AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Si, contre la vague, la mer frise, Saute de vent vient en surprise ▬ Aaricia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mer 18 Avr 2012 - 17:48

     Le raid sur Port-Lannis s'était terminé il y a quelques jours de cela, le temps avait défilé, l'eau avait coulée sous les ponts et Sargon ruminait de son côté. Il n'avait pas été gravement blessé contrairement à d'autres marins de son boutre, seul son bras gauche était légèrement raide depuis que la flèche décochée par un archer de l'Ouest, avait traversé son bras, juste sous l'épaule. Il évitait de s'en servir pour le moment, chose qui n'était pas vraiment difficile vu l'activité débordante des Fer-nés. Bien au contraire. À peine le Harloi avait-il posé le pied à Kenning, qu'il s'était rendu à Dix-Tours pour faire un compte-rendu digne de ce nom à son oncle. Après tout, ce dernier était en grande partie mêlé au plan qui avait coûté la vie à de nombreux natifs des Iles. Sargon n'avait pas pris la peine de se rendre présentable, c'était donc encore maculé du sang qu'il avait récolté sur ses victimes environ une semaine auparavant, qu'il s'était présenté devant Igon Harloi. Ce dernier n'était pas un être raffiné, il ne tint donc pas rigueur à son neveu et considéra simplement qu'il était impliqué dans ce qu'il faisait et ne pouvait pas attendre avant de lui faire son rapport. C'était un peu cela par ailleurs. Après un entretien assez long avec le vieil homme, le capitaine avait regagné ses pénates en solitaire. Elyn avait été transportée dans une chambre de Kenning suite à sa demande, mais le Fer-né n'y porta pas attention et relégua la demoiselle au dernier plan. Il avait surtout besoin de faire le point sur tous les évènements qui s'étaient déroulés.

     Aaricia occupait une grande place dans ses réflexions, il n'arrivait pas à se sortir de l'esprit ce bref moment où il avait entraperçu son ventre bombé alors que ses habits humides lui collaient à la peau. Les pensées s'étaient rapidement enchaînées dans son esprit, les vomissements qu'elle avait lors du trajet jusqu'à l'Ouest, ce n'était guère lié au mal de mer, mais simplement à ce qui grossissait en son sein. Une irritation presque palpable s'était donc installée dans l'esprit du Harloi, qui, privé de défouloir en mer, se retrouvait condamné à ruminer ses pensées en attendant que les choses aillent mieux. Il avait donc occupé la plupart de son temps libre en allant essayer de recruter de nouveaux marins pour repeupler les bancs de rameurs de la Veuve Salée, mais chaque fois que ses pensées n'étaient pas occupées, il en revenait à l'épouse de la Seiche. Ou à Deirdre. Ce qui n'était pas franchement mieux selon lui.

     Au final, ce ne fut que lorsque Yoren demanda un beau matin à son capitaine, lorsque se déroulerait la prochaine leçon de l'épouse de Dagon, que Sargon vit une possibilité se profiler à l'horizon. Bonne question. Pour être franc le jeune homme n'en savait rien. Il ne savait même pas s'il avait envie de revoir la belle rousse, trop humilié de ne pas avoir remarqué ce « léger détail » avant qu'elle ne se tienne devant lui. Il fallut donc quelques jours à Sargon pour finalement se décider et envoyer un marin signifier à la Greyjoy que si elle souhaitait poursuivre ses leçons, il serait disponible pour les quelques semaines à venir. Dagon lui avait bien parlé d'un raid futur vers le Nord, afin de regarnir les greniers de provisions pour l'hiver qui venait. Il n'était pas certain qu'il puisse encore avoir la patience – ou même l'envie – de se montrer « bon professeur » après avoir repris du poil de la bête dans un combat au corps à corps. Il était vrai que le raid sur Port-Lannis lui laissait une sensation amère en bouche, cela faisait longtemps qu'il n'avait plus eu l'occasion d'aller se battre en mer dans un véritable combat naval, mais le plaisir de pouvoir trancher « dans le vif » lui avait manqué. Les quelques marins qui se trouvaient sur le Dromon que la Veuve Salée avait abordé, n'étaient pas à la hauteur de ses attentes. Après avoir fait savoir à la demoiselle qu'elle pouvait le prévenir si elle avait du temps libre à occuper, il retourna vaquer à ses occupations et oublia cela en attendant.


     Quelques jours étaient passés jusqu'à ce que la réponse d'Aaricia ne vienne, elle aussi était disponible et semblait désireuse de reprendre ses leçons. Sargon se bornait à penser que le fait d'y avoir à nouveau goûté lorsqu'ils étaient sur la mer il y a de cela plusieurs semaines, lui avait redonné envie de s'y mettre une fois de plus. Restait à espérer qu'elle se montrerait moins butée que l'autre fois, il avait cru ne jamais réussir à la convaincre de donner des ordres ! Lui qui refusait de confier sa précieuse Veuve Salée, avait été à deux doigts de la laisser s'échouer sur des récifs. Comme quoi, le désir de plaire à une femme qui se refusait, pouvait changer un homme. Même s'il y avait peu de chances pour que ce comportement perdure une fois qu'il aurait obtenu ce qu'il désirait d'elle. Du moins s'il y parvenait un jour.

     Il était donc arrivé aux abords de Pyk assez tôt le matin, ayant clairement signalé à Aaricia que si elle souhaitait pouvoir s'entraîner en mer, il fallait s'y prendre de bonne heure. De plus, il voulait voir comment elle réagirait au changement de position du soleil, si elle saurait comment s'y prendre pour se diriger.... Lorsque la coque de la Veuve Salée toucha la plage rocailleuse, le Harloi sauta au-dessus du bastingage pour atterrir à même le sol alors que l'eau des vagues venait presque mourir à ses pieds. Il se dirigea vers la forteresse des Greyjoy, espérant ne pas croiser son cousin pour de multiples raison, mais principalement celle liée à son épouse. Il s'était ouvertement moqué de lui. Sargon se demandait si Dagon savait que le Harloi avait découvert le « secret » de l'épouse de la Seiche. Au fond, il s'en fichait. Après s'être rapidement présenté devant les gardes qui commençaient à le connaître depuis le temps, il patienta dans le hall d'entrée alors qu'une domestique alla chercher Aaricia. Fidèle à lui-même, le capitaine fut tenté de la laisser venir seule et retourner à son boutre en attendant, mais il patienta. Dès que la silhouette de la belle se profila au bout du corridor, il lui fit un signe puis se détourna pour sortir de la demeure, sans piper mot. Toujours en silence, il ne s'assura même pas que la rousse le suivait et regagna la Veuve Salée d'un pas tranquille, montant à bord tout en laissant la demoiselle se débrouiller seule. L'autre fois, elle lui avait reproché de ne pas l'avoir attendue, là, elle ne pourrait pas protester. Lorsque Aaricia fut montée à bord, Sargon donna les ordres pour qu'ils prennent la mer et ce ne fut que lorsqu'ils s'éloignaient de Pyk, que le Harloi se concentra sur la rouquine pour enfin la saluer. À sa manière.

     ▬ J'espère que vous êtes dans de bonnes dispositions, j'ai fait nettoyer le pont de tout le sang il y a peu, je ne tiens pas à vous voir rejeter tout votre déjeuner dessus. Une pique prononcée sur un ton calme. Et bien ma dame, où est-ce que nous allons aujourd'hui ? Ordonnez donc et nous ferons ce que vous souhaitez, puisqu'au final c'est là le type de relation que vous préférez. »

     Il y avait des reproches dans sa voix c'était certain. Rien que le fait d'avoir troqué « Aaricia » contre « ma dame » montrait clairement qu'il n'avait pas encore oublié la petite surprise de Port-Lannis. Après l'avoir dévisagée quelques instants, il détourna les yeux pour faire signe à Yoren d'appareiller vers le large, la direction exacte arriverait plus tard. Tout dans son comportement indiquait qu'il la traitait à présent comme une autre. Le problème avec les hommes aussi vaniteux que le Harloi, était que lorsque leur égo était blessé, ils l'acceptaient très difficilement.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Noble
avatar

Aaricia Greyjoy
Noble

Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
Intrigue et Aptitudes
Succès
Résumé

1/2 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1392/1500  (1392/1500)


Message Ven 20 Avr 2012 - 14:45

La jeune épouse de la Seiche d’or n’avait pas digéré son retour sur ses iles. Elle avait pris le mauvais coté de la bête. Elle ne se souvenait même pas d’avoir parlé à son mari. Que pouvait-il faire pour ses états d’âmes. En fait, elle préférait ne rien lui dire. Le Harloi lui faisait la gueule et tant pis. Elle n’avait pas voulu lui faire confiance et pour cause c’était un homme. Même marié elle tenait des Distances avec les hommes. Ils pouvaient vous pourrir la vie quand il le voulait, mais ce n’était pas de leurs fautes, les femmes étaient ingrates et s’amusaient avec leurs sentiments. Bon sang, elle aurait préféré ne jamais être mariée. En plus, elle n’aurait pas à endurer son ventre et sa lenteur. Depuis son retour, elle ne parlait presque pas et s’entrainait tous les matins.

Elle ne parlait presque plus, puisqu’elle se concentrait sur son plus jeune frère qui lui tenait compagnie. Elle le fixait pour toujours mieux atteindre, mais il était encore plus habile que son mentor, son oncle. La Greyjoy préparait tout ses coups dans sa tête avant de frapper l’homme qui était devant elle. Le premier tour, il la frappa contre le flanc lui faisant vaguement comprendre, qu’autrement, il aurait pu la tuer. La Jeune femme se retourna et se lança de nouveau dans une lancée. Elle attaqua l’homme avant d’esquiver sa riposte. Il était habile encore plus qu’elle ne pouvait l’être. Malgré tout, il arriva à l’avoir et posa la pointe de son épée sur son ventre. Elle le regarda, les yeux remplient de flamme. Il devait faire attention à ses mots, la jeune femme n'était pas de bonne humeur et essayait tant bien que mal de le chasser, mais elle n’y arrivait pas. Elle s’en voulait un peu.

Vous êtes encore morte Milady. Et cette fois encore, Pyk perd son héritier et sa dame. Je suis certain que notre seigneur serait effondré.

Ce n’est pas les femmes qui manquent sur cette île et encore moins pour réchauffer son lit.

Enfin c’est pour ça après qu’on se demande moi et Veloran, s’il était ivre ou pas quand il a pris la décision de t’épouser.

Il reprit position et la Bonfrère recommença avec un peu plus de concentration. Elle y arrivait. Elle tenait le rythme, mais un moment d’inattention la prit par surprise. Elle sentit son épée se dérober. Elle devait survivre à son frère. Bien qu’il était beaucoup plus rapide qu’elle, en quelques mouvements, elle se retrouva près de lui la lame sous la gorge. Il rigola de nouveau, mais fut surpris par un coup au ventre. Il lâcha son arme et la jeune femme lui envoya son poing à la figure. Elle était bien plus forte à main nue. SE donnant un bon élan, elle le frappa et tomba sur lui à la renverse et posa ses doigts sur sa gorge. Elle le regardait dans les yeux. Il l’avait prise à la gorge, mais ne risquerait certainement pas de lui faire du mal.

Rends-toi !

Plus fort qu’elle, elle sentit se basculer contre le sable et envoya son genou dans le ventre de l’homme avant de se relever péniblement et attraper la première épée qui lui tombait sous la main. Elle posa la pointe sur la gorge de Willem et attendit qu’il se rende. Il lui fallu quelques minutes pour laisser tomber l’épée sur lui et elle se détourna en direction du marin qui semblait vouloir une minute d’attention. Et bien, le Harloi semblait encore vivre. Il ne la détestait pas encore trop. Elle congédia le marin et revint aussitôt vers son frère. Elle ramassa la lame de sa mère et soupira fortement. En avait-elle envie ? Elle ne le savait pas vraiment. Elle verrait dans les prochains jours. Son frère la retint et lui demanda :

Qui est-ce ?

Un marin du Harloi.

Dis donc, aurait-il quelques sentiments douteux envers ma sœur ? Qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir ma grande sœur.

Aaricia se retourna et fit volte face en le menaçant de son épée. Peu importe les sentiments qu’elle avait, elle serait toujours fidèles. Elle en avait fait la promesse. Elle l’avait juré à son dieu, elle allait sacrifier son fils à son dieu, elle ne voulait pas qu’on l’embête plus. Willem sentait la rage dans ses yeux. Il voyait qu’elle ne plaisantait pas.

J’ai épousé un homme et je lui serais fidèle quoiqu’il en vaille. J’en ai fait le serment devant le prêtre et le dieu Noyé.

Willem lui prit la main et abaissa son arme. Il savait parfaitement comme sa sœur agissait. Un cœur brisé multiples de fois ne changeait pas réellement. D’une même part, elle lui avouait quelques sentiments qu’elle enfouissait tout au fond d’elle. Il la ramena au château et resta quelques jours. Quelques jours, ou elle prit le temps de participer à ses tâches, mais il lui manquait toujours une chose. Le pardon du Harloi. Elle l’avait blessé dans son égo, elle le savait. Tout homme censé comme était le capitaine n’aurait jamais conduit la femme de son seigneur au suicide sachant qu’elle portait certainement le prochain héritier de Pyke. Contrairement au bâtard de la Seiche, cet enfant serait totalement légitime. Et encore, il était le plus grande de ses soucis puisqu’elle voulait à la fois s’en débarrasser et offrir un fils à la seiche.

*********

Chaque jour qui passait, elle se ruminait les histoires de cette attaque. Elle ne cessait de penser et se remémorer l’expression de l’homme. Elle savait qu’elle aurait du être franche avec lui. Mais il aurait refusé. Il fallait être à moitié dingue pour laisser une femme risquée sa vie, surtout quand une épée était au-dessus de votre tête. Aaricia n’était pas totalement stupide. Elle savait que Dagon aurait voulu la tête du Harloi en la voyant morte, mais tel n’était pas le cas. Yoren l’avait sorti de quelques embuches, mais rien de très pénible. Elle attendait patiemment que le capitaine de la Veuve Salée ne veuille pas totalement sa mort. Elle ne s’en plaignait pas, ni à Lysena, ni à son mari.

Elle ne perdit pas son temps comme la dernière fois et apparut devant le capitaine. Pourtant, elle lui aurait sourit, lui aurait lancé quelques petites répliques sans méchancetés, mais ne tenait pas rire ni à sourire. Il était mieux de replacer un sourire sur ses lèvres, parce que la jeune femme avait assez de son propre mari qui lui faisait cet air. Elle le suivit sans broncher, même si elle était de très mauvaise humeur. Elle était habituée à autre choses de sa part, elle n’oserait jamais avouer, qu’elle aimait bien le coté moqueur et arrogant de Sargon. Elle allait faire avec, mais savait qu’autrement, elle ne l’endurait pas. Surtout que sa première réplique n’animait pas de bon sentiment chez la jeune femme.

J’ai cru peur que par malheur on vous avait coupé la langue. Malheur pour vous, je ne l’ai pas encore remis, espérons que j’épargne votre veuve, une nouvelle fois. Il a fallu que je trouble votre confiance pour que vous m’accablez d’un ma dame.

Voila pourquoi elle n’avait jamais voulu se marier. Les hommes étaient pires que les femmes. Surtout lorsqu’ils avaient été atteint en plein égo. Aaricia trouvait cela ridicule. Ce n’était pas lui qui était dans sa position. Si elle avait été seule, sans mariage, sans amour, elle aurait préféré tout cela. Supporter une femme c’était une chose, un homme une autre. Aaricia avait la simple l’envie de lui assener un coup, seulement pour se défouler ou passer sa colère. Elle ne savait pas comment amadouer un homme. Ce n’était pas un jeu auquel elle avait prêté attentions comme ses cousines. La jeune femme était seulement perdue. Elle n’avait même pas écouté ses directives, tant elle avait envie de lui arracher la langue, pour ne pas dire la tête.

Ils étaient tous pareils ! Ses frères, Dagon, et tout le reste. Il ne fallait pas troubler leur égo sous peine de jouer les gentilles filles pour réparer les erreurs. Oui, elle n’avait pas été honnête, elle l’avouait. Elle aurait pu lui dire et ne rien lui cacher. Elle aurait pu éviter de se faire des scénarios et créer le courroux du Harloi. Il était bien plus amusant quand il était de bonne humeur et Aaricia le préférait ainsi qu’avec cet air qu’elle ne saurait qualifier. Approchant du capitaine, elle se retint de vouloir le gifler et de le provoquer par le même coup. Préférant une manière douce, elle se lança :

Vous m’en voulez d’avoir troublé votre confiance à Port-Lannis. Si je l’avais dit, vous auriez refusé. En aucun cas, j’aurai voulu que vous vous mettiez dans le pétrin par ma faute. Aucun homme sensé n’aurait laissé la femme de la seiche monté sur son navire sachant qu’elle portait un héritier des Iles. J’ai mal agi et je le regrette. Vous êtes certainement le seul qui ne me sous-estimez pas. Je vous apprécie beaucoup et rien ne pourra y changer. Vous avez ramenez la capitaine de jadis et je ne saurais comment vous remercier.

Bon sang, elle était nulle quand il s’agissait de faire des excuses. Elle espérait avoir été un peu sincère. Elle aimait bien trop le capitaine de la Veuve salée pour qu’il ne puisse plus la supporter. Elle savait qu’autrement, elle ferait mieux, mais dans l’Art des Excuses, elle n’avait aucun don. Du moins, elle était plus experte dans l’art de se mettre dans le trouble. La preuve qu’elle aurait du ne jamais fréquenter d’homme. Elle avait enfoui la capitaine au fond d’elle après des erreurs qui lui avait couté cher. Elle n’avait jamais pu naviguer par la suite et le capitaine de la Veuve Salée avait provoqué les choses et elle changeait peu à peu.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Dim 22 Avr 2012 - 10:33

     Posant ses yeux sur Aaricia, le capitaine l'écoutait en silence, comme si ce qu'elle était en train de lui le laissait de marbre. Il était vrai que le titre qu'il venait de lui donner exprimait très clairement qu'il était frustré, mais nullement pour la raison qu'elle semblait imaginer. Sargon ne le disait jamais clairement, mais il ne faisait confiance à personne. Ce n'était pas parce qu'il lui avait confié le commandement de la Veuve Salée lors de leur dernier entraînement, qu'il allait lui faire confiance. Ce mot n'entrait pas dans son vocabulaire, le Harloi pouvait faire croire qu'il avait confiance en quelqu'un, mais en réalité ce ne serait pas le cas. Bien au contraire. Avec Aaricia, c'était la même chose, elle ne dérogeait pas à la règle et le capitaine voyait simplement une femme séduisante et désirait la charmer. Ce n'était pas pour autant qu'elle pourrait lui confier sa vie ou même des secrets le concernant. Il ne faisait confiance qu'à une seule personne. Lui. Il était impossible de perdre quelque chose que l'on ne possédait guère, ainsi, Sargon n'avait pas perdu sa confiance en Aaricia, il considérait simplement les choses sous un autre angle. Son aveuglement et sa vanité l'avaient empêché de remarquer que la jolie rouquine n'était pas totalement sincère avec lui, il se targuait d'avoir réussi à obtenir sa confiance alors que ce n'était visiblement pas le cas. Inutile de comprendre pour quelle raison cette constatation le frustrait. Cela signifiait tout simplement qu'il était moins irrésistible qu'il l'escomptait. Lorsque l'on savait que le Harloi était un homme arrogant et que sa principale arme était ses mots et son physique, tout s'éclaircissait rapidement.

     Il ne broncha pas lorsque la belle reprit la parole pour lui faire part de ce qui semblait être des excuses. Elle était aussi peu douée que lui dans ce domaine, mais elle apprendrait bien rapidement que les mots n'étaient pas très parlant pour le Harloi. Un comble pour un manipulateur, mais il s'en moquait. Une moue contrariée apparue sur le visage du capitaine alors qu'il détournait les yeux après lui avoir accordé un regard contrarié. Elle le prenait toujours pour une Fer-né traditionnel apparemment, à croire qu'il serait méfiant face à une femme enceinte. Le fait qu'il défit publiquement Dagon en trahissant l'Antique Voie devait normalement suffire à faire comprendre qu'il se fichait pas mal de son sort si jamais il venait à prendre le risque de trop. Un mouvement d'impatience apparut alors qu'il chassait les paroles de la jeune femme comme l'on chassait un insecte indésirable. Son ton se fit plus impatient, presque irrité, puis il répliqua d'une manière qu'il réservait habituellement à Deirdre lorsqu'il souhaitait l'écraser pour mieux la dominer.

     ▬ Vous vous fourvoyez. Je ne vous en veux pas de m'avoir fait comprendre une fois de plus que les femmes ne sont pas dignes de confiance. Non, je vous en veux de me prendre pour n'importe quel Fer-né. Yoren s'éloigna de quelques pas pour ne pas écouter, même si la voix du capitaine portait certainement jusqu'à l'autre bout du boutre. Je pensais qu'il était clair dans votre esprit que je me fichais pas mal que votre époux veuille ma peau. Je n'aurais jamais refusé de vous prendre à mon bord, même enceinte jusqu'aux yeux. Vous êtes assez intelligente pour prendre vos décisions vous-même, je ne vais pas vous chaperonner à chaque fois. Les marins tournaient de temps en temps la tête vers les deux nobles comme pour observer la réaction de la Greyjoy. Si vous me l'aviez dit, cela n'aurait rien changé, sauf que je n'aurais pas eu de mauvaise surprise et l'impression que vous me prenez pour un imbécile. Vous avez raison, je ne vous sous-estime pas, je ne vous sous-estimais pas du moins. Mais ce n'était visiblement pas votre cas. Un Sargon blessé dans son amour propre était très difficile à supporter en général. Sachez que si je me souciais de ce que votre époux pourrait me faire ma dame, je ne m'amuserais pas à cela. »

     Elle ne devait pas comprendre ce qu'était ce « cela », mais il éclaircit rapidement les choses en levant la main, non pour la gifler, mais pour glisser ses doigts sur le visage de la jeune femme. Ils effleurèrent légèrement la courbe de sa mâchoire, un bref contact, comme une caresse, mais qui se brisa bien rapidement. La douceur du geste contrastait étrangement avec l'étincelle de colère et de frustration qui brillait dans les yeux mordorés du Harloi. Ce dernier laissa retomber son bras avant de pivoter, tournant le dos à la Greyjoy pour s'éloigner de quelques pas et rejoindre Yoren. Il ne lui avait même pas laissé une seconde pour répondre. C'était la technique habituelle, celle qui permettait de garder le dessus et de dominer son adversaire ou son interlocuteur en l'empêchant de se défendre. Peut-être que ce geste allait apparaître étrange à la belle, mais en somme il lui faisait savoir que s'il tentait de la séduire, ce n'était pas juste pour le plaisir de le faire. Sargon comptait réellement obtenir les faveurs de l'épouse de son cousin et savait bien que si Dagon l'apprenait, il le ferait mourir dans d'atroces souffrances. La perte d'un bébé était donc le dernier de ses soucis. Aaricia n'aurait rien risqué à le lui avoir par conséquent. Le second de la Veuve Salée observa le Harloi en attendant des ordres, puisque la Seiche ne lui avait pas répondu, il ordonna à Yoren de se diriger vers les hauts-fonds situés à une ou deux heures des côtes. Le vent était différent en pleine mer et lorsqu'il soufflait autant qu'aujourd'hui, les variables changeaient énormément. Aaricia aurait donc beaucoup plus de difficultés à se diriger que lors de leur première sortie.

     Le Fer-né s'éloigna pour donner les ordres alors que le capitaine se concentra sur le large, de l'autre côté la silhouette de Pyk s'éloignait doucement. Il ignorait s'il était heureux de revoir la belle, ni même s'il allait réellement lui en vouloir pendant longtemps. Peut-être que dans quelques heures, tout serait rentré dans l'ordre, mais pour le moment son égo était blessé. Deirdre s'était déjà moquée de lui, Helya qui se défilait sans cesse malgré ses tentatives de la faire sienne, sa patience s'épuisait rapidement. Ainsi, dès qu'il en avait l'occasion le jeune homme se défoulait sur les femmes qui avaient le malheur de croiser son chemin. La pauvre Belmore en avait fait les frais. Le capitaine resta dans cette position quelques secondes, comme si Aaricia n'existait plus, puis décida qu'il était temps de reprendre son rôle de professeur et se tourna vers elle. Il arborait une expression neutre, mais qui contrastait tant avec son air vaniteux que celui lui donnait l'air de faire la moue. Les yeux du Fer-né ne s'attardèrent pas longtemps sur la belle, comme si sa vue lui était insupportable, puis il reprit la parole, changeant de sujet sans aucun scrupule.

     ▬ Bien. Nous allons vers les hauts-fonds, cela prendra un petit moment avant d'y arriver, mais il faudra bien que vous repreniez l'habitude de naviguer dans de telles eaux. J'espère que vous avez noté que le vent est fort aujourd'hui, même si nous n'avons pas les voiles levées, cela tiendra tout de même une place importance dans la balance. »

     Il parlait d'un ton protocolaire, comme si tout le reste avait été oublié, comme si elle n'était qu'une femme parmi tant d'autre. Le Harloi s'approcha alors du bastingage, jetant un coup d'œil par-dessus pour constater que les vagues montaient assez haut, signe que la mer était agitée. Les hommes allaient devoir dépenser plus d'énergie pour espérer avancer rapidement, encore un facteur important à prendre en compte. La neutralité était bien souvent la pire des sanctions, surtout lorsque Sargon avait été délicat et entreprenant quelques temps auparavant. Le capitaine était bien décidé à ne pas lui accorder de faveur aujourd'hui, pourtant quelque chose le titillait depuis un moment et il lâcha une petite phrase lourde de sens, à l'attention de la demoiselle.

     ▬ J'espère simplement que vous n'êtes plus sujette aux sautes d'humeur, je ne tiens pas à devoir batailler pour obtenir votre attention. Si tel est le cas, mieux vaut le dire tout de suite que je vous ramène chez vous. »

     Pour le moment, c'était plus lui qui était de mauvaise humeur, mais ce n'était qu'un moyen de plus de lui reprocher d'être enceinte. Sargon ignorait combien de temps durait les humeurs d'une femme dans cette condition, il n'était pas père et ne possédait pas de petit frère ou sœur. Autant dire qu'il n'avait jamais côtoyé une femme enceinte, pour son plus grand plaisir.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Noble
avatar

Aaricia Greyjoy
Noble

Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
Intrigue et Aptitudes
Succès
Résumé

1/2 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1392/1500  (1392/1500)


Message Mer 25 Avr 2012 - 12:03

Elle aurait du refuser. Elle aurait du dire non et ne jamais revenir sur la Veuve Salée. Il lui faisait regretter ses sentiments, il s’amusait alors qu’elle n’avait certainement qu’une seule envie. Elle voulait sa peau. Elle était de mauvaise humeur. Que lui avait-elle fait bon sang ! Les hommes étaient tous les mêmes. Sans exception, dommage que son père n’était plus la pour qu’elle lui donne une bonne raison de son ancien célibat. S’ils disaient tous qu’elle était impossible à vivre, elle voudrait bien leur faire ravaler leurs commentaires. Et voila, il lui faisait une moue. Il était pire qu’un enfant. Dire qu’elle avait certain sentiment. Si elle n’avait pas été.

Elle avait ouverts la bouche, mais aucun son n’en sortit. Il avait décidé de la torturer. Pour une fois, elle le méritait. Elle ne chassa pas sa main et sentit ses bras lui tomber. Que faisait-il ? La jeune Greyjoy soupira intérieurement, même si elle ne comprenait pas pourquoi cette colère et ce geste. Elle n’Avait pas été honnête, mais elle craignait pour lui. Elle ne voulait pas provoquer sa mort et elle le savait différent des autres. Peut-être était-ce pour ca qu’elle avait aimé le Harloi la première fois. Son arrogance, son caractère et son indépendance. En aucun cas, il n’avait cherché à lui imposer quelques choses, sauf peut-être sa présence. Elle l’avait brusqué.

Parce que vous croyez que les hommes sont davantage dignes de confiances. Je ne veux pas qu’il vous arrive de mal. Je sais que vous êtes différents des autres. Je ne veux pas que Dagon vous fasse du mal par ma faute. Pour le … l’enfant, personne ne devait le savoir. Je ne voulais pas que cela se sache. Je ne suis pas comme vous, je crains bien des choses. C’est moi qui aie insisté auprès de Dagon pour qu’il ne dise rien sur ma grossesse. Plus j’arrivais à cacher ce handicap, plus je me sentais en sécurité.

Elle ne voulait pas que Dagon s’en prenne au capitaine. Même si l’un et l’autre ne s’entendaient pas, elle considérait Sargon autrement. Peut être que ses différences avaient fait que la Bonfrère de l’époque l’avait apprécié et l’apprécierait toujours. C’était lui qui avait repris en quelques sortes le commandement dans l’attaque contre Port-Lannis. Elle n’avait rien fait sauf lui dire que l’on rentrait. Il les avait sortis de là alors qu’Harald lui s’était fait couler son boutre.

Si je vous pensais comme les autres, je resterais indifférente à vos regards et à vos paroles. Ce qui n’est pas le cas.

Elle n'était pas comme les autres. Malheureusement Dagon l'avait brisé pour quelle ne tente pas de choses stupides. Elle était très différente d’autrefois et les jumeaux le lui disaient. Dagon la changeait mais sous un autre aspect, elle voulait lui prouver qu'elle était capable mais si Sargon tenait la traiter comme n'importe quelle femme qu'il mettait dans son lit, il devrait passer son chemin et ne pas la regarder. Elle avait peut-être des sentiments, mais elle les tenait à carreaux, puisqu’elle en avait aussi pour la Seiche. Au fil du temps elle arriverait à se faire à la situation, mais pour l'instant elle ne digérait pas la poussée de colère du capitaine. Elle avait assez d’endurer son propre caractère, elle n’avait pas besoin de celui des autres.

Si j'étais vous j'enlèverais ce ma dame de votre bouche avant que je ne me décide à l'arracher pour le simple plaisir de ne plus Vous entendre. Je n’ai pas besoin d’un deuxième mari, j’en ai assez d’un.

Elle avait écouté distraitement les paroles de Sargon même si elle n'avait pas envie de lui faire plaisir. Même en souhaitant de voir la Veuve Salée couler, elle ne serait pas de meilleure humeur. Elle préféra l'ignorer et s'éloigna de lui. Elle ramena quelques mèches de cheveux derrière son oreille et s'accroupit près du rebord. Elle passa sa main dans l'eau et ignora le capitaine de la flotte de fer. Grand bien lui fasse. Ses dernières paroles firent éclater de rire la jeune femme.

Je suis de très bonne humeur soyez chanceux parce que dans le cas contraire j'aurais déjà trouvé un moyen de vous faire passez par- dessus bord pour vous donnez une leçon. Ce n'est pas l'envie qui me manque. Alors si vous tenez à rester au sec cessez vos jérémiades et faites la paix avec votre égo surdimensionnés. Parce que si cette situation vous énerve, je ne peux rien y faire pour votre petite personne. Je n'apprécie pas mon état alors évitez moi vos discours. Je vous croyais franc, mais à croire qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

Elle avait pris le temps de respirer. Elle ne savait même plus s’il osait la provoquer simplement ou il cherchait à se débarrasser d’elle. Et pourtant, si elle était contradictoire, le capitaine l’était autant avec ses gestes et ses paroles qui ne semblaient pas aller ensemble. Oui Aaricia était irritable depuis quelques semaines, mais elle le cachait bien. Elle ne passait pas ses colères sur son mari, elle préférait s’enfermer dans l’une des tours de Pyk, loin de Dagon. Elle réfléchissait surtout que les derniers jours ses pensées se tournaient vers le capitaine de Flotte de Fer. Elle se contrôlait uniquement. Elle faisait de son mieux.

Aaricia s’approcha un peu trop du capitaine mais sa fureur l’empêchait de penser correctement. Il s’amusait avec elle, elle le pressentait. Le prenant à part, elle soupira intérieurement avant de parler :

Vous m'envoyez paître, alors que quelques minutes auparavant vous me caressez la joue. Soyez honnêtes envers moi et vous même et peut être que je le serais davantage. Je vous estime plus que vous voulez le croire. Vous êtes différents des autres. Et même si vous me trouvez ingrate, je le penserais toujours. Je vous dois quand même beaucoup.

Aaricia avait détourné le regard vers la mer et fixait parfois le Harloi. Il était proche d’elle, mais elle n’arriverait jamais à céder. Elle avait tant détesté les hommes pendant trop d’année pour en porter deux dans son cœur trop vite.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mer 25 Avr 2012 - 18:41

     Il la fixait, se demandant si elle allait répliquer en lui ordonnant de la ramener chez elle et de ne plus jamais chercher à la revoir. N'ayant jamais côtoyé de femme enceinte, le jeune homme ignorait totalement si ce genre de réaction pouvait être imputé à une femme dans cet état, mais il savait qu'elles étaient connues pour leurs sautes d'humeur. Autant dire que lorsque la dame était, à la base, aussi caractérielle que la Greyjoy tout devait prendre une autre dimension. Visiblement tous les deux avaient une vision peu flatteuse du sexe opposé, sauf qu'ils n'avaient pas la même manière de se comporter avec ces personnes. Lorsque Sargon essayait de séduire et de dominer, la rousse imposait son point de vue et n'hésitait pas à se montrer violente. Une véritable Fer-née en somme. Même s'il l'admirait, le capitaine de la Veuve Salée était trop blessé dans son égo pour s'apaiser et il la dardait d'un regard brillant d'irritation. C'était une sorte d'attention délicate de se part pourtant, elle craignait que son époux ne lui fasse du mal, cela signifiait donc qu'elle devait tenir un minimum à lui non ? Cette idée le requinqua légèrement, bien que sa colère n'était pas passée pour autant. Il était tellement plus facile de lui en vouloir que de lui pardonner. Sargon voulait la mettre mal à l'aise, peut-être même la pousser jusqu'aux larmes, ne serait-ce que pour qu'elle puisse souffrir un peu. Il y avait peu de chances pour qu'il y parvienne toutefois, Aaricia lui avait assez expliqué qu'elle ne verserait pas de larmes pour un homme. Une nouvelle réplique le renseigna sur les sentiments que la demoiselle avait à son encontre, il savait bien qu'elle avait été réceptive à ses tentatives de séduction, mais la belle ne lui avait jamais dit aussi clairement. Pourtant, même s'il se sentait déjà moins irrité, quelque chose l'empêchait de laisser son air buté pour adopter son comportement habituel. Des menaces arrivèrent enfin, visiblement le titre dont il usait l'agaçait tout particulièrement et Sargon ne put s'empêcher d'arborer un air amusé et sincèrement ravi. C'était toujours plaisant de pouvoir la titiller un peu.

     Elle s'éloigna un bref instant de lui et le Harloi ressassait les paroles de la jeune femme alors que son regard se portait vers le large et qu'il réfléchissait à la situation. Vu le regard que Yoren avait posé sur lui, même son second semblait penser que c'était une mauvaise idée d'avoir proposé un nouveau cours aussi rapidement. Pourtant le Fer-né ne démordait pas, il était du genre à crever l'abcès pour que tout soit réglé rapidement. Au final, la demoiselle éclata de rire pour lui déclarer qu'elle n'était pas de mauvaise humeur et qu'il pouvait s'en estimer heureux. Des menaces, comme si c'était la seule manière dont elle pouvait le remettre à sa place. Il arbora un air contrarié lorsqu'elle taxa ses paroles de « jérémiades » c'était tellement dégradant ! L'on aurait dit qu'elle parlait d'une donzelle qui avait ses premières saignées. Le calme qu'il avait réussi à retrouver se tassa aussi alors que sa colère reprenait le dessus, il serra machinalement le poing comme pour calmer sa colère, puis détourna son regard vers les marins qui suivaient la discussion de loin. Pris sur le fait, ils se détournèrent aussitôt de manière à éviter qu'il ne passe sa colère sur eux. Même s'il en avait eu l'intention, Sargon n'en aurait pas eu l'occasion. Aaricia s'approcha de lui pour le prendre à part et lui demander d'être honnête. À quel niveau ? Il n'avait jamais menti ou caché quelque chose qu'il jugeait important. Ses affaires de « cœur » étaient connues sur toutes les Iles et Qalen devait s'occuper de la renseigner du reste. Il la dévisagea d'un air d'incompréhension alors qu'elle évitait de le fixer trop longtemps, puis le Harloi lui répondit d'un ton à la fois irrité et contrarié.

     ▬ Honnête ? ! Je l'ai toujours été, je ne comprends pas ce que vous voulez entendre par là. Peut-être auriez-vous préféré que je ne fasse pas preuve de tact et que je déclare de but-en-blanc ce que je comptais faire avec vous ? Je suis navré, mais ce n'est pas ainsi que j'aime agir. Il avait beau être franc et violent dans ses paroles lorsqu'il le souhaitait, Sargon préférait toutefois user de sous-entendus lorsqu'il parlait de séduction. Je croyais vous comprendre, mais je me rends compte que je me trompais lourdement. Vous me dites que vous appréciez ma manière d'être et après vous me raillez en me parlant comme si je n'étais qu'une donzelle en train de pleurer. Elle avait touché un point très sensible : son égo. En se moquant de lui – volontairement ou pas – elle l'avait vexé pour une autre raison. Je n'ai jamais agi autrement que comme je le fais toujours. Je ne vous ai jamais rien caché et je n'ai jamais changé ma manière d'être pour vous plaire, alors ne me parlez pas d'apparence trompeuse. »

     Les disputes avec les femmes devenaient de plus en plus fréquentes pour le Harloi et sa patience était déjà épuisée. Il fronça les sourcils et chassa tout cela d'un geste impatient de la main. Il ne voulait pas d'une nouvelle confrontation, encore moins avec Aaricia. Sargon essayait de l'attraper dans ses filets depuis bien trop longtemps à présent et ne voulait pas tout faire capoter à cause d'une période particulièrement difficile avec le sexe opposé. Il soupira de lassitude, toujours proche – trop proche même – de la dame des Iles de Fer, puis il planta ses yeux mordorés dans ceux de la jeune femme. Sargon était versatile, lunatique et possédait presque tous les défauts de la race humaine, toutefois il savait faire des concessions de temps en temps et était forcé de constater que vu le caractère d'Aaricia, ils n'arriveraient à rien sans se calmer. Un bref instant de silence, puis il reprit la parole d'un ton plus posé.

     ▬ Je ne suis vraiment pas d'humeur à me disputer avec vous. J'ai déjà bien assez de tracas pour me dire qu'en prime, je vais devoir vous considérer comme une étrangère à partir de maintenant. Peut-être ne le voyait-elle pas, mais il avait décidé de se montrer censé pour une fois. Je vous estime plus que les autres femmes que je connais, alors je veux bien faire un effort de mon côté et considérer que vous avez agi de la sorte pour le bien de tout le monde. Mais vous êtes avertie que si un tel secret venait à nouveau à être éventé, ce ne sera plus la peine que nous nous revoyons. Habituellement je n'accorde jamais deux fois ma confiance. Ne gâchez pas cette attention que je vous accorde. »

     Il avait certainement l'air vaniteux à parler de la sorte, comme si sa présence était un luxe ou même un honneur. Mais c'était ce qui faisait qu'il était lui-même. La jeune femme avait le choix, accepter et tenir sa parole, ou l'envoyer bouler et ils ne se reverraient jamais plus. Sargon n'était pas un bon samaritain, s'il agissait de la sorte alors qu'il avait été à deux doigts de congédier Deirdre, c'était pour une bonne raison. Avec la bâtarde, il avait eu ce qu'il voulait et bien plus encore, mais Aaricia lui échappait toujours et elle mettait un peu de piment et de danger dans sa vie. Il serait désolé de devoir tirer un trait sur cette sensation qu'il éprouvait lorsqu'il était à côté d'elle et qu'il prenait le risque de se faire étriper par son cousin. Un bref sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il terminait en lâchant quelques mots d'un ton familier.

     ▬ Et comme je suis optimiste, je ne perds pas espoir d'obtenir un jour de vous, quelque chose de plus palpable que de l'estime. »


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Noble
avatar

Aaricia Greyjoy
Noble

Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
Intrigue et Aptitudes
Succès
Résumé

1/2 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1392/1500  (1392/1500)


Message Jeu 26 Avr 2012 - 14:04

Elle avait certainement un don. Elle arrivait à créer des problèmes immenses. Sa relation avec les hommes semblaient un éternel combat avec elle-même. Pourquoi arrivait-elle à tout envoyer en l’air. Elle ne supportait pas les crises et semblait devenir quelques peu intolérante depuis qu’elle était mariée. La jeune femme se savait irritante et irritée facilement dans les derniers temps.

La jeune femme de la seiche ne savait pas plus comment faire. Elle n’était pas adepte des consolations ou même trouver des excuses. Elle aurait aimé trouvé la signification des yeux de Deirdre lors de la bataille de Port-Lannis. Elle ne voulait pas entendre l’histoire. Même si elle essayait de soutirer des informations de Dagon, elle n’y arrivait certainement pas. Mais puisque la jeune fille bâtarde de Harlon semblait l’oublier, elle aurait du se taire. Elle devait essuyer ce qu’elle avait dit quelques minutes plutôt. Elle ne voulait pas faire de gaffe, perdre Sargon. Elle craignait de perdre Dagon dans un raid et elle ne savait pas comme elle ferait pour perdre cet homme arrogant qu’elle ne voulait plus sortir de sa vie.

Parce que je ne comprends toujours pas ce regard ! Qu’est-ce que cela peut faire que je porte un enfant ! Depuis notre retour de Port-Lannis je ne sais pas comment vous reparlez sans recevoir des regards désapprobateurs. Jamais dans l’affrontement j’aurais cru tomber dans l’eau. Je ne sais pas comment me faire pardonner de cette bataille. Ce n’était que pour le bien de l’enfant. On veut ma peau bien plus que la vôtre.

Elle l’avait regardé dans les yeux. Une deuxième chance ? À ce rythme, elle ne devait pas être très chanceuse. Enfin ça donnait une impression claire sur le Harloi, il était célibataire et le nombre de femme qui avaient du passer dans sa vie ne se résumait certainement pas juste à elle. Enfin ce que l’on disait du Harloi n’était pas nécessairement faux. Une promesse ? Elle avait assez de misère à comprendre son propre mari alors comme pouvait-elle ne rien lui cacher. Dagon n’en savait pas plus que le Harloi sur elle, mais c’était bien Ce n’était pas lui qui craignait pour sa vie. Ce n’était pas lui qui portait un héritier ! Elle ne pouvait pas.

Si j’étais une étrangère, vous auriez demandé à votre second de faire demi-tour. Je ne crois pas qu'une étrangère se retrouvait sur votre boutre afin de réapprendre à naviguer. Je ne supporterais pas être en mauvais terme avec vous. J’ai déjà peine et misère à prouver que je suis capable de redonner vie à ma seule personnalité qui n’est pas brisée.

C'était certainement la première fois depuis le début du retour de la belle sur la Veuve salée qu’il lui souriait. Il avait changé de tactique ? La jeune femme ne trouvait plus de logique, mais elle savait qu’elle ne ferait rien de stupide. Elle n’avait pas la force de lui en vouloir, ni de continuer cette conversation qui ne mènerait à rien. La jeune femme soupira intérieurement et le regarda en souriant. Il savait comment la gagnée et pourtant elle le torturait toujours. Comme si les menaces étaient un moyen de protection derrière lesquelles elle se cachait, pour se protéger. Elle le voyait ainsi. C'était plus fort qu’elle. Elle le faisait avec ses frères, lui et la plupart des hommes qui avaient tenté de la prendre de leur filet.

Si j’ai bien envie de vous donnez autre chose que de l’estime c’est certainement une bonne raclée, mais je m’en aviserais pour ne pas vous fâcher davantage. Qui sait, peut être enceinte j’arriverais à vous battre et ne pas me faire prendre par surprise comme la dernière fois. J’ai connu un homme qui ne voulait pas qu’on lui donne, trouvant le risque de prendre bien plus amusant. Enfin c’est ce qu’il m’a dit la première fois qu’il est venu me voir sur Grand Wyk.

L’invitait-elle à croiser le fer de nouveau ? Oui, elle ne connaissait que trois bons adversaires pour le moment. Elle ne côtoyait pas les capitaines de la Flotte de fer, sauf peut-être les siens à Cormartel, lorsque Dagon lui laissait la liberté de retourner à ses sources. Le capitaine lui rappelait son oncle, mais en moins arrogant. Cet aurait aimé qu’elle soit la propriétaire du Boutre de la famille. Son mariage ne lui avait pas permis de retrouver assez souvent cet homme qui était mort de ses blessures. C'était la mort que les Fer-nés préféraient. Aaricia ne voulait que cet enfant et retrouver sa mer.

Elle lui ouvrait en quelques sortes la porte pour qu’il tente de la prendre dans son piège. Elle le voyait, il n’en finirait jamais avec elle. Du moins tant qu’il n’aurait pas ce qu’il voulait, il tenterait tant qu’il pouvait. Elle se souvenait de sa dernière rencontre. Il avait osé l’amener dans un endroit qui avait provoqué sa peur. Là ou elle avait fait échouer son propre boutre. Aaricia s’était adossée contre le boutre et tentait mieux que mal de résister au Harloi.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Jeu 26 Avr 2012 - 18:23

     La mer était toujours aussi agitée et le boutre tanguait lentement. Une sensation bien plus agréable que d'avoir les pieds sur la terre ferme. Ce mouvement qui provoquait souvent le malaise des novices, éveillait une forme de calme et de sérénité chez les marins. Chez le Harloi du moins. Il sentait son esprit s'apaiser doucement, les paroles d'Aaricia avaient réussi à l'irriter et il était très tenté de tout envoyer balader, mais tout ce qu'il y avait derrière l'en empêchait. Sans compter qu'un seul regard vers elle suffisait à lui faire savoir qu'il apprécierait grandement de lui voler un nouveau baiser. À moins que cette fois-ci, la jeune femme ne le lui offre ? C'était une possibilité, mais le capitaine doutait que l'humeur de la belle s'apaise aussi rapidement que la sienne. La Greyjoy n'allait certainement pas être tendre avec lui aujourd'hui. Tant mieux, il préférait largement la voir en colère, surtout lorsque lui-même était dans une meilleure position.

     Elle ne comprenait pas. Il ne comprenait pas. Un sentiment de lassitude naquit dans l'esprit du Fer-né, les hommes et les femmes étaient nés pour ne pas se comprendre et ils perdaient leur temps à essayer de se placer sur la même longueur d'onde. Le jeune homme l'observait en silence alors qu'elle ne détournait plus ses yeux clairs, expliquant qu'elle avait agi de la sorte pour le bien de l'enfant. Il avait du mal à cerner la véritable discussion, ne comprenant pas vraiment comment prendre le risque de se faire tuer pourrait être utile à un enfant. Sargon considérait les femmes comme égales aux hommes, qu'elle soit enceinte ou non ne changeait pas grand-chose pour lui au final, mais c'était simplement la logique de ce comportement qui lui échappait. Il décida toutefois d'opter pour la solution de facilité et tut ses questionnements. Inutile de relancer le débat en lui soulignant le fait qu'elle mettait deux vies en danger. Il se fichait pas mal de la sienne, alors de celle de l'épouse et de l'enfant de la Seiche.... Le capitaine n'avait pas le même sens des priorités que d'autres capitaines de la Flotte de Fer. Il avait gardé Aaricia en vie uniquement parce qu'il ne voulait pas mourir bêtement. Et toute autre mort que celle qui se passerait au front, serait ridicule à ses yeux.

     Quoi qu'il en soit, la jeune femme approuva les paroles de son interlocuteur en expliquant qu'elle ne souhaitait pas être en mauvais termes avec lui et qu'elle avait assez d'autres ennuis. Ils étaient deux. Sargon avait suffisamment d'ennemis pour ne pas se mettre à dos une personne de plus. Il n'aurait pas été contre voir la jeune femme sur le dos, mais c'était dans une autre situation. L'atmosphère pesante changea soudain, devenant plus légère alors que la belle reprenait la parole pour le provoquer presque ouvertement, mais d'une manière qui plaisait au concerné. Un léger sourire se dessina sur les lèvres du capitaine alors qu'il la dévisageait d'un air amusé. Les rameurs avaient repris leur position habituelle et Yoren était à l'autre bout du boutre, occupé à discuter avec le marin chargé de garder le cap vers leur lieu d'entraînement. Il inspira légèrement, adoptant une attitude qui permettait difficilement de croire qu'il avait été en colère quelques secondes plus tôt.

     ▬ Serait-ce une invitation ? Vous savez qu'il ne faut pas me le dire deux fois. Même enceinte vous n'arriverez pas à me battre, croyez-vous donc que le futur seigneur des Iles de Fer soit capable de me remettre à ma place rien qu'en étant dans votre ventre ? »

     Elle avait raison, il aimait bien plus prendre que recevoir. Sargon se lassait souvent des femmes qui donnaient trop facilement, ce n'était pas sans raison que son intérêt pour l'épouser de la Seiche allait en grandissant. Elle se refusait toujours à lui. Le Harloi s'était éloigné de quelques pas, approchant du bastingage pour jeter un nouveau coup d'œil vers la mer. Ils allaient rapidement, d'ici sept à huit minutes ils seraient en vue du lieu d'entraînement qu'il avait choisi pour Aaricia. Largement suffisant pour un petit combat. Fidèle à lui-même, il avait retrouvé tout son allant à l'idée de pouvoir éventuellement voler une nouvelle marque de « tendresse » à la demoiselle. Sa main se glissa vers le pommeau de Crépuscule alors qu'il se retournait vers la belle.

     ▬ Très bien, je considère que vous me lancez un défi. Vous devez me prendre pour un incapable à croire que vous pourrez me battre sur mon propre boutre ! »

     Le capitaine s'assura que la demoiselle avait de quoi se battre, si ce n'était pas le cas, ce n'était pas gênant. Ils avaient des haches et quelques épées dans un coin, même si les armes n'étaient pas adaptées à la morphologie d'une femme enceinte, ce serait suffisant pour un entraînement. Les mouvements du boutre ne feraient que rendre le combat plus intéressant. Puis au moins, la belle verrait qu'il ne la voyait pas comme une femme enceinte, mais bel et bien comme une combattante. Voyant son capitaine tirer Crépuscule de son fourreau, Yoren délaissa le navigateur pour s'approcher du duo, observant Sargon d'un air qui montrait clairement qu'il n'approuvait pas ce qui allait se passer. Le jeune homme lui fit signe de s'éloigner.

     ▬ Éloigne-toi Yoren, je ne veux pas que tu te fasses blessé bêtement ! »
     ▬ Capitaine, je ne sais pas... »

     Coupant court aux paroles de son second, le Fer-né lui fit signe de s'éloigner et l'homme s'exécuta. Il savait bien que Sargon n'hésiterait pas à se servir de la lame en acier Valyrien si jamais il persistait à refuser de s'éloigner. Prenant place face à la Greyjoy, le Harloi raffermit sa prise sur la garde de l'épée qui représentait son bien le plus précieux, puis il fit signe à la demoiselle d'attaquer la première. Il ne doutait pas une seule seconde de sa victoire, son arrogance avait retrouvé sa place et il n'en démordrait pas. Est-ce que la belle avait eu le temps d'améliorer se défense depuis leur première rencontre ? Il le saurait bien assez tôt.

HP:
 


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Noble
avatar

Aaricia Greyjoy
Noble

Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
Intrigue et Aptitudes
Succès
Résumé

1/2 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1392/1500  (1392/1500)


Message Lun 30 Avr 2012 - 3:09

Aaricia appréciait Sargon. Encore plus quand il agissait comme il le faisait présentement. Il lui faisait oublier qu’elle ne restait pas insensible à ce capitaine. Il n’était que capitaine, il n’était pas Lord et cela plaisait encore plus la jeune femme de la seiche. C'était vrai, elle ne supporterait pas d’être en mauvais terme avec le capitaine de la veuve Salée. La jeune femme aimait comment il agissait. Elle eut même un sourire lorsqu’il lui parla de l’enfant qu’elle portait en son sein. Il pouvait toujours rêver. Même le vrai seigneur des Iles des Fer avait beau le remettre à sa place, le Harloi s’en fichait quelques peu. Cela amusait la jeune fer-née, mais elle ne le montrait pas. Elle aimait aussi le danger, mais certainement pas autant que la jeune capitaine de la maison Harloi.

Le futur seigneur des Iles de Fer comprendra certainement très vite que certains Fer-né ne vaillent pas la peine d’être remis à leur place. Le futur héritier n’en a que faire, mais j’aimerais bien un jour vous remettre à votre place. J’ai beaucoup à apprendre avant. Surtout qu’avec vous j’ai compris qu’essayer de vous remettre à votre place n’est qu’une perte de salive et surtout de temps.

Elle lui avait souris comme elle le faisait toujours. Elle commençait à le connaitre plutôt bien. Aaricia n’appréciait pas les hommes. Certains se laissaient faire aux mains des femmes. Le Greyjoy et le Harloi n’étaient pas de cette classe. Heureusement pour elle. Elle s’avouait plus faible qu’à l'habitude fasse à la gente masculine. Enfin s’il y en avait une chez les fer-nés. La jeune femme offrit un doux sourire au Harloi avant de rire. Il recommençait encore, mais elle avait provoqué ce comportement qu’elle préférait mille fois plus que son irritabilité... Il avait beaucoup plus de chance qu’elle, mais elle avait envie de l’affronter. Elle n’avait rien à prouvé. Elle serait toujours seconde face à un homme entrainé. Elle restait quand même fragile, mais le capitaine de la Veuve Salée ne lui ferait jamais de mal. Enfin il lui donnerait une leçon parce qu’elle parlait trop.

Aaricia sortit sa lame et offrit un sourire au Harloi avant de se mettre en position. Elle avait regardé le second de la Veuve Salée qui ne semblait pas vraiment d’humeur, suite à la conversation très brève avec son capitaine. Elle n’>avait certainement pas de chance de vaincre un jour le Harloi. Il était plus fort qu’elle et il était plus entrainé. Aaricia ne s’avouait pas vaincu jusqu’à ce qu’elle ait la lame sous la gorge. Elle avait eu peur une fois de perdre réellement la vie. Un combat la rendait seulement plus forte. S’élançant la première, elle se concentra et étudia de nouveau son adversaire. Il était plus fort et Aaricia, malgré un handicap qui était sa grossesse, ne bénéficiait pas de toute sa souplesse et sa vitesse qu’elle avait acquiert avec le temps. Le boutre ne lui donnait pas non plus la stabilité à laquelle elle était habituée. Elle ne se plaignait pas. Elle sentit plusieurs fois la lame en acier Valyrien la frôler, sans la toucher.

Sargon avait remplacé les marins des Lannister. Elle se souvenait des combats sur le pont de la Veuve Salée. Elle avait peine à oublier. La femme de la seiche fonça sur le capitaine, mais il para facilement ses attaques la forçant à reculer. Elle ne se détachait pas de son regard arrogant. Elle l’aimait ainsi. Ce petit entrainement lui permettait d’extérioriser ses colères. La jeune femme des iles de fer arriva facilement à attaquer son adversaire, mais pour chaque coup, Sargon lui en donnait deux. Elle soutenait facilement la cadence et ne trichait pas. Ce qui pouvait être son genre parfois. Elle sentit assez rapidement le boutre dans son dos, sachant qu’elle ne pouvait reculer encore plus. Elle n’allait pas le laisser gagner. Que nenni !

Repoussant le fer-né, elle le manqua de peu au flanc avant de lui sourire. Elle était lente dans ses mouvements, mais pour cause. Elle n’était pas aussi mince qu’à l’habitude et encore moins souple. Les lames s’entrechoquaient encore que la jeune femme lui souriait. Elle tenait plus qu’à l’habitude. Elle n’abaissait pas sa garde. Elle observait le Harloi et pivota sur elle-même avant de mettre sa lame sous la gorge du Harloi, mais il semblait s’être attendu à ce geste. Il reprit facilement le dessus ce qui n’étonnait guère la Bonfrère qui l’avait jadis confronté. Elle sentit la lame de Sargon lui frôler la main. Par réflexe, elle lâcha sa lame qui tomba près des marins. Elle n’était pas habile avec les armes. Sa seule bonne arme c'était ses mains. Elle l’avait fixé pendant plusieurs minutes. Il avait rangé Crépuscule croyant qu’elle abandonnait, mais elle fonça sur lui les poings bien serrée. Encore une fois, elle laissa sa colère prendre le dessus.

A force de batailler, elle perdait son énergie inutilement. Chaque fois qu’elle tentait une ouverture, le fer-né contrecarrait son attaque. Après quelques minutes, il emprisonna ses poings et la plaqua contre la proue du Boutre. Aaricia le regardait dans les yeux plongeant son regard bleu et aussi profond que la mer dans le sien. La Greyjoy marmonna quelques paroles contre le capitaine et tenta de ses défaire de son emprise.

Un jour ou l’autre j’aurais le dessus. Peu importe la situation que vous m'imposerez.

C’était une quelconque promesse qu’elle se faisait. Elle n’avouerait pas sa défaite. Elle n’avouerait rien. Sentant ses pieds quitter le sol, elle s’agita. Il s’était approché trop près du rebord du boutre. Il n’allait pas oser. Si elle bougeait, il y avait la moitié des chances qu’elle finisse dans l’eau. L’autre moitié restait dans les gestes du Harloi. S’il osait, elle trouverait le moyen de l’entrainer dans les eaux et certainement de tenter de le noyer. Elle imaginait déjà l’Eau glacial qui lui pénétrait les pores de la peau.

Je vous l’interdis ! Si vous osez...

Dagon aimait lui infliger ce genre de chose. Elle se souvenait de son retour à Cormartel ou il l’avait volontairement jeté dans la mer. Elle aurait voulu le tuer. Elle ferait autant avec le Harloi s’il osait.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Lun 30 Avr 2012 - 15:59

     Elle était bien gentille en parlant de « certains Fer-nés », le capitaine de la Veuve Salée aurait plutôt dit que tous les habitants des Iles de Fer étaient des têtes de lard qui refusaient d'accepter le moindre ordre. Cela dit, c'était justement ce que le Harloi appréciait autant dans son peuple, nul n'était obligé de regarder le rang de son interlocuteur s'il désirait lui répondre de manière grossière tout comme nulle personne ne se devait d'obéir à un ordre. Les habitants des Iles étaient des hommes libres. Ni plus, ni moins. De plus, parler du future seigneur des Iles de Fer était prématuré, connaissant Dagon et son lien avec Harlon, il y avait fort à parier que l'enfant allait devoir passer par la noyade et le Dieu Noyé savait que bon nombre d'enfants n'y survivaient pas. Il se demanda quelle serait la réaction d'Aaricia si une telle chose devait arriver. Le prendrait-elle comme un malheur ou comme une bénédiction ? Le sourire et le rire qu'elle lui offrait apportait quelque chose d'intéressant, visiblement elle semblait avoir regagné sa bonne humeur, tout comme lui. Le capitaine se targuait de penser qu'il était à l'origine de ce revirement et que la belle rousse retrouvait son sourire en sa compagnie. Était-ce vrai ? Il ne le saurait certainement jamais, mais se plaisait à le penser. Au fond, il en était persuadé.

     Elle ne lassait guère soliloquer plus longtemps puisque la jeune femme se saisit de son arme avant de se lancer vers lui pour tenter de l'attaquer. Sargon avait l'habitude des entraînements, bien souvent il s'amusait à laisser la lame d'acier Valyrien, effleurer la peau de son adversaire, mais là il ne le fit pas assez fort pour lui entailler la chair. Inutile de laisser de telles marques sur son corps, Dagon ne manquerait pas de les remarquer et son cousin ne souhaitait pas qu'il sache à quoi ils passaient leurs journées de « cours » de navigation. Les lames s'entrechoquèrent plusieurs fois et à chaque fois le Fer-né libérait son arme de celle de la rousse pour la pousser à reculer légèrement. Un peu plus à chaque fois, jusqu'à ce qu'elle puisse sentir le bastingage dans son dos. Que comptait-il faire ? S'amuser un peu avec elle, lui faire peur sans pour autant la terroriser bien évidemment. Après quelques coups habillement échangés, ils arrivèrent là où le Harloi l'escomptait et dans quelques nouveaux échanges, elle serait dans l'incapacité de reculer davantage. Il aurait gagné, à moins qu'elle ne décide de l'attaquer encore plus brutalement.

     Finalement, Aaricia tenta de le viser au cou, certainement pour essayer de l'immobiliser et lui faire lâcher son épée, mais jamais le Harloi n'accepterait de se séparer de sa précieuse Crépuscule. Après une riposte, la demoiselle fur désarmée et il considéra avoir gagné. Mais c'était bien mal connaître l'épouse de la Seiche qui attendit sournoisement qu'il eut rangé son épée, avant de se jeter sur lui. Au corps à corps, Aaricia n'avait pas de grandes chances, surtout enceinte jusqu'aux yeux comme elle l'était. Sargon lui bloqua les bras à plusieurs reprises, jusqu'à ce que l'occasion se présente de l'immobiliser pour de bon, mais la belle semblait peu résignée à abandonner aussi aisément. Ses paroles provoquèrent un sourire chez le Harloi qui vit émerger une nouvelle idée. Il la souleva sans trop de peine avant de la passer à demi au-dessus du garde-fou. Un seul geste de sa part et elle irait faire un tour avec les poissons ! La réplique qu'elle lâcha alors fit rire doucement le capitaine qui ne demandait qu'à la voir s'énerver. Il arborait son éternel sourire et répliqua aussitôt.

     ▬ Si j'ose... ? Que me ferez-vous depuis la mer ? Il s'amusait bien, son rire sincère en témoignait. La dernière fois que vous avez plongé dans l'eau, vous m'avez révélé l'un de vos secrets. Qui sait ce que vous me réservez cette fois-ci, je suis très tenté de le faire. »

     Son bras glissa autour de la taille arrondie de la femme, il se pencha encore un peu en avant de manière à la place totalement dans le vide, seulement retenue par le capitaine qui prenait appui sur le bastingage. S'il écartait les bras, elle tomberait comme une pierre dans l'eau. Ils étaient à plusieurs lieues de l'île de Pyk et à la nage, autant dire qu'une femme enceinte n'avait aucune chance d'y arriver. Sans se départir de son sourire, il tourna légèrement la tête pour plonger ses yeux dans ceux de la demoiselle. Elle était proche et il pouvait voir le moindre dégradé de couleur de son iris. Tout comme la colère qui y brillait.

     ▬ Il semblerait que j'ai sur-estimé mes forces, à moins que le bébé dans votre ventre ne pèse plus lourd que je ne le pensais. »

     D'un geste qui n'était pas véridique, il lâcha soudain ses jambes pour qu'elle glisse un peu plus, avant de la rattraper. C'était simplement pour l'agacer, il n'avait pas réellement en tête de la faire plonger, mais c'était si divertissant de la voir aussi agacée. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus eu l'occasion de la mettre dans un tel état, sans compter que la dernière fois, il avait eu droit à un baiser comme récompense. Un baiser volé, cela allait de soi, mais ce n'était qu'un détail ! Derrière lui, Yoren s'agitait, il n'aimait pas voir la situation dans laquelle son capitaine mettait la dame des Iles de Fer, mais il n'interviendrait pas avant qu'elle ne soit à la mer. Et encore, si Sargon le lui interdisait, le Fer-né ne bougerait pas. Ils étaient arrivés sur le lieu destiné au cours de la jeune femme, mais le Harloi s'en moquait sur le moment et continua son manège avec la Greyjoy. Il glissa son bras de la taille de la demoiselle, vers son dos avant de finalement retirer complètement le bras qui entourait ses jambes. Aaricia descendit d'un étage et se retrouva finalement pendue dans le vide, Sargon qui la tenait par le bras juste assez haute pour que ses jambes ne trempent pas dans l'eau.

     ▬ Que me donnez-vous en échange de votre sauvetage Aaricia ? La dernière fois j'ai dû voler ma récompense pour avoir gagné, est-ce que ce sera encore le cas cette fois-ci ? »

     Comme pour lui montrer qu'il ne plaisantait pas, le capitaine desserra doucement sa main qui glissa le long du bras de la belle pour s'arrêter à la hauteur de son poignet. Les pieds et la demoiselle devaient être trempés par l'eau glacée de la mer. Le sourire du Fer-né ne s'était pas envolé pour autant. Dès qu'elle eut donné une réponse – quelle qu'elle soit et même si elle refusait de le remercier de ce « sauvetage » – il la remonta à bord pour qu'elle se retrouve les deux pieds sur le pont du boutre. Sargon ne lâcha pas son poignet pour autant, son sourire montrait clairement que si elle ne donnait rien, il viendrait le chercher, même devant tous ses marins pour témoins. Il l'avait déjà dit à plusieurs reprises : sans risques, la récompense était moins intéressante.

HP:
 


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Noble
avatar

Aaricia Greyjoy
Noble

Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
Intrigue et Aptitudes
Succès
Résumé

1/2 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1392/1500  (1392/1500)


Message Mer 2 Mai 2012 - 2:38

Elle ne lui avouerait jamais, mais il arrivait à la faire sourire. Elle pourrait le détester et vouloir sa mort, il arriverait toujours à la faire sourire. Il avait un don avec elle et il l’utilisait. Était-ce son éternelle arrogance ou son ironie, elle ne savait pas quoi dire. Il la faisait sortir de ses gonfles, mais elle avait une certaine attirance pour lui. Tout comme Dagon qui réussi toujours à la ramener près de lui, alors qu’elle le chassait. Elle avait été habituée à vivre parmi eux, vivre avec les marins et les capitaines, entendre leur histoire d’homme, mais elle n’avait jamais été confronté à vivre avec un en particulier. Les hommes qui avaient traversé sa vie avaient tous mal fini. C'était la première fois, qu’elle tenait à quelqu’un autant. Du moins, qu’elle pouvait tenir à la vie de deux personnes.

Massacrante n’était même pas un nominatif de son humeur. Elle pouvait être pire à l’habitude, mais le Harloi jouait toujours avec ses humeurs. Surtout que la rendre mauvaise était facilement amusant les derniers temps. Elle n’avait pas le total contrôle. À la base, la jeune épouse de la Seiche Greyjoy était facilement irritable. Sargon avait vu une petite personnalité lorsqu’il avait posé les pieds à Cormartel, une autre bien moins plaisante lorsqu’elle avait eu sa première leçon sur le boutre du capitaine, alors qu’il fonçait tout droit sur des récifs. Maintenant, il allait gouter à une femme désespérante et enceinte. Un gout parfois très amer quand elle s’y mettait. Elle n’aimait pas le fait que l’on puisse seulement se jouer d’elle.

Décidément vous adorez que je me mette en colère contre vous. Ramenez-moi sur la veuve ! C’est un ordre.

Bien que mal, elle tentait de regagner la Veuve Salée, mais Sargon lui donnait toutes les misères du monde. Elle se tortillait dans tous les sens espérant échapper à ses idées de marins. Quand elle sentit ses bras la relâcher, elle se retint de s’affoler pour un rien. Yoren allait remettre son capitaine à sa place. Quelle idée de balancer la femme de son seigneur par-dessus le boutre. Il n’oserait pas. Dagon serait de mauvaises humeurs. Il ne faisait rien, bon sang … Tentant de réfléchir à la situation, elle soupira de colère. S’il osait, elle lui ferait payer au centuple. Elle se ferait l'immense plaisir de le torturer. Seulement, si elle pouvait se défaire de son emprise. Elle ne supportait pas l’idée de devoir se mettre à l’eau, surtout avec le vent. Il trouverait certainement le bon moyen de la narguer en s'éloignant.

Je vais vous faire payer au centuple si vous le lâcher dans cette eau glaciale ! Je prendrais même plaisir à vous y amener de force. Tournant la tête face au capitaine. Vous n’y trouverez rien cette fois !

Aaricia cherchait un moyen de s’agripper au capitaine sans qu’il se joue d’elle. Elle n’Avait pas la tête à chercher une solution, elle était fatiguée et n’avait pas la force de lutter contre l’homme qu’il était. Lorsqu’il ouvrit la bouche Aaricia voulut le tuer. Il trouvait cela drôle ? Elle n’osait pas imaginer la situation à l’inverse, mais elle en serait incapable. Elle n’aurait jamais la force de changer de position, du moins, sauf si le Harloi voulait faire un sploussssh dans la mer. Elle y pensait, mais elle trouverait un moyen de se venger de ses amusements. Elle ne se laisserait pas vaincu.

Ramenez-moi, … SARGON !

Son cœur battait à la chamade. Elle avait cru une seconde qu’il oserait le faire. Enfin, son geste et son sourire en disaient long sur ses idées. Aaricia voulait sa mort dans l’instant même, mais c'était seulement pour avoir sa vengeance. Seulement pour ne pas craquer. Elle n’aimait pas la position dans laquelle il la tenait elle aimerait certainement retrouver la mobilité de ses deux pieds mais surtout le pont. Elle n’avait pas le mal de mer, mais elle n’avait pas envie de se mouiller par ce temps. Elle ne voulait pas passer pour la femme la plus irritable avec sa grossesse et un potentiel rhume. Il aimait la mettre dans ses situations plutôt embarrassantes. Elle n’oserait même pas raconter cette histoire à Dagon. Il rirait d’elle plutôt que de la situation, elle en était certaine.

Remontez-moi ! Je vous donnerais ce que vous voulez! Je vous le jure.

Elle se soulagea que le capitaine ne prenne pas plus de temps à s’amuser. Elle n’avait pas envie de se faire prendre au dépourvu une nouvelle fois. Elle avait ferme sa main en poing pour le lui assener, mais il avait déjà prévu la ramener près de lui. S’il ne lui avait pas volé son cœur, il ne lui avait volé qu’un baiser, mais elle n’oserait jamais le faire devant le second et encore moins devant les marins. Quel ragot on raconterait cette fois. Les Iles avaient beau être petites, les rumeurs ne prenaient pas de temps à circuler. Aaricia n’aimait pas cela, mais elle devrait faire avec. Elle-même trouvait amusant de le faire languir. La jeune femme de la seiche lança au capitaine Harloi :

J’adore quand vous me faites sourire mais moins quand vous œuvrez pour m’agacer. Vous connaissez mes points faibles bien plus que les autres, je vais commencer à vous craindre.

Elle n’allait pas tenter le capitaine davantage. Il était si proche d’elle qu’elle ne quittait plus ses yeux. Il persistait à la vouloir. Elle aimait cet acharnement. Elle aimait son comportement. Même si elle tentait de se tenir à distance de lui, elle n’arrivait pas et c’est à contrecœur qu’elle réfléchissait comme une femme des contrées vertes. Elle avait un peu froid, mais elle ferait avec. Elle était en mer, pas dans une de ses quatre tours et encore moins à Lac au cadavre. Elle sentit ses lèvres frôlés celle du capitaine, mais se ravisa pour le faire patienter.

Vous n’avez pas peur des rumeurs. Je suis certaine que votre second est de mauvaise humeur pour le traitement que vous venez de m’infligez et ce que je vais certainement faire si vous ne le...

Trop tard, elle sentit ses lèvres contre celle du capitaine. Il y avait longtemps, qu’elle n’avait pas osé. Port-Lannis ne l’autorisait pas et la dernière leçon elle n’avait pas eu sa chance. Après des interminables secondes, elle mit fin au baiser, mais le fixait toujours dans les yeux.

Vous ai-je donné la bonne récompense ?

Un baiser de la dames des Iles suffisait-il ou le Harloi désirait plus ? Même si ses yeux reflétaient souvent l'envie de plus que de simple baiser volé, elle ne pouvais faire autrement. Elle ne pouvait pas trahir et se trahir. Il avait le droit d'en exiger un second,mais la jeune femme ne lui donnerait pas. Il devait lui prendre comme il aimait faire.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mer 2 Mai 2012 - 18:24

     La situation l'amusait toujours autant, il ne regrettait finalement pas d'avoir proposé ce petit « cours particulier » à la dame des Iles de Fer, sans quoi Sargon aurait raté une bonne occasion de la titiller un peu. Il était difficile de savoir si le capitaine de la Veuve Salée préférait la voir souriante et de bonne humeur, ou encore énervée contre lui, mais arborant cet air rebelle qui lui donnait tant de charme. Les deux possibilités se partageaient la place d'honneur et le jeune homme trouvait son compte dans chaque comportement. Au final, c'était tout simplement d'être en compagnie de la demoiselle qui se trouvait être intéressant et motivant. Même si au fond, il n'avait pas ce loisir et ce plaisir aussi souvent qu'il pourrait bien le souhaiter. Quoi qu'il en soit, le Harloi hésitait. Il se demandait sincèrement si Aaricia allait oser faire fi des regards insistants de ses marins. Sargon savait bien que les hommes assis sur les bancs des rameurs n'étaient pas tous dévoués corps et âme à sa cause. Wulfric ou Yoren n'ouvriraient jamais la bouche pour propager une telle rumeur, mais les nouveaux arrivants n'étaient pas aussi fidèles. Ils avaient accepté de travailler pour Sargon parce qu'il leur avait promis de nombreuses richesses et des femmes à profusion, mais ils ne se gêneraient pas pour le dénigrer si l'occasion se présentait. Seulement, tout cela lui passait au-dessus de la tête. Le Fer-né se fichait pas mal de ce que l'on disait sur lui, tout comme il se contrefichait de savoir que son cousin ou ses oncles pouvaient avoir vent de ses « attentions » à l'égard de la belle rousse. En serait-il de même pour la jeune femme ? Le doute était permis.

     Le sourire amusé du capitaine ne fit que s'accentuer lorsque la jeune femme lui déclara qu'elle n'appréciait pas forcément qu'il la pousse à bout de la sorte, avança l'idée qu'elle puisse en venir à le craindre. Ce serait bien dommage, Sargon n'était pas du genre à profiter de son avantage, du moins pas trop, bien que cela dépendait de la personne face à lui. Le jeune homme appréciait l'idée d'avoir un moyen de la manipuler lorsqu'il le souhaitait, mais uniquement dans le but de la pousser dans ses retranchements et qu'elle se laisse emporter par son caractère très fort. Il n'y avait que dans de tels moments qu'il pouvait espérer profiter un peu d'elle. Enfin, en considérant que c'était « profiter » alors qu'elle n'avait pas l'air contre de son côté. Il haussa légèrement les épaules en glissant quelques mots.

     ▬ Tant que vous ne me fuyez pas, je ne suis pas contre l'idée de vous faire frissonner un peu ma foi. »

     Un frôlement de lèvres, il suffisait que le Harloi avance un peu pour prendre ce qu'il souhaitait, pourtant il ne le fit pas. Pourquoi ? Parce qu'il avait décidé que c'était à elle de montrer jusqu'à où elle osait aller. Aaricia avait dit ne pas craindre son époux, il voulait voir si elle était aussi courageuse qu'il y semblait ou si tout n'était que comédie. Il y avait peu de chances pour que la Seiche décide de régler le compte de son épouse si ce bref « incident » arrivait à ses oreilles, elle n'avait donc rien à craindre. Sargon oui. Mais il s'en fichait, le jeune en valait largement la chandelle. Comme si elle lisait dans ses pensées, la Greyjoy parla des rumeurs en déclarant que Yoren avait l'air de mauvaise humeur, comme si cela lui donnait une raison d'esquiver ce qu'il attendait. Certes, le second de la Veuve Salée était contrarié, mais parce qu'il savait que tout cela risquait de porter préjudice à son capitaine et non parce qu'il craignait qu'il ne fasse mal à la dame des Iles. Ou juste un peu.

     Elle cessa alors de parler pour entrer dans l'action, bien qu'elle brisa le baiser trop rapidement au goût du capitaine qui en aurait profité encore quelques secondes, ou minutes même. Son sourire s'élargit alors qu'elle lui demandait s'il jugeait que c'était une bonne récompense. Il plongea ses yeux dans ceux de la demoiselle et fut agréablement surpris par ce qu'il pensa y lire. Léger haussement d'épaules tandis qu'il répondait d'un ton qui montrait clairement qu'il n'en avait pas fini avec elle.

     ▬ C'est un bon début. Mais ce n'est pas assez pour que je puisse me sentir contenté. »

     Malheureusement il allait devoir faire avec. Il n'y avait aucune chance pour que la jeune femme daigne lui accorder plus sur le pont de ce bateau. Le Harloi détourna ses yeux mordorés du minois de la demoiselle, promenant son regard sur les quelques marins qui avaient détourné la tête en voyant que le moment « d'intimité » avait cessé. Il esquissa un geste comme s'il s'apprêtait à s'en-aller, puis à la dernière seconde se ravisa pour faire à nouveau face à la belle. D'un geste qui exprimait l'habitude, Sargon glissa son bras autour de la taille bombée d'Aaricia, puis l'attira vers lui afin de lui voler un baiser. Lorsque quelqu'un lui donnait la main, il prenait le bras. Il aurait été impensable que le capitaine se contente de ce qu'elle lui avait donné, même si au fond, le Fer-né aurait aimé prendre encore bien plus. Cette fois-ci, ce fut lui qui brisa l'étreinte et recula d'un pas sans se départir de son sourire.

     ▬ Là, c'est déjà un peu mieux, mais ce n'est pas encore ça. »

     Après quoi, le capitaine s'éloigna de la jeune femme pour approcher de Yoren et donner quelques ordres. Il était temps de faire ce pour quoi ils étaient venus ici, après tout, si Dagon demandait à Aaricia ce qu'elle avait appris aujourd'hui, mieux valait qu'elle puisse parler d'autre chose que de la manière d'embrasser de son professeur. Sargon demanda à son second de laisser les commandes à la jeune femme, bien qu'il devait veiller derrière pour s'assurer qu'un incident n'arrivait pas. Même un baiser, aussi délicieux soit-il, ne pouvait valoir qu'il sacrifie sa précieuse Veuve Salée. Une fois que les ordres furent donnés, le Harloi s'approcha à nouveau de son élève en affichant un air beaucoup plus avenant que lorsqu'elle était montée à bord du boutre quelques dizaines de minutes plus tôt. Il posa ses yeux mordorés sur le minois de la demoiselle avant de prendre la parole.

     ▬ Maintenant il est temps que je fasse ce pour quoi votre mari m'a recommandé. Nous sommes en haute mer, les vents sont forts et la mer est agitée. Les rameurs doivent se dépenser plus qu'à l'accoutumée, à vous de vous débrouiller pour faire les manœuvres sans trop les fatiguer. D'un geste machinal, il passa sa main sur ses lèvres en réfléchissant, avant de laisser retomber son bras le long de son corps pour reprendre. Imaginons que nous revenons d'un raid, nous sommes à quelques lieues des côtes et des Dromons approchent. Un peu comme à Port-Lannis. Que feriez-vous pour éviter les flèches et réussir à vous dégager pour prendre les courants qui vous pousseraient dans la bonne direction ? »

     Il avait adopté un ton neutre, comme s'il était en train de parler avec n'importe quel élève. Mais les regards qu'il lançait de temps en temps à la jeune femme, montraient clairement qu'il ne la voyait pas comme telle. Peu importaient les rumeurs, de toute manière il suffirait que les marins des Iles apprennent que Sargon avait amené la jeune femme en mer pour qu'elles naissent. Il avait une réputation suffisamment ciblée sur son amour pour le sexe faible, inutile d'être devin pour comprendre ce qu'il en découlerait. Tout ce qui pouvait modifier cela restait la confiance que Dagon avait en sa femme. Il fallait espérer qu'elle était plus développée que celle qu'il avait en son cousin.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Noble
avatar

Aaricia Greyjoy
Noble

Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
Intrigue et Aptitudes
Succès
Résumé

1/2 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1392/1500  (1392/1500)


Message Sam 5 Mai 2012 - 0:26

Aaricia aimait autant le capitaine que son propre mari. La jeune épouse de la seiche avait réussi à la sortir de ses démons de sa famille. Il lui offrait presque tout, mais la jeune femme lui en voulait toujours autant. Elle était rancunière encore, parce qu’elle faisait tout pour qu’il l’aime mais chaque fois, elle heurtait un récif à force de toujours tendre les bons sentiments envers lui. Elle l’aimait et n’Arrivait pas à ce départir de cette idée. Elle avait des sentiments pour un homme qui avait largement l’âge d’être son propre père. Pour rien au monde, elle ne voudrait trahir la seiche qui se faisait toujours plus accommandantes, mais exigeantes. C’était une manière à Dagon de lui prouver son amour. Un peu particulier, mais elle s’y faisait. Lorsque l’homme prenait sur le guerrier, elle profitait largement de cet instant.

Sargon était le contraire du Greyjoy. Il exprimait ses souhaits avec ses yeux. La jeune femme aimait bien cela. Il lui rappelait certain hommes qui avait tentés de la mettre dans de fâcheuse position. C’était peut-être là son problème. Elle aimait bien les deux hommes, mais elle avait juré fidélité qu’à un seul. Elle ne voulait pas se départir de la présence du Harloi, parce qu’il arrivait à supporter ses manies de menacer les gens et il adorait se joueur d’elle. Il était le coté amusant que Dagon n’Avait pas. Les deux hommes se ressemblaient seulement sur leur ironie dont ils ne manquaient jamais le temps de montrer, leur arrogance et leur égo surdimensionné à un tel point qu’ils se fâchaient lorsque vous veniez troubler la quiétude de leur égo.

Je n’ai pas de raison de vous fuir à moins que vous m’en donniez l’occasion. Ce Qui ne semble pas le cas. Et puis vous n’avez qu’à me passez par-dessus votre boutre et je frissonne, mais je vous déconseille de le faire.

Elle n’oubliait pas les histoires qui s'était passé à Cormartel. Si Le Harloi aurait été noble, Aaricia aurait bien tenté davantage sa chance, mais avec le temps, elle comprenait qu’elle aurait été déçue. Le Harloi semblait quelques peu très faible lorsqu’il était en contacte avec une femme. La jeune femme aurait été vivement déçue. Elle préférait de loin lui laisser la chance d’obtenir quoique ce soit d’elle. Elle aimait bien ce jeu. Un début ? C'était ce qu’il aurait et rien de plus. Elle ne voulait pas que les rumeurs s’installent dans les iles. Que dirait Dagon? Bref, tant qu’elle ne disait pas un mot la seiche ne dirait mot. Tant qu’elle jouait les bonnes élèves, il ne dirait rien. Tant que la capitaine arrivait à lui réapprendre à naviguer la seiche ne dirait rien. Les rumeurs étaient facilement à répondre sur les iles.

Je sais que vous voulez plus, mais je

Il l’avait pris de court, mais Aaricia n’était pas du genre à refuser. Elle aimait le capitaine et elle aimait ses attentions envers elle. Elle ne refusa pas le deuxième baiser du Harloi. Elle se laissa faire et le laissa reculer d’un pas. Du moins, pas sans rire. Il voulait toujours plus, mais il y avait peu de chance pour que la jeune femme lui offre davantage. Il faudrait lui briser le cœur pour qu’elle tente de voir ailleurs afin de soulager sa conscience et sa frustration. Elle avait fui les hommes trop souvent pour en porter deux dans son cœur, mais elle se rendrait vite compte qu’ils étaient tous pareils. Approchant le capitaine elle continua sa réponse.

Je doute que vous puissiez avoir plus qu’un simple baisé de ma part. Vos yeux en disent long sur vos désirs. Je ne crois pas que cela aille plus loin.


Sargon le savait, elle n’avait pas le choix de faire ainsi. Elle savait qu’autrement le capitaine aurait certainement sauté sur l’occasion, mais il le savait. Aaricia connaissait ses regards et ne s’en privait pas. Elle aimait sa présence et ses jeux qu’il lui réservait quand elle se trouvait en sa bonne compagnie. Elle aimait être auprès de lui, elle adorait son arrogance et son ironie. Il y avait un temps pour les choses sérieuses et un autre pour les amusements. Celui des amusements prenait fin et la jeune femme comprenait aisément qu’il fallait passer aux choses sérieuses. Dagon pourrait certainement lui refuser d’autres leçons, si sa femme devenait trop intime avec le capitaine. Lord Ravage pouvait s’avérer très possessif quand on parlait de sa femme. Du moins, cela dépendait de son humeur. Autrement, elle et lui ne s’accordait pas la parole ou presque. Pyk était au nord de leur position. Elle arrivait à se mettre facilement en position ou des Dromons approchaient. Elle resta quelques secondes sans bouger. Le vent soufflait en leur direction. Ils avaient donc les éléments avec eux. Elle pensait, elle avait le droit à l’erreur, le pire que Sargon pourrait lui dire dans le moment présent c’est qu’elle coulait sa précieuse Veuve.

Quand nous aurons effectué une rotation à 180 degrés en direction de l’Ile de Pyk, le courant et le vent seront de notre coté. Inutile d’élever la voile, elle serait la première attaquée par les dromons. Les dromons en profiteraient pour l’atteindre, avec des flèches enflammés. Les courants nous serons favorable, profitons en pour s’éloigner des cotes ennemis. Nous aurons besoin de toutes les rames jusqu’à ce que nous les semions. Ensuite nous avisons pour ne pas faire mourir tous vos marins de fatigue.

Elle savait qu’elle réfléchissait à voix basses parce que le moment lui permettait. Autrement, en vrai situation de combat, elle ne ferait pas un état général des positions. Elle n’était pas assez idiote pour se compromettre une deuxième fois en idiote et envoyer le boutre s’échouer dans la première lignée de rocher. Surtout si Dagon lui donnait la chance de retrouver la mer un peu plus tard pendant l’enfance du nourrisson des Iles de fer, elle n’allait pas laisser cela tombé. Elle avait envie de reprendre son ancienne vie, même si elle devait faire un compromis certaine fois. Il y aurait toujours Dagon et il serait toujours son mari. Il la forgeait comme il voulait sa reine. Elle offrit son regard au capitaine de la Flotte de Fer et soupira intérieurement. Elle espérait ne pas avoir fait fausse route.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Sam 5 Mai 2012 - 18:26

     Bien évidemment qu'il savait que la jeune femme ne lui offrirait certainement jamais plus que ce qu'il venait de voler - et de se voir offrir - mais Sargon était un homme plein d'assurance et par conséquent, peu prompt à voir les choses « impossibles ». Il se disait que si un jour son cousin dépassait les bornes et s'amusait à pousser sa femme dans ses retranchements, elle pourrait bien chercher à se venger de lui. Avec Elyn et d'autres femmes, le Harloi avait remarqué que les représentantes du sexe faible étaient du genre à vouloir passer leur colère dans une chose qui leur était interdite. Après coup, elles regrettaient presque toujours, mais ce qui était fait était fait et il était impossible de l'effacer. Ainsi donc, le capitaine de la Veuve Salée pensait tout simplement que la jeune femme pourrait bien penser à lui le jour où son époux déciderait de lui ramener une femme-sel du continent pour partager leur vie. Le jeune homme s'était laissé dire que la Seiche ne possédait plus d'esclave féminine en raison de la jalousie de sa femme, mais il était bien placé pour savoir que tous les Fer-nés qui ne possédaient pas de femme-sel étaient généralement vus comme impuissants. Dagon finirait bien par passer le cap et envoyer son épouse sur les roses afin de recomposer son harem avec des demoiselles du continent. Il n'avait aucune raison de s'inquiéter. Vraiment aucune. Aaricia finirait par venir un jour prochain.

     Ils se montrèrent donc sérieux pendant quelques instants alors que la jeune femme répondait à sa question, expliquant ce qu'elle aurait fait comme manœuvre en ajoutant que le vent et le courant seraient dans le bon sens. C'était un point important, même si les boutres n'usaient pas de voiles – ou si peu – le courant était souvent mal estimé et lorsqu'un homme devait se battre contre la mer, il perdait. Toujours. Afin d'économiser les forces de ses rameurs, Sargon veillait toujours à ce détail et préférait encore faire un détour en rallongeant le temps de voyage, plutôt que de lutter contre le courant. Ramer sur une mer calme, même plus longtemps, était toujours plus supportable que de se battre contre un fort courant. Il n'avait pas été rameur bien longtemps, mais l'avait rapidement compris. C'était pour cette raison certainement, que Dagon lui avait demandé à lui de s'occuper de sa femme. Au final, lorsque la jeune femme avança qu'ils réfléchiraient plus tard à ce que les marins risquaient, il rigola légèrement en tournant les yeux vers elle, croisant son regard comme elle semblait attendre sa réponse.

     ▬ Les hommes sont plus résistants que vous ne semblez le croire vous savez. Mes marins peuvent supporter de ramer pendant des heures, je suis très exigeant à ce niveau et je ne prends pas n'importe quel mineur qui souhaite changer d'air. »

     Son sourire en disait long, elle devait le savoir qu'il était exigeant après tout. Leur première rencontre en était la preuve, Sargon savait que la Bonfrère était une femme de noble lignage et d'une famille très importante, quoi de plus logique que de se faire envoyer paître alors qu'il n'avait absolument rien à offrir ? Pourtant, il avait tout de même tenté le coup. Le Harloi n'était pas du genre à reculer devant les risques, sans quoi il ne parviendrait certainement pas à la moitié de ce qu'il était aujourd'hui. Le fait que le jeune homme ne lâche pas prise, même en voyant que son cousin le seigneur des Iles de Fer avait épousé la belle, devait certainement éclairer cette dernière sur le fait qu'il était bel et bien difficile et exigeant. Ses hommes étaient des hommes capables et les femmes qu'il « courtisait » étaient des femmes de qualité. Ni plus, ni moins.

     Après ces paroles, Sargon demanda de nouvelles précisions à la jeune femme, lui laissant le devoir de les guider à travers des eaux profondes, pour se placer sur l'axe de Pyk tout en évitant les récifs qui se situaient dans les environs. Des exercices très basiques en somme, mais qui étaient bien évidemment indispensables à un capitaine digne de ce nom. Ils commencèrent ensuite à se diriger à l'aide du soleil, savoir où se situait le nord et dans quelle zone se trouvait chaque île, en bref ce qu'un Fer-né digne de ce nom apprenait. Contrairement aux gens du continent, les habitants des Iles de Fer ne s'embarrassaient pas d'instruments inutiles, pas de boussoles ou de choses de ce genre, à la rigueur une carte plus ou moins grossière, mais ils se déplaçaient principalement grâce aux étoiles et au soleil. Un talent que Sargon avait développé grâce à son père lorsque celui-ci était encore en vie, puis perfection aux côtés de Yoren qui se révélait certainement le meilleur professeur des Iles. Pendant tout le cours, le Harloi se montra parfaitement professionnel, offrant simplement quelques œillades et des sourires plus doux qu'il ne l'aurait fait avec un élève normal, mais la question de leur relation ne fut même pas effleurée.

     Ce ne fut que lorsque que Sargon décréta qu'ils avaient suffisamment travaillé pour aujourd'hui, qu'il reprit une attitude plus détendue. Une attitude plus digne de son comportement habituel pour faire court. Le Fer-né arbora à nouveau son sourire arrogant, accentué par un regard qui pouvait parfois se montrer trop insistant sur la jeune femme. Yoren restait à leurs côtés comme s'il craignait de nouveaux débordements, veillant à ce que les marins se concentrent davantage sur leurs rames que sur les amourettes du capitaine. Le jeune homme s'appuya bas du dos contre le bastingage, puis tapota légèrement le bois à ses côtés comme pour inviter Aaricia à le rejoindre. Sans se départir de son éternel air vaniteux, il reprit la parole tandis que la Veuve Salée filait en direction de Pyk qui n'était pas encore visible à cette distance.

     ▬ J'ai trouvé ce cour très instructif, j'espère qu'il ne vous aura pas déçu et que l'enseignement aura été à la hauteur de vos attentes. Il marqua une légère pause, regardant Yoren pendant quelques secondes avant d'en revenir à Aaricia. Malgré tout, vous semblez avoir encore quelques gros blocages, je pense qu'il faudra certainement travailler ce point lors de notre prochaine rencontre. Du moins si vous en voulez encore. Je suis certain que je peux vous aider dans ce domaine. »

     Parlait-il de la navigation ou de leur relation personnelle ? Difficile de le dire, il suffirait de voir comment Aaricia le prendrait, si elle ignorait la partie privée, il faudrait considérer qu'elle n'en avait rien à faire. Peut-être était-ce un test à la manière Sargon ? Oui, c'était exactement cela.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Noble
avatar

Aaricia Greyjoy
Noble

Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
Intrigue et Aptitudes
Succès
Résumé

1/2 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1392/1500  (1392/1500)


Message Lun 7 Mai 2012 - 17:57

Même lorsqu’il était sérieux il restait quelques peu charmeurs. Elle aimait ce tempérament qui n’avait pas froid aux yeux de courtiser la première dame des Iles. Aaricia était tout aussi coupable. Elle le laissait faire sans broncher ou même y mettre un terme. Peut-être parce que cela lui manquait et qu’elle ne retrouvait rien de la personnalité du Harloi en son mari. Oui, elle aimait être l’attraction, le centre du monde pour les gens, elle ne s’en cachait pas. Elle aimait laisser tourner le Harloi autour d’elle. Enfin elle prenait davantage plaisir à ses regards qu’à ses cours. Sauf qu’elle arrivait a sépare les moments de cours et les regards du Harloi. Il y avait un temps pour tout.

Aaricia avait toujours peur de déplaire lorsqu’elle parlait et surtout, elle craignait les mauvaises réponses. Elle n’était pas la meilleure et ne s’en vanterait jamais. Elle avait tout de même réussi à faire les yeux assez doux pour faire accepter à Dagon sa présence sur la Sirène Noire lors du prochain raid. Elle était manipulatrice et quand elle repensait aux arguments qu’elle avait utilisés, elle avait envie de rire. Elle avait bien pensé à son coup que personne n’aurait refusé. Avec le temps les hommes trouvaient le point faible de leur femme et les femmes LES points faibles de leur mari …

Malgré les sous-entendus qu’elle aimait bien entendre, et comprendre, elle l’écoutait avec une attention particulière qu’elle n’offrait pas au premier venu. Elle avait toujours envie de remettre les pieds sur un boutre, même si elle n’avait jamais cessé de compter les jours qui la séparaient de ce mauvais accident qui lui avait couté son boutre et la confiance de son père. Une erreur de jugement et peut-être de jeunesse … Elle était bien jeune à cette époque. Son père l’avait obligé à devenir un meuble de Cormartel ce que la jeune femme n’avait pas apprécié. Vivre sous le toit de la seiche lui donnait beaucoup plus de liberté qu’elle n’osait le croire. Beaucoup plus forte, mais jeune. Regardant le Harloi dans les yeux elle répondit avec justesse :

Ne craignez rien, je sais très bien que vous êtes très exigeant. Quel capitaine ne l’Est pas ? Je commence à bien vous connaitre.

Elle avait connu bien des capitaines et la plupart étaient attaché qu’à une seule chose. Leur boutre, leur fierté. Leur seule amie ou amante, la mer. Aaricia et Willem avaient hérité du pied marin de la dame de Cormartel. Bien qu’elle ne néglige pas le premier jumeau dont elle se méfiait davantage. Veloran était un cerveau, un homme des iles de fer, mais bien plus Lord que capitaine. Cela n’empêchait pas d’y aller au contraire. Sa maison comportait une grande partie de la flotte du Greyjoy. Celui-ci ayant fait bonne affaire aussi en l’épousant. La n’était pas la réflexion. Elle commençait à connaitre le capitaine beaucoup plus. Le Harloi n’était pas un homme réservé. Il disait tout haut ce que plusieurs fer-nés pensaient tout bas.

Aaricia s’avérait quelques peu plus doué qu’elle voulait le croire. Elle se surprenait de ses réponses lorsque le Harloi le lui posait. Elle avait parfois tort parfois raison. Sargon ne s’attendait pas à la perfection, sinon elle aurait bien fait de reprendre la route de Pyk et de ne pas avoir de cour. Sargon avait de la patience avec elle. Dagon n’en avait pas beaucoup puisqu’il préparait pour la plupart du temps ses raids. Il n’avait pas le temps de s’occuper de refaire la formation complète de la jeune femme. Aaricia était encore plus certaine que le capitaine de la Sirène Noire, n’avait pas la force de l’endurer plus qu’il ne pouvait le faire dans sa propre maison. Elle n’était pas facile à vivre, elle en était parfaitement consciente.
L’enseignement est toujours a la hauteur des mes attentes, sinon je n’aurais pas mis les pieds sur votre veuve. Et même si cette tâche peut paraitre quelques peu ingrate, je vous remercie de m’accorder du temps.

La jeune fer-née eut un sourire moqueur. Question de blocage, elle en avait beaucoup. Elle n’en doutait pas. Elle pouvait même en nommé un. Sargon. Elle se concentrait davantage sur lui que sur ce qu’il pouvait dire parfois. Elle aimait lui faire tenter le diable. Pour une fois et inutile de le souligner, elle avait assez de le mettre dans une mauvaise position. Quoiqu’elle aimait le voir en danger.

Cela dépend lesquelles vous voulez travailler la prochaine fois. J’en ai beaucoup heureusement, mais je crois que nous pourrons trouver la solution vous semblez encore être un excellent professeur dans plusieurs domaines.

Il y avait un petit bémol. Elle arrêterait tout après le Nord. Elle se reposerait. Elle verrait peut-être moins le Harloi, mais elle devait encore négocier le mariage entre les deux familles. Elle avait fait une promesse qu’elle prendrait soin d’elle et surtout du futur seigneur des Iles de fer. C’était un quelconque échange qu’elle avait fait avec Lord Ravage. Un dernier raid contre le repos que le saigneur lui imposait ainsi que Harlon. Elle n’avait pas envie de tuer de s’attirer davantage de foudre de quelqu’un dans la maison du Kraken.

J’ai bien hâte de recommencer, mais cela ne sera pas avant plusieurs mois. J’ai fait une promesse que j’entends bien tenir auprès de Dagon. Après le raid dans le Nord, je vais me reposer et terminer cette grossesse qui a assez duré. Croyez moi je serai heureuse de retrouver la mer en votre compagnie lorsque tout cela sera terminé. Peut-être cette fois j’aurais la force de vous amenez par-dessus bord comme vous avez failli faire.

Elle ne lui en voulait pas. Elle avait encore apprécié sa présence et les sous-entendus qu’il lui laissait toujours, elle les comprenait. Elle aimait sa présence, il arrivait à lui faire sortir sa colère. Elle ne comprenait pas son amusement, mais elle, aimait sa présence. Elle se sentait plus comme elle voulait paraitre. Elle n’avait pas besoin de faire à semblant, elle était tout simplement elle, au naturel. Une chose qui lui arrivait rarement.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mar 8 Mai 2012 - 14:57

     Elle commençait à bien le connaître ? C'était en effet possible, bien que Sargon faisait tout son possible pour ne pas trop se dévoiler. La preuve, lors de leur dernière rencontre elle avait été étonnée de voir la manière dont il se comportait vis-à-vis des membres de sa famille. Il n'avait rien contre le fait que la jolie rouquine sache ce qu'il adoptait comme attitude avec les femmes, après tout essayer de le dissimuler serait vain sachant qu'il passait le plus clair de son temps à lui faire du gringue lorsqu'ils étaient ensemble. Il se contenta donc de hausser légèrement les épaules en observant un silence quasi total, seulement troublé par le bruit des vagues qui se brisaient contre la coque du boutre. Après cela, Aaricia opta pour un sourire moqueur destiné à agrémenter sa réponse concernant ce qu'il souhaitait travailler la prochaine fois. Bonne question, il n'avait pas encore décidé et ne le ferait certainement pas avant que cette fameuse rencontre n'ait lieu. Ce n'était pas dans ses habitudes de prévoir longtemps à l'avance en ce qui concernait ses relations avec les autres. Il était très versatile et pouvait aussi bien être d'une humeur massacrante la prochaine fois que leurs routes se croiseraient. Ou les rôles pouvaient être inversés et la femme de la Seiche se montrerait aussi peu réceptive que la Botley. S'il était toujours parfaitement maître de la situation lorsqu'il lançait une attaque, Sargon laissait place à davantage de surprises dans sa vie « privée », bien que cette dernière était presque connue de tous. Une attaque n'était pas comparable à une discussion avec une femme, il n'y avait pas de bon et de mauvais plan, il fallait avancer en suivant un certain feeling tout simplement. Le Harloi se targuait d'exceller aussi bien dans la maîtrise des discussions que dans les abordages de navires ennemis. Était-ce vrai ? Peut-être pas, mais au fond il s'en fichait pas mal. Seul son avis comptait dans la balance.

     Le silence fut à nouveau brisé alors que la demoiselle avançait le fait qu'elle souhaitait se reposer pour terminer sa grossesse et que cette rencontre serait donc la dernière avant un bon moment. Il se contenta de hocher la tête. L'idée de servir de professeur ne le gênait plus particulièrement, bien qu'il n'avait pas l'âme d'un pédagogue, bien au contraire. Avec Aaricia, les choses changeaient et il se fichait pas mal du fait que certains pouvaient le railler parce qu'il obéissait docilement à Dagon au lieu de protester comme à son habitude. Nul n'avait besoin de connaître les véritables raisons de son acceptation. Tout simplement parce que cela ne regardait personne. Lorsqu'elle eut terminé, Sargon se contenta d'esquisser un léger sourire avant de répondre.

     ▬ Je n'espèrerais pas trop de ce côté-là, vous n'étiez pas enceinte lors de notre première rencontre et déjà là, j'avais le dessus. C'était un fait, il était plus fort qu'elle. Après tout, même si mentalement les femmes pouvaient être l'égal d'un homme, il était rare de rencontrer une personne du sexe faible qui possède la musculature d'un homme. Pourtant, le Harloi était nettement moins bien bâti que les autres Fer-nés. Mais nous verrons bien le moment venu. Si vous n'aurez pas changé d'avis du moins. Qui sait, peut-être que la maternité vous donnera davantage envie de pouponner que de naviguer ? »

     Son sourire s'élargit légèrement. Il était vrai que les femmes changeaient souvent après la naissance de leur premier enfant, comme si le fait d'avoir mis quelque chose au monde pouvait rendre leur vie plus belle. Ce n'était que des rejetons braillards qui occupaient inutilement de l'espace jusqu'à ce qu'ils soient en âge de porter une hache. Le capitaine de la Veuve Salée n'avait pas la fibre paternelle et il voyait davantage les enfants comme un moyen d'imposer sa manière de voir les choses en l'inculquant à d'autres individus. Il ne voulait pas de descendants pour le plaisir de voir son nom ou sa lignée perpétuée. Tout cela lui passait au-dessus de la tête, tout comme si se fichait de savoir qui pourrait bien être la mère du-dit rejeton. Ce n'était que de légères moqueries destinées à titiller la jeune femme, après lui avait déclaré cela, il détourna son attention d'elle pour observer Yoren sans vraiment le voir, perdu dans ses pensées.

     ▬ Et peut-être que votre époux aura décidé de ne plus vous laisser à mes soins. Il m'avait dit vouloir que je vous donne quelques leçons le temps que vous repreniez le rôle d'un véritable capitaine. Mais malheureusement – ou heureusement si vous préférez – vous êtes beaucoup plus rapide à ce petit jeu que je ne le pensais de prime abord. »

     Il avait espéré qu'elle soit moins douée en effet, mais peut-être était-ce lui qui se révélait trop bon professeur ou la jeune femme qui était plus dégourdie que son époux ne l'imaginait ? Les possibilités étaient nombreuses et au final, seul le résultat importait. Le Fer-né s'éloigna du bastingage en laissant l'épouse de la Seiche avec son second, puis il se dirigea vers l'arrière du boutre de manière à donner quelques instructions. Ils seraient à bon port dans quelques minutes seulement. Au loin, la silhouette de l'île se dressait déjà. Passant une fois de plus entre les bancs des rameurs, le capitaine approcha d'Aaricia sans se départir de son expression amusée.

     ▬ Vous serez bientôt chez vous. J'ose toutefois espérer que votre enfant ne me détestera pas pour ce que j'ai pu faire subir à sa mère. »

     Il ne pensait pas réellement que les bébés pouvaient comprendre quoi que ce soit de ce qui se passait à l'extérieur, ils n'étaient que des créatures inutiles après tout, mais c'était une simple boutade à l'attention de la jeune femme. Le reste du voyage se passa relativement silencieusement, jusqu'à ce que la plage de Pyk se dessine de plus en plus proche et qu'ils accostent. Cette fois-ci, le capitaine décida de se montrer moins butor que lors du dernier cours, après qu'Aaricia eut sauté au bas de la veuve Salée, Sargon la suivit pour l'accompagner jusqu'aux abords du château où elle vivait désormais. Il lui adressa un signe de la tête agrémenté de quelques mots.

     ▬ La prochaine fois, ce sera à vous de me faire savoir lorsque vous voulez sortir en mer. »

HP:
 


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Noble
avatar

Aaricia Greyjoy
Noble

Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
Intrigue et Aptitudes
Succès
Résumé

1/2 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1392/1500  (1392/1500)


Message Jeu 10 Mai 2012 - 18:04

Parfois, elle avait envie de lui faire mordre la poussière. Elle voulait le faire taire et le contredire, mais elle n’arrivait à rien. Peu lui importait vraiment, elle aimait sa présence autant que celle de son mari. Elle aimait recevoir de l’attention et elle ne changerait jamais. Même si la journée avait quelques peu mal commencé, elle terminait somme toute, très bien. Elle avait quelques petits remords, mais elle arrivait à les faire taire facilement. Elle était bien ainsi. Elle ne faisait qu’à sa tête, mais rien ne l’empêchait de faire autrement. Elle était plus libre qu’elle le croyait. Elle avait besoin de repos et ce n’était pas pour reprendre de meilleure force. C’était un compromis contre sa présence dans le Nord. Elle avait accepté comprenant que Dagon tenait à cet enfant encore plus qu’à elle.

On ne sait jamais. Un jour j’arriverai certainement à vous surpasser dans un domaine. Et puis lors de notre première rencontre vous avez triché.

Elle avait ponctué sa phrase de ce sourire qu’elle aimait lui réserver. Elle avait peut-être un peu trop d’Affection pour lui, mais elle ne le cachait pas. Elle appréciait sa présence et ce serait certainement la dernière chose que Dagon voudrait. Elle n’était pas la confidente de son mari, mais elle voyait comment il le traitait et elle comprenait que son époux n’était pas un homme avec qui on pouvait être copain. Enfin, il n’y avait que Harald qui faisait bonne figure pour la Seiche, mais la jeune femme se fichait bien des relations hostiles de son mari ou pas. Tant qu’il n’intervenait pas dans les siens, elle ne bronchait pas et ne cherchait pas à créer le chaos. La réplique du Harloi fit éclater de rire la jeune Greyjoy. Elle ? Pouponner ? Elle avait eu assez de deux frères à élever, elle n’avait pas besoin de vouloir retenter l’expérience désastreuses avec son propre fils ou fille.

Vous me connaissez bien mal, Sargon. Je suis certainement la pire mère qui existe sur les Iles de fer. Le seul exemple c’est ce que j’ai pu faire de mes deux jumeaux de frères. Alors soyez certains que je reprendrais la mer, lorsque je le pourrais.

Oui, elle s’occuperait de son enfant, mais elle ne délaisserait pas ses leçons, qui certes ne pourraient jamais être éternelle. Elle laisserait passer quelques raids, questions de ne pas laisser cet enfant aux mains de malfrat dont elle ne faisait pas confiance. Si Dagon se permettait de ne pas y aller, elle s’offrirait ce loisir. Mais rien n’était vraiment décidé et elle détestait mettre des si, quand elle ne savait pas quoi répondre. Par contre la suite lui fit bien sourire. Dagon l’avait toujours sous-estimé, alors elle n’en faisait pas un plat et ne le criait pas sous tous les toits. Elle voulait simplement surpasser ses chouchous. Et là-dedans, elle mettait la Botley. Combien de fois pouvait-il prononcer ce nom à ses oreilles. Elle en devenait rouge à chaque fois. Cela la rendait de mauvaises humeurs.

Je croyais que j’avais certains blocages ? Je veux simplement qu’il arrête de me prendre comme une idiote depuis que j’ai brulé le boutre. Je veux seulement lui prouver que je suis aussi meilleure qu’elle ! Dagon n’a ni la patience ni l’envie de me voir sur sa précieuse sirène.

La fer-née n’avait pas tort. Dagon n’était pas un homme avec une grande patience. Elle lui avait fait part de son idée et la seiche Greyjoy avait décidé quel capitaine serait son mentor. Il avait bien frappé puisque la Bonfrère de Cormartel avait toujours apprécié le Harloi à la rudesse d’approche de son mari. Enfin, son seul but était qu’il cesse de lui casser les oreilles avait la Botley. Elle ne se pouvait plus d’entendre ce nom alors qu’ils pouvaient discuter tranquillement. Cependant, le capitaine avait pris le temps de glisser à la jeune femme et future mère que son enfant aurait certainement des remontrances face à lui. Elle ne put s’empêcher de rire et sourire.

Cet enfant ne vous en tiendra pas rigueur. Sa mère vous porte trop d’affection, pour que l’on vous fasse du mal.

Par cette phrase, elle voulait lui faire comprendre que peu importe ce qui se dressait dans son chemin, elle se fichait bien de ce que l’on pourrait penser. Elle pensait d’ores à Harlon qui n’aimait pas la proximité de la jeune femme avec son neveu, mais Aaricia avait beau manquer de se plier à son mari, elle ne se pliait pas au prêtre du Dieu noyé. Il pourrait lui lancer n’importe qu’elle insulte, son avis ne changerait jamais au sujet de Sargon, elle lui porterait toujours une certaine affection. Comme elle en portait à son mari, mais qui daignait d’en profiter. Elle était libre et le prêtre de Pyk, n’intervenait que rarement auprès d’elle. Seulement lui rappeler ses vœux, quand elle envoyait paitre le seigneur des iles.

Laissant les vagues les amener sur les plages de Pyk, elle savait qu’elle devrait y faire chemin seule. Non, elle fut surprise de voir le capitaine mettre pied au sol et la raccompagner. Elle essuyait une certaine fatigue qu’elle cachait très bien. Elle ne pouvait pas jouer les supers héros non plus. Elle était enceinte et respirait pour deux. Elle n’avait pas la même capacité qu’au tout début de ses leçons et sa première rencontre avec le capitaine de la Veuve Salée. Ses pieds étaient lourds et elle ne manquerait pas de se reposer un peu plus cette fois. Elle se retourna pour faire face au Harloi et s’approcha de son oreille.

Je ne manquerais pas de vous le faire savoir la prochaine fois. Je viendrai en personne.

Elle lui avait fait un clin d’œil en se reculant. A priori, elle avait toujours détesté les hommes, parce qu’elle n’était pas du genre de femme que l’on mettait au pied du mur sans bonne raison. Elle était agaçante et parfois même irritante, mais le capitaine semblait supporter son caractère assez bien. Elle l’appréciait car, il lui donnait beaucoup d’estime et lui donnait d’une certaine manière de l’assurance. Elle trouvait la situation même triste que la journée se soit déroulée aussi vite.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Ven 11 Mai 2012 - 13:57

     Aaricia avait l'air soulagée de pouvoir un peu se reposer. Il pouvait comprendre d'un côté, même si Sargon n'avait et ne serait jamais dans sa situation, il était logique que de devoir bouger pour deux était plus épuisant. Derrière sa personnalité égocentrique et vaniteuse, le jeune homme était toutefois capable de faire preuve d'un peu de compréhension à l'égard d'une autre personne, surtout lorsque cette dernière était aussi particulière qu'Aaricia. Son sourire ne le quittait pas et il s'inclina légèrement lorsque l'épouse de la Seiche s'approcha de lui pour lui dire quelque chose à l'oreille. Elle viendrait en personne ? Soit, il s'en souviendrait. Sargon doutait que la belle puisse mentir à ce niveau, sciemment du moins. Que gagnerait-elle à lui promettre quelque chose qu'elle ne tiendrait pas ? Mis à part mettre le Harloi en colère contre elle, rien. C'était pour cette raison que le Fer-né considérait qu'il n'y avait aucune chance pour que la belle rousse lui offre ce genre de promesse sas le penser réellement. Sargon opina légèrement du chef comme la jeune femme reculait un peu tout en lui offrant un clin d'œil. Son sourire amusé ne s'était pas envolé et il la regardait avec un mélangé d'amusement et de satisfaction. Il était content. Heureux que leur relation se soit un peu améliorée – il n'avait pas envisagé pouvoir lui pardonner aussi facilement en venant à Pyk – et satisfait d'avoir obtenu quelque chose de sa part. Même si cela risquait de lui porter préjudice si certains de ses marins se mettaient à parler. Peu lui chalait au final, la seule chose digne d'être retenue était un bon moment en la compagnie d'Aaricia. Son sourire ne s'était pas envolé alors qu'il répondit de son éternel ton hautain, ou pointait une sorte de satisfaction palpable. Elle en devinerait la raison sans aucun doute.

     ▬ Je vous attendrai de pied ferme dans ce cas. Reposez-vous bien en attendant. Et rendez la vie impossible à Dagon, les continentaux en sont tout simplement incapables. Il serait dommage qu'il se repose sur ses lauriers. »

     Le capitaine lui adressa un signe de la main avant de se détourner pour reprendre le chemin qui menait à La Veuve Salée. Il ne se retourna pas, déjà parce qu'il ignorait si quelqu'un observait leurs échanges et qu'il ne voulait pas poser de problèmes à Aaricia, puis ensuite parce qu'il était préférable de se comporter à peu près normalement vu que les rumeurs n'allaient pas tarder à fleurir.

     Il avait « conseillé » cela à Aaricia pour que Dagon ne perde pas de vue qu'il avait épousé une femme de caractère. Lors de leur dernière discussion alors qu'ils avaient parlé de Deirdre – entre-autre – le seigneur des Iles de Fer s'était vanté d'avoir réussi à casser le caractère de la belle Fer-née. Sargon avait cru le constater en voyant la manière dont elle se comportait et en comparant cela à leur première rencontre à Cormartel. C'était dommage de son point de vue, il n'envisageait pas la possibilité de vouloir casser le caractère d'une femme pour la rendre plus docile alors que c'était justement là toute son originalité. Non, le Harloi envisageait davantage d'épouser une femme qui se montrerait caractérielle et ne se changerait pas en dame du continent, sans quoi il aurait été en chercher une directement là-bas plutôt que de se fatiguer sur les Iles de Fer. Les femmes originaires de ce peuple étaient uniques en tout Westeros de son point de vue et Aaricia ne faisait pas exception. C'était bien parce qu'il aimait autant son caractère rebelle qu'il la poussait à chaque fois à se comporter d'une manière plus « Fer-née ». Dagon lui avait demandé de faire de son épouse une vraie navigatrice Fer-née, il le ferait. Même si le résultat ne plairait pas forcément à son cousin.

     Il était arrivé aux côtés de son boutre et grimpa rapidement à bord avec habitude. Les hommes au sol poussèrent le navire à l'eau et suivirent le chemin de leur capitaine pour atterrir sur le pont et reprendre leurs places dans les rangs de rameurs. Le jeune homme s'approcha de Yoren afin de lui faire savoir qu'ils rentraient à Kenning pour régler quelques détails, puis qu'ils partiraient très prochainement en mer. Autant profiter un peu des derniers jours avant le départ pour le Nord. Après avoir exécuté les ordres de son capitaine, le second de la Veuve Salée regagna sa place auprès de Sargon tout en lui demandant s'il n'aurait pas été plus sage de s'abstenir de tant de familiarités à l'égard de l'épouse de Dagon. Un simple sourire orna les lèvres du Harloi alors qu'il tapait légèrement l'épaule de son fidèle marin.

     ▬ Mon bon Yoren, il se raconte tellement d'inepties à mon sujet, je doute que Dagon prête foi à une rumeur qui circule certainement déjà depuis notre première sortir en mer. »

     C'était un fait, loin de le couler, ces rumeurs qui circulaient sur son compte lui apportaient un certain avantage. Il y avait peu de chances pour que Dagon prête l'oreille à cette rumeur particulière alors qu'il savait parfaitement que Sargon avait une mauvaise réputation avec les femmes. Cette réputation qui n'était absolument pas justifiée par ailleurs étant donné qu'il était plus que rare de pouvoir donner le nom d'une femme qu'il aurait réellement courtisée. Il n'y en avait qu'une si l'on escomptait Helya qui se situait davantage du côté des arrangements que du charme. Le second se contenta donc de hausser les épaules, il n'allait pas disserter des heures à ce sujet, après tout, si son capitaine estimait qu'il ne risquait rien, qui était-il pour prétendre le contraire ? Une chose était sûre : il était heureux de savoir que la jeune dame ne viendrait plus avant quelques temps. Même s'il aimait bien sa présence et son caractère, elle était beaucoup trop dangereuse pour eux. Même si au final, elle n'y était pour rien la malheureusement. Sans ajouter mot, l'équipage de la Veuve Salée se mis en branle et ils regagnèrent l'île de Harloi afin de reprendre le fil de leur vie.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Si, contre la vague, la mer frise, Saute de vent vient en surprise ▬ Aaricia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Tactique gobelins contre nains
» Lutte contre le deboisement: Une victime de plus des anti-nationaux
» ET LA VERITE SORT DU PUIT/SOU MENSONGE DANS GNB CONTRE ATTILA
» Comment mener la lutte contre la corruption en Haïti ?
» Douillet contre Bakchich

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-