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Animation n°1 : De Fer, de Neige et de Sang

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Lady Coeurdepierre
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Message Mar 13 Mar 2012 - 18:40

HJ : Voilà, la première animation a officiellement débuté ! Même si cela paraît évident, je rappelle que seuls les membres inscrits peuvent y participer. En cas de question, envoyez vos MP à Maura Lannister.


Les temps sont durs. Après l’été brûlant, les premières neiges d’un automne frileux sont tombées sur les contrées des Premiers Hommes. L’hiver vient, disent les Stark, et il viendra. Seul l’hiver et les prochaines neiges sont une chose certaine désormais. Les dernières récoltes sont en train d’être mises en grange et préparées pour le givre et la nuit. Les villes d’hiver commencent à être nettoyées et chacun est occupé aux tâches importantes de la préparation de la saison tant crainte. Les Fer-nés, eux, fidèles à l’adage, ne sèment point et ces petits foyers de population épars sont autant de cibles alléchantes.

Les Rus ont été le théâtre de quelques raids éparpillés mais toujours aussi sanglants de la part des rebelles des Iles de Fer. La Paix du Roi a encore une fois été bafouée par le terrible Kraken, Dagon Greyjoy, le Lord Ravage de Pyk. Bien que les quelques attaques n'aient été que fulgurantes et sans lendemain, chacun dans le Nord fourbit ses armes en pensant au prochain assaut des hordes Fer-nées. Des pêcheurs ont rapporté d'inquiétants éléments à Lord Ryswell ainsi qu'à Lord Mormont. Une colonne de boutres a été aperçue remontant les rivages des Roches en direction du Nord. L'île aux Ours, cible habituelle des raids, semble être un bien maigre objectif en ces temps de suprématie fer-née mais, si ils prenaient Motte-la-Forêt, même Winterfell risquerait de voir arriver les barbares sous ses murailles. Un corbeau de la part de Lord Glover est déjà arrivé entre les mains de Lord Beron Stark. Le ton est clair, le Nord doit désormais se défendre ou courir le risque de mourir de faim une fois la Nuit venue.

La terre tremble, les cornes…des cornes sonnent dans les profondeurs du Bois-au-Loup. Les habitants ne peuvent plus s’enfuir. Une ombre se profile dans les brumes. Les habitants ne peuvent plus partir… Ils arrivent.

Alors que les hommes commencent à prendre des bâtons taillés en pointe, des marteaux ou des faux pour défendre leurs biens, les femmes entrainent déjà les enfants vers les bois profonds. Bien loin des grandes cités comme Port-Réal ou Vieiville, Noiremer est une petite bourgade campagnarde à l’image du Nord. A peine une vingtaine de familles se serrent et se terrent dans des huttes aux toits de chaume construites le plus souvent en bois ou, pour les plus riches, possédant des fondations de pierre dure et noire. Malgré tout, sa position à quelques lieues de la motte castrale de la famille Glover et en bordure de la Mer du Crépuscule lui assure une certaine importance dans le réseau espacé des petits villages de ces terres enneigées et pauvres. Les grandes granges recevant les moissons en prévision de l’hiver sont pleines à craquer et les provisions prêtes à être emmenées vers les villes d’hiver par voie de terre ou au moyen de petits esquifs vers l’Ile aux Ours. Touchant presque la grève et entourant Noiremer apparaissent les immenses et sombres frondaisons du Bois-au-Loup, gigantesques arbres millénaires si serrés les uns aux autres que l’on dit qu’un homme perdu dans cette forêt pourrait errer plusieurs vies sans même en trouver la fin. Pourtant, suite à une brève discussion, un garçonnet fin et délié, presque un adolescent, s‘enfonce en courant dans les fourrés.


*** *** ***

Dans une chambre sise au sommet du vieux donjon de Motte-la-Forêt, alité et affaibli, gît Aidan Glover, vieil homme épuisé par un refroidissement soudain qui le rend fiévreux. Craignant le pire, sa fille est revenue à la hâte de ses terres au sud du Neck et, depuis son arrivée, elle veille anxieusement son père. Aux côtés de Lady Rowena, Dame et Gardienne de Rougefort, se trouve son frère Jaime. Malgré les prières des deux cadets dans le Bois Sacré de la forteresse de bois, l’état du seigneur des lieux ne s’est guère amélioré laissant craindre une issue fatale et injuste pour quelqu’un qui reste, malgré tout, assez jeune. Malgré l’atmosphère triste de cette chambre, la jeune veuve ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour ses deux enfants laissés à la garde de fidèles serviteurs dans la puissante forteresse du Val d’Arryn. Seraient-ils à l’abri des dangers ou d’une quelconque maladie sans leur courageuse mère pour veiller sur eux ? Et combien de temps durerait son absence si son père ne se remettait pas ? Pire, cette situation la ramenait en arrière de quelques années quand elle s’était trouvée dans la même position, entouré d’un septon et d’un mestre, devant le corps exsangue de son défunt mari, Lord Jorah, ramené mort de Port-Réal et fauché dans sa prime jeunesse par le Fléau du Printemps. Finalement lassée, elle se releva et, après un baiser sur le front paternel et un signe à son frère, elle descendit le degré de pierre menant à la grande salle.

Un étage plus bas, dans la grande salle du petit castel des Glover chauffée par un grand feu pour l’occasion, l’héritier des terres et du titre de Maître, Jon Glover, prend sur lui pour recevoir comme il se doit son suzerain, Lord Beron, le Stark, venu avec une escorte proposer l’aide de sa maison à une famille touchée par un bien triste sort. Le seigneur de Winterfell a toujours à l’esprit les nouvelles venues des Rus et de l’Ile aux Ours, deux endroits touchés de plein fouet par les raids de ses damnés Fer-nés. Il rage quelque peu de ne pas pouvoir se porter lui-même sus aux barbares des Iles mais, le descendant des rois du Nord qu’il est doit savoir prendre son mal en patience. D’autres importantes raisons le retiennent à Motte-la-Forêt, en premier lieu desquels la maladie du Glover et la lettre qu’il en a reçu. Les avertissements reçus ces derniers jours de la part des seigneurs côtiers sont encore dans toutes les têtes. Après s’être détournés des vertes contrées, les Fer-nés ont intensifié leurs exactions contre un Nord moins bien défendu que les couronnes du Sud, fruits plus alléchants pour les Fer-nés mais qui restent toutefois de bien gros morceaux à avaler même pour la Seiche d’Or. Les hommes assemblés discutent à voix basse et un brouhaha constant plane dans une salle surchauffée par les corps et l’immense cheminée. Une brusque arrivée, celle du Mestre des lieux, interrompt quelque peu les échanges particuliers mais l’homme entre deux âges attirent d’un coup l’attention à lui en s’écriant :
 « Messire Jon, Lord Stark ! Des nouvelles du Sud. Les Fer-nés ont attaqué Port-Lannis et ont brûlé les chantiers navals de Lord Lannister avant d‘être repoussés au large ! Le corbeau vient juste d’arriver, la nouvelle commence à se répandre dans les Sept Couronnes. » A croire que les Fer-nés ne reculaient devant rien. Après la forteresse de Salevemer, siège de la famille Mallister, voilà qu’ils s’en prenaient à la troisième ville du royaume sans coup férir. Cela prouvait bien l’appétit de gloire que couvait le Greyjoy. Quelle serait leur prochaine cible ? Hautjardin ? Vieilleville ? A croire que la Seiche voulait avaler le Dragon en une seule bouchée.

Dans la cour de la motte castrale entourée de sa palissade de bois, le petit Adrian Bolton s’entrainait bien loin de ses considérations d’adultes ou du moins de puissants. Alors qu’il parait dextrement une attaque de taille d’un de ses hommes d’armes, le sourire de la fille d’un des palefreniers l’arrête quelques secondes. Quelques secondes de trop en tous cas puisque le voilà déjà les quatre fers en l’air, renversé sur la terre battue et gelée de l’esplanade où il s’entraine. Deana Lideuil, accoudée à une barrière quelques mètres plus loin, rit à gorge déployée tandis que son compère Snow lance une petite plaisanterie au gamin Bolton qui s’est fait apprécier des hommes du Stark, étrange pour le petit-fils de l’Ecorché.
 « Hé mon garçon ! Ce n’est pas pour tout de suite le combat à deux épées ! Celle que tu caches dans ton pantalon est encore un peu courte pour les Sauvageons ! » Et de rire. Même si ces quelques mots ont de quoi faire monter le rouge aux joues d’un adolescent, le climat entre les hommes de Winterfell et ceux de Fort-Terreur reste bon enfant. Une première mais peut-être la relative jeunesse des deux Bolton aide-t-elle à parvenir à un tel résultat. En tous cas, les vieux de la vieille le savent bien, cette bonne entente est un bon point pour la famille Stark et une première depuis bien longtemps.

*** *** ***

Plus loin, dans la forêt profonde et lugubre, quelque part non loin de Motte-la-Forêt et dans la direction de Noiremer, une petite troupe avance en silence. Les chevaux ont été laissés à la garde d’un jeune écuyer de l’homme venu du Conflans, Bennifer Nerbosc. Un homme avec des manières de chevalier sans en être véritablement un. Ce que les hommes savent, c’est qu’il est arrivé de Winterfell avec la fille Bolton et son petit cousin. Et surtout qu’il est grand et immutable ami de leur suzerain, Lord Stark, auquel il est venu prêter main forte. Il a accepté la proposition de Jaime Glover d’organiser une chasse sans prétention histoire de se dégourdir les jambes et de découvrir un peu le fameux Bois-aux-Loups.

Une expression frustrée provoque le rire étouffé de quelques hommes. Roland a loupé sa cible malgré la petite distance entre ce lapin et lui. Pourtant, il se sentait si fort et si sûr de lui ce matin après une nuit aussi grandiose. Sans doute la plus belle de sa jeune vie où il a rejoint la fille du forgeron dans une étable écartée des bâtiments de Motte-la-Forêt. A vrai dire, cela n’a pas duré longtemps mais la fille avait l’air contente et lui encore plus. Enfin, il était un homme qui avait connu la tendresse et la douceur d’une femme ! La déception n’est que plus cuisante. Il était pourtant sûr que cette expérience avait fait de lui un guerrier et un chasseur au moins égal à Messire Bennifer. Une violente tape à l’arrière du crâne vient lui rappeler que finalement, non, il n’est pas aussi grand giboyeur qu’il l’avait cru. Il y aura toujours ce balourd de Robb avant lui.
 « Crétin ! Ajuste la tension de la corde selon la distance, tu as tiré comme si ta…proie se trouvait à cent pieds. » Les mots même chuchotés étaient blessants pour le jeune homme qui baisse les yeux pour lorgner ses bottes, honteux d’avoir manqué sa cible devant son maître en armes.

La discussion entre les deux écuyers attire le regard glacé et désapprobateur de la seule femme présente dans la petite troupe. Engoncée dans une tenue de cuir sombre qui moule délicieusement ses formes, du moins selon Robert, son apparition aux dernières heures de la nuit a mis quelque peu mal à l’aise les hommes de Lord Glover. La damoiselle a déclaré hautement vouloir participer à la chasse. Quelques jours après son arrivée à Motte-la-Forêt, elle s’ennuyait déjà. Participer aux discussions dans la salle enfumée ou regarder son cousin s’entrainer n’intéresse pas vraiment Maureen Bolton qui aime avant tout le grand air et particulièrement la chasse. Elle a d’ailleurs entendu deux hommes plaisantant à voix basse qui se demandaient si elle reviendrait couverte de la peau ou des fourrures des proies qu’elle abattrait. Il faut dire que la jeune femme aurait bien du mal à rejeter son héritage Bolton gravé sur les traits durs de son visage mais sans doute apprécie-t-elle d’en imposer ainsi aux rudes hommes du Nord. La crainte n’est-elle pas une puissante alliée après tout ?

Insouciants et décidés à ramener de la viande fraîche pour les jours à venir, nos vaillants chasseurs ont-ils seulement conscience du malheur en train de s’abattre sur le petit hameau côtier ?


*** *** ***

Le raclement du bois sur le sable dur et gelé par cette matinée d’hiver a de quoi contenter Lord Dagon Greyjoy. Le Nord est à eux et comme une meute de requins affamés, ses fiers boutres fondent sur ces rives mal défendues. Il s’est remis des blessures infligés par ce satané Dornien qui se battait comme un amoureux des hommes et sa soif de sang et de victoire ne s’est pas éteinte pour autant. Le Nord subira le poids de sa vengeance et en paiera le fer-prix ! Harlon le Rouge les a béni au moment de leur départ de Vieux Wyk. Plusieurs dizaines de boutres, plusieurs centaines de pillards décidés à honorer les mânes du Dieu Noyé en emportant tout sur leurs passages et en ravageant le Nord en son honneur. Certes, ils ont subi quelques revers mais, en fin de compte, ils sont libres de voguer sur les mers après avoir renvoyé le Lion panser ses plaies dans sa tanière. Et, pour tout dire, remonter si loin au Nord, comme au temps de la domination fer-née sur l’Ile aux Ours, renvoie les hommes aux contes de leurs aïeux leur rappelant sans cesse les exploits de leurs ancêtres. Les guerriers frémissent alors que, déjà, les premiers cris féminins montant du village se font entendre. La brume de cet automne les aura bien servi, ils ont surgi silencieux et invisibles prêts à porter le coup fatal et à remplir leurs boutres pour permettre à leurs enfants de passer l’hiver à l’abri de la faim.

Un peu plus loin, debout contre le bastingage, Aaricia, la fière femme du Lord Ravage de Pyk, regarde avec une gourmandise non feinte le petit village qui s’offre nu et découvert à ses yeux avides de nouveautés. Elle aussi a grandi en écoutant les vieilles histoires au coin du feu, celles contant l’époque où les Fer-nés étaient les maîtres des Iles de tout l’Ouest et de terres s’étirant de Salevemer jusqu’à ce qui est devenu Port-Réal. Un temps béni. Malgré son ventre qui commence un peu à la gêner, elle a tenu et longuement insisté pour faire partie de l’expédition. Même endormis dans sa matrice, les héritiers du grand Dagon apprécieront le goût du sang et se renforceront en étant présents à une telle attaque. Port-Lannis l’a changée, elle est devenue plus prudente et en même temps plus exaltée. Elle voulait la victoire, la souhaitait ardemment ! Malgré tout, Qalen le Pouce se tient non loin d’elle. La femme-roc de son capitaine porte un précieux chargement après tout et il faut bien s’assurer qu’elle reste en vie et ne soit pas trop malmenée. Heureusement que ce n’est pas une de ses pimpesouées des vertes contrées !

La main en visière afin de discerner les ombres courant dans les rues de la petite bourgade, Sargon Harloi, capitaine de la Veuve Salée, réfléchissait. L’opération contre Port-Lannis avait été une réussite. Ces stupides continentaux pouvaient bien se féliciter d’avoir repousser la Flotte de Fer. Peuh ! Quelques boutres, la Flotte de Fer ?! Minables petits terriens qui ne connaissaient rien de la mer ! Mieux, ils avaient réussi à perdre le Trompe-la-Mort. Une grande journée pour ce guerrier si particulier ! Il avait accepté l’offre faite par la Seiche de s’attaquer maintenant au Nord. C’était une petite opération mais, après leurs exploits, mieux valait faire profil bas et surtout jouir des fruits d’une razzia facile qui pouvait rapporter gros. Les granges du Nord étaient sans doute pleines à craquer et peut-être pourrait-il même rapporter une compagne à sa Naell.

Dernière de la colonne des boutres, la Veuve noire assure les arrières de la flotte de Fer. Ce n’est peut-être pas le triomphe auquel s’était attendue Elyn Bonfrère mais cela n’en est pas moins une position importante et un rôle stratégique. Grâce aux bons soins prodigués après leur petite attaque contre Port-Lannis, la jeune femme a pu se remettre de ses blessures après de longues nuits de sommeil et un peu de fièvre. Fièvre qu’elle retrouve alors que l’appel de la bataille se fait sentir. Elle a perdu quelques marins dans l’entreprise contre l’Ouest mais bien peu au regard d’autres capitaines. Toutefois, la mort d‘Harald Timbal lui laissait une curieuse sensation de tristesse ou de nostalgie, elle n‘aurait su trancher. Bien qu‘un sale type, il avait faite d‘elle ce qu‘elle était par son refus et elle ne pouvait se résigner à le savoir mort sans regretter quelque peu celui qui avait fait naître la guerrière Elyn Bonfrère. Certes, Noiremer est moins glorieuse que la cité des Lannister mais n’est-ce pas savoureux de pouvoir fondre ainsi sur une petite bourgade qui ne se doute de rien ? Les Fer-nés fondent là où on ne les attend pas. Le Bief croyait voir la flotte de Fer arriver avec ses mille vaisseaux mais, grâce aux conseils avisés de tous les capitaines, de petits raids ont été préférés. Du moins pour l’instant…Qui sait si, bientôt, les enfants de la Mer ne viendront pas porter fer et sang sur la tendre herbe des champs du Sud ou simplement tâcher de rouge la rose d’or de Hautjardin ?

Une boutre un peu plus petit, plus chétif que les trois autres, tient pourtant le centre de leur formation alors que les navires se préparent tous à l’accostage. Le Baiser du Kraken est finalement de sortie, la première depuis longtemps, sous le commandement de son capitaine, Visenya Volmark, jeune femme de l’île d’Harloi, venue prendre part au juteux pillage qui s’annonçait. Avec ceci, elle aurait de quoi festoyer tout l’hiver, du moins si les granges du Nord étaient aussi remplies que le disaient les contes, les légendes et surtout la rumeur. A part elle, la jeune femme se demandait si elle avait bien fait d’emmener la petite Salfalaise aussi tendre et sentimentale qu’une continentale. Elle avait des manières qui, d’ailleurs, lui rappelait quelque peu lady Elinor et elle se demandait comment cette gamine allait s’en sortir dans un raid tel que celui qu’avait projeté et organisé le Greyjoy. Lysena, elle, avait été reléguée à l’avant du boutre et aidait un des marins à repérer d’éventuels récifs immergés risquant de racler, voire d’ouvrir la coque de bois de leur navire. Sans doute était-ce la première fois que les compétences de la jeune femme étaient requises pour autre chose que coudre, broder ou faire la lecture et il y avait sans doute quelques raisons d’en être heureuse même si elle n’était certaine de s’en sortir avec les honneurs. Heureusement, dans sa tâche, elle avait reçu l’aide silencieuse mais efficiente d’un vieux marin des Volmark, Tarle, qui beuglait de temps à autre des avertissements à l’arrière.

A la suite de la Sirène Noire, les autres boutres manœuvraient pour atteindre à leur tour les plages de sable grossier d’où débuteraient le raid proprement dit et où chacun avait une tâche à remplir. La Sirène Noire, la Veuve Noire, la Veuve Salée, le Baiser du Kraken et le Bras de Fer… Leur petit nombre était compensé par la valeur de leurs équipages valeureux et surtout éprouvés, tous avaient combattu et fendus les flots que ce soit à Salvemer ou à Port-Lannis et tous étaient prêts à en découdre. Peu importaient les pertes ! Pour la gloire du Dieu Noyé ! Et aussi pour passer l’hiver avec quelque chose dans le ventre de plus consistant que des sardines péchées au gré des tempêtes d‘hiver…


*** *** ***

Uther court. Il sait qu’il ne doit pas s’arrêter. L’Ancien a dit « Va, tu cours vite. Le Glover doit savoir que les Chiens des Mers attaquent. » et il s’est élancé. Il est le meilleur coureur du village, il le sait et il en est très fier. Il a même gagné la pomme offerte au gagnant de la grande course de la fête des moissons. Et il connaît comme sa poche les bois menant à l’immense château de pierre de leur grand seigneur. Malgré tout, en voyant les premiers bateaux, il a mouillé son pantalon. Cela le gène pour courir. Si seulement il pouvait tomber sur des voyageurs pour lui venir en aide. Il court vite mais c’est différent aujourd’hui. Si il ne court pas assez vite, son oncle mourra, c’est sûr et certain. Et ils emporteront la jolie Rosie dans leurs iles où ils mangent les femmes !

HJ : Voilà, vous êtes lancés dans le feu de l’action et tout le monde est positionné. Si un passage vous semble étrange ou erroné, n’hésitez pas à me MP ! Le prochain post du MdJ lancera vraiment les hostilités. En attendant, vous êtes assez libres, n’hésitez pas à RP entre vous si besoin était ou si le vous en avez envie.

Je signale que nous sommes encore aux premières heures de la matinée. La brume recouvre les flots mais aussi les profondeurs de la forêt, la visibilité est réduite sauf au village et au château où la concentration d’habitants et les nombreux feux réchauffent la terre froide et dissipent le brouillard. Rappelez-vous que Motte-la-Forêt n’est PAS une forteresse côtière mais qu’elle est, au contraire, située dans les terres, à plusieurs kilomètres de Noiremer et qu‘il faut une vingtaine de minutes à trot tranquille pour faire le chemin entre ces deux lieux. N’hésitez pas à utiliser la messagerie privée au moindre doute et je rappelle à tout hasard que c’est la réponse du MdJ qui fait loi sur cette animation.

Pour finir, quelques petits rappels :


- Merci de privilégier les réponses à l'animation avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 11 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’animation elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'animation selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de Lady Cœurdepierre !

Quelque soit le ou les dieux qui ont vos faveurs, j’espère que vous êtes à jour dans vos prières. Bonne chance à toutes et tous !


Dernière édition par Lady Coeurdepierre le Jeu 15 Mar 2012 - 13:42, édité 1 fois
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Message Mar 13 Mar 2012 - 20:09

La forêt était encore enveloppée de brume qui léchait mystérieusement les troncs couverts de mousses des arbres. Rowena était arrivée quelques jours plus tôt, et était encore extrêmement fatiguée par le voyage qu'elle avait accompli, notamment parce que les conditions climatiques s'étaient détériorées. L'hiver approchait, lentement, mais sûrement, certains murmuraient qu'il était déjà là. La jeune femme se trouvait à Motte-la-Forêt pour des raisons qui lui faisaient aussi peur que les contes qu'on lui racontait lorsqu'elle était petite sur la Longue Nuit. Lorsqu'elle avait reçu la lettre de Jon, l'avertissant de l'état de santé critique de son père, elle n'avait pas perdu de temps et avait sauté en selle, accompagné de quatre gardes de Rougefort. Ses enfants étaient en sécurité là-bas, du moins, elle l'espérait. A ses côtés, Jaime s'était endormi. Elle aussi s'était endormie par moment, mais jamais bien longtemps. Depuis son arrivée, elle n'était sortie que pour se rendre dans le Bois Sacré qui était si cher à ses yeux pour prier afin que la santé de son père s'améliore. Mais rien ne s'était passé et il restait allongé. Pour la première fois de sa vie, Rowena avait commencé à avoir peur une seconde fois. Peur de perdre son père, un homme qu'elle aimait. Son époux était mort trop récemment pour qu'elle soit tout à fait remise, et voir son père si souffrant lui rappelait trop des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier. A ses côtés, Jaime ouvrit lentement les yeux et se redressa, les cheveux ébouriffés. Soudainement lassée par la situation, elle se leva, et se penchant vers son père, lui déposa un baiser sur son front humide. Il n'eut pas une réaction. Rowena fit ensuite un léger signe à son frère qui demeura à sa place tandis qu'elle quittait la chambre, refermant soigneusement la porte derrière elle. Elle traversa le couloir sombre et rejoignit rapidement la grande salle, pleines d'hommes.

Son regard se porta aussitôt sur Jon, qui essayait tant bien que mal de recevoir leur suzerain, lord Beron, qui était en visite à Motte-la-Forêt pour la première fois... officiellement du moins, car aucun des Glover n'avaient souvenir de lui, ici. L'héritier de la Maison Glover, une fois qu'il eut saluer comme il le fallait son seigneur suzerain sonda la salle du regard, calmement, tandis que le feu allumé dans l'âtre ronflait bruyamment. Soudain, le mestre des lieux entra dans la grande salle et s'exclama : « Messire Jon, Lord Stark ! Des nouvelles du Sud. Les Fer-nés ont attaqué Port-Lannis et ont brûlé les chantiers navals de Lord Lannister avant d‘être repoussés au large ! Le corbeau vient juste d’arriver, la nouvelle commence à se répandre dans les Sept Couronnes. » Les conversations qui s'étaient arrêtées, reprirent de plus belle tandis que Rowena sentait son cœur s’accélérer dans sa poitrine. Elle maudissait les Fer-Nés, tout comme Jon d'ailleurs, qui, d'instinct, avait porté la main à son épée.

Sortant de l'ombre dans laquelle elle s'était réfugiée, Rowena s'avança vers son frère aîné et se plaça à ses côtés, tout en saluant d'un signe de tête Lord Stark. Sa place était aux côtés de sa famille, de son frère, car après tout, elle était la seule Dame encore en vie de la Maison Glover. Et toujours elle resterait Rowena Glover. « Lord Stark...» déclara t-elle d'une voix douce « J'espère que Cylia se porte bien?» Un changement rapide de sujet dissiperait sans doute les craintes liées à la nouvelle qui venait d'arriver, d'autant plus que les enfants Glover ne voulaient plus ressentir de crainte, mais sentir l'espoir renaître peu à peu.

Ils ignoraient tous alors qu'un enfant courait entre Noiremer et Motte-la-Forêt afin de les prévenir de l'attaque imminente. Mais ils savaient tous que d'une manière ou d'une autre, quoi qu'il advienne, ils se battraient tous et défendraient tous le Nord dont ils étaient issus.

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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Mer 14 Mar 2012 - 18:57

     La brume recouvrait les flots et dissimulait presque totalement les côtes, difficile de percevoir quoi que ce soit à plus d'une dizaine de mètres, mais cela ne dérangeait pas le Fer-né, ils avaient souvent connu ce genre de situations et bien pire encore ! Le village qu'ils avaient repéré serait un lieu idéal pour se faire des réserves pour les temps à venir et grâce à une source digne de confiance, les natifs des Iles de Fer savaient à peu près de combien de temps ils disposaient avant de voir débarquer les défenseurs de cette petite bourgade. Mais c'était sans importance, ils étaient un peuple fier et combattant qui n'allait pas tourner les talons devant quelques hommes d'armes des Glover ! Il en faudrait bien plus que cela pour les effrayer.

     Baissant son bras qui ne le faisait plus souffrir, le Harloi tourna la tête vers son second qui hocha la tête d'un air entendu, ils naviguaient et combattaient ensemble depuis suffisamment longtemps pour ne plus avoir besoin d'user de mots pour se comprendre. Avec un certain soulagement, le jeune homme pouvait profiter du luxe d'être sans invitée à son bord, l'expérience de l'épouse de la Seiche avait refroidi son envie de prendre qui que ce soit d'autre sur sa précieuse Veuve Salée ! Son regard mordoré parcourut rapidement les bancs des rameurs, ils étaient convenablement remplis, mais les pertes seraient inévitables et ils devraient certainement repartir avec moins de rameurs que de bancs. Ce n'était pas grave, après l'expérience de Port-Lannis ce serait bien peu ! Les plages approchaient, ils allaient pouvoir accoster et faire un carnage. Un sourire amusé et impatient se peignit sur les lèvres pleines du capitaine alors que son regard se posa sur la silhouette de la Sirène Noire qui voguait non loin de là, inconsciemment il se demanda si Aaricia allait faire preuve de son sale caractère sur les hommes qui tenteraient de défendre leurs femmes une fois que les pirates auraient attaqués.

     Peu importait ! Sargon s'éloigna du bastingage pour s'approcher de Yoren tout en caressant machinalement le pommeau de Crépuscule qui pendait à sa ceinture, il décrocha un regard interrogateur à son fidèle second qui hocha la tête pour lui confirmer que les hommes étaient prêts à combattre. La Veuve Salée suivit donc le sillage de la Sirène Noire qui allait accoster et le Harloi se retourna vers ses hommes pour lâcher quelques mots – les longs discours n'étaient pas sa tasse de thé – d'un ton enjoué.

     ▬ Je payerai une pinte à celui qui ramènera le plus beau lot ! »

     Brouhaha approbateur dans la foule alors que le Fer-né rigola légèrement pour s'approcher à nouveau du bastingage et constater que la plage était très proche. Avec amusement, il se souvint qu'il avait déjà effectué ce même voyage il y a un peu plus d'un an, lorsqu'il avait eu le plaisir de rencontrer une dame de la maison Glover qui lui avait donné ce si précieux combattant. Il se demanda ce que la prénommée Rowena pourrait bien penser de leur attaque, même s'il était peu probable qu'elle fasse le lien avec leur rencontre qui datait d'aussi longtemps. Quel dommage que Motte-la-Forêt ne se trouve pas plus prêt, il aurait presque souhaité qu'elle soit dans les environs pour le simple plaisir de revoir son joli minois. Mais l'heure n'était pas à ce genre de détails, le choc familier de la coque du boutre qui entrait en collision avec le sable se fit sentir, puis la Veuve Salée s'immobilisa alors que les marins qui restaient à bord ne bougeaient pas. Le reste sauta au bas du boutre après avoir enjambé le bastingage pour atterrir sur le sol humide et mou. Le vent était plus frais que sur les Iles de Fer, mais il sentait toujours aussi bon le sel de mer, Sargon avança de quelques pas, glissant sa main sur la poignée de Crépuscule avant de tourner la tête en direction de la Sirène Noire pour voir la silhouette familière de Dagon se dessiner non loin de là. La brume rendait la visibilité difficile, mais ce n'était pas comme si le lord des Iles de Fer avait une silhouette commune. Sa fidèle épée à la main, le jeune homme tourna la tête vers Yoren pour lui offrir un sourire enjoué.

     ▬ Mon bon Yoren, débrouille-toi pour revenir entier, sinon je m'occuperai personnellement de ton cas ! »

     Grognement de la part du concerné avant que son capitaine ne reporte son attention sur la Seiche et lui emboîte le pas, cette fois-ci c'était lui le chef et il n'y avait pas à craindre qu'il coule aussi pitoyablement que Harald. Certains commandants l'étaient pas leur prestance et non un simple titre non mérité.


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Message Jeu 15 Mar 2012 - 19:05

    Invités à Winterfell ? L'honneur est le nôtre mon Seigneur. Ma cousine Maureen, était en effet invitée à Winterfell, et, pour une des premières fois, elle m'avait demandé de l'accompagner. Dans la même occasion, grand-père m'avait demandé d'aller voir notre suzerain pour lui. Cela ne pouvait point être mieux. Depuis le temps que je voulais sortir des murs qui m'emprisonnaient depuis si longtemps à Fort-Terreur. Bien entendu, ce n'était pas exactement le genre d'aventures dont je rêvais depuis si longtemps, des aventures dans des bois lointains, dans des terres dangereuses, ou même au-delà du mur, mais une simple sortie comme celle-ci ne me ferait pas du mal. Le jour du départ, j'étais peut-être le premier à m'être levé. Grand-père, Lord Réginald Bolton, m'avait pour l'occasion donné dix des hommes de la maison, de rudes guerriers du Nord qui ne s'arrêtent devant aucun obstacle. Maureen, quant à elle, s'encadrait comme d'habitude de Ser John, Mortimer, ainsi que Jack, plus deux autres hommes.

    Cinq jours de voyage nous séparaient de la forteresse suzeraine, cinq jours de froid crucial et de monture fatigante. Finalement, nous y arrivâmes. Le château était splendide, aussi magnifique que le chantaient les anciennes hymnes. A plusieurs reprises, j'ouvris grand la bouche devant un splendide détail qui me laissait sans attention. Winterfell était fabuleux de part à l'autre. Nous fûmes accueillis assez chaleureusement par la famille de Lord Beron. Je ne pus m'empêcher de sentir un certain embarras, après tout je ne suis qu'un garçon de seize ans qui se tient face à des gens qu'il ne connaît que de loin. Les chambres étaient vastes, bien remplies, jolies et impérieuses. Les plafonds étaient si hauts qu'on avait l'impression qu'ils n'existaient pas, et les vitres des fenêtres étaient magnifiquement bien décorées avec des motifs plus éblouissants les uns que les autres. Les mets étaient tout aussi magnifiques les uns que les autres. Les Stark n'étaient finalement pas des personnes aussi néfastes et mauvaises que je ne le pensais. Je voulais finalement rencontrer, pour la première fois, Beron Stark avec qui j'entretenais depuis longtemps un échange régulier de corbeaux. Malheureusement, il était chez les Glover. Les femmes de la maison étaient toutes belles, bien vêtis et magnifiquement nobles.

    Quelques jours après, nous fûmes dirigés vers Motte-la-forêt pour des raisons que Maureen n'a pas eu le temps de m'expliquer. Toujours accompagnés de nos quinze hommes, ainsi qu'un chevalier de sa Seigneurie du nom de Bennifer Norbesc. Pour tout vous dire, je ne peux m'empêcher d'ouvrir grand œil et oreille à chaque fois qu'un grand guerrier s'approche de moi. J'ai un jour été en compagnie d'Alysane Mormont, et je n'ai été qu'impressionné par le halo fort qui émergeait d'elle. Et à chaque fois que je suis avec Ser John ou Lady Maureen, je les envie d'être devenus si forts et légers. Maintenant, marchant derrière ce Bennifer, je ne peux m'empêcher de voler des regards discrets en sa direction, regardant comme il monte sur son cheval, comment il marche quand il est à terre, comment il tient son épée. Un jour, je deviendrais un grand guerrier du Nord, connu dans tout Westeros, mais en attendant j'ai encore plein de choses à apprendre. Le bois du loup était très grand, très vaste, mais si beau et si magique. Je m'y plaisais ! Nous marchions aussi rapidement que ne le permettaient les arbres et plantes entrelacés. Arrivés finalement à Motte-la-forêt, demeure des très nobles Glover, nous fûment accueillis aussi bien que chez les Stark.

    Le séjour chez la famille des Glover fut très agréable. Chaque jour n'était point comme celui qui le précédait. Les combattants ici présent étaient magnifiquement bien bâtis. Un jour, je m'entraînais dans la petite cour de la motte en compagnie de mon maître d'armes John. Je faisais des progrès en matière d'épée et en combat de corps à corps selon lui. J'arrivais, bien que difficilement, à parer ses attaques les plus féroces. Peut-être ne frappait pas il aussi fort, au moins pas aussi qu'à Fort-Terreur. J'esquivais, je frappais, il esquivait, il frappait. Une ou deux fois, il réussit à me faire voler l'épée de la main. Puis, la cour se remplissait petit à petit. Ser John frappa à nouveau, avec une force remarquable cette fois, mais je réussit tout de même à parer son attaque. Fier de moi, je regardai autour de moi pour voir si on a remarqué ce que venait de faire le jeune Bolton. Et là, je vis un merveilleux sourire aux dents étincelants qui m'était destiné. Je perdis attention, j'ouvris mes yeux en direction de la jeune fille qui me souriait. Belle, une chevelure noire, des yeux scintillants. Soudain, on me fit tomber. A terre, je relève la tête et voit le sourire malicieux de Ser John, puis avec un clin d’œil il m'aide à me relever. J'essayai tout de même de ne pas prêter attention au rire strident qui s'était déclenché quelque part dans la cour. Cependant, j'entendis Barth Snow dire de sa voix rauque : « Hé mon garçon ! Ce n’est pas pour tout de suite le combat à deux épées ! Celle que tu caches dans ton pantalon est encore un peu courte pour les Sauvageons ! ». « Espérons quand-même qu'elle ne servira qu'aux Sauvageons. », lui répondis-je en riant de beau cœur.
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Message Sam 17 Mar 2012 - 1:50

Nouveau raid, et Dagon s’était bien assez reposé en relayant un peu ses projets, lors de l’attaque de Port-Lannis. Bien sûr, il n’était pas toujours celui qui décidait des razzia à faire, mais les plus grandes, le lancement, le maître mot lui revenait de droit, étant, depuis l’établissement de la paix entre les îles et Westeros, le noble dominateur de cette région barbares. Toutes les autres petites attaques, il laissait les siens se laisser emporter par leurs envies et leurs imaginations. Quoi qu’il en soit, Motte-La-Forêt n’est pas aussi périlleux (dans son esprit subjectif) que Salvemer ou Port-Lannis, mais il avait besoin de rendre ses comptes à son Dieu et se faire un peu plaisir. Il a toujours vécu en naviguant et pillant, c’était comme une inspiration dans sa vie. Il voulait donc s’y rendre, faire le plein, cette fois-ci, plus de nourriture que de richesse ou de femme, et y convia quelques personnes. C’était relativement symbolique pour lui et beaucoup de gens le savait, même s’il le niait : faire des provisions pour assurer la bonne santé d’Aaricia et l’arriver de son héritier par conséquent.

En parlant de sa femme, qu’il supportait étrangement de plus en plus, alors qu’elle avait les hormones qui bouillaient et pouvaient faire bouillir n’importe quel homme, insupportable. Elle avait un petit peu insisté pour venir, vraiment très subtilement, sachant que son mari n’était pas très coopératif quand on venait geindre ou faire un caprice. Plus on le lui demandait, moins il acceptait. Il avait bien remarqué qu’elle était changée après Port-Lannis. Il était un peu insouciant de la laisser partir (même auprès d’un bon capitaine) à ce genre d’attaque importante. C’était bien trop dangereux, mais elle avait apprécié. Elle était différente, déterminée, accomplie, presque une femme épanouie. Cela avait du la changer de rester sur Pyk, sans bouger le petit doigt, de peur de perdre l’enfant. Il l’avait trouvé rayonnante, mais il ne le lui dit pas. Il le lui fit comprendre à sa façon, en acceptant qu’elle vienne, mais elle serait sur son boutre et toujours auprès de son géant, en évitant de venir l’encombrer et veiller à leur enfant. Dans le fond, cela lui plaisait de partir avec elle, mais encore une fois, il ne montra rien, et le nierait. Que demander de plus qu’à une femme qui vous fait un enfant, vous aimes, qui est ravissante, une bonne amante sous les draps, que d’avoir l’âme d’une pirate comme lui. Elle ne finirait jamais de l’étonner.

Le Sirène Noire avançait dans la brume, ils allaient bientôt atteindre le bord des cotes du Nord. Les marins étaient épuisés, devant faire un certain détour, monter bien haut pour arriver vers Noiremer. Enfin, un mouvement d’arrêt brusque. Ils étaient arrivés. Dagon n’attendit pas une seconde pour tomber sur le bord de plage, l’eau glacé qui venaient lécher ses chevilles. Etrange souvenir d’un naufrage dans les parages et la rencontre de cette demoiselle, plus proche d’un fer-né que d’une native du Nord. Il s’étira quelques peu. Qalen s’égosilla et Dagon aida Aaricia à attérir, la rattrapant au vol, alors qu’elle quittait son boutre. Il attendit patiemment. Les autres boutres débarques, les petits navires marchands aussi, munit de deux fer-né, un qui garde le bâteau, le deuxième, un gros sac en toile, qui allait chercher de quoi manger. Il regarda le haut de la proue de la Sirène Noire et fit un signe de main à Harlon, qui comme à son habitude, restait sur son précieux vaisseau. Il vit Sargon arriver enfin, ensuite Elyn et le reste des capitaines présents. Un signe de la tête. Ils savaient ce qu’ils devaient faire. On ne changeait pas les bonnes habitudes : une partie qui tuent, effraient et occupe l’attention, une autre qui rameute tout ce qu’il pouvait sur les navires : nourriture, objet précieux, quelques femmes, des sacrifices aussi si le temps s’y donnait.

Il se tourna doucement vers Aaricia, alors que les autres capitaines et leurs hommes s’enfonçaient dans la forêt pour attendre l’endroit ciblé. Il lui attrapa doucement le visage, la voir là, sur son boutre, et à ses côtés, l’arme en main ne le laissait pas de marbre. Il lui vola un langoureux baiser avant de la laisser à Qalen et courir rejoindre ses hommes qui étaient déjà loin devant. Il se retourna de temps en temps, se sentant angoissé de voir de moins en moins la mer avec ces arbres immenses.
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Message Sam 17 Mar 2012 - 22:13

Un désir.. Un ordre et le frère de Lord Nerbosc se retrouva dans le Nord. Le conflit latent avec les Bracken était bien loin d'être réglé. Bennifer avait donc répondu positivement à la proposition de Lord Stark qui traînait depuis quelques temps sur la table de Lord Beric. Bennifer s'embarqua vers le Nord avec des hommes à Lord Beric, des hommes qu'il ne connaissait pas vraiment. Il avait tout de même pris le soin d'amener trois hommes à lui, trois imbéciles et des amateurs, ses propres écuyers. Il s’agissait de trois hommes qui avaient pour rôle de suivre Bennifer et de porter son écu en de rare occasion, mais Sans-Nom avait le plus souvent ce rôle. Les écuyers n'étaient pas de brillants guerriers, ils avaient un futur. Bennifer avait tâché de les aider autant qu'il le pu. Robert était devenu un brillant soldat, un épéiste doué et un sacré combattant. Il ne lui manquait que l'expérience pour faire de lui un soldat de Corneilla. Roger et Roland, ses deux jeunes comparses, étaient encore à une étape antérieurs de leurs formations, et ils n'étaient pas aptes à se présenter comme les égaux de Robert.

Bennifer s'était donc embarqué vers le Nord. C'était un chemin très aventureux. Par chance, l'homme avait créé la route royale, une route facilement praticable qui permettait de rendre le chemin jusqu'à Winterfell, la résidence des Stark, bien plus rapide et sûre. Bennifer remonta le chemin, espérant trouver lord Beron, son précieux ami, au plus vite. La route royale n'était que rarement emprunté, et Bennifer avait craint des attaques d'indésirables.. pour la plupart des mercenaires qui gagnait leur vie à l'aide du commerce de la guerre. Beric avait prêté à son frère quelques hommes qui étaient calmes et silencieux, professionnels en somme. Tenant fermement son cheval, Bennifer vînt très brièvement à Winterfell où il apprit que son ami, Beron, était absent et en visite dans un château de la région. Sans réflexion mûrement élaboré, Bennifer s'incrusta dans un groupe de voyageur qui partait pour voir Lord Beron. Il imposa ainsi sa présence au groupe avec politesse et dignité.

Bennifer se dirigea ainsi vers Motte-la-Forêt, la demeure ancestral des Glovers. Cinq jours.. Cinq jours de voyage, un voyage difficile. Le Nord était vraiment une terre que l'homme n'avait pas domestiqué. Peut-être est-ce la cause du caractère rugueux des hommes du Nord. Bennifer n'apprécia guère le voyage, sentant divers regards curieux se poser sur lui.. Regard qu'il ne rejeta point. Il aimait être le centre de l'attention et avoir les regards posé sur sa personne. Sentir l'intérêt des gens étaient une récompense flatteuse et gratifiante pour un noble. Bennifer apprécia bien moins les chemins du Nord. Moins pratiqué que la route royale, il fallait être un local pour aimer toute cette brutalité qui rendait le périple moins distingué qu'un voyage au sein de la belle région du trident. Par chance, Motte-la-Forêt était une place fort agréable. La bonne ambiance de l'endroit avait séduit Bennifer, qui aurait pû s'enticher de n'importe quelle village tant la rudesse du Nord lui était difficilement supportable.

Jaime Glover, un homme de la région que Bennifer ne connaissait point lui avait proposé une partie de chasse. Voilà un homme qui savait charmer un homme d'arme de la trempe de Bennifer, qui accepta sur le champs. L'occasion de découvrir le Bois aux loups était trop belle, Bennifer ne pouvait la laisser passer. Il s'embarqua dans une partie de chasse où il ne brilla point. Il ne s'humilia pas non plus. Un fait dont Roland ne pouvait se vanter, lui qui avait une voie qui portait si bien d'ordinaire. Robert ne tarda pas à remettre sur pied l'écuyer et à attirer par conséquent l'attention sur eux au grand dam de Bennifer qui s'était contenté de cible facile. Loin de lui l'idée de recourir à son ami la facilité, mais il n'avait guère l'occasion de se faire réellement le plaisir avec un tel affrontement. L'arc n'était pas sa préoccupation du moment. Il préférait observer ses partenaires du jour, dont la belle dame qui les avait accompagné. Après tout, le cuir lui allait à merveille.

La troupe était hésitante. Bennifer ignorait tout des environs, ce qu'il partageait avec ses hommes présents. Il se fiait donc à Jaime Glover, qui lui était fort sympathique, pour le guider à travers ce bois. Des bois, Bennifer en avait souvent vu mais jamais comme celui ci. Il était plus sauvage, plus nordique au final. A vrai dire, les merveilleux bois du val Nerbosc, le fief ancestral de la maison de Bennifer, avait cédé leur place depuis bien longtemps à une agriculture intensive qui avait permis aux Nerbosc de se fixer un solide capital de dragon d'or enfermé dans les coffres de la citadelle. Bennifer avait une attitude emprunte de timidité ce qui était rare chez lui. Il ne s'illustrait pas, et ce malgré son arc dans la main. Il était magnifique. Taillé dans un barral blanc, il était long et puissant, parfaitement adapté aux batailles longues distances. Avec ça, il était assuré de pourfendre un oiseau au plumage consistant.. ou une autre proie. La journée allait receler de surprise. Que les Dieux fassent qu'elles soient bonnes.
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Message Dim 18 Mar 2012 - 1:04

S’il n’était tenu qu’à elle, les Bolton n’auraient jamais mis les pieds à Winterfell et encore moins en l’absence de Beron et de la Garde Grise, c’était folie que d’inviter les ennemis mortels de sa famille sans une bonne escorte et si les hommes d’armes restés à la forteresse millénaire n’étaient pas des trous du cul, ils n’étaient pas ceux de la garde personnelle de Lord Stark. Enfin, il ne tenait pas du tout à elle et elle n’était pas connue pour son sens de la diplomatie, une bonne chose qu’elle ne soit pas Lord si non elle les aurait tous tués et se serait fait des descentes de lit de leurs peaux en souvenir du bon vieux temps. Mais après tout, peut-être que ça n’était pas une si mauvaise idée, d’autant plus que maintenant qu’elle les connaissait un peu, très peu mais bon, elle les trouvait plutôt mieux que ce qu’elle avait toujours pensé, et Amarock semblait être du même avis, or le louveteau qui grandissait à vue d’œil avait un flair sûr pour détecter les mauvaise personnes, le mur en avait été la meilleure preuve. L’entente cordial qui régnaient entre les hommes des uns et des autres faisaient chaud au cœur, mais a blonde restait méfiante, on ne sait jamais, elle surveillait de près les hommes du Lord de Fort-Terreur sensés accompagner son petit fils et s’il s’avérait qu’ils s’approchent un peu trop de Beron elle allait immédiatement le flanquer la main sur le pommeau de son épée dont elle ne se séparait jamais, plus jamais…

Le coton glacé et mordant des brouaillards du Nord s’étendait tout autour du château, s’accrochant aux cimes et diffusant une lumière laiteuse dans le ciel sans qu’on sache trop distinguer l’est de l’ouest. Comme à son habitude, la blonde s’était levé tôt et regardait dans cette lumière blafarde et diffuse d’un matin brumeux le combat qui se déroulait sur la lice en attendant avec une certaine impatience de pouvoir elle-même s’il lancer, qui sait peut-être pourrait elle voir si son frère et son neveu avaient hérité de la force des Lideuils ! J’aurais peut-être dû partir à la chasse avec l’autre finalement… L’autre c’était Bennifer qu’elle ne connaissait pas assez pour l’appeler par son prénom, dans sa tête du moins, mais elle savait se tenir quand même, mais dans son esprit elle pouvait faire ce qu’elle voulait, elle était libre. En voyant la jolie gamine sourire à Aidan et le dérouter d’un seul regard elle pensa librement quelque chose qu’elle n’aurait jamais pu dire à personne, et divagua sur des sentiments dont elle ne s’était confiée à personne, pas même à ses sœurs, et encore moins aux hommes de sa famille… Si seulement je savais faire ça…

Deana rit à gorge déployé en voyant Aidan Bolton se retrouver sur le dos, d’autant plus que la raison de cet échec était aussi idiote que masculine, mais elle jeta un regard noir et glacial à Barth suite à sa blague de potache. Elle trouvait ça vraiment dégoutant de parler de ça de cette manière, de parler de ça tout court d’ailleurs, sans compter que le garçon était encore bien trop jeune à son goût pour entendre ce genre d’ignominie, mais comme à son habitude, le Snow n’en rit que d’avantage et elle se renfrogna, n’en pensant pas moins par devers elle mais évitant tout commentaire qui lui aurait valut de se retrouver la cible des moqueries à la place du gosse. D’ailleurs, même Barristan et Maclen riaient, et même Aidan… A quoi bon s’acharner, les hommes ne sont que des porcs, tous autant qu’ils sont, tous sauf Beron. Elle soupira en regardant la porte de la grande salle et s’y attarda un instant en se disant qu’elle devrait peut-être l’y rejoindre, mais elle avait trop besoin d’action pour se tenir debout à son côté, trop besoin de penser à autre chose pour le voir, qui plus est au milieu de tous ce monde, où il ne lui adresserait pas un seul regard, ni une parole.

« Barristan ! Maclen ! Epées ! »

Après avoir montré le sol du doigts et dit à son petit loup de rester en place, elle confia son baudrier à un palefrenier et échangea son épée au fil mortel pour une épée d’entrainement émoussée avant de se rendre au centre de l’air d’entrainement, après tout, Aidan ne prenait pas toute la place, rien ne les empêchaient de se battre de concert… Les deux autres Lideuils, étonnés par la demande aussi soudaine que sans appel échangèrent des regards avant de porter leurs yeux sur la blonde, ceux de Maclen ébahis, ceux de Barristan sévères. Deana sourit avant de lever son épée et de faire mine de se diriger sur son frère.

« Tu préfères sans ? Très bien ! »

Barristant sourit, reconnaissant bien la sa chère sœur et courut prendre une épée d’entrainement à son tour avant de foncer sur elle, Maclen mit un peu plus de temps à réagir, mais quelques instants plus tard, Bloody Lady se défendait avec un grâce toute nordienne et sauvage, épée dans la main droite et dirk dans la gauche, usant de sa souplesse et de sa rapidité comme d’autres usent de leur force, contre deux épées assez bien maniées par deux puissants jeunes hommes de près de six pieds de hauts et aussi larges d’épaule que tous les hommes de la maison à la pomme de pin.
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Message Dim 18 Mar 2012 - 16:11

Elyn avait été blessée sévèrement lors de l'attaque de Salvemer et avait passé la majeure partie de sa convalescence dans la demeure des Kenning, sur l'île d'Harloi. Peu désireuse de retourner sur le Vieux Wyk où la mémoire de l'ancien Lord Capitaine était encore trop présente à son goût, son séjour avait duré plus longtemps que ce que le Harloi aurait apprécié. Elle avait besoin d'autre chose, du neuf et savait précisément où le trouver. Même si elle était souvent seule dans la chambre accordée par Sargon, dans l'aile des invités, elle s'y sentait bien et avait abusé au maximum de cette hospitalité inespéré, jusqu'à être assez rétablie pour marcher, même pour se battre. Rouillée, elle avait titubé pendant un moment mais dés le lendemain, la Bonfrère s'était remise à l'entraînement avec son second. Moins d'une semaine après, elle rentrait chez elle retrouver son père dont l'une des femmes-sel attendait un enfant. L'annonce ne lui avait absolument rien fais, comme si son coeur s'était définitivement refermé sur lui-même et avait jeté la clé à l'océan. Elle passait ses journées à retrouver ses réflexes, habituer son corps et trop forcer sur sa blessure. Malgré les mises en garde de son propre guérisseur, la jeune femme n'écoutait rien et n'attendait qu'une chose: Retourner razzier les côtes. L'hiver approchait, il leurs fallait des réserves conséquentes. L'occasion se présenta rapidement sous la forme d'une opération groupée vers le Nord.

Elyn avait toujours voulu s'y rendre et comptait exaucer cette lubie quand Sargon lui avait parlé de Port-Lannis. Ainsi elle avait repoussé son départ pour manquer de mourir. Si sa mission était un succès, le prix avait été lourd à payer. Elyn savait qu'elle aurait du encore se reposer mais n'en pouvait plus d'attendre, de tourner en rond chez elle, mise à l'écart comme pour Salvemer. Espérant qu'il se passe quelque chose d'exceptionnel, la Veuve Noire avait suivit les autres boutres sur la route de plus en plus froide des côtes nordiennes. Il leurs avait fallu du temps mais ils y étaient enfin parvenu. En queue de file, elle serait dans les dernières à accoster. Vexée, elle ne pouvait s'en cacher, elle observait la Veuve Salée butter sur le sable des plages. Elle s'éloigna du bastingage pour faire face à ses hommes. « Ne vous contentez pas des restes, nous valons tous mieux que cela! » s'exclama-t-elle en sortant Faucheuse de son fourreau. Il y avait parmi son équipage de nouvelles têtes, pour remplacer celles qui étaient tombées, des gens qu'elle ne connaissait pas, en qui elle n'avait pas confiance. Elle avait chargé Yoren de s'en occuper pendant sa convalescence et il manquait toujours quelques personnes pour arriver au nombre habituel. Port-Lannis avait décimé les effectifs de nombreux boutres, quand l'attaque n'avait pas décimé les boutres eux-même. Un souvenir plutôt vivace, désagréable. Une main sur son flanc, elle vérifiat l'air de rien la solidité du bandage. Presque tout le haut de son corps en était couvert, l'un pour sa poitrine, l'autre pour les coupures qu'elle avait pu recevoir.

Il leurs fallut encore un peu de temps pour accoster eux-mêmes sur la plage. Lorsqu'ils y arrivèrent, l'impatience lui bouffait littéralement les tripes et elle ne désirait qu'une chose: Passer son épée au travers du corps des récalcitrants. Elle laissa plusieurs hommes sur le boutre avec son second, une dizaine, avant de se diriger vers le bastingage pour descendre elle-même. C'est la que son second avança vers elle, sous couvert d'échanger quelques mots avec leur capitaine. « Tu ne devrais pas y aller. » lui murmura-t-il alors qu'elle allait se laisser glisser sur le sable par l'échelle en corde. Elle releva les yeux vers lui, l'air interrogateur. Vaguement contrarié également. « Tu grimaces à chaque fois que tu te baisses. » précisa-t-il, toujours aussi bas. Elle leva les yeux au ciel. « Tu te fais des idées. » rétorqua-t-elle aussi sec et aussi bas que lui. « Te fais pas tuer. » répondit celui qui veillait sur ses arrières depuis la mort d'Aurane. Elle acquiesça avant d'achever sa descente sur le sable. Elle sauta les derniers échelons et se mordit l'intérieur de la lèvre pour ne pas grimacer. Oui, son flanc la faisait toujours souffrir mais cette fois-ci, elle passerait outre. Le chevalier du Val lui avait enlevé Salvemer, les hommes du lion ne lui prendrait pas le Nord. Silencieux, ils suivirent les traces de leurs prédécesseurs d'un pas rapide, peu désireux d'arriver une fois que tout serait déjà terminé.
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Maureen Bolton
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Message Lun 19 Mar 2012 - 16:18

Winterfell ou l’art de se pointer chez ses ennemis. Chaque fois, qu’elle avait du se retrouver dans la capitale, elle avait fait des pieds et des mains pour lui éviter qu’elle reste trop temps dans les environs. Elle était mal à l’aise dans la demeure de son Lord. Plus elle évitait les Stark, mieux elle se portait. L’effet Bolton n’avait pas très bonne réputation. Quand on savait les Écorcheur non loin, elle avait l’impression que la terre tournait dans l’autre sens. Et pourtant, elle avait d’autre passe-temps que dépecer des humains, pour les enfermer et faire des manteaux de leur peau. Satané malédiction … Aurait-elle un jour, la chance de se débarrasser de ce fardeau inutile. Elle était pourtant bien, dans le sud, ou on la regardait comme les autres.

Ils avaient fait le voyage avec Adrian. Ils avaient discuté de leur voyage, mais peu. Elle avait plutôt démontré un manque d'intérêt, pour écourter la conversation. Elle n’était pas une femme très bavarde. Son visage parlait à sa place. La raison principale pourquoi, elle amenait plus particulièrement Mortimer. Le vieil homme était très agréable de compagnie et respectait son silence quasi-religieux. Elle n’était pas comme les femmes du sud, du moins, pas entièrement. L’autre, il était pire qu’une femme. Pour ne pas dire pire. Il parlait trop et adorait la provoquer quand il le fallait. Si Maureen l’avait amené c’était bien parce qu’elle comptait se défouler sur lui si on la cherchait. Ce qui était moins amusant, c’est qu’il cherchait par tous les moyens de la séduire, mais la Bolton n’était pas à une menace près.

Le voyage de Fort-Terreur à Winterfell fut passablement bien. Adrian s’était vu accordé une garde d’une dizaine d’hommes. Elle ne tenait pas à être protégée. Elle savait se défendre, mais elle ne voulait pas le moindre du monde, qu’il arrive quelques chose, au dernier héritier de Fort-Terreur. Si elle ne parlait peu dans l’instant même, elle avait observé la petite troupe qui faisait route vers la maison des Glover. Elle était habituée de ne pas rester en place. Elle avait besoin de se dégourdir. L’arrivée des hommes Bolton avait créé un malaise chez quelques personnes. Pourtant, elle n’Avait aucune hostilité envers Beron. Enfin pas encore, à ce qu’elle savait. Détester Winterfell, ne voulait pas signifier clairement qu’elle détestait son lord et répondait aux folles Lubies de son grand-père de se voir Lord suzerain à sa place. Que Nenni, bien qu’on ne puisse le croire, Maureen attendait quelque chose qui risquait de ne jamais se produire à cause de son caractère.

Il avait fait le voyage avec Bennifer Nersboc. Contrairement à Adrian, qui ne cessait de lui jeter des coups d’œil, Maureen s’était tenue en retrait pendant le voyage. Elle ne pouvait pas en vouloir à son cousin. Il n’avait eu qu’un modèle féminin qui l’avait pris en charge après la mort de son père. Autant dire que question d’affection le vieux lord de Fort-Terreur échouait lamentablement. Tout comme à Winterfell, elle sentit un malaise qui commençait à l’énerver. Elle s’était retenue de ne pas répondre à certains hommes. Parmi les hommes d’Armes du Stark, elle avait aperçu une femme. Elle ne s’était pas attardée sur ce simple détail. Ils étaient à peine arrivée et elle s’ennuyait fermement. Au moins à Pierheaume, elle pouvait sortir dans les environs sans problèmes. Jaime Glover avait proposé la meilleure idée pour se dégourdir les jambes. Par contre, elle sentit un dédain à sa présence. Comme par habitude, elle ne se fit pas d’histoire. Bolton restera toujours la maison des Écorcheurs. Une maison sanglante au lourd passée. Surtout quand les Stark étaient dans les parages. Elle était habituée à ne pas recevoir d’éloge, elle en donnait si peu elle-même. Sa présence n’avait pas fait des malheureux. Au contraire, puisqu’elle lisait bien des regards. Avant de partir, elle avait prit le grand air.

Vous semblez bien pensive ma lady.

J’ai tendance à éviter de me tenir sous le même toit que les Stark.

Elle avait laissé ses paroles en suspend, il n'y avait pas de commentaire à faire. Elle ne tarderait pas à accompagner les hommes dans les bois. Elle n’avait pas peur pour son cousin. Il lui restait certainement le seul Ser du nord, et les hommes du Bolton. Accompagné de ses deux hommes, elle avait rejoint la petite troupe et elle ne put que sentit la liberté loin de la maison des Glover. Chaque fois qu’un des hommes du Nersboc levait les yeux sur elle, elle les évitait pour mieux les regarder et les voir détourner le regard. Elle ne cherchait pas l’attention, mais réussissait à la trouver malheureusement. Son dernier regard fut de glace, elle ne plaça pas un mot et décocha une flèche dans la pauvre tête de l’animal. Rah! Mal visé, mais bon la pauvre bête n’Avait certainement pas eu le temps de souffrir.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Aaricia Greyjoy
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Message Lun 19 Mar 2012 - 16:43

La jeune femme était étincelante. Elle revivait grâce à Dagon et au capitaine de la Veuve salée. Elle était née pour vivre le danger. Elle aimait frôler la mort. Elle était bien plus calme depuis que le Cruel n’était jamais revenu de Port-Lannis. Elle avait du donner le commandement à Sargon de plein gré seulement parce qu’elle savait qu'on écouterait un capitaine plus que la femme de la Seiche D’or. Même si Lord Ravage était son mari, elle n’était qu’une fer-né. Rien de plus, rien de moins. Elle n’Avait jamais cherché à le surpasser, elle n’y arriverait jamais. Elle n’avait ni la patience, ni le temps de le faire. Elle préférait s’en tenir à ses idées.

Elle avait découvert, comment le faire céder, bien que le mot fût un peu exagéré. Elle savait que les caprices d’enfants gâtées ne lui plaisaient aucunement. Elle connaissait la patience de Dagon et bizarrement, elle aimait jouer à un jeu très dangereux : tester les limites de Dagon. Elle avait croisé quelques fois le géant, qui lui faisait savoir qu’un jour elle le regretterait amèrement. Même si leur âge semblait toujours un obstacle, pour la jeune femme, elle arrivait à se plaire dans les bras de son mari et seigneur des Iles de fer. À quelques différences près ils se ressemblaient plus qu’on pouvait le croire.

Elle se souvenait encore lancer l’idée toute simple dans ses appartements. Elle se souvenait aussi d’avoir reçu un regard de désapprobation du prêtre. Elle avait beaucoup mieux à faire que de jouer la femme modèle. Elle aussi, voulait reprendre la mer, en signe du bon vieux temps. Surtout, qu’il y avait une motivation autre que de reprendre la vie qu’elle avait eue jadis. Elle ne le dirait jamais à Dagon. Il avait des secrets et c’était certainement mieux ainsi. Ils étaient ainsi. Elle n'allait pas le changer ou changer elle-même en un claquement de doigt. Elle aimait le caractère de Dagon. Enfin un homme qui ne pliait pas à sa femme. C’était beaucoup plus suicidaire de provoquer sa colère, mais amusant d’un autre coté de connaitre ses limites.

Durant le voyage, elle avait observé Dagon comme elle ne l’avait certainement jamais fait. Le pressentiment qu’elle avait été juste. C’était un guerrier avant d’être un homme. Quand il croisait son regard, elle regardait ailleurs, mais dès qu’il reportait son attention sur elle, elle l’observait. Comme un apprenti regardant le maitre. Elle n’était pas habituée à ce genre de chose. L’arrivée sur les plages la sortit de ses rêveries admiratrices. Elle aimait Dagon et personne ne pourrait prouver le contraire. Pas même la seiche.

Se faisant rattraper au vol, elle sentit les même de la seiche contre sa taille, elle lui offrit un sourire et le laissa le soin de la déposer. Il était déroutant, quand il le voulait vraiment. Même si la condition de sa venue était simplement qu’elle devait rester près de Qalen, elle n'avait pas bronché réellement. Elle sentit la terre ferme sous ses pieds et eu un sourire amusé. Elle fut même surprise du geste qu’il lui offrit. Habituellement, il faisait cela avec dureté pour lui faire comprendre, qu’elle ne gagnerait jamais contre lui. Elle répondit positivement au baiser qu’il lui offrit avant d’ajouter :

Reviens-moi en un morceau cette fois.

Dagon rejoignait ses hommes alors, qu’elle restait près de la grosse brute de son mari. Il était certain qu’elle ne risquait rien à ses cotés. Elle croisait parfois le regard de Harlon. Il n’était certainement pas d’accord à ce que l’héritier qui reposait tranquille dans son ventre participe et risque sa vie. Elle savait que Dagon n’avait pas non plus vingt ans et que la seule chose qui manquait aux Iles c’était un héritier qui porterait le nom Greyjoy.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Mar 20 Mar 2012 - 9:30

La grande salle du fief des Glover s’encombrait d’un brouhaha continu du sein duquel émergeaient, de temps à autre, les accents sonores d’un rire gras ou de la réponse cinglante à une remarque douteuse. Et cela causait, et cela piaillait dans un magma besogneux et ronflant, par endroits soutaché des crépitements grondant de l’énorme foyer qui saturait la grande pièce d’une chaleur toute craquante du bois dans les flammes avides. Il y avait là un certain déséquilibre, un certain malaise à observer ainsi les gens trinquer et brailler alors que, quelque part dans un des étages supérieurs, on veillait un mourant. Dès qu’il avait appris la sinistre nouvelle, Lord Beron Stark avait tenu à se rendre sans tarder jusqu’au petit castel de Motte-la-Forêt où, paralysé par les fièvres et la fatigue, le vieux maître des lieux, Aidan Glover, s’opiniâtrait vaillamment en la vie. Le Stark ne le connaissait que très peu mais, pour ne l’avoir d’ailleurs jamais rencontré, tenait le vieux Lord pour un homme intègre et vaillant, et à la vassalité toute de droiture et d’intégrité cousue... Il détenait cela de feu son père, le regretté Lord Cregan Stark, aux côtés duquel Aidan Glover avait bien souvent eu l’occasion de brandir, armes au poing, sa loyauté. Ainsi, et même si de nombreuses et inutiles années constituaient la longue absence de contacts directs entre la Maison régnante du Nord et celle des seigneurs côtiers, les amoncellements de noires nouvelles obscurcissant l’horizon nordien avaient conduit le Sombre Loup à rallier précipitamment la motte castrale. Il s’étaient détourné avec sa Garde Grise vers le petit fief niché entre le littoral nord et le Bois-aux-Loups afin d’apporter soutien et réconfort à un poing ganté de mailles d'acier sur champs de gueules affaibli par les ravages des dernières fièvres du printemps. Du moins c’était ce que d’aucun suspectait. Et une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, les annonces malheureuses et irritantes s’étaient conjuguées afin d’assortir à la grave maladie du Glover, les sombres rapports venus des Rus et de l’Ile aux Ours, deux endroits touchés de plein fouet, et relatant plusieurs raids de ses maudits Fer-nés...
Dès lors, succédant à la première visite qu’il avait évidemment consacrée à son hôte malade, le Stark s’était ensuite renfermé sur lui-même au pied du grand barral du Bois-Sacré de la Maison Glover, ne s’en extirpant, finalement épuisé de prières sans doutes vaines, que pour recevoir les hommages du jeune Jon Glover, qui assurait la régence du fief depuis l’alitement forcé de Lord Aidan.
Le Stark ruminait déjà une multitude de réticences lorsque les portes de la salle s’étaient ouvertes en un grand fracas et sur un homme au teint cireux qui s’était écrié : « Messire Jon, Lord Stark ! Des nouvelles du Sud. Les Fer-nés ont attaqué Port-Lannis et ont brûlé les chantiers navals de Lord Lannister avant d‘être repoussés au large ! Le corbeau vient juste d’arriver, la nouvelle commence à se répandre dans les Sept Couronnes. » *Maudits fer-nés !*, avait alors songé le Loup dont la mauvaise humeur s’était soudain aggravée.
Pourtant, plusieurs raisons -il était vrai bien maigres-, l’avaient conduit, quelques temps auparavant, à retrouver quelques uns de ses rares sourires... La première, et non des moindres, avait animé sur son visage un sourire franc ou se mêlaient surprise et ravissement. Elle était née de l’arrivée, quelques jours seulement après la sienne, à Motte-la-Forêt, d’un des plus grands amis du Loup. Contre toute attente, et répondant enfin à une invitation envoyée de longue date, Bennifer Nerbosc, avait finalement bien choisi sa période pour venir rendre visite à son ami Stark. Si le Loup et le natif du Conflans ne s’étaient plu revu depuis de longs mois, tous deux étaient manifestement enchantés de se revoir là, unissant leurs prières au Bois-Sacré en même temps que leurs lames sur l’aire d’entraînements. La seconde raison s’était chargée d’esquisser sur la mine renfrognée du Stark un sourire plus modeste et oscillant entre circonspection et interrogation. Plusieurs Bolton étaient là aussi, ayant uni leur route à celle de Bennifer, et conduisant deux des plus illustres descendants des seigneurs écorcheurs à rejoindre leur suzerain dans ce fief non loin de la côte. Si, malgré le fait qu’il ne l’avait jamais rencontré en personne, le Stark avait enfin pu mettre un visage sur le correspondant régulier qu’était pour lui Adrian Bolton, l’héritier de Fort-Terreur, il avait également pu revoir, et ce après de longues années depuis leur seule rencontre, l’intrigante Lady Maureen Bolton. La jeune femme, bien souvent précédée d’une austère réputation, n’en était pas moins apparue à lord Beron comme transformée par rapport à celle qui se terrait dans sa mémoire. Elle avait mûri, évidemment, et, loin de se conformer aux souvenirs que le Loup gardait de la jeune adolescente belliqueuse d’alors, elle s’était, cette fois, présentée à lui sous des dehors bien plus appréciables, qu’ils soient dus au comportement et au discours qu’elle avait tenus envers son suzerain à l’heure de le retrouver ou à la beauté, certes froide, mais tout à fait appréciable de son joli minois.

Mais pour l’heure, le Stark était plutôt maussade et renfermé, environné du chahut de la grande salle, isolé qu’il était de Deana, sa blonde gardienne, de Bennifer, son frère d’armes et de prières ou même des deux Bolton, l’un s’escrimant dans la cour du petit fief, l’autre dans une partie de chasse impromptue... Le Sombre Loup était certes plutôt un solitaire, mais une présence aurait été, en cet instant, la parfaite bienvenue. Et c’est à ce moment-là que Lady Rowena s’était approchée de lui pour lui demander : « Lord Stark, j'espère que Cylia se porte bien ? » La frimousse bienveillante ornée d’un large sourire amical eut le mérite de radoucir l’humeur du Stark auquel revint immédiatement en mémoire les bons moments passés à Winterfell avec sa sœur Cylia et le jeune lady Rowena... - Elle se porte très normalement..., répondit-il avec toute la gentillesse qu’il pouvait mobiliser à cet instant. - Elle serait ravie de vous revoir, Lady... Comme je le suis moi-même... Et vous ? Comment vous portez-vous ? La maladie de votre père n’est-elle pas trop difficile à affronter ? Il se doutait bien de la difficulté que devait avoir la jeune femme à côtoyer ainsi une nouvelle fois la mort, mais il était en même temps véritablement impressionné par la force qui semblait habiter la lady ainsi que par le courage dont elle faisait preuve pour livrer à ses invités si parfaite figure...


Spoiler:
 


Dernière édition par Beron Stark le Lun 26 Mar 2012 - 6:11, édité 1 fois
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Lady Coeurdepierre
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Message Jeu 22 Mar 2012 - 14:54

Dans la grande salle de la petite forteresse de Motte-la-Forêt, l’atmosphère était quelque peu morose. Sans doute le résultat de l’entassement des hommes et du manque de commodités, la demeure des Glover n’étant pas faite pour accueillir tant d’hommes en armes. Tandis que le Mestre s’accoisait de peur de déplaire à Lord Stark qui n’avait eu qu’un juron pour toute réponse à la nouvelle importante qu’il venait de transmettre, Jon Glover s’était tu, sombre et pensif. Il eut un très léger mouvement d’impatience à la mention de Cylia Stark alors que sa sœur et son lige se lançaient dans une évocation de la santé des uns et des autres. La nouvelle avait pourtant fait remuer quelque peu les rangs aux côtés des seigneurs et de Lady Rougefort. Un homme, sans doute plus téméraire que les autres, osa couper la conversation des nobles pour s’adresser au sage venu de Vieilleville.  « Chiens de barbares ! Dis-moi vieil homme, si les Lannister les ont repoussé, où vont-ils aller ? Vers le Bief ? » La question jeta un léger froid dans le groupe de soldats. Ce n’était pas tant que le Bief soit attaqué qui les inquiétait mais bien que l’autre solution se trouva bel et bien être une offensive contre les rivages du Nord. Il y eut un silence alors que les regards se tournaient vers le maître de Motte-la-Forêt, sa sœur et le Stark. Silence que le Mestre finit à nouveau par briser.  « Les Dieux seuls le savent mais il y a eu des rumeurs. Des pêcheurs auraient aperçu des boutres au large des Rus, ce qui est habituel…Mais aussi à portée de vue de l’Ile aux Ours, ce qui l’est moins. » La mention imprécise des Dieux était une subtilité qu’il avait apprise au fil des ans dans le Nord. Rien ne servait de mentionner auxquels, des Nouveaux ou des Anciens, il pensait. Quelques jurons fusèrent mais les hommes étaient bien en peine pour savoir où viendrait se porter le fer des hordes de la Seiche. Leur spécialité n’était-elle pas de débarquer là où on les attendait le moins ?

*** *** ***

Dans la cour, les hommes continuaient à rire en regardant le gamin Bolton s’escrimer autant qu’il le pouvait pour essayer de faire jeu égal avec les fines lames de Winterfell. Celui-là n’était pas vraiment un mauvais bougre comme son sale bâtard de grand-père. Bon, il avait encore du mal à répondre aux grasses plaisanteries des hommes faits mais c’était bien normal, il était encore un peu vert. Barth Snow s’approcha du petit et lui ébouriffa les cheveux avec un certain amusement. Oui, un bon gamin ce petit Bolton. Pas comme sa grande radasse de cousine ! Quoiqu’il eut bien été vérifié si elle se déridait une fois les cuisses écartées !  « Ah ! Parce que tu comptes te réserver une sauvageonne, gamin ? Allons bon. Ca va pas plaire à nos corbacs du Mur tout ça…Garde-la donc bien dressée pour une petite pucelle du Nord. Y’a pas plus belle et pas mieux pour faire ses premières armes ! » En riant, l’homme dégaina.  « Allez, contre moi maintenant ! » Il n’attendit pas pour se jeter à l’attaque et un coup d’épaule envoya Adrian rouler quelques mètres plus loin. Tandis qu’il se relevait, le maître d’armes des Stark tournait lentement autour de lui en faisant de lents moulinets d’épée.  « Alors ? Déjà fatigué le môme? »

Plus loin, les Lideuil s’étaient lancés dans le spectacle à leur tour. Prenant place aux côtés d’Adrian et de Barth Snow, les deux frères combattaient la sœur avec une certaine réussite, leur taille les y aidant. Heureusement, la gueuse était rapide et vive et cela la sauvait des lourds coups de tranche assenés par les deux hommes qui ne prenaient pas de gants. Pour tout dire, l’attention préalablement occupée par le petit héritier s’était désormais tournée vers le combat à trois.  « Allez, chacun pour soi, pas les deux sur la gamine » beugla un des hommes du Glover. Des hommes pariaient des bières sur le vainqueur de la joute fraternelle vu qu’il n’y avait aucun intérêt à le faire sur le petit Bolton. Celui-là allait recevoir une correction de la part du bâtard Snow. Si les hommes des Stark encourageaient à haute voix leur compagnonne d’armes, ceux des Glover, majoritaires, restaient silencieux et observaient, désapprobateurs. Une femme avec une épée ? Allons bon. Il n’y avait que les sauvageonnes pour faire ça. Lady Rowena savait par quel bout tenir une dague pour sûr mais elle se comportait en femme, elle. Pas comme cette espèce de virago qui se prenait pour un homme. Elles étaient où ses couilles ?

*** *** ***


Un grand rire avait ponctué la petite phrase lâchée par Sargon Harloi tandis que certains se lançaient dans des mimiques du sort qu’ils feraient subir aux femmes du Nord. Ah ! Ils allaient les dégivrer de l’intérieur ces grandes fadasses ! Un coup de rein par ci, un coup d’épée par là. De quoi leur agrandir la fente pour les compains qui passeraient derrière ! Quelques bonnes bourrades dans le dos, quelques prières également, et les hommes étaient prêts à descendre pour faire face à la mort et surtout à la victoire ! « L’a tout intérêt à être bonne ta bibine, Harloi ! Parce qu’j’m’en vais t’en ramener une petite… » Les uns après les autres, ils sautèrent sur le sable grossier de la grève froide et blanchie par le gel automnal. L’hiver venait. Et avec lui venaient les Fer-nés ! Les hommes de la Veuve Salée, hache au poing, se regroupèrent derrière leur capitaine qui attendait les ordres du Lord Ravage ! Le plus grand de leur seigneur depuis un bon bout de temps. Un Fer-né, un vrai, qui n’attendait pas après ces petites merdes de continentaux. Avec lui, on aurait du grain et de la pucelle, par le Dieu Noyé !

Ledit Seigneur, le Grejoy, après avoir longuement inspecté la glotte de son épouse, la belle et sauvage Aaricia, humait la peur dans cette brume matinale qui leur servait de manteau. Il voulait la victoire et quelle victoire ! Il voulait montrer au loup que le Kraken venait pour lui tailler des croupières. On verrait bien qui de la glace ou du fer aurait le dessus ! Pour Dagon, une chose était certaine, l’avantage allait bien entendu au fer. Sa longue épée battait son flanc tandis qu’il inspectait, la main en visière, l’état de ce village dont ils feraient leurs agapes dans les prochaines heures. Déjà les cris montaient, les femmes partaient avec des ribambelles d’enfants vers les bois tandis que les hommes couraient en tous sens en beuglant des ordres contradictoires qui retardaient d’autant plus l’édification d’une barricade de fortune faite de bric et de broc. Déjà, derrière Dagon, la tension, l’appel du sang, montaient, palpables. Les hommes voulaient le combat.

Non loin de là, accompagnée de Qalen dit le Pouce pour sa protection (enfin surtout celle de l‘héritier qui se nichait en son sein), lady Aaricia, l’épouse du suzerain des Iles de Fer, regardait avec passion cette assemblage d’hommes prêts à partir à la bataille. Elle revivait depuis Port-Lannis. Avant d’être une dame, elle avait été capitaine et ne vivait que par et pour la mer, comme son époux qu’elle découvrait un peu plus chaque jour. La grosse brute à ses côtés osa toutefois la déranger dans sa contemplation extatique pour lui poser une question.
 « Alors, on reste là ou on va prendre notre part du butin ? C’est toi qui décide, femme Greyjoy. L’cap’taine l’a dit que je devais t’suivre et t’éviter l’mauvais coups. » Oui, parce que jouer les nourrices disait assez peu au brave Qalen qui entendait bien faire sonner l’acier et rapporter un peu de grain pour lui. Ils restaient devant le boutre mais point besoin d’être grand clerc pour voir que le marin avait envie de courir au turbin lui aussi. Plus haut, gardant le boutre après avoir béni les soldats, Harlon dit le Rouge donnait des ordres secs et précis quant à la surveillance. Armes sorties, écoutes prêtes, rames à l’eau. Tout pour un départ rapide !

Sur la Veuve Noire, les hommes avaient écouté leur capitaine dans un silence presque religieux mais également avide et envieux. Ils voulaient leur part. Ils voulaient les femmes, nom de Dieu ! Aucun d’eux n’aurait jamais osé désobéir à la Bonfrère. Elle n’était même pas une femme, elle était leur capitaine. Un être qu’ils auraient tous suivi jusqu’à l’ancienne Valyria si il l’avait fallu. Un hochement de tête général répondit aux affirmations de la jeune femme tandis qu’elle se tournait déjà pour répondre à son second. Les hommes quant à eux sautaient à terre mais demeuraient proches du boutre pour attendre leur leader. Quand Elyn fut avec eux, à leur tête même, ils suivirent jusqu’aux hommes des Greyjoy et du Harloi. Ils auraient leur part et elle aussi ! Au nom du Dieu Noyé ! Les regards se tournaient vers leur chef, la Seiche, et une seule question était sur toutes les lèvres et dans tous les yeux.
 « Alors ? On y va ? »

Pourtant, il restait quand même quelques absents et non des moindres. La capitaine du Baiser du Kraken se faisait attendre. Son boutre s’était échoué à quelques centaines de mètres des autres et une certaine agitation semblait régner à son bord. Rien de bien grave, bien entendu. Seulement quelques hommes assignés à la garde du bateau qui protestaient hautement contre le sort qui leur était fait. Ils voulaient de la rapine, du viol et du sang, nom d’un Fer-né ! Pas rester à jouer les gardes.  « Et pourquoi pas laisser ta petite femme-sel, la Volmark ! Elle te le gardera bien au chaud ton baiser au Kraken. » Il y eût quelques rires avant qu’un grand marin resté silencieux ne décoche une grande bourrade derrière la tête du petit plaisantin un peu trop bavard à son goût.  « Et si tu fermais ton grand claque-merde ?! J’te laisse ma place mais ramène-moi donc un de ces sacs à foutre du Nord ! » Voilà qui laissait présager une bonne razzia à l’ancienne !

*** *** ***

Dans les bois, la partie de chasse continuait à se dérouler dans une atmosphère tranquille. Les quelques Nerbosc suivaient leur guide tandis que d'autres continuaient à jeter des regards plus que troublés sur la Bolton qui les toisait de son regard glacial. Si jolie mais si lointaine, quel dommage ! L’ami de lord Stark ne se faisait en tous cas pas remarquer malgré les chuchotements de ses trois écuyers. Un des hommes aurait bien voulu leur dire de se taire ou d’arrêter mais cela aurait été inconvenant en présence de leur maître et professeur. Finalement, un des maîtres piqueux du Glover n’y tînt plus et apostropha le dénommé Robert à voix basse.  « C’est bon, lâche l'gamin là. Y’a pas mort d’homme, c'est qu’un lapin d'merdasse…Pas d’quoi en faire tout un foin. » Le grand gaillard aurait sans doute répondu mais le claquement distinctif de la corde d’un arc vînt les interrompre et le lapin qui s’enfuyait tomba raide, une flèche plantée au travers du crane. Les hommes se retournèrent pour dévisager avec étonnement et même un certain respect la seule femme de l’expédition.  « Bah en v’là une bonne, tiens, foi d’Kendrik…Bien joué dame Maureen, la bête est vôtre. » Il se dirigea rapidement vers le lapin et, après avoir ôté la flèche qu’il remit à un lad, il tendit la dépouille ensanglantée à la jeune femme tout en commentant. Au moins, c’en était une qui faisait honneur au Nord.  « Pas mal, m’lady. Pile dans l’crâne, y’a de quoi bouffer d’ssus en plus ! Z’allez vous régaler à la table du Stark, c’soir. » Il aurait sans doute continué quand des bruits de feuillage et de course attirèrent l’attention. Un cheval hennit bruyamment et un gamin en haillons, plus rouge que le feu du dragon, déboula entre les montures, hors d’haleine.  « Au s’cours ! L’Glover, faut l’Glover ! » L'air venant sans doute à lui manquer, il était tombé à genoux et tentait de reprendre son souffle tout en lançant des regards effrayés derrière lui pour être certain qu’il n’avait pas été suivi. Uther avait sans doute réussi sa mission : avertir quelqu’un !  « Le village ! Faut l’Glover, faut qu’y vienne avec ses z’épées ! »


Pour finir, quelques petits rappels :

- En cas de question, envoyez vos MP à Maura Lannister.

- Merci de privilégier les réponses à l'animation avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 11 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’animation elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'animation selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de Lady Cœurdepierre !

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Message Ven 23 Mar 2012 - 16:15

Dagon s’enfonça sur les terres, traversant légèrement le peu de forêt qui séparait la côte et Motte-La-Forêt. La main sur l’arme, il sentait déjà la tension qui régnait dans le petit hameaux, alors que les autres capitaines et leurs hommes étaient arrivés à bon port. Le village se dessinait peu à peu, grandissant sous ses yeux plus il se rapprochaient et les gens qui n’étaient que de vulgaires points agités au loin, prirent formes et il pouvait lire sur leur visage, une sorte de peur, un mouvement de panique. On hurlait, que ce soit homme ou femme, non pas pour les mêmes raisons. On donnait des ordres, des personnes courraient s’abriter, on faisait tout simplement n’importe quoi, rien n’était organisé, comme les fer-nés, sauf que la débauche et le chaos étaient leurs armes. On ne savait jamais ce qu’ils venaient faire, ni ce qu’ils comptaient faire.

Dagon, une fois dans le village, s’était arrêté, rien que pour admirer quelques secondes le branlebas de combat qu’on formait à leur venu. Il souriait en coin, appréciant chaque expression perdues sur le visage des futures victimes. Il tournait doucement la paume sur son pommeau, attendant le bon moment pour se jeter dans le tas et découper toutes cette chair gelée qui n’avaient jamais rien connu de bon, de passionné et de vivant. Ils allaient goûter à l’extrême, petit peuple refroidi et endormi. C’est alors qu’il vit non loin de lui, un de ses hommes qui trainait une pauvre dame par les cheveux, dans le sol dur et sec. Un gamin, pas plus haut que trois pomme, à peine 15 ans, un petit homme déjà, lui barrait le chemin, une toute petite épée en main, tremblant de tout son être. Il vint à lui, et il fit volte face, son regard agité, tournant son arme, vers celui qui tenait sa mère et la Seiche d’Or. Il ne savait plus quoi faire, ses yeux rougis de larme. Il n’arrivait pas à choisir une cible. La dame hurla, recevant un coup d’épée. L’enfant hurla à son tour, pleurant à chaude larme. Dagon s’approcha de lui, sans prendre la peine de sortir son arme et le gamin lâcha la sienne. Il l’attrapa sèchement et l’obligea à regarder sa mère mourir devant ses yeux, découpée en morceau, puis enfin, acheva ses souffrances morales en lui brisant les cervicales.

- Assez joué, se dit-il pour lui-même.

Il s’enfonça un peu plus dans le village, cherchant la plus grande bâtisse qui devait conserver le plus de nourriture. Il y avait déjà un bon nombre d’homme qui s’y tenaient, ainsi que d’autre qui pénétrait dans les habitations, les habitant expulsés à l’extérieur agonisant. On remplissait peu à peu les sacs. Ils avaient ça toutes leur vie. Une main pour voler, une autre pour tuer. Déjà quelques hommes couraient vers les boutres, déposer les sacs remplis et reviendraient recommencer la donne. Dagon restait un peu à l’écart de tout, mais était plus proche de ceux qui détournait l’attention et se nourrissait de méchanceté gratuite. Il sortit enfin son épée pour déchirer de la chair, tout ce qui passait non loin de lui, quelques échanges avec des hommes plus entrainés, mais souvent, on fuyait, car d’autre venait se jeter sur les pauvres villageois, ou alors leur vie était ôtées. On se moquait bien de la justice avec les fer-nés, à trois sur une même personne, ne faisaient aucunement ébranlé leur culpabilité.

C’est alors qu’il attrapa Elyn par le bras, alors qu’il s’était rapproché d’elle. Il la tira sèchement vers lui et la regarda droit dans les yeux.

- Remonte plus haut, de l’autre côté de la ville pour assurer tout les côtés, qu’on ne soit pas prit par surprise. Utilise le cor si jamais des hommes arrivaient … Fais honneur à ta sœur.

Il l’envoya donc encore plus loin de l’eau, mais plus près des ressources. Il fallait qu’elle surveille la forêt qui les dévoraient au sud-est. Il se rendit aux cotés de Sargon pour l’envoyer à l’est et lui, s’occuperait du sud-ouest. Ils avaient donc tous un œil à garder sur leur horizon, pour assurer leurs arrières. Un plan simple, mais qui pouvait leur sauver la vie et qui n’oubliait personne dans ce pillage. Il tourna ensuite rapidement la tête, cherchant sa femme. Quelle idée de l’avoir emmené. Il ne l’avait jamais vu à l’œuvre, alors il était quelque peu inquiet … Et elle était enceinte. Il était idiot …
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Sargon Harloi
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Message Ven 23 Mar 2012 - 19:52

     Après avoir ordonné à Wulfric de rester à bord de la Veuve Salée histoire de s'assurer que les ordres seraient bien suivis, le capitaine fit signe aux autres marins de suivre le mouvement. Il n'accorda pas un regard aux autres capitaines - même Elyn - qui avaient accostés plus loin, désormais il n'y avait plus que son équipage qui comptait ainsi qu'un objectif bien précis : ramasser le plus de choses et faire le maximum de morts histoire que les Nordiens comprennent qu'ils ne plaisantaient pas. Ils suivirent donc les hommes de la Seiche qui avait l'insigne honneur d'être le premier à mettre les pieds dans la petite bourgade sur laquelle ils avaient jeté leur dévolu. Lorsque Sargon arriva peu de temps après, il remarqua aussitôt l'agitation qui régnait dans les rues de ce village, certainement que les hommes devaient chercher les quelques armes qu'ils avaient, cachées quelque part sous un monceaux d'affaires. Nul doute qu'ils n'avaient certainement pas l'habitude de voir des Fer-nés débarquer pour leur voler le peu de provisions qu'ils avaient. Un sourire se dessina sur les lèvres du Harloi lorsqu'il constata la terreur que leur arrivée suffisait à faire naître dans les esprits. Bientôt ils verraient qu'ils avaient raison d'agir de la sorte et de craindre le pire.

     Le capitaine commença aussitôt, ils étaient ici pour s'occuper de semer la zizanie et le jeune homme n'allait pas s'en priver ! Crépuscule à la main, le Harloi commença à trancher la chaire qui avait le malheur de se présenter à lui, il semblait que ces Nordiens avaient le cerveau congelé pour se jeter de la sorte devant eux. Les femmes pleuraient, les enfants aussi, ce spectacle le débectait, rien ne le mettait plus en rogne que les larmes et les jérémiades. Dès que quelqu'un commençait à le supplier, le Fer-né se débrouillait pour mettre rapidement un terme à ce calvaire. Le sien bien évidemment, il était beaucoup trop égocentrique pour envisager de vouloir faire preuve de pitié vis-à-vis des habitants de cette région. Yoren s'était glissé à ses côtés et coupait les bras, les jambes et les veines avec une régularité qui impressionnait toujours autant son capitaine. Après avoir passé une jeune femme au fil de l'épée, le Harloi tourna la tête vers son second pour lui lâcher quelques mots d'un ton enjoué, comme s'ils étaient en train de s'entraîner.

     ▬ Et c'est ce type de femme que les marins veulent pour s'amuser ? Je m'interroge définitivement sur leurs goûts... »

     Grognement de la part de Yoren, ce qui revenait à acquiescer ce que Sargon venait de dire. Alors que le Harloi s'occupait de trancher et que le sang de ses victimes maculait déjà la lame en acier Valyrien, le capitaine sentit une présence à ses côtés et tourna la tête vers un Dagon qui l'envoyait à l'Est du village. Le capitaine haussa les épaules avant de s'exécuter, même si cela ne l'enchantait pas de devoir suivre des directives, au moins cela ne fit que gâter davantage son humeur et le poussait se passer son irritation sur les Nordiens. Une seule chose soulagea Sargon, c'était de ne pas avoir à surveiller les jolies miches de l'épouse de la Seiche, cette tâche si passionnante revenait à Dagon qui allait certainement s'amuser. Le Harloi ne comprenait pas qu'Aaricia soit présente alors qu'elle était enceinte – même s'il n'était pas censé le savoir – mais chassa bien rapidement ces pensées pour s'occuper du moment présent.

     Les cris, les supplications et les hurlements étaient toujours les mêmes, homme, femme ou enfant, le Harloi ne faisait aucune différence et réduisait simplement au silence. Ses hommes l'avaient docilement suivis et torturaient un peu les malheureuses donzelles qui tombaient entre leurs mains, profitant du chaos pour les titiller avant de les tuer. L'un d'entre eux râla d'ailleurs lorsque le capitaine de la Veuve Salée coupa nette la tête d'une jeune femme qu'il trouvait jolie. Sargon rétorqua avec amusement qu'il n'avait qu'à récupérer la tête si elle lui plaisait tellement. L'acier Valyrien coupait les os comme du beurre et il pouvait s'offrir le luxe de se faire des petits plaisirs de la sorte qui auraient été impossible à faire avec une épée normale. Bien évidemment, il ne perdait pas de vue la tâche que son seigneur lui avait donné et fréquemment son regard se déportait sur les environs pour s'assurer que personne n'approchait. De toute manière, Yoren veillait au grain et même s'il était muet la plupart du temps, il savait lorsqu'il fallait l'ouvrir. C'était bien pour cette raison que son capitaine l'appréciait autant d'ailleurs.


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Message Lun 26 Mar 2012 - 6:07

L’hiver venait et avec lui les ombres et le froid. Au dehors, la fraîcheur d’un jour tapissé de nuages gris et bas enveloppait un fief Glover qui, de l’intérieur, ne souffrait aucunement du froid. La proximité des gens enfermés dans la grande salle s’unissait à l’ardeur de l’âtre pour échauffer l’atmosphère plus que de raison. Depuis l’entrée soudaine du mestre avait eu le mérite de calmer l’ardeur des conversations et des rires et chacun désormais avait baissé d’un ton, certainement agité par l’annonce du sage. Lord Beron Stark, qui disposait déjà de rapports inquiétants évoquant la rumeur d’une présence fer-née dans les eaux territoriales du Nord, s’était escrimé à ne rien laisser paraître de son embarras. L’inquiétude étant mère d’erreur, il souhaitait offrir à ses hôtes et vassaux réunis l’image réconfortante d’un suzerain maître d’un sujet pourtant délicat et grâce auquel nulle appréhension n’aurait de prise sur les hommes qui le suivraient, si le besoin s’en faisait sentir. Il choisit donc délibérément de se mettre à l’écart du sujet de Port-Lannis et de reporter son attention sur la douce Lady Rowena, qu’il avait connu lorsqu’ils étaient enfants, et qui, elle-même semblait vouloir échapper aux sujets fâcheux par l’entremise d’échanges polis et amènes bien que sans relief et peu adaptés aux circonstances. Le Loup n’était pas dupe et la lady l’était certainement moins encore, mais la politesse et les bonnes manières étant les armes de la femme, le Stark opta pour être celui qui affûterait les lames de la jeune veuve...
Confortablement installés dans des fauteuils se faisant face, les deux jeunes nobles comptaient bien écarter d’un revers de main peu adapté aux circonstances, les tournures déplaisantes que prenaient celles-ci. Pourtant, et avant même que la jeune lady ne soit en mesure de répondre aux questions de Beron, un homme se leva derrière elle et d’un ton qui transpirait colère et inquiétude mêlées, s’indigna d’une voix tonnante : « Chiens de barbares ! Dis-moi vieil homme, si les Lannister les ont repoussé, où vont-ils aller ? Vers le Bief ? ». *Allons bon ! Nous y voilà !* s’agaça le Stark qui espérait bien que l’agitation ne viendrait pas secouer une demeure déjà par trop accablée par la souffrance... Silence déroutant. Les doigts du Loup se crispèrent sur les innocents accoudoirs. Et tandis que les regards, uns à uns convergeaient vers le Gouverneur du Nord, celui-ci, n’ayant plus d’autre choix que celui de se faire entendre sur le sujet qu’il voulait empêcher de pénétrer la motte castrale, déplia ses six pieds et demi de noblesse pour les opposer, irrité, aux hommes qui le dévisageaient. « Les Dieux seuls le savent mais il y a eu des rumeurs. Des pêcheurs auraient aperçu des boutres au large des Rus, ce qui est habituel…Mais aussi à portée de vue de l’Ile aux Ours, ce qui l’est moins. » De l’autre côté de la grande salle, toujours planté près de l’entrée de celle-ci comme un portemanteau attendant d’être utile, le mestre débita un sermon cousu de truisme et poncif. Les sourcils du Loup se froncèrent. *Tu ne peux leur en vouloir !* se morigéna Beron, *Ils ignoraient tous chaque élément dont tu disposais ! Vous voici désormais à armes égales... Ils en savent autant que toi et lorsque la nouvelle te parvint, la même inquiétude se lisait certainement sur ton visage !* Le Loup vint prendre position au centre de la grande pièce. Son doigt ganté de noir désigna les fauteuils où se tenaient encore lady Rowena et son frère Jon.
-Je ne pense pas qu’évoquer ici, sous le toit d’un homme gravement malade, la possibilité d’une menace supplémentaire soit nécessaire ! commença-t-il. – Jon, suivez-moi, voulez-vous !? Il se tourna vers ceux qui, dirigeant vers lui leurs faciès inquiets, semblaient attendre quelque réponse. - Sortons pour parler de tout cela... Suivez-nous à l’extérieur ! Du coin isolé de la salle depuis lequel il assistait, mué, à la scène, ser Kendrik Crakehall apparut soudain et, d’un geste du bras qui semblait inviter ceux qui le souhaitaient à les suivre, le membre de la Garde Grise vint apporter son aide à son Seigneur et ami.
Le froid mordant vint baiser les joues du Loup comme il sortait aux côtés de Kendrik et Jon Glover. Dans la cour et sur la lice d’entraînement, le gros des hommes de Winterfell était réuni, le bâtard Snow et la blonde Deana en tête, le premier s’amusant avec le jeune Bolton, la seconde taquinant ses deux frères. Non loin de là, Leigh « le Vigier » Tallhart exposait son immense carcasse, tranquillement avachi sur les marches de pierre menant à la lice, en contrebas. Lorsque Aaron Ryswell serait là, tous les hommes de Winterfell seraient rassemblés... Le Stark pourrait maintenant évoquer plus en détail ce pour quoi il avait obligé tout le monde à sortir.
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Message Lun 26 Mar 2012 - 15:12

Deana n’avait rien à prouver, plus rien en tout cas, ni à Barth, ni à Barristan, ni à Maclen, et encore moins aux hommes des Golver ou des Bolton, elle avait envie de se battre de bouger et aussi envie de faire entrer un peu de plombs dans la cervelle de son petit frère et de l’héritier des Lideuil. Elle le savait de son père et avait pu le remarquer, ils n’étaient pas très assidus à l’entrainement, ni d’ailleurs par affuter leurs lames, ils comptaient trop sur leur taille et sur leur force, et ça, c’était une grossière erreur qu’elle n’avait jamais eut l’occasion de commettre, il fallait leur montrer que seul la pratique faisait le combattant, homme ou femme, grand ou petit, fort ou non, sans entrainement le plus puissant des hommes n’est rien qu’une brute facile à abattre, elle l’aurait bien fait pour Aidan, mais elle avait peur de lui faire mal et elle ne voulait pas le blesser, c’était trop… dangereux… un Bolton…

« Allez, chacun pour soi, pas les deux sur la gamine »

Deana avait parfaitement entendu, mais la stupeur de la remarque lui fit prendre un air étonné et elle mit quelques secondes à s’assurer intérieurement qu’elle n’avait pas rêvé cette phrase. Barristan et Maclen auraient pu en profiter pour la mettre en mauvaise posture ce que jusqu’ici ils n’avaient pas réussit à faire plus de quelques secondes, la blonde sauvage ayant à la fois plus d’entrainements et de batailles dans les jambes, elle arrivait toujours à se tirer d’affaire avant de se prendre un mauvais coup et ce malgré la taille et la force des hommes de sa famille. Seulement ses derniers étaient morts de rire et pliés en deux appuyés sur leurs épées en voyant la tête de la combattante avant que celle-ci ne reprenne ses esprits, se tourne lentement vers l’homme qui venait de dire ça. D’ailleurs Barth aussi se marrait et il paressait ne plus vraiment prêter attention à son propre combat.

« C’est moi que tu traites de gamine ? »

Elle lança son dirk qui atterrit aux pieds de l’homme d’arme du Gover, à seulement quelques centimètres de ses bottes et le regarda, aussi glaciale que l’hiver nordien. Tellement prévisible, mais l’occasion était trop belle d’insulter un peu les deux gosses à qui elle essayait d’inculquer les bases de la rigueur militaire. Quand au fait que la plupart des hommes ici présents la regardent comme une bête de foire, elle avait l’habitude et encore une fois, plus rien à prouver à personne, même si elle souffrait, non pas de son choix mais de ce qu’il impliquait vis-à-vis de Beron, cela dit ça n’aurait rien changé, Ashara ou Cersei n’avait pas d’avantage le rang pour se marier avec le suzerain du Nord…

« Viens donc te joindre aux deux seuls gamins de la lice que j’essaye vainement d’instruire pour les aider un peu et voir si à trois vous arrivez mieux à battre une femme ! »

Avec ces mots, les deux Lideuils étaient bien obligés de se calmer et de reprendre au plus vite le combat, ils venaient d’être traités de bons à riens moins aptes à combattre qu’Aidan Bolton, c’était un comble ! Mais ils eurent à peine le temps de se remettre d’aplomb et de reprendre leurs armes que Deana fondait sur eux et désarmait en deux temps trois mouvements Maclen, preuve que jusqu’ici elle n’avait fait que donner un léger aperçu de ce dont elle était capable. Elle prit l’épée de son neveu dans sa main gauche pour remplacer le poignard jeté en signe de défi et se replacer face à celui qui devait maintenant se rendre compte qu’il avait parlé un peu vite. Elle souriait. En se tournant pour esquiver le retour de Barristan, elle s’aperçut que son Lord était à l’extérieur, et bien qu’il n’avait encore rien dit, son regard et celui de Kendrik en disaient long sur la raison de cette sortie, enfin en tout cas il ne s’agissait pas simplement de prendre l’air, pour le reste elle ignorait tout, mais l’instant n’était plus à la joute amusante à laquelle elle s’adonnait. Elle contra une attaque par le haut de Barristan sans même le regarder avant de se redresser, les yeux rivés sur le Stark, sourcils froncés, son manque d’enthousiasme découragea son frère qui se tourna lui aussi vers le Lord Suzerain.

« Tu es trop prévisible frérot, fait très attention à ça sur un champ de bataille… Et, j'en t'en supplie, cesse de prendre les entrainement à la légère, un jour tes ennemis auront des lames aiguisé et en voudront vraiment à ta vie, et ce jour là il faudra que tu sois prêt, car je n'ai pas envie de te perdre, ni toi ni Maclen... »

Par contre à priori, le soldat des Glover n’avait pas saisit la lourdeur de l’instant et Deana ne le vit pas arriver aussi se prit elle le coup de plein fouet dans le dos, elle eut le souffle coupé et se retrouva à genoux dans la boue de la cour le temps de reprendre une respiration normale. Heureusement, il avait frappé du plat de sa lame et passée l’impression de manquer d’air, elle aurait juste un gros bleu et pas très mal finalement, elle avait connu pire, d’ailleurs, il était aussi surpris qu’elle, à la fois qu’elle ne l’ait ni paré ni esquivé le coup et encore plus parce qu’elle se relevait à présent sans hâte une main en l’air en signe de reddition, il n’avait pas compté gagner aussi vite et aussi facilement, après tout si elle l’avait défié c’est qu’elle devait se défendre malgré son sexe ! Et voila qu'elle disait maintenant d'une voix sans appel :

« On arrête pour aujourd’hui. »

Elle lança son épée à Maclen et se dirigea vers le Stark d’un pas décidé après avoir récupérée ses véritables armes au fil acéré, ni l'héritier des Lideuil, ni son frère n'avait osé rire à sa chute, tous deux plutôt en train de ruminer les conseils de la blonde...
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Message Lun 26 Mar 2012 - 22:21

Bennifer était stoïque. Il ne bougeait point, caressant le bois qui formait la structure de son arc. Seul la surprise rompît cette attitude. Bennifer, par un réflexe, arrêta de tâter le bois de l'arc blanc pour poser sa main sur son épée. Il ne la dégaina point. La pièce d'acier ne bougea point de son fourreau. Seul le regard de Bennifer vînt se scotcher sur le pauvre homme. Tombé dès son arrivé, il n'avait pas l'air d'avoir une attitude très hostile. Il était bien amoché, rouge comme le sang. Il présageait une mauvaise journée. Bennifer relâcha le manche de son épée et donna son arc à Robert, qui avait reculé de quelques pas pour se placer au côté de son ami. Si Robert Nerbosc avait une qualité, c'était d'être réfléchi. Il savait être présent quand il le fallait et il ignorait jamais son rôle. C'était à ce titre là qu'il faisait un brillant écuyer et un surtout un homme de valeur. L'arc tendu, Bennifer s'approcha doucement de l'homme, visiblement blessé et effrayé.

Cet homme, dernier venu au sein de la bande, parla avec difficulté, des mots que Bennifer eû du mal à comprendre. Roger et Roland, qui n'avait pas bougé d'un pouce et qui étaient très silencieux, firent pâle figure devant l'homme ne sachant plus où se mettre. Bennifer tendit son arc à Roland, qui était désormais au côté de son enseignant. Ce dernier sursauta lorsqu'il vit Bennifer lui tendre l'arc. Il faut dire, à sa décharge, qu'il était bien jeune et voir un pauvre homme si blessé attire le regard du plus inexpérimenté. Après quelques secondes d'hésitations, il s'empara de l'arc qu'il tenait dans ses deux mains avec précaution, tel un objet d'une grande valeur. Il en avait. C'était un arc en bois de barral blanc. Précieux, il était également un arc hors du commun que Bennifer maniait avec élégance et grâce. Bennifer profita de l'occasion pour venir se pencher devant le jeune homme qui avait fait irruption dans la partie de chasse. Jaime Glover imita Bennifer et pencha également sur l'homme.

Bennifer n'avait jamais vu de telle blessure. Il était aussi rouge que le blason qui trônait dans la salle principale de Corneilla, dans le Val des Nerbosc. C'était une belle pièce, et la couleur du sang de l'étendard Nerbosc participait à rendre la pièce hospitalière et accueillante. Bennifer osa avec peine toucher les blessures de l'homme qui poussa un léger cri, rongé par la douleur. Ces mots avaient du sens, et dans la tête de Bennifer il fallait impérativement qu'il rentre dans la forteresse du Nord où Lord Beron Stark siégeait pour la journée. Les choses s'organisèrent dans la tête de Bennifer. Il tourna sa tête vers Roger et Roland. Tandis que Roland tenait fermement l'arc blanc, Roger était immobile.

« Il faut le ramener au château. »

Les paroles de Bennifer sonnèrent comme un ordre aux yeux des deux écuyers qui avait les mains vides. Robert, le grand gaillard, et Roger, le jeune homme, vinrent aider Bennifer. Roland, qui tenait toujours l'arbre amena un cheval avec calme et bravoure. La situation était grave, et les trois jeunes gens l'avaient compris. Aucun d'eux ne prirent le temps de plaisanter sur la situation comme il en était usuellement. Bennifer aida les hommes à faire monter le pauvre évadé sur un cheval. Il atteindrait Motte-la-forêt rapidement et sous une escorte bien garnis. Lord Stark serait prévenu du danger. C'était la priorité dans la tête de Bennifer. Le Nerbosc regarda chaque personne dans les yeux. Il était plus qu'évident que l'alerte devait être donné. Mais Bennifer avait toujours eu un esprit d'entreprise particulièrement aiguisé et l'envie d'aller observer la situation de ses propres yeux le démangeait.

Lorsque l'homme monta sur le cheval -avec de l'aide-, Bennifer regarda Roger et les autres écuyers. Ils comprirent immédiatement ce que Bennifer attendait d'eux. Ils conduiraient le jeune homme au château et informerait le Seigneur Stark de la situation, de ce qu'il avait comprit tout du moins, c'est à dire pas grande chose si ce n'est qu'il y avait un danger que seules les épées aiguisés pourraient régler. Bennifer récupéra alors son arc, qui avait terminé par être délicatement posé contre un arbre. Il préférait aller voir la situation, comme un éclaireur mais ce qu'il signala à la petite troupe était bien le contraire, un signe de sagesse dit-on -ou de lâcheté-.

« Il faut se dépêcher. »

Bennifer monta le cheval. Roland, qui avait laissé son propre cheval au blessé, grimpa derrière Roger. Robert tenait fermement les sangles du cheval de celui qui ne pouvait se débrouiller seul. Et c'est ainsi que Bennifer galopa vers le château pour prévenir du danger qui se profilait. Bennifer ne s'occupa point des autres hommes. Il savait que les Nerbosc présent ferait suite. Quant aux autres, il avait prit sa décision et il galoperait aussi vite que possible vers Motte-la-Forêt. Son attitude illustra le manque de courage de Bennifer, qui avait préféré ne pas faire face à son propre instinct. Ce coup ci, il avait joué la carte de la prudence, une stratégie bien plus efficace que le suicide.
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Message Mar 27 Mar 2012 - 15:05

      Combien aurais-je donné pour rester ici à tout jamais ? Tout, tout ce que je possédais. Car, s'il y avait une chose que je désirais encore plus que de devenir le seul et unique suzerain de Fort-Terreur, c'était d'être connu comme un grand guerrier, d'entrechoquer mon épée avec celles des hardis combattants, et d'être pris au sérieux par ces derniers. Je n'étais pas un homme doué au maniement des sabres et des armes de combat rapproché, courtes ou longues qu'elles soient, mais tous disaient que j'étais un excellent manieur des armes de tir, de la lance à l'arc. Je ne pourrais peut-être jamais décrire cette chaleur qui m'envahit de haut en bas, qui me fait frémir et qui m'emplit de joie quand je prends une arme dans ma main, me tient devant un guerrier, et commence un entraînement. L'une des principales raison de ma soi-disant haine à l'égard de mon grand-père, Réginald Bolton, est le fait qu'il me protège excessivement de n'importe quoi. Ayant peur pour ma vie, craignant de perdre le seul héritier du trône de Fort-Terreur, il me refuse toute demande de voyage, de chasse, d'aventure ou de participation aux tournois. Je vois donc ici, à Motte-la-forêt, un échappatoire, une porte salvatrice de ma prison qui avait durée trop longtemps.

      Barth Snow, un bâtard du Nord, son état de bâtardise ne l'a quand-même pas empêché de gagner le respect de plusieurs. Comment ? Pourquoi ? Pour la simple raison qu'il est, si l'on croit les dires des terres froides, un guerrier remarquablement bien entraîné. Il vint vers moi de son pas très bien calculé, puis m'ébouriffa les cheveux d'un geste qui m'arracha un certain rougissement au niveau des joues. Je ne pus quand-même partager son rire suite à sa remarque. Il avait bien raison, je garderai mon autre épée, pas pour une pucelle du Nord, mais pour toutes les pucelles du Nord. Après tout, qui suis-je pour refuser une telle offre ? Barth Snow se jeta sur moi en un coup d'épaule qui me jeta à quelques mètres sur terre. Je me releva rapidement, aussi excité que jamais, je brandis mon épée sans même avoir pris la peine d'ajuster mes vêtements. Le bâtard et maître d'armes de Winterfell était un homme léger, rapide, et qui savait très bien faire danser la poignée de son arme. Je faisais de mon mieux pour parer la plupart de ses attaques et attaquer à mon tour quand l'occasion de présentait, mais la plupart du temps je courais à droite et à gauche telle une petite bête apeurée tellement il était véloce. Fatigué ? Avait il demandé. Moi ? Jamais, jamais, jamais. Depuis le moment que je voulais m'entraîner avec quelqu'un autre que Maureen ou Ser John. « Je serais fatigué quand cette épée quittera tes mains, et ça ne se fera que par un coup venant de ma part. » lui avais-je alors répondu en adoptant un ton fier et impérieux, arborant un sourire moqueur.

      Ser John quant à lui, se tenait à l'ombre d'un muret de la cour des Glover. Il me regardait d'un œil critique, analysant chacun de mes mouvements, chacun de mes coups, cherchant sûrement la façon la plus claire de me faire parvenir ses conseils la prochaine fois que nous serons en tête à tête. Sérieusement, des fois je trouvais qu'il prend son rôle de Maître d'armes de la maison très au sérieux. Il était certes un très grand combattant, mais il était loin de ressembler au reste des chevaliers et des guerriers que j'avais rencontré durant mes courts seize ans vécus. Il était rare de le voir sourire, ou de remarquer un semblant de joie sur son visage. Certains disaient qu'il était lui aussi un bâtard du Nord, de la maison Bolton. En ce qui me concerne, je dis que ce sont simplement des rumeurs mal fondées, bien que cela ne m'aurait point posé de problème.
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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
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Aptitudes et Intrigues
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Message Mer 28 Mar 2012 - 19:54

Elle avait toujours préféré les Terre de L’orage. Elle s’y sentait à sa place, même si elle ne pouvait pas être comme elle était sur ses terres natales. Peut-être irait-elle dans les terres de son grand-père, lorsqu’elle en aurait fini avec le Stark. Rien ne la gardait réellement dans cette partie de Westeros. Un jour Adrian aurait sa place et elle ne servirait à rien. Une opportunité de profiter du reste de sa vie dans le sud. Cessez de se battre. Elle n’arrivait pas à réfléchir comme elle le voulait. Elle sentait le froid lui marteler la peau. Elle avait été déconcentrée dans son élan et avait raté l’endroit visé. L’important était bien qu’au moins, elle avait bien tué cette bête. Elle avait eu tous les regards vers elle, mais ne s’en soucia guère. Elle aurait préféré que l’on ne la remarque pas, mais la flèche avait passé plus près d’un de ses compagnons que du Lapin. Fin bref, il n’avait pas tort. Même si elle se mourrait d’envie de leur répliquer que son sang n'avait rien avoir avec la mort du pauvre lapin. Elle était de la famille des Écorcheurs, mais elle avait à son actif que quelques morts. Rien de très grave, mais amplement mérité par sa victime. Souriant certainement depuis la première fois depuis quelques jours, la jeune femme se dirigea vers le maitre piqueux.

Avec la jolie troupe que Lord Glover se trouve à avoir à Motte-la Foret, je doute qu’il y en ait assez.

Elle avait tendu sa main pour ramasser le lapin, mais elle se retourna vivement et la main sur le pommeau de son épée, prête à dégainer son épée. Foi de Bolton, c’était une mauvaise habitude qu’elle avait. Elle était vivement apte à se protéger, mais elle restait impulsive. C’était sa nature, et celle là, elle ne l’attribuait pas à son sang du Nord, mais à son père. Elle était son clone malheureusement pour les gens présent. Elle avait jeté un regard à ses deux hommes qui regardaient la petite troupe. Inutile d’embêter le Nerbosc et le Glover. Il fallait ramener le pauvre homme en sécurité. La maison des Glover était certainement le meilleur endroit pour le soigner et ramener le reste de la troupe Stark. Maureen s’attendait à ce qu’un des hommes présents prennent l’initiative de se rendre au petit village. Elle ne le prendrait pas au risque de se faire pendre par le Stark.

Préférant jouer la carte de la bonne initiative, elle monta sur sa monture et avait suivit à bon rythme l’homme du Conflans. Les cavaliers revenus à Motte la Foret, la jeune Bolton jeta un regard à un de ses hommes. Elle n’allait pas laisser le petit Bolton dans la cour des Glover. Elle se dirigea vers la monture qui menait le pauvre homme. Elle sentit la présence des deux écuyers qui l’aidèrent et la jeune femme s’éloigna quelques peu. Le vieux Mortimer la regarda et elle finit par ouvrir la bouche.

Allez me le chercher. Le Stark ne tardera certainement pas à partir. Je ne vais pas le laisser comme un gamin. Ca lui donnera une chance de me montrer ce qu’il a dans le ventre. Ramenez le maitre d’arme et nos hommes.

Mortimer prit la direction de la cour ou s’entrainait le petit Bolton. La jeune Bolton regardait en direction de la petite troupe. Autant faire une pierre d’un coup et d’avertir le Stark pour partir au plus vite. Même la Bolton prenait la direction de son cousin. Elle avait même eu le temps de remarquer son adversaire. Ce qui ne manqua pas de la faire sourire, même si elle était toujours mal a l'aise en compagnie des Stark.



Dernière édition par Maureen Bolton le Jeu 29 Mar 2012 - 15:02, édité 1 fois
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Aaricia Greyjoy
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♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
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Succès
Résumé

1/2 rp

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Message Mer 28 Mar 2012 - 20:03

Suicide? Oui s'était quelques peu suicidaire. Mais Port-Lannis aussi l’avait été. Sauf que cette fois pas question de faire trempettes dans les eaux glacés du Nord. C’était peut-être moins amusant, mais elle préférait une bonne bataille les deux pieds sur terres. Elle préférait ne pas y penser. Elle se souvenait qu’elle avait failli y passer lorsque Sargon avait compris la toute première fois qu’elle ne lui avait pas fait confiance. Elle se souvenait des mille et une idées qui lui étaient venus en tête pour faire céder Dagon. Comme si rien il avait dit oui. Elle ne regrettait pas sa venue et préférait de loin être avec lui, même si elle ne regrettait pas non plus son escapade avec le Harloi. Ce Fut la grosse brute de Dagon qui la réveilla de ses rêveries.

« Alors, on reste là ou on va prendre notre part du butin ? C’est toi qui décide, femme Greyjoy. L’cap’taine l’a dit que je devais t’suivre et t’éviter l’mauvais coup. »

Et après il osait lui dire qu’il ne tenait pas tant que ca à elle. Sacré homme. Il avait l’égo trop surdimensionné pour lui avouer qu’il ne voulait pas qu’elle tue son héritier. Si seulement il ne l’avait pas tenté avec Port-Lannis, elle aurait pu rester sage jusqu’à son retour, mais non, elle n’allait pas jouer les gentilles femmes. Même si son ventre commençait à la gêner, elle ne perdait pas ses capacités. Puis elle avait toujours le marin de son mari pour la sortir du trouble si elle était en mauvaise situation. Il avait certes plus ordre de veiller sur la future progéniture de son capitaine que sur la femme elle-même. Croisant le regard de Harlon qui ne devait certainement pas approuver sa présence sur les terres du Nord, elle fit signe à la grosse brute de la suivre. Elle emprunta le même chemin que les autres marins. Dans ses démarches, elle s’était jadis sentie moins lourde, mais elle ne pouvait pas se plaindre. Elle avait insisté pour venir.

T’inquiète, je n’ai pas l’intention de tout lui laisser.

*Le capitaine devrait aussi se faire surveiller, il me revient toujours en mille miettes et de mauvaises humeurs*, pensa la jeune femme de la Seiche d’Or. Elle avait assisté à des retours ou Dagon était dans un sale état. Si bien qu’elle se demandait pourquoi, elle n’avait pas encore été cogné contre un mur, elle qui enfreignait trop souvent ces règles.

Elle sortit sa lame et prit la même direction que Dagon avait pris quelques minutes plutôt. Elle n’allait pas lui donner le festin en entier, elle voulait se contenter aussi. Dagon faisait revivre la capitaine et elle n’était pas certaine de vouloir revoir cette personnalité qu’elle avait eue il y a plusieurs années avant d’être confinée à Cormartel. Personne ne connaissait son histoire en entier, heureusement, pour elle. Pour chaque pas qu’elle arrivait à faire, Qalen devait en faire le double. Surtout que la Greyjoy avait aussi son enfant à porter dans cette bataille. Elle était bonne athlète. Il lui fut quelques secondes pour sentir enfin l’action venir. Elle ne voyait pas Dagon, tant pis. Elle n’avait pas besoin de lui dans le moment présent. Elle n’avait pas non plus dans l’idée de se faire tuer. Qalen semblait toujours prendre les devants lorsqu’elle arrivait pour se défendre et attaquer. Elle le laissait faire uniquement parce que c’était les ordres et qu’elle était très loin de pouvoir discuter de sa vie présentement. Chaque fois, qu’on lui donnait du fil à retordre face à un adversaire, Qalen se chargeait de le finir et de la débarrasser. C’était lassant, mais elle avait voulu venir, elle ferait avec.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Ven 30 Mar 2012 - 21:40

      Dans l'air glacé de la nuit, seuls les mouvements que je me forçais d'effectuer me procuraient une chaleur acceptable. Nos épées se touchaient à maintes fois, et à plusieurs reprises je sentis la mienne quitter presque la paume souillée de ma main. La fatigue me hantait certes, tel ce faucon lointain qui guette sa proie, elle n'attendait que le moment parfait pour se jeter sur moi et me faire perdre cet entraînement avec le maître d'armes de Winterfell. Je sentais une force impressionnante dans ses coups, une froideur étonnante digne d'un vrai nordien. Avançant tel un serpent dans un buisson, frappant comme un loup mordant, et se retirant dignement tel un bon perdant. Les jointures de mes doigts devenaient tellement blanches et dures qu'elles me faisaient un mal de chien. Comme je ne cessais de le répéter, la sabre et moi n'avions point été faits pour être ensemble. Mais, donnez-moi un arc et un carquois de flèches et vous n'en serez pas déçu. Mais pourtant, j'essayais de faire mon mieux pour ne pas céder à la tentation d'abandonner un entraînement ici, à Motte-la-forêt, parce que je suis parfaitement conscient que pour Adrian Bolton, moi, une chance de rencontrer tous ces guerriers est très rare.

      Plus les minutes s'allongeaient, et plus les coups de Barth Snow devenaient plus forts. Je ne trouvai mon échappatoire que dans la humble arrivée de Mortimer, compagnon de toujours de lady Maureen Bolton. Aussi ridé que toujours, son visage semblait marqué par les méfaits de l'âge, par des aventures lointaines que le temps avait fini par classer. Il me sourit, je lui rendis son sourire. Et, en moins de temps qu'il en fallait pour y penser, un coup dur sur les côtés me fit vaciller puis m'envoyer six mètres plus loin. Mon visage se trouva écrasé contre la terre sale mais qui sentait si bon, mon épée quant à elle tomba un peu plus loin de moi. Je me levai en un saut véloce, me mit à deux pieds et me dirigeai vers Barth Snow vers lequel je tendis ma main, enthousiasment. Je lui serrai la sienne, et avec un sourire d'où émanait une fierté et une joie sans précédents je me tournai vers Mortimer. « Lady Maureen veut te voir, prépare-toi … je vais chercher nos hommes et on y va. », dit celui-ci d'un ton dépourvu de quiétude. « Pas de problème, dis à quelqu'un de me sceller et m'apporter mon cheval, je t'attends ici. », lui répondis-je alors. Je tournai ma tête dans tous les sens à la recherche de la haute silhouette de Maureen. Je la vis alors sur son cheval, qui souriait sans trop de contentement. Je levai la main en sa direction et souris à mon tour.

      En même temps, Mortimer se dirigeait d'un pas vif et rapide vers Ser John qui était toujours assis sous le muret de la cour des Glover. Le maître d'armes de Fort-Terreur se dressa sur ses pieds dès que Mortimer entra dans son champ de vision, sentant que quelque chose n'allait pas très bien. « Lady Maureen te demande avec tous les hommes de Fort-Terreur, et Messire Adrian demande son cheval scellé. Elle est pressée. », ouvra Mortimer d'un ton qu'il voulut sérieux. En voyant le regard interrogateur du toujours téméraire John, il ajouta : « Oui, quelque chose ne va pas bien ! ». Ser John s'exécuta alors sur le champ et alla regrouper tous ses hommes, puis chacun tirant son cheval derrière lui, lui en tirant deux en addition à mon cheval, les hommes de Fort-Terreur se mirent en chemin. Une fois qu'ils m'eurent atteint, je sautai en dessus de mon cheval et ils m'imitèrent. Dans un galop doux, nous nous dirigeâmes vers Maureen. « Qu'est-ce qui ne va pas ? », m'empressai de lui demander.
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Message Lun 2 Avr 2012 - 17:16

La furie Fer-née s’abattait sur Noiremer, implacable et sanglante. Les femmes hurlaient, les fils pleuraient, les pères mourraient dans des gargouillis sanguinolents rappelant le bruit d’une bouse que l’on écrase du plat de la botte. L’espèce de mur improvisé avait fini par céder sous la charge et le poids des armes et de la violence des hommes du Greyjoy et le pillage avait commencé. Des hommes à la virilité triomphante besognaient vigoureusement des jeunes filles effrayées comme des lapins les braies à peine dénouées tandis que d’autres enflammaient déjà des huttes après les avoir dépouillé de tout ce qui pouvait avoir un peu de valeur. Mais cette espèce de paradis sur terre pour les fidèles du Dieu Noyé n’était qu’un avant goût de leur véritable but : razzier. Femmes certes mais surtout nourriture. Fidèles à leurs devises qu’ils voulaient qu’ils ne plantent ni ne récoltent, les affidés de Lord Ravage venaient tout simplement se servir afin de remplir leurs ventres et ceux des gens qui dépendaient de leur réussite. En espérant que tout ce sang et cette chair fraîche à portée de main et de vit ne les détourneraient pas de leur objectif principal. La Bonfrère, elle, avait rejoint son poste et surveillait l’orée des bois sans pouvoir véritablement discerner une arrivée de loin, l’épais amas et entrelacs d’arbres millénaires l’en empêchait. Quant aux deux pimprenelles coincées sur leur boutre, elles manqueraient le meilleur du combat mais seraient sans doute là pour porter les sacs de grain, elles feraient de bons mulets.

Plus loin, aux côtés d’un Sargon entièrement pris pour l’échauffourée qu’il livrait avec ses hommes, certains marins, peut-être plus affamés que les autres, commençaient déjà à vider une petite grange qui contenait du grain. Déjà des sacs s’amoncelaient prêts à être pris sur les boutres pour être transportés par voie maritime jusqu’aux greniers des Iles de Fer. Les hurlements continuaient de monter rassurant les Fer-nés de leur douce mélodie. Une partition que les hommes d’Harloi maîtrisaient sur le bout des doigts tels des virtuoses de la mort et du malheur. L’air ambiant s’était alourdi de la délicate et métallique odeur du sang qui, peu à peu, ruisselait sur la terre battue du petit village côtier. Crépuscule tintait et vibrait au gré des frappes, des os brisés et des chairs tranchées avec autant de grâce que le précieux instrument d’un ménestrel de renom. Pourtant, loin de s’avouer vaincus et de laisser leurs femmes à la merci des barbares, les villageois de Noiremer se jetaient à la tête des marins, hurlant et pleurant, sans sembler se préoccuper de survivre ou non. Pour les vassaux des Stark, il n’y avait pas de plus grande peur que l’Hiver, les Fer-nés n’arrivaient finalement qu’en second aussi terribles et impressionnants soient-ils.

Assez crânement, du moins pour une femme enceinte, lady Aaricia, la reine de Fer, s’était à son tour jetée dans l’affrontement solidement épaulée par l’énorme masse de muscles qu’était Qalen le Pouce. Il remplissait sa mission à la lettre écartant opportuns et dangers du chemin de la femme Greyjoy. Pour tout dire, il était assez content qu’elle se soit décidée à se lancer à l’aventure alors qu’il avait eu peur de s’ennuyer ferme en attendant les récits joyeux de ses camarades de combat. Il prenait bien soin d’écarter tous les forts, ne laissant à Aaricia que le menu fretin. Fallait pas qu’le cap’taine vienne l’engueuler après d’avoir laissé sa précieuse femme-roc courir le moindre danger. Il en aurait été bon pour perdre le dernier pouce qu’il possédait alors que, quand même, c’était vachement utile un pouce ! Malgré tout, la jeune femme tenait sa part dans ce chamaillis d’épées. Elle arrivait derrière les hommes pour faire place nette en bonne ménagère tuant ceux qu’ils avaient oublié dans leur fureur guerrière. Soudain, le regard de la femme fut attiré par un bambin qui pleurait, abandonné au milieu des combats, au dessus du corps à moitié dénudé et complètement ensanglanté d’une autre femme apparemment morte.

Dans un dernier sursaut d’orgueil et de courage typiquement nordien, les quelques combattants encore valides de Noiremer, toujours armés de leurs piques de fortune ou de leurs faux, s’étaient rassemblés pour faire face aux hordes sauvages. Hurlants et vociférants, ils se jetèrent en groupe sur les Fer-nés qui, eux, les attendaient de pied ferme. Un dernier baroud d’honneur en somme aux cris de
« Glover ».

*******

Une grande partie de la salle se leva pour suivre le Stark, personne n’osant aller à l’encontre de la décision de leur naturel seigneur. Pourtant, il y eût quelques ronchonnements. Quelle idée d’aller dehors alors qu’ils étaient si bien au chaud ! Le mestre suivit dignement tout en resserrant le col de sa cape. L’idée d’aller affronter le froid mordant de cet automne pluvieux et neigeux souriait assez peu à ses vieux os. Certains hommes Glover continuèrent à jouer aux dés estimant que les décisions et discussions des seigneurs ne les concernaient point. Peu à peu, sur les marches de la tour, tout le monde se rassemblait tandis que les combats dans la lice se terminaient.
Le combat et les insultes à peine voilées de la Lideuil avaient fait grogner les tenants des Glover. Pour qui se prenait-elle la fille ? Elle avait beau jouer les guerrières, c’était bien un fourreau doux et chaud qu’elle avait entre les cuisses et non point une épée. Il y eût quelques rires épars mais la plupart se contèrent de hausser les épaules. Ils n’avaient plus rien à prouver et certainement pas à une pucelle qui n’avait encore jamais vu le loup, ni la guerre. Les hommes de Motte-la-Forêt étaient, eux, des vétérans. Par contre, lourdeur de l’instant ou non, un grand rire marqua la chute brutale de Deana sur le sol. Bons baisers du Bois aux Loups en somme… Intelligemment, la jeune femme décida d’arrêter les frais et de jouer à insulter les serviteurs de son hôte. Même appréciée de lord Stark, une telle attitude n’avait rien de malin. Mais, selon certains, on ne pouvait pas tout demander à la même personne et surtout pas à une femme qui voulait à tout prix jouer les hommes. Voyant l’héritier du maître des lieux arriver aux côtés du Stark, les hommes de la forteresse de bois se désintéressèrent des combats et s’approchèrent, curieux de connaître la déclaration qui allait suivre. Ils doutaient fort que le futur seigneur ne vienne simplement que pour prendre le frais !

De son côté, Barth Snow, après avoir fait mordre plusieurs fois la poussière au jeune Bolton, s’était éclipsé auprès de son suzerain. Adrian en serait quitte pour quelques contusions et quelques bleus qui l’élanceraient sur tout le corps dans les jours suivants mais aussi pour quelques leçons durement acquises et d’autant plus précieuses. Le maître d’armes de Winterfell lui avait adressé un signe amical tandis que le gamin s’éloignait happé par un Mortimer anxieux de lui apporter quelques nouvelles. Il ne lui restait plus qu’à retrouver sa chère cousine.


*******

Le vieux compagnon de chasse du seigneur de Motte-la-Forêt n’eût que le temps d’esquisser une brève phrase à Maureen Bolton au sujet de ce qu’il faudrait pour remplir une table et les nombreux ventres hôtes de son maître.

 « Bah, c’peut qu’non, c’peut qu’oui ma p’tite dame. Vu vot’ coup d’œil, m’est avis qu’on va faire bombance pire qu’à la fête des moissons. »

Il n’y avait pas à dire, le vieux connaissait son monde. Mais l’arrivée du porteur de la funèbre nouvelle avait tout soudain détraqué le déroulement pour le moment tranquille de la battue à laquelle se livrait la petite troupe.

Heureusement, dans le sombre Bois aux Loups, les décisions furent prises rapidement. Après une brève impulsion qui l’aurait poussé à hurler à l’encontre du Nerbosc, le fils Glover leur glissa quelques recommandations et leur adjoignit un guide pour qu’ils ne se perdent pas sur le chemin du retour avec le précieux messager.
 « Dîtes à mon frère que je pars en éclaireur pour les compter. Qu’il se hâte ! » Sur ces mots, accompagnés de tous les combattants disponibles dans le petit train de chasse - à peine cinq - il partit à grand trot faisant slalomer sa monture entre les épais troncs.

Le retour de Bennifer et de Maureen consciencieusement guidés par un des maîtres piqueux fut rapide mais prit de trop longues minutes. Derrière la selle de Roger, le jeune Uther continuait de hurler qu’il fallait faire vite, qu’ils étaient au moins des milliers, que les boutres pullulaient, que le Glover devait lever son armée. Bref, à l’entendre, l’invasion du Nord avait commencé. Ils finirent par déboucher dans la cour où tout le monde était rassemblé et le gamin de Noiremer ne put s’empêcher de hurler à la ronde :
 « Les monstres sont là ! Y brûlent tout ! Y tuent tout ! Glover ! Glover ! A Noiremer ! »

Pour finir, quelques petits rappels :

- En cas de question, envoyez vos MP à Maura Lannister.

- Merci de privilégier les réponses à l'animation avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 11 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’animation elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'animation selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de Lady Cœurdepierre !

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Aaricia Greyjoy
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Message Mar 3 Avr 2012 - 2:58

Encore mieux que Port-Lannis. Elle était surprise de savoir qu’elle se débrouillait sans Dagon. Enfin la marge du « sans » était quelques peu mince, puisque le géant des Iles la surveillait. Elle avait tendance à oublier qu’elle était faite pour son ancienne vie. Le Harloi avait fait revivre cette envie de prendre contrôle et de ne pas rester comme une potiche sur les iles de fer. Elle voulait sa place et si elle devait trouver sa place en se battant soit. Elle était habituée à a provocation, mais elle ne bronchait plus. Surtout que Le Pouce s’amusait à lui lancer des boutades. Elle lui répondait quand elle le pouvait, même si elle s’occupait en quelques sortes que de l’apéro, puisque Qalen s’occupait du plat principal.

Elle faisait tourner son épée dans sa main et frappait aussi avec ses poings. Elle s’avérait meilleure combattante à main nu, mais elle ne pouvait pas faire comme elle voulait. Ils étaient tous armés. Elle n’allait pas faire honte à ses origines et sa réputation de femme sans sentiment. Elle n’avait pas de mal à se défendre ni à attaquer, elle avait eu de bons professeurs. Même si certains n’avaient pas fait long feu. Elle s’essuya le front du revers de la main, jusqu’à ce que, épée en main, s’approcha d'une petite chose qui geignait fortement. Elle s’abaissa avant de découvrir ce qui s’y trouvait. La jeune femme déglutit. Elle était venue pour se battre, pas pour jouer les femmes de foyer. Pourquoi il lui infligeait cela ? Elle devait choisir, mais elle ne pouvait pas laisser Qalen ou n’importe quel fer-né abattre l’enfant. Que dirait-on elle ? Elle n’Avait peur de rien, mais elle ne pouvait pas se résoudre à tuer un … bébé. Comment réagirait Dagon? Non, il abattrait l’enfant. Ce n’était pas un fer-né. C'était un futur ennemi, qui prendrait les armes. Il n'aurait pas de pitié pour un enfant. Ce n’état pas le sien, à quoi servirait-il?

Elle souleva l’épée et ferma les yeux. Elle pouvait y arriver, elle pouvait le faire. Personne ne la regardait encore moins Dagon. Il lui en voudrait! L’autre aussi lui en voudrait, mais c’était un enfant. Jamais elle ne pourrait voir ses enfants subir ce sort. Dagon allait certainement la tuer. Regardant de tous les cotés, elle regarda le bambin. Elle n’était pas capable. Elle ne pouvait pas le faire. Elle ne voulait pas de regard. La femme Greyjoy que rien n’arrêtait. Enfin rien …non sauf qu’elle était incapable de tuer un bébé! Elle n’y a arrivait pas. Elle pourrait toujours, non, elle ne devait pas y penser. Elle ne pouvait pas tuer un …argh… Le prendre et le réfugier dans un bosquet ou dans la forêt, mais il n’y avait rien pour …

Reprenant ses esprits, elle regarda l’enfant et sentit une main. Non, pourquoi paraissait-elle aussi faible. Elle sentit sa main et son épée glissé à travers la mince chair. Les gémissements arrêtaient. Elle l’avait fait. Le corps se reposait inanimé sur sa mère. Il ne bougeait plus. Aaricia leva les yeux et se sentit si idiote, pour avoir hésité.

J'allais le faire...




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Message Mar 3 Avr 2012 - 9:45


Le maître piqueux galopait. Il était rapide. Bennifer, qui avait le pauvre blessé derrière lui, essayait d'aller au plus vite. Le pauvre Nerbosc tenait deux sangles. Il essayait de rendre le voyage le plus confortable pour le survivant de Noiremer. Bennifer songeait également à l'intérêt qu'il y avait à ramener le pauvre homme à Motte-la-forêt. Bennifer, sur le moment, avait également désapprouvé l'initiative du Glover de jouer à l'éclaireur. En plus de la dangerosité de la mission, c'était un acte pas très réfléchi au goût du jeune homme de la rivière, qui pour le moment préférait jouer la sécurité. Ce qu'il n'osait avouer, c'était qu'agir avec courage et bravoure n'avait jamais été son point fort. En tout temps, il avait été effrayé par toutes sortes de choses. Bennifer ne fut guère effrayé par les incessants cris de Uther. Par contre, ses mots étaient bien plus affolant. Bennifer s'imaginait déjà une invasion avec quelques centaines d'adversaires. Il avait vraiment mal choisi la période pour venir s'imposer à Lord Stark. Quoi que, une dizaine d'homme supplémentaire ne serait sans doute pas de refus pour le gouverneur du Nord.

Bennifer entra en toute trombe dans la forteresse de bois des Glover. Il regarda rapidement autour de lui avant de descendre de son cheval. En pleine cours, il semblait avoir interrompu une activité. Roger se précipita vers son cheval et fit descendre le Glover, s'écriant immédiatement à l'aide. Les gens étaient rassemblés dans la cours. Bennifer laissa ses écuyers se charger de tenir le pauvre Uther, qui devait souffrir le martyr. Pas suffisamment visiblement puisque ce dernier perça une nouvelle fois les tympans de Bennifer en criant à l'invasion. Bennifer, après être devenu momentanément sourd, chercha le Stark, son ami Beron. Il passa en revu chaque homme -et chaque femme- de la place avant de pouvoir poser les yeux sur le noble commandeur des armées du Nord. A peine ses yeux se posèrent sur Beron que Bennifer observa également le frère de l'ami chasseur. Bennifer fit signe, sous le regard de tous, d'amener Uther vers la panoplie de noble faisant escorte au Stark.

Roger et Roland, qui maintenait Uther debout, avancèrent. Ce dernier criait, comme depuis le début. Robert, qui était derrière Bennifer, avança avec lui derrière Uther. Bennifer l'observa pendant quelques petites secondes. Il comprit immédiatement que ce dernier avait du mal à comprendre si le pauvre rescapé était en train d'expliciter sa souffrance ou s'il essayait de prévenir de l'attaque, en vain. Bennifer se retrouva très rapidement en face de Beron Stark, qu'il salua d'un signe de tête. Le Nerbosc se replaça entre Uther, les deux écuyers et l'attroupement de noble. Bennifer observa le malheureux blessé et annonça, avec tout le respect qui leur était du.

« Il nous a trouvé durant notre partie de chasse. Les autres sont partis vérifier ses dires et éclairer nos lanternes. »

Bennifer préféra, dans un premier temps, expliquer la situation et son geste. Il avait également dû annoncer pourquoi l'ami Glover n'était pas avec eux. Bennifer tâcha d'être concis et précis afin d'exposer le contexte de cette situation aux amis des Glover. Il y avait, derrière tout cela, une volonté chez Bennifer d'exposer la situation telle qu'elle était afin que les Glover et le Stark puissent se faire leurs propres idées de la situation. C'est alors que Bennifer se tourna vers Uther tandis que les deux écuyers baissèrent les yeux. Bennifer regarda Uther dans les yeux. Il l'invita doucement à parler avec calme à Lord Stark afin de sonner le glas de la contre attaque, ou de la défense selon le choix du commandant des lieux. Bennifer avec tact, s'exprima à l'encontre de Uther.

« Racontes leurs, doucement et avec calme. »

La voix de Bennifer était, comme à son habitude douce et mélodieuse. Il n'avait jamais été très impliqué dans ces rapports de force qu'il pensait retrouver dans le Nord. Il attendait avec impatience, cependant, de savoir qui commanderait les troupes, Lord Stark qui gouvernait le Nord ou le Glover qui avait la suzeraineté en ces terres sauvages. Quel qu'il soit, Bennifer lui prêterait son épée en priant pour ce geste ne soit pas son dernier.
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Message Mar 3 Avr 2012 - 12:17

Sa seiche d'Or brisait des os, découpait la chair comme si cela n'était que de la graisse de baleine. Parfois le fer chantait, quand il avait la chance de tomber sur un homme armé, mais qui ne tenait pas longtemps sont arme. Où était donc les vrais combattant, que cela se corse un tout petit peu. A croire que si on ne les touchait pas, ils continueraient de hurler, courant à gauche et à droite, et ils n'avaient qu'à se servir. Lamentable ! C'est alors que dans cette petite agitation, il cherchait sa femme, faisant une pause, venant d'égorger un homme qui le suppliait d'épargner a famille. La femme était non loin, serrant ses deux enfants contre elle, à genoux dans la boue sèche, pétrifiée, incapable de pendre la fuite. Il les désigna d'un signe d'épée et deux hommes se jetèrent sur elle, l'attrapant par les cheveux, lui arrachant ses enfants qui furent rapidement écrasé par une hache ou une masse, au choix, et la demoiselle, on joua avec elle. Les vêtements s'éparpillèrent au sol, les entaille coloraient sa peau si blanche d'un réseau fluvial rouge sang. La gorge ouverte, elle se vidait de son sang, les yeux écarquillés qui fixaient ses enfants méconnaissable.

Aaricia, où était-elle ? Il balayait le champs de bataille. Il vit les homme de Sargon, ceux de Elyn et le reste encore. Puis Qalen lui manquait. Il avait bien trop prit l'habitude d'avoir cette immense présence derrière son dos, de rire un peu cyniquement de ce qui se passait, de faire des bottes à eux deux.

Il s'arrêta, baissant légèrement la tête pour affûté son regard. Son seul oeil était si sombre à cet instant. Mais que faisait-elle ? Qalen continuait de frapper les hommes autour de lui, les faisant voler sur le sol, comme si un simple homme s'attaquait à des nains. Il les balayait à chaque revers de son immense hache. Ce n'était pas le Pouce qu'il fallait l'appeler, mais le Fléau. Il rongea la distance qui les séparait des deux, rapide et dangereux. Il s'arrêta un instant, assez loin d'elle. Elle avait un enfant dans les bras. Mais quelle idiote. Il fit tourner son épée autour de sa main, formant des mouvements circulaires. Il hésitait entre frapper sa femme, ou tuer l'enfant tout de suite. A quoi jouait-elle au nom du Dieu Noyé ! Elle était une fer-né, elle perdait du temps et prenait des risques !

Il lui attrapa sèchement le bras, mais alors, elle avait enfin décidé de retirer la vie à l'enfant et le posa sur la mère, toute aussi vive que son bambin. Il la fusilla du regard, la secouant légèrement. Elle allait le faire ? Non, elle aurait du dire qu'elle l'avait fait ! Il posa un pied dans la pliure de son genoux, la forçant à ce qu'elle pose les deux au sol, devant les cadavres. L'attrapant fermement par les cheveux, il lui pencha vers l'enfant déjà vidé de son sang, aussi blanc que la neige du nord. Il s'accroupit près d'elle, tirant sa tête en arrière, toujours prise par les cheveux.

- Tu aurais voulu payé de ta vie, rien que pour ça hein ! Tu es inconsciente ! Ne réfléchis pas et retire toute vie qui n'est pas fer-né... Le Dieu Noyé t'en sera plus que reconnaissant. Il n'y a que pour le notre que tu donnera ta vie, qu'on soit clair ! la secoua t-il brutalement. Tu vois le tableau là, si tu l'avait épargné, ce serait sûrement toi et notre enfant qui serait dans cette situation ! Ce serait toi à cette place là, s'égosilla t-il. Recommence et je te le retire moi même notre héritier.

Sa voix se fit sèche sur les dernières paroles, montrant qu'il en était très bien capable s'il le fallait. Il la relâcha, mais prit soin de plonger sa main sur le ventre ouvert de l'enfant et de lui étaler le sang sur le visage. Il se redressa, en profitant pour remettre sa femme debout, la tirant par le bras. Il la poussa en avant.

- Au combat et vite ! Encore une chance que tu as finis par le tuer...

Il la fixa de son oeil si noir et plein de reproche. Il s'approcha d'elle et sa lame glissa doucement le long de son flanc. Derrière, un bruit rauque et guttural d'un homme qui se voyait avec l'estomac transpercé, crachant une flopée de sang qui tâcha l'épaule d'Aaricia et la joue de Dagon.

Il la quitta un instant, mais restait près d'elle. Il vit quelques hommes de son boute revenir les sacs vide. Voilà déjà la première vague de revenu et à peine étaient-ils entrain de remplir leur sac, qu'une autre vague allaient vider le leur dans les boutres et les navires marchands, cette fois-ci accompagné de deux jeunes pucelles. Ah, il n'avait plus rien à leur dire, ils savaient y faire maintenant. Ils pensaient à tout. Il espérait que les deux autres Capitaines y pensaient aussi, à déjà faire des roulements. Il avait confiance en Sargon, qu'il voyait comme un vrai capitaine et très bon en soit. Elyn, c'était différent, il était toujours habitué à sa soeur, elle, il la connaissait encore peu et ne se battait pas souvent à ses côtés. Elle était non loin. Il lui envoya Qalen le Pouce pour la prévenir qu'elle ne devait pas bêtement surveiller leur arrière, mais aussi penser à faire ses provisions et très rapidement. Les renforts arrivaient toujours plus vite qu'on ne pouvait l'imaginer. Qalen de ses immenses jambes, alla donc faire le messager, avant de vite rejoindre les deux suzerain pour les protéger.
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Animation n°1 : De Fer, de Neige et de Sang

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