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Corbeau du Prince Daeron à la Reine Aelinor

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Message Ven 2 Mar 2012 - 3:48

Cela faisait maintenant plus d’une semaine que Daeron avait décidé de faire demi-tour près de Ferboys au lieu de rejoindre sa tante, la Reine Aelinor Targaryen à Lancéhélion où le prince avait promis de la retrouver. Il savait qu’elle serait déçue de sa conduite, et qu’il ferait de la peine mais les remords ne le rongeait pas. Il était désolé, c’était vrai, pour elle. Mais il n’avait pas vraiment d’honneur et ses promesses étaient oubliées rapidement, notamment grâce au vin qu’il buvait sans arrêt. Il savait que ce qu'il avait fait était mal, et depuis qu'il était tout petit, on lui avait toujours appris à s'excuser lorsqu'il faisait une bêtise. Et comme on disait, faute avouée, à moitié pardonnée. Au fond, il savait que même si Aelinor lui en voudrait, elle ne pouvait pas lui en vouloir trop longtemps. Il était son neveu favoris après tout non? Rejeté comme elle. Seul.
Confortablement installé dans la bibliothèque du Donjon Rouge, il ne leva pas les yeux lorsqu’il vit passer son oncle, Aerys, Roi des Sept Couronnes et tout le tralala la qui s’ensuivait, en train de choisir avec soin ses ouvrages. Il se recroquevilla légèrement dans sa chaise. Voir l’Ivrogne ici devait en étonner plus d’un. Mais n’était-il pas un Prince après tout? Il savait parfaitement lire et écrire, lorsqu’il avait les idées au clair. Et à vrai dire, il comptait aller s’enivrer aussitôt après la fin de la rédaction de la lettre d’excuse adressée à sa très chère tante. Mais le jeune homme n'écrivait pas uniquement pour s'excuser, non, à vrai dire, ce n'était pas vraiment une lettre d'excuse seule. C'était également un avertissement. Il avait rêvé la nuit d'avant, rêvé, encore une fois. Et il avait promis à Aelinor une seconde chose, et cette promesse-là, il la tiendrait. Il avait dit que si jamais quelque chose lui arrivait, il le verrait, et la préviendrait. Voilà pourquoi il écrivait également ses excuses, implorant son pardon. Cela passerait mieux.


A Aelinor Targaryen

Reine des Sept Couronnes

Ma très chère tante,
Je ne doute plus désormais de votre arrivée à Lancéhélion, aussi j’espère que votre voyage s’est déroulé sans encombre et que la chaleur qui doit régner à Dorne, même en ce début d’automne, ne vous incommode pas trop. Néanmoins, comme vous me connaissez, vous savez que je n'aime pas perdre du temps à tourner autour du pot, j'essaierai donc d'être aussi clair, que précis, et rapide, même si ce sont trois qualités qui me font défaut.

N'ayant aucun honneur, je n'ai nullement honte de m'excuser de ma conduite qui, toujours aussi détestable, a du profondément vous blesser. Voilà pourquoi je m'excuse très humblement et vous prie d'essayer de pardonner un pauvre ivrogne et débauché qui n'a pas pu résister à l'appel des femmes de Port-Réal.

Mais je ne suis peut-être pas si indigne que cela. Ma malédiction sert finalement peut-être à quelque chose. Shaïra, comme vous, semblez croire que c'est un don. Je ne vous comprends pas, mais vous êtes des femmes. Quoi qu'il en soit, ma tante, vous savez l'affection que j'ai pour vous. Vous êtes seule, à Lancéhélion, dans une région qui a rejoint depuis trop peu de temps le reste des Sept Couronnes, et malgré le fait que votre mère soit une Martell, je pense que vous êtes en danger. A vrai dire, j'en suis sûr.

J'ai rêvé. Et vous savez que mes rêves se réalisent toujours. Tout comme Baelor est tombé sur Duncan, quelque chose ma tante, quelque chose de sombre vous attends, vous guette, tapis dans l'ombre. Tout était flou, et tout était noir, je n'ai presque rien vu mais quand bien même ne serait-ce rien, prenez garde à vous. Et encore une fois, veuillez m'excuser.

Votre neveu attentionné et repentant,
Daeron.



Ses mains tremblaient légèrement lorsqu'il cacheta la lettre. Pas de peur pour la vie de sa tante, bien que cela l'inquiétait, non, il avait soif. Il devait boire. Avisant un mestre, non loin de là, Daeron lui remis la lettre et ordonna à ce qu'on l'envoie aussitôt à Dorne. Maintenant, maintenant il allait boire, pour oublier son rêve, et oublier ce qu'il risquait de se passer. Sa tante était toujours sur ses gardes, comme devait l'être une Reine. Normalement, aussi Daeron espérait-il qu'il ne lui arriverait rien de sérieux. Il n'avait pas vu ce qui allait arriver, juste que du sang coulerait, mais peut-être pas celui de sa tante. Non, le sang d'un dragon ne coulait pas comme cela. Il sortit de la Bibliothèque en trébuchant légèrement, il savait que sa tante aurait la faiblesse de le pardonner. Du moins, il l'espérait.
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Message Ven 9 Mar 2012 - 15:57

Elle était sur la table depuis deux ou rois jours. Chaque fois qu’elle revenait elle était la posé et n’attendait qu'à être ouverte. Pourtant, elle ne pouvait pas faire autrement que de la fixer et aller dormir. Même Daenerys avait compris qu’elle était tracassé pas quelques choses de plus gros que son oncle, la main du roi. Elle arrivait à l'oublier lui et son trône, elle était bien à Dorne et était presque triste de le quitter dans quelques jours. Elle voulait faire attention à ne brusquer personne. Créer des tensions diplomatiques. Elle aurait été capable, vu le nombre de fois qu’elle se maitrisait pour ne pas se choquer.

Encore, elle était heureuse que sa tante soit plutôt apaisante, car si cela avait été le contraire, elle aurait certainement eu une prise de bec facile avec son oncle qui avait su la provoquer sans bien le vouloir. C’était même la dragonne qui avait incité la reine à enfin lire la lettre de son neveu. Une fois installée, la Targaryenne prit la direction des balcons de sa chambre et prit place sur le rempart Au loin le soleil de Dorne. Elle sentit un frisson lui parcourir l’échine à la vu du nom de sa tante batarde. L’autre du même clan qu’elle détestait. Une batarde au même titre que son oncle. Rien de gratifiant, ils avaient seulement été légitimé. Mais bon, elle n’allait pas contester le tout. Rentrant, elle prit plume et parchemin et se mit à écrire doucement.

Daeron,

Je suis arrivée voila quelques jours à Dorne, sachant que tu ne m’avais pas suivi, j'ai été fort déçue de ton absence à mes cotés. J’aimerais tant te comprendre et t’aider, mais toi-même tu sembles résolu à chercher la confiance ailleurs qu’en moi. Cette lettre est restée quelques jours sur la table, sans que je n’ose la lire, tant je suis fâchée de ton abandon.

Je ne sais pas si j’arriverais un jour ou l’autre à te redonner ma pleine confiance, mais comprends qu’elle ne t’est plus acquise comme autrefois. Je ne te dirais pas comment tu dois vivre ta vie. Tu es assez vieux pour faire comme il te plait et je suis de très loin ta mère. Je ne suis qu’une pauvre tante qui ne sert qu’à faire les remontrances. Enfin, tu es à Port-Real, essai de ne pas te mettre en travers du chemin de ton père. J’ai assez de soucis, pour en avoir d’autres concernant ma propre famille.

Ne crains pas. Je sais que tes visions se passent toujours d’une manière ou d’une autre, mais sache que quoiqu’il arrive, je t’ai aimé comme une mère aime son fils. Que j’aurais aimé te comprendre comme tu le voulais, mais que j’ai échoué lamentablement. Même nous Targaryenne ne sommes pas immortels Si je suis vraiment réclamée par l’Étranger, alors il en sera ainsi. J’aurais fini de me battre inutilement pour ce que je n’aurais jamais. Certains apprécieront peut-être ce départ, d’autres non.

Bref ne t’inquiète pas pour moi. On veille sur moi amplement, mais saches que cette fois ce pardon sera plus compliqué à accorder. Prends soin de toi, à Port-Réal.

Ta tante qui t’aimera toujours

Aelinor Targaryen.


Un message quelques peu fatidique, mais elle connaissait une chose des visions de son neveu et c’est qu’ils se réalisaient toujours dans un avenir rapproché comme lointain. Elle n’avait pas peur et pourtant, elle craignait pour sa vie et ne voyait pas l’utilité d’en informer Ser Walter. Si le sang qui coulait était le sien elle ne réagirait pas, c’était la volonté des Sept. Elle n’interviendrait jamais entre eux et sa vie. Il en était le maitre. Elle fit couler un peu de cires chauffées et retira sa bague avant d’étamper la gueule de dragon. Elle n’utilisait pas ses propres sceaux. Elle remit la lettre pour la renvoyer a destination de Port-Real et repris la direction des Balcons admirer le coucher de soleil, en pleine solitude.
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