AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Donne moi ta main [Aaron Wyl]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 19 Avr 2012 - 20:25

Jynessa Ferboys était une obscure cousine qu’Edarra n’avait vu que trois fois. Fille ou petite fille d’un oncle de son oncle, elle portait ainsi le nom de Ferboys. Cependant, cette branche-ci de la famille avait été frappée du même malheur que celle dominante : il pleuvait des filles et encore des filles. Medger se sentait souvent d’ailleurs très seul aux réunions de familles quand les femmes du Sud piaillaient de tout coin. Jynessa n’était pas moche mais elle n’était pas non plus d’une beauté divine. Elle avait un genre de nez trop petit pour être joli mais des pommettes qui ressortaient, lui donnant l’air jovial à n’importe quel moment. Jeune de dix-huit ans, elle avait la tête pleine de rêves et de coquetteries sur le chemin du manoir Wyl où elle irait épouser un cousin ou un petit cousin du Lord actuel. Elle était fière et heureuse de marier un Dornien car elle trouvait les hommes du « nord » bien trop précieux et bien moins valeureux que les hommes aux armes d’hast. Edarra ne pouvait s’empêcher d’être d’accord, elle-même presque fiancée à l’épée du matin. La route pourtant, fut rapidement ennuyeuse. Comme un Medger miniature et en fille, Jynessa n’avait à la bouche que contes et histoires. De plus, la moitié, Edarra les avait déjà entendue mais se contentait de hocher la tête poliment en faisant croire à un quelconque intérêt pour ce qu’elle disait. Elle avait été envoyée en tant que représentante de la maison à la place de son Lord d’oncle qui était bien trop malade et fatigué et à la place des parents de la jeune fille car le père était en affaire et sa mère avait une santé fragile qui ne permettait pas de prendre la route. Les suites conjointes des deux dames étaient assez longues et des gardes bordaient la colonne sur les deux côtés, rendant la délégation assez visible.

Gerold avait naturellement dirigé toute l’expédition étant donné qu’il était le plus chevronné de tous et le garde personnel d’Edarra. Cette dernière savait qu’elle ne se rendait qu’à une visite préliminaire, les négociations de mariage ne se déterminaient pas en une soirée, il fallait mûrir les décisions comme un accord commercial primordial. Là, ils testeraient certainement mutuellement la température et les accords que chacun étaient prêt à faire. Jynessa, elle, n’avait qu’à sourire béatement comme elle avait apprit à faire et à faire office de gentille petite femme sympathique. Difficile surtout d’avoir l’air féconde quant on était vierge mais du moins, pouvait-elle essayer. Bientôt le château fut en vue et une délégation à cheval les accueillit. Edarra, en dame de voyage qu’elle était chevauchait aussi et accueillit avec plaisir le Lord de la maison. Bientôt ils arrivèrent aux portes. La jeune femme ne se faisait pas vraiment de soucis sur ces négociations et discussions puisque les Wyl avaient fait la démarche en premier pour marier ce cousin avec cette cousine. Ainsi, il n’y aurait pas vraiment d’incidents possibles étant donné que ce n’était pas des héritiers évidents qui étaient en jeu. Dans la ligne de succession, il y avait d’abord la femme du Lord, ensuite la mère d’Edarra, ensuite Edarra et ensuite Medger. Du coup, c’était un peu comme des vacances. Une fois le pied à terre, la jeune femme présenta finalement sa cousine étant donné qu’ils n’avaient pas vraiment pu le faire avant. « Lord Wyl, je suis Edarra Ferboys et voici Jynessa Ferboys. C’est un plaisir d’arriver chez vous et de recevoir votre hospitalité. » la jeune fiancée hocha la tête paisiblement. « Comment vous portez-vous ? Et votre dame ? Et vous ser Trystan, comment se porte votre famille ? ». Titres et titres, c’était étrange d’appeler un jeune homme Lord et d’appeler un homme beaucoup plus vieux ser… Ca l’étonnait toujours alors que tous les Lord en étaient passé par là souvent.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 20 Avr 2012 - 9:28

C'était avec une impatience très mal contenue que Dezial attendait sa promise. Aaron l'observait avec étonnement, il savait que son demi-frère se laissait souvent aller à ses sentiments que ce soit en public ou en privée, mais il ne l'avait jamais vu autant nerveux. Si le chevalier avait eu à choisir il serait aller lui-même au-devant de l'escorte des Ferboys, il fallut la force de persuasion de son père et de son cousin pour le faire attendre ici. Dezial, après s'être rassit, se releva immédiatement après et se mit à scruter le paysage par le fenêtre. Aaron poussa un soupir et posa le livre qu'il lui occupait l'esprit depuis le matin, il n'était pas vraiment proche du chevalier, mais il pensait que ce dernier apprécierait une voix calme et posée.

-Ce n'est pas en fixant ton regard sur l'horizon que tu la fera arriver plus vite. Père et Léo, on pris les devant pour les accueillir. Calme toi.

-Me calmer? Moi? Mais tu as intérêt à te gausser. Je ne peux me calmer, tu imagines que je vais rencontrer la personne qui va porter mes enfants, avec qui je vais vivre une partie de ma vie. Tu imagines si elle est laide, que pourrais-je bien faire?

-Tu feras comme tous les hommes qui n'apprécient pas leur femme, tu cravaches le pur sang le temps d'avoir un enfant ou deux et après les bordels n'ont pas été inventé pour les animaux. Enfin si, mais uniquement pour les animaux qui ont un corps d'homme.

Le chevalier ne répondit rien, il savait que le ton pourtant badin d'Aaron était une moquerie sur le fait qu'il fréquentait plus qu'assidument les maisons de plaisirs. Mais, il n'allait pas se laisser faire, son frère n'était pas un guerrier, il était donc forcément un être inférieur à un chevalier.

-Quoi? toi Aaron, tu sais ce qu'est un bordel? Tu devrais y aller plus souvent, coller un bâtard ou deux à une de ces filles. Parce-qu'ici tu as la réputation de préférer les livres et les hommes à l'alcool et aux femmes. Il paraitrait même que tu réchauffais la couche de tes mestres à la Citadelle.

-Tiens ça me fait penser à une rumeur que j'ai entendue il y a peu, tu aurais engendré un bâtard, juste avant que l'on te présente ta fiancée. Mais, cela reste et heureusement, de simples rumeurs totalement infondées.

Le silence retomba rapidement dans la pièce, les deux hommes se tenaient aussi loin que possible l'un de l'autre que ce que leur permettait la pièce. Néanmoins, Aaron continua d'observer son interlocuteur. Malgré que les deux jeunes gens faisaient la même taille et porté les mêmes cheveux blonds, leur ressemblance s'arrêtait là, le chevalier portait une coupe aux épaules, sa barbe était finement taillée pour mettre en valeur ses yeux, il portait des vêtements aux couleurs foncés et une rapière battait la mesurez de ses pas sur sa hanche, son demi-frère quant à lui était rasé de près, ses cheveux était coupé de manière à ne jamais le gêner pour lire ou pour marcher, ses vêtements était immaculé mis à part pour le blason de sa famille. Aaron espérait que la jeune femme qui devait arriver ne serait ni trop belle ni trop intelligente, d'une part cela engendrerait du gâchis de voir une telle créature entre les mains d'un imbécile comme Dezial et d'autre part la scène perdrait en effet comique si la fiancée avait du charme.

Il en était là de ses pensées quand sa sœur déboula dans la pièce, elle tenait dans ses mains une robe de soie sauvage blanche avec des liseré or sur les côtés. Cette robe devait être l'un des nombreux cadeaux de la famille Wyl à la future mariée. Alys avait sur le visage tous les signes d'une vexation, elle commença à se plaindre d'un ton boudeur. Elle voulait une robe aussi jolie. Dezial commença à la houspiller de toute son verbe, c'est-à-dire très peu; Aaron en profita pour prendre sa place à la fenêtre. Le soleil brillait de mille feux, aujourd'hui et ce malgré l'automne déjà engagé depuis quelques temps et une troupe commençait à s'approcher doucement. Il se tourna vers sa famille et annonça tranquillement.


Alys, tu verras avec père pour ce qui est de la robe, maintenant tu vas la reposer où tu l'as trouvé et tout le monde va dans la cour; nos invités vont arriver d'ici peu de temps.


Les paroles se cédèrent aux actes et les jeunes gens quittèrent la pièce rapidement. Dezial descendit directement, Alys passa prévenir sa mère et Shyna; quant à Aaron, il passa rapidement aux cuisines voir si le banquet serait prêt à l'heure prévu. Ils arrivèrent néanmoins dans la cour assez rapidement, le chevalier c'était arrêté à la porte de la tour et observait de loin les deux jeunes femmes de la délégation, Aaron à son côté de bouger pas plus, le soleil tapait fort et il préférait rester à l'abri, ce n'était certes pas du plus polie, mais il valait mieux cela que de se retrouver avec le nez qui pèle pendant la moitié de la journée. Les trois femmes de la maison se portèrent à l'attention du petit groupe. Ils entendirent l'échange de politesse. Ce fut leur père qui répondit en premier.

-Ma famille se porte très bien. Même, si j'en aurais préféré autrement, j'ai engendré des enfants sacrement idiot, mais vous vous en rendrez compte rapidement.

Sur ces mots, il se renfrogna, tourna le dos pour appeler les garçons d'écuries pour qu'ils s'occupent des montures. Aaron sourit, c'était du Trystan tout craché, ne pas perdre de temps en palabre inutiles et s'occuper de ce qui était important. Léo s'occupa de la politesse.

-Voyons, lady Ferboys c'est avant tout un honneur pour nous de vous avoir dans notre modeste demeure. Vous pouvez le voir je me porte comme un charme et ma femme ce ménage, on attend d'ici peu de temps la venu de mon héritier ou de mon héritière. Puis-je m'enquérir de la santé de votre oncle? et j'espère que votre voyage n'a pas était désagréable? Des rafraîchissements et de la nourriture attendent vos hommes et vos suivants. Trystan va les conduire. Laissez moi vous présenter ma maison. Ma femme Shyna, ma tante Danelle et ma plus jeune cousine Alys s'avancent vers nous. Derrière elles, les deux grands jeunes hommes près de la porte, ce sont respectivement Dezial et Aaron. Je suis sûr que ce sera pour eux un enchantement de vous connaître.

Léo parlait d'une voix douce et claire. Il était, on ne peut plus aimable; l'homme courtois dans sa splendeur. Alors que la délégation s'approchait d'eux Dezial murmura à Aaron qu'il n'aurait aucun mal à "cravacher le pur sang" avec une femme pareille. Remarque qui attira un sourire sur les lèvres de son demi-frère. Quand les deux jeunes femmes leur furent présenter, ils s'inclinèrent de la façon la plus distinguée qu'ils pouvaient et tout le monde fut invité à entrer. Une fois bien à l'abri du soleil, ce fut Aaron qui pris la parole.

- Un banquet est prévu pour votre arrivée, j'ose espérer que le voyage vous avez ouvert l'appétit, car nos cuisines ont la réputation de laisser personne indifférent. Nous passerons à table dans un petit moment, mais avant toute chose des appartements on étaient mis à votre disposition si vous voulez vous reposer un petit peu; si vous le voulez bien je vais vous y conduire.


Dernière édition par Aaron Wyl le Mer 2 Mai 2012 - 21:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 20 Avr 2012 - 12:42

Le ser, maître d’armes avant tout répondit avec un tact et une franchise dont Edarra ne s’offusqua pas même si Jynessa parut troublée une seconde. La noble la plus âgée avait l’habitude des routes, des reîtres et du langage cru que certaines personnes pouvaient avoir. La petite jeune à marier aurait tôt fait de s’habituer surtout si elle devait fréquenter cet individu de manière quotidienne. En voyageant incognito dans certaines régions difficiles, la jeune dame Dornienne s’était vite familiarisée avec les manières peu polies de certains hommes et depuis, était très rarement prise au dépourvus par ce genre de manières. Ainsi, elle répondit d’un sourire avant que le bougre ne se détourne et que le jeune Lord ne prenne la suite d’un ton sympathique et d’une voix habituée aux longs discours. S’avançant avec sa cousine à ses côtés ils saluèrent les descendants de la maison Wyl avec politesse avant qu’Edarra ne réponde « Mon oncle est encore malade, c’est pour cela qu’il ne s’est pas déplacé, il vous passe le bonjour. Le voyage s’est fait sans peine ne vous inquiétez pas, il y a quelques mois j’ai traversé l’Ouest et le Bief, c’était vraiment une jolie promenade. » La jeune Jynessa levait la tête de temps en temps pour observer le château et observait les domestiques aller à droite et à gauche, emporter les chevaux et les malles d’affaires qu’elles avaient emporter pour les quelques jours que les nobles allaient rester. Gerold s’était éclipsé pour donner des indications précises aux garçons d’écuries et pour ensuite veiller que tout soit conforme à ce qu’elle voulait. Les suivantes iraient certainement préparer les chambres indiquées pour leurs dames. Le Lord présenta alors ses cousins, Dezial et Aaron après avoir présenté sa maisonnée à laquelle les nobles Ferboys présentèrent leurs respects. Edarra avait certainement dû les voir il y a très longtemps mais ne se souvenait pas vraiment d’eux. Elle répondit de même à leurs révérences. « C’est un plaisir de vous rencontrer. » Jynessa dit la même chose avec un grand sourire. Pour le moment, elle semblait véritablement enchantée par tout ça, ne réalisant peut être pas que c’était surtout parce que c’était un peu sa journée, la famille du futur marié devait séduire la famille et les convaincre de laisser une de leurs filles chez eux.

L’homme à la peau incroyablement blanche et aux cheveux courts rappelait un peu Medger à Edarra, une tête de savant, ne collant pas forcément aux images de gaillards virils aux cheveux longs et gras. Il leur proposa d’aller faire un tour dans leurs appartements pour se reposer. « Merci de vos attentions, je pense qu’un brin de toilette avant d’honorer votre table est la première des politesses. » Jynessa hocha la tête, incapable de piper mot jusqu’alors. La pauvre bougresse n’était jamais vraiment sortie de chez elle et du coup, à part les politesses de base, elle ne savait pas vraiment comment se comporter. Ils rentrèrent ainsi dans la demeure et commencèrent à marcher dans les dédales. Au bout de quelques secondes, Edarra cru bon d’entamer une petite discussion histoire de témoigner d’un intérêt pour les gens de cette famille. En mariant Jynessa, ils pouvaient certainement gagner des alliés. « J’ose imaginer que loin de la guerre des fer-nés les affaires se portent plutôt bien pour votre maison. Avec l’arrivée de l’automne, les récoltes et ressources vont certainement un peu plus fleurir sous le vent frais qui se lève. Un peu de répit nous fera du bien. » C’était surtout histoire de faire la conversation mais aussi pour introduire les discussions un peu plus corsée. Les conditions de mariage étaient souvent protocolaires et classiques mais ce que Shyra, la mère d’Edarra, cherchait c’était avant tout un soutient si minime qu’il soit pour les Martell. La question ne se poserait pas directement dans ces mots-là, mais l’idée d’une alliance loyale et familiale impliquerait certainement aussi cette bataille millénaire entre les deux maisons.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 29 Avr 2012 - 21:25

On pouvait dire que l'arrangement du mariage n'était pas vraiment du fait d'Aaron, cela résultait d'un échange de courrier entre Lord et pour le côté Wyl une influence assez poussé de la part de Trystan. Mais l'idée des termes du mariage avait été rudement discuté entre Léo, Aaron et son père et ils étaient tombés d'accord pour une grande partie de ses idées à lui. Il pouvait résulter de cette alliance des effets positifs à la fois pour les Wyl, pour les Ferboys et à moindre mesure pour les Martell et donc un renforcement de la couronne, à une échelle bien minuscule cela en était plus que certains. Il eut à peine le temps de faire quelques pas que la jeune femme représentant Lord Ferboys entama la discussion.

-Oui, en effet les fer-nés ont par la grâce de tous les dieux évités nos côtes. L'automne est bien avancé tout le monde fait ses réserves et les gens veulent rentrer dans leur fief, donc nous avons énormément de passage en ce moment, mais Wyl n'a jamais autant était embelli qu'à ce jour, car deux des plus belles femmes de Dorne sont nos invités.

Aaron se fendit d'une révérence tout en faisant le compliment. Il n'aimait pas parler de commerce dans les couloirs du manoir, précaution sûrement inutile, mais quand on regrettait de ne pas avoir était assez prudent généralement il était trop tard. Les méandres d'un long couloir les amena devant deux portes, lesquelles étaient gardées par deux servantes de la maison Wyl. Le jeune homme se tourna vers les invitées.

Voici, les suites qui vous ont été cédées pour toute la durée du séjour. Je vous présente Lya et Tessya qui s'occuperont du lien entre vos gens et les nôtres. Elles vous conduiront à la grande salle quand vous vous serez détendu. Vos loggias donnent sur la montagne, j'espère que la vue vous plaira; le cas échéant nous vous trouveront une vue sur la mer. Nous discuterons de sujets plus sérieux après que vous vous soyez reposé du voyage et détendu un petit peu.

Aaron se fendit d'un grand sourire, il savait que les quartiers des invités faisaient toujours forte impression, ils étaient de grandes tailles richement meublés et la vue sur les montagnes était magnifique. De plus Lya et Tessya avait fait le ménage consciencieusement, fait monter des baquets d'eau pour que les dames puissent faire leur toilette. Lya, une vieille femme au dos vouté ouvrit la porte de la chambre de Jynessa; Tessya, une jeune femme s'occupa d'Edarra. Tessya regarda rapidement Aaron et lui fit un sourire timide, ce que le jeune homme lui rendit avec enthousiasme. Malgré les dire de Dezial, Aaron préférait les jeunes femmes aux hommes, mais il savait s'entourer de discrétion et Jynessa avait été à son service quand elle était arrivée chez les Wyl, Les jeunes gens se rapprochèrent rapidement. La relation resta néanmoins inconnu à toute la famille et n'avait jamais suinté aux oreilles de qui que ce soit. Sans un mot de plus, il tourna les talons, son père et son cousin l'avaient chargé de s'occuper du protocole, il devait donc voir si les cuisines marchaient à plein régime et si la grande salle était prête

Léo n'avait pas regardé les dépenses que ce soit pour la décoration de la grande salle, que pour les mets proposés. La grande salle était encadré par des bannières autant celle des Ferboys que celle des Wyl, il y avait même le soleil Martell. Le repas se faisait en petit commité, les membres de la maison Wyl, mais aucun vassal, ni garde de plus seulement le capitaine de l'escorte des invités fut convié au repas. Des fleurs étaient dispersées aux quatre coins de la pièces et l'argenterie frappée du serpent des Wyl fut lustré pour l'occasion. De même que des cadeaux de bienvenue avait été stockés sur une table à l'entrée, principalement des bijoux, mais on pouvait aussi y voir une dague finement ouvragés, ainsi que des objets plus quelconque. Léo avait prit place dans son fauteuil en bout de table, la place à sa droite état réservée pour Jynessa, à sa gauche se tenait Shyna dans une robe finement ouvragés, avec des liserés d'or et des perles incrustées. A côté de la promise se tiendrait sa cousine, Aaron s'était placé entre le capitaine de l'escorte et l'héritière Ferboys. Le reste il n'avait pas vraiment fait attention, mais il avait organisé le plan de table pour qu'il y n'y est le moins de tension possible. En effet, sa maison était faisait partie des plus fidèles à la couronne et aux Martell; du moins dans les montagnes rouges; mais leurs invités n'étaient pas connus pour avoir les mêmes allégeances. Il fallait donc prévenir les discussions politiques autant que possible, cela convenait à dire que Trystan, Dezial et Alys n'avait que peu le droit à la parole. La rencontre se ferait de la manière la plus diplomatique possible. Du moins Aaron l'espérait de tout son cœur.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 1 Mai 2012 - 20:54

Le noble de la maison Wyl se nommant Aaron les conduisait dans les couloirs alors qu’il félicitait les dieux de ne pas avoir apporté la guerre sur les côtes Dorniennes. Elle ne pouvait qu’être d’accord. Les deux villes où ils vivaient donnaient sur la mer et étaient emprisonnés contre la montagne, les attaques maritimes pouvaient donc se révéler fatal surtout avec le mode opératoire des fer-nés. Il ponctua sa déclaration par un compliment et une révérence, ce à quoi Jynessa répondit avec un rire discret en rougissant. Edarra ne répondit qu’avec un sourire. Elle était habituée à ce genre de compliment qui tenait plus de l’automatisme diplomatique que d’un réel compliment à ses yeux. Jynessa était encore jeune et pleine d’illusions et du coup, prenait tout au pied de la lettre. Ils arrivèrent finalement devant deux portes, les deux chambres qu’elles allaient occuper ces prochains jours. Aaron leur présenta deux suivantes qui étaient apparemment assignés à la bonne réception des invitées. Edarra remercia le noble avant que celui-ci ne tourne les talons. S’adressant aux deux domestiques, la Dornienne demanda « Il nous faudrait les vêtements que nous avons emportés. Pourriez-vous aller dire à nos gens de venir nous els apporter ? » Elles acquiescèrent avant de s’éclipser. Il était hors de question d’arriver au repas avec des tenues de voyage. Confortables mais pas du tout flatteur à une table pour les hôtes. Ouvrant et jetant un coup d’œil à sa chambre, Edarra entra ensuite dans celle de Jynessa, à sa suite. « Déshabille toi et commence déjà à te rafraîchir. Le plus important est que tu apparaisses sous ton meilleur jour. On te mettra une robe aux couleurs des Ferboys et une broche avec notre armoirie. » Elle commença par regarder par la fenêtre la vue qu’elles avaient sur les paysages sauvages des montagnes.

Jynessa commença à se passer de l’eau sur les bras et les jambes lorsque leurs domestiques arrivèrent, portant avec elles, une malle de vêtements. Edarra, aidée de ses suivantes, cherchèrent la robe en question et l’étendirent sur le lit pour ne pas mettre trop de plis. Après s’être assuré que tout se passait au mieux pour sa cousine, elle partit elle-même dans sa chambre pour se préparer. Sa mère l’avait littéralement saoulée de conseils. Il fallait qu’elles apparaissent sous leurs plus beaux atours pour montrer à quel point les Ferboys n’étaient pas résignés quant à leur bataille contre les Martell, mais qu’ils étaient encore bien présents et décidés à agir. Se parant ainsi d’une robe drapé couleur sable aux bordures noire entrelacées, rappelant la herse présente sur son blason, elle se fit un chignon haut d’où descendait une fine tresse. Ce genre de coiffures était surtout destiné à ne pas avoir toute une masse de cheveux sur les épaules et ne pas ainsi, avoir trop chaud et étouffer. Finalement prête, elle se déplaça dans la chambre de sa cousine. Elle était entrain d’enfiler la robe avec l’aide de ses suivantes. Edarra aida à comprimer le corsage au maximum pour mieux raffermir les courbes de sa silhouette et après qu’elle eut modifier deux trois détails qu’elle trouvait primordiaux (comme une mèche de cheveux pas à sa place ou décaler la broche d’un centimètre sur la droite…) elle soupira. C’était enfin finit. En ouvrant la porte elle découvrit les deux servantes assignées à leur confort entrain d’attendre. « Nous sommes prêtes à rejoindre le banquet. » et elles suivirent les domestiques. Jynessa montrait des signes évidents de stress et se triturait les mains. Edarra du, à deux reprises, lui faire un signe pour qu’elle cesse. Ce n’était pas du meilleur effet, une femme angoissée. Elles arrivèrent à la salle avec des sourires sereins. La jeune héritière porta ses yeux sur l’endroit qui avait été décoré d’une manière ravissante. Se penchant sur sa cousine elle lui chuchota « Ne t’extasie pas trop sur les cadeaux, reste réservée et posée mais polie et reconnaissante. Les hommes n’aiment pas les hystériques. » Les hommes, elle ne savait pas, mais sa mère, pas du tout. Si la rumeur disait que les Ferboys étaient de jeunes filles fluettes étourdies par de jolis bijoux, ce serait très fâcheux pour Shyra.

[HRP : je ne sais pas trop comment tu vas recevoir les Ferboys donc je ne me suis pas trop avancée x)]
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 2 Mai 2012 - 21:19

La nervosité des personnes présentent allait croissante avec l'attente que leur imposait les deux jeunes femmes, seul Trystan et Aaron ne montrait aucun signe d'impatience. Mais le jeune homme gardait constamment les yeux rivés sur la porte, il ne croyait pas vraiment que le fait de ne pas détacher son regard allait les faire arriver plus vite, mais il voulait étudier l'expression des deux nobles à leur entrée. Il essayait d'être le plus discret possible, cela n'était pas comparable au fait que Léo tapotait sur la table dans un rythme effréné qui avait commencé depuis une dizaine de minutes. Alys s'amusait avec ses couverts, Shyna levait les yeux au ciel et soupirait toutes les cinq minutes, même Dezial s'était remis à faire les cent pas. A croire qu'il ne savait pas faire autres choses quand il était nerveux, il aurait pu au moins faire un minimum original et divertissant, Aaron ne savait pas quoi, mais quelques choses d'inattendu et de culturel. Aaron pensa rapidement à lui en faire la remarque, mais il préféra se tenir coi, Il n'était pas très intelligent d'énerver le chevalier juste avant des négociations avec une autre famille. Il garda néanmoins l'information pour un moment qui se révèlerait plus discret.

Finalement après une attente pas si longue que cela, si on voyait les changements effectués par les deux femmes en peu de temps. Pendant que Dezial se dirigea vers sa promise pour lui offrir son bras, tandis que Léo suivait pour ne pas laisser sa cousine seule, Aaron ne détacha pas son regard de leur visage et surpris un échange de chuchotement entre les deux femmes. Cela voulait dire sûrement, que des deux, c'était Edarra qui décidait. En effet, cela était logique la jeune femme était très bien placée dans la ligne de succession et on avait dû commencer à l'élever comme la probable future dirigeante de la maison. Quant à Jynessa, elle était mignonne de cette beauté qui se fanera avec l'âge, sur le moment elle était plus que ravissante, mais elle ne pourrait jamais être plus belle, les années allaient commencer à se faire sentir et sa beauté se détruirait lentement comme un objet trop souvent utilisé. Mais là n'était pas le moment présent. Le jeune homme chassa ses pensées et etira ses lèvres dans un sourire aussi rayonnant que factice, il avait autant envie de se retrouver là que de se planter des aiguilles de centaines aiguilles sur l'intégralité de son corps avant de se jeter dans haut de la montagne. Aaron avait l'estomac de plus en plus noué, sa gorge s'était rétrécit, il ne fallait pas être grand devin pour comprendre qu'il était nerveux, si les propositions n'étaient pas acceptés par les Ferboys, la réputation et l'importance des conseils du jeune Wyl à l'oreille de son cousin allait prendre plus qu'une flèche dans l'aile. Il s'approcha de sa chaise avec le plus de naturel possible tout en gardant un sourire impeccable, il prit rapidement place au côté d'Edarra et alors que les premiers plats arrivèrent, il entreprit de faire la même chose que Léo c'est-à-dire faire connaissance.


-Ma chère vous étiez très belle en arrivant, vous êtes magnifique au repas, j'espère que nous nous reverrons souvent. J'ai entendu dire que vous aviez voyagé dans le bief et dans l'ouest. Votre voyage c'est il bien passé? J'espère pour vous qu'il ne vous est arrivé aucun incident grave. Vos pas vous ont ils-menés à Villevieille? C'est une citée magnifique, quoiqu'un peu moqueuse sur les dorniens.

Aaron écouta la réponse de la jeune femme tout en picorant un peu dans son assiette et buvant un doigt de vin. Il allait répliquer d'une aimable politesse quand un bruit sourd retentit. Interdit, il vit son père frapper une nouvelle fois la table pour réclamer le silence. Il se leva et observa les convives.

-Veuillez excuser mon comportement, mais toutes ses politesses et ses ronds de jambes me fatigue. Je ne pense pas faire une entorse à la bienséance, si c'est le cas pardonner mon impolitesse, mais nos familles ne sont pas réunies ici pour faire connaissance, on tissera des liens après au besoin. Nous savons tous pourquoi nous sommes ici! Réglons la question au plus vite, comme ça ses deux dames auront plus de temps pour y réfléchir. Aaron, tu as proposé les termes, tu les expliques.

Interdit, le jeune homme mit quelques secondes avant de prendre conscience que la scène était bien réelle, il n'avait plus vraiment le choix, le moment était le plus crucial, les regards étaient fixés sur lui, mis à part ce lui de Léo perdu au plafond. Aaron n'aimait pas se sentir au centre de l'attention, néanmoins il se décida, il reprit son sourire et son air débonnaire, puis se leva pour être plus à l'aise. Il se racla la gorge et commença.

-D'abord, je regrette que vous ne puissez pas manger avant. Le repas risque d'être froid après l'explication. Mais enfin bref; Lord Wyl encourage que ce mariage se fasse sans dot aucune. En effet pour lui un apport d'argent de votre famille à la nôtre ne serait qu'une goutte d'eau dans la mer. Nos liens commerciaux ne s'en améliorerontr. C'est pour c'est quelques raisons, ainsi que d'autre un peu plus secondaires que nous avons décidé d'emmètre quelques conditions, qui si vous tenez à cette alliance autant que nous, du moins je l'espère, ne serons qu'une simple formalité. Tout d'abord, en gage de bonne foi, la maison Wyl, certains présent vous sont offert et ceux quel que soit votre réponse, de plus si vous acceptez nous laisserons tomber tout commerce des denrées de l'Est et nous demanderons à tout marchand qui ont leurs habitudes ici de commercer avec Ferboy. En échange, nous demandons que vous fassiez la même chose avec les échanges marin avec les terres de l'orage, et que vous nous accordez le droit d'utiliser le col des osseux à notre guise pour nos échanges. Si toutes ses demandes sont acceptés, comme les différences flagrantes de revenus sur les deux échanges, la famille Wyl s'engage à reverser une partie de ses bénéfices tirés de ses ventes, des produits des terres de l'orage, sera reversé à la maison Ferboy. Voilà, pour la maison Wyl les termes du contrat.

Aaron resta debout. Il risquait d'y avoir des négociations ou du moins une réponse. L'accord prononcé n'était pas vraiment ce que voulait la maison, mais quand on marchande il fallait toujours commencer avec un prix plus haut que celui qu'on désirait.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 6 Mai 2012 - 11:42

Le dîné s’annonçait assez splendide vu les efforts fait par les Wyl. Ils avaient beau ne pas être dans les plus grandes maisons de Dorne, ils ne manquaient pas de splendeur et de richesse à montrer, ou du moins en laissaient-ils paraître. Shyra avait à moitié rigolé quand elle avait entendu la proposition de cette maison et avait lancé quelques insultes sur les serpents et les pieds qui ornaient leurs blasons. Heureusement que ça n’était pas venu à leurs oreilles car une personne avec un tant soit peu de fierté aurait fermé la porte aux Ferboys dès leur arrivée. Enfin bref, Jynessa dévisageait les cadeaux sur la table et Edarra essayait d’avoir l’air le plus détendu et calme possible. Elle avait l’habitude de se trouver en terrain ennemi et du coup, elle gardait son visage de glace en toute circonstance. Les jeunes Wyl installèrent les femmes selon un plan de table satisfaisant et à peine leur royal séant sur leur chaise, des plats commencèrent à arriver. Jynessa semblait s’en ravir à chaque seconde, à propos du goût, de la présentation et de l’odeur. Edarra, elle, restait silencieuse et mangeait avec parcimonie. Aaron Wyl finit par engager la conversation, la jeune noble lui sourit doucement. « Votre accueille a été vraiment charmant, j’espère aussi avoir l’occasion de venir plus souvent. Quant au voyage, un peu tumultueux à cause des fer-nés mais…. » Elle fut coupée par un son fracassant. En fait, le père d’Aaron Wylk venait de frapper la table du poing et le refit une seconde fois, arrachant un cri de surprise à Jynessa. Elle garda son air impassible, se cachant bien de montrer son mécontentement de la situation. Il y en avait un ici qui n’avait pas la diplomatie dans le sang et elle avait déjà repéré qui c’était. L’homme en avait assez et voulait qu’Aaron explique les termes directement. Edarra aurait préféré faire ça sans Jynessa, largement. La jeune fille était simple d’esprit et n’avait pas vraiment comprit que le mariage, c’était du commerce et qu’on négocierait son ventre comme on négocierait l’achat de pierre pour la construction d’une annexe au château…

Le messire appelé finit par se lever, visiblement prit de cours. Parfait, ils n’avaient pas l’air aussi solidaires qu’ils semblaient le montrer et un certain malaise planait un peu sur la salle, autant en tirer avantage. Le jeune Wyl annonça ses termes qui semblaient, en apparence du moins, assez satisfaisants. A la fin de sa tirade, Jynessa regarda intensément Edarra, elle n’avait visiblement rien comprit à tout ça et ne savait même pas de quoi ils étaient entrain de parler. La jeune héritière prit une serviette pour s’essuyer, plongeant la salle dans un silence qu’elle fit un peu duré. Elle s’éclaircit la gorge. « Excusez moi, je ne suis pas habituée à négocier aussi précipitamment et dans de telles conditions. » sans faire de critiques directes, elle tenait à montrer qu’elle n’était pas satisfaite d’autant de précipitation. Elle prit un autre moment pour reposer correctement sa serviette et resta assise. Autant que le jeune Wyl, même si il n’avait rien fait, se sente au pilori dans sa propre maison. On l’avait invité à manger à l’instant même, on mangeait assit, point final. « Jynessa, quelle est la devise de notre maison s’il te plait. » Un peu sonnée et un peu prise de cours, elle baragouina « Heu… Nous… Nous gardons la voie ? » « Très bien. Messire Wyl, vous savez tout comme nous que la devise d’une maison représente un peu sa politique. La notre, c’est de garder Dorne et de contrôler ce qui y passe quoi qu’il arrive. Nous exerçons ce devoir depuis des générations. Ainsi, notre maison ne saurait accepter à quiconque le droit d’emprunter notre passage sans que nous ne vérifiions la nature des biens transportés et la justesse des personnes se déplaçant. C’est ainsi que nous limitons les criminels et les vols à Ferboys. Nous pouvons vous exempter de taxe de passage de marchandise, mais nous n’allons pas renier le titre de mon oncle, le Lord de cette maison, Gardien de la Voie de Pierre. » Elle marqua une pause pour boire une gorgée de vin. « Ensuite, nous favorisons la venue des marchants des terres de l’Orage à ceux des terres de l’Est pour une raison évidente de sécurité et de transits. En cas de mer capricieuse, les marchant des terres de l’Orage ont le choix de venir par terre ou leur distance par voie maritime jusqu’à nous est moindre. En cas de tempête ou de forts vents, il nous arrive de ne pas voir de bateaux des cités libres pendant plus d’une semaine et je ne vous apprends rien en vous disant que l’hiver vient, avec sa dose de vent du nord. Ainsi, sur le court terme, le marché semble équitable, sur le long nous aurions plus de perte que la maison Wyl. Vos termes semblent corrects mais en l’état, je ne puis les accepter. »

Elle savait qu’elle allait certainement provoquer de l’indignation, voir une nouvelle entorse aux politesses et elle n’attendait qu’une insulte, qu’une maladresse déplorable pour partir et marquer là les vrais rôles de ces négociations : pour le moment, ils n’étaient pas suffisamment en droit de leur demander autant. Car avec un mariage, on liait le sang mais aussi les destinés. Et entant que partisans des Martell, ils partaient avec un léger handicape. De plus, Edarra avait aussi des conditions pour eux, mais elle attendait qu’ils aient terminé pour leur pointer la bourde de bienséance qu’ils avaient observé : l’invité a, normalement, toujours la parole en première lors des négociations. En étant en situation familière, dans leur domaine, ils auraient du laisser la parole, et ça, Edarra ne se gênerait pas de le leur rappeler. Ils avaient commencés à jouer à la mauvaise, ça tombait bien, sa mère était très douée à ce jeu et elle l’y avait initié.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 6 Mai 2012 - 14:11

Les choses ne se déroulaient pas du tout comme Aaron les avaient imaginés. D’une part, il avait en quelques sortes reçut un coup de traitre de la part de son père, Aaron fit quelques pas pour s’éloigner un peu plus de la table, il appela un serviteur et lui chuchota des instructions à l’oreille, l’homme partit rapidement aux cuisines prévenir qu’il fallait garder les plats au chaud, mais ne pas les apporter, et de faire venir deux serviteurs en plus avec des rafraîchissements, principalement sans alcool. Il écouta d’une oreille attentive les dires de la jeune femme et se contenta d’agrandir son sourire. Quant elle eut finit, Aaron se tourna vers Dezial.

-Tu veux bien amener Dame Jynessa visiter la ville pendant que nous discutons ici. Pour montrer que ce n’est pas un stratagème, prend les gardes Ferboy qui veulent venir avec vous.
-Non, Aaron sa famille nous la vend c’est de son droit de connaître les termes de l’arrangement. Elle reste ici.

L’ordre venait de Léo. Aaron ne pouvait pas continuer à mener de front les négociations plus les critiques de sa famille. Mais Lord Wyl avait raison garder Jynessa pouvait aider à amadouer sa cousine donc cela restait un atout majeur pour les négociations. Aaron réfléchis quelques instants, et prit la parole.

-Bien entendu, la maison Wyl n’entendait pas passer outre vos contrôles sur le col des Osseux. Votre famille remplit sa mission avec courage et droiture, même si quelques fois nous attrapons des contrebandiers et des voleurs sur nos terres ; mais nous avons toujours préféré vous laisser les juger vous-même. Car c’est votre rôle. Mais, maintenant connaissez-vous notre rôle ? Nous sommes une ancienne maison guerrière et nous avons lutté pendant des années à vos côtés pour protéger Dorne des invasions, nous n’avons pas toujours réussit, mais à chaque bataille contre des envahisseurs les bannières Ferboy et Wyl battaient de concert dans la bataille ; et si jamais une guerre devait éclater à nouveau contres des gens du nord, nous vous aiderons à nouveau. Mais, la guerre à laisser place à la paix et les batailles ont laissé place aux échanges ; malgré le faste avec lequel nous vous recevons, nous ne sommes pas une maison riche et nos troupes ne sont plus celle d’autres fois. Nous ne contrôlons ni le commerce maritime, ni le terrestre, et nous respectons trop nos alliés et voisin pour s’enrichir à cause de contrebandier ; mais notre maison se meurt petit à petit, et dans quelques années si nous nous ne relevons pas, les bannières Wyl et Ferboy ne flotterons plus de concert. Au moindre problème, nous ne pourrons pas aider ni les Martell, ni les Ferboy, ni même Dorne. Vous ne voulez pas un affaiblissement de Dorne, dame Ferboy ?

Aaron jouait sur la corde sensible, en effet malgré le fait que le contrôle du col des Osseaux soit à la maison Ferboy, ces derniers avaient toujours put compter sur les Wyl pour les aider, car la place forte qui sert de résidence au Wyl est toujours l’une des premières à subir les assauts. Il décida d’avoir assez fait dans le drame et reprit un ton de voix moins mielleux mais plus fort.

-Cependant, pour garder des bons termes entre nos deux maisons et pour faire oublier le manque de politesse de certains membres de notre famille, mais vous comprendrez aisément que dans une famille aussi isolée que la nôtre, il s’y trouve quelques brebis galeuses. Nous sommes prêts à changer les termes, vous nous accordez une exempt de taxe pour le col des osseux, nous encouragerons les marchands des terres de l’orage à venir chez vous, vous faîtes le contraire avec ceux qui viennent de l’Est, et nous vous vendrons à tarifs préférentiels les marchandises de l’Est. Bien entendu, nous ne sommes pas fins négociateurs ce sera donc notre dernière offre, c’est donc cela ou nous demandons une dot pour entretenir votre cousine ici, ou sinon ce sont la fin de nos accords et la fin de l’amitié entre nos deux maisons. Voilà la dernière offre des Wyl.

Aaron savait que la maison Ferboy avait une santé pécuniaire assez forte pour payer la dot de la jeune femme, mais il savait aussi qu’à l’approche de l’hiver toutes les maisons marchandes essayait de garder le plus d’agent possible pour financer l’apport de nourriture quand celle-ci ce fait rare et payer la dot laisserait un trou dans les finances de leur voisins. De plus, rien ne les empêchaient de recruter un ou deux marchands pour inonder le marché noir de produit des terres de l’orage plus tard, pour eux le plus primordial était l’accès au col qui permettait plus facilement de commercer avec Lestival et la maison Targaryen.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 6 Mai 2012 - 15:32

Les négociations allaient apparemment mal. La réponse d’Edarra ne semblait pas convenir aux Wyl et pour causes. En tout cas, Aaron s’éloigna pour chuchoter quelque chose dans l’oreille d’un serviteur. Une urgence ? Edarra ne loupa pas cet évènement du coin de l’œil. Elle était en quelque sort en terrain ennemi, car elle n’était pas chez elle. Il ne fallait pas se laisser prendre de cours dans ce genre de moments. Jynessa montrait des signes évident de malaise. Elle qui pensait découvrir un prince charmant flamboyant, elle était entrain de subir des attaques indirectes d’un des dirigeants des lieux. Autant dire que ses rêves de mariage fabuleux commençaient à doucement s’effriter comme une rose en plein soleil de Dorne. Ce n’était pas faute de l’avoir prévenu qu’ils allaient avoir des conversations d’adultes, mais elle pensait au moins que ses hôtes auraient l’infime décence de ne pas en parler devant elle. Du haut de ses jeunes années, elle était encore impressionnable et terriblement enfantine, faute à une mère trop protectrice.

Mais même si Edarra n’éprouvait qu’une sympathie limitée à son égard, c’était son sang, sa famille, et la laisser se faire piétiner et anéantir n’était pas dans son intérêt. Aaron finit par avoir un geste qu’Edarra allait soutenir : sortir Jynessa de là et la calmer ; mais le Lord même de la maison émit une dernière insulte que l’héritière Ferboys ne put supporter. Au mot « vend », Jynessa commença à doucement pleurer en cachant ses larmes derrière ses fines mains basanées. Elle savait les règles de convenance et pleurer en public n’était pas de la première mode dans les parages. Finalement, une fois que messire Aaron eut finit sa tirade, Edarra se leva. « Si vous croyez pouvoir insulter ma famille, sous votre toit, aller contre les principes de bienséance et d’hospitalité sans que je ne réagisse, vous vous tromper. Jynessa, va te préparer dans ta chambre, nous partons ce soir. » Elle fit signe à ses gardes qui stationnaient près de la porte. Un en particulier portait un regard incroyablement mauvais et une mine à faire peur. Il observait de ses yeux sombres les Wyl les uns après les autres. Une suivante de la maison vint prendre Jynessa par les épaules pour la sortir le plus vite possible alors que la jeune fille essuyait timidement ses larmes. Edarra fit le chemin tranquillement sans accorder un seul regard à l’assemblée et se dirigea vers les appartements prêtés par les Wyl, accompagnée de toute sa garde à qui elle avait fait un signe discret pour la suivre. Une fois dans les couloirs elle donna ses ordres à Gerold, l’homme au regard mauvais « Des gardes devant nos portes, et des gardes qui accompagnent nos domestiques. On fait les valises. Met aussi deux de nos hommes près des chevaux. » Elle ne pensait pas que les Wyl feraient quoi que ce soit contre elles. C’était inimaginable. Mais elle voulait marquer le coup. Elles avaient été insultées, grossièrement, parler de « vente » à la famille de la mariée, devant la mariée, d’autres aurait certainement hurlé à la réparation immédiate sur l’honneur.

Si les Wyl les traitaient comme de vulgaires marchants aux pieds nus, alors ils allaient être servis. Edarra n’avait aucune envie de jouer sa vipère condescendante. Dans ces moments là, elle ressemblait à sa mère plus que jamais et il était clair et net qu’elle abhorrait de se retrouver comme ça. Une fois devant la porte, deux gardes se mirent chacun devant une porte. A peine le seuil passé, Jynessa se mit à pleurer de grosses larmes et Edarra fit signe à trois de ses suivantes d’aller la consoler. Les autres se mirent à ranger et à remballer les affaires qu’elles avaient déballées quelques minutes plus tôt. Elle entra dans sa chambre en faisant signe à Gerold, qui rentra à son tour. A peine la porte fermée, il grinça entre ses dents « Ils se prennent pour les Martell… » Edarra, silencieuse, s’assit à la coiffeuse en bois qui prônait devant le lit. Elle attendait. Quelqu’un viendrait, elle en était sûre. Gerold s’approcha de la fenêtre et prit dans sa main une pomme posée dans une corbeille de fruit. Il se mit à la manger en s’asseyant sur le rebord, observant la montagne. Il aurait préféré avoir une vue sur la cours, voir ses hommes et les domestiques, juste au cas ou. Car un bon garde envisage toutes les possibilités. L’ambiance était lourde dans la pièce. Edarra réfléchissait à toute allure. Les accords proposés étaient toujours désavantageux mais la question ne se posait plus car de toute manière, les Wyl partaient à présent avec un handicape infiniment lourd si ils voulaient quand même poursuivre les négociations. Et ce choix appartenait à présent aux Ferboys. Nul doute qu’ils étaient à présent en droit de demander réparation par compensation. Compensation qu’elle pouvait ainsi inclure dans le contrat. A travers les murs, les pleurs de Jynessa étaient toujours perceptibles, ajoutant encore à la lourdeur de l’atmosphère. Dans les couloirs, on entendait des gens se déplacer, certainement les domestiques aux couleurs Ferboys, escortés par des gardes et d'autres entrain de se diriger vers la cours.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Donne moi ta main [Aaron Wyl]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Donne moi ta main et prend la mienne. [Lucas Izaguirre]
» The third temptation [Aaron]
» La main invisible
» Prise la main dans le sac...[PV Sacha]
» Le groupe T-vice victime d'un vol à main armé à Saint Domingue

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-