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Riders On The Storm (Mestre Besyll)

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Message Lun 26 Mar 2012 - 17:40


Riders On The Storm


Mestre Besyll & Jeanne Tyrell

Jeanne avait décidé de suivre le conseil d’Amélia et de laisser couler un peu d’eau sous les ponts du Bief avant d’agir, le cas échéant, pour la réconciliation, indispensable, entre Leo et elle. En effet, après avoir longuement réfléchit et elle s’était dit que finalement, peut-être que la vieille mégère n’avait pas tort, que le temps aiderait son cher et tendre, si ce n’est à oublier leurs malentendus, au moins à lui pardonner. Car il ne s’agissait que de ça, un foutu malentendu, ce qu’elle pouvait s’en vouloir pour ce qu’elle avait dit et fait, mais elle ne pouvait pas revenir en arrière, et malgré des apparences calmes et détachées elle souffrait beaucoup de la distance qu’il mettait à présent entre eux. Elle en était arrivée à ne plus supporter de rester à Hautjardin, emmurée dans sa solitude, avec pour seul et indéfectible allié Mathias, et Leo qui l’ignorait et faisait chambre à part pour la première fois depuis leur mariage, en tout cas pour la première fois pour une telle raison, une dispute, une altercation, et en ces temps de guerre en plus. Cela devait lui servir de leçon, la prochaine fois elle ne parlerait pas aussi librement avec son Long Dard adoré, pas plus qu’avec tous les autres. Elle n’avait plus personne à qui confier ses états d’âme, personne d’autre que sa suivante favorite, Lady Elea Caswell, les autres étant certes très gentilles et serviables mais envoyées ici dans l’espoir d’obtenir d’avantage de la part de la rose du Bief ou d’un membre de la maison, et qui rien que pour cela étaient dangereuse, enfin peut-être pas, mais elles n’étaient pas au service de Jeanne depuis assez longtemps pour avoir gagné sa confiance, pas autant qu’Elea en tout cas.

Enfin, Jeanne avait dû se résoudre à sécher ses larmes et à abandonner ses plans pour redonner un semblant de vie à son couple, Leo était froid et intransigeant, elle aurait dû le savoir mais elle l’oubliait hélas parfois, il avait toujours été si gentil et doux avec elle. Mais elle devait désormais être patiente et ne pas vouloir plus qu’il ne pouvait lui donner, et surtout ne plus le déranger, il avait tant à faire. Alors, comme il étai devenu trop dur de le croiser dans le château sans rien dire d’autre qu’un bonjour, et de le voir agir et se débattre sans pouvoir rien faire pour l’aider, elle s’était résolue à quitter Hautjardin. Après avoir cherché une solution pour partir sans le mettre en rogne, sans avoir l’air de vouloir fuir ou de l’abandonner et pour faire quelque chose d’utile au bief et à son époux en même temps, Lady Elea lui avait suggéré de rendre visite aux familles de vassaux pour leur montrer le soutient de la maison Tyrell dans les épreuves traversées dernièrement. C’était une excellente idée ! Pourquoi n’y avait elle pas pensée elle-même c’était elle dit… après tout peut-être que tout ceux qui la prenaient pour une idiote avaient raison et qu’elle seule se prenait pour une grande dame qu’elle n’était pas, engluée dans sa bêtise. Quoi qu’il en soit, elle avait suggéré l’idée à son seigneur et maitre et il avait accepté pour le plus grand bonheur de Jeanne qui de nouveau se sentait un peu utile et qui, de plus, allait l’aider à remonter la pente ou au moins à faire la part des choses et à aller de nouveau de l’avant, et, plus important encore à lui pardonner, car elle aussi avait finit par lui en vouloir. Et puis, elle allait pouvoir ainsi laisser de l’air à Leo et mettre une distance entre eux qui avec un peu de chance et le secours des Dieux les aiderait à mieux se retrouver, en tout cas elle priait chaque jour pour cela depuis qu’il avait accepté.

Même encore sur la route Jeanne Tyrell continuait à être très pieuse et dès qu’elle croisait un septuaire, elle adressait une prière aux Dieux et faisait acte de charité aussi souvent qu’elle le pouvait, même si la vingtaine d’hommes d’arme et les dix chevaliers de son escorte s’évertuait à tenir la populace à l’écart contre l’avis de la brune. Elle avait commencé son pèlerinage par le Nord et les Graceford et faisait maintenant route vers Bois Doré pour bifurquer ensuite vers l’est. Lors de la préparation du projet pour Leo, le mestre et les dames qui l’avaient aidée ainsi qu’elle-même étaient d’avis d’éviter les côtes avant d’être sûr du bon rétablissement de la paix du roi. Et à priori malgré leurs divergences d’opinion, son époux était d’accord sur ce point même si elle aurait aimé être présente pour ceux qui avaient le plus besoin de soutient en ses heures sombres, elle ne pouvait pas prendre se risque ni pour elle, ni pour sa maison, ni pour le Bief. Habituellement elle n’aimait pas spécialement voyager, mais depuis qu’elle avait pris la route avec ses quatre suivantes, les chariots et les hommes de confiance de son mari, elle se sentait revivre, enfin elle était utile, de nouveau, et de manière moins douloureuse que pour enfanter, elle discutait donc tranquillement avec Lady Elea sans vraiment se soucier de la route et de ce qui s’y passait, les chevaliers étaient là pour ça et sa jument avait le pied assez sûr pour sillonner les chemins du Bief sans que sa maitresse ait besoin de lui dire où mettre les pieds.
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Message Mar 27 Mar 2012 - 10:22

Carnets Personnels. Entrée Première.



La journée a été longue, bien plus longue que je ne l’avais alors anticipé. Je pourrais mentionner que les chevauchées ont été longues aussi, mais le voyage en catastrophe depuis Villevieille à dos d’un cheval de mauvais caractère, m’avait alors semblé bien pâle désagrément face à ce qui m’attendait. Certainement aurais-je du m’y attendre. Un mestre se déplace aux grés et volontés de son seigneur, et dans les intérêts de ce dernier. Par corollaire, un mestre ne bougeant que dans l’intérêt de son maître, si l’on dépêche, à la demande du seigneur du Bois Doré, c'est qu’il est de l’intérêt impératif de ce seigneur que quelque chose y soit fait. Et si le seigneur porte un intérêt tout particulier sur un des petits villages agricoles environnant, c'est cause d’inquiétude.


Contrairement à mon habitude concernant les corbeaux dirigés à mon attention, je n’ai pas eu le loisir de consulter la missive moi-même. Un archimestre s’en est chargé, celui-là même qui a ordonné que je sois envoyé au Bois Doré afin d’y faire mon possible pour résoudre la situation. Toutefois, les paroles de mes confrères envoyés me quérir avaient déjà suffit expliquer nombre de choses. Tout d’abord, la mention du mestre local, affilié au château. Le nom de cet individu m’échappe encore, mais je me souviens d’un confrère de mon âge, rejeton de Mielbois, un amoureux des nombres et des sommes. Ainsi, tout sauf la personne voulue en ces temps troublés.


Nous sommes arrivés, ma garde et moi-même, au petit matin dans le village. L’arrivée à l’aurore fut un choix délibéré de ma part. Il me faudrait le maximum de temps de lumière afin d’œuvrer au mieux de mes moyens. De plus, arriver tardivement aurait sûrement empêché d’établir rapidement un camp raisonnablement éloigné du village, chose qui, en l’occurrence, était absolument essentielle. Ce dernier, à mon arrivée, était encerclé d’une bonne garnison d’une quarantaine d’hommes. M’adressant au capitaine, j’eu l’information que, par décret du seigneur du Bois Doré, nul n’avait droit à quitter ce village. L’initiative était bonne, quoique le nombre déployé à cet effet, je le considère excessif. Trop d’hommes en armes peuvent mener un peuple à la panique, ce qui était la dernière chose que je souhaitais. La tension alors que je descendais de ma monture était d’ailleurs palpable, notamment des sains souhaitant fuir les malades. Nul besoin d’être un mestre pour deviner cela. Ce cas de figure est toujours le même chaque fois qu’un mal nait dans un lieu. Pour cela, j’acquis auprès du Capitaine qu’ils soient triés des malades ou probables malades et logés dans un campement séparé du village. Ce dernier n’était pourtant pas joyeux à l’idée de mêler des communs à ses hommes. Je le comprends, mais si mes maillons d’argent m’ont bien apprit une chose, c'est que le moins de personnes saines sont en les lieux d’un fléau, le moins il a de chances de se propager. Il me fallut insister un certain temps avant qu’il ne concède que cela était dans l’intérêt de tous. Une fois que ceux qui devaient être éloignés l’étaient, je pus véritablement me mettre à la tâche.


La journée a été longue, mais alors que j’entrais dans la demeure d’un forgeron afin de voir sa jeune fille de huit années, atteinte par la maladie, je n’imaginais point qu’elle serait aussi lourde pour ma pensée. Moult réflexions galopaient en moi alors que j’examinais une enfant aux membres fins comme des roseaux, le ventre gonflé et rond, contrastant avec la manifeste maigreur, et les yeux enflés et tiraillés par faim et fatigue. La puanteur autour d’elle était telle que même la mère, qui me parut de prime abord une femme fort affectueuse envers sa progéniture, n’osait s’approcher plus que nécessaire. L’on m’avait dit qu’un mal s’était abattu sur ce village. Du moins, ceux venus m’escorter jusqu’ici me l’avaient dit. Toutefois, rien ne m’avait préparé à rencontrer ce mal précis. C'est alors que je me suis posé toutes mes questions. La première était bien entendu la raison de ce mal. La guerre ? Il est vrai que les besoins afin de repousser les fer-nés drainent les ressources rapidement, mais ce village est loin des côtes, et serait alors l’un des derniers à être atteint par les vagues de confiscations. Famine ? J’aurais tant aimé pouvoir balayer cette hypothèse, mais le constat était là. De toute la famille, la fillette était la plus fine, mais père et mère étaient eux-mêmes fort maigres. Mon for intérieur me prédisait que ceux que je verrais par la suite ne seraient en guère meilleur état, et il ne me trompa point. Ce mal n’est pas comme les autres maux, et des conditions précises sont nécessaires à se naissance. De toute évidence, elles avaient été réunies en ce village, et cela me faisait songer quant au seigneur du Bois Doré, Lord Rowan. Avait-il des raisons ? Des négligences ? Des oublis ? Du dédain ? La situation était plus que troublante, car excepté en temps de crise manifeste, les seigneurs tant soit peu compétents prenaient garde à ce que ce genre de fléau ne se répande pas. Alors que je faisais boire une décoction à la fillette, une part de moi voulût comprendre la motivation du seigneur à quérir un mestre. L’autre, en revanche, ma part de raison, rejeta cette compréhension tel on jette une pomme véreuse. Lorsque le forgeron inquiet me demanda si sa fille allait guérir, je retins ma réponse. Un mestre ne suffisait pas à soigner une telle chose, tout juste à apaiser. Le seul moyen de curer ce mal est de l’empêcher de venir.


Alors que je sortais de la forge, prêt malgré moi à consulter un autre malade, les questions noyaient une bonne part de ma réflexion. Je fis de mon mieux pour les chasser. L’important était de s’occuper de ces pauvres gens, et à cet effet, tout mon talent était nécessaire. La réflexion pouvait venir plus tard. Je manquais cependant de moyens en nombre de respects. Nombre des onguents et distillats dont je fais ma spécialité requièrent des ingrédients qui ne sont pas locaux. Guérir tous ces gens, bien que ce fût ma mission, semblait largement au-delà de mes moyens. Alors que je me rendais à l’auberge, là où je soupçonnais le fléau d’avoir germé en premier, j’entendis les gardes s’agiter. L’un d’eux héla à son capitaine. Intrigué, je me rendis auprès d’eux, et de là je sus. Une troupe de chevaliers l’en remontait la route en direction du Bois Doré. En cela, ce n’aurait pas été bien grave, car nous étions en pleine journée, enlevant toute chance que les cavaliers s’arrêtent pour la nuit. Mais deux problèmes s’ajoutaient. L’un fut que le village, poste avancé d’échange avant le Bois Doré même, était situé de part et d’autre de la route, forçant les cavaliers à le traverser. Le second était que cette troupe brandissait des bannières. Qui plus est, des bannières de sinople à la rose d’or. Je compris alors l’agitation des gardes. Nous ne pouvions laisser passer de gens dans ce village, mais ne pouvions faire obstacle à des hommes de la famille Tyrell en personne. La question fusait parmi les hommes, au point d’échanges âcres et énervés.


Je me résolus enfin à surmonter ma réticence. Après tout, ceci était fait aux ordres d’un seigneur, et nulle impertinence ne pouvait m’être imputée. Si malheur venait à nous arriver, le seigneur du Bois Doré aurait à répondre de ce qui se passe, et nul ne doute que Hightower et la citadelle n’apprécieraient pas que l’on moleste un de leurs mestres. De plus, de tels gens seraient à même d’apporter une aide quelconque à ce village. Au fond de moi, je savais que cet espoir était futile. Des nobles en missions ne se détournent pas de leur tâche pour une simple question de village malade. Mais je me dis qu’il fallait essayer. Aussi ordonnais-je au capitaine, en vertu de la mission qui m’a été conféré, de barrer la route à ce contingent se dirigeant vers nous. Cela prit quelques minutes à l’homme pour digérer cet ordre, et encore quelque minutes pour qu’il organise ses hommes, et ordonne à une dizaine d’entre eux, à savoir les lanciers, de se positionner se la route et bloquer l’arrivée des cavaliers. Sa stratégie me convainquit de sa compétence. Malgré son manque d’autorité et d’initiative, il avait fait le bon choix. Lances en l’air, des lanciers semblaient bien moins agressifs que des épéistes, limitant une possible escalade de la violence. Toutefois, dans l’éventualité que les cavaliers décident de les piétiner, des lanciers seraient bien plus à même d’arrêter les massifs destriers que des épéistes.


Précaution étant de mise, je m’avançais en marge des soldats afin d’intervenir en cas d’incident. La curiosité me piquait également de savoir quel intérêt des Tyrells avaient de se rendre auprès de Lord Rowan. A première vue, ils semblaient être une trentaine. Un contingent de moindre taille aurait signifié une missive importante, trop précieuse pour la confier à un corbeau. Un de cette taille-ci, à mes yeux, ne signifiait qu’une chose. Au vu des bannières, quelqu’un de la maison Tyrell en personne était au milieu de ces hommes. Fut-ce un protégé de cette maison, d’autres bannières auraient volé, alors qu’en le cas présent, seule flottait la rose. En mon for intérieur, je me dit que la journée allait être encore bien plus longue que je ne l’avait prévu.
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Message Jeu 5 Avr 2012 - 15:35

Le soleil était haut dans le ciel mais le chemin à parcourir avant le château de Lord Rowan était encore long, pour cette étape, Jeanne avait décidé de ne pas faire de pause, juste une petite pour manger un peu à midi, c’était il y a deux heures et donc aucune étape pour faire la charité dans un village ou prier dans un septuaire. Elle en avait envie, elle en avait besoin, mais elle n’en avait pas le temps, et comme elle avait décidé de rester une journée de plus chez Leona Graceford, elle devait maintenant se dépêcher pour arriver chez on prochain hôte en temps et en heure. Si elle avait pu ne voir personne d’important et ne faire que prier et distribuer du pain à son peuple elle l’aurait fait, elle ne voulait pas déranger, elle ne voulait pas qu’on l’accueil comme une reine et pourtant Leona n’avait pas pu s’empêcher de faire de sa chambre une démonstration de chandeliers en tout genre, oh elle ne lui en voulait pas le moins du monde, mais elle avait envie de plus de calme elle aspirait à plus de simplicité, elle aurait tellement aimé pouvoir simplement se confier à quelqu’un, lui expliquer à quel point elle craignait que son époux ne la pardonne jamais et ne l’aime plus, qu’il ne lui fasse plus confiance, elle aurait aimé pleurer tout simplement, mais ça non plus elle ne pouvait pas. Elle en était venue à regretter d’être tombé amoureuse de Leo, tout aurait été bien plus simple si elle avait épousé un petit seigneur du Bief ou d’autre part, mais c’était ainsi, elle l’avait trouvé charmant dès le premier regard et à mesure qu’elle apprenait à le connaitre elle ne l’en aimait que plus, chaque jours un peu plus, il était tellement, Leo, tellement Long Dard, tellement Tyrell ! Il était un homme de haute naissance et noble d’âme et de titres, d’une grande intelligence, il était un fier chevalier et un valeureux combattant, il avait prouvé sa valeur comme diplomate, comme guerrier et lors de nombreux tournois, elle était terriblement amoureuse de lui, terriblement fière qu’il soit tombé amoureux d’elle, terriblement heureuse d’avoir vécu cette vie avec lui, mais elle se sentait à ses côtés terriblement petite et insignifiante, même si elle faisait tout pour être à la hauteur, et encore avait-il fallut qu’elle échoue et qu’elle le déçoive. Son monde s’écroulait et comme un malheur n’arrive jamais seul, son ainé étant devenu ingérable, Leo lui en voulait pour ça aussi, et elle avait désormais besoin d’air, elle se sentait étouffer à Hautjardin, elle ne pouvait plus supporter le froid glacial qui régnait entre eux, et elle ne pouvait pas pour autant mourir de chagrin, elle ne pouvait pas se le permettre, même si elle aurait aimé, ces forces la quittaient mais elle devait faire bonne figure, toujours.

La colonne arrivait aux abords d’un petit village des domaines de Lord Rowan lorsque les chevaliers placés en tête du convoi purent apercevoir le camp qui se montait sur les accotements de la route et son investissement par une quarantaine d’hommes en arme. La rose d’or flottant aux bannières sur ses terres était un signe de paix et pourtant Jeanne put sentir la tension monter dans les rangs et son cœur même se mit à battre plus fort. La peur monta d’un cran en elle lorsque des lanciers se placèrent en travers de la route les empêchant de passer avant même qu’ils n’aient atteint le camp et le village qu’il leur fallait traverser pour arriver au château de Bois Doré ou le seigneur des lieux devaient les attendre pour la soirée. La peur pour la Dame du Bief et l’agitation pour les chevaliers et les hommes d’armes. Ser Darion, le commandant s’arrêta net et d’un geste de la main immobilisa l’ensemble de l’escorte avant de se porter à la hauteur de la Tyrell et de s’adresser à elle avec le ton le plus respectueux possible dans de telles circonstances.

« Ma Dame, je vais aller voir ce qui se passe ici, pour ne prendre aucun risque vous feriez mieux de rester ici avec le reste des hommes qui vous protégerons en cas de problème. Je suis sûr que ça n’est rien et qu’ils nous ouvriront bientôt la voie, mais j’ignore de qui il s’agit, je préfère donc vous garder en sécurité. »

Ça n’était pas fait pour rassurer la brune mais elle avait cru apercevoir des bannières d’argent à l’arbre d’or, pourquoi alors refusaient-ils de les laisser passer ? Le corbeau annonçant sa venue s’était perdu aussi ? Impossible ! Peut-être que c’était parce qu’ils n’avaient pas emprunté le chemin prévu, quoi qu’il en soit, il fallait savoir pourquoi il y avait ici tant d’hommes d’armes et pourquoi on leur interdisait l’accès au village en leur coupait la route. Jeanne hocha la tête en signe d’approbation et un détachement de trois cavaliers dont Ser Darion partit au petit galop en direction des lanciers pendant que les autres chevaliers et les hommes d’armes formaient un mur autour des cinq femmes du convoi.

- Savez-vous de quoi il s’agit Lady Jeanne ? Commença Lady Elea, la suivante la plus proche de la Rose du Bief, celle en qui elle avait le plus confiance et qui était un peu plus jeune et fraiche que sa maitresse. Elle était vêtue d’une robe grise brodée de fil d’or et d’argent montée sur une jument blanche.
- Pas le moins du monde, tout ce que je sais c’est que pour refuser de laisser passer l’émissaire de Leo Tyrell, il faut avoir une excellente raison. Répondit la Première Dame du Bief, Épouse du Seigneur Suzerain et Grand maréchal du Bief, Gouverneur du Sud et Défenseur des Marches.
- Pensez vous qu’il va falloir que les hommes se battent ? Demanda une toute jeune femme vêtue d’une robe bleue et rose montée sur un palefroi bai.
- Bien sûr que non Lady Uranie, nous n’allons pas nous battre contre des hommes du Bief se serait un comble. En tout cas je l’espère, je suis ici pour la paix et le réconfort, pas pour livrer bataille lors même que les Fer-Nés sont sur nos côtes et que la sécheresse nous rendu si fragiles.
- Il faut espérer qu’ils nous laissent passer rapidement, si non nous n’atteindrons jamais Le Bois Doré avant la nuit ! Une femme de l’âge de Jeanne venait de parler sur un ton qui en disait long sur ses inquiétudes, elle était vêtue d’une robe beige et prune et montée sur un cheval gris.
- C’est vrai Lady Maelys, et je n’ai aucune envie de bivouaquer croyez le. Rétorqua alors Lady Ronalda, une femme d’âge mûr montée sur un cheval palomino.
- Il faut laisser faire Ser Darion, il saura régler le problème de manière pacifique j’ai toute confiance en lui et nous serons bientôt de nouveau en marche mesdames, je vous prie de vous taire maintenant, j’aimerais écouter... Jeanne Tyrell avait accompagné ses paroles d’un mouvement de main, elle avait parlé d’une voix douce et sans heurts, mais sans appel et les quatre suivantes se turent. Et voir aussi ! Reprit la brune en faisant avancer son cheval de quelques pas obligeant les chevaliers qui l’entouraient à s’écarter un peu pour qu’elle puisse regarder la scène.

Justesse, la jument crème presque dorée de Jeanne était d’un calme exemplaire contrairement à certains chevaux qui commençaient à s’agiter, le vent crissait dans les feuilles le cliquetis des fers sur les pierres de la route et des épées aux hanches de chevaliers. A part ça, tout était comme pris dans une chape de plomb jusqu’à l’instant ou Ser Darion et les deux cavaliers qui l’accompagnaient arrivèrent devant les lanciers et s’arrêtèrent à quelques mètres stoppant net leur galop comme pour les effrayer, et avec les trois lourds destriers qu’ils montaient il y avait de quoi. Cherchaient-ils à intimider les hommes qui leur coupaient la route ? Sans nul doute. Mais normalement les bannières de sinople à la rose Tyrell flottant au dessus de certains cavaliers dont un des deux ayant accompagnés le commandant aurait du suffire à les intimider assez pour qu’ils ouvrent le passage. Non, il devait se passer quelque chose de grave ici, si non personne ne se serait mis en travers de son chemin, elle en était certaine.

« De quel droit vous tenez-vous en arme sur une route du Bief ? Qui vous a commandé de barrer la route à l’émissaire de Hautjardin ? Vous ne devriez pas menacer de vos lances la Première Dame du Bief ! »

Ser Darion avec quelque chose d’impressionnant, pas d’une taille ni dune carrure spécialement importante, il parlait d’une voix forte et claire, très grave, et se tenait si droit sur son cheval qu’on avait parfois l’impression qu’il y était arrimé, qu’il en faisait partie. Il avait une grande prestance et ce même lors qu’il n’avait fait que poser la main sur la garde de son épée sans en montrer le fer, car si ses mots visaient à impressionner les hommes et à leur faire dégager la route, il ne comptait pas se battre. Non seulement parce que d’après ses premières observation il s’agissait d’homme de Lord Rowan qui serait bientôt leur hôte et que cela ferait tache de les tuer, mais en plus ils étaient plus nombreux que l’escorte et cela mettrait Jeanne en danger, ce qu’il ne pouvait en aucun cas accepter. Jeanne se tenait toujours en vue, droite comme un I malgré les courbatures dues à la chevauchée et avec son éternel port altier, pour une fois aucun sourire ne pouvait se voir sur ses lèvres, elle avait peur et était curieuse de savoir ce qui pouvait pousser les hommes d’un vassal de son époux à lui faire obstacle.
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