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La première impression compte beaucoup Ϟ feat. Aelinor

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Message Mar 10 Avr 2012 - 16:44

Voilà plusieurs jours que la jeune lady Lucrezia chevauchait en direction de Port-Réal, cette chère capitale des Sept Couronnes. Au cours de ce voyage, elle eut tout le temps nécessaire pour repenser au stratagème que son père, son oncle et elle-même s'étaient efforcés de mettre en place; un plan qui, c'était certain, ne manquait pas d'audace ... Mais après tout, audace n'est pas toujours synonyme d'échec ! Bien au contraire. Certes, l'idée de Lord Ouestrelin se voulait culotée et présentait également quelques risques. Toutefois, sa fille était prête à les prendre en vue de la récompense qu'elle pourrait obtenir en retour si tout ce déroulait comme prévu. Oui, devenir princesse de Westeros, et reine dans un avenir pas si lointain, l'emplissait d'un délicieux frisson, d'une sensation qu'elle n'avait jamais ressentie au part avant : une sensation de plaisir, le plaisir de posséder le pouvoir entre les mains, une chose qu'elle désirait plus que tout depuis sa plus tendre enfance. Seulement, elle savait parfaitement qu'elle n'obtiendrait rien facilement, ou même en claquant des doigts. Si elle voulait atteindre son objectif elle devrait se battre, se montrer sournoise et faire preuve de détermination, de ruse, de stratégie et d'intelligence. Bref, tout ce qu'elle avait pu apprendre au fil des années. Tout ça pour dire qu'elle se sentait prête, qu'elle se sentait capable de réussir et qu'elle ne craignait absolument pas la "concurrence". En effet, aux dernières nouvelles elle n'était pas la seule à vouloir conquérir le prince Daeron, c'était aussi le cas de la jeune Alys Trant qui avait une longueur d'avance sur elle puisqu'elle était visiblement déjà sa promise. Enfin, techniquement parlant, car d'après les rumeurs le jeune Targaryen ne se gênait pas pour coucher à droite à gauche sans se soucier de la femme qui deviendrait sous peu sa future épouse. Peut-être n'était-elle pas assez intéressante, ou assez belle ? Peut-être ne lui apportait-elle pas ce dont il avait envie ? Tant de possibilités possible ... En tous cas, la jeune Ouestrelin était certaine d'une chose : ce ne serait pas son cas. En réalité, elle se moquait bien du prince. Après tout ce qu'elle avait entendu à son sujet, elle ne le considérait pas vraiment comme quelqu'un dont elle aimerait partager la vie jusqu'à la fin des temps, et s'il n'avait pas été l'héritier du trône il est certain qu'elle ne se serait jamais intéressée à lui. Mais voilà, il était l'héritier du trône et il avait déjà une épouse programmée, ce qui faisait d'Alys la rivale de Lucrezia, une rivale qu'elle était prête à écraser sans états d'âme. Lorsqu'on joue au jeu des trônes il n'y a pas de place pour les sentiments, seulement pour la compétition, les manigances, les manipulations et les coups bas, des instruments qui n'étaient pas étrangers à la descendante des Ouestrelin et dont elle était prête à se servir sans aucune modération.

Soulevant le rideau de la diligence, Lucrezia aperçue par la fenêtre les tours du Donjon Rouge de Port-Réal. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Son voyage touchait désormais à sa fin et son aventure allait, enfin, pouvoir commencer. Pénétrant dans la cité, la jeune femme prit le temps de regarder chaque monument, chaque ruelle afin de les enregistrer dans sa mémoire. C'était la première fois qu'elle venait à la capitale depuis bien longtemps, la dernière fois elle devait être âgée tout juste de cinq ou six ans, son père l'avait emmené sa mère, sa sœur et elle afin de venir rendre visite à son oncle, chevalier dans l'armée royale. Soudainement, elle se souvint que déjà à cette époque là, elle s'était sentie comme chez elle dans la capitale, signe qu'elle était bel et bien faite pour ce monde, faîte pour la cour et pour tous ces jeux de pouvoirs, jeux auxquels elle allait pouvoir prendre plaisir à jouer maintenant qu'elle vivrait ici à l'année. Au bout de quelques minutes, son moyen de transport vint s'arrêter devant les portes du palais. La porte de la diligence s'ouvrit, et, saisissant la main de l'une de ses servantes pour qu'elle l'aide à descendre, la brune sortit de son carrosse et leva la tête pour admirer le spectacle qui s'offrait à elle. Son séjour en ces lieux ne serait certainement pas de tout repos, mais au moins, il serait plus agréable que celui qu'elle avait en Terres de l'Ouest, surtout depuis que les Fers-nés avaient envahis la région. Là-bas, plus personne n'était en vraiment en sécurité. Au moins, ici elle le serait. Quoi que, rien n'était moins sûr.
Alors qu'elle posait les yeux sur les portes, Lucrezia se souvint de l'un des conseils que lui avait donné son père, peu de temps avant son départ : "ne fait confiance à personne une fois là-bas. Tout individu qui ne partage pas notre secret est un ennemi". Ces paroles raisonnaient encore et encore dans sa tête. Même si elle l'aurait voulu, jamais elle n'aurait pu les oublier. Quoi qu'il en soit, elle n'était pas venue pour se faire des amis, mis à part si ces amis pouvaient lui apporter quelque chose en retour. Et même si c'était le cas, jamais elle ne baisserait la garde, elle était bien trop prudente et maligne pour ça, et surtout, elle tenait bien trop à la vie. Tout comme son père, son instinct de survie était plus fort que tout, peut être même plus encore que sa soif de pouvoir ... Ou presque tout du moins.

Peu de temps après son arrivée, quelques soldats vinrent "l'accueillir" et lui demander ce qu'elle venait faire ici. Elle se présenta, leur disant qu'elle était la, ou l'une, des nouvelles dames de compagnies de la reine Aelinor. Sans perdre de temps, les soldats lui annoncèrent qu'elle était en effet attendue et que la reine elle-même avait demandée à ce qu'elle soit conduite dans la salle du trône à sa venue afin qu'elles puissent toutes deux se rencontrer, pour la première fois. En cet instant, Lucrezia remerciait par l'esprit son oncle, qui était parvenu à user de son influence afin d'obtenir ce "poste" pour sa nièce. Il l'avait néanmoins prévenu, la reine n'était pas réputée pour être une femme facile à impressionner, ou même de qui il était facile de se faire apprécier. Ainsi, elle devrait sans aucun doute user de tout son charme et de toute son intelligence afin d'attirer son attention et de se faire aimer d'elle. C'était une obligation dans son plan, si elle ne parvenait pas à obtenir le soutien de la reine, qui n'était autre que la tante de Daeron, et du père de ce dernier, jamais elle ne parviendrait à évincer cette petite grue qui occupait, et occuperait dans le futur, la place qu'elle désirait avoir. Oui, charmer Daeron était aussi une étape du plan, mais s'attirer la sympathie de ses proches pourrait s'avérer tout aussi efficace, si ce n'est plus. En prouvant qu'elle était supérieure à tous les niveaux à Alys Trant, Lucrezia espérait pouvoir arriver à ses fins. Bien sûr, ça n'arriverait pas du jour au lendemain, ça demanderait certainement plusieurs semaines, si ce n'est plusieurs mois d'efforts pour arriver à un tel résultat, mais elle était prête à les endurer, et qui plus est avec le sourire. On obtient rien sans efforts, ni même sans se montrer combative. Encore une chose qu'elle avait apprise grâce aux mâles de sa famille. En l'occurrence, cette fois-ci c'est une leçon qu'elle tenait de son oncle.
Une fois sortie de ses pensées, Lucrezia se décida à suivre ces guerriers jusqu'à la salle du trône. Pour se rendre jusque là-bas, elle dût traverser plusieurs couloirs et croiser un certain nombre de gens qu'elle ne connaissait absolument pas et qui ne cessaient de la dévisager. Toujours est-il qu'il en fallait plus pour l'intimider. Peu importe qui posait des regards indiscrets sur elle, elle continuait d'avancer, la tête haute. Lorsqu'elle arriva finalement dans la salle du trône, les gardes l'abandonnèrent en compagnie de ses servantes, lui faisant savoir que la reine arriverait aussi vite que possible. Seule dans la pièce, enfin si on oubliait la présence de ses servantes et de ses valises, Lucrezia posa les yeux sur le mythique trône de fer, trône qu'elle voyait pour la première fois de ses yeux depuis sa venue au monde. Elle fît quelques pas en sa direction, les yeux figés sur lui. Il était plus beau, plus imposant et impressionnant que dans tous ses rêves. Son regard était plein d'admiration et d'envie, l'envie un jour de s'asseoir dessus et de régner sur les sept couronnes, non pas en tant que simple épouse, mais en tant que véritable reine. Bien sûr, elle savait ceci irréalisable ... Les Targaryens régnaient sur le pays depuis des siècles. Elle était née dans la mauvaise maison. Mais peu importe, le simple fait d'être reine, out tout d'abord princesse, et d'obtenir la gloire et le pouvoir grâce à ce statut suffirait à faire son bonheur.

Dorénavant, il lui fallait faire preuve de patience, attendre qu'Aelinor Targaryen daigne la rejoindre dans cette salle et l'honorer de sa présence. Cette attente lui donnait au moins l'occasion de se préparer, de préparer un discours ou de chercher quelques sujets de conversations, chercher des réponses à toutes les questions que la reine pourrait lui poser une fois qu'elle se trouverait devant elle. Lucrezia ne voulait aucunement laisser place à l'imprévu, chacun de ses mots devait être soigneusement choisi, chacune de ses phrases devait servir un but et non pas être prononcée pour remplir le vide. La première impression était la plus importante, elle en était consciente, et elle tenait à faire bonne impression, tout son avenir, tout le plan que sa famille avait mis en place reposait sur ça, reposait sur elle, et il était hors de question qu'elle échoue, hors de question.

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Message Mer 11 Avr 2012 - 3:56

Dorne ... elle avait senti l’air infeste de Port-Real qu’elle aurait bien fait d’y remettre les pieds avant même de savoir que son retour allait être d’un malheur désespérant. Elle était bien dans les sables chauds de Dorne. Loin de Freuxsanglants ou encore même d’Aerys. Un n’allait pas sans l’autre. Elle avait eu pleinement d’attention à son sujet. Elle avait aimé ce moment de détente. Elle avait eu le droit d’avoir cette paix intérieure. On ne la jugeait pas et elle restait d’un calme serein. C'était presque perturbant de voir le visage de la reine qui ne réagissait plus si durement. On se demandait presque si cela était plausible qu’elle ne tente pas de cracher le feu sur un des ses amis du Donjon Rouge. Elle avait été ravie de faire connaissance avec la petite princesse de Dorne. Elle regrettait parfois que sa vie ne fut pas comme elle l’entendait réellement. Elle avait toujours voulu le respect. Un fils ou encore une fille à chérir. Elle aurait voulu avoir quelqu’un qui était la pour elle. Aujourd’hui elle n’était pas aimée et ne cherchait surtout plus à se faire aimer. Elle était strict sauf envers quelques hommes ou même dame de compagnie. On ne rigolait plus avec la reine.

Le seul soupçon de tricherie ou même d’affiliation à un ennemi la rendait si frustrée qu’elle ne prenait même pas le temps de remercier. Bien des dames avaient retrouvé leurs effets personnels et leur maison. Il n’y a en avait qu’une seule qui lui était resté toujours fidèle. Et pourtant si jeune. Elle avait épousée son capitaine de sa garde. Un homme tout à fait à l’opposé de la reine, mais qu’elle ne pouvait s’empêcher d’aimer. Il avait le même âge qu’elle, si ce n’était pour dire moins. Elle avait oublié qu’il était presqu’aussi jeune quand elle l’avait rencontré la première fois. Il avait toujours prouvé sa loyauté et la reine s’amusait â le mettre à l’épreuve.

Trahison, mensonge et hypocrisie. Si vous ne l’Aviez pas, vous ne surviviez pas longtemps au Donjon Rouge. Elle l’avait vue et remarqué. Elle n’avait peut-être plus de pouvoir, mais elle n’en avait jamais eu réellement. Maekar en avait, il en aurait. Elle était certainement certaine d’elle. Aerys n’était pas dans le cœur des gens de Westeros. Elle non plus et cela malgré elle. Elle avait bien peur que son mariage déjà apocalyptique avec ce bibliothécaire de roi, lui rendait la tache ardue. Elle parlait au nom de son frère Maekar, prince de Lestival. C’était plus facile.

Le soleil était revenu dans les rues de Port-Real. Forteresse infecte qui la gardait prisonnière. Quelle honte de ne pouvoir faire ce qu’elle voulait. Bref, elle n’avait pas envie de sortir, non plus. Elle passait ses journées avec la reine mère. Myriah Targaryen venait de ravoir une deuxième fille. Elle n’avait pas encore explosé de colère. Elle rendait visite à Aerys presque chaque jour. Elle parlait à un frère, qui la fixait au lieu d’un livre. Elle se confiait, mais elle avait mis ses règles. Jamais il ne devait lui dire le nom de son oncle. Il ne devait pas lui donner d’ordre et encore moins de lui demander de régler ses problèmes avec le … le batard. Il l’avait respecté. C'était peut-être pour cela qu’elle était de bonne humeur.

La reine se leva de son secrétaire et regarda la jeune suivante enfin la seule qui lui restait, après tant d’années. Ouvrant les coffres dorés, Rosaline prit les bracelets de la reine. Elle lui tendit la main et elle prit ses bracelets en or. Des dragons qui s’entortillaient autour de ses poignets. Alors qu’elle se retournait, Ser Walter s’inclina bien bas, avant de se relever et offrir un sourire à la jeune suivante de la reine. Aelinor fit comme si elle n’avait rien vu. Leur jeu était amusant. Elle aurait peut-être agi différemment si elle avait été mariée à un autre homme.

Vous devenez maitre en art de la discrétion très cher. Je ne vous ai point entendu rentrer.

Votre Majesté, elle est arrivée. Elle vous attend dans la salle.

La jeune femme regarda la reine avant de glisser un sourire ou deux au chevalier de la garde de la reine. Le regard de la reine essuya ce petit coté trop amoureux de sa dame et de son Ser. Elle leur offrit aussi un regard d’incompréhension. Qui pouvait bien l’attendre. C'était Brynden qui s’occupait des arrivants au château. Enfin, c’était lui qui avait repris en quelques sortes le rôle de régent.

Qui m’attends. Je n’ai demandé personne, lança-t-elle, en regardant la jeune blonde.

La petite Ouestrelin. Vous deviez prendre la nièce de …

Une autre petite jouvencelle qui va me créer des problèmes. Je croyais en avoir assez avec ce trône.

Pourtant, vous sembliez prompt à la mettre à votre service, avant de partir pour Dorne. Vous aviez même cru que cela ferait du bien puisque vos dernières dames … eh bien, elles ont quittés votre service.

Elle avait peut-être dit ca. Peut-être qu’elle avait dit oui. Elle se surprenait dans les dernières semaines. Elle n’oubliait pas la pseudo menace que les sept faisaient peser sur sa tête. Elle était habituée avec le temps. On ne savait pas qui était votre ami ou votre ennemi. Il ne fallait pas faire autrement. Vous surveiller vos arrières et voila. Pressant sa suivante, elle se donna un air présentable. Elle ne sortait pas du Donjon et encore moins de ses appartements. Elle s’évitait par ce fait de rencontrer le Freux. Elle n’avait même pas demandé à voir son frère et encore moins son neveu. Elle voulait être seule. Beaucoup plus présentable qu’il y a quelques minutes, elle descendit et traversa les couloirs dans lesquels jadis, elle avait couru en jouant à ses jeux. Un temps ou Baelor était vivant et que Maekar était encore jeune. Elle avait sa tante près d’elle et s’amusait comme tout enfant. Le bon temps qu’elle n’oubliait pas. Chaque pas qu’elle faisait sur les dalles du Donjon résonnait dans les couloirs. Apparaissant devant la jeune femme, elle ne souriait pas. Autant s’y faire. Elle ne verrait jamais la reine réellement sourire. Elle ne s’excusa pas de son retard. La reine n’était jamais en retard, les autres l’étaient ou étaient en avance. Elle devrait s’y faire. La reine n’était pas une femme que l’on impressionnait par une simple prouesse. Il fallait du temps et la jeune fille du Lord Ouestrelin allait en avoir le plaisir de le découvrir.

Lady Lucrezia, bienvenue au Donjon Rouge, votre nouvelle demeure.

Si vous survivez dans ce monde ingrat, pensa la reine. Inutile d’offrir cette pensée à nouvelle venue. Elle savait accueillir les gens. Elle regarda sa dame qui était déjà derrière elle. Elle espérait seulement de ne pas avoir une petite fille qui se chercherait une mère, parce que la pauvre enfant ne réussirait pas à se faire allier avec sa reine. Aelinor la dévisagea. Lord Ouestrelin n’était certainement pas un homme dupe. Elle avait longtemps parlé avec l’oncle. Elle était plutôt jolie. Elle espérait seulement qu’elle ne vanterait pas sa beauté au Donjon. Même avec l’âge la Seastar restait la femme la plus belle. Certes Aelinor allait fixer des règles qui étaient les mêmes pour Rosaline.

J’espère que vous avez fait bon voyage. Votre père doit certainement être heureux de vous voir entre de bonne main. J’avoue avoir été surprise des éloges de votre oncle. Je vous présente Rosaline. Une de mes toutes premières dames. Elle vous montrera vos appartements. Elle sera votre guide à travers les couloirs du chateau. Vous rencontrerez plus tard Kathleen. Ma seconde dame.

Elle n’était pas là pour être gentille. Elle avait une réputation et espérait que la petite saurait ne pas trop plier genoux. La reine détestait quelqu’un qui se pliait seulement pour vous faire plaisir. Lucrezia devait faire attention. Elle gardait plutôt un ton neutre. C’était son rôle qui le voulait. La seule différence que la jeune femme de l’ouest verrait c’est l’amitié qui s’était créée entre elle et sa dame. Ses secrets, ses armes et sa vie, Rosaline la connaissait, Lucrezia n’y aurait pas le droit. Kathleen était ses yeux et ses oreilles. Lucrezia aurait le temps de connaitre les deux dames.

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Message Mer 11 Avr 2012 - 13:19

Elle resta figée pendant quelques instants, faisant preuve de patiente, prenant le temps d'examiner le trône plus en détails, ainsi que chaque recoin de la pièce. Cette salle ne manquait pas de classe, c'était certain, mais pouvait-on s'attendre à autre chose du Donjon Rouge ? Après tout un endroit où reines et rois vivaient depuis des décennies se devait d'être synonyme de luxe et d'architecture parfaite. Vivre entre ces murs devait sans aucun doute être très agréable, même plus que cela. Pouvait-on seulement espérer mieux ? Sûrement pas. Lucrezia s'imaginait déjà passer toutes ces journées au sein de cette forteresse, à l'explorer et à profiter de chaque instant. Cette vie à la cour, c'est ce dont elle avait envie depuis des années et des années, depuis son plus jeune âge. Aujourd'hui, son rêve le plus fou devenait enfin réalité et elle comptait bien en profiter le plus possible et ne laisser personne lui gâcher son plaisir. Certes, elle n'était pas venue pour prendre du plaisir ou pour se tourner les pouces. Mais puisqu'elle était là, elle comptait bien profiter de la situation ... Il lui fallait bien sauver les apparences. Quoi qu'il en soit, jamais elle ne perdrait son objectif de vue, elle aussi tenait bien trop à ce plan pour le laisser échouer. Toutefois, elle devait se montrer prudente et ne pas se précipiter. La première étape, qui n'était pas la plus facile, consistait à plaire à la reine. Se faire apprécier et aimer d'elle ne serait pas évident, et ne viendrait certainement pas dés la première rencontre. Mais si elle parvenait déjà à lui plaire, à lui faire bonne impression, c'était une première victoire. Son oncle l'avait prévenue, la reine était difficile à impressionner et de plus, elle détestait les lèches bottes. Avec ça, la jeune Ouestrelin savait à quoi s'en tenir. Elle savait du moins ce qu'elle ne devait pas faire. Finalement, elle devrait tout simplement rester elle-même, sans cependant faire preuve de trop d'arrogance. C'était tout de même la reine des Sept Couronnes qui se trouverait dans quelques instants face à elle, et pas n'importe quelle femme appartenant à la noblesse ... Elle devrait alors rester elle-même, tout en faisant un minimum preuve de retenue et de politesse. La politesse ne serait pas un problème, elle était allée à bonne école. La retenue, en revanche, serait peut être un peu plus difficile. Habituellement, Lucrezia n'était pas une jeune femme impulsive ou qui agissait sans réfléchir, au contraire, elle n'était nullement impatiente. Néanmoins, lorsqu'elle avait quelque chose à dire, elle le disait, et elle ne passait pas par quatre chemins pour le faire. C'était une femme plutôt franche si on peut dire. A savoir maintenant si Aelinor Targaryen apprécierait cette franchise ... Lucrezia n'avait pas le droit à l'erreur, elle devait faire un parcours sans fautes, sinon tout ce que son père, son oncle et elle-même avaient prévus pourrait être compromis. Seulement, se mettre la pression n'était pas la bonne solution, ça ne ferait que jouer en sa défaveur. Elle devait se relaxer, se détendre et improviser, chose qu'elle n'allait pas tarder à faire puisque derrière elle, elle entendait les portes de la salle du trône s'ouvrir.

Aussitôt qu'elle entendit le bruit des portes, elle se retourna, mourant d'impatience à l'idée de savoir qui était sur le point de pénétrer dans la salle. Pour une fois, elle faisait preuve d'impatience, elle qui était d'un naturel plutôt calme et sereine mourrait littéralement d'excitation en cet instant. C'est alors qu'elle posa les yeux sur elle, la reine Aelinor. Elle était beaucoup plus impressionnante que dans son imagination, ses longs cheveux blonds mettant son visage en valeur. Son visage ne laissait transparaître aucune réelle émotion, difficile de savoir si elle était heureuse, malheureuse, sur les nerfs ou quoique ce soit d'autres. Néanmoins, même si elle avait beaucoup de présence, et donc se montrer particulièrement intimidante sans même prononcer le moindre mot, Lucrezia n'était pas décidée à se laisser démonter, elle resterait la tête haute jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. Peu importe la tournure que prendrait cette première rencontre elle resterait elle-même.
La reine avança dans sa direction, chaque pas qu'elle faisait la rapprochait de sa dame de compagnie. Elle était d'ailleurs suivie par une autre femme qui devait, justement, être l'une de ses dames de compagnies. Lucrezia ne prononça pas le moindre mot, elle fît signe à ses servantes, d'un simple regard, de rester elles aussi discrètes et de ne pas prononcer le moindre mot. Hors de question que quelque chose tourne mal à cause d'elles. Désormais, la reine se trouvait face à elle et à vrai dire, la jeune descendante des Ouestrelin ne savait pas vraiment qu'elle attitude adopter : devait-elle la regarder dans les yeux ? Baisser la tête ? Elle resta fidèle à elle-même et la regarda dans les yeux avec un léger sourire, un sourire qui se voulait sincère et rempli d'admiration car même si Lucrezia espérait quelque chose de la reine, elle restait un modèle pour elle, une femme forte et indépendante qui possédait le pouvoir entre ses mains. Bref, elle était tout ce qu'elle rêvait de devenir un jour, une femme pour qui elle éprouvait une grande admiration.
    - Lady Lucrezia, bienvenue au Donjon Rouge, votre nouvelle demeure.
    - Merci ma reine, dit-elle en faisant une révérence et en baissant légèrement la tête en signe de respect. C'est un plaisir pour moi d'être ici, cet endroit est réellement d'une grande beauté.
Première réplique placée mais le plus dur restait encore à faire, Lucrezia devait assurer tout le long de cette conversation et ne pas relâcher ses efforts. Toutefois, elle ne devait pas non plus se montrer trop "parfaite", la perfection n'est jamais très agréable ... Qu'est-ce qu'elle était entrain de faire là ! De se mettre la pression ? C'était inutile. Elle ne cessait de se rappeler une chose depuis le début : rester naturelle, et faire preuve d'audace, sans pour autant aller trop loin. Elle devait s'en tenir à ces quelques règles et il adviendra ce qu'il adviendra. Point final. Lucrezia se plaisait tout de même à espérer que les dieux se trouvaient de son côté et la soutenait durant ce moment.
    - J’espère que vous avez fait bon voyage. Votre père doit certainement être heureux de vous voir entre de bonne main. J’avoue avoir été surprise des éloges de votre oncle.
Et une première claque, une. Aelinor avait été surprise des éloges de son oncle ... Que voulait-elle dire par là ? Cette phrase pouvait avoir des dizaines de significations, tout dépendait de la façon dont on l'interprétait. En prononçant ces mots, la reine pouvait tout simplement dire qu'elle avait été "stupéfaite" par les éloges que son oncle avait fait sur elle, ou alors, qu'elle ne pensait pas qu'une fille issue de la noblesse mineure des sept couronnes puissent remplir les qualités qu'Ormond Ouestrelin lui avait compté ... Si cet imbécile en avait fait trop, elle ne manquerait pas de le lui faire remarqué lors de leur prochaine rencontre. Quoi qu'il en soit, Lucrezia resta de marbre et se contenta, encore une fois, de sourire légèrement avant de répondre aux paroles de la reine :
    - Il fût tout ce qu'il y a de plus ordinaire je dois dire, nous avons eu la chance de ne rencontrer aucun problème sur la route. Quant à mon père il ne pourrait être plus heureux, il m'a d'ailleurs demandé de vous transmettre ses remerciements, et ses salutations, à vous ainsi qu'à toute votre famille. En ce qui concerne mon oncle j'ignore ce qu'il a pu vous raconter mais il a parfois tendance à en faire des tonnes, comme tous les hommes d'ailleurs.
Sa dernière réplique fût accompagnée d'un léger rire qui restait tout de même discret. Elle espérait alors détendre l'atmosphère. Elle ignorait si sa tentative serait couronnée de succès ou si la reine de Westeros resterait insensible à cela. En tous cas elle aurait essayé. Puis vint le moment des présentations, moment où Aelinor Targaryen lui présenta la fameuse femme qui l'accompagnait :
    - Je vous présente Rosaline. Une de mes toutes premières dames. Elle vous montrera vos appartements. Elle sera votre guide à travers les couloirs du château. Vous rencontrerez plus tard Kathleen. Ma seconde dame.
Elle s'appelait donc Rosaline. Lucrezia se contenta de la regarder brièvement en souriant. Elle ne la connaissait encore pas mais elle espérait se trouver en elle une alliée, ou en tous cas pas une ennemie. Si leurs relations restaient neutres peu importe, la jeune dame ne tenait juste pas à ce qu'elles soient mauvaises. D'après les dires de la reine, elle avait une autre dame de compagnie qui se nommait Kathleen et qu'elle, visiblement, rencontrerait plus tard. Ainsi, Lucrezia occupait la place de troisième dame de compagnie ... Un chiffre avec lequel elle n'était pas familier, mais qu'elle apprendrait à apprécier, ou tout du moins à faire avec.
    - Entendu. Il me tarde de visiter ce château, et de découvrir le reste de la capitale, cela fait tellement longtemps que je ne suis pas venue. La dernière fois je n'étais encore qu'une enfant et découvrir de nouveau cette ville à travers des yeux adultes ne peut qu'être une aventure des plus agréables.
Que pouvait-elle ajouter maintenant ? Elle ignorait si la reine avait du temps à lui accorder ou bien si elle était tout simplement venue pour l'accueillir. Si c'était le cas, elle refusait de démarrer un nouveau sujet de conversation, elle ne ferait alors que la retenir et l'ennuyer, ce qu'elle ne voulait absolument pas. Mais d'un autre côté, si elle avait du temps, apporter le silence serait un véritable affront. Que devait-elle se risquer à faire ? Interroger la reine pourrait également être très culoté de sa part ... Dur de prendre une décision.

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Message Jeu 12 Avr 2012 - 3:30

Le regard de la reine signifiait tout et rien. Elle allait être chargée d’une autre pucelle. Elle espérait qu’elle n’était pas aussi frivole que la dernière qu’elle avait renvoyée dans ses terres. Elle n’aurait pas supporté une année entière avec cette enfant qui faisait les beaux yeux et qui faisait tout pour vous plaire. Elle détestait. Aelinor avait même le malin plaisir de provoquer des mariages. C’était un passe-temps quelques peu ennuyant, mais c’était amusant de voir les pères céder à ses caprices. Peut-être que si elle aimait la petite fille de l’Ouest, elle la garderait à son service. Elle disait bien peut-être. Quand elle était trop jeune, elle avait parfois trop d’ambition et c’était quelques peu casse pieds parfois.

Aelinor chercha du regard sa dame avant de lui offrir un sourire très discret. La reine ne survivait pas à ses dames, ses dames devaient survivent à la reine. Elle était stricte, mais elle pouvait être aussi votre meilleure alliée. Il fallait seulement trouver le moyen qu’elle soit dans votre camp. Il y avait certains critères, mais il y en avait un sur lequel elle ne lésinait pas. C'était sur la loyauté. Malheureusement ce mot était quelques peu trompeur parfois. La reine ne doutait plus de la loyauté de Rosaline et Kathleen. Elles avaient faites leur preuve depuis longtemps.

La reine ne répliqua rien au sujet du Donjon Rouge. Très petite, elle avait toujours aimé cette pièce. Elle avait toujours aimé le Donjon qu’elle ne voyait pas comme une prison trente ans plus tard. Elle détestait cet endroit désormais. C’était un peu pourquoi, elle essayait de partir quelques fois. Malheureusement, elle ne pouvait pas faire comme bon lui semblait. Elle devait rester sous la protection du Donjon Rouge et ses affreux dents de freux. Elle ne les supportait pas. Elle se demandait si l’oncle n’était pas un pion de son ennemi. Elle devrait assurer ses arrières encore une fois. Comme si elle avait besoin de faire autrement.

Cette chance n’est pas donnée à n’importe quelle noble. Sachez que bien des jeunes filles paieraient cher pour la chance que vous avez.

Elle aimait bien cette formulation. «J’avoue avoir été surprise des éloges de votre oncle. » Une phrase a double tranchant. Elle aimait l’utiliser quand elle parlait avec une nouvelle. La réponse était presque toujours la même et encore, elle ne se lassait pas d’entendre la réplique. Ha oui, les pères, les oncles, tous les mêmes. Les mères pouvaient aussi être très mères poules. L’oncle de la petite Ouestrelin savait s’y prendre pour attirer son attention. Il aurait pu lui vanter ce qu’il voulait, elle n’aurait jamais céder. Aelinor voulait voir de nouveaux visages. Était-ce une des raisons qui l'avait amené à accepter? Peut-être. Elle s’ennuyait à mourir dans cette prison que la petite trouvait si belle.

En des temps trouble, il faut considérer cette chance. Vous lui transmettrez mes salutations, et que les sept protègent vaillament ses terres. Et pourtant, il a été très direct. Pas trop de louanges.

La reine s’accorda une pause et ne jeta pas de regard derrière elle. Rosaline et son chevalier servant devait s’amuser, comme elle les connaissait. Elle les laissait faire. Leur petit regard amusait la reine. Au moins, elle avait deux personnes qui l’appréciaient. Lucrezia comprendrait assez vite, qu’elle n'aurait jamais le même privilège que Rosaline. Aucune dame ne pourrait l’avoir. Rosaline avait seize ans lorsqu’elle était au service de la reine. Aelinor n'était qu’une princesse malheureuse et elle avait eu le droit à cette compassion que l’on accordait que trop rarement à une enfant gâtée. Sortant de ses pensées, elle continua :

Je ne suis pas une personne très sensible vous le comprendrez à force de me côtoyer. J’accorde un temps pour tous. Mais mon manque de sentiment ne fait pas de moi, une personne totalement exécrable. J’ai mes règles et tant que vous le suivez je n’aurai rien à vous reprocher.

Une consistait à ne jamais se montrer dans la bibliothèque d’Aerys. Une autre était tout aussi simple. Ne pas émettre un quelconque avis sur la main. Lucrezia saurait tôt ou tard ce qui la liait ou pas à son royal oncle batard. La ou son mari faisait un pèlerinage libraire. Elle n’aimait pas que son mari croise le regard de ses dames. Que pourrait-il raconter d’intéressant, sa dernière conversation philosophique ou religieuse. Les mille et une traitrises que sa sœur aimerait bien faire contre lui? Non, elle préférait que personne ne croise son mari et frère. Elle arrivait à peine à lui soutirer quelques mots, alors qu’elle essayait d’être gentille.

Ser Walter !

Oui ma reine?

Faites transporter les valises de Lady Ouestrelin dans ses appartements. Ces servantes seront certainement contentes de commencer cette tâche.

Le chevalier acquiesça d’un signe de la tête et la reine se retourna vers la jeune femme. Elle eut un sourire. Il lui arrivait de sourire. La reine offrait sa colère à qui de droit. Même si ses accès de colère était que trop présent, mais elle s’y faisait avec le temps. Aelinor avança vers sa nouvelle dame et lui fit signe de la suivre. Elle n’allait pas rester plantée dans cette pièce avec ce trone dont elle n’avait aucun droit. Traversant quelques couloirs que les dragons surveillaient, la reine ouvrit la bouche.

Il y a bien plus à découvrir que la capitale, en ma compagnie. Les terres de la couronne ne sont pas les Terres de l’Ouest. Montrez vous rusé et vous saurez vous faire aimer par certain et haïr par d’autres. Mes alliés et mes amis ne sont pas nécessairement les votre, tout comme mes ennemis. La pitié est reléguée au dernier plan. Montrez une seule de vos faiblesses et l’on prendra plaisir à vous torturez avec. Il y a des alliés meilleurs que d’autres, il suffit de bien chercher et de le trouver, c’est le seul conseil que je peux vous fournir.

Les dragons n’avaient pas tous le même regard. D’autres étaient bien plus trompeur. Avec le temps, elle saurait les différencier. D’un coté, valait mieux ne pas trahir la Targaryen car le feu qui bouillait son sang était toujours prêt à être craché pour vaincre ses ennemis. La reine ouvrit la porte sur une pièce beaucoup plus chaleureuse que pouvait être la grande salle. C'était ici, qu’elle rencontrait souvent sa mère, la reine mère. Le soleil y était en permanence. Une pièce que la reine affectionnait particulièrement quand elle était seule. Elle invita la jeune femme à prendre place et laissa la domestique lui tendre une coupe. La reine prit place et regarda la jeune enfant de son regard violacé.

Allons, assez parler de moi et du Donjon Rouge. La parole est à vous très chère enfant. Il y a bien une raison pour que votre oncle m’offre de vous prendre à votre service.

Par chance, elle avait droit à une autre reine. Elle était moins sèche. Elle voulait comprendre les motivations de se retrouver avec la plus colérique des femmes. Serait-elle satisfaite de la réponse, elle ne le savait pas. Au moins, elle savait se tenir, contrairement à ce qu’elle avait déjà eu.
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Message Jeu 12 Avr 2012 - 14:07

Lucrezia ne perdait pas confiance et ne se laissait pas démonter par le regard si mystérieux de la reine des Sept Couronnes. Après tant d'années passées à gouverner, cette dernière avait du apprendre à rester de glace dans toutes les situations, surtout lorsqu'elle rencontrait une personne pour la première fois et qu'elle ne pouvait être certaine de sa bonne foi. La jeune Ouestrelin pouvait-elle réellement lui en vouloir ? Pas vraiment non, il était du devoir d'une reine de se montrer prudente et de savoir différencier ses amis de ses ennemis. Pour l'instant, Lucrezia ne rentrait dans aucune de ces deux catégories, même si bien entendu elle espérait un jour faire partie de la première catégorie, ou au moins être jugée digne de confiance par Aelinor. Elle savait que cela prendrait du temps, mais malheureusement elle n'avait pas des décennies devant elle si elle souhaitait que son plan fonctionne ... Il lui faudrait donc mettre les bouchées doubles sans pour autant se montrer trop insistante. De plus, elle devrait essayer de repérer les amis de la reine, les personnes à qui elle faisait confiance, afin de se faire apprécier d'eux et que le bouche à oreille fonctionne. A la cour comme partout, des potins circulaient, et si Lucrezia venait à s'attirer les faveurs d'individus proches de la reine, ces derniers, s'ils venaient à être interrogés, ne pourraient que faire l'éloge de sa personne et ainsi, servir ses intérêts dans même le savoir. En parlant de personnes proches de la reine, la jeune femme des Terres de l'Ouest ne manqua pas de remarquer le regard et le sourire échangé entre Aelinor Targaryen et Rosaline, sa première dame de compagnie. Cette attitude ne pouvait signifier qu'une seule et unique chose, un lien très fort unissait la reine à sa suivante. Elle avait confiance en elle et même plus que ça, elles étaient certainement toutes deux devenues de très bonnes amies. Intéressant ... Lucrezia venait alors de trouver la première personne avec qui elle devrait tisser des liens, avec qui elle devrait s'entendre si elle ne voulait pas que tous ses beaux projets tombent à l'eau. Comme quoi, se montrer observatrice servait dans n'importe quelle situation. Maintenant, le plus dur restait à faire ... Après tout, Lucrezia ignorait tout de cette fameuse Rosaline, elle ignorait sa situation, elle ignorait ses goûts, elle ignorait tout simplement qui elle était. Néanmoins, elle profiterait de la première occasion pour apprendre à faire sa connaissance, elle pourrait se montrer très sympathique, ce qui rendrait toute cette histoire beaucoup moins difficile, peut être même presque agréable et la supercherie pourrait se transformer en une amitié sincère, qui sait ... Même si Lucrezia n'était pas venue pour se faire des amis, pouvoir discuter de temps en temps avec quelqu'un, se confier etc. Pourrait être un très bon moyen d'évacuer la pression, et aussi de parler des divers sujets de conversation qui envahissent la cour. Mais pour l'instant, la jeune brune était encore en compagnie de la reine et elle comptait bien profiter de ce moment jusqu'à la dernière seconde.
    - Cette chance n’est pas donnée à n’importe quelle noble. Sachez que bien des jeunes filles paieraient cher pour la chance que vous avez.
Il est vrai qu'énormément de jeunes filles rêveraient d'être à la place de Lucrezia, et elle en était parfaitement consciente. C'était le rêve de n'importe quelle fille de la noblesse de venir un jour s'installer à la capitale et de rencontrer des personnes influentes, des personnes intéressantes et d'apprendre. Pour certaines, c'était également l'occasion de rencontrer un futur mari, un mari qui appartiendrait à une famille noble beaucoup plus influente que la leur et qu'elles souhaiteraient conquérir. Beaucoup ne venaient à la cour que pour cela, pour se marier, sous les ordres d'un père le plus souvent. Lucrezia, elle, était venue certes suite aux "ordres" de son père, mais aussi par ce qu'elle le souhaitait. Ce n'était pas un époux qu'elle recherchait, en tous cas pas en premier lieux ... Ce qu'elle voulait, c'était le pouvoir et si même pour avoir le pouvoir elle devait passer par la mariage, l'homme qu'elle était venue séduire ne l'intéressait nullement. En réalité, elle n'avait jamais eu l'occasion de le rencontrer en personne mais d'après les rumeurs qui circulaient sur lui, elle était plutôt heureuse de son sort. D'après ce qui ce disait, la seule chose que le prince Daeron aimait d'avantage que les femmes, c'était l'alcool. Pas très glorieux pour un prince, n'est-ce pas ? Enfin, il pouvait se permettre de faire ce qu'il voulait, personne n'était en position de le juger, ou du moins, pas face à face, si on oublie le reste de sa famille. Quoi qu'il en soit, elle devrait le rencontrer un jour ou l'autre ... Elle ne pourrait passer à côté si elle tenait vraiment à aller au bout de toutes ses ambitions. Regardant la reine, Lucrezia ouvrit la bouche afin de répondre à ses mots :
    - J'en suis parfaitement consciente, rassurez-vous. Je sais que j'ai beaucoup de chance d'être ici et je compte bien profiter de cette occasion. Vous pouvez me croire, mon temps sera bien employé.
Elle n'avait pas idée à quel point la jeune fille comptait profiter de cette chance. Etre acceptée en tant que dame de compagnie, venir à Port-Réal pour y vivre, c'était une opportunité qu'on ne pouvait pas laisser passer, et surtout qui n'arrivait pas tous les quatre matins. Ainsi, la belle ne comptait pas gaspiller son temps pour des choses inutiles, bien qu'à la cour, toutes les choses qui pouvaient sembler inutiles en temps normal, pouvait avoir une importance. Mais elle avait signé pour ça en venant ici, c'était ce qu'elle désirait depuis toujours. Rester tranquillement chez elle en Terres de l'Ouest à apprendre à coudre toute la journée en attendant qu'un homme de l'Ouest vienne un jour demander sa main à son père c'était très peu pour elle. Elle rêvait d'action, d'intrigues, de politique, de pouvoir. Elle rêvait d'accomplir quelque chose de grand, et non de rester enfermée dans une maison toute la journée afin d'être engrossée et de pondre neuf mois plus tard des petits têtards pour le plaisir et la fierté d'un homme. Si elle devait se marier, ce serait uniquement par amour ... Ou pour le pouvoir et la réussite, ces deux grandes seules motivations, l'amour était, à l'inverse, quelque chose d'optionnel. Oui, dans le monde dans lequel elle vivait, ou plutôt dans l'univers où elle souhaitait se faire une place, il n'y avait pas de place pour l'amour.
    - En des temps troubles, il faut considérer cette chance. Vous lui transmettrez mes salutations, et que les sept protègent vaillamment ses terres. Et pourtant, il a été très direct. Pas trop de louanges.
    - Je ne manquerai pas de lui en faire part. Pour ce qui est de mon oncle, je suis très heureuse d'entendre ça ! Ca signifie qu'il devient beaucoup plus futé avec l'âge.
Une réplique qui se voulait destinée à rattraper ce qu'elle avait dit plutôt, en disant que son oncle en avait certainement fait des tonnes. Visiblement, ce n'était pas le cas ... Ou alors la reine s'amusait à jouer avec elle, ce qui était fort possible. Dans tous les cas, elle avait répondu, avec une phrase qui se voulait quelque peu sarcastique, mais la Targaryen avait du en entendre des pires depuis sa naissance. La reine s'adressa alors au chevalier présent dans la salle du trône, Ser Walter elle l'appela. Elle lui demanda d'indiquer aux servantes de Lucrezia le chemin jusqu'à ses appartements, afin qu'elles puissent commencer à déballer toutes ses affaires. La jeune Ouestrelin leur fît un signe de la tête, avec un léger sourire, leur donnant l'autorisation de suivre le soldat. La reine se retourna alors face à elle, avec un sourire, sourire que la jeune femme ne tarda pas de lui rendre. Ce sourire semblait être un bon signe ... En tous cas il encourageait la brune à continuer sur cette voie et la soulageait également d'un poids. Les deux jeunes femmes quittèrent alors la salle du trône peu de temps après, Lucrezia jetant un dernier coup d'œil au splendide trône de fer avant de sortir de la pièce. Marchant dans les couloirs du château, elle suivait de près la reine Aelinor tout en prenant soin de regarder un peu partout autour d'elle, en bonne curieuse, ou plutôt observatrice dans son cas.
    - Il y a bien plus à découvrir que la capitale, en ma compagnie. Les terres de la couronne ne sont pas les Terres de l’Ouest. Montrez vous rusé et vous saurez vous faire aimer par certain et haïr par d’autres. Mes alliés et mes amis ne sont pas nécessairement les votre, tout comme mes ennemis. La pitié est reléguée au dernier plan. Montrez une seule de vos faiblesses et l’on prendra plaisir à vous torturez avec. Il y a des alliés meilleurs que d’autres, il suffit de bien chercher et de le trouver, c’est le seul conseil que je peux vous fournir.
Des paroles que la jeune femme prit le temps de boire sans prononcer le moindre mot. Les conseils de la reine ne pouvait se révéler que précieux et particulièrement utiles. Après tout, elle savait de quoi elle parlait. De plus, l'entendre prononcer ses premiers mots la fit sourire. Elle qui rêvait de voyager, de parcourir les Sept Couronnes, la fille du Dragon lui annonçait qu'en sa compagnie c'était réalisable, et elle adorait ça !
Après quelques minutes de marche, Aelinor et Lucrezia arrivèrent dans une nouvelle pièce, une pièce qui se voulait tout aussi ravissante que la salle du trône, si ce n'est plus, mais beaucoup plus intime. S'installant près de la reine, Lucrezia saisit la coupe que lui tendait la domestique et porta le breuvage à ses lèvres. Ce vin était d'un goût délicieux, mais pouvait-elle s'attendre à autre chose de la part d'une boisson consommée par les membres de la famille royale ? C'est alors que la reine reprit la parole.
    - Allons, assez parler de moi et du Donjon Rouge. La parole est à vous très chère enfant. Il y a bien une raison pour que votre oncle m’offre de vous prendre à mon service.
Dire la vérité n'était bien entendu pas une option. Ce serait assez mal vu de dire clairement, je suis là pour essayer d'accomplir un complot que mon père, mon oncle et moi même avons mit en place afin d'obtenir le pouvoir et de restaurer l'honneur et l'influence de notre famille ... Non, c'était vraiment à exclure. Toutefois, bien avant la naissance de ce stratagème, Lucrezia rêvait déjà de venir s'installer ici, alors il lui suffisait de parler avec son cœur, et de faire part de toutes ses raisons à la reine.
    - Et bien, c'est assez simple. Depuis toute petite je rêve de venir m'installer à la cour. Quand je n'étais encore qu'une enfant, mon père, ma mère, ma sœur et moi sommes venus à la capitale afin de rendre visite à mon oncle et je me souviens être immédiatement tombée amoureuse de cette ville et de l'ambiance qui s'en dégageait. En grandissant, cette pensée est restée intacte. Je ne rêve que d'apprendre, je ne rêve que de voyages et de rencontrer des personnes intéressantes, des personnes cultivées et qui partagent mon amour de l'histoire et de la politique. Je ne suis pas de celles qui passent leur temps à coudre ou qui attendent patiemment de trouver un époux, et mon père le savait. Il savait que la cour me rendrait heureuse et me permettrait de m'épanouir, voilà pourquoi il a demandé à son frère de lui rendre ce service, de vous demander si vous accepteriez une nouvelle dame de compagnie.
Chaque mot qu'elle avait prononcé se voulait sincère, ou presque. Toujours est-il qu'elle avait parlé avec son cœur, oubliant le passage du plan, n'énonçant que les autres raisons qui l'avait poussé à vouloir entrer au service de la reine. Elle espérait que ses raisons plairaient à la reine mais à vrai dire, même si ce n'était pas le cas, elle s'en moquait, car c'est ce pourquoi elle était venue, et elle n'avait pas honte de le dire.

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Message Dim 15 Avr 2012 - 3:40

Employé … Elle était mieux. Elle n’était pas une gentille femme. Sauf peut-être avec son frère. Mais Maekar c’était une autre histoire d’enfance que la jeune Lucrezia n’aurait jamais le droit de voir. Son frère était peut-être le seul point faible qu’elle arrivait à avoir ici. Elle avait finit par appeler cela, la malédiction Targaryen. Elle n’avait pas eu le droit de marié le Bon frère. Elle avait toujours aimé Maekar, plus que les autres. Il avait forgé son esprit comme le sien. Et pourtant encore, quelques personnes savaient cette relation. Aelinor ne le partageait pas. C’était des histoires qu’elle gardait pour elle. Ses amours, ses peines, ses colères, ses mensonges, ses traitrises et ses meurtres, elle les gardait uniquement pour elle.

Elle l’était aussi la petite. Elle avait bien rattrapé ses dires. Une chose que la reine aimait. Jouer avec les mots, il fallait faire attention. Elle était habituée à parler laissant toujours une double interprétation. C’était une habitude qu’elle avait du monde politique parfois. Elle n’en était pas fière, mais elle ne faisait jamais de sous-entendu. Elle était franche si la personne en avant d’elle le méritait, dans le cas contraire, elle était une très bonne manipulatrice et menteuse. Cependant, elle n’était pas un monstre. Tant que l’on ne la trahissait pas, on restait dans ses bonnes grâces.

La reine était dans un moment vague et fixait la jeune femme de l’Ouest avec un regard qui analysait tout. A cet âge, on avait bien d’autre priorité. Elle se demandait si le Lord Ouestrelin avait prévu que la reine décide de marier sa fille à un de ses nombreux vassaux. Être au service de la reine avait son pesant d’or. En plus, Aelinor n’avait pas eu de gros échec avec ses dames. Tous les mariages qu’elle avait réussi à avoir avait toujours porté fruit. Au moins, ils étaient plus heureux que le sien. Chose gravement difficile, puisque le sien était un flop total. Elle l’avouait et ne s’en cachait pas. Les moments qu’elle avait avec Aerys était mués par le silence. Aelinor finissait toujours par quitter après une longue méditation avec elle-même.


J’aime votre franchise
,
finit-elle par dire après quelques minutes de silence. Par contre votre rôle n’Est pas d’intervenir dans les jeux politiques. Si l’on vous demande votre avis, donnez le, mais faites attention à ce qu’il n’offense personne.

La porte qui s’ouvrit sur sa dernière dame, du moins la seconde, puisque la nouvelle venue venait de prendre la dernière place. Aelinor se fichait bien de qui était la première ou la dernière, tant qu’elle faisait ce qu’elle demandait. La femme qui entra s’inclina mais la reine la fit relever prestement. Kathleen était certainement la plus discrète de ses dames, enfin était, vu son état. Elle était née au sein d’une maison de chevalier et Aelinor avait pris la seule fille de Ser Hollard. Elle avait épousé un homme de sa garde. Malgré la mort du jeune homme, la dame de compagnie restait forte et ce malgré la naissance à venir de son enfant. Un enfant qui naitrait dans le Donjon rouge. Elle avait une affection envers ses deux dames et elle pouvait croire à un amour partagé mais le serait-il en trois partis.

Très chère, vous voilà radieuse.


Comme toujours, merci Majesté, répondit la future mère.


Je vous présente Lucrezia, la fille de Lord Ouestrelin, un vassal de la maison Lannister. Lucrezia, voici la dernière personne à qui vous pouvez des questions sans craintes, Kathleen. Le Donjon Rouge n’est pas un château comme les autres. Connaissant votre oncle, il vous en a certainement glissé un mot.



La reine prit le temps de prendre une gorgée. Elle n’était pas de mauvaise humeur. Non, elle était simplement lasse pour la politique depuis quelques jours. Elle s’ennuyait de Dorne et Daenerys. Elle se souvenait comme les champs verts du Bief, avait pu marquer son imagination de princesse. Elle les avait vu et revu quelques jours il y avait encore. C’était comme avant. Elle avait le droit de rêver, aujourd’hui un monde de paix était compromis par ces chiens de fer-nés. Elle n’avait pas montré son minois dans l’intention de parler politique ou même d’y penser. La reine était encore fatiguée de son voyage entre Dorne et Hautjardin et Hautjardin et Port-Réal. Demain, elle se permettrait une visite dans la ville. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas fait son petit tour. Elle se notait de rendre visite à son frère aussi. Malgré qu’il fût de retour parmi les gens du château, elle espérait tant revoir ses petites princesses.

Voilà une question intéressante. Lucrezia se devrait de connaitre tous les membres de cette folle famille. Quelle impolitesse de ne pas les connaitre. Aelinor fixait la jeune femme. Cette question était une parmi tant d’autre et pourtant, elle la posa comme si rien n’était. Lucrezia devrait surtout faire attention à ne pas être une demoiselle je sais tout. La reine ne les aimait pas et s’amusait à leur pourrir la vie. Par déduction logique, elle ne pouvait certainement pas nommer quelques membres du conseil. Elle ne s’attarderait pas sur la méconnaissance de ses nièces et neveux.


Vous aurez des gens bien important à côtoyer et j’apprécie que mes Dames connaissent les noms. Par politesse. Vous devez tout de même connaitre certain Targaryen par leur réputation ou par les paroles de votre oncle. Mais j’aimerais aussi savoir ce que vous savez sur moi et ce que vous avez déjà entendu.


Son oncle avait certainement glissé des noms comme Maekar, Baelor, le Prince Martell, la reine Myriah. On parlait souvent d’elle en mal plus qu’en bien. Elle n’était pas une alliée facile, elle l’Avouait parfaitement. Elle avait un petit point faible qu’elle laissait rarement défiler, mais lorsqu’il s’agissait de son trône ou de sa couronne, valait mieux se trouver très loin d’elle. Elle risquait d’exploser à tout moment.

Elle s'attendait à de simple réponse franche et directe. Rien de très extravagant, elle préférait qu’elle ne se force pas à chercher, la reine avait un moyen assez facile de les apprendre.

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Message Dim 15 Avr 2012 - 13:07

La reine et Lucrezia étaient tranquillement assises, confortablement, avec une coupe de vin à la main. C'était donc ça la vie à la cour ? Prendre du bon temps toute la journée ? Non, certainement pas ... Comme dans chaque existence, vivre dans un château devait avoir ses bons et ses mauvais côtés et si pour l'instant la jeune fille de l'Ouest ne voyait que les bons côtés de la chose, bientôt, elle aurait sans doute l'occasion de pouvoir voir, et vivre, le revers de la médaille. Voilà pourquoi elle tenait à profiter de chaque instant, de chaque minute, de chaque seconde. Et puis passer un moment en tête à tête avec la reine n'était pas donné à tout le monde ... Lucrezia ignorait d'ailleurs si cela allait se reproduire souvent. Après tout, elle prenait le temps de s'intéresser à elle car elle venait tout juste d'arriver, mais serait-ce toujours le cas le lendemain ? Ou dans une semaine ? Ou dans un mois ? Il n'y avait aucune certitude. C'est pourquoi la brune devait d'attirer l'attention d'Aelinor, afin qu'elle ne l'oublie pas par la suite. Si elle était venue à la cour pour faire pot de fleurs et être ignorée de tous autant retourner chez elle en Terres de l'Ouest ... Une chose à laquelle elle ne tenait absolument pas. En effet, là-bas, le chaos régnait en maître absolu depuis que les Fer-Nés avaient envahis les lieux. Il arrivait d'ailleurs très souvent à Lucrezia de s'inquiéter pour son père, sa mère et sa sœur qui, eux, vivaient toujours en ces provinces rongées par la guerre. Repartir là-bas n'était donc pas une option, loin de là. A Port-Réal, la jeune femme avait l'occasion de débuter une toute nouvelle vie et de pouvoir enfin embrasser le destin dont elle avait toujours rêvé. Toutefois, ce n'était pas pour tout de suite. De l'eau devrait encore couler sous les ponts avant qu'elle ne s'accomplisse et qu'elle devienne la femme qu'elle voyait dans ses rêves toutes les nuits.
Quoi qu'il en soit, les dernières paroles de Lucrezia, à propos des raisons qui l'avaient poussées à venir à la capitale, apportèrent le silence. Néanmoins, la jeune Ouestrelin resta calme, totalement sereine. Elle s'était montrée sincère. Pour une fois, elle avait osé parler avec son cœur. Si ça ne plaisait pas à la Targaryen et bien ... Ce serait plutôt contrariant au vu des projets de la jeune noble, mais elle tâcherait de faire avec et de rattraper son erreur dés qu'une nouvelle occasion se présenterait à elle. Profitant du silence, Lucrezia porta une nouvelle fois la coupe à ses lèvres, absorbant une nouvelle gorgée de ce vin qu'elle appréciait tant, attendant calmement la réponse d'Aelinor. Serait-elle positive ? Serait-elle négative ? Serait-elle neutre ou totalement indifférente ? Bonnes questions ... A vrai dire il était difficile de prédire les réactions de la blonde. Peut être que pour ceux qui la connaissait bien c'était plus évident. peut être qu'avec le temps, Lucrezia arriverait à un tel résultat. Seulement, pour l'instant, elle ne la connaissait qu'à travers les rumeurs, les livres d'histoires et les dires de son oncle. Avec si peu d'informations, en tous cas si peu d'informations personnelles, il était dur de pouvoir connaître relativement bien une personne.
    - J’aime votre franchise, fût sa réponse.
Lucrezia sourit légèrement. Elle savait désormais que la reine appréciait qu'on fasse preuve de franchise, tant mieux, ça leur faisait au moins un point commun. Et oui, Lucrezia pouvait être tout ce qu'on voulait : stratège, manipulatrice, têtue, déterminée, prête à tout etc. Mais dés qu'elle avait quelque chose à dire, elle le disait. Il était très très rare qu'elle déguise ses paroles afin de ne pas vexer une personne. Elle préférait au contraire le blesser en disant la vérité qu'en jouant les hypocrites. Bien entendu, maintenant qu'elle séjournait à la cour, cette règle deviendrait peut être différente. Lorsqu'on est entourée de personnes de rang inférieur ou égal au votre, comme c'était le cas en Terres de l'Ouest, on ne se gênait pas pour dire ce qu'on pensait. Mais à la cour, où on est entouré par des gens de rang égal ou supérieur au votre, il est dur de faire preuve d'autant de franchise sans se faire quelques ennemis au passage. Bien entendu, il y avait des personnes avec qui, sur certains points, on prenait des risques à se monter franche constamment, la reine, le roi et le reste de la famille royale en étaient des exemples parfaits. Avec eux, Lucrezia tâcherait de se montrer prudente. Mais avec les autres, elle resterait totalement naturelle. Tans pis si elles venaient à se faire des ennemis. De toute manière, personne sur cette planète ne pouvait être apprécié de tous. C'était un fait.
    - Par contre votre rôle n’est pas d’intervenir dans les jeux politiques. Si l’on vous demande votre avis, donnez le, mais faites attention à ce qu’il n’offense personne.
Il est vrai qu'en tant que dame de compagnie elle n'avait pas vraiment son mot à dire en matière de politique, Lucrezia le savait. Toutefois, c'était bien dommage ... La politique était vraiment un sujet qui passionnait la jeune femme, comme tout ce qui avait rapport avec les affaires de la cour et les devoirs d'un roi et d'une reine. Mais c'était enregistré, ne pas dire le moindre mot à propos de la politique à moins d'être interrogée. La belle n'avait pas l'habitude et n'aimait guère être "contrôlée" de cette façon. Même si son père s'était toujours montré autoritaire et exigeante envers elle, Lucrezia avait toujours eu et conservée en grandissant, une part d'indépendance, de force, de provocation et de fierté. Elle aimait être maitresse de ses mouvements et de ses paroles et n'aimait pas vraiment qu'on lui dicte sa conduite. Mais voilà, elle était née femme ... Ce qui signifiait que parfois, elle devait se taire et subir la domination du sexe masculin, même si elle avait tendance à les considérer comme bien inférieurs et bien plus stupides que les représentantes du sexe féminin. Pour elle, les femmes étaient clairement les dominantes de ce monde, celles qui avaient le plus de finesse, celles qui pouvaient faire preuve de ruse etc. Enfin, ce n'était pas le cas de toutes bien entendu ... Certaines créatures féminines se voulaient aussi particulièrement stupides. Que voulez vous, dans chaque catégorie nous avons des exceptions.
    - Ne vous en faîtes pas, je n'avais aucunement l'intention de m'immiscer dans les affaires politiques. Je tenais seulement à signaler que c'est un domaine qui me passionne et s'il arrive un jour qu'on me demande mon avis je serai bien entendu très heureuse de le donner. Par contre, je ne peux vous promettre que ce dernier n'offensera personne ... Après tout, n'importe quel avis peut être offensant pour une personne qui ne partage pas les idées d'une autre, ne croyez-vous pas ?
A cet instant, Kathleen, la seconde dame de compagnie de la reine, fît son entrée dans la pièce. Lucrezia ne manqua d'ailleurs pas de remarquer que la jeune demoiselle était enceinte. Laissant la reine et sa suivante discuter, la jeune Ouestrelin reprit le fil de la conversation lorsqu'Aelinor les présenta. Elle posa alors les yeux sur Kathleen et lui sourit amicalement en inclinant légèrement la tête. Voici donc la seconde femme avec qui elle devrait passer la plupart de temps ... Tout comme Rosaline, elle semblait plutôt sympathique. Seul le temps lui dirait si elles parviendraient à s'entendre, ou non. La conversation reprit alors rapidement entre la reine et Lucrezia, abordant le sujet du Donjon Rouge, qui, d'après le dires de la reine elle-même, n'était pas un "château comme les autres".
    - Mon oncle m'en a touché quelques mots en effet. Il m'a surtout dit de faire preuve de prudence une fois à la cour, et de bien choisir mes fréquentations. D'après lui, les apparences peuvent être trompeuses en ces lieux. Mais c'est une chose dont je me doutais déjà.
Lucrezia n'était bien entendu pas la dernière des idiotes ... Elle savait qu'à la cour, les complots et les coups bas étaient monnaie courante. Elle même était venue ici avec un stratagème bien ficelé. Alors croire que chaque individu qu'elle croiserait pourrait être un véritable agneau ne pouvait être qu'une grosse erreur. Au moins, elle était totalement consciente de cela, ce qui la faisait partir avec un grand avantage. Puis, la reine continua.
    - Vous aurez des gens bien important à côtoyer et j’apprécie que mes Dames connaissent les noms. Par politesse. Vous devez tout de même connaitre certain Targaryen par leur réputation ou par les paroles de votre oncle. Mais j’aimerais aussi savoir ce que vous savez sur moi et ce que vous avez déjà entendu.
En tant que passionnée d'histoire, Lucrezia connaissait bien sûr pas mal de gens de nom, mais pas de visages. Mais en ce qui concernait la famille royale, elle connaissait la plupart d'entre eux, ou tout du moins les principaux, ceux qui avaient le plus d'influence. Mais devait-elle jouer les mademoiselle je sais tout en cet instant ? Mieux valait tout de même passer pour une mademoiselle je sais tout plutôt qu'une idiote ou une inculte ... Bref, elle allait bien trouvé quelque chose à dire de toute manière, sans essayer de paraître trop, "cultivée".
    - Je connais bien entendu les membres principaux de votre famille, tout du moins de nom, comme tout le monde je pense. Je connais votre frère et époux, Aerys, je connais également votre autre frère Maekar, ainsi que son épouse Alanna, et le premier de leur fils, le prince Daeron. Ils ont à ma connaissance plusieurs autres enfants, mais je ne pourrai vous dire convenablement leurs noms. En ce qui vous concerne, il est vrai qu'on raconte tout un tas de choses à votre sujet : on dit que vous avez un caractère plutôt difficile, que vous êtes assez dure, pas facile à vivre mais aussi très impressionnante. Où est la part de vraie et la part de mensonges dans tout ça, je l'ignore, et peu m'importe. Je ne suis pas du genre à me forger une opinion par l'intermédiaire de ragots. Au fil des prochains mois j'apprendrai sûrement à vous connaître d'avantage et je pourrai forger ma propre opinion à ce moment-là.
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Message Lun 16 Avr 2012 - 19:12

Le Donjon Rouge était une forteresse calme, austère même par certains côtés comme l’avait été son fondateur, Maegor le Cruel, et, pourtant, mille et uns bruits remontaient aux oreilles des deux dames : la reine et sa suivante installées tranquillement, un verre à la main, afin de deviser en paix : les bavardages des femmes de chambre, le son des épées des Dents de Freux qui s’entrainaient dans la Cour, le flot des vagues de la Baie de la Nera venant se briser aux pieds des remparts et, surtout, le brouhaha incessant qui remontait sans cesse des ruelles animées de Port-Réal. Il ne fallait pas s’y laisser prendre, la demeure des rois Targaryen était une véritable fourmilière drainant un nombre important de clientèles, de serviteurs, de gardes, de demoiselles en mal de maris, d’épouses en mal d’amants, de chevaliers en mal d’aventures de toutes sortes. En plus du couple royale et de leurs importantes suites, la Main du Roi, lord Rivers, avait sa demeure non loin dans la tour dite «de la Main» et présidait aux destinées du royaume tandis que le roi-bibliothécaire tournait avec soin les pages de ses précieux manuscrits. Ils n’étaient pas les seuls, les membres du Conseil Restreint, quand ils étaient présents, amenaient avec eux leurs suites armées et surtout la multitude de petits fonctionnaires dépendant des délégations octroyées aux membres du gouvernement.

Il en était un autre que beaucoup oubliaient. Non, ce n’était pas le roi. Celui-ci, personne ne l’oubliait tout en le vouant aux gémonies pour ne pas s’occuper plus de la destinée et des affaires des Sept Couronnes. Même Aelinor qui ne voyait que par son cher Maekar ou par ses frustrations immanquablement refoulées et ressassées. Il était presque certaine que la petite Ouestrelin, venue faire sa cour et lécher les pieds des puissants, ne le connaissait pas non plus. Et pourtant, il était là, il rôdait encore et toujours parmi les pierres séculaires qui abritaient le précieux et convoité trône de Fer. Il épiait tout, n’avouait rien, ne participait guère à la vie de Cour mis à part lors des manifestations les plus importantes devant rassembler le sang du Dragon au sein d’une même famille unie - quelle blague ! -. Mais il était là. Et Sa Grâce la reine des Sept Couronnes n’allait pas tarder à s’en souvenir. Tout comme sa petite suivante, Lucrezia, qui n’allait pas tarder à apprendre qui il était.

Un grand bruit éclata dans les coursives entourant la pièce où se trouvaient les deux femmes brisant irrémédiablement le calme serein qui entourait les activités de la reine. Un bruit de ferraille, comme si les armures vides et silencieuses gardant les couloirs s’étaient toutes écroulées les unes sur les autres. Puis, quelques secondes de silence avant que ne résonnent les cris. Cris de femmes et hurlements d’hommes.

La porte s’ouvrit violemment révélant un homme. La première chose qui sautait aux yeux était la nudité triomphante de l’intrus qui semblait ne pas s’embarrasser d’une pudeur pourtant habituelle quand l’automne était venu. Pour tout vêtement, il arborait une épée ceinte dans un baudrier précieux et d’étranges peintures de guerre. Les servantes présentes et silencieuses au fond de la salle étouffèrent des exclamations de surprise avant de se calmer. Elles l’avaient reconnu. Il fallait dire que, passée la première surprise, les particularités des traits de l’homme sautaient aux yeux. Anguleux presque amaigris rappelant les escarpements du Donjon taillés par la main de l’homme. Et des yeux si clairs qu’on ne pouvait s’empêcher d’évoquer le lila en les voyant. Des cheveux blond sale, presque châtains, où, pourtant, perçait l’or blanc caractéristique de sa famille. Un Targaryen !


 « Je suis le Dragon ! Vous avez éveillé le Dragon Endormi ! Le Fléau est sur vous et Meraxès est revenu parmi vous ! » Une longue plainte modulée, rappelant de loin le grognement féroce et dangereux, du moins pouvait-on l’imaginer, du dragon s’échappa de la gorge de cet homme nu. Etrangement, même si son comportement laissait supposer un âge encore tendre, son visage ne trompait pas. Il était à peu près de la même année que la reine.  « Ma sœur ! Nous allons voler ! Nous allons voler, Aelinor ! Meraxès est parmi nous ! »

Puis, devant des femmes médusées, il entreprit de courir en rond autour de la souveraine à grands renforts de cris et de rugissement dévoilant aux regards gênés un sexe qui battait la mesure de ses hurlements et de sa course. Après un dernier pas de deux qui s’apparentait plus à la lascivité d’une prostituée lysienne qu’au jeu de jambes d’un guerrier Valyrien, il s’en fut en courant par où il était venu après avoir agité ses breloques sous le nez dégoûté et sans doute apeuré de la petite Ouestrelin. Un lourd silence s’abattit sur la pièce alors que tous les regards convergeaient vers la reine bafouée. Restait un point positif, les présentations avaient été faites et Lucrezia Ouestrelin n’oublierait sans doute jamais sa rencontre avec le prince Rhaegel Targaryen ! Ne disait-on pas que la première impression comptait toujours beaucoup ?
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Message Mar 17 Avr 2012 - 17:39

Aelinor se demandait si elle devait la reprendre du début. Cela aurait été quelques peu insultant. Elle s’y ferait avec le temps. Elle n’était pas habituée à éduquer ses dames comme elle les désirait. Elle avait eu un peu de chance avec les dernières. Elle n’était pas assez de bonne famille pour être soudoyée et Aelinor avait employé une méthode qu’elle regrettait quelques peu pour avoir cette loyauté. L’assurance qu’avait la jeune fille de Lord Ouestrelin agaçait un peu la reine. C’était une enfant aux hormones grimpante, elle devrait la gérer, elle espérait seulement que son oncle avait dit vrai et qu’elle ne faisait pas les yeux doux devant un homme. De toute manière à cet âge, elles étaient pareilles. Elle n’avait jamais fait la cour à son frère pour obtenir quelques choses, elle préférait lui casser les oreilles, petite vengeance de la bafouer. Une chose de régler, elle n’était pas aussi sotte qu’elle le croyait passons au point suivant, elle n’Avait pas envie de chercher partout. Aelinor avait envie de casser la sureté de la jeune femme. Elle trouvait cela amusant et agaçant. Elle ne connaissait rien au Donjon Rouge et elle pourrait se faire plus d’ennemi que d’amis.

Ne me poser pas de question quand vous connaissez ma réponse.

Déjà que la reine énonçait peu les choses politiques lorsqu’elle était en compagnie de ses dames. Elles ne les mettaient pas en avant plan. Lucrezia serait certainement plus facile dans ses plans qu’elle le croyait. Elle était directe seulement pour voir les réactions de la jeune femme. Être dame de la reine demandait beaucoup de chose. Parfois la reine-mère se désespérait de sa fille, mais elle comprenait que la jeune femme se sentait toujours et encore plus mener au bord du gouffre par la main du Roi.

Certains dragons ont plusieurs visages. Tenez votre langue lorsque vous êtes dans les rues de Port-Real ou même dans les couloirs du château. Je vous l’ai dit, tout ce que vous direz pourrait ne jamais jouer en votre faveur. Je ne viendrais jamais vous sauvez la mise, à moins que cela soit moi qui vous ai mis dans cet impasse.

La reine avait bien mieux à faire que de courir après ses dames. Si elle se met dans le pétrin Aelinor n’irait jamais perdre la face pour une de ses dames. Elle était pourtant une femme bien, mais elle ne payait pas pour les erreurs des autres. La reine tiqua sur les paroles de la jeune femme. . Il ne fallait pas être devin, pour voir que la reine avait de nouveau un allié dans sa propre maison. Son frère Maekar était un atout pour son bonheur. Quand il était au donjon rouge, elle n’était pas la même. Il y avait eu un temps, ou elle avait Baelor à ses cotés. Un nom que la petite n’avait même pas mentionné. Qui ne connaissait pas son frère, celui qui avait été ramené parmi les sept lors du Jugement des Sept.

N’oubliez pas nos morts. Baelor aurait fait un bon suzerain en temps de guerre. Vous aurez à croiser mes deux nièces, elles sont mes petites chéries et vous les côtoierez souvent : Rhae et Daella. Elles sont les filles de Maekar. Elles sont aussi précieuses que tout l’or de vos suzerains dans l’Ouest. Vous rencontrerez aussi Brynden Rivers, un des grand Batards de mon grand père. Myriah Targaryen, ma mère, loge au donjon rouge aussi, mais elle reste davantage dans le septuaire ou dans ses appartements. Vous aurez certainement affaire avec les membres du conseil restreint, mais il est inutile d’aborder le sujet maintenant.

Son regard noir et sombre fixa la jeune dame. Elle aurait mieux du se taire. Elle n’aurait jamais du dire ce qu’elle venait de dire à son sujet. C’était une question piège. Elle avait ouvert la bouche pour parler, mais les cris des servantes et le bruit venant de l’extérieur attira son attention. La porte s’ouvrit à la volée et Aelinor se leva d’un bond. Par les sept, la folie lui prenait mieux que bien cette fois ci. Indigné par le comportement enfantin de son frère elle lança son nom avec dureté.

Rhaegel! Suffit!

Il continuait à courir à ses alentours. Elle n’était pas à un homme prêt. Elle avait vu des hommes nus, son amant, son frère d’époux. Mais Rhaegel! Le pauvre, elle jouait presque l'office d’une mère. Elle en prenait soin discrètement, mais ses folies de Dragons l’énervaient totalement. Le voyant prendre la direction de la sortie, elle se retourna vers les trois femmes et leur fit signe

Restez ici !

La reine quitta et ses deux dames éclatèrent de rire. Si la petite était choquée, elles ne pouvaient rien y faire. Enfin, le moment avait été quand même très drôle. Bref, la reine était partie et c’était le moment pour deviser avec la petite Ouestrelin. Kathleen et Rosaline étaient certainement des Dames de confiances, mais l’une connaissait les secrets les plus tordues de la reine. Elles devaient de donner conseil à la petite princesse du Lord Ouestrelin. Surtout le premier lui ferait comprendre bien des choses sur la reine. La plus vieille des deux et surtout celle qui était sa dame, depuis trop d’années déjà, pris la parole.

Évitez de lui dire ce que vous connaissez sur elle. Même si cela peut être bien. Elle n’aime pas qu’on lui relate qu’elle est une femme difficile. Disons seulement que son caractère est le résultat du Donjon Rouge et de la mort de ses frères. Si vous voulez rester dans ses bonnes grâces éviter de parler de notre Roi ou encore même de sa main.

En fait ils étaient tous morts d'une manière ou d’une autre. Rosaline n’Avait pas tort. Rhaegel était simple d’Esprit quoique quelque crise de folie lui prenne. Maekar était pris avec des fantômes de ses actes et Aerys …. On n’en parlait pas. On évitait le sujet.

La reine cherchera à trouver votre fidélité par tous les moyens. Elle est un peu sèche au début, mais si vous ne jouez pas dans son dos, elle vous accordera de l’importance. Ne soyez pas choquée, le Prince Rhaegel reste habituellement enfermé dans ses appartements, sauf lors de brève apparition comme celle-ci, sourit la jeune et future mère.

Dans les couloirs, Aelinor avançait à pas de loups. Elle était de très mauvaise humeur. Elle avait hélé une suivante de lui amener un drap quelques choses alors que Rhaegel courait dans tous les sens. Elle l’interpellait par son prénom et en rageait presque. Il s’était arrêté et regardait dans tous les sens sauf dans le sien. Elle approcha vers lui. Son Ser n’était pas loin au cas qu’il userait de son arme contre elle. Aelinor ne savait même pas quelle déchéance s’abattait sur lui. Elle le couvrit dans l’espoir de pouvoir le calmer mais il se tortillait dans tous les sens.

DU calme Rhaegel c’est moi. Aelinor.

On va voler Aelinor. Meraxès …

Oui, nous allons voler, mais il se fait tard. Meraxès sera encore la demain. Je vais te faire conduire par Ser Walter à tes appartements. Je viendrais te voir dès que j’aurai terminé. .

Elle lui souriait, mais elle était triste de cet état chaotique de son frère. Pourquoi agissait-il ainsi. Aelinor ne voulait pas le quitter, il aurait besoin d’un bon calmant. Si elle détestait Aerys s’était bien pour sa santé et son délaissement. Rhaegel ne serait jamais roi. Il mourrait des mains de son autre frère, elle le savait. La reine était mal et fit signe à son homme de main alors qu’on raccompagnait le pauvre prince. Elle était faible avec lui. Elle était une autre femme totalement différente de ce que Lucrezia avait dit. Elle ne connaitrait jamais cette face cachée.

Demandez au Mestre de lui donner quelques choses, le temps que j’en finisse. Je ne voudrais pas qu’il se jette en bas d’un balcon ou encore même d’une fenêtre, alors surveillez le jusqu’à mon retour.

La reine reparti en direction de son salon, mais resta près sans se montrer, elle voulait entendre la jeune Lucrezia parler librement avec ses deux dames.
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Message Mer 18 Avr 2012 - 12:20

Apporter des réponses à la reine n'était pas chose facile. En effet, il était dur de savoir quelle réponse elle désirait entendre, ou même si elle en attendait une. Ainsi, Lucrezia marchait sur des œufs ... Elle faisait en sorte de peser, de choisir soigneusement chacun de ses mots avant d'ouvrir la bouche. Toutefois, elle ne pouvait entrer dans la tête d'Aelinor et lire dans ses pensées afin de prononcer toutes les phrases désirées par la Targaryen. La jeune Ouestrelin devait alors faire confiance à son instinct et à sa grande maîtrise du langage. Elle tenait à marquer des points avec la reine, elle tenait à ne pas se faire détester d'elle dés leur première rencontre, c'était essentiel pour son avenir à la cour. Si elle venait à s'attirer les foudres du Dragon, jamais elle ne sortirait vivante du Donjon Rouge, et tout le monde la considérerait certainement comme une moins que rien, comme une femme à éviter. Sauf si bien sûr on tenait à rendre la reine des Sept Couronnes totalement folle de rage. Afin de pouvoir limiter les dégâts, Lucrezia avait opté pour quelques tournures de phrases qui se termineraient par des interrogations, destinées à demander à la reine son propre avis sur la question. Malheureusement, cette technique ne semblait pas être la plus appropriée ...
    - Ne me posez pas de question quand vous connaissez ma réponse.
En voilà une phrase qui avait le mérite d'être clair. Finalement, les rumeurs qu'on racontait sur la reine était bien fondée : elle n'était pas du tout facile à vivre. S'excuser n'était pas une chose à faire, ni même ajouter quelque chose d'autre. Dans ce genre de situation, le silence était la meilleure des solutions. De toute manière, elle n'était pas du genre à faire des excuses. De quoi devait-elle s'excuser d'ailleurs ? D'essayer de faire la conversation ? Ce n'était pas de sa faute si la reine ne se montrait pas particulièrement agréable et si elle tenait à "jouer de son rang". C'était très étrange tout de même : il y a quelques instants elle était tout ce qu'il y a de plus sympathique, enfin presque, et là, Lucrezia avait l'impression de parler à une toute autre personne, une personne totalement différente qui, comme par magie, était parvenue à prendre possession du corps de son interlocutrice. Est-ce que par le plus grand des hasards la reine ne serait pas un peu schyzo' sur les bords ? Selon la légende, un Targaryen sur deux était saint d'esprit ... Et si Aelinor faisait partie de ceux qui n'avaient pas eu la chance de naître avec toutes les cases au bon endroit ? A cette pensée, Lucrezia ne pût s'empêcher de sourire intérieurement et de penser que si la reine avait eu le don de télépathie, sa tête serait sans aucun doute déjà au bout d'une pique pour avoir osé ne serait-ce qu'une fraction de seconde penser une telle chose.
    - Certains dragons ont plusieurs visages. Tenez votre langue lorsque vous êtes dans les rues de Port-Real ou même dans les couloirs du château. Je vous l’ai dit, tout ce que vous direz pourrait ne jamais jouer en votre faveur. Je ne viendrais jamais vous sauvez la mise, à moins que cela soit moi qui vous ai mis dans cet impasse.
La reine venait de lui reprocher de parler pour ne rien dire. Pourtant, c'est exactement ce qu'elle venait de faire ... Lucrezia n'était pas une idiote, elle savait qu'elle ne devait absolument pas se fier aux apparences et qu'elle ne pouvait faire confiance à personne, ou tout du moins pas avant d'avoir pris le temps de connaître cet individu et de voir à qui elle avait à faire. Oui, la jeune Ouestrelin était déjà au courant de tout ça, non pas seulement parce que son père et son oncle lui avait fait la leçon avant sa venue, mais parce qu'elle savait pertinemment comment ce monde fonctionnait. Toutefois, cette discussion lui apporta tout de même une information : si jamais elle venait à se mettre dans le pétrin, jamais la reine ne viendrait se mouiller pour la tirer de ce mauvais pas. A ce moment là, elle devrait se débrouiller toute seule. C'était enregistré. Quoi qu'il en soit, Lucrezia espérait ne jamais se retrouver dans une telle situation ... Mais ça, seul l'avenir nous le dira.
    - C'est entendu, j'essaierai de me montrer aussi prudente que possible, et je ferai de mon mieux pour tâcher de rester discrète également.
Lancer au visage de la reine qu'elle était déjà au courant de tout cela et qu'elle n'avait nullement besoin de nouvelles leçons aurait été mal placé. Ainsi, la belle brune préféra jouer les idiotes, faire comme si elle ne connaissait rien au monde qui l'entourait, comme si elle était aussi naïve qu'un enfant qui vient de naître. Mais c'était une erreur de croire que la jeune dame de compagnie était aussi bête et douce que toutes les autres. Si elle était ici, c'était pour un but différent. Si elle était ici, ce n'était pas pour prendre du bon temps ou pour simplement profiter de la capitale. Elle était là avec un objectif à atteindre et elle s'était longuement préparée, depuis de longues années elle savait comment la vie se déroulait au sein du Donjon Rouge. La brune était maligne, intelligente et rusée, des qualités qu'elle avait hérité de son père. Bref, tout ça pour dire qu'elle n'était pas née de la dernière pluie, et que de la sous estimer serait une grave erreur. Peut être que la reine se permettait cette petite piqure de rappel car celles qui l'avait précédé n'étaient pas ce qu'on pouvait appeler, familiarisé avec la vie de château. Mais Lucrezia, elle, était parfaitement prête, et elle comptait bien le prouver assez rapidement.
La conversation continua, et Aelinor changea totalement de sujet. Les deux jeunes en vinrent alors à parler d'histoire, plus particulièrement celle de la famille royale, les Targaryens, que la reine avait demandé à Lucrezia de "détailler" quelques instants plus tôt. La jeune Ouestrelin avait alors énoncée les individus qu'elle connaissait, pensant que la reine ne souhaitait entendre que les vivants, ceux qui étaient présents actuellement sur cette terre. Mais visiblement, ce n'était pas le cas.
    - N’oubliez pas nos morts. Baelor aurait fait un bon suzerain en temps de guerre. Vous aurez à croiser mes deux nièces, elles sont mes petites chéries et vous les côtoierez souvent : Rhae et Daella. Elles sont les filles de Maekar. Elles sont aussi précieuses que tout l’or de vos suzerains dans l’Ouest. Vous rencontrerez aussi Brynden Rivers, un des grand Batards de mon grand père. Myriah Targaryen, ma mère, loge au donjon rouge aussi, mais elle reste davantage dans le septuaire ou dans ses appartements. Vous aurez certainement affaire avec les membres du conseil restreint, mais il est inutile d’aborder le sujet maintenant.
    - Pardonnez ma méprise, j'avais cru comprendre que vous ne souhaitiez entendre que les noms des vivants. Il est certain que Baelor ne peut être oublié. Quant à vos nièces, il me tarde d'avoir l'occasion de les rencontrer, tout comme votre mère si j'en ai l'occasion.
A vrai dire, Lucrezia se moquait bien de la reine mère ou des petites princesses ... Il n'y avait qu'un enfant royal qui l'intéressait, un prince en l'occurrence : Daeron Targaryen. Cependant, peut être que ses deux petites sœurs pourraient être un nouveau moyen d'arriver jusqu'à lui ? Lucrezia avait misé sur la tante et sur le père, mais les sœurs pouvaient également être une bonne alternative. Voilà une chose à laquelle elle devrait réfléchir très soigneusement.
Alors qu'elle porta une nouvelle fois sa coupe de vin à ses lèvres, Lucrezia regretta cet acte à peine quelques secondes plus tard lorsqu'un homme totalement nu fit irruption dans la pièce et qu'elle faillit s'étouffer avec sa boisson. Reposant le verre, la jeune noble se mit à tousser afin de pouvoir de nouveau respirer comme il se doit. Pendant ce temps, cet homme non identifié dansait gaiement autour de son siège et de celui de la reine, hurlant qu'un certain Meraxés était de retour ... Dire que la jeune Ouestrelin était choqué serait un grand mot. Surprise et prise au dépourvu serait plus exact. A vrai dire, elle trouva la situation très étrange, mais plutôt amusante.
    - Rhaegel! Suffit!, hurla la reine.
Venait-elle d'hurler Rhaegel ? S'agissait-il de Rhaegel Targaryen ? Le frère de la reine ? Elle n'en avait entendu que peu à son sujet, son oncle lui en avait touché deux mots avant qu'elle ne parte pour Port-Réal, lui conseillant de l'éviter comme la peste. Elle n'avait alors pas compris pourquoi. Maintenant elle était fixée. Apparemment il manquait une case à ce pauvre garçon ... La légende qu'on racontait au sujet des descendants du Dragon était donc vraie : Un sur deux se voulait sain d'esprit dans cette famille. A cette pensée, des frissons envahirent la jeune femme : et si Daeron Targaryen était l'un de ses fous ? Comment parviendrait-elle à séduire un taré ? Il est clair que ce serait certainement son plus grand défi, un défi qu'elle était néanmoins prête à relever. Mais au plus profond de son être, elle espérait tout de même que le prince soit sain d'esprit, ce serait beaucoup plus facile pour elle, dans tous les sens du terme.
La reine demanda à ses dames de compagnies de rester dans la pièce pendant qu'elle s'occupait de son frère. Tant mieux ! La dernière chose dont Lucrezia avait envie c'était de poser de nouveau les yeux sur le "dragon junior" du frère de la reine. Elle en avait assez vue durant son petit passage. Désormais seule avec Rosaline et Kathleen, le silence s'installa pendant quelques instants dans la pièce, jusqu'à ce que les deux jeunes femmes prirent la parole à tour de rôle :
    - Évitez de lui dire ce que vous connaissez sur elle. Même si cela peut être bien. Elle n’aime pas qu’on lui relate qu’elle est une femme difficile. Disons seulement que son caractère est le résultat du Donjon Rouge et de la mort de ses frères. Si vous voulez rester dans ses bonnes grâces éviter de parler de notre Roi ou encore même de sa main.
    - La reine cherchera à trouver votre fidélité par tous les moyens. Elle est un peu sèche au début, mais si vous ne jouez pas dans son dos, elle vous accordera de l’importance. Ne soyez pas choquée, le Prince Rhaegel reste habituellement enfermé dans ses appartements, sauf lors de brève apparition comme celle-ci, sourit la jeune et future mère.
Cela se sentait que les deux femmes se trouvaient au côté de la reine depuis bien des années. Elles paraissaient très bien la connaître et Lucrezia savait que leurs conseils seraient très précieux, elle devrait les appliquer si elle tenait à entrer dans les bonnes grâces de la reine de Westeros. Toutefois, lorsqu'elle entendit les mots "jouer dans son dos" prononcé par Kathleen, elle réalisa qu'elle n'était pas là pour être une "bonne amie" de la reine. Certes c'était une femme qu'elle admirait, mais son stratagème, son envie de pouvoir était plus grande que tout le reste. Elle sourit aux deux suivantes, un sourire qui se voulait sincère car même si elle ne les connaissait que peu, elle sentait qu'elles pouvaient devenir de bonnes "amies", ou tout du moins des confidentes.
    - Merci pour ces précieux conseils, je tâcherai de m'en souvenir pour la prochaine fois. Il est difficile de savoir ce que la reine veut entendre, alors j'ai choisi de jouer la carte de l'authenticité, ce n'était apparemment pas le choix le plus judicieux. Et ne vous en faîtes pas Kathleen, il en faut plus que ça pour me choquer. Après tout nous savons toutes comment un homme est constitué, dit-elle tout en lâchant un léger rire.
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Message Jeu 19 Avr 2012 - 2:48

Prendre le temps de respirer et de ne pas laisser les émotions lui prendre la tête. Depuis combien de temps, elle n’Avait pas vu son frère dans un état lamentable. Meraxes, le dragon de Rhaenys Targaryen. Pourquoi utilisait-il toujours ce nom et non celui des deux autres. Qui l’avait fait ainsi. Pourtant aucun des deux provenaient du même sang. Ils étaient à fois Dornien et Targaryen. Même si Rhaegel ne jouait pas un train grand enjeux politique, elle craignait pour sa vie et même si elle restait la petite sœur et la cadette, elle devait en prendre soin. Elle l’avait négligé avec son départ. Elle s’en voulait, mais elle espérait ne jamais revivre une telle situation embarrassante.

Elle était toujours contre le mur. Rhaegel lui avait pris toute son énergie, elle restait sans voix. Elle avait entendu. Elle avait été exécrable avec Lucrezia. Ses dames lui sauvaient la mise ? La reine ne demandait rien de cela. D'un côté un peu de jeunesse lui faisait du bien. L'avouer à la jeune femme serait bien bizarre. Faisant mine de n'avoir rien entendu, elle rentra. Elle fit signé à ses dames de sortir et prit place devant sa nouvelle dame. Son regard parlait beaucoup plus que sa bouche et la reine appréciait. Après avoir pris soin de son frère ainé, elle reprenait là ou elle avait laissé la conversation.

Elle pouvait détester Aerys, mais elle en était incapable avec Rhaegel. Malgré quelques folies passagères, il ramenait toujours sa sœur à la réalité qu'elle était seule. Maekar était marié depuis trop longtemps pour se sentir bien. Elle aurait préféré être mariée à Rhaegel. Il aurait été gentil avec elle. Il l'aurait laissé régner d'une quelconque manière. Elle n'aurait pas eu d'enfants, mais elle aurait pu vivre au gré de Son caractère. Par chance Maekar n'avait pas été maudit par les sept. En ayant des enfants, il en offrait à sa sœur sans bien le vouloir. Rhae et Daella étaient si délicieuses quand elles le voulaient. Facile avec une tante si amoureuse de deux petites princesses.

Veuillez pardonner mon frère. Quelques dragons ne sont pas fréquentables, vous ai-je dit, malheureusement mon frère en fait partie. Rhaegel est le troisième Dragon de la famille. J'avoue avoir été un peu sèche au sujet de ma famille mais vous comprendrez qu'il y a des morts que l’on n’oublie pas. Vous êtes intelligentes et avez tout pour me plaire. Votre oncle n'avait pas tort. Être à mon service comporte de gros avantage, mais votre regard le sait.

La reine marqua une pause et soupira intérieurement. Lucrezia avait tout pour plaire à la reine. Elle le savait. Elle se connaissait. Lucrezia n'aurait certainement besoin que d'une chose accorder sa confiance à la reine et rester discrète. Elle pouvait la mener loin si la jeune femme de l’Ouest le voulait. Elle avait du potentielle, elle était de bonne famille et elle était bien constituée. Elle serait certainement une épouse à qui l’on devait obéir, mais il y avait des hommes qui allaient bien avec ce genre de femme.

Je suis une bonne alliée pour vous mener loin. Avec le temps vous saurez faire avec mon caractère, mais pour l'instant je vais vous reconduire à vos appartements. Vous avez certainement envie de vous reposer après ce voyage. Discuter avec une vieille reine n’est pas toujours agréable. ¸

Elle invita la jeune femme à passer devant et regarda ses deux femmes yeux dans les yeux. Elle se demandait encore si elle devait les congédier … Pourquoi pas. La journée était avancée, mais pas trop et elle se rendrait près de Rhaegel que le Mestre devait avoir calmé à sa demande. Elle avait changé d’attitude avec le passage de son frère. Elle ne savait pas comment réajuster le tir. Elle se tourna vers les deux femmes. Profitant ce silence qui l’entourait, elle se retourna vers ses deux dames. Elle avait changé, mais elles ne s’étonnaient plus. Elles étaient habituées à ce refoulement de colère. Elle voulait se rattraper.

[b]Mesdames, je connais aisément le chemin menant aux appartements de Lucrezia, prenez votre journée. Une fois installée, j’irai rendre visite à mon frère. Profitez des dernières lueurs de l’automne. Rosaline dites à Ser Walter qu’il peut en faire autant. Rhaegel ne va pas tenter de voler à travers une fenêtre.



Elle se demandait si on avait condamnées ses fenêtres. Elle exagérait, ou pas. Il était assez fou pour se prendre pour Meraxes et sortir par la fenêtre. Les deux femmes s’inclinèrent et la reine amena la jeune femme là ou elle l’avait installé. En fait, elle était proche des deux dames, dont elle espérait qu’elles s'entendraient toutes. Alors que les suivantes s’activaient dans la chambre de la nouvelle venue, Aelinor la fit entrer. Les murs étaient décorés avec richesse. Elle n’était pas à Falaise, mais au Donjon Rouge. Surtout qu’elle était proche désormais de la reine. La reine ne lésinait pas sur les choses. Elle aimait que tout soit droit, comme elle le voulait. Un désir que tout soit parfait et en ordre. Même un petit centimètre la dérangeait, dans ses idées de perfectionnistes. Si Lucrezia voulait plaire à la reine, la reine voulait plaire aussi à la jeune fille.

Ce sera votre deuxième chez vous. N’hésitez pas à demander. Il y a assez de servante dans le château pour vous fournir ce que vous avez besoin. Comme je vous l’ai dit, le Donjon Rouge est votre nouvelle demeure, sourit-elle avant de tourner les talons, mais s’arrêta. Vous savez ce que l’on dit sur moi n’est pas totalement faux et pas totalement vrai. Le Donjon Rouge m’a forgé ainsi. Vous comprendrez peut –être davantage un jour pourquoi j’agis ainsi.

La reine eut enfin un sourire et se retourna. Laissant les directives, que Rosaline viendrait la chercher le lendemain. Elle plaçait la petite avec sa confidente. Elle saurait trouver le bon chemin en temps et lieux. Aelinor n’était pas ce que l’on disait vraiment. Elle avait un bon fond, il suffisait de le trouver. Elle était une femme qui se sentait vite attaquer, mais qui ripostait. Elle atteignit enfin la porte lorsqu’elle se retourna vers la jeune femme.

Me permettez-vous une question?

La petite Ouestrelin pourrait lui être utile en quelques sortes. Du moins, elle avait simplement besoin d’une réponse. Elle pouvait se permettre ce qu’elle voulait, elle voulait simplement une réaction de la jeune femme.
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Message Ven 20 Avr 2012 - 10:12

La discussion de Lucrezia avec les dames de compagnies dura quelques minutes de plus, jusqu'au retour de la reine. Au cours de ce laps de temps, elles eurent l'occasion d'apprendre un peu plus à se connaître. La jeune Ouestrelin leur posa notamment des questions au sujet du Donjon Rouge, de Port-Réal mais aussi de leur propre vie : depuis combien de temps elles étaient au château, pourquoi elles avaient choisi de venir s'installer ici etc. Bref, elle essaya tout simplement de faire la conversation et de commencer à tisser des liens afin de combler les silences. Kathleen et Rosaline se voulaient vraiment très sympathiques, et généreuses. Seulement, Lucrezia ne pouvait s'empêcher de se montrer méfiante, de rester sur ses gardes. Après tout, n'était-ce pas la reine qui lui avait dit quelques minutes plus tôt de ne faire confiance à personne et de se méfier des apparences ? Ces deux suivantes paraissaient sans défenses et aimables avec elles pour le moment, mais peut être qu'elles s'avéreraient être bien différentes dans l'avenir ? Peut être que chaque mot qu'elles avaient échangés toutes les trois durant ces instants seraient rapportés à Aelinor une fois qu'elle se retrouverait seule avec elles ? Ou peut être tout simplement qu'elle se montrait paranoïaque ... Mais comment ne pas l'être dans ce genre de situation et suite à tous les avertissements qu'elle avait reçus. De toute manière, elle saurait bien tôt ou tard si ces deux femmes étaient dignes de confiance. Cependant, son instinct lui murmurait que c'était bel et bien le cas.

La conversation se termina lorsque la reine Targaryen fît son retour dans la pièce. Elle congédia les deux suivantes qui se retirèrent rapidement, adressant un dernier regard et un dernier sourire à la jeune femme qui venait tout juste de les rejoindre. Lucrezia fît de même, les regardant sortir de la pièce et fermer la porte derrière elles. Désormais, la jeune Ouestrelin se retrouvait seule avec la descendante des Dragons. Etait-elle nerveuse ? Peut être un peu ... Jusqu'à présent elle ne s'était jamais retrouvée seule avec la reine. Depuis son arrivée, des suivantes, des servantes ou des gardes se trouvaient toujours avec elles, mais à présent elles étaient bels et bien seules toutes les deux ... Quoique dans un sens ce n'était pas plus mal. Au moins, elle seraient tranquilles pour discuter, sans personne pour venir les interrompre. La reine s'installa de nouveau sur son fauteuil et prit de nouveau la parole :
    - Veuillez pardonner mon frère. Quelques dragons ne sont pas fréquentables, vous ai-je dit, malheureusement mon frère en fait partie. Rhaegel est le troisième Dragon de la famille. J'avoue avoir été un peu sèche au sujet de ma famille mais vous comprendrez qu'il y a des morts que l’on n’oublie pas. Vous êtes intelligentes et avez tout pour me plaire. Votre oncle n'avait pas tort. Être à mon service comporte de gros avantage, mais votre regard le sait.
Il est certain que la petite arrivée de Rhaegel n'était pas du meilleur effet et ne rendait pas justice à la flamboyante famille des Targaryen, maître de Westeros depuis des années et des années. Pour la famille royale, avoir un membre comme cela dans leur lignée devait être assez "humiliant". S'il venait à surgir de cette façon lors d'occasions plus importantes se devait certainement être un désastre ... Dans tous les cas, la reine semblait s'être adoucie, ce qui n'était pour déplaire à la jeune fille de l'Ouest. Elle lui rappela néanmoins que certains morts ne devaient pas être oubliés etc. Un fait que la belle ne prit que peu en compte puisqu'elle ne l'avait pas oublié mais n'estimais juste pas avoir à le mentionner. Quant aux compliments qu'elle lui fît, elle se contenta de sourire légèrement.
    - Ne vous en faîtes pas, j'ai juste été un peu surprise, Rosaline et Kathleen ont eu le temps de m'expliquer que ça lui arrivait de temps en temps. Quoi qu'il en soit merci, vos compliments me vont droit au cœur.
Il est vrai qu'on ne reçoit pas tous les jours les compliments de la reine des Sept Couronnes et véritablement, Lucrezia était très touchée, et, il faut quand même le dire, plutôt fière, même si cela ne se voyait pas puisqu'elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour le cacher. Face à une femme comme Aelinor il valait mieux tout de même rester modeste et ne pas monter sur ses grands chevaux. Finalement il ne s'agissait que d'un tout petit compliment, et non pas non plus de quelque chose d'extraordinaire ... Bien que recevoir un compliment de la reine ne devait pas arriver tous les jours, que ce soit pour elle ou pour n'importe qui d'autre.
    - Je suis une bonne alliée pour vous mener loin. Avec le temps vous saurez faire avec mon caractère, mais pour l'instant je vais vous reconduire à vos appartements. Vous avez certainement envie de vous reposer après ce voyage. Discuter avec une vieille reine n’est pas toujours agréable.
Il est vrai que Lucrezia n'aurait pas craché sur un peu de temps libre afin de se reposer quelques minutes, ne serait-ce que pour fermer les yeux quelques instants ou pour vérifier si ses servantes avaient fait leur travail correctement en rangeant ses affaires. Généralement elles étaient très efficaces, elle n'avait que rarement à s'en plaindre, mais elle préférait tout de même passer derrière elles afin d'être certaine que tout était fait comme le désirait. Et oui, notre jeune fille de l'Ouest aimait les choses bien faîte, c'était une grande maniaque. En ce qui concernait la conversation qu'elle avait avec Aelinor, elle avait été plutôt sympathique, bien qu'assez ... Comment dire, assez "tendue" pour la fille de lord Ouestrelin qui passait son temps à bien choisir ses mots et à ne pas offenser son interlocutrice. Il est donc certain qu'après ça, se retrouver seule pour souffler serait certainement plus qu'agréable, ce serait libérateur.
Les deux jeunes femmes sortirent alors de la pièce, pour retrouver Kathleen et Rosaline dans les couloirs. Ces dernières eurent droit de prendre congé, la reine pouvant très bien conduire sa nouvelle dame de compagnie seule à ses appartements. Regardant les deux suivantes s'éloigner après une révérence, Lucrezia leur sourit avant de les voir disparaître dans un autre couloir. Puis, elle suivit la reine et toutes deux s'envolèrent vers d'autres horizons, jusqu'aux appartements qu'elle occuperait durant son séjour à la capitale. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'une fois arrivée là-bas, la belle ne fût pas du tout déçue. Si elle avait déjà l'habitude de vivre dans une demeure plutôt luxueuse à Falaise, le Donjon Rouge se voulait trois classes au dessus. A peine eut-elle mis un pied dans la chambre qu'elle en resta totalement bouche bée. Les murs, les sols, les plafonds, le mobilier ... Tout était absolument magnifique. Elle n'aurait pu espérer mieux.
    - Ce sera votre deuxième chez vous. N’hésitez pas à demander. Il y a assez de servantes dans le château pour vous fournir ce que vous avez besoin. Comme je vous l’ai dit, le Donjon Rouge est votre nouvelle demeure, sourit-elle avant de tourner les talons, mais s’arrêta. Vous savez ce que l’on dit sur moi n’est pas totalement faux et pas totalement vrai. Le Donjon Rouge m’a forgé ainsi. Vous comprendrez peut –être davantage un jour pourquoi j’agis ainsi.
Aux paroles de la reine, Lucrezia ne pût s'empêcher de ressentir une certaine compassion pour elle, mais en même temps elle se demandait aussi de quoi cette femme pouvait bien se plaindre ! Des dizaines, peut être même des centaines de femmes tueraient pour occuper sa place et même si elle l'ignorait totalement, Lucrezia était l'une d'entre elles. Si elle n'appréciait pas sa vie elle n'avait qu'à se jeter du haut d'une tour ! Ca arrangerait sans doute les affaires de beaucoup de monde. Quoi qu'il en soit, la brune comprit que le Donjon Rouge pouvait bien entendu changer les gens, les pousser à devenir quelqu'un d'autre par la force des choses. Sans doute parce que dans un endroit comme celui-ci il était dur de pouvoir faire confiance à quelqu'un, et aussi pour des tas d'autres raisons que la jeune femme n'avait pas encore eu le temps de découvrir. La vie au sein de cette bâtisse aurait-elle le même effet sur Lucrezia ? Possible, même certain. Quoiqu'après tout la jeune femme était déjà bien ancrée dans l'esprit de la cour et qu'elle pouvait se montrer tout aussi stratège, peut être même plus, que certains nobles qui s'y trouvaient déjà. De toute manière, seul l'avenir nous dira ce qu'il adviendra de la jeune fille de l'Ouest.
    - Me permettez-vous une question ?
Honnêtement, Lucrezia fût plus que surprise par cette demande. Le silence s'était installé pendant quelques instants et subitement la reine lui demandait si elle ne pouvait pas l'interroger sur quelque chose. Que pouvait dire la jeune dame de compagnie à part oui ? Dire non à une reine, surtout à une Targaryen, n'était pas vraiment une option. Toutefois, que pouvait-elle bien vouloir savoir ? Elles se connaissaient à peine, alors des tas de questions étaient possibles à ce stade. Lucrezia s'efforça de se rester le plus calme possible, de rester face à la reine et de la regarder dans les yeux avec un léger sourire. Peu importe ce qu'elle voudrait savoir, la jeune femme tâcherait de lui répondre, soit honnêtement si c'était une question qui ne comportait aucun risque majeur, soit, encore une fois, en choisissant soigneusement ses mots et en ayant recours, peut être, à quelques mensonges. Finalement, elle se décida à prendre la parole.
    - Bien sûr, tout ce que vous voudrez votre majesté.

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Message Dim 22 Avr 2012 - 20:10

Elles étaient toutes ainsi. Elles avaient toutes peur de la reine, sauf peut-être Lucrezia. Les deux dames appréciaient pour une fois qu’on tiendrait tête à la reine. Elle n’était pas une femme facile, mais elle pouvait apporter un plus a votre dot. Kathleen savait que la jeune femme la remplacerait bientôt. Et pourtant, elle ne s’en méfiait pas autant que Rosaline. Les deux femmes étaient bien différentes et pourtant leur caractère s’accordait bien avec celui de la reine. Peut-être était-ce la maternité qui voulait que la jeune dame de la reine ne soit pas autant méfiante. Lucrezia était tout pour plaire à la reine, même si celle-ci était énervante parfois. Il fallait le dire, elle avait un sacré caractère lorsqu’elle se mettait en guerre contre la main du Roi. Les efforts qu’elle pouvait faire pour rester humble et les menaces qui pesaient sur sa tête étaient de trop.

Chaque couloir devenait un enfer pour elle. Elle ne savait jamais malgré la protection des dents de freux qui oserait prendre la reine par surprise. Et la reine n’en parlait peu. Pourtant, elle savait que les visions de Daeron finissaient toujours par se produire, mais elle préférait les ignorer. Elle avait trop de peine pour l’instant, pour tourner la page. Il n’y avait qu’une personne qui ne l’avait pas encore trahi et elle comptait bien rester ici. Quoiqu’elle n’incluait pas son alliée de toujours, sa tante Daenerys. Elle était bien loin, mais peut-être pourrait-elle faire plus que la reine croyait. Enfin, elle savait ce qu’elle avait besoin et elle était une sœur pour elle. Elle aurait toujours une oreille attentive et fidèle. Pour l’instant, elle restait calme avant la tempête qui pourrait venir plus vite qu’elle le croyait. Ses voyages avaient été inspirant et lui redonnait en quelques sortes vies.

Aelinor avait trouvé sa question quelques peu idiote de sa part. Enfin, c’était un signe quelconque que le titre qu’elle portait pouvait être parfois un peu éphémère. La reine avait pris place sur une chaise dans les appartements et la regardait. Elle se demandait parfois si elle était toute a fait présente dans son monde. Le court épisode Rhaegel et mon ami le dragon l’avait quelques peu perturbé aussi, mais elle n’en faisait pas trop de cas. Elle avait vécu bien pire dans les dernières années. Enfin, elle préférait s’épargner les détails au risque de passer pour une démente à son tour. Il y avait assez de son frère et de son époux pour aider la cause, surtout que même si elle détestait l’Avouer, Daeron par ses visions n’avaient pas été épargné. Son seul problème était Brynden Rivers et encore pour l’instant elle savait gérer. Elle le laissait faire, mais elle ne s’avouerait vaincu que lorsque le Dragon Blanc aurait enfin joué une pièce sur l’échiquier, qui la mettrait au pied du mur. Les pions étaient facilement manipulable, elle, elle était une reine et ne laisserait en aucun cas le Fléau continuer.

Comment se porte les cotes? Ne nous le cachons pas, les cotes du Bief, de l’Ouest et du Conflans sont durement touchés, mais je voulais savoir Falaise est-il aussi durement touché par les raids? Vous comprendrez que je suis au dernier fait des raids à Port-Lannis, mais malheureusement, je n’ai plus de nouvelle de mes espions, j’aurais cru que vous pourriez me donner une position exacte de la situation.

La Reine n'était pas égoïste. Elle souffrait de voir le continent sombrer à la main du Greyjoy. Depuis que son père était mort, il avait repris ses idées idiotes d’Antique Voie. La reine déplorait le manque d’activité de son oncle et elle en rageait chaque jour. Elle n’y pouvait rien, elle n’Avait pas d’armée et n’avait pu continuer son voyage jusqu’à Castral Roc, elle avait fait uniquement escale à Hautjardin afin de ne pas laisser la jeune Ouestrelin dans les mains de quelqu’un qu’elle n’aimait pas au Donjon Rouge. Elle avait compris l’ensemble de la situation, il en revenait à son frère de faire le reste désormais.

La jeune femme était une personne bien placée même si Tybolt Lannister aurait encore été le meilleur à le lui reprocher. Le manque de protection de la part des membres royaux. Elle était certaine qu’elle arriverait à convaincre Maekar à faire quelques choses. Elle ne voulait pas laisser ce problème s’étendre davantage. Surtout que les fer-nés prenaient malin plaisir à prendre des vives toujours plus. Un jour, elle enverrait paitre le seigneur des Iles de Fer. Cette vieille seiche pourris iraient moisir dans le fond des mers pour ne plus rien infliger à la population de Westeros. Elle ne souhaitait que l’approbation des Sept. C’était une cause noble, en quelques sortes.

Vous pouvez parler librement, je sais en quelques sortes ce qui ce dit sur l'inaction de la couronne sur les côtes. Ce n'est pas une question piège, je vous le jure, je crois que la situation ne le permet pas.

Elle voulait la totale franchise de la jeune dame. Elle voulait son avis, son opinion. Tout ce qui pourrait l’aider éventuellement dans les plans de son frère. Elle l’incitait à la fois à un avis politique et important, dont elle ne lui tiendrait pas rigueur. Une femme qui avait tout ne pouvait pas mesurer ce qu’être démuni était. Enfin Aelinor y arrivait quelques peu, puisqu’elle n’avait aucun pouvoir dans sa propre demeure. Elle n’attendait que le bon vouloir de Lucrezia qui faisait aussi parti du Peuple concerné. La reine ne voulait aucunement influencer une réponse et accepterait la critique. En fait, elle en avait profité pour cela. C'était une question qui avait plus que son importance.

Elle profiterait même du moment pour voir combien la belle était intelligente. La reine, même si elle se montrait très indifférente, appréciait les gens qui avaient du caractère. Elle n’aimait pas les femmes soumises et préférait largement des gens avec de la jugeote. Elle savait son oncle grand parleur, mais jusqu’à maintenant elle n’était pas déçue et au contraire, elle était bien heureuse. Elle plaçait déjà ses espoirs dans une très bonne réponse de la part de la jeune femme.

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Message Mer 25 Avr 2012 - 11:39

Lucrezia se demandait bien ce que la reine pouvait lui vouloir ... Elle ne se connaissait que depuis peu, depuis seulement quelques minutes, alors elle aimerait certainement savoir des tas de choses à son sujet, mais la première chose qui vint à l'esprit de la jeune Ouestrelin fût la suivante : et si elle était au courant de tout ? Et si depuis le début elle jouait un jeu pour finalement mieux la piéger ? Non, c'était impossible. Seul son père, son oncle et elle-même étaient au courant de ce plan, personne d'autre ... Aucun d'eux n'aurait jamais vendu la mèche. Ainsi, la fille de l'Ouest pût se calmer et reprendre ses esprits. Quelle que soit sa question, elle ne se portait pas sur ce sujet. Néanmoins, il y avait des tas d'autres choses à savoir au sujet de la belle brune et de sa famille, si c'était tout du moins ça qui intéressant la reine des Sept Couronnes ... Quoi qu'il en soit, elle ne tarderait certainement pas à le savoir, Aelinor ne semblait pas être le genre de femme à attendre pour dire les choses, ni même à tourner autour du pot. Alors que la Targaryen s'installait confortablement sur un fauteuil, Lucrezia, quant à elle, alla à la rencontre de ses servantes qui se trouvaient un peu plus loin dans la pièce, entrain de ranger les affaires de la noble. Comme à son habitude, la jeune femme mit un point d'honneur à vérifier que le travail était bien fait, prenant le temps d'ouvrir les placards qui contenaient déjà vêtements et autres objets pour s'assurer qu'ils étaient tous pliés et placés comme elle le désirait ... Oui, Lucrezia était très maniaque, et elle aimait que tout soit parfaitement rangé. Toutefois, avec la reine non loin d'elle, elle en fît moins que d'habitude et se contenta de regarder à quelques endroits et ne pas passer la chambre au peigne fin. De quoi aurait-elle l'air si elle venait à agir de cette façon maintenant ? Elle passerait sans aucun doute pour une folle ou peut être même une hystérique qui ne tolérait pas un seul mauvais pas de la part de ses servantes ... Ce qui n'était pas totalement vrai. Enfin si, un peu ... Disons qu'elle aimait que le travail soit bien fait et que tout soit propre et bien rangé. A part ça, elle n'était pas désagréable avec elles, au contraire, elle les considéraient même comme des amies, ou presque tout du moins. Toujours est-il qu'elles étaient les seules avec qui elle pouvait réellement parler depuis le mariage de sa sœur, et même avant ça. S'il lui arrivait parfois de les réprimander, les jeunes servantes savaient qu'elle n'avait pas un mauvais fond, mais que ça faisait tout simplement parti de son caractère. Elle n'était pas facile à vivre, c'est tout.
Revenant en direction de la reine, elle la regarda dans les yeux avec un léger sourire, s'installa sur une chaise, devant la coiffeuse de sa chambre, non loin de son interlocutrice. La question que tenait à poser la descendante du dragon sortit alors de sa bouche.
    - Comment se porte les cotes? Ne nous le cachons pas, les cotes du Bief, de l’Ouest et du Conflans sont durement touchés, mais je voulais savoir Falaise est-il aussi durement touché par les raids? Vous comprendrez que je suis au dernier fait des raids à Port-Lannis, mais malheureusement, je n’ai plus de nouvelle de mes espions, j’aurais cru que vous pourriez me donner une position exacte de la situation.
Voilà donc la question que Lucrezia redoutait temps. En l'entendant, elle fût soulagée : cela n'avait rien avoir avec elle ou avec sa famille, mais plutôt avec sa patrie, sa région d'origine. Visiblement, Aelinor tenait à savoir comment la situation évoluait là-bas dans les Terres de l'Ouest et ses alentours que la jeune Ouestrelin n'était pas mécontente d'avoir quitté en ces temps peu réjouissants. En effet, malgré le fait qu'elle avait peur pour la vie de son père, de sa mère et de sa sœur encore présents dans ces contrées, elle était rassurée pour son propre sort. Quitter Falaise avait été pour elle un soulagement, ces chiens de fer-nés se rapprochant dangereusement de son lieu de naissance. Ainsi, ce n'était pas des bonnes nouvelles qu'elle s'apprêtait à annoncer à la reine, mais cette dernière devait bien s'en douter. Après tout, ils étaient en guerre, et la guerre n'est jamais une période très réjouissante ... Elle s'accompagne toujours de son lot de défaites et de pertes humaines plus ou moins importantes. Lucrezia espérait juste que durant son absence, ces pertes humaines ne s'étendent pas aux membres de sa famille. Elle comptait d'ailleurs faire tout son possible pour faire venir ses parents ici, à Port-Réal, afin de les protéger. Mais était-ce seulement possible ? Peut être, si elle arrivait à obtenir la sympathie de la reine. Dans tous les cas, Aelinor s'attendait à un petit compte rendu, un compte rendu que la jeune Ouestrelin hésitait toutefois à lui donner de peur de lui "casser le moral".
    - Vous pouvez parler librement, je sais en quelques sortes ce qui ce dit sur l'inaction de la couronne sur les côtes. Ce n'est pas une question piège, je vous le jure, je crois que la situation ne le permet pas.
La tête tentait de la rassurer, de la mettre en confiance, lui faisant comprendre qu'elle pouvait faire preuve d'honnêteté, que c'était tout ce qu'elle désirait, un résumé honnête et véridique de la situation. Et bien voilà, Lucrezia allait lui donner ce dont elle avait envie, elle allait lui faire part de ce qu'elle savait, car, étant une femme, elle n'était bien sûr pas au courant de tout, en tous cas pas dans les détails. Elle s'était bien sûr tenue au courant des principaux évènements et avait entendu un certain nombre de rumeurs avant son départ de Falaise, mais séparer le vrai du mensonge n'était pas aussi simple. Prenant une grande inspiration, la jeune Ouestrelin se décida à regarder la reine dans les yeux et à prendre la parole, au risque de prononcer des mots qui ne pourraient pas lui plaire :
    - Et bien la situation n'est pas très réjouissante comme vous pouvez vous en douter. Beaucoup de cités ont déjà été touchées, mais lors de mon départ, les Fer-nés n'étaient pas encore arrivés à hauteur de Falaise, mais ils s'en rapprochaient dangereusement. Etant sur la route depuis plusieurs jours, je n'ai malheureusement pas de nouvelles plus actuelles à vous donner, mais je mentirai si je vous disais que la situation n'était pas préoccupante, car elle l'est. Chaque jour nos ennemis gagnent du terrain et remettent en doute votre autorité. Je ne suis pas en position de vous donner des conseils ou de vous dire comment vous devez gouverner, mais c'est une fille qui craint pour la vie de ses parents et de sa sœur qui vous supplie d'agir rapidement. Pour votre peuple, et pour vous même, vous devez réagir très rapidement, sinon tout se terminera dans les larmes, des larmes de sang.
Elle lui avait dit qu'elle pouvait parler librement, sans aucune crainte, c'est donc ce qu'elle fît. Etait-elle allé trop loin ? C'était-elle laissé emporter ? Sans aucun doute ... Mais il est vrai qu'en cet instant, aucune de ces paroles n'avait été calculée. Chaque phrase qu'elle avait prononcé se voulait sincère et sortait directement de son cœur. Elle venait de montrer une part fragile et émotive de son être, ce qui n'arrivait que très rarement. En ce moment, elle se voulait sincèrement inquiète, autant pour la vie de ses parents que pour celles de toute la population des Terres de l'Ouest ou des autres contrées des Sept Couronnes. Si personne ne se décidait à réagir, les Fer-Nés prendraient bientôt les Terres de l'Ouest, le Bief et les Conflants, avant de vouloir conquérir le Nord et finalement de se diriger vers les Terres de la Couronne. Si la famille royale attendait cet instant pour réagir de façon efficace ils avaient tord. Lorsqu'ils arriveraient par ici, il serait déjà trop tard pour tenter quoi que ce soit, la guerre serait déjà perdue, et les Fer-Nés seraient les grands gagnants. La reine semblait être une femme intelligente, elle devait pourtant savoir que c'était le cas. Mais malheureusement, elle n'était qu'une femme ... Et bien qu'elle soit reine, ce n'était pas en son pouvoir de décider de la guerre, mais à son époux, le roi des Sept Couronnes. Encore fallait-il qu'il sorte de sa bibliothèque pour faire son devoir celui-là ...

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Message Sam 28 Avr 2012 - 0:55

Aelinor s’attendait à voir la frustration dans les yeux de la jeune Ouestrelin. Elle en avait discuté avec son oncle. Elle avait pris des nouvelles auprès de l’oncle de la jeune dame et cela datait de plusieurs jours avant qu’elle sache par corbeau que Port Lannis avait été pris avec les chiens de mer. La reine savait qu’elle ne pouvait rien y faire, mais peut-être pourrait-elle en faire part davantage à son meilleur allié dans cette guerre. Elle Avait Maekar qui était prêt à sauver la face des Targaryen en dépêchant ses soldats. Chaque attaque qui venait à son oreille, la faisait devenir aussi rouge que son blason pouvait l’être. Elle avait peu de contact avec la main du roi, parce qu’elle le voulait, mais elle devait agir et parler avec son frère. Elle ne gagnerait rien avec Aerys. Pauvre enfant si elle savait qu’elle ne pouvait rien faire, sauf répéter.

Il y a plusieurs jours, le port de Port-Lannis a été attaqué par la flotte Greyjoy. Ils ont brulés la flotte du Lion. Je comprends vos craintes. Lord Ravage a commencé ses razzias a la mort de mon père et mon frère semble vouloir laisser gagner ce maudit fer-né.

Elle allait certainement devoir passer au second plan. Elle comprenait le désespoir de la jeune Ouestrelin. Si Aelinor n’avait pas été Targaryen, elle aurait voulu que ses sœurs et ses parents soient en sécurité. Elle aurait aimé offrir beaucoup plus qu’à l’habitude. Elle ne devait pas embêter sa nouvelle dame de compagnie davantage. Parce que la demoiselle finirait certainement par la trouver lassante et énervante. Après cette vérité, elle soupira intérieurement. Cela faisait changement que l’on mette en doute l’autorité de des Targaryen sur les sept couronnes. Évidemment ceci était un sarcasme de haut niveau. Damon Feunoyr l’avait fait au temps de son père ce qui avait valu une adorable bataille sur les champs d’Herberouge.

Vous verrez qu’au Donjon Rouge ma parole compte peu, même si on me gratifie du titre de Reine des Sept Couronnes. Je suis une alliée qui pèse beaucoup dans la balance. Vous parlez avec votre cœur et je crois qu’à cet instant et avec une délicate question, tout le monde aurait montré son inquiétude. Ne vous inquiétez pas. Vos paroles ne sont pas tombées dans les oreilles d’une sourde. Je ferais tout en mon pouvoir pour que les habitants des Iles de fer retournent sur leur ile. Je ne laisserais pas nos vaillants seigneurs du Bief, de l’Ouest et du Nord sans défense.

Nous ne semons pas …. Et encore … Elle détestait le Greyjoy et aimerait bien le voir pourrir à Grisefroy ou encore dans un des donjons de ses vassaux. Ils voulaient semer la guerre, ils allaient récolter la tempête. N’ayant aucune armée à sa disposition, elle parlerait avec son frère. N’était-il pas commandant ? Elle allait en faire son cas personnel. Elle n’aimait pas sortir les griffes, mais elle en avait assez que l’on s’en remette à elle pour essuyer le conflit et les dommages. Se levant, elle émit un sourire compatissant à la jeune femme. Elle lui plaisait, mais elle lui tarderait à lui dire. Elle aimait les âmes fortes et protectrices envers les autres. La famille était certainement une chose dont la Targaryen tenait le plus. Enfin, elle voyait la jeune femme de l’ouest sur un autre angle et cela la faisait sourire. Elle avait mal jugé encore une fois. Lucrezia n’était pas insensible. Elle posa sa main sur l’épaule et passa devant elle.

Reposez-vous. Le voyage a été long. Rosaline viendra vous voir demain. Elle vous fera visiter le château et vous expliquera en quoi consistera votre place.

Elle aimerait bien prendre plus de temps avec la jeune femme, mais elle devait faire un tour dans les appartements de Rhaegel. Elle devait prendre soin de Rhaegel. Son pauvre frère que personne n’aimait réellement sauf elle. Elle était sa sœur chérie et il était certainement le meilleur des confidents, même si elle lui confiait peu de chose. La reine quitta les appartements de la jeune Ouestrelin et pris la direction de la porte.
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Message Dim 29 Avr 2012 - 13:16

La conversation prenait une tournure que la jeune Ouestrelin n'appréciait pas particulièrement ... Montrer sa vulnérabilité, montrer qu'elle avait un cœur et qu'elle pouvait ainsi éprouver des sentiments n'était pas dans ses habitudes, et c'était bien la dernière chose qu'elle voulait faire à la cour, en présence de la reine qui plus est. En parlant de la guerre, de la situation en Terre de l'Ouest, et de sa famille, les larmes étaient doucement montées aux yeux de Lucrezia. Toutefois, elle faisait son possible pour les retenir et ne rien montrer à son interlocutrice. Jamais, non jamais une seule larme ne glisserait sur l'une de ses joues avant qu'elle ne se soit retrouvée seule dans cette pièce. Assise sur son fauteuil, ses deux mains placées sur ses genoux, s'étaient emparées d'une partie de sa robe et la tenait fermement. Grâce à cette action, elle espérait évacuer sa frustration ... Même si elle n'arrivait pas à se débarrasser de la totalité, rien qu'un peu lui apporterait un grand soulagement. A la seule pensée que sa sœur, sa mère et son père aient pu tomber entre les mains des Fer-Nés et être faits prisonniers, ou pire encore, la jeune femme en ressentait un profond dégoût. Bien que sa soif de pouvoir se voulait plus forte qu'un grand nombre de choses, sa famille représentait plus encore. Elle venait littéralement de supplier la reine de faire quelque chose, de parler à son époux, de monter une armée qui pourrait défendre les couleurs des Sept Couronnes et tout simplement repousser les hommes des Greyjoy ... Elle espérait vraiment que son appel au secours n'ait pas été inutile, et que la descendante du dragon réagirait dés son départ. Néanmoins, elle n'était pas encore partie. Et qui plus est, elle semblait avoir une mauvaise nouvelle à annoncer à la fille de l'Ouest.
    - Il y a plusieurs jours, le port de Port-Lannis a été attaqué par la flotte Greyjoy. Ils ont brulés la flotte du Lion. Je comprends vos craintes. Lord Ravage a commencé ses razzias a la mort de mon père et mon frère semble vouloir laisser gagner ce maudit fer-né.
A l'annonce de l'attaque du port de Port-Lannis, Lucrezia ne pût que fermer les yeux et serrer d'avantage le bout de tissus qu'elle tenait entre ses mains. Chaque jour, l'armée des Fer-Nés gagnait un peu plus de terrain et des centaines d'individus périssaient sous leurs lames et rien ne s'arrangeait ... Pire ! Avec le temps, la situation ne faisait qu'empirer. Difficilement, la dame de compagnie ouvrit de nouveau les yeux mais les garda posés sur le sol pendant un moment. Elle tentait de se ressaisir, de faire comme si tout allait bien et que ces informations ne la touchait pas plus que cela car elle avait confiance en les dieux, et qu'elle savait que sa famille allait bien ... Cependant, le doute s'était emparé d'elle. Et si les dieux la punissait ? Non seulement elle, mais aussi toute sa famille pour le plan que son père avait osé mettre en place ? Cette pensée ne la quittait plus et la rendait encore plus à mal à l'aise qu'avant. Si pour obtenir ce qu'elle désirait, elle devait défier les dieux et perdre toute sa famille, accepterait-elle d'aller aussi loin ? C'était une question qu'elle ne s'était jamais posée mais que désormais elle ne pouvait plus ignorer. Malheureusement, la réponse, elle ne l'avait pas et il lui faudrait du temps avant de réussir à la trouver, ou même ne serait-ce que trouver le courage de chercher en elle pour la découvrir. S'étant quelque peu calmée, elle redressa la tête, regardant de nouveau la reine.
    - Je vois, fût sa seule réponse.
Elle n'avait aucunement la force de dire autre chose. Elle ignorait même ce qu'elle aurait pu ajouter. Le royaume se portait mal, et le roi, enfermé dans sa bibliothèque, n'était pas prêt à faire quelque chose, comme la reine semblait le sous entendre. En cet instant, l'envie de se lever et de se diriger droit dans cette pièce remplie de livre afin de le forcer à agir lui traversa l'esprit ... Mais cela ne lui apporterait rien, mis à part de peut être perdre sa tête en chemin. Lucrezia était le genre de femme qui ne se laissait pas faire, qui préférait agir plutôt que de parler, le genre de femme qui ne supportait pas d'être l'esclave des hommes et qui pensait que le sexe féminin était tout aussi compétent, si ce n'est d'avantage, pour diriger et donner des ordres. Cette situation le prouvait : la reine semblait, elle, vouloir réagir, mais son mari et frère, lui, non. La fille de Lord Ouestrelin ne pouvait décemment pas lui de faire sans l'accord de son époux et de suivre son cœur ... Elle était reine, et avec cela venait des obligations et respecter les choix de son roi, et obéir à ses "ordres" en faisait partie.
    - Vous verrez qu’au Donjon Rouge ma parole compte peu, même si on me gratifie du titre de Reine des Sept Couronnes. Je suis une alliée qui pèse beaucoup dans la balance. Vous parlez avec votre cœur et je crois qu’à cet instant et avec une délicate question, tout le monde aurait montré son inquiétude. Ne vous inquiétez pas. Vos paroles ne sont pas tombées dans les oreilles d’une sourde. Je ferais tout en mon pouvoir pour que les habitants des Iles de fer retournent sur leur ile. Je ne laisserais pas nos vaillants seigneurs du Bief, de l’Ouest et du Nord sans défense.
Aux sons de ces paroles, Lucrezia ne pût s'empêcher de sourire. La reine la comprenait, elle comprenait ses inquiétudes et n'était pas restée insensible. Elle disait qu'elle allait faire son possible pour arranger les choses, et pour renvoyer les fer-nés chez eux ... La brune ne demandait qu'à la croire seulement ce n'était que des paroles et malheureusement des paroles ça ne gagne pas une guerre. Ainsi, elle appréciait énormément les intentions de la reine et elle était très heureuse de voir que le sort de son peuple lui tenait tant à cœur, cela prouvait bien que ce n'était pas une femme qu'on regretterait d'appeler votre majesté. Malgré tout, elle avait tout de même peur de l'avenir et doutait que la reine Aelinor puisse faire quelque chose si son mari le lui interdisait, ou refusait lui même de participer.
    - Merci votre majesté, vraiment. J'espère que cette guerre touchera bientôt à sa fin et que nous pourrons tous dormir sur nos deux oreilles très prochainement. Cette situation devient vraiment insupportable et je prie les dieux pour que tout se termine bien, pour nous en tous cas, je me moque bien du sort de ces chiens de fer-nés.
Et voilà ... Ça y est, elle avait perdu son calme. Sur ses derniers mots, les larmes étaient montées une nouvelles fois et cette fois-ci elle n'était pas parvenue à les retenir. Sa colère et sa peine lui avait fait oublier de choisir ses mots et de parler avec une certaine retenue. Alors que les larmes coulaient sur ses jours, et qu'elle portait sa main près de son visage, elle regrettait déjà ses paroles mais n'était pas en mesure de présenter ses excuses à la reine. Premièrement parce qu'elle ne le souhaitait pas, puisque ses mots venaient tout simplement de révéler ses pensées, mais aussi parce qu'elle n'était pas en mesure de le faire à cause de ses sanglots. Bien sûr, elle était courageuse et ne laissait pas la peur et la tristesse la dévorer et se laisser aller en pleurant comme une madeleine. Elle faisait encore son possible pour se contenir et garder sa dignité. Même si en cet instant, c'était bien la dernière chose à laquelle elle pensait.
    - Reposez-vous. Le voyage a été long. Rosaline viendra vous voir demain. Elle vous fera visiter le château et vous expliquera en quoi consistera votre place.
    - Très bien, je l'attendrait patiemment, dit-elle en reprenant doucement ses esprits. En tous cas merci votre majesté, merci de m'avoir écouté et de m'avoir accordé un peu de votre temps. Et je vous prie de m'excuser pour ces paroles peu judicieuses, je me suis laissée emportée.
Un dernier sourire fût accordé à la reine, avant que cette dernière ne tourne les talons pour se diriger en direction de la porte et quitter les appartements de sa dame de compagnie. Quant à la jeune femme, elle se leva et se dirigea vers l'une de ses fenêtres. Elle resta un moment figée devant elle, à regarder au loin, tentant par tous les moyens de penser à autre chose, de laisser son esprit s'évader et de supprimer de son esprit la pensée que peut être son père et sa mère se trouvaient en grand danger, ou que sa sœur ait été capturée, ou même violée par l'armée du Seigneur Greyjoy, un homme pour qui en cet instant elle ressentait la plus profonde haine et le plus grand dégoût. Mais si elle était ici, ce n'était pas pour lui, craindre pour la vie de sa famille n'était pas sa priorité. Sa priorité, c'était entrer dans les bonnes grâces de la reine et de sa famille, rencontrer le prince Daeron et se faire aimer de lui. Si son père était réellement en danger, le plus grand honneur qu'elle pouvait lui faire c'était de faire de ses rêves une réalité, et d'accomplir son plan, d'aller jusqu'au bout et de devenir princesse de Westeros. Car non seulement c'était ce que lui désirait, mais c'était également ce dont elle avait envie depuis sa plus tendre enfance. Séchant ses larmes, elle prit une grande inspiration et retourna à ses occupations.

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La première impression compte beaucoup Ϟ feat. Aelinor

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