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Cadeau de mariage pour l'annonce d'une grossesse... - Maura

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Message Mer 7 Mar 2012 - 22:56

 « Peux-tu, pour une fois, me laisser en dehors de cela ou au moins ne pas être aussi insultant envers ma personne ? Que tu sois en colère contre Corbray, je peux le comprendre. Mais cesse d’être vulgaire en parlant de moi. Je ne suis pas une de tes anciennes putains même pour un million de dragons d’or. » Elle détestait quand il s’oubliait à ce point devant elle et forcément encore plus quand il la traitait en paroles comme un sac de viande juste bon à ouvrir les cuisses. Toutefois, concernant la punition du seigneur de Cordial, elle se contenta de hausser les épaules. Elle ne partageait absolument pas la même indignation. Certes, l‘acte du vassal était affreux mais, à tout prendre, il n‘était que le résultat de la confusion qui avait régné durant l‘attaque contre la ville. Oh elle avait de la peine pour les familles bien entendu mais tout autant que si elle avait appris qu‘un quelconque seigneur était mort au loin. Rien de plus.  « Une épreuve pour mon frère ?! Les Arryn ne t’ont pas attendu pour savoir comment rendre la justice dans le Val, Tybolt. Et, quoiqu’il en soit, Jasper fera ce qu’il a à faire en toute justice. Ta volonté de le tester est stupide et superflue. Il n’est peut-être pas le plus diplomate des seigneurs suzerains mais, franchement, il n’est pas le seul. J’en connais d’autres. Je partage même la couche de l’un d’eux et on ne peut pas dire que tu sois un parangon de subtilité dès lors que tu commences à monter sur tes grands chevaux. » Garde-toi bien d’exiger ce que tu n’es pas capable de faire toi-même. C’était en substance ce qu’elle avait dit. Ce que Tybolt avait à apprendre était la patience mais elle n’en était pas elle-même la parfait illustration bien au contraire.  « Du point de vue de mon frère, ce serait plutôt à toi de faire tes preuves. Tu dis qu’il n’est pas respecté de ses vassaux ou trop jeune ou que sais-je ? Il est installé sur le trône des Eyrié depuis suffisamment longtemps pour savoir ce qu’il fait. Tu veux des preuves de sa bonne volonté ? Je suis là et ma dot est là. Demander plus me semble être une preuve de défiance et ce n‘est pas sain. » Les paroles de Tybolt auraient en fait du la faire passer des sourires amoureux à une colère noire mais ce n’était pas le cas. En fait, elle se lassait un peu de son orgueil dès lors qu’il se lançait dans des comparaisons avec d’autres seigneurs. Elle soupira légèrement. Les histoires entre son frère et son époux lui sortaient par les yeux. De toutes façons, ce n’était pas là un point où elle pourrait convaincre son mari.  « Si tu lui accordes le bénéfice du doute, c’est suffisant pour moi. Je connais mon frère. C’est un homme honorable, un véritable Arryn, il ne te décevra pas. Mais s’il te plaît, sois juste avec lui. » Cela sonnait comme une imploration de fillette mais elle ne voyait pas comment en faire état autrement.  « Pour l’amour de moi. Maeve et lui me sont infiniment chers et je ne pourrais pas supporter de les voir s’éloigner de moi à cause d‘une simple histoire d‘alliances. Ils sont tout ce qu’il reste de ma famille. » Déjà qu’il avait été dur de les laisser, de s’imaginer ce qu’ils vivaient au loin, de ne pas avoir de nouvelles régulières, elle ne pouvait seulement penser que son époux et son frère ne puissent s’entendre. C’était tout bonnement impossible.

Elle réfléchit quelques secondes à la meilleure façon d’amener son époux à de meilleurs sentiments mais comment diable cela serait-il possible alors qu’il parlait si durement d’Aliénor, sa propre sœur. Toujours était-il qu’elle comprenait les impressions de son époux. Comment son frère pouvait-il aller servir ainsi la Main ? Un bâtard, un sorcier, un vil…Tout simplement, parce qu’il était le seul représentant du pouvoir royal. Et qu’il servait le roi comme tous les Arryn le faisaient également. Peu importait qui tenait les rênes du pouvoir, la loyauté était la loyauté. Et, même si elle regardait de haut le bâtard Rivers, elle comprenait fondamentalement l’attitude de son frère. Et, en tout état de cause, pouvait le faire ? Maekar ? Leo ? Cela aurait été risqué le pouvoir de la couronne. Ce n’était pas un changement de Main qu’il fallait mais un changement de roi. Cette seule pensée la fit déglutir. Rien que l’idée était en soi une trahison de la fidélité jurée. Ses ennuis actuels n‘étaient de toutes façons pas ceux-là.
 « Je ne veux pas te mettre en colère. Je comprends vraiment ce que tu peux ressentir à l’égard de Jasper, crois-moi. J’aime mon frère mais je ne suis pas aveugle pour autant. Et là, il n’est pas vraiment question de frère ou de sœur, simplement du seigneur du Val. Tu ne le connais pas à part quelques lettres. Ne te fixe pas sur une idée de lui au travers d‘un ou de deux corbeaux, voilà tout. Cela pourrait finalement te desservir. Si cela peut te rassurer, je suis plus lassée qu’en colère, parce que je pense, vraiment, que nous avons tout à perdre à nous laisser emporter par des préjugés ou par notre orgueil. » Ils seraient entre égaux dans les terres de feu sa mère. Quatre suzerains, pas moins, seraient présents même si l’un ne serait qu’un enfant. Et, de temps à autre, elle s’inquiétait de la capacité de Tybolt à dissimuler ses émotions ou ses pensées dans un tel contexte. Il était si franc parfois. Elle trouvait la qualité appréciable et aimait le feu qui l’animait mais ils s’agissaient plus des qualités d’un chevalier que de celles d’un seigneur. Elle sourit dans le vague avant d’ajouter autre chose sur ce qu’il avait dit.  « Et tu as tort. Ta charge contre ces mercenaires était téméraire, vaillante et pleine d’une folle bravoure. Nous savons tous deux qu’un seigneur ne peut toujours être un héros mais se jeter dans la mêlée pour la vie de son épouse est la marque à laquelle on reconnaît un homme courageux. Même si tu n’as pas réfléchi ou que tu ne voyais que moi comme tu dis…Cela importe peu. Je t’aime plus pour cela que pour tous les coursiers des sables du monde, Tybolt. Et pour parler franchement… » Elle se retourna pour lui caresser légèrement le visage de la main.  «…je ne veux pas que tu continues ces manigances contre la Main. Pas maintenant, c‘est pour cela que je veux que tu attende le moment opportun. Je ne veux pas que tu y risques ta tête, c’est une jolie tête et je l’aime bien. » En disant ces quelques mots d’un ton léger, elle était sans doute le plus près possible de l’immense crainte qui l’étreignait. Tout cela, cette idée d’alliance triple, était dangereux. Trop dangereux.  « Je sais que je ne suis pas très courageuse en disant cela mais…Je ne peux pas me taire, j’ai bien trop peur d’y perdre le père de mon enfant en me taisant. »
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 6:49

A aucun moment Tybolt n'avait voulu que Maura se sente insultée, la mention qu'elle puisse être "baisé" par Lord Corbray n'avait été qu'un abus de langage de sa part, emporté qu'il avait été par sa propre colère. De fait il ne releva pas la levée de bouclier de son épouse sur ce point. Il n'avait s'agit que d'appuyer un argument de son point de vue. Seulement le reste de la démonstration de la jeune femme tendait plus vers l'absurde que vers l'argumentation réfléchie et cela le surprenait quelque peu. Comment pouvait-elle un seul instant penser que lui même aurait quoi que ce soit à prouver à Lord Arryn ? ! Elle ne pouvait de toute évidence pas être sérieuse en parlant ainsi. Il convenait allégrement qu'il n'était pas un exemple de calme et de tempérance bien au contraire mais de là à parler de prouver quoi que ce soit à un gamin n'ayant jamais rien connu d'autre que la paix et le confort des montagnes du Val, il y avait un gouffre que Maura semblait franchir sans l'ombre d'une hésitation. Était-elle encore quelque part persuadée que gouverner un fief en paix, dans l’opulence et coupé du monde avait quoi que ce soit à voir avec la gouvernance de l'Ouest ou tout autre région des Sept Couronnes ? La question méritait d'être posé car si tel était le cas l'inquiétude serait de mise quant à la santé mentale de son épouse... Il allait du reste répondre pour éclaircir définitivement ce point qui commençait à l'inquiéter lorsque Maura reprit la parole et comme elle avait toujours su le faire depuis leur premier affrontement verbale, elle trouva les mots pour apaiser la colère du Lion. Il se laissa alors manipuler comme l'homme amoureux qu'il était face aux craintes de son épouse. Il esquissa donc un sourire se voulant réconfortant. Mais non il n'y a rien à craindre. Qui parle du reste de trahison ou de mettre ma tête en danger ? Même la Main doit bien se rendre compte que la situation n'est plus tenable, que l'inaction du Roi n'est plus possible. La triple alliance si elle voit le jour ne serait pas une menace pour le Trône mais une intervention légitime de grandes maisons pour assurer ce que le Trône ne fait plus à savoir défendre le peuple et assurer la Paix du Roi sur les Sept Couronnes. Un air narquois passa sur son visage. Qui plus est comment voudrais-tu que l'on puisse nous reprocher quoi que ce soit, nous ne ferions qu'appliquer ce pour quoi nous sommes là. Que pourrait-on nous opposer ? De nous soucier de la paix dans le royaume, d'assurer la sécurité du peuple ? Le risque est en réalité très mince en définitive. Sans compter que jamais Maekar ne se lancerait dans une guerre qu'il ne pourrait être certain d'emporter. Tybolt avait de fait beaucoup réfléchit à cette situation et même s'il ne pensait pas la Main assez naïve pour ne pas voir la menace sous-jacente à une telle alliance, il était aussi particulièrement conscient que l'immobilisme du Trône depuis plusieurs mois pour ne pas dire années rendait toute manœuvre de la part de la Main particulièrement difficile. Le Trône n'avait tout simplement pas les ressources financières et militaires pour agir à une telle échelle, quant à l'attitude du Roi, elle avait tout simplement conduit à cet état de fait.

De toute manière il n'est pas question à l'heure actuelle de mettre en place cette alliance. En tout cas pas en l'état. Il n'avait pas voulu revenir sur la question de Lord Arryn mais quoi qu'il fasse c'était lui le point le plus inquiétant si jamais Tybolt voulait mettre en place la triple alliance. Il se demanda un instant s'il devait ou non exposer son point de vue concernant Lord Jasper tant son épouse semblait fermée à toute réalité le concernant. Finalement il se dit qu'il valait mieux ne pas laisser les choses non dites et exposer sa pensée ne pouvait qu'être bénéfique pour eux deux, ainsi il ne pourrait y avoir de malentendu par la suite. Car soyons simplement sérieux quelques instants. Que je ne sois pas un exemple de tempérance ou de calme c'est un fait. Je suis d'ailleurs très conscient de ne pas être le plus compétent des suzerain du royaume mais sérieusement... devoir prouver quoi que ce soit à Jasper... Non il faut raison garder là. On ne peut comparer ni même estimer en tout objectivité la gouvernance de ton frère dans le Val comme une preuve de sa compétence. Tybolt sentait que ses mots pouvaient à tout moment mener vers des éclats de voix et une nouvelle fuite de son épouse mais une fois tiré le vin doit être bu alors il continua, tout en maitrisant la condescendance qu'il pouvait ressentir à l'égard du Lord du Val.Tu parles plus souvent qu'à ton tour de chevalier d'été, je pense qu'on pourrait faire l'analogie pour ce qui est de Jasper. C'est une chose, et ce même en étant très jeune, de gouverner un fief en paix, qui n'a connu que l'opulence et le faste. C'en est une toute autre de tenir un fief en guerre où les intérêts financiers et de pouvoir dépassent l’entendement. Je ne dis pas que ton frère est incompétent mais au jour d'aujourd'hui il n'a de fait encore rien prouvé. Il leva une main pour parer à toute nouvelle levée de bouclier de la part de Maura. Alors oui il a en effet su négocier notre mariage, c'est un fait. Encore qu'il n'y ait au final pas eu grand chose à négocier car soyons honnêtes je te voulais pour épouse et il aurait pu me tirer beaucoup plus que ce qu'il a obtenu. Il reprit alors de manière plus posée. Ce que je crains en vérité chez ton frère ce n'est pas tant qu'il ne sache pas gouverner car je ne crois pas que ce soit le cas. Mais bel et bien le fait qu'il cherche peut être de manière trop évidente à vouloir faire ses preuves et recevoir un adoubement quelconque de ses pairs. Pour qu'elle autre raison se serait-il précipité aux pieds de la Main... par loyauté me diras-tu... moui... il fit une grimace montrant qu'il ne pensait pas cela pertinent. Nous sommes tous loyaux envers le Trône et pourtant je ne vois pas les autres suzerains se ruer sur Port-Réal dans l'attente de recevoir l'assentiment de la Main... Il expira avec lassitude en se disant qu'il avait peut être dépeint un portait bien sombre de Lord Jasper qui était qu'il le veuille ou non le petit frère de Maura. Que l'on soit bien d'accord, je ne pense pas que ton frère soit un incapable ou même qu'il soit bête à manger du foin loin de là. Je suis certains que Jasper est un jeune seigneur suzerain qui deviendra certainement une référence dans les Sept Couronnes. Là il mentait effrontément car jamais il n'imaginait Lord Arryn faire autre chose que suivre ses aînés. Mais je ne le pense pas pour autant prêt pour se joindre à une entreprise telle que la triple alliance et ce même si elle n'est de fait pas une trahison ou une remise en question du pouvoir du Trône. Maintenant je peux me tromper et c'est pour cela que j'attends de voir comment il va gérer le cas de Lord Corbray. J'ai besoin de savoir que ton frère n'est pas simplement un jeune seigneur pas même certain de sa force ou de son rôle en ce monde. Qu'il ne fait pas simplement que suivre le chemin, guidé par des vassaux loyaux certes mais qui ne sont pas suzerains. Et ce qu'a fait Lord Kaeril demande une sanction à la mesure de l'atteinte faite au peuple de l'Ouest. Je ne peux tolérer qu'un seigneur du Val soit à l'origine de plus de morts durant l'attaque de Port-Lannis que les Fer-Nés eux même. Lorsqu'il eut finit de parler, il lui sembla avoir été ouvert d'esprit quant à la situation qui les occupait et ne pas s'être laissé entrainer par ses propres convictions que ce soit à l'égard de Lord Arryn ou de Lord Corbray.
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 14:41

Le cas Corbray revenait encore et toujours sur la table. Cela prenait des proportions hors de propos avec ce que cet homme avait commis. Qui plus tout cela avait été commis sur les terres des Lannister, à Port-Lannis, aussi ne voyait-elle pas du tout l’intérêt d’en faire un supposé test pour son frère. Frère qui, du reste, n’avait rien à prouver à un seigneur de l’Ouest, beau-frère ou non.  « Vous aurez tout le temps de parler de Lord Kaeril à Hautjardin de toutes façons et de vous accorder sur la meilleure solution à apporter à ce problème. Toutefois, je doute que Jasper ait quelque chose à redire sur la façon dont tu rends la justice dans ton fief, comme il serait mal venu que tu vienne faire de même aux Eyrié. L’homme a commis un meurtre, qu’il soit jugé pour cela en accordance avec la loi, rien ne sert d’aller chercher la midi à l’heure du loup. Je suis certaine que le pauvre homme est déjà désolé de la précipitation avec laquelle il a agi. Les choses étaient confuses pour tout le monde, n’importe qui d’autre aurait pu faire la même erreur. Cela tient plus de la malchance que d‘un crime sanguinaire.» Elle faillit ajouter qu’il n’avait qu’à payer le prix du sang et que l’affaire serait réglée pour tout le monde. La famille du défunt y gagnerait plus avec sa mort que cela n’avait été le cas durant sa vie de toutes façons. De toutes façons, Corbray aurait à répondre de ses actes devant le jugement du Père-d’en-Haut comme tout un chacun. Leur justice terrestre était peu de choses à côté de celle des Sept. Et son rôle à elle consistait à appeler à la miséricorde pour tempérer la justice du seigneur des lieux. N’attendait-on pas cela d’une dame après tout ? Elle ne défendait rien, elle souhaitait simplement que la sentence soit équitable avec la faute commise.

Et elle pensait vraiment que ce genre d’épreuve destinée à éprouver son suzerain de frère était une stupidité. La justice était rendue aux Eyrié avec bien plus de sévérité que partout ailleurs. Elle avait vu voler des hommes pour bien moins que cela. Et les Arryn la rendaient déjà que le Roc appartenait encore à la dynastie des Castral. Elle soupira avec une certaine lassitude.
 « Tu es si certain de ton point de vue que je ne vois même pas pourquoi tu t’abaisses à en discuter avec moi dans ce cas. Il est vrai que ce n’est pas comme si j’avais passé toute ma vie aux côtés de Jasper. » ironisa-t-elle en levant les yeux au ciel.  « J’ai dû apparaître comme cela dans l’Ouest, prête à t’épouser. Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu ne veux pas m’écouter et simplement faire preuve de bonne volonté envers ton beau-frère, l’oncle de ton enfant à naître. Merde à la fin ! Que te faut-il de plus Tybolt ? Tu as sa sœur, sept milles de ses hommes… Que peut-il faire de plus ? Il faut en plus qu’il soit d’accord sur tout avec toi ? Comme si il allait aller taper dans le dos de ce stupide Corbray en le félicitant mais en lui disant que quand même il aurait pu en tuer un ou deux de plus ! On dirait que tu as peur de cela, c’est ridicule, Jasper n’interviendra pas dans le cours d’une décision qui ne lui appartient pas du moment que tu ne décolles pas la tête de son vassal. Et encore, je me demande si il ne te conseillerait pas de l’exécuter ! » Elle secoua la tête avec agacement. Ce n’était pas possible d’être aussi borné.  « Je ne te demande pas de faire un effort pour un Tully ou un Martell, je le demande pour mon propre frère ! Est-ce vraiment trop difficile de faire contre mauvaise fortune bon cœur ? C’est trop te demander ? Tu ne peux pas simplement comprendre que je souhaite vraiment que tout se passe bien ? Faire l’effort d’attendre de le rencontrer avant de commencer à le dénigrer comme pas permis. Devant moi qui plus est ?! Est-ce que je fais la même chose avec ton précieux Gerold ? Non. Par respect pour l’affection que tu as pour lui. » Et aussi parce qu’elle le connaissait mal et qu’elle n’en avait, en fait, rien à faire. Mais bon, cela ne faisait pas partie des choses susceptibles de lui donner raison.  « Et puis si le Val est prospère et en sécurité, ce n’est pas par l’opération des Enfants de la Forêt que je sache mais bien parce que les Arryn veillent au grain. Comme si nous suivions nos vassaux…Dieux ! Et puis, si tu voulais seulement traiter mon frère avec plus de considération et de respect, tu t’en ferais un ami et un allié indéfectible mais ça, bien sûr, tu ne peux pas le comprendre ! » Tant qu’à faire un concours de reproches, autant en rajouter une couche ce que la jeune femme fit sans hésiter.  « D’ailleurs, plutôt que de me bassiner avec mon frère ou mes gardes, où est ce traître qui s’en prend à moi ? Où cette pourriture qui veut me faire enlever, nous tuer même mon enfant et moi ? Je n’ai jamais été en danger aux côtés de mon frère mais en t’épousant, il me semble que je me suis faite plus d’ennemis que jamais ! Sans voir aucune tête présentée à mes pieds ! Et après tu viens me parler de test ? Trouve déjà celui qui met ma vie en péril ! Après tu pourras venir te vanter d’être un chef de guerre aux prises avec des enjeux financiers et politiques qui dépassent l’entendement ! »
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 15:56

Tybolt relâcha son étreinte sur Maura et fit un pas en arrière. Bon et con ça sonne avec une certaine ressemblance mais ça ne s'écrit pas de la même manière Maura ! lâcha-t-il excédé et en partie vexé par les commentaires sur le traitre et les atteintes contre la vie de son épouse. Elle savait pertinemment que cette situation le touchait plus qu'il ne pouvait l'exprimer et que bien qu'il n'ait à aucun moment craint pour sa vie durant l'attaque de Port-Lannis il avait été terrifié à l'idée qu'il puisse la perdre. Je te défends de mettre en cause ma volonté de te protéger et d'appréhender ceux qui en veulent à ta vie ! Sa voix grondait sous le coup de la colère, en l'accusant ainsi elle avait été trop loin. Défendre son frère et s'aveugler face à son incompétence était une chose mais remettre en question son désir de la voir saine et sauve elle comme l'enfant qu'elle portait, Tybolt ne pouvait le tolérer. Son ton se fit alors plus péremptoire et définitivement plus dans le registre de la discussion. Que Lord Arryn soit ton frère est une chose j'en convient que tu ais pour lui un aveuglement que seules les membres d'une même fratrie peuvent avoir je suis tout à fait d'accord mais ton frère malgré tout l'amour que tu lui portes n'a pour le moment prouvé qu'une chose et une seule, qu'il n'était absolument pas capable de se gouverner lui même. Dès lors je ne peux envisager de l'inclure dans une entreprise comme la triple alliance sans m'assurer tout d'abord qu'il sera à la hauteur. Il balaya l'air de la main. Je me fou bien de savoir s'il gouverne avec tempérance ou justesse, ce n'est pas de ses capacités à être un homme brave ou même un suzerain remarquable dont je doute mais de pouvoir tenir tête à la Main et son Conseil Restreint pour assurer au peuple du royaume ce qu'il est en droit d'attendre. Tybolt commença à réajuster sa tunique pour pouvoir paraitre sans qu'on se demande ce qu'il avait bien pu faire dans les écuries ou plutôt que ne sache que trop ce qu'il avait pu y faire.

Que tu le comprennes ou pas là n'est plus la question. J'ai fait l'erreur de vouloir converser avec toi comme avec une égale mais tu ne sembles pas savoir ce que cela signifie. Soit... Son regard se fit extrêmement dur et tout amour en avait déserté le reflet. si c'est ainsi que tu souhaites me voir agir, je ne te décevrai pas. Ton frère comme tout homme sera mis à l'épreuve lorsqu'il viendra et la sanction qu'il prendra à l'encontre de Lord Corbray sera son test. La discussion sur ce point est close comme sur tout autre sujet jusqu'à nouvel ordre. Si tu ne sais pas faire la part des choses et te comporter avec le plus infime respect pour moi, je te refuse dorénavant le droit de citer dans les affaires de l'Ouest. Le jeune seigneur commença à s'éloigner de la stalle de la jument, jument dont il commençait à se demander s'il ne devait pas simplement la retirer à Maura tant il était blessé par la manière dont elle avait utilisé son amour pour elle et la peur qu'il avait au sujet de sa survie. Il tournait ostensiblement le dos à la jeune femme lorsqu'il s'arrêta au niveau de la stalle de Antares. L'étalon de guerre vint vers lui sans pour autant sortir la tête de son enclos. Tybolt ne le regarda pas même un instant, il luttait déjà contre ses propres forces intérieures pour garder un semblant de calme. D'une voix dénuée de toute intonation il ajouta. Nous partons dans deux jours, veille à être prête, si ce n'est pas le cas il te faudra vivre à HautJardin sans tes toilettes et ton confort habituel. Encore une fois il avait été le plus stupide des hommes. Il avait voulu parler avec Maura comme il l'aurait fait avec n'importe lequel de ses conseillers, jugeant ses opinions avec autant de valeur qu'il l'aurait fait pour n'importe qui d'autre peut être même encore plus et tout ce qu'il y avait gagné était une nouvelle volée de bois vert dans le simple but de l'atteindre et le blesser. Il reprit alors sa marche vers la sortie des écuries dans le silence. Ses mâchoires se contractaient avec cadence alors même qu'il marchait. Jamais il ne pourrait assez se morigéner d'accorder autant d'importance à ce que pouvait bien dire Maura, elle l'avait atteint lorsqu'elle avait quitté le Roc pour se réfugier au manoir et aujourd'hui encore elle avait trouvé le moyen de l'atteindre plus gravement encore. Il souffla longuement en quittant les écuries. Il faut que je détruise quelque chose se dit-il alors et voyant un Garde du Lion faire la sentinelle devant la porte menant au bâtiment principale il l'interpella. Toi ! Va chercher le matériel d'entrainement, nous allons échanger quelques passes tous les deux... Voilà se battre avec un Garde du Lion lui permettrait de se vider complètement l'esprit de toute ces foutaises et peut être alors ne penserait-il plus à Maura et cette furieuse envie de retourner la voir dans les écuries pour faire amende honorable le quitterait. Qui sait... laissa-t-il échapper dans une souffle avant de prendre la direction de la salle d'arme.
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Message Jeu 8 Mar 2012 - 19:23

 « Mais c’est ça, fuis donc ! » hurla-t-elle après son mari qui partait. Ah ! Il pouvait bien dire qu’elle refusait le débat dès lors qu’il la poussait dans ses retranchements mais là qui fuyait ? Cette discussion l’avait mise hors d’elle et elle frappa le ventail de bois de la stalle d’un coup de poing.  « Aïe…Mais quel sale con ! » L’insulte résonna dans l’écurie désormais vide sans pour autant calmer son ire. De rage, elle mit un coup de pied dans un tas de paille sans vraiment y trouver un quelconque réconfort. Et le lâche qui fuyait devant elle !  « Le pleutre ! » 

En disant ces mots, elle se mit à courir dans la direction que son époux avait prise. Course un peu pataude du fait de la longueur de sa traine. Arrivée à la moitié de la cour, elle hurla après le palefrenier pour savoir qu’elle était la direction que le maître du Roc avait prise. Il n’allait certainement pas s’en tirer à si bon compte. Agacée par la lourdeur du brocard, elle releva ses jupes pour pouvoir courir plus rapidement. Direction la salle d’armes ! Il allait l’entendre cette fois. Pour qui la prenait-elle ? Pour sa sœur peut-être ? Crétin ! Elle aperçut la silhouette aux cheveux dorés mais elle s’arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle s’apercevant, à son grand dam, qu’elle en pleurait d’énervement. Elle détestait cet état, elle haïssait d’être aussi faible. Pleurer ? Elle ? Elle reprit sa course embarrassée jusqu’à la porte qui s’était refermée. De toutes ses forces, elle abaissa la poignée et poussa le battant qui s’en alla claquer brusquement contre le mur de la salle d’armes. Sur le seuil, une Maura frémissante, en larmes mais dans un état d’énervement certain se mit à hurler :  « Nous n’en avons pas terminé, Tybolt ! Ne pense même pas que je vais te laisser me quitter comme cela. Je suis la mère de ton héritier par les Sept ! Pas ta putain ! Comment oses-tu seulement me parler sur ce ton ?! Je partirai pour Hautjardin si je le veux ! » Elle s’était brusquement décidée, elle n’irait pas avec lui et ferait son entrée de son côté. Non, finalement, elle n’irait plus, elle se moquait bien de ce mariage. Déjà qu’elle-même avait dû se passer d’une fête digne de ce nom pour les beaux yeux de monsieur et de sa triple alliance plus stupide qu’autre chose ! Comme elle aurait aimé avoir de la vaisselle pour la lui jeter dessus ! Elle jeta un coup d’œil autour d’elle, cherchant quelque chose sur lequel passer sa rage plutôt que sur son époux. Cela ne se faisait pas lui avait-on dit longtemps auparavant.  « Tu m’énerves ! Qui crois-tu être pour pouvoir parler de mon frère de cette façon ? Tu n’as tout simplement pas le droit ! Pas avec moi ! Est-ce que je te dis que ta sœur est stupide ou ton frère est une espèce de traître en devenir, hein ?! » Sa voix dérailla presque tant elle criait et elle se rendit compte qu’elle pleurait à nouveau.  « Et c’est encore à cause de toi que je pleure ! Foutue grossesse ! Je suis malade tous les matins et c’est de ta faute ! Je déteste ça ! » Elle tapa furieusement contre le cadre de la porte.  « Puisque c’est ainsi, tu peux toujours courir pour que j’aille jusqu’à Hautjardin ! Je fais mes paquets mais je déménage au Manoir et, ce, de façon permanente. » Au moins, elle aurait la paix là-bas et personne ne viendrait l’emmerder à propos de son frère, de sa garde ou d’elle ne savait quoi encore.  « Tu iras faire le beau là-bas tout seul ! Et moi, j’aurai enfin la paix ! Plutôt que de devoir subir tes comparaisons abjectes ! Je suis certaine que tu pourras trouver une brave et grassouillette petite catin pour réchauffer ton lit ! Parce que de mon côté, ce sera ceinture ! Ceinture ! » finit-elle par lâcher en tapant du pied.
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Message Ven 9 Mar 2012 - 7:38

Tybolt n'avait pas anticipé le nouveau coup d'éclat de Maura et lorsque celle-ci entra avec fracas dans la salle d'arme il ne put que la regarder laisser libre cour à sa verve. Cet évènement non prévu et pour le moins surprenant fit basculer le cheminement mental du jeune Lord. En effet plus que la colère désormais c'était l'incompréhension qui régnait dans son esprit, non pas sur le fait que Maura veuille avoir le dernier mot, elle voulait toujours avoir le dernier mot. Mais bel et bien sur le comportement général de cette dernière. Car très honnêtement il n'arrivait pas à saisir le but poursuivit par son épouse ou même si elle avait en réalité un but. De fait à chaque fois qu'il pensait parvenir à cerner Maura elle se dérobait de nouveau à lui si bien qu'au final il n'était pas certain de vraiment connaitre la femme qui portait son enfant. Quelque part au plus profond de sa psyché il n'était même plus certain des sentiments de Maura à son égard. Cette pensée était à la fois troublante et pourtant si tangible que Tybolt ne savait comment l'accueillir. La seule chose dont il était certain était ce immense vide au creux de son être lorsqu'il en venait à considérer que Maura puisse chercher sciemment et ce depuis l'origine de leur mariage à tout mettre en œuvre pour nuire à leur entente. Pourtant elle se tenait là en face de lui, portant son enfant. Il ne se laissa pas entrainer sur la pente que voulait lui faire prendre son esprit et commencer à penser que peut être ce dernier n'était pas le sien mais le résultat des actions perpétrées par les Fer-Nés lors de l'attaque de Fallaise. Même les larmes dans les yeux de son épouse ne l'atteignaient pas en cet instant. Son esprit analytique au possible sur le moment ne faisait qu'emmagasiner les informations pour en tirer des conclusions qui continuaient cependant à lui échapper. Cela avait quelque chose d'ironique d'un certain point de vue, Maura lui avait reproché de se laisser gouverner par ses sentiments et son tempérament et lorsqu'elle en aurait eu certainement le plus besoin, ces derniers demeuraient bien loin des préoccupations de son époux.

Il eut tout le loisir d'observer Maura s'énerver encore un peu plus et une nouvelle fois faire appel à ce qu'elle pensait pouvoir blesser Tybolt. Il était intéressant pour le jeune Lord de voir à quel point son épouse était prompte à chercher constamment les mots et les déclarations les plus à même de l'atteindre au plus profond de son être. Seulement et en l'occurrence ses dernières trouvailles étaient pour le moins inconsistantes. Sur Aliénor, Tybolt avait été le premier à emmètre l'idée que cette dernière était simple d'esprit et en ce qui concernait Gerold. Le jeune seigneur était certainement le plus au fait des risques d'avoir un conseiller si talentueux et ambitieux. Il attendit donc patiemment qu'elle eut terminé, sur une nouvelle tentative en en appelant de nouveau à ses anciennes affections pour les putains de Port-Lannis. Lorsque ce fut fait il attendit encore quelques minutes avant de prendre la parole.
Fais donc ce que tu désires Maura... nous savons de toute manière pertinemment tous les deux que tu n'en fais jamais qu'à ta tête... du moment que tu y trouves ton intérêt. La dernière partie de la phrase avait dépassé sa volonté de verbaliser ses pensées, il se morigéna pour ça. Sa volonté n'était pas de mettre Maura en porte à faux mais véritablement de comprendre. Il souffla longuement avant de poursuivre. Il faillit faire une réflexion sur le fait qu'elle pouvait bien aller au Manoir mais qu'elle ne devait pas oublier d'y emmener ce qu'il restait de ses protégés du Val. Les Fer-Nés voudraient sans doute encore en massacrer quelques uns, mais cette fois sa bouche n'alla pas plus vite que son esprit et cette pensée demeura pour lui seul. Mais avant que tu ne t'exiles de nouveau au Castel, laisses moi te poser une question... Tybolt avait véritablement l'air intéressé par la réponse que Maura pourrait lui apporter car tel était le cas, en fait il ne s'agissait là ni plus ni moins que de la seule chose qui avait une importance à l'instant même dans son esprit. Malgré toutes tes déclarations et les signes d'affection que tu as pu avoir pour moi. Malgré tous mes efforts pour faire de toi une partenaire à égale mesure dans mes décisions. Quelle satisfaction trouves-tu dans la recherche permanente de la meilleure manière de m'atteindre ? Il fit quelques pas en direction de la jeune femme, sans un geste pour la conforter cependant, il approchait simplement. Tu connais mon amour pour toi, tu sais le respect que j'ai pour ta personne et pourtant quoi qu'il arrive, qu'importe les évènements tu sembles poursuivre inlassablement un but qui m'échappe. Quand tu remets en cause ma volonté de parvenir à te protéger alors que tu sais pertinemment que c'est faux. Ou encore à l'instant quand, contre toutes tes déclarations du jour, tu insultes ma sœur et te défies de mon frère... que tu fais allusion à de potentielles amantes alors même que tu sais que je n'ai pas levé les yeux sur une autre depuis notre mariage... je ne peux croire que ce soit uniquement dans le but de m'atteindre pour gagner une joute verbale, alors pourquoi ? Il s'arrêta à seulement deux pas de son épouse. Qu'est ce que j'ai bien pu te faire à toi ou à quiconque proche de toi pour que tu sois animée par cette volonté de m'atteindre plus surement qu'avec une lame ? Et je ne parle pas de nos différences de point de vue de nos avis discordants, cela est somme toute normal nous ne sommes après tout que le résultat de nos éducations différentes. Non je parle de cette volonté de blesser que tu as par rapport à moi... Tout au long de sa prise de parole, Tybolt n'avait parlé que d'une voix calme et posée, plus trace de colère ou de rancœur dans son ton, uniquement un intérêt non feint pour l'objet de son questionnement.
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Message Ven 9 Mar 2012 - 9:51

 « Mon intérêt ? Mon intérêt ! Mais c’est faux ! Et puis pourquoi parler d’intérêt ? Nous ne sommes pas des marchands ! Je te parle d’une femme et de son mari. Mais ça, Lord Lannister a du mal à le comprendre. » Cela indignait la jeune femme qui ne comprenait vraisemblablement pas comment son époux pouvait bien croire qu’elle trouvait un quelconque intérêt à se mettre dans un état pareil. Elle détestait au plus haut point perdre le contrôle d’elle-même de cette façon et cela arrivait de plus en plus au fur et à mesure des jours qui s’écoulaient inlassablement au Roc et, ce, depuis qu’ils avaient été mariés. Ou depuis qu‘elle était enceinte mais cela n‘avait finalement guère d‘importance. Les Sept savaient que son seul intérêt aurait été de se jeter à ses genoux en implorant son pardon pour avoir cédé à ses impulsions et s’être laissée emporter par pareille colère. Evidemment, elle savait d’avance qu’elle ne pourrait se résoudre à un tel geste, même pour obtenir le pardon de Tybolt. Cela aurait été plus simple mais ce n’était tout simplement pas elle. Et elle savait pertinemment que ce n’était pas pour de telles manifestations de soumission qu’il l’avait épousé, ni pour cela qu’il l’aimait. C’était même plutôt le contraire. Il le lui avait dit bon nombre de fois, il l’avait désiré parce qu’elle avait été capable de lui tenir tête. Mais, elle était désormais au-delà de ses considérations et savait bien qu’elle n’avait aucune crédibilité à s’emporter ainsi. A vrai dire, elle s’en moquait. Complètement. Totalement. Si elle poursuivait un but, ce n’était pas celui d’avoir raison quoiqu’elle aimât avoir le dernier mot avec lui. Elle en avait même complètement oublié son frère. Pour sa part, elle avait pourtant l’impression d’être un livre ouvert, une éponge à émotions, une femme dans un état de fébrilité à peine croyable malgré tous les efforts qu’elle faisait pour se comporter avec tout le décorum voulu. Tybolt était plus âgé, plus mûr également, il aurait dû comprendre. Il avait sans doute connu plus de femmes qu’elle n’avait accepté de baisemains d’hommes. Il aurait dû savoir. Savoir qu’elle ne voulait pas le blesser malgré sa colère et qu’elle était d’ailleurs plus frustrée que décidée à le faire souffrir. Peut-être la voyait-il trop comme une égale. Si elle l’était sur certains points et elle se savait assez compétente sur certaines choses tenant principalement à la gestion voire à l’histoire, elle ne pouvait l’être sur tous. Et en tous cas, pas sur le plan affectif. Elle n’était de fait femme que depuis quelques lunes et épouse depuis à peine quelques heures de plus.

Quand il parla de sa volonté de la blesser, elle secoua la tête d’incompréhension. Ce n’était pas vraiment cela.
 « Mais non ! Je ne veux pas te blesser. Enfin si, un peu, parce que je suis en colère. Mais je ne veux pas te faire de la peine, pas comme ça. Je veux…Je ne sais pas. » Elle s’arrêta brusquement. Il y avait des choses si dures à dire. Admettre d’être faible…C’était trop dur. Lui faire comprendre qu’elle était dépendante à ce point de lui était presque au dessus de ses forces. D’autant que cela nourrissait la crainte qu’il cesse de la voir indépendante et fière et qu’il trouve bien moins d’intérêt à sa compagnie. Il s’était rapproché d’elle sans pourtant esquisser un seul geste en sa direction. Pour autant, sa façon de rester calme alors qu’elle était dans tous ses états l’apaisait quelque peu, permettant à l’énervement de retomber un peu. Enfin cela n’aidait pas parce qu’elle sentait monter les larmes qui, toujours, suivaient ses colères mais qu’elle s’efforçait un peu de cacher. Pourquoi s’acharnait-elle ? Elle n’en savait trop rien ou peut-être un peu trop justement. Les Dieux savaient à quel point il était difficile de prononcer certains mots. Du moins pour elle. Elle essaya de reprendre son souffle quelques secondes.  « Je ne veux vraiment pas te blesser. Ce n’est pas ça.  Et rien à voir avec ta sœur, ton frère ou je ne sais quoi d’autre. » L’agacement revenait né de sa frustration devant l’incompréhension manifeste de son époux. Elle sentait aussi que la colère était une solution de facilité pour lui éviter de dire la vérité, tout comme l’étreinte de son époux l’aurait empêchée de parler à son grand soulagement. Mais cela ne semblait plus prêt d‘arriver.  « Parce que j’ai besoin d’être certaine, absolument certaine que, quoiqu’il arrive, tu seras là. J’ai tellement peur, tu ne peux pas comprendre. » Elle secoua la tête avec peine. Il fallait qu’elle le dise parce qu’elle l’aimait trop pour le laisser croire qu’elle lui en voulait ou souhaitait lui faire du mal. Elle devait maintenant avoir le visage tout chafouré de larmes, à sa grande horreur.  « J’ai l’impression que l’amour que je te porte est si grand que je mourrais si il disparaissait. Littéralement. Cela va au-delà de tout ce que j’ai connu et…Tout était si simple avant. Et maintenant, j’ai l’impression d’être changée sans possibilité de retour en arrière. Que tout a changé. Je n’ai jamais aimé de cette façon…Je n’ai d’ailleurs jamais aimé. » remarqua-t-elle de façon saugrenue mais douloureuse.  « Je ne suis même pas sensée à ce propos. J’ai tellement peur que tu me laisses…que tu ne m’aimes pas. J’ai besoin de preuves, Tybolt, pas de mots, pas de cadeaux même si ils me ravissent. Bon sang ! Je me déteste de parler comme cela mais j’ai besoin de savoir que je suis tout pour toi. A chaque instant. Sans conditions. Parce que même si je suis fatigante et je sais l‘être, c’est ce que tu es pour moi. Et que je n’arrive pas à me satisfaire de moins… » Elle se fit vaguement la réflexion qu’il allait la prendre pour une folle d’exiger de telles choses de lui mais, maintenant que les vannes étaient ouvertes, elle aurait été bien en peine de s’arrêter.  « Ce n’est pas de l’orgueil ou le désir d’être toute-puissante, vraiment pas. J’ai besoin de cela, c’est impérieux. Absolu. J’ai besoin d’être sûre. Que je suis plus qu’une épouse ou une passion momentanée. » Elle aurait bien continué à parler longuement pour éviter le silence affreux et lourd qui suivrait mais il fallait bien en passer par là. Elle se tut, un peu piteuse malgré tout. Finalement, elle n’était pas meilleure que lui. Alors qu’elle s’était récriée à l’idée de tester son frère, elle faisait plus ou moins la même chose avec son propre époux. A sa décharge, elle ne le faisait pas consciemment mais bien parce qu’elle nourrissait une insécurité si grande quant à sa place au Roc et auprès de Tybolt qu’elle était avide d’attentions de la part de son époux. Le reste n’avait, à vrai dire, plus grande importance.
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Message Ven 9 Mar 2012 - 12:06

Tybolt fut sur le point de se laisser aller à rire lorsque Maura lui révéla son "grand secret". De toutes les possibilités sur lesquels son esprit avait cheminé, aucune n'approchait ne serait-ce que de quelques pouces la réalité que Maura semblait tant en peine à lui avouer. Les deux pas qui le sépareraient de son épouse furent comblés en un seul. En un seul mouvement il avait fait disparaitre ce qui les séparait. Prenant Maura dans ses bras il sentit s'envoler une lourde chape de plomb qui semblait avoir été sa compagne depuis trop longtemps maintenant. Sa voix contenait encore un peu de son amusement lorsqu'il s'exprima, il aurait voulu ne pas montrer cela a Maura, il aurait voulu qu'elle pense qu'il prenait tout cela très au sérieux et qu'il ne trouvait absolument pas enfantine cette peur irraisonnée de son épouse mais c'était plus fort que lui. Tu es vraiment incroyable Maura. C'est donc pour que je te prouve mon amour que tu trouves les moyens de me blesser aussi souvent ?... Maura... Du revers du pouce il fit disparaitre les larmes qui avait coulé de ces si jolies yeux. Comment peux-tu simplement penser un seul instant que tu ne sois pas tout pour moi ? La question n'était que simple rhétorique mais cela lui paraissait tellement incroyable qu'elle était venu sans même qu'il ne puisse dire l'avoir pensé avant. Il sourit avec douceur à la jeune femme et ce simple geste, cette simple expression à laquelle il laissait libre court, était un profond soulagement pour le jeune seigneur. Il pensa lui dire qu'elle était la mère de son enfant à naitre que ce fait à lui seul devait la persuader qu'il ne la laisserait jamais, mais d'une certaine manière, quelque part dans les méandres de son esprit, il se dit que ce n'était pas ce que Maura voulait entendre. Qu'il fallait se concentrer uniquement sur la femme et non sur la mère. Qu'aussi enfantines que soient les craintes de son épouse, elles devaient être prise au sérieux car elles étaient les craintes de celle pour qui il aurait pu renverser le royaume sans même l'ombre d'une hésitation. Il prit donc délicatement le menton de la jeune femme entre son pouce et son index, la forçant à lever les yeux vers les siens. Tu sais ma douce, lorsque je disais ne pas avoir fait preuve de courage lors de la charge du septuaire. Je ne me trompais pas. Il esquissa un nouveau sourire. En réalité, à aucun moment je n'ai crains pour ma vie. Tout simplement parce que la seule et unique personne pour qui j'avais peur c'était toi. Il dodelina de la tête un instant. Bon je n'en suis pas fier et je compte sur toi pour ne pas laisser échapper ce genre de confidence, mais je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie... Il déposa alors un baiser sur les lèvres de la jeune femme et lorsqu'il sentit le goût salé des larmes Tybolt se dit qu'il avait commis là une bien belle erreur.

Pourquoi crois-tu que je sois si prompt à m'emporter lorsque nous nous disputons. Que je ne ménage aucun moyen pour assurer ta sécurité et que je perds mes moyens lorsque tu refuses que je prenne soin de toi ? Ce n'est pas parce que je souhaite garder la face par rapport aux autres nobles, pour eux tu n'es que Lady Maura Arryn... C'est parce que aussi fort et robuste que je veux que l'on me croit je sais moi que je ne pourrai supporter te perdre. Il esquissa un nouveau sourire. Et pas seulement car tu es la plus belle femme du royaume mais simplement parce que depuis que tu es mienne... et bien j'ai l'impression que je ne suis entier que lorsque tu es à mes cotés. Il la montra du doigt avec bonne humeur. Ça non plus je compte sur toi pour ne pas que ça arrive aux oreilles d'autres seigneurs. Il souffla longuement en serrant Maura un peu plus contre lui. En réalité et pour tout dire j'en viens parfois à penser que c'est une faiblesse trop grande que mon attachement pour toi. Que Gerold vienne à l'apprendre et je suis bon pour une sérieuse réprimande... Ce qu'il dit ensuite il y avait pensé alors même qu'il marchait vers la salle d'arme, il s'était dit à ce moment qu'il pourrait le faire si jamais Maura venait à s'ouvrir à lui peut être pas en excuses mais au moins qu'elle cherche leur réconciliation. Il lui sourit à nouveau avec calme et sérénité. Mais Maura tu n'as pas besoin de me pousser dans mes retranchements pour que je te montre mon amour, te rendre insupportable pour voir si je t'aimerai quand même n'est pas une bonne chose, tu n'as pas besoin de ça... du reste s'il te faut trois jours pour préparer notre départ considères qu'ils sont tiens, quatre même si tu le désires mais je ne peux faire plus autrement nous n'arriverons jamais à temps pour le mariage. Il était amusant de voir à quel point la jeune femme pouvait paraitre sûr d'elle et maitresse de son destin lorsqu'elle parlait du fait qu'il n'aurait qu'à prendre une nouvelle épouse si elle venait à mourir en couche et la toute jeune épouse qui ne savait comment expliquer à son époux qu'elle était simplement amoureuse de lui. Il ajouta donc comme si cela était l'évidence même. Tu sais lorsque je disais ne pas vouloir prendre une nouvelle épouse si tu venais à me quitter, les Sept nous en garde. Je ne faisais pas que parler dans le vent. Je pense sincèrement qu'aucune autre ne pourrait me convenir et me compléter comme tu le fais. Sous mon règne il n'y aura qu'une seule et unique Dame de l'Ouest. Il se décolla de son épouse un moment en la toisant avec un certain amusement. Mais tu as raison sur un point et un seul... Tu sais vraiment être fatigante quand tu le veux. Mais... il embrassa de nouveau Maura. Je t'aime malgré ça va.
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Message Ven 9 Mar 2012 - 19:42

Un profond soupir de soulagement passa les lèvres de la jeune femme quand, enfin, Tybolt la reprit dans ses bras et lui assura qu’elle était unique à ses yeux. Elle savait bien qu’il était un peu enfantin de croire que son monde allait s’effondrer à chaque dispute ou parole un peu sèche mais il s’agissait d’un sentiment incontrôlable. D’autant plus depuis qu’elle avait l’impression d’être si sensible que la mort d’une souris aurait pu l’émouvoir par instant. Heureusement, ce n’était pas tout le temps mais ces brusques montées de larmes la prenaient toujours par surprise et sans qu’elle ne s’y attende. Elle passa ses bras autour du cou de son époux et enfouit sa tête dans le creux de son épaule avant de bougonner :  « Là, tout de suite, je me moque bien de ce que Gerold ou n’importe qui d’autre peut penser. Cela fait partie des moments où le reste du monde peut s’écrouler sans que je ne m’en préoccupe. Et, puisqu’il faut que cela soit dit, tu es très fatigant toi aussi…Un preux chevalier doit faire ce que veut et désire la dame de ses pensées sous peine de ne plus avoir droit à ses faveurs. Médite là dessus » lança-t-elle avec un petit sourire narquois, tout à plein rassurée et, pour le coup, amusée. Toutefois, elle tînt à préciser quelque chose qu’il semblait avoir compris de travers. Sans doute s’était-elle mal exprimée ou Tybolt avait certainement mal entendu comme souvent…  « Je ne voulais pas te pousser dans tes retranchements, du moins pas comme ça…Mais je dois être sûre. Nous aurons bientôt un fils et je dois savoir que je peux compter sur toi. » Elle agita aussitôt la main pour éviter qu’il ne réponde et démente ou s’emporte.  « Je sais, je sais…Tu ne comprends pas et tu es là. Je le sais mais Mestre Vyman m’a dit que cela arrivait parfois chez une femme enceinte. Et il dit que cela pourrait être d’autant plus prégnant que nous sommes en guerre et que mon état me pousse à rechercher une forme de stabilité envers et contre tout. » Elle sentait bien qu’elle allait le perdre avec ses explications au sujet d’un phénomène nouveau qu’elle ne maîtrisait absolument pas elle-même. Elle souffla bruyamment.  « Enfin, laisse cela…C’est à moi de m’en charger toute seule. C’était seulement pour que tu le sache. Que tu ne t’inquiètes pas trop en fait. » Parler de tout cela la forçait à un détachement qui l’aidait peu à peu à reprendre contenance. Les larmes avaient cessé de couler et elle se sentait un petit peu mieux. Rassurée en fait. Et Tybolt y était sans doute pour beaucoup si il n’était pas d’ailleurs le seul responsable de cette amélioration.

Se forçant à sourire bravement, elle s’écarta doucement sans pour autant quitter le cocon protecteur de ses bras. Elle devait se conduire comme une dame et non comme la dernière des pleureuses paysannes qui hurlait après son mari.
 « Tu es vraiment gentil avec moi. Je sais que je ne le suis pas toujours. Je me rattraperai. » Elle l’embrassa doucement sur la joue, baiser un peu humide du fait de son visage mouillé par ses larmes.  « Je crois que nous devrions cesser de nous inquiéter l’un de l’autre ou l’un pour l’autre. Nous partagerons un lien précieux et sans doute rare et nous sommes tous les deux forts. Et nous pourrions l’être plus encore, tous les deux. Mais pas en surveillant toujours ce que fait l’autre…Cela ne marchera jamais. D’autant que nous savons tous les deux que nous pouvons avoir confiance l’un en l’autre. Nous nous comprenons, je crois, beaucoup plus que l’on ne pourrait le penser au premier abord. » C’était ni plus ni moins qu’une proposition de service ou tout du moins d’alliance. Même si ils n’étaient jamais d’accord, elle savait qu’au fond ils se ressemblaient beaucoup.  « Nous aurons le temps d’en parler quand tu viendras partager ma litière de toutes façons. » Elle esquissa un sourire amusé songeant intérieurement que Tybolt ait d’autres idées de divertissement en tête.  « Je vais activer les couturières et je pense que je serais prête dans deux jours. Cela devrait être assez. Mes servantes s’occuperont de faire mes paquets. Tu n’as pas besoin d’aide pour tes bagages, j’espère ? Je peux m’en occuper également pendant que tu seras à Port-Lannis, tes pages adorent que je les tance de toutes façons. » Cela la fit rire quand elle pensa aux garçonnets le doigt sur la couture du pantalon dès lors qu’elle leur lançait un regard sourcillant.  « Ah et si nous avons un peu de temps, j’aimerai bien que tu m’aides à m’occuper de mon présent. Si cela te fait plaisir, je ne suis pas certaine de tout savoir faire moi-même. Tu m’apprendras comme ça. » Elle l’embrassa encore une fois semblant quelque peu peine à le quitter, ce qui lui arrivait, somme toute, assez souvent ces temps-ci. Mais, ils avaient tous deux à faire.
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Message Mar 1 Mai 2012 - 13:08

Le jeune seigneur suzerain de l'Ouest écouta avec attention son épouse lui exposer les tenants et aboutissants de son état, ainsi que les raisons qui avaient poussé cette dernière à le défier peut être un peu plus cette fois-ci que les fois précédentes. Il accepta toutes les explications sans ciller bien que l'excuse de la grossesse et ses influences sur le comportement de son épouse lui semblait un peu trop opportune pour être tout à fait vraie, mais soit... il pouvait bien endurer en silence toutes ces manies et sautes d'humeur car c'était son enfant qui grandissait dans le giron de son aimée. Garçon ou fille du reste, cet enfant serait l'héritier de deux grandes lignées et le dépositaire de toute la puissance de l'Ouest et du Val réunis. Tybolt avait d'ailleurs bien souvent pensé au sexe de l'enfant à naitre. Au creux de la nuit alors que Maura dormait et qu'il travaillait à la lueur des chandelles de sa loggia. Il avait à plusieurs reprises prit du temps pour simplement penser, imaginer, anticiper ce qu'il ressentirait lorsque l'enfant naitrait. Ses dernières conclusions l'avaient de premier abord surprit, il en était venu à espérer une fille plus qu'un héritier mâle. Cette révélation pouvait paraitre incongrue mais il savait, sentait très intensément que sa douce et lui auraient d'autres enfants, il n'en doutait pas un seul instant, et de ce fait c'était devenu comme une évidence que le jeune seigneur désirait une fille pour premier né et non un héritier d'ores et déjà. Il voulait pouvoir choyer cet enfant et partager avec elle plus qu'il ne pourrait de fait le faire avec un héritier mâle qu'il faudrait former dès sa naissance à la charge qui serait la sienne en grandissant. Le jeune Lion voulait une enfant qui soit tout à la fois l'incarnation des Lannister mais aussi et avant tout le reflet de sa mère. Il ne pouvait qu'effleurer l'idée d'une Lannister possédant le caractère de Maura, sa prestance et sa stature, qu'elle femme ce serait que sa fille, une Lionne comme Westeros n'en aurait jamais connu de par le passé, une femme pour élever la famille au Lion plus haut qu'il ne pourrait jamais l'imaginer... Une reine en devenir pour dire vrai, voilà ce qu'il avait pensé durant ces moments de calme au cœur de la nuit. Mais avant ça la seule femme pouvant faire naitre chez lui un amour plus grand que celui qu'il portait à son épouse et conseillère en toutes choses.

Son sourire lorsqu'elle parla de l'affection de ses pages à lui pour ses ordres à elle, n'avait rien de feint mais plutôt quelque chose entre la pitié pour ces pauvres bougres soumis aux désidérata de sa douce et l'amusement et la fierté de voir Maura ainsi prendre en main à peu près tout au sein du Roc. Cela n'avait pas grande importance et certainement que le visage du royaume n'en serait jamais transformé mais le jeune seigneur trouvait ce simple fait, que son aimée s'investisse dans la vie quotidienne de la citadelle, comme un signe fort allant dans le sens de son adaptation à ses nouvelles fonctions et charges.
Oh oui. Je suis certain qu'ils en rêvent la nuit encore que quelques-uns semblent encore en être tourmentés le jour aussi maintenant que j'y pense. Et de fait tout n'était pas faux, Tybolt avait remarqué une application plus poussée depuis quelques temps dans le travail de ses servants, même le cuisinier du Roc faisait des efforts pour rendre les repas de la famille régnante plus variés et riches en mets d'autres régions du royaume. On avait jamais aussi peu mangé de produit de la pêche que depuis l'arrivée de la jeune femme aux cotés de Lord Lannister. De toute évidence du reste Tybolt n'avait aucun goût pour préparer ses bagages d'autant qu'à part emporter son épée et quelques pourpoints et chausses rouges il ne voyait pas bien ce dont il pourrait avoir besoin. En y pensant plus sérieusement il apparaissait évident au jeune seigneur qu'il n'avait aucune foutue idée de la manière dont il devait se présenter à un autre suzerain autrement qu'armé de pied en cape et arborant les couleurs Lannister. Mieux valait dès lors que Maura se charge de préparer ses affaires. L'aider à prendre soin de la jument dornienne était déjà bien plus dans ses domaines de compétence et de fait Tybolt comptait bien faire en sorte que tout du moins en ce qui concernait la dite jument, Maura soit au moins aussi compétente que lui pour en prendre soin. Il reçut alors, non sans plaisir un dernier baiser de sa douce avant de la voir s’éclipser dans le bruissement de ses robes.

Il n'eut à patienter seul que quelques poignées de minutes avant que le garde ne fasse son apparition avec les lames d'entrainement. Alors qu'ils s'équipaient chacun de leur coté, Tybolt s'arrêta pour interroger le garde. La question ne fut pas posée comme d'un seigneur à un vassal mais plus dans l'esprit de camaraderie que la pratique martiale pouvait engendrer.
Une question pour toi, sans rapport aucun avec notre entrainement. Le garde s'arrêta lui aussi dans sa préparation. Oui mon Seigneur. Tybolt se tourna pour faire face à celui qui allait échanger des passes avec lui dans quelques minutes. Dirais-tu que je suis quelqu'un de fatiguant ? Devant l'air gêné du garde le jeune seigneur cru bon d'ajouter. Non mais sans prendre de gants ou plutôt en oubliant que je suis Lord Lannister, dirais-tu que j'ai tendance à fatiguer les gens par mon comportement ? Au delà de mes prérogatives de seigneur suzerain s'entend... Le jeune garde prit le temps de réfléchir quelques secondes avant de donner sa réponse. Ben... si on met de coté les impératifs qui sont les votre en tant que seigneur de la maison Lannister alors je dirai que non, mon Seigneur, vous n'avez rien dans votre comportement de fatiguant à proprement parler. Tybolt laissa échapper un rire amusé. C'est bien ce que je pensais, cette femme n'a aucun sens commun. Il soupesa l'épée la passant d'une main à l'autre. C'est quand tu seras prêt... dit-il non sans un sourire, un combat était vraiment la chose dont il avait besoin pour se vider l'esprit.
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Cadeau de mariage pour l'annonce d'une grossesse... - Maura

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