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Gabriel} Les hommes mentent quand ils assurent qu'ils ont horreur du sang.

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Homme d'Armes
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Gabriel
Homme d'Armes

Général
Capitaine de La Jouvencelle

♦ Missives : 1437
♦ Missives Aventure : 45
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 25/02/1992
♦ Arrivée à Westeros : 01/04/2012
♦ Célébrité : Michael Fassbender
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Shaïra Seastar, Maël, Velanna Vance
♦ Age du Personnage : 30 ans
♦ Mariage : Ils l'appellent femme-sel, il dit juste qu'il l'aime } Séraphine
♦ Lieu : Île d'Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1298/1500  (1298/1500)


Message Lun 9 Avr 2012 - 21:45



● Nom :
Aucun, puisqu'il est fils de femme-sel. Mais il compte bien s'appeler un jour Harloi...

● Prénoms : Gabriel. Un prénom trop doux à son goût, mais sa mère avait le coeur tendre et c'était là sa seule exigence.

● Sexe : Masculin
● Âge : 30 ans. Bien que n'étant pas le fils de la femme-roc d'Arryk Harloi, il est arrivé le premier en tant que fils. Ces deux petites années d'écart qui le séparent de Sargon sont pour lui un sujet de grande prétention.

● Origine : Les Îles de Fer, plus précisément sur l'île Harloi, à Dix-Tours. Il y a grandit aux côtés de sa mère et a vu de loin son père et sa femme-roc Ahelyn accueillirent en leur sein le petit Sargon.

● Métier : C'est un homme d'armes. Il a été simple rameur, marin aguerri et soldat de son frère à bord de la Veuve Salée, mais il est aujourd'hui Capitaine de son propre boutre, bien qu'il doive avant tout assister Sargon dans ses actions.


● Physique :

L’exigence inhérente à la vie en mer privait durement les Fer-nés d’arborer les belles boucles soyeuses dont se vantaient ostensiblement les séduisants gens du Bief ou encore le teint halé, presque satiné, des impétueux Dorniens. Eux devaient se contenter d’une peau rongée par le sel et de mains calleuses, abimées. Bien heureusement, leur train de vie étant pour le moins exigeant ils ne devaient supporter ce fardeau que peu de temps, leur existence se trouvant rapidement écourtée, notamment par les combats. Même leurs femmes de haut lignage, fagotées dans des vêtements rustiques, ne pouvaient parvenir à la cheville des nobles dames du continent. Alors que pouvait espérer obtenir le fruit de l’union de barbares harassés par les flots ? Pas grand-chose, il était rare que la vue d’un Fer-né flatte l’œil. Gabriel n’y faisait pas exception, bien qu’il eût la « chance » d’être fils d’une femme-sel originaire de Braavos. Voilà qui apportait un peu de douceur au physique rude et brutal des gens des îles.

Gabriel tirait sa grande fierté de sa taille, relativement haute pour le commun des mortels, et largement supérieure à celles que l’on rencontre au bord d’un boutre étant donné qu’il mesurait pas moins de 6 pieds. Mais un fait unique l’intéressait plus que toutes ces vaines considérations : il était plus haut que son demi-frère, le capitaine Sargon Harloi. Ce dernier avait beau posséder le regard le plus arrogant qu’il connaisse, il était dans l’incapacité de le toiser de haut, ce qui réjouissait Gabriel et illuminait ses nuits. Dès leur plus jeune âge, il avait été plus grand. Maladroit, il ne contrôlait alors qu’avec difficultés ses lointaines extrémités, mais se vantait ouvertement de dominer son petit monde. Aujourd’hui encore, il n’est pas difficile pour lui de constater qui dans la foule connaît l’amère perte de cheveux et qui en est épargné, mais il a goûté au vice de sa qualité… Il ne compte plus le nombre de fois où sa tête a heurté la voile du boutre de plein fouet, si bien qu’une fois où le vent était particulièrement violent, il était resté séché plusieurs heures sonné et la bouche grande ouverte, face au ciel. Evidemment, le vil Sargon s’amuse à lui rappeler cet évènement honteux. Et si sa taille combinée à sa carrure, musclée et sèche, lui confèrent un avantage manifeste au combat il faut bien constater qu’il n’est pas rare que les plus gringalets, plus vifs et insaisissables que son grand corps, lui donnent du fil à retordre. D’autant plus qu’il combat armé d’un lourd marteau de bois et d’acier offert par Lakdhar – un ami forgeron –, difficilement maniable même à deux mains. Redoutablement efficace pour fendre un crâne cela dit, d’où l’affection sans bornes que lui porte le fer-né.

Torsadé par de nombreuses cicatrices, son corps est le témoin silencieux d’une vie gorgée par la violence et le sang. En effet, Gabriel est marqué aussi bien par les grandes batailles, victorieuses ou amères, que par les rixes pathétiques qui lui font affronter à tout venant dans un bar ou se confronter à son frère. L’une de ses querelles l’a par exemple privé du dernier orteil de son pied droit, blessure honteuse qu’il rumine régulièrement. Une autre lui a presque fendu le torse en deux, ce dernier présente une large cicatrice qui continue encore à le faire souffrir par temps humides. En revanche, son visage a été miraculeusement épargné. Bien que le temps et le sel lui infligent quelques ridules autour de ses yeux intensément bleus, ses trais taillés à la serpe évoquent une certaine noblesse. Une noblesse déchue.


● Personnalité :

Les Fer-nés ont une réputation à tenir, et il est difficile de reprocher à Gabriel de ne pas l’entretenir. Colérique, désagréable, infréquentable, voilà tel qu’il se présente à la face du monde. La diplomatie n’est qu’une arme de lâches dont se servent les faibles, et cette philosophie s’illustre et se reflète dans sa lourde tendance à régler les conflits et les points de vue divergents par la violence, quelle soit verbale ou physique. Inutile de préciser que son inclination le porte le plus souvent à user des poings que des mots, mais il est doué dans les deux domaines et ce bien qu’il manque cruellement de finesse. La douceur et la mesure sont des notions que sa mère originaire de Braavos a vainement tenté de lui inculquer dans sa prime jeunesse. A son grand regret elle a vite compris que pour survivre sur ces « terres de désolations », car c’est ainsi qu’elle désigne les îles, il faut être aussi dur, froid et blessant que la pierre érodée par la mer. Voilà qui laisse libre court à la bestialité naturelle qui réside dans chaque cœur.

Si enfant il jouait avec Sargon et aimait « mener des hommes » à ses côtés, les différences entre les deux garçons ont tôt fait d’apparaître puis se sont accentuées avec l’âge et les conflits qui ont opposés les deux demi-frères. Gabriel aime le contact, donner et prendre des coups, ainsi il est friand de jeux considérés comme barbares tels que les danses du doigt. Il ne fait pas réellement attention à son apparence et se moque ouvertement de ce qu’il considère comme de la préciosité chez son petit-frère, par ailleurs il réserve le même traitement à tous ceux qui laissent le paraître prédominer sur le combat. Bien que sa mère lui ait inculqué le braavien et de nombreuses connaissances, il dénigre le savoir et se moque du commerce, rejetant du même coup celle qui l’a mise au monde et a fait de lui un « non » Harloi. Et si la religion n’a pour lui pas la moindre importance philosophique et personnelle, il fait en sorte d’apparaître comme un parfait fidèle du Dieu Noyé afin de plaire à son oncle Igon Harloi, qui dirige la maison, et prendre l’ascendant sur son frère qui brigue la succession. En effet les deux frères savent pertinemment que Meryn, leur neveu, ne fera pas long feu… Le fer-né sait donc se montrer tacticien quand il le faut, même si ces efforts de stratège volent régulièrement en éclats quand il se confronte à Sargon.

En revanche il a tout pris de son père, et rejoint donc la personnalité de Sargon, quand il s’agit des rapports de domination. Il veut contrôler, et fait tout pour. Ainsi il ne supporte pas qu’on s’oppose à lui et se montre prêt à tout pour soumettre l’autre à ses envies. Capable d’user du charme comme de la force, il préfère d’ailleurs en venir rapidement à la menace et à la violence brute, il ne fait pas de distinction entre un homme et une femme lorsqu’il s’agit de ce qu’il considère comme « à lui ». Et dans son esprit, beaucoup de choses lui appartiennent. Provocateur et défiant, ce qui lui est inaccessible ou est le bien d’un autre lui apparaît donc comme le plus désirable… Imaginez alors quelle peut être sa convoitise quand passe sous ses yeux l’une des femmes-sel de son némésis.


● Famille :

Sa mère Lanna, était une courtisane de Braavos, une prostituée de luxe au statut social élevé. Elle vivait richement et avait arbitré de nombreux duels de spadassins en son honneur… C’est avec l’un d’eux qu’elle naviguait quand un raid fer-né ravit sa si chère liberté. Arrachée à sa patrie, la belle ne tarda pas à dépérir sur les tristes îles de fer et devint aussi terne que les roches qui s’étendaient à perte de vue sur l’île d’Harloi, et qu’elle contemplait tristement. Bien qu’elle ne manqua de rien Arryk Harloi la traita durement et lui donna son premier fils, qu’elle nomma Gabriel après moult supplications. Elle ne souhaitait pas que sa chair soit complètement rongée par le sel des fer-nés et espérait apporter un peu de douceur dans sa demeure avec son fils. Ils durent subir la jalousie et le dédain maladies d’Ahelyn, la femme-roc d’Arryk, car elle ne mit au monde que tardivement « l’héritier »… Sargon. Ils furent les seuls enfants d’Arryk et ne vécurent pas longtemps ensemble puisque Ahelyn disparut précipitamment dans la demeure des Kenning avec son enfant après la mort de son époux. Gabriel le rejoignait parfois en cachette… Ils s’entendaient si bien… Epoque révolue.

A présent Gabriel habite toujours à Dix-Tours sur l’île d’Harloi et entend bien faire valoir son droit de succession. Lanna l’observe de loin et en silence, tout en nourrissant secrètement le projet de retourner chez elle grâce à son fils, désormais capitaine.



● Résumé :

Fils d’Arryk Harloi et de sa femme-sel Lanna, originaire de Braavos, Gabriel s’est préparé toute sa vie à affronter son frère pour devenir l’héritier incontestable de sa maison. Entrainé depuis toujours à être un fer-né redoutable, c’est un guerrier furieux et un marin intrépide qui a aujourd’hui gagné le droit de mener son propre boutre. Toutefois s’il est désormais Capitaine il l’a payé par une humiliation cuisante, puisque c’est nul autre que Sargon qui a acheté le navire pour servir ses propres raids. La haine est tenace, la vengeance jamais loin et si un jour son frère doit payer, ce sera de sa main. Nul autre n’en a le droit.

Pétri par les histoires et les enseignements de Braavos, meurtri par le souvenir de celle qui fut sa femme et courroucé par les provocations de son propre sang, Gabriel rejette en bloc la petitesse de son existence de roturier et brûle de marquer l’Histoire. Et si pour cela le sang doit couler, alors les îles de Fer baigneront bientôt dans les entrailles du Continent.

● Histoire :

Peu de personnes comptaient pour Gabriel, même dans sa fougueuse jeunesse. Les ennemis et les rancœurs s’accumulaient alors que les douceurs se faisaient rares, et souvent amères. Il ne s’attachait pas, mais il y avait une fille qui comptait. Une fille comme lui. Elle n’était pas forcément très belle, et son petit corps si frêle portait les stigmates d’une vie ingrate. Pourtant, il n’avait eu d’yeux que pour cette donzelle aux yeux de biche… Elle s’appelait Ernestine. Elle se disait fille d’une femme-sel d’un seigneur de Pyk, tout comme lui était le fils d’Arryk Harloi sorti du ventre d’une Braavosi. Il a aujourd’hui toutes les raisons de douter de cette ascendance, mais il ne le fera jamais. Sa parole était sa vérité. Bien qu’il ne le lui dise jamais, il était clair pour chacun qu’il était follement épris de cette biche égarée que le sort n’avait pas épargné. En effet, Ernestine était depuis toujours inexplicablement malade. De faible constitution, elle s’enrhumait à la première brise, avait le souffle court et étouffait au moindre effort. Il n’était pas rare de la voir peiner à simplement marcher, et Gabriel avait plus d’une fois surpris la jeune fille précipitamment ranger un mouchoir dans lequel elle avait suffoqué, et taché de sang. Les plus optimistes ne la voyaient pas franchir l’âge de vingt ans… « Tu dois m'épouser », lui avait-il murmuré au creux de l’oreille alors qu’elle n’était encore qu’une fleur de sel fragile… Et elle avait dit oui. Elle était en effet bien plus jeune que lui, elle n’avait que seize ans quand lui en avait eu vingt-quatre. Cependant, cette différence n’avait jamais effarouché Ernestine qui avait laissé Gabriel approcher et partager chastement sa couche avec elle. Quand la chaleur du feu ne suffisait plus à soulager les douleurs de son corps froid, elle réclamait même son étreinte… Il l’aimait cette fille, sans pouvoir se l’expliquer. Il la protégeait de tout depuis près de cinq ans, et de son côté elle le considérait avec tendresse et respect. Elle était sans doute la seule à Dix-Tours à agir ainsi avec lui.

Tendrement, elle s’était nichée contre son torse nu barré d’une large cicatrice qu’elle suivit du bout des doigts. Lui se contentait de l’observer fixement, avec une rare intensité. S’il ne se permettait pas avec elle de prendre, il en rêvait toutefois. « Gabriel, qui t’a fait ça ? C’est Sargon ? Non. Pour une fois. Qalen alors ? C’est une vraie brute ! Non… Qui ça alors ? Personne… » Elle arqua doucement un sourcil en le dévisageant, et lui baissa honteusement les yeux. « On s’était disputé. Avec Sargon ? Oui. J’étais énervé, je perdais encore plus mes moyens plus jeune… Je devais avoir ton âge, en fait. J’étais tellement en colère, je regardais pas vraiment où je marchais et… Enfin, je suis tombé. Tombé ? Sur mon ancienne hache. Du côté tranchant. C’est horrible ! Je me suis relevé et Sargon me regardait avec son grand sourire stupide… J’ai baissé la tête et j’ai vu qu’elle était planté dans mon torse. …Je me suis évanoui. » Il vit alors ses petites lèvres se tordre et elle les mordit… Mais elle ne parvint pas à se contenir plus de quelques secondes, et elle se mit à rire à gorge déployée. Vexé, il voulut s’extirper du lit mais elle le retint par les épaules et vint se blottir dans son dos, les yeux encore humides. « C’est pour ça que je t’adore Gabriel. Tu sais, quand tu m’as demandé de me marier avec toi, j’ai hésité… Tu es marin, tu n’es pas souvent là, et tu veux devenir Capitaine, ce sera pire… Mais je me suis dit « il est si maladroit mon Gabriel, ils le laisseront bien tranquille avec moi » alors je t’ai dit oui. Ne sois donc pas vexé… » Il esquissa un léger sourire, et posa un baiser fugitif au coin des lèvres pâles d’Ernestine.


« Gabriel… Quand le moment sera venu… Tais-toi. Ecoute-moi ! Ce genre de discours, elle avait essayé de le lui tenir des dizaines de fois, mais il se dérobait sans cesse. Ernestine était cependant bien décidée cette fois à aller jusqu’au bout. Quand je serai morte Gabriel. Quand je serai morte, je veux que tu m’emmènes dans un endroit joli. Ne me mets pas à l’eau… Tu sais que j’en ai peur. J’aurais rien à faire, ils viendront te chercher. Ils ? Ta famille. Un sourire triste lui répondit. Je préférerais que ce soit toi… Promets-moi. Ernestine, fous-moi la paix avec ça. Promets… ! Elle était pleine de défauts et l’obstination n’en était pas le moindre. Fermement elle avait saisi le menton obstinément baissé de Gabriel, et l’avait obligé à la regarder droit dans les yeux. Je vais mourir. Le plus tard possible, mais avant toi. Si tu m’aimes tu dois me… Promis. »


Un an plus tard, ils se marièrent enfin. Ce jour-là Ernestine, bien que toujours terriblement malade, s’était montrée rayonnante et prévenante. Elle avait même essayé de se rapprocher de celui qui était maintenant son demi-frère… Elle était allée le voir en secret, le soir du mariage, mais Gabriel ne sut jamais rien de cette entrevue. Peut-être ne voulait-il rien savoir non plus. Ce fut cette même nuit qu’enfin elle s’offrit à lui à corps perdu, en toute confiance… Elle n’avait connu aucun autre homme et s’en remettait donc entièrement à celui qui était désormais son époux. Néanmoins, et ce fut là le sujet d’un fou rire, ce dernier n’était pas bien plus avancé qu’elle en la matière. « Arrête de te moquer… Je ne me moque pas, mais tu me surprends. Tu es un homme fait, mais souvent tu as des côtés de petit garçon… C’est mignon. Je vais te secouer, tu feras moins la maligne ! Fais donc, je t’attends. » Elle avait toujours parfaitement su le provoquer pour arriver à ses fins. Un peu comme Sargon. Mais le rapprochement était trop étrange pour qu’il ne s’y attarde plus d’une seconde. Sans se faire prier, il l’embrassa avec tellement de force et d’élan qu’ils tombèrent tout deux de l’autre côté du lit. Les jours suivants furent parfaits… Jusqu’à cette fameuse nuit dont chaque seconde resta gravée profondément dans sa mémoire. Alors qu’ils étaient tous deux au lit et qu’il tenait tendrement contre lui son corps tiède et liait leurs lèvres avec délice, il sentit brusquement un liquide chaud et gluant se déverser dans sa bouche. Les yeux écarquillés il éructa et cracha, souillant la couche du sang de la belle Ernestine. La terreur eut tout juste le temps de s’installer dans les yeux pâles de la belle… Le lendemain, à l’aube, il l’enterra.

Elle ne lui avait finalement pas fait l’honneur de vivre longtemps à ses côtés et avait ployé l’échine face à la maladie. Accablé par l’injustice et le chagrin Gabriel n’avait toutefois pas manqué d’honorer sa promesse et, grâce au secours d’un vieux Capitaine, il lui avait fait faire la traversée des îles de Fer jusqu’aux rivages du Continent… Personne n’avait réclamé sa dépouille, alors il lui rendrait hommage comme il l’entendait. Il lui trouva un coin vert et boisé comme elle en rêvait, elle qui se lamentait devant les pauvres arbustes de l’île des Harloi… La voici comblée, dans ce décor fleuri. De ses mains et aidé par son poignard il creusa la terre profondément de longues heures durant, jusqu’à ce que le couchant enflamme l’horizon, puis il aplanit la surface à l’aide de son lourd marteau. Travailler ainsi sans l’aide de personne lui occupait l’esprit et chassait toutes les pensées lugubres qui l’accablaient et obscurcissaient son jugement… Qu’allait-il faire ? Tout le monde avait beau eu lui dire… Elle ne pouvait pas mourir. Elle était à lui. Aucun Dieu que ce soit ne pouvait la lui reprendre ainsi. Et pourtant… Il était là, agenouillé à même le sol, à fonder sa dernière demeure. Une fois l’espace digne d’accueillir le corps de la douce il la glissa lentement à l’intérieur et lui fit ses adieux, maladroitement. Malgré ses efforts, quelques larmes coulèrent tandis qu’il la recouvrait et l’ensevelissait dans les tréfonds… Ses yeux se portèrent une dernière fois sur son visage d’ange fragile avant qu’il ne murmure « Adieu Ernestine. » Injustice.
Epuisé par l’effort et harassé par les emballements de son cœur, il se laissa choir à côté de la sépulture et tomba dans les méandres d’un sommeil sans rêves, sans cauchemars, sans vie. Sans Ernestine, qu’il ne serrerait jamais plus.

Le réveil fut difficile et douloureux. Une pelle s’était abattue sur son crâne. Littéralement. Un garçon déjà édenté et hirsute, à la carrure forte, brailla à son encontre : « Dégage de ma tombe ! ». Gabriel passa une main sur son front douloureux et se redressa avec lenteur, encore sonné par le choc… Mais une giclée de terre dans ses yeux et la vision qui frappa son regard terminèrent de l’éveiller brutalement. Le fou était en train de s’attaquer au havre de sa pauvre Ernestine à grands coups de pelle. « Arrête ça idiot ! Quelqu’un est enterré là-dessous ! Il venait de saisir le manche de l’objet pour empêcher le massacre. J’sais ! Ce sont ses bijoux que j’veux ! » Effaré, Gabriel fut expédié quelques pas en arrière lorsque le gosse lui asséna un nouveau coup, cette fois-ci dans l’estomac. Tout son corps se mettait à trembler de manière incontrôlable tandis que ses yeux, comme gorgés de sang, fixaient sa gorge mal rasée avec rage. Agenouillé près de là où devait reposer le visage d’Ernestine, il effleura la terre restante du bout des doigts, s’excusa les lèvres serrées puis se saisit de son lourd marteau en hurlant « Dégage de MA tombe ! » Sans la moindre hésitation, il abattit la table de son arme contre la tempe de son adversaire qui s’écroula alors dans un glapissement horrible. Sous le choc sa mâchoire s’était démise et il était pris de spasmes étranges… Pas ému le moins du monde, la colère de Gabriel éclata. Le sang qui se déversait de sa bouche lui rappelait celui qui avait souillé le visage si pur de son Ernestine… Et cette ordure voulait briser son repos ?! Il allait le payer. Il lui brisa d’abord les jambes, l’une après l’autre, avant d’écraser le thorax en hurlant des insultes incompréhensibles. Il ne prit pas garde aux cris d’un bonhomme qui courrait vers eux en éructant et fracassa la bouche tordue dans un rictus terrible. Il riait beaucoup moins. Une fois sa sale petite face écrabouillée et dégoutante répandue sur le sol, Gabriel, essoufflé, daigna commencer à se calmer. Le petit homme rouge et trépignant se révéla alors être le « propriétaire » de l’homme qui gisait maintenant à leurs pieds, et réclama un remboursement généreux pour la perte de sa marchandise des cités libres. Son arme encore suintante au creux de sa main gauche brûlait sans doute de resservir et de clore définitivement l’affaire, mais le fer-né se résonna et glissa ses doigts dans sa bourse. Paré de son regard le plus hautain et givrant, il lui jeta quelques piécettes à la face et annonça d’une voix sombre, chargée de dédain, qu’ils étaient désormais quitte. L’espace d’une seconde, Gabriel crût que le plaignant allait riposter vivement… Mais il se contenta de grommeler dans sa barbe épaisse pour finalement claironner :

    « Qui va enlever ce pauvre garçon de là ? Pas moi ! Gabriel le fixa durant quelques secondes, faisant regretter au petit homme sa folle audace. Il était sous ta responsabilité gros-lard, tu l’as laissé agir à sa guise… Assume-le. Et comme tu le vois, il avait pas grand-chose dans la caboche. Mais c’qu’il en reste est à toi. Et à qui dois-je cette générosité ? Le croire aussi idiot était une insulte, mais étrangement, il lui accorda un fin sourire avant de souffler… Sargon Harloi. »




    « Quelle pourriture prétentieuse… »

Les mots acérés surgirent d’entre ses lèvres serrées telle une sentence amère, mais discrète. Assis sur un rocher à quelques pieds de là, Gabriel observait attentivement la scène qui se déroulait sous ses yeux et en maudissait chaque acteur avec une passion dévorante. Il les haïssait tous, autant qu’ils étaient, ces imbéciles sans amour propre qui léchaient les bottes de son frère. Les femmes ne valaient pas mieux – si on pouvait nommer cela des femmes, étant donné que le sexe faible des îles n’avait rien d’épatant en comparaison des trésors de volupté du continent – elles minaudaient et agitaient les fripes qui leur servaient de jupons sous le nez du Capitaine. C’était poussif, ridicule, humiliant. Il devait adorer ça… Son ego devait être si gonflé et étendu maintenant qu’il pourrait en boiter. Gabriel darda un regard sur cette silhouette à peine plus haute et trapue que celles des femelles et détailla sans la moindre pudeur ses traits. Tout l’énervait en lui. Cette petite moustache de noblaillon qui encadrait des lèvres toujours étirées narquoisement… Les petites tresses farfelues et provocantes qui parsemaient ses cheveux longs… Et surtout, son air, son attitude toute entière. Si égoïste, si fier de sa petite personne, si manipulateur et vicieux… C’était injuste. Terriblement injuste. Un type comme ça ne pouvait pas avoir l’honneur de porter de l’acier valyrien. Gabriel n’était pas sûr de le mériter également… Mais lui, cet homme-là qui se pavanait de l’avoir désormais entre ses mains… Il ne la méritait pas ! Il ne méritait pas Crépuscule !

    « Sargon ! »

Il avait bondit sur ses pieds, la mâchoire contractée et serrée par la rage et les poings fermés. Ses yeux injectés de sang se plongèrent dans les iris de son frère, où il pouvait aisément y lire tout le mépris du monde. Le pirate avait malgré tout daigné s’arracher à ses courtisans pour se tourner vers lui, le moins que rien, le demi-Harloi, fils d’une femme-sel Braavosi et aujourd’hui oubliée de tous. Pas un mot n’avait franchi les lèvres délicatement ourlées de Sargon – pourquoi diable avait-il en plus le droit d’être beau ? – et il semblait attendre… Il devait se douter que Gabriel était suffisamment doué pour se plonger dans les ennuis et l’embarras pour ne pas avoir besoin, pour le moment, de son acide intervention.

    « Fier de ta petite épée, le Harloi ? Mais attention de pas te couper un doigt avec. Elle est pas faite pour les trainées mais pour les vrais guerriers, petite sœur… »

La réaction tant attendue ne tarda pas. Gabriel est aujourd’hui bien incapable de se souvenir de ce qu’il s’est passé à la suite de sa tendre pique… En revanche, il se rappelait fort bien du combat mémorable qui avait suivi et fait trembler l’île. Il n’avait pas seulement opposé que les deux frères : de nombreux spectateurs s’étaient joints à la fête dans un cortège de coups de poing et de pied désordonné et démoniaque. Gabriel avait jeté toute sa rancœur et sa violence dans l’affrontement… Il avait réussi à y abimer Sargon, qui allait devoir se trimballer quelques hématomes et une lèvre fendue pendant un temps… Mais lui, il avait encaissé plus durement le choc. Outre les blessures traditionnelles, il semblerait que dans la bagarre Crépuscule ait « accidentellement » chu… Pour se planter droite et fière dans sa chaussure droite. Par chance, la trajectoire de la lame fut-elle que Gabriel ne perdit que le dernier orteil de son pied. Une blessure de guerre qui lui vaut encore des surnoms ridicules au possible, pires que ceux de Qalen… Et c’était encore la faute de la trainée.

    « Quand je pourrai me relever, mon poing va accidentellement te faire sauter des dents. Salope. »

Vous vous en doutez ? Oui… Le début d’un nouvel accrochage.




Il avait largement prouvé sa valeur de guerrier. Beaucoup étaient morts durant ce raid de Port-Lannis… Mais pas Gabriel. Solide comme un roc, il avait suivi les directives de son Capitaine avec une application remarquable. Chose étonnante, quand on connaît les deux énergumènes. Le colérique fer-né avait beau maudire son frère cadet jour après jour, sa dévotion n’avait quant à elle jamais faibli. Sa fidélité envers et contre tout pouvait s’apparenter à celle de Yoren, second de Sargon et témoin souvent silencieux et impassible de leurs incessantes disputes. Il se contentait de temps à autre, avec le plus grand calme, de tenir Gabriel à distance raisonnable ou de séparer les deux frères quand ils abandonnaient les mots et les poings pour se munir d’arguments plus… Tranchants. Ainsi, malgré l’incommensurable rancœur et la haine savamment maintenue qu’il entretenait à l’encontre de Sargon, Gabriel se montrait toujours rameur, marin ou homme d’arme exemplaire. Une question de code, d’éthique ? Il ne saurait l’expliquer lui-même. Il tenait à son frère autant qu’il le détestait : avec obstination et folie. S’il pouvait rêver sourire aux lèvres de lui fendre le crâne en deux à coups de masse, en revanche il ne permettrait jamais, lui vivant, que le moindre homme sur Terre ne s’en prenne directement à lui. Il serait même capable de s’interposer et de prendre un coup mortel à sa place… Personne n’avait le droit de blesser Sargon. Personne, hormis lui. Même s’ils ne partageaient pas la même mère, c’était sa chair, son unique petit frère. Il était le seul à avoir le droit de le martyriser – ou du moins, essayer de le faire. Est-ce que Sargon se rendait compte de cet état de fait ? Gabriel ne l’assurerait pas… Les deux hommes parlaient, mais ils évoquaient peu leur ressenti. Le plus souvent, quand Sargon se trouvait en péril et qu’il s’en sortait miraculeusement, Gabriel se contentait d’un sombre « Encore raté ». Mais il pensait tout le contraire, il veillait même à ce que la mort ne lui prenne pas son frère de sitôt… Paradoxe difficile à évoquer, et à comprendre aussi, même pour le principal concerné.

    « Gabriel. Sargon veut te parler.
    Je m’en fous. Princesse a qu’à ramener son précieux cul jusqu’ici. »

Il avait la réplique facile, mais le regard aussi froid qu’insondable de Yoren finissait toujours par avoir raison de lui. En pestant, il emmena donc lui-même ses fesses jusqu’à Sargon. La Veuve Salée était amarrée non loin, mais son Capitaine s’intéressait à un autre boutre. Plus modeste, il devait pouvoir contenir un équipage d’une vingtaine hommes, pas plus. Un navire bien façonné et calibré, aucun doute là-dessus, mais réservait à un débutant… Bien que Gabriel n’avait encore jamais vu un fer-né se tenir sur le pont d’un tel bâtiment.

    « Votre Préciosité me demande ? »

Sargon ne parût pas réagir à la pique. Mauvais signe, il lui réservait un coup fourré dont il avait le secret…

    « Comme je sais très bien que ton égo a du mal à supporter ma réussite, j'ai décidé de te faire un petit cadeau pour que tu puisses te pavaner devant les donzelles assez désespérées pour t'approcher. Un boutre, enfin un petit que j'ai acheté récemment à un capitaine sans héritier qui n'avait plus les moyens de naviguer. Tu es l'homme de la situation, hors de question que je sacrifie Yoren pour le diriger, puis après tout, tu es aussi un peu un Harloi. A demi Harloi, demi boutre, ce sera idéal pour toi, tu pourras prier le Dieu Noyé pour me remercier de ma bonté. »

Les mots étaient crus, mais le tout sonnait de manière assez cordiale. Et surtout… Un cadeau ? Gabriel n’en croyait pas ses oreilles, et il cligna plusieurs fois les yeux pour se persuader que c’était bel et bien réel. Le fait que Sargon lui offre quelque chose était déjà une exception digne d’être relevée… Mais un boutre ? Même petit, il jugeait son demi-frère capable de diriger un boutre, d’être lui-même Capitaine ? C’était une ascension insoupçonnée. En effet s’il avait souhaité devenir l’héritier des Harloi, et gardait toujours le maigre espoir d’y parvenir, il n’aurait jamais osé croire que Sargon pourrait de lui-même l’encourageait à s’accomplir. Sa méfiance avait disparu, et c’est troublé qu’il murmura.

    « C’est… Inattendu. Merci, ça me touche beaucoup. Vu que tu me l’offres… J’aimerais que tu le baptises. Fatale erreur. Sargon avait-il prévu son coup, ou Gabriel venait-il de lui tendre une perche insoupçonnée ? Il faut un rapport avec la Veuve Salée, ces boutres sont liés… Pendu à ses lèvres, les idées fusaient dans sa tête mais il était impatient de recueillir celle de Sargon. La Jouvencelle, ce sera parfait. »

… Maudite trainée. Quelle folie de croire qu’ils étaient en trêve, leur affrontement était perpétuel et sans doute éternel. Il aurait sans doute ri ou répondu à l’offense s’il avait été dans son état normal… Mais il tombait présentement de haut. Il avait terriblement envie de refuser tout net, de le pousser dans sa maudite pucelle et de l’y noyer. Cependant… C’était peut-être sa seule chance d’être Capitaine de quelque chose. De faire des raids, de s’enrichir pour acquérir un plus gros boutre… De surpasser son prétentieux de frère, d’impressionner Harlon et d’hériter. L’unique occasion de briller… Il n’avait pas le choix.

    « La Jouvencelle… Bien. Faisons comme ça. Il n’allait pas le remercier à nouveau non plus… Mais son vœu de cordialité cessa au moment même où son regard croisa celui si amusé de Sargon. T’as intérêt à pas la ramener ! Je vais tellement te défoncer que ce sera toi bientôt la Jouvencelle, connard ! »

Peine perdue. Sargon avait gagné cette bataille, et il en avait parfaitement conscience.


● Inventaire :

Astaroth, un lourd marteau de guerre forgé par un ami fer-né. Il a gagné au cours d’un raid un arc long qu’il lui reste encore à maîtriser.
La Jouvencelle, son boutre de 10 rames dont l’une des principales missions est d’assister la Veuve Salée de Sargon Harloi.
Il possède une tenue complète de combat, mais porte au quotidien une armure de cuir souple. Enfouie quelque part l’attend une belle tenue confectionnée par Lanna. Il a toujours refusé fermement de l’enfiler.



● Pseudo : Cami-Ali
● Âge : 20 ans
● Divers : On en sait déjà assez Very Happy
● Avatar : Michael Fassbender
● Connaissez-vous le Roman ? Oui ! Le premier tome est enfin lu, ainsi que l'Epée Lige et le Chevalier Errant
● Comment avez-vous connu le forum ? Double compte autorisé par mon tendre frère.
● Comment trouvez-vous le forum ? Toujours aussi complet et beau !
● De quelconques suggestions ? Rajoute-moi sur la bannière sur le champ Sargon, à côté d'Aaricia



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Prince de Dorne
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Maron Martell
Prince de Dorne

Général
Insoumis. Invaincus.
Intacts.

♦ Missives : 9101
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 23/06/2009
♦ Célébrité : Antonio Banderas
♦ Copyright : © Moi
♦ Doublons : Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 44 Ans
♦ Mariage : Daenerys Martell (Targaryen)
♦ Lieu : Dorne, Lancehélion
♦ Liens Utiles :
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Message Mer 2 Mai 2012 - 18:48

À nouveau bienvenue sur le forum !

Alors tu sais déjà que j'adore Gabriel, ce que j'avais lu par MP me donnait hâte de le voir à l'action et la relecture de ta fiche ne fait que confirmer ça ! Je ne vois strictement rien à redire, si ce n'est que tu as su faire un personnage avec des forces et des faiblesses et que c'est vraiment très plaisant à lire ! D'autant plus que tu as une très belle plume, c'était une partie de plaisir de m'occuper de tout lire

D'un point de vue RP, tu disposes de toutes les ressources que ce que ta famille voudra bien mettre à ta disposition ainsi que de tes possessions de départ. De plus, tu débutes le jeu avec 30 cerfs d'argent, ou tu peux décider de ne rien avoir vu ton statut, comme tu le souhaites. N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. Ensuite tu pourras débuter le jeu, tu peux regarder si une des demandes de ce sujet t'intéresse, sinon tu peux toujours poster la tienne ou demander directement à un membre. Sinon si jamais tu es perdue, n'hésite pas à consulter le plan du forum, en tous les cas si tu as des questions les administrateurs sont à ta disposition !

Bon courage pour réussir à prendre la place que tu penses te revenir de droit !



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La vraie passion c'est une quête, pas une impulsion, un emportement, un instinct de chasseur. »
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