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La mariée n'est jamais trop belle. [TERMINE]

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Message Mer 11 Avr 2012 - 14:44

« Je m'ennuie déjà. » murmurait lady Amelia de telle sorte que seul son fils pouvait l'entendre. Leo se contenta de sourire. Elle n'avait pas traîné à manifester son mécontentement depuis l'aurore. Durant le petit déjeuner que Leo avait présidé pour l'ensemble de la famille Tyrell, elle n'avait pas dit un mot mais son silence valait tous les discours du monde. Les cadeaux de noces furent offerts à Tristan. Certains portaient un sens particulier, d'autres moins. Certains étaient somptueux, d'autres moins. Certains seraient utiles, d'autres moins. Darion offrit à son neveu une somptueuse épée d'acier château. Leo offrit à son fils une selle de cuir vert ornée de motifs floraux, des roses ourlées de fils d'or. « Qu'elle te porte partout où tu jugeras bon d'aller, mon fils. » Lady Amelia offrit, non sans malice, un œil de Myr. « À défaut de clairvoyance, il faut de bons outils. » C'était sa façon à elle de lui rappeler que ses écarts de conduite ne seraient pas oubliés de si tôt, ni par les Lannister, ni par les Tyrell. Mais l'heure était aux libations, aux réjouissances, non aux brimades et aux réprimandes. Les Sept avaient conçu un temps pour tout, et ce jour était celui des deux époux. Dans une autre pièce du château, les Lannister prenaient ensemble leur propre petit déjeuner et sans doute offraient-ils comme les Tyrell des présents à lady Aliénor qui serait bientôt une nouvelle rose dans le fier bouquet de Hautjardin. Ils se séparèrent après avoir découvert les derniers cadeaux, et Leo prit la route de ses appartements pour revêtir la tenue que des domestiques avaient préparé pour lui. Cette tunique, son père l'avait porté avant lui le jour où Leo prit pour femme devant les Sept la douce lady Jeanne. L'époque était bien différente. Il épousait alors la femme qu'il aimait, son père approuvait, sa mère fulminait. Cette dernière l'observait et il ne prit conscience de sa présence que tardivement, quand elle se décida à parler. « Ton père serait fier de toi, tu as l'air aussi campagnard que lui ce jour-là, quand tu as choisi le mauvais cheval. Espérons que l'histoire n'aura pas la stupidité de se répéter aujourd'hui. » Elle s'approcha de lui, le visage indigné et la bouche tordue d'un rictus complaisant. « Les hommes de la famille n'ont jamais su s'habiller. Laisse moi arranger ton col, tu ne veux pas que ta tendre épouse ait honte de toi, n'est-ce pas ? » S'abandonnant aux mains sûres et expertes de sa mère, Leo se contenta de lui sourire. Quel étrange duo ils formaient tous les deux ! Depuis quarante qu'ils coexistaient, jamais ils n'avaient manqué l'un à l'autre et alors que l'imminence du mariage de son premier fils commençait à allonger sur lui l'ombre d'un avenir incertain, le cœur de Leo se serra. Aurait-il la force de survivre bien longtemps à sa mère quand celle-ci s'en irait dormir dans le mausolée de leurs ancêtres ? Cette pensée l'effraya, il ne pouvait mourir trop tôt. Tristan, malgré toute sa morgue et toute son audace, avait encore besoin de lui. Il lui était difficile de l'admettre, mais il devait encore enseigner bien des choses à ce premier fils. L'idée même d'être emporté par la mort avant d'avoir tout à fait instruit Tristan des dangers de la vie lui était insupportable. Comme si elle avait lu dans ses pensées, lady Amelia posa sur son épaule une main ferme en un geste d'affection qu'elle ne s'autorisait que trop rarement.

« Sois sans crainte. Contente toi de marier ton fils et d'expédier dans nos mémoires cet événement qui a trop tardé. Je me charge du reste et de tes invités. On ne refuse jamais rien à une vieille dame, et messire Redwyne a laissé bien assez de vin pour nous tous. »

Assis dans le septuaire, Leo pencha la tête du côté de sa mère, mais il se ravisa. Qu'aurait-il pu lui dire pour tromper son ennui ? Elle ne pouvait quitter la salle pour aller se divertir ailleurs, c'eût été trop indécent. « J'aurais dû m’asseoir aux côtés d'Edwyn Tully, ses jeux sont naïfs mais m'amusent. Il me rappelle Darion, à son âge, sans les crises de flatulence, évidemment.
– Mère, c'est hors de propos...
– Allons, ton frère est la chair de ma chair, mais il faut être honnête... Pourquoi crois-tu que je ne m'assois jamais près de lui ? D'ailleurs, où est-il ? Je ne le vois pas et mon nez n'est plus aussi sensible qu'autrefois... »
Elle jeta un coup d’œil furtif alentour. « Ah ! Le voilà, mais par la Mère, je plains ton neveu car il est assis à côté de lui... cela dit le septuaire est assez bien aéré, si ton frère venait à égarer quelques perles, cela passerait inaperçu.
– Les sept soient loués... »


Après un court instant de silence, le regard de Leo se posa sur l'autel, puis sur le septon, puis sur son fils. Qu'il avait fière allure entourée des bannières les plus somptueuses de la maison Tyrell ! Leo ne pouvait réprimer l'intense fierté qui l'envahit. Malgré toutes les questions qui demeuraient en suspens, malgré les différends qui restaient à solder, ce jeune homme restait son fils et Leo s'effaçait volontiers ce jour-là pour lui accorder toute l'attention que le jeune futur époux méritait. Une fois de plus la voix de lady Amelia le tira de ses nobles pensées.

« Regarde ton fils, Leo, et sois fier. Je le serais à ta place, mais je ne comprends pas pourquoi ce sont des roses qui battent les étendards. Considérant les aventures de Tristan, un lys au pistil coulant m’apparaissait plus approprié. N'est-il pas de notre devoir de prévenir lady Aliénor qu'elle épouse un coureur de jupon ?
– Une chance pour nous, toutes les mauvaises herbes qu'il a semées ont été éliminées.
– C'est le démon qui sommeille dans son pantalon qu'il faut éliminer, si tu veux mon avis. Après quelques enfants, nous pourrions élaguer le buisson. N'est-ce pas ce que nous faisons des branches mortes ou superflues qui menacent la croissance du végétal ? »


Venait-elle vraiment de suggérer le jour de son mariage qu'on ôte à ser Tristan ses parties génitales ? Leo préféra feindre de n'avoir rien entendu. Mal lui en prit, car sa mère continua.

« La mariée se fait attendre. Ignore-t-elle que des gens sont venues d'Accalmie, voire des Eyrié pour célébrer ce jour ? J'oubliais, le fils du vieux Lyonel n'est là qu'en vertu de son mariage avec la sœur de ta bru. Quant à ton neveu, tu l'as fait venir de bien loin pour une fête frivole. Cela en valait-il la peine ? »
– Bien sûr. Si nous ne sommes qu'une et même famille, alors il faut être unis, aujourd'hui plus qu'hier.
– Alors soyons une seule et même famille pour ce jour. Je serai l'aïeule qu'on vénère ou qu'on déteste, je pincerai les joues des plus jeunes, je conseillerai les épouses et féliciterai les maris. J'irai même jusqu'à enlacer ta femme, si cela permet de donner l'illusion de l'unité.
– L'unité sera réelle, ma chère mère. J'y veille.
– Tu peux y veiller tant que tu veux, Leo, mais aussi longtemps qu'ils ne seront pas francs avec toi, n'espère pas de ces gens-là autre chose qu'une façade d'unité. Ne t'inquiète pas. Je serais là pour te rappeler à l'ordre si leurs mensonges te montent à la tête.
– Que ferais-je sans ma mère, n'est-ce pas ?
– Absolument. D'ailleurs, tu as décidé du plan de la table pour le banquet, tout à l'heure. Je suis navrée, mais je vais y apporter un premier changement. Je choisirai ma place, car les flatulences de ton frère ne sont pas la seule nuisance dont je souhaite m'éloigner.


Leo manqua de rire, mais déjà lady Aliénor entrait dans le septuaire, appuyée sur le bras de son frère aîné.
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Maeve Arryn
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Message Ven 13 Avr 2012 - 13:43

Quel petit diable. S’il avait existé elle aurait été son icone. Sa Septa devait avoir prié pour que la Mère la châtie quelques peu. Elle faisait encore les quatre cent coups. La veille elle s’était aventurée dans les jardins en quête dont elle ne savait quoi. Cette enfant ne pensait pas deux minutes qu’elle pouvait être exaspérante. Mais elle restait patiente. Elle avait fait promesse de finir la ou la dernière Septa avait commencé. Selon Maeve elle avait beaucoup de chemin à faire. Parce que Maeve était au niveau supérieur dans l’art de savoir faire des bêtises catastrophique. Elle trouvait cela amusant, mais bon. Le séjour se passait bien. Elle s'était trouvé un ami. À la base mettre dans une phrase Maeve qui appréciait un garçon dans la même phrase aura été impossible jusqu’à sa rencontre avec le très jeune Lord Tully. À son contact, elle avait éprouvé une affection qu’elle n’avait certainement jamais eu avec personne. Par chance personne ne trahirait son secret. Car seul Noreen savait que la petite Arryn trouvait le jeune Lord mignon avec ses manières. Elle n’avait jamais connu la sensation d’avoir un vrai ami, sauf peut être avec la Ruthermont et le Tully.

Quitter les Eyrié était certainement la chose que la petite Maeve trouvait le plus extraordinaires. Elle l’avait démontré puisqu’elle s’amusait à visiter les jardins depuis son arrivée. La jeune enfant des Eyrié avait aussi été heureuse de revoir sa grande sœur et de rencontrer enfin un peu de monde. Elle avait vu ce fameux blondinet, celui qui avait volé sa grande sœur. Autant dire qu’elle ne l’aimait pas. C'était une rancune de gamine. Elle s’ennuyait de sa sœur et rien au monde ne lui faisait plus plaisir que de la voir aujourd’hui. Oui, elle l’avait vu avant le mariage, mais a peine, puisqu’elle n’avait pas été invitée à la petite fête de la lionne. Elle avait aussi passé quelques heures avec … sa grand-mère. Pour une fois, elle ne savait pas quelle attitude adopter. Ils n’avaient jamais vu la Mini Arryn. La dernière enfant de la Dame des Eyrié.

Elle avait pris le petit déjeuner auprès de Maura et les autres, fixant plus souvent les Lannister qu’autre choses. Elle se dérobait chaque fois qu’elle le pouvait. Elle n’aimait pas que l’on la regarde. Bizarrement, la petite Lannister la fixait souvent trop souvent même. Elle s’était entêtée à ne pas aimer sa belle-famille. Lorsque le déjeuner termina, elle avait filé comme une fusée dans ses appartements. Maeve avait enfilé la robe que lui avait offerte sa sœur et se laissa aux bons soins de sa servante. Pour une fois qu’elle se laissa faire. Ce n'était pas une bonne idée de se trouver dans le septuaire avec quelques cheveux rebelles, Lady Amélia lui ferait certainement savoir. Laissant la jeune femme lui tresser les cheveux de chaque coté pour ensuite les ramener vers l’arrière, elle regarda, dans la glace du miroir, les mains minutieuses de la femme glisser en même temps un ruban bleuté. Elle ne disait pas un mot. C’était presque surprenant. Accompagnée de Jasper, la petite Arryn se rendit au septuaire, ou elle se cacha déjà de sa grand-mère. Elle ne supporterait pas de ce faire pincer les joues avec un « quelle est mignonne ». Elle prit d’abord place auprès de son frère, mais encore de son nouvel ami : Le jeune Lord du Conflans.

Elle allait parler lorsque la lionne entra dans le septuaire. Ses yeux de gamines furent étincelants. Elle était jolie la future dame de la maison Tyrell.


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Aliénor Tyrell
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❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

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Message Lun 16 Avr 2012 - 23:41

Elle avait bien rit, elle avait bu. La seule chose qu’elle se souvenait c’était d’avoir bu beaucoup pour enterrer une vie qui ne serait certainement plus la même. Elle ne souvenait même pas, comme elle avait atterri dans ses appartements pour dormir. Enfin c'était une question qu’elle ne se posait pas tellement elle avait mal à son crane. Elle retardait du mieux qu’elle pouvait son réveil affreux. Sa tête était bien trop lourde pour tenir sur ses épaules. Lorsqu’elle se leva, elle se regarda la mine affreuse dans le miroir dire qu’elle allait se marier dans quelques heures. Elle se laissa retomber sur le lit désespérée. Elle supportait bien l’Alcool, mais les lendemains restaient toujours difficiles. On l’aida à se préparer et Aliénor descendit près de sa famille qui l’attendait déjà pour le petit déjeuner. Elle avait pris le temps de remercier son frère pour le manteau de sa mère. Malgré qu’elle lui en voulait toujours pour les derniers jours passés au Roc, elle n’allait pas faire l’idiote maintenant. Elle prendrait le temps de vivre avec les conséquences quoiqu’elles puissent être. Le temps d’un petit déjeuner dont la lionne ne prit guère attention tellement son estomac ne voulait rien avaler. Elle se permit quelques petites blagues, quelques remerciements pour les présents. Elle fut même la dernière à quitter la table.

Quel effet de voir la couturière toute heureuse de montrer la dernière retouche et une petite lionne qui avait davantage envie de pleurer que de la porter. Après avoir pris quelques minutes de méditation, elle se laissa au bon soin de la servante qui entreprit de la coiffer. Elle sentait les épines dans ses cheveux, la dernière fois que l’on avait fait cela, elle devait avoir moins d’un dizaine d’années. Pendant tout ce temps silencieux, elle ne lança pas un mot ou une plainte. Tout doucement, elle priait la mère de lui donner la force d’accomplir ce qu’elle devait faire. De la préserver des mauvaises grâces de Tristan, puisque celui-ci ne semblait pas trop vouloir d'elle dans sa vie et ailleurs aussi … Elle priait les sept intérieurement, pour qu’ils lui donnent la force de mettre les pieds un devant l’autre. Elle se répétait qu’elle ne le faisait ni pour le Roc, ni pour son frère, mais pour son peuple. Une alliance entre les cotes pour les rendre unis devant les chiens du Greyjoy. Elle quittait en même temps, son ouest natal, son roc, sa vie sa famille, les nombreux vassaux qu’elle avait en amitié. Elle ne disait rien, mais parlait pour elle-même. Elle était muette. Une fois terminée, la servante s’exclama, heureuse de son travail.

Elle devait sortir de ses rêves qui ne se réaliseraient plus. Elle allait devenir Tyrell, point que l’idée lui déplaise, puisqu’elle se plaisait bien parmi eux. Elle aimait bien Lord Tyrell. Jeanne l’Avait toujours bien accueilli, même si elle restait timide face aux enfants du couple suzerain. Il ne restait que la doyenne Tyrell. Lady Amélia lui rappelait quelqu’un qu’elle avait déjà connu, mais ne saurait dire. Enfin, elle espérait que la vieille Lady ne prenne amusement à la vouloir écraser, parce que la petite lionne n’était pas aussi fragile qu’un rose, elle avait des armes encore plus douloureuses que des épines. Même si la mère du Lord semblait toujours avoir le dernier mot.

Comme elle arrivait bien à le faire depuis son arrivée, elle sentit la présence de sa sœur. Enfin difficile de manquer cette femme, lorsqu’elle avait été une mère pour vous. Sa présence lui faisait du bien. Aliénor n’aimait pas être regardée. Malgré les derniers jours, elle ne voulait pas se faire remarquer. Elle restait souvent dans ses appartements, pour ne rien perturber. Tya arriverait bien à la réconforter avant la venue de son frère. La petite lionne de Castral Roc, dernière enfant du Lion Gris, se retourna vers sa sœur, lâchant sans raison :

C’est affreux?

Mais non, le Lion Gris aurait payé cher, pour voir sa petite princesse dans une si jolie robe. Tu es radieuse, Aliénor. Cesse de t’inquiéter, il va t’adorer.

Tu es devin désormais?

Non une femme mariée. Je parle par expérience. Aliénor Tyrell, dame de la maison de Hautjardin. Je trouve que cela sonne très bien.

Aliénor se retourna au grand damne des servantes. Elle regarda sa sœur, qui souriait. Elle aurait pu ne pas en rajouter. Pourquoi l’Avait-elle évoqué. Elle qui s’ennuyait tant de son père. Une époque révolue, elle aurait bien d’autres choses à faire à la place d’invoquer des fantômes du passé. Elle était triste, mais rien ne pourrait faire autrement. Aliénor était nostalgique alors qu’on finissait de lui enfiler sa robe. Elle sentait le corset se refermer. Elle avait envie de leur donner l’ordre de l’étouffer. Sa sœur s’amusait réellement… Elle avait ce sourire qu’elle n’avait pas habituellement avec elle. À croire que le seigneur d’Accalmie ou Accalmie lui-même déteignait sur elle. Tya l’avait embrassé sur le front comme elle l’Avait toujours fait, quand elle était petite, et était repartie.

Nous allons nous revoir plus tard. Profites de ton moment et n’oublies pas que tous les yeux seront sur toi.

Merci pour l’encouragement, aurait-elle voulu dire, mais il semblait qu’Elle avait certainement rejoint Gowen, son époux. Pour le reste tout alla si vite. Tybolt s’était présenté à elle et avait sourit. Même si elle était quelques peu fâchée contre lui, sa présence lui faisait beaucoup de bien, puisqu’elle savait qu’elle pourrait toujours compter sur lui. Enfin, elle n’appartiendrait plus au Roc et c’était certainement ce qui l’attristait, son frère lui manquerait, son fier chevalier des temps anciens. Elle ne plaça pas aucun mot lorsqu’ils prirent la direction du Septuaire. Elle n’avait rien à dire de très édifiant, sauf peut-être qu’elle avait peur, mais elle ne voulait pas lui avouer, elle avait honte. Il n’y avait rien d’effrayant qui se trouvait la. Au bras de son frère, elle avait réellement envie de partir et faire demi-tour, mais personne ne lui pardonnerait ce geste. Enfin Tybolt pouvait sentir la main de sa sœur qui lui faisait une pression. Il fallait sourire ce qu’elle ne manquait pas de faire, mais ses jambes étaient molles. Elle avait envie de fuir et de se faire oublié. Trop tard, elle arrivait déjà devant Tristan. Ce sourire n’était pas tiré de l’hypocrisie, mais plutôt de la nervosité. Elle y était désormais, pour le meilleur et pour le pire.



 
 
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Message Mar 17 Avr 2012 - 11:56

Le ballet des servantes et des suivantes suivait son cours tandis que chacune cancanait à qui mieux mieux sur les robes et les coiffures qu’elles allaient apercevoir durant la cérémonie pourtant réduite à peu de choses. Pourtant, assise devant le grand miroir, elle ne semblait pas prendre garde aux discussions restant plongée dans la contemplation silencieuse de son reflet. Une femme aux cheveux châtains foncés et aux yeux bleus immenses et changeant comme la mer la regardait, la fixait même. Elle voyait les cernes, la moue inquiète qui se dessinait sur les plis de ses lèvres…Était-ce cela la dame du Roc ? Ou, comme certains le disaient encore, la dame de la Montagne et du Val ? Une femme quelque peu fatiguée, inquiète sans savoir pourquoi. Du bout du doigt, elle prit un peu de rouge qu’elle étala au creux de sa main avant de l’appliquer sur ses pommettes. De quoi avoir l’air un peu plus fraîche, moins pâle. 

« Lady Lannister ? La robe que vous avez demandé est prête et défroissée mais elle est moins jolie que la marron. Mya a préparé les bijoux également. Pouvons-nous commencer, ma Dame ? »

Elle mit quelques secondes avant de sembler avoir entendu mais sourit à sa servante en lui donnant son accord. Le ballet continuait et la dame du Roc se devait de participer au spectacle qui allait se dérouler dans la petite chapelle de Hautjardin malgré son peu d’inclination pour ces cérémonies officielles. Les bavardages s’étaient tus et la suivante commença à brosser les lourds cheveux lentement sans notable réaction de la part de sa maîtresse. Elles avaient plusieurs heures devant elles afin de préparer la dame à paraître dans toute sa splendeur. Peu à peu, l’élégante coiffure fut montée dégageant la nuque délicate - et vénérée par lord Lannister - et ramenant la masse des mèches brunes en un lourd chignon contre lequel venait se loger le fin diadème d’or clair que la jeune femme avait choisi pour les noces. Tandis que les femmes la coiffaient, Maura n’avait cessé de se maquiller légèrement tout en remerciant le ciel de ne pas encore être affublée de cette ridicule carnation que d’aucunes appelaient le masque de grossesse et qui donnait franchement le teint jaune.

Quand elle fut -enfin- coiffée, elle se leva, à moitié nue, pour permettre à ses femmes de la vêtir tranquillement. Elle retînt sa respiration quand on serra un peu brusquement la basquine avant de la vêtir de son corps de cotte. Par la Mère ! C’était étouffant cette manie de vouloir l’amincir pour rentrer dans ses robes. Finalement, elle attendait avec impatience le moment où elle serait énorme et pourrait échapper à cette corvée de paraître plus fine qu’une Lysienne. Après l’épreuve de l’étouffement, vînt le moment de revêtir la délicate étoffe d’azur qu’elle porterait. Elle avait décidé de remiser la robe aux couleurs brunes pour plus tard et de porter ses couleurs, celles du Val. La tenue avait simplement été modifiée pour remplacer les faucons argentés piqués aux coutures par des lions brodés au fil d’or. On lui passa une cape fine aux entrelacs argentés, ivoires et dorés qu’elle enfila avant de se regarder une dernière fois dans le verre poli. Comme il était étrange de constater à quels points l’or et la pourpre de la noblesse vous changeait une femme ? Plus sévère, plus belle aussi, elle était en tout point identique à l’image que les gens pouvaient se faire d’elle. Maura, de la maison Arryn, Dame de Castral Roc…Cette pensée la fit sourire quelques secondes avant qu’elle ne se détourne pour rejoindre l’antichambre où son beau-frère patientait depuis quelques instants déjà. Ce serait à Gerold que reviendrait la charge de mener la jeune femme jusqu’au petit septuaire tandis que Tybolt aiderait Aliénor à affronter son destin en prenant pied devant l’autel.

Alors que le cadet Lannister s’inclinait devant elle, elle lui fit l’aumône d’un signe de tête, sec et méprisant au possible, lui signifiant qu’elle l’avait bien remarqué avant de lui tendre sa main à baiser, hautaine. Ces salutations familiales accomplies en toute bénignité, elle lui donna son bras pour qu’il l’escorte jusqu’au sacrifice de la dernière des Lionnes. Ils pénétrèrent de concert dans la petite chapelle où, après quelques saluts et sourires à sa famille, Maura demanda, sur un ton qui ne souffrait pas la moindre objection, à son beau-frère de l’emmener jusqu’à sa place dans les rangés de sièges faisant partie du côté de l’épousée. Laissant une siège à son époux, elle s’installa aux côtés de Tya et Gowen à qui elle offrit un sourire avant de se tourner vers les portes qui ne tarderaient pas à voir apparaître Aliénor et son frère.

Devant l’autel où se tenait déjà le septon qui officierait, se trouvait son cousin, Tristan, semblant patienter tranquillement en attendant que l’on lui livre sa fiancée et future épouse. C’était étrange et presque amusant de voir et constater qu’elle aurait sans doute pu se tenir du côté Tyrell avant son mariage. Essayant de conserver un visage patient, tout en pensant qu’elle n’avait aucune envie d’attendre toute la journée, elle tua le temps en détaillant les tenues des autres femmes. Elle connaissait déjà celle d’Aliénor et sans doute ferait-elle sa petite impression en venant prendre place aux côtés de l’héritier de Hautjardin. Finalement, après quelques minutes, le frère et la sœur Lannister se décidèrent à faire leur entrée dans la salle sombre dédiée aux Sept Dieux. Les voyant passer devant elle, elle sourit avec encouragement à Aliénor espérant lui faire comprendre par là que tout cela n’était qu’un mauvais moment à passer jusqu’au banquet. Tybolt, lui, accompagna sa sœur jusqu'à l'autel où devait se tenir la cérémonie et, après quelques mots d'encouragement murmurés à l'oreille de la jeune mariée, il lui retira doucement sa cape de rouge et d'or. Ne restait plus qu'à prononcer les vœux qui feraient d'Aliénor, la future dame de Hautjardin.

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Message Mar 17 Avr 2012 - 18:32

Jeanne ne partageait plus la chambre conjugale avec son cher et tendre depuis leur dispute, elle ne le retrouva donc qu’au moment du petit déjeuner le saluant respectueusement ainsi que Lady Amélia qui finalement n’était pas seulement une vieille mégère haineuse. La Dame de Hautjardin souriait, radieuse, mais au fond, elle était triste, triste que Leo s’éloigne, triste que la guerre et la disette oblige les Tyrell à fêter cette union sans le faste qu’elle aurait voulut pour le mariage de son ainé et triste surtout que l’alliance ne fasse pas l’unanimité. Et c’était le cas de le dire, ni les Lannister ni les Tyrell ne semblaient enthousiastes et elle pouvait comprendre pourquoi, aisément. Il aurait été plus judicieux de s’unir à une famille de la côte est qui aurait pu apporter en dote des hommes et des armes, et tant d’autres choix meilleurs s’offraient à Tristan. Mais c’était ainsi, c’était décidé, elle n’avait pas contredit Leo à l’époque, elle ne le ferait pas d’avantage maintenant et en passe d’être conclu, et même si ça n’était pas le meilleur rapprochement possible, Jeanne se réjouissait en façade au moins, pour son fils car elle savait Aliénor à la hauteur de la tâche qui serait la sienne et pour les deux époux car c’était un jour de fête et surtout pour elle-même car elle mariait son ainé et l’émotion la submergeait déjà, heureusement des années de pratique de la retenue empêchait ses larmes de couler. Le présent que l’héritier de Hautjardin reçut de son père était magnifique, et celui de sa grand-mère arracha un petit sourire à Jeanne qui elle-même n’avait toujours pas digéré les frasques de son fils, quand au présent de Jeanne, il fit grand bruit en arrivant dans la pièce, résonnant des fracas du métal. Porté par six domestiques en tout, il s’agissait d’un caparaçon et d’une barde complète qui irait magnifiquement avec sa nouvelle selle d’ailleurs, comme quoi après tant d’année de mariage les époux Tyrell n’avaient même plus besoin de s’entendre pour se rejoindre, en idée tout du moins. Le caparaçon fait d’un tissu matelassé doublé de cuir aux endroits les plus exposés était vert avec des coutures et broderies de fils d’or représentant la rose Tyrell, la barde était faite de bon acier vert niellé d’or et portait la rose Tyrell en bas relief de chaque côté du barde de croupe ainsi que sur le chanfrein où elle était agrémentée d’une pointe dorée.

« Avec cela mon fils, tu pourras suivre les traces de ton père avec honneur en tournoi comme sur le champ de bataille. » Mais si l’outil est bon, il ne suffit pas pour autant, alors ne t’avise plus de discréditer ta maison. se garda-t-elle d’ajouter même si ses réprimandes lui brulaient les lèvres, et d’autant plus après avoir entendu les commentaires de certains qui la tenait pour responsable, elle à cause de sa douceur, ce qu’il ne faut pas entendre, douce elle l’était, mais mièvre certainement pas, et puis ça n’était pas elle qui avait élevé cet ingrat ! Toutes ses histoires, bobards, commérages et autres idioties commençaient à très sérieusement l’énerver, et maintenant qu’elle n’avait plus le soutient de son seigneur et maitre, et allié de toujours, elle devait se placer et se faire respecter en tant que Première Dame du bief sans quoi ses opportunistes auraient tôt fit de lui marcher dessus pour prendre Hautjardin et manipuler Leo.

Jeanne remonta dans la chambre où elle avait élu domicile pour se préparer à ce premier mariage, fébrile. Ses suivantes qui hélas ne pourraient être présentes pour lui tenir compagnie pendant ce qui allait probablement être le mariage le plus austère de Westeros l’aidèrent à se vêtir, se maquiller et s’orner de ses bijoux, le recyclage était de mise aussi avait elle choisi sa plus belle robe offerte il y a bien longtemps maintenant par son époux. La robe du dessous était en velours vert qu’on ne voyait que par un triangle devant la jupe, la robe de dessus était en brocard vert et or aux motifs floraux la rose d’or se mêlant aux arabesques végétales stylisées. Le col était à peine ouvert, fendu sur quelques centimètres devant et remontant sur les cotés et derrière, les manches évasées de velours vert laissaient voir les manches du dessous, ajustées de taffetas doré. Une ceinture de soie tressée dorée ceignait la taille de la Dame de Hautjardin et une coiffe assortie avec un petit boudin de satin vert et or et un voile de mousseline verte tombant derrière elle cachait ses cheveux réunit en un chignon complexe. Elle portait un fin collier d’or et d’émeraudes agrémenté d’une rose d’or ciselé qui reposait sur le relief de sa poitrine ainsi que des boucles d’oreille assorties et ses bagues, chevalière, émeraude et diamant qu’elle portait en toute circonstance. Elle fut l’une des premières à s’installer, devoir oblige, mais elle remarqua avec une once de surprise que Maura semblait radieuse et portait ses couleurs rehaussées de motifs léonins, elle lui sourit.

Elle n’avait pas droit de citer, mais elle était tout de même très mécontente de ne pas avoir pu participer à l’organisation du mariage, elle menait l’intendance et les réceptions de Hautjardin d’une main de maitre depuis toujours et voila que pour le mariage de son ainé elle n’avait plus le droit que de faire du point de croix en compagnie de ses dames. Montrer toute sa vie que l’on est faite pour un rôle et se faire évincer le jour de la première. En regardant la salle, elle enrageait d’autant plus qu’elle n’aurait pas fait autrement étant donné les instructions de Leo qui avait été très claire sur les économies à faire, enfin, il fallait espérer qu’elle reprendrait son deuxième rôle préféré – après celui de mère - au plus vite. Assise à côté de son époux et qui, silencieuse, préférait ne pas trop se rappeler à lui ni à sa belle mère. D’ailleurs elle préférait ne pas participer à cette conversation pour le moins délacée et répugnante en tout cas jusqu’au moment ou vinrent sur la table les coucheries de Tristan dont Jeanne n’avait pas eut connaissance jusqu’à cet instant. Instant auquel elle tourna brusquement la tête vers Lady Amélia le souffle coupé et les yeux écarquillés avant de se raviser pour regarder droit devant elle et reprendre un visage impassible. Mais Dieux qu’elle avait peine à reprendre son souffle, son fils un coureur de jupons ! Et dire qu’elle s’était échinée à lui expliquer quoi faire lors de sa nuit de noces, elle avait envie de vomir, et honte avec ça, pourquoi avoir honte alors qu’elle n’y était pour rien… Elle l’aurait tué dans l’instant si elle avait suivi uniquement sa colère, mais seul le regard qu’elle lui lança alors trahissait un peu ses pensées. Heureusement, comme toujours son époux avait fait le nécessaire, mais qu’avait elle pu bien faire aux Dieux pour avoir un fils pareil ! Les autres remarques de la vieille ronce sur les organes génitaux de Tristan se perdirent avant que Jeanne ait pu reprendre totalement ses esprits. Mais elle était de nouveau à l’écoute et presque calmée lorsque le sujet en vint à l’unité, unité bien loin d’être acquise voir impossible avec les Lannister, unité de la maison Tyrell qui se délitait à vue d’œil. Ce sujet intéressait Jeanne mais elle trouvait Leo bien optimiste, quand au fait d’être enlacée par la vieille peau pleine d’épine et de poils, elle n’en avait aucune envie. Elle se tourna vers sa belle mère qui n’en finissait pas de survivre et lui adressa un sourire qui bien que muet en disait long sur ce qu’elle en pensait. Le silence avait néanmoins assez duré. Elle répondit donc en prenant soin de ne pas couper la parole à son époux mais sans vraiment prendre garde au fait que Lady Amélia avait déjà pris une inspiration pour recommencer à parler :

« Cela ne sera pas nécessaire Lady Amélia, mon dévouement vous est acquis, vous le savez bien. » L’unité ne se mesure pas aux nombre d’embrassade échangées les jours de mariage mais aux efforts quotidiens de chacun pour s’entraider et aller ensemble vers un même but, la grandeur de sa maison, dommage que vous ayez tant de mal à comprendre cela Ma Dame. Comment osait-elle donc remettre en cause le plan de table de son Lord, Leo devrait peut-être veiller à ne pas trop se laisser marcher sur les pieds par celle qui semblait être le plus proche de lui mais ne se gênait pourtant pas pour mettre à mal son autorité !

La mariée fit bientôt son apparition à la porte du septuaire, magnifique et souriante, et tout aussi fébrile qu’elle-même semblait-il à la Tyrell. Les souvenirs de son propre mariage remontèrent dans l’esprit de Jeanne qui sourit à Aliénor et respira profondément pour refouler ces émotions trop fortes, l’entrée c’est toujours quelque chose, et quelque part, ce mariage avait des points communs avec le sien, mais ça risquait d’être encore plus difficile pour la petite lionne, car le cœur de Tristan ne semblait pas conquis, et cela faisait un obstacle de plus à l’unité qui avait régné à Hautjardin jusqu’à il y a peu. Le bruit sourd des conversations s’atténua jusqu'à un silence relatif et la cérémonie commença, elle promettait d’être longue et hélas remplie de ressentiment plus que de bonheur. Mais Jeanne soutenait sa future bru de tout son cœur et lui souriait même si Aliénor ne voyait probablement plus grand chose de ce qui l’entourait à part Tybolt, Tirstan et le Septon. Elle continuerait à l’aimer même s’ils n’y gagnaient pas grand-chose, elle n’y était pour rien elle, pas plus que la jeune Hightower revêtant le manteau vert et or il y a une vingtaine d’années, et elle n’avait pas la chance hélas d’aimer et d’être aimée par son futur époux… Quelle tristesse.
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Message Lun 30 Avr 2012 - 20:53

Ce n'était pas la première fois qu'il venait dans ce septuaire. Il y était déjà venu seul ou avec Maeve, sa petite sœur, pour prier, mais également avec son oncle pour une prière quelque peu spéciale. Tout cela semblait loin désormais que l'intérieur du temple heptagonal battait les couleurs de la maison Tyrell et de la maison Lannister, pour célébrer l'union imminente de ser Tristan Tyrell et de lady Aliénor Lannister. Lui était bien l'un des seuls à ne point avoir revêtu un surcot vert ou une écharpe rouge : il n'était jamais que le cousin du futur marié, le neveu de leur hôte à tous, le seigneur suzerain du Val, sorte de pièce rapportée somptueuse mais tout à fait inutile. Malgré tout, sa place dans l'arbre généalogique autant que son titre de noblesse lui avait offert une place de choix parmi les membres les plus éminents de la famille Tyrell, et ainsi côtoyait-il cet oncle méconnu mais non moins honorable qu'était ser Darion, le frère de Leo Tyrell. Il n'était certes pas aussi connu et reconnu que son frère aîné, mais il ferait parfaitement l'affaire, d'autant plus qu'à son autre côté siégeait le très amusant lord Tully qui, pour le coup, était la pièce rapportée « surprise » de ce mariage puisqu'il n'avait aucun lien de parenté avec aucun des deux futurs époux. Cela prêtait à rire ou à sourire, et c'était une bonne chose car ces derniers jours, Jasper n'avait eu que peu d'occasions de se réjouir, même s'il avait au fond de lui beaucoup de tendresse à l'égard de son oncle qui fêtait ce jour le mariage de son fils aîné. Sans le dire, Jasper gravait dans sa mémoire l'image de dignité et de prestance que renvoyait Leo Tyrell à chaque instant en espérant que lui-même, quand il marierait son fils aîné, ferait preuve des mêmes superbes effets. Toujours au fond de lui, car il n'en disait rien, Jasper saluait les efforts déployés par leur hôte pour faire de cette cérémonie une réussite malgré les contraintes matérielles autant que morales imposées par la guerre, la famine et la canicule. Il avait appris que ces dispositions avaient été un sujet de dispute entre son oncle et sa tante, mais il n'appartenait guère au jeune homme de prendre parti, quoiqu'en la matière il n'avait pas très bien compris pourquoi lady Jeanne ne s'était pas rendue à l'évidence qu'un mariage sobre et plein d'une pieuse dignité valait mieux qu'une débauche de splendeurs et de fièvres endiablées... Jasper avait pour sa tante, par défaut, le respect dû à son titre et à son rang, mais depuis qu'il était arrivé à Hautjardin, plus il en apprenait sur elle, et plus il goûtait aux fruits secs de la déception tout en comprenant les humeurs parfois changeantes et fugaces de son oncle. À les observer, Jasper avait d'ailleurs bien compris qu'une animosité sourde et froide accrochait les rapports qu'entretenaient sa tante et sa sœur aînée. Lady Maura semblait toujours très irritable chaque fois qu'approchaient les douceurs et le miel des manières de lady Jeanne, mais il s'était fait à l'idée qu'il s'agissait plus d'une querelle de chattes que d'une véritable hostilité. Aucune raison, donc, de prendre parti entre la « rose sans épine » et la « dame de fer », pour ne citer que les surnoms qu'on trouvait le plus couramment dans les conversations à Hautjardin.

Assis sur son siège, Jasper croisait les bras sur son ventre en attendant que l'épouse daigne enfin se montrer. Il n'avait pas encore eu l'occasion de la voir en détail, mais quand elle serait là près de l'autel, du septon et de son futur époux, tout le monde aurait une vue imprenable sur elle, puisqu'elle serait justement le point de mire de tous les regards dans le septuaire. Jetant un œil du côté du futur marié qui semblait s'ennuyer, même s'il était difficile de déterminer le cours de ses émotions et de ses pensées car Jasper n'était pas de ceux qui savent lire les visages d'autrui avec zèle et précision, le jeune suzerain du Val estima que son cousin Tristan faisait un bel homme pour son mariage, et qu'à le voir ainsi vêtu comme un prince de ces contes qui font mouiller si souvent l'imagination des enfants, jamais il n'aurait deviné qu'un tel parangon d'apparences vertueuses, nobles et chevaleresques puisse dissimuler un fils réprouvé, un chevalier déshonoré et un professionnel du mauvais calcul politique. Jasper chercha son oncle du regard, et il ne fut guère surpris de voir sur le visage du Long Dard se lire toute la fierté qui était la sienne en ce jour. Jasper y guetta un signe de la déception que son oncle semblait toujours éprouver quand venait sur la table le sujet de son fils, mais il attendit bien plusieurs instants en vain. Balayant la salle du regard, Jasper trouva toujours ces mêmes expressions composées sans hâte, fruits d'années d'expériences, ces visages qui dissimulent toujours quelques sombres pensées sous les sourires que la bienveillance ordonne à l'égard des mariés. Il n'y avait bien qu'Edwyn pour afficher un sourire sincère, car le petit garçon jubilait autant qu'il savourait la cérémonie. C'était sans doute la première de cette importance qu'il vivait. Même son oncle Darion souriait avec complaisance, mais il semblait que lui aussi, comme tant d'autres, craignaient de ser Tristan un nouveau scandale. La jeune mariée arriva enfin, brisant le cours des pensées de Jasper qui se ranimèrent malgré tout rapidement, car la demoiselle était trop blonde, trop lionne pour l'intéresser plus de temps qu'il n'en est nécessaire pour se faire une opinion. Il était un peu injuste de ne la juger que d'après sa chevelure, mais celle-ci ayant la même couleur dorée que celle de son frère aîné qui la conduisait jusqu'à l'autel... Revenant au futur marié, Jasper fronça les sourcils. Quelle honte, et quelle déception ce serait pour les Tyrell si par hasard le futur époux décidait de faire encore aujourd'hui dans l'esbroufe et l'événement ! À vrai dire, Jasper n'avait que très peu d'intérêt pour ces questions-là. Il n'était ici, dans la demeure des Tyrell, qu'à la demande de son oncle, et ce dernier s'était ouvert à lui des véritables raisons de sa présence ici. Peu lui importait, finalement, l'issue de ce mariage. Rien ne contraignait Tristan Tyrell à prononcer ses vœux devant l'autel, mais irait-il jusqu'à déshonorer son père, les siens, lady Aliénor, les Lannister, et toutes les familles assemblées ici ? Ce serait une folie, et pourtant Jasper était sûr que cette folie était présente dans tous les esprits rassemblés dans le septuaire, inquiétude vaine mais néanmoins...
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Message Mar 1 Mai 2012 - 0:25

En ce jour béni par les Sept, Tya avait la trouille. Sa petite sœur, sa princesse à elle, Aliénor, se mariait aujourd’hui, les Tyrell lui avaient fait un excellent accueil, mais son instinct la poussait à se méfier de ser Tristan, le futur époux de sa sœur. Des rumeurs couraient sur lui, selon quoi il aurait une flopée de bâtards à son actif et qu’il serait une sacrée déception familiale. Coucheur, coureur de jupons, agressif et froid … allait-on vraiment livrer sa sœur en pâture à un homme comme celui-ci ? Tybold voulait-il réellement marier la dernière lionne de la famille à un homme si perfide ? Tya craignait pour l’avenir de sa sœur, bien qu’elle n’osât lui dire. Elle trouvait Hautjardin paradisiaque mais craignait qu’Aliénor ne s’y sente jamais à sa place, jamais acceptée, et délaissée au profit de putes et de bordels en tout genre. Ce qui serait inconvenant et irrespectueux. Et Aliénor n’y pourrait rien faire, à part pleurer dans la solitude de sa chambre. Cependant, ni les Tyrell ni les Lannister ne toléreraient le moindre écart de conduite, et bien que portant fièrement le nom Baratheon, Tya était une Lannister. Il lui suffirait d’une lettre de sa sœur pour qu’elle vienne la chercher à Hautjardin pour la ramener à Accalmie, ou à Port-Réal, Gowen n’ayant pas encore décidé s’il obéissait au prince avant ou après l’accouchement de son épouse. Tya, elle, le pressait de partir pour Port-Réal en lui assurant qu’elle pouvait faire le trajet en voiture, vu qu’il n’accepterait jamais qu’elle monte Harmonie. Effectivement, le trajet serait plus long, mais il ne serait pas déchiré entre sa femme ou son devoir. Parce qu’il ne la laisserait jamais seule à Accalmie alors qu’elle attendait un enfant, l’un et l’autre le savaient. Mais bref. Ni les Lannister ni les Tyrell ne laisseraient passer le moindre écart de conduite, sans parler des Baratheon de par le fait que la nouvelle dame des Tyrell était la petite sœur de la dame des Baratheon. L’inquiétude qu’elle portait à sa sœur, en plus du vin et de la bonne chère de la veille, empêchèrent Tya de fermer l’œil de la nuit. Elle fut prise de violentes crampes d’estomac, à tel point que son époux, pris de panique, crut qu’elle accouchait, bien qu’elle lui ait certifié qu’il serait bien tôt pour l’accouchement et que le petit n’y survivrait point. Le reste de la nuit fut plus ou moins paisible, bien que Tya en ait passé la majeure partie les yeux grands ouverts à fixer le plafond du baldaquin. Le lendemain fut tout aussi morose, et après s’être préparée, elle fut invitée dans la grande salle pour un déjeuner, où elle picora plus qu’elle ne mangea, rendue prudente par la nourriture de la veille et ses maux de ventre de la nuit. Il serait fort peu amusant que cela la reprenne durant la cérémonie du mariage de sa sœur … Qu’aurait-on dit, si la dame de la famille Baratheon quittait la cérémonie ?

Après un petit-déjeuner très frugal, Tya remonta à sa chambre, et laissa les servantes faire leur travail. Elle se coula tout d’abord dans un bain chaud mais pas trop, ne réagissant pas au contact d’une servante occupée à la coiffer. Elle était assez grande pour le faire seule, mais bon, à Hautjardin, se comporter comme une Tyrell pure souche ! Elle sourit à moitié quand on lui fit un compliment sur ses cheveux d’une blondeur magnifique, puis se leva pour quitter son bain, nue, humide, se laissant sécher puis apprêter. Il était décidé qu’elle porterait une robe jaune pâle, couleur des Baratheon, qui lui enserrait la taille de telle sorte que sa grossesse passerait presque inaperçue. Elle aurait tellement aimé mettre une robe rouge, rouge Lannister, pour signifier tout son soutien à sa sœur, mais cela aurait été tout décider à nouveau sur la coiffure, les bijoux, et elle ne voulait certes pas déclencher une véritable pagaille juste pour un caprice puéril. Et puis, Aliénor savait que Tya la soutiendrait toujours. On lui démêla ses cheveux blonds, et deux petites tresses émergèrent de sa chevelure pour être délicatement posées sur ses épaules pendant que le reste tombait dans son dos, subtilement clairsemé de fils d’or, tout comme les fils qui composaient ses deux petites nattes. Après lui avoir passé une ombre de khôl sous les yeux et lui avoir clairsemé les joues pour cacher son aspect fatigué, on lui enfila un collier en or blanc et saphir qui soulignait ses yeux, en plus des boucles d’oreille et bracelets assortis. Puis, touche très Baratheon, un diadème jaune or à pierres noires sublimes, rappelant la couleur de leur blason et se mariant agréablement à ses cheveux. Ce ne fut qu’au dernier moment qu’on lui remit son alliance au doigt, et Tya l’observa d’un regard morne, se rappelant ses propres épousailles avec Gowen Baratheon. Célébrées dans le faste et la richesse, puis une année entière à se jauger l’un et l’autre du regard et de la voix, avant que de tragiques évènements ne les poussent enfin à s’avouer leur amour et à tomber dans les bras l’un de l’autre. Elle n’était pas si mal tombée, même si, durant son année d’incertitudes, elle avait pleuré, seule dans sa chambre, et agoni mentalement son père de reproches de l’avoir mariée à cet homme, et tous les Lannister – Aliénor excepté – de l’abandonner sans chercher à prendre de nouvelles d’elle. L’heure de la cérémonie approchant, Tya quitta ses appartements, rejoignant son mari qui l'attendait devant la porte, beau comme un dieu dans son pourpoint jaune et noir. Ils se prirent la main et se dirigèrent vers les appartements de la mariée, où Tya entra seule. Privilège féminin, puis, elle n'en avait pas pour très longtemps. Elle fixa sa soeur quelques instants avant de s'avancer vers la lumière, contenant ses émotions derrière son impassibilité naturelle de Lannister.

« C’est affreux ? »
« Mais non. Le Lion Gris aurait payé cher, pour voir sa petite princesse dans une si jolie robe. Tu es radieuse, Aliénor. Cesse de t’inquiéter, il va t’adorer. »
« Tu es devin désormais ? »
« Non, une femme mariée. Je parle par expérience. Aliénor Tyrell, dame de la maison de Hautjardin. Je trouve que ça sonne très bien. »


Aliénor se retourna vivement pour la fixer, au grand dam des caméristes qui commencèrent à pépier. Tya lui sourit d’un air confiant, pour masquer son trouble de voir sa petite lionne à elle devenir, justement, une Tyrell de Hautjardin. Elle résista à l’impulsion de la serrer dans ses bras pour lui dire que tout allait s’arranger, et lui posa un simple baiser sur le front, comme autrefois, quand Aliénor était sa poupée d’à peine trois ans.

« Nous allons nous revoir plus tard. Profite de ton moment, et n’oublie pas que tous les yeux seront sur toi. »

Alors comporte-toi en lionne, comporte-toi en Lannister, semblait clamer le regard de Tya derrière sa façade de confiance absolue. Elle tourna les talons et quitta la suite de sa sœur, et se retrouva nez à nez avec son époux qui allait visiblement toquer à la porte pour lui signifier son impatience. Oh ces hommes, mais aucune patience !

« Tu as déjà remis les cadeaux ? Tu as fait vite. »
« Ma mie, face à l'éternité tout est prompt. »

Bien envoyé. Tya répondit par une grimace éloquente.

« Oh, de grâce, épargne-moi ces enfantillages. On ne peut surestimer l'importance de ce jour, et le soin des détails requiert du temps. »

Elle tira d’un pouce sur la cape de velours jaune d'or brodée de noir qui couvrait seulement l'épaule gauche de son époux, ajusta le cordon passant sous le bras opposé, et redressa la fibule en forme d'andouiller qui maintenait les deux éléments attachés sur son sein droit. Satisfaite, elle plaça ses paumes sur les flancs du pourpoint noir, puis les monta jusqu’au col sur lesquels étaient brodés des cerfs d’or combattants. Laissant ses mains au cou de son chevalier, elle lui tira un court baiser avant de brusquement changer de sujet, d'un ton on ne peut plus sarcastique, car l'idée d'un cadeau princier venait de Gowen et non du prince.

« Comment a-t-on accueilli la générosité du Prince ? »
« Difficile à dire. Le temps imparti à chaque invité était trop court pour permettre de grandes effusions. Mais si j’en crois le commentaire de la très chère mère de notre très chère hôte, Lady Amelia ne s’y est pas trompée. »
« Le contraire m’aurait étonné. Ou la réputation de son incisive sagacité serait quelque peu surfaite. »


Un cadeau du prince ... Quel amusement. Trois bouquins poussiéreux qui moisissaient dans la bibliothèque des Baratheon, que Tya avait tout de même eu le temps de lire, en bonne Lannister intelligente et cultivée qu'elle était. Et après Hautjardin, ils partaient pour Port-Réal, où le prince avait mandé la présence de son époux pour l'aider à consolider son pouvoir. Tya ne savait pas trop si cela était bon ou pas, d’un point de vue politique longue. Les gens se rebelleraient-ils contre leur nouveau seigneur, vu qu’Aerys Targaryen était clairement un roi fantoche qui préférait ses livres à son devoir de seigneur ? Ou, au contraire, allaient-ils rendre grâce au Sept de leur montrer enfin un homme compétent ? Parce que pour le moment, le borgne n’avait pas fait grand-chose, si ce n’est affamer la population et laisser Westeros se débrouiller avec les fer-nés. Si la Main du Roi changeait, la politique changerait, Westeros arrêterait de devoir se rationner, bref, pour elle, ce serait mieux. Parce qu’à Accalmie tout n’avait pas été très calme, ce qui est très ironique, j’en consens aisément. Le rationnement primait par-dessus tout, et Tya s’était amaigrie depuis le début de la diète imposée par l’Orage Moqueur. Pas suffisamment pour que la vie de son nourrisson à venir soit en danger, mais quand même …

« Comment est-la mariée ? »
« Comme à son habitude. »
« Si mal que ça ? »


Tya lui renvoya un regard dans lequel transparaissaient son affection et sa bienveillance à l’égard de sa sœur.

« Pour tous les rêves de mariage que les jeunes filles font en grandissant, l’angoisse les étreint tout de même quand le grand jour arrive. Et les épaules d’Aliénor ont déjà tendance à s’affaisser sous le poids des attentes. Mais elle est plus courageuse qu’elle ne veut l’admettre, et elle est splendide. Je me trouve énorme rien qu’à la regarder.»
« Personnellement je te trouve très désirable, rien qu’à te regarder. »
« C’est flatteur, mais c’est justement ce qui m’a mit dans cet état-là en premier lieu…»


Bras dessus bras dessous, les époux pénétrèrent dans le septuaire, et elle remarqua, non sans coquetterie, que de nombreux regards se tournaient vers elle, et vers son ventre rond. Son énormité n'était pas si présente que ça, finalement, l'un et l'autre savaient que Tya disait cela pour être câlinée et rassurée, comme toutes les femmes enceintes. La Baratheon salua d'un signe de tête et d'un sourire cordial les Tully, sa nouvelle belle-famille, et se laissa guider à sa place, son mari l'aidant à s'asseoir gracieusement sans trop lui causer de souffrances inutiles au ventre. Son inquiétude recommençant à grandir, Tya serra doucement la main de son mari, laissant lady Maura s’installer à côté d’elle, répondant à son sourire par un sourire cordial, tout en ayant remarqué qu’elle avait sèchement congédié Gerold. Ah, soucis entre Lannister, on dirait.

« Votre robe est sublime, lady Maura. »

Un petit compliment, ça ne mange pas de pain. Quelques minutes après l’arrivée de la femme de son frère, les Lannister entrèrent enfin dans la grande salle, Tybold tenant la main d’Aliénor. Tya fut projetée des années en arrière, quand, à Accalmie, le Lion Gris faisait de même avec elle, l’emmenant vers l’estrade où Gowen l’attendait avec un sourire, beau comme un des Sept avec son pourpoint jaune et noir aux couleurs de son blason. Maintenant, c’était sa sœur qui portait une belle robe rouge, et malheureusement pour elle, ce n’était pas un Gowen qui semblait l’attendre sur l’estrade. Les doigts de Tya se refermèrent sur ceux de son mari. Pourvu que tout se passe bien, par la Mère, pourvu que tout se passe bien …
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Message Mar 1 Mai 2012 - 17:57

Les jours depuis leur arrivée à HautJardin étaient passés comme des heures pour le jeune seigneur de l'Ouest. Les différents invités avaient beau se lamenter à mots à peine couverts que le temps devenait long dans l'attente de ce mariage, pour Tybolt Lannister tout allait beaucoup trop vite pour dire le vrai. Cette union devait être, n'avait de raison d'être que pour une seule et unique raison, la même qui l'avait poussé à fouler au pied l'honneur de son épouse en lui faisant vivre leur union sous le sceau du secret, la Triple Alliance. A chacun de ses moments de calme depuis qu'ils avaient franchit les portes de la forteresse Tyrell, Tybolt n'avait eu de cesse de penser à cet inéluctable fatalité. Sous peu sa jeune sœur serait mariée, mais plus encore c'était la chance unique et on ne peut plus réelle désormais de s'entretenir tout à la fois avec les seigneurs du Bief et du val pour fonder ensemble un véritable contre pouvoir à Port-Réal, ou tout le moins une force diplomatique et militaire capable de faire entendre raison au Trône et le cas échéant prendre des mesures pour entreprendre de régler les problèmes du royaume devant l'inaction coupable du Dragon et sa Main. Chaque évènement se produisant dans l'effervescence des épousailles n'étant qu'une distraction de plus alors même que le jeune Lion aurait dû fourbir ses arguments. Distractions parfois même dont il se rendait lui même coupable comme à chaque fois qu'il renonçait à quitter le lit conjugale et la compagnie de son aimée pour préparer les entretiens à venir avec Lord Jasper et Lord Leo. Son esprit était encore tout à ses manigances lorsque le matin tant attendu par certains et craint par lui vînt enfin. Il se laissa baigner par les servantes ayant accompagné la délégation Lannister depuis le Roc. On le récura à tel point que sa peau virait au rouge de son blason, ses tenues étaient apprêtées pour la cérémonie et lui même se voyait une nouvelle fois rasé pour que sa barbe ne vienne pas irriter le visage juvénile de sa sœur lorsqu'il l'embrasserait une fois devant le septon ou n'importune Maura lorsqu'ils se retrouveraient plus tard. Mais quoi qu'il se produise autour de lui les implications des prochaines heures, la responsabilité qui lui incombait ne cessait de le tarauder, au point qu'il avait l'impression que les idées et les réflexions s'entrechoquaient dans son esprit et n'emplissaient au final sa tête de prédictions funestes.

Bien heureux cependant avaient été certains moments néanmoins, tout d'abord la joie de retrouver Tya et la savoir heureuse de son mariage avec le puiné Baratheon. La rondeur de son ventre ne laissant de place au doute quant à la capacité de ce dernier à remplir son rôle dans ce domaine. Il y avait eu aussi le plaisir de lire sur le visage de son aimée sa joie à elle en retrouvant les siens et bien qu'il eut montré une certaine réticence à ce qu'elle se laisse aller à trop de sentimentalisme, Tybolt n'avait pu s'empêcher de se réjouir pour Maura sachant à quel point elle était proche de ses frère et sœur. Il ne pouvait non plus regretter les moments passés avec son aimée depuis leur arrivée, bien au contraire il s'agissait là de la seule véritable raison qui pouvait le pousser sciemment à ne pas préparer ses arguments. Et que dire de pouvoir enfin présenter sa douce comme la Dame de l'Ouest, ç'avait certainement été et de loin ce qu'il avait préféré depuis qu'il avait franchit les murs de HautJardin. A la lumière de ses propres réactions il n'imaginait même pas les sentiments qui pourraient être les siens lorsque Maura mettrait au monde leur premier enfant, garçon ou fille du reste. Encore tout à ses cheminements mentaux, il se retrouva bientôt habillé pour mener Aliénor à l'autel. Il n'avait à aucun moment porté la moindre attention au choix de sa tenue. Dès Castral Roc il avait laissé Maura seule juge de ce qu'il devrait porter pour l'occasion. Ainsi en se mirant dans le miroir de la chambre, il se découvrit vêtu d'un pourpoint et de chausse rouges sombres à la limite du noir. L'étoffe devait être un de ces tissus hors de prix dont il ignorait jusqu'au nom, mais la sensation sur sa peau était tout à fait agréable. Il nota au revers de son col le blason Lannister en rouge écarlate cette fois surpiqué de fils d'or. Un drapé du même rouge dit "Lannister" prenait attache à son épaule gauche dans la gueule d'un lion d'or pour compléter la tenue. Tout cela dégageait une impression de sobriété et de puissance qu'il appréciait à sa juste valeur, lui même aurait certainement choisit la première tenue lui venant pour un résultat autrement plus désastreux.

Ainsi apprêté il quitta donc les appartements qui leur avait été réservé afin de rejoindre ceux de sa jeune sœur Aliénor. Il aurait eu envie de pouvoir la préserver de cette journée, la préserver de cette union avec un jeune homme qui de toute évidence et ce malgré les bons sentiments de Maura, ne méritait pas une telle épouse. Mais la politique et plus pragmatiquement l'Ouest ne pouvait se permettre que Tybolt se comporte comme un frère protecteur, il lui fallait être Lord Lannister et non simplement Tybolt, le frère aîné, rêvant d'être le chevalier protecteur de la dernière née. En parvenant dans le vestibule de sa jeune sœur, Tybolt ne s'était pas départit de sa mine grave et concernée. Ce n'est qu'en voyant Aliénor apparaitre dans sa toilette de jeune épousée qu'il se dérida enfin. Il ne pouvait s'empêcher de sourire avec tendresse à l'adresse de la jeune lionne, sa petite lionne, qui allait désormais devenir la future Dame de HautJardin. Il retrouva néanmoins la prestance propre au seigneur régnant du Roc lorsqu'ils pénétrèrent, avec quelques minutes de retard, dans le petit septuaire qui devait accueillir cette union importante à plus d'un titre. Sans un regard pour l'assistance, il mena, non sans un déchirement lui poignant le cœur, Aliénor vers celui qui allait devenir son protecteur et ainsi remplacer Tybolt dans une certaine mesure. Plus il approchait du chevalier héritier de HautJardin et plus il trouvait absurde d'ainsi vendre sa jeune sœur pour une pitoyable histoire de politique. Il prit à ce moment là la ferme décision de ne jamais reproduire cette erreur, ses filles, si les Sept lui offraient la joie d'en avoir plus d'une, n'aurait jamais à connaitre une telle destinée. Elle aurait voix sur son avenir et s'il venait à apprendre quoi que ce soit lui déplaisant vis à vis de son promis, il ne passera jamais sur ces révélations pour un simple but de gouvernance. Aliénor serait la dernière Lannister sous son règne à devoir ainsi se sacrifier pour l'intérêt supérieur de la maison au Lion.

Avec une déférence certaine, Tybolt retira le manteau de Dame Jessica des épaules de Aliénor. Par ce geste somme toute anodin il offrait la jeune femme à la maison Tyrell. Laissant le précieux vêtement à une servante venue du Roc, il se dirigea alors vers la place qui était la sienne aux cotés de Maura ainsi que de Tya et Gowen, un peu plus loin. Prenant place près de son aimée, il la vit pour la première fois dans sa toilette. Esquissant un sourire il regretta amèrement de n'avoir pu lui offrir le même type de cérémonie et d'avoir dû la forcer au secret. Il prit alors la main de cette dernière dans la sienne. Le simple regard qu'ils échangèrent aurait certainement pu suffire mais il ressentit le besoin de verbaliser sa pensée. Alors d'une voix proche du chuchotement.
Tu es particulièrement ravissante ainsi vêtue... Il déposa alors un baiser sur la main de sa douce avant de tourner son attention vers l'autel où le septon prenait enfin la parole.
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Message Mar 1 Mai 2012 - 20:53

Spoiler:
 
Dieux, la journée s’annonçait longue. Certes, l’occasion était heureuse. On ne pouvait non plus bouder un banquet de mariage. Mais il y avait tout un tas de préparations, froufrouteries, protocoles, discours, rituels, et autres laïus avant cela, à souffrir assis avec un terrible défaut de conversation ou autre carence de boisson.
Assis près d’une fenêtre en bout de couloir, un poing dans le creux de la joue et le bras planté sur l’accoudoir, Gowen battait du pied la mesure d’un air imaginaire, jetant régulièrement des regards impatient vers la porte d’où Tya, et plus tard la mariée, devaient sortir. Il prit une longue inspiration, souffla par le nez, puis reprit une contemplation de l’architecture d’intérieure à défaut de s'encastrer la tête dedans. « Ce ne sera pas long », avait-elle dit avant de s’engouffrer dans le saint des saints, dans lequel nul homme n’était sensé entrer sans d’abord se crever les yeux. Puis, ne tenant plus, il prit enfin la décision de faire savoir à son épouse qu’elle pourrait le trouver dans la chambre qu’on leur avait prêtée. Alors qu’il allait toquer, la porte s’ouvrit sur Tya sortant avec un air surpris.
« Tu as déjà remis les cadeaux? Tu as fait vite… »
L'effronterie était énoncée sur un ton presque sérieux. Le Chevalier avait-eu vingt fois le temps d'offrir à Tristan les trois tomes rapportés des bibliothèques du Donjon Rouge.
« Ma mie, face à l’éternité tout est prompt. » répondit Gowen sur un ton désabusé.
Tya fit une grimace excédée en refermant la porte derrière elle. "oh de grâce, épargne-moi ces enfantillages." Elle passa brièvement en revue de ses fines mains la tenue de son mari. " On ne peut surestimer l'importance de ce jour, et le soin des détails requiert du temps." Elle tira d’un pouce sur la cape de velours jaune d'or brodée de noir qui couvrait seulement l'épaule gauche de son époux, ajusta le cordon passant sous le bras opposé, et redressa la fibule en forme d'andouiller qui maintenait les deux éléments attachés sur son sein droit. Satisfaite, elle plaça ses paumes sur les flancs du pourpoint noir, puis les monta jusqu’au col sur lesquels étaient brodés des cerfs d’or combattants. Laissant ses mains au cou de son chevalier, elle lui tira un court baiser avant de brusquement changer de sujet.
« Comment a-t-on accueilli la générosité du Prince ? » La formulation était légèrement teintée de sarcasme. L’idée d’un cadeau de mariage au nom de Maekar n’avait pas été de ce dernier, mais de Gowen ; le frère du roi avait été trop occupé pour penser à ce genre de subtilités politiques.
Le Baratheon présenta son bras à sa mie avant de se mettre en marche. « Difficile à dire. Le temps imparti à chaque invité était trop court pour permettre de grandes effusions. Mais si j’en crois le commentaire de la très chère mère de notre très chère hôte, Lady Amelia ne s’y est pas trompée. » le couple déambulait dans le couloir bras dessus bras dessous. « Le contraire m’aurait étonné. Ou la réputation de son incisive sagacité serait quelque peu surfaite. »
Quand Gowen avait appris que l’héritier du Bief était féru de connaissances, les trois « traités de botanique par Mern le cinquième ou le sixième du nom, avec moultes illustrations par le Septon Machinchose » lui était venu en tête. Le Baratheon n’avait jamais daigné lire les copieux tomes, il en avait appris l’existence à travers ses échanges avec Edric, et s’en était rafraichit la mémoire avec Ty’. Apparemment, il n’y avait qu’un petit nombre de copies de ces livres de par le monde, et la qualité des dessins des originaux étaient sans égal. Toutefois si l’ouvrage était vu comme un précieux classique par certains mestres désireux de parfaire leurs connaissances en herboristerie, ce n’était pas là la seule raison derrière l’idée de cadeau : ces livres avaient fait partie –certes infime- du tribut envoyé par les Tyrell aux Targaryen après la défaite des rois Jardiniers au champ de feu. En apparence, le cadeau ciblait donc le désir d’érudition de Tristan, mais ceux qui connaissaient l’anecdote sauraient y voir un symbole politique fort peu anodin, surtout au nom du Prince Maekar Targaryen.
Après un court silence Gowen revint sur le sujet d’actualité.
« Comment est-la mariée ? »
« Comme à son habitude. »
« Si mal que ça ? »
Tya lui renvoya un regard dans lequel transparaissaient son affection et sa bienveillance à l’égard de sa sœur.
« Pour tous les rêves de mariage que les jeunes filles font en grandissant, l’angoisse les étreint tout de même quand le grand jour arrive. Et les épaules d’Aliénor ont déjà tendance à s’affaisser sous le poids des attentes. Mais elle est plus courageuse qu’elle ne veut l’admettre, et elle est splendide. » Elle fit une moue. [color:dd02= darkred] « Je me trouve énorme rien qu’à la regarder.»

« Personnellement je te trouve très désirable, rien qu’à te regarder. »
L’expression de Tya se fit plus badine.
« C’est flatteur, mais c’est justement ce qui m’a mit d’en cet état là en premier lieu…»
Gowen sourit à la réplique. Mais cela ne changeait pas le fait que les nouvelles formes de sa femme, que la disparition d’un corset avait débridées, n’enlevaient rien à ses charmes, bien au contraire. Il gageait même ne pas être le seul de cet avis.
Quand le couple gagna le septuaire, celui-ci était déjà fort rempli, aussi bien par le nombre d’invités que le bourdonnement des messes-basses qui allaient tous azimuts. Gowen ne manqua pas de noter, comme il l’avait prévu, certains regards pour la femme à son bras quand ils descendirent cérémonieusement la nef pour gagner leurs places du côté de la mariée. En chemin il s’autorisa un sourire en coin et un regard espiègle pour son neveu et sa nièce Tully, puis salua à distance Lady Amelia, Lord Leo et Lady Jeanne, avant d’aider Ty’ à s’asseoir le plus gracieusement possible et de poser son séant à son tour.
Ils étaient bientôt rejoints par Maura, au bras de Gerold. Le chevalier ne manqua pas de renvoyer le sourire de la Dame du Roc, qu’il avait fort appréciée de retrouver après de nombreuses années. Sa marque de sympathie lui valu de voir son bras enlacé par son épouse dans un réflexe possessif. Comme pour se rattraper, il posa sa main sur la sienne, jetant son attention sur le pauvre hère qui attendait debout.
Soudain le bouillonnement se tut, et toutes les têtes se retournèrent. Toutes sauf celle du Baratheon, demi sourire au lèvres, les yeux toujours sur Tristan, comme un tournesol rétif tournant le dos à l’astre flamboyant et le reste du champ.
Ce qui l’amusait le plus, dans ce genre de cérémonie, était observer la réaction du futur époux à l’entrée de sa promise. Car l’apparition de la reine du jour attirait toujours tous les regards, éclipsant le temps d’un battement de coeur celui qui l’attend à l’autel. Dans cet étrange instant de solitude au milieu de la foule, Gowen aimait à penser que ce que l’on pouvait voir du bonhomme en disait long sur le genre de mari il fera.
Le moment passé, il tourna à son tour la tête et son sourire s’effaça.
Il en découvrit une image qui le renvoya cinq ans en arrière, à une journée semblable à celle-ci où il vit lui aussi une Lannister descendre à lui, dans une vision à couper le souffle.
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Message Mar 1 Mai 2012 - 21:06

Au dehors, dans un ciel dépourvu d'originalité, le soleil s'apprêtait à annoncer midi, et Tybolt Lannister venait de s'asseoir à sa place. Une fois lady Aliénor portée jusqu'à l'autel au bras de son frère aîné, le septon sut qu'il lui fallait entrer en scène. Vieillard malingre et décharné, il avait célébré tant de mariages dans ce septuaire qu'il lui était impossible de se les remémorer tous. L'homme de foi éleva une main osseuse pour faire taire les derniers bavards qui troublaient la solennité du moment de leurs vains babillages, et une fois qu'on n'entendit plus dans la salle heptagonale que le hurlement silencieux des autels, il abaissa sa main et ouvrit sur l'autel un exemplaire grisonnant de l'Étoile à sept branches sur lequel il posa les yeux et son autre main. Tournant les pages, il ne s'arrêta que pour mieux prendre la parole, d'une voix qui se voulait pleine et exaltait mais qui n'était malheureusement pas sans évoquer le couinement des mouettes affamées. Avec la gravité de la tombe et le sérieux de l'oraison, il évoqua le véritable sens du sacrement du mariage, la consécration de l'union d'un homme et d'une femme devant les Sept et devant les hommes, la seule façon d'assurer la légitimité de leur descendance. Le vieux septon persifla contre les épouses légères et contre les maris trompeurs, menaçant de graves répercussions les pères ou les mères qui se laissent séduire par ces viles tentations que les démons jettent sur les routes pour détourner l'homme et la femme du droit chemin de la vertu. Son regard se posa sur ser Tristan et se fit insistant : malheur au père qui trompe son épouse, car ses fils seront bossus et impuissants ! Ensuite, il fustigea lady Aliénor d'un regard blafard et mollasson : malheur à la mère qui n'honore pas son époux, car ses filles seront laides et stériles ! Puis, il récita une prière en levant haut ses mains, comme s'il cherchait à saisir un rayon de lumière divine, et sa voix changea pour devenir celle d'un mystique qu'une transe agite de convulsions nerveuses. Quand la prière prit fin, il discourut encore, évoquant les mille ennemis du mariage que sont l'adultère et la débauche, et rappelant que le Père punit avec la plus grande des sévérités les époux qui manquent à leurs vœux matrimoniaux. Quand il eut enfin fini de mettre en garde les époux de tous les âges contre les méfaits de la luxure, de la gourmandise et de la paresse, il invita lady Aliénor à prononcer ses vœux tout en la toisant d'un air mi figue mi raisin. Après avoir écouté la demoiselle, son fiancé lui répondit sans attendre : « Par ce baiser, je vous engage mon amour et vous prends pour ma dame épouse. » Le vieux septon sut que le moment tant attendu était enfin arrivé, aussi s'empressa-t-il d'élever son cristal à sept branches et de déclarer, théâtral autant que sérieux : « En ces lieux, au regard des dieux et des hommes, je déclare solennellement que ser Tristan Tyrell et lady Aliénor Lannister sont mari et femme, une seule chair, un seul cœur, une seule âme, à présent et pour jamais, et maudit soit qui se mettrait entre eux. »

Le cristal sacré était encore haut au dessus de lui que déjà la demoiselle et le chevalier s'échangeait le baiser qui scellait leur union dans les liens de l'hyménée. Quand leurs lèvres se détachèrent, le septon fit un signe à l'attention de ser Tristan pour lui indiquer qu'il était temps de revêtir son épouse du manteau aux couleurs de sa nouvelle maison. Le jeune homme s'exécuta sans hâte, avec douceur et déférence car même lui n'était pas insensible à la pesanteur solennelle du moment. Lady Aliénor Lannister devenait lady Aliénor Tyrell, car elle était désormais, devant les dieux anciens et nouveaux, devant les hommes, l'épouse de ser Tristan Tyrell. Ce dernier se tourna vers tous ceux qui étaient assis dans la salle pour célébrer avec lui, avec eux, ce mariage tant attendu et qui avait causé tant de souffrances. Le vieux septon savait que son rôle touchait à sa fin, et qu'il n'y avait plus désormais qu'à écouter les vœux de félicité que certains ne manqueraient pas d'exprimer. Leo Tyrell s'était déjà levé.


 « Réjouissons-nous, car les Sept veillent sur ces deux enfants désormais unis devant eux. Que ce jour soit pour vous le début d'un mariage que rien ne viendra jamais altérer. Hautjardin est votre foyer désormais, vous y êtes chez vous et c'est à l'ombre de la rose d'or que vous construirez l'avenir de notre famille qui est la vôtre. Je suis fier d'être le témoin de ce jour béni, et tant que je vivrai, tous ceux qui vous ont vu échanger vos vœux sous le regard sacré des dieux seront les bienvenus dans ma demeure. Puissions-nous entendre vos enfants rugir à Hautjardin dans les années qui viennent ! Puissiez-vous croître avec force ! »

À ces mots, tous les Tyrell se levèrent pour répéter avec énergie et vieux les mots de la devise attachée à leur blason. Les « Croître avec force ! » fusèrent avec les applaudissements, les vivats et les cris d'encouragement. Leo ne cachait plus ni sa joie ni sa fierté, et quand bien même il ne versait pas dans des démonstrations grandiloquentes, il se voyait sur son visage qu'il était très heureux de la tournure que prenait les événements. Le vieil homme qu'il était savourait pleinement la grande unicité de sa chère famille réunie dans le bonheur de fêter le mariage de son fils. Même lady Amelia, qui pourtant s'épargnait toujours les gestes futiles, s'était levée pour se joindre à sa famille. Elle posait sur la jeune mariée un regard pincé qui se fendait d'un sourire qui se voulait sincère. Elle ne s'était pas encore constituée une opinion sur la petite lionne qui venait d'épouser son petit-fils, mais c'est une chose qu'elle corrigerait bien vite. Mais à présent, elle espérait que ceux qui daigneraient exprimer leurs vœux de félicité le feraient rapidement, car elle désespérait d'aller s’asseoir au banquet pour mieux festoyer : la vieille dame avait faim et le discours navrant du vieux septon l'avait trop ennuyé pour la laisser indemne. Une cérémonie si sérieuse et si grave serait parfaitement indigeste si elle n'était pas suivie d'un repas guilleret et festif.
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Aliénor Tyrell
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❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
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Message Mer 2 Mai 2012 - 17:44

Aliénor aurait voulu à l’ instant même ou son frère lui retirait le manteau de sa mère. Elle n’appartenait plus au Lannister, dune certain manière. Elle en restait une dans l’âme. Même si certaines personnes dans son château de pierre avaient toujours préféré dire que la petite lionne miaulait au lieu de rugir. Elle aurait préféré que l’allée soit encore plus longue pour savourer ses dernières secondes de libertés. Tristan ne l’aimait pas et le sentiment était réciproque de son coté. Encore une fois elle se retrouvait à part de ses frères et de sa sœur. Tybolt n’avait rien à dire sur son épouse qu’il adorait et Tya et Gowen semblaient être fait l’un pour l’autre, alors qu’elle …. Enfin c’était un peu le désastre comme toujours. Elle s’y habituait aussi avec le temps.

Le cerveau voulait exploser et ses tympans faisaient une pression énorme qu’elle retournerait bien loin de cette cohue. Trêve d’histoire, elle devait mettre un pied devant l’autre. Même si la petite lionne de Castral Roc avait bien envie de retourner dans ses terres natales très loin de ce mariage qu’elle ne voyait comme un malheur pour l’instant, elle resterait humble et cacherait les faux semblants. Tout le monde connaissait les frasques de son futur époux. Enfin, personne n’était la pour juger le tout, du moins, elle l’espérait. Certaine comme Emilia, jeanne Maura ou Tya avaient vu la nouvelle rose dans un état quelques peu secondaire.

La petite lionne du roc écouta vaguement les sermons. Dans un cas il en tenait davantage à Tristan. Elle n’avait jamais découché enfin, surtout parce que l’on ne pouvait le permettre à une gente et noble dame, mais Aliénor avait mainte fois suscité l’intérêt de plusieurs hommes dans ses terres natales. Il avait fallu plus souvent qu’autrement que le lion Gris s’en occupe ou même Tybolt. Oui elle avait eu des comportements ou elle frôlait catastrophe, mais jamais assez pour jeter la honte sur tout les Lannister. Seulement sur sa petite personne. Puis vint le temps de dire la phrase qu’elle redoutait certainement depuis trop longtemps maintenant.

Par ce baiser … je vous engage mon amour et vous prends pour … mon seigneur époux

Quelques petites hésitations du à la nervosité du moment, mais rien de très graves. Elle n’avait pas pris ses jupons et disparaitre sur un coup de tête. Quoique l’envie avait été tentante, mais Ni Tybolt, Ni Tya ne lui auraient pardonné ce geste. Elle devait garder la tète haute. Pour une fois, qu’elle ne voulait pas d’attention elle l’avait. Elle ne savait pas quoi faire. Et pourtant. Elle aurait bien voulu que les regards soit tournée vers quelqu’un d’autre. Tristan avait dit la phrase avec beaucoup plus d’assurance que son épouse.

Aliénor se perdit dans les pensées les plus sombres alors que le Septon soulevait le cristal et les unissait devant les sept et les gens du Septuaire. Elle n’était pas certaine d’être à la hauteur des attentes de la mère. Oui, elle pourrait toujours compter sur tout le monde et si elle n’arrivait pas à être comme tout le monde le voulait. Et si elle décevait Leo, Tybolt et tout le monde? Elle ne s’en remettrait jamais. Pourtant, elle le savait, elle aurait toujours le droit aux conseils sages de sa sœur, et ceux de son frère et de Maura. Se laissant revêtir le manteau de la famille de Hautjardin.

Le discours de Leo la fit sourire. Oui même loin du Roc, elle resterait la petite lionne. La lionne parmi les roses, disait-on parfois. Au bras de Tristan, elle lui offrit un sourire qu’elle remarqua recevoir aussi de sa part. Avait-il décidé de ne pas la mettre mal à l’aise tant elle l’était déjà. Aliénor cachait sa peine en se disant que si Tristan n’arrivait jamais à l’aimer, elle aurait au moins des enfants pour occuper ses journées et ses pensées. Elle ne voulait pas condamner son mariage toute suite, un mariage politique trouvait rarement de l’affection dans les débuts. Peut-être que l’héritier de Hautjardin arriverait à plaire bien plus à sa jeune épouse et se faisant pardonner quelques mauvais coups. Bref, Aliénor avait trop la tête dans les nuages pour penser correctement à l’avenir. La petite lionne répondit par un sourire à Lady Amélia. Le mariage franchi, Lady Amelia en restait un autre qui l’attendrait ou pas … Aliénor Lannister dormait dans un coin paisible de son être alors qu'Aliénor Tyrell prendrait place peu à peu dans l'esprit des gens.



 
 
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