais que le visage du bouffon qui se dandinait comme un pingouin égaré hors de sa banquise. Lady Amelia riait déjà à gorge déployée. Tribouly passa près des enfants Tyrell qui le connaissaient bien, et quand le drôle de bonhomme lui présenta le haut de son crâne qu'il avait découvert comme pour lui révéler qu'il était tout à fait chauve, lady Emilia, en gloussant, tapota son front de trois coups d'une belle cuillère de bois. Aussitôt, le bouffon gonfla ses joues dont il s'échappa un bruit grotesque avant que de ses oreilles ne jaillissent une multitudes de confettis vert, rouge et or. Un grand nombre de convives applaudirent, mais l'artiste n'en avait pas fini. Il fit plusieurs roulades burlesques et s'arrêta devant la jeune mariée devant laquelle il fit une révérence précieuse. Avec délicatesse il lui présenta une sorte de petit fétiche de bois, de tissu et de mousse qui représentait une seiche grise. Le bouffon l'agita comme un forcené et l'on entendit s'élevait la musique que quelques musiciens jouèrent plus fort dans la salle. Usant d'un subterfuge, Tribouly enflamma le fétiche qui pétilla d'étincelles avant de se consumer en répandant moult fumée qui enveloppèrent le bonhomme et dans une détonation à peine couverte par la musique et qui déclencha quelques cris inquiets, il disparut comme il était venu. Quand la fumée se dissipa, Aliénor put découvrir devant elle une énorme quiche au parfum qui portait assez loin. Sa surface était orné d'un motif représentant un lion dévorant une seiche. L’œil averti pouvait apercevoir que des roses ornaient les griffes du félin conquérant.

 « Ce sera le bienfait de l'union de nos deux familles, quand celle-ci sera consommée ! Il faut croire que l'âge me donne des cheveux blancs et un goût pour la poésie. »

Leo riait presque. À ce moment, Leo saisit un morceau de pain qu'il trempa dans du sel. Imité par les autres Tyrell, il croqua l'étonnante tartine et avala difficilement l'infect morceau mais fit l'effort de n'en rien montrer. C'était ainsi qu'on procédait, chez les Tyrell, pour personnifier l'expression « partager le pain et le sel ». Ainsi les invités pouvaient désormais goûter aux plats et festoyer sans craindre qu'aucun mal ne leur soit fait, sauf à ce que leurs hôtes rompent les lois de hospitalité. Mais ce n'était pas le genre de la maison.

 « Commençons ! »
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Message Sam 5 Mai 2012 - 10:40

La cérémonie achevée, Tybolt Lannister, Maura à son bras, suivit le cortège mené par Lord Leo et les siens vers un nouvel édifice. En pénétrant dans ce dernier, le jeune Lion fut à la fois séduit tout autant qu'intrigué. Comment les Tyrell pouvait-il concevoir autant de lieux de plaisirs et de contemplations ? N'avaient-ils pas autres occupations que de jouir de la vie et de ses délices, qu'ils n'aient que des lieux si propre à la détente ? Là où les suzerain du Bief faisaient étalage de fleurs et de vitraux, le Roc disposait d'un jardin de pierre. Il y avait bien la salle du Bassin mais il ne s'agissait là que d'une exception pour permettre aux Lions de prendre du repos entre les moments de labeur. Or tout HautJardin semblait fait pour cela, le repos et la jouissance. De fait Tybolt comprenait mieux les premières réticences de Maura pour sa citadelle troglodyte. Si en effet la jeune femme avait surtout connue ce type d'environnement, l'austérité de Castral Roc devait lui paraitre lugubre et peu engageante. Se penchant vers son aimée, il parla pour elle seule. N'ont-ils que ça ? Des roses et des soieries... Tout dans cette forteresse appelait à la béatitude et la négation du monde extérieur. N'y avait-il donc rien pour rappeler la dureté de la vie là dehors ? ! Bon gré mal gré, le Lord Lannister suivit un serviteur qui lui indiqua sa place à la table des convives, entre Lord Leo et Tya. Du regard il chercha, comme par réflexe, la place dévolue à son épouse et la trouva très vite de l'autre coté entre Lord Jasper et Gerold. Connaissant "l'amour" entre son cadet et son aimée, le jeune Lion esquissa un sourire amusé avant d'embrasser toute la table du regard. Cette dernière de par le fait était elle aussi une invitation à l'excès et au plaisir. Des plats par dizaines et de l'alcool à profusion. Tybolt fut tout d'abord tenté de faire renvoyer la coupe emplie à raz bord qui trônait devant sa place mais il se dit que cela pourrait passer pour un nouveau signe d'arrogance et de défiance à l'égard de leur hôte. Une coupe ne pouvait pas faire de mal, d'autant qu'il s'agissait tout de même des épousailles de Aliénor, qu'elle soit devenue Tyrell n'en faisait pas pour autant l'une des leur se rassura-t-il. Il se devait donc d'au moins participer aux festivités en acceptant de boire au mariage de sa plus jeune sœur. Suivant les autres invités, le jeune suzerain de l'Ouest prit donc place dans ce décor trop sirupeux à son goût.

Lord Leo se lança alors dans un discours fort à propos et, Tybolt devait bien l'admettre, avec un certain talent pour ne pas dire un talent certain. Bien qu'il s'agisse là encore de douceurs pour les oreilles et les orgueils cette fois-ci. Jouant le jeu, le jeune Lion inclina la tête avec déférence et remerciements silencieux lorsque son hôte jugea bon de le vanter durant ses toasts. Point dupe cependant, le seigneur de l'Ouest se doutait qu'il ne s'agissait là que de louanges de circonstances. Mais de tels compliments venant du chevalier qu'il avait considéré comme un modèle dans ses jeunes années de chevalier de joute lui fit néanmoins plaisir. Que n'aurait-il pas donné à cette époque pour se voir ainsi vanter par le Long-Dard lui même... Seulement ces années étaient désormais bien loin et c'était en Lord régnant de l'Ouest que Tybolt les recevait aujourd'hui. Dès lors la portée et la signification de telles louanges différaient. Aujourd'hui il savait que tout cela n'était que pantalonnade pour donner l'image d'unité qu'un tel évènement exigeait. Par chance ou par éducation, il n'aurait su dire, le jeune Bouclier de Port-Lannis n'était pas sujet à ce type de vanité. Il n'apportait que finalement très peu d'intérêt à ce que pouvait penser les autres seigneurs de lui et de ses actes. Trop sûr de lui peut être, il ne recherchait ni la reconnaissance ni l'adoubement de ses pairs. Certain de sa place dans le jeu politique du royaume, il connaissait sa force et celle des autres maisons. On pouvait bien entendu lui reprocher de minorer celle des autres en surestimant la sienne propre mais jamais de courir après l'approbation des grands de ce monde. Encore dans ses cheminements mentaux il ne perçut que comme venu d'une lointaine distance la mention de Tribouly. Si bien qu'en voyant paraitre le saltimbanque il ne sut tout d'abord pas vraiment à quoi s'attendre. Comprenant très vite qu'il ne s'agissait là que d'un fou, autre manière de se détendre... ces Tyrell n'avaient donc que cela en tête ? ! Il observa les tribulations de "l'artiste" avec circonspection. De fait plus les animations et les excès se succédaient et moins Tybolt regrettait le coté intime de ses propres épousailles avec Maura. Il ne pensait pas qu'il aurait longtemps supporté la même chose s'il lui avait fallut en plus être le centre d'attention de tous... Cherchant à capter le regard de cette dernière il lui adressa un léger sourire et un clin d’œil complice lorsqu'elle le regarda. Les tribulations de Tribouly commençaient à trop durer à son goût lorsque ce dernier s'intéressa plus particulièrement à Lady Aliénor.

Les yeux du Lion ne quittèrent alors plus les gestes du fou magicien et lorsque la tourte apparut finalement, il se redressa sans même s'en rendre compte, pour mieux voir le motif gravé dans la surface du mets. Un large sourire fendit alors son visage jusqu'à présent austère. Si la reconnaissance de ses actes n'affectaient que très peu sa vanité, un geste tel que celui-ci au contraire y parvenait sans mal. Il applaudit même la prestation finalement très réussie du petit homme. Affublez ce même lion d'ailes de faucon et c'est la triple alliance que vous contemplerez pensa-t-il alors. Joignant le mot à la pensée il s'adressa à Lord Leo entre deux clappements de main.
L'âge vous rend visionnaire Lord Tyrell... visionnaire et objectif. Au moins cette part de l'alliance semblait être sur la bonne voix. La puissance militaire du Bief associée à celle financière de l'Ouest... ne manquait plus qu'à convaincre Lord Arryn et là Tybolt sentait que le chemin serait plus sinueux. Encore que les paroles prononcées en ces lieux ne pouvant être prises pour argent comptant il ne pouvait non plus être certain de la bonne volonté de Lord Leo. Lorsque le seigneur des lieux donna enfin le signal qui ouvrait le banquet, Tybolt mandat d'un geste et un regard un des serviteur à qui il demanda du poisson ainsi qu'une cruche d'eau. Il avait bu son vin durant les toasts et ne comptait dès lors plus s'alcooliser plus que nécessaire. Sa commande passée, il se tourna vers Tya à qui il adressa un sourire sincère. Prenant la main de cette dernière, il en baisa le dos. Que n'ai-je pu t'avoir à mes cotés lors de mes propres épousailles ma douce sœur... Si tout le décorum et les animations ne lui convenaient guère et qu'il n'aurait souhaité pour rien au monde devoir les subir durant son mariage, Tybolt avait cependant regretté l'absence de sa sœur.
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Message Sam 5 Mai 2012 - 12:47

Jasper était impressionné par le tour de force accompli par son oncle. Ce dernier lui avait assuré et donné de nombreuses preuves de ce qu'il avait mis tout en œuvre pour qu'aucun imprévu fâcheux ne vienne troubler le bon déroulement de ce jour tant attendu et pourtant, le jeune seigneur du Val n'avait rien perçu du désagrément qu'accompagne toujours un surcroît de surveillance et de sécurité. C'était comme si les suppléments et les dispositifs choisis par Leo Tyrell demeuraient invisibles et indolores, dissimulés sous l'évidence du faste et de l'insouciance. La grande expérience du Long Dard s'exprimait là dans toute sa subtilité, et d'une certaine façon, Jasper ne pouvait réprimer ses élans d'admiration pour l’œuvre de l'homme qui, aujourd'hui, célébrait les épousailles de son fils aîné. L'introduction du banquet était sans doute à l'image de ce que serait son déroulement et sa chute, spectaculaire et bien qu'il ne fût guère habitué au faste et à la bombance, il concéda volontiers que l'heure était aux libations et qu'il était honnête de laisser à la porte rabat-joie et pisse-froid, trouble-fête et bégueules, ceux-là même qui voyaient un poignard dans le blanc de tous les sourires. Jasper applaudit, avec un enthousiasme qu'il dissimulait par pudeur, la prestation de Tribouly, ce bouffon aux multiples talents qui, il l'espérait, continuerait d'égayer le festin sans jamais leur laisser un instant de répit. Il salua avec sincérité le geste des Tyrell qui goûtèrent littéralement le pain et le sel, et mu par son cœur autant que par son honneur, il imita son oncle, sa tante, sa grand-mère et ses cousins et, à son tour, dégusta, contre mauvaise fortune bon cœur, l'insolente tartine de sel. Il y avait dans cette coutume éminemment symbolique tellement plus qu'une comédie, qu'une mise en scène. Avalant avec peine, il posa sur son oncle un regard d'absolue franchise, rendant grâce à l'homme si admirable qu'il était. Le jeune suzerain du Val, en répondant à son invitation, était venu à Hautjardin dans l'espoir de trouver un mentor et un guide, mais il avait été reçu et traité comme un égal, et c'était la meilleure faveur qu'aucun homme aurait pu lui faire. Une fois le signal donné par le maître des lieux, ordre était entendu de profiter des réjouissances culinaires qui ornaient, impatientes, les tables devant eux. Sans fausse pudeur et sans se précipiter, Jasper goûta le vin de sa coupe et son palais rayonna de mille saveurs nouvelles qui s'épanouirent sur sa langue et s'achevèrent en un formidable bouquet dans le fond de sa gorge. Le vin à lui seul assurait la réussite du banquet, mais refuser les autres délices qu'on avait si consciencieusement préparées pour eux aurait été faire insulte à leur hôte, et Jasper ne pouvait ni ne voulait s'y résoudre. Une ombre, malgré tout, venait assombrir l'idyllique tableau : le plan de table ne lui convenait pas. Il était très heureux d'être assis aux côtés de sa sœur, qu'il avait revu avec plaisir malgré les griefs qu'il savait longs à guérir. Il était très heureux d'être assis aux côtés de sa tante, avec laquelle il aurait plaisir à faire la conversation, pour la distraire peut-être des écueils qu'elle rencontrait dans sa relation avec son oncle. Il était très heureux d'être assis non loin de ce dernier, leur hôte, qu'il tenait en très haute estime, pour donner dans l'euphémisme. Toutefois, il n'appréciait pas d'être assis si près du cortège Lannister, dont les blonds cheveux se rappelaient sans cesse à lui.

Quelque peu injuste, le seigneur suzerain du Val oubliait presque la présence du Baratheon mais quand il faisait l'effort de concentrer sa mémoire, il se souvenait très bien de qui était Gowen Baratheon, et cela ne lui inspirait pas plus confiance. Mais de part et d'autres du Cerfcœur, il y avait deux lions et deux lionnes. Il aurait mille fois préféré la compagnie d'un cheptel de Frey, mais il était trop tard pour demander une modification du plan de table qui aurait sonné comme un caprice d'enfant. Après tout, c'était sans doute le dernier mariage auquel les deux hommes seraient contraints d'assister ensemble, alors Jasper pouvait bien se faire violence pour résister à l'envie de changer de place. Quoiqu'à bien y réfléchir, cela exigeait-il vraiment de lui un si grand effort ? Il suffisait de laisser aller les conversations et sans doute qu'il n'aurait aucun mal à supporter la présence de la meute. Jasper se résolut à chercher une vaine consolation dans l'idée qu'il n'y avait aucune raison de prêter sans procès aux cadets de Tybolt Lannister ses défauts et ses nuisances. Malheureusement, il devrait bientôt faire fi de cette antipathie pour le plus grand bien, car Jasper savait très prochaine la rencontre des trois seigneurs suzerains. Il n'oubliait pas non plus qu'il lui faudrait s'entretenir de certains sujets avec le Bouclier de Port-Lannis, comme la question des troupes du Val toujours à l'Ouest et le sort de lord Kaeril Corbray. Jasper n'aurait su dire si son beau-frère nourrissait des attentes à ce sujet, mais lui serait intraitable, il serait hors de question qu'on applique une peine moins grave que celle qu'il avait déjà lui-même choisie. L'exil et la déchéance punirait les forfaits du chevalier indigne, et si le Lion n'en convenait pas avec lui, peu lui importait. L'idée d'en parler durant le festin était séduisante, car l'affaire aurait été réglée rapidement sans traîner plus longtemps, mais il n'avait pas envie d'ôter la lumière des deux seuls qui aujourd'hui la méritaient. De plus, sa sœur aînée était à ses côtés et Jasper avait la ferme intention d’œuvrer à l'épuration de toutes les rancunes qui demeuraient entre eux. Une question, cependant, ne cessait de lui chatouiller le menton : serait-elle réceptive à cette démarche, ou bien avait-elle déjà totalement embrasser le dessein d'abandonner puis d'oublier ses frère et sœur cadets ? C'était sans doute cette interrogation qui avait retenu Jasper d'exposer trop hâtivement à sa sœur aînée le projet qu'il concevait de fiancer Maeve au petit Edwyn Tully afin de cultiver les meilleures relations possibles avec les Tully et par là-même le Conflans tout entier. Au prix d'un effort qui lui coûta moins qu'il n'aurait cru, Jasper, tout en rassemblant quelques aliments sur le plateau qu'il garnissait machinalement en touchant aux mets voisins, déclara en s'adressant directement à la jeune mariée :


« Cette robe est une merveille, mais elle ne serait que commune sur toute autre que vous. Mon cousin est un sacré chanceux. À vrai dire... » Jasper s'apprêtait à faire un bon mot qu'il aurait pu juger très drôle, mais il se retint de justesse. Même s'il avait parlé sur le ton de l'humour, certains auraient pu saisir l'occasion pour lui infliger une énième blessure, et il ne voulait pas laisser la porte ouverte aux calomnies. Non, s'il avait proposé de prendre lady Aliénor pour épouse, au lieu de proposer la main de lady Maura à lord Tybolt Lannister, jamais ce dernier n'aurait accepté l'offre, et très certainement son refus aurait pris les dehors d'une chaussure qu'on essuie sur sa figure. Achevant sa phrase avec peine, il parvint tout de même à formuler ceci : « J'espère avoir autant de chance que lui quand il s'agira pour moi de prendre une épouse. » Ces banalités étaient affligeantes, mais c'était tout ce qu'il était capable de produire pour le moment. Sans doute est-ce la raison pour laquelle il se tourna vers sa sœur aînée. « Alors, comment est-ce, Castral Roc ? Plus agréable que les Eyrié en hiver, j'imagine ? » Il n'eut pas besoin de se forcer pour rire et sourire, car tous ceux qui connaissaient bien la forteresse des Arryn savaient la dureté de la vie au château quand les premiers froids se font ressentir. Au cœur de l'hiver, le château devenait tout bonne inhabitable. Et pourtant, jamais Jasper n'aurait échangé ce domicile contre un autre.
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Message Sam 5 Mai 2012 - 16:20

Se reposant contre son époux qui l’entrainait -déjà- vers la salle où se tiendrait le banquet, Maura ne put s’empêcher de rire en écoutant les impressions de son mari sur la demeure des Tyrell. Sa réflexion avait tout de celle d’un sauvageon en ces lieux. Malgré tout, même pour elle, l’étrange différence entre Hautjardin paré de ses mille couleurs et le Roc armé pour la guerre sautait aux yeux. On sentait bien à quel point la côte était loin malgré la musique des flots de la Mander qui s’écoulait non loin. Elle posa sa tête quelques secondes contre l’épaule de Tybolt avant de déposer un baiser dans son cou parfumé pour l’occasion.  « C’est le Bief, amour. Essaye de profiter de leur légèreté apparente avant que nous ne retournions sur le front. Vous discuterez un autre jour, mets-toi donc au diapason des festivités. Tu as toi aussi besoin de te changer les idées. » Un page vînt les séparer emportant la jeune femme vers des sièges où se trouvaient déjà sa grand-mère, sa tante et, heureusement, son frère. Elle n’aurait pas supporté de se retrouver à devoir subir la conversation de Gerold pendant tout un dîner. Mais, déjà, son oncle se lançait dans un discours vantant les mérites de chacun des convives et faisant même l’éloge de la valeur de son époux à qui elle adressa un léger sourire guettant le moment où cette caresse ferait ronronner Tybolt d’aise. Du reste, il méritait ses éloges. Peu à cette table pouvait se vanter d’en faire autant contre les Fer-nés. Quand le tour de la famille Arryn fut venu dans les attentions, elle inclina légèrement la tête à l’attention de son oncle pour le remercier d’avoir ainsi cité leurs parents et d’avoir rappelé à tous, y compris à l’autre voisine de son frère, que la fratrie Arryn avait eu pour mère une femme née et élevée à Hautjardin. L’arrivée du nain et ses pitreries firent rire la jeune femme aux éclats jusqu’à ce que le feu s’élance le long du fétiche représentant la seiche des Greyjoy. Elle attendit, un peu inquiète, le dénouement mais applaudit à tout rompre lorsque apparut la tourte symbolisant l’écrasement de la rébellion fer-née par l’alliance des Lannister et de la maison Tyrell. Malgré l’amusement, elle regretta l’absence du faucon des Eyrié car ils étaient les seuls qui, pour l’instant, payaient de leur sang l’aide promise et apportée à l’Ouest en danger.

Si la jeune femme avait déjà vu l’étrange coutume de la maison Tyrell lorsqu’elle était enfant, elle n’en avait pas gardé un souvenir impérissable. Sans doute parce qu’elle n’avait pas été obligée alors de goûter l’infâme tartine qu’ingurgitait son oncle sous ses yeux. Rien que l’idée fit naître une petite grimace sur le visage de la dame qui porta aussitôt une main fine et précieuse à sa gorge. Les nausées sans doute, elle n’était pas si bégueule lorsqu’il s’agissait d’avaler tripes, cœurs ou boyaux d’habitude. Alors un peu de sel…Quoiqu’il fallut avouer que ses oncles, tantes et grand-mère n’y allaient pas avec le dos de la cuillère pour avaler ce met si…piquant. Drôle de façon de rompre pain et sel en faveur de ses hôtes en tous cas. Elle jeta un coup d’œil à son cadet, déjà prête à sourire, pour le voir, lui aussi, tenter le diable en avalant l’affreuse tartine. La grimace revînt avec un mélange de dégoût et d’amusement désolé. Le pauvre, fallait-il qu’il ait envie de se faire bien voir par leur famille maternelle pour tenter pareille hérésie culinaire. Pour sa part, elle espérait que cela ne ferait pas des émules du côté de Castral Roc et n’osa même pas jeter un coup d’œil à son époux de peur, si jamais il s’y essayait, d’être incapable de retenir un éclat de rire à la vue de sa prévisible moue. Mais, assise comme elle était, le profil de son pauvre frère avalant avec peine la preuve de son amitié pour les Tyrell l’obligea à cacher l’amusement de ses traits derrière une main prompte et chargée de bagues qui vînt opportunément rajuster une mèche folle dont, d’ordinaire, Maura ne se serait guère souciée.

Elle, pour sa part, ne comptait pas se plier à l’étrange coutume sans doute venue des relents de la Mander. Pas forcément par délicatesse mais surtout parce qu’elle doutait de l’effet provoqué par les restes de son petit-déjeuner étalés sur la table du banquet. Pour témoigner son affection au frère de sa mère décédée, elle préférait de loin l’enlacer en une étreinte affectueuse où ils s’assureraient chacun de leur amitié. D’une part parce que vivant sans cesse sous les embruns, le sel n’était plus une nouveauté mais surtout parce qu’elle préférait faire de son beurre, salé pour le coup, les bras d’un oncle dont les effluves rosées lui éviteraient un renvoi pour l’heure mal approprié. Mais, bonne fille comme pas d’eux, elle soutînt son frère d’un sourire un peu désolé dans cette expérience culinaire d’un genre nouveau. Toutefois, le rire au bord des lèvres, elle se pencha vers lui en posant une main son bras pour glisser quelques mots destinés à l’oreille fraternelle :
 « Ne te méprends pas, je les adore, mais ne va surtout pas me servir la même chose si je viens en visite aux Eyrié. Je n‘ai pas ton courage à table.» Elle se redressa pour prendre à son tour sa coupe de vin dans laquelle elle ne fit, à son grand dam, que tremper le bout des lèvres. Vyman l’avait avertie que l’alcool sous toutes ses formes risquait fortement d’accroitre son état nauséeux et ses vomissements matinaux si elle s’y abandonnait le temps d’un festin qui, déjà, lui semblait bien riche pour son estomac malmené. La prunelle bleue toujours teintée d’un amusement bouffon, elle croisa le regard de son mari qui, heureusement, n’avait pas la tête d’un homme qui venait d’avaler une cuillérée de sel pur. C’était déjà ça de gagné pour la bonne tenue de lady Lannister. Elle crut déceler une certaine incrédulité dans les yeux de son Lion écarlate mais se contenta de lui renvoyer un sourire muguetin qu’elle accompagna d’un clin d’œil avant de commencer à remplir sa propre assiette, piochant de ci de là, dans les mets dispersés et disposés devant elle. Dédaignant ostensiblement un Gerold qui, de son côté, n’avait pas l’air d’humeur à lui adresser autre chose que quelques banalités, elle suivit l’échange ou plutôt le compliment que le seigneur du Val adressa à sa petite belle-sœur. Les Sept savaient l’affection qu’elle portait à Aliénor mais fallait-il tout de même qu’un joli minois, des mèches blondes et des mirettes azures soient promptes à tromper le plus sagace des hommes. Derrière son sourire qui se voulait attendri - elle ne peinait pas trop vu l’idée bien répandue que la petite Lionne partait pour l’abattoir - elle n’en pensait toutefois pas moins et espérait, priait même, pour que la chance de son précieux frère soit…comment dire…différente. Malgré tout, pour le bien de la jeune femme, elle lui aurait souhaité un époux à l’image de Jasper, droit et honorable, et non si vif à se baisser pour cueillir toutes les mauvaises herbes qui poussaient le long des chemins.  « Notre cousin est effectivement bien plus que chanceux… » remarqua-t-elle à la suite de son frère laissant toutefois planer un silence qui montrait à quel point la chance et surtout la stature de son oncle avaient pu venir à bout de son peu de mérite. Elle préféra ne pas pousser plus loin de peur de peiner la pauvre Aliénor qui, malgré ses craintes, prouvait aux nobles maisons assemblées que l’orgueil Lannister était loin d’être un vain mot. Maura, elle-même, se demandait si elle aurait eu la même force de caractère dans une situation similaire. Elle leva son verre à nouveau, cette fois en direction d’Aliénor.  « A la mariée ! Puisse son éclat éblouir le Bief durant des années. » Encore une fois, elle trempa à peine ses lèvres dans le hanap mais sourit à sa belle-sœur accompagnée, pour l’occasion, d’un Gerold qui ne pouvait faire autrement que de suivre du moins en geste la dame de ses contrées. « A la mariée ! A ma sœur ! » Elle laissa là ses compliments aux Lannister pour se concentrer sur son unique frère. L’avoir ainsi près d’elle l’émouvait quelque peu, il lui avait tant manqué. D’autant plus alors qu’il parlait d’une éventuelle épouse. Elle savait bien qu’il avait Maeve auprès de lui ainsi que le petit Tully. Compagnons sans doute agréables mais bien jeunes pour accompagner Jasper dans sa vie d’homme. Pour sa part, et même si elle savait que cela n’était qu’un vœu pieu, elle aurait aimé que son mari et son frère puissent découvrir entre eux une telle complicité. A son grand regret , tout était parti à vau l’eau mais elle savait pertinemment qu’elle aurait été extatique rien qu’à les voir deviser en riant ou s’entrainer ensemble. Rien ne l’aurait plus ravie que de voir les deux hommes de sa vie s’entendre.

Mais, quoiqu’il fut des relations entre les lords Arryn et Lannister, celui qui se tenait à sa gauche restait son frère adoré et, en cet instant de bombance et de fêtes, alors qu’ils étaient entourés de tout ce qui composait, plus ou moins, leur famille par alliance ou parenté, elle ne pouvait s’empêcher de se faire la réflexion que ce genre de repas leur avait été depuis longtemps refusé. A voir leur grand-mère, leur oncle, leur tante entourés de leurs enfants, comment ne pas être envieuse de voir sous ses yeux un bonheur qui n’avait plus été le sien depuis bien des années. Cette impression lui donna à cœur de se redresser légèrement contre le dossier de son siège laissant son regard errer sur les convives. Elle s’arrêta à Gowen à qui elle adressa un sourire. Lui aussi devait se sentir un peu seul dans cette immensité battue par le vert de Hautjardin et le rouge de Castral Roc. Elle au moins, en plus de son mari, avait son frère à ses côtés. Alors que ce dernier lui posait des questions sur la forteresse sise au sommet des hauteurs de Port-Lannis, la main de la jeune femme vînt doucement prendre celle de Jasper alors qu’elle souriait assez tristement. Non pas qu’elle détesta sa nouvelle demeure mais l’évocation des Eyrié, de leur grâce, de leur pureté pâle et des sommets enneigés ne lui faisaient que plus goûter l’amertume de ce qu’elle avait du quitter.
 « C’est…grand. Et confortable. Mais il est bien étrange de ne pas préparer un déménagement alors que l’hiver approche. Nos appartements ouvrent sur la mer, le paysage était assez beau avant que l’automne n’arrive. Maintenant, le ciel gris et la mer démontée rendent le tout un peu maussade. Sans compter l’idée de voir apparaître des voiles Fer-nées à l’horizon en vue d’une quelconque razzia. En fait, je trouve qu‘on est drôlement près du sol, c‘est assez déstabilisant.» expliqua-t-elle assez succinctement n’ayant pas, à proprement parler, de passion pour la forteresse du Lion. Elle n’alla toutefois pas jusqu’à décrire les lieux comme une grotte mais l’idée y était. Non vraiment, rien à voir avec la grandeur des Eyrié.  « Tu as commencé les préparatifs de la descente vers les Portes ? J’ai pensé à vous quand j’ai commencé à faire les comptes des réserves du Roc pour l’hiver. » La proximité de Gerold l’empêchait de lui demander si il n’avait besoin de rien car elle imaginait sans peine le gredin tenter de s’agréger au couple fraternel et de mettre son grain de sel dans la conversation justement. Qu’il s’occupe donc de sa propre sœur plutôt de sa dame.  « Et Port-Réal ? Plus chaleureux que l’hiver aux Eyrié, je suppose ? » demanda-t-elle avec le même sourire avant de pencher légèrement la tête pour voir comment se tenait sa petite Maeve sans doute toute à sa discussion avec le petit seigneur riverain.[ Prenant un gros raisin qui décorait une charcutaille pour tout dire appétissante, elle l’envoya d’un geste vif rebondir dans l’assiette de sa jeune sœur à qui elle adressa un clin d’œil amusé.  « Elle a l’air de bien l’aimer ce petit Tully. Cela lui fait du bien d’avoir des amis de son âge. » remarqua-t-elle à l’attention de son frère heureuse de voir qu’il veillait sur leur petit trublion malgré l’absence d’une femme pour l’y aider.
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Message Sam 5 Mai 2012 - 17:24

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la mise en scène de ce mystérieux Tribouly fit forte impression sur le petit Edwyn qui ouvrait de grands yeux ronds à chaque rebondissement de la prestation et quand vint cette apothéose finale si haute en couleur, il ne fit plus aucun effort pour modérer sa joie et laissa éclater son enthousiasme en de vifs applaudissements, encouragé qu'il était par lady Emilia qui semblait très heureuse d'être assise aux côtés de celui qu'elle appelait non sans une certaine affection le « petit lord mignon du Conflans ». Tout autre seigneur aurait sans doute enragé d'être ainsi surnommé mais ce n'était pas le cas d'Edwyn qui savourait pleinement d'être le petit chouchou des enfants Tyrell qui n'avaient point manqué de lui réserver à Hautjardin le meilleur des accueils possibles. Edwyn était bien difficilement capable de voir tous les enjeux derrière ces tendresses et ces sympathies et même s'il se doutait un peu que son titre lui valait le respect de toutes ces personnes plus âgées que lui, il croyait avec grande fermeté qu'il ne devait qu'à sa naïve gentillesse d'enfant d'être ainsi aimé. Toute l'ironie du postulat était là, c'était cette même naïveté qui le poussait à le croire. Mais à cet instant où débutait le banquet, Edwyn avait décidé, avec le plus grand sérieux du monde, d'assumer pleinement son statut de « pièce rapportée », même s'il ignorait tout à fait ce que les domestiques qui chuchotaient parfois ces mots dans son dos voulaient dire. Ses yeux s'écarquillèrent quand leur hôte, très vite imité par les membres de sa maisonnée, y compris par la vieille dame qui lui faisait presque face, se mit en tête d'avaler un morceau de pain saupoudré de sel. Quelle étonnant préambule ! Edwyn regarda sa voisine, Maeve, qui était si mignonne dans ses si beaux habits, et ne put réprimer un fou rire que lady Amelia intercepta avec vigueur. – C'est une coutume idiote, mais c'est le genre de bêtise dont je ne me lasse jamais. Saluant la bravoure des Tyrell qui s'acquittèrent avec honneur de cette tâche ingrate, Edwyn applaudit à tout rompre et les imité quand ils commencèrent le banquet à proprement parler. Il y avait devant lui, sur la table, une telle débauche de plats que le pauvre petit garçon ne savait où donner de la tête et de la main pour emplir son assiette ! Et pourtant, lady Emilia s'excusait déjà en priant le petit lord de pardonner le peu de choix. Elle invoquait les directives de son père qui avait ordonné que le banquet n'ait rien de fastueux ou d’inconsidérément dépensier. Edwyn ne comprenait guère aucun de ces mots trop savants, trop sophistiqués pour lui, mais il comprit immédiatement que Hautjardin était un paradis où la gourmandise n'avait rien d'un péché. Elle était plutôt le maître mot, le dogme absolu, et les Tyrell en étaient les meilleurs prêcheurs.

– Notre père a su faire beaucoup avec peu de moyens, disait avec fierté lady Emilia Tyrell qui, d'une main habile, ébouriffa les cheveux noir de jais d'Edwyn.
– Lord Leo a tout organisé lui-même ? s'enquit le petit garçon avec curiosité.
– Oui, un véritable travail d'orfèvre, n'est-ce pas ?
– D'orfèvre ? D'intendant, plutôt. Mais il n'y a là nulle surprise, nous sommes des Tyrell, après tout.

Lady Amelia avait parlé assez fort pour être entendu d'assez loin, et à ces propos, nombreux furent les Tyrell qui, dans la salle, braillèrent quelque rire à l'unisson avant de déclamer d'une seule et même voix un « Croître avec force ! » qui résonna dans la pièce et se répercuta jusque dans le rire du petit Edwyn qui tapait des mains sur la table, réclamant le retour de Tribouly qu'il avait le secret désir de voir réapparaître dans un tourbillon de lumière de toutes les couleurs. On lui assura que sa patience serait récompensé s'il mangeait de chacun des plats qui l'environnaient. Certains d'entre eux ne lui inspiraient guère confiance, car ils avaient des mines qui n'évoquaient rien de ce qu'il avait déjà mangé à Vivesaigues, aux Eyrié ou à Port-Réal. Il se laissa malgré tout tenter, poussé par la conviction que si sa sœur Morag était là, elle se moquerait de lui d'hésiter ainsi à manger ce qui s'apparentait à des endives sans en être. Après quelques bouchées dubitatives et hésitantes, le verdict tomba comme la hache du bourreau sur la nuque tiède du condamné à mort : ces légumes inconnus étaient délicieux ! Il s'en goinfrerait presque s'il n'avait reçu avant le banquet le rappel de Melara qui l'avait prié de bien se tenir en présence de personnes si éminentes à ses côtés. Mastiquant avec une pointe de culpabilité la nourriture si délicieuse, Edwyn balaya du regard ces gens qui mangeaient à cette table où lui-même siégeait. Il y avait bien sûr les enfants Tyrell qui félicitaient Tristan et commentaient le discours du septon, l'aïeule du même nom qui ordonnait à un ménestrel de lui chanter une chanson du cru, et puis Jasper qui s'entretenait avec sa sœur aînée, cette femme si mystérieuse dont le petit enfant avait tant entendu parler. À vrai dire, il n'avait entendu parler d'elle qu'à travers les bouches de ses frère et sœur, mais ces derniers avaient copieusement alimenté le bagage et l'idée qu'Edwyn se faisait de celle qui était la « dame du Roc » ou la « dame de Roc », il ne se souvenait plus très bien du terme exact. Elle n'était absolument pas comme il se l'était figurée, mais sans doute était-ce dû aux débordements de son imagination si prompte à s'abreuver des fantasmes les plus ahurissants. Le petit garçon s'était imaginé la demoiselle un peu plus monstrueuse, avec une peau de pierre et des yeux creux fixés par des dragons d'or, et des dents longues comme les défenses d'un sanglier. Mais en vérité, elle était très jolie, et malgré un visage où parfois s'attardait de dures expressions, elle semblait douce et presque maternelle. Mais c'était là les deux seuls adjectifs qu'Edwyn retrouvait, les autres s'étaient perdus entre les cailles et les ortolans. Malgré son manque de vocabulaire, Edwyn avait assez tôt distingué la ressemblance entre lady Maura et lady Maeve, et tout naturellement, après avoir contemplé l'aînée, il porta son regard sur la cadette, dont il tapota l'épaule avec insistance.

– Tu voudras danser avec moi tout à l'heure ?

Il ne savait pas d'où lui venait cette idée. Il ne savait ni danser, ni feindre de savoir danser. C'était dangereux de s'exposer ainsi aux moqueries des autres, mais en attendant la réponse de Maeve en la regardant dans les yeux, ses pensées étaient fermées à tout autre, il ne voyait qu'elle. Elle était belle. Elle était gentille, et si différente des femmes et des filles qu'il connaissait à Vivesaigues. Jasper lui avait dit la veille qu'après leur séjour à Hautjardin, ils feraient route ensemble vers le Conflans et jusqu'à Vivesaigues. Il espérait tant que chez lui, Maeve soit bien accueillie. Mais après les splendeurs de Hautjardin, que penserait-elle de la petitesse de son château à lui ? Ne regarderait-elle pas Vivesaigues avec mépris et condescendance ? Clignant des paupières comme on fait quand on sort d'un doux rêve qu'on aurait souhaité voir perdurer un peu plus après le réveil, il se dressa sur sa chaise et saisit la coupe emplie de vin qu'il porta à sa bouche. Après avoir avalé quelques gorgées qui manquèrent de l'étouffer, il reposa le verre en reprenant son souffle. La boisson avait un goût particulièrement étrange, un goût qu'il ne connaissait pas et qui lui arracha quelques haut-le-coeur difficiles. C'était parfois bien difficile de faire comme les grandes personnes, alors il décida de ne pas chercher à s'élever plus haut que son fauteuil d'enfant. Cette place lui convenait parfaitement.
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Maeve Arryn
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♦ Missives : 271
♦ Missives Aventure : 96
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2011
♦ Célébrité : Bailee Madison
♦ Copyright : aSoIaF
♦ Doublons : Aaricia Greyjoy, Aliénor Tyrell, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 12 ans
♦ Mariage : Avec mon petit prince des Eaux un jour
♦ Lieu : Eyrié, (tout pres de la porte de lune :D)
♦ Liens Utiles : Maeve Arryn
Imaginarium
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Intrigue et Aptitudes
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Message Dim 6 Mai 2012 - 1:54

Après la cérémonie, la jeune enfant des faucons avait pris la direction de ses appartements alloués par les Tyrell. Sa chambre au Eyrié était aussi immense que celle qu’elle avait à Hautjardin, mais avec une vue plus splendide. Elle n’avait jamais vu autant de plaine verte. Elle regrettait de ne pas toujours être avec Edwyn et de ne pas avoir pu prendre de temps avec sa sœur qui lui manquait. Enfin, elle avait surtout espionnée la jeune Lannister pendant ses essayages. Certaine fois elle s’était faite chasser par une des servantes, mais rien de très blâmant. Elle s’était tenue très tranquille. Elle ne jouait pas les petites hypocrites. Elle voulait juste prouver qu’elle savait se tenir aussi bien que tout le monde et qu’elle n’était pas une gamine.

Depuis qu’elle avait rencontré le jeune Tully, au Eyrié, elle avait arrêtée ses petites manies de détournée l’attention en provoquant une catastrophe. Elle s’entendait bien et la petite était heureuse de se rendre dans le Conflans, avec le petit seigneur. Elle l’appréciait toujours plus à chaque jour. Il rendait son univers moins sobre et elle n’avait pas à entendre les plaintes des adultes, elle était heureuse tout simplement et beaucoup plus calme que Maura et Jasper l’avaient connu. Elle grandissait et c’était pour le mieux. Maeve fut quelques peu déçue de sa place à la table, elle aurait aimé être près de sa sœur, mais elle était au moins près d’Edwyn et de son oncle qu’elle ne connaissait que depuis quelques jours. Elle était terrorisée. Même si sa grand-mère lui faisait un milliard de fois plus peur que la colère des Sept. L’entrée inattendue du Bouffon surprit la petite Arryn. Au moins, les Tyrell avaient un don de rendre cette union quelques peu enjoué. Ce qu’elle avait entendu des servantes depuis son arrivée l’avait surprise. À croire que l’on ne tarissait pas son cousin d’éloge. Même avec les passages de Tribouly dans la pièce, elle arrivait encore à fixer uniquement son cousin. Un être qu’elle trouvait quelques peu bizarre. Elle se concentra sur les farces et attrapes du Bouffon de Hautjardin et décida de rire et de profiter de cette première réunion familiale. Car en quelques sortes c’était les premières fois, que Maeve se confrontait à autant de gens. Il y avait qu’à nommé Lord Tyrell et Lord Lannister. Enfin, elle se demandait comment se sentait Edwyn, car, elle se sentait quelques peu étrangère à tous ses gens qu’elle appréciait pour les avoir côtoyé quelques heures. Son cerveau réfléchissait trop et le raisin qui vint atterrir dans son assiette la fit sursauter. Elle regarda en direction de sa grande sœur et de son frère et leur offrit un sourire, avant d’offrir son attention toute particulière au petit Lord du Conflans.

Il me fera plaisir de danser avec toi, Edwyn.

Elle lui avait offert un sourire qu’elle n’offrait qu’au petit Lord. La sœur du seigneur du Val adorait le jeune Lord du Conflans. Elle avait une certaine admiration pour le jeune garçon qu’il était. Elle avait toujours été une enfant difficile et elle n’avait jamais aimé personne qu’elle –même. Edwyn était certes différents des enfants qu’elle côtoyait. Il était impossible de l’aimer. Il était charmant, adorable. Il savait la faire sourire. Il était un ami dont elle aurait de la peine de ne pas avoir sa présence chaque jour à ses cotés. Non qu’elle regrettait ses amis des Eyrié, mais elle savait qu’il n’y en avait pas deux comme le petit Lord. Elle n’avait pas envie de voir le jour ou elle ne pourrait plus bénéficier de sa présence.

Sortant de ses rêveries, elle avala encore quelques bouchées et regarda le Tully prendre à bonne gorgée du vin. La jeune enfant eut un léger rire envers son compagnon avant de sourire et se retourner afin de féliciter le Lord de la Maison Tyrell. Pour la première fois, elle se heurta à la gêne des grands.

Les mets sont excellents, Lord Tyrell et le décor est grandiose.

Elle n’avait même pas osé mettre un « mon oncle ». Elle le connaissait encore que depuis quelques jours. Elle avait trop peur de se ramasser une taloche bien mérité pour un manque de politesse. Maeve était facilement impressionnable puisqu’elle n’Avait jamais vécu de rassemblement tel que celui-ci.



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Message Dim 6 Mai 2012 - 23:03

Le mariage était achevé, et maintenant, Tya devait considérer sa sœur comme une Tyrell, non plus comme une Lannister. Mais elle ne s’inquiétait pas trop, Aliénor s’intègrerait très vite dans sa nouvelle famille, plus facilement que Tya ne s’était intégrée dans la sienne. Lannister, elle avait la méfiance et les intrigues dans le sang, aussi la franche combativité des Baratheon l’avait un peu désorienté. Mais en bonne lionne pragmatique, elle avait affiché son masque d’indifférence tranquille et s’était coulée dans le moule, devenant à son tour une franche Baratheon, avec le côté intrigant des Lannister qu’elle n’évoquait qu’à peine avec sa nouvelle famille. Le vert Tyrell allait comme un gant à sa sœur, bien qu’elle soir un peu triste de ne plus la voir avec sa grande cape rouge Lannister. Elle-même n’était pas en rouge Lannister, mais en jaune Baratheon, une robe jaune soleil faisant concurrence à ses cheveux, une cape jaune et noire retenue par deux cordelettes noires, les cheveux savamment entrelacés par des fils couleur or. Tenant son époux par le bras, s’appuyant plus sur lui qu’autre chose, Tya suivait le maître des lieux dans les couloirs sans tenir compte des pépiements des autres, préférant regarder les tentures cachant le haut plafond. C’était magnifique, ça avait du coûter une fortune, une fortune qui aurait été bien plus utile pour l’effort de guerre que dans toutes ces fanfreluches, pensait l’esprit tactique de la jolie blonde. La nourriture abondait sur les tables, des oiseaux magnifiques attendaient dans leurs cages le signal pré-requis pour lâcher leurs trilles mélodieux dans l’air, des singes savants patientaient gentiment sur leurs coussins … Tya haussa subtilement les sourcils.

« Je trouve ça un peu indécent. » Elle murmurait cela à voix basse à son époux, Gowen Baratheon, qui lui tenait le bras, solide comme un roc, pour qu’elle ne s’effondre pas. « Tout cet or gaspillé en fanfreluches aurait été plus utile dans l’effort de guerre contre les fer-nés … »

Ou alors, si vous avez trop d’or pour vous, messeigneurs Tyrell, les Terres de l’Orage vous en délesteraient volontiers. Tya se tut jusqu’à ce qu’ils arrivent à la table du banquet, et sur l’invitation du Long Dard, elle s’assit avec les autres, remarquant avec une agréable surprise qu’elle était placée entre son époux et son frère, très proche de sa sœur, en plus de cela. Parfait, elle allait pouvoir discuter avec sa petite poupée Tyrell. Tya ne se sentait pas le cœur de manger un peu de chaque plat posé sur la table, son estomac ne lui rappelant que trop bien les nausées dont elle était victime depuis plusieurs mois. Ah, dure chose d’être une femme enceinte, quand une table est garnie de plats si appétissants ! Tant pis, elle se ferait une raison, et elle ne toucherait pas au vin non plus, sous peine de voir Gowen le lui reprocher d’un froncement de sourcils éloquent et réprobateur. Lord Léo se lança dans un discours de circonstances, et Tya, dont l’oreille Lannister était particulièrement affûtée, ne tira que douceurs sur douceurs, et peu de promesses d’avenir cependant. A côté d’elle, Tybolt hocha la tête, remerciant le maître de maison de son discours. Tya ne s’y intéressait déjà plus. Cependant, quand le fou fit son apparition, elle revint sur terre pour l’observer avec méfiance. Les Tyrell n’avaient-ils que l’amusement en tête, alors que la guerre faisait rage et que le peuple mourait de faim sous ses fenêtres ?! Non, il ne fallait pas qu’elle réagisse comme cela. Il fallait qu’elle se dise que les Tyrell ne cherchaient qu’à les impressionner, à leur faire passer un bon moment, pas à étaler leurs richesses, qui auraient été plus utiles contre les fer-nés, comme on l’a déjà dit un peu plus haut. Quand le fou s’approcha de sa sœur, le regard de la lionne s’étrécit, presque dangereux, et à côté d’elle, elle sentait Tybolt se tendre également. Mais le fou, bien innocent, fit apparaître une tarte gigantesque devant sa sœur, et si Tybolt s’était levé pour la fixer pendant que les autres applaudissaient, Tya, elle, recula légèrement, une légère moue pincée au visage, son odorat de femme enceinte supportant très mal l’odeur, déjà très entêtante au naturel, de la tarte des Tyrell. Elle applaudit cependant avec les autres, cachant la gêne que lui inspirait l’odeur derrière son habituelle façade indifférente très Lannister. Elle passa diplomatiquement outre le fait que lord Leo ait omis de prononcer le nom des Baratheon dans son discours, espérant que Gowen en ferait autant. Ou pas. Avec son caractère de cerf qui charge, comment savoir ?

Puis Tya assista à une étrange coutume Tyrell. Leo Tyrell se saisit d’une tartine et la trempa dans du sel, avant de la mâcher précautionneusement. Avec un bel ensemble, les Tyrell assis à la table l’imitèrent, ainsi que Jasper Arryn. Tya jeta un rapide coup d’œil à Maura Lannister, née Arryn, pour voir si elle suivrait son frère, mais la dame du Roc s’en dispensa. Elle porta même une fine main à sa gorge, comme pour soutenir une nausée. Tya tourna à nouveau le regard vers lord Leo quand il ouvrit le banquet, à la plus grande joie des invités. Aussitôt, un petit échanson se présenta devant elle, et Tya, après une hésitation, lui demanda des légumes, avec du poisson et un cruchon d’eau. Elle ne comptait pas beaucoup manger, abdiquant déjà face à ses nausées de plus en plus fréquentes. Elle commença à manger en laissant traîner ses oreilles, assez curieuse de savoir comment les nobles attablés allaient faire pour échanger des mots insignifiants alors que la guerre faisait rage dehors, et que nombre d’entre eux avaient du demander de l’aide à la Couronne. Pour le moment ils s’en sortaient assez bien, lord Jasper discutant avec sa sœur Maura après avoir fait un compliment à sa sœur, les petits Edwyn et Maeve parlant déjà d’aller danser … Tya allait se tourner vers sa sœur pour lui parler et lui assurer que tout se passerait bien, quand Tybolt se tourna vers elle avec un sourire, sourire qu’elle lui rendit avec douceur. Après un baisemain, il déplora de ne pas l’avoir eue à ses propres épousailles. Le sourire de Tya se fit mélancolique. Combien aurait-elle aimé assister aux épousailles de son frère et de lady Maura !

« Moi de même, Tybolt. Il est dommage que vous vous soyez mariés en cachette, bien qu’il le faille. » Et au moins aurait-elle échappé à ce faste et ce décorum que la famille Arryn se serait dépêché d'organiser.« Si le Lion Gris voyait cela, je pense qu’il s’étoufferait de voir sa fille si belle. » En effet, leur père, le Lion Gris, aimait les mariages bien faits ne versant pas dans l’opulence, comme celui-ci, par exemple. « Il aurait été fier de voir notre petite Aliénor devenir une dame de la maison Tyrell. Elle ne déparera point la beauté de Hautjardin. »

Tya se tourna et fit un léger sourire à sa sœur, qui suivait leur conversation. Ah, comme Aliénor allait lui manquer, quand elle repartirait pour le Donjon Rouge de Port-Réal …


Dernière édition par Tya Baratheon le Lun 7 Mai 2012 - 7:08, édité 1 fois
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Message Lun 7 Mai 2012 - 0:41

Leo Tyrell ne connaissait point l'épouse de ser Gowen Baratheon, mais il ne sut quoi penser de sa dernière intervention. Critiquer l'hôte était déjà très insultant, voilà qu'elle invoquait les défunts pour enfoncer le clou avec lequel elle perçait le cercueil de la patience du long dard qui avait déjà atteint ses limites quand, en observant les Lannister, il avait bien vu que tous les efforts déployés par les Tyrell pour faire de ce jour un souvenir enchanteur et pour mettre à l'aise leurs invités ne suffisaient pas. Qu'auraient-ils dû faire ? S'habiller tous de rouge, refuser à lady Aliénor et à ser Tristan un peu de gaieté le jour de leur mariage et décréter une cérémonie en catimini dans un placard ? Leo avala cette nouvelle couleuvre, et en dépit de tout ce qu'il éprouvait de colère sourde et d'incompréhension devant la mauvaise foi éhontée de ceux qu'il croyait recevoir chez lui avec plaisir, un sourire s'épanouit sur son visage quand il reporta toute son attention sur la fricassée de faisans qu'il traîna jusqu'à son assiette après avoir adressé un regard plein d'amour et de tendresse à son épouse. Il était content du déroulement de la cérémonie, et n'allait certainement pas présenter ses excuses à ceux qui allaient bientôt lui reprocher d'en avoir trop fait, alors même précisément qu'il avait retenu le cordon de sa bourse. Mais si ceux-là étaient incapables de concevoir qu'il existe un temps pour tout et que précisément ce jour était consacré au mariage de son fils et de leur sœur et aux réjouissances, alors Leo espérait au moins qu'ils auraient la vertu et la décence de garder pour eux leurs remarques et leur mécontentement. Les Tyrell n'oubliaient jamais que la guerre était à leur porte, mais s'il fallait pour plaire aux grognons qu'on débarrasse la table et qu'on sorte les cartes, les plumes, les pions et les bouliers, que ne l'eurent-ils dit plus tôt ? Mais la contrariété déjà passait à mesure qu'il dégustait la viande fondante de l'oiseau cuit dans son assiette. Il était chez lui et n'avait de compte à rendre à personne, mais pouvait-il laisser passer l'insulte faite à son nom ? Cherchaient-ils à lui faire payer les frasques de son fils, alors même que la dette de ce dernier à l'égard du Lion était prétendue remboursée ? Toujours calme comme à l'accoutumée, il répondit avec bienveillance au compliment de sa jeune nièce.

« Nous ne pouvions vous accueillir dans une étable et vous servir de la viande avariée au prétexte que nos côtes sont menacées. Retenez ceci mon enfant, qui sauve les apparences sauve tout ! Alors feignons pour quelques heures que le monde est une fête ! Oublions la guerre et les tracas pour quelques heures ! Et si les Fer-nés s'invitent à notre banquet, gardons leur un peu de tourtes aux blettes, je suis sûr qu'ils en apprécieront le fumet. Si ce n'est pas le cas, on leur coupera le nez ! »

Joignant le geste à la parole, il feignit d'attraper le nez de Maeve et, tout sourire, prétendit le garder pour lui et en démarrer la collection. Heureusement ce côté-là de la table était plus joyeux et plus festif que l'autre. Sa mère ne cessait d'observer lady Aliénor avec une moue sceptique, mais les yeux de la vieille dame roulèrent bientôt sur ses voisins avant de se reposer sur son fils. Son regard en disait long. Elle brûlait d'intervenir, Leo le voyait, mais il ne savait guère ce qu'elle aurait bien pu dire. Mais il n'allait laisser s'initier un débat futile, une querelle vaine et stérile qui reviendrait à comparer et confronter des années et des années de traditions différentes. D'un regard, il invita sa mère à se taire, tendit vers elle un plat qu'il savait son préféré. Elle comprit et se fia aux instincts conservateurs et prudents de son fils qui avait très bien compris que ce n'était ni le lieu ni le moment de rappeler à leurs invités certaines règles de courtoisie élémentaire. Pas maintenant, pas ici, jamais, car c'était bien le genre de tribulations qui n'aboutissaient jamais à rien. En ce sens, l'évocation de Damon Lannister avait renvoyé Leo au souvenir du tournoi de Sorbier durant lequel il s'était imposé face au Lion Gris avec un brio qu'on vantait encore aujourd'hui. Aujourd'hui comme à l'époque, l'important n'était pas de frapper, mais de frapper juste. Il n'oublierait pas l'insulte, et l'auteur en paierait le prix politique. D'un geste de la main, il fit un domestique qui s'empressa auprès de lui. Leo demanda qu'on lui apporte au plus vite une mine de charbon et un bout de parchemin et aussitôt le domestique disparut. Observant son épouse, il se pencha légèrement vers elle pour mieux profiter du confort de sa chaise.

« Je sais que tu aurais souhaité davantage, mais j'espère humblement que ce banquet est à ton goût. Ces deux enfants méritaient aux moins des noces royales, et je regrette de ne pas t'avoir offert, à toi, un jour grandiose pour célébrer le mariage de notre fils. Pourras-tu en profiter et t'amuser, malgré tout ? Rien ne me serez plus agréable que de voir ton visage s'illuminer d'un vrai sourire, quand je t'inviterai à danser tout à l'heure. Les occasions de se réjouir sont si rares, alors j'aimerais profiter de celle-ci avec toi, et avec notre famille. »

Ce mot, il avait cru le prononcer en incluant, car le jour était exceptionnel et l'imposait, les Tyrell, les Lannister, et même les Baratheon, les Arryn et le Tully ici présent. Mais certains d'entre eux en ne jugeant que la surface avait choisis de s'exclure eux-mêmes. Ils étaient ignorants des sacrifices consentis à Hautjardin depuis le début de la guerre. Les situations de l'Ouest, du Bief, de l'Orage et du reste n'avaient rien de comparable, et pourtant la comparaison semblait être l'unique venin des crochets des serpents qui se glissaient à sa table. Mais penser ainsi, c'était ignorer que ce jour était exceptionnel. De fait, Leo ne laisserait pas les aigreurs des uns et ses propres humeurs le parasiter. Le domestique revint vers lui, portant ce qu'il avait demandé. Sur le bout de parchemin, Leo griffonna quelques mots à l'aide de la mine de charbon, et rendit le tout au domestique en lui donnant la consigne de porter le message à son intendant, puis à Tribouly.
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Message Lun 7 Mai 2012 - 1:38

« Oui, j'imagine qu'il faut du courage...» Jasper l'avait pensé très fort, mais fort heureusement, aucun son n'avait franchi la barrière de ses lèvres. Il aurait ri avec sa sœur s'il n'avait eu la gorge maquillée de sel. Malgré tout, il ne pensait pas que se soumettre à une telle coutume nécessité du courage, du moins pas fondamentalement. Cela nécessitait surtout du bon sens, assez paradoxalement, car là encore et comme un pied de nez à ceux qui ne jurent que par les actes, le message véhiculé par l'acte en lui-même était très fort. Pour faire entrer les convives dans le champ des lois de l'hospitalité, l'hôte s'abaissait à manger l'assortiment d'aliments le plus ingrat qui puisse être ; et l'invité, en mangeant spontanément ce même assortiment en réponse à l'acte de l'hôte, ne s'abaisse pas mais le relève, en lui faisant comprendre qu'il se sent, chez cet hôte, non comme un invité, ce qui implique toujours une certaine distance, mais comme un membre à part entière du clan. Il se joignit au toast porté par sa sœur aînée à la mariée, mais à peine posa-t-il son verre qu'il s'étonna d'entendre les deux Lannister qui lui faisaient face parler du mariage de l'aîné des deux avec sa sœur Maura. Ne savaient-ils pas qu'il était grossier et très indiscret de parler d'un tout autre mariage que celui que célèbrent les noces ? Il les oublia quelques instants pour écouter sa sœur qui lui décrivait un peu ce qu'était la vie à Castral Roc, la forteresse millénaire des lions. Il éprouva lui-même à cet instant la nostalgie de son foyer natal et pour sa sœur une compassion sincère. Quand elle lui prit la main, il ne la retira pas, et s'il fut surpris, ce ne fut pas tant par le geste en lui-même que par son opportunité. Un coup d’œil en direction du plafond et son regard croisa celui de tissu d'un faucon qui planait sur sa tenture au-dessus de la table. Revoir les couloirs des Eyrié quelques instants suffit à l'enhardir assez pour ne pas céder à la sensiblerie du souvenir. Vivre au Roc devait être une chose fort étrange. La mer était un univers totalement inconnu du jeune homme. Il avait bien sûr vu la mer à Goëlville, quelques fois, il avait même vu les eaux du Détroit lors d'un séjour aux Piz. Penser à cette île si originale le fit sourire d'une moue coupable. Mais il ne connaissait rien de la mer, des bateaux, de la vie balnéaire ou insulaire, mais ce que lui disait Maura éveilla sa curiosité. Peut-être verrait-il Castral Roc un beau jour ? Sans doute de loin, quand il s'en irait combattre sur les Îles de Fer. Mais s'il voulait voir la forteresse, ce que disait Maura suffisait pour lui faire refuser l'idée d'y vivre durablement. Trop importantes étaient à ses yeux les montagnes bordant les Eyrié, et le grand vide où le regard peut se jeter sans crainte de tomber. Le vertige de la Lance du Géant était trop important à ses yeux, et malheureusement ce n'était pas à Castral Roc qu'il pourrait le retrouver. La tanière des lions avaient certainement d'autres attraits, mais ils convenaient à d'autres personnes.

« En effet, et ces préparatifs doivent être achevées à l'heure qu'il est. L'hiver peut venir, nous serons prêts, aussi haut que l'honneur. Juste un peu moins haut.» La plaisanterie était éculée mais toujours efficace, mais peut-être un peu trop valoise. Fort heureusement, Maura était née aux Eyrié, et son séjour dans l'Ouest avait été trop court pour la détacher de l'humour si particulier qu'on pratique une fois passé la Porte Sanglante. Jasper croqua dans un bout de pain, avala le morceau avant de poursuivre en s'interrompant de manger, car évoquer Port-Réal aurait pu lui donner des maux de ventre. « Plus chaleureux peut-être, mais certainement moins habitable. La capitale est un vrai cloaque, comme si les Sept y versaient régulièrement la lie de leurs ordures. Même le Donjon Rouge m'a donné la nausée, sans parler des rats et des vers qui y pullulent. On y trouve aussi des animaux nuisibles. Je n'y vivrais pour rien au monde, et je préférerais mille fois une cabane dans les montagnes de la Lune. » En parlant de ces montagnes, le regard de Jasper se porta immédiatement sur sa petite sœur Maeve, qu'il aurait bien pu perdre lors de l'escarmouche qui l'opposèrent son escorte et lui aux Faces brûlés qui attaquèrent leur caravane sur la Grand-Route, s'ils avaient été moins bien préparés, s'il avait été moins vaillant. Il sourit à sa petite sœur, ainsi qu'au petit Tully qui semblait ne pas s'ennuyer. Un tel petit être était une bouffée d'air frais parmi tous ceux qui n'avaient que la guerre en tête à tout instant, et Jasper aurait payé cher pour qu'il fût assis à ses côtés. « C'est un garçon formidable et son âge n'enlève rien à son agréable compagnie. Heureusement qu'ils étaient avec moi à Port-Réal... Je m'y sentais bien seul, au milieu de la horde des gratte-vélin et des ronds-de-cuir qui m'auraient tué si je n'avais eu ces deux enfants pour me distraire un peu de la tyrannie administrative. » Il leur devait beaucoup, et se sentait même redevable de les avoir traîner avec lui jusqu'à Hautjardin alors qu'ils auraient pu demeurer aux Eyrié pour y continuer leurs jeux innocents, ces mêmes jeux que Jasper souhaitait voir évoluer vers des tournures moins innocentes. Edwyn était encore un peu jeune, mais c'était justement l'âge idéal pour des fiançailles et ces dernières, il comptait bien les obtenir. Il n'était toutefois pas sûr des dispositions du petit garçon, ni même de celles de sa mère, et sans doute faudrait-il les convaincre tous deux. Mais s'il appelait avec raison Edwyn son « ami », alors ces choses-là se feraient naturellement. « Je suis content qu'ils s'entendent bien. J'ai un peu honte de le dire, mais j'ai beaucoup appris auprès d'eux. Au sujet des enfants, notamment. C'est incroyable les trésors qu'ils dissimulent, de vivacité d'esprit et de bon sens. C'est peut-être dû à la dureté des Sept envers ces deux-là...» Le visage de Jasper s'assombrit. Parler des deuils de la famille Arryn ne le réjouissait jamais. « … mais je suis content de les avoir avec moi. C'est assez égoïste, j'en conviens. Je ne sais pas quel genre de père je serai, mais je crois que j'adorerai l'être. »
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Message Lun 7 Mai 2012 - 4:12

Comme beaucoup d’autres convives, la réponse de la sœur aînée de leur petite mariée aux propos nostalgiques de son propre époux ne tombèrent pas dans l’oreille d’une sourde et elle resta un peu sur les fesses de l’impudence de la donzelle. Étaient-ils donc sur le marché aux poissons de Port-Lannis pour se comporter avec autant de tact qu’une poissonnière ? Sans compter que l’écorne faite à Leo Tyrell se répercutait sur toute sa parenté au premier rang de laquelle se trouvait l’actuelle dame de Castral Roc, épouse du suzerain de l’Ouest. Qui dès lors donnait dans l’indécence ? Prompte au jugement, Maura avait désormais sa petite idée sur la question. Quoique pour l’avoir souvent vu à l’œuvre, elle comprit l’orgueil Lannister, il n’était pas question que celui-ci vienne se mettre en travers des plans de son mari qui devait marcher sur la corde raide entre les lords Arryn et Tyrell. Elle jeta un coup d’œil à Tybolt en soulevant un sourcil. Lui aussi savait à quel point le mariage devait se dérouler sans anicroche. Elle n’osa faire de même en direction d’Aliénor. Quelle horrible chose à dire à propos du mariage de sa propre sœur qui plus est juste sous son nez ! Elle n’aurait pu dire être proche de la jeune femme au même titre que Tya mais elle savait pertinemment qu’elle se serait écorchée les veines plutôt que de lancer une telle ignominie sous le nez de sa petite Maeve. Elle reporta son attention sur l’embarrassante belle-sœur.

 « Ne dîtes pas cela, lady Tya. Un mariage en petit comité convient mieux à mes humeurs, je n’ai jamais eu la patience d’Aliénor pour les trouble-fêtes. » lança-t-elle à la volée par-dessus la table avec un sourire narquois à l’égard de sa belle-sœur. A quoi jouait-elle l’inconsciente ? Elle voulait mettre et son frère et son mari dans une mauvaise posture en critiquant à tout va. Elle jeta un coup d‘œil autour de la table et leva son verre en se soulevant de sa chaise avec un certain panache, histoire d‘être certaine que l‘attention serait centrée sur elle.  « En l’honneur de la mariée ! Et de son non moins fringant époux ! Je me souviens de lord Damon, un homme bon, droit et courageux. Tout comme nous le sommes Tybolt et moi, il n’aurait pas pu être plus heureux de l’accueil réservé à sa fille à Hautjardin. Je l’entends rugir de contentement d’ici. A lord Damon, le Lion Gris ! Et à sa scintillante fille ! Pour ser Tristan et lady Aliénor ! Qu‘ils croissent avec force !» s’écria-t-elle tout en donnant un léger coup de genou à son frère puis à Gerold pour qu’ils la suivent. Ce qu’ils firent, que chaque dieu veillant sur elle en soit remercié.  « Pour les mariés ! » et, de la part d’un Gerold qui n’y allait pas avec le dos de la cuillère avec son verre pour saluer un mariage dont il avait été, encore une fois, l‘artisant :  « Je rugis ! A ma sœur et à mon beau-frère ! » Puis, prenant son courage à deux mains, elle but une gorgée de vin de la Treille dans sa coupe. Une petite, elle ne voulait pas tenter l’étranger non plus et prendre le risque de tout recracher sur la table si aimablement décorée. Elle reposa sa coupe avec délicatesse avant de reprendre, cette fois-ci à l’attention de leur hôte.  « Et je voulais aussi vous remercier Oncle Leo, Tante Jeanne," Ce remerciement lui coûta certainement bien plus que toutes les paroles précédentes. "Ainsi que vous Grand-Mère et bien sûr tous les autres. Vous connaissez tous la situation de l’Ouest et je ne m’étendrai donc pas sur le sujet. Mais, pouvoir profiter de ces journées dans l’écrin qu’est le Bief est un véritable bonheur malgré la peine mâtinée d’espoir de perdre notre chère lady Aliénor. Je terminerai bien par un rugissement, une déclaration sur mon honneur aussi haut que les montagnes ou même une pensée pour la stature des roses de Hautjardin mais, ce soir, je vous suis surtout reconnaissante lord Tyrell et cher oncle de nous avoir ainsi permis de tous nous retrouver. » Elle inclina la tête en direction de son oncle en un remerciement silencieux avant de relever sa coupe une dernière fois.  « Ah ! Et je suis forcément reconnaissante à Aliénor pour ne pas être allergique au pollen et à Tristan pour ne pas avoir eu peur de ses griffes aussi ! A l’amitié des maisons Tyrell et Lannister donc, puisse-t-elle être éternelle ! » Elle but à nouveau une petite gorgée avant de rassoir en riant , la main toujours posée sur celle de son frère pour se soutenir laissant à un autre le soin de faire le spectacle histoire qu’ils oublient tout à plein les précédents propos fâcheux. Elle sourit à son frère avant de tendre le doigt vers un plat pour réclamer vu qu’elle était désormais d’humeur festive.  « Donne-moi une cuisse de pintade s’il te plaît, j’ai envie d’en croquer un bout ce soir. »

Elle était un peu désolée d’avoir coupé leur début de conversation mais, tout en mangeant avec application - ses dents blanches déchirant la chair tendre du volatile - elle reprit là où elle avait abandonné son cher frère.  « Un peu moins haut mais toujours plus haut. Fermer les portes sur les meubles couverts me manquera. Et le festin du retour encore plus ! Dieux ! Cela me manque vraiment. Je suis impatiente de montrer ma demeure à Tybolt quand nous viendrons en visite. Tu sais, juste sentir le mugissement du vent et ses bourrasques en remontant vers Ciel. » Plus que tout autre chose, Maura était une fille du Val. Elle aimait le Roc mais surtout parce que c’était la demeure de son époux qui lui adorait sa forteresse troglodyte. Elle appréciait Hautjardin mais la profusion de fleurs lui faisait regretter la pâleur de la forteresse du Faucon. A toutes ces résidences, il manquait la grâce grave des Eyrié, la pureté de l’air, le grandiose d’un panorama immortel qui s’était offert à elle durent toutes ses années de pucelle. Il s’agissait tout simplement de son château, de sa demeure ancestrale où elle pouvait tranquillement vaquer à ses occupations à l’ombre du trône de barral blanc des rois de la Montagne et du Val. Un endroit où elle ne rencontrait aucune difficulté, un lieu où elle était respectée et où elle était en tout la première. Personne ne remettait jamais en cause une seule parole de la dame du Val si ce n’était Jasper lorsqu’il était d’humeur quelque peu ombrageuse. Mais tout avait toujours été si naturel là-bas, alors qu’ils étaient perchés dans leur nid de faucon. La comparaison avec Port-Réal ne manqua pas toutefois de la faire sourire largement. Elle peinait à voir son frère évoluer dans les brumes du Donjon Rouge et dans les sortilèges de l’Etoile-de-Mer. Ne disait-on pas de Freuxsanglant et sa maîtresse qu’ils étaient un peu sorciers ? Elle avait toujours eu peur de cette réputation peut-être imméritée.  « Une cabane ?! Pas trop loin de tout s’il te plaît que je puisse venir t’y trouver de temps à autre. Enfin, je suis comme toi, et comme beaucoup. La ville est bien trop grande et la rumeur des conversations incessantes…Port-Lannis est un peu pareille à vrai dire mais en plus propre et ordonnée. Le Guet fait un travail digne de louanges à vrai dire et Tybolt est un excellent administrateur pour cette grande ville. Je m’imaginais une version miniature de la capitale et je t’avoue avoir été très étonnée par les fruits que ses efforts ont produit. » Sans doute l’or Lannister n’y était-il pas pour rien. Les soldats étaient bien équipés, nombreux et rarement manquants à leurs postes sous peine de se voir retirer part de leur solde. C’était sans doute assez différent pour les Manteaux d’Or mais elle devait avouer qu’elle n’en savait rien, ou pas grand-chose, à leur sujet.  « Toutefois, Port-Réal me fascine. Elle est si neuve par certains côtés et le Grand Septuaire est magnifique. Tous ces gens différents, les princes des Iles d’été ou d’Essos…J’aime cela. Tu sais, cette atmosphère de voyages, d’aventures…Nous n’avons rien de tout cela dans le Val si ce n’est dans quelques quartiers de Goëville, c’est bien dommage. » Peut-être s’enthousiasmait-elle un peu trop vite au sujet de la cité des Dragons mais elle aimait vraiment ce décor à la limite de la démesure. Certes, elle n’aurait jamais pu y vivre en permanence comme Gowen et Tya mais ses nombreuses visites la ravissaient à chaque fois. Elle adorait paraître à la Cour, parler avec la reine ou même assister aux nombreux bals. Jusqu’à ce qu’elle ressente le besoin de retrouver le calme des antiques couronnes de Westeros. Elle ne comprenait vraisemblablement pas que Jasper n’ait pas pu goûter aux mêmes bienfaits et sourit avec une légère incrédulité lorsqu’il lui avoua que Maeve et Edwyn avaient été ses compagnons les plus proches lors de son passage chez la Main.  « A ce point ? Je croyais que lord Rivers savait recevoir ses hôtes autrement qu’au son du grattement de la plume. Mais je suis contente que les deux petits t’aient été de bonne compagnie. Surtout Maeve…J’ai parfois peur qu’elle n’en fasse qu’à sa tête même en si grandiose compagnie. Quelle aventure pour elle en tous cas, j’aurai aimé pouvoir lui faire découvrir tout cela moi aussi. » Elle avait parlé à voix basse afin d’être sûre de ne pas avoir été entendue à l’autre bout de la table par le petit démon en jupons qui se faisait appeler la Peste du Val avec tant d’aplomb. Malgré tout, son ton, sa voix et ses mots exprimaient bien le désarroi qui l’habitait d’avoir laissé sa petite sœur pour aller prendre place sur le trône de l’Ouest. Pour sa cadette, elle avait toujours eu des attentions de mère par la force des choses mais aussi parce que Maura l’avait bien voulu. Savoir qu’elle s’était trouvée un petit compagnon la rassurait en quelque sorte quoiqu’elle ne soit pas née de la dernière pluie. La touchante complicité entre les deux enfants était aussi, passé la joie première de les voir si bien s’entendre, un élément du grand tableau à ne pas oublier.  « Pour le peu que j’en ai vu, il a l’air d’être un bon garçon, gentil et poli qui plus est. Cela ne gâche rien. Des peu de fois où j’ai pu rencontrer lady Charissa, elle chérit son fils comme la prunelle de ses yeux. Cela a du être un crève-cœur de l’envoyer ainsi au loin. Je ne sais pas si j’en aurai la force si un tel choix m’était imposé par les événements. » Non, elle était même certaine qu’elle ne le ferait jamais. D’une part parce qu’elle en aurait sans doute été malade et surtout parce qu’elle savait qu’elle aurait protéger son enfant mieux que quiconque. Pour son fils endormi au sein de ses entrailles, elle avait bravé le fer et le sel, la peur et la mort. Sans doute n’était-elle pas née Lannister mais pour son enfant elle serait, elle le savait, plus lionne que les lionnes. L’aveu de son frère, si il aurait pu paraître puéril à d’aucuns, rencontrait chez Maura une perspective toute différente. Elle comprenait ce que pouvait représenter d’être père à ses yeux tout comme elle espérait ce que lui aussi était capable du même entendement au sujet de la maternité de sa sœur aînée. Conjurer le sort peut-être et surtout fonder une famille stable, foyer d’un amour et d’une cohésion sans failles. Quelque chose qui leur avait été refusé à un âge trop tendre.  « L’enfant aurait de la chance de t’avoir pour père, petit frère. Et le malheur d’avoir une tante extatique et bêtifiante dès lors qu’elle se pencherait sur son berceau. » ajouta-t-elle en riant avant d’ajouter en soulevant un sourcil moqueur.  « Par contre, il te faut trouver une épouse, mon cher. Je n’ai encore jamais entendu parler d’un homme portant ses propres enfants. Quoique tu ais encore un peu de temps mais pas trop…J’ai envie d’une nouvelle belle-sœur et les Eyrié d’une lady Arryn. Enfin…J’avoue. Surtout de neveux et nièces à gâter. Mais bon, tu es encore jeune, laissons à ce faucon le temps d’avoir des ailes avant de lui apprendre à voler. » termina-t-elle en souriant presque maternellement devant son petit frère qui semblait prêt à se marier lui aussi. Elle n’était pas grande pleureuse mais elle était certaine qu’il lui faudrait des centaines de mouchoirs pour renifler quand ce jour arriverait. Pour le coup, elle avait elle aussi terminé sur une plaisanterie en cours dans le Val et plus particulière chez les Arryn compte tenu de leur blason où, par une drôle de métaphore, le faucon désignait un projet tenant à cœur aux intéressés.
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Message Lun 7 Mai 2012 - 11:12

A mille lieues de s'imaginer un seul instant que la conversation privée qu'il avait avec sa jeune sœur ait pu être le centre d'intérêt de tout à chacun autour de la table, Tybolt s'était légèrement penché en arrière pour laisser le valet de table déposer devant lui une assiette contenant ce qu'il avait réclamé. Un poisson cuit à l'étouffé accompagné de girolles. Se faisant il croisa le regard de Maura et comprit à l'expression de cette dernière que quelque chose venait d'avoir eu lieu, quelque chose qui n'était pas pour plaire à son aimée. Il n'eut aucun mal cela dit à retrouver les propos qui auraient pu déplaire à son épouse, il esquissa un large sourire ironique en soufflant légèrement. Fallait-il que tous ces gens bien nés n'aient d'autre occupation que d'espionner la conversation entre un frère et une sœur ne s'étant pas revu depuis des mois ? Il haussa donc les épaules en levant les yeux au ciel pour répondre à l'interrogation silencieuse de sa douce. Merci bien... dit-il au valet tandis que ce dernier emplissait sa coupe d'eau. Mais dès avant qu'il n'ait pu se concentrer sur les mets qu'on venait de lui servir, la voix de Maura porta à l'attention de Tya. Il releva donc les yeux de son assiette pour entendre son épouse reconnaitre ou tout le moins annoncer qu'un tel mariage n'aurait pas forcément été à son goût. Il n'aurait su dire s'il s'agissait là de paroles franches ou d'une tentative pour la Dame du Roc de venir en aide à son époux Lannister face aux préjugés certains qui devaient hanter les esprits chagrins des autres Lord à la table. Il suivit néanmoins avec grand intérêt et non sans une certaine fierté les mots suivants de son aimée. Cette dernière prenait à bras le corps le problème et faisait son possible pour minimiser un quelconque affront qui aurait pu être fait. Se joignant à tous il leva son verre à l'intention des jeunes époux, rois d'un jour, ainsi qu'à son défunt père encore aujourd'hui présent à bien des esprits.

Voir ainsi Maura voler au secours des Lannister avait quelque chose de plaisant pour le jeune seigneur mais son plaisir fut encore plus grand lorsqu'il la vit réclamer puis manger avec appétit. Non pas inquiet le moins du monde pour sa propre image, pour laquelle il n'avait que peu d'intérêt, Tybolt se souciait plus de celle de sa jeune sœur ainsi que son époux Baratheon, n'ayant pas forcément signé pour se voir si promptement juger. Etre l'origine de tous les maux était quelque chose désormais habituel pour le jeune Lion, et son père l'y avait préparé. "Notre richesse et notre puissance feront de toi l'ennemi commun mon fils" lui avait-il dit. "Il n'est un seigneur de par le royaume qui ne s'adonne pas au jeu de blâmer les Lannister, pour certains cela leur permettra de se sentir mieux pour d'autres de relativiser notre influence afin de se voir eux même mieux placés dans le jeu de cyvosse qu'est la politique." Mais Tya tout comme Gowen n'étaient pas éduqués et préparés en ce sens. Laissant de nouveau son plat l'attendre il posa une main sur celle de sa cadette avant de parler d'une voix qui, il le savait pour le faire intentionnellement cette fois, serait entendu de tous ou tout le moins tout ceux n'ayant rien de mieux à faire que de s'occuper de conversations ne les regardant pas et ne leur étant pas destinées.
Notre père aurait été plus qu'heureux ma douce sœur, mais peut être vaut-il mieux ne point trop parler pour nos morts tant il y en aurait à faire parler depuis le début de cette guerre, d'autant qu'il semble que rien ici bas ne soit plus privé désormais. Il pensa un instant ajouter que ces morts à parler auraient été plus nombreux à l'Ouest qu'ailleurs tant son Fief et ses gens n'avaient cessé de servir de bouclier à tout le royaume pendant que d'autres profitaient du temps et du répit ainsi accordé pour se pencher sur d'autres occupations, comme préparer un mariage ou se blottir aux pieds d'un borgne et d'un roi qui jamais ne levèrent le moindre doigt pour remplir le serment donné. "C'est toujours derrière les gens de l'Ouest que le peuple s'abrite" lui avait un jour dit le Lion Gris et bien que Tybolt n'y eut cru à l'époque, il ne pouvait désormais en faire abstraction. "Aussi prompts soient-ils à nous juger et nous calomnier, jamais un seul grand seigneur ne fera rien pour prendre à son compte la défense du royaume s'il y a un Lannister pour s'en occuper. Ils nous voient comme un mal nécessaire, mon fils."

L'esprit encore plein des paroles désabusées de son père, Tybolt goûta enfin le plat devant lui. Ce dernier n'avait certes pas les saveurs propres aux poissons de haute mer dont il raffolait mais il devait admettre que les cuisiniers de Lord Tyrell avaient un talent certain pour le faire oublier. La chair fondait en bouche et les aromates utilisés relevaient avec pertinence le gout d'un produit à l'origine bien fade. Buvant un peu d'eau le jeune seigneur tenta de faire passer son esprit dans un mode plus à propos en de telles circonstances. Peut être engager des conversations sans intérêt particulier avec les autres convives, se laisser aller à l'insouciance et à la simple joie d'être présent en leur compagnie mais... mais il y avait cette guerre à ses portes, Port-Lannis blessée et encore convalescente, l'hiver en approche et les réserves qui n'étaient pas suffisantes certainement pour faire tenir tout le fief durant plusieurs années... sans parler de la missive de Lord Beron demandant l'aide de l'Ouest et des Lions face à l'engeance Fer-Né. L'ambiance et la circonstance voulaient que ces pensées soient déplacées en un tel moment mais l'analyse faite par l'esprit de Tybolt était toute autre, c'était cette pantalonnade, cette débauche d’hypocrisie qui était déplacée. Pouvaient-ils réellement faire comme si de rien était ? ! Pour un jour certes, oui pour un jour c'était certainement possible encore que, pour celui qui se lève et se couche le regard sur l'océan et le risque permanent d'y voir apparaitre les voiles Fer-Nés, un jour pouvait paraitre de trop. Grand peine lui faisait de penser tout cela alors même qu'il mariait sa plus jeune sœur et que c'eut dû être un jour de fête pour lui comme pour les autres mais Tybolt n'avait que trop conscience du risque encouru par ses gens, par son épouse et leur enfant à naitre pour simplement se laisser couler dans l'insouciance et le dénie, car il s'agissait bien ici de dénie. Observant un moment Aliénor dans sa livrée aux couleurs Tyrell il se dit qu'au moins désormais elle était en sécurité loin des côtes et de la guerre. Peut être ne l'avait-il pas offerte au plus valeureux des hommes mais au moins était-elle en sécurité et sa descendance pourrait jouir des richesses du Bief en sachant toujours qu'un allié veille à l'Ouest. Il adressa donc un sourire sincère à sa petite lionne avant de retourner à son plat et continuer de manger sans plus prêter attention aux discussions inhérentes à ce type de réunion. Bien vite viendrait le temps de parler vrai et de revenir à la réalité des évènements.
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Aliénor Tyrell
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❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
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Message Lun 7 Mai 2012 - 14:09

Aliénor avait pris le temps de changer un peu sa tenue. Elle n’aurait supporté sa robe plus longtemps. Elle était déjà un mauvais souvenir dans son esprit lointain. Elle avait revêtue les couleurs de sa nouvelle famille et les portaient avec fierté. Même si une Lannister restait toujours une Lannister, elle avait changé son nom pour Tyrell. Un bien, un plus, un mal, un moins? Elle ne savait pas vraiment. Elle arrivait à sourire à Tristan, mais elle ne savait pas pourquoi ce sourire allait vite mourir. Elle ne voulait pas déplaire à personne et encore moins à Leo Tyrell. Elle lui accordait toute sa confiance. La jeune lionne leva son verre en direction du seigneur des roses pour son attention. Elle ravala son commentaire qui ne tenait qu’à elle. Enfin à coté de son époux être une fierté c’était très facile… Aliénor attendit la fin des discours pour boire une bonne gorgée de vin. Elle n’eut pas le temps de se renfermer dans son esprit que Lord Tyrell lui offrit un présent tout à fait inhabituel, mais de bons augures pour la lionne.

Rire n’Avait jamais tué personne. Aliénor en profitait pour une fois, qu’elle trouvait réellement à rire depuis quelques semaines et quelques mois. Elle ne voulait pas faire sa capricieuse, mais cela lui manquait terriblement. Quoique si elle arrive à se rappeler la petite soirée qu’on avait organisée pour elle, hier soir, elle aurait su si elle avait ri. Enfin valait mieux éviter d’ébruiter ce constat. La Lionne se retint de rire face au Fétiche de la maison Greyjoy. La ressemblance était troublante tellement le fétiche était laid, mais amusant. Puis trêve de plaisanterie, la seiche parti en fumé faisant éclater de rire la jeune femme. Il y avait longtemps qu’elle n’Avait pas ri de bon cœur. La suite l’impressionna et elle leva les yeux en direction du Lord de Hautjardin. Il savait la faire sourire.

Elle jetait des regards à son époux, cherchant son attention qu’elle arrivait à avoir facilement. Pourquoi agissait-il ainsi? Pour lui faire plaisir? Pour s’excuser de toutes les choses qu’il avait tente de faire ou qu’il avait fait. Enfin, elle avait sourit à Maura. Tristan était certes chanceux d’avoir une femme aussi jolie, mais elle n’avait pas la tête de sa sœur ou de sa belle-sœur. Par contre, ses yeux se posèrent sur son frère et sa sœur. De quoi pouvait-elle parler? Aliénor se faisait silencieuse et finit par en venir à la conclusion que personne ne semblait content. Oui, elle connaissait amplement le discours et la ritournelle. Elle n’allait pas se faire prendre dans le détour. Personne ne lui enlèverait ce jour qui était le sien. Elle n’Avait pas envie que la fête tourne mal. Pourtant, elle était si heureuse.

Vous n’oubliez rien dans les détails Lord Tyrell. Il me fait grandement plaisir d’entrer dans votre famille. Que cette union puisse perdurer

Elle leva son verre au Lord de la maison et regarda les deux plus jeunes enfants près du lord. Ils étaient certainement les plus adorables du banquet. Mais surtout à sa nouvelle famille et future famille qu’elle ferait grandir dans les murs de Hautjardin. Elle avait croisé le regard de Tristan à l’autre bout de la table et lui offrit un charmant sourire qu’elle se vit retourner. Son cœur se détendait peu à peu et tentait quand même de ne pas se noyer sous les verres d’alcool. Du moins, pas devant la mère de Lord Tyrell. Elle n’était pas assez idiote. Elle prit tout de même le temps de répondre au Lord des Eyrié.

Il y a une perle pour chaque homme. Celle que vous épouserez fera de vous un homme aussi chanceux que Tristan.

Tristan était chanceux, mais Aliénor ne savait pas si elle, elle l’était. Elle ne croyait pas faire le grand plaisir de son époux que l’on ne semblait pas entendre beaucoup autour de la table. Il la fixait, mais ne semblait pas vraiment parler. Son regard et plutôt son attention fut porter par son frère et sa sœur. Pour une fois, depuis qu’elle était à Hautjardin. Qu’elle n’avait pas encore fait de gaffe, ils osaient regarder tout cela comme une farce. Lui parler de Damon Lannister. Il était mort! Il n’était pas là et elle ne voulait pas entendre et encore moins savoir ce qu’en penserait son défunt père. La jeune lionne avala la dernière gorgée de vin et se tourna vers sa sœur le cœur plutôt amère.

Peut être père s’étoufferait d’un tel banquet, mais il ne le dirait pas et garderait ses impressions pour lui-même afin de ne pas me peiner. Voilà ce qu’il ferait et je vous prierais de le laisser ou il se trouve, si vous ne trouvez rien d’intéressant à évoquer.

Elle n’avait pas tort. Leo Tyrell avait tout les droits sur le banquet qu’il avait voulu donner. Aliénor lui rendrait toujours hommages. Son père aurait trouvé le moyen subtil de lui glisser sans lui faire de peine. L’attitude de sa sœur ainée lui déplaisait. Pour une fois qu’elle était heureuse. Pour une fois qu’elle pouvait profiter de la situation ou elle était la reine. Ou elle n’avait pas besoin d’être effacée. Pourquoi devaient-ils ranimer les morts pour son mariage. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait lors d’une rencontre, ailleurs dans Hautjardin. Elle préférait davantage le discours de Maura. Elle était la fille de son père. Sa petite princesse qui avait toujours tout obtenu de cet homme. Il avait toujours oublié la rudesse avec elle et avait toujours cherché à ce qu’elle ne soit pas affectée par cela. Elle ne s’éternisa pas dans sa mauvaise humeur et écouta sa belle-sœur et son discours. Voyant que Maura la regardait, elle lui offrit un sourire.

Je ne crois pas que Tristan ait peur des griffes du lion.

La jeune mariée regarda encore en direction de son époux et se dit qu’elle devrait revoir cette coutume de mettre les gens si loin. C’était à son tour. De porter un toast en l’honneur de son époux. Elle leva son verre et prit une grande respiration :

À Ser Tristan, qui aura désormais la tâche de veiller sur la lionne. Que les sept puissent éclairer notre chemin.

Elle aurait presque eu préférence de prendre place auprès des enfants qui semblaient avoir des discussions davantage plus intéressantes. Répondant au sourire de son frère elle se tourna vers Gérold et lança à sa seule intention.

Te voilà le dernier en lice pour le mariage, cher frère.

Gérold restait le dernier Lannister non marié. La petite lionne aimerait bien voir qui deviendrait la dame Lannister. Il y avait de bon parti dans l’Ouest, à savoir celle qui serait choisie. Voulant mettre terme au palabre et ne pas percer une brèche dans la patience de son hôte et beau-père, la petite lionne se redressa et sourit comme si de rien n’était.

Fêtons pour une fois que le temps nous le permet. Demain sera plus apte aux discussions sérieuses. Sinon je risque d’avoir des regrets de ne pas être avec Lady Maeve et Lord Tully.

Voila elle n’avait plus rien à dire pour son petit groupe. La reine du soir avait parlé.



 
 
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Message Lun 7 Mai 2012 - 14:41

Zut. Sans le vouloir, Aliénor avait froissé lord Leo Tyrell. Ce n’était pas du tout son intention, à vrai dire. Elle voulait juste signifier que feu leur père aurait été ravi de voir leur petite Aliénor, aussi belle dans sa robe verte, nouvelle dame d’une maison aussi influente que les Tyrell de Hautjardin. Lord Leo lui répondit avec calme et bienveillance, la remettant à sa place d’une belle façon, en lui disant qu’ils n’allaient tout de même pas les recevoir dans une étable, quand bien même les fer-nés seraient aux portes de la ville. Ce jour était censé être le plus beau jour de la vie d’Aliénor, et voilà qu’elle gâchait tout par un mémorable faux pas diplomatique. A droite comme à gauche, elle sentait les regards lourds de sens de Tybolt et Gowen, aussi se racla-t-elle discrètement la gorge, avant de s’adresser directement à Leo Tyrell, non sans accepter le rabrouement de Maura qui venait de prendre part à la conversation. Eh oui, elle allait prendre sur elle, ravaler sa fierté, et s’excuser auprès des Tyrell en y mettant son cœur. Il serait vraiment dommage de briser une telle alliance, tout de même, surtout que sa sœur était déjà vendue aux Tyrell maintenant.

« Veuillez m’excuser si je vous ai offensé, lord Leo, telle n’était pas mon intention. Je voulais juste dire que notre père aurait été plus que ravi de voir sa fille préférée honorer une telle alliance entre deux maisons. Aliénor a bien de la chance d’avoir été mariée à votre fils, lord Leo, et je ne peux que rendre grâce de la manière dont vous honorez vos invités. » avec un léger sourire, Tya leva son verre vers Leo Tyrell et sa mère, en espérant que ce geste suffirait à effacer sa bravade bien involontaire. « Je crains que ma grossesse ne me rende quelque peu inconstante, veuillez me pardonner ces phrases fort mal à propos. »

Ce fut ensuite vers sa sœur qu’elle se tourna, sa sœur qui venait, elle aussi, de la remettre à sa place. Le regard de Tya se fit mélancolique. C’était bien la première fois que sa petite Aliénor se permettait de la remettre à sa place, mais bon, elle l’avait bien cherché. Aussi accepta-t-elle l’humeur de sa sœur avec une docilité qu’on ne lui connaissait pas, se contentant de hocher doucement la tête pour s’excuser avant de rajouter quelques mots.

« Tu as raison, petite sœur, et je te présente mes plus plates excuses. Puisse-tu vivre ta vie comme cette journée, dans l’opulence, et entourée de gens qui t’aiment. »

Voilà, à ses yeux, impair politique légèrement moins écorné. Ah si elle avait su, elle aurait fermé sa grande bouche. Imitant son frère Gerold, elle leva son verre comme les autres, vers les Tyrell et vers sa sœur, et but une très légère gorgée du vin de la Treille. De par sa grossesse, elle s’enivrait bien trop vite, et ne comptait donc pas boire plus que de raison. Elle reposa sa coupe, et jeta son dévolu sur l’eau, attaquant son poisson qu’on venait de poser devant elle. Entendre Aliénor dire à Gerold qu’il était le dernier lion célibataire la fit sourire. C’était vrai, en plus de cela, qui Gerold choisirait-il comme dame du Roc ? Une femme de caractère, qui serait capable de résister à ses sombres instincts. Beaucoup de caractère, en fait. Un caractère de lion, pour ne pas le dire avec cynisme. Mais, prudente, elle préféra tenir sa langue, surtout après avoir commis un impair politique aussi flagrant en évoquant le Lion Gris avec tant de négligence. Un peu honteuse de ce qu’elle avait failli commettre, Tya s’intéressa à nouveau à son assiette, écoutant les conversations de tous sans y prendre part, pour ne pas commettre un nouvel impair politique sans le vouloir.

[ Ce n'est pas très très long, désolée. ]
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Maeve Arryn
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Message Jeu 10 Mai 2012 - 23:56

Maeve profitait de la fête pour regarder les visages. Elle n’avait jamais rencontré qui que ce soit de sa famille. Elle n’avait jamais participé à un événement de taille et ce malgré la situation des cotes. Elle trouvait que se rassemblement faisait du bien. Il donnait une autre vie à celle que tout le monde vivait dans les derniers instants. La peur, la tristesse, le sang et la guerre n’étaient pas au rendez-vous et même si les gens ne semblaient pas très heureux, Maeve regrettait les critiques qu’elle semblait voir à travers les paroles des gens qui parlaient. N’était-ce pas un jour de réjouissance?

Lord Leo semblait en souffrir un peu. Sa réponse face à son commentaire l’avait réjoui. Chaque fois qu’elle s'était adressée à sa grand-mère, sa tante ou son oncle, elle avait une peur bleue de la réponse. Mais cet homme était comme Mestre Wyman lui avait décrit le portrait et la petite enfant des Faucons l’aimait bien. Elle qui était parfois un peu trop sauvage. Elle renvoya son sourire à son frère et en offrit un aussi à sa sœur. Elle ne doutait pas un instant qu’ils devaient parler des deux enfants. Ils étaient inséparables et Maeve regrettait le jour où Edwyn resterait à Vivesaigue alors qu’elle retournerait aux Portes de la Lune cette fois. L’hiver viendrait ou les Arryn ne pouvaient habiter les Eyrié. L’enfant eut un sourire à l’égard de son oncle qui lui volait son nez comme on le faisait à un bambin. Elle l’aimait bien, malgré tout, le Lord de la Maison de Hautjardin. Finissant sa dernière bouchée, elle l’avala avant de répondre :

Mestre Wyman dit qu’il faudrait qu’ils soient fous pour attaquer la maison de Hautjardin en passant par la Mander. Et puis pour une fois que je vois les membres de ma famille. Surtout que Lady Aliénor est très jolie avec vos couleurs.

Enfin, il fallait quand même être idiot et cela semblait être un point que tout le monde donnait aux fer-nés. Maeve évitait de se renseigner sur eux, quand elle le faisait, elle empruntait les livres de Wyman et se cachait dans sa tour, pour en apprendre davantage sur les gens qu’elle jugeait de légèrement dérangée avec leur pratique à leur Dieu. Mais Léo n’Avait pas tort et pour une fois, il fallait ne pas y penser et se réjouir, pour la reine et le roi de la soirée. Elle n’avait que faire des discussions d’adultes, elle préférait de loin son compagnon de table que la troupe Lannister qui siégeait de l’autre coté. Elle offrit un sourire à Lady Aliénor et se retourna en regardant son cousin qui lui faisait un clin d’œil. Elle se concentra ensuite sur le seigneur du Conflans.

Je suis heureuse que tu nous ais accompagné à Hautjardin. Jasper m’a dit que nous irions à Castral Roc après. Que nous suivrons les Lannister et qu’ensuite, nous prendrons la route de Vivesaigue.

Elle n’allait pas se plaindre, elle avait connue Port-Real quelques jours. Ville un peu trop bizarre à son gout, puis les couleurs du Bief, qu’elle n’oublierait certainement jamais. Elle connaitrait les terres de Castral Roc, ou Maura vivait désormais avec le blondinet que Maeve n’aimait pas et Vivesaigue. Enfin, l’endroit ou vivait son charmant compagnon.


J’ai hâte de voir Vivesaigue. Le château doit être aussi splendide que celui de Lord Tyrell.

Elle se leva sur son siège et attrapa la coupe que l’on avait mise pour elle. Elle n’avait pas pris le mélange bizarre que buvaient les adultes. Le liquide était aussi foncée, mais beaucoup plus sucrée et délectable. Elle ne supportait pas l’odeur de ce que pouvait boire les adultes. Enfin, elle reposa la coupe et se pencha vers son compagnon de table avant de lui déposer un léger baiser sur la joue du seigneur du Conflans. Elle se fichait bien des regards ou des paroles des adultes. Son cousin lui avait sourit et il n’était certainement pas le seul, pauvre Edwyn, elle espérait qu’il ne tournerait pas au pourpre.



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Message Mer 16 Mai 2012 - 14:14

Ses joues pleines d'un délicieux morceau de viande rougirent du compliment de lady Maeve. Qu'elle était belle, ainsi à ses côtés, et comme il regrettait d'être obligé de demeurer assis à table pour manger, quand tout ce qu'il désirait à cet instant, c'était de la prendre par la main et de s'en aller courir dans les jardins avec elle ! Comme il aurait aimé lui faire voir tout ce qu'il avait découvert de merveilleux à Hautjardin ! Comme il aurait aimé pouvoir lui révéler les cachettes que les enfants de Leo Tyrell lui avaient montré depuis son arrivée au château ! Mais tout ce qu'il sut faire, ce fut sourire bêtement, un peu de sauce coulant sur ses lèvres d'enfant, ce qui fit rire les autres personnes attablées autour de lui. Il s'essuya vivement et en riant de bon cœur, si prompt qu'il était lui-même à se tourner en dérision. Qu'il aimait rire, au fond ! Et qu'il était dommage aussi, qu'il ne puisse partager ces réjouissances avec sa mère et ses sœurs restées à Vivesaigues. Il avait un peu honte d'ainsi festoyer loin de chez lui, quand tant d'autres souffraient dans la misère et le dénuement. Mais il n'avait pas à regretter ni à culpabiliser de profiter de cette journée qu'offrait pour lui Leo Tyrell, et le petit Edwyn savait qu'il avait lui aussi un rôle à y jouer. Cependant, l'ombre de son titre de seigneur du Conflans ne pouvait rien faire que disparaître à la lumière du soleil des yeux de Maeve qui le regardait encore et rêvassait un peu à ce que pouvait être Vivesaigues. Non sans fierté, car Edwyn adorait la demeure de sa famille, il se tortilla sur sa chaise en répondant à la belle demoiselle. Les autres enfants Tyrell écoutaient avec attention, sans oublier bien sûr de manger et de boire, car bientôt viendrait la danse.

– Vivesaigues est un taudis si on le compare à Hautjardin... c'est petit, mais c'est très frais, très confortable aussi, bien assez pour nous... On est entouré par les eaux des fleuves et si je le désire, je peux transformer le château en île flottante ! Le petit garçon s'exprimait avec beaucoup de fierté, comme s'il se considérait le roi du monde à l'abri de ses remparts de pierre et de rivières. Un peu comme ça! Du bout de sa fourchette, il poussa un légume triangulaire qui se trouva encerclé par le jus de la viande qui s'écoulait autour de lui. Edwyn avait un talent certain pour exprimer ses pensées à travers la nourriture, et il se souvenait avec amusement de la réaction des Mallister à Vivesaigues quand il avait répandu des petits pains partout sur la carte pour expliquer ce qu'il attendait de ses relations avec tout le beau monde du continent. Les Tyrell rirent avec envie et peut-être aussi un peu de moquerie, mais c'était de bonne guerre et sans mauvaises intentions, du moins le petit Edwyn ne les perçut pas. Il était encore trop échauffé de la présence à ses côtés de celle qu'il appelait volontiers « son amie ». Se tournant à nouveau vers elle, il chuchota à son oreille :

– Mais on fera un effort, vous y serez traités comme des rois et des reines ! Enfin, plutôt comme une princesse dans ton cas... Edwyn imaginait très bien le rouge qui marbrait son visage à cet instant, alors qu'il baissait les yeux et que sa voix tremblait un peu. Tu y serais plutôt une princesse de la rivière, et je pourrais être ton prince... on s'amuserait à commander les poissons, les loutres et les ragondins ! En vérité la seule chose à Vivesaigues qui pouvait rappeler un ragondin, c'était peut-être sa grande sœur, mais cela Maeve n'avait pas besoin de le savoir... Mais tu es... tu es déjà habillée comme une princesse, et belle comme une princesse, et gentille comme une princesse, et je... Edwyn ne savait plus vraiment ce qu'il faisait, mais il agissait sous l'impulsion d'une spontanéité qu'il ne se connaissait qu'en de rares moments de bonheur, quand la confiance le comblait autant que le bien-être. Derrière lui, lady Emilia Tyrell l'observait avec des yeux entendus et bienveillants, ces yeux qui hurlent « Ah, jeunesse ! » La demoiselle, du bout des mains et sur les conseils de l'un des deux jumeaux, poussa le dos d'Edwyn et, tel un automate, celui-ci descendit de sa chaise et présenta sa main pour la petite sœur de lord Arryn. Il s'exclama avec une voix volontairement ampoulée pour dissimuler le trouble qui agitait son estomac autant que ses genoux qui auraient pu trembler s'il n'avait fait l'effort de les contrôler. Ma lady, si nous étions... si nous faisions... si... si la table était une lice, et si j'étais un chevalier, alors je vous... je... je vous donnerais la couronne des reines d'amour et de beauté, car vous êtes... car vous avez... car votre beauté... euh... rayonne et votre grâce nous illumine... Qu'il était sot ! Il avait entendu cela dans l'une des histoires racontées par Melara. À l'époque, il avait trouvé cela très beau. Là, il se sentait juste ridicule. Penaud, il baissa les yeux. Tu... tu veux bien danser avec moi ?

Edwyn se sentait idiot, terriblement idiot, et s'il n'y avait eu le regard perçant de lady Amelia sur lui, il aurait certainement fondu sur place tel une pâtisserie trop longtemps exposée à la lumière du soleil. Qu'il était difficile de mettre de l'ordre dans ses pensées quand Maeve était là ! C'était d'autant plus difficile qu'il ne savait pas vraiment ce qui lui arrivait, il se sentait bien tout à la fois qu'il avait cette boule au ventre qui n'avait manifestement pas l'intention de disparaître. La peste soit de ces sottises ! Edwyn ne savait plus où se mettre, et quelques instants plus tard, si Maeve ne réagissait pas rapidement, il baisserait certainement la main pour ensuite se rasseoir, se faire oublier, et ronger son désespoir de ne pas trouver au plus tôt un trou à rat où se cacher. Tribouly ne pouvait-il apparaître à nouveau pour le faire disparaître ?[/i]
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Message Jeu 17 Mai 2012 - 2:00

Il avait entendu et salué les toasts portés par les uns et les autres avec plaisir, soucieux qu'il était de voir l'événement se passer le mieux du monde. Hélas, fol était celui qui espérait tout contrôler et nécessairement, quand survenaient les incidents, il fallait réagir et s'adapter. Les excuses de lady Tya Baratheon l'avaient beaucoup touchées et bon joueur, le Long Dard s'était incliné vers elle avec noblesse et franchise. Il avait le désir que toutes les personnes présentes à cette table nouent des liens nouveaux ou renforcent les anciens : autant montrer l'exemple, même si ses façons d'être et ses manières n'étaient pas du goût de tous. Mais avec l'âge, il avait appris à se satisfaire assez aisément des choses les plus simples, et à jeter au loin les coquilles, les os et les arrêtes qui pourraient venir troubler la tranquillité du festin de la vie.

 « Allez, oublions tout cela. Festoyons en l'honneur des jeunes mariés, mais aussi en l'honneur des braves qui sont tombés à Salvemer, à Port-Lannis, et partout ailleurs pour opposer la meilleure des résistances à la sauvagerie des Fer-nés. La Treille et nos côtes ont souffert et souffrent encore des razzias fer-nées, mais ce n'est rien sans doute en comparaison, alors il était bien normal pour nous d'accueillir dignement les hommes et femmes d'honneur qui ont vaillamment combattu. Entendez-vous, tous ? » Il haussa grandement le ton et toutes les têtes dans la salle se tournèrent naturellement vers lui. La musique elle-même sembla lui céder volontiers le pas. « Ce n'est pas seulement le fils du Lion Gris qui mange à ma table, c'est aussi le héros de Port-Lannis. Faites-lui honneur ! » La voix de Leo Tyrell, si forte et si dure, put surprendre à cette instant, car lui si doux n'avait ni plus ni moins que beuglé l'ordre à l'assemblée qui, telle un seul homme, s'écria en retour: « Qu'il rugisse ! » Et les uns et les autres reprirent le cours de leur repas. Lui-même allait se pencher vers son voisin de gauche pour lui faire part de quelques unes de ses impressions mais il se ravisa, car peut-être était-il temps pour autre chose que la conversation. Il n'oublia pour autant pas sa petite nièce, qu'il gratifia d'un sourire en lui répondant, certes avec du retard :

 « S'ils viennent, nous serons prêt. De plus, il est fou celui qui souhaiterait se mettre entre votre grand-mère et son repas.
– Je dirais même qu'il n'est pas né celui qui y parviendra, car manger doit rester le privilège des dames. Après tout ce que nous faisons pour nos époux, c'est bien la moindre des choses et il n'est pas une épouse au monde qui me contredira. »


Leo observa sa mère avec tendresse, leva son verre à son attention et dit, sans hurler cette fois:
 « Pour nos épouses, que ferions-nous sans elle ? » Naturellement, Leo songeait à Jeanne et aux écueils que le navire de leur amour traversait ces derniers temps. La coque par endroit s'était fissurée, mais il n'y avait rien qu'un peu de temps et de tendresse ne sauraient réparer. Dans le fond, il n'était plus en colère, ni en rage, contre elle, et peut-être Leo pouvait-il concéder qu'il avait laissé les événements l'arracher à sa proverbiale tranquillité. Sans doute aussi lady Jeanne avait-elle à tort payé toutes les contrariétés venus entraver les desseins de Leo. Peu importait à cet instant ! Il se concentra alors sur son assiette, puis échangea quelques regards avec sa mère qui, du coin de l’œil, l'invitait à regarder du côté de sa petite nièce qui se trouvait dans une situation fort intéressante. En effet le petit lord du Conflans s'était levé pour l'inviter à danser, et l'on pouvait voir sans peine qu'il était troublé tout autant par l'audace de sa proposition que par la tension née de sa situation. Le garçon était un peu jeune, et sans doute ignorait-il qu'il était de coutume d'attendre que le jeune marié invite son épouse à danser et ouvre à deux le bal pour ensuite les rejoindre sur la piste de danse. Mais comme son fils Tristan n'avait pas pris assez rapidement l'initiative... il était du devoir de Leo de garder à flot le navire de ce banquet, et à la réflexion, il estima qu'une entorse aux coutumes surannées ne ferait pas de mal. Au diable ces carcans poussiéreux et contraignants, pour une fois ! Edwyn était une véritable bouffée d'air frais à cette table, et il ne faisait aucun doute qu'il aurait acquis pour lui les cœurs mêmes les plus insensibles. Le spectacle de la spontanéité attendrit toujours, surtout en de pareilles occasions. Sa mère elle-même pris l'initiative en suggérant aux jumeaux d'inviter leur mère à danser, ce que Mathias se chargea volontiers d'accomplir avec zèle et empressement. Leo lui-même s'était levé. Il n'y a de preuve d'amitié qu'autant qu'on en donne, et s'il avait d'abord songé à inviter lady Tya à danser, il s'était ravisé car étant donné la grossesse de cette dernière, il ne voulait pas la mettre mal à l'aise dans l'hypothèse où elle serait contrainte de refuser. Leo avait à cœur d’œuvrer à ce que plus personne ne se sente mal à l'aise. Il ne pouvait imposer leur comportement aux autres, mais s'il était vrai qu'il était le Long Dard, alors il demeurait maître de lui-même à Hautjardin. Il préféra attendre, pour l'inviter à danser, que son propre mari, ser Gowen, l'invite à danser une première fois. Il aurait été original et loufoque mais très inconvenant et déplacé qu'il invite l'un des deux frères Lannister à danser, et l'idée ne lui traversa pas même l'esprit. Leo dirigea donc naturellement ses pas jusqu'au bout de la table où il tendit la main pour sa belle-fille. De son côté, Tristan s'était également levé pour, sans doute, aller inviter sa cousiner à danser. Ou peut-être allait-il inviter sa mère ? Ou sa sœur ? Ou sa grand-mère ? Tant qu'il ne les faisait pas trébucher sur le sol... Mais Leo s'en désintéressa pour se concentrer sur lady Aliénor. « Il est temps pour vous de rayonner, mon enfant. »
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Aliénor Tyrell
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Message Jeu 17 Mai 2012 - 3:02

Aliénor n’était pas une lionne comme les autres. Ils le savaient tous. Elle prendrait du temps avant que le lion grandisse, mais elle ferait tout pour réussir à combler l’idéal. Elle était certaine plus faites pour le Bief que pour les Terres de l’ouest. Elle ne pourrait jamais rivaliser contre Maura, Tybolt, Gérold ou encore même sa sœur. Ils avaient l’intrigue dans le Sang. En fait, elle était seulement la seule qu’on le n’avait pas élevé avec la même rudesse. Elle avait toujours été surprotégée et à recevoir de l’affection. Elle avait toujours obtenu ce qu’elle voulait en faisant les yeux doux à son père et malheureusement, lorsqu’elle avait grandi, elle avait du faire face à une autre réalité. Elle ne pouvait pas le faire, elle devait grandir et devenir une femme. Chaque fois qu’elle avait tenté cela, elle avait manqué son coup, par son extrême maladresse des mots. Heureusement, dans le Bief, elle n’avait pas la réputation d’une sale gamine capricieuse. Elle se demandait même si avec le temps, elle avait trop changé.

Elle avait été un peu sec, mais avec cause. Elle ne voulait pas mettre de mauvaise humeur son beau-père qu’elle appréciait plus que tout. Elle ne remplaçait personne, au contraire. Elle n’oublierait jamais son père. Elle avait besoin d’une présence qui l’aidait à grandir et Aliénor n’avait jamais voulu grandir au Roc. Elle était trop maladroite, pour les Lannister. Enfin, elle ne regrettait pas de partir. En quelques parts, personne de sa maison ne l’avait invité à participer à quoique ce soit dans cette maison. Elle leur en voulait, et leur en voudrait certainement toujours. Heureusement pour eux, elle ne leur exprimerait jamais. De peur de perdre leur soutien. Elle n’en ferait rien. Elle commençait à vivre désormais. Sa vraie vie, en espérant qu’elle ne soit pas pénible

Les excuses de Tya avaient été acceptées. Tout le monde s'était quelques peu emporté. Elle avait peut-être été très directe avec elle et s’en voulait quelques peu. Quand l’on parlait du Lion Gris, elle avait toujours quelques remords dont elle ne pouvait s’empêcher d’avoir. Elle offrit un clin d’œil à sa sœur et lui glissa doucement un regard compatissant. Aliénor ne restait jamais réellement fâchée bien longtemps. Enfin cela dépendait de la situation. Elle avait quand même un sale caractère quand elle s’y mettait. Elle gratifia Tya d’un sourire et ne lui en tint pas rigueur. Elle l’aimait trop pour cela. Elle avait été longtemps la seule personne qui avait été une mère pour elle. Elle ne pourrait certainement jamais le lui en vouloir. Elle avait tout fait pour elle. Aliénor ne pouvait que lui en être reconnaissante aujourd’hui. Si sa mère regardait la scène de loin et que son père le faisait tout au temps, elle était heureuse d’avoir eu sa seconde mère à son mariage. Tya était bien plus qu’une sœur et elle le savait.

Elle espérait que par le toast de Leo, les tensions se taisent. Elle n’avait fait qu’un vœu qui ne s’était malheureusement pas réaliser. Peut être que le reste de la soirée resterait moins pénible dans les réjouissances. Du moins, La lionne de Hautjardin l’espérait. Les discussions politiques pourraient attendre demain. Elle le souhaitait réellement.

Même si Aliénor ne s’attendait pas à ce que Tristan se lève un jour, elle préféra regarder la scène qui attirait tous les regards. Quelle chance, il avait ce petit Lord. Aliénor l’avait croisé quelques fois depuis son arrivée à Hautjardin et avait apprécié sa présence. Si jeune et tant de responsabilité, qui semblait disparaitre dans l’innocence de l’âge. Elle appréciait de voir que malgré la tâche qui devait l’encombrer, il gardait toute la fraicheur que la jeunesse puisse offrir. La complicité des deux enfants était certainement ce qui rendait ce banquet plus léger. Elle-même s’accablait des pensées de sa famille. Malheureusement, elle gardait en travers les regards et les paroles. Elle avait voulu une fête de réjouissance, mais l’on avait trouvé le moyen de froisser un homme qui s’était fait hôte et qui avait du subir la honte de son fils. Elle n’était certainement pas plus sage que Tristan, mais elle arriverait peut-être à le changer une fois, qu’elle arriverait à le connaitre. Le temps serait le seul facteur de cette décision. Elle offrit un sourire à son frère puis à sa belle-mère.

Buvant le reste de sa coupe, elle regardait avec insistance le jeune Tully. Elle avait ensuite sourit à sa belle-sœur. La situation était tout de même drôle. Les discours de Lord Edwyn étaient sans doute un des plus adorables. Cet enfant avait tout. Elle fut interrompue par Lord Tyrell qui à sa grande surprise lui offrit sa main. Sans hésitation, elle la prit et se leva. Elle aurait un sacré boulot à l’avenir : faire devenir son mari comme son père. Une tâche qu’elle prendrait à cœur. Dont elle était prête à surmonter les obstacles. Elle avait le sentiment qu’elle était la bienvenue et sa confiance était toute accordée à sa nouvelle famille. Elle trouverait sa voie ici. Elle appréciait Leo Tyrell, ainsi que Jeanne qui s’était montrée attentionnée envers la petite lionne. Elle était heureuse d’être parmi cette grande famille du Bief. Un jour ou l’autre, elle ferait face à la mère du Lord, mais celui-ci arriverait plus vite qu’elle ne pouvait le croire.

Cela se fera certainement avec vous, Lord Tyrell. Sans mensonges et sans hypocrisie, il me fait grandement plaisir d’entrer dans votre famille et de vivre à Hautjardin.

Elle n’avait pas peur de le mentionner. Elle était heureuse de venir vivre ses prochaines années ici. Même si certaine serait riche en rebondissement, mais la vie en était fait ainsi. Peut-être parviendrait-elle à déchiffrer celui qu’elle pouvait désormais appeler son mari. Enfin une fois de plus le temps ferait le travail. Souriant à Lord Tyrell, elle le suivit sur la piste de danse, alors que certains ne tarderaient pas à se joindre eux. Il n’y avait plus aucun doute, la petite lionne du Roc rayonnait désormais à Hautjardin et seuls les sept pourraient en décider autrement.





 
 
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Maeve Arryn
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♦ Célébrité : Bailee Madison
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♦ Doublons : Aaricia Greyjoy, Aliénor Tyrell, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 12 ans
♦ Mariage : Avec mon petit prince des Eaux un jour
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Message Jeu 17 Mai 2012 - 20:58

En fait, elle qui avait toujours détesté les grands repas entre seigneurs ne s’en voulait pas de ne pas avoir manqué celui-ci. Elle ne donnait même pas signe d’attention à sa sœur ou même encore à son frère. Elle appréciait que trop d’avoir été placée près de son seul ami. Depuis peu, elle comprenait le vrai sens de ce mot. Elle l’aimait bien même. Elle n’était pas une enfant facile à la base. Elle était même très difficile, bruyante et détestable par moment. Enfin, elle l’était avant, quand Maura était aux Eyrié et que le petit Lord n’était pas venu dans le Val. Son comportement avait changé à force de côtoyer le petit seigneur du Conflans, jour après jour. Elle avait certainement été la plus heureuse de se lier d’amitié avec le jeune seigneur. Pourtant, Maeve ne regrettait qu’une seule chose. Un jour ou l’autre, elle rentrait au Val et Edwyn ne l’accompagnerait pas. C'était certainement sa plus grande peine à venir. Meredith, sa servante et presque confidente, lui avait dit qu’il resterait toujours les corbeaux, mais elle ne voulait pas de corbeau, elle voulait s’amuser chaque jour. Elle l’adorait et rien ne pourrait réellement changer. Il était adorable, respectueux et Maeve le trouvait sans un doute très drôle.

Ses pensées furent interrompues par le Lord Tyrell qui dédiât son toast à son beau-frère. Pff ff, il avait rien de très glorifiant ce blondinet. Il lui avait volé sa grande sœur et elle lui en voulait toujours d’une quelconque manière. À cause de lui, elle s’ennuyait toujours terriblement de Maura. Elle ne l’aimait certainement pas mais elle leva son verre à contre cœur avant de s’intéresser à son oncle et sa grand-mère. Même si elle était un peu effrayée de sa grand-mère, elle lui adressa un sourire. Elle était presque charmante quand on y repensait. Par chance son voisin arrivait à la faire sourire et encore plus.

Elle l’écouta très attentivement, lorsqu’il lui parla de Vivesaigues. La maquette culinaire fit sourire la petite Arryn. Décidément, Edwyn était d’une imagination débordante qu’elle appréciait. La petite Arryn eut un grand sourire aux dires de ce dernier. Il était galant ce petit homme. Les enfants de la famille Tyrell semblait bien aimer le petit seigneur qui semblait charmer presque tous les adultes qui regardaient la scène. Maeve n’osait même plus regarder son frère ou quand même Maura.

Tu es aussi le plus beau des princes Edwyn. Le plus gentil et surtout le plus mignon que j'aie connu.

Ils devaient se moquer de la situation. Edwyn amenait un vent de fraicheur sur le banquet et elle avait même osé tourner le regard sur les autres convives avant de regarder son petit prince des Rivières. Au moment ou elle s’en attendait le moins, il lui offrit sa main et la jeune Arryn le regarda. Il y avait eu un moment d’hésitation, mais elle déposa sa main dans celle du jeune garçon et se leva.

Il me fera plaisir de danser avec vous …, sourit-elle avant de se pencher à son oreille, Prince Edwyn.

Une petite entorse aux coutumes, mais bon ce ne serait pas la première fois. En plus, on ne pouvait pas leur en vouloir vraiment. Main dans la main, elle suivit le petit prince des Rivières. Déjà elle était heureuse d’être en sa compagnie, maintenant, elle était encore plus heureuse. Quelques couples s’installaient pour danser. Maeve avait des interrogations sur lesquelles un enfant de son âge n’avait pas vraiment et se demandait pourquoi son cousin n’avait pas invité son épouse au lieu de que Lord Leo le fasse. Bref, elle n’avait pas envie de décortiquer tout cela quand elle préférait voir les talents du jeune Edwyn.





Dernière édition par Maeve Arryn le Dim 15 Juil 2012 - 0:24, édité 1 fois
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Message Ven 18 Mai 2012 - 12:26

La révélation sans autre forme d’explication des coucheries de Tristan avant choqué Jeanne et occupé son esprit pendant tout le reste de la cérémonie religieuse. Évidemment elle avait présenté ses vœux de bonheur aux jeunes mariés, mais ses vœux avaient été d’une froideur inhabituelle et d’une pointe d’amertume à l’égard de son fils et d’une chaleur extrême mêlée de compassion pour Aliénor, qui était désormais un Tyrell pour de bon. Ces frasques étaient une chose, et déjà cela avait échauffé les oreilles de la Dame du Bief, mais là, s’en était trop, déshonoré sa famille son nom et son futur titre en tirant de la gueuse. Ça n’était pas comme ça qu’elle l’avait élevé, qu’avait-il donc pu bien se passer pour que ce fils prodige devienne un idiot prêt à jeter le discrédit sur la maison à la Rose pour une paire de seins. Foutre merde ! Était-ce donc là la manière que les dieux avaient choisie pour la punir de sa faute ? N’avait-elle donc pas assez prié pour leur pardon, n’avait-elle donc pas assez payé avec la mort de sa septa et la déception dans les yeux de son père ? Le bonheur d’avoir épousé son bien aimé se payait cher, mais elle avait assez pleuré sur son sort par le passé, maintenant il fallait faire en sorte que Tristan rentre dans le droit chemin d’une manière ou d’une autre. Désormais installé là à la table du banquet aux côtés de son époux, elle arborait malgré tout un doux sourire de mère réjouie et elle l’était, autant que faire se peut et d’autant plus après le discours de son seigneur et maitre. Non seulement digne et juste, mais aussi émouvant, et dont les douces paroles envers son épouse sonnaient aux oreilles de cette dernière comme la promesse d’une réconciliation prochaine, chose qu’elle désirait ardemment et qu’elle pensait indispensable à la force des vertes contrées et de la maison Tyrell déjà trop mise en défaut par l’attitude de son héritier. Aussi elle leva vers lui un regard plein d’amour et de reconnaissance avant de le porter sur l’assemblée et lorsqu’il fut rassit, elle répondit à son sourire les yeux pleins d’espoir et d’étoiles.

Jeanne s’attarda sur la décoration, elle lui plaisait beaucoup et sa justesse et sa beauté ne faisait qu’augmenter le gout amer de son éviction des préparatifs de la noce, elle n’aurait, hélas, pas mieux fait, et il fallait qu’elle l’accepte tout en gardant l’espoir de pouvoir reprendre sa place avant le prochain mariage. Les roulades de Tribouly ne faisaient plus rire Jeanne depuis bien longtemps, mais la mise en scène lui plut énormément et encore plus le message, et elle ne put s’empêcher d’en applaudir à la fois le fond et la forme, souriant jusqu’aux oreilles. Sa tartine avalée sans broncher, elle se pencha vers son époux pour lui murmurer qu’elle avait toujours trouvé qu’il était doué pour la poésie et que l’âge ne l’avait rendu que plus sage et plus doué pour la politique que jamais. Suivirent les hommages à la mariée et à sa beauté que Jeanne ne prit pas la peine de contrebalancer par un mot pour Tristan. Jeanne mangeait et buvait avec plaisir mais peu, savourant chaque petite bouchée et chaque petite gorgée et elle couvait ses hôtes d’un regard bienveillant autant que ses paroles à l’égard de sa bru, de Maura, de Tybolt, de Jasper et Maeve, d’Edwyn, de Tya, de Gowen et même d’Amélia, en tout cas jusqu’à la remarque de la propre sœur de la mariée qui avait pourtant parut à Jeanne être une véritable Dame, enfin pas la peine de s’y attarder d’autant que Leo avait répondu à cette pique avec talent ainsi que Maura et même Aliénor, comme quoi la jeune mariée avait aussi des griffes, c’était une bonne chose pensa la Dame de Hautjardin qu’on avait que trop moqué sous prétexte qu’elle était dépourvue, comme si une Rose pouvait ne point piquer…

Jeanne se tourna vers son époux, les sourcils un peu froncés car elle ne pensait pas qu’il y ait une si grande incompréhension entre eux, elle commença à répondre tout bas, sur un ton humble sans le regarder. « Je souhaitais uniquement recevoir nos invités et les Lannister particulièrement comme il se doit, et ce que je vois est tout à fait suffisant en ces temps de guerre, tu as fait un merveilleux travaille Leo, je… je n’aurais pas mieux fait. » Elle déglutit, c’était la vérité mais il lui coutait de la révéler, elle espérait que son mari ne la prive pas du plaisir d’être la maitresse de Hautjardin en ce qui concernait les réceptions à jamais après ça. Elle reprit un peu sévère : « Mériter des noces royales et les organiser sont deux choses bien différentes. Si Aliénor aurait sans nul doute valu tout le faste dont nous sommes capables en temps de paix, je pense que toute cérémonie plus ostentatoire aurait été un affront à nos hommes tombés sur les lames Fer-Nés aussi je m’en passe sans regrets. La seule chose qui me chagrine c’est de n’avoir pas été invitée à t’aider pour les préparatifs. » Et aussi cette histoire de Tristan avec des gueuses. Elle avait terminé sa phrase en sentant ses entrailles se serrer, elle dut prendre un peu de temps avant de continuer pour qu’il n’entende pas de faiblesse dans sa voix. « Enfin… je ne peux en vouloir qu’à moi pour cette sanction, aussi j’en profilerais et je m’amuserais mon cher et tendre. Je me fais une joie immense de danser avec vous, cela fait longtemps que nous n’en avons pas eut l’occasion je trouve. Profitons mon aimé, profitons, ça n’est pas tous les jours qu’on marie son fils ainé à un joyaux de Castral Roc. » Elle se tourna de nouveau vers lui et plongea un regard plein d’amour vers lui accompagné d’un doux sourire d’épouse et de mère comblée. « Ce jour est déjà un jour grandiose, après tout c’est l’alliance de la Rose et du Lion, ça n’est pas rien, et pas besoin d’avoir 7777 invités, 777 plats et 77 musiciens pour qu’on en chante les bienfaits qui ne tarderont pas, j’en suis sûre, à se faire sentir. Mais si tu veux bien pardonner mes erreurs et me redonner ta confiance, ce jour restera dans mon cœur comme le jour le plus important du crépuscule de ma vie. »

Elle sourit à Maeve qui complimentait son époux et sa bru, puis elle suivit la conversation entre la petite et le Lord de Vivesaigues, tout jeune lui aussi. Que les Dieux le protègent. Jeanne se mit à sourire, non comme la maitresse de maison mais à nouveau comme une jeune mère attendrie, Edwyn faisait la cour à la jeune Arryn et bien que cela soit encore un peu mal assuré, ça sonnait comme le début d’une Idylle tout à fait romantique autant que lorsque Leo lui promettait les mêmes choses, avec un peu plus de talent, un peu plus âgé qu’il était. Alors qu’il était débout à inviter la jeune enfant, Jeanne priait de tout son cœur pour que cette dernière accepte et soutenait le garçon de tout son être, mais il fut bientôt temps de passer à autre chose…

« Au héros de Port-Lannis ! Qu’il rugisse ! » Scanda la Dame du Bief à l’égard de son invité principale, avant de boire quelques goute du précieux liquide. Puis elle se mit à rire doucement alors qu’il était question de la grande voracité d’Amelia. « Pas une Ma Lady, pas une seule. » Répondit- elle à sa belle mère sans plus aucun sérieux. « Vous auriez bien du mal à mettre au monde vos héritiers en tout cas ! » Intérieurement, Jeanne était morte de rire, mais évidement elle savait se tenir, était-ce l’alcool qui commençait à parler, elle avait pourtant bu très raisonnablement, non ça devait être quelque chose comme de la joie, une joie enthousiaste et jubilatoire, une véritable gaîté qui se trouva décuplée alors qu’elle dansait avec Mathias, en tout cas jusqu’au moment où Leo conduisit Aliénor sur la piste de danse, elle lâcha alors son fils pour applaudir et faire de la place à la reine de la soirée et à son époux qui était toujours aussi attentionné finalement , quand il voulait, et accueillit la chose avec une immense sourire et une explosion intérieure d’émotions joyeuses même si elle devait se rendre à l’évidence, si c’était Leo qui dansait, cela voulait dire que Tristan était le dernier des idiots, il lui donnait des envie de meurtre, non, violence extrême, elle avait envie de lui en mettre une, elle qui n’avait jamais levé la main sur ses enfants et qui de toute façon ne les aurait pas battus elle-même, elle avait envie de le prendre par les épaules de le secouer et de le frapper jusqu’à ce que prise de conscience ou mort s’en suive, mais l’heure n’était pas aux règlements de compte.

La danse reprit alors que sur la piste Aliénor brillait par sa grâce et sa beauté entre les mains expertes du seigneur de Hautjardin, que Mathias menait sa mère avec zèle et qu’Edwyn venait de recevoir la bénédiction de Maeve sous les yeux bienveillants de la maitresse de maison. Quand à Tristan, il se décida pour sa grand mère qui déclinant l'invitation lui enjoint d'aller voler au plus vite son épouse dans les bras de son père, un conseil bien avisé que Jeanne aurait approuvé si elle l'avait entendu.
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Message Mar 22 Mai 2012 - 16:56

Il y avait dans l’assemblée, à la table réunissant tous les membres de la suite de Jasper, Maeve et Edwyn, une jeune fille aux cheveux rouges qui ne faisait pas la différence entre ce banquet organisé par Lord Leo Tyrell et des Noces Royales. Pour elle tout était tellement superbe, magnifique, plus extraordinaire et éblouissant que tout ce qu’elle avait eut l’occasion de voir dans sa courte vie. Elle avait d’abord été émerveillée par le Bief, une contrée dont la nature pleine de grâce n’avait d’égale que les femmes plus belles les unes que les autres, puis par Hautjardin, le château lui-même et les jardins évidement. Non vraiment, elle ne regrettait pas le voyage, malgré tout ce qu’elle avait dû traverser pour y arriver et malgré le fait que si elle était là c’était parce qu’elle était la suivante de la cadette des Arryn et donc aux Eyrié et non avec sa famille. Elle était plus qu’heureuse d’être ici, d’assister à une telle cérémonie, à une fête où chaque robe et chaque visage était un enchantement, ou chaque bouchée faisait comme une explosion de saveur dans la bouche. Même dans ses rêves les plus fous, elle n’aurait osé espérer être présente ici, et encore moins que se serait aussi grandiose. Seul bémol, elle ne se sentait pas vraiment à sa place, pas vraiment à l’aise, d’autant plus qu’elle ne connaissait pas un quart des personnes présentes, et que de ceux qu’elle connaissait, la plupart était à la table de Leo, table d’honneur dont elle n’aurait jamais osé s’approcher. Mais malgré cela, elle observait le décor et le déroulement de la fête avec un large sourire et des yeux pleins d’étoiles, rêvant de noces aussi charmantes, d’une robe de mariée aussi stupéfiante que celle d’Aliénor, évidement ça n’était qu’un rêve et elle le savait, mais que c’était bon de rêver…

Elle n’avait pas lésiné sur la préparation, il le fallait, déjà que sa mise serait très certainement moins riche que celle de tous les autres invités, il fallait qu’elle fasse l’effort d’être parfaite autant que possible. Elle avait coiffé ses cheveux en un épais chignon tenu à sa base par une longue tresse enroulée et piqué de quelques perles prêtées par Maeve ainsi qu’une chaine en argent avec une aigue marine qui descendait légèrement sur son front, présent envoyé par son père pour l’occasion, un présent qui l’avait surprise, elle qui n’avait jamais rien reçu de féminin ni d’aussi luxueux de sa part. Elle portait une robe de velours bleu ciel ourlée de fourrure blanche et dont l’avant s’ouvrait sur une doublure de brocard blanc herminé d’or tout comme l’ourlet des larges manches, seule robe digne d’un tel endroit qu’elle possédât. Le large col révélait ses fines clavicules, ses épaules son cou fin et la naissance de sa poitrine, la coupe serrée du haut et le corset ne cachait rien de son corps menu, et les nombreux jupons donnaient à la jupe un voluptueux volume. A son cou une simple chaine en argent avec une étoile à sept branches et le blason gravé de ses armes et à ses oreilles, des petits pendants tout simples en argent, et voila qu’elle avait mit tous ses bijoux. Elle était aussi parfumée d’essence de chèvrefeuille acquise il y a peu et très légèrement maquillée, lèvres un peu rougies et yeux un peu noircit, et ainsi elle avait vraiment l’air d’une femme, elle s’en rendit compte en se regardant dans le miroir, cela la fit presque reculer. Force était de constater qu’elle sortait de l’enfance et devenait une femme, elle n’était pas certaine d’en avoir tellement envie finalement, elle avait en même temps hâte et peur.

Oubliés l’arc et les flèches, oubliées les chasses dans les bois et les bagarres sur la plage, elle était une jouvencelle en fleur et elle se tenait mieux que jamais, mangeant à petites bouchées buvant avec parcimonie, souriante bien que pas très causante. Intimidée par autan de monde et autant de titres de noblesses tous plus pompeux les uns que les autres, elle aurait presque été plus à même de les servir que d’être servie par leurs domestiques. Aussi se mit-elle à boire un peu plus pour faire passer le temps et surtout pour se donner du courage le courage de parler avec ses voisins. Septa Melara Douglas et Merrick entre autre, mais aussi et surtout Rikkon, lad de Maura qui profitait du mariage pour prendre des nouvelles de ses amis. Elle connaissait très bien Rikkon, ils avaient passé ensemble un certain temps quand ils accompagnaient Maura dans l’ouest et comme il était le seul adolescent d’un âge proche d’elle et qu’il suivait la belle Arryn à la trace tout comme elle, c’était avec lui qu’elle avait le plus parlé. Il était jeune, beau, serait bientôt chevalier, et la rouquine rougissait dès qu’il lui parlait, alors imaginez la couleur de ses joues lorsqu’il lui tendit la main pour l’inviter à danser au moment même où elle désespérait de jamais pouvoir gagner la piste. Elle partagea quelques danses avec lui et accepta de le suivre dans les jardins pour discuter un peu. Mais au moment où ils allaient sortir, Matthew Royce les rattrapa. Noreen avait rencontré le jeune homme avait rencontré lors de l’ascension vers les Eyrié et qui faisait désormais partie de l’escorte de Jasper, lui aussi était un écuyer en passe de prêter serment pour devenir chevalier, et lui aussi la jeune fille l’aimait bien. Il l’avait rassurée la première fois qu’elle avait grimpé la montagne à dos d’âne et à pieds, et ils avaient un peu discuté pendant le voyage même si elle était tenue de rester aux côtés de Maeve pour lui tenir compagnie.

- Rikkon, tu ne vas tout de même pas nous voler Lady Noreen ! S’écria-t-il quand il arriva à hauteur, il s’inclina en prenant délicatement la main de la jeune fille.
- Matthew ? La rouquine regarda l’intéressé avec de grands yeux plein d’étonnement, mais à priori les garçons étaient plus occuper à se jauger de haut qu’à faire attention à ce qu’elle disait.
- Si j’en avais bien l’intention, pourquoi, tu as une objection ? Le jeune homme se tenait droit comme un I avec un léger sourire narquois
- Tout à fait, je n’ai pas dansé avec elle, et j’aimerais beaucoup. Le Royce faisait le fier, pas prêt à lâcher un pouce de terrain à son adversaire.
- Ah ? Toujours pas de réaction de la part des deux adolescents.
- Pour cela il aurait fallut que se soit toi qui l’invites en premier. Et voila, le combat de coq était engagé.
- Comment ?! Noreen était larguée mais aussi vexée par ce qui venait d’être dit.
- Tu m’as damé le pion sur ce coup là, mais ça n’est pas pour cela qu’elle est à toi, alors laissons la décider… Ma Lady, que désirez vous, danser un peu avec moi et profiter encore de la soirée ou le suivre dans les jardins et quitter ce magnifique banquet. Il montra d'un geste ample l’assemblée festive, mais l’esprit de la gamine était déja en perdition.
- Je… heu… Noreen était rouge comme une tomate et regardait à présent ses pieds sans trop savoir quoi répondre. Comprenait-elle seulement ce qui était en train de se tramer, non, la seule chose qu’elle voyait c’est que deux jeunes garçons voulaient, l’un danser avec elle et l’autre discuter en tête à tête, elle était flattée et gênée, elle les aimait bien tous les deux et n’en voulaient blesser aucun, aussi ne savait elle pas quelle option choisir.
- Tu vois, tu la mets mal à l’aise, ça n’est pas très galant de ta part Matthew. Dit Rikkon en ricanant.
- Non… je veux dire… Vous ne me mettez pas mal à l’aise, et je me ferais une joie de danser avec vous, mais ça ne serait pas très correct envers Rikkon. Répondit la rouquine, mal assurée.
- Ah mais faites comme vous l’entendez ma Lady ! Si vous préférez danser avec lui plutôt que d’avoir la chance de vous balader un peu à mon bras, libre à vous. Rétorqua alors Rikkon, en riant, sûr de lui et de son charme.
- Mais je… Qu’est que cela signifie ? Ça ressemble à un ultimatum non ? Ça n’est pas très correct de sa part ! Et c’est très prétentieux qui plus est.
- Je crois que tu n’as pas de leçon à me donner sur la galanterie mon cher. La coupa alors Matthieu, toujours aussi agacé.
- Arrêtez ! Je vais tenir ma parole, je vais aller discuter un peu dans les jardins avec Rikkon et lorsque je reviendrais, je vous réserverais ma première danse et lui suivantes si vous voulez. Après tout, elle avait en premier lieu accepté la proposition et ne pouvait donc pas revenir en arrière sous prétexte qu’on lui proposait autre chose.
- Vous faites le bon choix Lady Noreen. Dit alors Rikkon en adressant un sourire satisfait à Matthew
- J’ai bien peur que non hélas… Ce renfrogna le jeune homme en les suivant du regard, hésitant à les suivre à distance pour surveiller ce coquin de Rikkon qui avait la fâcheuse réputation de déflorer toutes les jouvencelles qu’il pouvait, rumeur qu’évidement, Noreen ignorait complètement.

La rouquine sortit ainsi au bras du beau blond et ils se rendirent d’un pas lent jusqu’à une fontaine tout en discutant de la cérémonie, du banquet, des plats, du vin, du voyage des uns et des autres. Naïve et ayant, avec l’alcool complètement oublié les bons conseils de sa Septa qui n’était d’ailleurs pas présente, trop âgée, fatiguée et effrayée pour faire le voyage après ce qu’elle avait subit au dernier, la jeune fille était à mille lieux de s’imaginer ce que le charmant jeune homme avait derrière la tête.
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Message Mar 22 Mai 2012 - 22:23

Jasper pouvait comprendre la nostalgie que sa grande sœur avait des Eyrié, lui-même n'imaginait pas vivre ailleurs que dans ce château où il se voyait déjà vieillir, puis mourir, puis dormir pour l'éternité. Aucune forteresse n'était comparable à celle-ci, et il n'y avait peut-être que les Arryn pour en apprécier la majesté et la splendeur. Quand il entendit Maura parler de Port-Lannis, il se figura fort bien une ville mieux gérée que Port-Réal, car il était difficile à l'inverse d'imaginer une cité pire que la capitale, dans tout ce qu'elle avait de putride et de chaotique. Mestre Wyman lui avait enseigné que la seule cité véritablement « propre » de Westeros était Villevieille avec ses rues pavés, ses bâtiments de pierre et ses nombreux points d'eau, mais il n'en avait jamais vu que des plans et des images griffonnées au hasard par les voyageurs éreintés. Il aurait l'occasion de voir Port-Lannis, cependant, quand il s'y rendrait pour assister au procès de Kaeril Corbray, alors il pourrait se faire une opinion et voir si la cité des Lions méritait vraiment les louanges de sa sœur aînée. Verrait-il Villevieille, aussi ? Peut-être après la guerre, pour remercier les Sept de leur avoir accordé la victoire définitive, quand il ferait marche jusqu'au Grand septuaire étoilé, ancien siège de la vraie foi. « Je comprends... » C'est tout ce qu'il sut répondre aux paroles de sa sœur, quand celle-ci exprima sa fascination pour la capitale. Jasper ne partageait rien de cette admiration, car à ses yeux la capitale n'était qu'un cloaque puant, et en dehors du Grand septuaire de Baelor, rien n'y était digne d'intérêt à ses yeux, sauf peut-être bien sûr le Donjon Rouge et l'administration royale, mais là c'était davantage les personnes et son devoir qui l'en rapprochait, plutôt que les murs rougeâtres et les fosses piégées de la citadelle des Targaryen. L'édifice était impressionnant, et la place était forte, mais il s'agissait d'une bouse de pierre creusée par les vers et non point d'une véritable citadelle construite par des millénaires d'Histoire. Peut-être n'y était-il pas resté assez longtemps, peut-être n'y avait-il pas fait les bonnes rencontres ? Rien n'avait su faire pencher ses inclinations en faveur de la forteresse des Dragons et des trop nombreux rats qu'elle abritait à son goût. Non, rien ne lui ferait jamais aimer Port-Réal, tout comme rien ne lui ferait préférer un autre logis que les Eyrié. « Brynden Rivers... n'en parlons pas, l'heure est à la fête, et de songer à mon entrevue avec la Main du roi ne peut que m'assombrir. Il y aura d'autres moments pour aborder ce qui est à la fois un échec et une réussite et qui me laisse l'esprit plein de questionnements désagréables. Et je ne veux faire siffler les oreilles de personne... » Alors il se tut, laissant à sa sœur la parole. Leur conversation s'orienta sur un chemin nouveau, et le frère et la sœur abordèrent la question de leur petite cadette. Elle deviendrait l'épouse de lord Edwyn Tully, s'il parvenait à convaincre lady Charissa quand il la rencontrerait. Si la régente du Conflans se montrait réticente à cette idée... il se passerait de son avis, si le petit garçon, de son côté, approuvait le projet. Il n'était pas encore un homme, il n'avait pas même l'âge d'être un bon écuyer, mais les Sept en le privant d'un père l'avait jugé capable de porter sur ses maigres épaules les responsabilités qui incombent à un lord, alors il s'entretiendrait avec lui de seigneur à seigneur pour discuter du mariage qu'il entrevoyait comme la confirmation des liens d'amitié entre les maisons Arryn et Tully. Pour l'avenir, cette union aurait lieu au plus tôt, et si les Sept étaient vraiment de son côté, alors ils béniraient cette union d'une progéniture nombreuse et en bonne santé.

Jasper mangeait tranquillement, il goûtait les plats avec délectation et bien qu'il fût peu habitué à tant de diversité dans les aliments servis à table, il n'avait aucun mal à s'y faire et bien au contraire, la gourmandise était peut-être le seul péché qui ne lui laissait pas un goût amer dans la bouche. Cependant, quand sa sœur évoqua le sujet de son mariage, il manqua de s'étouffer, de pudeur et de gêne, puis d'euphorie car il rit de bon cœur à sa plaisanterie. « J'en suis conscient... Mes devoirs m'y contraignent, je le sais, mais je t'avouerais que si je le pouvais, je repousserais cette... formalité au plus tard. Il y a tant d'autres choses à faire qui sont bien plus urgentes et plus importantes. Je pourrais y échapper, je pourrais devenir septon, prendre le noir, refuser les propositions... Mais qui resterait-il alors pour conduire le Val d'Arryn ? Le mariage est un devoir, un impératif que je dois aux Eyrié et à ce fief qui nous a été légué par des générations de nos ancêtres. Je ne négligerai pas le choix de mon épouse, car c'est un choix qui engage pour la vie. En dehors du Val, connais-tu des demoiselles qui feraient un bon parti ? » Le sujet n'étant plus aussi sensible qu'auparavant, il pouvait écouter ce que sa sœur aurait à dire tout en gardant la distance nécessaire afin de ne se point laisser avoir par des considérations puériles ou stupides. Il savait pouvoir entendre les conseils de sa sœur, car après tout ce n'était pas elle qui se chargerait d'organiser son mariage ou même, avant tout d'en négocier les termes avec la famille de la demoiselle sur laquelle il aura jeté son dévolu. Jasper but une gorgée de vin. Avant d'aller danser, peut-être avec sa grand-mère, peut-être avec sa sœur, peut-être avec sa tante, il souhaitait entendre les réponses de Maura et peut-être les commenter. Mais ses propositions, si elle en avait, appelleraient-elles vraiment un commentaire ? Maura n'était pas du genre à penser au hasard, elle n'avait jamais été de ces pucelles aux cerveaux liquéfiées qui se fient aux pétales d'une pâquerette pour décider de leur sort. Elle était de ces femmes qui pensent avant même tout le reste, et pour cela son opinion méritait d'être écoutée, même si, Jasper le reconnaissait, il avait eu tendance à l'oublier ou à l'ignorer ces temps derniers.
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Message Mer 23 Mai 2012 - 14:07

Tybolt ne s'était pas attendu à de nouveaux honneurs offerts par Lord Tyrell, lui qui s'était muré dans un silence solitaire depuis quelques longues minutes en mangeant simplement le poisson si gouteux que leur offrait la maison à la Rose. Il fut donc agréablement surprit lorsque le Long-Dard jugea opportun d'ajouter de nouveau à l'honneur fait à la maison Lannister. Comme tout jeune seigneur et qui plus est lorsque ce dernier venait de s'adjuger une victoire récente, Tybolt était sujet à la vanité plus qu'à n'importe quel autre péché. Le "Qu'il Rugisse !" reprit en cœur autour de la table flatta cette vanité et l'égo de Tybolt que Maura disait déjà fortement disproportionné. De plus sa sœur semblait avoir su trouver les mots pour retrouver une place de choix dans les faveurs de Lord Leo. Rien ne servait plus au jeune Lion désormais de subir ce repas de banquet plutôt que d'y participer. Cependant et malgré sa nouvelle volonté de se montrer ouvert et avenant, une chose lui manquait. Il ne savait qui avait choisit les places autour de cette table mais ce dernier avait fait une grave erreur, son épouse et aimée était beaucoup trop éloignée de lui, il ne pouvait discuter avec elle, profiter de sa présence ni même simplement apprécier le fait de l'avoir à ses cotés. Au lieu de ça elle lui paraissait comme à l'autre bout du royaume ainsi assise de l'autre coté de la large table. Bien sur ils partageaient des regards complices et une compréhension de l'autre d'un simple coup d’œil mais la proximité physique de Maura semblait être devenue une nécessité depuis quelques temps pour le jeune Lion d'autant plus depuis qu'il la savait enceinte de leur premier enfant. Et quand bien même elle n'aurait pas porté le premier héritier Lannister, Tybolt ne se sentait jamais plus complet que lorsque son épouse était à ses cotés, autrement c'était un manque presque physique qui le hantait. Le toast porté par Lord Leo ne fit que le conforter dans cette idée, il ne savait si le seigneur du Bief avait été ironique ou s'il ressentait effectivement qu'il ne serait rien sans son épouse mais Tybolt, lui, en était intimement persuadé.

Voyant leur hôte se lever pour venir inviter Lady Aliénor à danser, Tybolt sentit une vague d'apaisement l'envahir. Tout à la fois Lord Tyrell était aux petits soins pour la petite lionne du Roc mais en plus et avant tout le Long-Dard venait de donner le signal qui allait offrir au jeune Lion l'occasion de retrouver sa douce. Lui qui avait toujours fuit les bals et autres évènements du genre organisés par feu son père, le Lion Gris, et qui n'avait jamais aimé danser, n'avait qu'une hâte, inviter son épouse pour pouvoir tout à la fois la tenir contre lui mais aussi de nouveau parler avec celle qui le complétait plus que n'importe qui d'autre. Il finit donc son plat pendant qu'il observait d'un œil les frère et sœur Arryn discuter. Le Bouclier de Port-Lannis avait certes plus que hâte de retrouver sa douce mais il ne voulait pas non plus paraitre vouloir l'enlever à son frère qu'elle n'avait vu depuis plusieurs mois désormais et avec qui, il le savait, elle avait eu quelques accrochages par corbeau. son assiette désormais vide, il observa un moment les quelques couples déjà partit danser. Il y avait là Lord Tyrell et la toute nouvelle Lady Aliénor Tyrell. La petite Arryn, portrait juvénile de son aînée, avec le petit suzerain du Conflans. Quant à la rousse qui suivait la petite Arryn elle quittait la salle au bras d'un garçon dont il ne connaissait le nom. Son visage lui était vaguement familier mais sans plus, il s'en désintéressa de toute manière bien vite pour se tourner de nouveau vers son épouse. Il lui offrit un clin d’œil et un sourire, si Lord Jasper avait encore des choses à dire qu'il le fasse vite car le Lion venait prendre son dû et ne comptait pas souffrir un refus. Il but le restant du contenu de sa coupe d'eau avant de la reposer sur la table. Cela donna le signal et Tybolt se leva enfin. Il portait toujours la tenue que Maura lui avait choisit pour le mariage, tunique, pourpoint et chausses d'une rouge presque noir où seuls les lions écarlates Lannister venaient rompre l'unité. Les lions et le drapé qui barrait son torse jusqu'à la taille du même rouge écarlate. Chemin faisant son regard ne quittait pas l'objet de sa convoitise et il ne vit donc pas les deux couples volter avec grâce derrière lui. Tybolt n'était lui même pas un grand danseur, il avait apprit car il en était ainsi pour un futur Lord mais il s'était toujours montré un piètre étudiant en cette matière. Cependant rien de cela ne lui importait pour le moment, seule Maura était importante. Arrivé à coté des deux Arryn, Tybolt s'adressa tout d'abord à Lord Jasper.
Si vous le permettez mon cher beau frère. Puis baissant les yeux vers son épouse et après lui avoir offert un sourire sincère, il lui tendit la main pour l'inviter à le rejoindre. Ma douce... Il n'avait pas souvenir avoir jamais dansé avec la jeune femme, même à leur propre épousailles. Ils avaient à peu près tout connu et fait ensemble depuis leur première rencontre mais à son grand étonnement il ne pouvait retrouver une seule occasion où il avait fait danser sa douce. Il s'agissait là d'un écueil qu'il comptait donc bien réparer sur l'instant, il ne savait peut être pas volter comme les autres, mais il ne ferait pas honte à son épouse pour autant. Il était de fait beaucoup plus à l'aise de volter les armes à la main avec un adversaire et encore mieux en selle, Antares faisant mouvement en harmonie avec lui. Cependant Tybolt ne s'inquiétait pas trop il savait pouvoir faire confiance à Maura pour le guider si elle sentait que son seigneur d'époux n'était pas le plus gracieux des partenaires. Elle n'aurait même pas à le sentir se dit-il, car il savait bien que ne cachant rien à son épouse il n'aurait aucune gêne à lui dire son handicape avant même qu'ils ne commencent à danser.


Dernière édition par Tybolt Lannister le Dim 27 Mai 2012 - 16:17, édité 1 fois
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Message Jeu 24 Mai 2012 - 8:58

Alors que la tablée rugissait de concert avec lord Tyrell, la jeune femme, elle, se contenta de lever son verre en fixant son mari. Nul doute qu'il méritait des éloges pour sa défense de Port-Lannis lors de l'attaque des Fer-nés, nul doute non plus qu'il buvait cette reconnaissance comme du petit lait. Et si Maura était fière de son époux - comment aurait-il pu en être autrement - son léger sourire narquois adressé au héros et le petit haussement de sourcils qui l'accompagnait n'avait pour autre but que de lui faire comprendre combien elle l'invitait, en bonne femme soumise à son époux, à ne pas ôter ses bottes si d'aventures ses chevilles prenaient un volume indue. Le message était clair : qu'il se repaisse autant qu'il voulait des louanges des preux, sa chère et tendre douce se chargerait de lui arrimer les pieds sur terre ,et ce, solidement. Il avait une guerre à mener où il fallait se salir les mains, des têtes à faire trancher...Et pas vraiment le temps de commencer à composer un lai épique au sujet de ses aventures.

Elle reporta son attention sur ce que lui disait son frère au sujet du Donjon Rouge haussant légèrement les épaules à propos de Rivers dont, apparemment, elle se fichait comme d'une guigne. Que ses oreilles de Dragon sifflent ou non. L'hospitalité de la table targaryenne n'était peut-être plus aussi louée qu'autrefois mais, après tout, elle restait celle de leur Roi. Quant aux questionnements, tout le monde en avait, elle-même avait eu les siens en se rendant à Port-Réal. Son frère commençait tout juste à faire l'expérience de ces choses-là. Pour sa part, elle était juste contente que la compagnie de Maeve ait pu lui faire changer les idées si, vraiment, la capitale avait été une expérience si déplaisante. Ses paroles sur le mariage semblèrent manquer de tuer son frère ou d'au moins grandement le gêner. Elle devait avouer qu'il jouait les pucelles magnifiquement bien et que cela en rajoutait à l'image du preux chevalier voué au service des Sept. De là à aller s'imaginer prendre le noir ou être ordonné pour y échapper, elle trouvait sincèrement que cela faisait beaucoup.


"Ce n'est peut-être pas la peine d'aller à de telles extrémités pour éviter le mariage. Après tout, il ne te suffit que d'honorer la couche de ta femme suffisamment de fois pour qu'elle te fasse un héritier si des fois elle ne te plaisait pas. Mais...Je pense sincèrement que le fait d'avoir une épouse à tes côtés pourrait t'être bénéfique à tous les points de vue. Et, oui, donner un héritier à notre maison fait partie de tes responsabilités. Nous n'avons pas le luxe d'avoir un frère sur lequel décharger ce...fardeau. Enfin, si la pucelle est jolie et point trop sotte, ce ne sera pas un si grand sacrifice je suppose." Le tout avait été dit avec un certain humour, peut-être un peu mordant pour la pudeur de son frère, mais elle trouvait dommage qu'il ne cherche pas à s'épanouir plus pleinement au travers d'une union. Mais, après tout, cela ne la regardait pas. C'était à voir entre son septon, son frère et la Veuve Poignet. Concernant les bons partis, elle esquissa un léger signe de tête en direction de leur cousine Emilia - après tout, il y avait pire que la fille unique des Tyrell pour commencer. "Beaucoup sont vieilles et toujours filles dans les grandes familles ou trop jeunes. Il n'y a qu'à voir les cousines Stark, vingt-cinq ans et toujours pucelles. Autant obtenir la main d'un plus petit nom mais d'apparence plus fraîche. Sinon, bien sûr, il y a la sœur aînée de ton petit protégé, le meilleur parti à proximité. Chez les Lannister, il y a une Ouestrelin qui vit à la Cour mais franchement, je ne te le conseille pas, ce n'est pas à proprement parler une famille intéressante. Il y a des petites Brax riches à souhait et sans doute d'autres que je ne connais pas chez les Lefford ou les Crakehall. Après, il y en a aussi toute une flopée par ici mais cela fait une sacrée distance. Les filles de Tante Alanna également et la sœur de l'héritier Martell qui est très - trop - jeune. Il doit y en avoir dans le Nord également mais alors là...Peut-être une Manderly mais les autres sont de la graine d'hérétiques. Continue d'aller à des tournois, c'est le rendez-vous de toutes les pucelles bien nées du continent. Avant le Fléau, on se donnait toutes le mot pour y trouver un mari." Si elle répondait avec bonne volonté aux questions de son frère, elle ne pouvait s'empêcher de se demander à quoi cela servait de lui demander son avis. Après tout, c'était lui qui ne voulait plus la voir étendre son ombre menaçante et castratrice sur les affaires du Val. "Enfin, à voir Maeve se jeter au cou du petit Tully, je suppose que la sœur n'est pas vraiment d'actualité mais il y a tout un tas de maisons influentes dans le Conflans. Une Mallister par exemple voire même une Frey pourquoi pas même si cela me donnerait envie de vomir sur l'autel. Peut-être que cette folle de Lothston a une fille à Harrenhall d'ailleurs. A vrai dire, la question n'est pas de savoir qui est disponible mais plutôt ce que tu voudrais accomplir par un tel mariage. C'est le choix politique qui dicte celui de l'épouse, rarement le contraire." termina-t-elle tranquillement. Elle voulait bien dresser un catalogue ou même faire parvenir des portraits jusque dans le Val mais elle ne voyait pas vraiment où cela mènerait.

Un tintement de métal attira son attention de l'autre côté de la table et elle vit son époux se lever pour faire le tour de la table. Enfin, il se décidait à l'inviter à aller danser. Il avait pris son temps le bougre. Six mois pour demander une danse à son aimée, cela représentait tout de même une certaine attente de la part de la partie lésée. Elle le dévisagea d'un air moqueur alors qu'il requérait de son frère l'autorisation de l'enlever pour la faire virevolter avant de répondre la première.
"Ta langue aura fourché, mon cher. C'est moi qui décide d'accorder ou non mes grâces et, pour le coup, tu as un peu trop attendu pour que j'ai très envie de t'accorder celle-ci après avoir tant patienté." Elle lui lança un sourire badin avant de lui offrir sa main. "Mais, tu as de la chance, je suis d'humeur festive et magnanime." termina-t-elle en se levant, légèrement rieuse, après avoir posé affectueusement sa main sur le bras de son frère en le laissant aux côtés de leur tante.

Elle laissa son époux l'entrainer vers l'espace où, déjà, sa sœur, sa grand-mère et sa belle-sœur virevoltaient aux bras de leurs cavaliers. Ils se mirent en position et elle sourit de plaisir en sentant enfin le bras de son époux enserrer sa taille. Elle était très contente d'être assise auprès de son frère mais son époux lui avait manqué. Non pas qu'elle ressente un besoin absolu d'être vissé à lui pour toujours mais il faisait toujours un excellent compagnon de tablée.
"Tu sais quoi, j'ai préféré le nôtre. Moins copieux mais plus drôle. De plus, c'était le nôtre." lui glissa-t-elle à l'oreille avec un soupir, promesse de mille plaisirs à venir. Elle se mit à rire avant d'ajouter plus haut. "Je te préviens, si jamais tu écrases le bas de ma robe avec tes gros pieds de chevalier, je te fais un scandale digne d'une femme enceinte. Le genre dont tu te souviendras toute ta vie,ser-lord-héros de Port-Lannis." Elle faillit ajouter qu'il était, à l'avenir, hors de question qu'elle appelle ainsi dans leur chambre conjugale mais ils étaient en société et lady Lannister ne pouvait se permettre de jouer les filles légères pour dérider un époux parfois trop sérieux à son goût. Elle se mordit les lèvres mais n'ajouta rien se contentant de le pincer pour qu'il la fasse tourner assez rapidement et, surtout, au bon moment. Elle aimait bien voir ce petit air concentré chez son époux alors qu'il se livrait à un exercice ô combien plus aisé que de devoir enfoncer Rétribution dans le corps d'un adversaire. "Au fait, je me suis arrangée avec Gerold. Il te raccompagne, le moins gris des deux portera l'autre. Et si tu ronfles, tu iras partager son lit, je te préviens !" Mine de rien, malgré son bavardage, elle ne boudait pas son plaisir en partageant ce moment avec lui. Après tout, ils avaient sans doute tout fait sauf une danse ensemble. L'amour, la guerre, les disputes...Tout cela était bien bel et bon mais ne remplaçait pas le plaisir de leurs deux corps enlacés le temps d'une ritournelle.
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Message Dim 27 Mai 2012 - 22:09

Combien... combien de femmes auraient répondu de la sorte à une invitation de leur époux et ce en présence des plus grands seigneurs du royaume ? Combien avaient à la fois l’aplomb, la prestance et l'aura nécessaire pour tancer de la sorte, en une seule phrase, un seigneur suzerain et gouverneur militaire ? Tybolt connaissait la réponse à cette question. Une seule... la sienne. D'autres pouvaient bien se présenter en parures toutes plus belles les unes que les autres, connaitre l'histoire de Westeros sur le bout des doigts ou encore broder les plus belles pièces qu'il soit possible de faire mais aucune n'avait son talent et sa verve lorsqu'il s'agissait d'imposer en un mot, une attitude, son ascendant sur n'importe quel interlocuteur. Il se laissa donc aller à sourire très franchement lorsqu'elle finit par lui offrir sa main. Au moment où Maura se leva pour se joindre à lui il n'eut qu'une pensée, simple et fulgurante. Qu'importe les chansons et les racontars, tous peuvent bien louer la beauté de la grande bâtarde, lui savait. Il savait que la plus belle femme du royaume riait à son bras, encore plus rayonnante qu'à l'accoutumé du fait de sa grossesse tout juste débutée. En marchant vers l'espace aménagé pour que les convives puissent danser cependant, Tybolt prit un air plus concentré. La bonne humeur ne l'avait pas quittée mais lui qui n'hésitait pas un battement de cœur pour charger épée au clair dans une mêlé, se sentait démunie lorsqu'il s'agissait de danser. Cette crainte disparut en un instant lorsqu'il passa enfin son bras autour de la taille de son aimée, les mots qu'elle lui glissa à l'oreille firent renaitre le sourire sur le visage du Bouclier de Port-Lannis aussi surement que si elle lui avait promis un bain à deux dans la salle du Bassin au cœur du Roc. Et encore tu ne pouvais voir la mariée... ajouta-t-il sur le même ton que son épouse. Le secret aura finalement eu du bon, je t'avais alors pour moi seul. Cette époque revêtait désormais aux yeux du jeune seigneur un certain attrait nostalgique. Maura le rejoignant via les couloirs secrets, lui même en faisant autant et bien sur leurs rencontres dans la salle du Bassin. Nul à part la maisonnée du Roc n'avait alors connaissance de leur lien, lien qui se tissait tant au travers leurs rencontres charnelles qu'au court des disputes qui avaient ébranlées les murs de la citadelle Lannister. Ils n'avaient pas vécu dans le monde réel pendant ces quelques mois , isolés qu'ils étaient dans leur secret et leur complicité naissante. Se faisant il la serra un peu plus contre lui.

Il suffit que Maura le taquine sur le fait qu'il pourrait abimer sa robe pour que Tybolt perde de nouveau son sourire et ne baisse la tête afin d'observer ses pieds. Comment voulait-elle qu'il évite de marcher sur cette foutue robe alors même qu'elle semblait s'étendre jusqu'au sol ? Véritablement la danse et ce que cela impliquait n'avait absolument rien de naturel pour le seigneur de l'Ouest. Il avait bien entendu été instruit dans cet art par ses précepteurs durant sa jeunesse mais il n'y avait jamais montré le moindre talent, ni même le moindre intérêt. En sentant Maura le pincer il comprit qu'il lui fallait commencer à tourner. Ce ne devait pas être bien compliqué non plus cette histoire, n'importe quel abruti né dans la fange était capable de compter des temps et se déplacer en accords avec ces derniers. Il se concentra tout entier pour associer la musique, le mouvement et les pincements de Maura. Un, deux, trois, pince, un, deux, trois, pince. Très simple au final ! Il n'était pas plus niais qu'un autre. Il releva les yeux pour voir ceux bleu profonds de son aimée, il afficha un sourire, niais par contre cette fois, celui qu'aurait pu avoir un jeune enfant parvenant pour la première fois à toucher la cible à l'entrainement. sa bonne humeur était de retour, il n'était pas complètement à l'aise mais au moins ils dansaient, certainement pas avec la grâce des autres couples présents mais cela lui suffisait, il avait son épouse dans ses bras. Et lorsque celle ci tenta un trait d'humour en lui parlant de Gerold et de ce qui avait été prévu au cas où chacun s’enivrerait de trop, il rit de bon cœur. Plus par le manque de force comique dont faisait preuve son épouse que par sa drôlerie mais c'était aussi un trait qu'il appréciait chez elle, elle tentait toujours quoi qu'il arrive même si elle n'était pas certaine du résultat. Tout le moins avec lui, il ne l'avait jamais vu se mettre en "danger" de la sorte avec d'autres.
Oui j'imagine très bien Gerold tenter de me porter... je ne l'ai pas vu s’entrainer depuis plusieurs années, le réveil musculaire risque de faire mal. un, deux, trois, pince. Quant à ronfler... je n'avais pas en tête de beaucoup dormir quoi qu'il arrive. Dit-il en lovant sa tête contre le cou de son épouse. Par contre c'est pas que je ne sois pas certain de mes mouvements mais pour être certain que ta robe ne risque rien... il assura mieux sa prise autour de la taille de Maura avant de la soulever du sol d'un dizaine de centimètres. Ils firent une nouvelle volte sans que Maura ne touche le sol. Si tu veux bien mettre tes pieds sur les miens cela devrait garantir la sécurité de ta toilette.
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Message Lun 28 Mai 2012 - 0:14

Leo dansait depuis déjà quelques minutes avec lady Aliénor, quand son fils Tristan eut enfin une initiative heureuse pour venir réclamer une danse avec la mariée, son épouse, ce qui lui revenait de droit, en quelque sorte, et ce n'est pas le Long dard qui allait le lui refuser. Il se détacha donc très dignement de la demoiselle qu'il remit entre les bras de son hériter, en leur souhaitant du regard de profiter de ce premier échange, car il savait que bientôt viendrait la nuit de noces et là, ils seraient seuls l'un avec l'autre... ou plutôt, l'un face à l'autre. Leo revint vers la table et constata avec plaisir que nombreuses étaient les convives qui avaient pris d'assaut la piste de danse et à observer sa nièce et le frère de sa bru qui se remuaient non loin, il ne put réprimer un sourire d'imaginer qu'il devait être plaisant aux deux jeunes mariés de pouvoir enfin s'afficher en public. Le secret de leur union leur avait-il pesé ? Sans doute, mais il n'appartenait point au suzerain de Hautjardin de s'immiscer dans les affaires privées de Castral Roc, c'est pourquoi il détourna rapidement les yeux pour s'en aller à table où il découvrit que son fils Mathias avait conduit lady Jeanne pour danser un peu. Un nouveau sourire vint déformer son vieux visage, mais il se concentra rapidement pour revenir à sa place. Sa mère lui faisait presque face au centre de la table, et ils formaient avec son neveu Jasper le triangles de ceux qui n'avaient personne avec qui danser. Leo reprit le cours de son repas et, tout en dégustant la tendre chair d'un haut-de-cuisse de pintade rôti, il brisa le silence des convives avant que celui-ci ne s'imposent à eux. Ses deux derniers enfants, Emilia et Arthur, avaient rejoints les autres sur la piste de danse.

« Vous voir discuter avec lady Maura de cette façon, dans la bonne humeur et l'apaisement me comble de joie, mon cher neveu. Comme elles s'envolent vite, les tensions de famille, quand elles n'ont aucune prise sur les cœurs valeureux ! Cela me rappelle une histoire...
– De grâce, tu ne vas pas encore nous raconter comment tu as réconcilié feu ton père avec mon cousin Byron ? »


Leo se contenta de rire en avalant un morceau de volaille qui se fraya difficilement un chemin dans sa gorge et jusqu'à son œsophage. Il reprit, sous l’œil déconfit de sa mère qui, malgré tout, tendit l'oreille. Elle ne pourrait cacher bien longtemps qu'elle aimait cette histoire surtout quand elle avait l'occasion de la commenter en direct. Lady Amelia était ainsi, et à son âge, elle ne changerait plus jamais.

« C'était il y a fort longtemps. Je n'avais pas vingt ans et nous ne vivions pas comme aujourd'hui. Les temps étaient rudes pour tout le monde, et la décennie qui s'annonçait n'avait rien d'une période glorieuse. Malgré tout, dans le Bief, nous étions tous très heureux !
– Trop heureux, pour certains et certaines... je me souviens d'une Merryweather qu'on appelait la « Fontaine », si vous voyez ce que je veux dire...
– Nous voyons très bien, mère, et goûtons avec plaisir ce détail-là durant ce repas... mais pour en revenir à ce que je disais, l'époque était difficile, mais nous étions satisfaits dans l'ensemble. Byron Oldflowers était toujours le bienvenue à Hautjardin, et mon père et lui s'entendait à merveille jusqu'au jour où le gaillard s'est entiché d'une sorcière trouvée dans un marais, dans les hauteurs de la Mander. Il aurait pu faire preuve de bon sens et garder son... animal chez lui, mais non, le brave homme, persuadé que sa nouvelle amie était fréquentable, l'a conduit jusqu'à nous, à Hautjardin, et, prenant tout le monde au dépourvu, l'a même fait siéger à notre table. Je ne vous raconte pas le scandale, mon cher neveu, mais vous imaginez fort bien quelles furent les réactions de notre côté !
– S'il n'avait été mon frère, je l'aurais fait châtrer... et sa sorcière, je l'aurais semée. Littéralement.
– Voilà un aspect de votre personnalité, chère mère, que Jasper brûlait sûrement de découvrir... toujours est-il que le cousin Byron et sa compagne à la renommée si discutable furent interdits de séjour à Hautjardin, ce qui posa quelque problème, car malgré ses fantaisies et ses extravagances, Byron était très apprécié d'Adamar, mon père, et l'on a rapidement pu constater combien ce conflit avait d'influence sur ses humeurs.
– Les hommes sont des petites natures. Il négligeait même ses devoirs de maris. Un homme qui n'utilise pas ses attributs virils ne vaut pas mieux qu'une dame de compagnie pour nous les épouses, sachez-le, Jasper, quand vous serez vous-même marié.
– C'est donc à moi qu'il échut de réconcilier les deux hommes. Tâche ingrate et difficile, car ni l'un ni l'autre ne souhaitait démordre de ses positions. Mon père, à bon droit mais avec l'entêtement des sots, refusaient de recevoir Byron, même s'il tenait éloigné sa sorcière. Quant au cousin Byron, il refusait de reconnaître qu'il avait tort de se suspendre aux mamelles rondes de cette inconnue qui profitait ouvertement de lui. Bien des lunes furent nécessaires et je vous avoue que je n'appréciais pas de jouer les corbeaux entre les deux hommes... Un futur seigneur suzerain a mieux à faire que de transmettre des courriers, ne croyez-vous pas ? Mais à la vérité, j'en ai plus appris sur la nature humaine en ces quelques temps d'échanges que je n'en avais appris en dix-sept ans de vie. Inutile de préciser que j'ai par ailleurs réussi.
– Oui, tu as réussi, et par ta faute nous avons dû subir à Hautjardin la présence de cet incapable de Byron jusqu'à ce que l’Étranger l'emporte... Au moins, sa sorcière avait disparu. Certains ont dit alors que nous l'avions capturée, puis tuée, puis découpée, puis enterrée sous nos potences ou, plus drôle encore, sous nos rosiers les plus majestueux... une fable, mais une fable amusante, car comme chacun sait, la chair d'un cadavre fait un bien piètre engrais... Leo, passe moi la tourte s'il te plait. Et qu'on vienne me chanter la Femme à Willum ! J'ai oublié les paroles.  »


Leo Tyrell éclata de rire avant de continuer à manger très tranquillement. Évoquer ce souvenir l'avait mis en joie autant qu'en appétit, alors il ne se fit pas prier pour réellement faire honneur au banquet qui leur avait été préparé.
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Un bon mariage commence par un banquet réussi.

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