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Le retour à la maison parait toujours plus long [Lyra et Lotho]

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Message Dim 26 Fév 2012 - 22:46

Quitter Port-Lannis avait été un soulagement incroyablement. Elle quittait enfin le nord de Westeros qui lui avait laissé un goût amer. Entre Salvemer et la ville près de Castral Roc, elle en avait eu assez des fer-nés et de leurs attaques, d’ailleurs, elle avait largement préféré reprendre le cheval plutôt que prendre le risque de repartir en bateau et d’être encore une fois bloquée à un port lambda ou attaquée en mer : le sol et la terre qu’elle battait sous les sabots de son destrier sonnaient comme une mélodie largement plus rassurante que le fracas de la mer. Malgré tout, ils voyageaient en longeant la côte vers Villevieille. Sa suite et ses servantes devaient se trouver dans une auberge de luxe histoire qu’Edarra et Gerold puissent se reposer une nuit avant de reprendre la route. Après autant de péripéties, la Dornienne n’était pas particulièrement éreintée de prendre le cheval : à vrai dire, elle pensait surtout à l’heure où elle rentrerait tranquillement chez elle pour se reposer après tout ça. Il avait du se passer milles choses depuis son départ et elle était incroyablement excitée de revoir tout le monde. Elle avait été saoulée de nouveaux visages et un peu de réconfort dans des alliés surs la détendrait beaucoup plus.

Bientôt, à l’horizon se distinguait la silhouette de la ville illuminée dans le début de soirée. Ils avaient voyagé toute la journée et s’étaient à peine arrêté, mangeant en route de la viande séchée et du poisson acheté sur la route. Malgré ça, le corps de la dame était tiré et ses muscles étaient fatigués, surtout ceux des jambes. Une bonne nuit de sommeil et un bon repas chaud ne manquerait pas de lui donner un petit coup de fouet pour le voyage de retour à Ferboys qui promettait d’être aussi un peu fatiguant. Mais l’impatience quant au fait de revoir sa famille, son frère et son oncle effacerait n’importe quelle épreuve jusque là, elle en était sure. Ils arrivèrent aux portes de la ville de nuit. Elle avait reçu un message de sa suite indiquant où ils dormaient. Ils ne prirent pas beaucoup de temps à arriver à l’auberge et une fois le pied à terre, Edarra se sentait un peu plus chez elle encore. Malgré l’automne naissant, la chaleur était bien présente et lui faisait un bien fou à tout son corps. Elle passa l’entrée de l’auberge et Gerold indiqua au tenancier qu’ils devaient savoir où se trouvait la suite de la dame. Indiquant une chambre, le garde personnel indiqua à sa dame de s’asseoir le temps que le repas soit servit et qu’un serveur aille chercher sa suite. Se coulant sur un siège de bois, elle savourait le fait d’avoir enfin son fessier tranquille sur une surface lisse et stable. Ses muscles du dos la tiraient un peu et elle payerait cher pour avoir l’honneur de prendre un bon bain. Malheureusement elle s’endormirait certainement dedans.

Quant à lui, Gerold s’assit à ses côtés, lançant un regard circulaire à l’assemblée. Il y avait quelques hôtes de marque. Certainement des marchants pour la plus part, certains cependant semblaient venir aussi de la hôte mais le garde n’arriva pas à discerner des couleurs distinctives de leurs armoiries. Bientôt, un bol de soupe au poisson, du fromage et du lard ornèrent la table et les yeux d’Edarra faillirent exploser tellement la vue de ce festin la nourrissait déjà. L’odeur était délicieuse et aux premières bouchées, elle eu tout oublié sur les difficultés du voyage. Son ventre ne cessait de réclamer encore plus mais elle ne pouvait pas boire cette soupe à grande lampée comme le ferait un reître. Elle buvait doucement à l’aide d’une cuillère même si le palais de sa bouche brûlait d’envie d’en avoir plus, encore plus. Elle était tellement concentrée sur son repas qu’elle ne remarqua même pas des gens arrivés près de sa table. Finalement, elle leva la tête et découvrit sa suivante préférée. Elle étendit sa main à ses côtés « Lyra ! Viens t’asseoir près de moi, ça fait si longtemps, j’espère que tu as finis de lire toute la bibliothèque de Ferboys ! » Derrière elle, un homme en habits étranges qu’elle ne connaissait pas l’avait apparemment escorté. La jeune femme ne se souvenait pas que sa suite ai un jour eu besoin des services de mercenaires sur la route, mais elle aurait certainement le loisir d’avoir les explications de Lyra. De son côté, Gerold observait l’inconnu avec l’œil mauvais d’un chien menaçant.
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Message Lun 27 Fév 2012 - 16:12

     Lyra avait presque perdu l'espoir de voir sa dame devenir prochainement, elle avait entendu parler de l'attaquer des Fer-nés sur Port-Lannis et craignait que sa dame ne se soit trouvée près de cette ville au moment où les assaillants avaient frappé. Heureusement pour la Dornienne, elle ignorait totalement que lady Edarra avait été en ville à cet instant, sans quoi elle se serait certainement fait un sang d'encre jusqu'à ce que la silhouette familière de la noble ne se dessine à nouveau devant ses yeux. La jeune femme avait occupé son esprit en retrouvant le danseur d'eau le lendemain de leur première rencontre, elle s'était renseignée pour savoir s'il avait eu le temps de reprendre son linge, si tel n'avait pas été le cas, la Dornienne se proposait de le faire comme elle avait l'habitude d'agir de la sorte pour le reste de la suite. Après quoi, Lyra avait mené Lotho jusqu'à l'auberge où tout le monde séjournait, comme elle le lui avait promis il pouvait ainsi faire la connaissance de Obara et des autres gardes qui s'occupaient de veiller à la sécurité de lady Edarra. Ou de ses suivantes lorsque la noble n'était pas là. Quoi qu'il en soit, le spadassin avait eu le plaisir de trouver une chambre préparée à son arrivée à l'auberge, Lyra s'était arrangée avec le patron et avait effectué des tâches ménagères pour lui en l'échange d'une promesse de faire un prix d'ami au natif de Braavos. Bien évidemment, il n'était nullement question que le concerné soit mis au courant et la Dornienne avait fermement insisté pour que le patron garde le silence à ce sujet, qu'il prétexte simplement qu'il faisait un prix aux spadassins ou aux gens des Cités Libres !

     Les jours passaient donc lentement, la suivante s'occupait entre les travaux qu'elle effectuait pour le patron de l'auberge et des visites de la ville pour aller saluer son ami Maël qu'elle avait retrouvé il y a quelques jours. Un séjour plutôt paisible, mais qui ne convenait pas parfaitement à la Dornienne qui ne pouvait s'empêcher de se sentir inquiète pour sa dame qui ne venait toujours pas les rejoindre.... Il fallut attendre une nuit alors que la demoiselle était déjà allée s'allonger sur sa couche, épuisée par une journée passée à gambader d'un coin à l'autre de Villevieille, pour que les choses s'améliorent. Obara avait fait transmettre un message à lady Edarra pour l'avertir de l'endroit où la suite séjournait et elle entra en trombe dans la chambre qu'elles partageaient pour avertir sa collègue que leur dame était enfin arrivée. Lyra sauta aussitôt au bas de sa couche et s'apprêta à rejoindre la salle principale où la noble devait certainement se restaurer après un si long voyage, mais Obara l'interpella et lui conseilla d'aller demander au spadassin de l'accompagner puisqu'il avait été là pour les aider. Il était vrai que Lyra lui avait promis que sa dame saurait le récompenser sans aucun doute permis, elle fit donc un crochet par la chambre occupée par le natif de Braavos. Arrivant devant, la demoiselle hésita brièvement, espérant qu'elle ne le gênait pas, puis elle frappa timidement à la porte après quelques secondes de battement. Lorsque la porte s'ouvrit, elle ne laissa pas le temps à Lotho de s'adresser à elle et lui sauta aussitôt dessus. Au sens figuré bien évidemment.

     ▬ Désolée de vous déranger si tard, mais ma dame est enfin arrivée, elle est en bas et elle sera certainement ravie de pouvoir vous rencontrer. Cela vous dérangerait-il de m'accompagner ? »

     Il accepta. Lyra patienta quelques instants le temps qu'il soit prêt, trépignant d'impatience, puis elle se dirigea rapidement vers la salle principale où lady Edarra devait se restaurer, espérant que le spadassin n'allait pas la prendre pour une folle à agir ainsi. Il en avait déjà vu bien plus sans aucun doute lors de leur précédente rencontre, elle n'était plus à cela près ! Débouchant de la pièce, les yeux de jais de la demoiselle se promenèrent sur les environs et elle repéra très rapidement la jeune Ferboys qui était assise à table en train de manger un plat qui devait certainement beaucoup la changer de Dorne. La suivante se pressa jusqu'aux côtés de sa dame qui leva alors les yeux pour s'adresser à elle d'une manière qui la fit aussitôt sourire, elle était décidément ravie de revoir lady Edarra. La Dornienne manqua d'oublier Lotho dans son empressement et se glissa aux côtés de la Ferboys en arborant un sourire sincère avant de prendre enfin la parole.

     ▬ Ma dame ! J'étais si inquiète de ne point vous voir revenir, je craignais que le pire ne vous soit arrivé ! Je suis soulagée de vous voir enfin. Elle lâcha un soupir de sincère soulagement. Pour la bibliothèque ce n'est pas encore fait, mais j'y travaille ! »

     Tournant la tête vers Gerold, Lyra remarqua qu'il offrait un regard plutôt hostile au malheureux Lotho, certainement la méfiance habituelle que les hommes d'armes devaient avoir entre eux ! Quels rustres les hommes. Levant les yeux au ciel, la jeune femme se redressa alors pour s'approcher du spadassin avant de se retourner vers lady Edarra. Faire les présentations en bonne et due forme, Lyra ignorait encore ce que sa dame allait bien penser de tout cela, mais elle espérait que ce serait une bonne chose. Désignant Lotho d'un geste aussi bien élevé qu'elle le pouvait, la Dornienne enchaîna.

     ▬ Ma dame, je vous présente Lotho Volentin, spadassin de Braavos, un véritable Danseur d'Eau ! Il nous a offert son aide le temps que nous soyons ici, un homme galant comme il en existe bien peu ! Elle tourna son regard sombre vers l'intéressé. Et je vous présente ma dame, lady Edarra Ferboys. »

     Les présentations étaient faites, le reste dépendrait désormais des deux autres protagonistes ! Le ton de la demoiselle était enjoué, nul besoin d'être devin pour comprendre que le natif de Braavos avait fait une très forte impression sur la jeune femme. D'un autre côté, ce n'était pas très difficile, il était vrai que Lyra avait une forte tendance à se laisser embarquer par ses rêveries et qu'une personne aussi exotique que Lotho devait avoir retenu son attention sans aucune difficulté. Elle laissa retomber ses bras le long de son corps, essayant de reprendre une expression à peu près normale, consciente que sa collègue Obara avait débarqué dans la pièce non loin de là et devait certainement surveiller ses faits et gestes. Elle s'était entraînée à se montrer bien élevée. Il n'était pas question de décevoir qui que ce soit.
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Message Lun 27 Fév 2012 - 17:23

Vielleville durant les prémices de l'automne laissait à Lotho un temps particulièrement long pour se reposer. Depuis qu'il était arrivé voilà plusieurs jours avec le convoi de marchands qu'il avait escorté, il avait fait la connaissance de Lyra, jeune servante de Dame Edarra Ferboys, toutes deux dorniennes d'origine. La suivante lui avait fait comprendre son désarroi face à l'absence de la dame à laquelle elle était attachée bien plus que par les liens de la servitude certes honorable, mais neutre, qui orchestrait les relations de la plupart des gens relevant de conditions si différentes. L'histoire ainsi narrée avait ému Lotho mais également emballé son cœur et son esprit guerrier, aussi bien avait-il proposé son aide sans conditions envers la servante, se proposant d'escorter pour l'amour du frisson de la bataille et de l'aventure la suite d'Edarra, dont la majorité était également restée à Vieilleville. Le lendemain de cette rencontre il changea d'auberge pour s'installer dans celle qui tenait lieu de quartier général à ces gens. Passé la surprise de trouver cette auberge de luxe comme ayant des prix tout à fait honnêtes, soit disant une réduction pour les gens des Cités Libres, une grande première pour le Braavosi qui avait plutôt tendance à payer bien plus cher que les autres clients, même bourgeois et ce pour la bonne et simple raison qu'il venait de la Cité Libre la plus opulente. Inutile de rajouter que les seuls prix auxquels il s'était habitué étaient ceux que lui faisait son ami Galt à la Halte Ombragée. Mais une fois qu'il eut remarqué le temps que passait Lyra en corvées pour le compte de l'auberge, il dut faire un effort considérable de concentration pour ne pas l'envoyer ouvertement sur les roses dans une bravade grandiloquente comme il en avait le secret.

Il fit de plus la connaissance des hommes d'armes de la suite, lassés du manque d'action mais également d'Obara, une autre servante de Dame Ferboys qui se trouvait être le contraire total de Lyra. Lui et cette servante expérimentée avaient eu quelques prises de bec, Obara prenant ses élans lyriques et sa bonhomie comme une preuve flagrante d'inconscience, d'immaturité, de stupidité. Pour sa part le spadassin avait envers elle une attitude ouvertement décontractée, amusé de la voir partir sur ses grands chevaux à la moindre phrase qu'il prononçait, un petit jeu du chat et de la souris s'était ainsi installé entre eux, ce qui remplaçait quelque peu l'amusement toujours renouvelé qu'il avait à jouer le même style de parties avec Alrik Mallery à Port-Réal. Somme toute une récompense bien maigre pour la stagnation que lui imposait son serment, les jours défilaient sans aucune nouvelle ni aucune décision de mouvement vers les terres gouvernées par les Lannister. Contrairement aux hommes d'armes cependant il ne passait pas l'ensemble de son temps à tromper l'ennui en s'entrainant ou en ripaillant, doté d'une hygiène quelque peu plus stricte quand il était hors de Port-Réal, il passait beaucoup de temps à écrire le nouveau carnet qu'il enverrait à sa famille, précisant des points troubles, réfléchissant sur la nature de ses actions et de sa présence en ces lieux lointains de sa Cité natale. C'était dans ce genre d'occupation qu'il était, un petit pichet de vin du Bief à moitié vidé sur sa table, ainsi que quelques chandelles de rechange lorsque il entendit de l'agitation à l'étage où se trouvaient les chambres. Manifestement quelque chose semblait se tramer en dehors de sa chambre, peu inquiet il ne considéra pas nécessaire de se déplacer pour connaître le but de cette agitation et se replongea dans son travail. Ne s'attendant pas à ce qu'une boule de nerfs à la peau mate entre en grand fracas dans sa chambre, il ne put s'empêcher un sursaut qui lui fit lâcher sa plume, instrument qui tomba sur sa chemise en lin, la tachant sans difficultés. Soupirant et affichant un air blasé, il tourna la tête vers Lyra qui lui annonçait avec rapidité que Lady Edarra était arrivée à l'auberge. Le regard de Lotho devint plus ardent à cette annonce qui même si elle ne présageait aucune aventure à venir permettrait tout du moins de mettre fin à cette stagnation. Regardant sa chemise, il dit d'une voix quelque peu effacée, son attention étant encore portée quelque peu sur les travaux qu'il remplissait auparavant :

- Le temps d'arborer une tenue ne démontrant pas la noirceur de mes idées et je suis à vous. Permettez que je ferme la porte, pour le respect des convenances, notamment la décence.

Refermant rapidement la porte il passa sa tenue de noir et de rouge, épousseta son feutre et passa son baudrier sur son épaule. Après avoir rabattu ses cheveux en arrière il ouvrit à nouveau la porte et suivit Lyra dans le couloir qui leur fit ensuite descendre l'escalier menant à la salle à vivre de l'auberge. En effet la Dame était là, attablée aux cotés d'un homme à la mine fermée et dont le regard continuait à scruter son environnement alors même qu'il mangeait. Gage d'efficacité que Lotho ne pouvait que respecter, cela allait de soi. La dame quand à elle, malgré la fatigue et les marques du voyage sur ses vêtements, possédait des traits qui ne pouvait en effet que certifier sa noble ascendance. Elle devait avoir l'âge de Lyra, plus ou moins, l'on pouvait également remarquer son ascendance dornienne au premier coup d’œil et ce sans aucun doutes. Une très belle femme de surcroît qui devait certainement faire le bonheur de la Cour dont elle faisait partie. C'est en grande partie cette réflexion qui remit à l'esprit une question que s'était posé Lotho durant ces jours d'inactivité : Pourquoi une noble, toute demoiselle qu'elle fut, se risquait à partir au plus fort du danger ? Peut être aurait-il l'occasion de lui poser la question en propre si jamais elle acceptait de lui parlait et ne le prenait pas pour un opportuniste désirant gagner facilement quelques pièces ... Enfin, si Edarra ne faisait pas sa Obara, en quelque sorte. Quand on parlait de méfiance d'ailleurs, l'homme assis aux cotés de la noble avait envers le spadassin un regard si acéré qu'il était proprement disposé à le transformer en gigot de Braavosi. Le spadassin décida de ne pas en tenir compte, préférant laisser l'homme d'armes en pleine méfiance, il aurait déjà fort à faire avec la noble pour qu'elle ne se mette pas à penser qu'il était simplement motivé par une intention pécunière.

Cette dernière avait accueillie Lyra avec chaleur, prenant attention de son état et de l'avancement de sa lecture des bibliothèques de la ville. Lotho réprima un sourire à cette phrase, Lyra était une jeune femme curieuse, avide de connaissances, ce qui était une chose qu'il respectait tout particulièrement. Les moments qu'ils avaient passés ensemble à discuter toujours et encore de choses et d'autres avaient étés des pauses agréables dans l'ennui qui avait caractérisé ces derniers jours. Après leurs retrouvailles, la jeune servante revint près de Lotho et fit les présentations entre lui et sa dame. Après qu'elle eut finit sa phrase, Lotho saisit son chapeau et s'acquitta d'une formidable révérence, toute en souplesse, avant de dire d'un ton courtois teintée de son accent Braavosi :

- Lady Edarra Ferboys, je vous prie de m'excuser de me présenter devant vous en cette heure tardive, après une chevauchée que j'imagine sans peine longue et éprouvante. Sachez toutefois qu'il m'est fort plaisant de faire enfin votre rencontre, Lyra m'a tant parlé de vous que j'étais impatient d'arriver à ce moment qui nous réunit tous ici. Mais je m'emballe et j'en perds la mesure de la situation, vous devez certainement n'aspirer qu'à un repas chaud, un bain et un lit, aussi si vous préférez que nous reportions des présentations plus poussées à demain ou tout autre jour, je n'aurais nul souci à attendre, le bien être de voyageurs fourbus et enfin arrivés à destination est une félicité qui se doit d'être respectée.
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Message Mar 28 Fév 2012 - 21:54

Lyra avait l’air en bonne santé et en forme même. L’attente avait du un peu l’éreinter et savoir que c’était finit et qu’un retour à la maison était imminent la réjouissait sûrement. Elle s’était montrée si inquiète et soucieuse au départ de la jeune noble, la voir entière et pas pleine de cicatrices de batailles devait certainement la rassurer au plus au point. Déjà la soupe épaisse de poisson aux odeurs fortes mais délicieuses emplissait son ventre et comme une potion magique, ses muscles se relâchèrent. Le fait qu’elle était enfin assise surtout relâchait son dos et son port de noble était peu à peu revenu. Gerold avait fait apporter des miches de pains de seigle et il s’en coupait une tranche avec son couteau alors qu’il déposait un morceau à sa dame. Lyra avait répondu qu’elle avait en effet été assez inquiète du temps qu’elle avait mit à revenir et qu’elle s’était imaginée bien des choses. Edarra eu un petit sourire en pensant que la jeune fille avait un peu trop d’imagination quelques fois : autant c’était un avantage insoupçonné selon les situations autant ça pouvait aussi vous faire angoisser plus que nécessaire. Elle soupira en disant qu’elle n’avait pas encore dévalisé la bibliothèque mais qu’elle allait s’y mettre. D’un fin sourire elle répondit « Je n’en doute pas… ». Finalement, la suivante se leva et se rapprocha de l’homme que dévisageait Gerold en mâchouillant son fromage et son pain tel un limier attendant l’ordre pour manger un lapin secoué sous son nez. Il avait d’ailleurs finit de couper le pain mais avait gardé le couteau dans sa main. Il s’amusait à le faire tourner entre ses doigts.

La petite Dornienne présenta finalement l’homme comme étant un spadassin de Braavos, un danseur d’eau. Edarra s’arrêta une seconde de manger pour observer l’homme alors que sa suivante continuait. En plus d’être un personnage relativement rare, il avait apporté son aide pendant que sa suite était ici. Alors que Lyra présenta Edarra à l’homme se prénommant Lotho, il fit une révérence d’une grande élégance avant de se dire touché de la rencontrer du à tout ce que sa suivante avait dit sur elle mais qu’il pouvait attendre si la Lady voulait être laissée seule pour se reposer. Elle termina ce qu’elle était entrain de mâcher. « Non non, ne vous excusez pas Lotho. Le voyage a été long mais par mille fois plus reposant que les précédentes grandes villes où j’ai stationné. A croire que les fer-nés me suivaient à la trace. Heureusement je suis revenue saine et sauve et le calme de la terre ferme m’a beaucoup plus détendue qu’il n’y parait. Mais assez-vous donc à ma table. » Elle désigna un siège en face. A côté, Gerold était toujours entrain de mâchouiller, asticoter sa nourriture silencieusement, écoutant l’air de rien ce qui se passait mais ayant relâché la surveillance visuelle sur l’intrus.

« Alors comme ça vous êtes un Danseur d’Eau. » Elle but la dernière gorgée de sa soupe avant de repousser le bol de côté. « Ce n’est pas courant ici, généralement on trouve les étrangers et les curiosités à Port-Real. Je ne sais pas si vous arriverez à trouver beaucoup de gens appréciant vos talents dans les régions plus excentrées. La réputation des spadassins de Braavos a traversé les mers. Je crois même que notre bibliothèque à Ferboys doit bien contenir un ou deux ouvrages exotiques sur vos régions. Ce qui m’amène à vous demander : pourquoi êtes-vous venu ici ? Ca m’intéresse grandement… Surtout si ma suivante vous a trouvé digne d’intérêt. Je lui fais confiance de ce côté. Après tout, si elle frappe aussi bien qu’elle ne juge les gens, je n’ai pas de soucis à me faire… Tient d’ailleurs Lyra, tu n’as frappé personne pendant mon absence ?» Il faudrait aussi qu’elle s’entretienne avec sa suivante pour savoir si des choses s’étaient produite à Ferboys et si ses yeux et ses oreilles avaient attrapées des choses intéressantes à Dorne. Obara avait certainement du aussi lui communiquer des informations si elle en avaient eu. La soirée promettait d’être longue mais loin d’être inintéressante.
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Message Mer 29 Fév 2012 - 15:10

     La Dornienne écoutait attentivement ce que Lotho pouvait avoir à répondre, toujours aussi impressionnée par la verve dont il faisait preuve. Le natif de Braavos avait une manière de s'exprimer qui sentait bon l'exotisme et l'esprit imaginatif de la suivante dessinait volontiers des scènes inventées qui représenteraient des habitants de cette Citée Libre, en train de converser de la sorte avec leurs tenues tout aussi surprenantes. Lorsqu'il eut terminé, les prunelles de jais de la jeune femme se posèrent sur lady Edarra, craignant qu'elle ne confirme ce que venait de dire le spadassin et qu'ils se séparent pour la nuit. Elle était tellement impatiente de savoir ce que sa dame penserait de cet homme, qu'elle avait du mal à dissimuler son empressement, attendre jusqu'au lendemain aurait été une véritable torture ! Mais heureusement, ce ne fut nullement le cas, la suivante lâcha un très léger soupir de soulagement, heureuse de savoir qu'ils allaient pouvoir discuter un peu, même si elle pensait davantage assister en spectatrice et écouter ce qui se disait. C'était son rôle après tout, cela ne l'importunait guère, bien au contraire, la patience faisait partie de son nouveau travail, même si la Dornienne ne l'avait visiblement pas encore trop manifesté. Il était vrai que tant de nouvelles découvertes étaient difficiles à assimiler sans qu'elle ne se mette à trépigner partout, Lyra faisait déjà un gros effort pour ne pas avoir l'air trop survoltée. La fatigue de la journée s'était envolée en un claquement de doigts.

     Toutefois, lorsque lady Edarra parla du fait qu'elle avait été plus dérangée dans la dernière grande ville, la suivante comprit aussitôt que sa dame devait certainement s'être trouvée à Port-Lannis au moment de l'attaque. Ses yeux s'entrouvrirent de surprise et d'inquiétude alors que ses mains cherchèrent nerveusement les plis de sa robe qu'elle avait l'habitude de triturer lorsque son esprit était en proie à l'inquiétude. Elle se fit force pour inspirer et essayer de calmer les saccades de son cœur, c'était passé, lady Edarra était en sécurité devant elle et visiblement entière ! Cela signifiait donc qu'elle avait été correctement protégée. Instinctivement, les yeux sombres de la Dornienne se glissèrent vers Gerold alors qu'elle le dévisageait sans vraiment de retenue, une fois de plus il semblait avoir joué son rôle. Une bouffée de reconnaissance submergea la demoiselle et elle offrit un sourire sincère à l'homme d'armes qui devait certainement se demander ce qu'elle était en train de lui faire. Lyra ne savait que penser de cet homme, il était si étrange qu'elle ne venait à se dire que même lui ne devait pas réussir à se comprendre ! Quoi qu'il en soit, la jeune femme se jura de faire preuve de plus de gentillesse à son égard à l'avenir, après tout il méritait aussi un peu de repos, il devait aussi s'inquiéter pour la sécurité de sa dame.

     ▬ Maudits soient ces Fer-nés, La Mère Rivière puisse les punir pour leurs actes ! »

     Elle soupira légèrement, relâchant les plis de sa robe pour glisser ses mains dessus et la lisser comme elle pouvait, nouveau geste qui manifestait son impatience et son anxiété. Lotho s'était installé alors que lady Edarra s'adressait à lui, repoussant son assiette que Lyra se pressa de débarrasser pour laisser un peu de place à sa dame. Certes elle n'était pas là pour jouer les domestiques, mais c'était une habitude qu'elle avait prise, aider le tavernier pour qu'il fasse cette fameuse remise, puis pour s'occuper l'esprit et éviter de finir folle à force d'attendre le retour de lady Edarra ! Alors qu'elle s'était éloignée de quelques pas, la Dornienne fut débarrassée de ses affaires par le tavernier en personne qui semblait visiblement peu désireux qu'une noble cliente puisse voir qu'il avait quelque peu exploité sa suivante. Haussant les épaules, Lyra le laissa s'éloigner avant de se retourner à nouveau vers la table où les deux autres protagonistes discutaient.

     Lady Edarra avait terminé de poser sa question à Lotho qui semblait une fois de plus soumis à l'interrogatoire de sa présence ici. Lyra ne put dissimuler un sourire en songeant que le malheureux avait déjà été contraint de répondre à toutes les interrogations qui traversaient anarchiquement son esprit. Une chance qu'il semblait doté d'une certaine patience. Plus que la Dornienne n'en avait en tous les cas. Lorsque la noble s'adressa à sa suivante, celle-ci manqua de sursauter, surprise que la conversation la mêle soudain à cette discussion, Obara lui répétait souvent que le rôle d'une suivante était de rester en retrait et d'écouter ce qui se disait sans ouvrir la bouche. Si sa dame lui permettait de prendre part à la discussion, elle n'allait pas s'en priver. Arborant son sourire le plus sincère, elle secoua vivement la tête, faisant glisser ses boucles brunes légèrement décoiffées – ils étaient pendant la nuit après tout – sur ses épaules dénudées.

     ▬ Non, les hommes semblent bien mieux élevés ici que dans les rues de Lancehélion ! J'ai fait tout mon possible pour être digne de votre nom ma dame, je n'ai pas fait quoi que ce soit qui puisse me faire passer pour une sauvage. Elle hésita un bref instant. Enfin je crois, j'ai fait tout mon possible pour ! »

     Une fois de plus, la jeune femme lissa sa robe sur ses cuisses comme si celle-ci avait de plis alors qu'elle était parfaitement bien positionnée. Une habitude qui lui était familière, histoire d'occuper son esprit. Les yeux de la suivante se posèrent alors sur Gerold, il ne parlait presque jamais et passait le plus clair de son temps à observer, encore une chose qui troublait beaucoup la Dornienne. Elle le dévisagea quelques instants avant de finalement attraper l'un des verres non utilisé sur la table, rempli d'un liquide qu'elle ne saurait identifier, puis se dirigea vers le garde pour le lui tendre d'un geste un peu brusque, manquant de lui renverser une partie du liquide dessus. Heureusement de ne fut pas le cas, elle attendit qu'il le saisisse avant de s'éloigner à nouveau de quelques pas pour se concentrer que la discussion qui se déroulait entre les deux jeunes gens. Elle avait hâte de voir ce que sa dame penserait de Lotho !
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Message Ven 2 Mar 2012 - 18:57

Lotho avait attendu la réponse de la dame avec un calme des plus limpides, il était encore en effet à moitié dans les écrits qu'il avait tenu à l'étage et même si il était tout à fait conscient du fait qu'il avait face à lui quelqu'un d'important, ce n'était pas pour cela qu'il s'était présenté à elle. Son retour avait scellé la fin de sa promesse envers Lyra et il en était tout à fait conscient. C'était peut être cela qui lui faisait le plus d'effet, retrouver une liberté de mouvement qu'il avait cédé à une promesse honnie par le simple fait qu'elle n'est pu être réalisée. Cependant il tenait particulièrement à faire bonne impression, pour le simple et égocentrique fait de marquer l'esprit de son interlocutrice. Cette dernière assura qu'elle ne voyait aucun problème à ce que les paroles retardent quelque peu la défaite face aux sirènes du sommeil. Cela prouvait au Braavosi que cette jeune femme n'était pas de ces nobles dont les caprices étaient, en résumé, la seule raison de vivre. Lyra lui avait expliqué brièvement cela mais le constater par soi même était bien plus intéressant et captivant, il commençait à envisager cette rencontre sous un angle assez favorable pour laisser aux trois quarts de coté les réflexions qu'il entretenait encore sur les écrits qui l'attendaient à l'étage du dessus. Elle lui proposa de s'asseoir à sa table, ce qu'il fit avec prestance tout en affichant un sourire reconnaissant. D'un geste il demanda à la serveuse de lui ramener un pichet du vin qu'il avait appris à préférer sur la carte de cette auberge, où les victuailles avaient une qualité bien supérieure qu'autre part. L'espace d'un instant la pensée que son estomac n'avait pas eu à se plaindre de l'attente lui traversa l'esprit, ce qui se traduit par un léger sourire amusé sur son visage. Recentrant à nouveau son regard sur Edarra il l'écouta patiemment, avec une attention certaine.

Après avoir rappelé son titre de Danseur d'Eau, précision à laquelle il acquiesça, elle rappela au Braavosi la réputation de sa caste et le fait que les bibliothèques de sa famille n'avaient que peu d'ouvrages concernant les Cités Libres. Ce fait lui avait déjà été expliqué quelques temps auparavant par Shaïra Seastar et qu'il trouvait proprement aberrant, une bibliothèque sans documentation exhaustive était comme une armée sans plans de batailles à son sens. Enfin arriva cependant la question tant répétée et à laquelle il avait tant répondu en masquant toujours la réalité de son départ. Alors que la serveuse lui ramenait son pichet ainsi qu'un verre vide, Lotho entendit une phrase d'Edarra qui changea son expression de tranquillité en une surprise totale et assez désarmante. La dame demandait à sa suivante si elle n'avait pas molesté trop d'individus durant son absence, même si il savait que Lyra avait déjà eu à user de ses poings pour chasser quelque indécent, entendre ce genre de choses à son sujet le laissait particulièrement interdit. Encore heureux que son pichet de vin soit à portée de main, il en profita donc pour se servir un verre avant d'écouter la réponse de Lyra en sirotant le nectar dont disposait cette auberge.

La suivante n'avait manifestement frappé personne selon ses dires durant les derniers temps, Lotho en tout cas ne l'avait pas vu agir ainsi. Les hommes du Bief auraient étés selon elle mieux élevés que ceux de sa ville natale, comparaison certainement fluctuante en fonction du degré d'alcoolémie. Quand au fait qu'elle n'ai rien fait qui puisse la catégoriser comme sauvage était en effet tout aussi vrai, il en avait pour preuve leur rencontre. Certes elle avait été curieuse, bavarde, mais elle avait affaire à quelqu'un de plus loquace que lui dans ses réponses, utiliser les mots était la première passion du Braavosi, qu'il avait travaillée tout autant que son corps. En tout les cas apprendre que la gentille Lyra était capable de ce genre de choses valaient bien que l'on se serve un verre pour accuser la nouvelle, chose qu'il fit avec une certaine maîtrise du geste. Enfin, la discussion entre les deux femmes semblant s'être calmée, il répondit à sa noble interlocutrice :

- Danseur d'eau est en effet un titre dont je peux me prévaloir, ce qui me rend tout aussi fier que redevable de mes pairs Braavosi. Cependant ma présence dans les sept couronnes, au risque de vous étonner, n'a rien d'anecdotique. Durant ma jeunesse de spadassin j'ai escorté de nombreux convois marchands dans à peu près toutes les terres connues, remplissant de nombreux carnets récitant ces expériences pour les faire partager à mes proches et ne perdre aucune miettes de leur saveur. Et suite à une opportunité de changement de vie, il y a six ans, j'ai décidé de m'installer durablement en Westeros. Même si je séjourne en effet souvent à Port-Réal, je serais un bien piètre vadrouilleur si je me contentais de ses quartiers, d'autant plus que les travaux que je fais pour payer mon logis me font traverser votre pays de nombreuses fois chaque année.

S'imposant une pause dans son discours il savoura une nouvelle gorgée de son verre de vin tout en réfléchissant à la suite de son propos. Il se trouvait en face d'une noble, qui même si elle semblait tout à fait disposée à discuter de nombreux sujets avaient à ses cotés un molosse patibulaire à l'envie de jambon Braavosi tout à fait palpable quelques temps auparavant. Prudence étant mère de sureté, il continua à répondre aux questions d'Edarra :

- Je me dois tout de même de vous avouer que je reste toujours aussi dubitatif devant le manque de lecture au sujet des Cités Libres dans vos contrées. Sans vouloir attenter à la compétence de vos mestres, il serait nécessaire de contacter quelque libraire en mesure de s'en procurer, j'en connais plusieurs à Port-Réal, ainsi qu'une poignée dans le reste du pays. Dans tous les cas je vous conseille ces lectures car même mes voyages ne pourront conter l'ensemble des différences entre ces lieux lointains et les sept couronnes. Ce qui me navre particulièrement, tant les sujets de comparaison et les différences peuvent être nombreuses et intéressantes à décortiquer.

Sentant qu'il pourrait rapidement tourner en rond si il continuait à parler ainsi seul, sans aider à la relance de la conversation. Déjà content d'avoir pu éviter de parler des vraies raisons qui l'avaient conduit à se retrouver contraint de quitter Braavos, le fait d'avoir engrossé quelqu'un de noble naissance n'aurait certainement été du goût de personne dans la pièce, il réfléchit vite et bien avant de trouver une question qui pourrait à coup sûr aider à l'empêcher de faire des monologues concentriques. Ainsi donc d'une voix curieuse et avec un sourire courtois, il demanda à Lady Ferboys :

- Une question brûle mes lèvres, je sais que je ne suis censé que répondre aux vôtres mais néanmoins j'ose pour ne pas finir immolé de ma propre curiosité. Je me demandais quelles avaient étés les raisons qui vous avaient poussée à faire la route jusqu'au Terres de l'Ouest en ces temps troublés. J'ai, certainement à tort à l'esprit qu'une Lady de votre condition, toute aventurière qu'elle soit, ce qui est ma foi une occupation toute à votre honneur, aurait tendance à éviter ce genre de lieux impropres à la découverte des paysages ainsi que des populations ...
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Message Lun 5 Mar 2012 - 16:52

Lotho s’était assit à sa table et avait commandé du vin alors que Lyra maudissait déjà les fer-nés pour ce qu’ils avaient fait subir à sa dame. Autant de fougue faisait sourire la dame. Elle se serait vite ennuyée avec une suite composée de femmes amorphes et trop timide pour dire le moindre mot. En tout cas, râler contre les pilleurs des Îles de Fer semblait détendre la jeune suivante qui avait l’air totalement tendue. Edarra savait que l’attente pouvait être un dur fardeau et imaginer tout ce qui pouvait se passer permettait d’entrevoir toute la possibilité de notre esprit quant à l’imagination. En tout cas, la jeune fille sembla néanmoins se calmer. La preuve que la noble était là, bien assise entrain de manger de bon cœur prouvait évidemment que rien ne lui était arrivé finalement. Juste à peine un bleu qui lui avait orné la joue quelques jours avant de disparaître il y a de cela pas mal de temps maintenant. A peine l’assiette de soupe avait été repoussée que Lyra se leva pour la débarrasser. Edarra se disait que ça faisait certainement trop longtemps qu’elle n’avait pas eu à le faire, le geste la démangeait non pas car c’était le rôle de tout reître mais parce que ce geste si banal signifiait possiblement un retour à la normale (même si la normale n’était pas souvent au rendez-vous avec Lyra). La jeune suivante rassura sa dame, non, les hommes du Bief semblaient plus calmes à la vue d’un joli morceau comme elle. Bien, au moins n’avait-elle pas eu à garder un mauvais souvenir de l’endroit. A l’hésitation de la Dornienne, Edarra esquissa un sourire alors qu’elle découpa un morceau de pain. Elle but une gorgée de vin. « Bien alors, je suis sûre que tu as été parfaite de toute manière. Et puis je suis sure que les maladresses dont tu pourrais être victime ne seraient pas si graves que ça… » Il n’était pas forcément facile d’être une étrangère aussi mignonne dans les terres. Qui sait ce que l’exotisme arrivait à faire aux cerveaux des hommes ! Du moins, les hommes du continent n’intriguaient pas autant Edarra que ceux de Dorne. A bien y regarder, elle aimait bien les autres régions, elle aimait découvrir, voyager… Mais tout la ramènerait toujours dans le Sud, c’était pour elle, la meilleure région de tout Westeros. Esteros ? Elle ne pouvait en juger ne s’étant jamais rendu là bas…

La petite se leva pour servir prestement un verre à Gerold qui accueillit la boisson avec un air légèrement dubitatif mais il remercia tout de même la petite d’un signe de tête. Il mâcher toujours silencieusement, ayant l’air de se concentrer sur sa nourriture même si ses oreilles toutes entières étaient occupées à toujours enregistrer ce qui se passait. De plus, il jetait de temps à autres des regards sur le tavernier et les occupants de la taverne. Le danseur d’eau prit la parole finalement, confirmant toutes les informations que Lyra lui avait brièvement communiquées. En fait, il avait de nombreuses fois escorté des convois marchands jusque là et il avait finalement décidé de s’installer définitivement ici. Même si il habitait Port-Real il ne se contentait pas simplement d’errer dans ses rues étroites mais grâce à ses travaux il avait l’occasion de voyager, occasion dont il usait bien volontiers. Il but son verre de vin avant de reprendre. Finalement, il s’affligea un peu devant le manque de connaissances qu’avaient certaines régions au sujet des Citées Libres. La bibliothèque de Ferboys n’était, il était vrai, bien moins épaisse que les grandes villes du royaume. Par contre, en tant que deuxième maison plus importante de Dorne, elle pouvait néanmoins compter quelques ouvrages intéressants. Medger s’en faisait envoyer régulièrement mais rien n’arriverait à la cheville de ce qu’on pourrait trouver en maison suzeraine, assurément. Enfin, l’homme d’armes finit par demander à la noble ce qui l’avait poussé à faire tant de voyages en ces territoires en difficulté.

Elle sourit en hochant la tête alors qu’elle terminait de mâcher un morceau de fromage. « Il se trouve qu’une bonne connaissance à moi à du mettre son épée au service des peuples du Conflans pour porter secours lors des attaques fer-nés. Je n’ai pas pu attendre et je suis allé le rejoindre pour apaiser mes craintes et me rendre aussi compte de la situation par moi-même. Je ne vais pas chercher la bagarre jusque sur les côtes de l’ouest pour le plaisir. Cependant je pense assez bien me débrouiller à l’épée pour ne pas me cacher derrière une souche au moindre problème. » Sa mère avait largement insisté pour qu’elle ai un entraînement histoire de ne pas se retrouver égorgée à la première occasion sur les routes troublées qui entouraient Ferboys. « Si vous souhaitez visiter Dorne, je vous invite à passer à Ferboys, nous serons ravis de vous accueillir et je suis sure que mon frère, un rat de bibliothèque, serait ravi de vous rencontrer et de tout savoir sur d’om vous venez. Faites attention par contre, il risquerait de vous retenir quelques mois voir des années. » Elle sourit en se resservant du vin. L’alcool avait le don de dénouer les jambes meurtries par le voyage. « Mais dites moi, d’om vient-il le fait qu’un danseur d’eau de Braavos ai proposé une garde à mes suivantes ? Dois-je m’attendre à une quelconque désertion amoureuse dans la nuit parmi ma suite ? Ou est-ce que votre service avait un but plus …Pécunier ? » Après tout, si cet homme s’incrustait pour arriver à la soustraire de quelques piécettes alors qu’il ne lui avait pas demandé avant, ça allait être intéressant. D’un coup, Gertold sembla plus intéressé par la conversation et avait finalement levé le nez de sa miche de pain pour observer l’étranger.
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Message Mar 6 Mar 2012 - 20:19

     Même si Lyra était toujours rassurée de savoir que sa dame considérait qu'elle ne pouvait pas faire de bêtise, elle ne pouvait s'empêcher de craindre de se tromper un jour ou l'autre. A Ferboys elle avait toujours la très désagréable sensation que lady Shyra veillait à ce que les suivantes de sa fille ne soient pas indignes d'elle, bien évidement Obara lui avait rapidement répliqué que la dame de la ville avait certainement autre chose à faire que de se soucier de simples roturières. La Dornienne avait été contrainte d'avouer que c'était l'évidence même, mais cela ne l'empêchait pas de se sentir mal à l'aise chaque fois qu'elle se trouvait à Ferboys et que lady Shyra était dans les parages. Elle avait quelque chose de... Malsain ! Enfin bref, la suivante chassa rapidement tout cela de ses pensées alors que Gerold l'avait remerciée brièvement, aussi taciturne qu'à l'accoutumée, Lyra ne pouvait s'empêcher de le dévisager de temps en temps cela dit, il l'avait toujours intriguée et effrayée à la fois !

     Ce fut lorsque Lotho reprit la parole que la jeune femme se concentra sur ce qu'il disait, glissant ses mains dans son dos pour les occuper un peu alors qu'elle se plaisait une fois de plus à boire les paroles du natif de Braavos. Une chose était sûre, il était doté d'une grande verve et savait captiver son public ! Peut-être une chose commune à tous les habitants des Cités Libres ? Elle n'en savait rien. Lyra tendait l'oreille, dévisageant presque le Danseur d'Eau alors qu'elle avait pourtant déjà entendu le récit de son arrivée ici, du moins de manière plutôt brève, cela dit elle ignorait qu'il écrivait tout ce qui se passait lors de ses voyages et regretta presque de ne pas le lui avoir demandé avant. Cela aurait été tellement passionnant de pouvoir lire - enfin demander à quelqu'un de lui faire la lecture - quelques passages de ses précédents voyages ! Mais peut-être n'était-il pas du nombre de ceux qui aimaient faire lire leurs écrits aux autres ? Quelle chose dommage, du moins si tel était le cas, après tout à quoi bon écrire si ce n'était pour en faire profiter les autres ? Avec curiosité, elle se demanda s'il rédigerait un passage sur son séjour avec eux, cela aurait été tellement amusant de savoir ce qu'il avait pensé d'eux !

     Une pause se fit lorsqu'il se désaltéra un peu et sans gêne, Lyra s'approcha de Gerold pour se glisser entre lui et le petit muret à ses côtés, de manière à s'installer sur l'espèce de petit siège formé par une marche décorative. Si cela ne lui plaisait pas qu'elle s'incruste de la sorte à ses côtés, il n'avait qu'à se déplacer un peu ! Toutefois, persuadée d'être effrayée s'il la regardait en fronçant les sourcils, Lyra décida de ne plus regarder Gerold dans les yeux sous peine de se sentir soudain idiote d'avoir osé se montrer aussi familière avec lui. Finalement c'était une sorte de lady Shyra au masculin, il arrivait à l'affoler juste d'un regard. Heureusement Lotho – toujours lui décidément – lui sauva la mise en captant son attention pour parler des écrits sur les Cités Libres, avançant l'idée de pouvoir se procurer quelques ouvrages pour agrémenter la bibliothèque de la dame. L'idée enchanta tellement la suivante qu'elle ne put se tenir de lâcher une exclamation assez bruyante.

     ▬ Oh ! Oui ! J'aimerais tant apprendre à lire sur ce sujet ! Remarquant qu'elle se montrait grossière en coupant la discussion, elle glissa rapidement sa main vers sa bouche comme pour s'imposer le silence. Désolée, ça m'a échappé ! »

     Si sa peau avait été moins tannée, elle aurait certainement rougi, mais évita soigneusement de regarder Gerold et Obara, ils pourraient critiquer plus tard de toute manière ! Le natif de Braavos reprit alors la parole de son ton courtois pour poser une question ô combien justifiée en demandant à Edarra ce qu'elle faisait à voyager avec le danger qui rôdait aux environs. Les yeux sombres de la Dornienne se posèrent sur sa maîtresse alors qu'elle se demandait si celle-ci allait dire la vérité ou simplement avancer le fait qu'elle était allée retrouver une personne de sa connaissance. Le côté romantique de la suivante était passionné par cette histoire, elle imaginait tant lady Edarra se présenter à Salvemer auprès de ser Oberyn pour lui tenir compagnie, une romance comme dans les histoires que son père lui racontait ! Avec amusement, elle se dit que sa dame n'était pas une dame comme les autres et qu'elle valait bien mieux qu'elles, ce qui était on ne peut plus vrai, jamais Lyra n'aurait quitté sa maison pour suivre une sotte qui gloussait devant les chevaliers et tombaient inconsciente à la première goutte de sang.

     La réponse de la noble arriva après qu'elle termine calmement sa nourriture et Lyra admira la manière don elle présenta les choses. Sans trop se mouiller et sans donner de nom, mais sans pour autant mentir ! La Dornienne était incapable d'une telle chose, elle se montrait tout de suite trop confiante et parlait sans réfléchir, c'était bien pour cette raison qu'elle ne parlait jamais de sa dame en dehors de leur suite, afin de ne pas parler plus vite qu'elle ne pensait. Il était hors de question de porter préjudice à une personne qu'elle appréciait ! La discussion glissa vers la possibilité que Lotho puisse passer à Ferboys et un sourire se plaqua sur les lèvres de la Dornienne, se retenant de ne pas battre des mains pour manifester sa joie, il était certain que Gerold aurait moyennement apprécié d'avoir une hystérique agitée à ses côtés. Mais sa joie retomba bien rapidement lorsque lady Edarra avança la possibilité que Lyra puisse s'être amourachée du Danseur d'Eau, à moins que ce ne soit le contraire, elle n'était pas très calée dans ce domaine et n'était pas sûre de tout comprendre. La brune se redressa aussitôt, persuadée que si sa peau avait été moins halée elle serait rouge comme une pivoine. Faisant fi des bonnes manières qu'elle s'efforçait de respecter, la jeune femme ne put s'empêcher de glisser quelques mots, remarquant bien l'intérêt soudain de Gerold.

     ▬ Ma dame, vous savez bien que je vous suis toute dévouée et que rien ne passe avant ! Lotho est un homme bien trop galant pour proposer ses services en attendant quelque chose en retour ! Il vaut bien plus que tous les chevaliers du Bief et d'après moi, sa patience et sa gentillesse valent bien davantage que mes pauvres remerciements.... »

     Elle s'était emportée, un peu trop même, mais Lotho qui avait bien dit qu'il ne faisait cela que par sens du devoir, malgré tout Lyra espérait au fond d'elle-même que sa dame saurait remercier cet élan de générosité de la part d'un inconnu. Peut-être était-ce son côté fleur bleue qui parlait, mais elle estimait beaucoup le spadassin de Braavos, au risque de passer pour une véritable fanatique.
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 16:36

A la question que Lotho avait posée à Edarra, concernant la raison de son départ pour les Terres de l'Ouest, la jeune noble répondit d'une façon qui amusa particulièrement le Braavosi. Ne dévoilant rien des détails de ce choix, elle certifia néanmoins que la raison principale en était un ami très cher à son cœur. Ce dernier avait semblait-il prêté ses compétences militaires au nobles du Conflans pour combattre les attaques des fers nés. Impatiente et inquiète tout à la fois elle avait fini par décider de le rejoindre en ces terres troublées. Ce genre de comportements tout aussi nobles que passionnés ne pouvaient témoigner que deux choses : soit la personne en question voyait Edarra ferboys lui confier une amitié indéfectible, soit la jeune demoiselle en question éprouvait à l'encontre de cet individu bien plus que de l'amitié. Que ce soit l'un comme l'autre cas, cette réponse fit afficher au spadassin un large et sincère sourire touché, comme lui avait certifié Lyra, la si aventurière Lady Ferboys était une personne passionnée, d'honneur et ne rechignant pas au danger pour ceux qu'elle appréciait. Une personne comme Lotho les appréciait, simples malgré la naissance, sincères par la valeur morale. Elle rajouta néanmoins qu'elle n'était pas du genre à courir au contact des batailles pour l'exaltation du combat, même si semblait il selon ses dires elle savait user d'une épée et ne rechignerait pas à le faire en situation de danger réel. D'une voix courtoise, appuyant son propos d'un hochement de tête, le spadassin lui répondit :

- Alors permettez moi de vous avouer que votre instinct de survie, tout autant que votre courage et votre sens de la réalité sont tout à votre honneur. Ce qui est tout à fait appréciable étant donné que c'était le constat que j'avais dressé de votre personne par les dires, nombreux et passionnés, de votre suivante.

Tandis qu'il absorbait à nouveau une gorgée de vin, la demoiselle continua son discours, assurant que si il devait un jour visiter, retourner aurait été un verbe plus exact mais soit, Dorne elle l'invitait alors à venir à Ferboys où elle serait ravie de l'accueillir, d'autant plus que selon ses dires le rat de bibliothèque qu'était son frère aurait certainement beaucoup de choses à demander au sujet des Cités libres (encore ...). Elle émit également l'assurance que le spadassin de Braavos devrait être sur ses gardes, l'homme érudit pouvant tenter de le retenir très longtemps pour être parfaitement documenté. A cette possibilité Lotho ne put s'empêcher de répondre par un rire tout à fait ravi et clair, se reprenant il répondit avec une voix amusée :

- Ne vous inquiétez pas Lady Ferboys, si tant est qu'il soit aussi intéressé par mes origines et les autres Cités Libres, je me ferais un plaisir de correspondre avec lui. Si tant est qu'il veuille démarrer une telle discussion, dites lui quand vous le retrouverez de faire parvenir une missive à l'auberge "La Halte Ombragée" à Port-Réal. Il s'agit là en quelque sorte de mon pied à terre et le tenancier, un ami de longue date, m'y garde les correspondances que j'entretiens durant mes temps de repos. Ce sera avec plaisir et sincérité que je répondrais à ses questions, tout en espérant un jour avoir la possibilité de vous rendre visite en vos terres.

Il avait ainsi répondu tandis que son interlocutrice se servait un verre du vermillon breuvage qui délassait si efficacement les corps engourdis. Lotho quand à lui en profita pour s'octroyer une nouvelle gorgée tout en jetant un coup d’œil vers le garde du corps qui lui avait jeté un regard si autoritaire. Cet homme l'intriguait quelque peu, mais le propos de cette soirée n'était pas là, ce qui fit que la question des origines de cet homme passa au travers de son esprit tout aussi rapidement qu'elle en disparut. Lady Edarra par contre reprit la parole avec aisance, captivant à nouveau toute l'attention du Braavosi. D'un ton intriguée, elle lui demanda comment se faisait il qu'un Danseur d'Eau, espèce déjà peu commune dans le Bief, en soit venu à proposer ses services à sa suite. Lotho attendait cette question à la fois avec fierté et avec gêne, conscient qu'en raison de l'absence de Lady Edarra Ferboys, son engagement temporaire auprès de sa suite était en quelque sorte plus malhonnête que désintéressé, tout du moins le paraissait il. Il aurait tout à fait pu être un quelconque profiteur cherchant à faire quelque profit tout en arguant s'en défendre. Mais cela ne fut pas cet argument qu'avança la noble Dornienne pour tenter d'expliquer sa présence en ces lieux. Bien au contraire elle lui demanda si elle devait s'attendre à quelque désertion dans ses rangs de ses suivantes par amour. Elle émit seulement ensuite l'intérêt pécunier qu'aurait pu y avoir le spadassin. Enchainement rhétorique intéressant, Lotho devait le concéder alors que derrière son sourire amusé et malicieux il tentait de réfléchir à une parade, ou tout du moins à comment formuler ses explications. Mais la fougue de la jeune Lyra la fit s'exprimer avant qu'il ait eu le temps de répondre à Edarra, tandis qu'elle commençait à prendre la parole en expliquant que sa loyauté allait avant tout à sa dame, il est vrai que quitte à en séduire une Lotho ne se serait certainement pas dirigé vers Obarra. De plus elle rajouta pour sa défense qu'il était bien au delà de la galanterie et de la valeur que tous les chevaliers du Bief, ce qui ne manqua pas de transformer le sourire de Lotho en une mimique gêné. Il ne pensait en effet pas avoir fait si forte impression à la suivante, d'autant plus qu'elle louait également sa patience et sa gentillesse comme remerciements tout à fait valables. Son regard capta celui de Gerold une nouvelle fois, il semblait maintenant que le spadassin cristallise toute l'attention du garde du corps, lui faisant penser qu'il était plus près qu'il ne l'avait jamais été d'un porcelet qu'on va faire rôtir à la broche. Mais outre sa ressemblance avec le plat du jour, le spadassin devait s'expliquer sur ses motivations. Posant une main sur le bras de Lyra pour lui signifier qu'il allait reprendre la parole, il lui adressa un sourire sincère et un regard reconnaissant. Enfin, reprenant son verre et faisant tourner le liquide qui était dedans, il reprit la parole, l'air bien plus sérieux :

- Ce qu'elle dit est vraie Lady Ferboys. J'ai connu de nombreuses suites de personnes de votre rang et rarement il m'a été donné que constater une telle loyauté de la part de l'ensemble de vos suivants et suivantes. Vous savez bien qu'il n'est à voir dans son écart de conduite que la profonde amitié qu'elle a pour vous, nous savons tous deux je pense à quelle point elle est intense, une telle flamme dans un cœur si pur. Parfait personne de roman que votre si aimable servante, que je sais pouvoir compter pour ma part au nombre de ceux et celles que le bon sens a la justesse d’appeler amis. Quand à ma galanterie, ma valeur, ma patience et ma gentillesse ...

Il avala une gorgée de vin, plus pour se laisser le temps de réfléchir à la suite de son discours que par goût de l'alcool avant toute chose. S'humectant les lèvres, il arborait un regard particulièrement songeur et son visage marquait la gravité dont il faisait seulement preuve quand l'ensemble de son être était dirigé vers un fait, une cause, un dire important. Ainsi reprit-il la parole, continuant de s'expliquer :

- Il s'agit là d'un ensemble de qualités que l'entraînement que nous autres danseurs d'eau nous voyions inculqués presque depuis la naissance, en général nous commençons celui ci vers nos quatre à six ans. Certains je vous l'accorde n'ont parmi nous qu'en vue l'arme qu'il sont devenus et prennent plaisir à détruire, il serait bien déraisonnable de penser que dans l'ensemble des troupeaux du monde l'on ne trouve jamais de moutons noirs, mais d'autres ont à cœur de préserver la tradition. Celle qui fait de nous des hommes bons, sensibles, généreux, remettant toujours au lendemain leur rendez-vous avec la mort. L'argent n'intéresse que ceux qui en ont besoin, mon titre fait que je trouverais toujours travail apte à me rémunérer, donc nul besoin d'en quémander. L'amour fou, inconditionnel, le seul qui vous pousse à vous transcender pour le bien être de celle qu'on aime, m'a été interdit voilà plusieurs années, pour des raisons que le respect des conventions ne peut me permettre de vous révéler. Ainsi donc voyez vous je n'ai aucune des raisons, que vous avez pourtant raison d'avancer, de protéger votre suite. Si je l'ai fait, c'est pour rendre service à une amie, pour rencontrer une dame dornienne qui semble taillée dans le bois dont on fait les légendes et surtout par amour de l'aventure et de la spontanéité que seule la vacuité de la vie nous permet d'exalter. Je ne suis point un vil flagorneur, croyez moi, juste une lame imbécile au point de ne se prêter qu'à ceux et celles dont elle estime la noblesse d'âme ...

Concluant ainsi son explication, le Braavosi finit son verre de vin tranquillement, attendant la suite des évènements avec son air grave, faisant attention à ne pas croiser le regard de Gerold. Et surtout en espérant que ses mots aient quelque peu de chaleur pour convaincre Lady Edarra Ferboys de la sincérité de son action.
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Message Lun 19 Mar 2012 - 20:18

En tout cas, quand Lotho parla d’agrémenter la bibliothèque Ferboys de ses connaissances, Lyra se montra particulièrement enthousiaste à l’idée. Ce n’était pas étonnant avec sa curiosité naturelle qui la prenait pour tout ce qui l’entourait. Elle s’émerveillait déjà des choses de Westeros alors tout ce qui venait d’encore plus loin que le continent était littéralement absurde dans son esprit certainement. Pour Edarra c’était même un peu pareil. On lui avait raconté tellement d’histoires qu’elle ne savait même pas comment se représenter une simple ville des cités libres. Ou bien elle imaginait des hordes de spadassins marcher, tous identiques, ou alors elle imaginait milles créatures improbables rôdant dans les rues au milieu de gens aux habits extravagants. Il allait sans dire qu’elle savait qu’elle n’était pas particulièrement fidèle à la réalité dans ses songes, mais au moins elle se divertissait souvent ainsi. Elle avait peur, si un jour elle allait là bas, d’être déçue. Mais de toute manière, elle n’avait aucune raison d’y aller après tout. Et puis ses rêveries seraient forcément meilleures que la réalité alors pourquoi arrêter ? Lyra s’excusa de son petit éclat de voix ce qui provoqua un sourire tendre sur Edarra. Elle ressemblait à une petite sœur étourdie dont l’énergie ne faisait que renforcer son côté enfantin et candide. Pourtant, la jeune noble savait aussi ô combien elle était redoutable. Une petite sourie qui grignote et fait de petits bruits adorables à qui on donne du fromage du bout des doigts, mais qui au premier faux pas vous mord de ses petites dents aiguisées. Non, Lyra ne devait pas être prise à la légère et on ne devait pas se faire avoir par son air naturellement naïf.

Une fois qu’Edarra avait distiller la raison qui l’avait porté à Salvemer, Lotho sourit, il devait à présent s’imaginer tout un tas de choses. Tant qu’il n’avait, pour l’instant, pas la vérité à la limite, ça ne la dérangeait pas. Pourtant, des tas de gens les avaient vu ensemble à Salvemer et ça ne l’avait pas plus dérangé que ça. Mais entre un noble et un homme des Cités Libres, c’était différent dans son esprit. Sans qu’elle ne puisse savoir pourquoi, elle n’aurait pas été à l’aise qu’un inconnu comme lui, étranger d’origine de ces coutumes, connaisse ses histoires de cœurs. Alors qu’elle venait de dire qu’elle ne se jeter pas dans le combat à tout va, il la complimenta sur ses compétences et son courage, qu’il avait eu l’occasion d’entendre de Lyra. Elle sourit en se tournant vers elle. « Elle devrait parler un peu plus d’elle et moins de moi. Elle a des tonnes de qualités que les gens ne soupçonnent pas des fois… Remarquez, certaines vous en… Décrocherez la mâchoire. » Littéralement manqua-t-elle de rajouter. Après tout, Lotho n’avait peut être pas eu l’occasion de voir à quel point Lyra pouvait se montrer farouche quand elle le voulait. Et tant mieux pour lui, au cas contraire, que ça n’était pas dirigé contre lui car sinon il n’aurait pas une tête aussi joviale. Alors qu’il répondait au sujet de son frère, Medger, il l’informa que l’homme pourrait toujours le joindre dans son auberge habituelle. Elle hocha la tête. « Je note ça… » Ca c’était un petit cadeau pour le petit frère et il ne manquerait pas de la remercier à demi-mot avant de retourner à ses études et pensées.

Alors qu’Edarra avançait l’idée d’un possible flurt avec une de ses suivantes, Lyra défendit aussitôt le spadassin en louant ses qualités chevaleresques de galanterie. Cette défense fit sourire la noble. La pauvre petit avait apparemment pensé que sa dame avait pensé à elle. En même temps, en entendant la petite Dornienne parler on pouvait bien se demander si elle n’en était pas amoureuse tellement elle le couvrait d’éloges. Alors qu’elle finissait de le défendre, Lotho posa une main sur son bras. Geste qui n’échappa pas au regard de Gerold qui glissa une main sous ses habits à la recherche certainement d’une dague au cas ou ce contact physique devenait dangereux. Mais il retira finalement sa main pour saisir son verre et la main du garde ressortit de ses drapés pour se poser sur la table. Les yeux toujours dardés sur l’étranger. Il rassura Edarra en disant qu’elle n’aurait pas à se soucier de la loyauté de ses suivantes. C’était déjà ça.

Il venta ensuite les qualités de Lyra. C’était la soirée apparemment… Mais en même temps, on ne pouvait passer à côté de Lyra sans rester insensible. Après quoi, il but une gorgée de vin. Un homme qui boit est souvent un homme qui s’apprête à dire des vérités. Il balaya ainsi la raison pécunière de sa présence ici et lui dit qu’il n’était là que pour la beauté du geste. Il lui avoua être partit à cause d’un amour apparemment impossible, allant à l’encontre des conventions. Edarra savait ce que ça voulait dire et elle le garda dans un coin de sa tête sans toute fois souligner l’importance de l’information d’une quelconque mimique faciale. Au cas ou, on sait jamais. Il termina sur ses paroles emplies de naïveté, un peu comme celles de Lyra. « Et bien ce n’est pas tous les jours qu’on est capable d’entendre un tel discours avec autant de vérité dans la voix. Les chevaliers que vous pouvez souvent trouver sur les routes ou aux pieds de nobles ne sont pas toujours les fiers et loyaux serviteurs que l’ont pourrait imaginer. A croire qu’à Braavos il n’existe ni argent et ni jalousie. C’est admirable en tout cas, vous avez ma reconnaissance. » Ce n’était pas des mots à la légère et elle saurait s’en rappeler. « Et où allez-vous aller à présent que j’ai rejoins ma suite et que je m’apprête à retourner en Dorne ? Partirez-vous encore à la recherche de suites délaissées à travers Westeros ? J’imagine que vous voyagez au grès de l’aventure et de l’argent… Allez-vous vous diriger vers les côtes menacées par els Fer-nés ? Je ne sais pas si les spadassin de Braavos sont de bons nageurs… » Pour avoir traverser la quantité d’eau entre les deux continents, certainement, mais pour affronter des hordes de Fer-nés, peut être pas…
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Message Mar 20 Mar 2012 - 16:43

     Avec les paroles de sa dame, la suivante avait été passablement gênée, elle se disait souvent qu'elle ne devrait pas parler de sa dame, histoire de ne pas trop en dire sur elle, mais Lyra faisait très attention à cela. Cette dernière n'envisageait absolument pas de pouvoir trahir quelqu'un qui se montrait aussi bienveillant que lady Edarra et par conséquent, la Dornienne gardait bien les secrets ou les informations qui n'étaient pas du domaine du public. La demoiselle ne considérait pas pouvoir représenter un quelconque intérêt, du moins pour quelqu'un d'autre qu'un roturier qui aurait une bonne raison de lui adresser la parole. Lotho était un Danseur d'Eau et en tant que tel, il pouvait presque se comparer aux nobles des maisons mineures, comme les herboristes de Port-Réal qui venaient des contrées lointaines. Lyra le voyait davantage comme un homme du rang de sa dame que du sien et c'était pour cette raison qu'elle préférait aborder le sujet de lady Edarra que le sien. Mais c'était sans importance au final, avec le retour de lady Edarra il y avait malheureusement peu de chances pour que le natif de Braavos s'attarde plus longtemps ici, ils ne risquaient donc plus de parler longtemps. Au fond d'elle-même, la Dornienne espérait que leurs chemins se croiseraient à nouveau et que le Danseur d'Eau accepterait l'invitation future de lady Edarra, mais elle était aussi consciente que la vie d'une telle personne devait être très occupée. Il ne devait pas avoir le temps de rendre visite à toutes les personnes qu'il croisait lors de ses voyages à travers Westeros et bien plus loin.

     Quoi qu'il en soit, après la réponse de Lyra au sujet de la présence de Lotho, celui-ci posa sa main sur le bras de la suivante qui le regarda d'un air interrogateur. Elle craignit pendant un instant de l'avoir froissé, mais son sourire la rassura du contraire et elle hocha simplement la tête d'un air léger avant de s'asseoir à nouveau lorsque le Braavosi saisit son verre de vin. La jeune femme manqua de rougir en entendant les paroles du spadassin, elle était consciente d'avoir l'air un peu étrange des fois, Lyra n'était au service de sa dame que depuis peu de temps et pourtant elle sentait déjà une profonde affection pour elle. Sa mère lui disait souvent que c'était parce qu'elle n'avait que peu d'amis, elle se liait rapidement et faisait tout son possible pour les garder. Il était vrai que la demoiselle préférait se contenter de peu de choses et de les bichonner correctement plutôt que de s'éparpiller partout et ne pouvoir en donner qu'un peu à chaque fois. Lady Edarra serait certainement la seule dame à qui Lyra pourrait jurer une fidélité sans faille, la première et la dernière, comme pour toutes ses relations en réalité. Les pensées de la jeune femme furent brisées par la voix de Lotho qui reprenait son récit et les yeux sombres de la Dornienne se posèrent sur lui tandis qu'il expliquait ce qu'elle avait en partie entendu lors de leur repas quelques temps plus tôt. Le souvenir de tout ce qu'il avait dit au sujet de cette femme qu'il avait aimée et qu'il devait oublier revint à la surface et la suivante ne put réprimer un léger soupir presque triste. Elle était tellement concentrée sur lui qu'elle n'avait même pas vu le geste de Gerold lorsque le spadassin l'avait touché et quand bien même l'aurait-elle vu, aurait-elle compris ce qu'il faisait ? Pas forcément.

     Lorsque la dame de Ferboys prit la parole pour répondre au spadassin, Lyra ressentit un certain soulagement de savoir que lady Edarra appréciait Lotho. Pendant un bref instant elle n'avait craint que sa dame n'ait une autre vision des choses qu'elle, la demoiselle s'en serait voulu d'avoir mis les deux autres protagonistes dans une situation délicate alors qu'elle ne cherchait qu'à bien faire. La suite des paroles prononcées par la noble attirèrent l'attention de la suivante, elle se demandait bien ce que Lotho allait y répondre. Il avait bien parlé des Fer-nés lorsque Lyra avait abordé ce sujet lors de leur première rencontre, mais en réalité elle ne savait pas réellement ce qu'il comptait faire à ce niveau. Les Fer-nés attaquaient fréquemment les côtes des Cités Libres et par conséquent il devait certainement avoir été confronté à eux, sans compter que les natifs des Iles de Fer étaient réputés pour être des combattants très particuliers. Il aurait été logique, voir évident, que le Danseur d'eau désire éprouver et tester cette réputation. Aux derniers mots de sa dame, la Dornienne ne put s'empêcher de rire légèrement avant de glisser quelques mots.

     ▬ Un Danseur d'Eau qui ne saurait pas nager, quelle drôle d'ironie serait-ce ! Il n'était pas certain que ce nom soit lié à un talent particulier ou à quoi que ce soit de ce genre, mais dans son ignorance la jeune femme occupait son esprit comme elle le pouvait. Je suis persuadé que les Fer-nés ne doivent pas s'attendre à tomber sur d'aussi bons combattants que vous, mais encore faudrait-il qu'ils osent s'attaquer aux villes où vous vous trouverez ! »

     D'un côté, ils ne s'étaient pas gênés pour attaquer Salvemer alors que l'Épée du Matin en personne s'y trouvait, il aurait donc été logique qu'une personne telle que Lotho ne fasse pas fuir tous les combattants des Iles de Fer, au contraire même. Peut-être que certains viendraient juste pour se confronter à de bons guerriers ? Lyra secoua légèrement la tête, se demandant bien ce qu'ils pouvaient tous trouver aux armes et au combat, elle détestait toujours autant cela, même si la Dornienne n'hésitait pas à user de la violence lorsqu'elle en avait besoin. La jeune femme espérait que cette guerre prendrait bientôt fin et que sa dame pourrait passer plus de temps avec celui qu'elle semblait avoir choisi pour elle. La demoiselle tourna la tête vers la noble, la regardant quelques instants en se demandant si elle s'était elle-même sentie paniquée en étant face aux Fer-nés, puisque la rumeur avait raconté qu'une Dornienne qui séjournait à Salvemer avait aidé à sauver la ville. Comme sa curiosité était toujours aussi présente, elle lâcha quelques mots, bien que sa dame allait peut-être balayer cela de la main pour y répondre plus tard.

     ▬ Vous devez d'ailleurs attirer les pirates ma dame, ils semblent vous suivre à la trace et attaquer toutes les villes où vous vous trouvez ! Certainement que votre beauté a dû rendre l'un d'entre eux fou d'amour pour vous ! Peut-être que Lotho devrait s'assurer qu'ils ne sont pas dans la rue à vous attendre ! »
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Message Jeu 29 Mar 2012 - 16:25

La longue tirade du spadassin avait largement étanché son besoin de paroles pour les deux minutes à venir, ce qui était en soi un record concernant ce vieux briscard de la conversation. Il n'avait aucunement remarqué la dangerosité du geste de Gerold lorsqu'il avait saisi sa dague sous ses vêtements. A vrai dire il avait même plutôt assimilé cela au fait qu'il avait eu envie de se gratter ou tout autre chose. De toute façon au fur et à mesure de la conversation il en avait totalement oublié l'homme assigné à la garde de Lady Edarra, quand on ne participait avec lui à la conversation, Lotho avait tendance à totalement oublier les gens. C'était ainsi et pas autrement que parfois, surtout dans une auberge de marque en compagnie de gens dont l'hostilité n'était pas la caractéristique principale, le danseur d'eau baissait sa garde avec une certaine facilité qui pour autant ne lui avait encore jamais valut d'ennuis. Alors, pourquoi se préoccuper de tourments qui ne lui arriveraient peut être jamais ? Sa vie avait le don de se révéler déjà bien assez compliquée ainsi ... Rien que penser au fait qu'Alrik Mallery ait pu faire le rapprochement entre lui et l'invitation que Lady Seastar avait faite à un Braavosi ... Il n'avait bizarrement pendant l'espace d'un instant plus tellement l'envie de rentrer à Port-Réal, même si il était persuadé qu'il ne pourrait s'éloigner longtemps de la capitale des spet couronnes tant elle était pratique pour trouver du travail.

Loin de s'appesantir sur ce genre de pensées il finit son verre tout en écoutant la réponse de Lady Ferboys. Cette dernière commença par louer la vérité qui était sous-jacente des paroles qu'il venait de tenir. Elle compara cela au mépris que nombre de chevaliers pouvaient avoir concernant leurs vœux et à cela le Braavosi se contenta simplement d'un hochement de tête approbatif. Il en pensait tout autant de ces gens incapables de savoir tenir un serment, d'en respecter les contraintes, en somme de manquer des épaules et de l'honneur nécessaire pour s'en montrer digne. Constat malheureux et surtout une interrogation qu'avait longtemps eu Lotho à son propre sujet. Aurait-il lui même été capable de suivre un serment aussi contraignant ? Cela était certes dans sa nature de penser ainsi, mais si il avait été contraint de le faire, aurait-il suivi la même voie que celle qui l'avait maintenant amené à la soirée qu'il vivait en ce moment même ... Question troublante relevant de la volonté de se connaître soi même bien plus qu'autre chose. Toujours était-il que lorsque Edarra mentionna le fait que Braavos ne semblait connaître ni argent, ni jalousie, Lotho ne put s'empêcher de la corriger :

- Le Père des Eaux m'en soit témoin que je ne vous laisserais pas entretenir un mythe certes plaisant, mais aussi dangereux Lady Ferboys. Braavos est une terre de marchands où l'argent est le principal indicateur du statut social de la population. Il s'agit bien au contraire plus que jamais d'une terre pouvant rapidement virer dans l'immoralité au nom du profit. Ce romanesque et cet amour de la vérité qu'ont certains d'entre nous fait partie de l'histoire de notre nation, mais peu sont ceux qui y voient la grandeur, la prenant faussement pour de la faiblesse ou de la naïveté.

Cette précision énoncée, il lui laissa la parole avec courtoisie, après tout l'avoir coupée dans son élan était déjà en soi une impolitesse qui aurait pu valoir de grands ennuis à nombres de roturiers. L'avantage indéniable d'être un étranger aux sept couronnes était cela même, la capacité tacite de pouvoir commettre sans soucis quelques petits impairs à l'étiquette. Un avantage dont Lotho savait ne pas abuser, mais le sujet le méritait. En effet Braavos n'était pas une terre où la morale des gens était si différente que ça de Westeros. Certainement un des points communs de l'humanité, toutes frontières confondues. Quoiqu'il en soit la noble Dornienne continua donc en lui demanda quelle allait être la route qu'il allait emprunter maintenant qu'elle était revenue des Terres de l'Ouest. C'était en effet une question qui allait certainement se poser assez rapidement, le spadassin en était tout à fait conscient et y avait quelque peu réfléchi durant le temps d'attente qui s'était imposé à eux ces derniers jours. Elle continua en lui demandant si il comptait trouver une autre suite à protéger ou bien s'attaquer directement à la découverte du territoire des fers-nés ... Les deux propositions le firent sourire tant elles semblaient assez incongrues, retrouver une suite à escorter pourquoi pas se disait-il, mais par contre rester à nouveau dans un tel état d'immobilité durant plusieurs jours, il était certain que cela était au delà de ses moyens nerveux. Quand à aller voir les fers nés ... Alors qu'il s'apprêtait à s'expliquer sur ce point, Lyra prit la parole en occultant totalement l'entourage comme à son habitude motivée par la curiosité le lui intimait toujours. Elle commença par relever avec amusement le fait qu'un Danseur d'Eau incapable de nager lui semblait être une chose tout à fait incongrue.

Lotho ne put empêcher un léger rire amusé. La faculté qu'avait la servante à tout prendre au pied de la lettre le faisait sourire très souvent, sans méchanceté, juste parce que la curiosité de la servante était toujours toute aussi désarmante que ses questions étaient inattendues. Avant qu'il n'eut le temps de répondre et pour la deuxième fois consécutive Lyra lui coupa la parole, décidément très en forme à l'heure actuelle. Cette fois-ci elle s'adressait à sa dame arguant que cette dernière pouvait peut être avoir tout d'un aimant à pirates et suggéra que Lotho aille voir dans la rue si ces derniers étaient là pour l'attendre. Certes il s'agissait là d'une plaisanterie, toujours était-il que le Braavosi était très curieux de voir comment Lady Edarra Ferboys allait réagir à cette affirmation de sa servante. Ne pouvant maintenant plus se permettre, presque physiquement et en tout cas mentalement, de se taire le spadassin prit la parole avec un ton tout à fait détendu :

- A dire vrai, Lady Ferboys, je compte en effet également reprendre la route. Votre retour que nous attendions tous avec impatience, certains et certaines bien plus qu'un autre, est maintenant acté. Tandis que vous retournerez à Dorne je m'en vais également reprendre mon parcours d'errance aux cotés des marchands et autres personnes ayant besoin de mes services. Je n'ai que trop passé de temps dans Vieilleville qui, bien que cité charmante, manquait à mon goût quelque peu d'animation en ce début d'automne. Quand à aller retrouver les fers-nés ...

Il se resservit à moitié son verre, tandis qu'il réfléchissait à comment tourner la chose pour tenter tout autant de répondre à la dame qu'à sa servante. Enfin, après une gorgée de ce vin qu'il avait appris à apprécier en vivant quelques temps ici, il répondit tout en regardant le liquide dans son verre :

- Les fers nés sont ... nos meilleurs ennemis. J'entends par là qu'en effet la flotte de Braavos et ses spadassins forment également une marine efficace, rompue aux voyages au long cours et à la discipline nécessaire sur un navire. D'autant plus à la bataille, d'autant plus contre les fers nés. Nous entretenons avec eux un rapport différent du votre, sur la mer ce n'est pas tant la nation qui compte plus que les hommes avec qui vous risquez de couler, d'être perdus en mer ou encore parfois de simplement manquer de mourir de faim par perte des provisions, gâtées par le voyage ... Ces liens vous savez ... j'ai rarement vu des liens aussi forts entre des êtres humains. Les fers nés partagent en quelque sorte cette volonté inébranlable de s'en sortir, motivée par la faim et l'aridité de leurs terres. Ils sont nos meilleurs ennemis en mer, ceux avec lesquels nous préférons grandement croiser le fer, ceux que nous respectons ... Il y a une légende à Braavos qui raconte comment un capitaine fer né impressionné par la défense d'un de nos navires, finalement vaincu, en monopolisa la cargaison ... Hors les vivres. Selon les versions soit le conte s'arrête là, soit il a même aidé à en renflouer la cambuse, le garde manger si vous préférez ... Personne ne sait où s'arrête la réalité et où commence la fiction. Ce dont nous sommes sûrs et ce que l'on apprend à chacun à Braavos, c'est que ces gens ont une certaine forme d'honneur.

Reprenant une gorgée de vin pour humecter son gosier, il conclu sa digression en ces termes :

- Nous n'avons pas la même vision de ce peuple et j'en suis amplement conscient et depuis que je suis installé dans vos contrées, voilà maintenant six ans, j'en viens à me demander si c'est le même peuple que nous combattons.

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Message Dim 1 Avr 2012 - 16:18

Alors que Edarra parlait de Braavos, Lotho l’interrompit pour expliquer que contrairement à ce qu’elle pourrait penser en le voyant, lui, c’était une nation tout aussi sujette aux tromperies et aux jalousies que Westeros. Hélas, il y avait des choses qui ne changeaient malheureusement pas. Après tout, ils étaient des hommes comme les autres et donc aussi sujet à ce genre de tentations malsaines. « En tout cas, la faute à votre bonne image. Vous êtes peut être la première personne de ces contrées que la plus part des gens voient, on se fait souvent une opinion comme ça. Mais je suis ravie d’avoir rencontrer un spadassin honorable plutôt qu’un marchand véreux. » Mine de rien, elle avait quand même fait quelques bonnes rencontres durant son voyage jusqu’à Salvemer et depuis Salvemer. Et sans même s’en rendre compte, en ayant rencontré cette femme du Nord, elle avait implicitement imaginé que c’était ainsi que toutes les femmes du Nord se comportaient. C’était un peu stupide dit comme ça, mais en même temps tout le monde le faisait plus ou moins. Edarra n’y avait jamais été après tout, donc elle se faisait son image selon ce qu’on lui disait ou ce qu’elle entendait à propos de cette région en prenant toujours une certaine distance par rapport aux rumeurs fantastiques qu’on attribuait à certains peuples.

Lyra objecta qu’un danseur d’eau, contenant le mot « eau » dans son nom devait forcément savoir nager. Edarra sourit doucement à la remarque. En tout cas, même si elle n’en connaissait pas autant qu’elle le voudrait, elle avait de l’esprit et ça, c’était inestimable de nos jours. Tellement de personnes n’étaient même plus conscientes de ce qu’elles disaient ou des termes qu’elles employaient qu’elles en oubliaient le sens profond. Ca arrivait assez souvent à Edarra encore. Malgré l’allure qu’elle donnait des fois, pleine de sagesse et de réserve, elle n’était encore qu’une jeune femme sans vraiment d’expérience à côté de certains voyageurs et combattants. La jeune suivante termina en disant que les fer-nés semblaient la suivre à la trace et qu’il serait peut être plus prudent d’aller voir au dehors de l’auberge si il n’y en avait pas devant la porte. La réflexion fit rire Edarra « Nous pourrions peut être les inviter à boire, après tout, nous nous sommes plus vus que certains de mes amis de Dorne. » elle n’en avait jamais vraiment approché de près avant Salvemer et ceux qu’elle avait approché étaient mort. Donc elle ne saurait même pas les reconnaître sauf si ils portaient ces affreux habits poisseux et humides et cette hargne dans les yeux.

Lotho partagea aussi l’hilarité de la blague avant de lui dire qu’il comptait reprendre la route dans très peu de temps. Il allait reprendre ke cours de sa vie en vendant ses talents à des marchants ou des voyageurs. Concernant les fer-nés, il entama ainsi une longue tirade sur combien les hommes d’eau se respectaient entre eux. A la fin, Edarra avait revêtit un visage froid et neutre. Elle prit elle aussi son verre pour en boire une gorgée. « Dans votre conte, le capitaine Fer-né a-t-il aussi ravitaillé en femmes à violer le navire Braavos ? Ont-ils aussi partagé les otages qu’ils avaient capturés à des familles déchirées et ont-ils donnés les vivres qu’ils avaient volés à des paysans affamés ? » Elle reposa son verre. « Non, vous ne connaissez rien de ce peuple et pour cause, vous vivez pas de là la mer à l’autre bout du continent. Vous m’avez reprit quand j’ai parlé de Braavos. Je vous reprends à présent quand vous parlez des Fer-nés. Des pillards violeurs restent ce qu’ils sont, hommes de navire ou pas. Et si vous offrez votre sympathie à n’importe qui a posé son pied sur un navire, je ne serais pas prête à parier sur la jovialité de vos amis. Je doute que vous auriez eu la même version si votre bien aimée délaissée se serait trouvée sur leur chemin lors d’un pillage. Dépendant de sa beauté, elle aurait certainement eu l’immense honneur d’appartenir sans son avis à un homme ou alors aurait été consommée par tout un navire à même le sol. Je vous souhaite bon courage dans vos pérégrinations et je ne vous demanderais pas de passer le bonjour à vos amis. Merci d’avoir protégé ma suite, je vous souhaite bon voyage de retour. » Elle se leva et se dirigea vers les escaliers, regagnant sa chambre pour dormir, une fois ces paroles infectes lancées. Elle avait passé un peu trop de temps au contact des Fer-nés à entendre milles histoires de vols, de meurtres, de viols pour arriver à supporter dès son retour un refrain sur leur prétendu honneur. Assez c’était assez.
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Message Lun 2 Avr 2012 - 12:36

     L'amusement provoqué par les paroles de Lyra ne manqua pas de surprendre cette dernière. Il était vrai que les mots qui sortaient de sa bouche avaient des fois tendance à être très naïf, voir totalement idiots. Elle disait les choses comme elle le ressentait, ne pouvant s'empêcher de laisser sa langue exprimer ce que son esprit pensait, même s'il était des fois plus intelligent de prendre le temps de réfléchir avant de formuler quoi que ce soit. Ses lèvres pleines se dessinèrent en un sourire amusé qui montrait clairement qu'elle était ravie que ce qu'elle disait pouvait divertir ses interlocuteurs. La Dornienne préférait voir le visage de ses compagnons, marqué d'une expression d'amusement que de contrariété ou de colère. Lyra ne pouvait pas voir le joli minois de sa dame se peindre d'un masque de tristesse ou d'un sentiment qui soit aussi négatif, sans sentir en même temps une boule se nouer dans son estomac. C'était plus fort qu'elle, peut-être était-elle trop empathique, la jeune femme aurait été incapable de dire le pourquoi du comment. Mais des fois il aurait été très agréable de pouvoir se passer de ce sentiment qui lui rendait la vie impossible et l'empêchait tout simplement d'être rancunière. Pourtant dieu savait qu'il était très simple de laisser quelqu'un qui venait de nous agacer plutôt que de vouloir lui tourner le dos avant de ressentir la culpabilité de l'abandonner nous étreindre. Bref, la suivante était d'une humeur excellente et en aurait presque pépié de joie, surtout que sa dame répondait à sa plaisanterie d'une manière tout aussi enjouée. Lyra était réellement heureuse de la revoir en bonne forme.

     Lotho la tira de ses pensées en expliquant qu'il allait bientôt reprendre la route lui aussi, puisque la ville où ils séjournaient actuellement n'était pas extrêmement active. Sans pouvoir s'empêcher de culpabiliser, Lyra se demanda soudain si elle n'avait pas bloqué le Danseur d'Eau à Villevieille pendant tout ce temps et elle ressentit l'habituelle inquiétude à l'idée de l'avoir dérangé. Observant quelques instants le visage du spadassin, elle se mordilla nerveusement la lèvre avant de baisser ses prunelles sombres vers le sol de l'auberge, que la Mère Rivière fasse que ce n'était pas le cas ! La Dornienne s'en voudrait d'avoir laissé un sentiment de contrarié dans l'esprit du Braavosi, elle avait beaucoup apprécié d'avoir la compagnie d'un homme aussi original et intéressant, mais si cela devait l'embêter de son côté, elle ne pourrait se pardonner son égoïsme. Prise dans ses pensées, la jeune femme leva finalement les yeux en entendant le bruit familier du liquide qui coulait dans le verre, elle s'escrima à chasser les doutes qui habitaient son esprit tout en se disant que Lotho lui aurait certainement fait savoir qu'il devait partir s'il en avait éprouvé le besoin ou l'envie. Il était vrai qu'il n'avait pas réellement l'air d'être le type d'homme qui se gênait pour faire voir son point de vue à quelqu'un d'autre, il n'aurait pas été dérangé par des détails aussi insignifiants. Il n'y avait qu'elle pour faire une montagne d'un terrier de fennec !

     Les paroles du spadassin se concentrèrent alors sur mes Fer-nés tandis qu'il expliquait qu'ils étaient certainement les meilleurs ennemis du reste du monde. Lyra fronça les sourcils d'incrédulité, meilleurs ennemis ? Que pouvait donc signifier une telle expression ? Elle avait un peu de mal à comprendre comment il était possible d'associer un mot comme « meilleur » à celui de l'hostilité qui découlait des ennemis, mais peut-être était-ce quelque chose de familier aux combattants après tout. Intéressée par ce qu'il se disait, la Dornienne se concentra sur les mots prononcés par le Danseur d'Eau, il semblait presque admirer les Fer-nés vu la manière dont il parlait d'eux. Il était certain qu'entre Dorne et les natifs des Iles de Fer, ou ces derniers et les Braavosi, les choses devaient être différentes, cela dit Lyra avait beaucoup de mal à visualiser comment on pouvait vouloir vivre sur l'eau et plus précisément, sur des bateaux dénués de confort. Elle était une femme de la terre et les Fer-nés l'effrayaient plus qu'ils ne la passionnaient. Malgré tout, la Dornienne avait un peu de mal à comprendre comment on pouvait parler d'honneur avec des individus qui pillaient, tuaient et enlevaient des femmes à leur famille. Elle avait toujours admiré les personnes qui savaient éviter les combats, encore plus ceux qui réussissaient à s'en tirer sans faire couler le sang. Les Fer-nés lui faisaient peur, elle les imaginait en espèce de monstres qui venaient accoster sur les plages de Westeros pour semer la mort, autant dire que les paroles de Lotho ne collaient pas trop à cette vision. Lyra respectait toutefois l'avis du Braavosi, après tout, il avait une certaine admiration pour des bons combattants. On pouvait leur laisser cela, ils savaient faire ce qu'ils faisaient, malheureusement ce n'était pas dans le bon domaine. Les Iles de Fer étaient stériles et dures, mais dans le désert aussi la vie était difficile avec un sol aussi aride, pourtant les Dorniens ne tuaient pas et ne pillaient pas leurs voisins pour voler ce dont ils avaient besoin.

     En tous les cas, rien ne l'avait préparée à la riposte de lady Edarra, celle-ci adopta alors un ton très distant en parlant des viols et des enlèvements que les Fer-nés faisaient, demandant s'ils étaient cités dans le conte dont Lotho avait fait état. Les yeux de la Dornienne se posèrent sur sa maîtresse alors qu'elle continuait à parler d'un ton qui exprimait clairement son mécontentement, arguant que le peuple de ces pirates, n'était qu'un peuple de pillards et de violeurs. Puis sans que qui que ce soit ne puisse réagir, la noble termina en souhaitant un bon voyage de retour au spadassin avant de se redresser pour s'éclipser vers les escaliers afin de gagner sa chambre. Lyra resta pétrifiée un instant tandis que Obara emboîtait le pas à leur dame, elle fixa l'escalier où la demoiselle avait disparu avant de se redresser d'un coup pour tourner son visage vers le Danseur d'Eau. Elle était partagée entre l'envie de courir après lady Edarra pour s'assurer qu'elle allait bien et le désir de s'excuser d'avoir abordé ce sujet. Finalement, la Dornienne opta pour la seconde possibilité, considérant que Obara saurait s'occuper de lady Edarra. Approchant de Lotho, elle agrippa nerveusement sa robe avant de prendre la parole d'un ton désolé.

     ▬ Je suis navrée, j'ignorais que les choses tourneraient aussi mal en abordant ce sujet, sans quoi je ne l'aurais pas fait ! Triturant les plis du tissu, elle enchaîna. J'imagine que ma dame a certainement dû voir des choses qui l'ont choquée à Salvemer, elle n'a jamais été au devant des combats et seuls les pillards des collines rouges sont dangereux pour nous... Je suis navrée que les choses aient aussi mal tournées, j'espère que vous ne garderez pas rancune à lady Edarra. C'était ce qui l'inquiétait le plus en effet. Je vous remercie sincèrement de toute votre aide Lotho, je prie la Mère Rivière pour qu'elle vous apporte toute la chance nécessaire à vos projets futurs. »

     Elle se détourna, s'apprêtant à partir dans la direction empruntée par sa dame, puis elle se retint à la dernière minute, pivota à nouveau pour faire face au spadassin afin de lui offrir un sourire sincère. Elle n'avait malheureusement rien de plus à lui offrir et même si Lyra aurait apprécié de lui être davantage redevable, il allait devoir se contenter de bien peu. Regrettant encore d'avoir abordé le sujet des Fer-nés et se maudissant de laisser sa langue parler au lieu d'utiliser son cerveau, la Dornienne glissa quelques mots.

     ▬ Je suis persuadée que votre aimée doit être fière de vous. J'espère que nous nous reverrons un jour. »

     Cette fois-ci ce fut la bonne, la demoiselle se détourna et prit la direction de l'escalier pour le gravir avec rapidité, manquant de glisser dans son empressement et se dirigea aussitôt vers la chambre de lady Edarra pour s'assurer qu'elle allait bien, laissant le malheureux Lotho seul avec son verre.
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Message Dim 15 Avr 2012 - 12:36

Au vu de la colère qu'avait provoqué ses explications sur la vision qu'il avait des fers-nés chez Lady Ferboys ... Il était plus qu'indéniable que Lotho venait de commettre une parfaite et totale maladresse dans tous les sens du terme. Sans plus attendre la Dame quitta la table, l'invitant à réfléchir sur le sort que ces barbares auraient pu réserver à la femme que le spadassin aimait. Ce genre de phrases n'était particulièrement pas au goût du spadassin qui fronça les sourcils, arborant une colère qu'il maintenait sourde, tant pour ne pas aggraver son cas que parce que la comparaison le choquait particulièrement. Cette dernière pique lancée elle le remercia néanmoins d'avoir protégé sa suite et lui souhaita un bon voyage de retour avant d'être suivie par sa suite. Lotho quand à lui resta assis, la tête baissée et le regard se perdant dans les nervures de la table. Il venait de se rendre particulièrement stupide aux yeux de bon nombre de gens aujourd'hui, cela était certain, force lui était de reconnaître qu'il n'avait en effet pas totalement jaugé le poids qu'aurait pu avoir ses mots au sein de cette conversation. Une bien belle maladresse pour quelqu'un qui se réclamait du raffinement le plus extrême ... Alors qu'il commençait à penser à la suite des évènements, il entendit la voix familière de Lyra, il se releva pour lui faire face dans un soupir, le regard las.

La jeune suivante quand à elle triturait les plis de son vêtement comme à son accoutumée lorsqu'elle était nerveuse. Elle s'excusait de la tournure des évènements, arguant que si elle avait su elle n'aurait pas abordé ce sujet, comme toute personne normalement informée l'aurait fait instinctivement, mais ce n'était pas leur cas à tous deux. La suivante excusa ensuite sa Dame en expliquant que les fers-nés et l'horreur de cette guerre étaient bien loin devant les habituels pillards qu'elle avait pu connaître à Dorne. Pour finir, Lyra le remercia pour son aide et lui signifia qu'elle prierait pour lui. Avant qu'elle ne retourne vers sa Dame, il répondit d'une voix triste, mais sincère :


- Aucun de nous se doutait réellement que cela pourrait être ainsi ... Merci de votre gentillesse en tout cas, c'est une rencontre que je porterai dans mon cœur. Je prierais également le Père des Eaux pour vous et votre Dame.

Elle lui adressa une dernière phrase avant de monter l'escalier, assurant que son aimée avait de quoi être fière de lui et également qu'elle espérait le revoir un jour. Prestement, alors qu'elle commençait à monter les escaliers, Lotho répondit et conclut leur rencontre par ces mots :


- Je l'espère également, portez vous bien Lyra.

Le silence qui suivit était uniquement entrecoupé des bruits inhérents au fait que la serveuse débarrassait la table qu'ils avaient occupé pour discuter ... Enfin si l'on pouvait encore appeler cela une discussion ... Lotho se sentait particulièrement mal, une boule lui plombant le ventre, il était sidéré par le manque d'écoute dont il avait fait preuve lorsqu'elle avait parlé des fers-nés, le manque de corrélation avec les évènements dont il avait entendu parler ces derniers temps. Il était trop tard pour se rattraper ce soir, rien n'était plus sûr. Se dirigeant vers le tenancier de l'auberge, il dit d'une voix éteinte :

- Je monte préparer mes effets, veuillez je vous prie calculer ce que je vous dois. Je m'en acquitterais tout à l'heure avant de partir.

Au vu du regard méprisant de cet homme, il comprit qu'ils étaient nombreux à avoir entendu son éloge des fers-nés et qu'il n'était en effet du goût de personne. A trop être candide et se complaire dans la facilité des belles auberges, à trop rester au calme il en avait oublié ses principes élémentaires semblait-il. Prenant le temps de finir sa coupe de vin, il tendit l'oreille et comprit que tout le monde avait rejoint sa chambre à l'étage, il monta donc et se rendit dans celle qu'il occupait. Après avoir pris le temps de faire son sac, il se rassit à son étude et entama la rédaction d'un mot à destination de la Dame qu'il avait offensé sans ménagements.

"Lady Edarra Ferboys,

En préambule il est important, voir même primordial, que je vous transmette mes plus plates et sincères excuses concernant mon comportement de ce soir. Il est certain que cela n'est en rien excusable de parler ainsi déjà à une personne de votre statut, mais d'autant plus à quelqu'un qui a vu de près des tourments qui ne m'ont étés évoqués que par le récit de personnes qui tiennent ce récit de personnes qui ont étés également aux premières loges. Devant l'apparente décontraction de nos discussions, j'en ai oublié la plus élémentaire des réserves et vous demande platement non pas de m'excuser de façon pleine et entière, mais au moins de prendre en compte ma profonde amertume par rapport à mon comportement.

Pour revenir un peu plus en amont dans notre discussion, sachez que j'espère grandement pouvoir correspondre avec votre frère, l'échange de missives sur des sujets divers et variés étant comme je vous l'ai dit tout à l'heure une de mes activités favorites. Bien que sachant que vous ne risquez pas d'apprécier cette demande, j'y verrais là une des seules façons de faire pénitence envers vous. Si jamais vous en trouvez une autre, n'hésitez pas à m'écrire à l'adresse que je vous ai communiqué pour m'en informer.

Ceci étant dit, il est temps pour moi de vous remercier de me souhaiter un bon voyage et de vous assurer que "protéger" votre suite, il est clair qu'elle ne risquait pas grand chose en ces lieux et nous en sommes tous deux conscients, fut avant tout un plaisir à partager avec eux et qui je l'espère rattrapera ma maladresse à leurs yeux. Si vous en avez la possibilité et l'envie, j'aimerais vous demander humblement de les assurer de mes meilleurs sentiments, tout autant que par la présente je tiens à vous en assurer également à l'instant.

Puissiez vous avoir une vie longue et agréable, je prierais le Père des Eaux pour veiller sur vos trajets.

Avec toute ma considération et ma pénitence.

Lotho Volentin, Danseur d'Eau."


Une fois la missive rédigée, Lotho la plia calmement et la glissa dans son pourpoint avant de refermer son pot d'encre et de sécher la plume, pour ensuite les remettre dans son sac. Après avoir revêtu son couvre-chef, il sortit de sa chambrée et ferma la porte derrière lui avant de descendre dans la salle à vivre et de régler son ardoise auprès du patron qui manifestement avait décidé d'en hausser le prix. Certainement la taxe "fraternité avec l'ennemi". Ne pipant mot, Lotho se sépara d'une grande partie de sa fortune avant de sortir dans la rue. Respirant l'air avant de lâcher un dernier soupir, il regarda autour de lui et afficha un léger sourire nostalgique. Port-Réal lui manquait, il fallait vraiment qu'il retrouve Galt, ses habitudes et de quoi se refaire une fortune.
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Le retour à la maison parait toujours plus long [Lyra et Lotho]

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