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Rancune : cette érudition de la colère ▬ Deirdre

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Homme d'Armes
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Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
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Message Dim 1 Avr 2012 - 11:40

     Le retour de Port-Lannis avait été plus compliqué qu'à l'accoutumée, les très nombreuses pertes subies par les différents capitaines lors de l'attaque faisant que les bancs des rameurs étaient très dégarnis. Mais puisque leur objectif était rempli, les Fer-nés n'avaient aucune raison de s'inquiéter et par conséquent, le trajet jusqu'aux Iles de Fer n'avait pas été particulièrement dérangeant. Les morts étaient donc très nombreux et quelques blessés assez graves rendirent l'âme pendant le chemin du retour. Les flèches avaient été fatales à quelques hommes de l'équipage de la Veuve Salée, mais par miracle les femmes montées à bord et les quelques marins « importants » n'avaient pas été touchés. Sargon n'avait hérité que d'un projectile dans le bras, qui bien qu'il se montrait douloureux ne représentait aucun danger immédiat du moment qu'il ne l'extrayait pas pour se vider de son sang. Le plus important était donc passé et le Harloi n'avait aucune envie d'aller bavarder avec les jeunes femmes à bord. Aaricia parce qu'elle avait omis de lui préciser qu'elle était enceinte et qu'il s'était senti ô combien de stupide de le remarquer longtemps après. Elyn parce qu'elle ne devait rien représenter de plus qu'une simple capitaine aux yeux des autres – puis de toute manière elle n'était rien de plus qu'une alliée – et surtout des deux femmes. Puis pour finir, Deirdre à qui il n'avait absolument aucune envie d'adresser la moindre parole personnelle. La nouvelle que Dagon lui avait apprise à son sujet et à celui de Harald était encore trop présente pour qu'il envisage de se montrer aimable avec cette bâtarde. De toute manière, en tenant compte du fait qu'elle ne devait rien être de plus qu'un agent travaillant pour lui aux yeux des deux invitées, le capitaine ne pouvait pas s'offrir ce luxe, même s'il en avait eu envie. Cela réglait donc tout.

     Le sujet du Timbal avait d'ailleurs été très abordé lors du retour, un murmure, une rumeur s'était rapidement propagée lorsqu'ils regagnaient les Iles de Fer : Harald et son boutre auraient été coulés lors du raid. Le Cruel était allé de son côté et personne n'avait surveillé ce que le Lord Capitaine de la Flotte de Fer faisait pendant qu'ils se battaient tous, mais l'un des marins vint raconter à Sargon qu'il aurait été coulé comme un véritable débutant d'après ce qu'il se disait. Tout cela n'intéressait pas le Harloi, Harald n'avait jamais été quelqu'un qui représentait beaucoup pour le capitaine, même si certains prétendaient qu'ils étaient ennemis, ce à quoi Sargon se contentait de répondre en ricanant. Pour considérer quelqu'un comme son adversaire il fallait le percevoir comme son égal et par conséquent, l'estimer. Ce n'était pas le cas, il voyait simplement le Timbal comme un incapable qui portait plus d'importance aux titres qu'eux personnes derrière, pour quelle raison se serait-il soucié de lui ? Comme cette discussion devint rapidement le centre de l'attention des rameurs, le jeune homme dû finalement ordonner que ce sujet ne soit plus abordé, menaçant les éventuels rebelles qu'ils iraient rejoindre la poiscaille s'ils s'obstinaient à la ramener avec le Timbal. Le reste du trajet fut donc très rapide et très silencieux. L'homme de soin à bord de la Veuve Salée avait été soigner Elyn et s'était occupé de la flèche plantée dans le bras du capitaine avant de s'atteler aux petits bobos des autres marins, puis ils avaient vu se profiler au loin la silhouette des Iles de Fer.

     Ils avaient accosté directement sur l'Ile de Harloi, à Kenning où Sargon vivait. Aaricia rentrerait chez elle avec l'aide d'un autre boutre, peut-être celui que Deirdre prendrait pour rejoindre Harlon le Rouge qui avait généralement l'exclusivité de sa présence. Elyn avait été transportée dans une pièce du château des Kenning comme elle avait déclaré ne pas vouloir rentrer chez elle et que le Harloi n'était pas d'humeur à discuter de cela. Avant de s'éclipser, le jeune homme avait toutefois été saluer Aaricia qui était en compagnie de Deirdre, puis s'était retrouvé seul avec cette dernière pendant quelques minutes. La demoiselle avait osé le remercier et lui annoncer qu'un homme de sa connaissance allait bientôt arriver sur les Iles et qu'elle l'attendait. Il avait retenu le coup qu'il avait été tenté de lui envoyer en plein visage, elle aurait pris cela pour de la jalousie alors que ce n'en était pas. Pas exactement dirons-nous, elle lui appartenait, c'était différent. Au final, la bâtarde s'était en-allée pour rejoindre Harlon comme à chaque fois qu'elle était en visite sur les Iles de Fer, puis de son côté Sargon s'était occupé des derniers détails, comme de prévenir son oncle de la réussite de leur plan.

     Quelques temps plus tard, Sargon avait fait savoir à Elyn qu'il était plus que temps qu'elle rentre chez elle, il commençait à ne plus supporter d'avoir toujours quelqu'un qui pouvait épier ses faits et gestes au château, même s'il doutait qu'elle le fasse. La Bonfrère avait donc été invitée à quitter Kenning et le Harloi n'avait pas perdu de temps après s'être débarrassé d'elle, il avait aussitôt fait savoir à Deirdre qu'elle devait venir. Non qu'il avait besoin ou envie de la voir, même si au final c'était la même chose. Il avait longuement tourné et retourné ce qu'il allait lui dire, hésitant entre l'envie de lui régler son compte une fois pour toute et de la torturer mentalement encore quelques fois pour mieux pouvoir l'écraser dans quelques mois. Au final il avait décidé de laisser les choses venir, lorsqu'elle se présenterait devant lui, il trouverait bien le meilleur moyen de la faire culpabiliser et le supplier de lui pardonner. Parce qu'il n'avait pas le moindre doute, c'était ce qu'elle ferait. Le contraire était tout bonnement impensable.

     Il se trouvait donc dans sa chambre comme toujours, seul endroit de la demeure où il était certain que des oreilles indiscrètes ne traîneraient pas, patientant jusqu'à ce qu'elle se décide à ramener ses jolies fesses ici. Le feu brûlait dans la cheminée, le temps avait changé et l'automne se faisait désormais bien présent, la pierre froide de la demeure n'aidait pas à créer une atmosphère chaleureuse. Le capitaine était debout à côté de la cheminée, l'épaule gauche appuyée contre le mur rêche, les yeux tournés vers les flammes, présentant son dos à la porte. Une fois de plus, un bruit d'agitation parvint du couloir, le Fer-né considéra qu'il s'agissait certainement encore des domestiques qui couraient dans tout le château depuis quelques jours, mais à la dernière minute il reconnut le bruit des pas juste au moment où la porte s'ouvrit. C'était Deirdre, il le savait sans avoir besoin de se retourner et sans qu'elle ne doive prendre la parole. Sargon attendit quelques secondes qu'elle pénètre dans la pièce, puis il lui adressa la parole sans même lui accorder un regard, adoptant un ton revêche et exprimant clairement son irritation qui durait depuis plusieurs semaines.

     ▬ Ce n'est pas trop tôt, tu te prends pour une Princesse de Port-Réal à te faire désirer comme ça ? Tu crois que je n'ai que ça à faire, de t'attendre ? »

     Terminant sa phrase, il s'était décollé du mur pour pivoter sur lui-même et faire face à la jeune femme.... Et à un gamin qui se trouvait avec elle. Froncement de sourcils de la part du Harloi qui se demandait ce qu'elle avait bien pu lui inventer là. Le gosse n'avait pas l'air d'être très vieux, mais assez pour qu'il ne puisse pas penser que c'était le bâtard caché de la Fer-née. Marquant son mécontentement de voir quelqu'un d'autre assister à leur entretien, il claqua de la langue avant de lui lâcher une nouvelle remarque acerbe.

     ▬ Au cas où tu aurais trop pris tes aises sur le continent, je vais te rappeler que cette maison n'est pas une garderie. Va faire garder tes bâtards par quelqu'un d'autre. »

     Elle savait aussi bien que lui qu'il ne pensait pas sérieusement que l'enfant pouvait être à elle. Mais c'était une manière comme une autre de lui faire savoir qu'il la voyait comme une catin. Ce n'était que le début de leur discussion, mais il tenait à donner le ton, qu'elle sache qu'il n'allait pas y aller doucement. Si la jeune femme avait imaginé que la présence d'un mioche allait rendre le Harloi plus doux, elle ne tarderait pas à comprendre qu'elle s'était fourvoyée. Il espérait pour qu'elle qu'elle serait assez futée pour comprendre qu'elle gagnerait davantage à le faire partir de la chambre pour apaiser un peu l'irritation du capitaine. Mais il semblait que depuis quelques semaines elle aimait particulièrement le provoquer. Il allait s'occuper de lui faire savoir que ce n'était pas conseillé. Pas du tout même. Lâchant un soupir agacé, il conclut.

     ▬ Laisse-moi deviner, tu le cachais chez Harald jusqu'à présent et maintenant qu'il s'est fait régler son compte par les continentaux, tu viens me refourguer tes déchets ? »

     Il se fichait pas mal du fait que le petit entendait ce qu'il disait et qu'il comprendrait que c'était lui qu'il qualifiait d'ordure. Sargon voulait simplement la provoquer, lui faire comprendre que le calvaire ne faisait que commencer, au fond il avait hâte de voir comment elle allait riposter. Pendant quelques secondes, l'habituelle question revint à son esprit : depuis combien de temps allait-elle voir Harald ? Il ne comprenait toujours pas pour quelle raison cette traînée s'était autorisé un tel écart, l'idée qu'elle puisse chercher ce qu'il ne pouvait – ou voulait – pas lui donner ne lui venait même pas à l'esprit. Il n'avait aucune envie de comprendre de toute manière. Il était tellement plus simple d'en vouloir et de s'énerver que de pouvoir percevoir les circonstances atténuantes. Elle lui appartenait, rien que pour cette raison il avait le droit de lui faire regretter ce qu'elle avait fait, même si au fond c'était très certainement lui le fautif.


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Message Dim 1 Avr 2012 - 23:15

Le retour aux iles, partant de Port-Lannis, ne se passèrent pas aussi calmement et tranquillement qu'on aurait pu le souhaité. Il y eut des pertes, il est vrai, mais on s'y attendait toujours en tant que fer-né, lorsqu'on venait faire des grimaces à un tel animal qu'est le Lion. Il fallait s'attendre à ce genre de perte, même si ce n'était que pour le beau minois de deux femmes. Deirdre était plus que ravi de voir qu'il ne s'était pas défilé à la dernière minute, pour éviter les risques. Il avait tenu parole, même si Dagon s'attendait à ce genre de sortie de secours. Lui même, la Seiche d'Or avait laissé des hommes sur le terrain, pour mieux fuir et sauver une grande partie de ses hommes. Sargon était donc de mauvaise humeur et en plus blessé. Elle avait aussi déjà remarqué en posant un pied sur le bateau qu'il lui en voulait. Oh, il était souvent distant avec elle, surtout face à autant de monde, mais il était légèrement différent. Elle ne le connaissait pas par cœur et ne le voyait point d'un oeil objectif, vu l'affection qu'elle lui portait, mais elle sentait certaine chose et là, elle avait senti son mépris, sa colère. Quoi qu'il en fut, elle ne s'en encombra point lorsqu'il fallut l'aider à ramer. Près de lui, elle tirait comme elle pouvait sur la rame, même si elle ne devait avoir qu'un dixième de la force de Yoren et de Sargon. Elle ne le regarda pas, ou presque, juste cette flèche qui lui transperçait le bras. Pas un mot, rien d'autre pendant tout le voyage du retour. Elle resta dans un coin, à l'observer, tout en se reposant, lorsqu'il fut soigné par le soigneur du boutre. Elle se rassurait, en le jaugeant, de loin, discrète, lui et son air si sérieux, ses yeux qui lui tombait devant les yeux et les quelques tâches de sang qui tâchait l'arrête de sa mâchoire. Elle le trouvait bien plus agréable à regarder quand il était en colère ou concentré, plutôt que là, souffrant. Le boutre s'échoua près de Kenning, où on transporta Elyn dans la demeure du Harloi, puis Aaricia et Deirdre furent saluée. Une fois seule avec lui, la femme de la Seiche qui cherchait à retrouver son mari et son fort, elle en profita pour le remercier. Elle aurait très bien pu fuir, où s'arranger pour s'occuper d'Elyn et la renvoyé aux îles plus tard, même si cela se serait montrer périlleux. Il resta si froid avec elle. Elle était donc assuré qu'il lui en voulait pour quelque chose, même si elle ne comprenait pas réellement, pourquoi. Elle baissa la tête un long moment, les deux murés dans leur silence, puis elle s'en alla, lui annonçant qu'un ami des terres arriverait sur les îles bientôt. Elle voulait le laisser dans le mystère, sans préciser qu'il s'agissait du fameux Perwyn, dont elle parlait vaguement dans les dernières missives échangées avec Sargon. Ce Perwyn, dont elle laissait croire qu'il avait toute l'attention de Deirdre, juste dans le but d'attiser un peu sa jalousie.

En tout les cas, elle partie, une boule qui lui pesait dans le ventre. Elle ne le montrait pas, presque aussi fier que Sargon, car il était impossible de l'être autant que lui, mais elle était si contrariée de le voir réagir ainsi. Elle avait plus que besoin de tendresse et d'attention, autre chose que cette arrogance et encore moins de son mépris. S'il en avait assez, il n'avait qu'à la laisser brûler sur ce foutu chantier de bateau ! Elle rentra enfin chez son père, Harlon. Trainant des pieds et plus qu'éreintée, elle n'avait qu'une hâte, retrouver le repos. Elle entra doucement dans la demeure du prêtre. A peine poussa t-elle la porte, joyeusne prête à lui raconter comme il pouvait être fier de sa fille, elle croisa une fraction de seconde le regard du pauvre Perwyn qui était déjà arrivé par ses propres moyens et la seconde d'après, elle se retrouva contre un mur, recevant un violent coup de main en plein sur son visage. Harlon l'avait balayer d'un revers sec et violent. La pauvre enfant glissa lentement contre la pierre froide et se protégeait la tête avec ses bras. Il la ruait de nouveau de coup, les pieds, les mains, il frappait.

- Petite sotte ! Es-tu inconsciente de ramener un natif des terres chez nous ! s'égosilla t-il. On va devoir ôter la vie à un jeune homme ! Cela fera un beau sacrifice, tu es contente de toi ! Tu prends trop de risque !!! Tu crois que ça me plait de te savoir là-bas, au milieu de ces sots, et il faut que t'en ramène pour souiller nos îles !

Perwyn sentit un frisson horrible le traverser, quand il comprit qu'il pourrait servir de sacrifice. Or, il oublia vite son angoisse, même s'il avait toujours cette horrible noeud dans l'estomac, depuis qu'il avait prit un bateau marchand, avec des marchands étrangement effrayant. Il allait sur le territoire des fer-né, ces monstres, comme on les appelait dans les légendes. Il était prêt à fuir en courant et rejoindre l'Ouest à la nage, lorsqu'il se retrouva devant la maison de Harlon et de le voir lui, son regard furieux et ses cheveux de feu. Lui ? Le père de Deirdre impossible. Ce qu'il voyait et entendait désormais, ne l'aidait pas à sortir de sa torpeur, même si son attention, se concentrait sur les gémissements de douleur de sa protectrice. Il ne supportait pas de la voir là, en boule, se tordre sous les coups. Enfin l'homme s'arrêta. Perwyn n'était pas rassuré. Harlon le Rouge l'envoya dans la chambre de la jeune femme, pour pouvoir discuter tranquillement avec cette dernière. Finalement, il se calma au sujet du jeune homme, mais n'apprécia pas du tout l'attitude sa fille. Il la menaça que si elle recommençait, il ne serait pas aussi indulgent. Elle remercia Harlon et le Dieu Noyé de laissé le jeune homme sain et sauf.

Puis par la suite, elle resta chez Harlon, leur relation étant moins tendu, même s'ils se parlaient peu. Perwyn ne la quittait pas, impressionné et apeuré. Il avait du mal à se faire à l'idée qu'il était chez ces barbares et que la jeune Deirdre en était une pure native. Quoi qu'il comprenait à cet instant, son caractère et d'où venait cette facilité à vivre de rien et ce plaisir de voler, ce besoin de voir la mer assez souvent.

Un jour, peu après son retour dans les îles, où elle comptait y rester quelques temps, pour s'y ressourcer, Sargon l'avait fait demandé. Tiens, finalement, elle lui manquait déjà ? Elle y allait, bien sûr sans penser bêtement qu'il l’accueillerait avec de beaux sourires et quelques étreintes.

Elle s'y rendit, toujours accompagnée de son preux chevalier, le très jeune Perwyn. Arrivant devant Kenning, elle attendait toujours un instant, regardant à chaque fois, pleine de nostalgie, ces petits murs où ils s'étaient adossés secrètement pour s'échanger quelques baiser. Elle prit une forte inspiration, avant d'entrer. Les domestiques n'avaient plus besoin d'attendre que Deirdre leur face signe de ne pas prévenir Sargon, où qu'elle était attendue, car ils le savaient. Comme ils savaient qu'ils devaient dire ne jamais l'avoir croisé. La demeure étaient toujours plongé dans ce silence si tranquille, où on n'entendait que les pas des employés et rien d'autre, le feu qui crépitaient dans les cheminées, le vent qui couraient dans les couloirs ou ce magnifique bruit de vague qui pouvait vous bercer toute la nuit. Elle connaissait le chemin par coeur et Perwyn emboitait les pas de la jeune femme. Fidèle à elle même, on l'entendait toujours à peine entrer, on entendait toujours qu'un pas sur les deux et que si on tendait l'oreille. Doucement la porte grinça, elle pénétrait dans la chambre de Sargon. Il ne pouvait que savoir que c'était elle qui entrait, car elle se faisait toujours si discrète, comme s'il était prête à voler quelque chose, même si ce qu'elle souhaiter voler à Sargon, demandait plus que d'entrer à pas de loup. Avoir son coeur n'était pas chose aisée.

Sargon ne la regarda pas alors qu'il lui parlait, comme toujours. C'était même rare qu'il la regarde bien dans les yeux, si ce n'était que pour chercher à lui faire mal ou l'énerver. Il lui fit toujours un reproche, auquel elle répliqua aussitôt :

- Et toi ? Tu prendrais tu pour plus important que notre Seiche ? Crois tu qu'il m'ait si aisé de venir te rendre visite, quand on a Harlon comme tuteur ?

Il continua, de laisser son venin éclabousser la jeune femme. Elle fronça les sourcils, le regard qui se faisait de plus en plus dur. Elle n'avait pas aimé le terme qu'il utilisait, il savait qu'elle ne supportait pas d'être bâtarde et encore moins qu'on les traites de la sorte, avec ce mots si péjoratifs.

Le pauvre Perwyn ne savait pas ce qu'il faisait là. Il avait ce même sentiment oppressant, rien que quand il apprit qu'elle était fer-née, qu'il avait débarqué chez Harlon et là pire encore ... A entendre le ton et la hauteur des paroles, pires que sèches et emplies de reproche, il avait envie de disparaitre ou presque. Il ne se callait qu'à Deirdre et ne cessait de lever légèrement la tête, pour observer ses jolies yeux clairs. Elle les avait si sombre, si affûtés. On avait cette impression que le feu de la cheminé s'animait rien qu'au pouvoir réprobateur de la jeune femme. Il avait finit de cracher son venin sur la demoiselle, qui ne tarda pas d'attraper le pauvre Perwyn par le col de sa chemise et le jeter en avant. Le jeune garçon d'une quinzaine d'année à peine, fit trois pas en avant, s'approchant de Sargon, qu'il regarda tel un poisson hors de l'eau.

- Dis lui comment tu t'appelles, répliqua Deirdre.
- Euh ... Per- Perwyn, balbutia le jeune homme.
- Perwyn, le fameux jeune homme des lettres, celui qui t'avais fait quelques peu tiquer non ? Oh, je sais, tu me dira que ce n'est pas de la jalousie et me trouvera tellement plein d'autre excuse comme, comment tu dis ? Faire attention à moi, où ta douce hypocrisie pour me faire croire que tu te soucies de ceux que tu emploies ... Hm... Ou alors, plus autoritaire, comme ne pas m'éloigner de mes priorités en comptant fleurette. Voilà, idiot du village ... Perwyn est juste un enfant.

Elle attrapa de nouveau le jeune garçon et le mit hors de la chambre en l'attrapant sèchement par le bras. Elle lui demanda gentiment d'attendre en bas et pouruqoi pas aller voler un peu de nourriture dans la cuisine. Elle lui chuchota tout cela à l'oreille et ses petits pas s'évanouir dans le couloir. Elle se retourna très lentement vers Sargon et le fixait, toujours avec autant de colère. Elle avait juste mal avalé, non pas toutes ses phrases, mais simplement celle sur Harald. Il n’avait rien dit de méchant, mais rien que son nom, lui souleva le cœur et lui fit monter les larmes aux yeux. C’était un fait, il n’était plus.

Elle fonça sur lui et lui décolla une gifle, pour ne pas changer ses habitudes et lui attrapa sèchement la chemise, le tissus grinçant sous ses ongles. Elle brandissait un doigt devant son visage.

- Je t’interdis de parler de lui, car même si tes paroles se montrent sans respect, tu en parle en y pensant irrespectueusement ! Si tu crois que j’avais si peu de considération pour lui, pour me servir de cet homme, comme alibi ! Arrête, juste ne prononce plus son nom ! Juste … Ne dis plus son nom…

Les larmes étaient montées, inondant ses yeux claires. Elle finit par le relâcher lentement, baissant la tête et essuyant avec rage, une larme qui lui échappa. Il lui tourna le dos un instant. Elle leva la tête vers le plafond, puis se tourna enfin vers lui.

- Le déchet, pour information, j’ai mille fois plus d’estime et de respect pour lui, que pour le fils de manant que tu es ! Bon, pourquoi m’as-tu fais demandé ? Ta femme-sel ne sait pas comment s’occuper de tes affaires, tu veux que je l’aide ? Ou encore ? M’envoyer chercher ton du auprès d’une nouvelle catin ? Te prendre des informations sur une fille sur laquelle tu fabules et que tu n’auras jamais …

Elle avait fait les cents pas en exposant ses pensées fortement cynique. Elle avait les bras croisée sous sa poitrine généreuse et dans ses mouvements, elle avait laissé glisser son châle, qui dévoilait ses bras couverts de bleus. C’était les marques de Harlon qui prenait du temps à s’en aller. Elle finit par s’arrêter, prenant place sur le bord de la fenêtre. Le dos adossé au cadre de la porte, un pied posé et l’autre qui se balançait, elle mordillait un de ses ongles.

- Sinon, ta blessure … Ca va mieux ? Ca ne te fait pas trop mal quand tu finis tes nuits avec ta main, n’ayant rien d’autre à visiter … Me parle pas de Naell, un homme m’a dit que ce n’était pas totalement ça. Je ne sais pas comment tu fais. Tu n’es pas un peu frustré ?

Elle lui jeta un petit regard en biais, avec un rictus moqueur. Elle ne disait pas qui lui avait donné cet information, par respect. C’était Yoren et encore, elle avait du le harceler pour qu’il craque et ainsi, l’oblige à arrêter ce harcèlement.

- Plus sérieusement, quel est le problème cette fois-ci ? Que me veux-tu ... J'aimerai me reposer ...
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Sargon Harloi
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Message Lun 2 Avr 2012 - 16:24

     Il resta tout d'abord sourd aux répliques de Deirdre, puis au moment de se retourner pour lui faire face, Sargon remarque l'expression qu'elle affichait. Visiblement la bâtarde n'aimait pas se voir rappeler qu'elle en était une, il ne se gêna pas pour arborer un sourire cynique qui montrait clairement qu'il assumait la totalité de ses paroles. Lorsque le gamin fit quelques pas dans sa direction après que la jeune femme l'eut poussé vers le Fer-né, ce dernier le dévisagea d'un air peu aimable. Il n'aimait pas les gamins. Il n'aimerait certainement pas les siens, mais eux au moins porteraient son nom et représenteraient donc un intérêt à ses yeux. Là, ce n'était pas le cas. Attentif aux paroles de la bâtarde, le Harloi se demandait où elle voulait en venir à lui présenter ce mioche, puis lorsque son prénom fut révélé, le regard de Sargon se durcit un instant. Elle s'était moquée de lui, cette sale garce, pour peu il aurait volontiers traversé la pièce pour aller lui coller une gifle dont elle se souviendrait. Mais il ajouta cela à la contrariété déjà présente dans son esprit, ne faisant que renforcer son désir de la faire souffrir un maximum. Il la laissa cracher son venin et afficha une expression amusée lorsqu'elle parla de jalousie. Il n'était pas jaloux. Pas exactement, Deirdre lui appartenait, c'était comme ça, mais Sargon n'était pas jaloux du fait qu'elle écarte les cuisses devant d'autres hommes. C'était un sentiment difficile à expliquer, mais qui touchait plus son égo que son amour. Chose qui n'était pas difficile sachant qu'il n'en avait pour personne d'autre que lui-même. Le silence persista alors qu'elle mettait le gamin dehors après lui avoir murmuré quelques mots à l'oreille, puis comme à son habitude, la bâtarde réduisit la distance qui les séparait pour le gifler. Douloureuse réaction, sa joue l'élança une fois de plus, mais ce n'était ni la première ni la dernière à réagir de la sorte. Une contrariété de plus à ajouter à cette longue liste. La vengeance était un plat qui se mangeait froid, il était désormais à point.

     Cela dit, il avait eut le temps de voir ses yeux brillants de larmes, visiblement le fait de parler de Harald la mettait dans tous ses états, surtout lorsqu'elle attrapa sa chemise avant de le menacer de son index. Réaction inutile, ce n'était pas comme si les mots pouvaient le blesser. Il la laissa vider sa bile avant de se détourner – certainement pour sécher ses larmes – avant de reposer ses yeux sur lui tout en cherchant à le provoquer encore une fois. Elle estimait plus le Timbal que lui-même ? Il était persuadé du contraire et son assurance lui permettait d'y croire dur comme fer. Sargon se délectait d'avance de la réaction qu'elle allait avoir lorsqu'il lui annoncerait sa petite surprise. Deirdre était très remontée, les paroles qu'elle débitait le montraient clairement, tout comme sa manière de bouger dans la pièce. Il avait remarqué qu'elle avait les bras marqués d'hématomes qui ne venaient pas de la bataille de Port-Lannis, certainement Harlon qui lui avait fait sa fête. Encore et toujours muet comme une tombe, le capitaine suivit la demoiselle du regard lorsqu'elle allait se positionner sur la fenêtre avant de se renseigner sur sa personne, tout en lui lâchant quelques remarques qui devaient certainement le mettre en colère. Mais ce n'était pas encore aujourd'hui qu'elle parviendrait à le faire sortir de ses gongs. Lorsque le silence retombe, la jeune homme rigola légèrement avant de répliquer de son habituel ton arrogant.

     ▬ Ne t'inquiète pas, si Naell a le luxe de ne pas venir me rejoindre ici, c'est parce que j'ai d'autres personnes plus intéressantes en ce moment. Et puis de toute manière, autant faire les choses en douceur avec elle, ce n'est pas qu'une vulgaire catin, elle me servira à autre chose, peut-être même porter mes enfants, je préfère faire les choses correctement. Il dardait son regard mordoré dans celui de la bâtarde. Je peux prendre mon temps avec Naell, elle n'est qu'à moi, alors autant ne rien gâcher. »

     En réalité il n'avait aucun projet particulier pour la femme-sel, mais Sargon savait bien que cette annonce allait mettre Deirdre en colère. Le jeune homme savait que la bâtarde était amoureuse de lui, il en jouait bien assez, inutile de préciser que s'il accordait à une simple étrangère le droit de porter ses enfants alors qu'il le lui refusait depuis toujours, elle n'allait pas apprécier. Peut-être même s'imaginerait-elle qu'il lui accordait d'autres faveurs ? Le simple fait qu'il laisse à Naell la possibilité de ne pas lui servir d'amante tout de suite différait de Deirdre, avec elle il l'avait fait patienter pour ses affaires, c'était une chose différente. Quoi qu'au fond, ce n'était pas vraiment le cas, il voulait amadouer la Myrienne, mais Deirdre n'avait pas besoin de le savoir, elle devait voir ce qui la mettrait en colère simplement.

     Il s'approcha alors d'elle, d'un pas lent tout en la fixant dans les yeux, bien décidé à la faire souffrir comme il pouvait. Lui ouvrir le cœur et verser du sel dessus pour lui faire comprendre qu'il ne fallait pas jouer avec lui. Elle se souviendrait de cela et réagirait à deux fois la prochaine fois. Du moins, c'était ce qu'il espérait, après il n'était pas certain que ses tentatives marcheraient aussi bien que jusqu'à présent. Il n'avait pas imaginé une seule seconde que cette catin puisse aller voir ailleurs, pourtant elle l'avait fait, la preuve qu'il ne la maîtrisait pas aussi bien qu'il l'imaginait. C'était d'ailleurs une raison de sa frustration. Arrivé à un mètre et demi de la jeune femme, le capitaine reprit la parole d'un ton doucereux, contrastant étrangement avec la dureté des paroles qu'il allait prononcer.

     ▬ Tu ne veux pas que je dise son nom, pourtant j'ai cru comprendre que tu aimais bien le crier lorsque tu étais avec lui. Décidément, il n'y a que sur le dos et les jambes écartées que les hommes te connaissent. Son ton se fit plus sec. Dagon m'a parlé de toi et d'Harald, il m'a laissé entendre que tu allais fréquemment te divertir chez lui, je comprends mieux tes fréquentes absences du coup. »

     Il venait juste de commencer et ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. La jeune femme allait certainement essayer de riposter, mais il ne lui en laisserait pas l'occasion. Sargon avait compris depuis longtemps qu'avec Deirdre il était inutile de se montrer violent physiquement, elle était bien plus sensible aux attaques verbales et il connaissait ses points faibles. Subitement, alors qu'il la regardait dans les yeux, un flot de colère le submergea. Elle s'était moquée de lui, il ne pouvait pas se contenter d'une petite tape sur les doigts cette fois-ci. Il devait frapper fort et définitivement. C'est à cet instant que le Harloi se rendit compte qu'il ne pourrait plus lui faire totalement confiance, même s'il avait soutenu le contraire à Elyn quelques jours plus tôt. Le continent l'avait peut-être changée, elle n'était plus la bâtarde des Iles qu'il menait par le bout du nez. Approchant encore d'un pas, ne laissant qu'une longueur de bras entre eux, le Fer-né reprit la parole en adoptant un visage aussi désintéressé que possible. Un peu comme si son sort ne l'intéressait plus désormais.

     ▬ Ne t'inquiète pas, tu pourras te reposer dès à présent et pendant très longtemps. Je ne vais pas te demander d'aller voir qui que ce soit, tout simplement parce que tu ne travailles plus pour moi. Je n'ai plus besoin de tes services. »

     Il la congédiait comme si ce n'était qu'une simple servante, une domestique dont il n'avait plus besoin. Au fond, ce n'était pas réellement le cas, le jeune homme avait encore besoin d'elle et de tout ce qu'elle pourrait lui apporter, mais malheureusement il ne voyait plus comment lui faire confiance et la manipuler totalement sans qu'elle ne lui échappe. Soit il parvenait à reprendre totalement sa prise sur elle, soit il se passait de ses services. Ce n'était pas négociable. Le Fer-né haussa les épaules avant de continuer.

     ▬ Je ne te considérais pas comme mon employée puisque je ne te payais pas, mais après avoir constaté que tu allais coucher avec la personne qui me détestait le plus sur ces Iles, j'ai compris que je ne pouvais plus te faire confiance. Il la fixait avec neutralité. Je vais te trouver une remplaçante. Elyn t'as-t-elle dit que nous nous étions associés ? Elle m'aidera lors des raids, puis comme tu l'as dit toi-même, maintenant j'ai Naell alors je n'ai plus besoin de toi pour le reste. Il marqua une brève pause avant de reprendre. Tu peux te réjouir, tu n'auras plus besoin de venir ici et de craindre les représailles de Harlon, sans compter que tu n'auras plus à me rendre compte et que nous ne nous verrons certainement plus. Ce n'était que des paroles en l'air, mais l'essentiel était qu'elle le croit. Tu vois, finalement en couchant avec lui, tout s'est arrangé pour toi. »

     Il lui décrocha un regard, la dévisageant et la regardant de haut comme s'il la jaugeait, puis il haussa les épaules une dernière fois en ignorant l'élancement de son épaule, puis il se détourna comme si elle ne représentait plus le moindre intérêt pour lui. En réalité, le Harloi préparait simplement le dernier coup qu'il allait lui lancer dans ce round, restait à voir comment elle allait réagir. Regardant le feu, sans même lui accorder la moindre attention, Sargon conclut.

     ▬ Tu peux t'en-aller définitivement. Mais tu me feras rapporter la bague que tu as volée l'autre fois, tu as été bien assez payée par Harald et je ne veux pas qu'il y ait le moindre lien entre nous deux. »

     Elle ne l'avait pas volée, il la lui avait offerte. Mais la différence, même si elle était subtile, était juste là pour la provoquer et l'humilier un peu plus.


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Message Mar 3 Avr 2012 - 2:17

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Il l'avait laissé parlé, sans rien dire, ni la coupé ou encore la contredire. Elle pouvait sûrement continuer, il n'avait pas l'air motivé à ouvrir sa bouche et faire vibrer sa voix grave dans la chambre. Deirdre aurait du le voir arriver, elle aurait du comprendre qu'il préparait le coup de grâce. D'habitude, il ne pouvait s'empêcher de la couper dans son discours pour lui retourner une insulte, ou la contredire, ni même ne lui laissait ainsi le temps de déblatérer autant de douce méchanceté ainsi.

Il s'autorisa enfin à parler, alors qu'elle le regarda encore un dernier instant avant de reporter son dévolu sur ces vagues qu'elle choyait tant et qui savaient la détendre. Enfaite, elle détourna son regard, toujours pudique de ce qu'il pourrait lire en elle, quand il parlait d'avoir des personnes plus intéressantes à voir que sa jeune femme-sel. C'était donc bien ça, il ne se passait rien de vif. Yoren ne l'avait pas dit clairement, respectant son Capitaine, restant vague. "Il ne m'embête pas avec ses histoires de femme-sel si tu veux vraiment savoir, c'est tout ..." Cela ne voulait rien dire, comme voulait tout dire pour elle. Il n'y avait donc rien, le néant. Malheureusement et comme toujours, il avait une parade pour attiser sa jalousie. Des personnes plus intéressantes ? Tant mieux pour lui, Deirdre en avait aussi. Il la mettait sur un piédestal, disant qu'elle n'avait rien avoir avec Deirdre qui ressemblait plus à une catin qu'une jeune femme. Ce n'était pas directement, mais plus c'était subtile chez Sargon, plus cela était pensé et blessant. Elle haussa les épaules, le fixant, faisant mine de rien. D'un certain côté, elle était habituée à entendre ce genre de parole de sa part. Elle n'était qu'un passe temps et une bâtarde. Voilà tout. Il ne la lâchait pas des yeux. Qu'il continue ! C'était presque ennuyeux leurs entrevues sans ce genre de sous-entendus ou d'attaque. Qu'il l'engrosse cette catin, elle n'en avait que faire. Oui, elle savait bien qu'elle n'aurait jamais plus. Elle se trahis malgré tout, alors qu'elle voulait garder un air impassible, grattant la peau de ses lèvres avec ses dents, cherchant un foutu morceau à arracher. Elle se frotta son genoux relevé avant de reposer ses yeux sur la mer. Elle ne voulait plus le voir. Elle ne l'imaginait qu'avec cette fille, enceinte, et lui compter fleurette. Cela la mettait hors d'elle. Ses yeux ne pouvaient s'empêcher de rester trop loin de la silhouette de Sargon. Ils quittaient rapidement la douce image des vagues qui s'évanouissait sur le bord, pour venir apprécier le charisme de cet homme infecte. Il s'approchait d'elle.

Elle se redressa légèrement, inspirant profondément. Non pas qu'elle avait peur qu'il la pousse de la fenêtre, elle savait qu'il ne le ferait pas. Elle observait seulement son regard, son attitude, bien plus angoissante que l'idée qu'il pouvait tendre les bras et le défenestrer. Enfaite, quand elle entendrait la suite de son discours, elle aurait tellement préféré qu'il la pousse, plutôt qu'il lui parle. Elle souffrirait tellement moins.

Soudain, il avoua. Crier son nom. Les iris de Deirdre se serrèrent, rendant ses yeux que bien plus clair d'étonnement et d'inquiétude. Non, il mentait ! Il ne pouvait pas savoir ! Il la faisait marcher ? La seconde d'après, elle souhaita tout les malheurs à Dagon d'avoir osé laissé cette information sortir si facilement de sa bouche et surtout à Sargon. Oui, elle avait couché avec Harald et voulait au début que Sargon le sache, pour le faire enrager, le rendre jaloux, qu'il fasse attention à elle. Mais finalement, elle trouvait cela idiot de se vanter ainsi et voulait le garder que pour elle, pour eux, que jamais Sargon ne le sache, et aussi peut-être par crainte... Elle aurait eu sa petite vengeance, même si elle n'en aurait été que seule consciente. A part elle et Dagon, personne ne savait pour qu'elles petites raisons elle s'était laissée emportée avec le Trompe La Mort. Oui, pour embêter Sargon, même s'il ne l'apprendrait pas, mais aussi par pur plaisir et car elle avait apprécié la façon dont il la traiterait. La suite lui ferait amèrement regretter son geste, il est vrai ... Dagon lui, s'il savait serait si heureux. Il avait prévu cela, espérant que la jeune femme se libérerait ensuite de l'emprise que Sargon a sur elle, malgré lui. Il la jetterait, elle souffrirait et elle passerait à autre chose, dans l'espoir qu'elle voit qu'elle aime qu'un monstrueux personnage. Dagon était toujours très dur quand il voulait aider les gens, mais souvent cela marchait. Or, il sous-estimait l'attachement aveugle que peut lui porter Deirdre.

- Quelles absences !!! Ca s'est passé que quelques fois, bien moindre ! Harlon me passe la corde au cou en ce moment, si ce n'est pas Damon, ne soit pas idiot !!!! le coupa t-elle, ne maitrisant désormais plus sa voix.

Elle tourna la tête sèchement vers la mer, toujours cette eau qui était maîtresse de son tempérament. Elle ne savait que faire entre hurler, pleurer, le frapper ou partir. Il s'était approché, elle le sentit. Soudain, la suite de ses paroles étaient comme une flèche qu'elle recevait en pleine poitrine. Le souffle coupé un instant, son sang qui ne fit qu'un tour, elle ferma les yeux, une main qui attrapait fermement un bord de la fenêtre, prête à chanceler un étage plus bas. Elle aurait préféré qu'on lui annonce sa mort, plutôt que cela. Il continua. Elle avait les yeux clos quand elle tourna doucement sa tête en sa direction, ses cheveux bruns qui lui cachait le visage. Il pouvait bien voir les larmes qui coulaient silencieusement sur ses joues et gouttaient de son menton. Et alors, il se détourna, juste au moment où elle avait tendu la main pour l'attraper, du moins tenter de l'emprisonner entre ses doigts. Non, il ne voulait pas qu'il s'éloigne. Elle avait l'esprit aussi chamboulé que ses vagues qui mourraient sur le bord de l'île, un brouhaha, une écume et qui disparaissait à jamais. Elle était totalement retournée. Qu'avait-elle fait. Elle le perdait. Elle quittait ce bord de mer après s'être violemment écrasé contre lui. Et elle le quittait lentement, elle ne le reverrait pas, elle regagnait les eaux. Perdue. Pas la bague. Elle ne lui rendrait pas. Il pouvait bien lui couper ses deux mains, il ne l'aurait pas.

Elle pivota lentement sur le bord de la fenêtre, ses jambes qui battaient à l'intérieur de la chambre. Elle avait toujours la tête basse. Elle était comme morte. Elle ne sentait plus rien en elle, totalement aliénée. On pourrait la frapper, qu'elle ne sentirait rien. Elle serrait le bord si fort que ses jointures en étaient blanches. Sargon avait gagné et elle n'avait rien vu. Elle releva brusquement la tête. Elle tenterait de rattraper ce qu'il lui restait de dignité, juste avant que Sargon ne la dévore entière quelques minutes plus tard. Elle le dévisageait avec rage, les joues rouges et brulantes. Elle n'aurait jamais imaginé qu'il puisse en arriver là. L'insulter, la disputer, mais pas une seule seconde, qu'il se sépare d'elle ainsi. Que deviendrait-elle sans Sargon dans sa vie, même s'il l'agaçait plus qu'autre chose. Elle était bien trop folle de lui.

- Non Sargon, tu ne peux pas me faire ça. Tout les risques que j'ai pris pour toi, sans rien avoir en retour que tes sourires hypocrites et ton mât entre mes cuisses ! J'ai rien eu ! Tu n'as pas le droit ! J'en ai trahis mon tuteur qui a été bienveillant jusque là, et ce depuis le début avec toi, rien que pour ta poire, hurla t-elle, hors d'elle, sa voix se brisant et lui arrachant la gorge. Par le Dieu Noyé, tu n'es qu'un gueux. Un enfant de catin ! J'aimerai que le Dieu des Tornades te noie pour l'éternité ! Tu te moque de moi, franchement, tapa t-elle des mains sur le rebord de la fenêtre. Tu ne peux pas me faire ça ! Elyn est incapable de t'aider comme je peux le faire et tu trouveras qui d'autre sinon ? Tu crois que Damon à du temps à perdre ? Il me fais presque confiance et me tolère, ce ne fut pas facile... Tu n'as pas idée de tout ce que j'ai du faire pour en arriver là, qu'il doute le moins possible de toi, et encore ce n'est pas fait !

Les larmes coulaient sur ses joues comme une cascade qui jamais ne s'arrêtait, même lors du grand froid. Sa voix se cassait, sa poitrine se secouait presque de spasmes rapide et secs.

- Tu m'as toujours traité comme une moins que rien, une batarde... Tu récolte ce que tu sèmes Sargon. Je n'ai jamais rien attendu de toi ... Tu me parles de confiance? Je ne t'ai aucunement trahis... Il ne sait pas pour nous deux, il ne savait rien, appuya t-elle, une épine dans le coeur de parler de son ami au passé. Il a juste été gentil avec moi, m'a donné ce que tu me donnera jamais : de la valeur ... Il est arrivé au moment où j'en avait besoin. Tu voulais quoi ? Que je t'attende ? Que j'attende que tu me regarde ? J'ai bien compris que je n'aurais rien de toi, tu le dis toi même... Il faut arrêter de penser que tout ne peux aller que dans ton sens, vaut rien ! Tu feras ta vie... Ta catin de femme-sel et tes enfants et j'aurais quoi ? Rien. Ton arrogance ?! Mécréant ! Egoïste !

Elle se calma doucement, se concentrant sur le bruit des vagues derrière elle. Elle s'imaginait l'eau, imprenable, indomptable, incompréhensible, libre. Son coeur saignait horriblement, abondamment. Elle ne retrouvait plus son souffle quelques secondes plutôt, mais lentement, se concentrant, elle retrouvait un peu de sérénité. Il n'y avait plus que douleur qui émanait d'elle.

- Sagon... Tout ce qu'il me reste de toi, c'est ce travail que tu me donnes. Je n'aurais jamais que ça pour nourrir l'affection affamé que je te porte, le seul lien qui te garde auprès de moi. Je t'en supplie, ne me congédie pas... Je ne savait pas que ... Cela te dérangerai tant, mais je ne t'ai pas trahi. Je n'ai pas forcé les choses. Je n'ai jamais souhaité te trahir... Réfléchis. Au début, c'était pour attirer ton attention. Puis, je m'en suis voulu... Alors je n'ai jamais cherché à te le faire savoir.

Elle bondit de la fenêtre et s'approcha de lui comme un félin, rapide, comme si elle allait être happer par un gouffre si elle ne l'atteignait pas. Elle attrapa désespérément sa chemise, tentant de se frayer un chemin contre lui, noyée dans l'espoir d'avoir ses bras autour d'elle. Ses mains se perdaient dans sa nuque, sa mâchoire qu'elle embrassait à demi baiser, comme timide à l'idée de lui en voler quelques uns, mais si tentée.

- Je t'en conjure Sargon ... Garde moi... Je te jure que je ne ferai plus défaut ... Avais-tu autre chose à me reprocher que cela ? Garde moi !!! Garde moi... Frappe moi s'il le faut pour calmer ta rage, mais ne me rejette pas, ne me congédie pas, dit-elle entre deux sanglots, son corps coulant doucement contre le sien, avant de se retrouver à genoux devant Sargon.

Elle enfonça son visage inondé de larme contre son ventre, ses ongles qui griffait sa chemise. Oui, elle le suppliait, elle était à genoux et elle lui demandait désespérément de la garder comme employée, qu'elle ait encore une chance d'avoir un lien aussi infime soit-il, à ses côtés. Il avait réussi, elle avait perdu toute sa fierté, sa dignité. Il pouvait en être sûr, elle mangeait dans le creux de sa main, quoi qu'il arrivait. Il l'avait réduit à néant, piétiné, était arrivé à ce qu'elle vende son âme au Dieu des Tornades pour lui. Il ne manquait plus qu'une phrase, qui n'était pas encore sortit, car elle n'y arrivait plus. Sa gorge était nouée. Elle ravala quelques sanglots et finit par murmurer.

- Je ferai tout ce que tu voudras ...

Elle était totalement vidée d'énergie, ses mains glissèrent lentement le long des jambes de Sargon et elle se laissa tomber sur ses fesses, en boule sur le sol, la tête contre ses propres genoux relevés.
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Mar 3 Avr 2012 - 15:58

     Ses espoirs n'allaient pas jusqu'à imaginer un tel succès. Oh, bien évidemment il était pratiquement sûr qu'il réussirait à la manipuler et lui faire comprendre qu'elle devait se montrer moins rebelle avec lui, mais de là à la voir verser des larmes après qu'il lui eut annoncé qu'elle ne travaillait plus pour lui.... Il y avait une marge. Il ne prenait même pas la peine de masquer sa satisfaction, arborant une expression vaniteuse qui prouvait clairement qu'il ne pensait qu'à lui dans cette affaire. Les intérêts de Deirdre n'entraient pas en ligne de compte, il n'y avait que les siens qui importaient. Le reste était futile. Sargon avait éprouvé un bref instant de doute lorsqu'il avait pris la ferme décision de lui interdire de travailler pour lui, il avait été presque persuadé qu'elle s'était jouée de lui et qu'il l'avait sous-estimée. Ce doute avait ébranlé son assurance pendant quelques instants et le Harloi s'était imaginé qu'elle pourrait l'envoyer sur les roses et claquer la porte de Kenning pour ne jamais plus y revenir. Peut-être que si Harald avait encore été là, les choses auraient été différentes ? Non. L'arrogant personne reprit le dessus alors qu'il se disait avec assurance que cette raclure ne valait certainement pas mieux que lui. De plus, la bâtarde aimait être traitée aussi brutalement sans quoi elle n'aurait même jamais essayé de se faire apprécier du Harloi. Les doutes s'étaient envolés et il attendait la riposte alors qu'elle s'accrochait au rebord de la fenêtre comme si elle allait chuter sur le sol, un étage plus bas. Puis elle lui accorda un regard hostile qui montrait sa colère.

     Elle riposta alors en l'insultant, en énonçant des faits tout à fait véridiques, mais qui ne changeaient rien à la situation. Même si elle avait risqué sa vie pour lui, même si elle avait bravé le danger pour obtenir des informations, c'était son boulot. Et le fait de la respecter et de lui obéir était inclus dans cet accord. « Fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais » c'était exactement ce qui correspondait au caractère du capitaine qui refusait que Deirdre fasse ce qu'il lui faisait subir tous les jours. Il était évident que perdre Deirdre poserait de gros problèmes pour ses raids futurs, mais quelque chose lui disait que les choses tournaient mal pour leur peuple et qu'il n'aurait plus besoin de cette aide bien longtemps. L'essentiel était de l'effrayer et d'obtenir à nouveau toute sa dévotion et sa fidélité. Vu les spasmes qui la secouaient, il était aisé d'en déduire qu'elle se laissait avoir par son piège. Les lèvres de Sargon dessinaient un sourire qui exprimait sa satisfaction et son dédain. Elle était allée chercher ce qu'il refusait de lui donner et c'était justement ce qui l'irritait. A voir que l'herbe était plus verte ailleurs, ne risquait-elle pas de lui fausser compagnie un jour ? Ses paroles n'étaient pas encourageantes, elle avait compris qu'elle n'obtiendrait rien de ce qu'elle voulait de lui, mis à part quelques étreintes volées lorsqu'ils avaient le temps. Surtout lorsqu'il avait le temps. Il était silencieux alors qu'elle l'inondait de reproches avant de déclarer que le travail d'espionne des Harloi était la seule chose qui lui restait. Elle le suppliait. Il n'en avait pas espéré tant, mais inutile de préciser que ce comportement ne faisait que flatter davantage son égo et le rendre encore plus sûr de lui.

     Elle se cherchait des excuses comme si cela pouvait arranger les choses, Sargon ne répliqua rien pour laisser la pression monter un peu. Puis la jeune femme s'approcha de lui pour lui saisir la chemise comme s'il allait la rassurer en l'enlaçant. Ce fut le contraire qui se produisit, il détourna simplement la tête sans bouger ses bras pour lui faire comprendre qu'il ne comptait pas avoir le moindre geste tendre à son encontre. Elle allait devoir encore souffrir un bon moment avant qu'il ne daigne lui accorder à nouveau un minimum d'attention et de tendresse. Enfin tendresse, ce qui pouvait s'en approcher le plus avec lui. Nouveau flot de supplications alors qu'elle avait visiblement perdu toute fierté, cette vision l'amusait encore plus, la voir le supplier et lui proposer des moyens pour passer sa colère sur elle. Cela aurait été bien plus simple, mais le capitaine refusait l'idée de la frapper et de la faire souffrir juste quelques minutes, elle allait devoir supporter sa distance pendant les semaines à venir, peut-être même les mois si son humeur devenait plus sournoise. Il ne baissa même pas la tête pour la regarder lorsque la jeune femme se laissa tomber au sol en sanglotant, puis la phrase qu'il attendait arriva enfin. Ce qu'il voulait ? C'était bien trop amusant pour qu'il laisse filer cela aussi rapidement. Lorsque la bâtarde se retrouva sur le sol, le Fer-né se dégagea d'elle pour reculer d'un pas comme si sa présence l'insupportait, il baissa à peine les yeux pour lui accorder un bref regard avant de le reporter sur le mur face à lui. Sa mâchoire se serra doucement avant qu'elle ne réponde enfin.

     ▬ Mais peut-être qu'il est trop tard ? Peut-être que je n'ai plus envie de prendre le risque de te voir aller fricoter avec un autre Fer-né qui ne me supporte pas ? Et le Dieu Noyé savait qu'ils étaient nombreux. Je te l'avais dit au moment où tu as accepté de travailler pour moi, je n'accorde ma confiance qu'une seule fois Deirdre. Il baissa son regard sur elle, arborant une expression dure. Tu ne vois peut-être pas cela comme une marque de trahison, mais moi si. Tu sais qu'il était venu me rendre visite avec le raid de Port-Lannis, juste pour me provoquer et se faire mousser en se persuadant qu'il était capable de me défier ? Cela s'était soldé par le départ de Harald après que Sargon l'eut ignoré. Il essayait de prendre ce que j'avais déjà et c'est connu que tu travailles pour moi. Tu n'as pas pensé une seule seconde qu'il a été aussi délicat et gentil avec toi parce qu'il voulait t'amadouer pour que tu puisses tout lui divulguer ? Nouvelle tentative pour la blesser et l'humilier encore plus. Franchement, tu n'es pas le genre de femme que l'on bichonne Deirdre. Tu sais qu'il avait une fiancée ? Je l'ai rencontrée, elle est délicate, angélique et surtout très prude. Tu n'as rien à voir avec elle. Il voulait simplement te manipuler pour que tu le préfères et qu'il puisse obtenir ce qu'il voulait de toi. Peut-être même que tu joues double jeu. Mais il est mort et nous ne le verrons jamais. »

     Le Fer-né se tut, détournant son regard de la jeune femme, il avait glissé son venin qui allait doucement faire son chemin. Sargon se doutait que le Timbal avait dû lui offrir douceur et attention, il ne pouvait – ni ne voulait – rivaliser avec ce comportement. La seule chose qui restait donc à faire était de souiller ses intentions et de détruire le rêve que la bâtarde s'était construit. Elle finirait bien par se demander si Harald voulait réellement son bonheur ou simplement les informations qu'elle connaissait. Il était connu que le capitaine du Cruel avait toujours envié l'île de Harloi qui offrait un bien meilleur lieu de vie que son île natale, elle pouvait donc envisager qu'il puisse envier le porteur de Crépuscule. Il avait soufflé l'idée, l'esprit torturé de la demoiselle ferait le reste. Imaginer était bien souvent pire que d'avoir réellement connaissance des faits. Le capitaine s'éloigna de quelques pas, lui tournant le dos pour reprendre sa place initiale, à savoir devant la cheminée où le feu brûlait tandis que les bûches craquaient dans des gerbes de braises. Quelques secondes de silence passèrent avant qu'il ne reprenne.

     ▬ Tu me dis que tu ne pourras jamais obtenir plus que ce que je t'offre déjà... Mais qu'est-ce qui te fait dire que c'est le cas ? Brève pause. Tu oublies qu'au début tu croyais aussi que je ne t'accorderais jamais la moindre attention Deirdre, pourtant tu as fini par avoir plus que ce que tu imaginais au départ, non ? Je ne vais pas m'amuser à te donner l'aval à chaque fois. Est-ce que tu es une Fer-née où une idiote du continent ? Je croyais que notre peuple prenait ce qu'il voulait sans attendre l'autorisation ? Il tourna brièvement la tête vers elle. Je ne sais pas si j'ai envie de te garder à mon service. »

     Bien sûr que si, tout comme ce qu'il venait de dire était faux. Sargon ne lui accorderait jamais plus que ce qu'elle avait pour le moment, mais lui faire espérer qu'il était possible qu'elle puisse avoir plus, permettrait de la garder en main. Il restait à voir si la jeune femme allait réagir positivement à ces paroles, après tout il lui rappelait tellement souvent qu'elle n'était qu'une catin avec qui l'on s'amusait. Mais c'était là tout l'avantage d'être un manipulateur, la belle pouvait prendre ces précédentes déclarations comme de simples moqueries. S'arrachant à la contemplation des flammes, le jeune homme pivota sur lui-même pour poser ses yeux sur la bâtarde, sans avoir le moindre geste tendre à son encontre, mais puis enchaîna sa manipulation.

     ▬ Et pour te prouver que je peux faire un effort pour toi, je vais te donner une dernière chance. Sache que je n'accorde jamais cela habituellement. Il voulait simplement lui faire croire qu'elle était privilégiée alors qu'en fin de compte, ils en arrivaient à ce qui était prévu depuis le début. Elle n'avait pas risqué son boulot une seule fois. Quand à ce que tu devras faire... Pour commencer, cesser de me ridiculiser devant les autres en allant écarter les cuisses pour tous les marins des Iles. Ensuite, tu auras intérêt à être doublement efficace sur le continent, sans quoi je pourrais considérer que je n'ai finalement pas besoin de qui que ce soit là-bas. Il reste un instant silencieux. Je ne vais pas te frapper, ce serait t'accorder trop d'importance et je ne veux pas que Harlon se doute de quoi que ce soit. Détournant les yeux de la jeune femme, il conclut. Ce sera à toi de me surprendre et de me faire me souvenir pourquoi je t'avais donné ce rôle. »


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Message Mer 4 Avr 2012 - 12:34

Elle s’était emportée, il est vrai. Les larmes, la rage, la colère, presque l’hystérie. Il fallait dire que la pauvre demoiselle était déjà dans un sale état. Elle n’était pas apte, ni assez forte pour pouvoir encaisser quoi que ce soit à cet instant et encore moins se faire à l’idée de perdre Sargon, même si ce n’était que professionnellement, mais elle n’aurait rien plus que du professionnel. C’était comme si tout son montre s’écroulait, le dernier pan de mur de muraille qui la protégeait de sa misérable vie, réduit à néant, défoncé, ruiné par cette nouvelle, par Sargon. Elle avait perdu ce qui ne devait pas l’être, mais un certain ami. On ne pouvait le penser, ni réellement le voir, mais elle regrettait Harald. Harlon était sur son dos depuis qu’elle était revenu et il avait décidé de s’installer à Pyk jusqu’à nouvel ordre. Quelle idée, elle serait encore plus loin de Sargon et cela deviendrait fortement délicat de venir le voir. Enfin, vu comme c’était parti, elle n’aurait pas tant de peine à se donner. Ne parlons pas non plus de la fatigue qui l’envahissait. Revenir sur les îles était aussi bon que mauvais pour elle. Elle ne s’y sentait pas réellement à sa place, toujours rejetée par les habitants qui y vivaient, mais alors ici, elle pouvait être elle-même ou presque. Elle ne jouait pas un rôle, gardant un si grand secret sur sa naissance. Elle était une fer-née au milieu de fer-né et pouvait se détendre, ne pas faire attention à ses gestes, ses attitudes. Elle avait moins d’énergie à dépenser pour passer pour une totale autre personne. Or, malgré tout, elle restait quand même secrète, bridée, elle ne pouvait être entièrement elle-même, avec personne … Sauf Perwyn qui l’accompagnait depuis peu. Elle le portait fortement dans son cœur pour cette raison. Depuis quelques semaines, elle n’avait plus aucun secret pour lui. Cela lui avait fait tant de bien, mais malgré tout, elle devait toujours faire attention, elle mentait à toutes les personnes qu’elle connaissait, pour au moins un détail et s’en était si fatiguant, à un point, qu’elle ne savait plus qui elle était. La voilà donc, torturée et perdue. Sargon ne l’aidait pas en jouant avec elle, lui faisant croire qu’il pouvait la chasser si facilement de son cercle et qu’il le voulait réellement. Bien sûr qu’elle buvait ses paroles et pouvait parfaitement s’imaginer qu’il pouvait se passer d’elle et changer d’agent en claquant des doigts. Elle refusait cette idée… Jamais … Sargon était étrangement, tout ce qu’elle aimait. Elle n’avait que faire de la gentilesse débordante de Dezial, du respect taquin de Dagon, du respect tout court de Harald. Elle n’avait d’yeux que pour cet insolant personnage imprenable.

Elle était donc monté sur ses grands chevaux, complètement brisée, souffrante, touchée en plein en cœur. Il l’avait poignardé en lui tournant le dos et lui parlant comme une simple domestique qu’il chassait de sa maison. Elle cherchait des excuses pour qu’il la pardonne, lui faisait des reproches, qu’elle n’était pas si condamnable à côté de tout ce qu’il lui avait fait. Elle cria, sanglota, tentait de retrouver une étreinte, d’avoir son regard. Elle était là, contre lui, il tournait la tête et ses bras dont elle rêvait tant à cet instant, tout autour de sa taille trop fine, étaient resté le long de son corps. Elle avait tellement envie de pleurer bien plus. Elle voulait lui crier qu’il la regarde, au moins une fois, qu’il pose ses yeux sur elle. Mais non, elle se laissa simplement glisser et il la chassa pour s’éloigner. Elle se sentit mille fois plus minable à cet instant, en boule, sur le sol. Or, il n’avait point fini. S’il savait, il l’avait déjà détruit avant en lui disant qu’elle était libre de tout contrat avec lui, il n’aurait point eu besoin d’insister. Elle s’en serait tellement passée. Il n’avait pas dit un mot, il s’isolait et s’échappait d’elle. Il la rongeait de l’intérieur, petit à petit, comme le feu finissait par mettre en cendre un boutre, juste partant d’un minuscule foyer.

Elle avait toujours le visage cachée dans ses genoux, mais elle avait levé un instant les yeux, pour remarquer qu’encore une fois, Sargon lui tournait le dos. La suite de son discours ne lui fit que rejoindre plus vite le monde des morts, ou alors l’envie de le rejoindre plus rapidement. Elle enfonça que plus encore son visage dans le creux de ses cuisses, puis alors elle laissa lentement ses mains venir glisser contre ses oreilles pour ne plus l’entendre. Elle aurait encore une fois lui hurler de se taire, cette fois-ci, mais vu ce qu’il lui disait, l’horrible et éventuelle vérité qu’il lui éclatait : elle n’était qu’un amusement pour tout le monde, un vulgaire pion. Sa gorge se coinçait au fin fond de sa gorge, alors, elle ne préférait pas en entendre plus. Il avait sûrement raison, Harald s’était joué d’elle, comme tout le monde le faisait. Et il avait encore moins tort en disant qu’ils ne le sauraient jamais, vu qu’il n’était plus de ce monde. Non, jamais elle aurait été aussi sotte. Si, sûrement, désespérée, pour une fois remarquée… elle se serait laissé entrainer et il aurait pu la manipuler aussi facilement que Sargon le faisait à cet instant et qu’encore une fois, elle ne voyait rien du tout, pensant être seule maîtresse de son esprit. Tout ce qui avait pu sortir de sa bouche, fut à propos de Lysena. La tête toujours et encore plus enfoncée sur elle-même, elle cracha.

- Bien sûr je le savais pour sa fiancée, c’est moi qui lui ait trouvé !

Elle avait relevé les yeux un instant, puis les baissa rapidement, ne supportant plus de voir ses yeux mordorés en se disant que ce serait la dernière fois qu’elle pourrait les voir de si près. Il s’éloigna encore plus, comme si ce n’était pas assez. Il lui montrait l’énorme distance qui était entre eux et qui bientôt ne serait plus qu’un immense gouffre. Elle avait tellement envie de pleurer plus encore. Si Sargon avait raison, elle n’était qu’une honte, une digne bâtarde, portant si bien son titre. Elle se faisait toujours avoir, la pauvre et sotte Deirdre. Elle s’en voulait, comme toujours d’être aussi faible. A croire qu’Harlon ne la battait pas assez. Ses jambes lui hurlaient de fuir et de s’en aller d’ici, pour ne plus se sentir brûler de cette humiliation qu’il lui faisait subir. Il réussissait parfaitement son plan…

Elle sortit enfin de son esprit complètement ruiné. Relevant doucement son petit minois, meurtrie de peur et de tristesse, elle posa ses yeux gonflés de larmes et rouges sur Sargon. Il était vrai qu’elle avait eu plus qu’elle ne l’imaginait. Elle en demandait donc trop. Elle pencha doucement la tête sur le côté, abaissant un sourcil, sceptique. Oui, elle en demandait surement trop. Mais d’un autre côté, il lui avait toujours fait comprendre qu’elle n’aurait jamais rien de plus, du moins de ce qu’elle désirait le plus. C’est alors, lui parlant de confiance qu’il ne donnait qu’une fois, lui faisant croire encore quelques minutes qu’il n’avait plus envie de la garder comme agent, comme employé, être à sa charge, l’assommant d’un dernier coup de grâce, il se reprit, pour lui dire qu’il lui laissait son ultime chance. Elle écarquilla un instant les yeux. Elle ne pouvait le croire. Elle se releva lentement, face à lui. Il lui donna de nouveau conseil, non plutôt des conditions, bien plus stricte. Son cœur se remettait à battre avec passion. Elle reprenait du poil de la bête, elle vivait de nouveau. Elle finit par lever le menton assez haut, répliquant à ses phrases, lui montrant que Deirdre était bel et bien de retour, et sûrement plus efficace, plus vigoureuse qu’elle ne l’était.

- Je suis d’accord avec toi…

Enfin, un petit peu, il pouvait bien aller se brosser pour qu’elle continue de serrer les cuisses. Personne ne voudrait lui réchauffer le cœur et personne ne pouvait le faire à ses yeux sauf ceux qui ne le souhaitaient pas. Disons qu’elle se promit d’être bien plus discrète la prochaine fois et de faire attention. Evitez les fer-né, cela serait déjà une bien belle affaire.

- Je ferai ce que tu me dis, mentit-elle, sans qu’on ne puisse le voir tant elle avait peur de perdre Sargon, alors elle y croyait elle-même à cet instant, mais oublierait vite par la suite. Je serais efficace et te surprendrais, mais encore, se faudrait-il que tu saches me donner des missions, autre que de patrouiller où de trouver certaine personne … Disons que tu n’entaches pas ma quête première, par tes petites priorités futiles… Et… Pour Harlon, reprit-elle replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille en baissant les yeux. Il en sait déjà tellement peu, je ne peux l’imaginer en savoir moins, sauf si ce n’est d’ignorer que je travaille pour toi. Il m’embête assez, je n’ai pas besoin qu’il me mette des obstacle même dans mes travaux. Tu n’as aucune crainte à avoir…

Elle parlait peut-être trop vite, surestimant la parole de Perwyn, qui bientôt allait témoigner de la présence de Deirdre chez Sargon, dans la chambre, ne pouvant résister sous les coups du prêtre qui voulait des réponses. Elle remit en place une bretelle de sa robe qui tombait sur son épaule et s’approchait à pas de loup jusqu’à lui, se posant sur la pointe des pieds. Ses mains se posèrent délicatement sur son torse, bien plus tendrement qu’au début, puis ses lèvres étaient si près des siennes.

- Dis moi alors … Que dois-je faire désormais ? Tu veux que je te montre à quel point je peux t’être loyale et fidèle, ou tu veux que je rentre … Je saurais te montrer qu’il n’y a que toi qui hante n’importe laquelle de mes pensées, aussi respectueuses que malsaine…

Elle laissait doucement glisser sa main sur son torse, espérant qu’il la garderait un peu, pour lui donner un peu de passion, ne pas rester sur cette discussion. Elle approcha doucement son visage, voulant lui arracher un baiser, mais comme souvent, et vu la situation, elle préférait attendre son autorisation. Ses joues étaient encore roses des larmes qu’elle avait laissé couler quelques minutes plus tôt, mais cette deuxième chance lui avait tellement remonté le moral. Elle se mordit la lèvre, ses yeux clairs ne quittant pas celui du Harloi. Elle n’attendait que ses ordres pour savoir quoi faire. Lentement, ses mains glissaient sur ses flancs, le rapprochant encore un tout petit peu plus d’elle. Puis elle finit par reculer, baissant la tête. Elle était encore un peu chamboulée. Elle ne savait que faire, l’angoisse de se retrouver simple bâtarde résonnait encore dans son être.

- Je présume qu’il serait plus judicieux que je rentre.
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Message Jeu 5 Avr 2012 - 13:53

     Sargon ignorait que Deirdre était mêlée aux fiançailles d'Harald et pour être sincère, il s'en moquait même pas mal. Les rumeurs couraient que Dagon n'était pas étranger à ces évènements, mais vu l'intérêt que le jeune homme avait pour des personnes comme le Timbal, il avait rapidement chassé les irritants personnages qui abordaient ce sujet. Il s'était donc retourné pour lui faire face, attendait de voir la manière dont elle allait réagir à ses ordres. Le Harloi ne pourrait jamais lui faire totalement confiance, il avait compris qu'il s'était fourvoyé en pensant que son influence pourrait toucher la bâtarde même au-delà des mers alors qu'elle était sur le continent. Si elle allait fricoter avec des continentaux, il s'en irriterait, mais n'irait pas jusqu'à la chasser pour si peu. C'était différent des Fer-nés, après tout, ils ignoraient qu'ils avaient affaire à une Fer-née. Si elle pouvait gagner en influence grâce à ses charmes ma foi, qui était-il pour râler ? Le capitaine la fixait avec intensité alors qu'elle l'observait, les yeux rougis de larmes, puis redressa son menton comme si elle avait soudain retrouvé un semblant de fierté. Elle avait été humiliée et n'oublierait certainement pas cette entrevue avant longtemps, c'était de la sorte qu'il agissait, en écrasant ou en humiliant ceux qui résistaient trop. Elle accepta, bien qu'il ne pouvait pas prêter foi en intégralité à ce qu'elle disait. Le Fer-né ne montra rien de sa résolution de rester méfiant, se contentant de hocher la tête alors qu'elle reprenait la parole en avançant le fait qu'il devait cesser de lui demander des choses futiles. Sargon esquissa un sourire, pourtant elle le servait lui et non les Harloi en général, il était donc normal qu'elle agisse pour ses intérêts personnels non ? Mais il lui confierait une mission plus importante à l'avenir, encore fallait-il qu'il voit ce qu'il pouvait lui donner sans prendre le risque de devoir lui accorder trop de confiance. Elle parla ensuite de Harlon en avançant qu'il n'avait rien à craindre à son sujet. Ça, c'était son problème à elle, si son tuteur venait lui poser des ennuis, elle devrait se débrouiller pour que son travail n'en pâtisse pas. Tous les points désagréables étaient toujours pour elle de toute manière. Le Harloi acquiesça du chef.

     ▬ Très bien, je vais réfléchir à ta prochaine mission alors. »

     Il ne voulait pas commettre d'erreur, mais il ne voulait pas non plus perdre son temps à lui demander des choses sans intérêt. Ce point méritait réflexion. Ses pensées se concentrèrent à nouveau sur Deirdre alors qu'il reléguait cela dans un coin de son esprit, il fallait y penser lorsqu'il serait seul et tranquille, non avec une femme dans les parages. Le capitaine ne réagit pas lorsque la bâtarde s'approcha de lui pour poser sa main sur son torse, se contentant de la regarder dans les yeux avec une neutralité qui pouvait presque être insultante pour la jeune femme. Ses paroles ne firent que dessiner un sourire amusé sur les lippes du Fer-né, il voyait clairement à quoi elle faisait référence, mais manifester la moindre tendresse à son égard aurait été comme ruiner tout ce qu'il venait de faire. Il souhaitait lui faire comprendre qu'elle ne lui était pas indispensable et l'humilier, Sargon avait la rancune facile et surtout durable, il n'était donc pas envisageable qu'il lui pardonne aussi facilement. Si encore il avait pu la ridiculiser en acceptant ce qu'elle proposait, puis en la repoussant après, le Harloi aurait certainement agi de la sorte, mais ce n'était pas son cas. Devant son silence, Deirdre approcha son visage du sien, sans pour autant oser aller jusqu'au bout comme à l'accoutumée, preuve claire et nette qu'il la dominait toujours. Cette constatation le réjouit grandement, mais il resta tout de même de marbre jusqu'à ce recule après s'être approchée encore davantage de lui. Puis la bâtarde avança le fait qu'elle ferait mieux de rentrer, là, il ne pouvait pas la retenir sous peine de donner l'air qu'il avait besoin d'elle. Le capitaine hocha la tête avant de répliquer.

     ▬ Je pense aussi. Il est temps que tu... »

     Il n'eut guère le temps de continuer ce qu'il disait, car des coups répétitifs furent frappés sur la porte avec une intensité qui étonna Sargon. Celui-ci se retourna vers l'huis avant de lâcher un « Pas maintenant ! » contrarié. Mais cela ne semblait pas intéresser la personne qui était venue le déranger, car la porte s'ouvrit sur une domestique qui entra dans la pièce d'un pas, regardant brièvement Deirdre avant de porter son attention sur Sargon. Elle avait les mains jointes et les tordaient nerveusement comme si elle ne souhaitait pas se trouver là, ce qui était certainement le cas et était d'ailleurs tout à fait compréhensible vu la manière dont le Harloi la dévisageait. Il n'était pas content, pas du tout même, de voir débarquer une domestique dans sa chambre alors qu'il était en plein entretien avec la bâtarde. Les serviteurs de Kenning savaient pourtant qu'il était interdit de venir déranger le capitaine lorsqu'il était en tria de discuter avec quelqu'un, surtout Deirdre. De mauvaise humeur, le Fer-né la regarda.

     ▬ Qu'est-ce que tu fais là ?! J'avais clairement ordonné de ne pas nous déranger. » La jeune femme baissa les yeux avant de débiter tout ce qu'elle voulait dire, si rapidement qu'il ne réalisa pas immédiatement la teneur du message.
     ▬ Je suis désolée, mais un homme de votre oncle, Harlon le Rouge est en bas et demande à vous voir immédiatement. »

     Avant qu'il ne puisse répliquer, la domestique fit volte-face et quitta la pièce sans demander son reste. Une vague d'inquiétude submergea soudain le Fer-né qui se demandait si son oncle pouvait être au courant de la venue de sa protégée à Kenning. Il tourna la tête vers Deirdre pour la dévisager quelques instants, se demandant si elle savait quoi que ce soit à ce sujet, imaginant même qu'elle lui avait peut-être tendu un piège. Mais non, ce n'était pas envisageable, elle avait plus à perdre qu'à gagner en agissant de la sorte et à moins qu'elle ne soit bonne comédienne, Sargon doutait qu'elle puisse sacrifier leur « secret » pour que son tuteur la lâche un peu. Il glissa donc quelques mots à son intention.

     ▬ Reste ici et ne fais aucun bruit, je reviens rapidement. »

     Il se dirigea alors vers la porte et sortit dans le couloir avant de refermer l'huis derrière lui, puis adoptant son éternel visage arrogant, il rejoignit rapidement l'homme envoyé par son oncle. Celui-ci se situait dans la salle principale qui servait de lieu d'accueil aux invités qui se présentaient à Kenning. En le voyant, Sargon ne le reconnut pas, ils ne s'étaient jamais croisés, le Fer-né lui accorda donc un regard contrarié comme pour lui signifier que sa venue n'était pas désirée. Entrant dans le vif du sujet, il lui demanda aussitôt ce qu'il venait faire ici et l'homme répondit simplement que son oncle avait été heureux d'apprendre la réussite de leur plan, mais qu'il aurait apprécié que des sacrifices soient effectués à l'attention du Dieu Noyé. S'en suivit une discussion assez houleuse où Sargon exprima clairement le fait qu'il se fichait des sacrifices et que si Harlon avait quelque chose à lui reprocher, il n'avait qu'à se déplacer jusqu'à Kenning pour le lui faire savoir ! Au final, l'homme déclara que comme la nuit était tombée et qu'il revenait d'un long voyage, il souhaitait séjourner à Kenning pour la nuit. Malheureusement, même les hérétiques tels que Sargon ne pouvaient refuser cela à un acolyte du prêtre du Dieu Noyé, il fut donc contraint d'accepter puisque lord Kenning n'était pas là et l'homme fut installé dans une chambre située non loin de celle de Sargon. Ce dernier retourna rapidement dans la sienne en espérant que la bâtarde n'avait pas eu l'idée d'aller se promener dans les environs, mais il la trouva toujours dans la pièce et ferma rapidement l'huis derrière lui. Prenant cette fois-ci la peine de glisser le loquet de fermeture pour éviter les entrées surprises. Il posa ensuite ses yeux sur Deirdre.

     ▬ J'espère que tu sais voler pour passer par la fenêtre, sinon tu ne peux pas sortir d'ici. Il s'approcha de le fenêtre et jeta un œil à l'extérieur. Ce serait tout bonnement suicidaire de passer par là. Un homme de Harlon est passé me faire la morale, mais il a décidé de rester dormir ici ce soir. Il est dans la chambre des invités juste au bout du couloir, donc tu peux prendre le risque de sortir, mais je ne t'assure pas que tu puisses passer devant sans danger pour quitter Kenning. »

     A côté de cela, il espérait que l'homme ne connaissait pas le gamin qui accompagnait Deirdre, sans quoi les choses risquaient d'être un peu plus compliquées. Il quitta finalement la fenêtre pour se retourner vers la jeune femme, cherchant rapidement comment il était possible de la faire quitter les lieux sans se faire remarquer. Il pouvait bien demander à une domestique d'apporter des habits pour qu'elle puisse se déguiser, mais le messager était forcément arrivé en boutre et ses hommes risquaient de voir la demoiselle quitter Kenning. Elle attirerait forcément l'attention. Soupirant d'un air las, il se renseigna.

     ▬ Est-ce qu'il peut connaître le gamin qui est venu avec toi ? Je peux toujours dire aux domestiques de le cacher, mais je ne vois pas comment vous faire quitter l'île discrètement. »

     Peut-être avait-elle une idée de génie ? Il avait porté son attention sur les flammes qui brûlaient dans la cheminée et se concentra finalement sur le minois de la bâtarde, attendant une éventuelle possibilité qui pourrait passer dans sa jolie caboche.


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Message Jeu 5 Avr 2012 - 16:13

Il n'avait pas bouger d'un pouce, alors qu'avant, il ne resistait pas si longtemps à ses lèvres, ni à ses demandes. Il était plus que distant. Il était en colère. Elle était allée trop loin. Quelle idiote. Quel salaud de Dagon. Il allait l'entendre, ça il pouvait en être certain. Qu'avaient-ils tous à être contre elle ? Elle était assez grande pour faire sa propre vie, ses propres choix, assumer ses actes ou presque. Pourquoi se fallait-il qu'ils ne cessent de mettre leur grain de sel et dire ce qu'il pensait de tout ça, décider à sa place. Elle était bien ainsi avec Sargon, pourquoi cherchait-on à tout détruire. Encore, si Dagon ne savait pas tout ou presque, elle ne pourrait lui en vouloir. Mais ne l'avait-il pas poussé dans les bras de Harald ? Pourquoi tout cracher au Harloi. C'était à lui qu'elle devait cette attitude si froide de Sargon ... Après cette longue absence, ce raid qui fut bien périlleux, elle n'aurait aucun lot de consolation de l'homme dont elle attendait tant. S'étant défilé de Sargon, la tête basse et lui disant qu'elle ferait mieux de partir, voyant qu'il était bien trop contrarié pour ne serai-ce qu'une minuscule attention, elle s'imaginait entrain d'étriper Dagon, ses viscères gisant sur le sol. Puis dans le fond, son cousin était-il réellement de son côté. Certes, il était du côté de Harlon le Rouge, mais il s'était montré patient et compréhensif avec elle ... Etait-ce que de la comédie. Aurait-il créé un plan, Harlon, Harald et lui, pour en venir à bout de Sargon ? Elle ne savait plus qui croire. Elle serra un pan de sa jupe, désirant plus que tout, partir, déguerpir avec Perwyn, et le serrer contre lui. Le seul être en qui elle avait une totale confiance, si jeune, si innocent encore...

Il était vrai qu'elle aurait aimé qu'il lui demande de rester, juste un tout petit espoir. Mais elle s'attendait à ce qu'il affirme ses dires. Elle ne put malheureusement s'empêcher de soupirer, lui jetant un regard remplis de regret. Elle l'admirait à cet instant, avec son arrogance, sa froideur, son charisme. Il était si magnifique. Elle aurait tué pour avoir ne serai-ce qu'un baiser avant de partir. Elle avait eu trop de contrariété et de ne rien recevoir, était une nouvelle déception. Quand il l'avait fait demandé à Kenning, elle s'était imaginé que c'était sûrement pour lui reprocher certaine chose par rapport au raid à Port-Lannis, mais que cela se finirait sûrement comme souvent, de façon tumultueuse, sachant jouer de ses charmes. Non, elle s'était bien fait avoir, et c'était à son tour de récolter ce qu'elle avait semé. Mauvaise fer-née qu'elle était. Il avait sûrement raison, elle était peut-être trop influencée par les terres... Elle allait se racheter, quitte à tout sacrifier. Elle n'hésiterait pas une seconde entre lui et Sargon, c'était un fait... La vie imposait parfois de dur sacrifice, mais si trahir à nouveau cet être si gentil et adorable pouvait la racheter auprès du Harloi, pourquoi pas.

Ses yeux furent arraché de la silhouette solennelle de Sargon alors qu'on frappait à la porte. Par instinct, elle recula doucement, dans un recoin de la chambre, juste quelques pas pour se glisser dans l'ombre. Le jeune homme n'avait pu finir sa phrase. Il chassa sèchement le nuisible, mais la domestique finit par débarquer dans la chambre sans son autorisation. Elle leva un sourcil, puis fixait le jeune homme, de peur qu'il fasse acte d'une forte méchanceté. Il resta tout aussi glacial, la bardant de reproche. C'est alors que Deirdre se figea ses mains qui sentaient doucement la pierre du mur derrière son dos. La domestique qui avait regardé un isntant la jeune femme, ne lui donna que plus envie de disparaitre. Un homme de Harlon, ici. S'il la voyait, elle risquait d'avoir la peau encore plus marbré de bleu. Elle lui avait dit qu'elle était partie faire visiter les îles à Perwyn et voir quelques connaissance. Harlon ne la savait pas du tout ici. Elle aurait du le lui dire, car enfin si cela s'apprenait, elle serait moins durement punie. Là, elle lui cachait, donc elle avait des choses à se reprocher. La jeune femme s'était envolée aussi vite qu'elle était entrée. Sargon la jaugea.

Quoi encore ? Elle n'avait rien fait !

Il pouvait bien lire sur les traits de son visage qu'elle était aussi inquiète que lui et qu'elle n'y était pour rien. Pourquoi ferait-elle une chose pareille ? Il venait bien de voir jusqu'où elle pouvait aller dans son amour propre pour lui montrer sa loyauté. Sagon s'échappa à son tour, la porte de fermant derrière lui. Elle resta dans la chambre, sans faire un bruit. Elle s'était doucement approcher de la porte en bois pour y coller l'oreille, mais n'entendit rien, sauf les pas durs du harloi qui s'évanouissaient dans le couloir. Elle se montra patiente et trop angoissée à l'idée d'être découverte, ne fit aucun bruit. Elle s'était assise dans le lit de Sargon qui émanait son odeur si suave. Il lui avait manqué. En boule encore, les jambes relevée contre sa poitrine, la joue posé sur un genoux, elle guettait la porte. Elle attendit, le ventre serré.

La porte grinça de nouveau. Elle était prête à courir s'enfuir, elle ne sait où, mais elle doutait bien que personne d'autre que lui ne pouvait entrer dans sa chambre. Et si, finalement, Harlon savait qu'elle se trouvait ici et avait envoyé quelqu'un la chercher de force ? Si l'ombre qui pénétrait lentement dans la salle, n'était pas celle de Sargon, mais celle du courroux de son père ? Non, finalement son coeur se remit lentement à battre un rythme correct. Elle resta sans bougée, sur le lit. Elle écarquilla grand ses yeux, lorsqu'il émit l'idée de passer par la fenêtre ? Etait-il fou ? Il était sérieux. Elle le suivait du regard, ébaubie, alors qu'il s'approchait de la fenêtre pour vérifier. Le nombre de fois où elle s'y était installée, elle savait très bien que c'était trop haut et pourtant elle en sautait des hauteurs.

Finalement, l'écoutant que d'une oreille, déblaterrer diverses idées et dire à quel point ils étaient dans l'embarras, elle souriait en coin. Cela l'amusait de le voir, si... Décontenancé. Elle resta dans sa position, mais reposa sa tête sur son genoux, fixant toujours Sargon de ce petit sourire un peu taquin.

- Tu n'as qu'à me garder ici aussi ... Je m'en irai une fois qu'il partira ... On est reparti presque sur de bonne base, ce serait idiot que tout soit gâché, par une ... Inattention et une bêtise de ta part, tu ne crois pas ? Tu risque de perdre toute crédibilité d'un coup. Et je ne sais pas si cet homme connait Perwyn. Je ne sais pas qui est en bas. Mais en tout cas, le gamin s'est bien baladé à Dix Tour et Pyk ces derniers jours. On finit par le connaitre dans l'entourage de Harlon. Et forcément, ceux qui le connaissent, savent que je ne suis jamais loin de lui.Cache le. Mais attention, ne lui fait pas de mal. J'hésiterai pas entre te choisir toi et lui. Je te laisse donc vaquer à tes occupations, va veiller sur le petit s'il te plait et je serai déjà, mille fois plus réceptive à tes ordres, ajouta t-elle avec un sourire déjà plus charmeur, même si elle parlait bien sûr professionnellement. Et moi, je reste là, tranquille, tu ne m'entendra pas.

Elle étira un peu plus ses lèvres et se laissa entièrement tombée à la renverse dans le lit, confortablement installée sur le matelas. Elle s'étira de tout son long, comme un petit chat. Elle était heureuse. Elle espérait bien qu'il la laisserait là, car même s'il ne venait pas à dormir avec elle, les draps étaient noyé de son odeur.

- Quand tu reviendras, une fois Perwyn bien caché, j'ai peut-être une information à te donner. Je ne sais si cela pourrait te plaire, mais sait-on jamais. Ce sera une preuve de ma sincérité et ma fidélité envers toi. Je t'expliquerai plus tard.

Elle s'allongea doucement sur le côté, le dévisageant d'un petit regard pétillant, puis glissant doucement ses mains sous sa joue, elle ferma doucement les yeux. Elle était plus qu'éreinté, après cette dispute, ces événements : Port-Lannis, son père, etc.

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Message Ven 6 Avr 2012 - 15:51

     Sargon fixait la bâtarde alors qu'elle semblait installée dans la chambre, puis la jeune femme lui accorda un sourire qui montrait que la panique qui l'habitait quelques minutes plus tôt, s'était complètement envolée. Le Fer-né écoutait en silence alors qu'elle avançait l'idée qu'il puisse la garder ici pour la nuit - puisqu'il ne s'en-irait pas avant le matin - avant d'oser parler d'une bêtise de sa part. De la sienne ? C'était elle qui était trop sotte pour amener un sale gosse sous son toit alors qu'elle savait parfaitement qu'il les détestait en plus. Il fronça légèrement les sourcils en signe de contrariété, jusqu'à ce que la bâtarde avoue qu'elle ignorait si l'intrus connaissait le gamin. Superbe ! Peut-être que tout allait tomber à l'eau à cause d'une idée totalement idiote qu'elle avait eu ! Il aurait mieux fait de la congédier rapidement pour qu'elle dégage le plancher avant l'arrivée de l'homme. Une chance qu'ils ne se soient pas croisés alors que la bâtarde quittait Kenning, sans quoi cela aurait certainement été bien pire. Puis Deirdre lança une sorte de menace en le prévenant qu'il ferait mieux de ne pas faire de mal au gosse, ce qui ne fit que le contrarier davantage. Elle reprenait un peu trop d'assurance, il devait la remettre à sa place et lui faire comprendre qu'elle était chez lui, dans sa chambre et pas chez ses amants du continent. Alors qu'elle s'allongeait davantage sur le lit comme s'il lui appartenait, la bâtarde conclut finalement sa réplique en déclarant avoir une information intéressante à lui offrir lorsqu'il reviendrait. Son attention fit une pique, mais il ne dit et n'exprima rien, restant de marbre face à cette déclaration. Il était hors de question qu'elle pense pouvoir le manipuler.

     Le capitaine la regarda, allongée sur son lit alors qu'elle semblait assurée de passer la nuit ici. Pour peu il avait envie de l'attraper par le bras et de la coller dans la chambre en face pour qu'elle y passe la nuit toute seule. Mais il ne pouvait pas, ou du moins cela aurait été suicidaire de sa part. Il était hors de question qu'il prenne des risques pour si peu. Le Harloi approcha du lit d'un pas décidé, attrapant le bras de Deirdre juste sous l'épaule, puis il la serra durement pendant quelques secondes, juste pour la faire réagir. Penché vers elle, le Fer-né laissa un sourire orner ses lèvres pleines avant de répliquer d'un ton toujours aussi hautain.

     ▬ Menace-moi encore une fois Deirdre, et je fais sauter la tête de ton adorable gamin. Tu crois que c'est une bonne idée de me provoquer sur ce point alors que tu viens de me promettre d'être moins volage ? Fais attention je ne te le dirais pas deux fois. »

     Il la relâcha. Il était vrai que la manière dont elle avait présenté les choses n'était peut-être pas la meilleure après le dispute qui venait de les opposer. Sargon comptait bien mettre ce gamin hors de vue pour ne pas aggraver la situation, mais si Deirdre osait encore avancer la possibilité qu'elle lui préfèrerait un sale gosse du continent, celui-ci irait nourrir les poissons. Le Harloi n'acceptait pas la concurrence, qu'elle soit d'un homme de son âge ou d'un simple gosse. Après l'avoir lâchée, le Fer-né se détourna de la jeune femme et avança vers la porte, défit le verrou puis tourna la tête une dernière fois en direction de la bâtarde.

     ▬ Ne t'installe pas trop. Si ce que tu as à me dire ne me plait pas, tu iras dormir dans une autre chambre cette nuit. Il y en a plusieurs où tu seras aussi en sécurité qu'ici. »

     Une manière de lui faire comprendre qu'il allait être très exigeant avec elle ce soir et que si elle jouait trop avec ses nerfs, il ne chercherait pas midi à quatorze heures. Mieux valait faire profil bas, dans son propre intérêt. Si Deirdre savait se montrer attentive, elle comprendrait aussi que c'était pour qu'elle sache qu'il n'allait pas découcher pour se rabattre dans une autre chambre. Il était beaucoup trop fier et possessif pour envisager de déserter la pièce où il séjournait lorsqu'il était à Kenning, pour la lui laisser. Elle n'était qu'un bel objet décoratif qu'il refusait de partager au fond.

     Il sortit une fois de plus dans le corridor, refermant la porte derrière lui pour longer le couloir et passer devant une porte ouverte où il vit l'invité surprise en train de s'installer. Visiblement celui-ci avait envie de savoir tout ce qui se passait à Kenning... Masquant sa contrariété, le jeune homme descendit une fois de plus à l'étage du dessous pour prendre la direction des chambres des domestiques. Au fond, cela n'avait rien de surprenant, c'était dans cette aile que la femme-sel du Harloi séjournait, il pouvait donc être ici en toute légitimité. Après avoir regardé dans plusieurs pièces sans trouver le petit, Sargon finit par tomber sur une domestique qui sortait d'une chambre, elle sursauta et lâcha un cri de surprise en voyant le Fer-né devant elle. Peu réceptif à ce genre de comportement, le capitaine se contenta de l'invectiver assez brutalement, sa patience arrivait au bout du rouleau malheureusement pour elle.

     ▬ Où est le petit qui est arrivé avec Deirdre ? » Il ne la lâchait pas du regard et elle baissa un moment les yeux en réfléchissant.
     ▬ Je crois qu'il est aux cuisines messire. » Il manifesta son impatience d'un geste de la main.
     ▬ Dépêche-toi d'aller le chercher... Et discrètement ! »

     La jeune femme hocha la tête avec vigueur avant de passer à côté de lui pour prendre la direction des cuisines. Le Harloi patienta quelques minutes, des domestiques passaient et repassaient sans rien dire, puis enfin la servante arriva à nouveau. Elle était suivie du jeune garçon qui trottinait derrière elle en se demandant certainement ce qu'il pouvait bien lui vouloir. Lorsque le duo arriva devant lui, Sargon dévisagea le gamin comme s'il le jaugeait, puis s'adressa aux deux.

     ▬ Il y a un invité surprise au château, il ne doit pas savoir que Deirdre est ici alors hors de question que tu la fasses remarquer en allant vadrouiller dans le coin. Vous passerez la nuit ici, mais toi tu ne quitteras pas cet endroit, tu iras dormir avec elle. Il désigna la servante du menton. Et tu attendras que Deirdre vienne te chercher demain pour bouger. Si j'apprends que tu as quitté cet endroit, je peux t'assurer que ce sera la dernière fois que tu pourras désobéir. Ou faire quoi que ce soit d'autre. Ce n'était pas vraiment délicat, mais il ne l'était pas de toute manière. Sargon tourna la tête vers la domestique pour enchaîner. Toi, tu le surveilles, si quoi que ce soit ne tourne pas comme je l'ai dit, tu subiras le même sort que lui. »

     Les règles étaient posées. Le Harloi se détourna des deux personnes et quitta l'aile sans même accorder de regard aux personnes qu'il croisait. Le capitaine remonta doucement au premier étage, passant à nouveau devant l'huis ouverte de la chambre de l'invité, puis déboucha devant la sienne. Elle était toujours fermée, il n'entendait aucun bruit provenant de l'intérieur, pour une fois Deirdre ne l'irritait pas. Poussant la porte, le Fer-né entra à nouveau dans la pièce avant de fermer le verrou, puis il approcha du lit où la jeune femme était installée. Son visage montrait qu'il n'était plus extrêmement patient et il espérait qu'elle ne jouerait plus avec ses nerfs.

     ▬ Le gosse est avec une domestique, il ne bougera pas de sa chambre avant que tu n'ailles le chercher. C'est donc réglé. Si tu te décidais à me donner ton information, que je sache si je dois te faire trouver une autre chambre. »

     Il la fixait de son regard mordoré, attendant qu'elle dévoile enfin ce qu'elle voulait lui dire. Il espérait que ce serait une bonne nouvelle, son humeur était suffisamment gâtée pour la soirée.


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Message Dim 8 Avr 2012 - 1:18

Elle était peut-être allée trop loin et pas vraiment au bon moment. Il est vrai que vu la situation d'il y a quelques minutes, elle aurait mieux fait de jouer les gentilles filles, plutôt que de le provoquer sans le vouloir et d'être si exigeante. Or, elle n'avait pu s'empêcher de le menacer, d'utiliser un tel ton à son encontre. Elle était très sérieuse. Perwyn vallait bien toutes les vies qui l'entouraient, ou presque. Il ne pouvait la comprendre, car finalement, lui aussi était seul contre tous, non ? Même son Yoren qui avait un tel respect pour cet homme, ne l'appréciait pas plus que cela. Non, il ne pouvait réellement pas soutenir ce sentiment qui animait Deirdre à propos du jeune homme. Puis n'était-il pas aussi, inconsciemment la personnification de l'enfant qu'elle avait perdue ? Elle n'en perdrait pas un deuxième, même si Perwyn était déjà un petit homme.

Quoi qu'il en fut, Sargon n'avait réellement pas apprécier et s'était presque jeté sur elle. Alors que ses yeux étaient clos, cherchant un peu de repos et de réconfort dans ces draps aux effluves tant adorées, il serra sa main sur son épaule, comme les serres d'un aigle qui attaquait. Elle sursauta brusquement, le regardant apeurée. Elle eut presque cru, que pour la première fois, il lèverait la main sur elle et encore quelques vagues d'image de son père qui la frappait, déjà depuis petite, lui revenait à cet instant, le visage bourru et froid de son père, se posant sur la silhouette de Sargon. Sincèrement, comment pouvait-elle être habituée à des hommes gentils, attentionné et doux avec elle, quand elle avait été habituée à ce genre de traitement. Elle était sans cesse écrasée, piétinée, frappée, alors Sargon ne lui donnait que l'image qu'elle s'était faite d'un homme.

Il lui envoya ses paroles enflammées, lui serrant le coeur à l'idée qu'il puisse retirer la vie au pauvre Perwyn, et en plus de sa faute. Il s'en alla, ce qui lui donna enfin l'occasion de respirer un petit peu. Elle retrouvait doucement une respiration calme, fermant les yeux et soufflant, pour calmer ce coeur qui était prêt à lui briser le thorax pour en sortit, tant il battait vivement. Elle ramena doucement la couverture contre sa poitrine, puis une fois calmée, elle trouva un peu de repos. Autant profiter un petit peu de ses draps, noyé de son odeur qu'elle ne pouvait haïr, vu qu'elle était certaine que l'information qu'elle lui donnerait ne lui plairait pas. Rien n'était assez bien à ses yeux. Elle dormirait dans une autre chambre ... Elle en était persuadée.

Pendant ce temps, Sargon était entrain de vadrouiller dans sa demeure à la recherche du petit voleur. Le jeune arriva, bien ébaubi d'être demandé, par Sargon lui même. Qu'allait-il se passer ? Il était resté immobile, le fixant de ses grands yeux, glissant lentement une main derrière son dos, où se trouvait un poignard. Il ne savait ce qu'il lui voulait, il ne savait ce qu'était devenu Deirdre. Il avait peur. Il ne le quittait pas des yeux, encore un peu de miette de pain dans le coin de la bouche, venant de se faire un petit festin avec les domestiques. Il plissa les yeux quand il fut allusion que la sécurité et la vie de Deirdre pouvait être en danger. Il avait vu Harlon la frapper et ce fut une scène inssuportable à ses yeux. S'il pouvait empêcher que tout cela se renouvelle, il ferait ce qu'il pouvait. Il hocha alors la tête à Sargon, même quand il le menaça de la tuer. Dire que cela ne lui faisait pas peur, ni ne le fit réagir était faux. Il avait peur de mourir, mais disons qu'il était habitué. Deirdre l'avait "sauvé" d'un homme qui passait son temps à lui dire qu'il le tuerait... Il opina une nouvelle fois du chef et resta sage. Il suivit la domestique, autant parce qu'il croyait sincèrement Sargon quand il parlait de lui ôter la vie, il le devinait bien dans ses yeux, et qu'il ne voulait pas qu'il arrive malheur à sa protectrice.

Deirdre s'était légèrement assoupie, or avec sa façon de vivre, petite voleuse, espionne, dormant souvent à la belle étoile, elle ne dormait plus que d'un oeil, toujours très léger, prête à bondir et se défendre. La porte grinça de nouveau, pour annoncer la présence de Sargon. Elle le savait, car elle ne ressentait pas ce poids, d'une présence non voulu dans la chambre. Elle pensait souvent que c'était un instinct, peut-être, ou alors était-elle seulement trop fatiguée. Elle ouvrit doucement un oeil, emmitouflée dans les draps du lit de Sargon. Il l'informa que le garçon était en sécurité. Elle lui fit un léger sourire et sincère. Elle se redressa, en position assise sur le lit. Elle lui fit gentiment signe de s'approcher et quand Sargon le fit, même si ce ne fut que d'un pas, elle se pencha pour le tirer près du lit. A genoux, elle avait sa hauteur et elle passa doucement ses bras autour de ses épaules, avec un petit sourire.

- Je n'ai jamais dis que l'information te serai utile, ou qu'elle aurait un certain attrait à tes yeux. C'est une information comme une autre. Je ne sais si tu peux en faire quelque chose, dit-elle, s'asseyant sur ses pieds, les bras toujours accrochés autour de Sargon, la tête basse. Elle se pinça les lèvres l'une contre l'autre, fermant les yeux pour retenir une larme. Elle inspira profondément, une dernière fois, pensant un simple "désolé" à l'attention de Dezial Tully. J'ai... J'ai une relation très étroite avec un Tully... Je peux l'approcher facilement, avoir ses faveurs... Si je continue à aussi bien m'en sortir avec lui, je... Je pourrais même le doubler avec tant d'aisance. Je t'avoue que je l'ai abordé dans une taverne, il m'a dit avoir de l'argent ... Bonne chose. Il vivait dans un fort, alors j'ai continuer pour demander l'asile et lui voler quelques petites choses de valeur. C'est alors que j'ai appris que c'était un Tully, grande maison du Conflans. Dezial, il s'appelle. Il est responsable des forces armées de la maison. Enfin, ils ne vivent pas en bord de mer... Mais si jamais... Tu le sais maintenant. Je me suis toujours dit qu'il pourrait servir un jour. Tu en fais ce que tu veux... M'envoie pas dans une autre chambre, s'il te plait...

Oui, elle venait de sacrifier un être qui avait été plus que bon et gentil avec elle et pour qui, elle avait pourtant un peu d'affection, même si cela était de l'amitié, ou un peu plus ? En tout cas, cela ne valait pas Sargon, elle en était sûre, à en voir comme elle avait craché cette information avec tant de facilité. Elle se dressa de nouveau sur ses cuisses tendues et lui fit un petit sourire mutin. Ses mains descendirent doucement sur le torse du jeune homme, continuant toujours plus bas. Alors que sa bouche venait doucement embrasser son cou, elle lui chuchotait qu'il savait qu'elle était capable de calmer sa colère et détendre tout ses muscles. Alors, pourquoi ne pas se laisser faire. Elle s'occuperait de lui, elle le lui promettait. Les bretelles de sa robe rapiécée de partout, glissèrent lentement de ses bras et la voilà à moitié découverte devant Sargon. Toujours en position dominée, elle laissa le ceinturon et Crépuscule glisser doucement sur le sol, mais gardait ses mains sur le pantalon de Sargon qu'elle venait de débrailler. Elle attendait qu'il lui donne l'autorisation d'aller plus loin et si oui, elle lui montrerait toute la ferveur et la dévotion qu'elle pouvait avoir pour lui.
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Sargon Harloi
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♦ Date de Naissance : 27/09/1988
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♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
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♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
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Message Lun 9 Avr 2012 - 14:06

     Les yeux fixés sur la jeune femme, le capitaine attendait en silence. Sa patience n'allait pas durer les heures et il ne tenait absolument pas à repartir dans une discussion interminable. Tout cela le lassait, il était temps de laisser la journée s'achever pour repartir du bon pied le lendemain. Lorsque Deirdre puis fit signe d'approcher, ses lèvres ornées d'un sourire, il se contenta de faire un pas dans sa direction histoire de lui faire savoir qu'il faisait ce que bon lui semblait. Ce n'était pas parce qu'elle avait des informations qui pouvaient l'intéresser qu'il allait se plier à tous ses désirs. Elle en serait bien trop heureuse s'il agissait de la sorte. La rancune tenace, Sargon resta muet lorsque la bâtarde l'attira vers le lit avant de glisser ses bras fins autour des épaules du Fer-né. Il espérait vraiment que ce serait une chose intéressante, sans quoi il risquait de ne pas apprécier son petit manège destiné à les rapprocher. L'oreille tendue et attentive, il fronça légèrement les sourcils en l'entendant déclarer qu'elle ignorait si cela pouvait lui être utile, il ressentait la désagréable impression qu'elle voulait préparer le terrain. Le Harloi fut à deux doigts de lui faire savoir qu'il ne voulait pas en savoir plus et qu'elle pouvait prendre ses affaires pour aller s'installer dans une autre chambre. Laissant passer quelques instants de silence qui ne faisaient qu'augmenter l'irritation du capitaine, la jeune femme reprit finalement la parole pour déclarer qu'elle avait une « relation » avec un Tully. Aussitôt, l'intérêt du Fer-né fut plus intense et il posa ses prunelles mordorés dans les yeux clairs de la jeune femme. Cette dernière enchaîna en expliquant qu'il lui avait déclaré avoir beaucoup d'argent et qu'elle lui avait dérobé quelques affaires dans sa demeure. Mais la chose la plus intéressante arriva lorsque la demoiselle annonça qu'il était responsable des forces armées de la maison Tully. Intéressant, même beaucoup. Il détourna son regard pour réfléchir avant qu'elle ne le supplie de ne pas l'envoyer dans une autre chambre.

     Le jeune homme ne prit pas la peine de lui répondre tout de suite, son esprit analysait l'information alors qu'il se demandait si cela pouvait lui servir à quelque chose. Il était vrai que les Tully n'étaient pas en bord de mer, mais si jamais Sargon décidait tout à coup de porter une nouvelle attaque sur une ville du Conflans, il serait bon de savoir où les forces des Tully se situaient, de manière à éviter une éventuelle riposte pour défendre la bourgade attaquée. Après réflexion, cela lui apparaissait comme utile, mais il devait encore y penser à tête reposée. Deirdre le tira de ses pensées en lui chuchotant quelque chose à l'oreille avait de se débarrasser d'une partie de sa robe. Est-ce qu'il devait la laisser dormir ici ? Son côté rancunier lui disait de la renvoyer de sa chambre, ou alors de s'amuser un peu avec elle et ensuite de l'envoyer ailleurs. Mais elle avait été utile, il devait bien lui accorder de temps en temps une récompense sans quoi elle finirait par considérer qu'il était plus rentable d'aller voir ailleurs. Il devait trouver le juste équilibre, ne pas la repousser trop, car un jour ou l'autre elle finirait forcément par considérer qu'elle gagnerait plus à aller chez son Tully. Son esprit calculateur travaillait à vive allure alors que Crépuscule venait de tomber au sol, puis il posa ses yeux sur le visage de la bâtarde en restant silencieux. Il allait l'autoriser à rester ici, mais sans pour autant lui accorder tout ce qu'elle souhaitait. Il connaissait le type de femme qu'était Deirdre et elle aimait la manière qu'il avait de la repousser tout en lui accordant quelques attentions. Il se décida enfin à prendre enfin la parole d'un ton à la fois amusé et arrogant.

     ▬ Il t'a invitée à séjourner chez lui ? Je parie que c'est un de ces crétins galants qui s'imagine que toutes les femmes sont des dames ? Je comprends mieux pourquoi tu te montais la tête. Il rigola légèrement. Pourtant tu n'as vraiment rien d'une dame, à la rigueur d'une catin, c'est tout de même mieux qu'une bâtarde. Il voulait lui faire encore un peu mal avant de lui autoriser à passer la nuit ici. Cela n'allait peut-être pas lui plaire, mais après tout, c'était sa manière d'être et si elle avait souhaité être traitée comme une dame, la jeune femme savait bien qu'il ne fallait pas venir chez lui. Après un petit moment de réflexion, il esquissa un sourire plus amusé et répliqua une dernière fois. Mais ça tombe bien, les dames n'ont pas le droit de découcher, les bâtardes c'est différent. »

     Une manière comme une autre de lui faire comprendre qu'il donnait sa permission pour qu'elle puisse dormir ici. Ce n'était pas fréquent qu'il agisse de la sorte et Deirdre se doutait certainement que ce serait la seule et unique fois qu'elle aurait l'occasion de profiter de cette chance. Peut-être voyait-elle cela comme de la pitié, mais le capitaine pensait qu'elle serait certainement trop heureuse pour voir les choses de la sorte. Son arrogance lui facilitait beaucoup la chance et il ne pouvait envisager qu'elle aille voir ailleurs s'il lui accordait ce qu'il lui avait toujours refusé. Ce serait une manière de lui prouver que ce qu'il avait dit plus tôt était vrai. Ce n'était pas parce qu'il lui refusait quelque chose qu'il le ferait toujours. Encore une fois, sans le savoir et sans s'en douter, Harlon le Rouge avait aidé à les rapprocher encore un peu. Que ce que sur le plan « sentimental » ou physique. Le capitaine décida de s'imposer une trêve et que ce n'était pas parce qu'il était agacé contre elle qu'il n'avait pas le droit de s'amuser un peu lui aussi. Il chassa donc tout ce qu'il avait en tête de son esprit et se concentra sur la jeune femme qui put donc finir sa journée dans sa chambre et dans ses bras.


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Rancune : cette érudition de la colère ▬ Deirdre

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