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Cadeau de mariage pour l'annonce d'une grossesse... - Maura

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Message Dim 26 Fév 2012 - 21:39

Le jour était déjà bien haut dans le ciel d'automne quand Tybolt entra dans les écuries de la citadelle du Roc, place forte inexpugnable que les Fer-Nés n'avaient même pas tenté d'atteindre. Il s'était rendu au petit matin dans les chantiers pour une nouvelle fois en superviser l'organisation des travaux, l'Ouest avait souffert, posé genoux à terre mais devait se relever encore plus fort et plus dur à la peine pour ne pas être prit au dépourvu la prochaine fois. Les hommes commençaient à creuser des tranchées plus profondes pour établir les fondations des nouveaux murs. La flotte n'avait au final que peu souffert, tout du moins pas d'une manière qui soit irréparable et les navires sillonnaient déjà le large de Port-Lannis pour s'assurer contre toute nouvelle attaque. Les corbeaux étaient partit dans les carrières de l'intérieur des terres afin de faire parvenir de bonnes pierres pour rebâtir. Les hommes étant plus nombreux que les places pour creuser, Tybolt avait ordonné qu'on commence à abattre des arbres pour en tirer des pieux de vingt pieds de long qui hérisseraient toute la côte adjacente à la ville, ainsi et à l'exception notable des voix navigables pour quitter les chantiers plus aucun navire ne pourrait aborder sur les plages de la cité. Trop d'erreurs avaient été commises auparavant et bien que Port-Lannis soit le symbole de la résistance de l'Ouest pour le bien du royaume, Tybolt avait encore comme une boule dans la gorge en imaginant les Fer-Nés qui avaient pu entrer chez lui, y mettre le feu et repartir, jamais plus cela n'aurait lieu ! Mais pour le moment et en cet instant, il était simplement heureux de se retrouver dans les écuries du Roc, l'odeur d'abord avait quelque chose de reposant pour lui, c'était l'odeur du travail noble des éleveurs. Seulement les bêtes étaient moins nombreuses qu'il ne s'y était attendu en entrant. Il pouvait déjà dénombrer trois stalles qui auraient dû être occupé mais pourtant demeuraient vides. Il ne portait plus l'armure mais une simple tunique rouge et un pourpoint tirant sur le noir. Un rayon de lumière empli de poussière en suspensions tombait sur une quatrième stalle elle aussi vide. Le jeune Lord appela alors le maitre palefrenier pour en apprendre plus sur l'absence de ses bêtes.

Le vieille homme lui expliqua par le menu la manière dont les chevaux étaient au pâturage lorsque l'attaque avait éclaté, que le feu et les cloches avaient effrayé les animaux tant et si bien qu'il lui avait été impossible de réunir le troupeau entier. Le décompte final avait donné quatre pouliches avec leur poulain manquant et un étalon mais rien de bien grave selon le palefrenier, rien qui ne serait être compensé par les naissances prochaines en tout cas. Ensemble ils passèrent entre les stalles pour observer les bêtes encore présentes, Antares rua contre la porte de son enclos en sentant son maitre à proximité, celui-ci plus par habitude que dans un conscient acte vint l'apaiser d'une main sur l'encolure. Une fois le cheval de guerre revenu au calme, il demanda au vieille homme de lui montrer la jument, cadeau mariage pour Maura, l'animal était de toute beauté, une véritable jument dornienne, racée et typée à l'envie. Le maintien de tête de l'animal avait tout pour charmer le jeune seigneur et, il l'espérait, pour en faire de même avec sa douce et tendre. Alors qu'il se laissait aller à l'observation de la robe gris pommelé de la jument, le palefrenier à ses cotés lui indiqua qu'elle serait bientôt prête pour une saillie et qu'il espérait pouvoir en tirer le meilleur de l'association des coursiers dorniens avec les destriers de guerre. Le jeune Lord observa encore un moment la jument, toujours sans nom, avant d'ouvrir simplement la stalle pour y entrer. Il approcha de l'animal avec calme et des gestes amples toujours dans son champs de vision, la jument quant à elle restait simplement face à lui le regardant avancer jusqu'à ce qu'il puisse poser une main sur son chanfrein, l'animal se laissa faire et Tybolt eut un sourire enfantin face à tant de beauté. Il se tourna vers le lad suivant le palefrenier depuis le début et lui intima l'ordre d'aller chercher Lady Maura. Il voulait enfin lui offrir son cadeau. Il quitta bien vite la stalle avant d'aller prendre place à l'entrée des écuries pour y accueillir la jeune femme. Les lads quant à eux finissaient de balayer les allées, Tybolt attrapa le premier qui passait par là pour lui donner l'ordre d'aller bouchonner la jument dornienne et de nettoyer sa stalle pour la présentation à Lady Maura. Puis reprenant contenance et stature de Lord Lannister il patienta de nouveau, avant de se rendre compte que de la paille était collée à ses manches il entreprit donc de se faire aider par le palefrenier pour se nettoyer.
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Message Dim 26 Fév 2012 - 22:23

Si les préparatifs du trousseau d’Aliénor étaient, selon le propre aveu de cette dernière, presque terminés, ceux de la robe de la dame du Roc étaient encore loin d’être satisfaisants. La pièce où se trouvait Maura avait été, depuis son arrivée au Roc, un solarium calme où elle aimait se détendre et se reposer. Désormais, ce n’était plus qu’une énorme ruche que la famille Des Essaims n’aurait pas désavoué. Couturières, tailleurs, servantes, flots de tissus, de voiles, de fils et surtout de bavardages présidaient à la préparation de la tenue de la jeune femme pour le mariage de son cousin. A son grand dam, la couturière avait été obligé de reprendre la robe de dessous pour en élargir quelque peu la taille qui commençait, très légèrement, à s’épaissir. Déjà qu’il avait fallu rajouter quelques pouces de tissus au corps de cotte pour contenir sa nouvelle poitrine de future mère, c’était à pleurer. Que ne pouvait-elle pas tomber enceinte et accoucher le lendemain ? Ou simplement pondre un œuf comme les chouettes ! C’est finalement en plein essayage de souliers que survînt le pauvre palefrenier un peu effaré par toute cette agitation. Pourtant, celle qui était la cause et l’objet de bourdonnement incessant accueillit l’invitation de son époux avec empressement certainement contente de s’échapper quelques instants à l’atmosphère bruyante. Elle se chaussa rapidement, attrapa une cape et suivit l’homme vers l’extérieur en passant par le chemin de ronde.

 « Berk ! Crotté comme un petit paysan des champs… C’est pourtant Lord Lannister, le Lion d’Or, le Bouclier de Port-Lannis qui m’a demandé de le rejoindre incessamment au mépris de toutes mes occupations. » Couverte d’une cape légère enfilée à la hâte, la très demandée Lady Maura posa son chausson brodé d’or sur le sol pavé de la cour des Lions avec une lenteur de bon aloi. Pourtant, malgré ses beaux atours de grande dame, la parure de bijoux qu’elle portait, le ton était franchement amusé et le regard malicieux. Même si elle s’efforçait autant que faire se pouvait de garder une certaine contenance, ses lèvres s’étiraient par moment comme si elle allait éclater de rire mais, après avoir sauté la dernière marche de l’escalier qui descendait du mur fortifié séparant l’armurerie et la cour d’honneur avec une agilité certaine, elle s’approcha de son seigneur et époux en fronçant le nez avec une affectation surjouée.  « Sympathique odeur de crottin, monseigneur ! Est-ce bien ainsi que l’on accueille une dame ? » demanda-t-elle toujours le sourire aux lèvres avant d’abandonner sa main droite et nue à son mari. La moquerie amusée s’estompa alors qu’elle croisait les yeux de son mari, son regard prenant un caractère plus sérieux et songeur alors qu’elle l’observait. Avant de reprendre la parole, elle tendit une main vive vers l’épaule de son mari et, d’un rapide mouvement de la main, chassa nonchalamment les vestiges de sa traversée des écuries. Ils étaient en public aussi n’alla-t-elle pas plus loin même si sa main resta quelques inutiles secondes contre le bras de celui qui l’avait faite appeler. Elle s’écarta presque à regret et remercia le palefrenier d’un sourire et d’une parole aimable avant de se consacrer toute entière à l’objet de son attention.

 « Vous avez demandé à ce que je vous rejoigne, Tybolt ? » Sa voix était un peu étouffée en prononçant le prénom mais le vouvoiement sonnait quand même étrangement lui semblait-elle. Elle en avait perdu l’habitude malgré leurs rencontres fréquentes en public. Et elle n’aimait pas beaucoup la distance qu’ils se devaient de respecter dès lors que d’autres yeux que ceux de leurs proches se posaient sur eux. D’ailleurs, elle n’appréciait guère de ne pas être suffisamment folle pour lui prendre la main en riant pour l’entrainer vers le foin des écuries. Cela aurait fait des gorges chaudes dans toute Port-Lannis dans les jours qui auraient suivi.  « Dans les écuries alors ? Je croyais que la salle du Bassin avait notre préférence pourtant. »
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Message Lun 27 Fév 2012 - 13:10

Il venait à peine de finir de se faire épousseter les manches lorsque Maura apparut dans la cour. Le vieux palefrenier reprit sa place comme l'aurait fait un gamin qu'on aurait surprit à se balader dans une pièce à laquelle il n'avait pas accès, non sans un hochement de la tête pour signifier à son jeune suzerain que ce dernier était désormais propre, tout du moins là où ils avaient nettoyé. Tybolt le remercia d'un hochement de tête avant d'accueillir Maura. Il ne put que sourire lorsqu'elle enleva encore quelques brins qui étaient resté sur son épaule. Il échangea même un regard amusé avec le palefrenier à ce moment là, le vieil homme l'avait bien souvent vu depuis son plus jeune âge venir passer des heures avec lui dans les écuries pour apprendre comment s'occuper des bêtes, savoir comment reconnaitre une jument qui allait entrer en chaleurs pour finalement aider à la naissance d'un poulain. Tybolt n'aurait su dire le temps qu'il avait passé seul en ces lieux, seul ou en compagnie du gardien des écuries. Mais pour l'heure la nostalgie n'était pas à l'ordre du jour. Il prit la main de Maura avec entrain. L'odeur n'est rien que de très naturelle ma Dame. Il firent quelques pas dans la bâtisse mal éclairée. Et puis même si le Bassin reste notre lieu j'aurai eu du mal à y faire entrer une pareille merveille. Alors même qu'il parlait leurs pas les avaient mené jusqu'à la stalle de la jument grise pommelé. Le jeune lad avait bien travaillé et la litière de l'animal dornien aurait tout aussi bien pu n'avoir jamais été souillé. La jument se tenait avec toute sa prestance au centre de la stalle, l'encolure placée comme si un cavalier jouait des rênes pour lui donner cette position mais ce n'était là que son maintien ordinaire. Tybolt laissa Maura approcher de la porte qui ne devait pas arriver plus haut que sa taille, il encadra alors sa douce en prenant appuie lui même sur la plaque de bois plein. Seule la stalle de la jument était ainsi close, les autres plus habitués à la présence des lads et du palefrenier n'étaient maintenu dans leur enclos que par la présence d'une simple longe posée en travers de l'ouverture.

Il posa légèrement son menton sur l'épaule de la jeune femme, ne cessant lui même d'observer l'animal. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps en réalité depuis notre mariage. Il passa une main délicate sur le ventre de la jeune femme ne pouvant réprimer un sourire. Avec tout ce qui était arrivé dernièrement, l'attaque de Port-Lannis, l'attaque contre le convoi de Maura, Tybolt n'avait pas encore véritablement eut le temps de s'imaginer père ou même prendre la pleine mesure de ce que signifiait voir Maura enceinte. Une chose était néanmoins certaine dans son esprit, il ne laisserait rien ni personne mettre en péril ce qu'il avait aujourd'hui. Sa femme comme son enfant à naitre étaient dorénavant ses biens les plus précieux. Mais voici enfin le cadeau que je voulais t'offrir depuis ton arrivée. Il nota et apprécia l'attention du vieux palefrenier qui avait entrainé les lads à sa suite pour les laisser seuls dans les écuries. Plus par réflexe que dans une volonté consciente de provoquer chez sa douce une quelconque envie, il déposa un baiser au creux de sa nuque avant de poursuivre. Elle ne porte pas encore de nom mais je suis certain que tu sauras trouver celui qui lui ira le mieux et qui reflétera le plus sa prestance. Il esquissa un léger rire. Par moments elle me fait penser à toi tant elle sait se montrer digne et imposer simplement par son placement et sa démarche l'admiration de tout ceux qui la soignent. En effet et bien qu'il ne le crie pas sur les toits il arrivait bien souvent au jeune seigneur de passer veiller sur les chevaux lorsqu'il rentrait des chantiers navales avant même l'offensive Fer-Nés, ces moments avec le palefrenier lui permettaient de se vider l'esprit avant de retrouver le Roc et ses assignations de Lord suzerain. A ces occasions, il avait passé bien des heures à simplement observer la jument dornienne se comporter face aux autres juments, plus vieille et mieux établis dans la hiérarchie du troupeau. Jamais il ne l'avait vu fuir les défis lancés par ces dernières tant et si bien qu'elle occupait désormais une place à part parmi les chevaux du Roc. Elle n'était certes pas encore la femelle dominante du groupe mais Tybolt ne pouvait imaginer que cela ne soit pas le cas dès qu'elle aurait pouliné pour la première fois. Il s'agirait alors d'une responsabilité toute particulière pour Maura si elle venait à monter la jument car la moindre de ses décisions risquait fort d'impliquer une réaction suivie par le reste des bêtes appartenant au troupeau élevé au Roc.
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Message Lun 27 Fév 2012 - 15:21

La jeune femme eût un léger sourire à voir son mari empli d’un entrain presque enfantin. Elle aimait bien ce côté de Tybolt, loin du Lord et surtout loin de la gestion de l’Ouest et de la guerre et elle espérait qu’elle le verrait plus souvent ainsi quand ces satanés fer-nés auraient été mâtés. Elle surprit le regard au palefrenier et haussa légèrement les sourcils. Sans doute une plaisanterie entre les deux hommes qui devaient se connaître depuis des lustres. Cela lui rappela les plaisanteries qu’elle avait partagé avec les guides qui montaient la caravane de mulets jusqu’aux Eyrié. Pourtant, elle n’avait jamais poussé le trait jusqu’à passer une partie de son temps avec ces gens n’était-ce qu’à cause de leurs constants va-et-vient. De toutes façons, la fille aînée du seigneur du Val ne jouait pas les guides de haute montagne. La réplique de Tybolt à sa plaisanterie qu’il semblait prendre au sérieux la fit sourire mais, malgré l’humour, il fallait avouer qu’elle en était un peu incommodée. Ce n’était pas du tout une marque de sensiblerie ou une simple envie de jouer les précieuses mais quelque chose de tout à fait naturel selon Mestre Vyman.  « Je sais. Simplement, il faut que je m’habitue. Ce sont les odeurs fortes, tu sais… » Elle se débattait encore un peu avec la sensibilité de son odorat depuis quelques décades. Mais, elle voulait faire plaisir à son mari aussi le suivit-elle sans trop rechigner. Ils n’eurent que quelques pas à faire jusqu’à ce qu’il lui fasse découvrir ce qui, apparemment, était une grande fierté pour les écuries du Roc. Et effectivement, il y avait de quoi.

 « Un coursier des sables… » Le ton était suffisamment admiratif pour compenser la pauvreté de la réponse. Elle ne se souvenait pas en avoir déjà vu même lorsque les seigneurs Dorniens avaient été présents au Donjon Rouge en même temps qu’elle. L’ébahissement lui fit passer toute velléité de nausées. Par la force des choses, ou au moins la position particulière de la forteresse paternelle, elle n’avait jamais vraiment été au contact des écuries, de l’élevage. Tout cela se passait aux Portes de la Lune. Elle était bonne cavalière mais cela s’arrêtait là. Dans les montagnes, les chevaux étaient un moyen de transport au même titre que les mulets qui avaient d’ailleurs l’avantage d’avoir le pied plus sûr sur les éboulis des pentes abruptes du Val d’Arryn. Toutefois, elle savait reconnaître la rareté et la beauté quand elle la voyait.  « C’est une remarquable acquisition, Tybolt. Je comprends mieux l’air réjoui du maître des écuries ! Il doit être fier de s’occuper d’une telle merveille. » Sans quitter des yeux la jument, elle passa adoucie par les onguent sur la joue rugueuse de son époux. La remarque du jeune homme conjuguée à la caresse possessive sur son ventre la fit rire légèrement. Elle recouvrit la main rudement taillée par le travail à l’épée de la sienne et se serra un peu plus contre son mari avant de répondre :  « Certains diraient que nous en avons passé assez ensemble eût égard à mon état. Quant à moi, je t’avoue que ce n’est jamais assez. » Elle n’eût pas vraiment conscience de la brutalité de l’aveu mais cela reflétait tout à fait son état d’esprit durant les longues soirées de veille à attendre un époux occupé à défendre ses terres. Non pas qu’elle l’en accuse mais cela ne l’empêchait pas de le regretter ni de le lui dire. Au moins saurait-il qu’elle s’ennuyait de lui durant ses longues rondes dans Port-Lannis et, qu‘au contraire de certaines, elle préférait être avec lui plutôt que le contraire.

Elle tourna brutalement la tête vers le visage de son époux, un peu surprise par le cadeau.
 « Pour moi ? Mais, Tybolt…C’est un présent digne d’une reine. Elle est magnifique. Encore plus si je sais qu’elle m’appartient. » ajouta-t-elle avant de l’embrasser tendrement sur la joue plutôt que sur les lèvres.  « C’est un merveilleux présent. Merci. J’ai hâte de pouvoir la monter. Est-elle préparée à un cavalier ou faut-il encore attendre un peu ? » s’exclama-t-elle avant de se retourner tout à fait appuyée sur la barrière de bois pour faire lui faire finalement face. Cette fois, le baiser qu’elle lui donna s’éternisa avant qu’elle ne s’écarte.  « Les affaires de noms sont trop importantes pour être décidée si rapidement. Penses-tu que je puisse attendre de mieux la connaître ou faut-il que je la nomme tout de suite ? J’ai des idées…Plein d’idées, trop sans doute. » Posséder un coursier des sables, une infatigable monture ! Tout cela l’enthousiasmait beaucoup plus que ses longs préparatifs pour le futur mariage.  « Tu ne m’aurais pas pu me faire plus plaisir. Je l’adore. » Elle souriait avec l’entrain d’une gamine à qui l’on offrait sa première robe de dame et sans doute y avait-il un peu de cela. Elle se retînt de plaisanter de la comparaison établie entre elle et l’animal comprenant que c’était un compliment de la part de Tybolt même si, pour sa part, elle trouvait qu’il y avait de quoi froncer du nez à l’idée de ressembler à une jument prête à saillir. Toutefois, plutôt que d’en rire, elle préféra laisser sa main se perdre dans les cheveux dorés de son époux esquissant même un sourire de contentement. Pour être honnête, rien que ces moments volés à la réalité la contentait. Elle l’embrassa à nouveau avant d’ajouter.  « Par contre, je n’ai rien à t’offrir en échange. Pas maintenant en tous cas. »
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Message Lun 27 Fév 2012 - 17:47

Tybolt eut un léger rire lorsque Maura fit allusion à sa grossesse et aux moments qu'ils avaient partagé plus que de raison ensemble pour entrainer cet état de fait. Il se fit alors la réflexion que jamais durant cette période il n'avait envisagé leurs moments passés ensemble sous cet angle. A aucun moment il n'avait considéré leurs moments de tendresse comme un moyen d'obtenir un héritier, lui même s'était simplement à chaque occasion laissé porté par ses envies et ses sentiments sans jamais chercher la finalité que son épouse tombe enceinte. Cette pensée lui fit plaisir d'une certaine manière, il n'aurait su dire véritablement pour qu'elle raison mais le simple fait de s'en rendre compte lui suffisait. Le risque de perdre Maura avait cristallisé son attachement pour elle et plus encore durant l'attaque de Port-Lannis mais c'était bien la première fois que dans un moment de simple calme il prenait conscience de son amour pour la jeune femme. Il en était bien entendu conscient, il lui suffisait de fermer les yeux pour la voir, mais jamais avant ce jour il n'avait su mettre d'une manière aussi simple et naturelle son attachement pour Maura en relief par rapport à leur existence quotidienne. Il écouta alors la jeune femme complimenter l'animal et s'extasier devant sa beauté, Tybolt quant à lui ne pouvait que partager les dires de son épouse en souriant simplement devant la jument magnifique. Ce n'est qu'alors qu'elle compris que le cheval était pour elle.

Le jeune seigneur ne s'était pas attendu à une telle réaction chez son épouse. Il avait bien sûr espéré que la jument lui plairait, peut être même qu'elle parviendrait à séduire la jeune femme par son allure et sa prestance mais il n'avait absolument pas anticipé une réaction si immédiate et conquise. N'étant pas homme à se plaindre des bonnes surprises offertes par les Sept il accueillit volontiers les baisers de son épouse. En fait et pour parler vrai il n'avait pas compris que Maura puisse avoir pensé que la jument n'était pas pour elle, qu'elle n'avait été qu'une acquisition supplémentaire faite par le seigneur de l'Ouest pour grossir les rangs de ses pouliches. Lui qui était persuadé qu'un seul coup d’œil à la jument ne pouvait que faire penser à son épouse, il en était venu à voir un mimétisme, fantasmé certainement pour sa part, chez l'animal qui prenait les airs d'une grande dame lorsqu'elle se déplaçait entre les autres chevaux du troupeau. Cependant il souleva la jeune femme lorsqu'elle lui dit ne pas avoir de cadeau à lui offrir, il la déposa alors sur le coté, légèrement éloignée de la stalle de la jument en prenant un air des plus chagriné. Ah oui mais non... effectivement si tu n'as pas la possibilité de m'offrir un cadeau d'une valeur au moins équivalente il va me falloir prendre d'autres dispositions... Peut être que Aliénor ou encore Gerold seraient intéressés par une bête de ce type. Il se détourna alors de la dornienne et commença à s'éloigner des stalles occupées. C'est quand même bien dommage mais bon il faut se dire que ça reste dans la famille ce n'est pas bien grave au final... et il puis il reste toujours le vieux Grisou là bas, ce n'est certes pas aussi impressionnant pour une dame mais il a fait ses preuves dit-il en montrant une vieille carne qui avait la tête dans sa mangeoire, l'animal ne servait désormais plus qu'à aider pour tourner la meule du Roc. Il a bien un pied boiteux mais au moins celui-là doit être dans tes moyens...

Il marchait avec une certaine lassitude exacerbée vers la sortie des écuries lorsqu'il prit à la place sur sa droite pour faire entrer Maura dans une stalle qui avait été nettoyé et dont la litière neuve attendait qu'on y place une jument avec son poulain, l'enclos étant près de deux fois plus grand qu'un de taille normale. Attirant son épouse entre ses bras il prit un air conciliateur. Cela dit... Il indiqua l'importance de la chose en levant un doigt péremptoire. Si vraiment la jument te plait et que tu me promets de bien la traiter et t'en occuper... alors... alors peut être que je pourrai envisager de ne pas l'offrir à Aliénor pour l'emmener à HautJardin. Seulement j'ai bien peur qu'il faille me convaincre et en tant que Lord Suzerain je dois t'avertir que je suis totalement hermétique à tout type de subordination. Il n'avait certes pas cessé de parler mais il n'en avait pas moins serré un peu plus à chaque phrase son épouse contre lui et si ses mots avaient l'intonation propre à un discours sérieux, ses yeux quant à eux n'avaient jamais cessé d'observer ceux de Maura avec un mélange d'envie et de rire. Avec une lenteur étudiée il dégrafa la cape de la jeune femme qu'il laissa choir au sol sans plus de cérémonie. Un paysan crotté donc...?
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Message Lun 27 Fév 2012 - 22:02

Les bras de Tybolt se refermèrent sur elle pour la soulever avec facilité. D’ici quelques mois, il ferait peut-être le même geste mais au risque de finir coucher au fond de son lit avec un tour de reins. Dire qu’elle serait aussi grosse qu’un auroch attendant des triplets. Autant qu’il profite de sa taille souple et fine pendant qu’elle le pouvait encore. Elle finit un peu plus éloignée de la barrière qu’auparavant. Si elle s’était attendue à des dénégations passionnées, à des manifestations d’attention et de tendresse, à des serments longs et plein de verve sur l’amour qu’il lui portait ou sur le caractère pur de leur mariage, elle fut pour ses frais. Pas de quoi en concevoir un quelconque dépit, elle n’avait pas été élevée dans le Bief et l’amour courtois ne l’intéressait pas. Plus aurait été plus juste mais le mariage avait radicalement modifié sa vision féminine et chevaleresque de l’amour. Peut-être qu’avec un autre mais, dans l’intimité, et même adorable, Tybolt tranchait d’un Florian. Malgré un petite pointe de déception, elle prit le parti d’en rire en haussant un sourcil dédaigneux.

 « Si tu veux gâter quelqu’un, tu n’as qu’à l’offrir à mon cousin Tristan. Cela restera en quelque sorte dans la famille, » répliqua-t-elle dans la foulée avant d’éclater d’un rire clair. Elle imaginait en cet instant même la tête de son mari offrant sa précieuse jument dornienne à celui qu’il méprisait tant. Elle se fit vaguement la réflexion qu’il faudrait un jour que cela change pour, au moins qu’ils aient ensemble une relation apaisée entre beaux-frères. Mais, elle avait autre chose en tête à l’heure qu’il était. Elle se laissa entrainer vers une autre stalle tout en remarquant que les lads avaient mystérieusement disparu tout comme le maître des écuries. Elle jeta un bref coup d’œil à la vieille rave qu’il lui proposait de monter mais se contenta de hausser les épaules.  « J’ai les moyens de payer, tu sais. J’ai entendu dire que mon mari était l’homme le plus riche du monde. Enfin, offre-la à ta sœur si tu veux, il est vrai que j’ai déjà une monture. » Le simple fait de penser à l’actuel destrier qu’elle montait la ramena à l’ancien. Une brave bête et féroce, sans doute tuée, mangée ou décapitée par ces barbares de Fer-nés pour en avoir écraser un sous ses sabots. Elle chassa cette pensée choisissant de profiter de ce moment de bonheur simple aux côtés de celui à qui les Sept l’avait donnée. Sa main se serra un peu plus dans celle de Tybolt quand elle entra dans le box sans arrières pensées. Arrières pensées qui étaient à priori bien présentes dans l’esprit de son mari. Elle esquissa un léger sourire le laissant déblatérer alors qu’il lui ôtait sa cape. La pièce de tissu finit sa course sur la paille fraîche et, dédaignant un peu les plaisanteries, elle s’installa dessus à moitié allongée mais en tous cas alanguie. Le rappel de sa première remarque provoqua un sourire énigmatique alors qu’elle retirait ses fins chaussons brodés d’or et d’argent pour se retrouver pieds nus dans le foin.

 « J’ai toujours eu un faible pour les jeunes fermiers, je l’avoue de bon cœur. Surtout quand ils sont blonds. » répondit-elle tout en continuant à se dépouiller des épaisseurs qu’elle jugeait de trop. Une fois qu’elle eût dégagée sa gorge de l’épais châle qui la couvrait, elle commença à délasser le corsage brodé de fleurs stylisées qui ornait son corps de cotte. Fronçant le nez, elle s’arrêta soudain pour ajouter avec un sourire:  « Par contre, je n’ai rien d’une fermière et mes vêtements encore moins. Il me faut une chambrière. Tu acceptes ce genre de subornation ou tu vas rester encore longtemps à me regarder me débattre avec ma robe pour payer ma dette ? »
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Message Mar 28 Fév 2012 - 17:37

Tybolt s'était laissé entrainer avec une certaine satisfaction sur le sol couvert de paille, soutenant tant qu'il le pouvait sa très douce pour ne pas qu'elle risque le moindre mal en s'allongeant ainsi sur le sol. Il n'avait pas véritablement pensé à la cape qu'il lui avait ôté pour servir de protection, en fait il l'avait simplement ôté car elle cachait entre autres choses la gorge de la jeune femme. L'évolution de la situation avait voulu qu'elle pense ce geste prémédité afin de la préserver de la saleté environnante vu la manière dont elle s'était installé dessus. Il esquissa alors un sourire pour seule réaction à ce coup de main offert par les Sept. La mention d'une chambrière et le cadre équestre dans lequel ils étaient lui fit tout d'abord penser à une cravache de dressage mais il se défit bien vite de cette vision avant que cela ne le prenne de trop. Pour parler franc Tybolt n'était pas très au fait de la terminologie concernant les dames de compagnie ou simplement les larbines servant dans les chambres. Il n'avait donc qu'une vague idée de ce que pouvait bien être une chambrière et quoi qu'il en soit, il n'avait aucune intention de faire appel à une servante qu'il faudrait faire venir du corps principale de la citadelle pour ensuite attendre que son épouse ait soigneusement rangé ses vêtements. Au lieu de ça il se redressa sur un genoux et tira de sa bottine une petite dague effilée qu'il gardait toujours quelle que soit l'occasion, son père le lui avait apprit depuis qu'il avait été en âge de porter une lame, ainsi il n'était jamais prit au dépourvu et pouvait se sortir de toutes les situations si tant est qu'il sache par la suite tailler son chemin vers la liberté. Pour l’œuvre qu'il comptait en faire à l'instant nul n'était besoin de tailler quiconque mais bel et bien de simples lacets récalcitrants. Avec un sourire il coupa net le lacet au bas du corsage. De toute manière il va te falloir en faire refaire bien vite tant notre enfant grandit avec vigueur. Les mots n'avaient eu aucune volonté d'indiquer que Maura allait grossir et à dire vrai Tybolt se réjouissait de voir son épouse prendre du poids et porter leur enfant. Il glissa de nouveau la dague dans sa bottine observant avec ravissement la gorge désormais libre de tout carcan de la jeune femme. Toujours dressé au dessus de Maura il se débarrassa de son pourpoint avant que sa tunique ne vienne mourir non loin d'un anneau d'attache un peu plus loin dans la stalle.

Il se pencha pour embrasser son épouse ne cessant de sourire. Si on lui avait demandé pour quoi il s'était battu et avait défendu Port-Lannis comme il l'avait fait, il n'aurait certainement pas pu répondre aussi honnêtement mais il le savait lui en cet instant, c'était bien pour cela qu'il avait combattu. Les historiens retiendraient certainement son devoir de défense et de protection, sa fonction de Bouclier de Port-Lannis ainsi que le peuple de l'Ouest attendant après le Lord du Roc pour les mener à la victoire mais en réalité une fois que tout cela n'était plus que des mots inscrits ne demeurait pour finir que Maura et lui. C'était pour cela qu'il avait repoussé les Fer-Nés et qu'il les repousserait autant de fois qu'il le faudrait, pour partager encore des moments comme celui-ci et pour la protéger, elle, ainsi que leur enfant à naitre. Le jeune seigneur perçut comme au travers un voile épais le son de Antares frappant de nouveau les cloisons de sa stalle mais il n'en tint pas plus compte que ça et fit plutôt rouler la jeune femme afin d'être celui qui aurait à subir le désagrément du sol et de la paille. Le regard qu'il posa alors sur Maura l'informa d'une seule chose qu'il savait de toute manière d'ores et déjà, il avait épousé la plus belle femme de Westeros qu'importe ce qu'en disent les bardes et plus encore, la grossesse décuplait la beauté de son épouse si quand bien même cela était possible. Le jeune Lion se redressa alors pour embrasser de nouveau Lady Lannister et l'entrainer avec lui au cœur même de la litière qu'ils écrasaient dans leurs mouvements.

Lorsqu'ils finirent par reprendre leurs esprits, Tybolt était allongé calmement et fallait-il le préciser sereinement, un bras passé autour de sa très douce, l'autre replié derrière sa tête. Il observait la mezzanine au dessus d'eux, celle là même qui servait à stoker le foin et la luzerne.
Hummm... on aurait peut être mieux fait de monter là haut plutôt que de faire ça ici... je n'imagine même pas comment je pourrai observer cette stalle sans nous y revoir le jour où il me faudra faire la visite à un Lord quelconque.
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Message Mar 28 Fév 2012 - 20:48

Reprenant son souffle, la jeune femme s’abandonna quelques instants contre le corps chaud de son amant et mari oublieuse du caractère irritant du foin qu’ils avaient tassé et retassé avec tant de fougue et d’énergie. Il n’y avait pas à dire, ces étreintes rares et impromptues arrachées à leurs obligations, à la guerre ou tout simplement à leurs journées bien remplies étaient tout simplement les meilleures. Différentes de leurs longues nuits passées ensemble mais violentes et passionnées comme eux pouvaient l’être. Elle se releva pour retrouver son châle à tâtons, s’en couvrit promptement avant de se laisser retomber, les bras ouverts avec un soupir de contentement et de bien-être. Par les Sept, qu’il était bon parfois d’être mariée ! Heureusement qu’elle était déjà enceinte sinon elle était à peu près certaine qu’elle l’aurait été après ça. Du bout des ongles, elle parcourut le torse de l’homme étendu auprès d’elle mue par cette volonté impérieuse de garder le contact physique quelques instants encore avant de retourner carrément se blottir contre lui, une jambe passée sur les siennes. S’appuyant sur son coude, elle suivit le regard seigneurial jusqu’à la fameuse mezzanine qui avait dû offrir une vie imprenable sur la croupe de lady Lannister. Ne restait plus qu’à espérer…non, à prier même pour qu’aucun voyeur ne se soit senti pousser des ailes et ait voulu, poussé par une libidineuse pulsion, se rincer l’œil. Cette pensée la fit furieusement rougir de pommettes jusqu’au haut de son décolleté rendu tout à fait visible et plongeant grâce à un simple coup de poignard.

 « J’espère plutôt qu’un pervers n’a pas eu l’idée d’aller prendre position là-haut pour se…Tu vois ce que je veux dire. Nous étions bien seuls au moins ?! » demanda-t-elle d’une voix où l’inquiétude pointait.  « Si on nous a entendu, je ne pourrais plus jamais regarder quelqu’un en face ici. »

Rien que l’idée l’angoissait à l’avance. C’était presque répugnant de pouvoir penser que…Affreux. Elle se secoua pour reprendre le fil de la conversation. Elle préférait faire ainsi que finir par s’avouer, dans un moment d’honnêteté soudain que cela ne la dérangeait peut-être pas tant que cela. Heureusement, Tybolt, à la façon habituelle des hommes, pensait déjà à la façon dont il risquait de considérer l’endroit dans le futur. Il avait pris un air un peu pensif qui la fit éclater de rire.

 « Je ne sais pas. Petit conseil pratique, ne porte pas de chausses trop moulantes le jour où cela t’arrivera. Ou mets une tunique longue. Cela pourrait devenir…gênant. » poursuivit-elle, heureuse et apaisée, contente de pouvoir goûter ce petit instant d’intimité et de complicité. Tout en parlant, elle avait rabattu ses jupes d’une main sûre, désormais habituée à ces étreintes brusques qu’ils avaient volées à la guerre.  « Je remarque que cela ne t’a pas beaucoup inquiété pour la terrasse de notre chambre…Alors que pourtant, elle a vu bien pire que cette malheureuse stalle. »

Après cette dernière boutade, son rire s’éteignit alors qu’elle profitait de la douce torpeur qui l’envahissait à l’instar de son époux. Lentement, elle se saisit du visage de époux pour amener ce dernier à venir doucement effleurer ses lèvres. Conservant ses deux mains autour de son arrogante mâchoire, elle lui sourit, tendre et apaisée. Finalement, elle le laissa reprendre sa position initiale venant chuchoter au creux de son oreille :

 « Je suis si bien ici. Je ne regrette pas d’être venue te rejoindre. Dans ton Roc, dans ta guerre, dans ta vie…Si bien que je n’ai même plus envie d’aller à Hautjardin. Nous devrions envoyer Gerold avec ta sœur et profiter complètement de notre solitude. Ou aller au manoir…Quelques jours. Juste pour quelques jours. Ce serait parfait. Impossible mais parfait. » soupira-t-elle avec une certaine lassitude. Plus de préparatifs, de bagages, de robes, de bijoux…Ils auraient presque pu rester nus dans leur chambre en se faisant servir dans la pièce attenante durant quelques jours. Ah si il avait été seulement admis de pouvoir être aussi égoïste, elle n’aurait même pas hésité.  « Tu m’as dit que tu voulais partir rapidement dans les jours qui suivront la cérémonie, non ? Je sais que cela va te sembler étrange mais j’aimerai bien profiter quelques jours de la demeure de mon oncle. Pour aider Aliénor si besoin est mais surtout pour rencontrer Tya et revoir ce fieffé Baratheon. Si cela ne te dérange pas trop ? Enfin si tu peux te passer quelques journées de ta palefrenière préférée. » lança-t-elle avec un sourire amusé.
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Message Mar 28 Fév 2012 - 23:37

Tybolt n'avait pas envisagé le fait qu'un lad certainement aurait pu être présent au dessus d'eux tout ce temps. Il fit l'effort d'incliner la tête, son menton touchant de fait son torse pour observer la disposition des lieux. Elle n'avait pas tort, il y aurait très bien pu y avoir quelqu'un là haut tout ce temps. Cette pseudo révélation lui arracha un rire joyeux. Bah... quand bien même, nous n'avons rien fait là que de très normal et naturel, si cela peut avoir meublé l'imagination d'un jeune lad que pouvons y faire de toute manière. Ne penses-tu pas que quoi qu'il arrive, la grande Lady Maura est certainement dans la tête de beaucoup lorsque le soir vient et que la solitude pèse un peu trop pour certains... Dit-il en déposant un baiser sur les lèvres de la jeune femme. Rien de cela ne le dérangeait, en réalité il trouvait plutôt cette pensée particulièrement amusante. Et puis il faut bien que jeunesse se passe ce n'est pas comme si cela avait une quelconque importance... Du pied il frappa sèchement le chambranle de la stalle qui servait de soutien à la mezzanine. S'il y a quelqu'un là haut qu'il fuit aussi vite que ses jambes le lui permettent, Lady Maura n'est pas Dame à permettre qu'on se paluche en sa présence ! se tournant vers sa douce après avoir laissé le silence retomber. Tu vois il n'y a personne... Il ne put contenir un nouveau rire qu'il laissa cette fois prendre tout son ampleur avant de se tourner vers Maura en se tenant sur un coude. Il était indubitablement de bonne humeur et le conseil de Maura de veiller à porter des tuniques longues le fit sourire de nouveau encore qu'il prit un air plus sérieux pour répondre. Cela dit je ne vois pas ce qu'il y a de mal à montrer son désir pour son épouse, je ne suis pour rien s'ils n'ont su trouver celle qui leur convenait tout en épousant une femme ravissante... il pouffa face à la réflexion sur leur terrasse. On voit bien que ce n'est pas toi qui ne peut plus écouter Vyman faire ses rapports sans imaginer une fabuleuse brune incendiaire étendue sur la table... Il se laissa de nouveau tomber sur le dos avec un soupir. Je te laisse imaginer notre bon mestre évoquer les dernières levées d'impôts alors que mon esprit se demande si j'aurai le temps de te retrouver entre deux doléances dans les couloirs secrets...

Détendu il accueillit non sans plaisir son épouse de nouveau contre lui, il raffermit même son bras autour d'elle avant de déposer un baiser sur a chevelure de cette dernière. Et quand elle prit son visage entre ses mains il se laissa faire simplement, profitant en réalité plus de ce moment qu'il ne le laissait croire à première vue. Mais plus que que le simple fait d'être avec elle ce que la jeune femme lui dit alors fit plus pour lui que quoi que ce soit d'autre. Il se doutait bien évidemment que Maura ressentait peut être autant d'affection pour lui qu'il en avait pour elle mais il n'avait jamais espéré qu'elle puisse en venir à aimer être venu au Roc et y vivre désormais. Son sourire et son regard changèrent de par le fait, cette déclaration n'avait rien d'anodin à ses yeux bien au contraire il s'agissait certainement de ce qu'il avait cherché depuis que Maura était devenu son épouse, qu'elle ne voit plus comme un exil subit la vie à ses cotés. Il écouta donc ses attentes sur le fait d'éviter le mariage pour ne faire que rester tout les deux et profiter simplement du temps qui passe. Vision idyllique s'il en était mais bien évidemment ils ne pouvaient agir de la sorte au grand d'âme de Tybolt... La requête suivante concernant le séjour à HautJardin ne le surprit pas plus que ça en comparaison et de toute évidence il était prêt à tout accepter dorénavant. La jeune femme n'avait peut être pas conscience d'avoir ouvert en grand les portes de Tybolt mais ce dernier ne voyait sincèrement pas quoi attendre de plus, quoi demander de plus que cette épouse aimante et magnifique, heureuse d'être à ses cotés et enceinte de leur premier né... Lorsqu'elle eut donc terminé, il répondit à son sourire avant de prendre une des mains de la jeune femme dans la sienne, il embrassa cette main avec amour avant de parler d'un ton calme et décidé. Nous aurons ce temps... peut être pas dans l'immédiat car le mariage de Aliénor passe avant le reste mais nous nous donnerons ce temps dont tu parles... Je serai heureux de me rendre au manoir avec toi et rien que toi... Il sera difficile de me passer de ma palefrenière favorite il esquissa un large sourire mais si tu en ressens le besoin alors tu peux bien entendu rester le temps qu'il te paraitra nécessaire à HautJardin. Il se laissa aller en arrière avec un certain dépit. Et puis je suis certain que ma sœur aura besoin de toi à ses cotés, je ne sais pour ma part plus quoi faire avec elle, cela me coûte de l'avouer mais elle n'a rien d'une Lannister et je ne sais plus comment communiquer avec elle. Il prit un air concerné et sérieux. Je sais que ça peut paraitre horrible à dire mais je commence à me demander si elle n'est pas simple... elle ne se rend compte de rien de ce qu'il se passe autour d'elle comme si elle vivait à l'extérieur de notre plan d'existence. J'ai peur qu'elle n'ai perdu l'esprit sans qu'on s'en aperçoive.
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Message Jeu 1 Mar 2012 - 9:53

 « C’est…répugnant. »

Elle n’avait pas d’autres mots. Fondamentalement, un trouble amoureux ou un regard transi ne la gênait guère, elle était un peu au dessus de cela. Mais l’idée d’être réduite à l’image iconique et glacée d’un objet apportant du plaisir faisait naître un goût amer sur sa langue. Il s’agissait de ce que faisait les putains et elle ne pouvait qu’être révoltée qu’on ose la souiller, même en songe, avec de si basses pulsions. Heureusement, Tybolt forçait tant le trait qu’elle ne put s’empêcher d’en sourire avant de le frapper doucement sur l’épaule. La peau rougit légèrement mais il arrêta au moins de crier des obscénités sur son compte. Rien que l’idée qu’un lad ou un passant puisse arriver attiré par les cris de Lord Lannister la poussa à se couvrir un peu plus. Il faudrait qu’elle se recoiffe et se débarrasse du foin accroché à sa chevelure et aux broderies de sa robe avant de sortir d’ici sinon tout le monde se rendrait compte qu’elle avait passé son temps à se rouler dans la paille avec son époux. Elle leva les yeux au ciel alors qu’il parlait de lever d’impôts.

 « Tybolt… » Elle secouait la tête en affectant un air désespéré et un ton lassé.  « Tu ne devrais pas te laisser distraire par de telles choses en travaillant sur des sujets aussi importants. Quant à me qualifier de fabuleuse, pourquoi pas. De brune, certainement. Mais incendiaire ? Suis-je donc devenue une de ces femmes lançant œillades et sourires aguichants à tout va ? Une Dornienne peut-être ? Je ne le crois pas. Du moins, si il m‘arrive de me laisser aller à cela, ces manières te sont toutes réservées. » Elle avait souri en laissant aller les derniers mots. Même si Tybolt ne semblait rien prendre au sérieux, elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Lui aussi avait besoin de se laisser aller quelquefois et d’abandonner l’épaisse cuirasse dorée du seigneur absolu de Castral Roc. Si l’un et l’autre réussissaient à se comporter sans que leurs titres viennent s’interposer entre eux, que demander de plus finalement ? Elle s’étira paresseusement mais se releva pour continuer la discussion, assise. Elle s’était brièvement demandée si son époux ne prendrait pas sa volonté de se retirer quelques jours au manoir de lady Jessica comme une marque de faiblesse mais elle fut heureuse de le voir aller dans son sens. Elle devrait s’y retirer pour passer la fin de sa grossesse au calme mais tout cela n’interviendrait pas avant quelques mois si les Sept le voulaient ainsi. Entre temps, si elle n’était pas devenue trop grosse et si les Fer-nés leur laissaient un peu de répit, ils pourraient profiter d’un repos mérité en tant que mari et femme et seraient - enfin - dans la position de pouvoir laisser éclater leur union réussie à la face de Westeros. D’un bref baiser, elle remercia Tybolt de lui accorder quelques temps auprès de sa famille maternelle mais ne répondit rien pour ne pas le couper alors qu’il vidait proprement son sac au sujet de sa sœur. Sans doute en avait-il besoin et, sans doute était-elle la personne la plus neutre pour entendre les reproches qu’il formulait à l’encontre de sa sœur, mais elle ne put s’empêcher de se mettre à rire en l’entendant s’en lamenter d’une façon si masculine. Quand son hilarité fut calmée, elle se força à lui répondre d’une voix calme où perçait encore l’amusement.

 « Comme tu y vas, mon amour…Il s’agit juste d’une jeune femme qui n’a rien de simple, ni rien de folle. Essaye simplement de te mettre à sa place, elle est engagée à un homme qui semble ne pas véritablement s’intéresser à elle et s’inquiète de ne plus savoir où se trouve sa place. Au Roc ? A Hautjardin ? Cela représente un pas à accomplir que tu ne connaîtras jamais. Ta sœur a peur, Tybolt, tout simplement. Ne vois-tu pas comme elle essaye d’attirer ton attention ? Voire ton approbation ? Elle essaye autant qu’elle le peut. Peut-être pas d’une façon satisfaisante mais elle essaye. » Revirement étonnant chez la jeune dame de l’Ouest mais elle avait pris faits et causes pour la pauvre Aliénor. En tous cas, elle comprenait cette dernière.  « Et si elle ne semble pas prendre conscience des enjeux dont elle est l’objet ou des événements qui l’entourent, à qui la faute ? On ne devient pas adulte et responsable en claquant des doigts, et ceux qui le croient fabulent tout simplement. Je pense…Je pense qu’il faut faire preuve de douceur et de compréhension. Aliénor a, à mon avis, beaucoup plus des Lannister que tu ne peux le croire. Elle ne le montre pas toujours mais, aie confiance en elle, elle est lionne jusqu’au bout des griffes quoiqu’elle puisse penser. Sur ce point, vous vous ressemblez beaucoup plus que tu ne peux le penser. Ce dont elle a besoin, c’est qu’on lui fasse confiance et qu’on la valorise. Il faut que Gerold et toi lui faisiez comprendre et sentir qu‘elle est des vôtres et pas une simple pucelle encombrante. Elle n’a besoin de rien d’autre et certainement pas d’être traitée en enfant difficile. Ne s’est-elle pas tirée avec honneur de son voyage dans le Bief ? N’a-t-elle pas été appréciée ? » demanda-t-elle à son époux tout en connaissant la réponse. On pouvait bien lui dire que sa belle-sœur avait flanché, mais qu’était-ce à côté du succès qui avait suivi ?  « Pour ce qui est de sa manie de quitter le Roc sans escorte adéquate, je te laisse juge mais je te conjure de savoir faire preuve d'indulgence. De toutes façons, tu n’arriveras à rien avec elle en la braquant. Qui plus est, cela ne servirait aucunement tes intérêts. »
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Message Jeu 1 Mar 2012 - 15:31

Tybolt écoutait son épouse d'une oreille attentive même si au premier abord on aurait pu le croire tout entier concentré sur les dessins qu'il dessinait du bout du doigt contre les reins de la jeune femme. Maura avait énormément fait évoluer son point de vue sur Lady Aliénor, il était loin de temps où ils avaient chacun campé sur leurs positions pour déclencher leur première dispute de couple marié autour de ce sujet. Désormais elle semblait prendre fait et cause pour la petite lionne, lui trouvant autant d'excuse et de justifications qu'elle avait semblé pouvoir en trouver lorsque ser Tristan avait défier l'entendement de chacun en offensant la maison au Lion il n'y avait pas si longtemps de cela. Et comme pour ser Tristan à l'époque, Tybolt trouvait une nouvelle fois Maura beaucoup trop bienveillante et prompt à trouver des excuses aux erreurs commises. Il s'esclaffa sans retenu lorsqu'elle lui opposa le fait que Aliénor avait su se faire bien voir une fois à HautJardin. Elle n'avait pas grand mal pour ce faire, je te rappel que le parangon de leur éducation n'est autre que leur premier fils et héritier... même aussi peu regardant que l'on soit, Aliénor semblera toujours plus éduquée et maitresse d'elle même que ce chevalier indigne. Il se redressa à son tour pour déposer un baiser sur l'épaule de sa douce. Puis enserrant ses genoux entre ses bras, il posa son menton sur ses derniers. Il regardait sans la voir la poutre à quelques pieds seulement d'eux. J'entends bien ce que tu sembles considérer comme des éléments en faveur de ma jeune sœur ma douce. Et je ne peux pas dire ne pas être d'une certaine manière heureux de te voir prendre sa défense mais cela n'empêche pas son comportement de n'être qu'ennuis et désagréments pour moi et toute la maison Lannister. Il soupira longuement repensant aux différents évènements durant lesquels Aliénor avait manqué à sa parole ou mis sa vie en danger par son comportement insensé et une défiance sans cesse grandissante face aux directives de son frère. J'ai déjà à plusieurs reprises tenté de responsabiliser Aliénor, je lui ai donné de simple directives pour assurer sa sécurité ainsi que la notre et malgré cela elle n'a jamais semblé s'en émouvoir ou prendre les choses au sérieux. Je pense très sincèrement que tout cela lui parait être un grand jeu... Elle a connu de durs moments mais ce fut aussi le cas pour Tya, Gerold ou même moi. Seulement nous sommes tous parvenu à passer outre pour nous comporter comme il était attendu de nous, comme tu l'as toi même fais alors même que tu étais plus jeune qu'elle.

Il tourna la tête vers son épouse et son regard n'avait plus l’aplomb du Lord régnant. Je ne crois pas que vous imaginez ce par quoi j'ai dû passer lors de l'attaque de Port-Lannis. Je ne pense pas que beaucoup puissent s'en douter car ce n'était pas le même homme qui assurait la défense de la ville, c'était Lord Lannister le Bouclier de la ville, mais j'ai bien cru devoir vous perdre toutes les deux lorsque tout cela a débuté... Tu n'étais toi même pas présente au Roc puisque partit prier au Septuaire et Aliénor était tout simplement manquante sans que personne ne sache où la trouver. Elle aurait tout aussi bien pu être laissé pour morte sur le bas coté de la route de l'Or que je n'aurai rien pu y faire. Tybolt ne se l'était pas encore avoué à proprement parlé mais ce n'était que par chance qu'il avait finalement retrouvé Maura lors de ces évènements, il aurait tout aussi bien pu être prit à partie par des reitres du coté du port et il aurait eu à confier aux Sept à la fois son épouse et son enfant à naitre. Plus encore que lors de l'attaque aux abords de Fléaufort, il aurait pu perdre Maura alors même qu'elle n'avait été qu'à quelques mètres de lui et ce sans qu'il ait pu agir pour empêcher cela. Il avait touché là, lors de cette offensive Fer-Né, la petitesse de son pouvoir. Une simple porte close et scellée avait bien faillit vaincre le plus puissant suzerain du royaume. Alors que les Sept semblaient vouloir jouer avec lui et opposer à son arrogance et sa vanité la réalité des évènements il ne pouvait souffrir d'une sœur cherchant sciemment à tester chaque jour un peu plus ses limites. Quoi que chacun puisse en penser il n'était encore qu'un jeune noble pas même prêt lui même à affronter tout ce que les Sept pouvaient lui opposer. Aliénor a beau être ma jeune sœur, elle ne peut simplement se complaire dans l’apitoiement et parce qu'elle est ma sœur et une Lannister, il va lui falloir se prendre en main et ne plus être une charge pour sa maison. Prête ou non nous n'avons pas le loisir de pouvoir nous permettre d'attendre et de grandir soutenu par un tuteur, nous sommes de ceux qui doivent diriger et mener les autres, il nous faut donc grandir plus vite et plus robustement que le tout venant.
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Message Ven 2 Mar 2012 - 20:52

Un profond soupir vînt répondre à Tybolt prouvant bien que son épouse n’avait guère aimé la mention de Tristan dans cette conversation. D’autant plus qu’il était un peu facile de faire d’un jeune fat, un parangon des valeurs de chevalerie du Bief pour simplement appuyer un argument somme toute tangent. Et elle préféra le dire hautement. Il se montrait profondément injuste avec sa sœur ou surtout, et c’était là l’avis de la jeune femme, désireux d’avoir raison.  « La comparaison avec Tristan ne tient pas et tu le sais très bien. Ou alors nous n’avons pas la même définition de ce qu’est le parangon de la chevalerie du Sud. Sois objectif au sujet de ta sœur et reconnais qu’elle a su se montrer à la hauteur et faire honneur à votre nom. Rien de plus. On ne te demande pas de dire qu’elle fut la représentation parfaite de la fiancée modèle. » Elle haussa les épaules avant d’ajouter, un peu mesquine :  « Je trouve qu’elle se comporte en tous cas mieux que moi et qu’elle ne fait pas pire. Il est injuste qu’elle soit plus à blâmer que je ne le suis. » Après tout, c’était vrai. Elle voyait mal la jolie et douce Aliénor prendre le mors aux dents de la façon dont elle, Maura, l’avait fait avec perte et fracas. Tybolt lui-même aurait pu en témoigner si il n’avait été si buté…ou plutôt à bout de patience. Elle lui caressa doucement la main, elle comprenait qu’il ait l’impression d’être sans solution mais, parfois, du moins dans les relations familiales, l’avis de sa femme pouvait peut-être apporter quelque chose. De toutes façons, même si il ne faisait pas avancer la discussion, Maura aimait tout particulièrement donner un avis puisqu’elle avait des avis sur tout.  « Je ne te dis pas qu’elle est plus à plaindre. D’ailleurs, je ne le pense pas. Je ne suis pas en train de faire le panégyrique d’Aliénor, simplement, j’essaye d’être objective. Personnellement, ma patience n’est pas arrivée à son terme. Et bientôt, ta sœur ne sera plus entre nos murs, tu ne peux donc pas agir comme si elle allait vivre encore dix années au Roc. La question n’est pas de la responsabiliser à sa propre protection, ce qui doit lui être enseigné ce sont ses devoirs en tant que future dame du Bief et sœur du seigneur de Castral Roc. Rien à voir avec le fait de prendre un, deux ou trois gardes pour aller faire des emplettes. Une femme aussi bien née soit-elle est toujours remplaçable. Si je mourrais, en couches ou entre les mains des Fer-nés, tu pourrais te remarier et continuer ta lignée. Il en sera de même pour Tristan et les Tyrell. Ce n’est pas ce qui est important, vraiment pas. Elle doit partir d’ici avec le sentiment d’être une Lannister jusqu’au fond de son âme et en sachant qu’elle aura toujours l’oreille de son frère, pour l’écouter mais aussi la défendre. Si tu la menaces de représailles, de punitions, jamais elle ne te fera confiance pour faire cela et tu y perdras un grand atout. Tu veux que Aliénor se comporte en digne Lannister, traite-la en Lannister tout simplement. Ecoute ses avis même si ils ne sont pas bons et ne les refuse pas, rien ne t’oblige à les suivre. Si elle sait qu’elle est une part importante de votre maison alors elle se comportera comme tu l’attends. »

Lentement, elle se pencha pour l’embrasser tendrement.  « Je sais, Tybolt. Nous avons tous eu peur pour nos vies et celles des gens que nous aimons. Toi, Aliénor, moi, le forgeron, tout le monde…Mais nous ne sommes pas tout le monde et tu le sais. Tout comme nous ne pouvons rien pour ce qui reste entre les mains des Sept. Si j’étais morte, tu aurais pleuré, mais tu te serais marié à nouveau parce que seul cela compte : le Roc et sa lignée. Tu peux bien être tout pour moi, cette réalité est la seule que nos familles connaissent. Tu es celui qui compte avec l’enfant que je porte. Peu importent nos sentiments personnels, nous ne sommes pas des particuliers. Tu n’es plus un chevalier de tournois, tu es Lord Lannister. » Elle s’arrêta un peu surprise d’avoir été aussi loin dans ses paroles bien loin de ce qu’elle avait voulu dire au départ.  « J’ai le privilège de pouvoir avoir peur pour toi mais je ne suis pas certaine que tu ais ce luxe. » Mais cela lui semblait être une réalité intangible. Elle morte, Tybolt pourrait continuer sa lignée et il avait un frère. Tout comme les Eyrié avaient une potentielle héritière de rechange en Maeve. Elle aimait plus que tout être aimée de son époux mais elle n’était pas la dernière bergère descendue de sa montagne. Et quant à Aliénor, son avis était radicalement différent :  « Je ne te demande pas d’attendre, je te dis qu’il faut lui faire confiance et qu’elle a besoin de notre confiance. Les Lions n’accouchent pas de chevrettes et ta sœur a Lannister inscrit partout sur elle. Attends-toi à ce qu’elle te surprenne. J’espère par contre que ton attitude ne provoquera pas une mauvaise surprise. Comme tu le dis, elle est supérieure à Tristan, ce sera donc ton alliée à Hautjardin. Et tu dois apprendre à faire confiance à tes alliés même si ils ne sont pas tous des Lions. Sinon tu risques d’être déçu, vous n’êtes finalement que quatre Lannister blonds comme le soleil encore de ce monde. »
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Message Sam 3 Mar 2012 - 3:29

Tybolt avait écouté Maura avec attention et un esprit aussi ouvert que possible. Mais à chaque fois qu'elle disait quelque chose qu'il trouvait pour ne pas dire absurde, simplement en décalage avec sa vision des choses, son esprit se refermait un peu plus. Cependant et du simple fait de la voir ainsi prendre la défense de Aliénor, le jeune seigneur sentait monter en lui plus que l'affection qu'il ressentait pour son épouse. En cet instant elle agissait comme la lionne du clan Lannister, celle qui protège et veille sur le reste de la troupe. Elle n'en avait certainement pas conscience elle même et aurait sans aucun doute prit relativement mal le fait que Tybolt le lui fasse remarquer mais lui ne voyait que ça alors même qu'elle parlait et pour tout dire il en ressentait une certaine fierté. Bien sur il n'avait rien à voir avec ce changement d'attitude, tout du moins il ne pensait pas y être pour quelque chose mais néanmoins, quelque part il ne pouvait se sentir étranger à cette nouvelle manière de faire chez son épouse. Lorsqu'elle eut finit il laissa simplement le silence s'établir de nouveau avant de se lever d'un seul mouvement. Tu ne peux pas comparer la manière dont agit Aliénor avec ce qu'il s'est passé entre nous lors de notre première rencontre. Il marcha vers la stalle de Antares puis se tournant pour faire de nouveau face à Maura. Tu n'avais rien d'une écervelée à cette époque. Il esquissa un large sourire. Tu étais certainement la plus têtue et insupportable femme qu'il m'ait été donné de voir et jamais je n'aurai cru qu'une noble puisse me tenir tête de la sorte mais tu n'étais pas une écervelée. Il passa sous la corde qui fermait la stalle de son destrier et après l'avoir gratifié d'une caresse sur l'encolure il se plaça face à l'abreuvoir du cheval de guerre. Il ne voyait dès lors plus son épouse mais la savait néanmoins de l'autre coté de la cloison de bois. Tu as une grande confiance en Aliénor... c'est tout à ton honneur. Il plongea ses mains dans l'eau pour s'en asperger le visage sans retenue. Mais tu ne devrais pas trop compter sur elle et ne pas trop placer d'espoir dans ce qu'elle pourrait faire. Il fit les quelques pas le menant de nouveau à l'entrée de la stalle, il pouvait de nouveau observer son épouse et son regard à lui s'était fait plus sérieux. Tu pourrais être un jour aussi déçue et désabusée que je le suis moi même... Il quitta la stalle de Antares pour revenir vers Maura. La confiance est peut être la seule chose qu'un Lannister ne puisse acheter, elle nécessite un travail quotidien et des années pour se bâtir. Il s'assit de nouveau aux coté de sa douce. Et pourtant il ne faut qu'un instant pour qu'elle disparaisse. Il souffla dans ses doigts comme pour en faire disparaitre une pellicule de poussière. C'est ce qu'il s'est passé pour Aliénor et moi... Une grande confiance aveugle, des attentes élevées et pour finir un amoncellement de déceptions... Il eut un sourire triste à l'adresse de la jeune femme, puis d'un geste de la main comme pour chasser une mouche trop insistante il chassa ces pensées moroses. Il déposa un baiser sur les lèvres de Maura. Bah... qui sait tu as peut être raison... je ne sais pas... je ne sais plus, peut être que l'avenir nous le dira nous verrons bien. Il passa un bras autour des épaules de son épouse avec lus d'entrain.

Mais cessons de parler de ma jeune sœur. Il y a des choses plus importantes à l'heure actuelle. Il indiqua du doigt la stalle de la jument dornienne. Pour commencer il y a ton cadeau, je sais... enfin je me doute que tu voudras surement la monter, mais tu dois savoir que cette jument semble partie pour devenir la femelle dominante de notre troupeau, ce que tu feras une fois sur elle pourrait influencer les autres chevaux... c'est une responsabilité... Il pivota sur son fondement pour désormais faire face à Maura et tourner le dos à l'entrée de la stalle qu'ils occupaient. Il plaça ses jambes de part et d'autre de la jeune femme. Mais plus important encore... ce qu'il s'est passé durant l'attaque. Ces hommes en voulaient à ta vie très directement, ce n'était pas simplement une noble qu'ils cherchaient mais bel et bien toi. Quelque chose ne va pas ici dans l'Ouest quelqu'un met toute son énergie pour atteindre à ta vie, entre l'attaque de Fléaufort puis ces reitres qui voulaient te kidnapper... Il nous faut prendre toutes les précautions possibles c'est pourquoi je te le demande... Ne te déplaces absolument jamais sans tes gardes, je sais que parfois leur présence peut être envahissante mais tant que nous n'aurons pas annoncé notre mariage, ne les quitte jamais. Tybolt porta une main pour venir caresser le visage de son aimée. Et bien que ce que tu as dis sur le fait que tu puisses être remplacé entre dans la logique de notre naissance... En fait il était lui même persuadé que Gerold avait d'ores et déjà plusieurs épouses potentielles en stock s'il arrivait quoi que ce soit à Maura, mais Tybolt quant à lui ne préférait ne pas y penser et encore moins y apporter la moindre importance. Il s'agissait là de choses dont Gerold s'occupait, lui n'avait rien à faire là dedans. Tu es la future, qu'est ce que je dis la future ? ! Tu es la mère de mes enfants et il est hors de question de te remplacer ou quoi que ce soit du genre. Il sourit sincèrement pour donner corps à son mensonge. Gerold peut hériter du titre ou même ses enfants, rien ne me force à faire aucune autre alliance. La seule alliance que j'ai voulu, la seule épouse que j'ai désiré je l'ai prise. Qui plus est je ne laisserai jamais rien t'arriver, j'ai tué plus d'hommes durant cette attaque pour te protéger que je n'en avais jamais tué de toute mon existence... et pour être très honnête Il secoua la tête. Ils auraient pu être vingt, trente ou même quarante de plus que mon bras n'aurait pas faiblit plus.
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Message Sam 3 Mar 2012 - 11:05

La jeune femme haussa les épaules alors que Tybolt lui rappelait une vérité élémentaire : elle pourrait très bien être celle déçue par le comportement. A vrai dire, elle avait envisagé cette possibilité, le nier aurait été mentir. Mais, quelle qu’en soit la raison, quelque chose la poussait à faire confiance à sa belle-sœur. Sans s’attendre à des miracles, elle savait la jeune femme protectrice et très attachée à sa famille. Peut-être certaines choses changeraient-elles avec son mariage ? Peut-être. Elle deviendrait mère mais le sang restait le sang. Tout comme Maura ne pouvait accepter sans réagir que quelque chose arrive à ses cadets, Aliénor ne saurait fermer les yeux devant les déboires de ses aînés.  « Peut-être, sans doute même…Mais je préfère croire et espérer plutôt que de devenir blasée et froide envers nos parents. Quoiqu’il en soit, elle aura besoin de soutien, ne serait-ce que pour s’adapter au Bief et y survivre après la lune de miel qui suivra sans doute son mariage. » Elle ne parlait pas vraiment d’un voyage pour les jeunes mariés mais plutôt d’une période idyllique où tout se passerait avec clarté et douceur. Certes, les rapports avec Tristan semblaient être assez mal partis mais Tybolt et Maura, eux-mêmes, avaient traversé bien des orages dans leur jeune vie de couple. Et le reste de la famille Tyrell accueillerait sans doute la petite lionne avec attention et sympathie. Aliénor savait se rendre adorable dès lors que la chose était nécessaire. Penser au mariage de la jeune fille lui rappela la discussion qu’elles avaient eu dans les couloirs du Roc au sujet des robes qu’elles porteraient l’une et l’autre.  « Juste une dernière chose à son sujet, nous avons parlé de robes et de manteaux pour les épousailles. J’ai porté un manteau neuf pour notre mariage mais je crois que Aliénor serait heureuse si elle pouvait porter la cape de votre mère en se présentant à ton bras. Cela représenterait beaucoup pour elle. Et puis, ce ne serait qu’un prêt, tu pourras le remporter au Roc si tu souhaites le conserver. Si tu le fais, présente l‘idée comme la tienne.» Petit sacrifice à son avis et, surtout, Maura, suffisamment mystique pour y croire, pensait que les mânes de l’ancienne dame du Roc pourraient aider la jolie fiancée à faire face à son destin avec honneur et dignité.

Sautant du coq à l’âne, son époux se lança dans une explication des devoirs de la jeune femme envers son nouveau cadeau ou plutôt sa jument. Tout en écoutant, elle porta elle aussi son regard vers la stalle de l’animal. Un merveilleux présent. Et une responsabilité certainement.
 « Des responsabilités ? C’est-à-dire ? Je ne compte pas mener le troupeau vers les pâturages d’hiver… Je plaisante, sois certain que j’écouterai les conseils de ton maître des écuries au moment de la monter. Je vais pouvoir jouer les Khaleesi des hordes d‘Essos.» Elle souriait encore quand lui vînt l’étrange idée de reparler de ceux qui en voulaient à sa vie. L’expression de joie mourut lentement sur son visage mais elle nota que la mention précédente d’Aliénor poussait Tybolt à croire que sa propre épouse avait à cœur d’imiter sa belle-sœur.  « Quelqu’un y met toute son énergie, oui…Quelqu’un d’assez riche pour lancer cent dragons d’or à des reîtres avec le mince espoir de me capturer. Ce n’est pas n’importe qui qui pourrait se permettre de lâcher autant d’or pour une simple supposition et, en tous cas, pas les Fer-nés… Je pense que c’est la présence des seigneurs du Val qui est visée, enfin l’alliance entre l’Ouest et l’Est. C’est-à-dire quelque chose qui te renforce. Donc j’incline à penser que c’est toi qui est visé à travers moi et que cela n’a finalement rien de personnel, je n’ai pas assez d’importance pour être un sujet d’inquiétude. Mais un des mercenaires a lâché que leur commanditaire ne s’arrêterait à rien pour m’avoir mais s‘acharnerait-il autant si il savait que nous sommes mariés ? Je n’en sais rien. » C’était, en tous cas, le fruit de ses réflexions concernant les deux attaques dont elle avait fait l’objet.  « Et il ou elle est aux abois pour s’imaginer que je puisse être enlevée jusque dans Port-Lannis…En tous cas, ne t’en fais pas, j’ai vécu toute ma vie en présence d’une garde et d’hommes chargés de me protéger. J’ai vu des hommes mourir pour moi, je ne serais pas assez folle pour laisser leur sacrifice n’avoir servi à rien en me mettant en danger inconsciemment. » De toutes façons, elle n’avait ni envie de mourir, ni d’être violée et encore moins d’être enlevée encore que ce soit moindre mal par rapport aux deux propositions précédentes. Les protestations qui suivirent lui laissèrent un goût désagréable sur la langue. Croyait-il vraiment que la logique dynastique lui échappait ? Ou qu’elle avait besoin de recevoir des serments d’amour éternel.  « Ne joue pas les idiots avec moi, Tybolt, c’est insultant, je ne suis pas aussi stupide qu‘une fille de ferme. Et pouvoir penser que j’espère te voir porter le deuil toute ta vie si je venais à disparaître l’est encore plus. Les Sept savent à quel point je t’aime et que jamais je ne te demanderai un tel sacrifice. Je n’ai pas besoin d’être rassurée et encore moins que tu me mente. » Elle soupira avant d’esquisser un sourire amer et de lui caresser la joue.  « Je ne m’inquiète pas tant que tu es avec moi. Mais tu n’es pas un dieu et tout n’est pas entre tes mains. Je ne parlais pas forcément d’être enlevée ou attaquée mais je suis enceinte. Une première grossesse est toujours difficile et, lors de la délivrance, je ne serais plus qu’entre les mains de la Mère et de l’Aïeule. Tu combats les Fer-nés mais ceci sera ma bataille à moi seule, je le crains. »
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Message Sam 3 Mar 2012 - 22:03

Tybolt eut un soupir exaspéré. Et bien entendu c'est en en parlant que tu rendras la chose moins dangereuse ? ! Je refuse de parler de ça de toute manière. Tu penses sincèrement que je vais laisser les Dieux choisir de m'enlever mon épouse pour le simple fait que ça peut arriver ? ! Que des femmes meurent en couche chaque jour ? ! Tu auras le meilleur Mestre du royaume pour t'aider. Tu es jeune et forte ce n'est pas une grossesse qui aura raison de toi, tu as affronté des périls bien trop grands pour te laisser aller en mettant notre enfant au monde. Maura avait en effet affronté bien des périls depuis qu'elle avait rejoint Tybolt dans l'Ouest et plus encore il pensait très sincèrement avoir trop souvent risqué de la perdre pour que cela ne se produise lors de l'accouchement. Il ne pensait pas cela possible et plus encore il ne voulait pas y croire, il était simplement hors de question que Maura meurt en couche. Il est absolument hors de question que quoi que ce soit arrive au terme de cette grossesse. C'est aussi simple que cela, tu auras notre enfant, garçon ou fille cela n'a aucune importance et vous vous porterez bien tous les deux, ce n'est pas plus compliqué que cela ! Et je ne veux plus entendre parler de risque ou de probabilité. La discussion sur ce sujet était désormais close pour le jeune seigneur, on pouvait bien le taxer d'infantilisme ou de se soustraire à la réalité, il n'en avait strictement rien à faire. Sa décision était prise et il ne comptait pas changer de si tôt, Maura mettrait au monde son enfant sans que cela ne pose le moindre soucis. Qui étaient-ils de toute manière ces Dieux pour espérer lui enlever son épouse ? ! Par deux fois il avait faillit la perdre alors même qu'ils ne s'agissait que d'hommes de chaires et de sang qui en voulaient à sa vie et désormais les Dieux voulaient s'y mettre ? ! Il avait tué les premiers sans fléchir et il était prêt s'il le fallait à en faire de même des seconds si jamais ils tentaient quoi que ce soit à l'encontre de sa douce.

Le jeune seigneur gratta un moment sa barbe naissante en réfléchissant. A trop se soucier de protéger Aliénor il en était venu à confondre les deux. Maura était beaucoup responsable que sa petite sœur et ne tenterait pas de fuir la protection de la Garde du Lion, cependant il avait dû s'en assurer. L'épisode que le commandant des Gardes lui avait rapporté sur la manière dont Lady Maura avait refusé de se mettre à l'abri suite aux alarmes d'attaque de la ville l'avait inquiété.
Je suis heureux que tu prennes cette menace au sérieux en tout cas. Même si j'aurai préféré que tu fasses passer en premier la survie de notre enfant comme la tienne avant celle des réfugiés du septuaire lors de l'attaque. Il esquissa un léger sourire. Comprends moi bien je suis très fier que tu ais prit la défense du peuple et qu'ils t'aient loué pour la protection que tu leur as apporté. Mais parmi eux pouvaient très bien se trouver un homme du traitre et quand bien même le peuple de l'Ouest importe certes mais il ne peut passer avant ta propre survie et celle de notre enfant. Quelle idée avait-elle eut de se réfugier dans ce septuaire, Tybolt voulait bien croire que la foi des Sept pouvait apporter une sorte de courage supplémentairement, une manière de biaiser notre regard sur la fatalité des évènements mais il savait aussi pertinemment que ce n'était pas les Sept qui avaient protégé Port-Lannis et ses habitants. C'était la maison Lannister et ses hommes qui avaient assuré la sécurité du peuple, les Dieux n'avaient rien à voir dans cette histoire. Jusqu'à ce que tu deviennes Lady Lannister aux yeux du royaume il vaut mieux prendre trop de précautions que pas assez, une fois que tu seras connu de tous comme la Dame de l'Ouest nos ennemis y réfléchiront à deux fois avant de tenter quoi que ce soit mais en attendant ce moment mieux vaut ne pas prendre de risque inconsidéré et voir en priorité ta propre sécurité. Joignant le geste à la parole, il tira de nouveau la dague qui lui avait servit à ouvrir le corsage de Maura de sa bottine. La lame faisait la taille de sa main, c'était là l'arme parfaite à cacher sur soi pour "le cas où" comme disait son père. Il ne pensait pas que Maura puisse utiliser celle-ci à proprement parler, il faudrait certainement lui en faire forger une pour elle expressément mais au moins cela permettait à Tybolt d'appuyer son propos. D'ailleurs... même si je ne sais toujours pas exactement ce qu'il s'est produit quand les Fer-nés ont tenté de t'enlever, quelque chose me dit que tu aurais eu l'usage d'une dague comme celle-ci. Je ne sais pas si ton père ou ses conseillers t'ont un jour enseigné comment te battre ou au moins où frapper pour tuer un homme à coup sûr avec une lame comme celle-ci mais si ce n'est le cas je t'apprendrai. Tybolt pensait qu'il pourrait faire forger une lame adaptée que Maura pourrait cacher dans son corsage, peut être même une garde qui épouserait les formes de Maura et ainsi passer totalement inaperçu sans pour autant la gêner dans ses mouvements.
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Message Sam 3 Mar 2012 - 23:27

Le regard de la jeune femme se fit un peu plus lointain puis, finalement, elle sourit et se força à souscrire aux tentatives de son époux. A vrai dire, elle n’avait pas vraiment peur de mourir et elle savait qu’il avait raison. Elle était jeune, en bonne santé et pleine de vie : les chances étaient donc de son côté. Toutefois, une complication n’était jamais à exclure. Mais devant l’air fermé et buté de Tybolt, elle ne voulut pas lui mettre les yeux face à la réalité en lui faisant comprendre qu’elle risquait sa vie rien qu’en portant leur enfant. Elle lui serra la main doucement.  « Tu as raison. Nous aurons un bon gros fils aux cheveux d’or. Tu seras père et moi la plus heureuse des mères. » Elle n’avait même pas mentionné une potentielle fille tant cela lui semblait exclu. Il était clair qu’elle voulait un garçon, que le couple avait besoin d’un garçon et que, de toutes façons, la première tâche de la jeune femme était de donner des fils au Roc. Elle serait d’ailleurs affreusement déçue si jamais elle n’accouchait que d’une fille. Une simple fille. Bien sûr, une fille serait complètement à elle et ce serait amusant mais un fils serait tellement plus utile. Il lui assurerait la sécurité tout simplement. Et puis ce serait amusant, elle espérait qu’il ressemblerait à son propre père et à son frère par bien des côtés. Mais, au fond d’elle-même, elle doutait et sentait la peur monter. Sa mère était morte en couches et Maura avait hérité de bien des traits venus de la dame des Eyrié. Pour autant, elle ne voulait pas troubler son époux outre mesure avec ses craintes peut-être sans fondement.  « A ce propos, plutôt que de faire le voyage jusqu’à Hautjardin à dos de cheval, je veux être transportée en litière si c’est possible. » Ce serait plus reposant pour sa santé et celle de l’enfant et elle n’aurait pas à supporter le trot ou les cahots de des chemins aussi durement même si cela retarderait forcément le train du convoi.

La suite ne lui plut guère d’autant qu’elle conservait une certaine rancune à l’égard du capitaine qui avait osé poser aussi rudement la main sur elle pour l’emmener de force défiant ainsi ses ordres criés à haute et intelligible voix. Son mari la voulait peut-être douce et tendre mais, fondamentalement, elle n’était ainsi que pour lui et lui seul. Et aucun homme petitement né, fut-il chevalier, n’avait le droit de contrevenir à ses directives.
 « J’ai fait ce qui est attendu de la Dame du Roc. Tes ordres étaient de me faire sortir de Port-Lannis et ton capitaine a voulu les appliquer sans même que nous sachions si les Fer-nés n’avaient pas débarqués sur la route menant au Roc. C’était idiot. Qui plus est, c’était dangereux. » Voilà pour l’argumentaire qu’elle avait mûrement réfléchi. Elle avait d’ailleurs sciemment laissé de côté la survie du peuple. La suite plairait sans doute encore moins mais elle ne pouvait se taire. Elle n‘avait pas traversé ce qu‘elle avait traversé pour se laisser faire comme une enfant incapable de décider ce qui était bon ou non pour elle.  « Et pour ce que cela vaut, j’ai prévenu ton capitaine. La prochaine fois qu’il ose me toucher comme il l‘a fait, je lui fais sauter la tête. Je ne prends pas d’ordres d’un serviteur et suis assez mature pour décider de ce qu‘il convient de faire ou non.» Enfin, elle se souvînt brièvement avoir menacé de lui couper les mains dans le chaud du moment mais elle ne s’en rappelait finalement guère. De toutes façons, pour un homme comme ce Petyr, les mains ou la tête étaient toutes aussi hideuses.

Avec méfiance, elle regarda la dague que Tybolt lui présentait et secoua la tête.
 « J’ai une dague mais je ne veux pas apprendre et encore moins savoir tuer de mes mains. Je ne peux pas…C’est…Non, je veux pas. C’est une affaire d’hommes et je ne suis pas faite pour verser le sang. Du moins pas avec mes propres mains. C’est gentil de ta part, vraiment, mais non. » Sans vraiment savoir pourquoi, elle trouvait l’attention touchante et la reconnaissait à sa juste valeur. Tous les maris ne proposaient pas à leurs épouses de savoir se servir d’une arme et elle se doutait que Tybolt le souhaitait ainsi pour qu’elle puisse défendre sa vie. Elle avait sciemment laissé de côté l’épisode des Fer-nés. Tout d’abord parce qu’elle ne tirait aucune gloire d’en avoir tué mais surtout parce qu’elle ne voulait pas revivre la peur et le sentiment d’impuissance qui l’avaient étreinte. Elle n’avait vraiment pas envie de remettre le sujet sur la table même pour son époux qui devait bien se douter qu’elle ne s’en était pas sortie en trois coups de cuillère à pot.  « Laissons cela. Tant que je suis à tes côtés, que pourrait-il bien m’arriver ? Nous serons dans le Bief bientôt de toutes les façons. D’ailleurs quand partons-nous ? »
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Message Dim 4 Mar 2012 - 0:23

Tybolt souffla bruyamment par le nez en se tapotant les lèvres du pouce. Il ne pouvait forcer Maura à porter une lame sur elle en toute occasion, bien sûr il aurait préféré la savoir armée et plus encore formé pour utiliser une dague si le cas venait à se présenter mais il ne pouvait la forcer. Tout du moins il ne pouvait la convaincre pour le moment. Il aurait l'occasion de revenir sur ce sujet une autre fois, peut être en amenant le sujet comme un jeu entre eux un soir dans leurs appartements. Pour le moment si elle ne voulait en entendre parler il était prêt à lui faire ce cadeau. Il finit de jouer avec la dague qu'il logea de nouveau dans la petite poche de cuir à l'intérieur de sa bottine. D'accord si tu ne veux pas porter de dague je ne vais pas t'y forcer... Tu auras toujours les Gardes du Lion avec toi de toute manière, ce qui s'est produit sur les côtes de l'Ouest ne pourra plus avoir lieu. Tybolt ne voyait même pas de raison d'arguer sur ce sujet tant il lui paraissait l'évidence même que les nouveaux protecteurs de Maura n'auraient jamais été massacré comme l'avait été la suite venue du Val. Cette pensée le ramena à la déclaration de Maura et bien que souriant il n'entendait pas vraiment lui laisser autant de latitude sur ce plan qu'il n'était prêt à le faire sur le fait de porter une lame. Ser Petyr n'a fait qu'appliquer les ordres que je lui avais donné, je ne lui demandes pas de les remettre en cause ou de les discuter que ce soit avec toi ou quiconque d'autre. Il est l'exemple même d'une loyauté sans faille, un bras fort et une conscience vierge. De fait sa tête aussi défigurée soit elle restera sur ses épaules tant qu'il servira notre maison comme il le fait Maura. Il souffla longuement. S'il a levé la main sur toi, ce dont je ne serai certain qu'après l'avoir interrogé ce ne pouvait être que pour te mettre à l'abri. Je ne saurai dès lors punir un homme pour avoir placé mes intérêts au dessus de ses propres convictions. Et pour le coup ce ne sont que mes ordres qui étaient prononcés via sa vilaine trogne. Maura aurait beau dire, il avait vu lui même ser Petyr se jeter dans le combat sans une hésitation à bien des reprises et à chaque fois pour la gloire et l'honneur de la maison Lannister. Il ne disposait pas de beaucoup d'hommes de cette stature et ne comptait pas les sacrifier simplement parce qu'il avait poser sa main sur Maura et ce malgré tout l'amour qu'il pouvait avoir pour elle. Petyr te respecte autant que faire se peut ma douce mais il te faut aussi voir en lui le chevalier fidèle à ses vœux et rien qu'à eux. Il servira la famille Lannister même s'il lui faut affronter l’Étranger lui même. Il esquissa un sourire. Et vu la gueule cassée de ce vieux bougre on peut déjà dire qu'il a croisé ce dernier et en est revenu.

Tybolt se redressa avant de déposer un baiser sur la chevelure de son épouse. Il se pencha alors pour ramasser sa tunique qu'il passa en un mouvement ample. Cette dernière était en partie couverte de paille et de foin, cela fit rire le jeune seigneur alors qu'il tentait de s'épousseter. Si tu veux voyager en litière, je pense que l'on peut s'arranger, ce n'est pas bien gênant, tu risques par contre de beaucoup plus t'y ennuyer qu'à cheval mais tu as sans doute raison, ce doit être mieux pour une femme enceinte. Nous emmènerons néanmoins ton cadeau avec nous, ça lui fera du bien de voyager un peu. Il nous faudra par contre partir plus tôt que prévu en ce cas. Il leur faudrait bien deux jours de plus pour effectuer le trajet jusqu'à Hautjardin s'ils étaient ralentis par la présence d'une litière mais au final ce ne serait que plus agréable. Ils pourraient prendre le temps de justement prendre le temps. En définitive cela pouvait être une grande idée. Si nous voulons y être à la date prévue par Lord Tyrell et si je veux avoir le temps de m'entretenir avec Lord Crakhall en passant par ses terres... Je pense qu'il va nous falloir partir dans les très prochains jours, deux ou trois tout au plus. En pensant à Crakhall, Tybolt se fit la réflexion que la proposition de Maura était toute trouvée pour empêcher Aliénor de retenter ses incartades. Elles voyageraient toutes deux dans la même litière, il ferait ainsi d'une pierre deux coups. Encore qu'il ne pensa pas que Aliénor oserait un quelconque écart de conduite en sa présence mais on ne pouvait savoir avec elle... D'ailleurs ton cousin sera certainement de notre convoi, il y a donc de fortes chances que je passe plus de temps près de ta litière qu'au milieu de la colonne.
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Message Dim 4 Mar 2012 - 1:02

A l’évidence, les déclarations de Tybolt ne faisaient pas sourire Maura ni ses traits d’humour. Pour sa part, elle trouvait bien ce Petyr laid jusqu’à la déraison mais du moment qu’il savait se servir de son épée, elle s’en moquait assez. D’autant plus qu’il portait bien souvent son casque pour s’éviter, sans doute, des regards consternés ou apeurés. Mais, quoiqu’il en soit, sans vouloir se hausser au dessus de ce qu’elle n’était pas, elle envisageait encore son existence sans se faire trainer par un chevalier, fidèle ou non, en rouge ou pas. Ceci dit, elle ne voulait pas se lancer dans une énième dispute avec son époux sur un sujet aussi trivial mais ne souhaitait pas non plus qu’il puisse croire et prendre pour acquis que de simples gardes puissent l’obliger à faire ce qu’ils voulaient au mépris de sa propre sécurité. Et encore plus si elle n’était pas crue quand elle lui disait qu’un l’avait rudoyée. Aussi se força-t-elle à répondre de façon posée, affectueuse malgré le feu qui grondait.  « Je suis certaine qu’il a voulu bien faire tout comme je sais qu’il t’est tout dévoué. A vrai dire, la question n’est pas là. Ni qu’il ait suivi ses ordres d’ailleurs. Ce n’est même pas une question de respect accordé ou non, l‘avis d‘un garde a peu d‘importance. Je ne te demande d’ailleurs pas sa tête, je sais combien il t‘est précieux. Simplement, il aurait dû réfléchir. Même dans le chaud de l’action. Sa réaction était stupide, inappropriée et dangereuse. Qu’il exécute tes consignes très bien mais qu’il le fasse dans l’esprit plutôt qu’à la lettre. Et que plus jamais, il ne se croit autorisé à me considérer comme un simple objet à déplacer. » Ou bien elle aurait sa tête, sa vie, ses mains…N’importe quoi d’une façon ou d’une autre. Il était sans doute très apprécié de son seigneur mais elle ne supporterait jamais qu’un homme comme ser Petyr se croit autorisé à faire d’elle ce qu’il voulait. Pas après les Fer-nés, pas après avoir été aussi impuissante, elle ne pouvait même pas le supporter.

A son grand soulagement, Tybolt donna son accord pour que le voyage se fasse en litière. Elle avait légèrement craint qu’il ne considère sa demande que comme un simple désintérêt pour l’Ouest alors qu’elle souhaitait mettre toutes les chances de son côté et ne pas risquer de perdre l’enfant en se fatiguant trop sur les routes. Elle sourit quand il lui parla de son cadeau qu’il faudrait emmener avec eux.
 « Je ne voyais pas les choses autrement. Je n’ai pas très envie d’arriver chez mon oncle en étant allongé comme une infirme. Je la monterai un peu pour que nous nous habituions l’une à l’autre durant le trajet, je pense. » La prévision du départ manqua de la faire s’étouffer.  « Déjà ?! Si tôt… » Elle commença à remettre sa robe en place et à ramasser sa cape afin de la nettoyer des brins de paille fraîche qui y étaient accrochés. Rien n’était prêt. Enfin, Aliénor l’était selon ses dires mais elle ne l’était pas du tout. Il allait falloir faire ses malles, celles de ses suivantes, préparer les robes, les tenues. Elle s’agaça soudain après Tybolt qui lui apprenait cette nouvelle à la dernière minute.  « Tu n’aurais pas pu me le dire plus tôt ? Rien n’est prêt, je n’ai même pas de robe à me mettre. Tu m’as prise pour ton chevalier à la sale trogne ou quoi ? » Elle se releva brusquement tentant d’ôter le foin avec des gestes frénétiques comme si cela accélèrerait les préparatifs de ses bagages et de ses paquets. Puis, elle réagit à la remarque sibylline de son époux en souriant rapidement.  « Dans ma litière ? N’y compte même pas. Tu ne sais pas te tenir dès qu’il y a quelque chose pour s’allonger. Et puis, qui surveillera ta scintillante sœur qui chevauchera pendant que tu viendras t’occuper à mes côtés ? »
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Message Dim 4 Mar 2012 - 1:55

Le jeune seigneur fut en partie surprit par la réaction un peu trop vive à son gout de son épouse. Que voulait dire toute cette agitation ? Elle lui demandait de voyager en litière pour ensuite lui reprocher un départ trop soudain... Il ramassa son pourpoint qu'il débarrassa sans ménagement des reliefs de paille et de foin. Il en entoura les épaules de la jeune femme. Le vêtement taillé pour sa carrure cachait sans peine la gorge dénudée de son épouse et c'était bien là tout ce qu'il lui demandait. Lui même pouvait rester en tunique sans que cela ne choque mais il imaginait mal Maura traverser la petite cour puis les couloir les seins au vent sans que cela ne surprenne les quelques serviteurs qu'elle pourrait croiser. Une fois son pourpoint sur le dos de sa douce il prit un pas de recul. Je n'aurai pas pu le dire plus tôt ? ! T'es sérieuse là ? ! Tu viens à peine de me dire vouloir voyager en litière, je ne fais qu'adapter notre calendrier à tes désirs et je reste néanmoins le fautif dans cette histoire ? ! Il se pinça l'arrête du nez en grommelant. Ah Maura, parfois je te jure j'ai l'impression de ne pas pouvoir te cerner... Tu as trois jours et tu vas me dire qu'il n'y en a pas assez pour rassembler quelques robes et préparer le voyage ? Restons sérieux quelques instants, qu'est ce qui peut bien nécessiter plus de trois jours pour être organiser ? Je n'ai pas souvenir qu'il t'ait fallu autant de temps pour quitter le Roc après notre premier entretient ni même la dernière fois que sur un coup de tête tu as quitter la citadelle pour aller au manoir et faire le tour des troupes de ton frère... Tour des troupes qui coûta la vie de plusieurs dizaines d'hommes du Val faillit-il ajouter mais il se retint sachant le sujet particulièrement sensible pour la jeune femme et il n'avait du reste aucune envie de la faire souffrir pour le plaisir de gagner une dispute.

Et ce chevalier à la sale trogne dont tu parles avec si peu de respect n'est autre que ton plus fervent défenseur lorsqu'il en vient de choisir comment agir pour ta protection ! Tybolt ne souriait plus son ton devenait dur. Quant à ces histoires de te toucher, si tu as un problème avec les ordres qu'il exécute je te conseils de t'en prendre à l'auteur du message et non au messager. D'ailleurs en parlant de ça les informations dont je dispose mettent en exergue le fait que des hommes du Val ont prit les armes contre ma Garde et en serait venu à combattre ser Petyr et ses hommes s'il n'avait cédé à tes caprices. Que dois-je faire en ce cas ? Dit-il en levant les mains. Comment dois-je considérer des hommes capables de s'attaquer à mes propres troupes et ce en violation de tous les accords passés avec ton frère ? ! Tu veux parler de réaction stupide, inappropriée et dangereuse... C'est leur tête à chacun qui aurait dû orner les murs de la ville après ce qu'ils ont fait. Tybolt se tourna vers la sortie et Antares pour essayer de ne pas se laisser envahir par la colère. Quand j'ordonne, j'entends être exécuté, non pas dans l'esprit comme tu sembles le croire mais à la lettre et ce surtout lorsqu'il s'agit de protéger mon épouse et mon enfant à naitre ! Il n'y a aucun reproche à faire à ser Petyr, quitter la ville était la meilleure chose à faire, vous auriez profité de la protection du guet sur les murs et de celle des archers du Roc une fois sur la route. Il fit quelques pas de cotés avec grandiloquence. Entrer s'enfermer dans un septuaire sans issue autre que la porte principale était par contre une idiotie crasse, qu'auriez vous fait si les hommes venus te chercher avaient été plus nombreux et surtout mieux formés. Qu'auraient fait Lady Maura Arryn face à une bâtisse que l'on enflamme pour y faire périr tous ses réfugiés ? ! Prier les Sept ? ! S'en remettre à des entités désincarnées dont personne n'a jamais prouvé l'existence ? ! Il frappa du poing contre la paroi de la stalle. C'est Petyr qui t'a sortit de là et c'est encore lui qui a combattu pour empêcher ces hommes de te prendre, quand bien même tu l'ais menacer et que tes hommes aient prit les armes contre lui, ser Petyr n'a jamais cessé pour autant de ne privilégier ta survie ! Alors crois moi bien Maura quand je dis que si je lui en donne l'ordre j'entends bien qu'il te ramène de force s'il le faut en sécurité et qu'importe ton égo froissé ou le piédestal d'où tu te serais cassé la gueule. C'est de la survie de mon épouse et de mon enfant dont il est question et pour ça jamais... jamais il ne sera punis que ça te plaise ou non. Le jeune seigneur s'était finalement laissé emporté, il n'avait à aucun moment prévu de laisser libre court à sa colère et encore moins de se montrer tout à la fois vulgaire et implacable avec Maura, tout cela était partit d'une étincelle qu'il n'avait pas su maitriser, dès lors le feu avait enflammé toute sa raison. Antares, dans sa stalle, frappait du sabot le sol dallé de pierre de son enclos, l'animal était en empathie avec son maitre et se montrait tout aussi agité que ce dernier en renâclant avec force.
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Message Dim 4 Mar 2012 - 11:49

Tybolt était parfois d’une telle mauvaise foi que c’en était aberrant. Elle eût un geste d’incompréhension pour lui signifier qu’il se lançait dans une pente qui n’était sans doute pas la bonne, du moins pour lui. Il aurait difficilement raison dès lors qu’il s’agissait de préparer des vêtements pour le mariage, mariage qui serait avant tout la présentation officielle de la jeune femme comme dame du Roc. Toutefois, elle répliqua d’un ton acerbe.  « Si tu avais un tant soit peu de jugeote, tu te serais douté que ta femme enceinte ne peut pas se permettre de passer des jours entiers à dos de cheval. Tu aurais tout simplement pu demander à Mestre Vyman, Tybolt. Mais, en dehors de tes grandes déclarations, tu restes à mille lieues de t’intéresser à mon sort. » répondit-elle sans se mettre en colère tout en continuant de se couvrir.  « Ce n’est pas tant le voyage que les jours que je passerais à Hautjardin qui demandent des préparatifs, ma robe pour la cérémonie n’est même pas encore prête. Ce n’est pas la peine d’en faire tout un plat et de monter encore une fois sur tes grands chevaux ! Je veux être belle, bien habillée pour être enfin présentée comme ton épouse. Si tu ne peux pas comprendre ça, je n’y peux rien franchement… » Elle se contenta de souffler et de commencer à sortir de la stalle pour, justement, aller faire en sorte d’être prête à l’heure quand l’explosion commença.

La jeune femme croisa les bras sur sa poitrine regardant avec attention son époux se lancer dans une scène sur son pauvre capitaine des gardes qu’il lui fallait absolument accepter et traiter comme un ami, un parent, un fidèle…Elle secoua la tête avec hauteur. Il en faisait trop et elle se demanda si il allait taper du pied parce qu’elle avait menacé un de ses précieux manteaux rouges. Et, après, on venait lui dire qu’elle était d’une tendresse démesurée et qu’elle s’attachait beaucoup trop à ses propres soldats, gardes ou servants. Elle en aurait presque ri.
 « Ma garde a en effet ses ordres, elle aussi. Les chevaliers du Val sont très attachés au respect dû à la sœur de leur suzerain, fut-elle l‘épouse d‘un seigneur de l‘Ouest, tu le sais, et, je ne crois pas que beaucoup d’hommes de l‘Ouest non plus, adoubés devant les Sept, voués à la sauvegarde des faibles, auraient souffert de voir une femme être trainée par un chevalier comme ser Petyr l’a fait. » remarqua-t-elle d’une voix calme tranchant avec les transports auxquels se livrait Tybolt. A vrai dire, elle ne lui en voulait pas et comprenait ce qui le troublait. Elle soupira légèrement et finit par répondre à ses accusations d’inconscience.  « Je sais combien tu t’inquiètes pour moi, Tybolt, pour l’enfant et pour moi. Je sais aussi que l’attaque non loin de Falaise était due à mon orgueil, peut-être même à ma colère contre toi. Crois-le ou non, cela fait sans doute partie des leçons qui resteront le plus longtemps gravés dans ma mémoire, si tant est que je puisse un jour oublier. Mais, s’il te plaît, accorde-moi tout de même un peu de crédit et crois-moi lorsque je te dis que rien n’arrivera à mon enfant. » Sa voix s’était faite beaucoup plus sérieuse alors qu’elle avait semblé prendre à la légère les reproches précédents.  « D’ailleurs, je n’en veux pas à Petyr, je te l’ai dit. Il a fait son devoir et je n’ai pas réclamé de punition, tu t’emportes pour rien. Il t’est dévoué et, par extension, il l’est aussi à ma protection, je le sais bien. D’ailleurs, si tu l’avais écouté jusqu’au bout ou si tu t’en souvenais dans ton ire, tu saurais que je lui ai demandé de nous assurer une voie de sortie de Port-Lannis lorsque nous étions au Grand Septuaire et que je l’ai suivi quand la menace s’est faite précise. » Elle n’ajouta pas qu’il ne devait pas avoir mis les pieds depuis bien longtemps au septuaire car tous les bâtiments de cette taille possédaient évidemment plusieurs issus. Généralement sept pour les constructions en l’honneur des nouveaux Dieux mais elle ne le savait pas avec exactitude pour celui de Port-Lannis.  « Je sais que tu tiens à être obéi en tout mais est-ce vraiment à cela que tu me destines ? Ne plus avoir aucune pensée personnelle ? Ne plus pouvoir prendre aucune décision sur ce qui convient de faire lorsque tu n’es pas là ou lorsqu’il sera question de mes propres enfants ? C’est donc l’image que tu as de moi pour que tu préfères t’en remettre à un garde plutôt qu’à ton épouse ? Je suppose que tu demanderas aussi à ser Petyr lorsqu’il sera question de layette pour notre fils. » termina-t-elle amère avant de prendre un air contrit.  « Je croyais vraiment que nous étions devenus autre chose l’un pour l’autre. Mais, tu es mon mari devant les Sept, et je ne te refuserai pas le droit de décider pour moi-même et retournerai à mes devoirs d’obéissance stricte. Mais ne t’attends pas à recevoir des lauriers de ma part pour cela. » finit-elle, échaudée et cuirassée de toute la froideur de la dame du Val. Elle fit une pantomime de révérence devant son époux.  « J’espère que Sa Seigneurie m’excusera, je dois aller préparer mes paquets pour être prête à temps pour le mariage d’Aliénor. » Elle se retourna d’un bloc, prenant une profonde respiration pour chasser ses larmes, et au lieu de partir s’en alla directement jusqu’à la stalle de sa jument qu’elle appela à elle en claquant des doigts pour lui flatter le chanfrein.
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Message Lun 5 Mar 2012 - 7:48

Tybolt avait horreur de ça chez Maura, elle finissait toujours pas agir de cette manière, elle jouait les offensées avant de simplement fuir la conversation ou plus particulièrement les disputes. Ce devait être une spécificité culturelle du Val, fuir l'adversité quand celle-ci se présente. Lorsqu'elle tourna les talons pour aller vers sa jument, Tybolt resta simplement dans la stalle vide. Elle avait beau l'énerver au plus haut point dans ces situations elle n'en demeurait pas moins sa douce et la future mère de son enfant. Il resta donc plusieurs minutes seul pour se calmer, rien de tout cela n'avait de sens, une nouvelle fois il était celui qui faisait les efforts. Il avait un Lord du Val dans ses geôles et comptait être indulgent du simple fait qu'il était originaire de la région de Maura et qu'il l'avait accompagné dans l'Ouest. Les hommes qui avaient tiré l'épée contre ses propres gardes n'avaient pas été inquiété car ils étaient les protecteurs de Maura. Il aurait pu continuer la liste ainsi indéfiniment cependant quoi qu'il arrive à chaque fois qu'il pensait faire un pas en avant elle le repoussait de deux en arrière. Et pourtant il était certain de son amour pour lui, il savait ou tout du moins pensait savoir qu'elle tentait de son coté de faire des effort ou au moins en avait-elle l'impression. Il ne pouvait lui en vouloir pour ça et ce même si son épouse avait un don inégalable pour le pousser dans ses retranchements. Les faire exécuter, ses gardes comme son Lord se dit-il voilà ce que j'aurai dû faire ! Il prit alors une profonde inspiration et se souvint de ce qu'il avait ressentit en voyant Maura aux prises avec ces assaillants, il se souvint de son bras qui avait frappé encore et encore sans faiblir un seul instant par le simple fait qu'elle était en danger et il comprit. Cette femme pouvait bien faire l'impossible pour l'énerver, elle pouvait lui demander l'impossible et se plaindre qu'il n'aille pas assez vite pour l'accomplir pourtant jamais il ne lui manquerait. Il tenterait toujours d'atteindre cet impossible simplement parce qu'elle était elle, il accepterait les reproches incohérents pour la même simple raison. Il manqua s'esclaffer en réalisant cela.

Finalement calmé et ayant rendu les armes dans cette bataille d'ores et déjà perdue il quitta la stalle pour rejoindre Maura. Il était amusant de voir que son pourpoint qui avait été taillé spécialement pour lui arriver à la taille pouvait tout aussi bien servir de jupe pour la jeune femme. Il approcha calmement pour à la fois ne pas effrayer la jument et son épouse. Il approcha assez cependant pour pouvoir passer ses bras autour de cette dernière. Se faisant il parla d'une voix calme et posée.
Je suis désolé... je n'aurai pas dû m'emporter comme ça. C'est un jour de fête et nous n'avons pas besoin de disputes. Il posa une main bienveillante sur le ventre de son épouse avant de déposer un baiser sur l'épaule de cette dernière. C'est juste que lorsqu'il en vient de ta sécurité et... enfin tu sais j'ai tendance à prendre les choses plus à cœur encore qu'en temps normal. Il ne donna cependant pas raison à la jeune femme, en réalité il gardait toujours ses convictions quant au comportement de ser Petyr et concernant en réalité tous les sujets de leur dispute. Mais le cœur n'y était plus, il n'avait plus envie de se battre avec elle pour ces histoires. Au lieu de ça il leva les yeux sur la jument en se serrant un peu plus contre Maura. Je suis persuadé que quoi qu'il arrive tu seras de toute manière la plus belle lors de ce mariage, tu n'as pas besoin d'artifices ou de toilettes sophistiquées. Tu sais très bien que je n'attends pas de toi que tu parades sous les couleurs Lannister ou même de te montrer comme on le ferait d'un trophée, je veux simplement pouvoir me débarrasser de ce secret et pouvoir enfin avoir mon épouse à mes cotés. Tybolt n'était du reste pas loin de réellement penser ce qu'il disait même s'il devait avouer qu'il n'était pas contre le fait de voir Maura porter les couleurs Lannister et imposer le respect et l'admiration par sa seule présence comme il la savait capable. Il avait vu à plusieurs reprises désormais son épouse entrer dans des pièces et souffler l'assistance par sa seule prestance. Cela pouvait paraître envieux, mais d'une certaine manière il voulait désormais que cela soit associé au nom de sa famille ainsi qu'à lui par le même biais. Il voulait que lorsque les nobles de par le royaume pensent au rayonnement des Lannister, ils y associent la prestance et le charisme naturel de Maura.
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Message Lun 5 Mar 2012 - 9:25

Elle n’agissait sans doute pas correctement vu les conseils que lui avait donné Tybolt concernant la jument mais elle enfouit tout de même sa tête dans l’encolure quelques instants. Elle sourit pensivement après avoir été au bord des larmes. Elle détestait être ainsi : faible. Et pourtant, depuis quelques temps, elle avait l’impression désagréable de ne plus être elle-même, de fondre en larmes à la moindre contrariété ou simplement d’être blessée par des propos qui ne lui auraient pas fait soulever un sourcil en temps normal. Mestre Vyman lui avait affirmé qu’un tel comportement était habituel chez toute femme enceinte et qu’elle ne devait pas s’en inquiéter outre mesure, cela passerait après la délivrance. Elle entendit le pas lourd de son mari avant qu’il ne la rejoigne et ne l’enlace posant sa tête contre son épaule. Elle aurait sans doute du lui en vouloir terriblement, s’écarter promptement mais ce seul contact lui faisait du bien. Elle se laissa aller contre lui doucement avec un soupir.  « Non, ne t’excuse pas, c’est de ma faute. Je ne sais pas comment nous réussissons l’exploit de toujours nous faire sortir de nos gonds l’un ou l’autre mais cela me fatigue. » lâcha-t-elle avec lassitude finalement plus épuisée par la tension de leur dispute que par leurs ébats champêtres sur le foin frais. Elle passa sa main sur celle de Tybolt jouant avec le sceau du Lion quelques secondes.  « Je sais que tu as eu peur pour moi et les Sept savent à quel point j’ai cru que…ma vie était terminée à Falaise. Si cela peut te rassurer, j’ai peur moi aussi, pour l’enfant, pour moi. Si tu savais à quel point j’ai peur des Fer-nés, de ce traître, Tybolt, à quel point j’ai toujours eu peur. Je suivrais les indications de ser Petyr désormais, seulement je ne peux pas restée cacher, terrée au Roc. Je n’ai pas de mots pour t’expliquer pourquoi…Je ne suis tout simplement pas ainsi. Et, j’ai vraiment pensé qu’il serait plus prudent de rester au septuaire avec les gens en colère qui nous entouraient pour éviter un bain de sang. Qu’auraient-ils dit de moi si jamais ma garde nous avait taillé un chemin à coups d’épée ? Lady Lannister qui verse le sang de ses propres gens pour sauver sa peau ? J’ai pensé que cela ferait plus de mal que de bien mais je ne dis pas que c’était la meilleure des solutions. J’ai juste opté pour celle-là. » A vrai dire, elle ne souhaitait pas que son époux lui donne raison, elle n’avait jamais tenu à ce qu’ils soient en accord sur tout, mais elle voulait son soutien et qu’il préfère l’appuyer elle, plutôt qu’un simple chevalier. N’était-elle pas la plus fidèle de ses sujets ? Peut-être pas mais elle était en tous cas la plus aimante.

La mention du secret la fit sourire. Il y avait quelque chose de romanesque à être l’épouse secrète, à aimer en secret, à se cacher du reste du royaume et elle appréciait même cette idée. Mais, plus loin que le simple conte, la nécessité de maintenir le silence l’épuisait et la laissait seule pour se poser des questions.
 « J’ai envie de vivre au grand jour à tes côtés. Même si j’aime te retrouver dans une stalle, j’ai envie que le monde sache ce que nous sommes l’un pour l’autre. Pourtant, j’aimerai ne pas avoir à le faire. Ce mariage m’effraie et j’aimerai que nous restions ici, seuls. » Mais cela n’arriverait pas. Lord et lady Lannister devaient se rendre aux côtés d’une fille du Roc pour la marier et elle ne pouvait se comporter en paysanne qui refusait ses obligations par simple peur.  « Je crois que je me suis habituée plus qu’il n’aurait fallu à la situation et je crains que notre relation ne change après que notre union soit devenue publique. » Ne risquaient-ils pas d’être avalés par leurs devoirs de représentation ? De ne plus pouvoir être aussi proches l’un de l’autre qu’ils ne l’avaient été ? Il n’y avait pas de réponse à cela. Du moins, pas pour l’instant. Aussi préféra-t-elle lui répondre au sujet de sa tenue ou plutôt dissiper ses craintes quant à la façon dont elle voyait son entrée dans Hautjardin.  « Au départ, je voulais arriver en écarlate et or mais, finalement, j’ai trouvé que ce serait assez injuste pour Aliénor. Elle sera celle à l’honneur en ce jour précis et le rouge a tendance à attirer tous les regards. J’ai fait brodé des lions au fil d’or sur ma robe mais la couleur est un brun clair plus discret. La couturière trouve que cela me convient mieux. » expliqua-t-elle rapidement tout en doutant fortement de l’intérêt de son époux pour l’étoffe qu’elle porterait. Il avait maintes fois prouvé qu’il la préférait nue de toutes façons.  « D’ailleurs, au sujet de Hautjardin, je me demandais. Comme mon frère et mon oncle seront présents, t’ouvriras-tu à eux de tes projets concernant l’attitude du Trône ? » Elle avait longuement réfléchi au sujet de l’avis de Tybolt qui consistait à rassembler les Lord Arryn, Lannister et Tyrell en un semblant de contre-pouvoir destiné à faire bouger les lignes du gouvernement de l’actuelle Main. Elle n’avait jamais caché son scepticisme à son époux sur cette idée mais elle tenait au moins à savoir ce qu’il en était voire à l’aider dans sa démarche.
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Message Mar 6 Mar 2012 - 4:19

Lové contre son épouse, Tybolt écouta attentivement cette dernière. Au moins avait-elle conscience des évènements qui semblaient affluer de toute part dernièrement et en prenait la mesure. Cela le rassura quelque peu, au moins n'était-elle pas totalement aveuglée par un besoin impérieux de paraitre et de mettre son orgueil au dessus de toute autre chose. Le jeune seigneur restait pour sa part tiraillé entre deux sentiments bien distincts. Il ne pouvait dénigrer le point de vue de Maura concernant la vision du peuple de Port-Lannis. Sur ce point elle avait vue juste, son image à elle ainsi que celle à venir des Lannister n'en serait qu'élevé par la manière dont elle avait agit face au danger en prenant le partie des petit gens. Mais d'un autre coté elle restait son épouse, la femme la plus importante à ses yeux et elle portait son enfant à naitre... il ne pouvait non plus imaginer la laisser risquer ces vies pour le simple fait d'élever un peu plus l'image de la maison Lannister auprès de son peuple. Bien évidemment il était plus facile désormais de parler en connaissance de cause, après coup, il savait désormais que Maura n'aurait rien risqué en remontant vers le Roc, mais en aurait-il été si certains dans le feu de l'action ? Enfin tout cela n'avait que peu d'importance au final, comme il l'avait pensé en montant à l'assaut des reitres près du septuaire, celle comptait Maura. Il raffermit ses bras autour de la jeune femme avant de l'embrasser dans le cou. Du moment que Maura acceptait de suivre les directives imposées par lui même au travers ser Petyr, il était satisfait. Il ne souhaitait pas la voir lui obéir en toute chose comme elle semblait le menacer de faire, bien au contraire, Tybolt serait devenu fou s'il devait vivre constamment avec une épouse ne faisant qu'abonder en son sens. Il aimait Maura justement parce qu'elle savait lui tenir tête et faire valoir ses points de vue. Pour dire vrai il s'agissait de la principale raison pour laquelle il avait voulu épouser Maura en premier lieu, le fait qu'elle avait su le remettre à sa place alors même qu'elle n'était que la sœur de Lord Arryn. Ajouté à cela sa beauté et son charisme, la jeune femme était devenue très vite la seule chose vers laquelle l'esprit de Tybolt dérivait lorsqu'il n'était pas accaparé par une tâche en particulier.

Il écouta le reste avec moins d'attention, en fait il décrocha lorsqu'elle en vint à lui parler de la couleur de sa robe. Il n'avait du reste foutrement aucune idée de ce que pouvait bien être du brun claire... une sorte de marron certainement... cela ne lui semblait pas exactement la couleur la plus seyante pour son épouse mais pour le peu qu'il connaissait à ce genre de choses il ne releva pas l'information.
Si la couturière le dit... dit-il dans le but de donner le change et simuler un quelconque intérêt. machinalement il passa une mèche de cheveux derrière l'oreille de Maura pour pouvoir embrasser la tempe de cette dernière sans avoir à simplement poser ses lèvres sur son imposante chevelure. La question sur la triple alliance était quant à elle beaucoup plus importante et il ne s'en était pas encore ouvert avec Maura. En fait il avait beaucoup réfléchit à toute cette historie et si par arrogance et vanité il pensait qu'il serait plus efficace seul il ne pouvait dénigrer l'appui que pourrait être les trois grandes maisons parlant d'une seule voix, la sienne si possible. Il reposa sa tête sur l'épaule de son épouse en soufflant bruyamment. Sur l'attitude du Trône, oui je pense qu'il nous faudra en parler, après tout le Bief comme nous souffre de l'absence de décision de Port-Réal... mais concernant mes anciens projets. Je ne sais pas. Le comportement de ton frère lors de nos rares échanges me laisse à penser que ce dernier n'est pas prêt pour tenir tête à quiconque. Il apprend simplement à marcher quand il nous faudrait un marathonien pour nous aider. Il marqua un temps d'arrêt dans ses propos, il avait eu des informations de ses gens à Port-Réal et ne savait s'il était très à propos d'en faire part à Maura. Il savait comme elle pouvait espérer de grande chose pour le jeune Lord du Val. En réalité les dernières informations concernant ton frère font état d'un rapprochement plus que suspect entre lui et la Main. Certaines blagues courent sur le fait qu'elle n'aurait jamais été aussi propre que depuis que le Lord du Val est arrivé dans la capital royale. D'un geste protecteur il caressa la joue de Maura. Quant à ton oncle et malgré tout le respect que j'ai pour lui, pour le chevalier magnifique qu'il fut et est encore, je ne sais pas. Peut être le Bief n'a-t-il pas encore payé assez pour réellement voir l'intérêt de son peuple avant celui d'une seule maison. Dans un moment de réflexion, il posa ses lèvres sur l'épaule de Maura, sans l'embrasser, juste dans un geste pour réunir ses pensées. En fait je commence à me dire que peut être tout se réglera lorsque j'irai prêter serment au roi directement. Le serment d'allégeance entraine un échange entre les deux partis. Si je renouvelle celui de la maison Lannister envers le Trône, ce dernier devra renouveler le sien envers nous tout autant et alors le moment sera propice pour lui rappeler que la guerre sourd chez nous et qu'il n'a encore rien fait pour y remédier.
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Message Mar 6 Mar 2012 - 14:44

Quand Tybolt ne lui répondit pas, elle se demanda si elle n’avait pas peut-être été trop dans son sens en lui affirmant avoir peur. Certes, elle était effrayée mais, finalement, elle était au-delà de l’effroi, de la crainte ou de l’inquiétude. Ils étaient en guerre et ils tenaient une position, aussi la victoire ne serait acquise que si la résistance à ces hérétiques continuait. Et à quoi serviraient tous les beaux discours sur la maison Lannister si même la dame du Roc jouait les lapins effrayés ? Il n’existait qu’un long et fin fil entre son désir de maternité et la nécessité de représenter une figure stable comme la roche et aussi immuable que les montagnes. Mais leur vision était opposée et elle le savait. Pour lui, elle n’était que l’épouse, la mère de ses enfants, quelqu’un à protéger, à aimer et à chérir…Pas la cinquième roue du carrosse, non, mais un objet fragile qu’un coup de vent pouvait emporter. Et c’était sans doute ce qu’elle aimait le plus chez Tybolt. D’être si précieuse à ses yeux. Alors qu’il parlait de sa couturière, sans doute avec effort étant donné qu’il n’en avait strictement rien à faire, elle se retourna pour écraser ses lèvres des siennes. Ce n’était certainement pas pour le faire taire mais un simple geste d’amour, un témoignage du sentiment passionné qu’elle lui portait. Et parce que, finalement, elle le remerciait de sa patience. Existait-il beaucoup d’hommes, qui plus est portant le titre envié de suzerain de l’Ouest, qui aurait pris autant de temps pour répondre à leur femme ? Qui se seraient donnés la peine de débattre avec une représentante du sexe faible ? Sans doute très peu, et à peu près aucun n’aurait accepté de prendre en compte son avis, mais son époux le faisait simplement et sans arrières pensées. Tybolt était suffisamment sûr de lui, de son pouvoir et de sa virilité maintes fois affirmées pour ne pas craindre d’écouter son épouse. Qu’elle se trompe ou qu’elle ait raison par ailleurs ? Mais cela n’avait pas vraiment d’importance. Elle l’embrassa à nouveau, plus tendrement, avant de le fixer gravement de ses yeux bleus.  « Je t’aime, tu sais. Malgré ce mariage secret, je ne crois pas que j’aurai pu vivre autrement désormais. » Elle l’embrassa à nouveau pour empêcher une réponse à un aveu qui n’en demandait pas. Même si elle affirmait hautement le contraire durant leurs disputes, les preuves de l’attachement du Lannister étaient là et elle en était consciente.

La mention de Jasper lui fit fermer les yeux quelques secondes mais, plus qu’en sœur, elle devait d’abord penser en conseillère et en mère de la future génération de la maison Lannister. Toutefois, elle n’était pas d’accord. Sans doute connaissait-elle mieux lord Arryn par la force des choses mais aussi parce que la sœur et le frère avaient été élevés dans le même moule. Elle soupira légèrement avant de hocher la tête.
 « Peut-être ne s’est-il pas montré à la hauteur de tes espérances. mais ce ne sont que des corbeaux. Qu’est-ce qu’une lettre peut bien révéler de la personnalité de Jasper ? Peu de choses, sans compter que la plupart de ses mots doivent être de la plume de notre mestre. Garde l’esprit ouvert en attendant de le rencontrer, oublie ce que j’ai pu en dire et fais-toi une idée par toi-même. Vous avez sans doute plus en commun que tu ne peux le penser. » Elle réfléchit et ajouta au sujet des rumeurs.  « La position du Val est très différente de celle de tes terres. Jasper a besoin de la reconnaissance de ses pairs et quoi de mieux que celle du maître du royaume finalement ? Il agit avec pragmatisme. Son attitude est logique avec ses objectifs et ses moyens, tout simplement. Et je crois que tu as raison, nous avons plus besoin du trône que du Bief ou même du Val. Nous avons besoin d’unité pour repousser les Fer-nés et l’union ne se fera qu’autour du trône, pas des Lannister. » Ce n’était là encore qu’un simple constat et encore, par moments, elle se demandait si vraiment Lord Lannister avait besoin du soutien de certains de ses pairs pour que sa voix porte.  « Quand les Fer-nés seront mâtés, alors il sera temps de réfléchir mais pas avant. Mais, même ainsi, le conseil restreint est rempli de vassaux de mon oncle ou de créatures des Targaryen et je ne suis pas certaine de voir la rose égratigner la main à qui elle doit tout. Les Tyrell n’étaient rien avant l’arrivée des Dragons et ils n’ont fait que grandir dans son ombre depuis. Quoiqu’il en soit, plier le genou devant Aerys est nécessaire, cela aurait même dû être fait depuis longtemps compte tenu des circonstances. Même si il faut pour cela passer de la pommade à la Main ou bien feindre de trembler devant le retour des Feunoyr afin de leur rappeler que, comme la maison Arryn, la maison Lannister a levé ses bannières contre Daemon et ses fidèles en faveur de Daeron le Bon. » Cela ne lui plaisait guère de s’abaisser devant un bâtard, sorcier en prime, et elle passa une main douce sur le front de son époux.  « Mais n’oublie rien. Ni l’absence de soutien, ni les exactions des Fer-nés, rien. Souviens-toi, conserve ce que tu sais par devers toi et, quand le moment sera venu, sers-toi de cela et abats Rivers qui nous laisse seuls et renie le serment des rois. On dit que notre bon roi trouve plus de plaisir à caresser la tranche d’un livre que son épouse. Si les Sept le veulent, le futur roi sera peut-être mon oncle ou mon cousin, toujours un Targaryen certes, mais nous aurons alors plus de chances de voir la balance pencher en notre faveur et en celle de notre maison. En attendant, soyons les fidèles serviteurs du Roi et de sa Main. La maison Lannister paye toujours ses dettes, non ? Ce temps viendra aussi certainement que le prochain hiver.»
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Message Mer 7 Mar 2012 - 13:09

Tybolt se mit à sourire en écoutant son épouse parler. Tu es encore plus implacable que je ne le suis moi même... rappel moi de ne jamais te quitter sur une dispute. Sur l'ensemble et dans les grandes lignes Maura avait somme toute raison, encore que Tybolt commençait à croire qu'il avait en lui assez de certitude et d'assurance pour faire contre poids seul au Conseil Restreint et ce peu importe sa composition. La seule chose qu'il craignait était de peut être se retrouver seul face au reste des grandes maisons. L'Ouest tirait sa fortune de ses mines mais sans commerce le peuple viendrait immanquablement à ne plus avoir accès à assez de vivres pour ne serait-ce que passer l'hiver. En pensant à cela il se dit qu'il allait sérieusement lui falloir chercher du fourrage et des denrées dans les fiefs comme le Bief ou le Conflans très vite, Port-Lannis pansait ses plaies mais très bientôt il allait falloir faire les provisions pour l'hiver à venir et étant donné la chaleur de l'été tout laissait à penser que l'hiver serait tout aussi rude. Il nota dans son esprit de s'entretenir avec Lord Tyrell à ce sujet, le Bief était bien plus grand que l'Ouest et la moisson devrait avoir été meilleure chez eux. Seulement et pendant qu'il se faisait ces réflexions la réflexion de Maura sur le fait qu'il fussent relativement similaires lui et Lord Arryn le chagrina quelque peu. Je ne suis pas certain que cela soit très vrai ma douce... Je sais que ton frère et moi sommes certainement les deux hommes encore en vie qui comptent le plus à tes yeux et que de ce fait tu dois nous voir des points communs mais je ne pense pas que l'on se ressemble réellement. Et je ne parle pas là de notre physique ou même de notre amour pour toi. Il marqua un temps d'arrêt pour architecturer sa pensée. De ce que j'ai pu en voir Jasper est un seigneur qui ne se rend même pas encore compte de son statut ni même n'est conscient de son pouvoir. Il semble chercher dans le regard de chacun une approbation quelconque qu'il ne devrait pas rechercher. Ne serait-ce que dans la manière dont il gouverne ses vassaux, j'admets, même s'il m'a fallut du temps, que dans ton cas il s'agit d'une nécessité que de ménager les vassaux mais dans celui de ton frère je ne pense vraiment pas que ce soit bon... Il lui manque encore l'aplomb qui fait qu'un seigneur n'est pas remis en question ou se fait obéir. J'accorde à votre famille un lien de loyauté hors du commun chez ses vassaux mais cela n'existe que par ce que ton père a fait durant sa vie et non parce qu'ils respectent ton frère en tant que suzerain. Je ne sais pas si mes propos sont très clairs du reste mais pour être très sincère je n'ai pas confiance en lui, comme tu l'as fait remarquer je ne m'ouvre qu'aux lions quand il s'agit de confiance mais c'est surtout car je pense que la confiance se mérite et n'est nullement dû. Et soyons encore plus honnête la manière dont ton frère court au Donjon Rouge pour recevoir la caresse amicale de la Main comme un chien le ferait pour son maitre tend à me faire accroire qu'il ne serait pas digne de confiance dans l'entreprise qui est la mienne... Il déposa un baiser aux coins des lèvres de Maura. Il ne souhaitait véritablement pas la vexer ou paraitre médisant envers son frère mais il parlait là simplement de ce qu'il voyait et pensait sincèrement sans aucune arrière pensée.

Comprends moi bien je n'ai rien contre ton frère à proprement parler et l'absence de manteaux blancs en nos murs me laisse penser qu'il n'a pas rompu le sceau du secret autour de notre mariage. Mais contrairement à toi je ne pense pas que l'on puisse juger un homme que sur ses actes. Je pense que les corbeaux apportent tout autant. Il raffermit son emprise autour de Maura. Vois-tu j'ai pu découvrir à quel point il était facile d'être courageux et vaillant dans nos actes une fois confronté aux évènements. Je n'ai pas été courageux lors de l'escarmouche du septuaire, je n'ai pas fait preuve de vaillance. Pour dire vrai je n'ai fait que suivre ma garde et n'ai pensé à rien d'autre que toi en danger, il m'était alors facile de ne pas craindre la mort... Ce n'est pas ce que j'appel du courage. Par contre ce que l'on écrit dans nos corbeaux la manière dont on interagit avec les autres grands seigneurs est beaucoup plus réfléchit et posée. Cela demande une maitrise et un contrôle beaucoup plus important que de simplement charger lame au clair. Tybolt joignit alors les mains sur le ventre de son épouse. Seulement il s'agit de ton frère et de ce simple fait je vais encore lui laisser le bénéfice du doute. Le traitement qu'il accordera à Lord Corbray sera le dernier test, là je saurai si je peux m'ouvrir à lui et le considérer comme un homme de valeur. Je compte garder le Lord Corbray dans nos geôles jusqu'à ce que Jasper vienne ici même alors je rendrai mon jugement. Il devra payer une dot considérable aux veuves ainsi qu'une rente pour le mutilé et la famille de la jeune fille morte par sa faute. Au delà de ça je ne ferai rien directement contre le vassal de ton frère libre à ce dernier d'appliquer un sentence qu'il jugera propice. Seulement il y a tout intérêt à ce qu'il y ait une sentence je n'accepterai pas que ce seigneur de rien s'en sorte avec simplement quelques dragons à verser. Tybolt s'énervait de nouveau tout seul prit par la haine qu'il portait à ce vassal venue sauver le peuple de l'Ouest et qui avait au final tué plus à lui seul que tous les Fer-nés durant l'attaque. C'est pourquoi il restera dans nos geôles, si ton frère manque à son rôle je veux être certain d'avoir le Corbray sur mes terres pour pouvoir y appliquer ma justice. L'or ne peut être la seule punition pour son acte sinon cela n'aurait aucun sens... imaginons seulement lui faire verser mille dragons par morts qu'est ce que cela signifierait que s'il disposait d'un million il pourrait massacrer la ville et pour dix millions de plus te baiser sur le chemin du retour ? ! Tybolt fulminait tout seul, sa voix n'était pas loin d'avoir prit les intonations furieuses qu'il avait lorsque Maura le poussait à bout et ce même s'il n'avait pratiquement pas élevé le ton.
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Cadeau de mariage pour l'annonce d'une grossesse... - Maura

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