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Animation n°1 : De Fer, de Neige et de Sang

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Homme d'Armes
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Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
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1066/1500  (1066/1500)


Message Mar 3 Avr 2012 - 18:30

     Les sacs lourds et repus promettaient un hiver plutôt agréable aux Fer-nés. Le sort des Nordiens qui se faisaient piller allait être bien moins agréable, mais ce n'était pas le genre de choses qui pourrait inquiéter un homme comme Sargon. Ou comme les autres Fer-nés d'ailleurs. Interrompant provisoirement les mouvements de son épée, le jeune homme jeta un coup d'œil autour de lui pour regarder comment les choses se présentaient. Il voyait le nombre des sacs entreposés de côté, s'élever doucement pendant que d'autres marins s'occupaient d'éloigner les quelques hommes qui tentaient de défendre leurs femmes. Certaines avaient l'air en bonne santé et plutôt vives, à n'en pas douter une petite partie servirait de femmes-sel et seraient prises à bord pour le voyage du retour, le reste consommé sur place ou envoyé rejoindre leurs Anciens Dieux. Le capitaine de la Veuve Salée se concentra à nouveau sur les combats, voyant du coin de l'œil la silhouette familière de son cousin et suzerain qui se battait de son côté. Qalen était bien visible lui aussi, c'était à peine si l'on distinguait la fine épouse de la Seiche. Sargon ne laissa pas son regard s'attarder sur la demoiselle au risque de se déconcentrer, il fit donc signe à quelques hommes qui descendaient des sacs sur les épaules, puis désigna ceux déjà entreposés à même le sol.

     ▬ Chargez déjà ce qu'il y a là sur la Veuve Salée, si nous devons partir en urgence je ne veux pas laisser tout ces sacs sur place ! »

     Il détourna ses yeux des quelques marins qui s'affairaient alors. Sargon se promettait que si jamais des gardes venaient faire leur apparition, il attraperait la première torche qui se présenterait pour faire flamber le bâtiment qui contenait toutes les provisions. Au moins cela leur permettrait de comprendre que les Fer-nés faisaient ce qu'ils voulaient, puis cela retiendrait aussi leur attention et leur laisserait plus de temps pour fuir. Le Harloi n'était pas inquiet. Il avait un informateur sur l'île de Harloi, offert par lady Rowena en personne il y a de cela un an. Même si l'homme d'armes avait refusé de donner trop d'informations sur son ancienne patrie, il avait toutefois donné des détails assez utiles, comme de savoir à quelle distance à cheval se situait Motte-la-Forêt. Restait à espérer que cet avantage allait les aider. Alors que le capitaine avait repris son travail de décapitation et autres joyeusetés de ce genre, il entendit plusieurs voix s'élever en une seule pour clamer le nom de la maison de maître qui se situait non loin de là. Une expression de lassitude se dessina sur son visage alors qu'il constatait que décidément, les gens ne pouvaient pas s'empêcher de toujours devoir mettre en avant leur servitude. Lui ne se battait que pour sa propre personne et rien ne l'insupportait plus que les hommes soumis.

     ▬ Yoren ! Surveille les terres ! »

     Son second était passé à ses côtés et hocha la tête d'un air affirmatif, Sargon se dirigea alors vers un groupe de quelques hommes qui étaient aux prises avec des marins de son boutre. Ces derniers avaient ramassé deux jeunes femmes et les Nordiens venaient visiblement les secourir. Décidément, même dans une région sans chevaliers, ils trouvaient le moyen de la jouer grands seigneurs ! Le Fer-né arriva rapidement à la hauteur de ses hommes et coup nette la main de l'un des Nordiens qui s'était agrippée à la hache de l'un des marins. Un mouvement de surprise de la part des habitants qui reculèrent de quelques pas avant de s'approcher à nouveau. Apparemment ils voulaient réellement récupérer leurs filles, à croire qu'elles avaient plus de valeur que leur nourriture. Agacé et irrité par leur résistance, le Fer-né attrapa l'une des gamines par la chevelure pour la tirer vers lui, ignorant ses cris, avant de lui trancher la gorge d'un geste net et assuré. Le sang gicla, éclaboussant la tenue et la peau du capitaine et de ses hommes, touchant même les Nordiens les plus proches. Le Harloi la laissa retomber sur le sol alors que son corps était agité de quelques soubresauts, refusant de l'achever et préférant la laisser se vider de son sang. Il passa sa main gauche sur son visage pour essuyer le sang qui avait tâché sous son visage, dégageant ses yeux pour ne pas être dérangé lors des combats.

     ▬ Vous feriez mieux de vous laisser faire sans résister, au moins ce serait rapide et moins douloureux. »

     Ce n'était pas sûr, mais il s'en moquait au final. Reprenant Crépuscule bien en main, le capitaine s'approcha des Nordiens pour s'occuper de leur compte, épaulé par les deux ou trois marins qui se trouvaient à ses côtés. Yoren surveillait les terres pour veiller à ce qu'ils ne soient pas pris par surprise, les autres marins se battaient ou chargeaient les sacs sur le boutre, leur petite organisation était parfaitement huilée. Il ne manquait qu'un peu d'animation pour transformer cela en un véritable combat.


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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
Nos Lames Sont Acérés
Aptitudes et Intrigues
Succès de Maureen Bolton

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Message Mer 4 Avr 2012 - 14:50

Maureen était toujours d'une humeur maussade. Elle était quelques peu effrayants. Elle ne souriait presque jamais sauf de rare fois quand elle était avec son cousin ou encore avec Mortimer. Personne n’avait le droit à sa personnalité de l’Orage, sauf les Swann. Elle ne l’utilisait pas dans les terres du Nord ce qui la rendait très froide et insensible. Rien ne la heurtait, sauf que l’on touche les siens. Elle avait le sang qui bouillait et ne pouvait faire autrement que de suivre cette voie. Elle était comme tout le monde, sauf qu’elle préférait se sauver loin des Stark que de se trouver en leur compagnie. C’était une réalité qui la touchait.

Heureusement, elle avait connu les Stark très très jeune. Elle était haute comme trois pommes et s’attaquaient à tous les garçons qui osaient rire d’elle. Une vielle habitude boltonnienne. Sa mère n’approuvait pas mais elle ne se souvenait pas que sa mère approuve un quelconque comportement de sa fille. Maureen avait toujours résumé le Nord d’une façon bien à elle. Soit on marchait sur les pieds, soit on se laissait marcher dessus.

Elle regrettait d’avoir suivi le Nerbosc dans sa course pour rentrer à Motte la foret. Elle aurait mieux fait de suivre le Glover. Elle aurait été dans le vif de l’action. Elle n’eut qu’un regard à l'intention de son cousin qui arrivait avec ses hommes et son protecteur. Elle regarda Mortimer qui la rejoignit alors qu’elle descendait de sa propre monture pour rejoindre le chevalier du Conflans. Offrant un clin d’œil à son cousin, elle lui fit signe de ne pas descendre. L’idée de rejoindre le Glover la torturait. Elle aurait du, cela aurait été plus amusant que de se pavaner devant le Stark.

Mise à part les vieilles rancunes du passé qu’un Bolton n’oubliait pas, elle ne détestait pas son Lord. Elle lui vouait le même respect, il n’était que différent sur quelques aspects. Regardant le Lord héritier de sa maison, elle lui offrit un sourire, qui voulait tout dire sur la situation. On pouvait bien la trouver déroutante, puisqu’elle répondit un peu sec.

On a de la compagnie à Noiremer. Reste la je reviens.

Adrian le savait quand elle utilisait un ton plutôt neutre, elle n’était pas en mesure de négocier. Elle accompagnait le Nerbosc et les écuyers devant le Stark. Bizarrement, pour Maureen, le moment n’était pas à la conversation. Que pouvait-elle vraiment y faire? Elle s’éloigna de sa monture, Mortimer sur les talons alors que les autres veillaient sur son cousin. Les yeux de Maureen se posèrent quelques secondes sur le lord Stark, gouverneur du Nord. Elle détourna le regard avant même qu’il ose croiser celui de son seigneur. Elle n’était pas à l’aise en présence des autres familles du Nord, sauf peut-être celle des Karstark, puisqu’il était lié par une union à la famille Bolton.
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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
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1/2 rp

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Message Mer 4 Avr 2012 - 15:01

Elle le haïssait. Il aimait la provoquer. S’il ne voulait pas d’elle qu’il la renvoie près des boutres. Ou encore mieux, il n’avait seulement pas à céder à ses caprices de venir. Elle ou lui, il n’y avait pas de différence. Elle le haïssait encore toujours plus, quand il la prenait par le bras et qu’il la menaçait, elle n’avait plus la force à le supporter ainsi. Se pliant sous la force qu’il exerçait contre elle, elle lui en voulait terriblement de l’humiliation. À Pyk, elle pouvait digérer tous les affronts privés ou même public, mais pas ici. Pas quand tout le monde les regardait. Elle se sentit raidir. Elle devait se contrôler, ses sens étaient agités et Dagon finirait en cible pour elle. Elle voulait l’atteindre et lui faire du mal. Il n’y avait aucune chance pour qu’elle le tue, elle le savait. Mais il y avait cent pour cent des chances que ce soit lui qui la tue, avec ou sans bébé en son sein.

Ne te gêne pas si tu me trouve trop encombrante à l’avenir, lui siffla-t-elle alors qu’elle arrivait à se défaire de son emprise.

Elle le détestait. Elle voulait simplement se défaire de son emprise pour l’éviter au mieux. Elle profita même qu’il ait le dos tourné pour disparaitre plus loin. Elle n’allait pas jouer les jolies gentilles femmes aujourd’hui. Elle en avait assez de ne pas lui casser les oreilles. Elle n’allait certainement l’attendre. Elle s’éloigna de la seiche en pestant et s’accapara d’un adversaire dont elle n’eut fait qu’une bouchée de lui. Après quelques échanges de coups, elle avait senti la force de l’homme la ramené au sol violement. Elle avait soufflé, mais s’était reprise en passant sa lame sur les jambes de la pauvre victime. Elle sortit sa dague et sentit les mains du pauvre homme tenter d'échapper à la femme de la seiche. Il exerçait une pression afin qu’elle ne le tue pas, mais Aaricia glissa sa main sur la gorge de sa victime et serra, imaginant même que c'était son mari, qu’elle était en train d’étouffer complètement. Du revers de la situation, elle se sentit projeté au sol par l’homme, mais le frappa sévèrement plusieurs fois à la tête. Cherchant la dague qu’elle avait laissée tombé quelques minutes auparavant, elle la trouva avant de l’enfoncer dans sa gorge trois fois. Aaricia avait essuyé le sang sur les vêtements de sa victime avant de se relever et de la ranger dans sa botte.

S’éloignant de sa pauvre victime et encore moins d'humeur à jouer, elle s’avança vers un homme armé et s’élança afin de mieux préparer son coup, mais elle fut surprise de la force qu’utilisa son adversaire pour parer son coup. Enfin quelqu’un qui savait se battre et qui la voulait pour morte. Cela faisait changement des petits garçons qui disait savoir se battre. Non elle n’oubliait pas ce qu’elle avait fait, mais elle était dans une colère noire contre Dagon. S’il voulait son héritier mort, il n’avait qu’à lui demander. Elle frappait aussi fort que lui, mais elle finit par perdre son épée qui vola au sol. Elle esquiva le coup, et alors qu’il abaissait sa garde, elle lui balança son poing au visage. À défaut de ramasser l’arme de son adversaire, elle lui fit perdre comme lui avait appris le nouveau maitre d’arme de Pyk. Elle donna un coup et ne vit pas venir son adversaire. Elle sentit ses jambes se dérober et tomba ramassant quelques écorchures au passage, malheureusement pour Dagon qui ne ramasserait pas son cadavre. Elle se releva et para les coups avec justesse. Elle était meilleure au combat à mains nues qu'à l’épée. Elle devait faire en sorte de ne pas se ramasser la honte. Heureusement pour elle, Qalen était occupé amplement avec son capitaine dont elle ne voulait pas l’aide. Visant le visage, mais lente dans ses mouvement d’exécution, elle envoya son poing dans la gorge.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Mer 4 Avr 2012 - 17:25

L’homme des Glover avait d’abord insulté Deana et comme ces compagnons d’ailleurs, de rire et de dire qu’elle refusait le combat ou encore qu’elle venait d’être sauvée par la sortie du Lord et du Suzerain et un certain nombre d’idioties en tout genre qui, quand on la connaissait semblaient complètement ridicules. Certaines d’ailleurs assez graveleuse pour que même Maclen et Barristan s’en offusque, en tout cas dans la mesure où elles étaient adressées à leur sœur et tante, mais ils se contentèrent de quelques regards de défis aux grandes gueules de l’assemblée. Mais les hommes de Motte la Forêt finirent eux aussi par arrêter leurs inepties qui d’ailleurs ne semblait pas un instant détourner la blonde de son unique point de mire à savoir le Stark et lui seul, dont elle s’était approchée et qu’elle flanquait désormais, droite comme un I, la main sur la garde de son épée. Soit dit en passant avait vu plus d’une bataille dont celle de Salvemer et plus d’un loup dont Beron, et qui n’avait insulté que son frère et son neveu et ce pour leur bien, ils le comprendraient bien vite, du moins l’espérait-elle, autant qu’elle espérait qu’il ne soit pas déjà trop tard. D’ailleurs quoi qu’on en dise, avec ou sans queue, avec ou sans tableau de chasse un guerrier auquel seul l’entrainement importe est un meilleur guerrier que celui qui passe son temps à troncher de la gueuse d’écurie. Elle se serait bien excusée de son soudain revirement auprès de son troisième adversaire, mais il était trop occupé à se moquer d’elle, la stupeur passée, pour qu’elle ouvre la bouche pour lui dire quoi que se soit de gentil ou d’agréable, il ne fallait pas trop pousser tout de même.

Ainsi, Deana attendait les ordres, mais l’arrivée de Bennifer et Maureen avec les hommes partis chasser avec eux changea la donne. Ils étaient accompagnés d’un jeune homme qui semblait bien mal en point et très bruyant, même comparé aux soldats qui avaient encouragés ou insultés les combattants de la lice un peu plus tôt. Le Nerbrosc semblait avoir du mal à contenir la peur du rescapé, à moins que ça ne soit sa souffrance la Nordienne en arme n’aurait su dire, mais il gardait toujours son calme, une qualité qu’elle ne possédait pas mais qu’elle n’en appréciait pas moins chez les autres. Enfin dès la première fois qu’il avait explosé les faits à sa façon, elle avait plus ou moins compris qu’un village non loin de là était attaqué, et en ses temps qui d’autre que les Fer-Nés pourraient bien attaquer la côte ouest du Nord, je vous le donne en mile. Aussi avait elle fait signe à Barristan et Maclen de préparer les chevaux, enfin il s’agissait d’un signe de tête vers l’écurie non loin, mais ils semblaient avoir compris, car eux aussi avaient lâchés les armes d’entrainement pour les leurs et ils étaient maintenant dans l’écurie, d’ailleurs ils n’étaient pas les seuls, beaucoup des hommes des écorcheurs étaient là eux aussi préparant les chevaux et sortant avec.

Toute cette agitation ne disait pourtant rien qui vaille à Deana et elle restait là, protégeant son Lord comme elle en avait fait le serment, ne sachant pas trop comment allaient se dérouler les choses. Une attaque sur un village était certes une mauvaise chose, mais l’invasion du Nord par des milliers de Fer-Nés en était une autre, bien pire et pourtant bien différente de ce qu’elle avait pu apprendre sur leurs stratégies dans le conflans. Or, si elle les avait combattu une fois dans le Sud, les hommes des Glover devaient avoir l’habitude de leurs razzias, cela faisait des siècles qu’ils les combattaient régulièrement avant que la paix du roi ne leur soit imposée, ils devaient savoir comment réagir dans une telle situation. A moins que justement, la situation ce jour là ne soit différent, une invasion, et la présence du Sombre Loup et de quelques dizaines d’hommes supplémentaires, et puis, jamais un homme du Nord ne reculait devant la bataille, ni ne laissait ses ennemis repartir sans dommage, non, cela ne s’était jamais vu et cela ne pouvait être. Mais la blonde dans son armure de cuir sentit un nœud se faire dans ses entrailles : la peur, non pas pour elle mais pour celui qu’elle avait juré de protéger ainsi que pour les deux jeunes hommes de sa famille venus avec elle. Cette peur venait justement du fait qu’elle ne savait que trop bien comment les Fer-Né agissaient, leur soif de sang, leur férocité, et le fait qu’ils n’attaquaient jamais sans mesurer les risques. La torture de son esprit, que savaient-ils, que cherchaient-ils, avaient ils une idée derrière la tête où étaient-ils simplement là pour razzier comme depuis toujours, à la place de semer ? Elle balaya ses craintes et ses questions en fermant un instant les yeux, les Nordiennes pas plus que les Nordiens ne reculaient devant une bataille, les Nordiennes pas plus que les Nordiens ne brisaient leur serments quoi qu’il en coûte, jamais.
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Message Jeu 5 Avr 2012 - 12:27

Un petit groupe d’hommes du Glover avait suivi leur seigneur et le Stark à l’extérieur de la vaste demeure. Le froid les avait saisi, fidèle compagnon de ces contrées septentrionales du royaume dans lesquelles les rigueurs du climat étaient généralement plus importantes qu’à Winterfell même. Mais le Loup ne s’en émouvait guère. Il aimait le froid, le vent et la rudesse de ces terres. C’était tout ce qu’il connaissait depuis enfant et ce froid qui le berçait depuis le berceau s’offrait à lui comme un complice éternel. Jon Glover se tenait à son côté et le Loup et lui observèrent avec circonspection le défouloir que semblait être pour leurs hommes, l’aire d’entraînement sur laquelle Glover, Bolton, Stark et Lideuil luttaient fermement. Pourtant, quelques instants seulement après que l’hôte et son suzerain eurent émergé sur les terrasses de la demeure castrale, les joutes cessèrent lorsque, Deana Lideuil en tête, les opposants aperçurent les deux seigneurs et leurs suivants amassés sur les larges marches de pierre conduisant à la lice... Le regard de la blonde se posa sur son Lord. Snow et l’héritier Bolton mirent un terme à leur opposition et tous convergèrent vers le Stark. Comme chacun semblait attendre du Gouverneur du Nord une nouvelle d’importance que pourtant celui-ci ne détenait pas, le Loup commença d’une voix chagrine.

- Les Fer-nés, débuta-t-il désireux de mettre tout de même à la disposition des hommes tous les éléments qui étaient en sa possession, ...

Mais alors qu’il s’apprêtait à poursuivre, déboulèrent dans la petite enceinte du fief, plusieurs chevaux conduits avec rudesse et empressement. Les montures stoppèrent non loin du Stark, soulevant de multiples projections d’une fange sablonneuse toute alourdie des frimas opiniâtre de cette journée humide et froide... Il y avait là, accompagnant Bennifer Nerbosc et Lady Bolton, la quasi totalité des hommes partis le matin même à la chasse, mais Beron nota immédiatement que quelques un d’entre eux manquaient toutefois à l’appel. Alors que la Bolton, sans descendre de sa monture balaya de son légendaire regard glacial les hommes rassemblés dans la cour, il n’y eu guère que son neveu pour recevoir l’aumône d’une once de douceur de sa part, tandis que le Nerbosc, agile et souple, mit pied à terre avec empressement afin de conduire jusqu’au Stark et au Glover un homme aux habits crasseux et vaguement ensanglanté.

« Il nous a trouvé durant notre partie de chasse. Les autres sont partis vérifier ses dires et éclairer nos lanternes, commença le Valois. Puis, pressant l’inconnu, il lui intima : - Raconte-leur, doucement et avec calme. »

Dans le flot de paroles désordonnées et rageuses que l’obscur personnage se mit à débiter, quelques suites de mots lâchées sur le ton d’un beuglement éperdu firent écho à son regard enfiévré.

« Les monstres sont là ! Y brûlent tout ! Y tuent tout ! Glover ! Glover ! A Noiremer ! »

Aussitôt, chacun comprit ce qui se tramait et le Stark se tournant immédiatement vers son hôte, interrogea Jon Glover.

- Noiremer ? Un village côtier, n’est-ce pas !? Sans que l’héritier de Motte-la-Forêt n’ait le temps de piper mot mais avec la confirmation de ses hochements de tête saccadés, le Stark se mit à interpeller tous ses hommes et tous ceux qui se trouvaient là.

- Les Fer-nés sont à vos portes, Jon ! Rassemblez vos hommes, sécurisez votre castel et faites sonner le tocsin, vite ! Votre frère est déjà là-bas ! Y est-il allé ? interrogea-t-il successivement le Nerbosc et la Bolton. Puis à l’attention de ses hommes, il ordonna : - Deana, Barth, Leigh, rassemblez les hommes, prenez vos chevaux, nous devons nous hâter !

S’il fallait absolument éviter un trop grand empressement, la difficulté résidait toutefois dans l’initiative malheureuse de Jaime Glover de se porter seul à la rencontre de l’ennemi. Désireux de garder tout le sang froid qu’il était possible de conserver pour l’occasion et impatient d’organiser une réaction adaptée et rapide malgré l’apparente apathie de Jon Glover, le Loup gronda quelques ordres marqués du sceau du bon sens.

- Il me faut un cavalier rapide capable de nous conduire jusqu’à Noiremer, Jon ! Et des archers, avez-vous quelques archers ? A ces mots lui revinrent en mémoire les prodiges dont était capable, à l’arc, Bennifer Nerbosc... - Bennifer, je suis au regret d’avoir à vous embarquer dans tout cela mais... pourriez-vous risquer de m’accompagner là-bas, vous aussi ?

Son regard se porta naturellement vers les Bolton. Maureen s’escrimait puérilement à éviter le regard du Stark et n’était toujours pas descendue de cheval. Son neveu quant à lui jetait sur l’agitation soudaine des regards effarés... et avides !

- Lady Maureen, l’interpella le Stark, vous devriez vous retrancher avec Jon dans le fief ! Puis se tournant vers l’héritier de Fort-Terreur : - Quant à toi, Adrian, il me semble que tu devrais rester là pour veiller sur ta douce tante ! Le Stark savait que les Bolton n’apprécieraient pas les recommandations qu’il leur adressait et sans doute, mêlant un amour propre compréhensible au sempiternel esprit de rivalité qui les opposait à la Maison au Loup, n’en feraient-ils qu’à leur tête... Mais qu’importait ! Il était de son devoir de Lord Suzerain Protecteur du Nord de veiller à ce que ses vassaux soient protégés au mieux !

Les hommes du Loup étaient maintenant tous en selle, regroupés autour de leur Lord. L’immense Leigh Tallhart écrasait sa monture sous sa masse colossale, la blonde Deana était elle aussi à cheval mais quelque peu à l’écart du groupe. Elle parlait apparemment à ses frère et neveu qui, bien que grands et costauds, manquaient à priori de l’expérience nécessaire à un combat véritable si tant était que l’alerte donnée par l’inconnu ramené par Bennifer et Maureen devait s’avérer exacte... Qu’était-elle en train de leur dire ? Leur recommandait-elle de se tenir retranchés dans le fief, à l’écart des dangers vraisemblables de la côte ou au contraire leur intimait-elle prudence et mesure s’ils l’accompagnaient ?

Le Stark éperonna son étalon sombre qui, battant l’air de ses sabots furieux, se cabra instantanément.

- Barth, ordonna-t-il au grand dam de ce dernier, tu gardes un œil sur le petit, est-ce clair !? Son doigt ganté de noir désignait le jeune Adrian...


Dernière édition par Beron Stark le Sam 7 Avr 2012 - 16:37, édité 2 fois
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Message Jeu 5 Avr 2012 - 17:05

Puisque l’ordre était donné de se mettre en selle, alors elle allait obéir, et cette fois c’était pour de bon que son frère et son neveu allaient se battre, pas un seul instant il ne lui était venu en tête de les laisser à l’arrière dans la forteresse, de les laisser à l’abri. De une ils refuseraient, de deux ils étaient des hommes faits et étaient aptes à mener un combat, de trois elle pensait qu’ils pourraient être utiles malgré leur manque d’expérience, de quatre, ça n’était pas elle qui donnait les ordres mais Beron ou Jon et elle les laissait sous leur commandement pour ce genre de décision importante. Maclen amena le cheval du Stark et Barristan celui de Deana pendant qu’hommes et palefreniers s’afféraient pour préparer et amener les autres à la hâte, elle n’aimait pas ça du tout, mais pas le choix, si effectivement le frère de Jon Glover était allé se jeter dans la gueule de la seiche il fallait agir, et vite !

- JE suis chargée de protéger Beron, néanmoins c’est votre Lord, il doit donc rester en vie quoi qu’il en coûte, mais à moins que toute la garde grise ne soit en mauvaise posture, contentez vous de vous battre de faire honneur au Nord et aux Lideuils et de rester entier.
- Et toi soeurette, qui va te protéger ?
- Je me protège très bien toute seule Barristan, la preuve je suis toujours vivante.

Deana et les deux autres Lideuils étaient à cheval ainsi que l’ensemble de la Garde Grise et de plus en plus de monde dans la cour, elle planta son regard dans les yeux de Barth pendant un instant et ils se sourirent comme à chaque fois avant une bataille. Mais peut-être que cette fois elle semblait moins enthousiaste que d’autres, ou peut-être pas. Après tout elle craignait les Fer-Nés, mais elle avait soif de vengeance et était loin de s’avouer vaincue, elle avait envie d’en découdre, de les voir mordre la poussière et s’il n’était tenu qu’à elle, elle aurait galopé seule vers Noiremer pour en tuer un maximum. Oh oui, elle avait envie de les transpercer de sa lame ou de sa pique, elle avait envie de les tuer et de leur faire passer l’envie de mettre les pieds sur les terres du Nord, d’ailleurs elle avait retrouvé le sourire et son regard froid et déterminé de guerrière.

- J’ai hâte d’en découdre !
- Ne dis pas de bêtises Maclen, tu vas te chier dessus dès que tu les verras !
- Et toi Barristan ? Tu penses que ton âge fera la différence ? J’ai le regret de vous dire que rien ne fait la différence à part la guerre elle-même, survivez à la première et vous pourrez vous vanter d’être de vrais hommes.
- Ou une vraie femme.
- Ou une vraie femme. Qu’est que… oui… enfin bref. Pour vaincre un ennemi, il faut le connaître mieux que soi-même, mais je n’ai pas le temps de vous dire tout ce que je sais et en plus je ne sais pas grand-chose, je vous laisse donc appréhender la situation mais en tout cas utilisez ce que vous savez de vous au mieux. Et… n’oubliez pas ce que j’ai dit, ne soyez pas trop prévisibles, mais surtout, ne les laissez pas vous encercler, rester dans les rangs, obéissiez aux ordres de Beron, n’offrez pas votre dos, ne découvrez pas vos flancs, utilisez votre bouclier…
- Des gnons ! Pas des mots. Tais-toi un peu Deana tu vas nous gâcher le plaisir
- Prêt à l'attaque, armure et épée en place.
- Blindé, affuté, impatient d'y aller !
- Des dizaines de milliers de jeunes gens meurent chaque jour, privant le monde de leur intelligence, de leur beauté et de leur force. Ne soyez pas de ceux là…

Deana grogna un peu en dodelinant de la tête, mais elle n’était pas surprise par leur réaction, ils avaient probablement peur, mais ils ne montraient rien car ils avaient été élevés dans l’attente de ce jour, du jour où ils se battraient. Tel qu’elle connaissait son père, il leur avait enseigné tout ce qu’il savait sur les batailles et le combat l’épée ou la hache ou encore à la pique ; ils savaient exactement quoi faire et ils étaient entrainés pour ça. Même s’ils avaient toujours préférés s’amuser, blaguer, boire et trousser les servantes du château de Samwell plutôt que de s’exercer, ils n’en étaient pas moins en excellente forme physique, dans la force de l’âge, et assez doués avec une lame. Probablement moins forts que leur sœur qui elle passait son temps à s’entrainer et avait pour maitre d’arme Barth Snow, probablement le meilleur bretteur du Nord, mais ça n’était pas la première fois qu’ils portaient une arme. Bref, il n’était plus temps de s’en faire pour eux, pas plus que temps de leur donner des conseils qu’ils n’écoutaient que d’une oreille distraite attendant les ordres de Beron. La blonde se détourna d’eux pour reporter son attention sur le Stark, elle aussi attendait ses ordres et les premiers échanges pour être sûr d’être devant lui, en première ligne, le protéger au péril de sa vie, c’était son rôle, son serment, sa vie…
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Message Jeu 5 Avr 2012 - 20:38

      Dans l'air lourd qui m'entourait de toutes parts, je pouvais fermement dire que quelque chose n'allait vraiment pas bien. L'atmosphère était tendu, et quelque chose avait fait tomber mon cœur au plus profond de mon estomac, juste par hasard. Le retour soudain de Maureen, Bennifer et le blessé qui les accompagnait, ainsi que l'absence du frère Glover que je me rappelle avoir nettement vu partir avec eux ce matin ne présageaient rien de bon. Qu'est-ce qui pouvait bien se passer. Lord Beron Stark ainsi que l'héritier de la maison Glover étaient sortis dans la cour de Motte-la-forêt, ayant préféré rester loin du froid pour le début de la soirée. Nordiens disait on, faites-moi bien rire ! J'avais beau partagé avec Beron Stark une relation sympathique, bien que basée sur des corbeaux venant et allant de Fort-Terreur à Winterfell, mais on m'a appris de ne jamais faire pleinement confiance à un Stark, encore moins à ses ordres ou ses décisions. J'ignorais bien pourquoi il s'était au premier lieu rendu à Motte-la-forêt alors que je comptais bien, suivant l'ordre de Grand-père, le retrouver à Winterfell. Mais, je devais avouer que c'était une drôle façon d'accueillir ses suzerains. En tout cas, en voyant Maureen avancer à pas d'enfants sur la selle de son cheval, je me dis que rien n'était plus joli qu'un Bolton sur sa bête hennissante. Je vis son regard froid et austère balayer le commun des présents dans la cour, puis quand ce dernier tomba sur moi, je vis un sourire que peu peuvent se vanter d'avoir vu sur son visage. Je le lui rendis. Puis, elle me lança un clin d’œil que je savais rassurant, alors mes craintes se confirmaient, quelque chose de mal venait de se passer. En effet, Maureen, après avoir descendu de sa monture, suivit Bennifer et ses hommes aux côtés du Stark. J'eus un mouvement de jambe qui montrait que je m'apprêtais à descendre moi aussi, la suivre. Mais, un signe de sa main me fit glacer, me laissa de marbre, et c'était bien une des rares fois que Maureen Bolton interdisait quelque chose à son cher cousin. Rassurez-vous, ce n'est pas pour autant que j'allais rester loin de l'action, car je savais au fond fin de moi que l'action, on en aura pleinement. Quand elle passa à côté de moi, elle me lança une réplique qui, en même temps, fit naître en moi une excitation jouissante ainsi qu'une peur mortelle. Je regardai les hommes de Fort-Terreur qui m’entouraient, m'attardai sur le portrait de John. Ils étaient tous sur leurs chevaux, aucune chance de me faufiler. « Je reste ici alors ! », murmurai-je, plus pour moi que pour quelqu’un d'autre.

      Puis, alors qu'un silence religieux enveloppait Motte-la-forêt, on donna la chance au blessé de parler, ce jeune homme qui avait, je dois le dire, excité ma curiosité. Ils brûlent, ils tuent, à Noiremer ? Noiremer ? N'était-ce pas ce petit village côtoyant la mer, je me rappelle en avoir déjà parlé avec mestre Corwen. Mais qui pouvait bien l'attaquer ? Ma réponse ne tarda pas à survenir, car Beron Stark confirma haut et fort que le Nord subissait l'attaque des Fer-nés, je devais tout de même m'en douter, après Salvemer et Port-Lannis, il était évident qu'ils allaient monter plus haut dans le Nord. Notre « si cher » suzerain donna ses ordres, fit ses plans très rapidement, ou pas. Les Glover regroupèrent leurs hommes, Bennifer fut appelé avec son arc et ses flèches, les hommes des Stark furent à leur tour appeler. On courait, on préparait les armes, on sellait les chevaux. Rapides étaient les hommes du Nord quand leurs terres étaient en danger. En ce qui me concernait … et bien, que dire ? La peur m'envahissait, je ne le niais pas. Mais pas ce genre de peur qui te fait faire un pas en arrière, qui te fait fuir, mais bien cet autre genre qui allume en toi le désir de lever flèche et épée devant l'ennemi, cette peur qui te donne l'envie de prendre la bonne initiative de te battre. Puis, sans honte de sa part, Beron Stark donna à Maureen et moi l'ordre de rester ici 'en sécurité' prétendait il, pour ne pas lui voler la gloire de la guerre fallait il dire. Barth Snow devait apparemment garder un œil sur moi, bonne chance pour lui. Les hommes d'arme de Fort-Terreur se prenaient aussi dans l'agitation du moment, prenant leurs armes et s'apprêtant à la bataille. Cependant, ils ne me lâchaient pas d'une semelle, et Maureen n'était toujours pas revenu. Je fis reculer mon cheval un peu en arrière, sortant de la horde que les hommes des Bolton avaient crée autour de moi. Puis, je m'apprêtais à donner l'ordre de galoper à mon cheval quand une autre bête vint me couper le chemin. Je levai un œil vers le cavalier et remarquai qu'il ne s'agissait de nul autre homme que John. « Où comptes-tu bien aller comme ça, Adrian ? », son ton avait quelque chose de plus sérieux que d'habitude, et il m'avait bien appelé par mon prénom seulement. « Tu t'en doutes, John ? Je ne vais pas croiser les mains alors que la bataille est sur notre porte ? Je cherchais de l'action, là voilà. Ils cherchent des archers, je leur prêterai toutes mes flèches. », lui répondis-je sèchement mais sans le faire exprès. « Tu vas quand-même désobéir à un ordre direct de ton suzerain ! », riposta-t-il. « Pour tout te dire, c'est le dernier de mes soucis. Les Stark ont toujours travaillé dur pour leur gloire, les Bolton l'ont naturellement. »

      Puis, détachant mon attention de John. Je cherchai Maureen, je l'aperçus et remarquai qu'elle me regardait aussi depuis un bon temps, peut-être depuis que je parlais à John. Je hochai la tête en sa direction, comme cherchant sa bénédiction. Puis donnant un coup à mon cheval, ce dernier partit en galop vers le petit coin où étaient, il y a quelques minutes plus tôt, regroupés les hommes des Bolton, j'y pris ma dague que je mis sur moi, mon arc et toutes mes flèches, puis mon épée que j'accrochai bien autour de ma taille. Pour le moment, je resterai tapi dans mon coin, observant, quand ils avanceront j'avancerai à mon tour. Ce n'était pas un Stark qui allait se mettre en travers de mes plans !
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Maureen Bolton
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Message Ven 6 Avr 2012 - 2:26

La jeune fille de l'écorcheur se retint de parler. Elle avait pour habitude de toujours parler avec rudesse. Elle prit le temps de respirer et de répondre à une question regardant le Stark dans les yeux pour une fois. Malgré se problème que pouvait faire ces adorables gens des Iles de fer, Maureen souriait intérieurement. Tout compte fait, ils allaient avoir le droit à un peu d’action. Ce qui ferait quelques peu changement. Elle avait un don égoïste de voir les choses, elle l’avouait, mais elle le gardait pour elle.

Jaime Glover est parti en éclaireur. Il ne se lancera pas dans la mêler sans nous. Il espère même que nous arriverons à temps pour éviter les dégâts majeurs.


Message subliminal et diplomatique de dire : On se grouille et on arrête la parlote… Elle avait été moins froide qu'à l'habitude mais lorsqu'il interpella la Bolton, Maureen se raidit. Elle n'était pas une femme du sud et le reste eu le don de faire rire les hommes de Fort-terreur. Douce et la jeune femme n'allait pas dans la même phrase. Prenant une bonne respiration puisqu'elle ne pouvait en vouloir à son seigneur elle fit venir un de ses protecteur à ses côté.

À-t-il bien dit douce tante ou n'est ce que le bourdonnement de mes oreilles qui ont entendu mes hommes rire?

T'inquiète, ils s'amusent du Stark qui veut prendre soin de toi. J'avoue avoir été désarçonné quand il a dit douce. Il est vrai qu'il ne t'a jamais vu mettre une leçon à un homme. J'avoue avoir quelques cicatrices encore portant ton nom.

Si je te les ai faites c'est que tu le méritais certainement, finit-elle par répliquer en souriant. Il n'est pas question que je reste ici.

Quel dommage. Pour une fois, le Mini Lord a de l’avance sur toi. Alors on désobéit ma douce .... Euh ma Lady, ricana jack Pardonnez ce lapsus tout à fait idiot.

M'oblige pas à te confondre avec un fer-né.

Maureen regarda derrière elle apercevant Adrian qui répliquait à son maitre d’arme.

Il faut bien un début à tout on dirait, lança—t-elle heureuse de ce comportement qu’elle n’avait jamais vu.

Elle s'avança vers le Stark qui venait de parler à son frère bâtard. Elle n'avait plus cet air dur ou même terrifiant qu'elle arborait toujours. Elle ne voulait pas rester derrière et attendre elle ne faisait pas cela. Elle ne le faisait pas pour une quelconque gloire. Elle n’en avait rien à faire. Elle n'aimait pas qu'on la protège. Elle avait assez de son protecteur qui le faisait. Regardant le lord avec un peu moins de froideur qu'elle l'eut fait auparavant elle lança sur ton sans provocation, mais qui n'allait pas en négociation :

Je vous accompagne. Des hommes de plus contre les fer-nés est toujours utile. Sachez mon lord que si nos familles s'offrent une grande rivalité, il y a un point sur lequel nous pensons la même chose : la protection du Nord avant tout. Adrian n’est peut être pas le meilleur à l’épée, mais il se débrouille bien avec un arc.

Que cela lui plaise ou non, elle n’allait pas se tourner les pouces dans la maison des Glover. Et puis, placer Adrian avec les archers lui enlevait le soucis de le protéger en même temps qu'elle. Elle pourrait avoir la conscience tranquille. Et si le Stark voulait la sanctionner de sa désobéissance, elle lui laisserait le droit de le faire, mais pas maintenant. Certes ils pouvaient user de tous les arguments, Maureen se rendrait à Noiremer. La jeune femme glissa son œil vers Mortimer et Jack qui semblaient prendre plaisir à la situation.

Le portrait craché de son père, lança le plus vieux des deux.

Encore une chance qu’elle n’était pas un sosie du grand-père cela aurait mal tourné.
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Message Ven 6 Avr 2012 - 20:01

Les cris et les pleurs résonnaient autour d'elle et pourtant, elle ne les entendait pas. L'épée à la main, Visenya repoussait impitoyablement, et même mortellement ceux qui essayaient de l'empêcher d'approcher. Son équipage était à terre, quelques hommes étaient restés à bord du Baiser du Kraken afin de le surveiller, comme toujours. Un homme, un Nordien d'un âge mûr fonçait vers elle, armé. Visenya n'eut besoin que de faire un pas sur le côté et sa lame s'enfonça dans le corps ennemi, le sang coula. D'un geste sec elle retira son épée, continuant à avancer. Agacée par les hommes qui pensaient surtout aux femmes et aux filles présentes elle hurla le plus fort possible de se concentrer sur les réserves et uniquement sur cela. C'était important avec l'hiver qui venait et cela ne faisait que décupler sa rage. Le sol était teinté de sang, c'était effroyable, et il n'y avait nul doute que c'était là le sang d'hommes, et uniquement d'hommes. Pourtant, cela ne lui fit absolument rien, aucun frisson de plaisir, rien. C'était normal, c'était la vie, c'était une razzia. Et elle détestait tout ces gens. Ces continentaux.
Elle en oublia presque pourquoi elle était ici. Toutes les maisons, ces misérables maisons, avaient les portes grandes ouvertes, des Fer-Nés en sortaient. Tout le monde était mélangé. Déchaîner sa fureur l'apaiserait sans nul doute alors, reprenant son épée, elle alla au devant des Nordiens. Visenya fut légèrement blessée à plusieurs reprises. Les Nordiens, c'était pas la même chose que les autres, que ceux qui respectaient les règles de la chevalerie, ils étaient plus brutaux, un peu comme les Fer-Nés, mais ils n'étaient pas eux. Le village serait anéanti, rasé, et Visenya y comptait bien. Pour l'instant, ces pauvres gens qu'elle ne plaignait en fait absolument pas étaient seuls, livrés à une mort prochaine, et personne ne venait les aider. Restant sur ses gardes, la jeune femme observa un bref instant les alentours, prenant un bref instant pour analyser la situation. Elle remarqua quelques hommes de Sargon, et le Harloi lui-même, occupé avec Crépuscule, dégainée. Cela la fit sourire. L'un de ses marins la rejoignit, et ils continuèrent à avancer. Visenya pénétra dans une habitation. Une fillette se cachait sous une table en bois, effrayée. L'épée au poing, elle hésita. Soupirant profondément, elle referma la porte d'un claquement. Il n'y avait pas de réserve dans cette maison-là. Un sourire se dessina sur les lèvres de la Fer-Née tandis qu'elle attrapait une torche qu'elle lança sans aucun regret sur la toiture légère qui s'embrasa aussitôt.
De mauvaise humeur, Visenya rejoignit quelques Fer-Nés qui surveillaient les terres, scrutant la forêt, et un terrain qu'elle ne connaissait absolument pas.
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Message Sam 7 Avr 2012 - 8:30

L’alerte avait été donnée. Nul n’était parvenu à comprendre exactement si les fer-nés étaient bel et bien venus attaquer les littoraux du nord et le jeune paysan qui été venu donner l’alerte était trop enfiévré de panique pour pouvoir confirmer la chose et, le cas échéant, estimer le nombre précis de sauvages venus razzier le petit village côtier. Pourtant, une chose semblait en tous les cas certaine : la panique et l’empressement qui étreignaient le pauvre bougre ne pouvaient être feintes...
Il n’y avait donc aucune autre alternative que celle qui consistait à se rendre sur place afin de constater par soi-même la localisation de l’attaque et l’ampleur de celle-ci. Extirpée de la frayeur qui tenaillait le jeune inconnu et du flot de paroles glapies et décousues qu’il vomissait, Noiremer semblait passer pour l’endroit exact de l’attaque. Il n’y avait pas cinquante façons de vérifier ses dires... Il fallait foncer jusqu’à Noiremer et voir. Si tout ceci ne s’avérait être qu’un délire affabulatoire du paysan, le Stark et ses hommes s’en tireraient avec une vive chevauchée inutile, et après !
Les hommes semblaient prêts et mus par une farouche volonté de combattre la Seiche. Cet ennemi ancestral et lointain, redoutable et insaisissable, mais lâche aussi, qui pillait, tuait, violait, massacrait et razziait sans aucune raison que celle aussi passéiste qu’attardée de la fierté dans laquelle ils se sentaient drapés à voler et tuer plutôt qu’à semer et récolter. Malheureusement pour eux, le peuple du nord était aussi fier et combatif que sa terre était sauvage et insoumise. Et il faudrait aux fer-nés bien plus que quelques boutres pour désespérer un peuple aussi rude et âpre que celui des terres du nord... Le Loup croquerait la Seiche si celle-ci s’aventurait trop loin de ses eaux !
Tous armés et montés, les nordiens, bien qu’en petit nombre avaient fière allure. De redoutables combattants, venus de tout le territoire se massaient là, aux ordres du Stark, dans la petite cour du fief Glover. Tous étaient prêts pour le combat. Les hommes de Jon Glover, Leigh Tallhart, Deana Lideuil, son frère et son neveu, Bennifer Nerbosc, et... les Bolton. Ah, ceux-là ! Que n’étaient-ils pas plus raisonnables ! Le jeune Adrian semblait ne pas être disposer à tenir compte des conseils du Stark... Grand bien lui fasse ! *Si tu comptes étrenner ta lame face aux fer-nés, tu risques d’avaler la leçon de travers, mon gars !* fulminait le Stark. Le Loup observa d’un œil noir l’héritier de Fort-Terreur se préparer à combattre et s’équiper de son épée, son arc et ses flèches... *Que croit-il, que nous sommes là pour faire mumuse !?* se renfrogna Beron. *Les Bolton n’en ont toujours fait qu’à leur tête ! Jeune fou !* s’emporta-t-il intérieurement. Le Loup fulminait. D’un coup de talon dans les flancs de son étalon, il se porta à la hauteur du maître d’armes de Winterfell.

- Snow, s’agaça-t-il tout bas et à l’intention du bâtard... - Tu me gardes le gamin à l’œil, compris !? Qu’il lui arrive malheur et ce fou de Réginald Bolton se jettera sur l’occasion pour me servir froides les tripes de son gosse ! Il n’hésitera pas à sauter sur pareille opportunité pour nous juger redevable de la mort du petit et ce serait la moitié de Winterfell qu’il nous faudrait lui céder pour ses vieux jours à moins qu’il ne réclame une de mes propres sœurs pour sa consommation personnelle ! Le loup était exaspéré par l’attitude de l’héritier Bolton... Il guida sa monture près du jeune Adrian et lui asséna : - Petit, tu es trop jeune pour mourir ! Utilise toutes tes flèches avant de tirer lame au clair, pigé !? Crois moi sur parole, les fer-nés se feront des colliers de tes tripes s’ils t’attrapent, vu ? Barth te suivra comme ton ombre ! Cette fois, c’est un ordre ! S’il y reste par ta faute tu répondras de ta bravade, compris ? commanda-t-il, excédé.
Mais pour qui se prenait-il ? Le Stark entretenait depuis des mois une correspondance assidue avec le jeune homme. Il pensait le connaître, mais il s’était trompé ! De l’héritier réfléchi et attentif, du correspondant fidèle, du jeune lord prometteur qu’il se figurait qu’il serait le Stark ne semblait plus devoir trouver trace... *Je le croyais plus à même de se maîtriser... Qu’est-ce donc-là si ce n’est un caprice d’enfant ignorant ?* s’agaça-t-il.
Le regard métallique du Loup se porta naturellement vers lady Bolton qui, elle aussi semblait résolue à ne pas suivre les conseils de son suzerain... Parvenue à la hauteur du Stark elle s’adressa à lui sur un ton simple et franc qui surprit le Loup :

« Je vous accompagne. Des hommes en plus contre les fer-nés sont toujours utiles. Sachez mon lord que si nos familles s'offrent une grande rivalité, il y a un point sur lequel nous pensons la même chose : la protection du Nord avant tout. Adrian n’est peut être pas le meilleur à l’épée, mais il se débrouille bien avec un arc. »

Le Stark ne l’ignorait pas. Le jeune homme et lui avait maintes fois évoqué le sujet de l’archerie et Adrian se montrait bien souvent enthousiaste lorsqu’il s’agissait de lui narrer ses progrès réguliers arc en main...

- Il devra faire, ma dame, je le crains, bien plus que se « débrouiller » s’il tient un fer-né dans sa mire ! Je n’ai pas envie de passer mon temps à vérifier derrière moi et entre deux coups d’épée, que la tête du garçon est toujours sur ses épaules ! Son regard gris acier se plongeait dans ceux de la Bolton avec autant de froideur qu’elle aurait pu elle-même en être capable... Le Loup était exaspéré mais il prenait sur lui pour garder, face à lady Maureen, les quelques politesses que la situation, pourtant horripilante, avait daigné lui condescendre... - L’unité du nord est si touchante que vous m’en voyez ému au plus haut point, ma dame... grinça-t-il. - J’espère que nous n’aurons pas tous deux l’amertume de pleurer ensemble la perte de votre neveu ! Ou lui et moi la vôtre... Que les Dieux vous aient en pitié, qu’ils guident vos bras et vous sauvent ! maugréa-t-il...

Le Loup était ulcéré. Passait encore l’affront public du refus poli des Bolton de suivre ses recommandations, mais il n’avait pas, en plus, besoin de veiller à l’intégrité de ses vassaux de Fort-Terreur... Il redoutait de voir périr l’un des deux et d’en devoir porter le deuil et assumer la perte. Il détestait à avoir à se comporter de la sorte et s’en voulait de parler ainsi à une jeune femme qui, pour toute glaciale et rivale qu’elle était supposée être, n’en demeurait pas moins une jeune femme polie, franche et forte, et qui avait su s’attirer le respect du Stark jusqu’à ce jour... Le Loup priait intérieurement pour qu’il ne lui arrive rien.

Il éperonna son étalon et partit en trombe suivit de ses hommes. Les Boltons suivraient bien et les Glover aussi... Il savait disposer grâce à Deana et son expérience à Salvemer d’informations importantes quant aux façons de se battre qui étaient celles des fer-nés. Il fallait se hâter jusqu’à Noiremer et voir là-bas, qu’elle stratégie serait la plus efficace face à la Seiche. Là-bas il faudrait compter sur la solidarité, le courage et l’union des nordiens tous autant qu’ils étaient. Il fallait rester unis et faire fi des rivalités locales pour opposer aux fer-nés une résistance des plus dures et opiniâtre. Lui le premier devait mettre de côté son agacement pour se concentrer sur l’affrontement à venir. Le reste et tout ce qui avait eu lieu jusqu’alors, il fallait le reléguer au second plan… On aurait bien assez de temps, plus tard pour revenir sur tout cela. Il espérait avoir le temps, après… Cela signifierait une seule chose : qu’ils avaient vaincu…
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Message Sam 7 Avr 2012 - 11:11

Furieuse, Deana était furieuse de voir que les deux Bolton refusaient d’obéir à celui qui, en plus d’être son maitre à elle était surtout leur suzerain. Elle lança à Maureen puis à Adrian un de ses regards noirs et glacials dont elle avait le secret, comme si ses yeux lançaient des piques, un regard tranchant et appuyé, identique à ceux qu’elle offrait à ses ennemis sur le champ de bataille. Et pourtant malgré son envie de les remettre à leur place sur le champ à la pointe de sa pique, elle resta immobile, droite et fière aux côtés de son suzerain, ne bougeant même pas un cil, seuls ses cheveux refusant de rester figés, se mêlant au souffle du vent. S’il n’était tenu qu’à elle, elle les aurait tués pour cette insubordination, mais il y avait une bataille plus importante à mener, là dehors, les Fer-Nés sur les terres des Glover, et dans ses conditions s’entretuer entre Nordiens n’aurait aucun sens, sans compter que ça ferait des épées en moins. Alors s’ils voulaient mourir, après tout, libre à eux, qu’ils viennent se battre pour le Nord, ils avaient très certainement autant le sens de cette responsabilité là que tous les hommes ici présents, sur ce point Maureen n’avait pas tort, un bon archer et une épée supplémentaire ne serait pas de trop, car s’ils n’étaient probablement pas des milliers à avoir débarqué - la peur devait avoir fait gonfler les chiffres au garçon - ils devaient être nombreux tout de même.

Mais la vie est une question de priorité et là, la priorité était d’aller porter secours à Noiremer, aussi ne fit elle rien de plus que de les regarder, elle n’en était pas moins furieuse, mais elle n’avait pas le choix, à moins évidement que Beron lui en donne l’ordre, un ordre fou mais auquel elle aurait obéit avec un plaisir sans mesure. Enfin, elle devait s’avouer qu’elle avait hâte de voir la nièce du seigneur de Fort-Terreur se battre, une femme au combat, une autre, en dehors d’elle-même, cela lui donna envie de sourire, mais pas plus que leur insolence lui donnait envie de les frapper. Par contre, sa colère fut redoublée lorsque le Stark confia à Barth la protection d’Adrian. Le meilleur guerrier de la Garde Grise pour protéger un rejeton des écorcheurs impertinent ?! Elle comprenait pourquoi, oh elle comprenait très bien, depuis près de dix ans qu’elle était au service du Stark elle avait appris un peu des fourberies de la politique, cela l’énervait d’autant plus de voir que ni Adrian ni Maureen ne prenait la mesure de leur bêtise, mais malgré cette raison, excellente et raisonnable, cela lui restait en travers de la gorge, tant l’insolence des Bolton que le choix de son suzerain. Elle ne pouvait rien dire, mais elle l’admirait, malgré la colère qui devait certainement gronder en lui comme en elle-même, il arrivait à se contenir, il donnait des ordres à Barth, sèchement, mais il restait polie avec Lady Bolton, elle l’admirait parce qu’à sa place elle ignorait si elle serait capable de faire preuve d’autant de calme et de politesse, quand à l’autorité dont il était capable, elle en avait connaissance depuis bien longtemps et elle l’admirait tout autant pour ça. Et pourtant elle le flanquait, restant à son côté pendant tout son temps, en silence, elle son contenait donc elle aussi, elle était capable de le faire, mais il ne valait mieux pas qu’elle ouvre la bouche devant Adrian ou Maureen, car si elle avait une grande maitrise de son corps, elle maitrisait moins sa langue et les mots qui pourraient sortir de sa bouche pourrait s’avérer acerbes et tranchants, et cela foutrait par terre tous les efforts de Beron. Cependant, la blonde ne pouvait pas souffrir ce choix aussi, lorsqu’ils se furent assez éloignés elle prit une grande inspiration le temps de peser ses mots et s’adressa finalement à son seigneur au risque de paraître à son tour impertinente :

« Mon Lord, je doute que Barth leur soit utile, ils ont leurs hommes après tout, et s’ils font le choix de venir se battre, ils font le choix de risquer la mort… » D’ailleurs, s’ils venaient à y laisser des plumes ça ne serait que justice, ils n’en font qu’à leur tête, c’est pour ça qu’on ne peut en aucun cas leur faire confiance, jamais, et pour ça aussi que se ne sont pas des amis. On ne peut pas être ami avec des gens qui ne respectent pas l’autorité de leur suzerain, espérons qu’ils sont capable au moins de tenir les rangs et de mener une charge, l’indiscipline sur le champ de bataille est une calamité mortelle. Elle sourit intérieurement en regardant les interessés, cruelle, ne laissant apparaître sur son visage que l’ombre d’un rictus ironique et vengeur, et dans ses yeux la flamme de la sauvagerie, puis elle reporta son attention sur Beron. « Vous ne pouvez pas risquer votre vie pour des gens qui n’en font qu’à leur tête, et se sera valable aussi une fois dans la mêlée. Je vous rappelle que le serment de Barth comme le mien nous oblige à vous protéger, mettant notre vie en jeu pour la votre, vous et pas les Bolton, et je remplirais ma tâche même si je dois vous protéger contre vous-même. » Elle le regardait droit dans les yeux malgré le galop dans lequel ils étaient désormais tous lancés, les membres de la Garde Grise autour de leur suzerain, les autres derrière dont Barristan et Maclen. « S’ils désobéissent lors d’une attaque ils mettront tout le monde en danger, vous y compris, c’est un crime, et ils risquent de le payer de leur vie sans que vous n’ayez besoin de prononcer la sentence et de la mettre en œuvre de vos propre mains… A moins que Barth ou un autre de vos hommes ne le paye de la sienne. Est-ce vos ordres ? Si tel est le cas, vous devriez tout de même garder la Garde Grise à vos côtés quoi qu’il arrive et quoi qu’il en coute par la suite, car eux plutôt que vous est un ordre que ni moi ni les autres ne pouvons suivre… » Elle reporta ses yeux devant elle, sur la route que prenait Dark Mountain, ils risquaient d'être très vite repérés à accourir ainsi en masse, mais avaient-ils le choix vu que le frère de Lord Glover était en danger...

Elle s'attendait à une réponse cinglante, mais elle ne pouvait pas se taire, elle ne pouvait plus se taire, elle l'aimait désormais, en plus de le respecter et de l'admirer, et si en tant que membre de la Garde Grise, elle devait mourir pour lui, en tant que femme elle ne pouvait pas vivre sans lui.


Dernière édition par Deana Lideuil le Sam 7 Avr 2012 - 12:24, édité 1 fois
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Sam 7 Avr 2012 - 12:06

     Le pillage avançait bien, Sargon tournait de temps en temps la tête vers son second pour s'assurer qu'il ne voyait rien qui présageait une bataille contre d'autres Nordiens. Ce n'était pas le cas, pas encore ou pas du tout. Peut-être que les Glover considéreraient que ce petit village ne valait pas la peine de perdre des hommes de valeur ? Pour être sincère, il s'en moquait pas mal, si les Nordiens débarquaient, tant mieux, cela ferait un peu d'animation, puis s'ils s'abstenaient de venir, tant pis. Le voyage aurait été uniquement intéressant pour les quelques femmes qu'ils ramèneraient et les provisions destinées à leur faire passer l'hiver.

     Le Harloi et ses quelques marins s'étaient rapidement débarrassés des Nordiens qui essayaient de défendre leurs femmes, ce n'était pas des guerriers, mais de simples habitants et le Dieu Noyé savait que même s'ils supportaient le froid et la douleur, les blessures de guerre n'étaient pas comparables. Les hommes d'armes savaient ce qu'était la sensation de se faire taillader, couper ou même trancher un membre, c'était donc un avantage certain que les Fer-nés avaient. Les corps gisaient par terre, le Harloi se détourna d'eux tandis que ses marins s'éloignaient pour aller ramasser d'autres sacs entreposés plus loin. Les yeux mordorés du capitaine se promenèrent sur les environs jusqu'à ce qu'il repère quelques silhouettes qui entraient dans une maison qui avait déjà été pillée, est-ce qu'il s'agissait de villageois qui essayaient de s'abriter ? Après un léger haussement de sourcils, le jeune homme s'avança vers la-dite maison avant de pousser la porte d'entrée d'un coup d'épaule pour déboucher sur une pièce dont les meubles avaient été renversés un peu partout. Aucune trace de villageois, pourtant il entendait des bruits à l'étage, certainement qu'ils espéraient se sauver de la sorte ?

     Décidant de ne pas perdre son temps, le Fer-né se détourna de la pièce pour sortir de la maison, tira la porte pour la refermer et glissa un morceau de bois ramassé par terre, juste au niveau de la poignée. À moins de sauter par les fenêtres de l'étage, ils ne pourraient pas espérer sortir d'ici. Le capitaine s'éloigna, puis fit signe à l'un des marins qui passait par là avec les torches destinées à allumer les maisons. Il saisit celle que l'homme tenait de la lança sur le toit de chaume qui ne tarderait certainement pas à flamber, puis il se désintéressa de tout cela, reporta son attention sur les sacs qui devenaient de moins en moins nombreux alors qu'ils étaient chargés sur la Veuve Salée. Ce fut lorsqu'il chercha Yoren des yeux qu'il repéra Visenya qui se battait de son côté. Certainement qu'elle devait aussi avoir des hommes qui s'occupaient de charger les vivres sur son boutre et de toute manière, les provisions seraient partagées une fois sur les Iles. Approchant du groupe des marins, il en interpella un.

     ▬ Allez charger des sacs sur les autres boutres, il ne faut pas en surcharger un seul. Nous n'avons pas un équipage complet, privilégiez les boutres avec le plus de rameurs. »

     Les hommes hochèrent la tête et le capitaine se détourna une fois de plus. Les rameurs de la Veuve Salée étaient bien moins nombreux qu'à l'accoutumée, mais le pillage ne prenait pas beaucoup plus de temps que les fois précédentes. Ils avaient l'habitude, ce n'était pas une chose difficile de savoir tuer, prendre et enlever sans demander l'avis de qui que ce soit. Ils étaient fait pour cela, c'était aussi simple que ça. Yoren ne disait toujours rien, le capitaine cessa donc d'observer les autres Fer-nés et se concentra à nouveau sur la razzia. Il allait s'occuper de quelques Nordiens qui avaient réussi à blesser des marins de son boutre, si le talent n'était pas de leur côté, ils avaient au moins le nombre qui pouvait jouer à leur avantage. Les Fer-nés étaient très nombreux, mais les Nordiens étaient sur leur territoire. Sauf que les natifs des Iles étaient dans leur élément. Toujours attentifs à d'éventuelles alertes de ses hommes, le Harloi continua d'effectuer ce qu'il savait le mieux faire : occuper les proies le temps que le pillage soit terminé. Même s'ils ne resteraient certainement plus grand-chose jusqu'à ce que ce soit le cas.


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Dernière édition par Sargon Harloi le Sam 7 Avr 2012 - 17:48, édité 1 fois
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Message Sam 7 Avr 2012 - 12:19

      J'étais toujours tapi sous l'ombre que m'offrait un mur de Motte-la-forêt. Le froid nocturne se faisait plus dur, mais la chaleur que j'avais été capable de me créer me protégeait. Mon cheval ne cessait de se tortiller tel un poisson qu'on aurait soudainement sorti de l'eau, je sentis mon épée accrochée à ma ceinture et mes flèches, dans mon carquois, se balancer derrière mon dos. J'étais prêt pour la bataille, je le savais au fond de moi. Je m'en foutais royalement des Stark et de leurs hommes, de mon grand-père aussi. En parlant de ce dernier, peut-être avait il toujours eu raison, peut-être qu'essayer de me lier d'amitié à Beron Stark était une grande faute. Jouons au jeu politique tant qu'on le peut, je ne dis pas que c'est faux. Mais ne laissons point la politique prendre le dessus de no principes. Haïr les Stark, ou du moindre ne pas se laisser facilement gérer par eux, est quelque chose qui doit caractériser un Bolton. Je ne comptais pas être une exception. J'ai beau ne pas aimer le Lord actuel de Fort-Terreur, mais la famille passe avant tout, je n'avais pas peur des menaces, qu'elles viennent de Beron ou de quiconque d'autre. Mes flèches vibraient presque derrière mon dos, je les sentais impatientes pour la bataille. Je lançai un bref coup d’œil à mon épée, si je n'étais pas obligé de la prendre avec moi je l'aurais volontiers laissé tombée. Du poids inutile, j'étais un très bon archer mais un très mauvais épéiste. Je ne savais cependant pas quoi penser, je comprenais parfaitement que j'étais en train de risquer ma vie, mais j'avais toujours rêvé de me battre en tant que nordien et en tant que Bolton, et ce n'est point maintenant que je vais laisser ma chance passer. Je suis Adrian Bolton, héritier de Fort-Terreur, descendant des écorcheurs, Nordien et archer fier, j'allais me battre.
      Cependant, Beron Stark ne semblait pas être du même avis que moi. Ma petite fuite ne semblait pas avoir passée inaperçue. En effet, son cheval ne tarda pas à se poster devant le mien, accompagné du membre de la garde grise Deana, femme du clan Lideuil, qui se battait tout à l'heure à côté de Barth et moi. Maintenant que je la voyais mieux, mon cœur ne put porter son image ni lui porter affection, tout cela commençait mal et finirait mal avec les gens de Winterfell. De sa voix de toujours, le Lord suzerain du Nord m'adressa la parole. Je trouvai en ses mots la narration qu'il me faisait toujours dans ses lettres et je vis ses expression défiler devant moi. Pourtant, ce n'était pas le Stark avec qui j'échangeais mes corbeaux. Finalement, nous jouions tous les deux au jeu politique. Et, après, je ne trouvai que ces mots à lui répondre : « Messire ! Avec tout le respect que je vous dois, mais je suis bien conscient du danger que je cours. J'ai vécu seize ans à Fort-Terreur, ce n'est pas pour avoir peur quand la bataille est au rendez-vous. Je suis un Bolton, et les Bolton ne reculent jamais devant un danger … En tout cas, je ne vois aucune utilité à ce que le bâtard me suit. J'ai mes hommes avec moi, je ne puis être responsable de la perte d'un de vos hommes s'il périt de ses propres moyens dans la bataille, messire ! N'oubliez point mon Lord, nos lames sont acérées ! »

      Je guidai ma monture loin de Beron Stark et de son ombre du nom de Deana. Au même moment, je vis du coin de l'oeil Maureen s'approcher du suzerain, sûrement pas satisfaite elle aussi des décisions qu'avait prit le Lord en voyant qu'il était mieux de tenir Fort-Terreur hors de la mêlée. Je fus en un rien de temps rejoint par les hommes des Bolton, une dizaine d'hommes, plus John qui guidait maintenant son cheval à côté du mien, et Mortimer qui ne lâchait pas Maureen d'une semelle. « Es-tu sûr ? », me demanda John. « Plus que jamais ! », lui répondis-je alors. « Tâche de rester en vie alors, Lord Réginald ne sera point content si tu mourrais maintenant. ». J'eus un simple sourire, et je continuais mon avancée. Plus tard, les Stark prirent le devant, suivis par les Glover ainsi que les Bolton. En une seconde, je fus pris dans un tourbillon de rage. Ma haine envers les Stark, si on pouvait l'appeler ainsi, avait soudainement surgi. Je me maudis intérieurement d'avoir, durant tout ce temps, tous ces mois, fait connaissance au Lord Beron, il le méritait pas cela, pas du tout. Je fulminais d'intérieur, et j'essayais d'étouffer ce sentiment malsain. « Que maudit soit le jour où mes ancêtres ont arrêté de se battre pour la suzeraineté du Nord, que maudits soient les Stark ! ».
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Message Sam 7 Avr 2012 - 12:25

Rowena s'était sentie pâlir lorsqu'on avait annoncé la nouvelle. Les Fer-Nés. Les Fer-Nés. Dieux, quelle horreur ! Lord Stark avait décidé qu'on ne parlerait pas de cela sous le toit d'un homme malade et la jeune femme eut une brève pensée pour son père avant de regarder fixement son frère aîné, qui devait suivre Beron Stark. Elle aurait voulu lui dire de ne pas la laisser là, seule, dans l'angoisse, dans l'attente, mais aucun son ne franchit sa bouche et elle se contenta de le regarder sortir. La salle se vida presque entièrement. Vivement la jeune femme sortit finalement, frissonnant lorsque l'air frais lui mordit la peau et remarqua que les hommes n'étaient pas contents. Une femme blonde, épée en main, semblait être le sujet de ce mécontentement. Une guerrière sans nul doute. Les hommes ne supportaient jamais de voir que des femmes pouvaient leur être égales. Puis soudain, un gosse arriva, hurlant  « Les monstres sont là ! Y brûlent tout ! Y tuent tout ! Glover ! Glover ! A Noiremer ! » Donc les Fer-Nés avaient bien été vus sur les côtes. Noiremer. Qu'y faisaient-ils ? Oh question stupide, ils pillaient sans doute, volant pour faire des réserves pour l'hiver qui arrivait. La panique, lentement, la gagna mais elle n'en laissa rien paraître. L'hiver approchait et ils volaient. Il fallait faire quelque chose ! Ses frères, où étaient-ils ? Dans l'agitation, elle les avait perdu de vue. Enfin, elle vit toujours Jon, en train de rassembler les hommes, et en un clin d'oeil, tous furent à cheval. Où était Jaime ? Où était Ethan ?
Enfin, elle apprit, écoutant les bribes de conversation qui lui parvenait, que Jaime était parti devant. Le fou. L'idiot. Néanmoins son frère connaissait ces bois, connaissait parfaitement les alentours, mais si il arrivait trop en avance il serait perdu. Cela ne servait à rien. Pourquoi ? Il devait être en train de galoper dans les bois à l'heure qu'il était. Si elle en avait eu le temps, Rowena aurait prié aux racines du barral mais du temps, elle n'en avait pas. Enfin, une jeune femme parla, disant qu'elle les accompagnait. Les Bolton. Ce devait être les Bolton. Aussitôt, Rowena fut méfiante. Des Bolton voulant aider un Stark? Les Glover faisaient partis de ces familles qui auraient pu mourir pour sauver un Stark, mais les écorcheurs... C'était autre chose... Et surtout que faisaient-ils ici? Le Stark éperonna sa monture, tout comme les hommes qui le suivaient, et avec angoisse elle vit Jon et ses hommes partir également. Mais le spectacle qu'elle avait devant les yeux lui faisait plaisir en un certain sens, car c'était le Nord uni qu'elle voyait. Jon était un bon combattant, un bon meneur d'hommes aussi, et fidèle. Il était obligé de revenir en vie. D'autant plus qu'il n'avait pas l'excuse de ne pas connaître les environs. Il allait se battre, et il allait vaincre. Et il reviendrait. Tous ses frères reviendraient. Et elle, que faire ? Rester ici, attendre. Oui, attendre, gérer, rassurer.

« Que les Anciens Dieux vous protègent tous » murmura t-elle en les voyant disparaître dans le Bois-aux-Loups. Et au fond d'elle elle espérait qu'aucun Fer-Né ne vienne ici. Un était déjà venu. Le Harloi. Si il se rappelait du chemin, Motte-la-Forêt serait en danger. Par sa faute. Et il ne resterait plus de défense.
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Message Sam 7 Avr 2012 - 12:30

Bennifer observa la scène d'une manière très passive. Il venait de reculer d'un pas et il avait laissé le pauvre Uther crier son désespoir. Bennifer n'avait que peu de connaissance pratique sur le Nord. Il ignorait, en l’occurrence, si ce genre d'attaque était fréquente ou si au contraire elles étaient liés à une conspiration bien précise visant à défaire le Stark de Winterfell. Beron n'avait besoin de dire mot, l'épée de Bennifer était déjà sienne. Nul besoin de la demander. Cependant, Bennifer se souvint de Salvemer, le territoire des Mallister, non loin de Corneilla dans le Conflans. Les Nerbosc n'avaient participer à la défense de la forteresse et n'avait pu leur venir en aide. Cette attaque avait illustré la faiblesse de la région à se prémunir efficacement contre ces maudits Fers-nés. Inutile de préciser que si Bennifer en avait l'occasion, éliminer des Fers-Nés ne lui poseraient aucun cas de conscience à lui qui n'avait jamais pris la vie d'un homme auparavant.

Bennifer se fit fort d'éliminer cette pensée lugubre de son esprit. L'héritier de Corneilla observa les mots de Uther trouver grâce aux oreilles du Gouverneur du Nord. La réaction de Beron fut digne du plus grand Roi. Ce dernier réagit au quart de tour, mettant en place un plan de manière à aller directement à Noiremer, le village qui était la cible de l'attaque. Assez impressionnant du point de vue de Bennifer. Beron débita un flot de parole sensé assez majestueuse. Il en vint à demander l'aide de Bennifer. Ce dernier avait bien envie de sourire pour lui montrer son affirmation, mais la situation était grave et il avait peur qu'une telle réaction soit mal interprété par les Glover. Il se contenta donc, en tout état de cause, d'affirmer sa position d'un signe de tête. Il se retourna vers ses propres hommes.

« Vous resterez ici et vous vous rendrez utiles. » Dit-il à l'égard de Roland et Roger, les deux écuyers jeunes et maladroits. « Quant à toi, tu monteras à mes côtés dans cette bataille. » ordonna t-il à Robert qui salua l'initiative d'un geste affirmé de la tête.

Bennifer laissa alors les deux écuyers à leur réflexion. Il n'avait aucune crainte quant à leur avenir. Motte-La-Forêt leur offrirait la protection nécessaire à leurs besoins. Ils se mettraient rapidement en tête d'être le plus efficace possible et ils proposeraient à la personne habilité leur aide, une aide qui serait sans donc la bienvenue. Robert lui, se dirigea de lui même vers les cheveux. Les Sept hommes de Lord Beric étaient déjà monté à cheval. Il était inutile de leurs dire de descendre. Ils refuseraient en arguant que seul Lord Beric Nerbosc avait le contrôle de leur fait et geste. C'était une attitude que Bennifer désapprouvait tout en appréciant le fort caractère des hommes qui ne pensait qu'à sa sécurité. Bennifer ne comptait pas vraiment tomber aujourd'hui, de toute manière. Alors que Robert saisi une bride d'un cheval et se hissa dessus, Bennifer observa l'étalon qu'on avait mis à sa disposition.

Alors que la situation devenait urgente, Bennifer stoppa ses pauvres observations pour grimper sur le cheval. Bennifer ordonna alors au cheval, tout en geste et aucunement en parole, de rejoindre Beron et ses hommes. Il revînt donc assister à la scène qui se déroulait entre le Stark et le Bolton, le tout agrémenté de quelques réactions diverses. Bennifer garda le silence. Il n'était pas chez lui et il ne savait rien de cette région. Cependant, il pu distinguer une rivalité entre la famille Stark et la maison Bolton. Si ils étaient alliés, il n'y avait pas vraiment un grand amour entre les deux familles. C'était évident, même pour un étranger comme Bennifer. La réaction du Bolton, de Adrian, était noble et en ce point elle impressionna Bennifer. Il avait toujours respecté ceux qui faisait preuve de bravoure et de courage. Il trouvait ce genre de comportement niais, mais il le respectait profondément.

Bennifer restant de marbre face à la situation, il attendait juste un départ. Dès que ce dernier fut lancé, Bennifer cavala aux côtés de Beron et de chaque homme qui s'était engagé dans cette entreprise difficile. Il espérait juste que ces flèches seraient précises pour être utile à Beron, dont il était toujours redevable.
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Message Dim 8 Avr 2012 - 16:47

La défense du nord avait certainement commencé. Beron n’avait, pour l’instant, pas la moindre certitude d’aucune sorte... L’attaque fer-née pouvait tout à fait avoir été extrapolée par le jeune paysan à partir d’une attaque de rôdeurs ou de sauvageons... Pour autant, le Loup avait tendance à attribuer un crédit non négligeable à l’alerte donnée par le jeune homme. Motte-la-Forêt était un fief bâti non loin des côtes et les nombreux villages qui dépendaient de la protection du fortin étaient des cibles coutumières pour ne pas dire régulières des fer-nés... Autant dire qu’à moins d’être tombé sur le plus parfait crétin des environs, il fallait prendre l’alerte au sérieux. Les gens du coin avaient l’habitude des petits bateaux et la plupart d’entre eux possédant d’ailleurs de petites embarcations de pêche, ils étaient tout de même capables de faire la différence entre une barque, un boutre ou une pinasse...
Le Stark s’était dégagé de la proximité immédiate des hommes du Glover et des Bolton lorsque la blonde Lideuil s’approcha de lui. Elle le connaissait bien, très bien même... Et les nombreuses années passées auprès de lui et plus encore depuis qu’elle avait intégré la Garde Grise, avaient permis à la jeune femme d’être parfois en mesure de comprendre ce qui habitait le Stark sans même que celui-ci ait besoin de le formuler... Parvenue près de lui, elle se tint muette durant de longues secondes avant d’oser tout de même :

« Mon Lord, je doute que Barth leur soit utile, ils ont leurs hommes après tout, et s’ils font le choix de venir se battre, ils font le choix de risquer la mort… »

Elle avait raison. Elle avait raison et il le savait. Il n’était pas dupe, il pensait comme elle et il aurait aimé qu’il en aille aussi simplement que cela. Pourtant, les choses n’étaient pas si simples et il ne s’était que trop souvent heurté à la complexité et à la duperie des jeux de pouvoir pour savoir que rien n’était jamais si élémentaire dès lors que la politique vous environnait. Et il lui répondit calmement : - Je connais bien Adrian, Deana... Il n’est pas comme le vieux Bolton ! Et je sais bien qu’il n’agit pas ainsi guidé par une arrière-pensée malsaine... J’ai appris à le connaître au travers de ses lettres. Mais s’il agit par seul attrait du combat, je pense qu’il ignore ce dont le vieux Réginald serait capable s’il arrivait malheur à son héritier...
La « Grise » se rapprocha encore de son seigneur et lui opposa : « Vous ne pouvez pas risquer votre vie pour des gens qui n’en font qu’à leur tête, et se sera valable aussi une fois dans la mêlée. Je vous rappelle que le serment de Barth comme le mien nous oblige à vous protéger, mettant notre vie en jeu pour la vôtre, vous et pas les Bolton, et je remplirai ma tâche même si je dois vous protéger contre vous-même. »

Le regard du Stark s’assombrit. Il savait que la jolie blonde disait cela pour le bien de la Maison Stark mais il ne lui appartenait pas de contester un tant soit peu les décisions de son maître... Le regard du Loup dut faire son effet car elle se tut instantanément. Mais enfin qu’avaient-ils donc tous, aujourd’hui ?
Beron et sa blonde gardienne chevauchèrent ainsi, muets, durant quelques instants avant que la nordienne ne reprenne :

« S’ils désobéissent lors d’une attaque ils mettront tout le monde en danger, vous y compris, c’est un crime, et ils risquent de le payer de leur vie sans que vous n’ayez besoin de prononcer la sentence et de la mettre en œuvre de vos propre mains… A moins que Barth ou un autre de vos hommes ne le paye de la sienne. Est-ce vos ordres ? Si tel est le cas, vous devriez tout de même garder la Garde Grise à vos côtés quoi qu’il arrive et quoi qu’il en coûte par la suite, car eux plutôt que vous est un ordre que ni moi ni les autres ne pouvons suivre… »

Il la reconnaissait bien là... Toujours aussi intrépide,... et têtue ! Elle était vraiment très spéciale. Autant elle était timide et fuyante en temps normal, autant elle se métamorphosait en guerrière fière et intrépide dès qu’elle revêtait les atours de la Gardienne Grise. Elle avait dit cela en plongeant son délicieux regard dans le sien. Un de ses points forts, assurément... Mais pas assez pour faire flancher les certitudes du Loup qui, dès qu’elle eut achevé sa phrase, l’assomma d’un reproche acerbe.

- Cela suffit, Deana ! Je ne digère déjà que trop difficilement les bravades Bolton pour pouvoir tolérer des discussions au sein de ma propre Maison ! Fussent-elles issues d’un membre de ma garde personnelle... Barth n’a prêté aucun serment concernant la protection de ma personne et le seul qu’il ait jamais prêté est celui de m’obéir et me servir ! Comme vous, me semble-t-il... Son regard s’était fait plus dur. Mais ce n’était pas à elle qu’il en voulait mais à la situation d’être ce qu’elle était. Un silence s’installa bientôt trop dérangeant pour le Stark qui reprit : - Le jeune Bolton fait preuve de bravoure et de patriotisme, je ne peux le nier... Et j’aime cela, vous le savez ! Ce qui me met en rage c’est qu’agissant de la sorte, il dédaigne une recommandation de son suzerain et que, par là même, il fasse aussi s’effondrer une partie de ma stratégie de défense... Devant l’air intrigué de la blonde, le Loup poursuivit : -Tout d’abord, en cantonnant les Bolton dans le fort, je les tenais le plus possible éloigné du danger et m’évitais le risque que l’un d’eux meure à mes côtés, me préservant ainsi de l’inévitable mise en cause que saura faire peser sur ma Maison, celle du vieux Réginald Bolton si un malheur arrivait à un de ses petits-enfants... D’autre part, en mobilisant les Bolton au sein même de Motte-la-Forêt, je conservais une partie non négligeable de nos forces au fortin ! Les hommes de Fort-Terreur auraient été obligés de rester avec leur seigneur et leur lady et leur nombre n’est pas négligeable ! Je n’aime pas l’idée de m’élancer vers la côte en laissant le castel faiblement gardé...

Comme il achevait sa phrase Adrian avait semble-t-il ruminé sa colère et il s’approchait à nouveau de son suzerain.

« Messire ! Avec tout le respect que je vous dois, je suis bien conscient du danger que je cours. J'ai vécu seize ans à Fort-Terreur, ce n'est pas pour avoir peur quand la bataille est au rendez-vous. Je suis un Bolton, et les Bolton ne reculent jamais devant un danger … En tout cas, je ne vois aucune utilité à ce que le bâtard me suive. J'ai mes hommes avec moi, je ne puis être responsable de la perte d'un de vos hommes s'il périt de ses propres moyens dans la bataille, messire ! N'oubliez point, mon Lord, nos lames sont acérées ! »

Le jeune héritier vit sur lui se poser le regard acéré du Loup qui, refoulant sa colère et rassemblant toute la tendresse qu’il avait pour le jeune homme, lui répondit sur un ton qui se voulait sans réplique : - Je connais la valeur de ta Maison, mon garçon, et n’ai jamais mis en doute ta vaillance ! Tu comptes te battre ? Eh bien bats-toi si tu le souhaites ! Mais n’oublie pas ce que je te disais dans mes lettres : ‘Nul seigneur ne peut laisser sa parole être contestée et tout vassal est tenu de suivre son suzerain où qu’il aille et quoi qu’il fasse...’ C’est ainsi que tu dois te comporter envers tes vassaux... mais c’est aussi au regard de ce principe indiscutable que tu dois agir envers moi ! Mon verbe est ton ordre, Adrian ! Le Snow t’accompagne ! Quoi que tu puisses avoir à y redire... Sur ces mots, il tourna bride et mit son étalon au galop.

*
* *

Le Stark chevauchait à vive allure et, guidé par un archer monté de la Maison Glover, il ouvrait la voie à la petite colonne de cavaliers nordiens composée à la hâte. A son côté droit, montée sur son cheval favori, Deana le flanquait toujours alors qu’à sa gauche, écrasé par la masse de son cavalier, le cheval de l’immense Leigh Tallhart soufflait comme un damné. Le seul des membres de la Garde Grise qui avaient accompagné le Stark jusqu’à Motte-la-Forêt et qui était resté dans le fief, Aaron Ryswell avait observé ses compagnons d’armes partir sans lui, désabusé. ‘Pour avoir un homme de confiance parmi les défenseurs du castel !’ avait argué le Stark.


Spoiler:
 
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Maureen Bolton
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♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
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Message Dim 8 Avr 2012 - 23:09

Maureen savait qu’elle jouait des problèmes supplémentaires. Mais il ne savait. Heureusement, il ne savait pas ce qu’elle pensait. Réginald n’aurait jamais l’intention de punir le Stark pour la mort de sa petite fille. Il avait toujours cherché à l’éliminer de l’échiquier de la famille. Elle avait tué son jumeau le fils de son père. Jamais elle n’aurait cru qu’elle aurait tant de haine pour ca. Elle se retint de répliquer que sa mort ne ferait que plaisir à son Lord de grand père. Elle se tourna vers Mortimer et soupira intérieurement. Elle était de mauvaise humeur, mais le cachait bien. Se détachant du groupe, elle s’avança vers ses deux hommes. Répondant à son Lord, avant de fuir vers ses hommes, elle répliqua avec une douceur qu’elle ne se connaissait pas.

Vous lui feriez la qu’un cadeau en lui annonçant ma mort.

Maureen !

Plus loin du Stark, elle répliqua durement comme si les Dieux elle ne voulait plus en entendre parler:

Ce sont les soldats qui se battent. Ce sont les soldats qui meurent. Et les Dieux, eux, ne s'impliquent jamais. Ils se jouent de nous mais lorsque nous le sommes dévoués et dès qu'ils le veulent ils laissent ces chiens ruinés nos terres.

Suffit Maureen


Elle regarda le vieil homme d’un regard noir et galopa quelques pas vers son cousin qui venait de lancer une réplique à son Lord. Il osait. Elle ne l’aurait jamais fait avant. Qu’Est-ce que cela changeait. Il grandissait et un jour il serait le chef des Écorcheurs. Autant qu’il apprenne à refuser les ordres que l’on lui donnait. Elle savait qu’encourager la discipline n’était pas un mot d’ordre, mais elle ne savait pas qu’Adrian s’y collerait à Motte La Foret. Bref, elle n’avait pas voulu en aucun cas confronté Beron. C'était une réaction naturelle qu’elle avait eu. Elle n’aimait pas être reléguée au deuxième rang. Aucun Bolton n’aimait se faire reléguer au deuxième rang. Elle était un peu de cet avis. Elle s’ennuyait déjà lorsque. John la regardait d’un œil noir. Comme elle savait le faire. Pourtant, Maureen savait qu’elle n’avait aucun pouvoir. Avant même que l’homme lui fasse une réprimande, elle répliqua sèchement :

Ce n’est pas moi qui l’ai poussé à se rebeller. Je ne vais pas non plus chercher à le tuer.On est toujours en retard sur tout le monde, c'est humiliant, vous ne trouvez pas ? Alors pour une fois on a décidé de prendre l'initiative. Comme dans le bon temps ou les Stark avaient une raison de nous hair

Elle se retourna vers son cousin et soupira. Elle avait peur. Elle aimait avoir peur. Surtout lorsque le danger pouvait être mortel. La jeune femme soupira intérieurement et s’approcha de son cousin. Elle devait mettre des choses au clair. Elle voulait qu’il l’écoute. Elle prit les guides de la monture de son cousin et se rapprocha pour que ses dires ne soient pas entendus du reste des hommes.

Avant de te laisser dans la mêlée, promet moi de ne pas te défaire de la protection de nos hommes. Les trois plus jeunes tremblent à l’idée de devoir les affronter. Ils resteront ici. Grand père me tuera s’il devait savoir que je sacrifie ses hommes. S’il devait m’arriver quoique ce soit, je t’interdis, tu m’entends, je t’interdis de quitter les archers et encore moins la surveillance de Barth Snow.

Réduisant la distance entre son cousin et elle, elle regarda son homme de main. Elle n’Avait pas eu le choix. Adrian tenait trop à elle et elle tenait à lui. Elle n’Avait aucune chance de pouvoir parvenir à une bonne position dans la maison de Fort-Terreur. Laissant la discussion sans réplique de son cousin, elle se retourna et galopa à la suite des Stark.
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Message Mar 10 Avr 2012 - 20:04

Elle ne connaissait rien des Bolton, ni d’Adrian ni de Reginald, elle ne connaissait que les histoires et les légendes, mais en tant que fidèle des Stark, elle avait dans les gênes une certaine haine pour cette maison et une méfiance éternelle. Et cette méfiance ne la lâchait pas malgré les quelques jours déjà passés en compagnie de l’héritier de Fort-Terreur et de sa cousine pendant lesquels elle avait pu les observer et constater qu’ils n’étaient pas les fous sanguinaires que sa mère dépeignait dans ses contes. Adrian, désireux de prouver sa valeur, elle aurait pu lui en apprendre des choses sur le désir d’aventure et de gloire et la manière d’y arriver contre la volonté de sa famille. Et Maureen, aussi sauvage et forte qu’elle-même, elle aurait dû s’entendre avec elle comme elle s’entendait avec Alysane, mais à choisir entre l’amitié d’une Mormont et celle d’une Bolton, elle préférait les peaux d’ours aux peaux de Loup-Garou… Elle se doutait néanmoins que malgré les risques pris et la désobéissance des deux jeunes gens, Réginald ne se priverait pas de tout mettre sur le dos du suzerain et de le lu faire payer d’une manière ou d’une autre, cela dit, il y aurait alors tout le Nord derrière le Stark, et le vieux Bolton seul, il pouvait alors tenter tout ce qu’il voulait il faudrait qu’il passe par elle et y survive avant d’atteindre le seul homme qui reconnaissait sa valeur. Elle acquiesça donc aux paroles de Beron, il avait raison, il ne pouvait pas se permettre de perdre l’un ou l’autre des Bolton, et surtout pas l’héritier de ce foutu Réginald. Il fallait désormais se battre pour le Nord et pour garder ses deux idiots insubordonnés en vie, elle ne pouvait hélas que prier pour Barth et se rassurer comme elle pouvait en repensant aux bleus et coupures qu’elle avait subies de la main du maitre d’arme, preuve qu’il était le meilleur de tous.

Deana était d’accord avec le Sombre Loup, mais elle ne pouvait pas pour autant se taire et comme elle s’y attendait, la sentence fut sèche et sans appel, la réponse du Stark ne tarda pas et elle prenait la forme d’un ordre doublé d’un rappel de la hiérarchie. Elle venait de discuter les ordres, chose qu’elle n’avait jamais fait, elle se doutait que cela ne passerait pas, mais elle préférait s’en prendre une maintenant et le prévenir que si les ordres étaient en contradiction avec son serment elle risquait de ne pas les suivre plutôt que d’avoir cette explication pendant la bataille. Quelque part, cela la rassurait qu’il la remette à sa place, il avait été échaudé par l’insolence des Bolton mais il ne pouvait pas se défouler sur eux, par contre, il pouvait le faire avec elle et reprendre ainsi les rênes du commandement dans son esprit. Elle répondit simplement, mais n’en pensait pas moins ! « Oui Messire. » Et il n’en sera pas autrement, je promets de vous obéir et de vous servir jusqu’à ma mort, mais je vous interdit de mourir ou d’être blessé tant que je respire !

Elle le regarda interloqué, même si effectivement, à bien y regarder, le fort restait désormais presque sans défense ce qui n’était pas une bonne chose, et alors qu’il exposait son plan, elle hocha la tête en signe d’acquiescement. Seulement avant qu’elle n’ait eut le temps de répondre et de trouver une solution, Adrian était de nouveau à leur hauteur. La blonde lança un regard plein de reproches à au jeune homme avant de se tourner une dernière fois vers le fort pour apercevoir Aaron resté en arrière pour la protection de Motte la Forêt. Il avait suivi les ordres, lui, aurait-elle pu être à sa place sans broncher ? Elle demanda à Tallhart :

« De combien d’hommes dispose encore Motte la forêt ? »
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Message Jeu 12 Avr 2012 - 13:05

Citation :
- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’animation elle-même) en pâtira.

Merci de bien vouloir tenir compte et de respecter cette demande du MJ. Histoire de ne pas faire trop long, le rappel des paroles de vos collègues dans vos propres posts n’est pas nécessaire, pour ne pas dire inutile, et ralentit considérablement la lecture et la fluidité de vos posts d’ailleurs. Pensez aux autres en général et à moi en particulier en évitant de nous romancer chaque post en plus de mille mots Very Happy Notez bien qu‘il s‘agit de condenser une dizaine de posts afin de vous faire avancer ce qui n‘est guère évident. Merci donc de tous respecter la règle. Notez bien que ce n‘est pas pour vous brimer mais bien pour me donner les moyens de vous répondre au mieux et avec le moins de délai possible. Je vous signale également que la longueur de vos posts ne sera plus objet à récompense en points de réputation lors des intrigues et animations afin de vous pousser à être concis mais précis. Vos actions seront donc récompensées en fin d‘animation comme lors des précédentes intrigues.

******

La torche lancée par la capitaine du Baiser du Kraken avait atterri sur le toit de tourbe sèche qui s’embrasa brusquement grâce à l’appel d’air. Quelques secondes plus tard, un feu de joie avait éclaté que n’aurait pas renié un fidèle du Dieu Rouge et le début d’incendie commençait à se répandre aux petites habitations alentours par l’intercession céleste de quelques flammèches emportées par les bourrasques jusqu’à la chaume des toits suivants. Comme quoi…Le Dieu Noyé empruntait parfois de bien brûlants chemins pour que Sa volonté soit faite. Bientôt, une odeur lourde, envahissant les bronches et irritant les yeux, s’immisça entre les rangs Fer-nés. Bien entendu, ces marins étaient bien au-dessus de cela, la simple puanteur leur importait peu à eux qui se repaissaient de celle du sang et des larmes des Nordiens de Noiremer. Pourtant, cela n’avait rien à voir avec les flatulences d’un quelconque mort et un nez bien avisé et délicat aurait rapidement reconnu les douces fragrances d’une vierge brûlée. Autant dire que Brar, un marin du Kraken, était loin de ses considérations lorsqu’il cracha par terre après avoir fait son sort à une mère de famille violée et égorgée pour l’occasion.  « P’tain d’sales paysans. Ca pue le porc cramé…C’est pas leurs chattes sèches comme l’désert qui vont nous mouiller tout ça ! » Il cracha à nouveau sur le cadavre abandonné avant de se ruer en avant en donnant de grands coups d’épées dans la masse. Pour dire le vrai, les combats se faisaient maintenant épars. Les corps jonchaient la terre battue de Noiremer et seules quelques petites poches de résistance subsistaient de ça et là dans des chaumières encore épargnées. Laissant ses hommes, Visenya Volmark rejoignit à son tour la surveillance des bois, menaçants pour les Fer-nés habitués aux grandes étendues planes des mers, laissant ses hommes se préoccuper du pillage et de garnir le boutre de victuailles.

Elle n’était pas la seule à venir se poster près de la lisière du Bois-aux-Loups. Sargon Harloi lui-même avait indiqué à son plus fidèle marin, Yoren, son second sur la Veuve Salée de participer à la surveillance et couvrir leur retraite. Ce dernier y avait donc envoyé un marin sûr et doté d’une bonne vue. Elyn Bonfrère, une héroïne de la bataille de Port-Lannis, se trouvait non loin de là également surveillant les troncs avec attention. On murmurait que sa folle bravoure avait permis d’écarter pour longtemps la menace d’un débarquement de la flotte Lannister sur les îles. Sans doute saurait-elle donner l’alerte à temps si ses femmelettes décidaient d’envoyer du renfort au village.

Dans le village, le pillage continuait, méthodiquement et presque scientifiquement. Peu de bagarres si ce n’était pour se disputer l’entrecuisse d’une jolie femme. Par jolie, vous entendrez bien entendu, vieux morceau Nordien point trop ravagé par les rigueurs du froid. Tous les capitaines de boutre avaient donné leurs ordres. Des sacs étaient chargés, des femmes jetés entre les bancs des rameurs après quelques bonnes claques pour faire cesser gémissements et pleurs. Un autre jour comme tant d’autres pour les Fer-nés, le Dieu Noyé soit loué. Non loin du Harloi, un cri résonna quelque peu étouffé par les bruits de la razzia qui se poursuivaient presque tranquillement. Peut-être trop tranquillement. Pour l’oreille exercée de Sargon, le cri était indubitablement féminin. Voire même cristallin et provenait d’un enclos caché par de hautes palissades. La barrière avait été enfoncée, cela sautait aux yeux mais, étrangement, aucun Fer-né ne se trouvait pas - plus ? - à proximité.

Sur ce qui tenait lieu de place du village, une scène vaudevillesque se déroulait. Etrange une fois que l’on avait parcouru le féroce tableau peint à fer et à sang par les hordes Fer-nées. La voix du Greyjoy, Dagon l’Impitoyable, avait résonné alors qu’il s’en prenait à sa femme-roc. Quelques marins s’arrêtèrent, étonnés et bizarrement intéressés. Même sur les Iles de Fer, les histoires de coucherie des puissants avaient de quoi attirer l‘œil et l‘oreille. Les ragots occupaient tout autant que les litres de rhum ingurgités et la danse du Doigt et, surtout, cela faisait plaisir aux femmes laissées sur les îles. Une petite querelle entre mari et femme, voilà de quoi réchauffer les langues autrement qu‘en devisant sur le prochain hiver. Cela ne détourna pas longtemps les hommes de leur passe-temps favori toutefois, viol et tuerie avaient encore leur préférence marquée. Il y eût quelques rires gras quand Aaricia se dégagea brutalement de l’étreinte ferme de son seigneur et mari. Quelques conseils « bien intentionnés » fusèrent :
 « Laisse-la ici l’Greyjoy, c’est une louve celle-là…! » ou bien  « C’est pas pour rien qu’on parle de femmes-roc…Faut la laisser à la maison ! » Il n’y avait rien de bien méchant. Mais on était loin d’absoudre la dame de Pyke qui jouait les capitaines. Le petit corps ensanglanté de l’enfant n’étant déjà plus qu’un mauvais souvenir, la jeune femme décida d’aller passer sa rage sur les quelques paysans restants. Après avoir perdu son épée, elle se jeta les poings en avant pour abattre ce qui lui tombait sous la main. Qu’on ne s’y trompe pas, Aaricia Greyjoy était encore plus mortelle et précise à mains nues qu’avec une épée et aurait sans doute pu en remontrer à plus d’un homme même des plus forts. Seulement…La jeune femme ne prenait pas assez en compte une grossesse qui la ralentissait et émoussait quelque peu ses réflexes. Si son coup à la gorge porta, il ne fut pas assez fort. Sans doute était-ce la fatigue du voyage ou le contrecoup du meurtre de l‘enfançon…Mais le Nordien ne perdit pas une seconde. Plus fort, plus grand, il attrapa la main vengeresse de la Fer-née serrant à lui faire craquer les jointures. Une violente douleur s’empara de la jeune femme avant qu’un coude ne vienne s’écraser contre sa pommette et elle vit trente-six chandelles. Le combat s’annonçait mal et ce Nordien était sans doute plus coriace que bien d’autres.  « Salope ! Tu vas payer pour mes p’tains de morts, chienne ! »

Malheureusement, si Dagon n’était pas loin, il était occupé. Il donnait ses ordres au Pouce : la razzia avant tout. Il fallait engranger les sacs, le blé, les femmes, les victuailles. Il fallait passer l’hiver à l’abri de la faim. Tel était le sens de son message à la Bonfrère même si la forme tenait plus du  « Bouge donc tes grosses fesses, femme ! Y’a du pain à ramener ! » Autour de lui, ses hommes continuaient à égorger, impitoyables mais non pas inhumains. Ils tuaient certes mais abrégeaient surtout les souffrances. A quoi serait bon un estropié une fois l’hiver venu dans le Nord. Personne n’ignorait que, dans la Nuit froide, les descendants des Premiers Hommes envoyaient leurs aînés et leurs infirmes mourir dans la neige glaciale pour éviter le poids des bouches inutiles. Tout cela n’était finalement que charité. Alors que Qalen le quittait, un marin de garde sur la Sirène Noire vînt le rejoindre porteur des paroles de Harlon le Rouge.  « Cap’taine ! Harlon dit qu’il reste encore de la place mais que nous serons bientôt remplis à ras bord. Il dit qu’il vaut mieux prendre du grain que des femmes passequ’on mange plutôt du pain que des humains. Moi j’dis que l’entrecuisse a quand même bon goût ! » Un peu partout, auprès de tous les capitaines, les mêmes messages se répétaient. Les cales devaient être garnies en grain. Les plus petits boutres commençaient à crouler sous les provisions et les deux petites coques de noix amenées étaient déjà pleines.

Près du petit groupe qui surveillait la forêt, l’immense masse de Qalen le Pouce se profilait déjà, prête à donner les ordres du Lord Ravage. Il accosta cavalièrement Elyn.
 « Y’a Greyjoy qui te fait dire qu’y faut penser à remplir tes cales, Elyn. » Pourtant, avant même que Elyn ait pu trouvé une injure ou une simple rebuffade à répondre, la voix de l’homme du Harloi coupa la conversation attirant également l’attention de Visenya Volmark.  « Z’avez vu ça ?! Là-bas. » Le doigt du marin indiquait les frondaisons ténébreuses où des ombres avançaient cachées par la profondeur et l’obscurité des bois. Quelques éclairs semblaient indiquer des armes. Qu’était-ce donc que cela ?

*******

L’arrivée désordonnée de l’équipée partie à la chasse avait provoqué une jolie pagaille entre les murs boisés de Motte-la-Forêt. Pourtant, au milieu des ordres criés à la hâte et des discussions houleuses mais stériles pour savoir qui de Bolton ou de Stark pissait le plus loin, le jeune garçon rescapé de l’attaque attendait, les yeux grands ouverts. Les guerriers se rassemblaient, les armures de plates rutilaient, les fourreaux étaient une fois de plus vérifiés. Tout cela impressionnait le jeune Uther qui s’était remis de sa trop longue course. Heureusement, les manières presque maternelles du Nerbosc eurent raison de l’effarement du garçon. Il essaya tant bien que mal de juguler sa peur en si auguste compagnie avant de se lancer avec autant de frayer que lorsqu’on se jette dans l’eau glacée.  « Des bateaux, m’sire. Au moins dix ! Et plein, plein d’hommes avec que’ques femmes. On les a pas vu v’nir, pour sûr avec c‘te purée d‘pois ! L’Ancien m’a gueulé d’courir jusqu’au Glover pour que les cavaliers viennent. Mais z’êtes pas assez ! » Le reste fut perdu dans les discussions enfiévrées pour savoir à qui revenait la défense et d’autres grandes tirades. V’là bien les nobliaux…  « Faudrait p’têt s’grouiller la nouille…Y vont prendre toutes les filles et tout’ not’ bouffe ! » Les pieds sur terre, Uther s’intéressait plus à la survie de son village qu’aux simagrées viriles des seigneurs.

Glover avait légèrement haussé les sourcils en entendant les ordres du Stark. Son père était peut-être alité mais sa famille restait maîtresse chez elle. Winterfell voulait-elle vraiment mettre Motte-la-Forêt sous tutelle ? Il jeta un regard entendu à sa sœur, lady Rougefort.
 « Tu restes là avec ce qui restera de la garnison. Fais envoyer des messagers aux villages de la forêt pour qu’ils viennent se réfugier ici. Si on ne revient pas, défens père et la forteresse, Rowena. » Des ordres ni plus ni moins mais on pouvait sentir l’inquiétude lourde derrière ses quelques mots mais surtout la confiance que Jon mettait en sa sœur. Si les fils tombaient, chacun savait la jeune femme capable de tenir la forteresse aussi bien qu’un homme. Elle serait obéie, elle était une fille du Bois-aux-Loups. Laissant les querelles entre son lige et son collègue Bolton, le jeune homme alla jusqu’à son cheval avec un peu de dégoût. Il était bien temps de penser au conflit entre les loups et les écorcheurs.

Mais, déjà, le convoi s’ébranlait sous les regards anxieux. En premier lieu, celui du jeune Uther. Ils étaient trop peu. Trop peu face aux Fer-nés. Il jeta un regard empli de désarroi jusqu’à la dame qui se tenait non loin de lui tandis que les derniers cavaliers passaient la porte de la motte castrale. Si le départ avait semblé calmer les ambitions, l’apparition du maître d’armes de Winterfell au milieu des hommes Bolton n’allait pas de soi. Déjà que les mots de la Maureen ne plaisaient guère aux soldats spécialement dépêchés par lord Reginald pour protéger son héritier mais se voir imposer un homme de Winterfell, cela faisait grincer bien des dents. Surtout si la fille se prenait pour un homme. On pouvait dès lors légitimement se demander qui de Maureen ou d’Adrian Bolton dirigeait les hommes de Fort-Terreur. Lady Maureen était appréciée, écoutée mais elle n’était définitivement pas l’héritière et, si il fallait choisir, chacun se rangerait derrière l’adolescent qui serait le prochain Ecorcheur. Déjà, un simple écart de la monture de Barth lui attira une réflexion :
 « Dégage bâtard et viens pas m’r'nifler l’cul sinon j’t’enfonce trois pouces d’acier dans l’tien. !» Le Nord se souvenait et les gens de Fort-Terreur encore plus. Et cela ne plaisait guère de voir leurs seigneurs baiser le cul du Loup sans aucune raison. De fait, c’était bien deux hommes de Fort-Terreur qui entouraient Adrian laissant Snow quelques mètres en arrière. Cela aurait été trop facile pour ces putains de suzerains de faire la peau au gamin grâce à son salaud d’assassin. Quelques grognements pouvaient être entendus par Maureen ou Adrian :  « Putain…Il faut qu’il vienne jouer les nourrices. Pas un loup ça, un chien… »

Deana, après avoir joué les fortes têtes, s’était tue continuant de chevaucher en suivant son seul et unique maître, sa lumière, lord Beron Stark. Mais elle ne pouvait ignorer les regards meurtriers qui avaient accompagné sa façon de refuser le combat. On allait lui réchauffer les cuisses à celle-là et elle avait tout intérêt à garder son cul en arrivant sur Noiremer. Le seigneur de Winterfell, quant à lui, avait réussi à mettre les hommes de bataille après avoir du se résoudre à négocier avec l’orgueil de ses plus puissants vassaux. Ils étaient fidèles, oui, mais jusqu’à quel point ? Ne saisiraient-ils pas l’occasion pour se débarrasser d’un gêneur comme lui ? Ou le vieux Reginald attendrait-il, tapie dans l’ombre, le moment d’utiliser l’offense faite à son héritier ? Les hommes du Glover devançaient pourtant la garde grise ouvrant le chemin et suivant leur héritier, Jon, accompagné de son frère. Leurs pensées allaient sans doute au troisième frère déjà en route pour Noiremer. Où était-il ? Mort ou…Une poignée d’hommes étaient restées dans la forteresse de bois et une trentaine d’hommes suivaient le futur maître de Motte-la-Forêt. Les trois frères étaient partis vers les Fer-nés avec courage ou bien mus par une certaine folie ? Si les trois tombaient, que resterait-il aux Glover ? Rowena et un fils déjà seigneur de Rougefort dans le Val lointain. Jon avait fait ramener le galop à un trot d’approche, plus discret. Ils seraient à Noiremer dans une longue, trop longue, poignée de minutes.

Bennifer, circonspect comme toujours, observait, notait et analysait la situation. Les mots du gamin découvert dans la forêt lui revenait. Ils étaient trop peu et les Fer-nés innombrables. Peur d’enfant ou simple vérité ? Combien de boutres ? Combien d’hommes ? Voilà les questions que tout homme connaissant le sujet de la guerre devait se poser avant de foncer dans le tas avec plus de témérité que de raison. L’honneur et le courage étaient trop souvent l’apanage des vaincus. A côté de lui, il était visible que Robb appréhendait quelque peu la situation et le combat. Ce fut pourtant lui qui, le premier, discerna la silhouette qui se dressait dans un coin de la route et attira l‘attention du riverain. Un homme seul, un des maîtres piqueux amené par Jaime Glover lors de la chasse. Pourtant, l’homme ne bougeait pas…Jusqu’à ce qu’il se présente devant Jon Glover qui menait la colonne en faisant de grands gestes pour que tout le monde fasse moins de bruits.
 « ‘tain avec ça, ils vont vous entendre arriver aussi sûrement que les prochaines neiges ! Sauf vot’ respect m’sire Jon. » L’héritier du vieux Aidan avait levé la main pour indiquer l’arrêt.  « Vot’ frère y est parti pour d’zinguer que’ques-uns. Il veut abattre les sentinelles sinon ça va puer l’roussi. Y sont nombreux les chiens ! Faut y’aller par p’tits groupes et leur tomber dessus…Pas par la route, c’est truffé d’leurs putains d’marins ! »

******

Au castel, lady Rowena restait seule avec ses inquiétudes et ses prières. Les quelques soldats laissés par son frère étaient partis fermer les portes et barricader ce qui pouvait encore l’être. Si les Fer-nés débarquaient en force sous leurs murs, ils étaient bons pour tous y passer. Bientôt, il ne resta plus que les deux écuyers laissés par Bennifer Nerbosc et le petit Uther qui regardait la dame les yeux grand ouverts comme si il attendait qu’elle parle ou les sauve d’un coup de baguette magique. Brusquement, les deux jeunes gens venus de Cornelia plièrent le genou devant la dame de Rougefort suivi, avec un temps de retard, par le petit paysan.  « Ma Dame, nous sommes à vos ordres. Que pouvons-nous faire pour aider ? » Puis, plus bas, de la part du petit gamin qui était venu transmettre l’alerte :  « Y vont v’nir nous massacrer jusqu’ici ? »

Pour finir, quelques petits rappels :

- En cas de question, envoyez vos MP à Maura Lannister.

- Merci de privilégier les réponses à l'animation avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 11 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’animation elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'animation selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de Lady Cœurdepierre !

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Message Ven 13 Avr 2012 - 0:23

Dagon regardait sa pauvre femme ... Non, le pauvre homme sous le courroux de sa femme. Il était allongé sous elle, les petites mains de la banshee qui étreignaient son cou avec force. Il avait envoyé Qalen, les yeux rivés sur sa femme aimée (non-assumée)

Le message allait être envoyé à la jeune femme. Il restait là, à observer sa femme, repoussant parfois d'un violent coup d'épée les paysans qui se jetaient sur lui, dans l'espoir de l'atteindre. Il recevait bien quelques coups, qui risquaient simplement de lui laisser quelques hématomes sur les bras, l'élan de l'attaquant brisé par la seiche d'or, sifflant dans le vent et le bruit s'étouffant dans la chair fraîche des nordiens. Ah ces hommes, plein d'espoir, mais cela ne faisait pas tout. Un des hommes qui s'était amusé à appuyé l'humiliation public qu'avait fait Dagon de sa femme alors qu'elle tentait d'épargner un enfant, s'approcha de lui, le bardant d'un léger coup de coude.

- Votre femme, faut la surveiller, pour'vu qu'elle épargne sa vie à lui aussi !

Dagon haussa les épaules, poussant violemment plus loin, car il ricanait bien trop à son goût. Malgré tout, Dagon avait trouvé sa petite réplique amusante. Il se disait bêtement qu'elle apprendrait la leçon. Il lui avait dit mainte et mainte fois, ne jamais se laisser régir par sa colère ou sa haine, cela faisait de nous une faiblesse. La canaliser et en prendre le meilleur pour s'en faire une force et non se laisser totalement emporter sa rage. Il pensa trop vite et la voilà, finissant sur le dos, l'homme cherchant une revanche de l'humiliation que venait de lui faire subir sa petite femme, pour tenter d'annuler celle que lui avait fait vivre la Seiche.

Qalen revint rapidement après, juste après le messager qui venait chuchoter à chaque oreille. Les boutre débordaient, mais pas assez de provision. Il hocha la tête alors que l'homme s'échappa. Soudain une autre immense main s'écrasa sur son épaule. Dagon sursauta, brandissant sa seiche d'or. Qalen qui lui montrait Aaricia, cette dernière allant rapidement se mettre dans une mauvaise posture. Il haussa les épaules.

- Elle ne recommencera pas sa bêtise deux fois, surtout si elle ne s'en sort pas... Du grain ! Dépêcher vous !

Qalen attrapa fermement Dagon et sans aucun effort, le poussa vers sa femme. Il lui jeta un regard pesant. Dagon était encore sous le choc de voir son homme d'arme le soulever du sol et provoquer son autorité. Il pesta puis alors ses pas se dirigèrent vers femme, hurlant à Qalen de prévenir les hommes de rapporter rapidement du grain et d'autre victuailles.

Il attrapa l'épée de sa femme qui était tombé au sol et s'approcha d'elle, lui jetant l'arme dans sa main, il assurait simplement ses arrières, faisant les cents pas dans le dos de sa femme, observant la confrontation. Quelle le tue ! Elle était fer-née !

Ses yeux se lançaient d'un capitaine à un autre, surveillant leurs arrières et la progression de la mission. Elyn allait-elle rapidement voir les hommes, prévenir ses compatriotes et finir la mission au mieux, sans trop de perte. Cela ne tenait presque à elle.
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Sargon Harloi
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Message Ven 13 Avr 2012 - 12:24

     Occupé à frapper, Sargon écoutait d'une oreille distraite, l'agitation qu'il y avait autour de lui. Il se concentrait principalement sur le combat, histoire de ne pas être surpris par un coup d'épée bien placé. Il aurait été très stupide de se faire tuer par un simple paysan du Nord, lors d'un raid destiné à remplir les réserves de nourriture des Fer-nés. Ainsi, lorsqu'il entendit un cri se dégager du brouhaha général, le capitaine ne fit pas immédiatement attention à ce que cela signifiait. Les hurlements, les pleurs et les protestations allaient toujours de paire avec les raids, ce n'était ni la première, ni la dernière fois que le jeune homme avait l'occasion d'entendre ce type de son. Pourtant, quelque chose dans celui-ci le fit réagir. Après avoir terminé son « combat » contre un paysan - si tant est que l'on puisse appeler cela un combat - il détourna son attention du groupe des Nordiens acculés dans un coin, pour parcourir les environs du regard. Le hurlement n'était pas comparable à celui des femmes qui espéraient échapper à leur ravisseurs, il y avait quelque chose de moins effrayé qu'à l'accoutumé.

     Le Harloi repéra finalement l'endroit d'où provenait le cri, une espèce d'enclos dont la vue était bloquée par des palissades, visiblement il y avait déjà des visiteurs vu l'état de la barrière, mais contrairement aux autres endroits « visités », aucun de ses hommes n'était visible. Le capitaine manifesta sa désapprobation en fronçant les sourcils, passant sa main libre sur son visage pour se débarrasser du sang qui le maculait et séchait rapidement pour lui laisser une sensation familière. S'éloignant des Nordiens aux prises avec les rameurs de son boutre, Sargon interpella deux marins qui passaient à côté de lui.

     ▬ Vous deux, laissez ce que vous faites et suivez-moi tout de suite ! »

     Les deux hommes hochèrent la tête, même s'ils n'étaient pas particulièrement enchantés de devoir laisser tomber le pillage et les femmes pour suivre leur capitaine trop versatile pour savoir ce qu'il leur réservait. Ignorant les signes évident de contrariété des deux marins, Sargon jeta un dernier coup d'œil à Yoren, histoire de s'assurer qu'il n'était pas en train de signaler une riposte des Nordiens, mais rien. Ce n'était pas gênant qu'il s'éloigne de portée de voix, son second avait un cor accroché à sa ceinture, celui-là même qui avait été utilisé pour signaler le départ de Port-Lannis il y a de cela quelques semaines. Assuré qu'il n'y avait rien de plus nouveau à ce sujet, le jeune homme s'éloigna en direction des palissade, raffermissant sa poigne autour de la poignée humide de sang de Crépuscule. Heureusement il y était habitué et elle ne risquait pas de lui filer entre les doigts. Alors qu'ils avançaient vers la barrière défoncée, le capitaine lâcha un bref avertissement à ses accompagnateurs.

     ▬ Restez sur vos gardes, même si ce n'est sûrement rien, mieux vaut s'en assurer ! »

     Les deux marins hochèrent la tête une fois de plus, comme de bons chiens bien dressés. Le Harloi se concentra sur la barrière et pénétra dans la propriété, promenant son regard mordoré sur les environs. Il se demandait bien ce qui se passait ici, les bruits de la razzia étaient audibles, bien qu'un peu étouffés, le cri pouvait simplement être celui d'une femme violée dont les enfants avaient été tués ? Les Fer-nés laissaient rarement leurs victimes en vie, du moins ceux de son boutre, mais sait-on jamais. Alors que les hommes cherchaient la source du cri de femme que le capitaine avait entendu, celui-ci se demanda si ce n'était pas tout simplement le fruit de son imagination, à moins que ces Nordiennes soient plus surprenantes qu'il ne le pensait.

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Lady Cœurdepierre ? Je ne sais pas si tu prévoyais quelque chose de particulier donc je n'ai pas dit ce que je trouvais, si tu avais quelque chose en tête, je suis fin prêt, sinon j'inventerai quelque chose ^^


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Message Ven 13 Avr 2012 - 13:02

Le petit groupe acculé par les partisans de Sargon commençait à lâcher du terrain sans beaucoup d’efforts de la part des Fer-nés. L’énergie du désespoir était, certes, un puissant carburant mais elle ne durait pas. Ils voyaient tomber frère, fils, femme…Et n’avaient plus que leurs propres vies à défendre. Était-ce suffisant ? Ils eurent un dernier sursaut d’orgueil. Sans doute l’honneur propre aux gens du Nord…Peu de choses face à l’art du combat et du corps à corps qui était presque une religion fer-née à l’égale de celle du Dieu Noyé. L’antique épée de la maison Harloi, Crépuscule, n’y était pas non plus pour rien. L’acier Valyrien tranchait cottes de cuir, os ou tendons avec la même détermination et que pouvaient quelques pauvres hères contre une épée forgée dans le souffle du Dragon ? Prier et encore…Les Anciens Dieux ne les entendaient plus et les laissaient crever là comme des animaux.

Son détenteur, Sargon, un nom qui faisait se pâmer les pucelles et les veuves au moins jusqu’à Pyke quand ce n’était pas jusqu’aux épouses, en finissait justement avec l’un de ses opposants armé d’une simple fourche dans un gargouillis final qui rappelait combien couper la jugulaire d’un coup sec était utile en combat rapproché. Le cri féminin qui l’avait sorti de son intense concentration de combattant s’était tu mais l’impression demeurait toujours. Il y avait quelque chose de différent. Personne n’aurait imaginé un de ces grosses maritornes du Nord avoir une voie aussi cristalline, bien que mal utilisée pour l’heure.

Il appela deux de ses marins qui s’approchèrent en grognant, peu enchantés à l’idée de se voir refuser la future picorée quand ils auraient tué jusqu’au dernier homme de Noiremer. Voilà qui était nouveau, leur refuser leur récompense ? Viol et femmes à ramener dans leur cahute d’Harloi. Il perdait la tête le capitaine ou quoi ? Enfin ils suivaient, ils étaient habitués à suivre, non ? Pourtant, quelque chose les poussait à rester sur leurs gardes. La forêt n’était plus loin et bordait littéralement la petite propriété d’où s’était échappé le hurlement. Ils continuaient d’avancer sans rencontrer âme qui vive. Pourtant, au fur et à mesure, ils purent saisir des sanglots étouffés par les murs. Pourtant, ils le voyaient la maison était vide. Un des marins, pour une fois, eut l’idée lumineuse d’ouvrir la porte qui donnait sur l’arrière de l’opulente chaumière.

Les frondaisons de l’antique Bois-aux-Loups étaient désormais toutes proches, à portée de main et, au milieu d’un jardin enneigé, se dressait un barral. Pas nécessaire très vieux mais son horrible face adressait un terrible et tortueux sourire aux trois fer-nés. A ses pieds, presque cachée entre ses racines, une femme pleurait au-dessus du corps d’un enfantelet. Elle aurait tout aussi bien être là depuis quelques minutes que depuis des jours. Le bambin ne portait aucune trace de blessures visibles. Rien qui ne laisse supposer qu’une hache fer-née ait mis fin à sa toute jeune vie.

Mais, pour les trois hommes, l’enfant importait peu. La femme attirait tous les regards. Elle était très jeune mais pas assez pour avoir été mère. Et, surtout, elle était magnifique. Le Dieu Noyé savait que Harloi en avait vu d’autres : des petites, des grosses, des grandes, des belles, des moches, des nobles, des putains, catins ou simplement fermières. Celle-ci les éclipsait toutes. Elle n’avait rien d’une femme du Nord, rien. Sa peau était pâle mais brillante comme la neige fraîche et ses lèvres fines avaient la couleur de la framboise écrasée. Ses cheveux blonds-roux brillaient même dans ce matin froid et blanc et ses yeux presque violets étaient emprunts d’une tristesse sans fond et sans âge. Pourtant, quand son regard se posa sur les intrus, l’étincelle de sauvagerie qu’il dissimulait fit se tortiller les deux marins. Non, cette étrange femme-enfant n’était pas d’ici.


 « Ils ont laissé quelques fillettes du Sud venir s’égarer entre mes mains ? Comme c‘est triste.» La voix était toujours aussi mélodieuse, belle et grave, même si, encore et toujours, deuil et tristesse la marquaient profondément. Il y avait de la noblesse chez cette étrange créature mais aussi une force presque effrayante qui ne pouvait pas laisser un homme indifférent, même un fer-né. Celle-ci était…différente.  « Retournez à vos bateaux. Je ne suis pas d’humeur à goûter à vos cœurs aujourd’hui. » Pour la première fois, elle se trahissait. L’accent était fort, presque guttural, mais encore et toujours suave et mélodieux. Nordien sans le moindre doute mais avec quelques différences.

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Aaricia Greyjoy
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Message Ven 13 Avr 2012 - 14:35

Aaricia savait que Dagon lui pourrirait la vie. Elle n'était pas de bonne humeur même si les hormones étaient en particulier les fautives. Tant qu'elle pouvait faire mal elle ne se plaignait pas. Qu'on la frappe ou qu’on lui fasse mal, elle n'en avait rien à faire réellement. Et pourtant elle n'avait pas cette force. Soupirant presque chaque fois qu'elle portait un coup. Elle se sentait faible, mais ne voulait pas se l'avouer. Elle était capable encore. Elle devait se battre. Elle ne pouvait pas abandonner lâchement. Elle avait manqué son dernier coup. Son ennemi l'avait surpris, il était moins facile que les deux derniers. Elle détestait jouer les demoiselles en détresse. Ça devait être amusant seulement si cela avait un intérêt et encore, elle n'avait jamais essayé.


Elle ne prenait même pas le temps pour regarder son mari ou même Qalen. Elle avait bien autre chose à faire. Elle savait que Dagon surgirait d'une minute à l'autre. Elle n'y prêta pas attention. Elle fit mine de ne pas voir qu'il oserait lui présenter son épée. Cherchant ou elle avait mis cette foutue dague, elle envoya son pied dans les parties sensibles de son adversaire. Elle se défit de son emprise et eut un sourire. Sa grossesse ralentissait ses mouvements mais elle ne perdait pas le pied. Elle aurait quelques ecchymoses rien de très grave. Pourtant il y avait toujours le Greyjoy qui la regardait. Elle sortit sa dague et l'enfonça dans le Cœur du pauvre homme.

Tu aurais du me tuer au lieu de parler.

La jeune femme de la seiche soupira et regarda le sol, avant de à corps c’était beaucoup plus amusant. Enfin tout dépendait de la situation et des sous-entendus. La Greyjoy venait de mettre un terme à son retour sur le terrain. Du moins, jusqu’à ce que ce petit héritier daigne de naitre et de lui redonner son corps. Du moins, pour qu’elle en ait la pleine capacité dans ses mouvements. En plus d’avoir sacrement mal au dos et aux jambes, elle devait supporter un mal de crane affreux et les remontrances de son capitaine de mari.

Parlant de lui, elle s’approcha pour lui murmurer une phrase remplit de venin, mais n’en n’eut pas le temps. Elle poussa son mari Elle s’insulta de nouveau voyant qu’elle n’avait plus la même force. Cet enfant faisait tout pour l’énerver, même dans son ventre. Aaricia para le coup facilement, mais sentit ses pieds vouloir se dérober. Reprenant sur elle-même, elle se concentra sur son ennemi. Elle ne se battait pas avec la même rage qu’il y avait quelques minutes. Elle était concentrée comme si c’était son maitre d’arme qu’elle affrontait. Parant un coup, elle profita d’avoir le champ libre pour envoyer son poing au visage de l’homme. Quelques secondes de plus et elle laissa sa lame glisser dans son corps.

Je suis la seule qui ait le droit de lui faire mal.

Elle essuya le sang sur les vêtements du pauvre homme et s’approcha de la seiche. Elle lui attrapa le menton et lui vola un baiser avant de sortir une réplique :

Disons que nous sommes quittes.

Elle lui fit un clin d’œil et se détacha de lui, son œil attiré comme plusieurs fer-né vers cet ommbre malsain.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Sargon Harloi
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Message Ven 13 Avr 2012 - 18:09

     La femme qui se tenait face à eux n'avait rien d'une Nordienne à proprement parler, c'était une chose clairement visible, non seulement dans son physique, mais aussi dans son comportement. Baissant les yeux pour observer le corps à peine visible de l'enfant qui avait certainement dû être le sien – à moins que son loisir préféré ne soit de pleurer les rejetons des autres – mais qui visiblement, n'avait subi aucun assaut des habitants des Iles. Et bien, de quoi s'agissait-il donc ? Le capitaine observait la scène en silence alors que ses hommes se tendirent dès que la femme posa ses yeux sur eux. Elle avait quelque chose de spécial, c'était une évidence et l'attention ainsi que l'intérêt du Harloi, furent aussitôt piqués au vif. Lui qui avait envisagé de régler ce problème en un coup d'épée, en venait à se dire que la chose prendrait peut-être un peu plus de temps que prévu. Les mots qu'elle prononça alors étaient plutôt étranges dans la bouche d'une femme, mais étrangement, Sargon se disait que si cette inconnue parlait de la sorte, c'était qu'elle les voyait réellement comme tels. Pourtant le Dieu Noyé savait que les Fer-nés étaient de bons combattants, mais quelque chose chez cette rousse laissait transparaître le danger. Il ne doutait pas une seule seconde qu'un combat contre elle serait certainement mortel pour ses deux accompagnateurs. En ce qui le concernait, il ne savait quoi penser.

     La femme leur intima de retourner à leurs boutres et qu'elle n'avait aucune envie de s'occuper d'eux. Bien que le Harloi sentait clairement que ses compagnons mouraient d'envie de s'exécuter, il était évident que de son côté, c'était l'opposé. Cette femme ferait un cadeau unique pour son oncle, il n'y avait pas le moindre doute sur le fait que s'il lui ramenait un pareil bijou, Igon Harloi ne pourrait que gagner de l'estime pour son neveu le plus direct. Hors de question de passer à côté d'une telle occasion. Tenant à éviter que les deux marins ne se débinent, il leur décrocha un regard assassin tout en espérant que la peur de ce qu'il pourrait leur faire s'ils partaient, était plus tenace que celle que leur inspirait cette femme. Il reporta son attention sur la rousse pour répliquer.

     ▬ Navré, mais c'est un pillage et je ne compte pas revenir ici prochainement. Il avait retrouvé son sourire habituel qu'il réservait pour les personnes qu'il voulait manipuler. C'est donc aujourd'hui ou jamais... Mais je te déconseille le mien, je ne suis pas certain qu'il ait le moindre goût, l'on me reproche toujours d'avoir un cœur de pierre. »

     Crépuscule toujours à la main, il n'allait pas la ranger dans son fourreau, pas face à une femme qu'il devinait clairement être une sauvageonne. Pas la peine d'être un génie, il en avait entendu parler, bien qu'il s'étonnait d'en trouver une ici. Le capitaine ne quittait pas la mystérieuse femme des yeux, guettant sa moindre réaction au cas où elle se déciderait à attaquer pour se débarrasser d'eux.

     ▬ Que fait donc une sauvageonne aussi loin dans le Sud ? Est-ce donc les habitants de ce village qui se sont occupés de son bébé ? »

     Il n'y avait pas le moindre ton compatissant, une chose était certaine il ne jouait pas les gentils pilleurs. Peut-être qu'un aventurier l'avait ramenée d'au-delà du Mur et qu'elle aurait eu cet enfant avec elle. Mais les Nordiens étaient comme les autres habitants de Westeros, ils avaient peur du danger. Une sauvageonne au sein du village devait provoquer la crainte, alors lorsque l'occasion de s'occuper d'elle se présentait... Le bébé n'avait pas été tué par des Fer-nés, c'était certain, alors à moins que ce ne soit elle, il n'y avait pas trente-six solutions. D'un ton qui exprimait clairement qu'il n'allait pas perdre son temps avec lui, le capitaine reprit.

     ▬ Mais trêve de palabres, je ne vais pas perdre mon temps de pillage et tuerie à bavarder avec toi. Autant aller directement dans le vif du sujet, il va falloir me suivre ou me tuer, mais tu ne te débarrasseras pas de moi par des mots. »

     Sargon sentit ses marins se crisper devant de telles paroles, mais peu lui chalait. Même sauvageonne, elle restait une femme et il avait des années d'expérience derrière lui. Si une femme désarmée parvenait à lui régler son compte alors qu'il avait Crépuscule à la main, il ne méritait plus de vivre. Prêt à riposter à une éventuelle attaque, il attendit sa réaction, guettant toujours au loin le bruit du cor de Yoren.


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Message Dim 15 Avr 2012 - 13:32

La fer-née se dirigeait droit dans le vif du sujet, à savoir au village de Noirmere pour prendre sa part de butin. Si les femmes lui importaient peu, elle avait besoin de grains, de provisions, pour que Shatterstone puisse passer un hiver sans encombre. Des femmes? Son père avait déjà deux femme-sels et pour un hiver, c'était des bouches en plus à nourrir sans compter que l'une d'elle était enceinte. Elle prendrait celles attrapées par ses marins mais s'il y en avait une de trop, une qui avait le culot de prendre la place d'un sac de grain, elle lui apprendrait à nager en la jetant par dessus bord. Advienne que pourra. C'était tout ce qui l'intéressait, ce sur quoi elle devait se concentrer pour ne pas prendre garde au tiraillement de son flanc. Elle savait, en toute bonne foi, qu'elle aurait du rester sur les îles mais sa fierté et son désir de bouger, de tuer, étaient plus fort que le bon sens commun. Alors elle allait accompagner ses hommes quand Greyjoy lui avait ordonné de monter la garde en lisière de forêt. Sérieusement? Avec un soupir non dissimulé, elle avait acquiescé et envoyé une vingtaine d'homme prendre sa part de butin. Quand à la dizaine d'autre, elle les prenait avec elle pour garder cette foutue lisière et attendre. Si en chemin elle avait eu le loisir de tâcher Faucheuse de sang nordien, la lame affamée en réclamait encore et elle haïssait le seigneur de Fer de l'avoir envoyé loin des véritables affrontements, où s'amusaient autant les capitaines de sexe masculin. Elle avait beau avoir brûlé les chantiers du Lannister, manqué de mourir, elle sentait que cela n'avait pas grande importance pour les siens -hors de son équipage. Elyn fut bientôt rejointe par Vysenia et quelque uns de ses hommes. La Bonfrère salua la Volmark et la capitaine scrutait à travers les sapins alors que certains hommes s'étaient détachés du groupe pour prendre d'assaut une maison à quelques mètres d'eux. Des cris de deux femmes distinctes s'élevaient. Elle soupira, encore. Elle s'ennuyait, vraiment.

Son humeur ne s'arrangea pas lorsque Qalen le Pouce vint lui donner un nouvel ordre, sur un ton quasiment condescendant. Elle ouvrit la bouche pour l'envoyer au diable, prête à l'insulter et à lui exprimer clairement sa façon de pensée quand, forcément, quelque chose se décida à bouger à l'intérieur de la forêt. Des gens étaient tout proches. Des gens armés. « Des éclaireurs. » Une constatation et une prière également. Des gens à tuer, des gens à massacrer. Des gens qui verseraient pour elle du sang et des larmes. Son poing se crispa sur la garde de Faucheuse. « Tuons les. » Une évidence. Peut-être des hommes attendaient-ils leurs informations pour attaquer. Elle envoya deux des siens prévenir le Greyjoy ce qui lui en laissait quatre à disposition. Elle en envoya un troisième ramener les hommes qui enrouaient la voix des nordiennes à force de coup de reins bien placés et croisa le regard de Visenya, l'invitant à la suivre si l'envie lui prenait. Il y avait peu de femmes capitaines sur les îles et Elyn appréciait les deux.

La fer-née fit quelques pas sous le couvert des arbres, essayant de jouer d'une certaine discrétion, ce qui lui permettait de cacher le soin qu'elle prenait à ne pas appuyer sur ce flanc encore fragile. Elle voyait plusieurs silhouettes devant elle, sans parvenir à les dénombrer avec exactitude. Il ne semblait pas y avoir une armée, c'était déjà cela de gagné. Mais ils ne seraient pas trop de cinq ou six pour couvrir la capitaine. Ou les deux. Elle fit signe à ses hommes, silencieusement, d'avancer. Elle était entourée par eux quand elle vit distinctement trois nordiens armés. D'autres ailleurs? Possible. Faucheuse dégainée, elle fit le tour pour en avoir un par derrière alors que ses hommes se lançaient dans la bagarre eux aussi. Si elle parvint à blesser son adversaire, elle avait oublié de prévoir quelque chose dans son équation.
Les nordiens sont d'un niveau de combat supérieur aux hommes de guet du Lannister.
Et elle était encore fragile du flanc.
Elyn se demanda, vaguement, si elle n'avait pas développé des tendances suicidaires en parant le coup de son adversaire.

Intervention MJ: Combien y a-t-il d'hommes en réalité? Certains se cachent-ils? Comment réagit l'adversaire d'Elyn? Et celui de ses quatre hommes? Les renforts de trois hommes sortis de la maison arrivent-ils maintenant ou plus tard? Comment réagis Qalen? Bref une relance de bataille quoi ^^
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