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Animation n°1 : De Fer, de Neige et de Sang

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Message Lun 16 Avr 2012 - 23:13

Jon Glover avait pris les commandes de la colonne et Deana dut se rendre à l’évidence, il avait raison de faire ralentir l’allure, quand à la réaction première de Beron, le fait de partir sans rien savoir de l’ennemi, elle comprenait, elle savait que ses intentions étaient bonnes, venir au secours de Jaime et aider les villageois, mais elle n’aimait pas ça. Cela dit, les Fer-Nés étaient rapides et à trop réfléchir, ils auraient pu leur laisser le champ libre pour piller et repartir sans dommage, et c’était pire que de mourir en défendant le Nord. Restait à voir si le combat à venir serait plus fructueux pour les pirates ou les Nordiens, or d’après ce qu’elle avait cru comprendre des paroles d’Uther, ils étaient nombreux et eux une poignée, et Motte la Forêt presque entièrement vidée de ses forces. Cela s’annonçait mal et pire si les Bolton n’étaient pas capable de faire la part des choses et que le Loup ne reprenait pas sérieusement les choses en main avec l’aide du Gover. Son toit ses lois. Mais quoi qu’il arrive, la guerrière de la Garde Grise, tout comme ses compagnons, n’avait pas le choix, ils devaient obéir et protéger le Stark, quoi qu’il en coute aussi la Lideuil flanquait-elle le suzerain du Nord avec zèle.

Barristan et Maclen quand à eux restaient en arrière mais prêt à galoper au plus près de l’action dès qu’il y en aurait. Ils étaient prêts à dégainer et à se battre comme des Nordiens, et eux ne semblaient pas s’inquiéter du fait qu’on ne savait pas vers quoi on allait ni du fait que les chevaux et les hommes en arme faisaient un boucan de tempête. Tout ce qu’ils avaient en tête c’était de gouter au sang des Fer-Nés et de leur faire payer leur arrogance de s’attaquer au Nord, deux naïfs va-t-en guerre, plein de courage et de hardiesse, c’est comme ça qu’on apprend, si seulement on survit. Le Loup et les Gris furent donc, avec Jon et ses hommes les premiers à freiner des quatre fers en apercevant le maitre piqueux sur la route juste devant eux, et il fallut que la blonde s’arc-boute sur ses étriller et se penche fortement en arrière en levant la main qui tenait les rênes avec fermeté pour faire stopper la lourde masse de l’étalon noir au plus vite. Heureusement, malgré un renâclement sourd, Dark Mountain était habitué à être traité de la sorte et il avait la souplesse et le dressage nécessaire pour s’exécuter sans rentrer dans le cul du cheval qui le précédait, mais cela se joua à quelques centimètres et aux réflexes de Deana. Le cheval savait, que ce genre de geste de la part de sa blonde maitresse annonçait un combat, il fit connaître son avis sur la question en grattant le sol d’un sabot impatient et ronfla en agitant la tête ce à quoi la Nordienne ne prêta pas attention. La conversation qui se déroulait sous ses yeux était bien plus intéressante et importante et le cheval ne faisait pas assez de bruit pour qu’on les repère à cause de ses frasques d’entier caractériel.

C’est bien ce qu’elle avait craint, nombreux étaient ses foutus pirates assoiffés de sang, mais nombreux ou non, elle sentait monter en elle une irrépressible envie d’en découdre pour leur faire passer l’envie de piller le Nord et leur apprendre à semer avec une épée bien profond dans le trou de balle. Mais c’était l’esprit de guerrière sauvage qui parlait, il fallait réveiller la Lideuil commandant, celle qui avait mené dix hommes jusque sur la plage contre les ennemis de la couronne à Salvemer, mais celle là n’avait pas d’idée, ou si peu, et qui se délitaient avant même qu’elle ait pu les formuler, la peur ? Si seulement. Elle soupçonnait ses foutus sentiments d’être à l’origine de ses bêtises autant sa propension à obéir bêtement qu’à arrêter de réfléchir en combattante avisée. Il fallait qu’elle se reprenne ! Elle essaya de toute remettre en place dans sa tête. Archers, cavaliers, charge… par réflexe elle assura sa prise sur la longue pique qu’elle tenait dans sa main droite, dans la hâte du départ elle ne l’avait pas arrimée au flanc de Dark. Forêt, village, sentinelles, éclaireurs, boutres, plage, retraite… L’idée d’attaquer par petits groupes n’était pas mauvaise, mais les chevaux étaient à la fois un atout et un problème, trop bruyant et massifs pour passer inaperçus, or pour liquider les sentinelles la discrétion étaient probablement leur meilleure alliée ! Elle toucha un mot de ses interrogations et de ses certitudes au Vigier.
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Maureen Bolton
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♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
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Message Mer 18 Avr 2012 - 2:29

La jeune Nordienne n’avait pas l’humeur de se voir attribué le dernier role. Elle avait l’habitude, elle était la fille du défun fils de Réginald Bolton. Elle avait le même caractère que le père, mais n’aurait jamais la place qu’il aurait eu. Elle n’avait aps non plus l’inflexibilité et le regard trompeur. Elle n’avait que le coté froid et le regard glacial de sa famille. Heureusement elle arrivait à s’entourer d’hommes. Un le faisait par serment à son père et l’autre certainement pour arriver un jour à mettre la Lady dans son lit. Le pauvre avait beau essayé, l’Écorcheuse ne pliait pas à ses regards. Elle était froide comme la glace de la Pleureuse. Enfin, quand on connaissait ses sombres desseins on comprenait, mieux pourquoi elle agissait ainsi. La jeune femme continua dans ses pensées, gardant son regard fixé sur le seigneur des terres du Nord.

La fille de l’Écorcheuse n’était pas d’humeur à jouer et encore moins, à tolérer des incartades. Elle aurait bien remis à leur place quelques des hommes de Fort Terreur. Si elle avait été un homme à la place d’une femme, elle aurait bien trouvé sa place dans cette maison. Elle aurait aimé arriver à se faufiler entre les hommes de son grand-père et son cousin. Elle n’était pas de bonne humeur, déjà que pour délaisser son ennui, elle avait du contredire le Stark, elle n’allait pas envoyé son frère batard sous les lames des Écorcheurs. Pas le coup de grâces. Maureen tourna la tête et regarda l’homme de Fort-terreur. Pourquoi ce pressentiment que ce commentaire pouvait venir que D’un seul homme.

Boucle la Godfrid sinon la Bolton va te faire la peau, elle n’est pas d’humeur.

Parce qu’elle sourit de temps en temps? Faudrait peut-être que tu trouves enfin un moyen de la décoincer avec le temps que tu lui cours après.

Ce matin je n'ai tué personne, pas encore, mais je vais commencer par toi peut être.

La jeune femme avait répliqué le tout avant de soupirer intérieurement, tentant de prendre sur elle-même, il ne paierait rien pour attendre. Son homme d’arme prit quelques distances et elle s’avanca afin de mieux assener un coup dans les cotes du soldat. Elle était concentrée pour l’instant, et elle l’avait fait discretement, a l’insu même de son cousin qui devait avoir entendu les propos. Elle se pencha à son oreille et murmura :

Un jour il faudra que tu penses à fermer ta grande gueule pour de bon.

Elle détourna le regard se concnetra sur la route. Elle aurait du accompagner le Glover. Elle arrêta sa monture et la maitrisa pour éviter le bruit. Caressant le flanc de sa bête, elle l’incita par le même fait à se reposer et ne pas s’énerver. Du moins pas pour l’instant, il aurait tout le loisir de se dégourdir lui-même. Le plan du Stark était quelques peu secondaire. Son homme de main et presque deuxieme père vint près d’elle.


Ne cherchez pas à savoir, mais je fais plus confiance au Snow qu’à mes propres hommes. Restez près d’Adrian, je veux qu’il reste près des archers. Je ne veux pas qu’il soit blessé. Je m’en voudrais terriblement si quelques choses de graves lui arrivait.

Le couvrir comme une mère ne donnerait jamais rien, mais elle l’avait en partie éduquer. Elle avait toujours panser ses plaies apres les dures entrainements. En se tournant vers lui, elle lui fit un clin d’œil. Après tout, il avait le sang des écorcheurs







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-Roose Bolton-
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Message Mer 18 Avr 2012 - 15:21

Visenya jeta un regard à Elyn Bonfrère, capitaine de la Veuve Salée. Sargon lui en avait parlé mais jamais Visenya n'avait pris le temps de connaître cette autre femme capitaine. Elle répondit d'un léger signe de tête sec à la jeune femme. Non pas que Visenya n'aimait pas l'idée qu'une autre femme soit Capitaine, elle était une Fer-Née, dure et sèche tout le temps, comme il lui convenait de l'être. Son regard clair restait fixé sur la forêt, c'était là une tâche profondément ennuyante et la jeune femme n'était pas patiente, pas sur terre. Pas lorsqu'elle se sentait menacée. Et elle se sentait menacé là, parce que ce n'était pas son élément. La bataille, le sang, les cris l'étaient, mais sentir la terre ferme sous ses pieds, et voir ces arbres qui se dressaient jusqu'à toucher le ciel ne lui inspirait pas confiance. Raison de plus pour redoubler d'attention. Les cris retentissaient toujours derrière, des cris de femmes principalement. C'était pitoyable, mais Visenya y était habitué. Les autres femmes... Elle ne les aimait pas. Il n'y avait aucune autre manière de le dire. Elle regrettait d'être née femme à vrai dire, et pourtant, c'était utile parfois. Certains hommes étaient si faibles. Elyn Bonfrère semblait furieuse contre Qualen le Pouce, pour des raisons qu'elle ignorait. Sans doute était-elle également à bout de patience. Puis quelque chose bougea, des branches craquèrent. Des éclaireurs. Un léger sourire se forma sur les lèvres craquelées de la Fer-Née tendit qu'elle resserrait le pommeau de son épée, prête à la brandir, à tuer. La voix de la Bonfrère tomba, impitoyable « Tuons-les ». Une évidence, oui. Elle n'aurait même pas eu besoin de le dire qu'il l'aurait fait. Mais l'entendre réchauffa brusquement Visenya. Son regard n'était que haine et mépris. Elle les tuerait oui. Elle se vengerait. Elle soulagerait sa douleur, sa rancœur, sa tristesse lorsqu'elle verrait encore plus de sang sur le sol. Mais ce n'étaient que des éclaireurs, qu'elle laisserait à la Bonfrère et à ses hommes, aussi Visenya se recula t-elle. Qui disait éclaireurs disaient plus d'hommes derrière. Le combat allait bientôt réellement commencer. Alors elle fit demi-tour, et cria :

« Des éclaireurs ! Préparez-vous ! » Du coin de l'oeil, elle vit quelque un de ses hommes se dépêcher de la rejoindre, tandis que les autres étaient occupés ailleurs. Sans doute. Elle vit une lueur d'espoir dans les yeux d'une femme, l'espoir, le meilleur moyen de faiblir plus vite. Sa lame s'enfonça dans la gorge de la femme tandis que le corps tombait sur le sol, se convulsant. Visenya n'aimait pas l'espoir, elle n'aimait pas les autres.
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Message Sam 21 Avr 2012 - 22:35

L'avertissement de Uther résonnait dans la tête de Bennifer. Le garçon de Lord Quentyn n'avait jamais été un homme brave et courageux. Son hardiesse n'avait d'égal que sa laideur, et les Ancieux Dieux savaient que l'homme était beau. Bennifer ne tremblait pas, en apparence. Il avait apprit, au fil des ans, à contrôler ses émotions. Il était bon.. très bon. Pourtant, il était effrayé par cette bataille. Il avait sueur froides. Évidemment qu'elles étaient froides, comme si cette région désertique pouvait offrir quelque chose de chaleureux. Bennifer commençait à regretter d'avoir répondu à l'invitation de Lord Stark et d'être venu mettre sa vie en péril dans une région qu'il n'affectionnait guère. Bennifer, toujours sur son cheval, repensa à la situation. C'était cocasse. Les Fers-nés -puisqu'il semblait que ce soit eux les problèmes- étaient digne d'être qualifié de ténèbres pendant qu'une poignée d'irréductible viendrait ramener la lumière sur Westeros. C'était une chanson digne des plus grands louanges. Malheureusement pour les héros, la plupart du temps, ça se terminait très mal pour eux. Décidément, penser à cela ne rassura point Bennifer.

A côté de lui, Robert était pensif. Il avait peur. C'était évident. L'homme qui n'avait peur était un soldat stupide. La peur maintenait en vie. Elle maintenait en vie et elle permettait à l'homme de se souvenir qu'il n'était pas invincible. Robb était silencieux. Il suivait Bennifer, qui s'évertuait à ne pas trop s'éloigner de lord Beron Stark, seul figure amicale du coin. Bennifer jeta un œil en coin à « l'armée du Nord », réduite mais toujours aussi fière. Ce coup d’œil ne rassura pas le jeune homme, qui était légèrement dépassé par la situation. Un léger mouvement vint le rassurer. Il tâta son épée, une belle pièce assurément mais qui n'avait pas l'apanage des pièces les plus spectaculaires. L'arme avait été forgé dans une norme standard. Elle était point plus grande, point plus tranchante mais elle n'était point plus lourde. L'acier était une belle pièce, de couleur grisonnante qui lui donnait un aspect très moderne. La poignée était plus simple, adapté à une épée aussi simple. Bennifer s'était permis d'emprunter le fourreau de l'épée de Lord Quentyn, qui de toute manière ne servait plus à personne étant donné que Lord Beric préférait user de son propre ustensile.

C'est ce fourreau qui fit un bruit métallique. En effet, Bennifer s'inquiéta lorsqu'un homme se précipita devant les fourrés. Témoignage de son état d'esprit du moment, Bennifer tira de quelques centimètres sa lame. Lorsqu'il s’aperçut que la situation n'exigeait point un tel geste, il rengaina en silence la belle épée. En jetant un regard -discret mais efficace- autour de lui, il remarqua que quelques hommes avaient eû le même réflexe. Bennifer prit alors conscience qu'il n'était pas le seul à craindre pour sa vie. Le visage des hommes étaient pensifs. Bennifer recentra son attention sur l'homme qui venait d'apparaître. Dès que Bennifer pu apercevoir l'homme, il reconnu un des hommes qui avait participé à la chasse. Hélas, la position de Bennifer empêché ce dernier de voir correctement la situation. Il ne pouvait que rester sur son cheval et attendre les ordres. Bennifer était dans le convoi de tête, et il observa la réaction de celui qui s'était placé à la tête de ce troupeau humain.

Le nouvel invité avait raison. Les chevaux feraient trop de bruit et il était logique de devoir abandonner les pauvres chevaux et se concentrer sur des attaques discrètes. Bennifer espérait seulement que la personne qui donnait les ordres, soit-elle le Stark de Winterfell ou non, aurait l'intelligence de se servir de la forêt. La peur que ressentait Bennifer commençait à perdre de l'ampleur. L'adrénaline allait bientôt agir et il serait comme tout ces Nordiens sans peur qui l'entourait. Bennifer repensa momentanément à l'avertissement d'Uther et à la formidable entente entre les hommes du Nord qui laissait présagé quelques complications dont le Nord se serait bien passé, surtout durant un raid des Fers-nés. Bennifer ne savait pas grand chose de ces gens là, si ce n'est les récits diabolisant qui s'était répandu dans le Conflans suite à l'attaque de Salvemer. Mais pour le moment, Bennifer se contentait de rester stoïque face à la situation.
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Message Lun 23 Avr 2012 - 8:43

Alors que le petit groupe de nordien chevauchait toujours en direction de la côte, le Stark avait délaissé la tête de la colonne à Jon Glover et ses hommes. En partant de Motte-la-Forêt et pour pallier à son manque de connaissance des lieux, il avait demandé que l’un d’entre eux de prendre les devant afin de le guider. Les hommes au poing ganté de mailles connaissaient parfaitement les environs et c’était là une chose essentielle, un atout dont il faudrait se servir... L’on approchait de Noiremer lorsque le Stark entendit plusieurs « gris » échanger leurs impressions sur la tournure que prenaient les choses. L’immense combattant de Quart-Torrhen secoua la tête et haussa les épaules avec une moue perplexe lorsque la Lideuil demanda au « Vigier » Tallhart de combien d’hommes disposait encore Motte-la-Forêt. Il n’en savait rien et au lieu d’essayer d’estimer maladroitement les choses - et au risque de se tromper trop lourdement - il préféra ne pas se hasarder à un pronostic malheureux.

- Bof, suffisamment pour tenir la place, je pense... Tu sais ce qu’on dit, de bons murs ne sont rien sans quelques défenseurs mais quelques défenseurs suffisent à tenir un bon mur...

Si la blonde ne pouvait se contenter de pareille réponse, il lui faudrait s’adresser directement au Glover. Et comme pour lui signifier sa confiance en la défense de la motte castrale, le géant ajouta : - Et puis n’oublie pas qu’en plus des quelques hommes et des archers qui défendent les palissades, le Stark a laissé Aaron, là-bas !

Aaron, oui. Le Ryswell avait été manifestement extrêmement déçu de ne pas accompagner ses frères d’arme sur le littoral. Mais il fallait bien que quelqu’un reste là-bas pour veiller à ce que tout se déroule pour le mieux... On ne savait jamais.
Les cheveux de tête freinèrent brusquement et le Glover se tint immobile, poing fermé et avant bras dressé vers le ciel pour signifier à tous l’arrêt. On y était. Le Stark avait décidé de provoquer un départ rapide vers la côte afin que les nordiens qui étaient partis se porter seuls à l’avant ne soient pas irrémédiablement coupés de tout soutien mais maintenant que tout le monde se trouvait aux alentours du lieu du débarquement fer-né, il n’y avait nulle nécessité de poursuivre sur le même rythme. D’un coup de talon dans le flanc, le Loup fit se porter son cheval à hauteur de Jon Glover dont le visage fermé devait être autant dû à l’imminence du combat que dans l’incertitude qui continuait de planer sur son jeune frère...

- Où sont vos hommes, Jon ? Et Jaime, le voyez-vous ? lui demanda le Stark d’une voix chuchotante.

Il fallait maintenant agir de façon logique et ordonnée. La tactique devait prévaloir sur la colère et la précipitation... Instinctivement, quelques membres de la cohorte s’étaient également rapprochés et tous formaient là un petit demi cercle avec leur monture. Aux côtés de Jon Glover et du Stark, il y avait notamment les membres de la Garde Grise, Bennifer Nerbosc, Adrian Bolton et sa tante...

- Que proposez-vous ? demanda le Loup à voix basse. Jon, vous connaissez le terrain, conseillez-nous ! Deana, vous avez combattu les fer-nés il y a peu de temps, votre avis nous sera précieux. Voilà ce que je propose. Il parla à voix basse, accompagnant parfois ses propos de gestes de la main ou de coups d’œil adressés à ses compagnons d’arme. – Les archers doivent rester à couvert ou sur les hauteurs... Ils seront moins vulnérables et mortels pour les Iliens... Nous avons des chevaux, eux non. Profitons-en à découvert. C’est un atout de vitesse et de puissance que nous ne pourrons exploiter qu’en terrain dégagé ! Il est préférable de ne pas rester ainsi groupés. Nos forces sont inégales et chacun dispose d’atouts variés qui complètent ceux des autres... De plus, nous pouvons peut-être encre disposer de l’effet de surprise ! La seule crainte des fer-nés réside dans la nécessité de préserver leurs navires. Ils aiment le feu ? Très bien nous pouvons leur en donner ! Qu’une poignée d’archer se prépare, nous n’avons pas besoin de plus d’hommes pour embraser leurs boutres. Et nous disposons d’archers montés...

En plus de leur grande vaillance, leur robustesse et de leur infinie fierté, les nordiens avaient d’autres atouts dont les fer-nés allaient bientôt pouvoir tâter ! Une connaissance parfaite des environs et des bois, ainsi qu’une habileté armes à la main que les Iliens n’avaient jusque-là pas encore éprouvés en exterminant les quelques paysans et pêcheurs du petit village. Le désavantage du nombre pouvait être compensé par le fait qu’ils étaient sur leur terrain et que c’était leur Terre, que les fer-nés souillaient sous leurs yeux...
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Message Lun 23 Avr 2012 - 14:21

Après quelques secondes d’hésitation et de réflexion silencieuse, Deana finit par répondre au Vigier.

« Tu as raison Tallhart, un bon mur et un Aaron… cela devrait suffire, surtout si nous parvenons à les faire fuir assez vite, la queue entre les jambes, je l’espère ! »

En fait de murs, c’était du bois, et le bois brûle, même s’il brûle moins bien avec le froid la neige et l’humidité qui régnait dans la forêt depuis le début de l’automne. Mais cela devrait suffire oui, il le fallait à vrai dire, car le gros des forces avait mieux à faire que de rester tranquillement derrière les palissades à attendre que les Fer-Nés partent d’eux même. Il fallait les repousser, les bouter hors du Nord, et surtout essayer de sauver ce qu’il restait du village, si tant est qu’il reste quoi que se soit lorsqu’ils arriveraient enfin. Car s’ils approchaient, ils en étaient encore loin, et les Fer-Nés étaient rapides, surtout lorsqu’il s’agissait de tuer des paysans sans défense pour piller les greniers. Que faire alors, n’était-il pas déjà trop tard pour le village, ses habitants, fallait il tenter de récupérer le grain qu’ils étaient très probablement en train de voler ? Deana soupira.

La file s’arrêta, Jon en tête et devant eux non un Fer-Né mais un Nordien, l’ouverture du combat n’était pas encore pour tout de suite, mais certainement imminente, heureusement il y aurait un conciliabule avant de se lancer dans la bataille, meilleur gage de réussite, avoir une stratégie…
Deana jeta un coup d’œil à Jon qui était effectivement un atout de choix, puis elle se retourna vers le Suzerain du Nord et l’écouta avec attention pendant qu’il exposait son plant. Elle ne put refréner un petit sourire en coin, dans ses yeux passa le reflet d’une lame alors qu’aucune n’avaient encore été mise au clair, elle acquiesça et ajouta son point de vue.

« Embraser leur boutre pourrait effectivement les obliger à fuir d’autant plus vite pour sauver celles qui leur resteront. Quand aux cavaliers ils ont l’avantage de la vitesse et de la puissance, mais pas de la discrétion. Or je pense que plus longtemps nous auront l’effet de surprise plus nous auront de chances de les repousser efficacement. Le mieux serait évidement de leur faire croire que nous sommes plus nombreux qu’eux, que ce qu’ils voient n’est qu’un petit détachement, enfin... Mais avant tout, il faut retrouver et aider Jaime, s’il est allé combattre les sentinelles, nous auront aussi besoin de les éliminer avant qu’elles aient eut l’occasion de donner l’alerte. Je dirais... archers dans les bois sur les hauteurs, prêts à tirer sur tout ce qui entre dans la forêt et qui n’est pas Nordien, quelques hommes discrets à pieds pour secourir Jaime et l’aider à éliminer les sentinelles sans se faire repérer, un détachement d’archer montés prêt à partir pour les boutres dès que les sentinelles auront été repérées éliminés ou à l’instant de l’alerte si elle est donnée, et la cavalerie pour les prendre à revers au même instant. »

C’était un plan dangereux, séparer les forces, mais avaient-ils le choix ? Chaque corps de la force avait son rôle à jouer et une bataille rangée serait probablement une solution encore plus dangereuse s’ils étaient effectivement moins nombreux que les Iliens. L’avantage des petits groupes c’était qu’ils pouvaient se retirer rapidement, se déplacer facilement en fonction des mouvements de l’ennemi, éviter une confrontation directe longue et sanglante…

« Qui a des cors ? Si les Fer-Nés s’approchent trop des archers montés il faudra qu’ils battent en retraite rapidement dans les bois quitte à les y attirer puisqu’ils trouveront le soutient des autres archers et pourront tuer sans trop s’approcher, ce qui nous permettrait de les prendre en tenaille avec les chevaux. Par contre j’ignore si en cas de retraite générale il vaut mieux retourner à Motte la Forêt ou plus profondément dans les bois, les deux solutions sont tentantes… »

L’adrénaline montait encore d’un cran et les tripes de Deana parlait autant que sa tête, et se serraient si fort, son cœur battant de plus en plus fort et vite, sa main se serrant sur la pique, ses yeux se posant sur les uns et les autres tout en épiant les environs, son autre main montrant les directions supposées à prendre par chacun et le mouvement des troupes au cours de la bataille. Pendant qu’elle entrait dans le combat à sa manière, plus concentrée et remontée que jamais, oubliant quelque peu ses doutes et ses craintes, son cheval avait cessé de bouger et de ronfler, comme s’il saisissait l’importance du moment, comme si lui aussi se recentrait avant de se jeter dans la mêlée.
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Maureen Bolton
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Message Mer 25 Avr 2012 - 0:52

La jeune enfant des Écorcheurs tenaient les rênes fermement de sa monture. S’il y avait quelqu’un de plus vif qu’elle s’était bien lui. Maureen n’était pas du genre « stratégie ». Chaque fois elle avait réussi à se tirer dans le pied avec ses plans. Elle avait toujours été du genre de partir quand l’on commençait le compte à rebours. Heureusement elle avait grandi pour le mieux et elle ne donnait pas cette impression. Par contre, ses yeux scrutaient attentivement le Stark et sa garde du Corps. Enfin, si elle l’était, mais puisqu’elle ne semblait pas le lâcher d’une semelle, Maureen pouvait bien se tromper. Si quelqu’un connaissait bien le dicton : les apparences sont trompeuses. Si l’habit ne fait pas le Mestre, alors elle préférait ne pas continuer à penser. Elle détourna le regard écoutant vaguement ce que pouvait dire la femme et encore le Lord de Winterfell lui-même. Elle observait les alentours comme si elle voulait imprégner sa mémoire des lieux. Elle savait se repérer facilement, mais elle avait beaucoup plus envie de s’amuser et dégourdir les jambes de Démon. Il ne lui demandait que cela. Elle remarquait qu’elle regardait souvent Adrian. Elle aurait aimé qu’il reste là-bas, mais elle ne pouvait lui en vouloir, puisqu’un jour très prochain il serait le Lord de Fort-Terreur. Et le Lord des Écorcheurs n’avaient peur de rien. Il était craint de ses ennemis.

Elle lui offrit un sourire. Elle se tenait en retrait de ses hommes pour donner la sensation au gamin de contrôler ses hommes, car peu importe l’ordre ou le plan que le Stark ordonnerait, il était certain et même écrit dans les étoiles qu’aucuns hommes de Fort Terreur se verraient attitrés d’un ordre venant d’un Loup ou même d’elle. Mini Bolton avait le plein pouvoir sur ses hommes. Maureen s’en fichait quelques peu. Temps qu’elle ramenait Adrian sur ses deux pieds et en entier, elle aurait la conscience tranquille. La jeune Bolton caressait distraitement sa monture qui renâclait.

Diviser pour mieux régner ou Unir pour mieux triompher. La Bolton préférait la deuxième option, même si le résultat en venait au même en quelques sortes. Tout compte fait, il y avait pire qu’Elle. Se souciant peu de ses interlocuteurs, elle lança comme ca sans effronteries ou même froideur, ce qui était pourtant rare:

Vers les bois. Inutile d’impliquer Motte la Foret davantage. Si moyennement il y a un cerveau chez ces fer-né, ils ne chercheront pas à nous suivre. Enfin, la logique le voudrait puisqu’ils sont tout de même sur un terrain inconnu et bien connue de notre part.

Maureen s’était retenue d’ajouter « et ca rythme ils seront déjà dans leur ile douillet si nous continuons encore plus cette conversation ». Jouons les bonnes vassales, puisque le temps n’était pas vraiment permis aux réprimandes, elle se garderait bien d’ajouter celle qu’elle aurait certainement pour son indiscipline envers le Stark. Malheureusement, Maureen avait hérité d’un seul trait de sa famille et c'était celui de ne pas être délaissée dans la bataille. Elle trouverait bien le moyen de se faire pardonner, mais pas maintenant.

Elle avait émis son avis et amener les fer-nés à se rendre dans les bois plutôt que près de la résidence des Glover était certainement une meilleure idée pour la sécurité de la famille.





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Message Mer 25 Avr 2012 - 16:08

Dagon restait donc non loin de sa petite femme qui se débattait, elle, son gros ventre et le pauvre nordien. Elle arriva à bout et cela sans l'aide de Dagon. Elle devait être fière d'elle. Elle n'avait pas prit la peine de prendre l'épée qu'il lui avait mis sous la main. Malheureusement, le capitaine de la Sirène Noire ne vit pas l'exploit de sa femme, trop préoccupé par la situation aux alentours. Il jetait son oeil d'un capitaine à un autre, tout autour du village, les fer-nés l'ayant encerclé non sans réfléchir.

Lorsqu'il tourna la tête sur le minois de sa petite femme, elle avait enfoncée sa dague dans le coeur du nordien et lui retira la vie. Ce n'était pas trop tôt. Enfin, il retrouvait la guerrière passionnée qu'il avait épousé. Il la vit bien s'approcher de lui, et alors qu'il s'armait de tout son dédain pour la jauger, elle le poussa sèchement, et enfin, sa lame s'enfonça dans la chair d'un assaillant que Dagon n'eut point le temps de voir venir. Elle l'attaqua ensuite d'un baiser, digne de celui qu'il lui avait donné avant de courir jusqu'ici. Il lui sourit, d'un sourire carnassier. Elle savait y faire. Ah, si seulement il n'avait pas tant d'homme à ses ordres, une autre partie à surveiller, et surtout pas Elyn qui avait disparu si subitement, il l'aurait allongé à même le sol, au milieu des cadavre et lui aurait montré, à quel point il pouvait être passionné. Enfin, quoi qu'il en soit, encore baigner par la suave sensation du baiser de sa femme, il glissa une main dans le dos d'Aaricia pour la guider vers un nouvel objectif, une nouvelle pauvre petite âme à voler.

Soudain, ses doigts se détachèrent doucement de la douce courbe des reins d'Aaricia pour ne caresser que le vent humide et froid du Nord. Il restait là, planté, les yeux rivé sur la partie que la jeune Elyn devait surveiller. Mais où était-elle ? Il y avait bien encore ses matelots, mais la demoiselle ? Il aperçut, sans en être sûr, l'ombre d'un homme qui s'enfonçait dans les fourrés. Il plissa les yeux pour mieux voir. Si elle s'était aventurer dedans, elle allait être perdue. Pour vu qu'il n'y avait pas grand monde. Elle ne devait pas oublier que c'était leur terrain et ils le connaissaient. Sur l'eau, ils étaient invincibles, ou presque, mais là, loin de l'eau et dans cette épaisse forêt, si sombre, les Nordiens étaient les rois. Il fallait rester à découvert et grouper, pour ne pas se faire avoir, pouvoir les voir et ne pas se faire frapper dans le dos.

Dagon attrapa le bras d'Aaricia et lui donna un tout petit coquillage qui servait de cor. Il lui montra là où quelques ombres se confondaient avec les ténèbres de la forêt.

- Va me chercher Elyn, je suis presque sûr qu'elle y est. Aide là et s'il y a du monde, tu sonnes l'alerte et tu t'échappe au plus vite... Dis lui que s'il y a des ennemis, qu'elle ne reste pas à couvert. Dans les bois, on est comme mort ! Dépêche toi ! finit-il en la poussant légèrement vers la direction qu'il voulait qu'elle prenne

Il se retourna, regarda Qalen en lui disant d'avoir les yeux partout. Il se tourna pour voir les autres capitaines et leur échanger aussi, ce même regards lourds. Il espérait que la jeune Bonfrère n'avait pas fait l'idiote et qu'elle avait trouvé quelque chose, qui valait la peine qu'elle se mette en danger bêtement. Qalen donnait des coups de haches, balayant les alentours de Dagon, qui ne cessait de tourner sur lui même, cherchant la moindre faille, prêt à déguerpir dès que cela sentait trop le roussi. Ils n'étaient là que pour la denrée d'hiver, rien de plus. Alors, valait mieux ne pas jouer les grands et arrogants guerrier. Le géant à ses côtés, s'arrêtait parfois, tapotant son cor, accroché à sa ceinture. Dagon, s'avançait, un pas après l'autre, prêt à hurler de retourner au boutre.
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Message Mer 2 Mai 2012 - 11:33

      J'avais toujours été tellement fier du fait que j'étais un jeune enfant instruit, éduqué, qui a l'esprit stratégique. Après tout, j'ai suivi les pas d'un vieux mestre totalement dévoué aux Bolton. Mais là, devant tous ces gens-là, ces adultes, devant leurs stratégies élaborées à la dernière minute, devant leur soi-disant sagesse, je ne pouvais qu'être émerveillé. J'étais peut-être l'héritier de Fort-Terreur, mais j'avais encore un long chemin à parcourir, très long chemin ! Nous avancions aussi rapidement qu'on le pouvait dans le bois du Loup. Je distinguai de loin Maureen, discutant avec Lord Stark et ses hommes de la meilleure tactique à adopter. J'étais entouré de mes hommes, chacun aussi loyal aux Bolton que les autres. Je tournai la tête vers John qui marchait à côté de moi, son visage restait froid comme si toutes ces choses-là ne l'atteignaient pas. « Tu peut changer d'expression, tu sais ? », lui dis-je d'un ton moqueur. Il se tourna brusquement vers moi, comme surpris par mes propos. Il sourit puis, d'un ton qui me fit chaud au cœur il répondit. « Cela ne rime à rien à paniquer maintenant … Le destin a voulu que nous nous trouvions ici lors de l'attaque des Fer-nés, et nous allons combattre comme de vrais hommes .. comme de vrais Bolton ! Ai-je tort ? ». « Sûrement pas, essaie seulement de ne pas y laisser ta vie, Fort-Terreur a grandement besoin de toi. ». Il éclata d'un rire que je ne lui connaissais pas, puis me tapota ensuite l'épaule avant de riposter. « C'est surtout qui devrait te dire cela, Adrian … n'y laisse pas ta vie, jeune homme ! »

      J'eus un simple sourire que je ne pouvais qualifier ni de froid ni de chaleureux. Je guidai ma monture vers le petit groupe de nobles et d'hommes d'arme regroupé autour de Lord Beron. John me suivit, guidant son cheval derrière le mien. Toute autre chose ne m'importait point, à part la sécurité de Maureen et de mes hommes. J'irais du côté des archers, je tuerai -j'essaierai de tuer- tout maudit fer-né qui vivrait le malheur de se trouver dans mon champ de vise. Les fer-nés étaient de simples pilleurs, des gens sans honneur qui volaient bouffe et femme. Les Nordiens étaient des gens forts, robustes, et qui ne reculent devant aucun danger aussi grave qu'il soit. Quand Maureen parla, je ne puis que hocher la tête en signe d'approbation en ajoutant d'une voix fatigué. « Tout à fait. Déjà qu'il n'y a pas assez d'hommes à Motte-la-forêt, s'y diriger serait une très grande erreur. ».
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Lady Coeurdepierre
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Message Dim 6 Mai 2012 - 14:08

Les yeux sombres de la jeune femme, reflets des nuits du Nord, se teintèrent d’amusement en écoutant parler le petit homme de Fer. Tranquillement, doucement, elle déposa le petit corps de l’enfantelet dans les draps froids de la neige d’automne avant de jeter un coup d’œil aux deux marins qui appartenaient à l’étranger à la langue si bien pendue. Ce dernier s’approchait et l’attention de la femme fut attirée par l’éclat de l’acier Valyrien. Elle murmura quelque chose dans une langue qu’aucun des Fer-nés ne put comprendre mais se redressa, méprisante, regardant l’homme prendre son temps pour venir jusqu’à elle. Amusant de constater qu’il se montrait prudent jusque devant une faible femme.  « Tu parles beaucoup pour un cœur de pierre. Besoin de te rassurer peut-être ? Peur sinon…Je ne suis qu’une faible femme pour vous, gens du Sud. Et pourtant, tu peines à passer à l’action ? » Elle se mit à rire avant de lui délivrer un clin d’œil. Dans cette atmosphère, venant de cette personne précise, le geste semblait absolument incongru.  « Alors, tu trembles petit ? C’est bien les femmelettes du Sud, ça…Je suis désolée, je sais que vous aimez vous agenouiller mais la Nature m’a privée d’une queue à vous faire sucer ! » De sa cape, elle tira une longue épée bâtarde d’une couleur indéfinissable. Du bronze peut-être mêlé d’acier certainement. Pas une arme de paysan en tous cas, n’importe quel soldat ou chevalier d’une noble maison des Premiers Hommes auraient pu avoir la même. Pas non plus de traces d’usures par le temps, la femme en prenait soin. « Alors ? Les trois en même temps ou vous préférez que je vous attrape en tournante ? »

Les hurlements de peur ou de colère continuaient de monter et de résonner le long de la plage et entre les huttes du village attaqué. De véritables chaînes humaines de Fer-nés pillaient méthodiquement, faisant remonter tout ce qu’il était possible d’emmener et d’engranger dans les moindres recoins des boutres encore installés sur le sable fin de la grève gelée. Heureusement, Elyn Bonfrère ainsi que Visenya Volmark surveillaient leurs arrières, prêtes à en découdre si besoin était, et à dépêcher tous les empêcheurs de tourner en rond qui se présenteraient. Leur approche, pour aussi discrète qu’elle fut, alerta immédiatement les quelques hommes du cru qui se trouvaient cachés dans les branchages des énormes arbres. Pourtant, ils étaient peu nombreux et, même à cinq ou six, les Fer-nés n’auraient aucun mal à les abattre. Cependant, un cri monta des frondaisons, et plusieurs hommes partir à la course vers la sécurité des taillis profonds de la forêt, sans doute pour avertir le reste des hommes du Nord. Mais, les deux adversaires qui faisaient face à Elyn et à sa horde barbare n’avaient pas l’air de perdreaux de trois semaines. L’un d’eux avait un arc et s’en servit immédiatement, arrosant le groupe d’envahisseurs à une cadence infernale. Un gargouillement dégoûtant informa la capitaine de la Veuve Noire qu’une des flèches avait fait mouche et délicatement transpercé la gorge découverte d’un de ces hommes. Quant à celui qu’elle commençait tout juste à combattre, il était taillé et pour le plein air et pour l’exercice mais ne s’embarrassait aucunement d’effets de style à l’épée comme le faisaient les hommes du Sud. Il frappait dur de sa grande épée à deux mains et l’on voyait au premier coup d’œil qu’il avait été élevé pour tenir une lame de fer entre les mains. Enfin, un adversaire à la hauteur d’Elyn voire la surpassant. Ce faillit bien être le cas dès le début de leur combat quand, frappant de taille, le poids qu’il mettait dans ses coups emporta la frêle tenue que la jeune femme conservait sur son arme. Elle agrippait toujours son épée mais celle-ci avait été rudement envoyée sur le côté alors que l’homme s’apprêtait à frapper sans faire de quartier l’air peu importuné par les yeux de biche de sa peut-être future victime.

Visenya pour sa part se trouvait trop loin pour être d’une aide quelconque à la pauvre Bonfrère dont la razzia risquait bien d’être la dernière. Quelques hommes, une dizaine, l’avaient rejointe, prêts à en découdre contre ces mauviettes du Nord. Il ne restait que deux éclaireurs combattant Elyn et ses hommes mais la Volmarck pouvait aisément voir ceux qui fuyaient à travers les arbres. Allaient-ils aller prévenir les hommes d’armes massés à Motte-la-Forêt ? Etaient-ils déjà au courant de leur venue ? Sans doute si ils espionnaient déjà depuis un certain temps. Que fallait-il faire dès lors ? Accompagner Elyn dans son corps à corps ou bien commencer à prévenir les leaders de l’expédition et se préparer à une attaque nordienne qui viendrait en force ?

Aaricia, pour sa part, venait de recevoir ses ordres de la part de la Seiche dorée. Allait-elle se ruer à la rescousse de sa cousine éloignée ? Cette dernière, elle le savait, n’était pas loin. La dame des Iles de Fer parvenait même à voir les hommes d’Orkmont s’engouffrant dans les bois. Elle devait se hâter pour permettre à Elyn de s’en sortir.

Dagon, lui, surveillait les alentours, vérifiant que chacun continuait à charger les sacs de grain. Plus aucun villageois ne venait s’opposer à eux, soit morts, soit inconscients ou encore esclaves et futures serfs pour les îles. De l’endroit où il se trouvait, il voyait parfaitement l’arrivée du grand chemin menant à la motte castrale de la maison Glover. Un future réaction à leur pillage viendrait-elle de là ? Que pouvait-il faire pour sécuriser les abords et leur départ ? Ne trainaient-ils pas déjà trop à s’aventurer jusque dans les bois alors que les boutres étaient déjà plein à craquer ?


******

Jon Glover écouta longuement les questions de son suzerain tout en réfléchissant à la bonne marche à suivre. Il avait écouté ce qu’avait à dire le maître-piqueux. Il fallait se rendre à l’évidence, les Fer-nés étaient plus nombreux qu’eux mais, quoiqu’il en soit, ils étaient tous mieux armés que ces piètres marins qui ne savaient pas sur quel pied danser dès lors qu’ils posaient leurs grosses bottes sur la terre ferme. « Non, on garde les chevaux et on attaque de plein front. La vitesse et le poids seront notre meilleure chance. Ils n’ont pas pu accoster tout prêt de Noiremer, on doit pouvoir couper leur retraite et les tailler en pièces même si nous sommes moins nombreux. On envoie ceux qui ont des arcs à pieds à travers les bois et ils les canarderont comme des pucelles qui attendent le loup. Faudra qu’ils soient discrets si ils veulent pas se faire buter. Savent par quel côté tenir une hache ces fils de putain ! Ah et dîtes à vos hommes de faire gaffe, même leurs femmes combattent comme les sauvageonnes. Pas comme chez nous où y’en a que deux ou trois qui savent manier l’épée. Pour la retraite…Pas besoin. Ils ne nous suivront pas. Y’a qu’à espérer qu’vos hommes soient pas des pleutres prêts à se débander à la moindre gueule de travers. »Il jeta un coup d’œil sur les autres hommes et désigna quelques-uns de ses propres soldats équipés d’arcs.  «Vous cinq, vous allez me faire le ménage. Et magnez-vous l’cul. » lançât-il avant d’aviser la figure silencieuse de Bennifer.  « Vous là. On m’a dit que z’étiez pas manchot avec un arc. Accompagnez-les. » Il n’y avait pas un pli à faire. Sur les terres des Glover, Glover commandait. Souvent avec courtoisie et délicatesse mais vu l’heure grave, il n’avait que faire des ronds de jambes.  « Ils partent devant, on attend un peu et on les suit. Si une sentinelle gueule l’alerte, on charge. Y’a plus qu’à prier les Dieux que l’Hiver vienne maintenant, monseigneur. »

Les quelques hommes désignés par Glover laissèrent là leurs montures et firent signe à Bennifer Nerbosc de les suivre. (HJ : Envoie-moi un MP, je te fournis les détails nécessaires.)


HJ : Toutes mes excuses pour le retard, j'attendais un peu tout le monde. Je vous ai fait une petite relance. J’attends vos réactions et on rentre dans le gros de l’affaire !

Pour finir, quelques petits rappels :

- En cas de question, envoyez vos MP à Maura Lannister.

- Merci de privilégier les réponses à l'animation avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 11 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’animation elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'animation selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de Lady Cœurdepierre !
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Sargon Harloi
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Message Dim 6 Mai 2012 - 15:18

     Elle parlait beaucoup, mais cela ne signifiait pas pour autant qu'elle était aussi dangereuse que les légendes le disaient. Il avait appris à ne pas écouter les rumeurs, les gens aimaient bien trop les étoffer avec des idioties. Qu'une sauvageonne puisse se trouver dans un village Nordien était la preuve qu'elle n'était certainement plus digne de vivre parmi les sien et il était bien placé pour savoir que ce n'était certainement pas sa raison. Il n'avait pas cillé en la voyant poser son bébé avant de marmonner quelque chose lorsque ses yeux clairs se posèrent sur Crépuscule, Sargon ne se souvenait pas de la relation que les sauvageons avaient avec l'acier Valyrien et pour être sincère : il s'en contrefichait. Elle se fichait de lui, mais il s'en moquait éperdument, qu'elle essaye de le faire sortir de ses gongs, elle ne serait pas déçue. Finalement, l'action sembla se profiler lorsque la sauvageonne tira une épée de sa cape. Elle n'était pas très commune, cela n'avait rien de comparable avec les épées des paysans qui ressemblaient plus à de vieux morceaux de métal qu'autre chose. Un fin sourire se dessina sur les lèvres du Fer-né tandis qu'il lâchait quelques mots.

     ▬ Et toi tu parles beaucoup pour une femme qui parle d'action. Peut-être que tu n'es qu'une pâle copie de sauvageonne au final ? Pour t'amuser à fricoter avec les Nordiens, tu ne dois pas valoir beaucoup plus qu'eux. »

     Les deux marins se tendirent à un point tel que le capitaine de la Veuve Salée en vint à se demander s'ils n'allaient pas se briser au premier coup porté par la femme. D'un geste agacé il leur fit signe de se bouger et de se concentrer. Sargon n'avait aucune envie de ne pas pouvoir compter sur ses hommes, quelles fiottes, à se demander ce qu'il pouvait bien avoir eu comme idée en les prenant dans son équipage ! Délaissant les deux Fer-nés de son attention, le Harloi approcha de la sauvageonne, tout en prenant garde et ne pas trop présenter son flanc. Inutile de se faire percer le ventre avant même d'avoir eu l'occasion de porter le moindre coup ! Elle avait l'air de savoir se battre, vu la manière dont la jeune femme se comportait avec lui depuis le début de leur « discussion » elle devait être du genre à attaquer avant toute chose. Crépuscule bien en main, il la provoqua une dernière fois.

     ▬ Je m'occupe de toi. Je doute que mes hommes aient besoin de se salir les mains, tu n'es qu'une femme après tout. »

     Il n'était pas idiot, le Fer-né savait que les sauvageons, même les femmes, étaient de redoutables adversaires. Mais peut-être se laisserait-elle pousser par la colère et se montrerait-elle moins attentive dans le combat ? Il avait l'habitude de combattre des adversaires qui mettaient toute leur force dans chaque coup porté, comme de vrais chevaliers. Sans attendre plus longtemps, Sargon commença à croiser le fer avec la mystérieuse femme. Il ne souhaitait pas la tester, elle devait être de la catégorie à donner chaque coup pour blesser, il était donc tout bonnement hors de question de perdre la moindre seconde pour tenter de la couper. Le Harloi se débrouilla donc pour viser des zones bien précises, des endroits assez faciles à atteindre et qui n'étaient pas forcément mortels, mais qui pouvaient gêner si l'on voulait se battre correctement. Atteindrait-il son but ? C'était une autre question. Le Fer-né apprécierait de pouvoir la garder en vie, ne serait-ce que pour en faire une prisonnière de choix, mais il n'allait pas risquer sa vie pour autant. S'il ne réussissait pas à la neutraliser, il tenterait de le faire définitivement.

------------------------------------

Maître du Jeu : Je te laisse décider de ce que j'arrive à faire puis de l'issue du combat tant qu'à faire. Je n'ai pas trop avancé dans le combat pour éviter de te bloquer si tu avais des idées, donc s'il manque des précisions, tant pis, je serai pénalisé XD


.
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Aaricia Greyjoy
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Intrigue et Aptitudes
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Résumé

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Message Lun 7 Mai 2012 - 15:00


Elle commençait à le connaitre un peu trop. Qalen surveillait ses arrières et elle surveillait celle de son mari. Et voilà qu’elle retirait promptement l’épée du corps de celui qui voulait faire de son homme la victime. S’il y avait bien une règle pour elle c’était qu’elle était la seule qui pouvait lui casser les pieds et les oreilles et surtout le torturer.

Aaricia faisait ce que sa tête lui entendait de faire. Elle ne réagissait pas au sermon de son mari, bien que parfois, elle avait envie de lui mettre quelques claques. Une vieille habitude de vivre sous l’impulsivité. Elle aurait quelques sermons à son retour dans les Iles, mais pour l’instant, il avait autre chose à faire. Il avait une femme de caractère dont les hormones lui faisaient bouillir ses pulsions habituelles. Elle était davantage une femme qui se battait à main nu. Elle avait toujours fait confiance à ses sens et pourtant cette fois, elle sentait que le résultat serait pire que Port-Lannis. Elle préféra ne pas faire de cas et obéir à sa Seiche.

Elle n’était pas d’humeur à se laisser prendre aux sentiments coupables. Elle regrettait ses choix et n’en disait pas plus. La prochaine fois, elle y repenserait plus de deux fois avant de suivre le Greyjoy. Elle supportait facilement l’homme, mais le guerrier la laissait froide. Elle détestait se faire donner des ordres, mais Dagon restait aussi le seigneur des Iles. Elle lui devait le respect comme tous les hommes sur les iles. Enfin certains hommes. Ne bronchant pas à son ordre, elle prit le coquillage qu’il lui tendit et elle prit la fuite en direction d’Elyn. Elle ne devait pas perdre son temps

Elle avait arrachée sa manche pour bander sa main que le nordien avec lequel elle avait pris un peu de temps avant de lui fracasser le crane. Elle avait mal, mais elle ferait avec. Une petite blessure ne l’incommodait jamais. Aaricia n’avait certes plus la vitesse de courir comme elle le faisait habituellement, Elle était quelques peu contrainte par un obstacle, mais ne disait aucun mot. En autant qu’elle faisait ce qu’il fallait et qu’elle ramène Elyn vers eux. Arrivant tout prêt des combats, elle se retint à ne pas continuer. Elle était mieux de ne pas continuer encore plus loin. Valait mieux qu’elle sonne son mari immédiatement et tant pis si elle lui

Reprenant son souffle, elle prit le temps de souffler un peu. Elle apercevait quelques peu sa cousine éloignée. Elle avait tenté de la soignée lors de Port-Lannis. Elle avait voulu la garder vivante, mais la jeune fer-né semblait toujours se trouver dans de drôle de position. Arrivé le plus près de la Bonfrère, elle soupira intérieurement et regarda la fer-né avant prendre la décision de souffler dans le cor. Elle espérait que Dagon ne tarde pas. Elle n’avait pas envie que cette expédition tourne au vinaigre. Prenant ses pieds à son cou, elle s’élança vers Elyn et fut surprise de l’état du combat. La jeune femme tenait encore mais elle serait trop facile comme une proie. De toute manière, il y avait peu de chance qu’elle ne rencontre pas les sermons de la Seiche Greyjoy alors autant faire à sa tête et venir a la rescousse de la jeune Bonfrère. Aaricia réitéra une seconde fois dans le cor et prit la direction des petits combats. La femme de la seiche insultait la situation. Comment avait-elle fait pour délaisser Faucheuse. Par chance elle était tout près d’elle. Arrivant tout près, elle cria le nom de la Bonfrère et lui lança sa propre arme. Les deux Nordiens étaient assez occupé qu’elle aurait le temps de s’emparer de la lame de la Bonfrère.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Mar 8 Mai 2012 - 1:46

Il avait envoyé sa femme ramener Elyn qui s'était enfoncée dans les bois. Il apprécia énormément qu'elle ne rechigne pas, ni ne mette son autorité en question. Elle l'écouta et d'un pas rapide, malgré son ventre, elle rejoignit la Bonfrère pour lui dire de revenir sur le village. Alors qu'elle s'éloignait, ses yeux reprirent leur travail le plus important : observer et diriger ses hommes et conseiller les capitaines qui l'accompagnaient. Il y avait de moins en moins de nuisible, sûrement cloitrés chez eux ou sur les boutres, ou encore entre les mains de leur dieux qui récupéraient leur âme miséricordieuse.

Soudain deux sifflement dans le cor. Il se retourna vivement vers la forêt sombre où il ne distinguait plus aucune ombre. Où étaient ces satanées bonnes femmes ? Mais quelle idiote d'être partie s'aventurer là où son esprit et son corps ne savaient y faire. Les fer-nés ne connaissait que la tempête en mer comme seul obstacle de vue. Les arbres, jamais ! Il regarda Qalen, une fraction de seconde. Ce dernier attrapa un homme au vol.

- T'va prévenir les boutres ! On va partir.

Dagon lui jeta le cor. Puis alors, il attrapa son corps et avec toute la puissance de son souffle, il fit chanter le coquillage qui devait alerté les capitaines non loin, mais bien trop pour les entendre de vive voix. Dagon se mettait à hurler :

- On se dépêche, prenez le chemin du retour ! On dépose tout au boutre ! Ceux qui n'ont rien à faire, arme à la main, tenez vous prêt ! On bat en retraite ! Ce n'est pas pour s'amuser, on a besoin de ces victuailles, alors on ne faute pas ! Je ne veux pas de grande démonstration de combat, de soif de sang, vous en avez assez eu ! Plus vite !

Il poussait quelques hommes, en arrachait d'autre à leur dessin, de sang ou de viol. Il les poussait vers la mer. Il regardait en direction de la forêt. Où était Aaricia ? Et Elyn aussi, accessoirement, sans parler de Vysena. Il soupira. Il fit signe à Qalen de gérer les hommes et veiller à ce qu'ils partent vers les boutres. Les livreurs courraient vers la mer pour sa part, en espérant que les autres capitaines avaient fait de même, puis les autres, attendait, partant en dernier, pour assurer aux combats.

Dagon rongea rapidement la distance qui le séparait là où les femmes avaient disparues. Pénétrant enfin de la forêt, avec une certaine hésitation, il finit par voir Aaricia.

- Va au boutre, lui cracha t-il en lui attrapant sèchement le bras.

Il finit par remarquer qu'elle était désarmée. C'est enfin qu'il vit Elyn dans une situation critique. Il leva un sourcil et lâcha Aaricia. Il lui fit signe d'oublier ce qu'il venait de dire. Il se demandait comment elle osait donner sa lame, alors qu'elle aurait pu simplement s'occuper d'eux. Dagon souffla, pestant et s'approcha des deux hommes en face d'Elyn.

- Vraiment, il t'en faut peu pour te faire aussi fort que mon fils. On fait vite et on s'en va ! Fait honneur à ta soeur, au nom du Dieu Noyé.

Proche de la demoiselle, il fit quelques tours circulaires de sa lame, avant de se jeter sur l'un d'eux. Pas très rapide, mais puissant, il l'assena de plusieurs coups de lame, le faisant reculer de plusieurs pas. Il ne savait si c'était sa façon de battre qui pouvait perturber l'homme, l'animer d'une certaine crainte, ou si c'était simplement son regard, celui d'un homme que rien n'effrayait, ni les blessures (suffisait de voir son oeil) ni la mort. Il tourna autour de lui, l'englobant, et tenta une botte, voulant lui enfoncer la lame dans le dos. Ferait-il mouche ? (MDJ ?)


Dernière édition par Dagon Greyjoy le Sam 19 Mai 2012 - 1:45, édité 1 fois
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Message Mar 8 Mai 2012 - 20:04

La situation avait beau être grave, les hommes ne respiraient pas. Glover donna ses ordres, et ils étaient vraiment indiscutables. Personne ne s'y opposa, même pas le Stark. Bennifer, fidèle à sa promesse, se joignit aux hommes du Glover. Il s'agissait plus d'une poignée d'archer qu'il espérait compétant.. il l'espérait de tous son cœur, sa vie en dépendait. Bennifer donna une légère impulsion à sa monture pour que cette dernière sorte du peloton et se joigne au Glover. Il adressa un regard vide de sens à son ami le loup avant de rejoindre les hommes de Motte-la Forêt. Robert ne tarda pas à le suivre avec toute l'habileté d'un cavalier du sud. Guidant doucement son destrier, Bennifer se contenta de suivre les gens du coin. Fidèle à sa réputation, Bennifer était un homme prudent qui ne se déconcentrait pas sur de menue détail, contrairement à son fidèle écuyer qui semblait dépassé par les événements. Il avait, cependant, la tête sur les épaules et il était apte à surmonter cette situation.

Bennifer stoppa son cheval et descendit avec les Glover. Ces derniers donnèrent leurs rênes au cavalier qui était resté sur son cheval. Bennifer les imita, à l'instar du pauvre Robb. Les hommes observèrent leur environnement. Noiremer était à une distance importante pour un homme à pied. Un Glover fit tout de même signe aux autres de le suivre à travers la forêt. Le Bois aux loups était un bois immense. Bennifer avait pu le découvrir récemment. Il n'y avait rien de tel dans son Conflans natal. La forêt semblait d'une part si accueillante et paisible; mais d'une autre part elle était lugubre et violente n'attendant que des victimes pour les faire disparaître dans ses méandres apocalyptiques. Pourtant, doucement, Bennifer agrippa son arc, qu'il portait jusqu'alors en bandoulière. Il glissa une flèche doucement afin de tirer en cas de soucis. Cette forêt était bien moins rassurante que celle qu'il avait côtoyer quelques heures plus tôt.

Progressant avec lenteur dans les bois, Bennifer se sentait comme un mouton privé de son berger. L'arc bandé, prêt à tirer, il sentait la tension des grands combats. Il avait peur, oh oui il avait peur. Il ne tremblait point mais il sentait le couteau de la mort sur son cou fragile. Durant la progression, lente et habile, il entendit des bruits.. Et non pas le genre de bruit qu'on aime entendre. Le fracas n'était point rassurant. Abrupt, dérangeant et effrayant; c'était un silence de mort qui s'apposait entre chaque tapage. A son grand étonnement, Robb semblait bien moins effrayé que précédemment, comme si la révélation des combats environnant l'avait apaisé, sans doute par instinct de survie. Le Glover de tête fit signe au Nerbosc d'avancer prudemment, que Noiremer n'était plus très loin, un détail qui ne manqua pas de refroidir Bennifer. L'homme à la tête du petit groupe fit signe d'observer les arbres, que l'attaque se déroulerait de là.

Bennifer, qui n'était pas convaincu par la stratégie du Glover, se donna quelques secondes de réflexion. Il n'aimait pas le plan. Ils étaient en première ligne. On lui avait enseigné que les archers n'étaient pas réellement ceux qui devait se battre devant, mais la réalité du terrain le fit obéir. Il désirait s'assurer un itinéraire de repli, en cas de charge des Fers-nés vers leurs positions. S'adressant à Robb, présent à ses côtés, il marmonna en silence.

« Trouves toi un endroit sur pour couvrir un repli. Il faudra que nous puissions avoir le temps de descendre.» lui chuchota Bennifer, prudent et préféra assurer ses arrières. L'héritier de Corneilla n'était pas du genre à risquer sa vie s'il jugeait qu'il pouvait faire autrement.

Prudemment, doucement et avec habileté, Bennifer grimpa en haut d'un arbre. Il était haut et il avait une vue plongeante sur le village, sur les atrocités des Fers-né. Une part de lui même, plus fragile que le reste, réclama vengeance pour les âmes des villageois tombés. Mais Bennifer était un homme intelligent, Dieux merci. Il tourna des yeux pour observer les Glover qui avaient pris une position environnante, légèrement espacé afin de pouvoir clouer nombre de mutins. Bennifer tâcha de s'installer comme il le pû, le plus discrètement possible. Il avait conscience que sa position mettait en péril toute tentative de fuite. Robb était là pour ça. Il devait permettre de gagner du temps, si les Fers-nés prenaient la décision d'investir le bois en nombre jugé trop important.

Les Glover attendaient patiemment la première flèche pour, à leurs tours, décocher les leurs. Bennifer observa un à un les fers nés qu'il pouvait abattre, délestant les autres de son attention. Tout en signe, il leurs demanda de cibler les fers nés les plus isolés, ceux qui risquait de poser problème au gros des troupes. Il espéra de tout cœur avoir bien été compris par les archers. En équilibre sur la branche, Bennifer se saisit de son collier et il récita rapidement et en silence une prière pour ses Dieux. A son tour, il dégaina plusieurs flèches qu'il garda dans la main qui tenait l'arc. Bandant son arc avec une flèche, il visa.. il visa la cible qu'il considérait comme la plus profitable, assez isolé tout en restant une cible atteignable. Ayant choisi sa cible, il tourna la tête vers un Glover focalisé sur autre chose que les Fers-nés. Concentré, ce dernier essayait de prévoir l'avancé des troupes de son maître. Lorsqu'il envisagea que le moment était opportun, il fit signe à Bennifer qui ne se fit pas prier pour décocher sa première flèche, tout en espérant qu'elle fasse mouche. La contre attaque avait officiellement commencé.
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Maureen Bolton
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Message Jeu 10 Mai 2012 - 20:37

Approuvant le geste au fait, elle fit reculer Démon entre Mortimer et Adrian, pour se poser près du maitre d’arme de Fort-Terreur. Elle lui chuchota quelques instructions avant de reprendre sa place près de son petit cousin. Elle avait fait son idée et ne risquerait pas la vie de son cousin pour une attaque stupide. D’un autre coté, elle ne pouvait pas lui retirer ce choix. Elle devait lui montrer la médaille de la réalité. Le monde n’était pas parfaitement rose comme leur blason. S’approchant de lui, elle s’adressant à ‘Héritier de la maison tout doucement et à voix basse.

Il est non négociable que tu m’accompagnes comme il est non négociable que tu restes en retrait des combats. Je crains trop pour ta vie et tu peux tout de même nous être utile. Rejoint les hommes du Glover et du Nerbosc. Tu es très bon archer et John aussi. Le frère batard du Stark va te suivre, inutile d’amener plus ample soldat avec toi.

D’un coté, elle le suppliait de ne pas lui mettre ce fardeau sur les bras. Elle ne voulait pas surveiller le gamin chaque fois qu’il aurait une cible importante. Elle voulait le ramener en entier. Au moins, il n’aurait pas à se soucier de sa lame, pour son âge, il était bon archer. Il suffisait seulement qu’il se concentre. De l’autre coté, cela était un ordre, elle avait eu celui de Réginald : le ramener en un morceau à Fort-Terreur. Elle le ferait même si cela devait lui couter le mécontentement du jeune garçon. Elle avait balayé son regard sur le Snow sans rien ajouter.

Elle espérait que son jeune cousin l'écoutait. Parce qu’elle était à un point, ou elle était irritable. Surtout que le silence du Stark après le Glover semblait laisser les choses ne pas continuer. Avoir été plus proche du Stark comme pouvait l’être sa garde, elle s’aurait permis un peu plus de politesse, mais un Bolton restant un Bolton, elle cingla d’un :

Vous savez, les gens du Glover sont en train de mourir...Peut-être pourra-t-on parler de l'heure du thé après la bataille ?"

Le rire monta parmi les hommes de Fort-Terreur, mais Maureen se fichait bien de ne pas faire rire le Stark. Plus ils restaient là à papoter de la pluie et du beau temps, de la mer et de la terre ou encore un sujet ridicule, les habitants de Noiremer devait certainement dépecer de bas en haut face à ses barbares. Car sur une échelle de monstruosité barbare, venait en premier la Seiche Greyjoy et ses petits copains fer-nés et les Bolton quelques pas derrières et jamais bien loin. Elle sentait les regards l’Approuver dans son dos et cela l’amusait. Elle gardait un air mi-amusé mi froid. Elle plaisantait à demi.
Elle approuvait le Glover. Enfin surtout parce que dans sa logique de Bolton une attaque survenait en trois points. Le premier, on attaque, le deuxième, on tue tous les ennemis ou insectes indésirables et en trois, on en discute après, auprès d’un bon verre et repas. Totalement démesurée, mais c'était ainsi qu’elle voyait les choses.


Je dis cela comme ca, parce que si nous ne les chassons pas dans les prochaines minutes qui suivent, je doute que le Nord compte encore quelques habitants, dans cette partie. Enfin, c’est vous qui voyez, vous nous laissez faire avec le Glover et vous rester ici à décider le premier qui va se lancer ou vous nous accompagnez et faites le ménages pour renvoyer ces parasites de Fer-nés sur les iles maudites. C’est vous qui décidez, maintenant ou jamais.

Elle regarda le Glover et lui fit signe qu’elle était prête. Elle et ses hommes. Elle espérait simplement avoir une réaction du Stark. Elle se fichait bien de lui causer du tort dans son égo de loup. À coté du Glover, il avait du retard.






Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Sam 12 Mai 2012 - 17:51

L’heure de l’assaut approchait. Beron était un excellent manieur de lame et un adversaire endurant. Pourtant, cela faisait longtemps qu’il n’avait plus pris part à une véritable bataille. Déjà, l’aigreur de la mêlée se signalait à lui. Et avec elle, les souvenirs mêlés, confus et précis à la fois des batailles passées. L’ivresse du combat s’animait en lui et en ses tripes et son sang vrombissait la sourde flamme de la guerre. Lentement, sans bruit, il tira sa lame au clair. Glace, la lame ancestrale de la famille Stark restait accrochée dans son dos, bien trop grande pour être maniée en selle. D’acier valyrien, Glace n’avait pas d’égal mais à cheval le Stark préférait user de Chantefoudre, une très bonne épée en acier château, plus courte et plus maniable. Le Glover balança tout une chiée d’instructions dont la plupart concordaient avec ce qu’avait préconisé le Loup. Celui-ci écouta attentivement et se félicita de compter en ses rangs un vassal de cette trempe.
La situation était certes urgente mais il n’aurait pas été bon de se ruer sur l’ennemi sans réflexion ni organisation. Père le lui avait suffisamment ressassé lorsqu’il été encore en vie : l’importance et la clé d’un combat résidaient dans l’organisation et la maîtrise. Sans maîtrise, peu valait le nombre... Jon Glover semblait avoir été nourri au même lait et Beron ne pouvait pas ne pas s’en réjouir. Garder aussi longtemps que possible l’effet de surprise, occuper le terrain selon les particularités et avantages de celui-ci, puisque, au contraire des Fer-nés, ils en maîtrisaient eux la complexité et les atouts, se servir des archers pour leur rayonnement et les chevaux pour leur puissance et leur vitesse afin réduire au maximum le désavantage numérique.
Tout y était. Les archers partirent se positionner stratégiquement, afin de créer le plus de dommages possibles tout en restant hors d’atteinte et se réservant des voies de repli multiples sous le couvert protecteur des arbres. Avec eux, était parti Bennifer, l’ami. Leur foi commune les conduisit à faire se croiser leur regard, un bref instant, juste avant que le natif de Corneilla ne disparaisse dans les buissons sur leur droite. *Que les Anciens Dieux les préservent tous !* pensa alors le Seigneur Loup. *Puissions-nous nous revoir, mon ami !* Le lent grincement de l’acier des lames glissant discrètement hors des fourreaux le ramena brusquement à une sévère réalité. Le Stark mit son étalon en mouvement avec toute la discrétion que la bête était capable de conserver. Il fallait encore rester discret, juste quelques instants, juste un peu. Suffisamment pour que les archers aient le temps de se positionner et de « sécuriser » les alentours de leurs lignes de mire. Le Stark allait lancer sa monture en direction de l’orée du Bois-aux-Loups lorsqu’il vit Lady Bolton se porter à sa hauteur. Avec toute la froideur dont il la savait capable mais avec un semblant de ressentiment qui lui parut aussi nouveau qu’inapproprié, elle le gratifia d’une paire de remarques cinglantes sur la nécessité d’agir rapidement. *Commencent à me courir, moi, les Ecorcheurs !*, maugréa le Loup en son for intérieur. Quelques rires étouffés Bolton fusèrent attisant l’agacement du Loup. – Je remercie votre bonté pour son analyse éclairée de la situation présente, Lady Maureen ! Je crois bien que sans votre aide, nous serions tous passés à côté du drame qui se joue-là ! Les rires réprimés montèrent cette fois du camp Stark. Le regard du Stark devait bien être à présent aussi glacial que celui de la Bolton. Il éperonna son étalon afin de se placer suffisamment loin de la jeune noble. Exaspérante. Elle était exaspérante mais il fallait se maîtriser. L’enjeu était trop important pour répondre. Il mit son cheval au trot. *Qu’elle s’étouffe avec son venin !* Lui et ses hommes étaient à présent presque parvenus à la lisière de la forêt. *Libre à elle de partir se faire embrocher sans prévoir comment l’éviter ! Quand elle sera femme-sel du Kraken, c’est à son petit cul s’offrira le choix d’accueillir une lame ou une queue !* Deux sonneries de cor le tirèrent brusquement de son agacement. Repérés. Ils étaient à présent repérés. Il n’y aurait pas d’effet de surprise au-delà. Il fallait foncer. Foncer et tuer. Il jeta un regard déterminé à ses hommes. Le Tallhart et Deana en tête. Il se surprit à prier un instant pour eux et pour la jeune femme. Surtout pour elle. Quelques instants plus tard, ils débouchaient à découvert, au grand galop. Le Loup brandit Chantefoudre haute sous le ciel gris, un éclair sombre vint miroiter sur sa lame redoutable et un bruit de tonnerre s’éleva sur la grève. C’était la charge nordienne. Alors que de part et d’autre du Loup s’élançaient les cavaliers de Winterfell, le Stark et les cavaliers de son escadre vociféraient un cri de guerre inaudible dans le fracas des sabots burinant le sol caillouteux. Dans le chaos indescriptible du martèlement des chevaux, on entendit le Vigier rugir « Winterfell ! » et les cœurs des cavaliers du Nord se serrèrent avant le choc. Le Loup faisait tournoyer Glace au-dessus de sa tête en hurlant « Tuez ! » et de toute part fusaient les cris de guerre des cavaliers fondant sur l’ennemi. « Glover ! », mugissaient certains, « Pour le Nord ! », beuglaient d’autres. Des hennissements de bêtes nerveuses précédèrent de peu le fracas du métal. Glace pourfendit la face d’un fer-né surpris par la soudaineté de la charge et, tel une tempête, Beron se précipita vers la plage, ferraillant de droite et de gauche. La Seiche venait déjà de perdre le premier des siens alors que le combat débutait à peine.
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Message Mer 16 Mai 2012 - 14:56

Pendant qu’elle sanglait sa lance sur le coté gauche de sa monture, la pointe dépassant sensiblement à l’avant – elle ne pouvait pas manier la pique à une main et diriger son cheval en même temps, c’était une bonne arme pour une simple charge, mais là, dans la mêlée, l’épée serait bien mieux - elle se préparait à la bataille avec un léger sourire, car finalement peu importait la stratégie, la guerrière avait soif de sang et elle ne boudait pas son plaisir. Cela faisait bien trop longtemps qu’elle ne s’était pas battue, aux côtés du Stark, sous ses ordres et pour défendre le Nord, Salvemer avait été une superbe bataille, une agréable parenthèse en somme, mais là, c’était enfin la raison pour laquelle elle s’était engagée dans la Garde de Winterfell.

La soit disant Lady Maureen était une Bolton et donc une grande gueule, ça devait être compris dans le lot des écorcheurs : irrévérencieux, insubordonnés, dangereux - non à cause de leur gout pour le sang mais plus à cause de leur manque de réflexion et de discipline – finalement pas très intelligents ni très digne de confiance, enfin, ils avaient presque réussit à amadouer Bloody Lady, mais c’était la dernière fois qu’elle se laissait avoir. Bêtise, il fallait être uni pour vaincre et eux, incapable de faire la part des choses, mettaient par leur simple présence en péril tout ce qui venait d’être décidé. Un heureux hasard et peut-être aussi la volonté de la blonde fit que se fut au moment ou Maureen approchait de Beron qu’elle tira l’acier au clair, après quoi elle se contenta d’un soupir plein de mépris et de méfiance sans même regarder la brune ni son cousin. Elle ne put néanmoins réprimer un sourire à la réponse du Lord de Winterfell. Mais elle oublia aussitôt les écorcheurs, ils étaient en marche, et les cors qui résonnèrent alors arrachèrent un sourire babines retroussées et plein de dents à Deana. Dors et déjà repérés ils pouvaient à présent se jeter à corps perdu dans la bataille et peu importait la stratégie à laquelle elle avait pensé puisque celle-ci reposait sur la surprise. Ce fut ce visage au regard cruel que Beron croisa, et le sourire de la nordienne s’élargit légèrement lorsque ses yeux azur rencontrèrent ceux, gris, du Stark.

Bientôt, ils sortirent de la forêt et se trouvèrent sur la plaine enneigée et battue par les vents marins, les Fer-Nés étaient déjà en pleine retraite, aussi ne seraient ils pas pris entre les lignes, excellente nouvelle, et les archers n’en pourrait que mieux tuer. Le bruit des nombreux sabots battant la terre en plein galop devenait assourdissant, il se répercutait sur les arbres et résonnait comme des milliers de tambours annonçant la mort. Dans le ciel volaient déjà des corbeaux lançant des « Croâ » secs qui sonnaient comme un avertissement, les lames reflétaient les quelques rayons du soleil montant passant à travers les nuages et la brume de l’automne Nordien. La lumière venant de l’est fait ressembler la masse des chevaux et des cavaliers à une grosse ombre mouvante, comme un animal légendaire hérissé de pointes brillantes grondant du son de millions de sabots, rugissant des « Pour le Nord ! », fondant sur les Fer-Nés comme un seul homme. Le sourire de la blonde s’élargit encore et elle força l’allure, elle allait aussi vite que le permettait le terrain désormais dégagé, en première ligne la pointe de sa pique prête à mordre du pirate et la lame de son épée assoiffée de sang îlien. Il ne restait plus qu’une chose à faire, tuer et rester assez proche du Sombre Loup pour être tuée à sa place le cas échéant. Sentant l’adrénaline monter dans son ventre, elle cria avec les autres pour évacuer la tension et la transformer en rage et en force :

« Pour le Nord ! Pour le Stark ! Garde Grise ! Winterfell ! Lideuil ! »

Et, alors que deux jeunes hommes auraient dû répondre à cet appel, il n’en fut rien, mais la blonde n’eut pas le temps de s’en préoccuper car déjà un Fer-Né cherchant à éviter le cheval et la pointe de la lance qui dépassait de son épaule gauche, ne vit pas s’abattre sur lui la lame qui trancha au creux de son épaule, sectionnant la carotide et faisant gicler son sang de pirate en l’air, il resta debout quelques instants avant de s’écrouler, mais Deana était déjà loin, aux côtés du Stark et frappant de taille et d’estoc comme une furie, une furie pleine d’hémoglobine…

***

Les deux autres Lideuil présents n’avaient pas répondu à l’appelle de la blonde car ils n’étaient plus présents dans la masse qui chargeait dans la plaine. En effet, un peu avant de sortir de la forêt, ils avaient remarqués des mouvements dans les fourrés un peu plus loin. Probablement les sentinelles en plein combat contre Jaime et les premiers Glover arrivés. Ils avaient crié en montrant l’endroit pour avertir les autres, mais en vain à priori.

« Là-bas ! Regardez ! »

Ils s’étaient alors détachés de la file pour bifurquer vers l’endroit arrivant sur les combattants en présence à une vitesse folle. Ils l’ignoraient, mais ils étaient sur le point de se retrouver face au Kraken lui-même…

Spoiler:
 
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Message Mer 16 Mai 2012 - 15:43

C'était une mauvaise idée. Elle l'avait su dés le départ mais comme toujours n'en avait fais qu'à sa tête. Elyn voulait prouver qu'elle était forte, qu'elle savait résister à n'importe quelle blessure et que rien, sauf la mort, ne pouvait la terrasser. Elle avait été trop vite dans sa rééducation, elle s'était levée trop tôt, avait voulu combattre des adversaires trop fort. L'un de ses hommes, déjà, était tombé sous les flèches nordiennes et sa priorité était d'occire jusqu'au dernier archer. Du moins l'était-elle jusqu'à tomber sur un géant agressif armé d'une lourde épée à deux mains qui portait des coups terribles. Parant du mieux qu'elle le pouvait, Elyn sentit une douleur fulgurante, brûlante, traverser son flanc et elle retint avec peine la grimace qui l'aurait trop bien trahi. Elle pare, elle esquive, mais un second coup lui fait sauter son épée. L'homme est fort, puissant, mais il est lent de par sa taille et son poids. Elle parvient à l'esquiver en roulant dans la neige, qu'elle tâche de sang. Rageuse, elle sert les dents et se remet debout. Elle a perdu Faucheuse, elle voit à peine son éclat dans la neige, trop occupée à essayer de trouver un cadavre munit d'une arme. Sur elle, rien d'autre que de l'inutile et elle ne portait même pas sa cotte dérobée. Elle voyait sa dernière heure arrivée, quand le bruit d'un cor retentit. Son adversaire fut déconcentré et elle pu lui asséner un grand coup avant de se relever. C'est alors qu'elle vit sa cousine, qui lui lança sa propre lame. Un signe de tête, pour la remercier. Elle n'a pas le temps de crier, de congratuler verbalement. Elyn fait une rapide prière au Dieu Noyé d'avoir dotée sa famille de femmes aussi exceptionnelles. Elle fit à nouveau face au géant et ils échangèrent quelques coups. L'adrénaline faisait battre son coeur et empêchait la douleur d'être trop présente, mais elle savait qu'une fois rentrée, elle souffrirait encore de nombreuses semaines. Aaricia ne cessait de lui sauver la vie, ces derniers temps...

Une apparition inattendue se fit alors, en la personne du suzerain des îles. La Bonfrère masqua son étonnement, alors qu'il l'encourageait à se battre. Elle se serait attendu à des remontrances pour avoir foncé aveuglément...Peut-être cela viendrait-il plus tard. Chaque chose en son temps après tout car même si le fait de vouloir tuer les éclaireurs était une bonne idée, ça avait rapidement dégénéré.
Touchant le point sensible lorsqu'il évoqua sa soeur, il s'en prit à un second nordien bifurquant vers eux alors qu'elle continuait contre son adversaire. « AURANE! » hurla-t-elle en frappant à nouveau. Il bloque, elle pousse sur la lame de sa cousine mais sait très bien qu'à la force brute, elle ne vaincra pas. Ainsi se montre-t-elle plus rusée. Elle fait mine de perdre l'équilibre et s'écrase au sol. La douleur à son flanc est réelle, le sang coule et le nordien s'y laisse prendre. Il lève son arme pour porter son dernier coup et sa main à elle se referme sur une poignée de neige qu'elle lui envoie dans les yeux, avec un caillou qu'elle n'avait pas prévu d'attraper dans le tas. L'objet lui percute la tempe et il frappe à côté de sa tête, si bien qu'elle peut enfoncer l'épée d'Aaricia dans sa jambe. Une chance pour elle que les soldats du Nord ne portent pas d'armure comme ceux de Port-Lannis...Elle lève alors son épée, et la lui enfonce dans la gorge.

Intervention MJ: Y parvient-elle ou est-elle confrontée à de nouveaux ennemis, de nouveaux ennuis qui l'en empêche?
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Message Mer 23 Mai 2012 - 18:26

"Et c'est moi la sauvage...Par l'Cornu. Viens par là, agenouillé, viens." se contenta-t-elle de répondre en riant sauvagement. Enfin, le petit homme de fer s'approcha toujours sous le sourire de la femme du Peuple Libre. Celle-ci s'était mise en garde, une position étrange presque laide mais équilibrée et surtout économe. Pas de grandes poses comme les chevaliers des Vertes Contrées. Le moindre de ses mouvements, si discrets soit-il, n'était qu'économie et rétablissement de son assiette. Le premier coup de Sargon rencontra l'antique arme du Nord mais un brusque déséquilibre l'informa immédiatement que la femme avait détourné la lame avec suffisamment de force pour découvrir sa garde. Pourtant, là où elle aurait pu tuer, elle se contenta d'effleurer lui tirant ainsi le premier sang. Alors qu'il se relançait au combat, attaquant avec précision, il pouvait voir briller la prunelle joyeuse de cette merveilleuse femme. Ironiquement sans doute mais elle ne boudait pas son plaisir et cela se voyait. Cette beauté aimait combattre et donner la mort. Si l'arme en acier Valyrien donnait au Fer-né un avantage plus que certain, elle compensait par sa souplesse et sa vivacité et surtout ce qu'on aurait pu appeler une habitude. Elle était moins forte et moins bien armée et, pourtant, tous ses gestes rappelaient ceux d'un voyageur habitué à parcourir de longues distances économisant chaque pas, chaque geste. Les coups suivant de Crépuscule pleuvèrent mais elle se déroba d'un bond. Toutefois, quand, une nouvelle fois, Sargon put sentir l'haleine de la jeune femme presque dans son col alors que les deux épées s'entrechoquaient, un brusque coup d'estoc fit dévier la lourde arme. Rapide, elle était rapide. Il n'eût que le temps de penser cela avant que le genou de la femme ne vienne s'encastrer dans son entrejambe. Durement. Les deux marins si ils n'avaient pas déjà battu en retraite aux premiers coups de trompe auraient sans doute poussé un gémissement de compassion bien masculine. Alors que la douleur lui vrillait les couilles, Sargon eût enfin le bonheur de sentir le crâne de son adversaire, dur comme le bois de son boutre, venir s'écraser contre son visage. Quelque chose craqua avec un bruit dégoûtant. Pourtant, le coup fatal, suite logique, ne vînt pas. La voix s'éleva, moqueuse toujours quoiqu'un peu essouflée. Elle s'était reculée mais il pouvait voir aux quelques tâches de sang que certains coups l'avaient touchée. "Allons gamin, ton maître te siffle." Et, en effet, au loin, un second coup de trompe sonnait le départ ou du moins l'arrivée de renforts à Noiremer.

Les ordres du Greyjoy avaient été suivis à la lettre. Déjà, par deux fois, Aaricia, sa tendre épouse, avait soufflé dans la trompe signalant ainsi le danger venant de la forêt et ses consignes de sonner le départ se propageaient au son des cornes poussant des hululements lugubres pour inviter chaque marin à regagner son boutre, femme-sel sous le bras ou non.

Malheureusement, si eux, les simples marins avaient ce luxe, ce n'était pas du tout le cas du couple Greyjoy et de leur cousine Bonfrère aux prises avec un petit groupe de Nordiens bien décidés à goûter de l'encornet au coin du feu une fois que les seiches auraient décampé. Ils n'étaient certes pas nombreux mais des hommes qui défendaient terres, femmes et enfants avaient sans doute plus d'ardeur à la lutte que bien des chevaliers bardés de fer ne clamant que gloire et honneur en faisant couler le sang honni. Elyn, alors qu'elle allait enfoncer son arme dans la gorge de son malheureux opposant, encaissa un violent choc à la tempe qui l'envoya rouler sur le côté, mal en point. Un coup de pied ni plus ni moins alors que son adversaire, se tenant la jambe et hurlant à la mort s'effondrait de tout son poids sur la pauvre fer-née en la bourrant de coups de coudes.

Déjà des renforts arrivaient, deux hommes blonds sautèrent de leurs montures portant de grandes épées et se ruèrent contre Dagon et sa pauvre proie qui n'évita la mort qu'en se laissant glisser au sol. Les deux hommes grands, féroces et vêtus de peaux de bêtes recouvrant leurs armures avaient de quoi faire penser à des sauvageons quoique le cri de guerre puisse détromper un fin connaisseur des paysans du coin.
"Lideuil !" n'était rien de moins que le nom d'un clan vivant dans une étable et ayant le malheur d'être loyal aux Stark. Alors que, remplacé par les deux frères qui attaquaient la Seiche, l'homme des Glover s'échappait des mains de la Seiche Dorée, d'autres hommes arrivèrent percutant violemment Aaricia qu'ils envoyèrent voler à terre. "Prends ça salope ! Tu vas tater du mandrin du Nord, chienne de Fer-née !" Mais la pauvre femme ne les entendait guère toute concentrée sur la violente douleur qui venait d'éteindre son ventre comme si, déjà, les enfants lui déchiraient les chairs pour quitter sa matrice protectrice et chaleureuse.

Non loin de ce petit attroupement, Bennifer Nerbosc accompagné des archers Glover canardaient aisément toute la troupe fer-née. Leur point de vue était sans conteste l'un des meilleurs. De quoi pouvoir abattre une biche à plus de deux cents pas et, forcément, un gros marin fer-né ne pouvait que subir le même sort. Toutefois, il ne fallut guère de temps aux hommes de Fer pour comprendre d'où venaient les flèches. Déjà, armés de leurs énormes haches à double tranchant, ils s'approchaient des arbresen y balançant des caillasses énormes ramassées sur la terre gelée du Nord. Certes, ils ne touchaient pas Bennifer mais l'empêcher sacrément de viser, d'autant plus qu'un des lourdeaux grimpaient déjà dans les ramures qui dérobaient le noir corbeau à ses assaillants.

Mais déjà, avec les hénissements des chevaux fouettés et talonnés pour être lancés au galop, le gros de la troupe nordienne attaquait en direction de la plage. Le choc fut bref mais violent et, déjà, certains eûrent à y perdre la vie. Ce fut malheureusement de ser Kendrick Crakehall dont le visage, tant loué, rencontra la dureté d'une large pique fer-née. Heureusement, il n'eût pas à se lamenter longtemps avant de passer dans les bras de l'Etranger. Cela faillit bien être le cas de Deana Lideuil qui fut envoyée à bas de sa monture pour aller s'écraser sur le sable dur et glacial, mille étoiles devant les yeux n'étant pas, cette fois, causée par sa passion pour le beau Loup. Son épaule gauche lui doulait et le moindre mouvement trop brusque aurait eu de quoi la faire hurler si elle avait eu moins l'habitude du combat. Mais heureusement,une guerrière Lideuil ne s'en laissant pas compter malgré que l'usage d'un bras lui soit refusé. Elle avait toutefois l'aimable présence du cadavre de son ami de l'Ouest pour lui rappeler que, finalement, même la garde Grise était mortelle. Et les hommes Glover ou Bolton au sol et blessés voire morts, tout autant. Heureusement, ils n'étaient même pas une dizaine et, très vite, le fidèle serviteur de la Bolton, Mortimer se releva en jurant et en gueulant qu'il lui fallait un cheval
"par la touffe ridée de cette vieille pute d'Aïeule !"

Le choc, quand les chevaux de la troupe entrèrent en collision avec la ligne de ravitaillement défendue à la hâte, fit perdre son épée de selle à Beron Stark. Néanmoins, sain et sauf, il était de l'autre côté. Vivant au moins. L'élan l'avait emporté un peu plus loin que les hommes de sa célèbre garde mais, à ses côtés, sauvage et guerrière, l'épée à la main se tenait Maureen Bolton. Agaçante et piquante, sans doute, mais toujours en selle. La manoeuvre avait réussi d'un point de vue purement tactique. Ils se tenaient désormais entre les boutres que, déjà, les équipages à bord poussaient à la mer et le gros des envahisseurs des Iles qui revenaient à la charge vers le rivage en poussant des cris barbares qui sans doute vouaient à la mort les pauvres hommes rassemblés sous la bannière du Loup Gris. Des corps fer-nés étalés dans des sacs de grain jonchaient l'endroit où les guerriers montés les avaient enfoncés d'aucun poussant un dernier râle d'agonie. Cette entrée réussie avec fracas, ne restait plus désormais qu'à savoir ce qu'il convenait de faire et, de préférence, sans se faire tuer car l'état numérique des forces ne jouait guère en faveur de lord Stark. D'autant qu'ils se trouvaient présentement pile entre la horde fer-née et leur moyen de rentrer dans leurs satanées îles, les bras chargés de femmes et de foin du Nord.

Plus loin, suivi par le fidèle membre de la Garde Grise, le petit héritier Bolton se faufilait dans les branchages pour rejoindre le point de chute du Nerbosc et des éclaireurs Glover.


Pour finir, quelques petits rappels :

- En cas de question, envoyez vos MP à Maura Lannister.

- Merci de privilégier les réponses à l'animation avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 11 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’animation elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'animation selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de Lady Cœurdepierre !
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

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♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
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♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Jeu 24 Mai 2012 - 12:47

     Sargon se doutait bien que cette femme ne serait pas une combattante qui lui accorderait la moindre faille, c'était pour cette raison qu'il se concentrait encore plus qu'à l'accoutumée. Les coups donnés par la lame de la sauvageonne était loin d'être aussi puissants que ceux des Nordiens ou même des habitants des Iles de Fer, mais elle compensait bien sa faiblesse physique par une agilité dont le Harloi n'avait pas forcément l'habitude. Elle avait l'air de s'amuser. Tant mieux pour elle, même si lui-même se sentait plutôt amusé par l'idée de combattre une sauvage d'au-delà du Mur, il savait aussi que le temps lui était compté et que les Nordiens ne mettraient pas bien longtemps avant de débarquer dans le petit village. Motte-la-Forêt n'était pas si loin et l'homme que le Harloi avait obtenu comme maître d'armes il y a de cela un an, leur avait clairement signifié que la maison de maître n'accepterait point de laisser les pirates piller leurs villages sans réagir. Sargon ne su jamais l'erreur qu'il venait de faire pour qu'elle parvienne à s'approcher de lui avec autant d'efficacité. Pourtant le Dieu Noyé savait que la longueur de la lame de Crépuscule avait de quoi tenir n'importe qui à distance. Peut-être qu'elle était au moins aussi suicidaire que lui allez savoir, seul le résultat importait. Et il fut douloureux. Très douloureux. Un choc au niveau de son entre-jambe lui arracha un gémissement de douleur, heureusement qu'une partie de son armure pouvait atténuer le choc sans quoi il aurait certainement été condamné à s'allonger par terre pendant plusieurs dizaines de minutes avant d'être apte à se redresser. La douleur le garda immobile un bref instant avant qu'il ne sente le crâne de la sauvage s'écraser contre son visage, puis une vive douleur au niveau de son nez se fit sentir, occultant presque celle située sous la ceinture. Elle s'éloigna pour le railler et il lâcha une insulte qui soulageait plus qu'elle n'était utile.

     ▬ Espèce de sale chienne ! »

     La douleur était palpable et il posa un bref instant son genou à terre pour laisser le temps à son corps d'assimiler tout cela. Une sensation moite et un liquide chaud toucha sa lèvre alors qu'il l'essuyait du revers de la main. Elle l'avait amoché certes, mais lui aussi. Seulement les bruits du cor exprimaient clairement qu'il ne devait pas trop tarder ici. Les Nordiens ripostaient certainement et il fallait donc évacuer la zone avant qu'il ne soit trop tard. Redressant son visage vers la sauvageonne, Sargon décida qu'il allait mettre fin à ce combat, inutile d'essayer de la ramener, elle ne se laisserait pas capturer et il faudrait de toute manière la tuer en considérant qu'il parvienne à prendre le dessus.

     ▬ Reste donc avec tes petits Nordiens si tu les aimes tellement. »

     Il se releva en prenant garde de ne pas exposer son dos à la sauvage pour autant. Il n'était pas question d'en finir ici ! Le cor appelait tous les Fer-nés et le temps leur était compté, Sargon s'éloigna de la zone d'un pas légèrement hésitant, non en raison des doutes qu'il pouvait avoir vis-à-vis de la rousse, mais simplement parce que la douleur de son entre-jambe était encore palpable. Détournant de temps en temps le regard vers la cour qu'il venait de quitter histoire de s'assurer que la sauvage ne le suivait pas, Sargon tomba sur les deux marins qui s'étaient enfuis dès que le combat avait commencé. Ils regardèrent leur capitaine d'un air assez surprit et celui-ci s'empressa de les réveiller.

     ▬ Ne restez pas la bande d'abrutis ! Dépêchez-vous de charger les dernières caisses sur les boutres et montez à bord ! »

     Les deux hommes s'éloignèrent et Sargon regarda rapidement autour de lui, son épée en acier Valyrien toujours à la main. Non loin de là il voyait déjà des combats qui se déroulaient, certainement les Nordiens qui venaient de rentrer dans un groupe de pirates qui surveillaient les arbres. Il ne fallut pas longtemps au Harloi pour repérer la silhouette familière et le crâne chauve de Yoren à qui il fit signe en l'interpellant. Le second réagit instantanément, donnant l'ordre aux autres marins de la Veuve Salée de se rendre aux boutres. Il était temps de partir, ils avaient assez de réserve pour le moment. Prenant la direction de la plage, le jeune homme vit son second se hisser à sa hauteur et lui décrocher un regard interrogateur.

     ▬ Heureusement qu'il y a des femmes de cette région, sinon vu les hommes les pillages seraient une partie de plaisir. »

---------------------------------

HP : Je n'ai pas trop intégré les attaques des Nordiens étant donné que j'étais isolé jusqu'à présent, donc j'attends de voir dans quelle zone je me retrouve avant de parler plus des combats ><


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Message Sam 26 Mai 2012 - 14:12

Il ne sut s'il blessait l'homme ou non, mais en tout cas, il se déroba sous lui et alors, il recula d'un pas, voyant deux hommes lui sauter dessus. Il para les coups éventuel, prenant bien appui sur ses pieds. Ils allaient se retrouver bien coincé dans la vase s'ils continuaient. Crétines de femme ! En tout cas, il espérait que les blessure et la bêtise d'Elyn lui servira de leçon. Ils étaient des barbares, ils attaquaient sans réel plan tactique, tout dans la persuasion et la violence, mais quand même ... Ils n'étaient pas suicidèrent ! Elyn était au sol. Il claqua la langue. Sa femme se retrouva allongée plus loin par terre recevant un coup qui noircit le regard de la Seiche. Il pensait ) son héritier, à Aaricia. Le choc fut tellement violent, qu'il ne pouvait rester de glace. Ils ne lui laissaient même pas le temps d'aller prier leurs dieux, qu'elle épargne leur vie. Il resta là, à fixer les deux hommes, jetant de bref regard à sa fiancé, essoufflé.

- Il a fallut que je sois entouré d'incapable ! Juste une paire de cuisse à écarter !

Pendant ce temps, Qalen qui continuait de regarder les hommes s'empresser de regagner les boutres, crachant dans le cor, il regardait la forêt. Son suzerain n'était toujours pas revenu. Que faisait-il ? Il rangea le coquillage sur sa ceinture et s'élança avec ses pas colossales là où était Dagon. Longeant le village, il évita la garde montée et à pied qui descendaient à vive allure vers la plage. Malgré sa grande taille, il se fit discret et vit les deux femmes au sol, Dagon là, cinq hommes... Il slaloma d'arbre en arbre. Il fallait fuir. De son imposante hache, il commençait à briser un arbre, pas très large, mais assez conséquent.

Dagon fixait toujours les deux hommes. Il cherchait une solution. Il n'avait pas envie de perdre du temps, avec deux boulets à ses pieds. Il se lança sur l'un des hommes, la lame en travers de lui, puis la fit rouler autour de son poignet, balançant un coup en diagonale, commençant par le bas et remontant sa seiche d'Or avec puissance. L'un des frères recula, l'autre l'attaqua, il baissa la tête, et planta son épée vers le deuxième, juste sous son bras, évitant sa lame. Il n'arriva qu'à découper un bout de tissus, rien de plus. Un autre coup devant de la fratrie, il la bloqua avec la protection de son avant bras, muni d'une petite plaque en fer. La force du coup fut encaissé en grande partie, mais une partie cogna sur une ancienne blessure, qu'un gamin lui avait fait : Oberyn. Il grogna et le repoussa sèchement.

Un craquement arriva. Les deux frères devaient être plus attentifs par la nature que par le fer-né. Dagon vit les feuillages bougés, déjà peu rassuré dans ce genre de décor. Il regarda son épaule où un filet de sang coulait, sans douleur. "Dagon !". Il s'élança en arrière, alors qu'un arbre s'abattait sur eux. Qalen avait attaqué de moitié l'arbre avant de se jeter dessus pour le pousser et le casser en deux. Il avait poussé des boutres, un arbre d'un diamètre acceptable et d'une taille moyenne ne lui faisait pas peur. Le Greyjoy profita du moment de panique pour se jeter sur l'un des hommes qui s'étaient attaqué à sa femme. Le pas rapide, il décida de la jouer plus subtile. Dos à lui, il fit glisser le bout de sa lame sous le bras de l'homme, sa main gauche lui attrapant le poignet fermement et tel les tentacules du Kraken, il essayait d'insinuer sa lame derrière la nuque de l'homme, son bras lover au sien. Du moins, serait-il assez rapide pour le faire, et lui retirer entièrement sa tête, ou alors attaquer sa jugulaire ?(MDJ) Il espérait avoir une tête à envoyé aux autres guerriers.

Qalen arriva enfin, un bond de géant, la hache conséquente qui voulait s'abattre sur quiconque cherchait la mort. Il prit la relève pour la fratrie Lideuil que Dagon avait abandonné. Il en poussa un, avec un coup de pied, le faisant basculer de l'autre coté du tronc. Toujours un pied sur lui, il en repoussait un autre, balayant sa hache autour de lui, le repoussant d'un choc violent en la pointant contre son poitrail.


Dernière édition par Dagon Greyjoy le Lun 28 Mai 2012 - 0:36, édité 2 fois
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Message Dim 27 Mai 2012 - 16:21

Tout ne se passait pas exactement comme prévu, c’était le moins qu’on puisse dire, alors que Deana venait de frapper un Fer-Né, le tuant très probablement, Dark Moutain reçut un coup de hache sur l’épaule qui heureusement rencontra le bois de la grande pique. La lance éclata en morceaux laissant juste le temps au cheval d’esquiver le coup d’un grand bond sur le côté, la pointe en fer tomba par terre, et la blonde avait roulé par terre sans parvenir à accompagner le mouvement du puissant étalon. Le cheval était affolé, car malgré tout le dressage qu’il avait reçut pour ne pas craindre la bataille, il était conscient d’être désormais seul dans la mêlée et surtout d’être passé près de la mort. Il galopait en tout sens en lançait antérieurs et postérieurs dans la tête de tous ceux qui avaient le malheur de croiser son chemin tout en essayant de se dégager de la nasse mortelle et de retrouver dans la forêt. Un peu sonnée par la chute, la guerrière mit quelques temps à se relever et heureusement pour elle, la panique du gros cheval de jais avait fait bougé les lignes, aussi personne ne s’occupa d’elle pour l’achever tout de suite. Elle ouvrit un œil assez rapidement, et la première chose à laquelle elle pensa fut son épée, qui était tombée un peu plus loin, juste après, elle aperçut le visage de Kendrik transpercé par une lance, mort. Elle sauta alors sur ses pieds prête à en découdre avec son dirk qu’elle venait de sortir de sa botte et ce fut à ce moment là qu’un éclair foudroyant lui traversa l’épaule et qu’elle se rendit compte qu’elle avait été blessée. Oui car en réalité, la hache sur son cheval n’était qu’une partie de l’attaque qui l’avait mise à terre, une masse s’était abattue dans le même temps sur sa clavicule à l’instant même où elle perdait l’équilibre. D’où son manque de souvenir de ce détail qui pourtant lui coutait déjà cher, blessée à la première charge, elle allait souffrir tout le combat et aurait bien du mal à mettre ses techniques à deux mains à contribution pour tuer. Mais il y avait pire, distancée par Beron elle allait devoir s’occuper de sa propre vie avant de pouvoir de nouveau s’occuper de celle de son Lord. Peu importait ses sentiments pour lui, elle se montrait encore une fois, loin d’être à la hauteur pour faire partie de la Garde Grise, cette constatation la fit grogner.

Mais plus le temps de tergiverser, les Fer-Nés s’intéressaient de nouveau à elle et il allait falloir se battre. Elle aperçut son épée à terre à seulement quelques mètres, mais trop tard, la pointe d’une lance avançait rapidement vers elle, et derrière le visage d’un de ses pirates. Elle avait un mal de chien, mais il allait falloir qu’elle fasse avec et à vrai dire ça n’était pas la première fois, il fallait seulement prier pour que ça ne soit pas non plus al dernière. Elle se roula par terre l’espace d’un instant ramassant quelque chose au sol et se relevant, cette fois, son couteau dans la main gauche et la pointe de sa propre lance brisée dans la droite. De nouveau face à son adversaire elle offrait désormais son flanc droit à la lance menaçante plutôt que le gauche. Au dernier moment elle recula le pied droit déviant dans le même temps la pointe en fer grâce à son arme de fortune. Dès que la pointe l’eut dépassée, elle leva le bras pour le passer au dessus de la hampe, coinçant le bois au creux de son aisselle et avançant sur son adversaire lui-même emporté dans l’inertie de son mouvement. Elle ne pouvait peut-être pas lever le bras, mais elle pouvait encore tourner le poignet même si cela lui faisait un peu mal aussi, elle le tourna, appuyant son bras sur sa hanche pour tenir plus fermement son couteau. L’îlien vint s’empaler l’aine sur le dirk et elle lui planta la lance brisée dans le cou pour finir le travail. Tenant toujours la lance intacte sous son aisselle droite, elle tourna sur elle-même pour écarter les autres assaillants qui approchaient dangereusement. Dans le mouvement, avec l’inertie donnée à la lance, elle se baissa pour la faire passer par-dessus son épaule gauche et en se redressant la bloquer pointe sur le sol et hampe sur l’épaule le temps de dévier un coup avec la lance brisée et de la planter dans le torse d’un Fer-Né puis de la lancer à travers la face d’un autre. Elle leva ensuite la pointe de la lance avec un petit coup de pied et la prit avec sa main droite puis la tint au dessus de son épaule pour frapper tous ceux qui se mettaient sur son chemin avec l’avant pointu ou l’arrière en bois. Ne pouvant pas se servir de son bras gauche, elle se servait de son corps pour la faire tourner, mais elle était souvent obligée de la lâcher de courts instants pour changer sa prise sur l’arme lourde et encombrante. Heureusement, après avoir tué et blessé quelques pirates, elle arrivait là où elle avait aperçut son épée et lançant la lance pour tuer un dernier ennemi avec cette arme, elle la récupéra et entreprit de fendre les rangs pour retrouver le Stark. (MDJ, dis moi si elle y parvient ou non)

***

Pendant ce temps, Barristan et Maclen se battaient contre la seiche après s’être engueulé au sujet des chevaux. L’un voulait rester à cheval frapper vite, une ou deux fois en passant au galop et rejoindre ensuite le gros de la troupe, cette mission improvisée n’étant faite que pour donner le temps au Gover de fuir, et l’autre voulait en découdre, le plus jeune évidement et finalement encouragé dans cette voie par l’arrive d’autres Nordiens dont un avait osé frapper une femme enceinte, une Fer-Né enceinte certes, mais tout de même, c’était moche, les Lideuils ne cautionnaient pas. Après quelques passes d’arme ou les deux Lideuil, oncle et neveu, se tiraient la bourre pour savoir qui attaquait, ils entendirent un énorme « Crac » et en levant la tête, ils virent un arbre tomber sur eux. D’un bond, ils se jetèrent en arrière pour éviter de se faire écraser, le temps de se relever, Dagon était en train d’essayer de couper la tête d’un nordien et le temps de se relever, Qalen était sur eux.

Les deux Lideuils attaquèrent le géant en enjambant l’arbre. Alors qu’à deux ils pouvaient trouver la faille et le harceler d’attaques venues de partout, Barristan fut projeté en arrière par un puissant coup de pied, pas de quoi lui faire mal, mais de quoi le faire trébucher et basculer sur le tronc. Maclen seul face au second n’en menait pas large et il passait pus de temps à esquiver la lourde hache qu’à réellement attaquer. Mais Barristan n’avait pas dit son dernier mot, même avec un pied sur le poitrail, il pouvait manier l’épée et ne se priva pas de frapper de toutes ses forces de taille sur la jambe de l’homme prêt à parer un coup. Voyant son neveu à son tour déséquilibré par un coup du Fer-Né, le plus âgé des grands blonds roula sur lui-même forçant Qalen à lâcher prise ou à tomber. Une fois relevé, il attaqua à nouveau, utilisant l’allonge de son bras et de son arme pour un toucher d’estoc et rester le plus possible hors de portée du tranchant de la hache. Le jeune homme était presque aussi grand que son adversaire bien que beaucoup moins épais, il se pourrait bien que le combat soit presque équilibré tant que Barristan parvenait à esquiver la lourde hache du second. Quand à Maclen il ne manquait pas de courage mais ne faisait pas le poids, il avait la technique et la taille, mais il manquait cruellement d’expérience et d’un peu de force à cause de son jeune âge. De plus, contrairement à son oncle il ne faisait preuve d’aucune prudence.

Pendant ce temps là, le quatrième Nordien essaya d’attaquer Dagon pour lui faire lâcher prise alors qu’au même moment, le Glover qui s’était échappé se rendait compte du désastre qui se déroulait sur la plaine du haut d’un arbre sur lequel il avait grimpé. Il sonna du cor, évidement, personne ne viendrait en renfort à part quelques villageois rescapés peut-être, mais ça, les ennemis pouvaient ils le savoir ? Qui ne tente rien n'a rien

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Message Lun 28 Mai 2012 - 2:54

Il venait de lancer sa botte contre cet homme, debout en face du corps de sa femme, encore allongée sur le sol meuble de la forêt. Il fut rapide. Précis ? Il n'en savait rien et il n'eut le temps de le savoir. Il sentit une présence derrière lui. Il ne sait s'il avait ne serai-ce qu’érafler l'homme dont la lame était venu se loger presque dans sa nuque. (Je laisse le sort de l'homme entre les mains du MDJ toujours)Il se retira rapidement, déjà appelé ailleurs. C'était un instinct, un réflexe, il n'était pas réellement conscient de ce qu'il faisait. Il sentait la mort le frapper dans le dos, alors il voulait au moins lui faire face, si c'était sa dernière heure. Pas cette fois-ci. Il repoussa avec force le nordien qui s'était jeté sur lui, dans l'idée de sauver un confrère. Il avait paré son coup et le rejeta tout simplement. Il était vif et courageux. A la bonne heure. Dagon était pressé, toujours sans savoir s'il avait abattu ou blessé l'homme qu'il avait attaqué un peu plus tôt. On revint à la charge. Il le laissa foncer, puis fit un pas de côté au dernier moment, leur épée qui chantaient l'une contre l'autre. Il l'avait placé à la verticale, sur son flanc, pour qu'il ne le touche pas. Il le dépassa et lui ficha un violemment coup de pommeau derrière le crâne. C'est alors que Dagon se raidit. Il baissa les yeux à ses pieds. Une lame. Il regarda autour de lui rapidement et se pressa de ramasser l'épée d'Elyn. Un vrai troque d'arme ce raid. Du grand n'importe quoi.

Dagon fit plusieurs pas, frappant un homme, qui en avait profiter pour l'attaquer. Un coup de lame, un autre, et un coup de pied violent dans le poitrail, il finit au sol. Un peu de répit. Encore ce fichu nordien ! Ils avaient quoi à s'en prendre à lui. Laissez lui un instant, qu'il aide son incapable de femme au sol. Il grogna fortement, se jetant sur lui, les deux lames en mains. Jonglant avec les deux, formant des tours circulaires, il enchaina plusieurs coups que le jeune homme arrêta brillamment, mais en reculant toujours de quelques pas à chaque coup. Dagon avait de la force quand il le voulait, même si cela lui demanderait plus d’endurance. Il voulait se débarrasser de ce nuisible. Mais il était coriace. Une ouverture, il frappa dans le flanc, il entendit le tissu craquer. Touché ou pas, il s'était reculé et sans peur, Dagon se rua sur lui, épaule en avant, le bousculant avec puissance. Il enfin atteignit sa femme, repoussant tout assaillant autour d'elle, du moins s'il y en avait. Il lui chopa le bras, sentant ses petits doigts s'enlacer sur le sien. Il la souleva sans peine et lui mit l'arme en main. Il la jaugea longuement.

- La lâche pas celle-ci.

Dagon roula des yeux en entendant des pas venir vers lui. Il était près à parier que c'était le même homme. Volte face, il se mit de profil, tapa en l'air sur l'épée qui le visait, laissant une ouverture monstre à sa femme pour qu'elle frappe en plein ventre, et l’éviscère. Saurait-elle être assez vive, et l'homme trouver une parade ? En tout cas, ce n'était plus son affaire.

Il rejoignit rapidement Qalen qui moulinait sa hache, ici et là. Il cria son nom, de peur de finir à l'autre bout de la plage, rien qu'en recevant un coup de son homme d'arme. Du petit nombre autour de son géant, il choisit une victime.

Il attira Maclen, s'attaquant au plus jeune. Il avait une revanche contre ce genre de personne. Il l'isola rapidement en lui donnant plusieurs coups, puis alors, tournant autour, le faisait reculer, Arricia était derrière lui. Il ne savait si elle se battait ou pas, mais il voulait la garder sous les yeux, vu toutes les mésaventures en si peu de temps. Doucement, il se retrouva collée au dos charmant de sa femme, toujours entrain d'attaquer le jeune Maclen. Il le taquina pas mal, le faisant courir, trébucher, il rit. Puis alors qu'il regardait comme sa femme s'en sortait, enfin debout et armée, il se retourna, mais alors, il recula de peu, la pointe de la lame de Maclen venant lui entailler la joue. La blessure ouverte assez profondément, laissait un liquide chaud lui encrasser le cou. Il écarquilla les yeux, plus que surpris. Encore un jouvenceau, un nourrisson, qui venait à le blesser ! Etait-ce une malédiction ? Une blague du dieu des Tornades ! On allait arrêter de jouer. Il en avait marre. Il le provoqua, d'un signe de main pour qu'il vienne l'attaquer. Maclen vint à le frapper, Dagon lui maintint l'épée en l'air en bloquant le plus rapidement possible. Son autre main tenait la lame, alors que Maclen voulait se dégager. Le sang commençait à perler sur le poignet de Dagon. Puis tout aussi vif, un coup de pied dans son genoux. Un crac retentit dans la forêt. Pas un bout de bois, non. Déboité, cassé ? Peu importait, cela le calmerait un instant.

Il se tourna vers Elyn.

- Il serait temps que tu t'en sortes, on aimerait bien un peu de renfort ! Empotée, vraiment, pesta t-il, voulant battre en retraite au plus vite.
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Message Lun 28 Mai 2012 - 12:20

Le choc avait été si violent qu’il avait semblé au Stark que le monde avait soudain basculé. La grève, avide de sang, s’était soudain précipitée sur le Loup, lui sautant à la gorge alors qu’il avait été violemment projeté à bas de sa monture. Pendant quelques secondes, tout s’était éteint autour de lui et il lui avait fallu une bonne minute avant de comprendre réellement ce qui venait de lui arriver. La violence de l’impact avait, certes, emporté plusieurs fer-nés qui se trouvaient sur le passage des chevaux mais s’était également retournée contre le chevaucheurs nordiens. Beron se releva difficilement. Le sol vacillait sous ses pieds, il cracha un mélange de sang et de sable gravillonneux. Il avait franchi le premier rideau fer-né mais alors que c’était là son objectif, il réalisa qu’il n’était plus très entouré. Au moins pourrait-il tenter de retarder un peu la retraite de ces chiens vers leurs boutres... Deana n’était plus à ses côtés, observa-t-il, Kendrik non plus. La confusion créée par leur charge les cachait maintenant de son champ de vision. Le Stark se retourna alors qu’un cheval piétinait nerveusement la grève dans son dos. C’était la Bolton ! Ils étaient désormais seuls côte à côte, elle montée, lui non. Quelle ironie ! Dire qu’il avait méprisé sa présence qui, jusque là lui paraissait totalement inappropriée... et voilà qu’à présent il ne restait plus qu’elle à proximité immédiate ! Et qui plus était, elle, elle avait résisté au choc de l’assaut ou en tous cas, si elle n’était pas en première ligne au moment de l’impact, du moins était-elle parvenu à rester en selle, elle. Il se sentit moqué par le tour que prenait la situation. Mais il fallait se ressaisir, et vite. L’objectif qui consistait à se placer entre les Îliens et leurs navires était atteint. Il s’agissait maintenant de se farcir le maximum d’encornet sans se faire embrocher soi-même, de façon à couper leur retraite. La situation était certes compliquée puisqu’il était pour l’instant coupé de tout soutien et pris entre deux feux, mais il en allait de même pour les pillards ! Alors qu’ils tenteraient de retourner vers leurs embarcations, ils trouveraient une opposition, il est vrai quelque peu mince, mais une opposition tout de même. Et dans leur dos se porterait alors le danger des nordiens restés en arrière ou dans le couvert des bois. Le Stark chercha des yeux son épée mais sut la trouver. Il se porta alors vers un ennemi gisant au sol et le délesta de sa lame. Son regard se porta ensuite sur lady Maureen dont les traits résolus du visage semblaient avertir chacun qu’elle ne donnerait pas sa vie si facilement. Le Seigneur Loup en fut aussi surpris que réconforté. Il ne la connaissait que par le peu qu’il avait entendu d’elle... Et si jusqu’à présent la Dame de Fort-Terreur s’était montrée aussi exaspérante et glaciale envers lui que ce que prétendaient les rumeurs qui couraient à son sujet, il se surprit à espérer que tout le reste le soit aussi... Elle savait se défendre lui avait-on dit. Il ne restait plus qu’à souhaiter qu’elle assume sur ce point également la réputation qu’elle se trimballait. Les fer-nés se pressaient vers la mer. Certains sans se retourner, d’autres s’y obligeant parfois pour ferrailler âprement et tenter d’éviter de se faire planter une épée dans le dos alors qu’ils ambitionnaient d’embarquer au plus vite...
Deux d’entre eux se précipitaient droit sur les deux nordiens. Le Stark fit lentement tournoyer sa lame alors que les deux sauvages approchaient à grandes enjambées. Leurs vociférations pouvaient traduire la haine ou la peur, c’était selon. Un mélange des deux certainement. Il se prépara à les combattre, résolu à ne rien céder. Le regard de Beron se posa quelques secondes sur la Bolton qui se préparait elle aussi au combat.

- Je prends celui de droite, annonça-t-il à l’intention de sa partenaire. – Pensez-vous pouvoir vous acquitter de l’autre ? Il lui sourit brièvement et la quitta des yeux en se jetant à l’assaut des deux barbares qui couraient sur eux. Il se jeta sur le premier avec toute la souplesse dont il était capable parant un premier coup pour répliquer immédiatement de taille basse. – Pour le Nord !!!, avait-il rugi.

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Aaricia Greyjoy
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Message Lun 28 Mai 2012 - 20:42

La jeune femme de la seiche avait perdu son souffle dans le dernier élan la menant à Elyn. Elle avait tenté de bien faire en sauvant certes sa cousine, mais elle ne se protégeait pas. Elle aurait le droit à un sermon dès qu’elle aurait les pieds à Pyk. Déjà que son corps la faisait souffrir d’avoir mis une raclée aux quelques Nordiens qui avaient essayée de la tuer. Elle ne voulait que rentrer pour une fois. Elle avait voulu jouer les grandes héroïnes, faire comme sa mère, elle avait fait une grave erreur. Elle le savait et sentait que la seiche ne serait pas d’humeur à leur retour. Une impression comme toutes les autres. Il en avait fallut peu pour que son mari change d’idée. Si elle devait rester autant récupérer une épée et ne pas tout lui laisser. Elle était venue pour lui montrer qu’elle était certainement plus qu’une idiote. Elle voulait lui montrer qu’il avait parfois un peu tort sur elle. Même si ses gestes n'étaient pas toujours les bons.

Elle avait pris le temps de regarder attentivement et s’était dirigée ou l’épée d’Elyn avait atterri lorsqu’elle était arrivée, près de sa cousine. Il lui manqua à peine quelques secondes avant de se faire percuter violement au sol. Elle sentit sa tête frapper le sol et sentit une vive douleur à son ventre. Non ce n’était pas le temps. Comme par réflexe, elle avait porté sa main à son ventre. Ce n’était pas le temps. La douleur l’immobilisait au sol pour l’instant, mais elle se tenait prête, dès que la douleur serait moins vive. Elle devait chasser la douleur de son esprit. C’était une règle de son défunt oncle. Elle devait oublier sa douleur et continuer son chemin. Elle s’était refermée comme une huitre. L’arrivée de Dagon l’avait terrifié et encore l’avait frustré. Elle n’arriverait jamais à faire ses preuves comme elle l’entendait.

Elle lui avait pris la main pour se relever et une fois sur les deux pieds, elle tentait au mieux de faire la sourde oreille à sa douleur toujours présence. Elle avait déjà vécu aussi pire, en de pareille circonstance, mais elle ne préférait pas y penser. Déjà elle sentait sa main se resserrer sur la paume de l’épée. Ses jambes la soutenaient à peine. Son cerveau lui dictait quoi faire, mais son handicap l’empêchait de se concentrer comme elle le voulait. Dagon avait abandonné l’homme trop vite pour qu’elle réagisse promptement. Elle sentit la lame du Nordien contre son épaule et elle grogna. Elle savait qu’elle mettait la vie de son héritier en danger, mais elle ne saurait faire autrement pour préserver la sienne.

Aaricia bloqua la seconde attaque du Nordien, attaque qui semblait plus à voir qui de lui ou elles étaient le plus fort. Sentant sa position relâcher, elle envoya son poing dans la figure de son ennemi et marcha en direction de Dagon. Elle sentit venir la recharge de son assaillant alors qu’elle faisait dos à dos avec son mari. Elle se sentit plus à l’aise de voir la seiche près d’elle, même si son corps ressentait toujours une vive douleur. Elle passa sa main dans son dos et ramassa la dague avant de la cacher dans sa manche. Elle envoya son pied dans les parties sensibles de son adversaire et le frappa avant d’envoyer l’homme au sol. Elle s’était détachée de son mari pour prendre une seconde cible. Des coins de l’œil elle avait vu son assaillant se relever. Laissant sa dague descendre dans sa main, elle la projeta en direction de l’homme toujours au sol, et revint à sa nouvelle cible, surveillant ses arrières.

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Mdj : La dague tue-t-elle le Nordien, ou elle ne s’est pas rendue ?




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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