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Il y a des moments où il faut oublier [Libre]

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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
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Journal d'Aaricia
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Message Lun 5 Mar 2012 - 1:23

Il était inutile de dire que la jeune femme n’avait pas eu peur une fois là-bas. Elle avait simplement trop d’égo pour l’avouer. Peut-être aurait-elle réagi autrement si elle n’avait pas eu une deuxième personne à protégé avant elle-même. Oui, c’était un peu déconcertant. Elle ne finirait pas sur les Iles de fer, condamnée à rester enfermé dans cette forteresse. Elle n’avait pas la force de le faire et Dagon n’avait pas le droit de l’enfermer dans cette forteresse humide et froide. Même son élan de protestation devant lui ne changeait rien.

Pyk était toujours aussi désert. Une habitude qui lui venait de toujours voir cette forteresse comme une simple prison. Quand elle revenait il n'était pas la. Pourtant elle espérait toujours le revoir. Quelle idiote elle était. Il avait bien plus qu'elle à se préoccuper, les îles avant tout et après le bébé, elle était certainement le cadet de ses soucis. Bref, elle savait à quoi s’en tenir et ne bronchait pas. De retour sur ses îles alors que le reste de la troupe prenait la direction de Kenning, elle ne remercia pas le Harloi et ne s'excusa pas encore moins d'avoir douter de son intégrité envers elle. S’il y avait bien une personne qui pouvait la voir sur un autre angle c’était bien Sargon. Pour lui, elle n’était qu’une femme de caractère, pour d’autre, elle était la personne la plus fatigante et énervante qui devait exister. Bref, elle avait son coin dans la forteresse de Pyk et cela lui suffisait pour l’instant. Elle saurait faire autrement par la suite.

Elle fut surprise de savoir qu’il était dans la demeure, mais lorsque l’on lui demanda si on devait déranger le Lord, elle refusa dans l’immédiat. Non, il était surement avec Harlon ou encore avec Qalen. Bref, elle n’avait pas envie de le troubler. Elle passa même dans ses appartements au lieu de celui de ceux qu’elle partageait avec la seiche. Aussitôt un bain prit, la jeune fer-née passa au soin des servantes. Elle avait toujours voulu du pouvoir maintenant elle préférait le repousser vainement. Inutile de cacher son ventre désormais. Elle devait garder cette information le plus secret qu'elle le pouvait, elle espérait seulement que personne ne l’ébruiterait. Elle ne voulait pas mal finir. Elle souffrait de la lame qui était passe sur son bras. Elle se laissait faire ne bronchant pas. Une fois les soins minimes faits, elle se retira avant qu’une des domestique qui ne pouvait supporter la dame lance sans effronterie :

Si j'étais vous, j'informerais notre seigneur que. Que vous êtes rentrée.

Faites le donc si cela vous plaît. Il vous enverra balader comme il le fait toujours.

Elle soupira et sortit de ses appartements. Elle n'était pas d’humeur. Comme s’il savait qu’elle ne ferait rien de stupide. Peu importait, si elle était dans la pièce ou pas. . La domestique s'en alla et très loin de vouloir déplaire à son seigneur elle prit la direction de la grande salle ou le Greyjoy se tenait habituellement. Il n’y était pas. Peut-être était-ce devenu une habitude.
La jeune femme reprit ses anciennes habitudes et ne se fit pas apparaitre dans les appartements de la seiche. Elle n’avait pas envie de subir ses sarcasmes et ses méchancetés. Elle était trop fatiguée de les supporter pour le moment. Au terme d’une semaine, elle avait pris le temps de respirer et méditer. Depuis quelques jours, le soleil avait quitté les plages de Pyk, pour réapparaitre quelques jours précédents son retour. Accompagnée de deux hommes de la Seiche d’Or, la jeune Greyjoy avait pris le temps de se rendre sur les plages et respirait le vent marin qui déferlait. Elle soupira et laissa ses pieds se faire asperger par les vagues qui s’abattaient violement sur le rocher. Elle allait être en paix …. Ou presque ….




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Lun 5 Mar 2012 - 6:12

Visenya écoutait, silencieuse, le bruit des vagues se brisant sur les rochers tandis qu'à l'horizon, le soleil orangé se levait peu à peu. Les genoux dans le sable, le dos voûté, les mains posées sur ses cuisses, la tête voûtée, penchée vers le sol, ses yeux d’émeraudes voyaient sans vraiment voir, ses longs cheveux, pour une fois dénoués, tombaient souplement autour de ses hanches, le soleil les illuminaient d'une flamme rousse, indomptable. Le vent soufflait autour d'elle, transportant avec lui du sable qui lui piquait les yeux, mais peu importait, elle était tellement bien là où elle était, tellement tranquille et paisible. Elle en aurait presque prié le Dieu Noyé à vrai dire. La jeune femme releva les yeux vers son boutre, ainsi que celui de son frère, le Baiser du Kraken et la Vierge de Fer, qui étaient échoués sur la plage, attendant de repartir loin de l'Île de Harloi. Puis elle détourna le regard vers Volmark, en haut d'une petite falaise, la demeure semblait presque déchiquetée, comme toutes les demeures des Fer-Nés à vrai dire. Ici, contrairement au continent, il n'y avait rien que la mer et la pierre. Et c'était suffisant, il n'y avait nul besoin d'autre chose. Il suffisait à Visenya de fermer les yeux pour se souvenir, et elle détestait ça, détestait ces souvenirs douloureux qui la hantaient toujours alors qu'elle n'avait aucune raison de s'en rappeler. Elle oubliait bien les hommes qu'elle tuait, elle oubliait le sang qui avait coulé et qui coulerait toujours sur sa lame. Elle oubliait les visages des morts pour garder celui des vivants. Et pourtant, pourtant, elle se rappelait de lui, toujours. Jour après jour, nuit après nuit, c'était un spectre qui ne la quittait jamais. Sa mort était encore trop récente, son cœur saignait encore, et personne ne parlait. Personne ne disait rien. C'était comme si son nom avait été oublié, comme si il n'avait jamais existé. Visenya ne s'attendait pas à le revoir apparaître, un beau matin, comme cela pour la simple raison qu'elle avait toujours été avec lui, à ses côtés, et que désormais, il n'y avait que le vide. Un vide qui ressemblait à un gouffre profond et sombre. Mais elle savait qu'elle finirait par l'oublier, parce que tout le monde finissait par oublier un jour ou l'autre, c'était comme ça. Elle aurait d'autres choses à faire, à penser et il disparaîtrait à jamais, comme il avait disparut dans les flots tumultueux.
Ce qui est mort ne saurait mourir mais se relève à nouveau, plus dur à la peine et plus vigoureux.
Un fin sourire étira ses lèvres sèches. Lui ne se relèverait plus jamais. Il avait combattu jusqu'à la mort, et il devait festoyer à jamais avec le Dieu Noyé, servis par les sirènes. A quoi bon se lamenter alors ? Visenya elle-même continuait à se le demander, mais elle trouvait la réponse. Elle n'était qu'une femme et même si elle était Capitaine elle n'en restait pas moins faible. Comme toutes les femmes. Mais au moins, elle, elle avait appris à se taire lorsqu'on le lui demandait, et elle était allé jusqu'au bout de ses envies, fait ce qu'elle voulait faire. C'était elle qui commandait ses hommes maintenant, et non pas elle qui était sous le joug d'un homme. Le Dieu Noyé l'en préserve. Elle ne souhaitait pas se marier, ni avoir d'enfant. Elle laissait cette tâche à Ralf, ainsi qu'à Etaine. Cela ne plaisait pas à cette dernière mais c'était ainsi, sa jeune sœur n'aurait jamais la chance qu'elle avait eue à moins qu'elle ne meure brusquement mais Visenya comptait encore vivre suffisamment longtemps pour sentir ses articulations la faire souffrir et pour être dans l'incapacité de soulever son épée. L'âge, le temps qui passait, tant de chose inévitable et auxquels il fallait pourtant se résigner car tout cela arrivait, chaque minute qui passait comptant.
Ses hommes arrivèrent finalement et Visenya se releva alors, elle aurait pu aussi bien rester sur le sol à vrai dire car cela ne la grandissait absolument pas. Mais elle était tout de même plus grande que ses hommes tant l'autorité qui s'échappait d'elle était palpable lorsqu'elle était avec eux. D'une voix neutre, qui pourtant ne tolérait aucun refus, elle ordonna à ce que tout le monde rejoigne son poste afin qu'ils soient en mer le plus vite possible. Le soleil était levé désormais et le temps pour voguer était doux. Elle grimpa souplement sur le Baiser du Kraken et prit place aux côtés d'Andrik, son second tandis que peu à peu, le boutre s'éloignait de l'île. Elle avait les vêtements trempés jusqu'à la taille, et les embruns mouillaient le reste. Mais cela ne la gênait pas, elle avait l'habitude du froid qui la mordait toujours, tout comme elle était habituée à respirer l'air salée de la mer et à sentir les roulis sous ses pieds.

« Nous nous rendons à Pyk » fit-elle simplement, prévenant ainsi ses hommes. Ceux-ci ne s'y opposèrent pas, ils savaient qu'elle s'y rendait de plus en plus souvent ces derniers temps. Cela faisait trop longtemps qu'elle avait perdu l'habitude de faire cela, mais, une attaque se préparait et si il y avait du nouveau, alors Visenya préférait être sur place pour le savoir. De plus, à Pyk, il y avait toujours du monde, contrairement à Harloi où il n'y avait que Sargon, lorsqu'il était là. Et puis, un Capitaine avait besoin de garder le contact avec les autres. Et un jour ou l'autre, Visenya envisageait la possibilité de se présenter à la femme de Dagon, Aaricia. Cela ne pouvait pas être mal après tout. Enfin, l'île se dessina à l'horizon, grossissant de minutes et en minutes, s'étendant. Ses hommes avaient l'habitude d'accoster ici même si c'était toujours une chose assez délicate, ils s'en sortirent. La coque du Baiser du Kraken heurta avec un bruit sourd les pierres glissantes, couvertes d'algues et de déjection d'oiseaux marins de toute sorte tandis que Visenya, rapidement, posait un pied à terre. La forteresse des Greyjoy se dressait, imposante devant elle, ne lui donnait aucune envie de s'y aventurer pour l'instant.
Il existait plusieurs plages à proximité, et la jeune femme décida d'y faire un tour. Rapidement, juste le temps de se mettre les idées en place. Le vent soufflait toujours, fouettant ses cheveux. Elle ne trouvait pas cela désagréable, bien au contraire, elle aimait sentir le vent sur sa peau, au même titre que l'eau. Et elle aimait écouter aussi. Une autre femme se trouvait également sur la plage, les pieds dans l'eau. Ses longs cheveux blonds volaient également avec le vent et son identité, pour Visenya, ne faisait nul doute tant elle avait entendu la beauté de la jeune femme louée par des guerriers la plupart du temps ivre. Mais sa beauté, du moins, ce qu'elle voyait d'elle, n'était pas fausse. Mais cela n'intéressait pas Visenya, l'extérieur n'était qu'apparence. Doucement elle s'approcha, faisant tout de même assez de bruit pour signaler sa présence, et finalement, la main posée sur son épée, fit simplement :

« Vous êtes lady Aaricia Greyjoy ? » Le lady lui brûla presque la gorge tant il fut insupportable pour elle de le prononcer. La jeune femme avait beau être l'épouse du seigneur des Îles, Visenya ne la considérait pas comme sa supérieure, mais comme son égale. Et si elle voulait son respect ou son admiration, elle devrait faire comme tout le monde, la gagner par ses paroles ou ses actions.
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Aaricia Greyjoy
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Message Lun 5 Mar 2012 - 19:36

La jeune femme des iles de fer avait son coin pour méditer, même si Dagon devait espérer qu’un malfrat s’en prenne à elle un jour ou l’autre. Au moins, elle avait eu la brillante d’avoir quelques gardes, mais la n’était pas la question d’être en sécurité puisque la jeune femme savait très bien qu’elle savait se défendre par elle-même. Elle ne préférait pas se faire sermonner par son mari. Elle était de mauvais caractère à la base, mais elle dans son état, valait mieux éviter qu’elle force les choses. Elle allait provoquer une catastrophe, un jour et elle en était plus ou moins fière. Enfin cela dépendait qui allait être la pauvre victime.

Le « lady » lui glaça les veines. Elle détestait ce nom et surtout cette appellation. Le Lady lui sied mieux lorsqu’elle était à Cormartel. Quand elle n’avait personne sur son territoire, quand on lui vouait le respect, mais elle l’usait toujours avec les hommes. Il n’y en avait eu qu’un seul dont la formalité ne s’était pas appliquée et il se risquait à vouloir la torturer par ses regards. Elle détestait ce titre et pour certain elle ne l’était que parce que Dagon le voulait autrement et lorsqu’elle était en dehors du château, elle n'était qu’Aaricia Greyjoy. Elle était peut-être la femme de la seiche, mais cela ne changeait pas plus son statut. Sargon lui donnait du Lady lorsqu’ils étaient devant d'autre seigneur des Iles et encore. Sinon il le lui en donnait avec son ironie habituelle, que la jeune femme de la Seiche par-dessus tout.

Elle laissa le silence planer quelques minutes. Que lui voulait-on, elle avait toujours cette phrase sur le bout de la langue voulait leur dire explicitement que s’il cherchait la seiche il était à Pyk. L’atmosphère était invivable depuis son retour. Bon sang qu’elle avait envie de meurtre et il lui était inutile de garder cette envie. Même Zachery ne venait pas la voir. Ce petit bonhomme qu’elle adorait tant quand la seiche voulait l'ignorer. Avait-elle oublié qu’il grandissait aussi vite que le temps passait. S'autorisant à répondre, elle prit une grande respiration et déclara avec douceur mais il y avait toujours cette fermeté qui existait avec elle :

Lady et encore … Pourquoi le dire si vous n’en pensez pas une syllabe de ce mot. Au même titre, je ne ressemble en rien à ces Lady des contrées vertes et que le Dieu Noyé me préserve de leur ressembler. Ce n’est pas mon mariage à la Seiche d'Or qui m’en donne autant le droit de vouloir poser ce titre près de mon nom.

Une entrée en matière un peu sec, mais elle saurait se faire pardonner pour l’instant, elle savait qu’il y avait peu de gens qui l’aimait. Elle n’était pas là pour se faire aimer non plus. Elle était égale à toutes femmes et les capitaines. Elle n’avait jamais eu vraiment d'ami, sauf peut-être chez les hommes. Elle sentait parfois une animosité chez les femmes, mais rien de plus. Elle était comme tout le monde sur cette ile. Il n’y avait que le nom qui la précédait. Elle ne s’en souciait peu. Elle se fichait bien qu’on l’aime ou que l’on ne l’aime pas. Elle n’allait pas le pleurer sur tous les toits.

Délaissant à contrecœur sa douce mer, elle se releva pour faire face à la jeune femme. De son accoutrement, elle pouvait facilement parier qu’elle était capitaine. Comme elle aurait échangé son ventre pour retourner en mer. Malheureusement, elle n’allait certainement pas participer. Dagon devait trop craindre pour la vie de son fils. Maintenant qu’elle ne faisait plus son idiote.

À qui ai-je affaire ?

Son ton avait encore changé. Sa voix était plus familière, comme si elles se connaissaient depuis toujours. La Bonfrère n’était pas une femme hostile, tant que l’on ne jouait pas dans ses plates bandes. La première qui osait, risquait gros.

La femme qu’elle voyait devant elle, elle la reconnaissait. Ce visage, ce caractère et cette voix ne lui était pas étrangère. Elle venait souvent à Pyk, du moins, elle l’avait entrevue quelques fois. Rien de très important. Elle avait peut-être croisé un couloir avec elle, mais elle ne connaissait pas son nom. Elle devait faire partie de ceux que son mari ne cessait de citer, pour faire siffler ses oreilles. Il aimait bien les femmes de caractères, sauf elle… Elle était plus demandant.




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Message Mar 6 Mar 2012 - 17:55

La jeune femme laissa le silence planer quelques minutes, avant de répondre qu'elle n'en était pas une. C'était vrai la plupart du temps le lady était pour désigner les femmes nobles du continent, comme sa mère par exemple, mais Visenya ne savait pas comment appeler la jeune femme. Elle haussa légèrement les épaules, au moins maintenant, elle saurait qu'il ne fallait pas l'appeler ainsi. C'était mieux à vrai dire, car Visenya détestait également ce qualificatif. Un continental l'avait appelé ainsi lorsqu'il avait reconnu le léviathan des Volmark, à Houëttlord la demeure de ses cousins, peut-être était-ce l'un de ses cousins à vrai dire qui l'avait appelé ainsi, et la jeune femme s'était sentie insultée. Aaricia Greyjoy avait été un peu sèche mais Visenya ne s'en formalisait pas, c'était une Fer-Née après tout, et certaines femmes étaient aussi dures que les hommes. Ils avaient tous été élevé sur des pierres, près de la mer après tout, sous l'air salé. Elle se releva et lui fit face. Visenya se sentit toisée, mais sans doute la jeune femme regardait ses vêtements, devinant sa condition de capitaine. Finalement elle lui demanda à qui elle avait affaire d'un ton qui lui sembla plus familier.

« Je suis Visenya Volmark, Capitaine du Baiser du Kraken. » répliqua t-elle d'une voix neutre en fixant la Bonfrère dans les yeux, se demandant si elle était de la même famille qu'Elyn. Elle n'avait jamais rencontrée cette dernière non plus mais Sargon lui en avait parlé disant qu'il s'était alliée à elle ou quelque chose du genre, les paroles exactes ne lui restaient pas souvent en mémoire sauf lorsque c'était vraiment important. Durant quelques minutes elle resta là, sans ciller, silencieuse, finalement elle détourna son regard vers la mer avant de le reposer sur Aaricia. « Je suis venue ici pour me « présenter » et également pour voir à quoi vous rassemblez. » Savoir à quoi ressemblait l'épouse du seigneur des Îles de Fer était toujours une bonne chose à vrai dire, et Visenya ne cachait pas cela, elle était une Fer-Née, franche, et elle n'avait pas peur des réactions engendrées par ses paroles. Elle réglait la plupart des problèmes avec sa lame de toute manière. Elle se recula légèrement, ses bottes s'enfonçant dans le sable qu'elle devinait froid. Elle voyait bien qu'elle avait dérangée la jeune femme mais elle n'avait aucune envie de s'excuser, à vrai dire elle ne s'excusait jamais, même quand elle avait tort, c'était cela qu'elle avait dit et répété à Lysena Salfalaise la dernière fois qu'elle était venue à Pyk. Elle l'aimait bien à vrai dire, même si elle ressemblait plus à une femme-sel qu'à une Fer-Née, elle n'en était pas une et pour cela, elle la considérait différemment. Elle savait également que beaucoup de Fer-Nés étaient allés à Pyk histoire d’apercevoir la nouvelle épouse de Dagon histoire de la juger ou de voir si elle était aussi belle qu'on le disait. Elle fronça légèrement les sourcils. Comment la surnommait-on avant son mariage ? Visenya ne s'en rappelait plus vraiment, la vierge de quelque chose. A vrai dire, elle ne s'était jamais intéressée à ce qu'il se passait en dehors de Harloi, sauf peut-être à Pyk et également sur Vieux Wyk puisque la demeure de ses cousins, les Timbal, s'y trouvaient. Enfin, désormais, il y avait uniquement le vieux lord ainsi que Taya, son épouse et sa tante puisque Harald était mort. Décidément, ces temps-ci étaient dur pour les Volmark. Viserys était mort en premier, puis ça avait été au tour de sa grand-mère, et ensuite, c'était à Harald. La mort de sa grand-mère, tout comme celle de Harald ne l'avait guère touchée car sa grand-mère était une vieille femme qui passait son temps enfermée au sommet de l'une des tours du château, quand à Harald, eh bien elle l'avait vu trop peu souvent pour parvenir à l'apprécier.

« Mais si ma présence vous gêne, je peux toujours m'en aller. » ajouta t-elle finalement. Car après tout, elle avait affaire à Pyk, et même si elle y était, ce n'était pas en restant devant Aaricia Greyjoy qu'elle allait faire avancer les choses. Elle pouvait reporter cela à un autre jour à vrai dire, ce n'était pas vraiment pressé, mais il y avait certains capitaines qu'elle avait besoin de voir et également quelques Fer-Nés qu'elle appréciait. Elle venait souvent avant, mais avant, elle ne venait pas que pour eux, mais également pour Dagon Greyjoy. Avant son second mariage. Un air indifférent se peignit alors sur son visage. Elle était prête à s'en aller à vrai dire, mais Aaricia devrait faire attention à sa manière de le dire, Visenya se vexait assez facilement et avoir d'autres Fer-Nés à dos, même pour l'épouse du seigneur des Îles de Fer, ce n'était jamais bon. Puis elle retourna son regard d'émeraude vers la mer. Elle aimait également cela, le fait de ne jamais voir ce qu'il y avait à l'horizon, car cela laissait la possibilité à beaucoup de découvertes. Et elle aimait ça, les découvertes. Elle reposa son regard sur la jeune femme, attendant une quelconque réponse. Elle détestait les silences, cela lui rappelait trop des souvenirs qu'elle voulait à tout prix oublier et qui lui restait en mémoire, malgré elle.
Visenya poussa ensuite un bref soupir, repensant soudainement à son frère aîné. Elle avait vu son boutre, près du sien sur la plage de Volmark et pourtant il n'y avait aucune trace de lui, ni d'aucun de ses hommes à Volmark, ni dans les petits villages environnants. C'était un mystère qui lui faudrait résoudre dès son retour chez elle, à moins qu'elle ne décide de ne pas rentrer et d'aller faire un tour sur le continent, d'y rester une nuit et attaquer le lendemain. L'idée était plaisante, infiniment et une lueur s'alluma dans ses yeux. Soudainement elle se rappela la présence d'Aaricia et leva les yeux vers elle, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres. La Vierge de Grand Wyk.. Voilà comment on l'avait surnommé avant parce qu'elle n'était pas mariée. C'était un point qu'elles avaient eu en commun alors.
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Aaricia Greyjoy
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 5:08

Elle sentait ses cheveux lui caresser le cou. Le vent se levait. Remarque inutile selon la jeune Greyjoy. Elle avait les frissons pleins la peau. Elle devenait réticente à Visenya, mais d’un autre coté, elle l’enviait. Elle avait dit les mots qu’elle ne voulait plus entendre pour le moment. Elle aussi l’avait été, mais elle avait défié la mer et les rochers. Elle se souvenait encore de voir son boutre ramené et presque sombré dans une partie des Iles de fer. Elle revoyait encore ce mauvais moment. Oui, si elle n’avait pas joué avec le feu cette fois la, elle aurait encore une chance. Tout le monde savait que dans un accès de rage, elle avait fait brûler son boutre et tout le monde semblait vouloir le lui rappeler d’une manière ou d’une autre. Elle avait compris le message … Elle revoyait encore Harlon Le Rouge lui faire la morale. Elle finissait toujours par abandonner espérant rester dans les bonnes grâces du prêtre du Dieu Noyé. Elle se retrouvait ainsi avec des dilemmes qu’elle devait gérer. Elle pouvait aimer et haïr Dagon …

Fait qui n’était pas méconnu sur les iles. Presque tous connaissaient les guerres que les deux fer-nés arrivaient à déclencher quand ils le voulaient vraiment. Aaricia avait pour habitude de tenir sa place que lorsque l’on ne l’a rabaissait pas ou qu’on ne la provoquait pas. Autrement, elle était une épouse quasi-idéale. Elle avait de la suite dans les idées et faisaient tout pour ne pas étouffer un homme. Pourtant, elle était certaine que tout le monde ébruitait les guerres qu’elle déclenchait dans la maison de la seiche. C’était bien malgré elle. Elle état habituée et pourtant, elle ne faisait rien pour aider la cause. Dagon finissait surement par se dire qu’elle adorait le danger choses que ses frères et certainement Sargon approuveraient. Enfin, elle ne le détestait pas pour autant, seulement son égo très et magistralement surdimensionné.

Volmark … Le nom ne lui était pas inconnu, mais elle savait que ce visage elle le connaissait. Aaricia avait beau connaitre plusieurs capitaines, s’il fallait qu’elle les reconnaisse tous avec leur boutre, elle aurait le crane qui exploserait. Déjà Cormartel en comptait au moins quarante si ce n’était pas plus. Enfin, on les reconnaissait simplement par leur accoutrement. Elle était décidée à ne pas jouer les désagréables. Dagon ne lui pardonnait jamais quand elle s’en prenait aux autres en les défiant. De plus, elle avait tendance à apprendre de ses adversaires avant de les provoquer. Sargon était l’exception, mais le pauvre serait toujours une exception avec la vivifiante Aaricia. Regardant la jeune femme elle lui offrit un sourire. Elle se demandait encore combien de boutres n’étaient pas rentré sur l’Ile de Grand Wyk.

Visenya Volmark … j’ai entendu parler de vous. Enfin, par ceux que vous avez croisés à Pyk. Je suis anciennement capitaine de la Flotte de fer à la différence que l’on me connait davantage par les mauvaises grâces.


Pour la jeune fer-née, elle traitait d’égale à égale, la capitaine du baiser du Kraken. C’était une manière peu commune de lui dire qu’elle ne jouait aucunement à lui être supérieure. Ce n’était pas son genre. Seulement qu’à la différence de Visenya, elle n’avait pas beaucoup de commentaire chaleureux sur son compte. Une habitude qu’elle avait de s’attirer les mauvaises aura. Ne parlons ici que lorsqu’elle faisait partie de la flotte de fer, car en devenant la femme de la seiche les racontars s’étaient multipliés et Aaricia n’attirait pas les commentaires les plus gracieux, avec son sale caractère.

Heureusement, elle ne pouvait pas rivaliser avec les meilleurs boutres, donc elle profitait de la chance qu’on la connaissait seulement parce qu’elle était la femme la plus exécrable des Iles ou parce qu’elle avait marié le seigneur des Iles de Fer. Tout aurait été différent avec un autre mari. Elle ne croyait pas qu’elle allait vivre longtemps une fois mariée. Presque tous les seigneurs venaient à Pyk pour voir à quoi elle ressemblait. Comment elle était. Les rumeurs sont-elle vraies? Elle ressemblait à un animal de foire que l’on venait voir pour s’assurer comment elle était. Elle trouvait cela agaçant. Elle détestait cela, à vrai dire. Déjà la plupart des seigneurs l’avaient fait, elle n’était plus étonnée. Maintenant qu’elle était la femme de Dagon Greyjoy, elle recevait ce genre de remarque seulement parce que le Seigneur des iles c'était remarié. Sinon elle ne comptait pas plus que cela.

Bref, elle n’avait pas la force de provoqué personne en cette journée de soleil. Elle avait la paix et ne se sentait pas terrassé par le tracas de son rôle. Elle ne servait pas à grand-chose, mais elle s’évitait cette discussion avec elle-même. Elle provoquait des silences que la fer-né détestait par-dessus tout. Elle n’aimait pas être regardée, enfin cela dépendait venant de qui et comment. Dagon avait bien le droit de faire ce qui lui plaisait. Les autres, elle prenait garde à leurs yeux. Surtout le Harloi qui avait tendance à trop la rapprocher. Il aimait bien trop provoqué des sentiments contradictoires chez la jeune femme de la seiche. Il s’en amusait même assez bien.

Même si au fond de tout, je reste comme vous tous, mais vous semblez tous avoir le même réflexe. Suis-je si repoussante que je terrorise tout le monde, ou c’est les histoires sur mon compte qui vous peur de rester en ma compagnie.

Elle ne voulait pas provoquer les choses, et elle ne savait pas pourquoi elle posait cette question à cette femme qu’elle connaissait à peine pour ne pas dire qu'elle ne la connaissait pas du tout… Oui, elle était quelqu’un qu’on évitait de rencontré si on pouvait. Elle créait des catastrophes assez facilement, mais tous les gens avaient tendances à vouloir s’éclipser quand ils voyaient la bête. Il n’y avait aucune attaque contre la jeune capitaine qu’elle enviait dans l’instant présent. Elle avait marché en direction des rochers. Elle sentait le sable entre ses orteils. Les petits cailloux lui meurtrissaient la voute plantaire, mais elle n’en avait rien à faire. Visenya semblait aussi lunatique qu’elle a regardé au loin comme si on attendait que quelques choses arrivent. Brisant le silence et espérant trouver plus une alliée qu’une ennemie, elle demanda :

Je suis certaine et même sure qu’autre chose de plus intéressant que la dame des iles de fer, vous amène à Pyk, n’est-ce pas?

Elle lui avait souri. Les titres étaient si ironiques, qu’elle le faisait toujours sentir quand elle parlait avec une autre personne.








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Message Sam 10 Mar 2012 - 20:20

Visenya fixait Aaricia dans les yeux, aucune lueur de respect ni de mépris ne brillait dans son regard, elle se considérait comme l'égale de la « reine » des Îles de Fer. Malgré tout elle faisait attention à ce qu'elle allait dire car il lui suffisait d'une seule parole mal interprétée pour se mettre dans une situation délicate et se brouiller avec d'autres Fer-Nés n'étaient pas l'objectif de Visenya. Elle ne se souciait pas des personnes qu'elle ne connaissait pas mais elle n'allait pas chercher les ennuis, même si il était vrai qu'elle était habile à les résoudre. Pas par ses paroles non, à vrai dire, Visenya n'était bonne qu'à donner des ordres, car lorsqu'il fallait s'exprimer, à part pour parler d'une attaque future ou stratégie, elle était assez mauvaise oratrice, même si parfois, elle arrivait à être éloquente. C'était assez rare, presque miraculeux. Elle parlait avec sa lame. Et la plupart du temps c'était douloureux, si ce n'était mortel lorsque cela concernait les continentaux.
La jeune femme lui dit alors qu'elle était une ancienne capitaine de la Flotte de Fer. Relevant les yeux, Visenya ne put s'empêcher d'être surprise. Elle l'ignorait. En même temps elle n'avait jamais chercher à savoir quoi que ce soit à propos d'Aaricia. Elle était également surprise que la jeune femme ai déjà entendu parler d'elle. Cela à vrai dire, n'aurait du pas l'étonner à vrai dire, mais la plupart du temps, si les gens avaient entendu parler de la Maison Volmark, ils ne connaissaient pas leurs membres, ou du moins pas les enfants de l'actuel Lord. De part son mariage, Aaricia avait donc du abandonner son boutre ou quelque chose du genre, parce que devenir l'épouse de Dagon Greyjoy signifiait beaucoup, et une femme mariée à au seigneur des Îles ne pouvait être Capitaine. Voilà pourquoi Visenya refusait le mariage, parce qu'elle savait que le jour où elle se marierait, alors, ce jour-là elle serait obligée d'abandonner le Baiser du Kraken et elle s'y refusait. Son boutre comptait plus que sa propre vie, si il coulait, alors elle était prête à couler avec lui, mais jamais, jamais elle ne le laisserait. Surtout si c'était pour se marier. Déjà qu'elle ne s'aimait qu'elle, elle ne supporterait jamais d'être sous le contrôle d'un seul homme. Et à vrai dire, elle ne le serait jamais. Son père savait que sa fille avait choisi son destin et traçait seule sa voie, et jamais personne ne se mettrait dans son chemin sans en subir les conséquences. Puis une nouvelle fois Aaricia parla. Elle restait comme les autres, oui, elle n'était pas différente, elle avait juste épousé leur seigneur à tous. C'était uniquement cela. Mais Visenya pouvait comprendre que cela lui pesait de devoir affronter tous ces regards sans arrêt posé sur elle, c'était vrai après tout, tout le monde voulait voir à quoi ressemblait la jeune femme, et même Visenya. Mais à vrai dire, elle avait plutôt voulu se faire connaître d'Aaricia. Mais contrairement à ce qu'elle pensait, elle n'avait pas peur de rester en sa compagnie, et quand aux histoires que l'on racontait sur la jeune femme, Visenya ne les avait vraisemblablement pas écoutées puisqu'elle ne savait absolument pas ce qu'il se disait sur elle mise à part sa beauté bien sûr. Lorsque la blonde se remet en marche, Visenya lui emboîta le pas. Tout était silencieux, seul les vagues qui se brisaient sur la plage et sur les rochers venait brisait l'atmosphère muette. Puis Aaricia lui demanda ce qui l'amenait réellement à Pyk. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres avant de disparaître rapidement tandis qu'elle répliquait :

« Eh bien pour tout dire, je suis venue ici dans l'espoir de me présenter enfin à vous histoire que de nous connaître, du moins de vue. Ensuite, j'ai affaire avec d'autres Capitaines, qui sont certainement présent ici, et venir ici est le meilleur moyen pour en rencontrer. J'imagine que vous êtes au courant de ce que projette D... votre époux. » elle se mordit la langue en se maudissant. Si elle avait arrêté de venir ici plus souvent, c'était parce qu'il s'était marié à Aaricia, et à vrai dire, Visenya n'était nullement jalouse de la jeune femme, au contraire, elle savait de quoi il était capable et il avait du la pousser à bout, comme il l'avait fait avec elle. Simplement tout était fini et elle préférait ne pas s'interposer, cela aurait pu mal être interpréter. Quand à ce que projetait le seigneur des Îles de Fer, Aaricia devait certainement être au courant. L'attaque sur le Nord. Sargon lui en avait brièvement parler en lui proposant de se joindre à lui dans une razzia plus importe que d'habitude, avec Elyn Bonfrère, la Capitaine de la Veuve Noire. Puis de nouveau elle se mura dans le silence. Elle n'aimait pas vraiment parler pour ne rien dire. Mais parfois il fallait se forcer.

« En tout cas, vous êtes une vraie Fer-Née et je suis contente que Dagon Greyjoy vous aie prise pour épouse. » fit-elle ensuite. Elle avait eu raison de dire qu'elle était comme les autres Fer-Nés, comme tous étaient égaux, tous étaient des Fer-Nés. A vrai dire, Visenya considérait même Lysena comme une Fer-Née même si elle avait plus le profil des femmes-sels. Son sang, sa famille, ne lui permettait pas de la mépriser même si elle était beaucoup trop gentille et agréable pour une Fer-Née, Visenya ne perdait pas l'idée de l'endurcir un peu. De plus, les compliments venant de Visenya étaient extrêmement rares, et même si Visenya n'était pas sûre qu'Aaricia aime entendre parler de son mariage, le fait qu'elle ait dit qu'elle la considérait comme une vraie Fer-Née suffirait sans doute à excuser la deuxième partie de sa phrase, et puis, elle n'était pas une lady, elle n'avait été bien élevée, elle n'avait pas appris à contrôler tous ses mouvements et toutes ses paroles. Elle disait ce qu'elle pensait, lorsqu'elle en avait envie, franchement, durement. Parce que c'était ainsi et que cela serait toujours comme cela. Jamais elle ne changerait.
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Aaricia Greyjoy
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Message Mer 14 Mar 2012 - 3:08

Elle avait encore mal à son épaule. Le soleil ne la réchauffait pas comme à l’habitude. La mer était agitée et Pyk aussi. Elle n’avait jamais vu les Iles de son époux autant bondé. Elle arrivait à se fondre dans la masse, mais elle ne passait pas inaperçue. Le Lord Greyjoy allait avoir un héritier. Surtout qu’il était devenu impossible de le cacher maintenant. Elle arrivait à le faire lors des entrainements, mais elle avait peur, mais ne pouvait pas le montrer à Dagon qui était toujours aussi sur. Il ne faiblissait pas. Puis, il y avait Lysena. La pauvre devait la supporter trop souvent les temps derniers. La jeune Salfalaise faisait de son mieux, et Aaricia évitait de la faire trainer dans les pattes de son mari. Surtout qu’il y avait un peu trop de capitaine dans la forteresse du vieux Lord.

Intérieurement, elle savait que la jeune femme n’avait rien à faire d'elle. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle n’avait jamais rien fait pour se faire aimer. Elle le savait parfaitement. Elle était même surprise pouvoir partagé le cœur de la Seiche avec son fils Batard. Elle avait un cœur, seulement pour Dagon, mais elle ne devait en aucun cas le dire ou le montrer en dehors des appartements du Fils du Vent. Elle ne serait pas de la partie, puisque Dagon tenait à être de la partie cette fois. Il aurait surement voulu jubiler à voir la Flotte Lannister flamber sous leurs yeux. Elle n’avait pas suivi la troupe. On l’avait vite renvoyé sur ses iles. Elle n’était pas habituée de voir son époux de bonne humeur et encore moins, depuis qu’elle lui avait confirmé la disparition du Timbal.

Elle enviait Visenya, plus que la fer-née devait le penser. Elle avait envie de grimacer. Sa main était encore douloureuse, mais elle avait l’impression que depuis son retour on l’évitait par- dessus tout. Oui, elle était inutile présentement. Elle n’avait pas sa place. Sa place était à Pyke, selon Harlon et tous les hommes de Dagon pensaient ainsi. Heureusement, elle arrivait à user de ses charmes pour convaincre la seiche de la laisser participer. Elle s’attirait les foudres de Harlon, mais elle n’avait cure du prêtre. L’enfant tenait bon, elle n’était pas malade de son escapade dans l’Ouest. Aaricia s’amusait et s'amuserait encore. Comme si son passé l’avait rappelé.

Aaricia éclata de rire intérieurement avant de se reprendre en souriant. La pauvre, elle n’en avait rien à faire qu’elle l’appelle par son prénom. Depuis qu’elle était mariée et que la Seiche ne vivait plus paisiblement, personne n’osait dire son nom devant elle, comme si elle allait les réprimander comme des enfants, elle avait mieux à faire. La situation était plus ou moins amusante. Tout le monde craignait de dire son nom, alors qu’elle n’en avait rien vraiment à faire. Bref, elle ne tarderait pas à tarder de dire ce qu’elle pensait. Aaricia détestait que l’on ne dise pas les choses par ce qu’elles étaient. Dagon restait son mari que parce qu’il avait voulu la marier.

Rien ne vous empêche de l’appeler par son nom comme avant. Ne vous inquiétez pas j’en ai l’habitude. Je vous connais, mais vous ne me connaissez pas. Oui, Dagon prépare un raid sur les cotes du Nord. Après Salvermer et les Flammes de la Flotte des Lannister rien ne l’arrêtera, mais votre présence signifie certainement que vous serez présente parmi nous.


Dagon n’allait pas laisser son amusement ternir. Il aimait provoquer les Dragons de Westeros. Ils étaient bien impuissants pour des bêtes légendaires. Ils n’arrivaient pas à arrêter Lord Ravage. Les fer-nés la faisaient rire encore plus. Ils n’osaient pas dire Dagon. Elle n’allait pas leur sauter au cou. Bref, elle n’allait pas entrer sur le sujet. Elle connaissait beaucoup mieux les Iles de fer. Bizarrement, quand vous étiez la femme du Lord des Iles de fer, vous connaissiez presque tous les seigneurs et les femmes qui faisaient parti de son cercle. Aaricia n’était pas la femme que l’on aimait simplement pour faire plaisir à la seiche. Elle en avait même assez de cette hypocrisie. Il l’avait choisi et encore, elle voulait tout faire pour ne pas le supporter quand ils se criaient l’un sur l’autre.

Je … Merci. Vous êtes certainement la seule qui voit cela de cette œil. Je suis une Fer-née comme les autres. Je ne suis ni votre supérieur, ni inférieur à vous. Même étant marié au Greyjoy, cela n’affecte en rien ce que je suis. La seule différence c’est que je vous envie plus que vous enviez ma position dans l’immédiat.

Elle eut un léger sourire mélancolique. Oui, Visenya était encore libre elle. Aaricia avait … voyons comment disait Harlon. Des « devoirs » à remplir en tant que femme roc du Seigneur. Ce prêtre prenait toujours le parti de la seiche. Il n’aimait pas Aaricia et ce sentiment était quelques peu réciproque. Elle montrait peut-être un peu trop d’attention envers son mari, mais c’était quelques peu naturels pour elle. Elle n’oserait jamais détourner son mari de sa quête…

Elle n'était pas hostile et ne montrait pas de haine envers la jeune femme. Elle ne la méprisait certainement pas. Surtout que d’un coté, elle n’avait pas tort. Visenya avait beaucoup plus que la jeune femme des cornes Bonfrère. Elle pouvait vive librement sur les mers alors que la jeune épouse du Lord, allait avoir un enfant et s’accablait d’un tel fardeau. Ce petit monstre ne tarderait pas à montrer le bout de son nez et encore une fois, elle n’allait pas être le chouchou. C'était assez ironique malgré tout.

Connaissez-vous vraiment Dagon Greyjoy? Je veux dire bien avant maintenant.

La question pouvait sembler bizarre. La jeune femme savait que d’une manière ou autre, on était lié à la seiche un jour où l’autre. Elle-même n’avait jamais prévu de finir ainsi. Elle n’était qu’une simple fer-née comme toute les autres. Pourquoi elle … il y avait beaucoup mieux en termes de caractère. Elle ne faisait pas exception, mais elle n’avait jamais aimé cet homme qui était son seigneur, mais elle n’avait jamais vu la perspective de finir comme sa femme-roc. Pourtant, il en était ainsi.





« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Sam 2 Juin 2012 - 20:25

Attentivement, le Capitaine du Baiser du Kraken écouta en silence les réponses de la Greyjoy. Un éclair légèrement méprisant passa dans ses yeux tandis qu'Aaricia la remerciait. Un mot que Visenya ne prononçait jamais. Dire merci. Cela ne servait à rien. De plus, Visenya ne l'avait pas complimentée, elle s'était contenté de dire la vérité. Il n'y avait pas de quoi être fier. Quand à la dernière question que lui posa la Dame des Îles de Fer, Visenya fixa lastupidement l'espace d'un instant. Elle? Parler? L'idée la fit sourire tandis qu'elle se refermait sur elle-même. Parler? Non. C'était se dévoiler, et c'était s'affaiblir. Et la jeune femme n'avait pas envie de faire les deux. De plus, elle était à la limite de lancer à Aaricia que cela ne la regardait pas. Et elle l'aurait fait à vrai dire, si elle ne s'était pas rappellée qui elle était. Une Greyjoy. Par alliance mais quand même. Visenya ne la craignait pas elle, elle craignait son époux. Les doigts de la jeune femme glissèrent sur son épée qu'elle serra légèrement. Partir.

« Je le connais, oui. » Une simple phrase. Dite d'un ton neutre, presque froid. La mer se brise contre les rochers tandis que Visenya détourne le regard. Que dire de plus? Rien. Elle n'a rien à ajouter, et rien à faire ici. Elle laissa glisser son regard sur Aaricia. Oui, c'était sûr, elle comprenait pourquoi Dagon l'avait épousée même si pour l'instant, elle ne savait pas trop quoi penser d'elle. Même si au fond elle trouvait cela profondément dérangeant d'être mariée à un homme qui a tout contrôle ou presque sur une femme -même si Aaricia affirmait rester la même qu'avant-. Voilà pourquoi Visenya n'était pas mariée alors qu'elle avait vingt-six ans désormais. Cela ne la dérangeait pas, elle préférait vivre et mourir libre plutôt que d'être destinée à mettre au monde des enfants -chose à laquelle elle ne préférait même pas penser-, elle, les enfants, elle ne les supportait pas, ou du moins, du moment qu'il ne la gênait pas. Il n'y avait rien de plus agaçant que d'entendre leurs cris incessants, Visenya préférait écouter le bruit de la mer plutôt que les pleurs d'un enfant. D'ailleurs, elle avait toujours détesté voir et lire les sentiments sur le visage des personnes qu'elle regardait, cela l'avait toujours non pas gênée, mais fatiguée. Elle était égoïste, elle ne s'intéressait pas aux autres, ou du moins, pas à ceux qui ne méritait pas son attention. La jeune femme parlait uniquement avec ses marins, c'était tout, histoire de s'assurer de garder leur fidélité. Elle connaissait le nom de leurs femmes, et parfois même celui de leurs gosses, des futurs marins comme leurs pères pour la plupart, mais ça n'était guère étonnant, sur les Îles, il n'y avait pas beaucoup de choix.

« Dire que j'ai été ravie de vous rencontrer serait un mensonge. Mais j'espère avoir l'occasion de vous revoir. Vous êtes plutôt intéressante. » Un sourire presque arrogant sur les lèvres, la jeune femme salua Aaricia et lui tourna le dos en retournant vers son boutre. La dernière question d'Aaricia l'avait laissée perplexe et lui avait fait sentir que le chemin devenait légèrement glissant, surtout que Visenya avait horreur de parler du passé, cela l'insupportait, lui rappelait trop de chose désagréable, ou agréable, mais perdue, donc cela revenait au même: désagréable puisque jamais elles ne reviendraient. Avec un soupir, elle remarqua que son second la regardait venir, curieux de la voir revenue si tôt. Mais elle avait affaire à l'intérieur, et elle ne comptait pas passer son temps à l'extérieur, au bord de la mer. Visenya préférait se concentrer sur les choses à venir, car l'avenir était plein de promesses et même si elle n'était pas du genre à s'enthousiasmer facilement, elle ne pouvait guère imaginer cela autrement. Son futur serait fait d'autres raids, pillages pendant lesquels elle s'enrichierait, elle se battrait toujours, commanderait toujours le Baiser du Kraken, alors, tout irait bien tant qu'elle garderait cela.
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