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Elever un enfant c'est lui apprendre à se passer de nous ▬ Ewald

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Pryam Templeton
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Chevalier errant

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Message Mar 6 Mar 2012 - 16:46

     Cela ne faisait environ qu'une semaine que Pryam avait fait la connaissance d'Ewald, l'écuyer abandonné qu'il avait trouvé à Port-Réal. Le malheureux avait subi une perte qui n'était aisée pour personne, voir son chevalier rendre l'âme n'était pas forcément quelque chose d'encourageant, même si d'après les dires de l'enfant cet homme n'avait jamais fait preuve d'une grande mansuétude à son égard. C'était un trait malheureusement commun à bon nombre de personnes de cet ordre, le Valois lui-même avait été pendant plusieurs années au service d'un chevalier qui préférait humilier son écuyer ou passer sa colère sur lui, plutôt que de le considérer comme son successeur. Au moins Ewald avait-il là l'occasion de pouvoir un peu prendre des distances avec ces mauvais souvenirs, la possibilité d'entrer au service d'un autre homme bien indulgent pourrait même éventuellement se présenter. Là il aurait certainement la chance de pouvoir espérer une meilleure vie, après tout le petit portait le nom des Frey, ce qui donnait déjà un certain avantage.

     Quoi qu'il en soit, c'était avec l'idée bien précise de laisser le petit Ewald aux mains de lady Rivanon Mallister, que Pryam avait pris la direction de Salvemer, il espérait que la dame saurait entrer en contact avec la famille du garçon et que quelqu'un puisse venir l'y chercher. Après le reste ne serait plus de son ressort, le Valois profitait simplement de son passage à Salvemer pour rendre service à quelqu'un dans le besoin en même temps. Il n'avait rien à perdre et c'était pour aider les personnes en difficulté qu'il avait décidé de quitter Neufétoiles, non ? Ils étaient donc arrivés assez rapidement dans le Conflans, patrie du Frey qui pourrait très certainement retrouver la chaleur de sa famille et les lieux familiers de son enfance – même s'il était encore en plein dedans – d'ici quelques jours, semaines tout au plus. Restait à espérer que toutes les choses se passeraient bien et que le petiot n'allait pas soudain se retrouver coincé à Salvemer parce que son aîné était trop occupé par la guerre contre les Fer-nés. Pryam ignorait si les Jumeaux étaient particulièrement touchés, mais vu que le Conflans était en état de guerre, c'était certainement une chose à envisager. En tous les cas, l'enfant restait aux côtés de l'errant jusqu'à ce que celui-ci soit sûr et certain qu'il puisse rentrer chez lui. Il était hors de question que d'ici quelques semaines, Pryam entende dire que le malheureux enfant avait été recruté par un autre chevalier parce qu'il se retrouvait coincé à Salvemer pour une raison quelconque, même si le jeune homme doutait que lady Rivanon puisse laisser faire cela.

     Lorsqu'ils arrivèrent en ville, la première chose fut de donner la lettre que la dame de Salvemer lui avait écrite pour spécifier qu'il avait été officiellement engagé pour la défense de cette ville, puis il avait demandé à pouvoir - si possible - parler à un responsable de lieux. Il avait été mis en contact avec l'intendant de la forteresse et lui avait fait savoir qu'il avait avec lui un enfant répondant au nom d'Ewald Frey et que celui-ci désirait rentrer chez lui, suite au décès du chevalier qu'il servait. Le petit n'avait plus grand-chose comme possessions, simplement ce qu'il portait sur son dos en réalité, mais heureusement le chevalier errant possédait un mulet fraîchement acquit qui avait économisé les forces de petiot. L'intendant promis d'en parler aux Mallister et de transmettre le message au mestre qui s'occuperait d'envoyer une missive aux Frey afin de demander à ce que l'on vienne récupérer le petit. Il fallait tout de même attendre quelques jours avant que la réponse ne puisse arriver. Comme les Mallister étaient occupés par la défense de la ville et que lady Rivanon n'était pas encore rentrée de Port-Réal, Pryam proposa au jeune garçon de rester à ses côtés le temps que la réponse arrive et qu'ils soient officiellement sûrs qu'il allait pouvoir rentrer chez lui. Comme l'enfant n'avait pas vraiment d'autres possibilités - à moins d'aller traîner dans le campement non loin de la forteresse - il était contraint d'accepter.

     Cela dura donc quelques jours, pratiquement une semaine le temps que le corbeau fasse le trajet de Salvemer aux Jumeaux et inversement, puis un messager vint apporter la réponse au chevalier qui avait pris place dans une tente installée aux côtés de celles des autres chevaliers engagés. Il consulta rapidement la missive pliée avant de chercher Ewald qui s'occupait comme il pouvait. Un campement de combattants n'était pas forcément l'endroit rêvé pour un enfant, Pryam se souvenait de s'être souvent ennuyé dans de telles occasions. Lorsqu'il eut mis la main sur le Frey, le chevalier errant lui montra la missive qu'il tenait en main avant de s'adresser à lui.

     ▬ Il s'agit de la réponse de lord Frey. »

     Pryam n'avait rien caché au garçon après avoir demandé de l'aide à l'intendant de la forteresse, Ewald savait donc très clairement que le chevalier errant avait demandé l'envoi d'une missive pour savoir si quelqu'un des Jumeaux pourrait venir le chercher. Le blond laissa passer quelques instants de silence, le petiot savait sans aucun doute lire, mais à cet âge est-ce qu'il le savait suffisamment pour lire le contenu de la lettre ? Le blond ne saurait le dire, il ne se souvenait plus de son enfance. Tendant l'objet de son hésitation au jeune garçon, le Valois poursuivit ses explications.

     ▬ Il dit qu'il ne peut envoyer personne pour te chercher ici. J'avais proposé l'éventualité de pouvoir t'y déposer moi-même sur le chemin du retour s'il n'avait pas d'homme disponible, mais il a déclaré que cela n'y changerait pas grand-chose puisque le problème venait du temps qu'il avait à t'accorder. Comment dire une telle chose avec délicatesse ? Le blond reprit d'un ton aussi calme que possible. Il a beaucoup de travail et n'a pas le temps de s'occuper d'un enfant, pas plus qu'il n'a de temps pour te trouver un nouveau chevalier. Il dit qu'il serait plus aisé que tu restes ici et que tu essayes de trouver un autre maître. »

     Au fond, le jeune homme trouvait cela plutôt... Étrange, après tout Ewald était le frère du lord en place si Pryam avait tout compris, il était donc normal d'avoir le temps pour sa famille, non ? Mais peut-être tout simplement que les Frey étaient trop nombreux pour pouvoir s'occuper personnellement de chaque cas ? C'était dommage, mais si le petit ne le croyait pas, il avait toujours la possibilité de vérifier ce qui était noté sur le bout de parchemin entre ses mains. D'un ton sincère, il conclut sur quelques mots plutôt inutiles.

     ▬ Je suis désolé. »

     De quoi ? Il n'y pouvait rien après tout ! Mais il était réellement désolé que le petit ne puisse rentrer chez lui, ou du moins qu'il ne puisse retrouver sa famille.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Mer 7 Mar 2012 - 23:05

Ewald n’avait pas quitté Les Jumeaux avant de partir en tant qu’écuyer, ce fut donc pour lui tout autant une aventure qu’elle le fut à l’allée d’accompagner ser Pryam dans ses pérénigrations à destination de Salvemer. Il ne connaissait ce nom que parce qu’il avait entendu son frère, Ryman, en parler à table lors de joute verbale avec l’un de ses frères plus jeunes à propos de la puissance des Conflans. Il n’avait d’ailleurs pas prêté une oreille attentive à leurs discussions, tout cela était bien trop compliqué et ennuyant pour le petit garçon, il était plus fasciné par l’histoire que comptait un de ses nombreux cousins à propos d’une damoiselle en détresse et de quelques brigands. Il aurait peut-être dû se pencher plus vers Ryman cette fois là, pour en entendre plus parler, afin de savoir à quelle distance était exactement la forteresse des Mallister des Jumeaux. Il aurait bien demandé au chevalier qu’il accompagnait, mais le petit avait bien trop peur de l’embêter avec ses questions et qu’il finisse par l’abandonner sur le bord de la route ou alors qu’il dormait. Il avait parlé les premiers jours, mais voyant que l’autre homme n’était que peu loquace, il avait fini par se taire et le suivait sur la mule que l’homme lui avait gentiment prêté en silence, fixant les paysages autour de lui et évitant le regard de son bienfaiteur.

Le gamin qu’il était brûlait de commenter chaque fleur, chaque arbre, chaque animal qu’ils pouvaient croiser, de demander quel était le nom de ce village, qui étaient ces gens, quelles histoires venaient de cette région. Mais il avait également peur de la réaction du chevalier, serait-il agacé comme l’était son ancien maitre, serait-il amusé comme Ryman et finirait par cédé, ou continuerait-il de se contenter avec ce petit sourire et de ne rien dire, le laissant babiller jusqu’à épuisement ? Ser Pryam lui faisait tellement penser à ces Sœurs du Silence dont parlaient de temps en temps quelques uns de ses cousins. Qui étaient-elles ? Pourquoi ne parlaient-elles pas ? Etaient-elles muettes ? D’où venaient-elles ? Il ne le savait pas, mais il aimait se dire que cet homme était un Chevalier du Silence. Il ne parlait que lorsque cela était nécessaire, c’était donc qu’il ne pouvait pas parler autrement. L’idée que l’homme n’éprouvait pas le besoin de s’exprimer n’effleura pas une seule seconde l’esprit du petit garçon. Et puis il finit par être trop fatigué le soir pour lui demander s’il pouvait lui raconter une légende sur sa région natale ou qu’il puisse connaitre et s’endormait dès que sa tête touchait le sol, découvrant des fois que, comme par magie, une couverture s’était posée sur lui.

L’arrivée à Salvemer fut pour le petit garçon encore une source d’émerveillement. Il n’avait vu réellement que deux châteaux, celui de Port Réal et les Jumeaux, les autres ne comptaient pas pour lui, il n’était pas resté suffisamment longtemps pour y faire attention. Et il n’avait pas d’histoire à rapporter dessus, juste peut-être dire : ‘Je suis passé devant ! Et là j’me suis pris deux taloches et l’autre écuyer m’a fait tomber dans la boue !’ Pas grand-chose de glorieux au final. Les yeux grands ouverts, jetant des coups d’œil partout pour ne rien louper, toutes oreilles pour ne pas en perdre une miette il faillit ne pas entendre Pryam qui lui disait qu’il allait envoyer un corbeau s’il le pouvait à son frère. Le gamin se contenta d’hocher de la tête, un sourire faisant deux fois le tour de son visage. Il avait une confiance aveugle en le bon jugement de cet homme, s’il lui disait qu’il allait le fait, c’est qu’il le ferait et qu’il serait sûrement bientôt chez lui.

L’attente fut plus longue qu’il ne le pensait d’abord et l’émerveillement céda rapidement place à l’ennui. Il n’osait s’aventurer trop loin de l’endroit où il dormait avec Pryam, mais les discussions de grand l’ennuyaient à mourir... et la plupart des autres écuyers étaient soient plus vieux que lui, soit trop occupés à faire leur devoir et il passa beaucoup de temps assis devant une tente, le visage dans les poings à regarder les gens s’affairer pour une bataille à venir… il ne savait pas trop pourquoi, ni comment mais il avait cru comprendre que les Fer-Nés allaient débarquer dans les Conflans et que tout ce beau monde était là pour l’en empêcher. Sûrement que Ryman levait lui aussi une armée aux Jumeaux et que c’était pour cela que la réponse tardait tant. C’était d’ailleurs étonnant que malgré toutes ses promenades il ne croisa aucun Frey ou ami de la famille – même s’il n’arrivait pas toujours à différencier les Charlton ou les Foin.

Une semaine qui lui sembla durer un mois interminable s’acheva lorsque ser Pryam vint enfin le retrouver avec un rouleau de parchemin dans la main. Il était en train de jouer avec un garçonnet qui accompagnait un autre chevalier avec qui il avait enfin réussi à proposer une relation amicale lorsque son bienfaiteur l’approcha en lui faisant comprendre qu’il fallait parler. Le petit Frey fit un signe de la main à l’autre enfant et courut rejoindre le chevalier, un grand sourire aux lèvres qui disparut devant la mine de l’autre qui lui tendit la missive. Alors que le blond lui tendait l’objet et que le petit l’attrapait des deux mains comme un objet de culte sans prendre la peine d’essayer de le déchiffrer, il leva les yeux vers ceux céruléens de son interlocuteur.

Pendant quelques secondes il ne comprit pas ce qu’il lui disait. Cela ne pouvait être vrai, son frère ne pouvait pas ne pas vouloir de lui, c’était Ryman ! Son frère ! Son ainé ! Son seigneur ! Son sang ! SA FAMILLE ! Et lui, il lui proposait de rester là, entre tous ces hommes inconnus, dans les mains d’un chevalier inconnu et d’en trouver lui, tout seul, un nouveau, sans même proposer d’envoyer Addam ou un autre cousin. Il aurait pu très bien servir un de ses frères, cousins, oncles, neveux s’il le fallait, mais tout ce qu’il souhaitait c’était rentrer à la maison, se serrer contre sa sœur et jouer avec Tiber et ses autres frères… Ewald en lâcha la précieuse missive et éclata en sanglots lourds, il n’écouta même pas le chevalier, ni sa compassion. A quoi pourrait-elle bien lui servir ? Elle ne pourrait pas lui donner de réconfort, lui tenir chaud ou remplacer l’amour d’un membre de la famille.

Le petit garçon voulut chercher du réconfort… mais Pryam ne semblait pas comprendre les gestes de recherche d’attention lorsqu’il en quémandait. Des grosses larmes dégoulinantes sur ses joues, morvant, poussant des sanglots qui pourraient laisser croire que toute la tristesse du monde se trouvait dans son petit corps, il se laissa tomber par terre au côté de la lettre et pleura de plus belle. Pourquoi ? Pourquoi tout ça ? Pourquoi les Septs s’acharnaient-ils sur lui ainsi ? Qu’avait-il fait de mal pour mériter cela ?

Rymaaaaaaaaaaaan !

Ses yeux cachés derrière ses poings, redoublant ses pleurs, il ne parvint pas pendant un instant à articuler, se contentant de pousser des petits gémissements douloureux inarticulés, le corps secoué par les sanglots. Il releva ses yeux trempés de larmes vers Pryam et bafouilla quelques mots.

Pou’quoi ? Juste rentrer maisooon !
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Pryam Templeton
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 13:04

     Les gamins n'étaient pas vraiment la tasse de thé de Pryam, il avait beau être l'aîné de sa fratrie, ce n'était pas pour autant qu'il était habitué à subir le comportement souvent très... Exagéré, des enfants. Ainsi, lorsqu'Ewald lâcha sa missive pour éclater en sanglots, le chevalier resta quelques instants interdit devant le petit, le regardant d'un air à la fois étonné et un peu perdu. Que faire ? La tentation de lui conseiller d'aller chercher les jupes d'une servante pour pleurer dans ses bras, fut très présente, mais aussitôt le Valois se dit que ce n'était pas vraiment digne d'un chevalier. Il prétendait vouloir aider les autres et ne pouvait donc tout simplement pas se décharger d'un enfant en pleurs. Mais ce n'était pas pour autant qu'il réussissait à trouver le bon comportement pour ne pas voir la crise de larmes du petiot s'aggraver. Restant à ne rien faire, l'errant ne put que voir le petit pleurer davantage alors qu'il se laissait tomber sur le sol, ajoutant à la surprise et à l'incrédulité de son interlocuteur. Décidément, s'occuper d'enfants ne lui manquait pas vraiment, le blond regarda rapidement autour de lui dans l'espoir de trouver de l'aide, alors que le petit hurlait le prénom de son frère – du moins c'était ce qu'il comprenait – mais ne trouva rien de plus que des regards interloqués. Il pouvait passer pour un chevalier qui ne savait pas s'occuper de son écuyer alors que ce n'était pas le cas puisque rien ne les liait, ou alors encore avoir l'air d'un homme qui martyrisait un enfant ? Aucune idée, puis pour être franc, le Valois s'en contrefichait. Ce qui importait pour le moment était qu'Ewald n'allait visiblement pas fort et malheureusement le Templeton ne pouvait pas répondre à ses interrogations. Essayer de le raisonner ne servirait certainement à rien, un enfant ne comprenait que difficilement les raisons des adultes après tout. Quelques secondes passèrent avant que le chevalier ne réagisse enfin : il avança d'un pas avant de s'accroupir pour poser sa main sur l'épaule de l'enfant tout en lui répondant tant bien que mal.

     ▬ Je comprends, mais les choses ne sont pas toujours aussi simples tu sais, je suis persuadé que ton frère voudrait pouvoir te chercher, mais en ce moment il doit être très occupé avec les Fer-nés. Tu me l'as dis toi-même à Port-Réal, ton frère est quelqu'un de très occupé. »

     Pas très sûr que le ton apaisant du chevalier puisse avoir le moindre impact sur l'enfant. Après tout, il ne devait pas comprendre les raisons de tout cela, lorsque l'on était petit il n'y avait pas dix manières de faire, mais simplement une seule. Ewald ne voyait certainement pas que s'il rentrait aux Jumeaux son frère et le reste de sa famille seraient dans l'incapacité de le surveiller et de s'occuper convenablement de lui. C'était sans compter que l'enfant était écuyer et qu'il n'avait plus de chevalier, il devrait donc en trouver un nouveau et son frère n'aurait pas l'occasion de se consacrer à cette recherche. Pryam comprenait, mais n'approuvait pas les raisons du frère d'Ewald. Au moins disait-il clairement ne pas pouvoir gérer un enfant de plus aux Jumeaux, il aurait pu laisser son cadet arriver jusqu'à leur demeure et se retrouver livré à lui-même là-bas. Pour être sincère, tout cela échappait un peu au contrôle du Valois, il ne connaissait pas les affaires des Frey et ignorait si un chevalier pourrait bien vouloir prendre le petit comme écuyer, sans compter que son programme était déjà préparé et qu'après Salvemer il devait repartir dans l'Est. Impossible de faire un détour par là-bas pour essayer de persuader lord Frey de s'occuper de son petit frère, puis en prime, qui était-il pour se mêler des affaires des autres ? Tout cela ne le regardait pas. Déjà qu'il avait du mal à gérer sa famille, ce n'était pas pour s'occuper de celle des autres. Le chevalier soupira légèrement avant de retirer sa main de l'épaule de l'enfant, puis de se redresser en posant ses yeux sur Ewald.

     ▬ Je ne vais pas te mentir, je ne peux pas faire grand-chose pour toi, je n'ai aucun droit de juger ton frère et je n'ai pas à me mêler de vos affaires. La seule chose que je peux éventuellement faire, c'est te conseiller de trouver un nouveau chevalier à servir en attendant que les affaires des Fer-nés se calment, peut-être qu'après ton frère pourra te reprendre chez vous ? »

     Dans la logique des choses, l'enfant devrait se faire à nouveau chevalier et il était rare qu'ils laissent ensuite leur écuyer s'en-aller pour rentrer chez lui. De plus, lord Frey n'apprécierait certainement pas d'avoir à nouveau besoin d'arranger les choses pour son petit frère. Même si ce dernier était encore très jeune, il ne pouvait malheureusement pas compter sur sa famille et se retrouvait livré à lui-même. Dans les ruelles de Port-Réal il y avait des enfants bien moins lotis que le petit devant lui, mais étant né dans une famille noble Ewald devait certainement être habitué à un meilleur traitement. Les idées défilaient rapidement dans l'esprit du Valois alors qu'il se demandait bien ce qui pouvait encore s'offrir comme possibilités pour le jeune Frey. Pas grand-chose, éventuellement rester à Salvemer pour aider au château, du moins le temps que son aîné décide de le prendre à nouveau sous son aile ? Il n'était pas certain que lady Rivanon aurait le temps ou l'envie de gérer un autre enfant vu qu'il semblait déjà y en avoir dans la forteresse. Hésitant quelques secondes, l'errant reprit toutefois la parole.

     ▬ Si tu ne veux pas partir sur les routes, je peux éventuellement demander à lady Rivanon si tu peux rester ici, mais tu risques de t'ennuyer je le crains. »

     Le côté asocial du chevalier l'empêchait de comprendre que les mots ne servaient certainement à rien avec l'enfant, une bonne tape sur l'épaule était souvent bien plus efficace et parlante qu'un long discours. Mais ce n'était pas son truc et l'enfant devait avoir compris que le chevalier qui se trouvait devant lui avait le côté sentimental légèrement atrophié. Cela dit, les bonnes intentions étaient là, Ewald ne le verrait peut-être pas du haut de ses huit années, mais le chevalier errant essayait de faire preuve de bonne volonté et de lui proposer un éventail de solutions qui pourraient le rassurer. Après, restait à voir si tout cela serait bien efficace ou non. Finalement, une dernière idée se présenta à lui et il la lâcha du bout des lèvres.

     ▬ Sinon, tu peux toujours rester avec moi le temps que les choses s'améliorent ? Je sais que je ne suis certainement pas aussi intéressant que ta famille, mais à défaut d'avoir mieux... C'est à toi de voir Ewald. »

     Il n'allait pas forcer le petit à choisir quelque chose, c'était à lui de décider si oui ou non il voulait choisir l'une de options avancée par le Valois. Si oui, au moins les choses pourraient avancer et Pryam saurait à quoi se tenir. Si non... Il allait devoir faire preuve de plus d'imagination ! Un bien pour un mal au fond.


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Message Lun 16 Avr 2012 - 17:45

On ne pouvait pas dire que Pryam était un grand pédagogue, à vrai dire cela aurait été même plutôt le contraire vu comment il semblait réagir aux larmes du gamin. Ce n’était pas la première fois avec lui que le petit éclatait en sanglots et le grand blond avait toujours ce regard totalement perdu comme s’il venait de lui pousser une deuxième tête et un bras au milieu du ventre. Dès la première fois, Ewald aurait dû comprendre que cela était perdu d’avance, que l’homme ne le réconforterait pas, ne le prendrait pas dans ses bras ou n’amorcerait même pas un geste réconfortant qui auraient pu lui donner l’impression qu’il n’était pas un poids qu’il supportait en échange de l’idée de quelques pièces ou d’un peu de gloire. Mais cela avait été tellement enfoui dans ses habitudes de se mettre à chouiner dès que quelque chose n’allait pas qu’il avait eu du mal à comprendre que tout n’allait pas pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu’on n’obéirait pas à ses moindres caprices.

Arrêtez de mentir ! Vous … vous… vous… n’êtes qu’un … qu’un méchant !

Quelle insulte il proféra là, le gamin. De quoi faire rougir n’importe quelle poissonnière, assurément. La bienséance et son éducation lui empêchait de traiter un chevalier qui l’avait aidé lorsqu’il était dans le besoin de quelque chose de réellement grossier, et ce n’était pas forcément le manque de vocabulaire … poétique qui lui manquait. Sa famille était suffisamment nombreuse et pas forcément très profonde à tous les moments pour se contenter de quelque parole désuète pour signaler son énervement, sa douleur ou son mécontentement vis-à-vis de quelqu’un. Mais contrairement à ce qu’il espérait, cela ne le rassura pas, ne lui donna pas cette lueur stupide de joie pour l’avoir insulté, cette lueur enfantine que l’on a lorsqu’on a insulté quelqu’un et qu’on se sent tellement fier qu’on arbore un immense sourire. Il se contenta de renifler un bon coup et de se torcher le nez en se relevant. Il baissa le nez d’un air penaud et tout en fixant ses pieds, il laissa échapper un vague gémissement.

Suis désolé, ser… j’rais pas dû, j’aurais dû m’comporter comme un grand.

Avec une petite bouille, il renifla encore une fois. S’il se faisait un ennemi de ser Pryam, qu’allait-il lui arriver ? Serait-il abandonné là, au premier venu ou pire, aux Fer-Nés ou aux faquins du pays ? Ewald avait beau être un gamin qui n’était pas encore spécialement attiré par la politique, il savait parfaitement ce qui se passait actuellement. Ce n’était pas difficile d’un autre côté, on ne parlait que de ça en ce moment partout dans le camp, comment faire pour ne pas l’entendre ? Il n’était pas sourd, ni aveugle et savait qu’un grand combat allait se préparer et que surtout ça serait moche et très douloureux, que tous les combattants n’étaient pas des beaux chevaliers de contes et que certains resteraient anonymes.

Siouplait, ser Pryam, ne me laissez pas tout seul, j’veux pas mourir, moi.

Le garçonnet s’accrocha à la tunique du chevalier avec des grands yeux remplis de larmes qui ne couleraient pas cette fois. Il fallait qu’il se retienne s’il souhaitait devenir un véritable chevalier, comme dans les légendes. Et surtout s’il souhaitait rentrer chez lui. Ce n’était pas en pleurant tout seul dans son coin, en se faisant remarquer et en faisant se sentir honteux le blond qu’il allait pouvoir aller bien loin. Personne ne voulait d’un gamin comme écuyer, surtout pas un qui morvait et piquait des crises abominables devant tout le monde. Ca c’était bien quand on avait 2 ans, et encore, on recevait une de ces roustes après – ou pendant, tout dépendait de la personne qui s’avérait être le représentant à ce moment là.

Gardez-moi avec vous, ser ! Je vous ferais plus honte, je le jure sur les Septs ! Mais ne m’abandonnez pas ! Je nettoierais votre plastron, je m’occuperais de votre cheval, je le garderais, je ferais tout ce que vous me demandez, mais m’abandonnez pas ! J’ai peur de ça, ser, s’il vous plait. Je suis désolé d’avoir pleuré !

Le petit garçon lâcha la tunique de l’autre, pour ne pas l’encombrer et ne pas se trouver trop près s’il se recevait un retour de bras dans la tête en signe de refus. Cela lui été déjà arrivé et il en gardait un souvenir cuisant – et une marque pendant plusieurs heures ainsi qu’un magnifique cocard. Si l’autre le repoussait, cela serait sans doute tout à fait compréhensible, il l’avait insulté, l’avait mal traité et avait attiré trop d’attention sur lui. Mais il n’avait nulle part d’autre où aller, pour sûr qu’aucun chevalier n’aurait le temps de le prendre pendant ces préparatifs…

Et pis, si mon frère est occupé, alors lady Mallister est occupée encore beaucoup plus beaucoup que lui !

Avec une petite moue, les mains dans le dos, la tête légèrement baissée en signe de soumission, il jeta un regard en coin au chevalier, n’osant pas réellement le fixer dans les yeux de peur de voir du dégoût, du mépris ou voir de l’amusement moqueur de voir ainsi un gamin noble le supplier de ne pas l’abandonner alors que lui-même n’en était pas réellement un… Ewald ne lui avait jamais demandé de quelle famille il venait, mais pour lui il était évident qu’un chevalier était d’ascendance noble, ou alors avait accompli un exploit suffisamment grand pour avoir eu le mérite d’être adoubé… N’est-ce pas ?

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Message Mar 17 Avr 2012 - 17:34

     Se faire « insulter » par un enfant n'avait rien de très surprenant ou de très nouveau pour le chevalier, ce n'était pas comme si Ewald lui disait cela avec la réelle intention de le blesser. Au fond, ce serait même plus normal que Pryam apprécie la présence des enfants, ils avaient quelque chose de sincère qui entrait en parfait accord avec le comportement que lui-même s'efforçait d'adopter. Mais malheureusement cette franchise apportait aussi son lot de mauvais points et il n'appréciait pas d'être mis face à un enfant en larmes sans savoir quoi faire pour endiguer le flot lacrymal. Non définitivement, il n'était bien que tout seul, au moins savait-il à quoi s'attendre lorsqu'il était seul avec son destrier ! Le Valois laissa l'enfant renifler et s'essuyer en produisait tout un chapelet de bruits propres aux enfants – et pas franchement ragoûtant pour quelqu'un de sensible – mais ce n'était heureusement pas le cas du blond qui avait déjà vu bien pire que cela. Le petit Frey reprit la parole en avançant quelque chose de censé, mais qui sera certainement difficile à mettre en œuvre vu la manière dont il semblait se comporter Après.... C'était un enfant, il était logique qu'il se comporte comme tel. Même en s'efforçant de le faire grandir plus vite que les autres, il y avait peu de chances pour qu'Ewald cesse d'agir comme son instinct le lui dictait.

     Nouveau moment de silence avant que le petiot ne reprenne en adoptant cette fois-ci une technique sournoise, à savoir de s'accrocher comme une sangsue. Le malaise du chevalier s'accentua légèrement alors qu'il baissait les yeux pour regarder l'enfant qui ne le suppliait pas clairement, mais agissait comme si c'était bel et bien le cas. Ne sachant pas comment faire cesser le flot de promesses que le garçonnet lui adressait, Pryam en fut amené à le regarder d'un air hésitant, ne sachant quelle était la meilleure position à adopter dans une telle situation. Toutefois, après s'être légèrement éloigné, Ewald lui offrit une phrase on ne peut plus véridique, il était vrai que si les Frey étaient trop occupés pour se charger de lui, les Mallister devaient avoir beaucoup plus de travail de ce côté-là. Pryam ne souhaitait pas abuser de la gentillesse de lady Rivanon en l'obligeant à prendre en charge un jeune garçon, mais d'un autre côté il n'était pas certain que son mode de vie soit intéressant pour un enfant noble. Les chevaliers errants n'étaient pas très bien perçus par les autres habitants de Westeros et il était évident que le Frey serait en de bien meilleures mains s'il servait un autre chevalier. Mais malheureusement pour lui, dans un tel endroit, tous les autres ser devaient déjà avoir ce qu'il leur fallait à ce niveau. Après quelques instants de réflexion, le blond hocha la tête d'un air entendu pour finalement lui répondre.

     ▬ Très bien, tu dois avoir raison, je ne suis pas certain qu'abuser de la gentillesse des Mallister soit utile. Tu peux rester avec moi dans ce cas, par contre je te préviens d'avance, je n'ai jamais eu d'écuyer, donc je ne te promets pas que ce soit aussi intéressant qu'avec le précédent chevalier que tu servais.... »

     De son côté, Pryam n'avait jamais apprécié d'être écuyer d'un chevalier « normal », les années passées dans les montagnes du Val à servir ce chevalier qui passait son temps auprès des Arryn, avaient été les moins agréables de son rôle d'écuyer. Il fallait simplement espérer que c'était aussi le cas du côté du Frey. Le Valois avait bien remarqué que le petit avait l'air de craindre un geste brusque de sa part, il se souvint de ce que l'enfant lui avait dit au sujet de son ancien maître. Quelques points devaient être éclaircis avant qu'il ne devienne officiellement son écuyer, Pryam ne tenait pas à ce que des passants s'imaginent qu'il frappait l'enfant parce que ce dernier sursautait dès qu'un homme faisait un geste brusque.

     ▬ Par contre, il faudra que tu cesses d'avoir peur que je te frappe ou que je t'engueule Ewald, je n'ai pas pour habitude de m'en prendre aux enfants, donc tu n'as aucune raison de reculer ou de baisser les yeux lorsque je te parle. Il esquissa un léger sourire, comme amusé par une pensée divertissante. Tu n'as aucune raison d'avoir honte de quoi que ce soit, les autres enfants de ton âge sont collés aux jupes de leur mère, toi au moins tu as le courage de servir des chevaliers. »

     Il était vrai que les écuyers n'avaient pas forcément une vie facile, pour le blond cela n'avait pas été particulièrement compliqué étant donné qu'il n'avait jamais été très proche des autres membres de sa famille - excepté Serena - et que par conséquent, il n'avait aucune raison de regretter son domicile. Sans compter qu'il avait grandi en sachant qu'il deviendrait écuyer puis chevalier, ce qui n'était pas forcément le cas dans les maisons nobles où les cadets pouvaient se contenter de vivre aux crochets de leurs aînés. En bref, il ne souhaitait pas que le petit s'imagine qu'il devait avoir honte de pleurer, c'était tout à fait normal pour un enfant de son âge, sans compter que sa vie avait visiblement subi beaucoup de changements depuis ces dernières semaines. Après un bref haussement d'épaules comme s'il chassait les pensées qu'il avait en tête, le Valois conclut finalement.

     ▬ Enfin, tu peux aller t'occuper de ton côté pendant quelques temps si tu veux, je dois aller signaler cela aux Mallister comme ils attendaient de connaître ta réponse à ce sujet. Je pense que nous n'aurons pas la visite des Fer-nés avant un moment, autant que tu en profites pour visiter les lieux pendant ce temps. »

     Après quoi, il salua le jeune garçon et se détourna pour aller faire savoir aux seigneurs de Salvemer qu'ils n'auraient pas à s'occuper d'un jeune vassal perdu. Tout ce que Pryam espérait, c'était d'avoir fait le bon choix.

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Elever un enfant c'est lui apprendre à se passer de nous ▬ Ewald

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