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Courtoisie et cordialité ne feront jamais toute une Rencontre

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Message Lun 30 Avr 2012 - 21:20

Pourquoi avait-elle l’impression que la sauce était-elle en train de tourner ? C’est vrai, tout lui semblait se passer pour le mieux au début, il n’y avait pas raison que ça change – même s’il fallait dire qu’elle ne s’y connaissait pas vraiment. Dubitative, Charissa contemplait avec un intérêt très étrange la situation. Peut-être devrait-elle faire quelque chose avant que cela ne tourne au vinaigre ? Mais trêve de plaisanterie, il fallait agir sans quoi cette visite serait bonne pour du ragoût de poisson peu savoureux !

-Chef ! Je crois qu’il y a un problème avec votre sauce !


L’intéressé, levant un regard curieux puis alarmé vers la dame de Vivesaigues, se précipitait l’instant suivant à ses côtés pour finir le même nez qu’elle sur la sauce qui mijotée dans la marmite. Attrapant une cuillère, quelques coups par-ci par-là, un petit ingrédient dont Charissa ignorait jusqu’au nom, et le tour était joué. La sauce s’agglutinait à nouveau avec grâce et finesse, sans la moindre petite imperfection à la surface. Remerciant sa dame, et lui avouant un bon coup d’œil, le chef repartit à ses précédentes tâches. C’est qu’ils avaient beaucoup à faire en ce moment, depuis l’arrivée des Piper le jour dernier à Vivesaigues. Leur dame suzeraine, qui ne voulait pas exagérer sur la quantité – vu l’été qu’ils avaient eu, ils auraient certainement besoin de toutes leurs ressources – avait néanmoins insisté sur la qualité du repas. Quelque chose de traditionnelle au Conflans, mais cuisinait avec originalité. Lorsqu’elle l’avait annoncé au chef, elle se souvenait très bien de sa réponse : « En gros, vous voulez quelque chose qui ressemble au Conflans, sans l’être ? ». Intriguée par cette formulation pour le moins douteuse, Charissa avait réfléchi un instant avant de répliquer un « Oui » dès plus ignorant. Où pouvait donc être le problème ? En tout cas, il s’était ensuite exécuté malgré sa moue tout à fait exaspéré par les souhaits des seigneurs. Ils demandent, les autres exécutent et en établissent le moyen ; mais par contre la manière, ah ça non, la manière, ça c’était quelque chose qu’affectionnait les nobles : « Plus comme-ci, moins comme-ça, sans être machin, n’oubliez pas la forme, et pas en cuisson traditionnel, etc, etc ».

Enfin, il faut aussi dire que les nobles ont d’autres occasions de mettre leurs sens pratiques en œuvre : après tout, en soit, donner des ordres dans tous les sens doit également être éprouvant ? Quelques jours semaines plutôt, Charissa préparait l’arrivée de Piper à Vivesaigues, mais au final, cela devait certainement être le moment où ils étaient là, et non avant, qui était le plus fatiguant, même pour elle. Arrivés même pas hier en milieu d’après-midi que depuis lors, la dame suzeraine du Conflans n’arrêtait pas de fourrer son nez un peu partout pour vérifier que tout était en ordre… partout. Elle ne paraissait pourtant pas si tendue que ça, il n’y avait qu’à voir son insouciance présente. Rien que depuis qu’elle était en cuisine, elle avait : renversé trois casseroles, casser neuf ustensiles, bousculer deux cuisiniers, failli mettre le feu une fois et laissé tombé un ingrédient indélicat dans une des préparations. Autant dire que là, quelqu’un de censé aurait déjà tourné les talons s’il voulait que tout soit parfait. Mais par Charissa, elle était plutôt du genre à… hé bien, à ne pas trop se prendre la tête pour des choses superficielles comme celles-là, depuis qu’elle était Régente notamment. Peut-être qu’endosser une responsabilité si lourde avait changé le sens des priorités et des importants ? Cela ne l’empêchait au moins pas d’absolument tout superviser, même si elle le faisait de manière aussi légère que concise. La plus part des gens à Vivesaigues admirait Charissa pour cette qualité : celle de l’équilibre. Tout le monde la voyait s’y employer à chaque instant, et dans chacune des fibres de son corps, avec tant de naturel que généralement, il ne s’en posait pas de question. Pourtant, si cela était le cas, elle avait bataillé longtemps pour y parvenir, et le faisait encore parfois. En tout cas, ce n’était certainement pas l’équilibre du corps… ne put s’empêcher de penser le chef en voyant Charissa renversait un bol d’épice par terre, s’excusant par monts et par vaux, malgré le marmiton qui lui disait que ce n’était rien.

-Bon hé bien, j’en ai fini ici, annonça maladroitement la dame, une pointe d’embarras dans la voix. Tâchez que le déjeuner soit servi à l’heure.

-Bien sûr, ma dame, assura le chef qui criait à la gloire dans son esprit, voyant avec satisfaction Charissa prendre le chemin vers d’autres catastrophes que son antre. Et avec une savoureuse sauce, termina-t-il avec humour mais sans irrespect, ne tentons pas le sort !

Il n’était pour l’instant que onze heures, le repas ne serait pas servi avant au moins deux heures, peut-être un peu moins. Cela lui laissait un peu de temps, maintenant qu’elle en avait fini avec son tour d’inspection. Conserver de bonnes relations avec ses vassales avait toujours été d’une grande importance pour elle, et elle n’avait que plus apprécié la visite volontaire des Piper. Loyaux vassaux, ses relations avec eux du temps de son mari avaient toujours été on ne peut plus courtoise et poli, mais elle avait confiance en eux. Surtout depuis que son mari était mort et qu’ils avaient continué à soutenir officiellement le jeune lord. Officiellement peut-être parce que… si Charissa n’aimait pas voir le mal, elle n’en était pas pour autant stupide, surtout quand les doutes et les sarcasmes concernant les capacités d’Edwyn a gouverné était si souvent mis en doute sur leurs propres terres. Ce n’était que des voix murmurantes, mais des voix tout de même présentes. Qui n’ignore pas à Westeros que tout se fait par les chuchotements ? Personne. Les plus crédules, au mieux, ne comprennent pas pourquoi ils n’en entendent jamais parler.

D’abord, les pas de Charissa l’avaient mené vers ses appartements mais… finalement, la pesanteur du lieu lui avait donné envi d’autres choses. Peut-être un tour dans leur bois sacré ? A cette heure-ci, l’atmosphère devait respirer d’air frais et pur. Ces hôtes ne lui en voudraient certainement pas trop de s’absenter d’eux quelques temps. Hier avait-elle passé toute la fin d’après-midi et soirée en leur compagnie, d’abord dans un riche salon où ils avaient parlé affaire du royaume, puis autour d’un diner où ils avaient encore parlé affaire du royaume mais des faits plus légers et ensuite, le soir, où elle avait longuement conversé avec lady Piper de dame à dame. Depuis ce matin, elle ne les avait pas encore vu, mise à par part pour un petit-déjeuner, et Charissa se plaisait à se dire que cela devait également leur faire du bien de ne pas avoir la suzeraine sur eux tout le temps qu’il serait ici. Avec son statu de noble, soit elle faisait peur, soit on se fichait d’elle, et heureusement, il y avait les entre deux, dont semblait faire parti les Piper, du moins les parents. Leurs enfants, Charissa les côtoyaient bien évidemment moins, même si la lady Brooke avait une sacré réputation chez eux, il fallait quand même le dire. Ses sorties sporadiques ne rendaient certes pas compte des rumeurs et autres persiflages qui suivaient la jeune fille dans le Conflans. Sa maladie y étant certainement l’origine, mais c’était son caractère qui en faisait principalement les frais. Pauvre jeune fille… sacrée importunité à porter. Elle l’aurait presque plainte, si elle n’avait pas sur elle une maladie, qui loin d’être du même type, ne seyait cependant pas à une dame. Un brin de compassion alors ? Sûrement. Quand à ses histoires de mauvais caractère, Charissa n’en prenait guère garde, n’écoutant principalement que ce qu’en disait Lord Piper. Elle l’en soupçonnait un peu trop affectueux, mais comment pourrait-elle le contredire alors qu’elle était incapable de punir ses propres enfants ? Mais la question n’était pas vraiment là, le fait est qu’elle se demandait surtout s’il donnait la bonne éducation à sa benjamine. Pouvait-on tenir coupable de la mauvaise gestion d’un parent face à une situation peu commune ? Charissa se le demandait souvent, surtout en pensant à Edwyn… Il lui tardait qu’il ne rentre, comme vint lui rappeler un impalpable élan de tristesse, aussi vif que déjà passé.

Saluant les quelques gardes qui se trouvaient sur le chemin du bois sacré, Charissa put enfin pleinement y savourer la tranquillité du lieu. Le soleil déclinant, les ombres y étaient belles et les tâches de soleil plus que irrégulières. Heureusement, il ne faisait pas encore froid, à défaut d’y faire frais. Le vent ne s’était pas encore levé, permettant les faveurs des rayons solaires. Les arbres, eux, ne paraissaient pas non plus autant touché par l’automne que le reste des terres riveraines. Peut-être un enchantement du à ces enfants de la forêt et Anciens Dieux ? Charissa était respectueuse de ces croyances et ce peuple, autant de par leurs proximité avec le nord que l’enseignement de sa mère, mais si elle venait dans le bois sacré, c’était pour en apprécier la sérénité, le calme et la douceur. Le chant des petits ruisseaux qui y dégringolaient avec douceur n’avait nul pareil, bien plus léger que le sifflement des rossignols et bien plus apaisant que l’air du vent. Inspirant une grande goulée d’air, inclinant son buste en arrière, c’était en ce geste déjà terriblement revigorant. Un éclat du destin peut-être ? Afin qu’elle n’est pas tout perdu, à défaut d’avoir pu s’y reposer.

-Lady Charissa ? Pardonnez-moi de vous déranger, intervint une menue voix derrière elle. Le mestre vous demande en bibliothèque. Il dit que c’est important.

Il dirait toujours que c’est important. Retenant un soupir, qui serait alors bien infligé, Charissa consentit cependant à suivre le serviteur qui avait été chargé de porte-voix. Leur mestre était quelqu’un de très zélé dans ses fonctions, et elle l’en remerciait pour cela, mais parfois aurait-elle aimé qu’il cesse de se jeter sur elle dès qu’il pensait qu’une chose méritât son attention. La plus part du temps ce n’était : ni des choses urgentes, ni des choses importantes. En fait, ce n’était jamais des choses importantes. Elle avait bien conscience qu’il faisait cela afin que les autres ne médisent pas sur elle, mais il y avait des limites, même si Charissa ne se serait jamais permis de lui faire remarquer. Au fond, elle était plutôt contente qu’il soit là.

-Alors, que se passe-t-il donc ? interrogea finalement Charissa une fois le serviteur parti.

La dame, depuis le temps, surtout depuis le début de sa Régence, se comportait familièrement avec son mestre. Seule preuve de la proximité entre eux, car elle le considérait tout à fait comme un ami plus qu’autre chose. Après tout, même si c’était par obligation et devoir plus qu’autre chose, il avait été le seul à la soutenir sans relâche dans ses nouvelles fonctions. Raison pour laquelle elle semblait plus calme qu’à son départ du bois sacré. L’ombre et les senteurs parcheminés de la bibliothèque n’y étaient sans aucun doute pour rien. A cela, le mestre lui expliqua donc qu’ils avaient reçu le bilan des récoltes dans tout le Conflans, bilan qui demandait son examen par la dame bien évidemment, bilan bien évidemment constitué de diverses missives et de quelques résumés ici et là. Cette fois, intéressée, notamment par les quelques vols de provisions de grains qui avait été commis dans diverses villages, Charissa acquiesça pour gagner la table de bois de chêne où était étalé les missives. Voilà ce qu’elle allait faire : les ranger et les regarder plus tard ! Cela avait peut-être éveillé son attention, mais elle serait de toute manière plus à son aise lors de l’après-midi. Le mestre ne trouvant rien à redire, conseillant (ou peut-être ordonnant) mais n’insistant pas outre mesure, laissa la dame en compagnie des papiers parcheminés qu’elle avait déjà commencé à réunir en petites liasses. Ses mains s’agitant ainsi calmement jusqu’à ce que le grincement de la porte se fasse à nouveau entendre.

-N’ai-je pas dit que je m’en occuperai plus tard ?
intervint Charissa sans même relevé la tête, supposant que le mestre décidait finalement d’en rajouter.
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Message Lun 7 Mai 2012 - 16:16

L'aîné de la famille n'était pas du genre très compatissant, ni même empathique et portait encore moins Brooke dans son coeur. Il ne le haïssait pas, disons qu'il l'ignorait tout simplement, la voyant un peu comme il voyait le bâtard de la famille, Glen. Or, il était juste, comme son père Emmett. Il ne pouvait voir sa jeune soeur pleurer à cause du mauvais caractère de la benjamine. Moira ne s'était pas retenue cette fois-ci. Elle avait été dure et blessante. Elle avait réussi à briser cet faux bastion dans lequel s'enfermait la plus jeune des Piper. Elle était factice, juste impressionnante, mais en glace, trop fragile. Moira connaissait toutes les faiblesses de sa soeur, surtout avec les mots. Elle savait où frapper pour détruire tout un pan de muraille. Elles étaient là, l'un face à l'autre, Brooke qui serraient les poings. Il pouvait voir ses larmes qui tombaient au sol, même caché par son petit voile sur le visage. Il avait entendu sa voix brisée, l'insultant de nom d'oiseau, ne trouvant aucune répartie polie et bien réfléchie à lui renvoyer. Moira insista, voyant qu'elle était prête à exploser. Si elle en venait aux mains avec elle, peut-être que père arrêterait un peu de la mettre sur un piédestal. Brooke, fille chérie et tant aimée, gâtée, elle en était jalouse. Moira tentait au maximum de la retourner contre leur père, qu'il soit déçu d'elle et qu'il arrête de la voir comme un précieux joyau.

- Il suffit ! Moira, je te somme d'arrêter ! Où est passée ta tenue ? Nous ne sommes pas à Château-Rosière, je te prierai de garder tout ça, pour notre retour. Je vous invite à ne plus vous parler pendant tout le séjour, où le moins possible.

Brooke secoua la tête, agacée. Elle passa sa petite main blanche sous son voile noire, joliment décorée de quelques chaînes en or et quelques pierre semi-précieuse. Elle essuyait ses larmes en s'éclipsant rapidement, hurlant à sa soeur, qu'elle souhaitait la voir morte. Ilhem avait un regard si dur et le visage si impénétrable lorsqu'il posa les yeux sur Moira. Autant, il était toujours de son côté et trouvait leur petite Brooke très idiote et capricieuse, l'horripilant souvent, mais là, s'en était trop. Ils n'étaient de plus pas chez eux, pour avoir le luxe de se chamailler ainsi. Que penseraient leur parents qui sont d'habitude si fiers d'eux. Si les bruits courraient qu'ils étaient si désunis dans la fratrie, on pourrait l'utiliser contre eux. Ah, vivement que ses deux soeurs se marient et quittent le joli foyer de Château-Rosière. Moira était presque mariée, tant qu'à Brooke il espérait qu'elle trouverait vite un homme qui saurait la supporter. Juste assez pour la prendre pour épouse.

Ils étaient donc en visite à Vivesaigues. C'était une grande sortie pour eux, un honneur à chaque fois de pouvoir fouler le sol de la maison Tully. Une si grande maison du Conflant, celle du futur souverain, ridiculement trop jeune et naïf, mais du futur suzerain. Cela faisait déjà un temps qu'ils étaient là, une nuit, étant arrivés en milieu de journée la veille. Brooke était par conséquent fatiguée. Le voyage n'était pas si long, mais il y avait quelques journées un peu trop ensoleillées qui durent les obliger à faire des haltes dans des auberges pour qu'elle puisse se reposer. Elle était à cran, les nerfs à vif. Cela faisait un temps qu'elle n'avait point quitté la sombre demeure de Château-Rosière.

Ses pieds se précipitaient dans les couloirs. Vivesaigues grouillait de monde, ce qui l'agaça qu'énormément plus. Elle était rageuse et nerveuse. Elle souhaitait seulement un endroit calme, sans personne, pour pouvoir se reprendre un peu. Il fallait qu'elle expulse toute la tristesse et la haine qu'avait animé Moira Piper. Elle voulait pleurer mais sans spectateur, juste et simplement elle. Un domestique ici et là, un garde à une porte, des invités. Elle n'en pouvait plus. Cette immense demeure était donc si peuplée, envahie au chaque recoin ? Quand est-ce que ses pieds allaient pouvoir enfin s'arrêter et ses yeux transpirer de peine. Dezial n'était même pas là, elle le regrettait. Puis Edwyn, qu'il soit là ou non, elle n'allait pas embêter un si jeune garçon, et qui plus est son seigneur pour un peu de réconfort. Pourquoi cet idiot de Dezial n'était point présent. Elle aurait tant prier pour qu'il soit là. Il avait vu la vraie Brooke, elle n'avait plus à se cacher devant lui, être elle même : cette fille perdue, faussement dure et méchante. Elle était déjà si déçue de savoir qu'il n'était pas en cet endroit lorsqu'elle arriva, mais là elle le détestait.

Elle s'enfonça encore et encore dans les couloirs de Vivesaigues. Elle ne savait réellement où elle allait, un peu perdue. Elle n'avait point réfléchi, juste, cherchant un endroit tranquille, bifurquant dans un couloir, quand elle voyait quelqu'un au bout du corridor qu'elle voulait traverser. Elle ne voulait rencontrer personne. Quoi qu'il en fut, le temps qu'elle se trouve un endroit confiné et reculé, rassurant, elle avait déjà fini de pleurer. Voilà simplement quelques reniflement qui résonnaient le long de ces interminable et étroits couloirs de pierre. Ils étaient aussi lugubres et froids, sans aucune chaleur que pouvait l'être son esprit. Morne, triste.

Puis alors, devant elle, alors qu'elle n'avait aucune idée d'où elle se trouvait exactement dans Vivesaigues, elle vit une porte presque complètement ouverte. Elle hésita un instant. Pour une fois, il n'y avait pas un chat autour d'elle. Elle n'entendit aucun voix sortir de la pièce, du moins n'y fit pas attention et lentement, elle poussa la porte pour découvrir ce que pouvait être cette salle. Et si elle pouvait y trouver un refuge pendant un instant ? Les gongs grincèrent sous le lourd édifice en bois. C'était une bibliothèque en y voyant tout les ouvrages écrits à la mains et surtout les innombrables parchemins qui étaient disposés ici et là. C'était l'antre du Mestre, elle était sûre, elle aurait aimée reculer. Qui sait si on la trouvait là, on pourrait la sermonner. Enfin, elle n'eut point le temps de réfléchir à toutes les éventualités, ni même celle de sortir, que la voix d'une grande femme éclata dans la pièce.

Brooke se figea. Elle aurait aimé disparaitre si subitement. Qu'allait dire Dame Tully, en voyant la petite Piper dans une salle relativement privée. Elle n'allait pas partir bêtement en courant, même si la régente par défaut du Conflans ne lui portait à peine une minuscule attention. Elle tordit sa bouche, hésitante. Que devait-elle faire.

- Je ... Enfin excusez moi, dit-elle d'une voix faible et encore cassée des larmes qu'elle avait versé. Je ne pensais pas arriver ici. Je me suis égarée et je... Je cherchais un peu de tranquillité, dit-elle, sentant étrangement ses larmes couler à nouveau.

Malgré le voile qu'elle portait sur le visage, on sentait bien que la pauvre Brooke n'allait pas très bien. Ce n'était vraiment pas la grande forme.

- Ce n'était point mon but de vous déranger... Dites, savez vous, où je pourrais trouver un endroit assez calme ? J'ai un peu...

Elle plaqua ses mains sur son visage, passant sous son viole. Des sanglots s'emparaient de nouveau d'elle. Quelle idiote, pleurer comme une enfant devant Dame Charissa Tully. Elle aurait aimé se flageller d'une telle honte. Si sa mère la voyait ainsi, elle aurait reçut une sévère punition.

- Excusez moi, dit-elle, fuyant par la porte grande ouverte à petit pas.

Elle en avait tant assez, tout ce qu'elle souhaiter, c'était rentrer à Château-Rosière et s'enfermer dans sa chambre ou alors dans une de ces salles qu'on laissaient à l'abandon. Elle voulait son environnement, ses endroits à elle, des espaces familiers. L'atelier de Glen. Pourquoi n'avait-il pas souhaité venir ? Car il disait qu'il se retrouvait souvent bien trop seul, la jeune femme, toujours collé à Dezial, l'oubliant complètement et le reste de la fratrie faisant de même. Son père, n'en parlons pas. C'était comme s'il s'en voulait parfois de lui adresser la parole, tant il avait honte de lui, ne voyant que son infidélité dans les yeux de Glen. Elle était si seule en cet endroit. Une fois sortit de la pièce, elle s'appuya sur le mur, un peu plus loin, se frappant mentalement, pour s'arrêter de pleurer ainsi. Elle était harassée...

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