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La liberté n'est qu'un mot ... | Lyra

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Message Sam 7 Avr 2012 - 18:36


« La liberté n'est qu'un mot ; l'évasion, une chimère. Tant que nos cœurs subsistent, nous sommes nos propres geôliers. »


La nuit tombée, seule la flamme de quelques bougies permettait à Landry de repousser l’échéance de ses innombrables lectures. Traités, récits des temps jadis, légendes, et autres recueils de lois, s’entassaient en piles désordonnées de feuillets, de parchemins, de livres, et de codex, sur sa table de travail ; au point de ne plus en distinguer le bois verni. Confortablement calé contre le dossier de son siège, Landry parcourait, à cette heure, un très ancien traité rendu invalide par la force du temps et des hommes. Ainsi, sous ses yeux attentifs, se dérobaient les contours des anciennes terres de l’Ouest ; à une époque où les seigneurs étaient moins nombreux qu’aujourd’hui et où leurs domaines ne faisaient encore frontières communes. Au cœur de l’amas fragile de nobles noms, subsistait celui des Lefford, à l’endroit même où s’érigea plus tard leur forteresse. La révélation fit sourire l’héritier, alors que lui revenait les échos de quelques paroles tenues par son oncle, ser Hermance, au sujet de l’ancienneté avérée de la maison Garner. Une ancienneté qui, selon ses dires, s’enracinait en des temps bien plus reculés que ne pouvait en jouir la maison Lefford. A la lecture de ce traité, pourtant, l’affaire n’était pas si évidente, pour ne pas dire totalement caduque.

Quand Landry daigna enfin suspendre ses lectures, la nuit était déjà bien avancée. En témoignait l’épaisseur des ténèbres qui stagnaient au travers de la seule fenêtre que gageait la chambre, une grande fenêtre taillée dans la rotonde de pierre. Les yeux endoloris, le dos courbaturé, Landry quitta son siège et en quelques gestes, fit claquer ses muscles comme s’ils étaient sujets au fouet du premier bourreau venu. S’accoudant ensuite à la fenêtre, il profita de l’air frais des hauteurs, du vent chargé d’odeurs, comme celle que dégageait la terre humide, le fumet de sanglier, ou encore la roche poussiéreuse. Il s’en étonnait encore, la forteresse ne poussait pas le moindre ronflement, ni le moindre soupire. Du haut de sa tour, Landry n’entendait rien que le vent n’engendra lui-même. La Dent d’Or semblait endormie. Semblait, seulement. Car mieux que quiconque, Landry savait que les garnisons se mouvaient dans l’obscurité pour en avoir reformé les horaires de garde. Quatre hommes au sommet de la tour nord, quatre autres à la tour sud, huit sur le rempart de l’enceinte intérieure...

Trois coups vibrants finirent de le détourner de ses comptes.
    Ser Landry daignerait-il offrir l’hospitalité de sa chambre à un frère incapable de fermer l'oeil ? s’écria une voix, de l’autre côté de la porte. »
Landry se laissa aller à un sourire de circonstance en reconnaissant, sans le moindre mal, la voix de son frère Ambroise.
    Seulement si celui-ci lui apporte de quoi trouver le repos ! cria Landry à la suite »

    Dans ce cas, je crains qu’il ne reste devant porte close ! répondit l’autre.

    Je le crains aussi, si par malheur il ne lui restait plus assez de mains pour l’ouvrir par lui-même ! »
La porte s’ouvrit, non sans grincer, sur un Ambroise vêtu d’une chemise de lin blanc, d’un pantalon pourpre nuit, et de simples bottes. A chaque fois que Landry le regardait, l’impression était la même... celle qu’à travers ses traits vivait l’héritage de Mère. Le cheveu brun coupé court, l’oeil vif et vert, la mâchoire moins prononcée que ne l’était la sienne, tout, ou presque, rappelait Mère. Au point que parfois, Landry s’imaginait qu’elle l’épiait à travers les yeux de son frère.

Heureux, comme chaque fois qu’ils leur étaient donnés de se revoir, les deux frères échangèrent une franche accolade avant de prendre place de part et d’autre de la table sur l’invitation de l’aîné.
    Père nous trouverait pour seul point commun ce même goût pour les tables encombrées de paperasse, constata Ambroise en saisissant le premier document à portée de main, de l’étudier quelques instants, puis de le reposer à sa place. »

    Tu oublies celui de ne jamais dormir aux heures convenues, répliqua Landry. »
Les deux frères échangèrent un regard un brin espiègle, avant de rire à gorge déployée. Et tandis qu’ils riaient, Landry ne pouvait s’empêcher de se remémorer la promesse faite de ne jamais pardonner à Père ce que Mère endurait. Ambroise ne l’oublierait pas, lui qui refusait catégoriquement de se trouver dans la même pièce que Père. Lui que la colère rongeait à chaque fois que son regard se posait, meurtris, sur le lit de Mère. Landry, de sa part, ne pouvait se permettre de tels écarts. En l’affaire, la subtilité était son meilleur atout. Son rang dans la succession familiale, sa place auprès de Père, ne lui permettait pas les mêmes écarts que son frère. Il usait d’autres méthodes, moins douloureuses sans doute, mais plus vivaces. Car quoi qu’il ait pu faire, lord Johan Lefford demeurerait à jamais leur père et leur seigneur en ce bas monde.
    Depuis que tu es en age de penser, je ne t’ai jamais vu pousser la porte de mes appartements autrement que pour me demander quelque chose. Qu’en est-il aujourd’hui ? »
Landry ne connaissait que trop bien son frère pour ne pas se douter qu’il n’était pas venu sans raison.

Ambroise ouvrit grand la bouche, prêt à répliquer, mais aucun son n’en sortit. Landry lut avec un amusement certain l’embarras qui emplissait peu à peu son regard, au rappel de la vérité. Son frère était si aisément déchiffrable qu’il lui était presque possible d’entendre les reproches qu’il devait se faire à lui-même en cet instant.
    Ne te tourmente pas, lui conseilla-t-il, un sourire bienveillant imprimé sur ses lèvres. Demande. »
Après un court silence, la langue d’Ambroise se délia enfin :
    J’aimerais voir les Montagnes Rouges. Je souhaiterais les dessiner et peut-être en voir assez pour commencer à cartographier la région. Père me traiterait de fou, mais je sais que tu n’en ferais rien. Je me disais que tu accepterais même de m’accompagner pendant qu’il en est encore temps. »
Pendant qu'il en était encore temps, oui... Landry était au fait des incursions fer-nés dans le Conflans, autant que de l'attaque proprement dite de Salvemer. Quelque chose lui dictait de se méfier, que les seiches de Dagon Greyjoy n'en resteraient pas là. En ces suppositions, il redoutait que les raids fer-nés s'aventurent plus au sud, et ne relâchent leurs tentacules sur les rivages de l'Ouest. Car si d'avenir cela se confirmait, il devrait se tenir prêt à la Dent d'Or, dans l'hypothèse folle que lord Tybolt en viendrait à convoquer le ban. Une bien mauvaise affaire, il l'entendait ainsi. Mais l'heure n'était pas encore à cela, et Ambroise voyait juste dans le fait qu'il était à même de l'accompagner. Aucune affaire ne le retenait pieds et poings liés à la Dent d'Or. Il ne rechignait non plus à l'idée de voyager une fois encore vers le sud, peut-être même y tirerait-il quelques bienfaits.

Renforcé par l’intensité d'une longue réflexion où il pesa plus de pour que de contre, Landry tira sa conclusion :
    Occupe-toi de dénicher une personne aux écuries, une autre à l'intendance, et de préparer ton paquetage. Que tout soit prêt dans deux jours. Je m'occuperais du reste. »
Son regard roula vers le chandelier le plus proche, au sommet duquel une flamme rougeâtre se tortillait follement.
    C'est peut-être là, ma dernière chance de repos avant la tempête... »

~

Les Montagnes Rouges. Immenses, colossales, gigantesques, formidables, inquiétantes, Landry manquait de mots pour décrire ce que ses yeux avaient tant de mal à soutenir. Planté au sommet d'un tertre, la main appuyée sur la garde de son épée, sa longue chevelure au vent, il contemplait les contreforts de Dorne avec le sentiment de n'être qu'un grain de sable à côté. Ambroise se tenait là lui aussi, assit sur un rocher, une planche, une bouteille d'encre, et une plume, sur ses genoux pour immortaliser la chaine de montagnes dans ses moindres détails.

Les martellements d'une monture lancée au galop détourna Landry qui, jetant un regard par dessus son épaule, vit ser Edwyn Vifel fondre droit sur lui. Ser Edwyn était l'un des hommes qu'il avait expressément appelé pour faire partie de son contingent exceptionnel pour le sud. Avec lui, était aussi venu ser Rolland, un fidèle de Père à la carrure d'ours et au caractère de cochon. Herald, le garçon d'écurie. Peter, de l'intendance. Ainsi que Bool et Caster, deux sentinelles de la Dent d'Or avec qui Ambroise s'était lié d'amitié tout jeune.
    Ser Edwyn, le campement ? interrogea Landry en descendant de son perchoir pour se porter à la hauteur du vieux chevalier aux cheveux poivre et sel noués en catogan. »

    Prêt, ser. Comme vous l'aviez demandé, répondit Edwyn en posant pieds à terre. Ser Rolland désirait le porter plus au nord, il n'aime pas l'idée de se trouver si prêt de la forteresse de Séréna. »
Avec un demi-sourire, Landry porta son regard le long des montagnes, vers l'ouest, pour s'arrêter sur une masse sombre semblant s'en détacher tel un pic rocheux posté en éclaireur.
    Lord Martyn Caron n'est pas une ombre qu'il faut craindre, souffla-t-il, sur un ton décontracté. Ser Rolland se fait bien trop de mouron. »
Ser Edwyn acquiesça solennellement.
    Quoi qu'il en soit, nous aurons du feu et de bonnes tantes sous lesquelles nous abriter cette nuit et pour toutes les nuits à venir. Si vous me le permettez maintenant, j'aimerais repérer les lieux avant la tombée de la nuit. Un soupçon de prudence nous évitera quelques mauvaises surprises. »
Landry hocha de la tête à son tour, non sans s'amuser intérieurement de constater que ser Edwyn avait beau pointé du doigt les craintes de ser Rolland, il en partageait non moins quelques unes d'entre elles. Amusement qui retomba brusquement quand son regard distingua plusieurs points noirs se mouvoir dans leur direction. Un détachement de Séréna ? Possible... quoi qu'à l'allure où se déplaçait tout ce petit monde, Landry doutait que se fut là une colonne entière de cavaliers lancés à leur rencontre.





Dernière édition par Landry Lefford le Lun 23 Avr 2012 - 8:45, édité 4 fois
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Message Dim 8 Avr 2012 - 18:46

     La nouvelle de l'attaque effectuée sur Salvemer par les Fer-nés était arrivée aux oreilles de lady Shyra Ferboys. La sœur du lord n'avait guère apprécié de savoir que son héritière se trouvait là-bas avec pour seul garde, un homme d'armes. Certes, Gerold était une personne expérimentée et sans nul doute, il pourrait défendre la jeune dame de ces pirates des Iles de Fer, mais il n'empêchait que la mère de la jeune femme avait décider de lui envoyer sa suite de manière à qu'elle ne soit pas aussi vulnérable à l'avenir. Il avait donc été convenu que les gardes et les deux suivantes de lady Edarra devaient se rendre à Villevieille et attendre que leur maîtresse ne vienne les rejoindre. Lorsque Lyra avait appris cela de la bouche de Obara, l'autre suivante de la jeune femme, elle avait manqué de sauter de joie. Lorsque sa dame lui avait déclaré qu'elle quittait Ferboys pour se rendre à Salvemer et y retrouver ser Oberyn Dayne, la Dornienne avait éprouvé une vive inquiétude à l'idée de la laisser partir de la sorte. Oh, bien évidemment la brune n'était qu'une suivante, elle ne savait pas se battre extrêmement bien et était juste capable de se défendre. C'était sans compter que Lyra était généralement trop effrayée pour réussir à se maîtriser et parvenir à se battre correctement. Bref, tout cela pour dire qu'il était peu probable que sa présence change beaucoup au niveau de la sécurité de lady Edarra, mais la suivante espérait bien que lorsqu'elle serait aux côtés de sa dame, elle pourrait passer avant elle pour s'assurer que le danger était écarté. Après tout, le rôle d'une dame de compagnie était bel et bien de servir leur dame et par conséquent, la protéger allait de soi.

     C'était donc pour cette raison que la jeune femme, l'autre suivante de lady Edarra ainsi que quelques gardes, se trouvaient sur les routes afin de rejoindre Villevieille. C'était la première fois que Lyra quittait Dorne, le plus qu'elle avait été jusqu'à ce jour se trouvait être Ferboys, avant elle n'avait jamais mis les pieds hors de Lancehélion. L'idée de voyager, rencontrer des personnes qui vivaient dans d'autres régions ou avaient visité tout Westeros, l'emballait grandement. Elle devait se brider et se montrer raisonnable pour ne pas trépigner à l'idée de pouvoir enfin découvrir ce dont les clients de son père lui parlaient toujours. Dans l'auberge de ses parents, la demoiselle avait fréquemment écouté les récits des voyageurs, qu'ils soient hommes d'armes, artisans ou même marchands. Ils parlaient tous des régions plus au Nord, vantant la beaucoup du Bief, la richesse de l'Ouest et encore tant d'autres choses. Autant dire que l'esprit de la Dornienne était habité par de multiples idées et qu'elle imaginait beaucoup de possibilités. Il ne restait qu'à espérer que la réalité serait à la hauteur de ses espérances.

     La suivante marchait donc derrière les gardes, il y en avait plusieurs à l'avent et quelques-uns derrière, au centre du groupe une calèche avec diverses affaires de leur dame était tirée par un cheval. Obara avait pris place dedans et Lyra aurait aussi pu s'offrir ce luxe, mais elle préférait marcher un peu pour profiter du voyage. Ses jambes étaient habituées à bouger, elle était perpétuellement en mouvement à l'auberge de ses parents et faisaient plusieurs lieues par jour, même si ce n'était pas le long d'un chemin. Ses yeux sombres se promenaient donc sur les environs, elle ne surveillait plus la marche des gardes. Aussi, lorsque l'un d'entre eux stoppa souvent pour désigner quelque chose à l'horizon, Lyra lui rentra en plein dedans. Elle se cogna le nez contre l'épaule du garde, beaucoup plus petite que lui, puis porta aussitôt ses mains vers son visage alors que des larmes de surprise brillaient au coin de ses yeux en amande. Il lui fallut quelques secondes pour que sa vue redevienne nette et qu'elle lève le visage pour regarder dans la direction désignée par le garde. L'on voyait plusieurs points noirs qui semblaient être fixes, la Dornienne eut beau froncer les sourcils, elle ne distingua rien.

     ▬ Qu'est-ce que c'est ? » Le garde dans lequel elle était rentrée tourna la tête vers elle. Elle savait que beaucoup d'entre eux la trouvaient trop naïve pour être dame de compagnie. Il était vrai qu'elle se mettait souvent en danger, mais jamais la demoiselle ne pourrait faire risquer quoi que ce soit à sa dame. Après un moment de réflexion, l'homme répondit finalement à sa question.
     ▬ Certainement des étranges, des membres d'une famille de l'Orage ou du Bief. Pas des brigands, sinon nous ne les verrions pas avant d'être dans leur piège. Ils sont très doués. Trop doués pour se faire voir aussi bêtement. »

     Rassurée, la jeune femme acquiesça du chef, heureuse de savoir qu'elle ne risquait pas encore une fois de se faire tuer au cours d'une attaque. La dernière fois qu'ils avaient rencontré des brigands des montagnes rouges, la jeune femme était tombée derrière la calèche de lady Edarra et avait été à deux doigts de se faire tuer par un voleurs. Heureusement, Gerold, le garde de sa dame, avait tué l'assaillant et elle avait été tirée d'affaire. C'était d'ailleurs depuis ce jour que la jeune femme avait un certain respect et une sorte d'estime pour le garde du corps. Avant elle le voyait comme un rustre, mais finalement l'enveloppe ne faisait pas tout.

     Le groupe reprit la marche et Lyra regardait fréquemment autour d'elle, comme si elle craignait de voir que des brigands allaient finalement débarquer ici pour les piller et les tuer. Il fallut un long moment avant qu'ils n'arrivent aux environs de la zone où ils avaient repéré les silhouettes plus tôt dans la journée, la nuit n'allait pas tarder à tomber et visiblement mieux valait éviter de traîner dans les environs lorsque l'obscurité devenait maîtresse des lieux. La demoiselle fut assez soulagée de cette nouvelle, elle n'avait pas trop l'habitude des chaussures qu'elle portait, à Lancehélion la Dornienne se promenait toujours pieds nus, mais dans le désert c'était trop dangereux. Puis cela ne faisait pas très digne d'une suivante de noble comme Obara le lui disait. Malheureusement, il semblait que ce n'était pas immédiatement qu'elle aurait le plaisir de se reposer, les gardes déclarèrent qu'il leur faudrait trouver un endroit où dresser le campement. L'un d'entre eux avança qu'il connaissait le lieu idéal et leur ordonna de les suivre. Cela prit une dizaine de minutes, mais finalement la suite arriva aux abords d'une sorte de vaste étendue qui permettait de surveiller les environs. Avec un campement au centre, les brigands ne pouvaient pas approcher à court. Malheureusement, quelqu'un d'autre semblait avoir eu la même idée, car des tentes et des silhouettes étaient déjà visibles. Des clameurs étaient audibles et les lieux semblaient occupés, sans possibilité de départ de la part de ces personnes. Lyra constata bien que cela semblait embêter le garde qui lui expliqua qu'il n'y avait plus d'endroit aussi sécurité à des lieues à la ronde.

     ▬ Et si nous leur demandions la permission de nous installer à côté de leur campement ? »

     Les gardes ne semblaient pas enchantés par l'idée, mais Obara déclara être trop fatiguée du voyage pour continuer à marcher toute la nuit. Au final, la suite se remit en marche pour approcher du campement qui appartenait certainement aux silhouettes aperçues plus tôt dans la journée. Les armes étaient mises en position normale, preuve qu'ils n'étaient pas hostiles. Lyra attendit qu'un garde des lieux se présente à eux pour prendre la parole, essayant d'être aussi convaincante que possible.

     ▬ Bonsoir, nous sommes Dorniens et nous cherchons à rejoindre Villevieille, mais notre journée a été longue et nous souhaitions nous installer ici pour la nuit. Pensez-vous qu'il serait possible de prendre place à vos côtés ? »

     Le garde expliqua ne pas être libre de cette décision et leur demanda de les suivre pour qu'ils en parlent au responsable du camp. Bien évidemment, il leur ordonna de garder leurs armes baissées, sans quoi ils pourraient être considérés comme dangereux. Tout le monde suivi l'homme et ils pénétrèrent dans le campement alors que la Dornienne regardait les environs. Finalement l'individu leur demanda d'attendre et s'en-alla, certainement pour aller chercher l'homme dont il parlait. Lorsqu'il revint quelques minutes plus tard, Lyra fit signe aux gardes qu'elle parlerait. Des fois les hommes étaient moins tentés de refuser quelque chose à une femme sans défense qu'à un homme armé et entraîné. Elle s'avança d'un pas avant de répéter sa demande.

     ▬ Je suis désolée de vous importuner, mais nous sommes des voyageurs de Dorne et notre journée a été épuisante. Vous voulions monter notre campement ici comme les lieux sont naturellement protégés, mais je constate que vous avez eu la même idée. Seriez-vous d'accord pour nous laisser camper à vos côtés ? Sans quoi nous devrons rallonger notre journée de plusieurs lieues pour retrouver un tel endroit... Nous vous assurons que nous ne vous poserons aucun problème. »

     Elle retomba dans le silence, joignant ses mains devant elle dans un geste nerveux. Malgré elle, la Dornienne quitta le visage de son interlocuteur du regard pour jeter un œil vers Obara. Celle-ci hocha la tête d'un air approbateur, cela signifiait donc qu'elle s'en était plutôt bien tiré. Restait à espérer que son interlocuteur serait aussi convaincu. Puis surtout, qu'il ne serait pas originaire du Bief et par conséquent, n'aurait aucune idée préconçue et hostile à l'égard de son peuple. Afin de quêter un signe de contrariété ou d'acceptation, la suivante posa à nouveau ses yeux sombres sur le visage de l'homme, séparant ses mains pour lisser machinalement le tissu froissé de sa robe.

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Message Lun 23 Avr 2012 - 8:16

    Ser ? »
Son attention toute entière était tant portée sur les points noirs qui se mouvaient au loin, que Landry entendit à peine l'insistance qui perçait dans la voix du chevalier. A s'y méprendre peut-être, il lui semblait que les points se dirigeaient droit sur le campement. Un doute l'assaillit, soudainement, quant à leur origine. On disait les Montagnes Rouges peuplées de brigands plus ou moins virulents regroupés en contingents plus ou moins importants. Le temps d'un instant, Landry se demanda si certains d'entre eux avaient réellement eu la folie de s'aventurer au-delà de leur frontière, qui plus est dans un lieu tel que celui-ci. Idée qu'il balaya aussi aisément qu'elle lui était venue à l'esprit. Il fallait assurément être beaucoup plus que fous pour s'hasarder sur les terres de la maison Caron sous des traits de canailles ; simples bergers aurait sans doute mieux vallu.
    Étrange, il me semblait pourtant que nous étions seuls dans les parages, commenta ser Edwyn en se portant à sa hauteur, les yeux à présent tournés dans la direction des points noirs. Des brigands ? »

    Non. Ils ne se risqueraient certainement pas si près de Séréna. A moins d'avoir perdu le peu d'esprit dont ils peuvent disposer. »
Ser Edwyn Vifel hocha gravement de la tête, comme si cette conclusion était soudainement devenue évidente à ses yeux aussi. Landry n'en éprouvait aucun sentiment de tranquillité pour autant. Pour tout dire, il ressentait le besoin d'en avoir le coeur net, d'aller à la rencontre de ces mystérieuses silhouettes qui peu à peu grandissaient doucement, ne fût-ce que pour apaiser sa curiosité. Un coup d'oeil vers Ambroise lui assura que son frère ne semblait pas disposer à rentrer sur-le-champ au campement. Il semblait bien trop captivé par son ouvrage pour se soucier d'autre chose que des montagnes. C'était en qualité de frère ainé et de protecteur que Landry avait accepté de prendre part à ce voyage. Et parce qu'il était de son devoir de veiller sur son frère, il était aussi de son ressort d'aller à l'encontre du moindre étranger pour s'assurer de ses bonnes intentions.
    Ser Edwyn, veillez sur mon frère je vous prie. Il est bien trop amouraché de ces montagnes pour se préoccuper du reste, commanda Landry en marchant vers sa jument. Je veux en avoir le coeur net et savoir de qui il est question. »
Une lueur d'hésitation fendit le regard du chevalier avant qu'il n’acquiesce solennellement, sa main posée sur la garde de son épée.
    Il en sera fait selon vos ordres. Mais prenez garde, cela ne me dit rien qui vaille. »

    N'ayez crainte, dit doucement Landry en se mettant en selle. Je saurai négocier la situation, aussi épineuse soit-elle. Néanmoins, si je ne suis pas revenu avant le crépuscule, emmenez mon frère à Séréna. Il y sera sans doute bien accueilli, le temps pour vous de prévenir le seigneur mon père de la situation. »

    Espérons que nous n'ayons pas à en arriver là, ser. »
Landry lui sourit, tira sur la bride, puis d'un coup de talons bien placé lança sa monture au galop. A sa gauche défilèrent très sensiblement les Montagnes Rouges, et leurs pics menaçants, tandis qu'il filait vers le nord. Tout autour de lui, les étendues d'herbes jaunis par les vents chauds du sud défilaient, ici et là parsemées de carrés encore verdoyants. Le paysage à couper le souffle n'en demeurait pas moins une non-priorité. L'attention quasi entière de Landry était portée sur le campement et les hommes qu'il avait laissé derrière lui. Son inquiétude ne frôlait aucun sommet, mais l'empêchait seulement de se concentrer sur quoi que ce soit d'autre. Or, il arriva que dans son champ apparut une silhouette montée, qu'il reconnut à bonne portée comme appartenant à Caster, l'un des deux gardes choisis par son frère. Se confirmant de loin à sa camail de maille et à sa cotte d'armes en cuir riveté bleu de la garde ; de près, à son seul nez cassé, Landry porta sa monture à sa hauteur pour l'interpeller, bien qu'au soulagement imprimé sur son visage il réalisa que Caster avait sans doute quitté le camp pour le trouver.
    Ser Landry, pipa Caster, en soufflant comme si ses propres jambes l'avaient porté au galop jusqu'ici. D-des Dorniens ont atteint notre campement.. i-ils ont formulé le souhait de pouvoir poser leur camp près du nôtre. J-j'ai cru bon de venir vous trouver pour en décider.. »
Des Dorniens ? Oui, au fond, cela n'avait rien de surprenant. Landry crut néanmoins bon de demander :
    Combien sont-ils ? Qui les mène ? »

    Une dizaine, je dirais, répondit Caster en essayant de contrôler sa monture avec l'aisance d'un ivrogne. Une femme s'est adressée à nous. P-pardonnez, nous n'avons pas demandé son nom. E-elle disait seulement vouloir se rendre à Villevieille. »
Une dizaine... une femme... Landry guida Graie contre la monture du jeune garde pour attraper fermement sa bride.
    Tenez-la fermement, comme ça, si vous ne voulez pas terminé la tête plantée dans le sol. En route. »
Le visage de Caster s'empourpra. Puis il bégaya un vague acquiescement. Landry n'y attacha que peu d'importance et lança sa monture au triple galop vers le campement, dont le sommet pointu de la tente principale se découpait dores et déjà à l'horizon. Arrivé sur les lieux, il remit Graie au garçon d'écurie dépêché sur place, lissa son surcôt en velours bleu encre assortie à sa cotte, et au crissement de ses bottes en cuire fut introduit auprès des Dorniens par la voix puissante de ser Rolland, qui dominant en taille et en carrure tous les hommes présents, bombait fièrement le torse pour mieux dissimuler sa panse naissante d'après Landry.
    Ser Landry Lefford de la Dent d'Or ! »
La main gauche appuyée sur la garde de son épée coiffée d'un ruban de soie bleu, Landry adressa une salutation sommaire de la tête à ses invités, les dévisageant ensuite l'un après l'autre pour se faire une première idée de ce qui l'attendait. Pas la moindre trace de richesse surévaluée, pas de coquetteries superflues, quelques hommes d'armes... ou bien les dames en présence n'étaient pas de hautes naissances ou alors elles se faisaient passer pour telles. Dans les deux cas, Landry était en position de force. Restait qu'il avait à faire à des Dorniens et qu'il avait eu vent de leur rudesse d'esprit, qui plus est quand il était question de les confronter aux peuples des Sept Couronnes. Même si à sa connaissance, aucune famille de l'Ouest n'était particulièrement liée par sang ou par méfaits au peuple de Dorne. Ce qui le plaçait donc en territoire neutre, tout du moins en supposition.

Landry analysa brièvement la jeune femme que les Dorniens placèrent devant lui. Des cheveux noirs de jais, des yeux assortis, un teint légèrement hâlé, nul doute, elle aussi était Dornienne. Landry observa sa bouche pulpeuse tandis que ses lèvres s'animaient pour lui présenter sa requête. Il n'en détacha son regard qu'au terme de son récit pour les porter sur les hommes d'armes, derrière. Représentaient-ils une réelle menace pour le campement ? Cette femme semblait dire que non, et il était prompt à la croire. Après tout, il disposait lui-même de son épée, de ses talents, de deux chevaliers, et de deux gardes de la forteresse. Si les Dorniens tiraient l'épée, nul doute qu'ils termineraient leur existence en morceaux, tristement abandonnés aux corbeaux ou aux vautours.
    Que vos hommes gardent leurs lames baissées tout le long de votre séjour, et vous serez les bienvenus, déclara Landry en esquissant le début d'un sourire. Mais, je ne sais pas encore à qui j'ai l'honneur de m'adresser... dames ? »
Son regard oscilla entre les deux femmes du groupe et son sourire s'étira, alors qu'une idée perçait son esprit.
    Permettez que je vous pose une autre question, ajouta-t-il en adressant un bref coup d'oeil à ser Rolland. Si vous étiez toutes les deux perdues en pleine mer, sur une simple embarcation de pêcheur, et que vous disposiez pour l'une d'un sac plein de pain et pour l'autre d'un sac plein d’or. A la levée d'une tempête, quel sac jetteriez-vous par dessus bord pour vous sauver ? »
Un sourire invraisemblable, aux apparences presque malsaines, se dessina sur le visage de ser Rolland tandis que Landry posait un regard doux sur sa seule interlocutrice.

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Message Lun 23 Avr 2012 - 17:54

     Dans son comportement et son état d'esprit naïf, la jeune femme était intimement persuadée que le responsable des lieux accepterait leur requête sans broncher. Il y avait belle lurette qu'elle ne croyait plus aux « méchants » des récits que contaient les voyageurs qui s'arrêtaient dans leur auberge de Lancehélion. Et pourtant, ils étaient bien plus présents que les gentils chevaliers qui venaient secourir la veuve et l'orphelin. Lyra resta silencieuse après ses explications, observant l'homme dont le titre montrait clairement qu'il n'était pas de leur rang. Certainement qu'il n'en avait que faire d'une troupe de roturiers, la Dornienne ne savait sur quel pied danser et quoi imaginer. Il fallait simplement attendre et écouter sagement.

     La voix du noble se fit finalement entendre, l'attention de la suivante se concentra sur lui alors qu'il leur annonçait qu'ils étaient les bienvenus sur le campement, à condition que leurs desseins restent pacifiques. Il n'y avait pas le moindre problème pour cela, même si la jeune femme était parfaitement consciente que cela ne devait guère plaire à des combattants au caractère aussi chaud que celui des Dorniens. La demoiselle tourna brièvement la tête pour jeter un coup d'œil au plus impulsif d'entre eux, cherchant son regard et en même temps sa promesse d'une soirée tranquille. Avec une contrariété visible à l'idée de se faire dicter sa conduite par un noble, l'homme acquiesça et la suivante esquissa un sourire satisfait. Son regard sombre à nouveau posé sur le visage de l'homme face à elle, Lyra l'écouta demander à qui il avait honneur et elle se rendit compte avec une certaine gêne, qu'elle avait omis de déclarer son identité. La Dornienne se retint de manifester sa gêne et se contenta de lisser nerveusement les plis de sa robe alors qu'elle sentait la désapprobation de Obara la darder. L'autre suivante allait certainement lui reprocher ce manque d'attention. Mais tant pis, c'était trop tard et elle ne pouvait pas changer ce qui avait déjà été dit, il suffisait donc de s'excuser correctement.

     Mais la jeune femme n'eut guère l'occasion de pallier à ce manque de savoir-vivre, car le chevalier reprit la parole afin de leur poser une question plutôt... Étrange et inattendue. Le visage de Lyra se teinta de surprise alors qu'elle se demandait s'il était en train de se moquer d'elle. Est-ce qu'il voulait se jouer d'elles parce qu'elles n'étaient que des suivantes ? C'était une possibilité, mais l'esprit positif de la Dornienne l'empêchait de voir les choses sous cet angle et elle prit simplement cette question comme un jeu amusant et original. La surprise laissa place à une expression amusée alors qu'un sourire s'étendait sur ses lèvres.

     ▬ Est-ce une plaisanterie ? À moins que vous ne soyez friand des énigmes ? Le regard de la jeune femme quitta provisoirement le visage avenant du chevalier pour se poser sur celui de l'homme qui l'accompagnait. Il avait l'air très étrange. Lyra le dévisagea quelques secondes avant de se concentrer à nouveau sur ser Landry. Vous avez de la chance, j'adore les devinettes. Elle ne comptait pas se laisser avoir aussi facilement. Après une brève inspiration, elle répondit comme Obara ne semblait pas très motivée. Je dirais que la réponse dépendrait de beaucoup de facteurs. Déjà, vous parlez d'une barque de pêcheur, mais aurions-nous le matériel qui va avec ? Si oui, j'imagine qu'il serait plus logique de jeter le pain et pêcher de quoi manger, voyez-vous, j'ai une expérience assez poussée en matière de pêche, je pense pouvoir m'en sortir. Il était vrai qu'à Lancehélion, beaucoup d'enfants allaient pêcher. Mais si nous n'en avons guère, je dirais que cela dépendra aussi de l'or. Nous appartiendrait-il ? Si oui je n'hésiterais pas à le jeter pour nous sauver, mais s'il s'agit de celui de ma dame, je ne suis pas certaine que nos vies vaillent un sac plein d'or. Elle esquissa un nouveau sourire. Même si je dois vous avouer que je ne suis pas certaine que jeter un sac à la mer puisse sauver qui que ce soit. Puis je suis née pauvre, je connais la valeur de l'argent et je doute être capable de posséder une pièce d'or même en travaillant jusqu'à la fin de ma vie. Elle haussa finalement les épaules pour donner sa réponse finale. Je parle en mon nom, j'ignore ce que ma collègue ferait, mais je ne pense pas que de l'argent vaille la peine de mourir, j'ai toujours vécu très pauvrement et j'ai souvent eu faim. Je préfère mourir le ventre plein que riche sans pouvoir dépenser mon argent. »

     Elle n'était pas certaine que cette réponse conviendrait à l'homme, après tout il semblait être plutôt riche vu le nom de la demeure de sa famille. Il était donc légitime de penser qu'il avait une affection particulière pour l'or. Seulement, il se trouvait que Lyra savait ce qu'était une vie de pauvreté et si elle pouvait choisir, la demoiselle préférait avoir de quoi manger et pouvoir éventuellement prolonger sa vie, plutôt que de mourir plus tôt avec un sac de pièces d'or comme oreiller. La jeune femme risqua un coup d'œil vers Obara qui arborait son air habituel. Elle ne s'amusait pas de ce genre de jeux, Lyra en était convaincue. Mais peu lui chalait, la Dornienne avait trouvé cela très divertissant, elle ne considérait pas qu'il puisse y avoir de bonne ou de mauvaise réponse dans de telles énigmes, mais peut-être se trompait-elle. Reportant une fois de plus ses yeux sombres sur le jeune chevalier, la suivante reprit la parole de son air impatient.

     ▬ Je me trompe peut-être en disant cela, mais il ne me semble pas que ce soit le genre de questions où il y a une bonne réponse. Puis-je vous demander pour quelle raison vous me l'avez soumise ? »

     S'il lui disait que c'était tout simplement pour se moquer d'elle et la ridiculiser, la jeune femme ne s'en vexerait pas. Elle avait déjà été traitée comme une sotte par des hommes en raison de son sexe, par des nobles en raison de son rang, puis par tout le monde en raison de sa naïveté. Autant dire qu'elle n'était plus à une fois près. Le regard de jais de la demoiselle contempla le visage de son interlocuteur alors qu'elle essayait de deviner ce qu'il pouvait avoir derrière la tête, craignant aussi de le voir déclarer qu'elles ne pourraient pas rester ici ce soir. Rien qu'à l'idée de marcher encore des heures, ses jambes protestèrent. C'est à ce moment que la basanée se rendit compte qu'elle n'avait toujours pas répondu à la question du chevalier concernant leur identité. Elle se reprit aussitôt et lâcha quelques mots avant qu'il ne puisse la relancer à ce sujet.

     ▬ Oh ! Concernant nos identités, je suis navrée de ne pas l'avoir fait plus tôt. Je me prénomme Lyra et ma compagne s'appelle Obara. Comme vous l'avez certainement deviné, nous n'avons pas le luxe de posséder un nom, vous pouvez donc vous contenter d'utiliser ces prénoms. »

     Au fond, la jeune femme n'était pas certaine que si elle n'avait pas donné la permission à cet homme de l'appeler par son prénom, il ne se serait pas autorisé lui-même cette familiarité. Lyra avait pour habitude de le dévoiler à tout le monde, cela évitait bien des désagréments et en prenant les devants, l'on évitait fréquemment de se retrouver humilié sans s'y attendre. Obara disait toujours que c'était tendre le bâton pour se faire battre, mais Lyra voyait plutôt cela comme une prévention. Après un petit moment de silence, alors qu'elle triturait toujours les pans de sa robe d'un air nerveux, la curiosité de la Dornienne fut plus forte et elle ne résista pas à l'envie de poser à son tour une question à cet homme qui semblait en savoir bien plus long qu'elle.

     ▬ J'ignorais que les nobles de l'Ouest venaient se perdre jusqu'aux portes de notre région. Il n'y a pourtant rien de bien intéressant pour qui n'aime ni le sable, ni la chaleur. »

     En réalité, elle ne savait pas s'il était de l'Ouest puisqu'elle connaissait juste les maisons nobles de sa région, mais la Dent d'Or sonnait plus originaire de l'Ouest que des autres régions de Westeros. Au pire, si elle se trompait, il la renseignerait certainement à ce niveau. Elle avait tout à y gagner au final, non ?
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La liberté n'est qu'un mot ... | Lyra

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