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La Terre promise est toujours de l’autre côté du désert

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Message Lun 5 Mar 2012 - 21:04

Le cavalier avait parcouru une bonne partie de Westeros. Il avait vécu dans des cités très peuplées, traversé des déserts nordiques d'un blanc immaculé, longé les côtes à l'air iodé du cap des aigles jusqu'à Port-Lannis. Les conditions de voyage pouvaient être rude, parfois même handicapante. Mais nul part ailleurs que à Dorne Edern n'avait rencontré pareil difficulté. Lorsqu'on ne pratiquait pas du sable aux couleurs variées on pouvait galoper sur des étendues de terres craquelées par la sécheresse, avec dans quelques situations une absence d'ombre plutôt déroutante, comme si les anciens dieux mettait chaque pèlerin à l’épreuve dans cette région méridionale. Le reitre en était maintenant convaincu: l'hiver ne venait jamais ici.

Si les ombres se faisaient rare, l'eau elle, était un trésor liquide qu'il valait mieux économiser. les villes étaient assez éloignées les unes des autres pour qu'un voyageur non avertis et non préparé puisse se retrouver rapidement en difficulté. Heureusement pour lui, Edern avait assez d'eau pour atteindre le prochain village Dornien qu'il pouvait voir sur sa modeste carte. Enfin d'un village, il sagissait plutôt d'une forteresse. Les bannerets Ferboys en étaient propriétaires, défendant le reste de la région contre une possible attaque venant des osseux.

Sur les dernières longueur, alors que les tours du château Ferboys étaient en vue, le Vent d’Hiver finit le chemin à pied, tenant les rennes de sa monture exténuée. L’un comme l’autres, endurant mais pourtant assoiffés, arrivèrent dans la bourgade avec un soulagement certains. Le voyageur se surprit à espérer trouver un travail dans les alentours, pour ne pas avoir à traverser la moitié du pays encore. Mais après tout, en se remémorant son arrivée dans le Nord, il avait déjà eu cette pensée et avait très bien su s’acclimater. Après tout, ce soleil permanent, et ce paysage par certains aspects magnifique pouvaient réjouir les habitants. Il ne pourrait le savoir qu’en y restant un peu.

Mais la priorité n’était pas encore à l’installation. Le vagabond et sa monture marchaient maintenant dans les rues de la bourgade. Les commerces n’étaient pas nombreux mais il semblait y avoir un port, un fief ouvert au reste de Westeros donc. Le marché était bien actif, après tout c’était le milieu d’après midi. Edern attacha son cheval à coté d’un abreuvoir devant ce qui semblait être une petite auberge. Il laissa son compagnon de voyage s’abreuver et entra pour faire de même. L’activité y était presque plus intense que sur le marché. Avec une chaleur pareil ce n’était guère étonnant. Quelques hommes lançaient des dés au centre d’une table alors que des piles de pièces de monnaies s’entassaient devant chacun d’eux. D’un autre coté quelques soldats trinquaient ensemble, sûrement l’arrivée de leur solde vue la quantité de chopes vides. L’homme solitaire s’adressa à un homme très bronzé, et tout aussi musclé.

« Bonjour l’ami. Sert moi quelque chose de désaltérant, qui pourraient réhydrater ce que ce désert peut arracher à vos touristes. »

Les moustaches brunes de l’aubergiste frémirent quand il grogna quelques mots incompréhensibles. Il sortit de derrière le comptoir une bouteille d’un breuvage inconnu de l’étranger et la posa devant lui. Il sut bien jauger le besoin de son client, car ce dernier ne réclama pas de boc. Il attrapa la bouteille d’une main il commença à la vider rapidement, d’une traite. Arrivée à la moitié de ce goût amer et fruité, Edern reposa le culot de sa bouteille sur le comptoir, s’essuyant les lèvres d’un revers de manche. Tout en reprenant ses esprits quelques peu embrouillés par ce soudain afflux d’alcool, Il scruta la pièce, sans se focaliser sur tel ou tel groupe de personnes. La pièce était bruyante de rires, d’engueulades ou de discussions quelconques, une auberge somme toute normale donc.

* certaines choses changent, d’autres non…Apparemment seule la boisson définit la localité d‘une taverne. Manquerait presque une bagarre pour que ça fasses plus vrai. *

Comme pour exaucer les désirs d’Edern, un groupe d’hommes armés entrèrent, manifestement pas pour se rafraîchir vu leur équipement: lances, épées et autres couperets brillaient à la lumière du jour de l’encadrement de la porte maintenant masquée par ces 5 hommes. Comme pour se désintéresser de la situation Edern fit ce que tout bon client ferait en pareille situation. Il s’écarterait de la zone à risque pour laisser malfrats et tenanciers « négocier ». Les hostilités commencèrent, verbalement en premier lieu.

« Allez vous-en de mon bouge, bande de vauriens! Vous avez déjà assez fichu la pagaille au marché les jours précédents! »

Sans un semblant de réaction les brigands s’approchèrent de leur interlocuteur. L’un d’eux, s’apparentant au chef du groupe, saisit le moustachu par le col, approchant leurs deux visages l’un de l’autre.

« Écoute moi bien, vieillard, je fais ce que je veux dans cette partie de Ferboys, et c’est pas un aubergiste en mal d’héroïsme qui viendra me dicter ce que nous devons faire! »

D’un bond les soldats en permission se levèrent, dégainant tout aussi promptement. Il s’approchèrent des intrus tout en restant à bonne distance, pour ne pas engager les hostilités trop tôt. Edern se retrouva entre les deux groupes et se décaler n’avait finalement pas changé grand-chose à sa position. Il s’accouda au comptoir et reprit sa cuvée en faisant mine de ne pas prêter attention à la discussion future.

«  Tu as raison, ce n’est pas à lui de conduire la loi dans l’enceintes de cette forteresse, c’est à nous. Vous allez lâcher vos armes et vous rendre sans faire d’histoire c’est bien compris? »

Le visage du truand alpha s’était figé sur le regard impassible bien que déformé du garde qui avait prit la parole. Il était grand, et imposait d’un charisme certains, donnant presque envie de se rendre sans faire de vague. Mais bien heureux son les saints d’esprits, les voleurs n’avaient manifestement pas envie de répondre objectivement à cette requête. L’assaillant lâcha son otage en le poussant vers l’arrière, lui faisant heurter de dos un meuble visiblement plein de bouteilles, leur faisant libérer le son caractéristique du verre contre le verre en s’entrechoquant. Il avança de deux pas vers les soldats, presque à portée de bras d’Edern, toujours paisiblement appuyé au bar, lui tournant le dos.

«  Et tu vas faire quoi si je refuse? Et si par exemple je commence à détrousser les voyageurs de passage, les poches pleines? »

Tout en expliquant son action il posa une main peu amicale sur l’épaule du reître. Edern n’avait pas voulu s’en mêler, et il avait réussi jusqu’à ce que son adversaire ne l’y force. Aussi vivement que possible Il empoigna le poignet de son agresseur, libéra l’emprise qu’il avait sur son épaule et passa sous ce bras maîtrisé tout en gardant sa poigne de fer. L’action eu pour effet de faire pivoter le bras, et par extension l’épaule du chef des bandits, guidé par la seconde main d’Edern vers le comptoir. La tête la première il s’encastra la mâchoire sur le bord supérieur, lui faisant cracher du sang et une ou deux dents. Il tomba mollement sur le sol, dans les vapes. Un moment de flottement survint alors pendant quelques secondes, les soldats comme les sbires de la victime tous stupéfait par la rapidité de l’action qui venait de survenir. Mais cet instant passé, les voleurs chargèrent, les soldats aussi bien qu’Edern. Ce dernier ayant prévu l’action d’un de ses ennemis avait saisit la dague qu’il cachait dans sa botte droite et avait paré la lance qui tentait de l’empaler d’un revers désinvolte. Sans tuer sa victime le Vent d’Hiver assena un coup de pommeau sur la tempe, laissant s’écrouler le lancier à ses pieds.

Le combat qui suivit fut alors assez bref, les détrousseurs rapidement maîtrisés à l’aide du combattant anonyme. Ce dernier, une fois les hostilités retombées, reçu les remerciements de la garde de Ferboys en présence.
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 20:29

Les gardes de la ville emportèrent rapidement les brigands qui faisaient des attaques éclaires sur le marché. Ces derniers avaient harcelés quelques marchants et aubergistes du coin avant de déguerpir et s’évanouir dans les rues étroites. C’était un pur hasard qu’ils se trouvaient là ce soir, leur auberge habituelle était fermée pour le moment, l’aubergiste et sa femme étaient malades. En mal d’alcool et de ragoût de serpent, ils avaient donc migrés dans un coin qu’on leur avait conseillé. Thorren aimait bien voir ses hommes en dehors des heures où ils montaient la garde, ça permettait de renforcer les liens et de savoir qu’il pouvait compter sur eux en cas d’échauffourées. Et là, par exemple il en avait eu bien besoin même si l’aide du reître au bar l’avait bien aidé aussi. Ainsi, une fois que ses hommes avaient emportés les fauteurs de trouble il se tourna vers le gaillard en le toisant du regard. Thorren savait qu’on ne le regardait jamais sans vraiment sourciller sous son apparence. Il avait la figure tannée d’homme du sud qui passait tout son temps à l’extérieur, sous le soleil ardent. Une barbe noire comme ses cheveux et ses yeux lui couvrait le visage et ses traits durs et osseux lui creusaient le visage. Il faisait bien un mètre quatre-vingt dix. Il avait grandit dans les rues de Ferboys et s’était engagé dans la garde dès qu’il en avait quinze et assez de bras pour porter une lance et une épée. Il s’était entraîné d’arrache pied et avait défendu la ville pendant des années. Il en avait payé le prix d’une hache léchant son visage en y laissant une marque indélébile qu’il portait avec fierté, remarquant qu’on cherchait moins de crasses à un balafré. Son dos, ses jambes et ses bras portaient aussi les marques de la douleur et de l’effort, mais aucune n’était aussi écoeurante que celle de son visage.

Le gaillard ne semblait pas venir du coin. Il était blanc comme un cul, malgré ses cheveux noirs et aussi drus que les siens, il avait la peau sèche et fade des gens du nord. Il allait certainement se choper des coups de soleil pas possible les premiers jours, il le plaignait pour le coup. Mais même si il n’avait aucune origine Dornienne il savait se battre, c’était indéniable. De plus il n’avait pas franchement du genre hautain ou brigand qui changerait sa loyauté pour une petite somme de pièces trébuchantes. Se lissant sa barbe sous ses doigts il demanda de son timbre profond. « Tu te bats bien mon gars. Tu t’appelles comment et tu viens d’où comme ça ? Tu fais quoi à Ferboys ? Commerce ou juste de passage ? » Il y en avait tellement des gars qui passaient et repartaient aussitôt pour gagner Lancehélion et ensuite ne revenaient plus… En effet, la « capital » avait plus d’atouts mais Ferboys, en tant que lieu de passage obligatoire pour les gens plus au nord avait su tirer profit de la situation. Si Thorren pouvait tirer partit de cette bagarre là, il le ferait aussi. Une ville n’avait jamais assez de gardes après tout. L’arrivée de l’automne annonçant inévitablement l’arrivée de l’hiver, certaines personnes arriverait certainement vers le sud en prévision du temps défavorable dans les terres tempérées. Il s’assit au bar en faisant un signe à ses gars restant qui continuèrent le jeu de dé après avoir redresser la table tombée sous le combat. Il commanda deux coupes de vin de Dorne que l’aubergiste se pressa de leur servir avec les remerciements en prime. « Allez boit que je vois si t’es pas une petite pucelle ! » Etrangement, Thorren ne faisait confiance qu’aux hommes qui savaient boire. Les autres étaient tout le temps trop sobre pour ne pas avoir des idées pas claires derrière la tête.
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