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Un sourire ensoleillé dornien peut chasser les nuages dans un coeur orageux

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Message Lun 5 Mar 2012 - 1:07

Il patientait doucement, devant le point de rendez-vous qu'elle lui avait donné. Il regardait le ciel, légèrement clair, même s'il avait cette teinte un peu grise, qui ne pouvait vraiment pas du tout informer sur le fait qu'il risquait de pleuvoir ou non. C'était l'un ou l'autre et l'ignorance était Reine. Il se retourna, alors qu'il était assit sur le bord d'un énorme tonneau, puis admira la bâtisse. Il ne connaissait pas vraiment le Bief, et il ne cessait de douter : était-il au bon endroit ? Il aurait été plus qu'en colère envers lui même de rater la jeune femme, parce qu'il n'était qu'un inculte de cette région. Il agitait doucement un maigre bouquet, confectionné par une enfant, qui les vendait, au bord même d'une route, n'ayant aucun endroit où les exposer, aidant sa maman. Elle arrivait vers les gens, sautillant sur ses petits pieds, agitant ses petits bouquets de belles fleurs sauvages, choisi avec précaution, le tout relié par un brin de foin, et demandait une vulgaire petite pièce, contre cela. Non loin, appuyé contre une maisonnée, à l'ombre d'un porche, sa mère qui attendait que la journée passe, son panier débordant de pétales de toutes les couleurs, et composant ses petits produits. Duncan ne put résister au charme de la jeune fille. "Il y a bien une dame qui en voudrait, où une maison à décorer 'seur !"

Il sourit, lui ébouriffant les cheveux, puis lui prit doucement le bouquet, avant de lui donner le double du prix que cela coutait. Il ne savait pas vraiment pour quelle raison, il l'avait acheté, si ce n'était que pour aider cette enfant adorable à manger. Puis alors, il était en route pour aller voir Lyra ... Peut-être qu'elle apprécierait... Il attendait donc, encore ... Toujours angoissé. Et si ce n'était pas là, et si finalement, elle ne venait pas, ayant dit oui, simplement par politesse. Il fallait dire, qu'il espérait très sincèrement qu'elle viendrait, car la jeune femme, tombait à pique dans son quotidien. Il avait besoin de nouvelle rencontre, d'être face à de nouveau visage, de se changer un peu les idées. Il broyait un peu du noir, était souvent plein d'humeur pour pas grand chose. Son esprit souffrait à trop penser et avec elle, il espérait que cette balade en ville, l'aiderait à se vider toutes ces pensées qui le rongeaient, petit à petit.

Il se rappelait cette soirée, pas totalement fraîchement, mais il en avait retenu le plus intéressant. Il ne sait si ce fut son sourire en sortant de la taverne qui lui avait le plus plut, où alors cet instant, où il s’était levé, avait ouvert la bouche et que … Déjà, il se voyait avec les quatre membres brisés. Il n'aurait pas du prendre sa défense aussi bêtement, sans réfléchir, enfin en étant ce qu'il était toujours : un pauvre inconscient, à la langue bien trop pendue. Quoi qu'il en fut, l'homme ne l'avait pas plus cherché, voyant que le jeune gringalet qui avait tenté de lui tenir tête était déjà bien éméché par la bière et qu'à en voir son regard, il n'était vraiment pas apeuré à l'idée de se faire briser en mille morceau. Il n'y avait plus rien qui traversait ses yeux verts, pas même son âme, juste une profonde tristesse, une sorte d'aliénation, un jeune homme perdu que rien ne pouvait atteindre. Il l'avait ensuite ramené dehors, pour faire un tour et prendre l'air. Il ne savait si elle logeait dans l'auberge, si elle était partie, s'il l'avait accompagné, ou quoi que ce soit, tout ce dont il a souvenir, c'est quand elle le remercia de son plus beau sourire, et qu'elle lui donna son prénom. Il lui qu'il aimerait bien la revoir et la connaitre un peu plus, ne pensant pas de suite rentrer sur sa petite île, tout de suite. Elle accepta gentiment de lui tenir compagnie demain, lui donnant rendez-vous ici. Après, plus rien, le noir complet. Il ne sait même plus, comment il avait retrouvé sa chambre pour y trouver le repos. Non, sincèrement, il avait cette chance pour se mettre dans de si étrange situation, et en sortir souvent avec une bonne rencontre, où un rendez-vous avec une ravissante jeune femme. Enfin, dans ses souvenirs, elle était ravissante.

Alors qu'il sentait une douce brise taper sur sa nuque, à peine couverte de sa queue de cheval qui se balançait derrière sa tête, quelques détails lui revenait. C'était une suivante, une dame d'une noble de Dorne, s'il s'en rappelait bien. Elle avait .... Il fronça les sourcils, peinant à se rappeler ses traits en détails. Elle avait en tout cas, un beau rire. Mais pourquoi l'avait-il entendu ? Aucune idée. Ce qu'il ne se rappelait pas, c'était qu'il était bien tombé à plusieurs reprises en sortant de la taverne, pour respirer un air plus pur que le vomi, l'urine, la transpiration et les effluves d'alcool digérée...

Puis alors, il leva la tête, jonglant avec le bouquet, ce dernier finissant sur le sol. Elle avait des yeux .... D'une clarté magique et pétillant, émerveillant ce minois plus que ravissant. Il lui fit un bref sourire, ramassant les fleurs qui s'était un peu couvert de la poussière de cette boue sèche, créer par les milliards de pas qui l'avaient foulés. Il les secoua un peu, quitta son tonneau et se gratta la tête.

- Lyra ... Je ne pensais pas que vous viendriez ... Enfaite, je n'étais même plus sûr du point de rencontre ... Je suis content que ... Bah on soit là. Soit. Je ... C'est affolant ce que l'alcool peut faire de belle surprise. Je pensais pas avoir défendu si belle demoiselle hier soir... Tenez ... J'ai trouvé ça en route, je me suis dis ... Que ça ferait plaisir à la petite qui me la vendu et à vous ... Vous aimez les fleurs ? Sinon, j'ai un cheval qui pourra les manger ...

Il s’étira un peu, alors que la demoiselle attrapait le bouquet. Il avait mal partout et se demandait bien comment il avait réussi à sortir de son lit ce matin … Il avait des cernes effrayante sous les yeux et les joues creusé, légèrement blême. Il manquait de sommeil. Il baya à s’en décrocher la mâchoire, puis offrit de nouveau un sourire à la jeune femme.

- J’espère que je ne prend pas trop de votre temps, une petite dame qui travaille pour une grande, cela doit être mille fois plus occupée qu’une lady non ? Et moi, j’en abuse, j’ai tellement honte … Quoique, je vous ai sûrement sauvé la vie hier soir, enfin on tente d’y croire … J’ai bien le droit à ça … Bon, qu’est-ce qu’il y a d’intéressant dans cette partie de région ? Je parle trop hein !

Il fit une petite grimace, avant de se plaquer doucement les mains sur la bouche, puis laisser un petit rire lui échapper. Non, vraiment il espérait qu’elle était gentille et amusante, car il avait vraiment besoin de s’évader un petit peu. Il ne cessait de penser à Alysane, aussi douloureusement qu’il le pouvait. Il se fallait qu’il ait conscience de ses sentiments pour elle, comme ceux étrange qu’il avait pour Edric, lorsqu’il comprit, qu’ils se quittaient pour un très long moment, trop long, il le sentait …
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Message Lun 5 Mar 2012 - 19:22

     Lorsque Lyra avait mis les pieds à Villevieille pour y attendre sa dame, elle avait sincèrement espéré croiser la route d'un chevalier, ne serait-ce même que pour discuter avec lui, voir même simplement pouvoir l'apercevoir de loin. Après tout, le Bief était réputé pour ces personnages, donc quoi de plus normal ? Pourtant, ce n'était pas l'un d'entre eux qui avait volé à son secours lorsqu'elle avait été « embêtée » par quelques clients de la taverne, bien au contraire. Il y avait bien un homme assit dans le fond de la pièce qui portait une épée à son flanc et avait semblé savoir se défendre, seulement visiblement le sort d'une simple roturière Dornienne ne lui avait visiblement pas apparut comme intéressant. Il était resté assit sur ses fesses à détourner les yeux des hommes qui importunaient la jeune femme, certainement parce que celle-ci n'avait pas d'or à offrir en récompense d'un geste brave. Heureusement pour elle, un inconnu s'était porté à son secours en chassant les quelques hommes qui faisaient des avances et des sous-entendus à faire pâlir une septa, à la suivante qui n'était absolument pas intéressée. Oh, elle aurait réussi à s'en débarrasser seule, Lyra savait viser au bon endroit et le point faible des hommes, qu'il soit physique ou mental, était situé entre leurs jambes. Obara disait toujours que les hommes pensaient avec cette partie de leur corps et par conséquent, la demoiselle avait estimé que cela serait certainement plus utile que les assommer ! Le mystérieux sauveteur avait donc éparpillé les quelques personnages trop saouls pour résister, puis Lyra l'avait gratifié d'un grand sourire pour le remercier avant de lui donner son prénom. Il avait eu l'air bien saoul lui aussi et la demoiselle avait donc demandé à l'un des gardes de lady Edarra - qui n'avait rien à faire de mieux - de raccompagner le jeune homme chez lui. Elle aurait été bien malheureuse si elle avait appris, le lendemain, que les hommes rabroués se seraient vengés sur lui alors qu'il rentrait !

     Tout cela pour dire que c'était cela qui avait poussé la jeune femme à accepter qu'ils se revoient le lendemain. Déjà elle n'était pas du genre méfiante et accordait sa confiance très facilement, mais aussi parce que le jeune homme prénommé Duncan était bien plus digne que tous les hommes qui avaient croisé sa route pour le moment ! La brune était donc très heureuse de le revoir et de pouvoir un peu se divertir en sa compagnie, il avait eu l'air d'être quelqu'un de très plaisant du peu qu'elle avait vu. Sans compter que sa dame n'était pas encore arrivée en ville et que par conséquent la Dornienne n'avait pas grand-chose à faire de sa journée. Lyra avait essayé de ne pas partir trop tôt au risque de l'effrayer s'il arrivait et la voyait déjà en avance, elle avait donc rapidement aidé Obara avant de finalement prendre la ruelle menant au lieu de rendez-vous. Elle avait enfilé ses éternelles robes Dorniennes et se promenait toujours sans ses sandales, c'était bien plus agréable et la demoiselle avait gardé cette habitude de Lancehélion. Elle arriva rapidement et vit la silhouette de son sauveteur de loin alors qu'un sourire se dessinait déjà sur ses lèvres pleines. Trottinant, la demoiselle se fit force pour ne pas avoir l'air trop excitée et elle se présenta devant le natif des Terres de l'Orage qui lui adressa un sourire avant de ramasser quelque chose pour s'approcher d'elle d'un air visiblement gêné. Le sourire de la jeune femme refusait de s'en-aller alors qu'elle le regardait d'un air de plus en plus amusé tandis qu'il parlait d'une manière ô combien surprenante. Elle ne put se retenir de rigoler lorsqu'il parlait de donner les fleurs à son cheval, puis le saisit avec une délicatesse étonnante. C'était la première fois que quelqu'un lui offrait un bouquet de fleurs de la sorte ! A Dorne il n'y en avait que bien peu et la demoiselle avait davantage l'habitude de voir du sable ou des cactus que des fleurs ! Une expression conquise et charmée se dessina sur son minois alors qu'elle reniflait légèrement les fleurs pour tenter de capter leur parfum, puis reporta son attention sur son sauveteur qui reprenait la parole avant de se plaquer les mains sur la bouche, provoquant un nouveau rire amusé chez son interlocutrice.

     ▬ Si vous saviez ! Habituellement c'est moi qui ne fait que parler, j'en épuise les gens qui m'entourent, je trouve que vous parlez juste ce qu'il faut. J'aime bien vous écouter. Elle esquissa un sourire. Et merci beaucoup pour le bouquet, je suis très heureuse, c'est la première fois qu'on m'en offre un. Il est très joli, puis en plus si cela a aidé une petite fille, c'est encore mieux. Elle pencha légèrement la tête sur le côté. Décidément, est-ce que vous êtes un chevalier dissimulé en artisan ? Lyra ne savait pas s'il était artisan, mais elle le présumait, il n'avait pas l'air d'un combattant. Puis je n'allais pas rater l'occasion de discuter avec quelqu'un d'aussi gentil que vous, je vous devais bien ça pour vous remercier en plus, non ? Et ne vous inquiétez pas, j'ai tout le temps qu'il faut pour cette journée ! »

     En grande bavarde qu'elle était, la jeune femme gardait l'habitude de mémoriser tout ce que ses interlocuteurs lui disaient pour essayer d'y répondre point par point. La Dornienne n'aimait pas laisser quelque chose en suspens et ne pas répondre totalement aux interrogations de ses interlocuteurs. Quoi qu'il en soit, la suivante baissa enfin le bouquet de fleur pour mettre la pointe des végétaux en bas, elle avait entendu un marchand de fleurs raconter que cela permettait de les garder droites le temps qu'elles soient placées dans un vase ou quelque chose de ce genre. En bonne suivante qu'elle s'efforçait d'être, la Dornienne faisait donc tout son possible pour apprendre un maximum de choses. Mais aujourd'hui serait consacré à cette nouvelle prise de connaissance et elle sortit donc de son esprit tous les tracas liés à son travail avant de s'approcher légèrement de Duncan en le regardant droit dans les yeux tout en reprenant la parole.

     ▬ Vous avez l'air épuisé ! Est-ce que les nuits blanches se succèderaient ? Serais-je en présence d'un fêtard incontrôlable qui ne pense qu'à vivre intensément ? Son sourire ne quittait pas ses lèvres alors qu'elle continuait. Il y a tellement de choses à voir ici, marchons un peu, nous verrons bien ce qui nous tombera dessus ! »

     Comme pour dissuader le jeune homme de reculer et de refuser, elle glissa son bras autour de celui de Duncan avant de le tirer un peu en avant pour le convaincre de la suivre. Après avoir fait quelques pas, la Dornienne relâcha un peu sa pression en tournant la tête du côté de son sauveteur. Elle ne savait pas grand-chose de lui, simplement son prénom, ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion de parler longuement lorsqu'elle l'avait remercié la veille. Le plus simple restait donc de faire l'habituelle discussion d'une première rencontre, en agrémentant le tout à sa sauce évidemment !

     ▬ Alors, si nous commencions par le début ? Vous vous appelez donc Duncan, vous aimez sauver les jeunes femmes dans le besoin et vous ne pouvez pas résister à l'envie d'acheter des fleurs aux petites de Villevieille, mais à part tout cela ? Vous venez du Bief ? Vous travaillez en ville ? »

     Les questions étaient la spécialité de la suivante, elle aimait tellement en apprendre sur les gens, savoir ce qu'ils aimaient, ce qu'ils avaient vu, les gens qu'ils avaient fréquentés, bref, les choses qui faisaient d'eux ce qu'ils étaient en somme. Bien sûr, les prises de connaissance étaient souvent les mêmes d'une personne à l'autre, mais Lyra avait toujours envie de rendre ses discussions le plus palpitant possible. Il était hors de question pour elle que Duncan s'ennuie en sa compagnie. Ils marchaient donc dans la ruelle où plusieurs autres personnes vaquaient à leurs occupations, ils ne retenaient l'attention de personne. L'avantage d'être roturiers.
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Message Mar 6 Mar 2012 - 15:13

Il la faisait rire, bon signe. C’était qu’elle était bien en sa compagnie et si finalement, ce n’était que de la politesse … Il avait du mal dans ce genre de région, même dans l’Orage … Les gens étaient mille fois trop polis pour être sincères…. Voilà une chose qu’il appréciait dans le Nord, on vous aimait peu, et même quand on vous aimait bien, on le montrait pas … On savait ainsi que tout n’était qu’acte de bonté, venant du cœur, lorsqu’ils étaient fait avec franchise et amitié. Il sourit en coin, aimant l’éclat de sa voix quand elle la poussait alors qu’il arrivait à l’amuser en étant si ridicule. Il était un personnage si étrange, quand on le connaissait, ou surtout quand on ne le connaissait pas. Il se montrait par habitude très froid et distant, mais avec les femmes et surtout les jolis, celles qui émanaient d’une certaine gentillesse et candeur, il était tout un autre homme.

Il s’était donc excusé d’être si bavard, alors que la pauvre demoiselle n’était pas arrivée depuis quelques instants. Il l’agressait le pauvre, mais il aimait ça parlé et là, il était quelque peu angoissé. Il fallait dire que quand le stress s’emparait de lui, c’était tout l’un ou tout l’autre : il parlait trop, ou pas du tout, complètement bloqué. Elle le rassura, disant qu’elle était du genre à bien apprécier, elle aussi, l’art de la parole, l’échange parfois magique qui pouvaient exister entre deux personnes. Elle était si … Gentille. Il ne cessait d’avoir ce petit sourire, relevant qu’un coin de lèvre. Il ne la lâchait plus de ses verts. Il aimait tout ce qui sortait de cette bouche pulpeuse. Il ferma un instant les yeux, pour pouvoir quitter ces lèvres du regard, ayant comme tout les hommes, certaines envies dénudées de sentiments, mais simplement attisé par l’attirance pur et simple qu’un homme pouvait avoir devant une belle femme. Puis, mieux valait qu’il arrête d’être cet animal, pour ne pas descendre ses yeux plus bas et lui manquer de respect. Allons, la journée venait tout simplement de commencer. S’il comprenait bien, il avait jusqu’au soir, pour l’admirer secrètement.

- Ne me remercier pas pour le bouquet … Ce n’est pas grand-chose, et disons que c’est un élément qui s’est ajouté à ma matinée, sans que je ne puisse le contrôlé … Après, c’est sûrement un signe… Quelque soit les dieux, ils ont fait en sorte que je puisse vous ravir de quelques pétales, dit-il, avec un petit clin d’œil, avant de rire légèrement. Et je vous rassure, ajouta-t-il, je n’ai rien d’un chevalier … N’aurais-je pas plus d’allure autrement, non ? Puis, je ne verrai pas l’intérêt de me dissimulé derrière une absence de titre comme forgeron … Je serai plus du genre à faire le contraire, me vanter d’être un chevalier, alors que je ne suis rien, que celui qui aide le chevalier à gagner en prestance … Enfaite, on est tellement plus important qu’un chevalier non ? C’est grâce à nous qu’on les reconnait et qu’ils peuvent se battre, sans aucune blessure… Un chevalier, sans armure ni arme, n’est qu’un troubadour avec un bâton … Ou un pauvre homme, sans vous à son bras… D’une tristesse…

Duncan s’était enfin réveillé, étant si déprimé depuis peu, il n’avait pas le gout à grand-chose. Il ne savait si c’était le fait de rencontrer une nouvelle personne, qui avait l’air pleine de surprise, ou alors la bonté et la beauté de cette demoiselle qui le rendait ainsi, mais il était d’âme joueur et son côté si barde que son père appelait ainsi, arrivait au grand galop.

- Je vous reprends, je ne suis pas forcément gentil … C’était peut-être l’alcool… Ou alors, que je cherche simplement à abuser de votre gentillesse pour gagner quelques heures à vos côtés … Je joue peut-être un autre rôle … Vous ne savez rien, j’ai peut-être de mauvaise attention … Vous allez me dire, que si je vous le dis, c’est que je n’en ai pas, mais si j’avais fait exprès de le dire pour que vous pensiez que je n’en ai pas et ainsi, mieux vous rouler … Il ne faut pas se laisser berner parce que les personnes paraisse être, mais ce qu’elle dégage … Je ne vous reproche pas votre confiance, juste une demoiselle comme vous dois faire attention … Je ne sauve pas les gens pour qu’après, il risque de nouveau leur vie bêtement … En tout cas, pour ce qui en est, je vous ai pour la journée, je vous suis donc pour la journée …

Elle vint doucement lui prendre le bras. Duncan tourna la tête en direction de cette fine main légèrement halé qui avait posé son emprise dans le creux de son coude. Cela fit comme une vague de chaleur qui se répandit dans tout son bras. Ah, recevoir un contact d’une demoiselle, autre qu’une catin, donnait des sensations bien différentes, tellement plus agréables et surprenantes. Il ne put s’empêcher de sourire. Mais enfaite, s’était-il arrêté de sourire un instant, depuis que la jeune femme était arrivée et lui assurant qu’elle était bien contente de le revoir… Ils avancèrent lentement, s’enfonçant dans les rues. Elle lui avait demandé s’il dormait peu, ou s’il faisait trop la fête … Il hésitait à répondre, presque de crainte qu’elle ait une mauvaise image de lui… Après tout, habituellement, il se foutait bien de ce qu’on pensait de lui, petit inconscient qui quittait son île, pour monter dans le Nord. Elle était si magnifique, se disait-il à chaque fois qu’il posait les yeux sur elle, le coupant totalement dans ses pensées. Puis dès qu’elle parlait, il la trouvait, si adorable. Il s’émoustillait d’un rien, vraiment … Il était ridicule, mais il s’en fichait bien, il revivait un peu, l’esprit totalement perdu ailleurs que dans ses problèmes. Il se sentait bien, c’était tout ce qui comptait. Pourvu que cela dure jusqu’à ce soir.

- J’aime profiter de la vie oui, on va dire cela, répondit-il à sa question qu’elle posa à propos de son état.

Tant pis, il avait choisi la sincérité. Certes, ce soir là, il avait simplement besoin d’oublier et malheureusement, il l’avait fait avec un peu de bière, or, il adorait passer ses soirées avec des amis, ou dans une taverne bien animée. Il aimait faire la fête, s’amuser, faire de nouvelle rencontre avec un peu d’alcool, pour émanciper les gens de toutes inhibitions. Puis alors leurs pas alignés, avançant là où ils pouvaient marcher, elle tourna doucement la tête vers lui. Duncan fit de même et se braqua légèrement en voyant ses jolis yeux de si près. Ah quelle était en bonne position pour lui voler un baiser. Si ses bras n’étaient pas occupés, il se serait taper le front. Si seulement, pour une fois, quand il voyait une belle femme, il ne l’imaginait pas nu, ou alors, entrain de l’étreindre, échangeant de long baiser. Depuis combien de temps n’était-il voir, ne serai-ce que des filles de joie ? Trop longtemps sûrement. Elle lui demanda un peu plus sur son identité. Il lui sourit, tapotant sa petite main dans le creux de son coude, et l’attirant doucement sur le côté, alors que trois enfants, courraient comme des fous, se poursuivant, avec des bâtons en mains, un homme en tablier, qui les suivaient. Il les insultait avec des noms d’oiseaux. Il se mordit la lèvre, les yeux presque humides. Il se revoyait tout simplement, dans les Terres de l’Orage, Edric, parfois Jace et lui, embêter les artisans en ville.

Il reprit doucement la marche, ayant tourné la tête, pour voir les trois garnements, ricané alors que l’homme grognait, arrêté, cherchant son souffle, les mains lourdement appuyé sur ses genoux. Eh oui, ils étaient conscient qu’ils pouvaient faire des bêtises et choisissaient bien leur cible : on nous rattrapait rarement.

- Je … Euh, pardon, riait-il encore de ce petit spectacle. J’adore sauver les jeunes femmes, surtout quand elles n’ont pas une belle naissance et que rien que pour cela, on ne veut pas les aider … J’ai connu ça au quotidien, et je vous avoue, qu’on ma souvent sauvé les miches et c’est juste une sensation magnifique… Je voulais pour une fois, être le sauveur… C’est ma nouvelle vocation dans la vie, surtout si les personnes ont un joli minois comme le votre, la taquina-t-il. Je m’appelle Duncan donc, je suis un petit forgeron sans vanité et …. Hmm, je suis natif des Terres de l’Orage. J’étais en visite dans le Bief. Là, je retourne dans ma petite île au sud est de la région. J’ai vécu plus de quatre ans dans le Nord. J’étais forgeron assistant, sauf que là, je serai mon seul patron. Et vous ? De Dorne j’imagine … Vu la belle couleur de peau qui vous portez avec élégance … Je me trompe ? J’ai eu l’occasion d’y descendre lorsque j’accompagnais mon père… Je vois les paysage de cette région chaude dans vos traits. Sinon, aurais-je la chance de voir une dame de contrée exotique ?

Ils ne cessaient de marcher, lorsqu’alors, devant une toute petite taverne sans prétention, au lierre qui grimpait sur toute la moitié de la pierre, deux femmes, des jumelles, l’un chantait, l’autre jouait d’un instrument dont le nom échappait totalement à Duncan, offrait une petite prestation. Il y avait des enfants qui dansaient devant eux, alors que d’autre, des adultes, écoutaient tranquillement, même si quelques personnes éméchées. Il s’arrêta un instant, pour apprécier cette petite mélodie.

- J’espère que vous ne vivez pas trop loin … Ce serait triste de me dire que je vous verrai qu’aujourd’hui. J’en ai un peu marre de ces rencontres qui ne dure qu’un court moment dans une vie. A quoi bon rencontrer des gens, chuchota-t-il, la voix absente, pensant à Alysane, par exemple, ou bien d’autre personne. Donc comme ça, vous êtes la suivante d’une dame… Cela demande pas mal de votre temps non ? lui demanda t-il, avec un sourire presque forcé, tentant de cacher, cette partie sombre qui l'animait ces derniers temps.

Il se recula un peu, pour s’asseoir, sur un tas de paille, non loin des deux sœurs qui chantonnaient un air enjoué. Duncan était si fatigué, que cela lui reposa un peu ses jambes courbaturer, par ses mauvaise positions lors de son repos baigné dans l’alcool.
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Message Mer 7 Mar 2012 - 13:25

     Il était bien poli et l'idée que les roturiers se montraient souvent plus agréables vis-à-vis de leurs homologues, se présenta une fois de plus dans l'esprit de la Dornienne. Cela venait peut-être du fait qu'ils étaient habitués à se montrer polis à l'égard des nobles ? C'était une possibilité, en tous les cas, Lyra savait que deux roturiers ensemble étaient bien souvent moins condescendants que deux nobles qui discutaient, preuve que finalement, la noblesse ne donnait pas toujours le savoir-vivre qui allait normalement de paire avec. Bref, la jeune femme appréciait le bouquet et la gentillesse de son compagnon du moment, elle était heureuse qu'il ne soit pas chevalier au final parce que cela signifiait qu'il se montrait aussi gentil parce qu'il en avait envie et non parce qu'il en était obligé. Avec les chevaliers, tout pouvait être affaire de travail et la sincérité n'existait que rarement. Mais bien évidemment, l'avis de la jeune Dornienne était tronqué par le fait qu'elle n'avait croisé qu'un ou deux chevaliers dans sa vie et là elle ne comptait pas les nobles qui portaient le titre simplement pour ne pas se contenter d'un prénom, elle pensait aux chevaliers qui vivaient de leur statut. Mais elle était heureuse d'apprendre qu'il était bel et bien artisan comme elle l'avait pensé de prime abord, les forgerons avaient toujours éveillé un intérêt chez elle, des hommes capables de dompter le métal avec le feu et d'en faire de véritables objets ! Même si la demoiselle n'avait aucune passion pour les armes, ce n'était pas pour autant qu'elle pouvait admirer le travail effectué. Elle n'avait pas réussi à retenir un sourire accompagné d'un moment de gêne en baissant les yeux au sol lorsqu'il la complimenta à sa manière, Lyra n'était pas habituée à ce genre d'attention, mais elle appréciait sincèrement.

     Cela dit, lorsqu'il aborda la possibilité qu'elle puisse lui accorder trop facilement sa confiance, la Dornienne douta un bref instant, mais ce moment de battement s'envola rapidement alors qu'elle se disait que si elle ne pouvait même plus se montrer naturelle avec quelqu'un qui lui semblait sympathique, elle ne saurait plus être elle-même. Si quelqu'un semblait suspect, elle se méfiait, mais pas face à une personne aussi bienveillante que semblait l'être Duncan. Enfin elle appréciait la délicate attention de lui faire savoir qu'elle ne devait pas accorder trop rapidement sa confiance, rien que pour cela elle se persuada elle-même d'avoir fait le bon choix en ne le craignant pas. Peut-être tout simplement qu'il la manipulait, mais elle en doutait.

     ▬ On me le dit souvent, mais je n'y peux rien, c'est dans ma nature ! »

     C'était plus fort qu'elle oui, après n'avoir jamais quitté sa ville natale, Lyra manquait d'expérience et ne pouvait croire que des personnes malveillantes existaient, heureusement les gardes de la suite étaient bien plus expérimentés qu'elle et lui sauvaient souvent la mise. Enfin, c'était sans importance, elle était bien décidée à profiter de l'instant présent et voir ce que la journée leur réservait ! C'est donc avec un sourire semblable à celui de Duncan qu'elle l'écouta après qu'il lui eut épargné un « accident » avec des enfants qui couraient dans la rue. Ce n'était pas grave s'ils lui étaient rentrés dedans, elle avait aussi eu son compte de carambolages lorsqu'elle courait dans les ruelles de Lancehélion avec Maël et d'autres enfants de la ville, lorsqu'elle était encore toute petite. La Dornienne aimait les enfants et se montrait très compréhensive à leur encontre, sans compter que la scène était plus drôle que désagréable.

     Duncan répondit alors à ses multiples questions, expliquant qu'il appréciait beaucoup de sauver les demoiselles en détresse avant d'ajouter que l'inverse était bien souvent de mise. Le regardant d'un air amusé, Lyra imaginait parfaitement la scène du jeune petit forgeron qui draguerait la mauvaise dame. Il avait un beau visage et savait complimenter, après l'expérience de la suivante en matière d'homme était proche du zéro et par conséquent, son avis n'entrait pas tellement en ligne de compte. Mais elle lui trouvait beaucoup de charme. Ensuite, arrivèrent les précisions sur sa vie, il précisa être natif des Terres de l'Orage et effectuer une visite du Bief avant de rentrer chez lui. Lorsqu'il parla de sa visite dans le Nord, l'intérêt de Lyra remonta encore d'un cran tandis qu'elle se disait qu'il devait être très intéressant de voir des contrées glacées. Elle ne savait même pas à quoi la neige ressemblait, c'était plutôt drôle de l'imaginer, même si elle doutait qu'un jour lady Edarra puisse pousser jusqu'à cette région, elle était certainement trop éloignée de Dorne, puis qu'irait y faire une noble comme sa dame ? Alors qu'ils s'arrêtaient aux abords d'une taverne où des jeunes femmes chantaient d'une voix très agréable, elle l'écouta reprendre la parole avant d'avoir répondu et son amusement se dessina sur son visage alors qu'elle répliquait d'un ton très calme.

     ▬ Est-ce que vous complimentez toujours autant les femmes que vous venez juste de rencontrer ? Je n'y suis pas habituée, j'ai presque du mal à croire que cela puisse être vrai. Elle rigola légèrement. C'était vrai, la Dornienne n'était pas du genre à se trouver particulièrement belle et était même plutôt gênée lorsque quelqu'un la complimentait. Et pour vous répondre, je ne vis pas très loin des Terres de l'Orage en effet, je viens bien de Dorne, mais je ne suis pas une dame, simplement la fille d'un aubergiste et de son épouse ! Je suis née et j'ai grandi à Lancehélion, mais depuis peu je suis entrée au service de lady Edarra Ferboys, une dame de la maison Ferboys qui se situe non loin de votre région natale. Lyra avança un peu vers lui avant de se glisser à ses côtés pour s'asseoir. Je n'ai jamais connu de personnes que je ne revoyais pas tous les jours, j'avoue ne pas pouvoir parler d'expérience comme cela semble être votre cas. Cela n'est-il pas intéressant de pouvoir rencontrer beaucoup de monde ? Elle inspira légèrement. Servir ma dame est quelque chose de très prenant en effet, je suis toujours à ses côtés pour m'occuper de ses besoins et répondre au moindre de ses désirs, je vis à ses côtés et je suis comme son ombre ! Mais en contrepartie j'ai beaucoup de chance, car je suis nourris, logée et blanchi et que j'apprends tous les jours de nouvelles choses. En plus, la dame que je sers est d'une grande bonté, même trop si vous voulez mon avis. Des fois je crois que c'est elle qui me protège ! »

     Son ton était clairement amusé, elle pensait souvent que lady Edarra était bien trop gentille avec elle, la preuve en était qu'elle lui avait dit de rester à Ferboys alors qu'elle partait pour Salvemer où les Fer-nés risquaient d'attaquer, tout cela pour qu'elle ne soit pas en danger ! Une dame qui se déplaçait sans sa suite, c'était vraiment quelque chose de surprenant. Au lieu de profiter du temps libre qu'elle avait, la Dornienne s'était plutôt sentie inquiète de ne pouvoir rester aux côtés de sa dame trop débrouillarde. Chassant ces pensées, la suivante posa ses yeux sombres sur le visage de Duncan, sans se départir de son sourire toujours aussi enjoué, puis reprit la parole du même ton intéressé.

     ▬ Cela dit, j'espère que nous serons amenés à nous revoir un jour, l'île où vous vivez se situe loin de Ferboys ? Avec un peu de chance, nous pourrions nous recroiser si un jour vous étiez amené à effectuer un travail pour ma dame qui sait. Ou tout simplement par le plus grand des hasard, parce que La Mère Rivière exhausserait nos envies ? Lyra était une femme très croyante, elle pensait que cela pourrait se faire. Et dites-moi alors, à quoi ressemble le Nord ? Je me suis toujours demandé comme était la neige. Froide j'imagine, mais est-ce qu'elle a une texture étrange ? Elle rigola légèrement d'un air amusé. Je suis désolée, je dois avoir l'air d'une folle à vous demander de telles choses, pour un voyageur comme vous ce doit être une question bien étrange. Elle inspira légèrement. Et qu'est-ce qui vous pousse à renter chez vous ? Vous êtes jeune non, pourquoi ne pas continuer à voyager de part le monde ? Une femme ou un enfant qui vous attend sur votre île ? »

     Lyra était de nature très curieuse, le jeu des questions la poussait toujours plus et souvent il arrivait qu'elle demande quelque chose de blessant sans le vouloir. Elle espérait simplement que ce ne serait pas le cas cette fois-ci.
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 1:48

Elle était bien bavarde et avide de question. C'était si rare, qu'il en était assez ébaubi. Il fallait dire aussi, que la dernière personne qu'il avait vu, n'était pas des plus pipelette et n'avait pas assez de patience pour l'écouter. Alysane, ou oublier totalement de trop parler lorsqu'elle avait quelque chose à lui enfourner dans la bouche pour qu'elle se taise : donc pas en mangeant. Puis alors, le nombre de fois, où il parlait et que subitement, elle partait, ou bifurquait, fuyant, ne voulant plus l'entendre. Bon, il était vrai qu'il pouvait être bien assommant et qu'il aimait conté ses aventures avec d'autre femme, en étant très généreux sur ses mots et ses phrases. Il cherchait un peu cette réaction de la part de la jeune femme. Ah, il sentait vraiment que cette jeune femme, il ne verrait vraiment pas le temps passer à ses côtés, surtout s'ils parlaient autant tout les deux. Il aimait bien cela. Il ne pensait plus à rien, focalisé sur la jeune Lyra.

Il adorait les informations qu'il entendait sur elle, esquissant un sourire carnassier sans vraiment en être conscient. Une fille de tavernier, bah tiens ! C'était un signe. Il s'imaginait finir sa vie avec une telle femme, ou presque : une aubergiste ou une prostituée. Puis alors qu'elle continuait de parler d'elle, de sa situation actuelle, elle nomma la personne pour qui elle travaillait. Elle fut trop rapide, ou lui trop lent, mais il n'eut pas le temps de poser son doigts sur sa petite bouche pleine, pour qu'elle ne dise rien. Non pas qu'il s'en moquait, mais que cette information était dangereuse à confier et qu'il aurait aimé le lui faire comprendre. Il ne voulait pas non plus le savoir, au cas où, il se passerait quelque chose de mal, et que cela lui retombe dessus. Il avait tellement peu de chance ces derniers temps, qu'il ne voulait pas prendre de risque. Il n'aimait pas ce genre de personne, aussi confiante et naïve, encore moins quand elles étaient aussi gentille et agréable... Il avait ensuite, ce petit sentiment de culpabilité à l'idée qu'il puisse leur arriver quelque chose par la suite, et qu'il n'aurait rien pu y faire. Elle avait marqué une pause, alors qu'il regardait les deux femmes chanté, mais d'un air toujours quelque peu absent. Il lui répondit, baissant doucement la tête.

- Vous avez encore fait une erreur ... Dites pas le nom de la dame pour qui vous travaillez aussi facilement... On ne sait si on chercherait à lui faire du mal en passant par vous, pire encore, en vous faisant du mal. Surtout si vous insistez pour dire qu'elle vous protège ... Je viens de vous connaitre, j'aimerai ne pas avoir à m'inquiéter déjà de votre sort... Vous avez l'air très sincère, une qualité qui n'existe pas sur ces terres. Malheureusement, vous êtes le genre de personne qu'on cible le plus souvent, pour faire du mal, en espérant, toucher plus haut. Vous voyez où je veux en venir ? Prenez donc garde. Je trouve rien de plus horrible, que l'on passe par nous, pour toucher des personnes intouchables. C'est le genre de chose qui me mets hors de moi, comme de servir des nobles. Je vous admire, par conséquent. Je ne saurais faire un travail comme le votre. Je suis trop authentique et égoïste. Enfin, si elle est bien votre Dame, c'est une bonne chose. Une chance même. Vous devez me trouver rustre...

Il marqua lui aussi un silence, avant de venir plonger ses yeux dans les siens, esquissant de nouveau un sourire, mais plus sur une touche bien plus narquoise.

- Ah, j'oubliais, je complimente bien toutes les femmes que je viens de rencontrer ... Enfin que si elles le méritent ... Vous allez vite voir que ... Je ne peux pas m'empêcher de dire ce que je pense, que ce soit gentil ou non.

Il lui fit un petit clin d'oeil, tentant de changer de sujet. Il avait peur de l'effrayer ou de la faire fuir avec ses idées un peu haineuse de par les écarts qu'il existaient entre les naissances de bonne situation et eux, les pauvre roturiers qu'on traitait comme des pouilleux, alors qu'ils ne pouvaient pas vivre sans eux. Il était quelque peu ingrat, car il connaissait plusieurs nobles qui avaient su lui tendre la main, voire même lui sauver la vie et les appeler presque "frères", comme Edric, Alysane qu'il aimait tellement, Cilya Stark, et d'autre encore ... La musique était fini. Tout le monde applaudissait et les ivrognes grognaient. Duncan sourit, tapotant légèrement dans ses mains alors, qu'elles jouaient un nouveau morceau. Elle posa d'autre question. Il devina vite, qu'elle tendait à la religion, relativement pieuse. Cela le fit sourire, à en mordiller sa lèvres inférieur. Il se réinstalla mieux dans la paille, relevant légèrement ses jambes, pour y appuyer ses bras sur ses genoux. Il lissa ses cheveux attachés et la regarda à nouveau, restant dans son mutisme un moment, toujours fasciné par sa beauté du sud.

- Je viens de penser à ce que vous disiez ...

Il se perdit une nouvelle fois. Il avait un énorme pincement au coeur. Il était si difficile de parler. Les larmes lui montaient légèrement aux yeux, donnant un peu plus de profondeur à son vert, pourtant clair. Il aurait du courir, se retourner, une seule fois dans sa vie, se retourner, courir après elle et lui voler un dernier baiser ... Il avait fait la même bêtise avec son père, qui était mort désormais. Toujours des adieux, tout ce qu'il fallait de chaleur, voir trop froid, ne supportant pas les adieu. Quel idiot ! Encore Edric, il était sûr de le revoir, même avant de le retrouver dans le Conflant ... Mais Alysane ... Elle voyagerait tout le temps. Edric, allait revenir, quand il aurait touché son but. La Mormont n'en avait pas ... Et aurait-il le temps de remonter dans le Nord ? En aurait-il la force ?

- C'est intéressant de voir beaucoup de monde, différente coutume ... Différent paysage... Mais les gens c'est autre chose. Autant, ceux qui sont riches de connaissance et qui vous apporte beaucoup, c'est magique ... Mais alors, ceux auxquels ont s'attache et que finalement, on risque de ne pas revoir, c'est juste ... Triste ... Donc Dorne, c'est pas si loin, mais on aura le temps ? Vous êtes prise ... Vous venez de le dire, vous devez la suivre comme son ombre... A se demander si vous avez le temps d'avoir une vie en dehors de votre Dame. Alors, soit je souhaite, que trois religions nous donnerons le chance de nous revoir, soit je souhaite, ne pas m'attacher à vous plus qu'il ne le faut en peu de temps... Car là, je crois que je vais vraiment ... Ne plus vouloir rencontrer qui que ce soit.

Il se leva et lui prit doucement la main pour l'aider à quitter leur petite chaise de fortune. Il marcha en lui offrant de nouveau son bras, et il regardait le ciel l'air pensif. Il finit par faire volte face, marchant à reculons, attrapant les mains de la demoiselle. Il repensait à ce qu'il ratait avec Alysane, la longue absence d'Edric dans sa vie, son père, qu'il ne put voir avant ses derniers jours. Il ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait, une sorte de névrose, un besoin de se rattraper et Lyra était la personne parfaite, arrivant au bon, ou mauvais moment, allez savoir. Pour Duncan, c'était le bon, d'un point de vu extérieur, la jeune femme, faisait objet de substantif à ses angoisses.

- Non, on a plusieurs dieux à notre actif, nous nous reverrons. Je vous en fais la promesse. Au moins une fois, je viendrais à Dorne, vous voir... Je ferai le voyage. Je vais avoir foi en ce Dieu du Sud, en plus de celui du Nord et l'Orage, deux régions qui m'habitent depuis ma naissance. Quand est-ce que vous rentrez à Ferboy ? Je viendrais...

Il finit par marcher, rattrapant son bras dans le creux de son coude. Il était d'une merveilleuse humeur à cet instant. L'air d'un conteur, il y mit les gestes, comme s'il racontait une merveilleuse aventure.

- Vous savez, avant mes vingt printemps, ou un peu plus, je ne sais plus, je ne savais pas du tout à quoi ressemblait la neige aussi... C'est tout simplement magnifique si vous saviez ... Imaginez cet endroit, dit-il en balayant le vide du bras. Couvert de blanc, comme un voile de pureté, la toge d'une prêtresse de n'importe quel région. On croirait que le temps s'est arrêté. Certes, c'est dur à supporter ce froid, mais je trouve cela si magique. J'étais bien déçu de ne pas voir de neige en revenant il y a quelques temps. C'était la sécheresse ... Sublime, je vous assume. La texture est simplement indescriptible... Il faut y aller pour la prendre en main, la ressentir... Quand elle tombe, elle est légère, et douce, mais ... Il ne faut pas se laisser avoir, car elle vous glace rapidement... Sur le sol, vos pied grince, lorsque vos pieds écrase tout les flocons compacté en une masse lourde et gelée. C'est comme du sable, en plus doux, solidaire et à la fois si éparse. C'est poudreux... Oh non, je ne pourrais pas ! Il faut la prendre soit même en main, je vous assure... C'est une belle expérience. Du sable et un peu d'eau, juste ce qu'il faut d'eau pour que cela ne soit pas trop liquide. C'est ce qui s'en approche le plus.

Il s’était un peu emporté, mais il s’en moquait. Il idolâtrait tellement la neige. Puis alors, il inspira profondément, perdant un peu de son enflamment. Il redescendit un peu sur terre et parce qu’elle avait posé une question quelque peu délicate sans le savoir. Il lui fit un sourire timide. Leur pas les menait sur le port, enfin dans un coin plus exilé, où le sable était de mise et les pontons, non loin, gardiennant les divers navire.

- Je … Non, je n’ai pas de famille, ni de femme qui m’attend… J’ai passé et je passe toujours trop de temps à travailler et vagabonder, surtout dans le nord … Les hameaux sont très espacés les uns des autres… Je … Disons que je n’avais plus grand-chose qui me retiens dans le Nord et qu’on m’a proposé un poste sur Rocvert … Je ne pouvais refuser. Eh !! s'arrêta t-il subitement.

Il attrapa de nouveau sa main et s’élança dans le sable, regardant de jeune enfant, enfin pas tant que cela, déjà de très jeune adulte, à peine 16 ans des paniers en osier, les pieds dans l’eau et fouillant le sable. Il cherchait des crabes, soulevant quelques pierres de ci, de là, d’autre brassait l’eau et le sable pour quelques coquillages. Duncan aurait bien aimé pêché un peu, et improvisé un petit repas à la jeune femme.
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 16:16

     Lyra écoutait sagement Duncan alors qu'il lui prodiguait des conseils comme s'il était en train de s'adresser à une enfant, d'un côté c'était amusant de voir la manière dont il lui parlait, mais de l'autre il soulevait des questions dans son esprit. Parler du nom de sa dame pourrait être une erreur ? Ce serait assez surprenant et inquiétant sachant qu'elle l'avait déjà donné à plusieurs personnes depuis son arrivée ici, sans compter que Obara – l'autre suivante de lady Edarra – lui avait déjà dit de toujours se montrer polie en déclinant son identité. La Dornienne était un peu perdue, elle le dévisageait avec une surprise mêlée à de la crainte, ne sachant plus que penser de tout cela, il commençait réellement à lui faire peur. Quelle surprenante manière de voir le monde, tout en noir, du moins c'était ce qu'elle semblait ressentir en l'entendant prononcer ces mots chargés de méfiance. Se montrer méfiante vis-à-vis de toutes les personnes qui croisaient sa route, c'était tout bonnement impensable, la jeune femme n'osait imaginer se comporter de la sorte, ce ne serait plus elle sinon, mais une suivante trop méfiante. Elle l'observa un bref moment en silence avant d'oser reprendre la parole, ses prunelles s'étant teintées d'une lueur de surprise et d'incompréhension, il avait presque réussi à l'affoler à parler ainsi de danger et compagnie !

     ▬ Non, pas rustre, juste effrayant. Vous voulez me faire paniquer ? Je n'oserais bientôt plus sortir de ma chambre et je me mettrais à frapper toutes les personnes qui m'abordent par peur qu'elles ne me veuillent du mal ! Elle rigola légèrement. Je ne pourrais jamais me montrer plus méfiante malheureusement, c'est dans ma nature de faire facilement confiance aux gens. Mais si qui que ce soit tentait quelque chose vis-à-vis de ma dame, je peux vous assurer que je ne les laisserais pas faire ! Même si je n'en ai pas l'air, je sais me défendre. C'était un fait, après tout lady Edarra l'avait embauchée après qu'elle ait brisé le nez d'un butor qui tentait de la draguer. Puis j'aime beaucoup servir ma dame, c'est un métier comme un autre, puis vous savez avant je travaillais dans l'auberge de mes parents où je faisais presque le même travail, sauf pour des personnes qui payaient pour dormir dans notre auberge. Elle inclina légèrement la tête sur le côté avant de conclure. Puis j'aime la sincérité, alors ne vous en privez pas, je fais de même ! »

     Elle avait la parlotte comme toujours et se fit force pour retomber dans le silence, déportant son attention du jeune forgeron aux chanteuses qui terminaient leur petite ballade. Lyra n'était pas vraiment mélomane, elle aimait danser et entendre un joli son, mais sans vraiment savoir différencier une musique d'une autre, sans compter qu'elle préférait largement le son des instruments à la voix des chanteurs. Une chose assez surprenante pour une femme aussi bavarde en y repensant. Lorsque le forgeron reprit la parole, les prunelles de jais de la Dornienne se posèrent sur lui alors qu'elle crut remarquer une brève lueur passer dans son regard, mais pensa naïvement qu'il s'agissait certainement du reflet du soleil d'automne dans ses yeux qui se révélaient d'ailleurs être très beaux. Les yeux verts étaient rares à Dorne, elle aimait bien cette couleur pourtant.

     La voix de Duncan reprit alors qu'il expliquait avoir apprécié de voyager, mais que la séparation d'avec des amis était souvent difficile. Elle pouvait le comprendre, la suivante avait aussi beaucoup de difficultés à laisser son ami Maël à Villevieille tout en sachant qu'elle allait bientôt rentrer à Dorne. C'était comme de se réveiller un matin pour constater que le soleil avait disparu du ciel, quelque chose qui manquait dans une vie, quelque chose de très important. Les mots qui passaient la barrière des lèvres du forgeron firent sourire la brune, si elle lui disait qu'ils pourraient se revoir un jour, c'est que ce serait possible. Sa dame était une personne compréhensive et si un jour Lyra lui demandait l'autorisation de pouvoir s'absenter quelques heures, la demoiselle était persuadée qu'elle ne lui refuserait pas. Elle sacrifiait beaucoup de choses pour cette vie c'était vrai, pas de mari, pas d'enfants certainement, ou alors qui seraient obligés de suivre le même chemin qu'elle, mais elle ne le regrettait pas. Au contraire, c'était un autre mode de vie auquel elle s'adaptait doucement.

     ▬ Ne vous inquiétez pas. »

     Elle ne poussa pas plus loin ses déclarations, il ne devait pas s'inquiéter pour une foule de choses, la Dornienne croyait que La Mère Rivière lui permettrait de revoir un jour le jeune homme si elle l'avait déjà mis une première fois sur son chemin. Les dieux ne faisaient jamais rien sans raison. Mais il coupa court à ses pensées en lui attrapant la main pour qu'ils se remettent en marche et elle glissa son bras autour de celui du galant artisan jusqu'à ce qu'il s'agite une fois de plus pour changer de position. Décidément, elle avait trouvé quelqu'un d'aussi agité qu'elle ! C'était presque inattendu. Elle l'observa sans que son sourire ne s'efface alors qu'il avançait le fait qu'ils se reverraient un jour et la manière dont il présenta les choses attendrit le cœur déjà très moelleux de la Dornienne, décidément, les galants hommes se bousculaient dans cette ville. Après sa question destinée à savoir combien de temps elle resterait encore en ville, Lyra afficha un air pensif durant quelques instants avant de finalement répondre d'un ton plein de réflexion.

     ▬ Je ne sais pas exactement, ma dame doit arriver prochainement en ville, j'imagine qu'elle se reposera quelques jours puis après nous repartirons, mais j'ignore si elle souhaitera rentrer directement ou voyager un peu avant. »

     En réalité, tout dépendait du bon vouloir de lady Edarra et de son envie du moment, elle n'osait pas donner de date trop précise sous peine de le voir se présenter là-bas alors qu'elle ne serait pas encore rentrée, chose ô combien embarrassante. La discussion s'enchaîna alors, tandis qu'elle l'écoutait expliquer que jusqu'à ses vingt ans il ne savait pas à quoi ressemblait la neige, chose qui la rassura, au moins ne passerait-elle pas pour une folle ! La manière dont il décrivait la neige montrait à quel point il aimait ce paysage, le sourire de la jeune femme s'élargissait alors que ses paroles se déversaient dans son oreille attentive, le spectacle avait l'air d'être magnifique, elle espérait bien pouvoir le contempler de ses propres yeux un jour. Après un profond soupir, la Dornienne répondit d'un ton rêveur.

     ▬ La manière dont vous parlez de la neige me donne encore plus envie de la contempler et de la toucher, j'espère bien qu'un jour ma dame osera pousser son voyage jusqu'à dans le Nord, cela doit être tellement différent de Dorne. »

     Déjà qu'elle avait été émerveillée en mettant les pieds dans le Bief, autant dire que d'atteindre un jour le Nord était presque impensable ! Elle était retombée dans le silence alors qu'elle sentait le sol changer sous ses pieds nus, glissant ses yeux vers celui-ci elle remarqua qu'ils s'étaient approchés du port et se demanda ce que Duncan pouvait avoir en tête pour les mener ici. Le simple hasard ? Il l'arracha à ses pensées en expliquant ne pas avoir de famille qui l'attendait à son retour, avant d'expliquer que cette décision venait simplement du fait qu'il avait eu une proposition intéressante qu'il ne pouvait refuser. Elle s'apprêtait à répondre, mais le forgeron la prit de court en lui attrapant une fois de plus la main pour gambader dans le sable où des adolescents cherchaient des crabes. Lyra les contempla quelques instants avant de finalement se prendre au jeu et lâcha le forgeron et posa son bouquet à l'abri sur un rocher puis, soulevant légèrement sa robe, s'avança vers l'eau pour commencer à chercher des crabes dans l'eau. Elle le faisait souvent lorsqu'elle était enfant, remuant le sable entre ses doigts sans trouver grand-chose. Après avoir soulevé quelques cailloux en vain, la Dornienne lâcha soudain un « Oh ! » de surprise alors que ses doigts se refermaient autour d'une chose dure. Elle extirpa quelque chose du sable collant, le passa dans l'eau pour le débarrasser des saletés, puis porta sa trouvaille à ses yeux pour reconnaître un coquillage. Assez petit, de la taille de son petit doigt, il était toutefois coloré et en bon état, puis cerise sur le gâteau, sans habitant ! Arborant un sourire, la demoiselle s'éloigna de l'eau pour s'approcher de Duncan et lui tendre le coquillage.

     ▬ Tenez ! Ça ne vaut pas un crabe, mais on dira que c'est un souvenir de cette petite sortie. »

     Il n'était pas plus beau qu'un autre et peut-être que le forgeron le laisserait tomber dans la mer dès qu'il en aurait l'occasion, mais cela lui faisait plaisir. Après cela, la jeune femme chercha encore quelques instants dans l'eau, ne trouvant malheureusement aucun crabe digne de ce nom et manqua de se faire attraper le doigt par une créature non identifiée qui fila entre ses pieds avant qu'elle ne puisse la détailler du regard. Au final, les enfants s'éloignèrent en leur adressant des signes de la main et la Dornienne s'approcha de Duncan, les pieds trempés, avant de hausser les épaules d'un air léger.

     ▬ Je n'ai pas été chanceuse sur ce coup ! Elle lui adressa un nouveau sourire avant d'enchaîner. Vous avez souvent l'habitude de pêcher le crabe ? J'imagine que sur une île vous devez avoir ce genre d'occupations non ? Je suis persuadée que vous faisiez comme ces enfants lorsque vous étiez plus petit ! »
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Message Dim 11 Mar 2012 - 16:21

Duncan s’en voulait un peu quand elle dit qu’il était assez effrayant et qu’il risquait de la faire affolé pour un rien. Il était vraiment pessimiste et surtout ces derniers temps, plus qu’avant. Quelle idée d’avoir voulu partager le fond de sa pensée. Oui, il aurait du retenir sa langue, mais quand quelque chose venait lui en titiller le bout, il fallait qu’il crache tout. Un de ses grands défauts qui lui valait pas mal de règlement de compte, souvent très violent. Tant pis, c’était dit, c’était dit. Puis, il ne lui avait pas confié ses réflexions dans le but de lui faire mal ou quoi que ce soit de méchant, mais tout au contraire, pour la protéger. Il fallait dire qu’il n’eut pas de chance comme elle, sauf peut-être ce forgeron qui a bien voulu l’accepter à Winterfell, puis Edric et Jace, mais sinon, tout ce qui s’en suivit, les gens étaient assez vils … Cela ne fut qu’un détail, qu’il oublia vite, alors qu’elle continuait de parler. Il était si insolant, la gentille demoiselle racontait certaine chose et lui pensait à quel point il pouvait être bien idiot parfois. Il se concentra sur sa douce voix, souriant et marchant.

Il continua alors sur sa lancée, parlant donc de la neige, de sa difficulté à voir les gens sortir de son cercle de connaissance. Oui, il était bon d’en rencontrer, mais de trop s’attacher, on avait aucune envie de les voir partir et étrangement, c’était toujours ces personnes là qui s’éloignaient le plus de vous. Enfin, Edric, il le reverrait très prochainement, une chance ! Il s’était aussi, aussitôt motivé à la revoir et lui avait quémandé quand est-ce qu’elle serait de retour à Dorne, sur son adresse fixe. Voilà bien une information importante pour tenir une promesse. Car oui, il pouvait avoir foi en les dieux, mais de là, à croire au miracle, non du tout. Il hocha la tête en écoutant attentivement ses informations.

- J’attendrais plusieurs longues semaines, sinon je visiterais votre hameau en vous attendant, qui sait …

Puis alors s’en suivit son long discours si passionné sur la neige, le Nord, ce paysage si blanc, si pur, si magique, si étrange … Froid, comme mort, mais qui cache que des trésors : un cascade glacée, une rivière qui brille de ses perles de glace, des fleurs qui perce la poudreuse, éclatant d’une belle couleur, si forte et fragile, ces animaux, comme le renard, léger, flottant au dessus de la neige de son pelage tout aussi soyeux. Elle l’écoutait d’une oreille si attentive. Elle ne le quittait pas des yeux et sa petite phrase à la fin, lui fit comprendre qu’il avait bien plus que réussi à lui faire partager son entrain pour cette région. C’était tout le but, alors qu’il n’était pas conscient que tout son corps parlait avec son cœur et sa voix. Il était heureux de la rendre bien plus impatience et curieuse de connaitre ce monde si différent de ceux qu’on pouvait voir dans le sud de Westeros. Il partageait avec elle un regard pétillant, essayant de nourrir son envie de découverte, par ce qu’il avait eu la chance de connaitre.

Sur la plage, l’ayant un peu trainé de force vers le bord de mer, les enfants pêchaient tranquillement et gentiment, leurs petits paniers en osier, coincé dans le sable mouillé, étaient déjà bien rempli. Alors qu’il comptait s’élancer un peu dans cette fouille de l’eau basse, remuer le sable, la jeune suivante avait déjà remonté sa robe, pour mettre les pieds à l’eau. Dans la mort des vagues, elle plongea ses mains et cherchait, accompagnée d’un jeune garçon. Duncan l’observait en souriant, attendri. Puis, il ne cessait de se dire qu’elle débordait de charme. Il était auprès d’un autre jeune garçon, s’informant sur ce qu’on pouvait trouver ici. Puis alors, elle sortit doucement de l’eau, comme une petite créature de la mer, une nymphe, ou une sirène, allez savoir. Elle gardait les mains en bol, près d’elle, puis s’approchait de lui. Elle s’excusa de ne pas avoir de crabe, mais que la trouvaille restait un joli souvenir. Il sourit prit le morceau de coquillage et l’orienta vers un rayon de soleil. La nacre qu’il contenait était vraiment joli, de très belles couleurs se reflétaient. Il la garda précieusement, la rangeant dans une petite pochette qui pendait à sa ceinture.

- Oui, vraiment mignon … Merci beaucoup. J’y prendrais soin. Puis, oui, sur une île, c’est une certaine habitude. On faisait des petits tournois : celui qui trouvait le plus de coquillage, ou le plus gros crabe. Mais, j’ai vu que vous savez y faire aussi … Vous vivez si près de l’eau ? Attendez…

Il s’approcha d’un des enfants et discuta avec lui. Il avait un panier bien garnis et en échange d’une pièce et de quelques conseils de pêche, il lui en donna une petite poignée, bien empaquetée dans un mouchoir un peu usée qu’il sacrifia. Quand on était pauvre, la moindre pièce était un trésor et on traitait bien nos clients sur le pouce. Il revint vers Lyra et trouva un peu d’eau, généreusement donné par un villageois qui avait sa maison, non loin du port. Il voulait profiter de la toute petite place qui ressemblait à une plage, dans le sable mixte, fin et gros, pleine de particule de toutes tailles. Il s’installa abandonnant parfois Lyra, qui fut rapidement rejointe par les enfants qui pêchait non loin. Le voilà qui était revenu avec du bois sec et de quoi l’allumer. Les silex et ce champignon sec, qui brûlait rapidement, avait été inculqué par Alysane qui chassait souvent et qui avait souvent besoin de faire du feu. Les silex lui avait été donné par elle, ensuite il faisait avec ce qu’il trouvait : mousse ou champignon. Il improvisa donc un petit feu sur la plage et un des enfants, une jeune fille, revint en courant dans le sable, muni d’un petit bol en terre. C’était parfait. Il versa l’eau et mit les coquillages à chauffer. Ils s’ouvrirent rapidement sous la chaleur, leur chair cuisant en gardant leur tendresse sous la dent. Le ciel s’assombrissait peu à peu, et une dégustation simple de palourde venait de se finir. Les enfants étaient partis, car ils devaient rentrer chez eux avant que leur parents ne s’inquiètent. Ils étaient tout heureux d’avoir pu goûter d’avance qu’ils avaient trouvé et qu’ils rapporteraient fièrement dans le logis familiale.

Les voilà seuls à nouveau, bientôt en compagnie des étoiles vu du Bief. Oh, il ne faisait pas encore nuit noir, mais plutôt entre chien et loup, leur laissant le loisir d’apprécier malgré tout, la chaude couleur des flammes qui dansaient dans le petit feu devant eux. Duncan se laissa tomber entièrement dans le sable, les mains derrière le dos. Il allait se faire tard bientôt et il ne pourrait abuser longtemps de son temps. Il bailla légèrement, quelque peu fatigué de cette journée. Il s’étira et lui fit un sourire.

- Je vais bientôt vous ramener … Ne vous inquiétez pas. Je voulais juste savoir, pourquoi ne pas avoir continuer le travail de votre père … Tavernière… Vous auriez été une femme si parfaite à mes yeux… Même si vous êtes déjà plus qu’intéressante … Mais vous imaginez servir de la bière et un bon gruau, je vous avoue que cela a du charme… Puis vous auriez été plus atteignable, plus libre… Si j’ai bien compris, toute votre vie tourne autour de celle de votre Dame … Comment vous faite pour penser un peu à vous ?

Il se redressa légèrement, appuyé sur son coude pour tenter de voir ses yeux, du moins les flammes qui s’y reflétaient. Quelques pêcheurs au loin, ou des marins de navire marchands, parlaient fort, sûrement bien imbibés d'alcool, mais les vagues qui mouraient sur le bord de la plage, ou alors tapait contre les poutres dans le port, camouflait pas mal leur gueulement nasillards et détendaient l'esprit. Duncan à vécu longtemps avec ce bruit de mer qui s'agite, ou calme, mais jamais silencieuse, toujours là pour vous rassurer ou vous effrayer. Il aimait ce bruit et ne pouvait s'en lasser, toujours bercer la nuit par ce chants si particulier.

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Message Lun 12 Mar 2012 - 16:08

     La Dornienne fut heureuse de voir Duncan glisser le coquillage offert dans une sacoche qui pendait à sa ceinture, pendant un bref instant elle avait craint qu'il ne lui déclare qu'il n'en avait rien à faire de présents de ce genre. Mais le jeune homme avait l'air beaucoup trop aimable pour agir de la sorte, bien que ce qu'il avait dit au niveau de la méfiance faisait légèrement douter la suivante. Devrait-elle suivre ses conseils et se montrer plus méfiante et attentive la prochaine fois qu'elle rencontrerait quelqu'un ? Lyra avait beau se dire que ce serait plus prudent et qu'elle gagnerait certainement à agir de la sorte, elle n'en restait pas moins convaincue qu'elle oublierait ses bonnes résolutions dès qu'elle croiserait la route d'une personne inconnue ! C'était son quotidien, s'émerveiller devant les autres et espérer pouvoir apprendre quelques informations sur les us et coutumes des étrangers. Quelque chose de bien intéressant au final. Lorsque Duncan lui demanda si elle vivait aussi près de l'eau, la demoiselle hocha la tête, Lancehélion donnait sur la mer et elle savait que bien souvent les étrangers étaient étonnés de savoir que dans une région aussi désertique que Dorne, les gens savaient pêcher. Elle aussi jouait souvent avec ses amis, sauf que les eaux de Dorne étaient légèrement plus dangereuses que celles du Bief et qu'il fallait donc veiller et garder l'œil ouvert lorsque l'on s'y aventurait trop loin.

     Le jeune homme s'était éloigné pour parler avec l'un des enfants et discuta avec lui pendant que la Dornienne de son côté, s'occupait en discutant avec la petite fille qui vadrouillait autour d'eux, cherchant des coquillages pour le repas du soir. Finalement, Duncan revint vers elle quelques instants avant de s'éloigner pour commencer à préparer quelque chose. La demoiselle le laissa faire et commença à nouveau à chercher des coquillages ou des crabes dans le sable tandis que les enfants se joignaient à elle, comme disait les anciens, plusieurs yeux valent mieux que deux, la Dornienne accepta donc l'aide avec joie ! Lyra tourna fréquemment la tête en direction de son nouvel ami pour voir qu'il préparait un feu – elle se demanda brièvement s'ils avaient le droit sur cette plage d'ailleurs – puis qu'il commença à cuisiner quelque chose. Un sourire amusé se dessina sur les lèvres pleines de la Dornienne alors qu'elle se disait que cela devait être la première fois qu'elle voyait un homme cuisiner ! Le temps passait alors que les jeunes gens et les enfants revinrent vers Duncan pour déguster les coquillages ramassés et la suivante dû avouer qu'ils avaient bien plus de saveur dégustés en bonne compagnie ! Finalement, Lyra salua les enfants d'un geste de la main alors qu'ils s'éloignaient pour rentrer chez eux avant de la nuit ne tombe, puis son sourire flotta sur ses lippes alors qu'elle reportait ses yeux sont sur le jeune homme qui s'installait sur le sable. Par mimétisme, la Dornienne laissa son sourire s'élargir alors que Duncan lui en offrait un, puis elle l'écouta avec attention.

     Elle ne s'inquiétait pas de voir la nuit tomber, déjà parce que personne ne l'écoutait et ensuite parce qu'elle était bien là, à discuter avec lui, ou même simplement à rester assise sans rien dire. Il posait des questions légitimes, des interrogations qui lui avaient traversées l'esprit à elle aussi d'ailleurs. Lyra ne put s'empêcher de rigoler légèrement lorsqu'il déclara qu'elle aurait été parfaite en tavernière, c'était la première fois que quelqu'un lui disait cela ! Sa dernière question la fit hausser les épaules, elle ne pensait pas à elle justement, c'était bien ça le problème. La demoiselle resta un bref instant silencieuse alors qu'il cherchait ses yeux, puis elle se pencha légèrement en avant, s'installant à genoux sur le sable pour les quelques minutes qui restaient, avant de lui répondre. Son sourire était devenu légèrement mélancolique.

     ▬ Pour tout vous dire, j'avais pensé rester chez moi et reprendre la taverne de mon père, mais disons que l'occasion de voir du pays s'est présentée et je n'ai pas pu résister. Je suis curieuse, vous l'avez certainement remarqué, alors avoir une chance de voir le reste de Westeros et de rencontrer d'autres personnes, je n'ai pas pu dire non ! Elle inspira légèrement. Il est vrai que ma vie privée passe après celle de ma dame, mais c'est un bien mince sacrifice en comparaison de ce que je peux gagner vous savez. Puis ma famille est très fière de ma nouvelle vie, même s'ils sont tristes de ne plus me voir aussi souvent, ils gagnent en notoriété parce que ma dame est issue d'une famille très connue à Lancehélion. Léger haussement d'épaules. Au final, même si pour le moment je regrette un peu de ne pas avoir de famille à moi, je suis persuadée que cela finira par arriver un jour, il suffit de se montrer patient. Je vis un peu au jour le jour vous savez, j'attends de voir ce que ma dame désire et je vois ce que je peux en tirer. Je ne resterai peut-être pas éternellement suivante après tout. Rien n'est perdu. Elle le regarda dans les yeux. Vous non plus vous ne pouvez pas fonder de famille en voyageant toujours.... »

     Elle soupira une fois de plus, tout cela était bien compliqué au final, la jeune femme avait envie d'avoir un époux et des enfants un jour, mais cela ne pressait pas vraiment, sans compter que Obara lui avait souvent dit qu'elle pourrait avoir quelque chose d'intéressant avec son poste. Elle avait un salaire fixe, des avantages que les simples roturiers n'avaient pas, puis elle fréquentait « du beau monde », même si Duncan n'avait pas l'air de les apprécier. Qui plus est, la Dornienne pouvait vivre par procuration une vie qu'elle ne connaîtrait jamais, voir ce que c'était que d'être noble, même si elle-même ne le serait jamais bien évidemment. Après ce bref moment de discussion, la jeune femme se redressa, leva les yeux au ciel puis débarrassa sa robe du sable en la lissant du plat de la main. Ils éteignirent le feu en renversant du sable dessus, puis ramassèrent les quelques affaires qui traînaient dans le coin avant de reprendre doucement le chemin du lieu de rendez-vous. La taverne où Lyra séjournait se trouvait non loin de là, elle n'osa pas demander au jeune homme de l'y accompagner, mais il se proposa de lui-même. Il fallait avouer que la brune était assez rassurée, même si au début elle ne craignait pas de croiser de personne louche – après tout elle savait se défendre – les paroles de Duncan l'avaient légèrement inquiétée, même si elle n'en dit rien pour ne pas le culpabiliser.

     Ils marchèrent en silence, les rues étaient déjà moins peuplées et les habitants rentraient doucement chez eux après une longue journée de travail, Lyra était enjouée et pensait qu'elle n'arriverait certainement pas à dormir avant un bon moment vu l'était d'excitation dans lequel elle était. Lorsqu'ils arrivèrent non loin de la taverne où elle vivait, la Dornienne tourna son visage vers Duncan pour lui offrir un sourire, puis ils s'arrêtèrent finalement non loin de là alors que des personnes entraient au même moment dans le bâtiment. Elle joignit ses mains devant elle en ne pouvant s'empêcher de sourire d'un air à la fois amusé et satisfait, puis prit finalement la parole. Son ton exprimait clairement sa joie.

     ▬ J'ai été ravie de pouvoir passer du temps avec vous et j'espère sincèrement que nous pourrons refaire cela. C'est agréable de voir qu'il existe encore des gens aussi aimables que vous. J'ignorais même que les hommes savaient cuisiner. Elle rigola légèrement. Et bien que je sais qu'il est dangereux de montrer à un homme l'endroit où j'habite, je l'ai fait parce que je vous fais confiance. Vous voyez, j'ai retenu la leçon ! Nouveau sourire de sa part alors qu'elle montrait qu'elle était vraiment sincère. Merci pour cette journée Duncan. »

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Message Jeu 15 Mar 2012 - 15:39

Il lui arracha un petit rire. A croire que de dire qu'il aurait bien aimé la voir en tavernière l'avait amusé. Il fallait dire qu'une tavernière aussi adorable qu'elle ne pouvait être qu'agréable à regarder. Il passerait son temps dans la taverne, il était vrai. ensuite,s es autres questions avaient mit la jeune femme dans un certain silence. Elle avait l'air pensive, et d'un air absent, Duncan ne la quittait pas des yeux. Elle était encore plus ravissante sous le clair de lune, sa peau halé qui pétillaient de quelques reflets dorés avec le feu. Un petit joyaux, du sable d'or.

Il l'écoutait d'une oreille attentive. Il la comprenait sur l'occasion de pouvoir voir du pays, de voyager. Il était vrai que cela faisait rêvé et qu'il était sûrement comme elle, préférant bouger, voir du monde que de rester coincé dans son petit hameau sans pouvoir bouger, voir toujours les même visages, ne rien connaitre, ne pas pouvoir s'enrichir. Duncan était déjà, à ce jour, bien heureux d'avoir des parents de deux régions aussi éloignées, ce qui lui avait donné comme héritage une éducation mixte et riche, pleine de bonne chose (et de mauvaise aussi mais ne gardant que les bonnes). Il voyageait rien qu'en voyant ses deux parents, en écoutant leur histoire, plié à leur religion. Elle parla de sa famille qui la regrettait sûrement, mais qui était fière d'elle malgré tout. Il y avait de quoi : être au service d'une grande dame au grand nom, cela devait toujours faire plaisir aux parents. Surtout quand on est une femme. Un homme : homme d'arme ou forgeron d'une grande famille. Ce qu'il allait presque être, même s'il ne savait pas encore tout les détails précis des affaires qu'il passerait avec le jeune Estremont. Son père aussi fut triste lorsqu'il lui annonça qu'il partait pour la découverte du Nord, mais d'un côté, il était heureux de voir son fils responsable et se prendre en main, être indépendant. Or, il est vrai qu'il aurait préféré qu'il reprenne sa forge et soit forgeron à son propre compte, son propre patron, mais alors, un an plus tard, en recevant la missive disant qu'il travaillait en tant qu'assistant chez les Stark, son père était le plus content des hommes.

- Pas vraiment ... Disons que je n'ai pas tant voyager que cela. J'ai fait un pied à terre dans le Nord et là, je retourne dans les Terres de l'Orage pour un bon moment, sur du long terme. Puis pourquoi pas me trouver une jolie fille et commencer à me concentrer sur une vie de famille. Mes dernières aventures m'ont donné goût à quelque chose de stable. Alors, je ne pense pas me remettre à voyager avant longtemps, peut-être juste pour venir vous voir, qui sait ...

Il lui fit un petit sourire, alors qu'il formait des rails dans le sable avec son talon, toujours assit près du feu. Il finit par relever les yeux vers elle, se mordant la lèvre. Il la cherchait un petit peu. Quoi qu'il en soit, il était temps de la ramener chez elle, du moins à l'endroit où elle logeait dans le Bief. Elle se leva avec grâce du sable, après avoir admirer les étoiles. Elles étaient superbes en passant, même si le ciel se faisait lourd. Il y jeta un bref coup d'oeil avant d'aider la jeune femme à éteindre le feu. Jetant doucement le sable, il l'observait faire de même, mais comme une femme pouvait le faire, gracile, douce, légère. Duncan avait une nouvelle demoiselle en cible, mais elle paraissait différente. Elle était assez timide et sensible, voire naïve, alors il ne voulait pas la brusquer. Puis il était ainsi, noble ou roturière, il restait relativement respectueux, même si le résultat était le même qu'avec une catin. Après, s'ils trouvaient de femmes de petites vertus sans qu'elles en aient le travail, il se passait de ce genre de politesse.

Le feu s'éteignit rapidement, mourant dans la nuit d'encre. Duncan arriva derrière Lyra, posant une main dans le bras de son dos, puis se baissa pour ramasser leurs affaires.

- Je vous ramène, lui chuchota t-il près de l'oreille, alors qu'il se redressait, passant le petit seau d'eau par dessus son épaule, le laissant pendre au bout de ses doigts par la petite cordelette qui servait de hanse.

Ils marchèrent en silence, lui ayant offert son bras sur le chemin du retour. En passant devant la maison du pêcheur, il déposa le seau vide devant la porte. Il était un peu triste que la journée se finisse aussi vite. Il aurait bien aimé passer plus de temps avec elle. Demain ? Non, il n'osait pas demander, et il ne voulait pas trop trainé en chemin, il fallait qu'il retourne à Rocvert. Puis de plus, elle avait sûrement d'autre chose à faire et il n'avait aucunement envie de la déranger, surtout si elle était sous la responsabilité d'une grande dame. Les gens rentraient eux aussi, ou alors, ils se rendaient dans quelques tavernes ouvertes et bien animés, dont la lumière faisait danser les ombres sur le sol, et le bruit résonnait dans tout le patelin.

Ils s'arrêtèrent enfin devant l'auberge où logeait la jeune Lyra. Il attendit un petit moment, ne la quittant pas des yeux. Elle était tout bonnement adorable, là, les petites mains liées, face à lui. Il voyait encore sons sourire tatouée sur son visage, si rayonnant et d'une fraîcheur incomparable. Les petites phrases qui vinrent briser en parti son arc lumineux que formaient sa bouche, le fit légèrement rire. Il baissa la tête en se frottant les cheveux.

- J'ai pas vraiment le choix, quand on est souvent seul, il faut savoir cuisiner ... Mais à l'occasion, je vous préparerait d'autre chose, si l'occasion s'y présente.

Il s'approcha doucement d'elle pour attraper sa main, du moins le bout de ses doigts fins. Il les enferma dans les siennes, puis la perça de ses yeux clairs.

- J'ai été un peu ... Comment dire ... Dur sur ce que je vous ai dis. Après, vous pouvez écouter votre cœur. Mais, j'ai connu des hommes, pas forcément dangereux ou méchant et moi même, j'ai été ainsi ; s'amuser des âmes aussi fragiles. J'aimerai pas que cela vous arrive et je vous rassure, mieux vaut m'avoir de son côté que pas du tout... Enfin quoi qu'il en soit ... Je vous laisse là à contre cœur. Je ne vous cache pas que j'aurais aimé une heure de plus à vos côtés et ... Je vais pas en dire plus. On verra donc si les dieux sont de notre côté ... On se revoit à Ferboy dans un mois ou deux ?

Il lui embrassa doucement le bout des doigts, avant de partir en direction de la taverne où il logeait lui. Ce n'était pas très loin. Il ne se retourna pas une seule fois alors qu'il s'éloignait d'elle, comme toujours, ne supportant pas les adieux. Il se laissa tomber dans la petite chambre qu'il louait depuis deux jours et trois nuits. Il sortit le coquillage de sa poche, le jaugeant un instant, y voyant plus le visage de Lyra que la coque en elle même. Il caressait l'intérieure nacrée avec son pouce, pensif. Il ne savait pas que son petit bonheur de la journée, du à cette rencontre, allait devenir peut-être quelque chose de relativement malsain, autant pour lui que pour elle, voire plus pour elle, si jamais elle succombait. Il avait juste besoin à cet instant, de combler un vide qu'on avait trop souvent laissé et Lyra était tombé vraiment au bond moment. Il lui avait promis qu'il viendrait et il le ferait. Il se le jura à lui même. Il espérait seulement que les dieux ne viendraient pas lui poser des obstacles dans sa petite quête.

Il bondit du lit, sortant un petit pique de son sac et à peine éclairé d'une bougie, minutieusement, il perça un trou dans le coquillage. Il passa sa cordelette en cuir où quelques petites plaques qu'il avait gravé y était accroché, libéra le nœud et y fit glisser ce petit "souvenir". Le présent de la demoiselle était désormais conserver au chaud contre lui, pendant à son cou. Il retourna dans le lit, fermant les yeux sur les dernières images qu'il avait de la petite dornienne.
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Un sourire ensoleillé dornien peut chasser les nuages dans un coeur orageux

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