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Rencontre inattendue au Manoir, d'une suzeraine et d'une noble vassale

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Message Sam 17 Mar 2012 - 21:49

La nuit se succédait au jour sur le domaine des Graceford. Leona était attablée pour consommer le dîner, en présence même de maître Orry, le cuisinier, qui ne pu refuser de se joindre au festin, ce l'étant vu proposer par sa maîtresse, Leona elle-même. Le cuisinier après avoir dévoilé le secret de ses confections, quitta la table, se ploya pour signifier son respect pour sa maitresse, puis se retira.
Nonobstant son habitude, Leona ne convia pas l'une des servantes à se restaurer à ses côtés. C'est mestre Oricle qui se joignit, seul, à la dame du Manoir. Cette entorse aux habitudes éprouvées, fut ourdi pour établir le résultat des dépenses occasionnés pour la cérémonie des fiançailles. Leona, entêtée, ce refuse à laisser les Tarly s'affranchir seul des frais. Tandis que mestre Oricle s'abimait à lui expliquer que c'est le moindre coût d'un évènement si solennel, et que l'usage veut que le fiancé en témoigne ainsi.


- je suis la maîtresse du domaine, il serait de bon ton que j'apporte mes denier à cet évènement dispendieux, dit-t-elle en soupirant et en portant à ses lèvres une dernière bouchée du dessert neigeux et onctueux de maître Orry.


- les frais cérémoniaux n'excèdent aucunement le plus infime pourcentage des richesses étalées par vos deux familles, madame. Seigneur Tarly s'arroge aussi votre grâce en supportant le coût de vos fiançailles.


- Oricle, avez-vous prie l'habitude de me convaincre au sortir de mes repas ? Où est-ce un secret de plus acquit à la Citadelle, conclut-t-elle sur un ton déférent et nonchalant, alourdie par le repas.

Quelqu'un tambourina à la porte de la grande salle commune. Elle s'ouvrît, lentement, grinçant un peu, comme si la personne derrière prévenait de son entrée. Puis l'instant d'après c'est le palefrenier, Leon, qui se précipitait vers eux, en trottinant, son visage était essouflé et rougi par la course qu'il dû surement effectué jusqu'au seuil de la porte. Mais il affichait un air neutre. Alors qu'il n'était pas encore parvenu jusqu'au siège de Leona, en bout de table, une exclamation s'exhala de lui, rendu difficile par son souffle coupé...

- Lady Tyrell est en route, souffla-t-il, Jeanne... Tyrell. Arrivé à hauteur de Leona il poursuivit.
Aucune missive n'est parvenue jusqu'au manoir pour précéder cette venue, elle n'a su passé inaperçu en traversant une bourgade du domaine, ser Harys et la garde s'en est allé quérir comment sa majesté arrive jusqu'ici.


Leona avait bondi de sa chaise, elle se tenait droite, et scrutait Leon avec les lèvres légèrement entrouverte, et en tirant une moue d'enfant. mestre Oricle, toujours avec cet air impavide, allégea Leona d'un poids en remuant les lèvres.

- Il se trouve, que la chambre la plus assorti à l'éminence que nous recevons, n'envit rien à la vôtre, madame, elle sont identiques en superficie.

- Leon, dite à tout le personnel de la demeure de mon ancêtre Ingebald Baile Graceford, que nul ici ne ploiera les paupières avant d'avoir fait scintiller la chambre de Lady Tyrell comme si le soleil n'illuminait rien d'autre.

Avant que Leona n'aie elle même pu réaliser la profonde solennité de ses propos, Leon avait déjà quitté la salle de la même manière qu'en entrant.

Leona accourut dehors lorsque devant le dernier flamboiement du soleil disparaissant derrière le col de la vallée se dessinait en même temps, dans un spectacle enivrant, une silhouette surmontant une monture. Aux alentours les chevaliers du Manoir, se tenant à distance respectable par timidité, formaient la protection de la dame de HautJardin.

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Message Mer 28 Mar 2012 - 16:23

Des corbeaux avaient pourtant étés envoyés, mais Jeanne avait tellement hâte de quitter Hautjardin et de perdre de vue Leo pour quelques temps qu’elle était partie juste après leur départ et la proximité des domaines devait pouvoir expliquer que le corbeau ne soit pas arrivé avant ce qu’il annonçait. Peut-être aussi c’était-il perdu en route, s’il n’avait pas été abattu en plein vol pour être dévoré, en ces temps qui suivait de près un été caniculaire, c’était possible après tout. La Dame du Bief n’aurait jamais imposé sa présence surprise à un des vassaux de son époux, cela aurait été inconvenant, car même si elle venait pour les soutenir et non pour être reçue en grande pompe, elle savait que sa venue nécessitait quelques préparatifs. C’était d’ailleurs le gros du contenu de la missive égarée, le nombre de personne de sa garde et de sa suite, le jour prévu de son arrivée, et le fait qu’elle ne voulait rien d’ostentatoire, rien qui fasse dépenser aux maisons qu’elle allait visiter plus que de raison en ses temps difficile. Aussi, Lady Leona ignorait qu’elle était accompagnée de quatre suivantes et de dix chevaliers montés ainsi que de vingt hommes d’armes, plus un chariot contenant ses affaires et celles de ses suivantes et un autre pour le reste.

Enfin ! Le manoir sacré ! Jeanne avait les fesses et les jambes moulues par la chevauchée et bien qu’elle se tint toujours aussi droite sur sa belle jument blanche aux allures déliées elle n’avait qu’une hâte : pouvoir mettre pied à terre et s’asseoir sur des coussins moelleux. Bien entourée par les chevaliers et les gardes à pieds, elle était ravie de voir que rien n’avait changé depuis sa dernière visite qui datait de bien des années, trop sûrement, surtout au vue de la faible distance qui séparait les vassaux de leur suzerain. Jeanne était un peu honteuse de n’être point venue pour l’enterrement de Lady Cunégonde et de s’être contentée d’une missive pour présenter ses condoléances à sa fille et désormais maitresse du domaine préférant alors taire le fait qu’elle pensait qu’à défaut d’un mariage rapide, le domaine et le titre devrait revenir à Ser Harys dans la mesure où une femme n’était pas apte à diriger une maison et que cette situation pourrait s’avérer dangereuse pour la stabilité de la région. Enfin, Leo de son côté avait préféré attendre de voir et elle en faisait donc de même, et puis elle ne voulait pas ajouter ses remarques au chagrin de Leona, Cunégonde était une femme bien, elle devait donc avoir fait ce choix pour une bonne raison. Quand à Aloïs, il avait été mis en terre en petit comité, son épouse étant trop éprouvée pour inviter ses suzerains, et ça, jeanne pouvait le comprendre, elle serait effondrée elle-même si Leo venait à mourir avant elle. Cela dit, elle n’aurait pas le choix d’inviter ou non ses vassaux, mais c’était là la différence entre la Dame d’une maison mineur et la Dame du Bief, les responsabilités passaient, pour elle, toujours avant ses états d’âme, et même lorsqu’il s’agissait de soigner un peu les maux de son cœur il fallait que se soit utile. C’était là tout l’objet de ce voyage, s’éloigner de son Seigneur et Maitre tout en étant utile, sans avoir l’air de fuir, en assumant toujours ses responsabilités, et dans le secret espoir de mieux le retrouver, et de calmer le jeu, oublier les différends qui les avaient opposés ses derniers temps. Ca aussi c’était de sa responsabilité, elle devait absolument parvenir à ramener la paix dans sa maison, et ce tour des vassaux était son dernier espoir d’y parvenir, puisque ni les excuses ni les explications ni même les prières n’avaient abouties.

Ce premier jour de voyage avait été sans surprise, à part un arrêt dans un village pour faire la charité, elle avait fait en sorte qu’on presse le pas pour arriver au plus vite au manoir des Graceford où elle comptait bien passer la nuit, bivouaquer était bien évidement hors de question et aussi près du but elle n’avait aucune envie de faire halte dans une auberge. D’ailleurs, les chariots avaient été quelque peu semés et lorsque les chevaliers et les trois quart des hommes d’arme arrivèrent en vue du manoir, ils ne faisaient plus partie de la colonne que Leona put apercevoir, ils arriveraient un peu plus tard. La colonne s’immobilisa lorsqu’ils aperçurent quelques cavaliers sortir du manoir pour venir vers eux, probablement le comité d’accueil, aussi personne ne tira les armes au clair, mais cet arrêt soudain et ses chevaliers qui venaient vers elle firent se serrer ses entrailles quelques secondes. Elle fut rapidement soulagée car à mesure qu’ils s’approchaient elle put reconnaître Ser Harys qu’elle avait brièvement rencontré au Tournoi de Cendregué, mais il ne fallait pas bousculer le protocole qui voulait que se soit le chevalier aux commandes de la file qui s’adresse d’abord au chevalier qui venait accueillir ses hôtes. Néanmoins, Jeanne cessa toute discutions avec ses suivantes qui se turent aussi et dès que les présentations furent faites et que Harys lui eut présenté ses respects, elle lui adressa quelques mots gentils accompagnés d’un sourire.

« Ser Harys, je suis ravie de vous voir, vous semblez en excellente forme. »

Les cinq femmes montées sur de beaux palefrois et l’escorte faite des hommes de confiance de Leo Tyrell ainsi que la garde des Graceford se remirent en marche dans les derniers rayons du soleil couchant et arrivèrent bientôt devant le manoir où, aidée par Ser Darion, le commandant de l’escorte, elle put enfin mettre pied à terre et s’avancer vers Lady Leona d’un pas mesuré, tête droite et épaules fières, ses suivantes derrière elle, avec un doux sourire sur le visage. Elle avait revêtu pour l’occasion une robe somme toute assez simple, de velours vert à manches fendues qui tombaient presque jusqu’au sol avec une ceinture dorée dont une rose d’or faisait office de boucle et ourlée d’une frise de fils d’or avec des arabesques qui faisaient comme un entrelacs de tiges et de petites fleurs.

« Dame Leona Graceford, je suis enchantée de vous rencontrer enfin et vous remercie de m’accueillir en votre demeure. »
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Message Sam 31 Mar 2012 - 0:53

Sous les yeux de Leona, c'est un Harys sémillant qui vint se courber au devant de la suzeraine en reployant le chef. Ses cavaliers l'imitèrent, puis relevant la tête, son visage offrait un sourire ardent d'enthousiasme, mais à jamais trop éloquent pour lady Graceford. lady Tyrell semblait le flatter personnellement tandis qu'elle le saluait après qu'il eu prononcé quelques politesses. Il s'enthousiasmait de cette rencontre, observa Léona, les yeux irisée du chevalier ne semblait quitter la suzeraine que pour darder des regards en biais à la maîtresse du domaine. Hier encore, ser Mullen, avec tout l'honneur que Leona lui connait, venait lui répéter non-sans une once d'inquiétude, une conversation qu'il eut avec ser Harys. Ce dernier proférait des imprécations contre sa cousine, sans discontinuer comme à son habitude, mais ces mots qui firent frémir Mullen, Leona les ressassait encore, La loi est la loi, comment ai-je pu être aussi stupide, il fallait le faire depuis le début, sans ces fiançailles nous aurions repris le domaine par le fer. Mais elle se prévaut de bon soutien, quel cavalier voudrait offenser la promise du fils du seigneur de Corcolline ? Propos auxquels Mullen répondit qu'il fallait rester patient et que le domaine lui serait dévolu bientôt, et que la faire fuir chez son futur époux plutôt que de prendre son mal en patience attirerait la vindicte de la maison Tarly.

Sortie de ses songes, Leona pu toiser ser Harys et ser Mullen situés directement à droite et à gauche, mais plus en arrière, de la dame de HautJardin.
Le cortège avançait dûment vers le manoir. Des cavaliers apparurent au loin, derrière la suzeraine, la bannière des Tyrell s'exhalait au vent, portée par un chevalier alourdi d'un heaume dont Leona ne sut piper mots. Cette visite de la suzeraine avait donc été ourdie, et son arrivée forcément précédée d'une missive. Oricle lui disait qu'un message porter de HautJardin par un oiseau ne pouvait aller se perdre ailleurs qu'a destination. Quelqu'un s'en était saisi dès la réception et il aurait été inutilement dispendieux de chercher ailleurs que parmi son propre sang pour trouver le responsable. Leona portait par moment des regards oblique à mestre Oricle qui se tenait sur sa gauche, auxquels l'érudit répondait par des hochements de tête comme pour se montrer rassurant. Elle se rendait compte d'être taraudée par par des questions franches. La suzeraine parvenait t-elle jusqu'ici pour l'accabler de remontrances ? Ou alors était-ce une visite pour affermir les relations, déjà à leurs jours meilleurs, avec la maison Graceford ? Nul doute que les deux possibilités ne pouvaient faire qu'une.

La suzeraine, suivie de quatre dame, aussi charmantes que gracieuses, parcourut les derniers pierres du dallage pour atteindre Leona. Une toison verte de velours l'enveloppait, parée d'or ci et là.
Lancinée par la beauté de son hôte, Leona crut oubliée un instant le protocole. Elle ploya le genou, s'abaissant jusqu'au giron de la dame de HautJardin, et vacilla la tête vers le bas, imitée dans son dos par mestre Oricle, le franc-coureurs Enguerrand, qui avait averti le manoir de l'arrivé de lady Tyrell, le palefrenier Leon, les servantes Félicie, Sibille, Herrade, Suphitia, le maître cuisinier Orry, les cavaliers restés sur le perron, y compris deux d'entre eux qui soutenaient, les armories du domaine Graceford sur les drapeaux déployés au vent, mais encore d'autres personnels du manoir.
Lady Graceford était revêtue d'une robe en velours rouge bordeaux jusqu'au niveau de la taille et rouge Grenadine au delà de la ceinture constellée de scintillement d'or qui l'engonçait non-pas pour soutenir la robe, mais pour l'apparat. Ses joues étaient empourprées et soulignait la pâleur de son teint.
Leona releva sur lady Tyrell ses yeux sertis de prunelles bleus. La suzeraine dardait sur elle le même visage resplendissant et frappé du même sourire. Elle se releva et commença à se répandre en formules de politesse, « ...c'est un honneur que de vous accueillir sur le domaine de mon ancêtre ser Ingebald Baile Graceford.... mon humble personne espère que ce séjour au Manoir Sacrée sera à votre convenance », clama t-elle avec chaleur malgré la teneur éprouvé du protocole.

« Dame Leona Graceford, je suis enchantée de vous rencontrer enfin et vous remercie de m'acceuillir en votre demeure » annonça Jeanne Tyrell.

Présentation faite, Leona, devancée par Sibille et Félicie, entraîna Jeanne Tyrell dans la demeure.
Les commis de maître Orry s'agitaient, déambulaient dans les couloirs du Manoir, portaient chacun plus de plateaux garnis de nourriture que de raison. À l'étage, Herrade, flanquée de la jeune Suphitia devait certainement faire bouillir le bain dans lequel se plongerait son hôte.
En progressant dans le couloirs, les tapisseries parsemées du sol au plafond flattaient la vue, même si Leona se douta qu'il ne purent impressionner son invitée.Dans la grande salle commune, toute le cortège d'alors fut convié à prendre place, mais la cohue et le clameur suscité par ce nombre, Leona voulait l'épargner à Jeanne après cette journée qui dut être éprouvantes.
La suzeraine prit place avec ses dames dans une chambre, non pas celle de l'étage, mais l'une du bas, apprêtée. Leona s'entretint un moment avec une des suivantes de lady Tyrell hors de la chambre, elles s'enorgueillissaient dans un échange de compliment et d'affabilité, lorsque ser Harys, libéré de sa cotte de maille et de son heaume qu'il tenait dans les mains en allant à la rencontre de la suzeraine, franchit l'entrée du manoir, suivi par ser Mullen et ser Liothar. Il considéra Leona durant un moment, mais d'un air qui trahissait ses intentions. Il venait vers elle, mais bifurqua immédiatement dans la pièce où se trouvait Jeanne Tyrell. Leona feignit l'incrédulité, mais soucieuse de toiser Harys, s'approcha finalement de la porte presque close, et l'entrebailla pour apercevoir le chevalier, sous les yeux de Mullen et Liothar qui étaient restés sur le seuil. Il conversait gaiement avec la suzeraine, les dames de lady Tyrell papotaient à côté. Leona poussa la porte, le bougre l'accueillit avec un sourire oblique, « nous discutions du tournoi de Cendregué Leona » confessa t-il avec gaité « ...ou dois-je dire dame Graceford ».

-Veux-tu bien nous laisser, Harys ? réclama t-elle.
-Lady Graceford, demandez à votre hôte si elle daignerai accepter que je me fonde dans un coin de la chambre.
-Ton outrecuidance ne supportera pas longtemps l'épreuve de mon autorité Harys, flamba t-elle.

Le chevalier se tira de son siège, s'apprêtant à quitter le confort de la pièce, en traînassant.
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Message Mer 11 Avr 2012 - 13:24

Jeanne baissa sur la jeune femme un regard bienveillant et lui tendit la main pour qu’elle la baise avant de mettre fin à ses présentations protocolaires en l’invitant à se relever, suite à quoi elle se laissa entrainer dans la bâtisse par son hôte et constata avec plaisir qu’on pouvait déjà humer les saveurs d’un repas qui serait probablement délicieux. Le manoir sacré des Graceford était un lieu tout à fait agréable à regarder, tapisseries luxueuses et gens affairés, comme à Hautjardin mais en plus petit dirons nous. Néanmoins, l’aspect champêtre et à mesure d’homme de la demeure de Leona était tout à fit reposant aux yeux de Jeanne qui voyait là une sorte de maison de campagne idéale pour se ressourcer et oublier quelques temps l’agitation du château de son époux. Enfin, ça aurait été possible si elle avait été amie avec Leona, mais ça n’était pas le cas, pas encore.

« J’espère que vous n’avez pas fait des folies ma chère, je ne suis pas venue pour vous ruiner en mets et vins même si je me réjouis de partager avec vous le pain et le sel. Permettez-moi de vous présenter mes suivantes, Lady Elea Caswell, Lady Uranie Dunn, Lady Maelys Redding et Lady Ronalda de la Nouë. »

Jeanne fit les présentations en montrant tour à tour ses quatre suivantes la première un peu plus jeune et fraiche que sa maitresse était vêtue d’une robe grise brodée de fil d’or et d’argent, la seconde, une toute jeune femme vêtue d’une robe bleue et rose, la troisième une femme de l’âge de Jeanne vêtue d’une robe beige et prune et la dernière, une femme d’âge mûr vêtue d’une robe marron et vert olive. Entre temps, elles avaient atteint une chambre où la suzeraine s’installa avec plaisir et pu enfin reposer ses jambes et retrouver le confort de coussins moelleux. Elle avait très soif, mais il aurait été malpoli de demander alors que, très certainement, Leona avait déjà prévu de faire apporter de quoi boire et se restaurer quelque peu, elle attendrait donc que cela arrive, même si elle trouva étrange que ça ne soit pas encore prêt, sans se douter toujours de la perte du message. Alors qu’Elea et Ronalda s’installaient sur des fauteuils aux cotés de leur maitresse tout en laissant la place d’honneur juste à la droite de la Rose du Bief pour la Graceford, Uranie et Maelys discutaient avec elle sur le pas de la porte. La première Dame du Bief était heureuse d’être tenue à l’écart de la grande salle le temps de recouvrer quelques forces dans le calme en compagnie des femmes et puis quoi de mieux pour s’entretenir avec son hôte et en apprendre d’avantage sur elle. Cependant avant d’avoir pu entamer la conversation, Ser Harys fit irruption dans la pièce non sans montrer les politesses d’usage envers Jeanne et rapidement, ils en vinrent à discuter du Tournoi de Cendregué. C’était effectivement le seul point commun qu’ils aient finalement, et l’unique rencontre entre le chevalier et la Rose de Hautjardin, sans compter que s’il n’avait été engagé, la Première Dame du Bief ne lui aurait certainement même pas adressé la parole. Enfin, elle n’allait pas pour autant renier ce lien et l’empêcher de lui démontrer son attachement à la maison Tyrell par tous ses ronds de jambe et cette légère insistance à vouloir lui parler, Jeanne n’était pas dupe, mais elle était bien éduquée et si le Tournoi ne présentait pas que des bons souvenirs, son époux s’y était tout de même illustré et ça elle ne pouvait l’oublier et elle adorait que les autres s’en souviennent, Leo était tellement doué…

« Bien sûr Ser Harys, je me souviens des trois lances échangée entre mon époux et le Lion Gris comme si c’était hier, et souvenez vous, il s’est rendu, son casque avait sauté au troisième assaut, probablement craignait-il que le prochain ne lui fasse sauter la tête. »

Disait-elle avant de rire doucement lorsque Leona s’approcha et qu’Harys lui donna le sujet de leur discussion comme s’il s’agissait d’une victoire, Jeanne ne comprenait pas très bien pourquoi c’était si important à ses yeux, à moins que le fait de la connaître personnellement ne suffise à faire de lui un chevalier plus digne de ce titre… En tout cas, l’homme, très respectueux jusqu’ici avec elle l’était beaucoup moins avec sa Dame et la Rose n’appréciait pas cela, même si elle se garda de dire quoi que se soit, quand au fait d’être prise à partie dans cette querelle, elle trouvait ça fort déplacé bien qu’elle eut du mal à souffrir qu’une femme donne un ordre à un homme, cela dit, elle aussi le faisait parfois, pour l’intendance ou des choses comme ça, mais rarement à des chevaliers et jamais sur ce ton. Enfin, après tout, Leona était la maitresse de sa maison, ça n’était pas son cas à elle, aussi, elle comprenait que parfois le jeune femme doivent faire preuve d’une certaine poigne, surtout que ce Ser là ne semblait pas disposé à lui obéir promptement. D’ailleurs, si la Tyrell avait été narguée de la sorte, elle aurait probablement réagit de la même manière voir pire, elle était douce et aimable, mais elle était la suzeraine du Bief et nul ne pouvait se comporter en malandrin avec elle. Mais ici, elle était chez la Graceford et elle ne voulait pas faire d’esclandre alors qu’elle arrivait à peine et qu’elle était éreintée par la chevauchée aussi se tut elle jusqu’à ce que le chevalier ait quitté la pièce.

« J’imagine que vous avez entendu parler du Tournoi de Cendregué Dame Leona, mais je crois que j’en ai assez devisé pour aujourd’hui. Je suis venue vous rendre visite pour vous assurer du soutient de la maison Tyrell dans les épreuves que le Bief traverse, qu’il s’agisse de la sécheresse passée ou des Fer-Nés qui pillent nos côtes. Mais racontez moi plutôt ce qu’il en est pour vous depuis les drames qui ont touchés votre famille. »

Jeanne parlait sur un ton doux comme à son habitude, Ronalda regardait encore la porte par laquelle Harys venait de passer en fronçant les sourcils, Uranie, lissait sa robe comme pour se donner une contenance, Elea et Maelys étaient stoïques comme à leur habitude. Impossible qu’une belle jeune fille, fraiche comme la rosée du matin, aussi bien éduquée et en ses dotée d’un fief, certes modeste mais voisin de Hautjardin, ne trouve pas un bon époux rapidement !
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