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Des retrouvailles imprévues

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Message Mar 13 Mar 2012 - 16:41

Le retour au Dorne se passait comme prévu pour Oberyn, entouré de quelque garde de la maison des météores qui l’avaient rejoint sur ordre de Lord Dayne , l’épée du matin poursuivait son chemin de retour. Une semaine s’était écoulé entre son départ du Conflan et son arrivé aux montagnes rouges, ils avaient du improvisé pour survivre dans les forêts humide parsemé d’insectes et d’animaux en tout genre. Néanmoins il était facile de trouver de la nourriture à proximité et un endroit pour allumé un petit feu de camp, les plus expérimentés en chasse montraient leur talent à l’arc et à la lance, les autres prenaient un repos bien mérité. Une ambiance joviale se faisait sentir entre les guerriers autour d’un bon petit festin, ces derniers impatients de retrouver leurs petites familles. La nuit tombée, Oberyn essayait de participer tant bien que mal à des discussions assez osé il fallait avouer qu’il n’avait pas eu beaucoup d’aventure nocturne dans sa petite vie de gentil garçon bien élevé, il respectait trop les femmes pour les prendre pour des objets de plaisir ce qui n’était pas le cas des gardes. Chaque guerrier comptait leurs histoires à tour de rôle, on pouvait vraiment entendre de tout. Des plus écœurants au plus drôle c’était la première fois que le Dornien se sentait aussi proche des personnes qu’il avait l’habitude de ne pas se montrer très complice à cause de son statut. L’histoire qui avait marqué le jeune héritier était celle de l’homme qui s’était fait escroqué par une prostituée aveugle, il faudrait vraiment être idiot pour se faire avoir aussi facilement et par une personne non voyante en plus. Le voyage ont eu raison du jeune aventurier qui prit sommeil petit à petit sous les rires et les histoires qui s’enchainaient jusqu’au petit matin. Le lendemain, une main sur son épaule avait suffit à le sortir de son sommeil assez léger. En jetant un oeil autour de lui, il constata qu'il avait été le seul à s'être endormi, les gardes ayant l'habitude de faire des rondes toutes la nuit au château, n'avaient pas besoin d'un tel repos. La reprise du chemin se fit en douceur et dans de bonnes conditions. Le ciel était bleu et bien dégagé, les nuages ne voulaient même pas faire une apparition comme si les dieux les avaient bannis pour la journée et la chaleur commençait à se faire ressentir. La bataille de Salvemer était encore gravée dans la tête d'Oberyn, jamais il n'aurait pu croire qu'un quelconque guerrier des fer-né pourrait le mettre à mal ainsi ... il n'avait pas perdu, heureusement, mais il n'était pas sorti indemne de cette bataille comme il avait l'habitude. Il s'attendait au réprimande de son père, Lord Dayne qui allait sans doute vouloir reprendre l'entrainement avec lui comme lorsqu'il était écuyer de ce dernier. Il ne pouvait pas lui cacher, la blessure encore distinctif sur son visage ne pouvait pas mentir. Il allait devoir rendre des comptes à son père, mais ce n'était pas ça qui l'inquiétait ... loin de là. Ce qui le préoccupait était ailleurs, la seule femme qui pouvait occuper son esprit jour et nuit et qui portait fièrement le nom de la maison Ferboys. Celle pour qui il avait délibérément renoncé à la bataille pour lui porter secours. Il y en avait qu'une qui pouvait se vanter de passer avant ses entrainements et ses combats. Il avait quitté Eddarra Ferboy au Conflans alors qu'elle se rendait au Bief, ce dernier avait décidé de rentrerdirectement au Dorne, n'était-ce pas une petite erreur de sa part de ne pas avoir voulu suivre sa dulcinée au Bief ? Il espérait tout simplement qu'il n'allait pas regretter d'avoir fait ce choix. Inquiet, le jeune héritier n'avait même pas fait attention à la crevasse dans laquelle il se dirigeait. Le cri de l'un des gardes le fit retrouver ses esprits, mais pas à temps pour éviter ... pris de peur son destrier s'arrêta puis le fit tomber à la renverse, son dos heurta le sol avec violence, mais sans gravité. Quelque garde se précipitait.

Ser Oberyn, vous allez bien ? Plus de peur que de mal pour le jeune homme qui ne daignait répondre que par un petit geste de la tête, l'un des garde pris la parole de façon désinvolte : les dieux vous on fait grâce de vivre plus longtemps.

Qu'est-ce que signifiait cette phrase ? Voulait-il sa mort ? Oberyn était assez étonné des paroles qui venaient d'un garde des météores, avait-il oublié à qui il s'adressait ? Avait-il oublié sa place au saint de la maison Dayne ? Le jeune héritier n'allait pas se gêner pour lui faire rappeler.

Non, mais les dieux ton accordé de servir loyalement ma famille tout au long de ta misérable vie, ces mêmes dieux mon aussi accordé le pouvoir de te supprimer du jour au lendemain sans explication. Encore une remarque déplacée de ce genre et je t'emmène au jugement devant mon père. Une stipulation de façon autoritaire de la par d'Oberyn remontant sur son cheval et galopant plus vite qu'auparavant sans doute sur le coup de la colère. Les semblant d'excuse n'avait pas suffit à calmer l'épée du matin qui galopait toujours aussi vite regrettant de ne pas l'avoir puni. Malgré son petit passage de colère, le jeune Dornien était sous un beau jour, donc il ne fallut pas longtemps pour qu'il baisse le rythme de la petite troupe. Après quelque heure de périple à travers le désert, la troupe des météores se trouvaient non loin des montagnes rouges. Devant eux, une petite troupe commençait à progresser, il avait la vague impression qu'il connaissait ses couleurs ... il pensait sérieusement que c'était un mirage, une illusion qui allait se dissiper quelque minute plus tard.

Vous voyez bien une troupe comme moi ? Je ne me trompe pas ? Apparemment il ne se trompait pas, il fit signe de les rejoindre aussi vite qu'ils pouvaient. S'il ne se trompait pas cette troupe était celle d'Edarra Ferboys, mais rien n'était sûr ... ça pouvait être sa mère qui étaitaussi de retour. Il ne pouvait s'avancer à ce sujet d'autant plus qu'il était persuadé que Lady Edarra ne pouvait pas arriver avant lui.
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Message Ven 23 Mar 2012 - 17:08

Ses muscles semblaient lourds et vieux. Elle se sentait comme vieille de mille ans, ayant rencontré milles visages tous plus différents les uns des autres et avoir parcouru des contrées, grimpé milles montagnes et nagé milles mers et lacs jusque là. Alors que non, rien de tout ça ne s’était produit mais elle se sentait lourde et terriblement impatiente de retrouver la chaleur tapante du soleil de Dorne, sur sa nuque, sur son corps ; tel un voile chaud qui l’enroberait dans une robe invincible où rien ne pourrait l’attendre. Là, elle pourrait encore dormir, dormir jusqu’à la fin sans se soucier de rien. Mais elle avait déjà connu cette sensation de vieillesse qui la terrassait. Elle l’avait à chaque fois qu’elle voyageait trop longtemps et qu’elle avait vu trop de choses. Là, elle n’était pas partie particulièrement longtemps mais elle avait vécu tant de choses qu’elle avait encore du mal à se dire que ça ne datait pas de si longtemps que ça. Levée aux aurores, ils reprirent bien vite la route, disant au revoir à Lotho et retrouvant enfin sa suite rassurante qui l’encerclait. Ca changeait de l’aller où elle était partie seule avec Gerold. Cette impression de troupe autour d’elle lui donnait le sentiment d’être invincible. Bon, ce n’était pas non plus un cortège royal, il ne fallait pas exagérer mais pour protéger une héritière il fallait bien mettre les moyens. Ils arrivèrent en vue de la montagne et ils campèrent au pied de celle-ci avant d’entamer l’ascension le lendemain. Ils voulaient au moins dépasser les premières hauteurs avant de voir où ils iraient. Traverser les montagnes directement vers Ferboys serait dangereux à cause des pillards sur la route. Ils pourraient aussi au pire faire une pause aux Météores. Elle discuta de ces options à Gerold qui préférait largement aller vers les Météores et ensuite descendre directement dans le désert plutôt que d’attendre de se faire embusquer dans des reliefs escarpés de pierre à travers les Osseux.

Le lendemain, il avait été décidé de se diriger vers les Météores. Edarra espérait qu’Oberyn serait au château pour l’accueillir étant donné leurs promesses échangées. Elle espérait aussi qu’il n’était pas allé secourir quelques autres seigneurs et peuples en détresse. Son Oberyn, bien qu’il soit destiné à une vie d’affrontement et de batailles, elle voulait aussi en avoir un peu ; surtout si ils devaient se marier dans un futur proche. Elle n’accepterait pas de ne plus le revoir une fois devenue sa femme et il était sûr et certain qu’elle entendrait aussi faire valoir ses droits et devoirs. Après tout, comment former une ligne de succession si l’époux n’est jamais là ou meurt trop tôt sous la lame d’un ennemi ? Ce n’était pas sa bravoure qui donnerait un enfant à Edarra. Elle n’était pas dans une volonté maternelle pour le moment mais elle savait que ce devoir lui incombait et que c’était une de ses presque-obligations en tant que femme noble. Même si Shyra n’avait pas pour autant abandonné ses penchants pour la politique et les batailles, elle avait été mère malgré elle. Les chevaux avaient des fois du mal à grimper ces murs de pierres escarpés. Certains passages devaient se faire à pied et guider les chevaux par la bride. La monter était d’autant plus lente que certaines femmes de la suite n’étaient pas autant habituées aux chemins aussi difficiles. Les gardes tentaient tant bien que mal d’avancer au plus vite, loin d’être entièrement rassurée dans ces montagnes réputées pour leurs petites groupes de voleurs affamés qui, désespérés, tentaient tout et n’importe quoi sur n’importe quel voyageur.

En fin de matinée, l’ouïe fine de Gerold le fit stopper et stopper le reste de la suite. Il s’avança avec quelques gardes et aperçu au loin d’autres chevaliers. Ils avançaient dans leurs directions et Gerold dégaina immédiatement, les yeux plissés sur les couleurs qu’arboraient les cavaliers. Finalement, le violet pâle en fond d’épée et d’étoile lui apparut plus clairement et, ralliant le reste du groupe pour prévenir sa dame, il avait rengainé son arme. Ils n’étaient plus si loin que ça du château et ils s’étaient attendus à voir quelques habitants de la ville, des paysans ou même des gardes de la ville. Ils progressèrent à la rencontre du groupe et Edarra, alors qu’elle aperçu Oberyn, fit l’effort de contenir sa joie pour la bienséance qu’il fallait observer en toute circonstance, en public surtout. « Ser Oberyn, je suis ravie de voir que votre voyage de retour s’est bien passé. J’ose toute fois espérer qu’il s’est mieux passé que le mien… Comment se porte Lord Dayne votre père, et votre famille ? Nous espérions demander l’hospitalité au sein de votre demeure. » Elle n’aimait pas être autant protocolaire mais elle savait qu’à l’extérieur tous la jugeraient, elle ne pourrait se laisser aller que dans l’intimité. Pour le moment, elle n’était qu’une noble de Dorne demandant hospitalité à un ami de la famille.
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Message Mer 28 Mar 2012 - 16:18

Il l’avait enfin retrouvé, Edarra Ferboys, sa promise, sa dulcinée, sa fiancée, on pouvait encore en citer plein des termes qui définissaient la jeune femme de la maison Ferboys aux yeux d’Oberyn. Elle était vraiment la seule et l’unique, aucune autre comptait à ses yeux. Lord Dayne lui avait bien présenté des femmes de différentes contrées lorsqu’il chevauchait à ses côtés, mais aucune ne lui avait fait l’effet d’une bombe comme cette valeureuse aventurière. Connaissant le conflit entre la maison Ferboys et la maison Martell, Rolan avait tout orchestré pour ne pas que son fils se fiance avec une Ferboys. Mais comment aller à l’encontre de son héritier ? Que faire ? Oberyn ne se penchait pas vraiment sur ce problème ignorant totalement ce conflit en ne prenant pas part à celui-ci. Ne voulant pas offenser la mère sa compagne, Shyra et de l'autre côté son père qui se souciait bien plus des Martell que de sa propre famille aux yeux du jeune homme. Finalement, Lord Dayne avait fini par accepter la relation de son fils considérant Edarra Ferboys comme la promise de son héritier l'accueillant comme tel dans la maison des météores se posant sans cesse la question si cela ne serait pas perçut comme une forme de trahison envers les Martell. Il lui a fallu du temps et une dose de tolérance pour accepter cette relation. Oberyn, lui, avait fait la promesse de ne pas prendre part à ce conflit, mais que si un jour les dieux ne lui laisseraient pas le choix, il se tournerait sans doute vers les Ferboys. Cela ne restait qu'une hypothèse faite par un jeune homme amoureux. Pour Rolan, il ne fait qu'aucun doute que si ce jour arriverait, Oberyn se rangerait du bon côté.

En fin de matinée, la troupe Dayne avait rejoint celle des Ferboys. Ils progressèrent ensemble grappillant les montagnes rouges rocher après rocher pour atteindre son objectif, les météores. D'ailleurs, on pouvait apercevoir la silhouette de la maison Dayne qui ne cessait pas de se rapprocher. Les premiers mots de la belle aventurière adressée à Oberyn n'était pas remplis d'enthousiasme ... c'est le moins que l'on puisse dire, mais l'épée du matin connaissait son statut et il était évidant qu'il y avait une certaine retenue à avoir auprès des soldats et des servantes. Certes, il espérait avoir des retrouvailles plus émouvantes, mais il ne lui en tiendrait pas rigueur. « Mon voyage s'est bien passé, malgré un petit soucit mineure dans nos rangs ». L'épée du matin n'avait toujours pas digéré le petit accrochage avec l'un de ses hommes. Cependant, il rebondit sur la conversation en prétendant que le voyage de sa princesse ne s'était pas bien déroulé. La demande d’hospitalité fut acquise d’un signe de la tête de la part du jeune héritier. « Je me devais de vous suivre, je suis qu'un piètre fiancé ... qu'est ce qui s'est passé ? » Il s'en voulait terriblement de ne pas l'avoir suivi par la voie maritime. Maintenant, il ne pouvait qu'espérer que ça ne soit pas si grave. Parfois, il se demande comment Edarra avait pu tomber sous son charme, cela ne pouvait être qu'une question de richesse, mais au vu de l'infériorité de la maison Dayne à celle des Ferboys cela l'étonnerait vraiment. La beauté ? Dans d'autres contrées la beauté est bien plus prononcée qu'au Dorne. Son habileté au combat ? On ne pouvait compter les combattants talentueux des Dorne. Il n'y avait pas une raison convaincante de cette union. Néanmoins, ce qui était sûr, c'était que le jeune homme n'avait qu'une seule place dans son coeur et que cette fameuse place venait d'être prise d'assaut par la Dornienne. « Pour tout vous dire je n'en sais rien, je n'ai pas daigné prendre des nouvelles. Je me suis dit que me voir aura un impact bien plus important qu'une petite lettre aux pattes d'un corbeau, vous ne trouvez pas ? » La surprise de voir sa petite soeur, Elyse sauter sans complexe au cou de son frère, de voir son frère garder ses distances avec un sourire au coin des lèvres et de sa mère cherchant la moindre blessure pour le soigner. Et son père dans tout ça ? Eh bien il reste le même, essayant seulement de connaître le nombre de victime de l'Aube et à la réputation que son fils s'était forgé dans les contrées externes.

On pouvait d'ores-et-déjà dire qu'ils avaient fini par arriver au météore, ce n'était qu'une question de temps à présent. Quelques habitants inondaient le passage, le commandant de la troupe Dayne essayait de créer un passage en annonçant haut et fort l'arrivée d'Oberyn Dayne et d'Edarra Ferboys. Une façon radicale d'attirer l'attention vers eux ... enfin cela permettait d'avoir la voie libre c'était ce qui importait le plus dans cette manoeuvre. En progressant, ils finissent par arriver devant l'écurie, le commandant descendit de son cheval puis saisit les rênes du destrier d'Oberyn et celui de sa fiancée. « Permettez-moi de m'occuper du reste ». Le jeune chevalier descendit à son tour pressant le pas pour aller aider Edarra à faire pareil, même s'il était infiniment persuadé qu'elle n'avait aucunement besoin de son aide pour le faire. La marche fut courte et brève pour arriver au pied du château. La porte principale gardé habituellement par deux garde se trouvait être déjà grande ouverte à l'annonce de l'arrivée du jeune héritier. Elyse attendait déjà au seuil de la porte pour accueillir son cher frère, sa moitié, son complice. «Frère ! » s'exclame-t-elle en lui sautant au coup sans avertissement « je suis tellement heureuse, je m'inquiétais nuit et jour de ne plus te revoir ». Elle ne voulait plus le lâcher, elle ne pouvait cacher le bonheur de voir son ainé revenir en entier, c'est après quelque minute qu'elle constata qu'Oberyn n'était pas seul. Elle fit deux légers pas en arrière pour saluer de façon plus noble Edarra. « Pardonnez -moi, je ne devrais pas agir ainsi en votre présence Lady Edarra ... bienvenue à la maison Dayne. Suivez-moi, Lord Dayne est dans la salle de réception». Ils engagèrent la traversée du couloir illuminé par les quelques torches qui parsemaient les murs en brique du château, Oberyn avait l'impression d'être un invité au même titre que la Dornienne, Il était conduit à la salle de réception par sa soeur, alors qu'il connaissait très bien le chemin de cette fameuse salle. Une fois arrivée, le jeune héritier était ravi de constater qu'un super banquet les attendaient. Un banquet à base de poulet, de viande de boeuf de légume et toutes sortes de bouteille de vin ornaient cette table en or recouvert d'un drapé en soie. Ce n'était peut-être pas en leur honneur, mais après une marche aussi longue et périlleuse que celle-ci, le ventre criait famine. Lord Dayne venait de prendre place attendant ces deux invités « Lady Edarra, soyez la bienvenue vous êtes ici chez vous, installez-vous près de moi je vous prie ». Dit-il en montrant la chaise à sa gauche, Oberyn devrait surement se mettre à droit. Ce dernier connaissait très bien son père, cette après-midi serait très long ... Lord Dayne venait de prendre les dispositions nécessaires pour discuter pendant une bonne heure voir deux. Elyse s'était contenté de faire demi-tour pour remonter dans sa chambre. Finalement, Edarra et Oberyn allait déjeuner en compagnie de Lord Dayne.

« Lady Edarra, je ne vous cache pas que cette relation que vous entretenez avec mon fils me met souvent dans une situation délicate auprès des Martell, mais que voulez-vous ? Mon fils a toujours été têtu et n'en fais qu'à sa tête » Il prend une légère pause pour que ces mots traverse l'esprit de ces deux jeunes gens. Laissant part la même occasion la servante servir les convives qui se trouvaient autour de cette table. Rolan attrapa la première bouteille de vin qui se trouvait devant lui pour servir tout d'abord son invité, puis son fils juste après et reprit de plus belle. « J'ose espérer que cette liaison ne soit que bénéfique pour nos deux maisons ». Apparemment, Lord Dayne voulait immédiatement rentrer dans le vif du sujet. C'est ce que craignait Oberyn, il remettait sans cesse ce sujet au goût du jour comme un vieillard comptant ces histoires en boucle. Toutefois, il priait les dieux pour que la jeune Ferboys ne le prenne pas mal.
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Message Sam 31 Mar 2012 - 11:24

Voyager dans les montagnes avec des couleurs du Météores était déjà plus rassurant. Les brigands y repenseraient certainement à deux fois avant d’essayer quoi que ce soit. Oberyn avait eu au moins la chance d’avoir un voyage calme. En même temps, dans les terres, les fer-nés ne pouvaient pas les atteindre et elle aurait largement du faire pareil au lieu de préférer la rapidité de la mer. Il avait néanmoins eu un souci dans « ses rangs ». Edarra n’avait pas vraiment envie de reprendre le sujet en sachant que les gardes étaient autour et écoutaient. Et puis elle était une femme, noble, elle n’avait pas de commentaires à faire sur sa manière de se conduire avec ses gardes après tout. Il acquiesça d’un signe de tête à sa demande d’hébergement temporaire aux Météores. Il finit par avouer qu’il aurait du la suivre avant de lui demander ce qu’il s’était passé. La jeune femme n’avait pas vraiment envie qu’il s’inquiète comme sa suivante, Lyra, l’avait fait. Elle était entière, n’avait pas eu de blessure quelconque, elle avait été en sécurité, elle n’avait donc pas à se plaindre. Haussant légèrement les épaules elle dit d’un ton calme, comme si elle parlait de banalités. « Une attaque fer-né à Port-Lannis. Heureusement que Lady Mallister et moi-même étaient en sécurité pendant l’attaque. Je n’ai même pas vu l’ombre d’une hache fer-née. » Elle espérait que ça ne l’inquiéterait pas plus que ça. Elle n’avait pas envie d’entendre parler de ces fer-nés. Elle en avait finit avec les côtes de l’ouest, pour un bon moment. « Que vous m’aviez suivit ou non n’aurez rien changé. Et puis, finalement, nous revoilà ensemble. » Elle ponctua sa phrase d’un fin sourire. Elle gardait son élégance glaçante et son visage calme et aimable en toute circonstance quand elle était en public. Sa mère lui avait apprit que pour certains nobles, voir un autre sourciller était la plus belle des victoires, alors il ne fallait pas laisser tomber ses défenses quand on était pas sur de la loyauté des gens présents. Et si elle avait confiance en sa suite et en Oberyn, elle ne connaissait simplement pas les gardes qui l’accompagnaient. Si ils rapportaient quelque effusion de sentiment entre les deux jeunes gens, ça pouvait faire le tour de Dorne.

Alors que la jeune noble demandait des nouvelles de sa famille, ser Dayne avoua ne pas en avoir prit ni donner, jugeant qu’une visite en chair et en os serait plus sympathique pour eux. Elle hocha la tête. « En effet… J’imagine qu’ils seront ravis de vous voir en un seul morceau, triomphant des fer-nés qui plus est. » Si les nobles tiraient leurs satisfactions de victoires politiques et d’alliances, les combattants engageaient, eux, de vrais combats de sang et d’esprit, à la limite du supportable. Edarra savait échanger quelques coups à l’épée et savait poignarder avec sa dague, mais dans un combat long et musclé, elle perdrait à tous les coups. Ainsi, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir un respect impérial face à des combattants de la trempe d’Oberyn. Le château esquissa ses formes, sortant presque de la montagne elle-même en une excroissance grise et solide face à la mer. Elle en était presque gênée d’être aussi près de l’eau. Ils arrivèrent dans la ville et enfin dans l’enceinte du château. Ils démontèrent et alors qu’ils s’approchaient des portes déjà bien ouvertes, un petit cris strident ponctua l’arrivée de la petite sœur de l’héritier. Elle embrassa son frère, évidement rassuré de le voir en vie et finit par remarquer la présence d’Edarra, suivit de son garde, Gerold. Sa suite était restée en arrière pour décharger ses affaires et panser les chevaux. Elle s’excusa, ce à quoi Edarra répondit avec un sourire bienveillant. « Ne vous excusez pas voyons, qui suis-je pour empêcher une sœur d’accueillir son frère après de grandes batailles ? ». Ils entrèrent finalement dans la forteresse des Météores et traversèrent un long couloir. Peut être plus petit que Ferboys, il était composé d’une roche différente qui lui donnait une allure royale et toute puissante.

Un doux fumé de viande et de légumes cuits finit par se faire sentir à l’approche de la porte de la salle de réception. Arrivé à l’intérieur, la jeune noble pu constater que la table était préparée et servie et que Lord Dayne trônait à sa chaise en bout de table. Il invita la jeune femme à se mettre à sa gauche en l’accueillant chaleureusement. Elle s’installa, envoyant un sourire à l’homme « Merci beaucoup Lord Dayne, j’espère que vous vous portez bien depuis le temps que nous nous sommes vu. » L’homme ne semblait pas là pour faire des courbettes par contre. Il gardait peut être sa politesse de noble pour aborder un sujet beaucoup plus abrupt qu’il n’y paraissait. Oberyn s’installa de même à côté de Lord Dayne son père et le vieil homme continua en avouant que la position qu’il avait, entre les deux tourtereaux, le mettait souvent inconfortable. Il marqua une pause alors que les domestiques amenaient les plats. Il servit en vin ses deux compères avant de continuer en rentrant directement dans le tas, sans vraiment de gant ni de délicatesse, parlant déjà de dote, de douaire, enfin, de ce qu’il pourrait obtenir d’un éventuel mariage. Ca, c’était loin d’être délicat et réfléchit, mais Edarra ne pouvait pas se laisser démonter comme ça. Prenant son verre de vin dans les mains, elle ne perdit pas son visage calme et souriant malgré la légère gêne qui occupait à présent son ventre. « Soyez assuré que pour ce qui est de la maison Ferboys, elle ne vous accablera jamais d’aucune médisance. » elle usait des figures de style pour laisser comprendre à ses interlocuteurs ce qu’il y avait entre les lignes : ‘contrairement à la maison Martell qui vous accable, vous.’ Ainsi, si on s’en offusquait, elle pouvait se défendre qu’elle n’avait jamais parlé des Martell dans sa phrase et si on ne s’en offusquait pas, message passé sans problème.

Elle attendit que ses convives commencent à manger pour commencer à picorer son assiette. « Lord Dayne, ma famille a toujours considéré avec respect et admiration votre famille. Soyez assuré que nous aurons tout le plaisir du monde à traiter avec vous. Nous savons nous occuper de nos amis, de manière concrète et matérielle. », Continuant sur ses insinuations, elle essayait de mettre en relief un fait inéluctable : les Martell, à part un soutient obligatoire d’un Lord suzerain à ses vassaux et à une de ses plus fines lames, n’avait jamais vraiment accordé d’attention aux Dayne. « Il y en a certains qui visent l’argent et le pouvoir pour seul intérêt d’amitié. Je pense que l’honneur et la noble culture des batailles et du combat sont plus importants en temps troublés que quelques piécettes trébuchantes. » Toujours sans jamais parler de ce Prince qui s’était unit aux Targaryens dans le seul but de prendre la tête de Dorne, elle louait aussi les qualités reconnues de la maison dans laquelle elle était invitée. Elle espérait que ce qu’elle disait ne tombait pas dans l’oreille d’un sourd et que Lord Dayne était assez fin pour comprendre ce qu’elle disait. Prenant une gorgée de vin, elle finit par demander. « Très bon cru. Serait-ce là le secret qui fait la bravoure des combattants Dayne ? Une table de qualité ? » Ainsi, si ses paroles ne passaient pas bien, elle concluait par une réflexion amusante et innocente pour détendre l’atmosphère. Avec un probable futur allié, mieux valait prendre des pincettes.
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Message Lun 23 Avr 2012 - 14:29

« Heureusement que vous n'aviez pas eu à affronter ces fer-né, car je pense que jamais je me le serais pardonné ». Oberyn était dur avec lui-même, c'était tout à fait normal et compréhensible, Rolan lui avait appris les bases de la chevalerie, il avait grandi au côté d'hommes aussi fort que talentueux, aussi rusé que courtois. Il se devait de suivre un exemple tout tracé en honneur à ces valeureux combattants qui lui avait énormément enseigné. Cependant, il restait tout du moins incompris par quelques habitants qui trouvaient chez le jeune dornien, une lumière d'arrogance à cause de son statut qui fait de lui, un dornien pas comme les autres. Il ne s'était jamais venter de son titre honorable pour un jeune homme de son âge, mais certaines personnes ne le voyais pas sur cet angle-là malheureusement. Parfois, cela devenait même une gêne de porter le titre de l'épée du matin. Après cette petite discussion, le calme fut revenu, le bruit des galops sonnait comme une mélodie inarrêtable, un supplice pour certains et un engouement pour les amoureux des chevaux. Le silence atteignait la maison Dayne.

A table, les discussions étaient au goût du jour. Rolan Dayne, malgré avoir accueillit dans ces lieux la ravissante Edarra Ferboys voulait tout de même mettre les choses au clair sans toutefois offensé la future femme de son fils ainé. La discussion tournait sur le malaise que Lord Dayne avait auprès des Martell en ce qui concernait la famille Ferboys. « Soyez assuré que pour ce qui est de la maison Ferboys, elle ne vous accablera jamais d'aucune médisance. »Cette phrase avait le mérite d'être clair, net et précis, Rolan fut étonné de l'éloquence de cette dernière, sa facilité à parler et à détourner les phrases étaient hallucinante. Lui qui pensait qu'il allait mener cette discussion sur le bout des doigts ... ce n'était pas gagné face à la princesse du désert qui ne se laissait pas faire. Un rapide regard vers Oberyn voulait tout dire : « tu as choisi une battante mon fils ». Indirectement c'est que cela signifiait, dur à savoir si le jeune blondinet avait compris le message de ce regard. Ce dernier qui avait toujours le nez dans son assiette avec une oreille tendue vers cette conversation qui le concernait en tout point. Rolan reprit d'un air plutôt intrigué. « Vous osez dire que certaine maison nous accable de médisance ? » Il savait très bien lire sur les lignes, Lord Dayne jouait surtout à pousser Edarra à la faute. Oberyn devait intervenir connaissant son père, il savait que ce dernier poussait subtilement sa dulcinée en erreur. « Père ce n'est pas ce qu'elle voulait dire, je pense que la maison Ferboys est celle qui est la plus apte à nous comprendre ». L'intervention du jeune Dayne était compréhensible, mais toutefois inattendus. Cela avait même agacé Lord Dayne qui attendait une réponse d'Edarra et non de son fils qui n'était qu'aveugler par l'amour. Le calme reprenait sa supériorité autour de cette table bien garnit. La jeune Ferboys continuait sur sa lancée. « Lord Dayne, ma famille a toujours considéré avec respect et admiration votre famille. Soyez assuré que nous aurons tout le plaisir du monde à traiter avec vous. Nous savons nous occuper de nos amis, de manière concrète et matérielle. » C'était bien de le savoir, Rolan savait que cette union pourrait être plutôt bénéfique pour les Daynes. La maison Ferboys est légèrement supérieur à la maison des Météores, mais elle restait toutefois détentrice de l'Aube ce qui n'était pas rien aux yeux de Rolan. « J'espère bien Lady Edarra. Je place l'épée du matin entre vos mains, c'est la plus grande marque de confiance que la maison Dayne puisse faire à une autre maison. Je m'attends en retour une confiance aveugle et une marque de soutien sans égale de la part de la maison Ferboys». Il reprenait le dessus dans cette conversation, c'était vraiment un « combat » de dialogue entre les deux, ils essayaient de préserver et de défendre leurs maisons respectives tout en négociant leur avenir. Oberyn trouvait que son père en demandait trop, mais il n'était pas au bout de ses surprises, car Rolan n'allait sans doute pas s'arrêter en si bon chemin concernant les propositions. « Il y en a certains qui visent l'argent et le pouvoir pour seul intérêt d'amitié. Je pense que l'honneur et la noble culture des batailles et du combat sont plus importants en temps troublés que quelques piécettes trébuchantes. »

« Et certain qui profite de leurs bien pour échanger une chose de peu probable ». Il replongea sa tête dans son assiette. Il visait directement son père avec cette phrase. Il espérait qu’il n’ait pas compris. Rolan se sentait légèrement attaquer par son fils, un regard rempli de noirceur était envoyé par Lord Dayne à destination de sa progéniture, mais il fit en sorte de l’éviter.« Sur ce point, je suis tout à fait d'accord avec vous, je privilégie l'honneur avant tout. L'argent et le pouvoir suivent derrière. Je pense savoir de qui vous parlez. Ainsi, n'ayez aucune crainte. Cette conversation restera bloquée entre ces quatre murs ». Dit-il tout en finissant son assiette de légume, puis reprit :« Et puis, vous êtes belle et intelligente. Je pense que si j'avais le pouvoir de revenir dans ma jeunesse, je vous aurez faite mienne ». C'était plutôt un compliment qu'une façon de courtiser la future femme de son fils, il n'aurait jamais fait une chose pareille pour rien au monde. Lord Dayne aime les belles femmes et cela depuis son plus jeune âge. Il était donc compréhensible qu'il sollicite la beauté de sa future belle -fille . Après la petite heure de négociation, une autre atmosphère prenait place. On dirait presque qu'ils avaient marqué une petite pause entre eux pour détendre l'atmosphère durant quelques minutes.« Très bon cru. Serait-ce là le secret qui fait la bravoure des combattants Dayne ? Une table de qualité ? ». Un compliment qui ne pouvait qu'avoir des conséquences positives sur Rolan, un large sourire s'affichait sur son visage tout en goûtant à son propre breuvage. « Vous savez, les Météores recèle encore énormément de secret. Vous aurez le temps de les découvrir par vous-même ». Il finit d'un trait le liquide rouge qui se trouvait dans son verre, cela devait sans doute marquer la fin de cette conversation sur le vin et le début d'une autre.

« Je suis au courant de l'attaque de Salvemer, mais je suis assez curieux de savoir comment vous l'avez vécu ? Et toi ? Oberyn, comment un chevalier comme toi a pu se laisser érafler le visage ainsi ?». C'est parti ! Ce que craignait Oberyn finit par arriver ... il connaissait parfaitement son père et il se préparait déjà à avoir ce genre de question avant même d'arriver au château. Qu'allait-il lui répondre ? « La lame de mon adversaire a réussi à contourner ma défense ... c'est bien le guerrier le plus fort que j'ai eu à affronter, j'espère le revoir un jour... » Le côté chevaleresque et compétitif du blondinet remontait en surface, cette cicatrice allait orner son visage durant quelques semainesencore avant de disparaître aux oubliettes, mais son assurance avait surtout pris un coup depuis ce combat. Rolan le savait et il avait le « remède » pour ça.
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Message Mar 24 Avr 2012 - 12:19

Le repas se déroulait et Edarra, bien que dépaysée, dans un château où elle n’avait mit que quelques fois les pieds, se faisait un peu bousculée par le Lord de la maison. Il avait de toute manière l’attitude et l’apparence de l’homme qui ne s’embarrasse pas de politesse. Ainsi, lorsqu’il lui demanda franchement si sa remarque était dirigée contre les Martell, elle ouvrit la bouche pour s’en défendre, après tout, elle n’avait jamais évoqué les suzerains mais Oberyn la doubla pour la défendre. Le geste était mignon et sympathique et permettait à la jeune fille de reprendre une bouchée après la prochaine attaque. Non pas qu’elle se sentait véritablement en position de faiblesse par rapport à ce vieux Lord, mais elle n’étais pas habilitée à négocier un mariage, alors elle ne voulait pas lancer de promesses en l’air. Lorsqu’il lui assura que la conversation ne sortirait pas des murs, elle sourit. Bien sur que les conversations traversent les murs, c’était même l’un des principaux problèmes des seigneurs : les informations qui filtraient bien trop vite et bien trop souvent. C’était pour ça qu’elle n’était jamais directe dans ses attaques quand elle n’était pas sure de la loyauté de ses interlocuteurs. Et Lord Dayne en était un. Sa soumission au Prince n’était pas très bon pour elle et Edarra devait éviter d’encore se faire remarquer à la cours des Martell.

Finalement, ponctuant toute cette discussion scabreuse, il la complimenta ce à quoi elle sourit en continuant de déguster son assiette. Une petite pause se posa sur la conversation alors qu’Edarra complimentait le seigneur sur la qualité de son vin. Argument qui ne manqua pas de faire gonfler le paon, il approuva en lui avouant qu’il y avait bien d’autres choses qu’elle n’avait pas encore vues et qui étaient merveilleuses. Evidemment, il n’allait pas se mettre à critiquer sa région non plus, mais rien que ce qu’elle avait déjà vu l’avait charmé, en plus d’Oberyn. Lord Dayne finit alors par parler de l’attaque de Salvemer, demandant à Edarra comment elle l’avait vécu et comment Oberyn avait fait pour avoir une telle cicatrice. Le jeune homme répondit qu’il avait combattu l’homme le plus fort qu’il n’eut jamais connu et qu’il espérait bien le retrouver, certainement pour avoir une revanche. Hochant la tête, Edarra ajouta « Les combats ont semblés terribles. Les fer-nés ont tellement bien planifiés leur coup qu’ils ont même réussi à s’infiltrer dans le château des Mallister. Ils visaient la tour retentissante pour empêcher les bannerets d’accourir. Avec mon garde personnel nous avons réussi à tuer les trois fer-nés infiltrés, mais trop tard, les gardes étaient morts et nous ne connaissions pas le code des cloches. Heureusement que Lady Mallister est arrivée. C’est une femme remarquable qui a mené ses hommes avec perfection. Si tôt les ordres donnés, ces pirates se sont vites retrouvés à la mer et je pense que votre fils y a joué une part non négligeable. » Après tout, elle n’avait fait que rester au chaud dans le château et même si elle s’était prit un coup de poing, le bleu avait vite eu fait de se dissiper jusqu’à son arrivée dans le Bief. Se faisant resservir un peu de vin, elle en bue une gorgée. « Je crois que les hommes des Mallister ont combattus vaillamment grâce à la présence de l’épée du matin. En sachant un tel chevalier parmi eux, j’imagine qu’ils savaient que la victoire serait de leur côté de toute manière. » Elle envoya un sourire à Oberyn à l’autre bout de la table avant de continuer à grignoter son repas par petites bouchées propres et polies. « Espérons que cette folie de pillage et de bataille se termine vite. » Après la défaite cuisante des fer-nés à PortLannis, elle espérait vraiment qu’ils lâcheraient l’affaire et repartiraient sur leurs îles caillouteuses.
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Message Lun 7 Mai 2012 - 9:39

La discussion avait reprit une ambiance calme et sereine, les négociations étaient derrière ... enfin suspendus pour le moment. Lord Dayne avait toutes les informations qu'il pouvait avoir de la part de la petite protégée de la famille Ferboys. À présent, il était prêt à affronter sa mère, Shyra dans les jours avenir, afin de définir les contrats du mariage et ce que pouvait apporter cette union aux deux maisons. Il faut dire que Shyra n'avait pas une bonne réputation dans la cours des Martell, Rolan allait donc aborder cette conversation avec une certaine appréhension. De toute façon, pour lui, il n'avait rien à perdre et tout à gagner. Cependant, ce qu'il l'inquiétait par-dessus tout n'était pas le mariage en lui-même, mais l'après mariage. Le regard que les autres maisons du Dorne auraient après l'union. Il espérait tout simplement que la maison des météores ne prendrait pas un sacré coup dans sa réputation et que l'épée du matin ne perdrait pas de sa valeur aux yeux de tous. Ces ancêtres avaient tellement souffert pour mettre en valeur tous les détenteurs de l'aube, ne pas respecter cette tradition serait une accablante désillusion. Cela serait aussi perdre les valeurs de la Maison Dayne. Rolan ne pourrait supporter ça. Néanmoins, il savait que le plus dur l'attendait à la Maison Ferboys. Finalement, cette conversation aboutit sur l'attaque de Salvermer, Rolan n'avait eut que des échos de ce qui s'était passé là-bas, mais il n'était jamais rentré en détail à ce sujet. Il en avait l'occasion avec ces deux protagoniste qui avait vécu cette attaque. Il écoutait attentivement et avec intérêt Edarra expliqué sa version des faits et comment elle avait ressenti cette aventure.

« Les Fer-nés ne vont s'en doute pas s'arrêter en si bon chemin, comme ils ont réussi à pénétrer le château des Mallister, je suis persuadé qu'ils vont retenter quelque chose dans pas très longtemps. Les Maisons qui sont sur les côtes sont en danger. Espérons qu'ils ne sont pas assez fous pour atteindre les Dornes. Dans le cas contraire, nous serons nous aussi en danger. » Dit-il d'une voix banale et presque neutre à croire qu'une attaque Fer-nés au Dorne ne serait qu'une fois de plus le moment de mettre Oberyn en avant et faire grimper la réputation de sa maison. Cela devenait presque une obsession pour Lord Dayne, il ne comprenait pas pourquoi les météores n'avait pas une plus grande réputation. Il en avait presque oublié les éloges qu'Edarra était en train de faire de sa fierté principale ... Epée du matin. « Oberyn est un bon combattant, c'est une valeur sûre que vous allez épouser. » Affirme Rolan en regardant le principal concerné, qui était toujours silencieux depuis le début ... une petite intervention pour protéger sa dulcinée et son temps de parole avait pris fin. Cependant, ses oreilles étaient à l'écoute, chaque phrase était analysée par ce dernier. Le problème de ce silence était sans doute lié à la conversation du mariage et à la faim de ces derniers jours. Durant le long voyage, Oberyn ne faisait que penser à la nourriture qu'il allait partager avec sa famille. Bon, certes c'était qu'avec son père et sa future femme, mais il était persuadé que dès qu'il se lèverait de cette table bien garnit, il n'aurait plus faim jusqu'au lendemain, du moins jusqu'à ce soir. D'ailleurs, à part sa soeur qui se trouvait sans doute dans sa chambre, le blondinet ne savait pas ou se trouvait le reste de sa petite famille, mais il ne daignait le demander à son père. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il était presque persuadé qu'il n'en savait rien. Il n'avait que faire de ce que sa femme pouvait faire dans la journée, il lui demandait juste de respecter ses engagements envers lui et la Maison Dayne, ensuite elle avait carte blanche pour faire ce qu'elle voulait. Donc cela serait une perte de temps de poser une question dont il connaissait déjà la réponse. Il restait donc plongé dans son mutisme volontaire.« Qu'allez-vous faire ses prochains jours Lady Edarra, sans être indiscret ? J'espère que vous n'allez pas reprendre un périple. » Cette question avait pour but de programmer son arrivée à la maison Ferboys, il voulait que cette dernière soit présente chez elle. Il viendrait surement avec Oberyn pour mettre un terme à se calvaire ... oui, pour Rolan, c'était un calvaire les négociations. Trouver un terrain d'entente n'avait jamais été évident. Son fils ainé, était plus apte à négocier ce genre de choses, mais quel père laisserait son fils négocier son propre mariage ? C'était impensable une chose pareille. Après avoir eu sa réponse, le vieil homme se leva de sa chaise pour disparaître un certain temps tout en faisant signe de ne pas sortir de table. Il avait quelque chose pour la jeune Edarra. Oberyn se doutait un peu de ce qu'il allait ramener, mais gardait le silence pour faire durée le suspens. Entre temps, il avait la possibilité de parler à sa princesse du désert sans avoir son père à ses côtés. « Alors, pas trop dur l'entretien avec mon père ? Je sais qu'il peut avoir un comportement assez pénible avec toutes ces questions déstabilisantes, mais il reste un homme droit et correct envers les gens qu'il apprécie. Lorsqu'on sera uni par le lien du mariage, ses agissements ne seront plus les mêmes envers toi. » Dit-il en essayant de rassurer Edarra pour cet accueil glacial que Lord Dayne lui avait réservé. Néanmoins, le blondinet était fier ... fière des réponses qu'elle avait réussi à apporter à son père, fière de la façon dont elle avait en quelque sorte retourner la situation à un moment et fier aussi de pouvoir se marier avec une femme comme elle. Il ne pouvait rêver mieux, une femme qui pouvait beaucoup lui apporter dans sa vie à venir, c'était aussi la seule qui arrivait à lui faire battre son coeur de pierre qu'il avait forgé durant des années au côté de son père. Il se rappelait encore de la première fois qu'il avait rencontré Edarra. Une sensation indescriptible avait parcouru son corps, il avait mis toutes ces chances de son côté pour la convaincre qu'il était l'homme fait pour elle. Un moment inoubliable et qui restera gravé dans ses pensées.
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Message Lun 7 Mai 2012 - 18:33

Le dîner avait finalement reprit une ambiance un peu moins oppressante que précédemment. Edarra était fatiguée par la route et n’était pas en état de faire trop d’esprit devant un Lord, elle finirait pas commettre une bourde ou se lasser et les gens qui ne savaient plus très bien penser ne disaient jamais des choses très intelligentes ou très avantageuses. Du coup, lorsque le père d’Oberyn continua à parler des Fer-nés, elle fut rassurer, il n’y aurait apparemment plus de références à ce mariage qui serait négocier avec sa famille. Concernant les Fer-nés, elle voulut objecter en disant qu’étant donné qu’ils avaient été repoussés à Port Lannis il y avait peu de chance qu’ils souhaitent réitérer l’exploit sur les villes plus au Sud, au risque de se heurter une fois de plus aux forces de l’Ouest, voir aux forces royales, mais elle n’en fit rien, de peur de contrarier le vieil homme. Après tout, tant que ce n’était pas important, il était quand même plus confortable de le laisser avoir raison sur ça, ça ne la dérangeait pas et ça le faisait parler de tout sauf du mariage. Il finit par lui dire qu’Oberyn était une valeur sûre à épouser « J’en suis certaine. » elle sourit. Elle le pensait et même si sa mère lui avait demandé de limiter les compliments histoire d’éventuellement demander plus lors des négociations, elle n’avait pas non plus envie de jouer la réservée alors que le chevalier savait pertinemment qu’elle n’en pensait pas moins.

Finalement, le Lord se renseigna sur la suite des évènements une fois qu’elle serait revenue à Ferboys, elle hocha la tête. « Je resterais à Ferboys ou dans les environs, je dois régler quelques affaires pour ma famille, nous avons plusieurs choses à régler. » et puis son oncle était encore plus malade qu’avant, son frère se faisait bousculer par sa mère car elle allait potentiellement rejoindre les Météores et du coup, ce petit rat de bibliothèque ne pourrait pas rester indéfiniment rester dans sa loggia à bouquiner ou écrire des lettres à tout le monde. Shyra devait certainement entrain de lui rentrer dedans pour lui inculquer tout ce qu’elle avait apprit à Edarra. Autant de savoir qu’elle perdrait mais elle serait toujours là pour donner des conseils à sa famille. Car finalement, ce n’était pas parce qu’elle quittait sa ville qu’elle n’était plus une Ferboys. Et en cas de problèmes, elle serait toujours disponible pour aider sa lignée. Et ça, difficile de comprendre quand on était pas Dornien : après tout, les femmes de cette région étaient plus indépendantes et plus puissantes certainement à côté d’autres femmes d’autres régions.

Et de toute manière, la maison Ferboys assiérait certainement ses décisions sous prétexte d’être une maison plus puissante, ce n’était carrément pas à exclure. De toute manière, la jeune noble savait qu’elle aurait deux négociations à mener. La deuxième auprès des Dayne et la première auprès de sa propre famille pour ne pas être trop dur avec la future belle famille. Le lord Dayne, d’ailleurs, se leva en faisant signe aux jeunes de rester assis à leurs places et s’éclipsa. Oberyn alors, qui n’avait pas vraiment parlé depuis le début de la conversation lui adressa quelques mots. Elle sourit. « Non ça va, à vrai dire, à côté de ma mère il est plutôt sympathique… Mieux vaudrait se vouvoyez encore un peu jusqu’à l’union, histoire de ne pas répandre la nouvelle trop vite, vous ne pensez pas ? » Si une oreille indiscrète venait à capturer ce genre d’échanges, nul doute que Lancehélion serait immédiatement au courant d’un début d’alliance entre les deux maisons, mieux valait tenter de jouer la surprises. « Qu’est-il allé faire ? Dois-je prendre peur ? » elle sourit, elle ne pensait pas que le Lord lui ferait quoi que ce soit, mais elle ne savait réellement pas à quoi s’attendre avec lui… Un bien étrange beau père.
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Message Dim 13 Mai 2012 - 12:01

Lord Dayne n'avait pas été averti de l'attaque de Port Lannis pour une raison encore inconnue, ce dernier n'avait pas daigné se renseigner auprès des autres seigneurs. Peut-être par manque de temps ? De toute façon, tant que ça ne concernait pas Les Dornes directement, Rolan s'en moquait éperdument. Il était du genre à penser à lui et sa famille qu'aux autres. Par la suite, le maitre de la maison Dayne récupère des renseignements sur les prochains jours de son invité. Apparemment, elle avait des choses à régler ici, au Dorne, ça tombait bien. « Ma chère, vous devez être beaucoup prise entre vos voyages et vos affaires de famille ». Dit-il d'une voix remplie de compassion envers sa future belle-fille. Il trouvait qu'elle avait beaucoup de responsabilité pour une Lady qui n'avait même pas la prétention de prendre la tête de sa maison. Il voyait cette jeune femme plus active que ses ainées, ce qui était tout à son honneur. Oberyn était loin d'avoir autant de responsabilité pour le moment, il préférait laisser son père gérer toutes les affaires internes de la famille. La seule chose qu'il pouvait faire, s'était d'instaurer l'ordre dans les troupes et de gérer les postes que les gardes devaient prendre, histoire d'avoir une meilleure protection. Certes, ses stratégies militaires étaient loin d'égaler celle de son père, mais il n'avait pas à s'en plaindre, bon nombres d'héritiers apprenait sur le tas. Lui, il avait appris au côté de l'un des meilleurs combattants du Dornes. Par la suite, Lord Dayne s'absente laissant les deux futures mariés en tête-à-tête.

Oberyn apprend de la bouche de sa dulcinée que Shyra, la mère de cette dernière était encore pire que son père ... un petit sourcil qui se lève au même moment de façon totalement impromptu. Le fait d'entendre ce genre de déclaration, ne faisait qu'augmenter le stresse d'affronter la mère d'Edarra. Son éloquence allait être mise à rude épreuve. Pour ne pas éveiller les soupçons dans la maison Dayne, Edarra suggère à Oberyn de continuer de la vouvoyer. Il ne voyait pas pourquoi continuer à faire l'indifférent face à sa future femme. Il jeta un rapide coup d'oeil en direction des deux entrées qui menaient à cette salle. « Ah oui, j'ai complètement oublié que les murs ont des oreilles et des bouches ». Dit-il d'une façon très ironique laissant apparaître son sourire de gamin têtu et irresponsable, puis reprit : « Bon, je respecte votre choix, nous allons continuer à nous vouvoyer tant que vous ne me dites pas de faire le contraire. » C'était tout ce qu'il pouvait faire pour ne pas aller à l'encontre de son bon vouloir. Après cette petite parenthèse en tête-à-tête, Roland revient de son absence de dix petites minutes ... effectivement c'était bien dix minutes, ni plus ni moins. On ne pouvait pas dire qu'il n'avait pas la gestion du temps. Avant de reprendre place sur sa chaise, il déposa se fameux tissu devant Edarra, puis l'ouvrit avec délicatesse, lui laissant le temps de contempler ce qui s'y trouvait à l'intérieur. Le médaillon emblématique des Dayne. Peut-être que cela ne signifiait rien comme ça, mais c'était une tradition chez les Dayne d'offrir ce médaillon aux promises de leurs enfants. C'était en quelque sorte le feu vert pour le mariage. « Ne prenez pas cela comme un présent avant le mariage, mais comme un cadeau de vous-à-moi. Vous n'êtes pas obligé de le porter, mais le faite qu'il soit dans votre poche suffit amplement ». Finalement Rolan ne reprit pas sa place, mais fit demi-tour pour se retrouver dos à la table et à ses convives. « Bon, je pense que vous aviez des choses à vous dire entre jeune, moi j'ai des petites choses à régler dehors. Lady Edarra, cela fut un honneur de pouvoir m'entretenir avec vous d'une façon amicale ». Il se tourne une dernière fois pour regarder Oberyn

« Fiston ... »
« Père ... »

Un signe de tête pour lui indiquer la fin de cette conversation. Lord Dayne prit le même chemin pour disparaître dans les couloirs des météores. Cette entretien avait été bénéfique pour Oberyn, il savait qu'en offrant ce médaillon, son père avait en quelque sorte accepter son union avec la princesse du désert. C'était son objectif, à présent, rien ne pouvait les séparer ... enfin de son côté, il ne pouvait pas affirmer la même chose du côté des Ferboys. Il se leva pour aller rejoindre Edarra à l'autre bout de la table, lui tendant une main complice et gentleman. « Avez-vous déjà fait le tour des lieux ? » Il fallait qu'elle le fasse un jour ou l'autre, pourquoi ne pas commencer maintenant ? Les Météores vont devenir comme une seconde maison pour elle, donc il était impératif qu'elle connaisse les lieux. Tenant de sa main gauche l'aube, histoire de ne pas être gêné par la garde de son épée, le jeune homme entreprit la marche dans le château. La fatigue se ressentait, ses jambes samblait plus lourde que d'habitude. Son corp répondait toujours, mais durant combien de temps encore ?
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Message Dim 13 Mai 2012 - 18:56

Le père d’Oberyn était partit et le jeune chevalier s’était permit quelques petits écarts bien ténus évidemment, compte tenu de leur relation, mais écarts tout de même. Après tout, Edarra était presque la Lady de sa maison étant donné qu’elle était en ligne de mire pour la succession. Les yeux étaient toujours posés sur elle en Dorne et c’en était la même chose d’Oberyn. Il fallait donc faire attention. Elle était relativement bien placée pour savoir que ce qui se dit à voix haute dans une salle comme celle-ci pouvait être perçue à travers les murs. De plus, elle n’était en aucun cas sure de la loyauté des gens de la maison de son bien aimé. Elle lui faisait confiance, à lui, mais pas à tous les grouillots qui traînaient. Et même si il était connu qu’ils avaient une relation privilégiée, la jeune femme préférait ne pas s’exposer, au cas ou. Elle n’avait pas envie de laisser courir qu’elle avait brader sa virginité avant tout contrat de mariage. Déjà que les Ferboys n’avaient pas une bonne réputation, alors avec ça en plus… En tout cas, le jeune homme acquiesça à sa demande et se reprit alors que son père revenait avec quelque chose dans les mains. Alors qu’il déposait le présent devant Edarra, elle hésita un instant à tirer les coins de tissus pour révéler le bijoux. « Ho Lord Dayne… Ce bijou est magnifique. Je le garderais près de moi en toute circonstance, soyez-en sûr. » Elle ne savait pas si le violet pâle de la parure lui irait mais la beauté de l’objet elle-même suffirait à rehausser la sienne bien fade à côté. Elle tournait l’objet entre ses doigts, observant chaque reflet et chaque travail de l’artisan. Le vieil homme décida de laisser les « jeunes gens » entre eux, il se leva et la salua. « Ce fut aussi un honneur pour moi. J’espère qu’il me sera donné l’occasion de vous revoir bientôt. » Elle lui offrit un sourire, il salua son fils et s’éclipsa.

Elle était entrain d’accrocher le pendentif à la sacoche qu’elle portait sous son drapé lorsque Oberyn lui proposa sa main en lui demandant si elle avait déjà fait le tour du château. « Non, j’en ai entendu parlé et je suis certainement déjà venue avec ma famille, mais je ne m’en souviens plus et je ne pense pas avoir tout visité. » elle n’en avait que de fins souvenirs, des visions flous et des fois fausses ou alors plus d’actualité. Elle se leva et emboîta le pas derrière le chevalier, sa main délicate dans celle de l’homme, légèrement moite et chaude. Ses chausses glissaient sur le sol, doucement, elle observait pour la première fois le château avec des yeux adultes et une mémoire beaucoup plus efficace. Surtout, elle observait ces lieux en tant que future maison très probable. Bientôt elle arpenterait ces lieux comme si ils étaient à elle. Et ils seraient à elle un jour, si Oberyn était bon au combat, il était évident qu’elle mettrait son grain de sel dans la politique de la maison, après tout elle en avait reçu l’éducation. « Votre père a l’air relativement amical à mon égard. J’espère qu’il gardera cette attitude devant ma mère. De toute manière je serais présente en cas de problèmes. » Elle pensait déjà aux négociations car il fallait de toute manière s’y préparer. Elle comptait parler des conditions que sa famille allait demander pour qu’il puisse aussi préparer son père et qu’il ne tombe pas des nues au cas ou. « Pouvez-vous montrer vos endroits favoris aux Météores sir Oberyn ? » Elle lui fit un petit sourire. Elle avait envie de le connaître. Il n’était pas un très grand bavard et ne le connaissait pas très bien finalement…
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Message Dim 20 Mai 2012 - 15:10

Oberyn acquiesce un sourire en écoutant l'explication à sa réponse, apparemment elle s'était déjà rendu au météore lorsqu'elle était encore jeune en compagnie de sa famille. Oberyn n'avait pas en tête le visage de toutes les personnes qui avaient franchi les portes du château. Il était donc fort probable qu'elle soit déjà venue, mais le blondinet ne devait pas se trouver sur les lieux au moment des visites. Sinon, il s'en serait rapidement souvenu du joli minois de sa futur. D'ailleurs, cela ne l'étonnait pas de savoir qu'elle n'avait pas tout visité. La maison des météores est vaste et recèle des passages que seuls les habitants de ces lieux connaissent. Il serait étonné d'apprendre que son père avait enfreint le « code des Dayne » de montrer qu'aux personnes de confiance les petits passages bien gardés entre ces quatre murs. Lui, voulait prendre cette responsabilité de divulguer ces petits secrets à Edarra, les recoins qu'il affectionne tout particulièrement et les endroits à éviter pour sa sécurité. Après tout, elle allait être amenée à diriger cette maison un jour ou l'autre, d'un côté, il ne désobéissait pas à la règle. Il ne faisait qu'appliquer le protocole de la visite des lieux.« C'est l'occasion rêvée de faire une petite visite guidée. » Il continuait à marcher jusqu'au bout du couloir, un croisement s'offrait à eux, à gauche se trouvait les lieux les plus inapproprié pour une Lady. Les cuisines, les dortoirs des domestiques de la maison, enfin tout ce qui ne pouvait la concerner. Il ne trouvait pas utile de montrer ce genre de choses à une invitée. Pour le moment, elle détient toujours le titre d'invitée, mais le changement était pour bientôt. Il devança Eddara pour prendre le chemin de droite. Le jeune homme ouvrit la première porte qui lui faisait face. Et là, des marches qui descendaient au sous-sol du château. Avant d'entreprendre la descente, il écoutait attentivement la dernière phrase d'Edarra qui complimentait son père du tempérament amical qu'il avait adopté aujourd'hui tout en espérant que cela se reproduit chez les Ferboys. « Cela va se décider selon son humeur, mon père est très lunatique ... je le connais bien, je prie les dieux pour qu'il soit aussi correcte là-bas. » Tout en descendant les marches une par une, il reprit : « Mais comme vous l'avez dit, vous serez présente donc je ne doute pas de la réussite de l'entretien. J'ai entièrement confiance en vous. » Il ne pouvait que lui faire confiance, car de toute manière, lui aussi, sera sur le « grill » en asseyant de convaincre la mère d'Edarra.

Au bout des marches, trois portes dont une qui était gardé soigneusement par un geôlier ... le mot « soigneusement » était de trop dans cette situation. Le fameux gardien de prison était endormi sur une chaise en bois. Voilà ce qu'Oberyn détestait par-dessus tout, ce genre de personnes qui pouvaient se faire tuer aussi facilement qu'un loup amputé d'une patte. De plus, il ne montrait pas une bonne image des météores en agissant ainsi. Le blondinet lui concoctait une frayeur des plus marquantes. « Voilà ce qui a le don de m'agacer, il ne prend pas du tout son travail au sérieux. » sortant lentement son poignard, puis en progressant presque sur la pointe des pieds, Oberyn posa sa lame froide sous la gorge du geôlier. « Ne bouge pas !!! » Un saut de panique de sa part, mais en voyant le visage d'Oberyn à ses côtés, la température baissa d'un coup. « Tu as bien dormi ? » Rengainant son poignard tout en montrant son mécontentement sur son visage. Des excuses se mirent à pleuvoir de la bouche du gardien de prison. C'était à croire que l'épée du matin était un tyran envers le personnel de ce château alors que s'était tout le contraire.

Il ne dit pas un mot de plus, puis reprend sa route en ouvrant la porte à côté du geôlier. Il était enfin arrivé à la salle qu'il voulait montrer à Edarra. Son tempérament chevaleresque avait repris le dessus en montrant sa salle d'entrainement. Des cibles ornaient les murs et quatre éventails lui servaient d'adversaire. « Voici l'endroit où vous pourrez me trouver régulièrement. Ouvrant ses bras machinalement pour montrer l'importance de ces lieux pour lui. C'était son petit repère, son jardin secret. Lorsqu'il se sentait mal, cet endroit était là pour le rebooster. « J'ai grandi dans ces lieux, ce n'est pas le meilleur endroit pour un gosse à l'époque, mais pour un futur chevalier, c'était le lieu idéal. J'ai passé des heures et des heures à perfectionner mon style de combat ici. Je voulais partager cet endroit avec vous avant de vous faire visiter des endroits un peu plus chaleureux. Vous ne m'en voulez pas ? »Revenant sur ses pas au côté d'Edarra. « Au fait, vous serez bientôt à mes côtés, mais il y a des choses que j'ignore encore de ma princesse du désert. » Laissant un blanc durant un court instant pour reprendre de plus belle. « Exemple, je n'ai point d'informations sur vos aptitudes en combat. Bien que cela ne vous servirait à rien tant que vous resterez auprès de moi. » Le dessous de cette question était simple, les Ferboys entrainaît-il les dames de leur maison à se défendre ? Cela restait un mystère. Oberyn connaissait leurs points fort en diplomatie, il avait reçu un cours en direct avec Edarra qui avait détourné les assauts de son père, rien qu'avec des arguments qui tenaient la route. C'était un fait, elle avait du talent pour ça. Par contre, il pensait pouvoir lui être utile pour apprendre à se défendre. Peut-être pas faire d'elle une femme d'arme, car elle restait tout de même une Lady à ses yeux et surtout sa promise, mais il pouvait lui apprendre l'essentiel pour survivre face aux lâches qui pourraient s'en prendre à elle. On n'était jamais trop prudent. D'ailleurs, Rolan adorait savoir que sa belle-fille pouvait se défendre, bien que cela ne soit pas gratifiant auprès des autres maisons, ce dernier s'en fichait éperdument. Pour une fois qu'il ne pensait pas à l'image que pouvait refléter les météores.
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Message Sam 26 Mai 2012 - 14:08

Oberyn accepta de faire une petite visite guidée. Les murs de pierre rafraîchissant l'ambiance semblaient porter les deux jeunes gens à travers les couloirs de la demeure. Edarra, le ventre sustenté, en compagnie de l'homme qui emballait si souvent son coeur, se sentait incroyablement bien. Elle avait tendance à se sentir mal à l'aise dès qu'elle n'était pas dans un terrain connu, mais avec Oberyn pour la guider, elle ne s'en faisait pas du tout. De plus, elle saurait apprendre au fur et à mesure comment se guider dans ces murs, après le mariage. Elle avait hâte et en même temps une peur restait au fond de son ventre. Elle avait vécu tant d'années à Ferboys que ça lui ferait immensément bizarre d'arriver ici et de se dire qu'à présent, c'était chez elle. Le jeune chevalier lui avoua que son paternel était très lunatique et que l'issue de la rencontrer dépendrait pas mal de son humeur du moment. Arrivés à un croisement, Oberyn l'emmena à droite, ouvrit une porte et descendit les escaliers. Il ajouta qu'il ne doutait pas de l'issue positive de l'entrevue de part sa présence lors des négociations. La jeune femme sourit, Oberyn paraissait peut être un peu trop sur de ses capacités... Mais ça, seul le temps le leur dirait. Le suivant en faisant attention à ne pas trébucher, ils arrivèrent en bas, face à trois portes et à un spectacle qui ne plaisait pas énormément à Oberyn : en effet un garde était assit, occupé à... Dormir.

Le chevalier émit son agacement face à ce genre de comportement et se décida pour une petite farce amère à l'encontre du dormeur. Celui-ci n'apprécia pas la blague d'autant plus que c'était l'héritier de son seigneur qui l'avait découvert. Il ne devait pas s'attendre à ce que quelqu'un arrive comme ça, par surprise, encore moins un des seigneurs de la maison. Se confondant en excuses, le chevalier n'écouta pas et la dame se contenta de ne pas même regardé le garde. Ce n'était pas (encore) son affaire. Oberyn l'emmena dans une pièce qu'il présenta comme la salle où il s'était entraîné et où il avait parfait sa technique de chevalier. C'était là que l'épée du matin s'était forgée en quelque sorte et c'était infiniment intime pour Edarra. Elle observa les râteliers d'armes et les faibles filets de lumières qui filtraient ainsi que les marques d'usures qu'on pouvait voir un peu partout, laissant imaginer des entraînements lourds et compliqués. Finalement, le lieu parut propice à Oberyn pour lui poser des questions sur ses compétences en combat. « Je sais plutôt bien me battre. Bien que je doute de mon efficacité dans une mêlée, je sais me défendre à l'épée et je me débrouille plutôt bien avec une dague. Gerold m'entraîne à l'occasion, quand nous avons le temps. » Gerold allait devenir, au même titre que Lyra et le reste de sa suite, des visages quotidiens qu'Oberyn allait devoir supporter. Car si Edarra pouvait supporter beaucoup de choses de sa nouvelle famille, elle ne voudrait pour rien au monde être séparée de sa petite troupe qui la suivait partout. « C'est donc ici que l'épée du matin s'entraîne... » Elle passa sa main sur une lance qui était posée sur le côté. « Un jour, peut être que vous pourrez me montrer quelques passes que je puisse reproduire si jamais... » Elle ne continua pas sa phrase. Elle espérait ne jamais avoir à se battre comme ça. Jusque là elle savait suffisamment bien repousser des attaques pour effrayer de bêtes brigands sur la route avant que Gerold ne les mette en pièces, mais on ne savait jamais...

Si on tendait un peu l'oreille, dans la salle vide, on pouvait même entendre le lent reflux des vagues, doucement rejetée vers la côte. Cette pièce qui, normalement, était un lieu de fracas et de douleur, semblait étrangement sereine et tranquille. « Il fait bien frais ici en tout cas. Ca doit être agréable lorsqu'on s'entraîne pendant des heures j'imagine... Y a-t-il un autre lieu où je pourrais vous trouver si je devais être amenée à vous chercher ? » Une salle d'entraînement pour un guerrier était presque comme un lit douillet, mais elle ne doutait pas que son futur mari avait encore d'autres secrets et lieux personnels à lui montrer. Après tout, si beaucoup se bornaient à le définir comme une simple épée, elle le savait plus complexe que ça.
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Message Dim 10 Juin 2012 - 5:58

La ravissante princesse du désert répondait à la question d'Oberyn concernant sa faculté au combat. Elle doutait de son efficacité dans une mêlée, néanmoins elle était convaincue de son habilité avec une épée ou une dague. Elle ventait au passage l'entrainement qu'elle avait reçu de Gerold, son fidèle garde du corps qui l'avait suivi dans tous les voyages qu'elles entreprenaient. C'était une valeur sûre à ces côtés et cela rassurait l'épée du matin de savoir que sa dulcinée savait s'entourer des plus braves pour sa protection personnelle. D'ailleurs, il ne doutait pas une seconde qu'une fois installer au Dorne, la jeune femme allait imposer ses plus fidèles entre ses murs. Il était tout à fait probable qu'Oberyn cède à ce petit caprice de la princesse du désert, mais il y aurait certainement des conditions à respecter concernant leurs venus au Météores. « Hum ... je dirais plutôt que c'est ici que l'épée du matin à fait une partie de son entrainement. » Tout en levant son index. « La seconde partie de son entrainement se trouve à l'extérieur, derrière la cours principale. » En haut, la pratique était de rigueur, Oberyn ne devait pas se rater aux yeux de tous, donc il était évident qu'il préférait ce petit endroit isolé à l'abri des regards de tous. Cependant, aujourd'hui, Oberyn n'était plus le petit écuyer qui essayait d'évoluer plus vite que la nature au côté de son mentor qui n'était autre que son père. Il n'avait plus honte de s'entrainer au jardin devant les domestiques et encore moins devant toute sa famille qui l'avait toujours encouragé dans sa progression. Edarra pouvait très bien le trouver ici comme elle pouvait aussi le trouver en haut. Cela dépendait surtout de l'ambiance de la maison. « Un jour, peut-être ... mais vous savez, je suis un professeur assez dur avec mes élèves. Pensez-vous pouvoir tenir ? » Dit-il d'un air enjoué. Bien évidemment, il ne serait pas dur avec Edarra, elle n'était pas destinée aux batailles et encore moins à être engagé dans un duel. Néanmoins, Oberyn voulait laisser planer le doute sur la difficulté d'apprendre quelque passe avec lui. Beaucoup d'hommes en rêvaient, mais peu avaient cette chance. En général, lorsqu'il échangeait quelque passe avec une personne autre que son père ou son frère, ce n'est pas pour une partie de plaisir ... loin de là. C'était ainsi qu'il réglait les situations dont il n'avait aucune autre solution. Lady Sophitia, sa mère essayait d'inculquer à son fils ainé l'art de la négociation. Elle était très bien placée pour savoir ça, elle qui avait négocié une bonne partie de son mariage avec Lord Dayne à une époque, laissant les quelques stipulations qui restaient à ses parents. Elle l'avait le petit quelque chose que l'épée du matin manquait. Il était rare qu'un chevalier puisse compter sur sa mère lorsqu'il fallait se montrer diplomate. « Oui, c'est ce petit plus de cette salle, l'air frais des Dorne. Le soleil ne frappe pas ici. À l'époque, je m'arrêtais de temps en temps et je me plongeais dans le futur laissant l'air, bercer mes pensées. » Tout en rebroussant le chemin. « Oui, j'ai énormément de choses à vous montrer très chère. Nous sommes qu'au début de notre petite balade. » Bien que la fatigue se fasse ressentir de plus en plus, Oberyn ne se décourageait pas pour autant. Il ressort de la pièce, puis remonte les escaliers tout en prenant la direction des étages supérieurs. L'une des servantes s'arrêta juste devant lui pour l'interpeler, sa voix était un bon mélange de stress et de timidité qui ne laissait pas les tympans de l'épée du matin indifférent. Il ne l'avait jamais vu auparavant, mais cette dernière avait le courage de lui demander si elle devait préparer sa chambre et la chambre de ses invités de la soirée. Un acquiescement de la tête mit un terme à cette interruption imprévue qui ne devait pas avoir lieux d'être pour le jeune chevalier. Son père avait le chic d'engager des servantes aux physiques ravageurs, mais avec peu de points éclairés dans leurs cerveaux.

Les futurs mariés arrivèrent en face d'une doubles portes, Oberyn ne perdit pas de temps pour pousser cette dernière. De l'autre côté, des rideaux de couleurs violets qui parsemaient les murs. Au milieu, un grand bassin d'eau froide réchauffé par la chaleur et les rayons de soleil des Dorne qui s'introduisait par le balcon. Autour, une dizaines de domestiques s'occupaient du remplissage d'eau et de l'entretien de cette salle. A l'arrivée de l'épée du matin, elles prirent toutes la direction de la sortie les unes après les autres. Oberyn se tourne et tendit la main vers la jeune Ferboys. « Les dieux m'ont offert ce petit coin de paradis. Pas un seul jour passe sans que je me ressource dans ces lieux. Après la salle d'entrainement, c'est mon deuxième repère de ce château. » Il contourna le bassin pour se rendre directement au vaste balcon. Une vue exceptionnelle du sable fin et des quelques montagnes qui entouraient les météores. Une légère brise de vent venait caresser le visage de notre cher chevalier qui appréciait ce moment. « Avez-vous déjà rêvé d'être la reine de ce beau paysage ? D'avoir le contrôle sur tout ? Tenir entre vos mains chaque parcelle de terre que le Dorne propose ? » Dans ces paroles, il ne cachait pas l'envie de dominer un jour cette terre d'une main de fer et de prendre en quelque sorte la place des Martell dans ce domaine. C'était un rêve parmi tant d'autres qu'il n'osait pas partager d'habitude. Mais ce petit moment en tête-à-tête qu'il avait avec sa future, lui permettait de se libérer un peu de cette pression permanente qu'il portait sur son dos depuis qu'il détient l'Aube autour de sa taille. Oberyn rêvait encore comme un gosse, mais il avait toute de même un pied sur terre pour comprendre que cela était impossible à réaliser. Il fallait tous le Dorne derrière les Dayne et encore ! Même avec tout ce soutien, il ne pensait pas pouvoir parvenir à son but.
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Message Mar 12 Juin 2012 - 20:48

L'homme lui précisa qu'il ne faisait ici qu'une partie de son entraînement. Il devait, comme bien des chevaliers, aussi s'entraîner dans la cours avec d'autres hommes d'armes ou gardes, devant tout le monde. Il n'y avait pas énormément de combattants nobles chez les Ferboys du à l'absence d'hommes, tout simplement, dans la famille noble. Cette malédiction, elle espérait la briser avec Oberyn et espérait donner un fils à son chevalier. Oberyn lui expliqua que l'autre partie de son entraînement, tout comme elle s'en doutait, se trouvait derrière la cours principale. Elle hocha la tête en écoutant. De toute manière, si elle avait besoin de lui, elle irait chercher elle même ou enverrait une de ses domestiques pour le quérir. Quand elle lui proposa de s'entraîner à deux, même si elle doutait de son niveau à côté d'un combattant aussi reconnu, il lui dit d'un air un peu amusé qu'il était un professeur assez sévère. « Hum... Je suis prête à relever le défi. » C'était toujours très enrichissant de se confronter à des gens très doués dans ce qu'ils faisaient. Comme si le simple fait de les fréquenter vous instruisait à propos de leur domaine d'expertise. Quand la dame souligna l'air frais et apaisant de la salle, Oberyn ne pu qu'aller dans son sens, lui avouant qu'il se reposait souvent entre ses murs, charmé par la fraîcheur qui y régnait.

Ils repartirent à travers les couloirs et les escaliers. Edarra essayait déjà de s'imprégner de l'ambiance montagneuse qui régnait aux Météores. Si leur château se trouvait un peu dans les hauteurs, celui de Ferboys se trouvait accolé à la montagne mais au niveau de la mer. Ainsi, l'air frais des hauteurs était beaucoup plus présent dans cette atmosphère. Il restait à espérait que la chaleur qui régnait dans son ancienne demeure ne lui manquerait pas. Au moins, les domestiques et la famille de son fiancé étaient adorables, elle espérait que ça durerait. Une domestique parla un moment à Oberyn qui balaya rapidement l'échange d'un ton n'appelant à aucune réponse. Après tout, il était le futur héritier de toute cette demeure, il pouvait se le permettre. Ils arrivèrent devant une double porte. Le chevalier entra et invita Edarra à faire de même. Un grand bassin se trouvait dans la pierre, au milieu d'une pièce aux teintes violettes et en face d'un balcon d'où se dégageait une brise fraîche et pure. Ca changeait de l'odeur lourde gorgée d'épices et d'activité qu'elle découvrait en se levant à Ferboys. Cette tranquillité lui pèserait certainement les premiers jours, et puis, c'était comme tout, elle finirait pas s'y habituer très certainement. Les domestiques qui avaient été occupés à remplir et nettoyer l'eau s'éclipsèrent en un instant à l'entrée des deux fiancés.

Alors que le jeune chevalier s'était tourné pour tendre la main à la jeune femme, il lui avoua que les Dieux lui avait offert ce petit espace où il venait régulièrement se ressourcer. Elle prit doucement la main chaude du jeune homme et s'approcha avec lui du grand balcon. Le sable, les montagnes, la variété du paysage était impressionnant. Il lui demanda ensuite si elle avait déjà rêvé de contrôler tout ce petit monde du sud, chaque grain de sable de Dorne. Elle sourit. « Ma famille est passée maîtresse dans l'art de ce rêve. Je crois que chaque Lord ou Lady de Ferboys a voulu gouverner la région dans sa vie. Après tout, la position de la ville est forte, la famille riche et nos combattants valeureux. En plus nous possédons une place en or pour les commerces... Mais ça, c'est une autre histoire. Gouverner à vos côté ce domaine sera déjà un souhait très cher que je n'aurais jamais pu espéré. » Mais ce n'était pas tout à fait vrai car elle aurait finalement dû gouverner Ferboys. Mais cette alliance entre ces deux puissantes maisons promettait un pouvoir encore plus grand que ce qu'ils auraient pu avoir en restant entre eux, dans un groupe presque légèrement incestueux, gardant un contrôle omniprésent sur leur petit monde. Il allait falloir partager, après tout, qui sait ? Peut être était-ce la route de la grandeur qui se traçait là ? Sans lâcher la main de son chevalier, ses yeux se baladaient sur les reliefs qu'elle ne connaissait pas, devant elle. « J'espère que le monde que nous construirons ne connaîtra pas de guerres sanglantes ou de mauvaises intempéries, que la Rivière Mère nous en préserve. » Il ne faudrait pas que leurs enfants se heurtent à une période défavorable. C'était tout ce qu'elle voulait.
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