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Le savoir est porteur de responsabilité ▬ Lysena

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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Mer 22 Fév 2012 - 14:27

     Le retour du raid sur Port-Lannis avait été plutôt rude, les pertes très lourdes subies par la majorité des capitaines de la flotte de fer, avaient été handicapantes pour le trajet jusqu'aux Iles de Fer. La Veuve Salée ne faisait pas exception, Sargon avait perdu bon nombre d'hommes et certains bancs de rameurs étaient donc restés vides, ralentissant grandement la cadence d'avance, sans compter qu'avec les blessés qu'il avait à bord, le Harloi ne pouvait pas se permettre de mettre trop de temps pour rallier leurs îles natales. Ils avaient donc forcé l'allure du mieux qu'ils pouvaient et même si le capitaine avait été blessé au bras durant l'attaque, il avait tout de même mis la main à la pâte en prenant lui-même la place de rameur le temps qu'ils puissent voir au loin des formes familières des Iles de Fer. Le médecin de bord avait été très occupé et le temps qu'il puisse s'occuper de la flèche plantée dans le bras du Harloi, celui-ci avait déjà aggravé la blessure suite au fait qu'il devait ramer pour aider ses hommes en sous-effectif. Autant dire que la blessure mettrait davantage de temps à se soigner qu'en temps normal, mais c'était bien peu cher payé en comparaison d'autres Fer-nés. Elyn avait été ouverte au flanc, certains de ses marins, gravement blessés, puis d'autres étaient morts, comme Harald et ses hommes.

     Sargon n'avait appris la perte du Cruel et la mort de son capitaine que lorsqu'ils s'étaient éloignés de Port-Lannis, lorsque ses yeux avaient cherché les autres boutres pour voir les pertes qu'ils avaient subies. Ironiquement, Trompe-La-Mort ne l'avait pas trompé cette fois-ci et se retrouvait à nourrir les poissons et son Dieu Noyé si vénéré. Le Harloi n'avait pas été triste, pas heureux non plus parce que la perte d'un boutre aussi imposant était toujours gênante, surtout qu'ils risquaient de passer pour des incompétents face aux gens de l'Ouest ! Le lord capitaine, il était bien beau ! Pour peu Sargon avait envie de rendre visite à Dagon et de lui rappeler qu'il avait tellement encensé Harald qui au final n'avait même pas été capable de naviguer suffisamment bien pour sauver le Cruel. Une honte. Il serait rapidement oublié. En tous les cas la seule chose qui réjouissait Sargon était que Pluie Pourpre son épée en acier Valyrien était restée chez lui et n'avait donc pas terminé au fond de la mer. Cela aurait certainement été le plus ridicule et le plus humiliant.

     Après être rentré à Kenning en compagnie de Deirdre, Aaricia et Elyn, le capitaine avait donc réglé quelques détails, puis chacun était rentré chez soi, sauf la capitaine de la Veuve Noire qui restait à Kenning le temps de se soigner. Sargon n'avait guère le temps de s'attarder pour profiter de son retour sur les îles, il devait rendre visite à son oncle, Igon Harloi, afin de lui faire un débriefing de tout ce qui était arrivé lors de l'attaque, après tout c'était avec lui que Dagon avait programmé l'incendie du chantier naval de lord Lannister. Il avait donc traversé l'île de Harloi à pied – étant donné que les marins de son boutre devaient se reposer et qu'il devait recomposer son équipage – pour se rendre à Dix-Tours. Étant bien connu des gardes, le Harloi était rapidement entré dans le château pour rejoindre la chambre de son oncle où celui-ci l'attendait patiemment pour discuter de tout cela. Ils échangèrent donc les informations, Igon se plaignit de la perte du Cruel, mais se réjouissait de voir que l'opération s'était bien passée, une bonne chose il fallait l'avouer. Au moins leur but avait-il était atteint, même si les pertes subies restaient très lourdes. Le vieux lord avait ensuite abordé le sujet du mariage de sa fille avec le frère de Aaricia Greyjoy, sujet de discussion plutôt compliqué qui avait rapidement tourné à la dispute et au final, Igon avait congédié son neveu en lui demandant d'aller porter un livre à son cousin qui se trouvait à la bibliothèque. Même s'il ne se considérait pas être comme un domestique à ses ordres, Sargon s'exécuta toutefois, il ne perdait jamais une occasion de railler son cousin.

     L'ouvrage sur le bras - droit puisque le gauche le faisait souffrir, même la blessure bandée - il s'était rapidement dirigé vers les salles qui contenaient la bibliothèque, la seule des îles de Fer, puis avait poussé la porte principale pour entrer dedans et repérer aussitôt la silhouette de son cousin qui se dressait au fond de la pièce. Le Harloi s'avança vers lui avant de s'arrêter à ses côtés, il y avait bien d'autres personnes présentes dans la pièce, mais il n'y portait pas attention, ce n'était pas comme si quelqu'un d'autre que lui comptait à ses yeux. Meryn Harloi se retourna pour regarder son cousin avec une profonde lassitude, celui-ci arborait un sourire arrogant avant de tendre le livre à l'héritier de la famille.

     ▬ Il semblerait que tu ai enfin trouvé une utilité. Ranger des livres, comme c'est glorieux pour le futur lord Harloi. » La moquerie filtrait des paroles du jeune homme. Meryn attrapa le livre d'un air rogue.
     ▬ Quel dommage que tu n'ai pas décidé de rendre l'âme à Port-Lannis, tout le monde aurait été tellement plus heureux, au moins aurait-on pu mimer une profonde tristesse avec la mort du lord capitaine. » Sargon rigola légèrement.
     ▬ Ne me fais pas rire, si tu imagines être plus apprécié que moi, tu es encore plus stupide que je ne le pensais. N'oublie pas une chose Meryn, les Fer-nés suivent les guerriers et non les bibliothécaires. »

     Une manière comme une autre de faire savoir à son cousin que même s'il n'était pas apprécié, il avait une chance de lui passer devant parce qu'il était bon combattant et excellent navigateur. Dagon en personne le lui avait dit. Alors que Meryn tournait le dos à Sargon en signe de clôture de discussion, le jeune homme se détourna pour prendre la direction de la sortie et manqua de percuter une domestique qui sortait d'un rayonnage au même moment. Le Harloi pesta en lui râlant dessus avec tout son tact naturel.

     ▬ Ne peux-tu donc pas regarder devant toi ?! »

     Le temps qu'elle se fonde en excuses avant de s'éloigner rapidement, le regard mordoré du capitaine s'était promené sur les environs et il avait fini par se poser sur une silhouette qui était tout sauf familière. Une jeune femme aux cheveux auburns qui semblait captivée par un livre. Léger froncement de sourcils, il n'avait pourtant pas entendu parler d'une invitée à Dix-Tours. Intrigué, le capitaine de la Veuve Salée s'approcha de l'inconnue pour se glisser derrière elle et jeter un coup d'œil par dessus son épaule, puis s'adresser à elle d'un ton toujours aussi plein d'arrogance.

     ▬ J'ignorais que Meryn avait trouvé une nouvelle compagne de lecture. »


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Message Mer 22 Fév 2012 - 16:41

Ah la lecture : un havre de béatitude, un calice dans lequel toute imagination pouvait trouver refuge et y bouillonner en toute quiétude. On ne lisait pas, on dévorait. On ne feuilletait, on passait chaque page avec une délicatesse infinie pour que les mots inscrits dessus ne s'envolent pas hors du papier trop fin ou de la mémoire de la tête innocente qui était toute acquise au joyau qu'elle tenait entre ses doigts menus.
C'était une œuvre, un délice. Bien qu'elle ne soit pas difficile, elle trouvait en ce livre-là, bien plus que dans le dernier, davantage de joie. Battre des bras transformés en ailes avec des oiseaux aux couleurs changeantes qu'une plume inconnue avait couché avec précision, nager au milieu des sirènes dont la queue scintillait tels mille miroirs sous l'effet du soleil et qui, à cet instant, riaient tout autour d'elle était si merveilleux que le monde réel avait disparu de son horizon, perdant toute sa saveur par la même occasion. Il n'y avait plus que les inventions de l'auteur et elle, perdue et ravie au milieu de ces images enchanteresses.

Pour tout œil externe, elle était simplement captivée par ces légendes et son sourire fin, doux, trahissait légèrement ses rêveries enfantines. Pour elle, elle vivait enfin et ses songes - rêvés les yeux ouverts - avaient un goût de liberté qu'elle ne possédait pas. Elle se sentait comme un minuscule papillon sur ces parchemins que la Mer n'avait pas trop abimé : fragile jeune fille admirative face à l'immensité de ce qu'elle découvrait à chaque ligne, chaque mot. Non, ce n'était pas qu'un livre. C'était la porte vers un monde magique sans fin qui ne vivait que pour elle, par elle et l'écrivain sans nom qui l'avait composé.
Beaucoup voyaient en la Mer une compagne idéale, fidèle, aimante. Elle, elle retrouvait en les écrits ce sentiment puissant qui faisait tourner les têtes et enivrait. Une bonne boisson n'aurait pu la mettre d'aussi bonne humeur et même si elle peinait à déchiffrer certaines phrases, cela n'enlevait rien au charme de cet amant si précieux qu'elle maniait avec tant de respect.
L'encre séchée, bulle noire de champagne, lui montait à la tête et l'embarquait dans des féeries dont tout lecteur avait la clef.

" Qui est Meryn ? "

Lorsqu'elle se tourna vers Sargon pour répondre à son interrogation, assise à la table qu'elle n'avait guère quitté qu'elle était arrivée, elle était toujours en train de danser entourée de poissons et sa timidité habituelle l'avait délaissée au profit de ce calme, de cet air si radieux qu'avaient seulement ceux qui s'oublient parfois. Son ton était léger, heureux comme si elle revenait d'un long voyage au milieu de chimères à la beauté si disparate et impressionnante.

Mais le changement de posture qu'elle pratiqua, le fait de soudainement ne plus contempler l'objet inanimé qui trônait, ouvert sur ses mystères, celui de parler à haute voix et la promiscuité de l'homme étranger effacèrent bien trop vite ses rêveries. Les éclats de rires cristallins des dames de la mer prirent fin en même temps que ses joues rougirent, brusquement.

" ... Je suis désolée. "
Rajouta-t' elle, très vite, avant de baisser ses yeux tout à coup bien moins enchantés.
" Désiriez-vous cet ouvrage ? "

La demande fut faite sur un ton hésitant, bien plus intimidé. Etait-il homme à aimer disparaitre dans le vélin usé ? Elle n'aurait su le dire.
Troublée par la présence masculine, elle revenait totalement à elle et ses manières reprenaient le dessus. Elle n'était qu'une femme, une fer-née et si Dame Aaricia avait eu la gentillesse de la libérer pour la journée, elle n'avait pas le droit d'attirer le moindre souci.
Elle releva, envahie par la gène, son regard vers l'inconnu le temps de le dévisager rapidement puis le rabaissa immédiatement. Il ne ressemblait pas à un monstre affreux malgré son ton dérangeant et il n'était pas laid.
Son dos se fit tout droit alors que, sur sa langue, se rependait un goût bizarre., celui-là même qui restait en bouche quand venait la fin d'une jouissance qu'on aurait voulu ressentir plus longtemps.

Elle bafouilla. Sur ses traits, vint se nicher l'air de petit animal sauvage qui cachait bien trop souvent les tourments qui la traversaient.

" Je... Je ne voudrai pas importuner. Un servant m'a dit que je pouvais revenir la fois dernière tant que je n'emportais rien et que je ne faisais pas trop de bruits. "

Elle ne l'avait pas entendu approcher. A vrai dire, elle ne l'avait même ressenti qu'une fois qu'elle s'était retournée mais maintenant il était près. Bien trop proche. L'avait-il vue s’échapper de la réalité ? Depuis combien de temps était-il là ? Elle n'aurait su le dire mais l'idée qu'elle aurait pu être observée dans son voyage secret la dérangeait un peu. Avait-elle fait quelques gestes déplacés dont elle n'aurait pas eu conscience ?
Mais... Qui était-il, au fait ? Était-ce le maître des lieux ? Non, Lord Harloi était plus vieux d'après ce qu'elle savait et quand à Meryn, elle avait déjà entendu ce prénom mais cela, aussi, lui était sorti de sa jolie tête. Et puis visiblement, ce n'était pas son appellation à lui. D'ailleurs, politesse obligeant, il faudrait qu'elle songe à se présenter à un moment ou un autre.

Il était le premier à oser venir ainsi la voir. Ce n'était que son deuxième passage à Dix-Tours mais, jusque là du moins, on l'avait laissée en paix. Aucun être du sexe opposé ne l'avait inquiétée.


" Oh... Je suis Lysena Salfalaise et si vous voulez, " Prononça-t' elle, indécise. " Je peux vous faire la lecture. "

Si c'était là le prix à payer pour avoir le droit de rester et de continuer à dévorer cet ouvrage en particulier, elle s'y plierait même si cela lui plaisait bien peu. Devoir partager ses moments à elle qui plus est avec un homme n'était vraiment pas sa tasse de thé. Elle risquait d'avoir du mal à tenir sa parole et les lignes n'auraient sans doute pas la même magie, prononcées à haute voix.
Elle aurait aimé pouvoir se tordre les poignets sur ses jupes mais l'homme, trop proche, risquait de le voir si elle le faisait. Il fallait se montrer courtoise, se montrer sage, se montrer douce. Ne pas oublier tout ce qu'on lui avait inculqué et ce malgré la promiscuité dérangeante...

Les hommes étaient supérieurs et elle ne pouvait qu'espérer ne pas avoir fâché son interlocuteur en se trouvant simplement là ou avec sa dernière proposition.
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Sargon Harloi
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Message Mer 22 Fév 2012 - 20:08

     Elle ne savait pas qui était Meryn ? La question dessina une expression de surprise mêlée à de l'amusement sur le visage du Harloi, dire que lui s'était imaginé que la demoiselle devait être une noble des environs qui aimait qu'on lui fasse la lecture. Il ignorait s'il existait de telles femmes sur les Iles de Fer, mais étant donné que son cousin ressemblait davantage à un habitant du continent, Sargon était en droit de s'imaginer que cela devait aussi se trouver dans le sexe faible. Elle avait l'air captivée par son ouvrage, peut-être bien que c'était une protégée de son oncle ? Une femme-sel ? Le jeune homme la dévisagea quelques instants, son joli minois ne lui disait rien, mais elle avait une voix qui ne cadrait pas avec les Fer-nées qu'il connaissait. L'on aurait dit un moineau perdu au milieu des aigles. C'était exactement l'image qu'elle faisait naître dans son esprit et quelques instants, le souvenir de la femme-sel originaire de Fléaufort lui revint à l'esprit. Elle avait l'air aussi délicate et fragile qu'elle. Le type de femme qu'il aimait bousculer et mettre mal à l'aise, qui faisait naître ses envies de domination. La malheureusement ne pourrait espérer être tirée de ses griffes par Meryn, il était bien trop trouillard et n'oserait jamais tenir tête à son cousin, parfaitement conscient que celui-ci saurait le remettre à sa place deux temps trois mouvements.

     L'œil entraîné du capitaine de la Veuve Salée capta rapidement le changement dans le comportement de la délicate créature alors qu'elle rougissait en lui demandant s'il souhaitait l'ouvrage qu'elle tenait en main. Quelle drôle de question, lui lire un livre ? Il savait lire bien évidemment, mais détestait perdre son temps le nez entre des lignes de texte. Tout cela le dépassait et l'irritait grandement. Il se contenta de sourire d'un air amusé comme si elle venait de lui servir la blague du siècle, restant toutefois silencieux en espérant ainsi accentuer son malaise. La pauvrette était complètement troublée, Sargon le voyait clairement alors qu'elle bafouillait en cherchant à expliquer sa présence ici, puis elle lâcha finalement son nom qui provoqua une expression de surprise sur le visage du Harloi. Salfalaise ? Elyn avait bien parlé d'une jeune femme de cette famille pour l'épouse de Harald non ? Il la dévisagea quelques instants, cette jeune femme fiancée à Trompe-La-Mort ? C'était plutôt... Surprenant. Sargon l'aurait davantage vu épouser une combattante de la trempe de Elyn ou alors une mangeuse d'hommes comme Deirdre. Comme quoi, les surprises arrivaient encore après sa mort. Le Fer-né rigola légèrement aux dernières paroles de la demoiselle, peu soucieux du fait que son cousin lui coulait un regard hostile à cause du bruit qu'il faisait.

     ▬ La lecture ? Non, sans façons, j'ai horreur de toutes ces fadaises qui embrument l'esprit sans aucune raison. Je préfère largement la discussion. »

     Il remarquait bien que sa proximité semblait gêner la jeune femme, certainement une petite pucelle qui craignait d'être trop proche d'un homme. L'idée le fit sourire et il décida de la mettre encore plus mal à l'aise pour voir jusqu'à quel point elle saurait garder son calme. Ce genre de femmes ne restaient pas longtemps maîtresse de la situation et faisait généralement tout son possible pour garder la politesse comme arme de défense. Sargon était très doué pour provoquer l'hostilité des gens, restait à voir combien de temps la belle petite Salfalaise allait tenir. Il tira une chaise juste à côté de la jeune femme pour s'y installer, trop proche d'elle d'après les convenances, juste assez d'après lui. Il se pencha vers elle pour jeter négligemment un œil sur son ouvrage.

     ▬ Je ne veux pas de ce livre, sans compter que je ne suis pas ici chez moi alors je ne vois pas pour quelle raison est-ce que tu m'importunerais... »

     Il avait opté pour le tutoiement sans prendre la peine de lui en demander la permission, nouvelle manière de la mettre mal à l'aise, Sargon était presque persuadé qu'elle n'oserait jamais faire de même et n'oserait pas plus lui demander de reprendre le vouvoiement. Si elle le faisait, il refuserait de toute manière. Son sourire arrogant ne quittait pas les lèvres alors que la silhouette de Meryn se dessina au bout de l'allée, regardant les deux jeunes gens assis à la table, puis il soupira grossièrement avant de se diriger vers la sortie, semblant ne plus être capable de supporter son cousin trop tapageur. Le désignant d'un geste de la tête, le Harloi reporta son attention sur le joli minois de Lysena.

     ▬ C'est lui Meryn, le fils de Igon. Mon cousin pour être exact. »

     Les Fer-né ne s'était pas encore présenté et pour être sincère, il comptait bien profiter de cet avantage pour avoir le dessus. Sargon lui avait laissé entendre qu'il était de la famille Harloi, mais elle ne pouvait pas pour autant deviner qui il était, les liens de cousinage étaient tellement fréquents sur les îles qu'ils ne signifiaient plus grand-chose. Histoire d'accentuer sa gêne et le fait qu'elle ne puisse le cibler, le capitaine était bien décidé à la laisser mariner encore un peu avant de lui donner son identité. Bien motivé à la titiller encore davantage, il posa sa main sur la table avant de pivoter légèrement pour se tourner vers elle, puis plongea ses yeux mordorés dans ceux de la Salfalaise avant de reprendre.

     ▬ Une Salfalaise me dis-tu ? N'était-ce pas avec toi que notre bon lord capitaine devait se marier avant de finir en bouffe pour poisson dans la baie de Port-Lannis ? »

     La manière qu'il avait de prononcer le titre de feu Harald montrait clairement qu'il n'avait aucune estime pour lui. La malheureuse ne devait certainement rien comprendre à ce qui se passait ici, après tout elle avait sans aucun doute été « offerte » par son père ou quelque chose du genre et n'avait pas eu son mot à dire. Il y avait donc fort à parier qu'elle ne se doutait pas le moins du monde que son ancien promis avait certains ennemis sur les Iles de Fer. Le capitaine la dévisageait, ne quittant pas son visage à la peau si pâle, du regard comme s'il tenait à la mettre encore plus mal à l'aise. C'était d'ailleurs le cas. Il en rajouta une couche, parfaitement conscient que la belle jeune femme n'oserait pas lui répondre par l'affirmative. Le meilleur moyen de gêner quelqu'un était de souligner une vérité pour qu'elle la démente.

     ▬ Est-ce que quelque chose ne va pas ? Je te dérange peut-être ? »

     Il espérait que oui. De tout cœur.


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Message Mer 22 Fév 2012 - 23:25

Si Sargon avait pu entrer dans sa tête, il se serait aperçu qu'il n'était pas très éloigné de la vérité sur beaucoup de points. La pauvre Lysena avait en tout cas bien du mal à se concentrer et sur sa respiration pour éviter qu'elle s'affole et sur les émotions qu'elle laissait percevoir. Il était si proche...
Le tutoiement qu'il employait si familièrement l'avait surprise. Un bref instant, l'un de ses sourcils s'était soulevé avant que son visage entier ne reprenne son expression préférée.
S'amusait-il à la troubler ? Elle n'y réflechit pas avant ses derniers mots, peu habituée une fois encore à ce genre de petits jeux et abaissa davantage son menton.
Ses propos sur la disparition de son ex-fiancé la blessèrent plus qu'elle ne l'aurait voulu et sa voix, lorsqu'elle lui répondit après un silence mal-à-l'aise, fut légèrement voilée par la tristesse. Elle l'avait laissé monologué, poliment, sans oser l’interrompre mais se permettait, à présent, de le questionner vu qu'il paraissait vouloir des informations. Elle n'avait guère trouvé d'autres moyens à vrai dire pour esquiver les sujets qu'il avait choisi. Tous, sans exception.

" Ne... Ne seriez-vous pas mieux assis pour discuter ? "

Maigre tentative de dernier recours pour essayer de récupérer, un peu, la maitrise sur ce qui se déroulait. Ainsi positionnés, elle pouvait percevoir des plis de ses vêtements qu'elle aurait préféré ne même pas deviner. Comme ceux, tous petits, au niveau de ses poignets. Elle allait faire quelque chose qu'elle ne devait pas faire si la situation continuait d'évoluer dans ce sens.

Pourquoi fallait-il aussi qu'il lui ait parlé d'Harald ? Qu'il ait eu des ennemis, elle l'avait fort bien compris et ses propos agressifs avaient le même ton que ceux d'Elyn. La tirerait-il par les cheveux comme la capitaine si elle osait le reprendre sur quelque chose ? Il y avait des risques qu'il lui arrache la tête si il essayait. Il était un homme, donc plus fort.
Horriblement gênée sous le regard trop direct, elle se laissa un peu glisser sur sa chaise avant de tenter de se redresser de nouveau et de fermer le livre devant elle avec douceur et lenteur comme si sa vie en dépendait. Le toucher du parchemin n'eut hélas qu'un effet bien moindre sur son état émotionnel.

Elle ne comptait en tout cas pas répondre à sa dernière question, ni relever ses mesquineries tant qu'il ne la forçait pas.

" S'il vous plait. "

Rajouta-t' elle en se forçant à bien mal sourire fébrilement, de ces sourires de façade faits uniquement pour plaire à la galerie. Ses pupilles trahissaient cependant la crainte et le malaise que son corps tentait vainement de cacher.
Puisqu'il désirait tant dialoguer, pouvait-il au moins éviter de la faire pleurer tout de suite ? L'envie de se réfugier sous la table vu qu'il n'y avait de rideaux violets à portée pour se cacher était vraiment très grande.

Il était un Harloi, donc apparenté au propriétaire des lieux et à l'homme qu'il lui avait désigné et qui avait vite fui. Il n'était pas... Pas laid. Elle le ré-dévisagea, quelques brèves secondes.
Sa barbe naissante et sa petite moustache soulignaient les traits un peu durs de son faciès. Sa bouche dessinée avec précision aurait pu être délicieuse pour la jeune fille si il n'avait pas ce sourire tyrannique qui lui donnait cœur à devenir une souris. Quand à ses yeux... Elle aurait aimé le voir regarder quelque chose avec amour, juste pour savoir si son regard mordoré pouvait briller et enchanter. Sa crinière, longue, frôlait son cou, jouait aux cascades sur ses épaules. Il n'était pas un géant, sans doute n'était-il guère le dénommé Sargon, mais sa carrure, bien que plus petite que celle de certains, suffisait à impressionner la Salfalaise. Etait-il un de ces guerriers que les contes décrivaient parfois ? Ou un de ces marins ?

Le fait qu'il soit si proche lui permettait de découvrir les callosités sur ses mains et, ici et là, le début de muscles sans doute travaillés. Et... En voyant, au niveau de l'un de ses bras, une boursouflure à laquelle elle ne s'attendait pas, elle fronça les sourcils. Voilà que l'ingénue s'inquiétait pour lui, cet étranger troublant dont elle ne connaissait rien. Ces plis tout sauf naturels ne pouvaient pas être grand chose d'autre qu'un bandage. A moins qu'il ne soit du genre à s'amuser à glisser des trucs bizarres dans ses tenues ?

" N'avez-vous pas mal ? " Souffla-t' elle avant de mettre ses doigts sur ses lèvres à elle et de bafouiller un nouveau :
" Pardon. " Très honteux. C'était malpoli, mais sa peine éphémère pour lui était réelle. Elle releva ses yeux qui avaient retrouvé le chemin du sol vers lui, inquiète à l'idée qu'il puisse paraitre agacé davantage. Les siens, toujours sur elle, la pétrifiait, l'empêchant de fuir. Ah, si seulement il pouvait s'écarter un peu pour qu'elle puisse pousser sa chaise et mettre une distance raisonnable entre eux deux.

" Je... Je n'ai guère le plaisir de connaitre votre identité. "

Il voulait discuter, c'est lui qui l'avait dit et ce genre de désir, de la part d'un homme, ne devait-il pas être comblé ? Quand bien même elle n'aimait pas cela, ne l'avait-on éduquée dans cette optique ?
Même si il lui sortait mille horreurs, ne devait-elle pas le supporter ? Elle n'était qu'une femme. Heureusement que ce genre d'obligations s'arrêtait aux choses liées à la parole vu qu'elle ne lui appartenait pas. Elle n'était pas sûre d'avoir envie de se prendre des coups de sa part sans avoir le droit de se plaindre ensuite à qui de droit...
Est-ce que son prochain fiancé forcé, si Harald ne revenait pas, serait aussi... Affolant ?

L'idée lui fit se mordiller la lèvre inférieure. Elle ne voulait vraiment, mais alors vraiment pas penser à ce genre de choses. Surtout pas maintenant. Un tremblement, imperceptible, prit possession de ses doigts et elle les dissimula, le plus rapidement possible, dans ses jupes.

Mais au fait, si l'homme n'aimait pas les livres, que faisait-il dans la bibliothèque ? Elle n'osa faire cette demande à haute voix. Sans doute avait-il une raison qui ne la regardait en rien...
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Sargon Harloi
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Message Jeu 23 Fév 2012 - 14:28

     Elle avait l'air totalement pétrifiée, il s'amusait beaucoup de la situation, un peu comme si elle ne savait pas comment réagir face à lui. Habituellement les femmes avaient pour habitude de riposter très vivement en l'envoyant paître lorsqu'elles sentaient qu'il prenait le dessus, mais avec la petite Salfalaise, il sentait très clairement qu'elle n'oserait pas lui faire la moindre remarque même s'il importunait réellement. Le plus intéressant désormais était de voir jusqu'à quel point elle le laisserait aller, jusqu'à quel moment elle tiendrait, en considérant le fait que Meryn ne soit pas allé pleurer chez son père et que Igon n'allait pas débarquer ici pour sauver la jeune demoiselle. Remuant ses pensées, il se demanda où elle pouvait bien avoir trouvé l'autorisation de venir lire les livres des Harloi. Les Salfalaise ne vivaient pas sur l'île de Harloi, il fallait donc qu'elle soit menée ici par un frère ou quelqu'un qui possédait un boutre, hors s'il se souvenait bien, les parents de la jeune fille étaient morts. Il fallut qu'il fouille très loin dans son esprit pour se souvenir qu'elle avait été à Pyk à la charge de Dagon - et très logiquement d'Aaricia aussi - et que c'était de là que provenait le mariage. Certainement que la Seiche avait dû donner la demoiselle à son lord capitaine si important. Quelle idiotie, comme si Harald méritait une quelconque récompense alors qu'il avait été le premier et le seul coulé lors du raid de Port-Lannis.

     Il avait tiré une chaise et s'installa dessus, proche de la jeune femme comme pour ne pas lui laisser une seule seconde de répit, puis concentra son attention sur elle, conscient que cela ne faisait que la mettre davantage mal à l'aise. Son sourire ne quittait pas ses lippes comme si la situation était divertissante au possible et il fallait avouer que cela faisait très longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de rendre quelqu'un fébrile par sa simple présence. Sargon n'en imposait pas comme les autres Fer-nés, c'était pour cette raison qu'il avait dû devenir aussi manipulateur d'ailleurs. Lysena occultait volontairement ses questions et ne répondait que par des interrogations, si elle espérait s'en tirer aussi facilement, c'était se fourvoyer. Le Harloi avait constaté que malgré sa gêne, elle le dévisageait comme s'il pourrait lui apprendre quelque chose par ce biais. Encore une fois c'était peine perdue, il ne pensait pas être suffisamment expressif pour lâcher une quelconque information digne d'intérêt. Répondant finalement à sa question sur la douleur qu'il ressentait, il soupira légèrement.

     ▬ La douleur nous fait nous rappeler que l'on est toujours en vie non ? Il suffit de ne plus y penser et elle disparaît toute seule. »

     Pour des blessures aussi minimes que celle-ci, c'était le cas du moins. Une flèche n'était pas particulièrement douloureuse, c'était plus l'endroit où elle était située qui dérangeait, mais il ne s'en plaignait pas, il avait déjà eu le flanc ouvert et à côté de cela, ce n'était même pas comparable. La question ainsi balayée, le Fer-né se concentra à nouveau sur la Salfalaise, elle espérait connaître son identité, mais refusait de lui répondre. Il allait falloir donner pour recevoir. Mais à ce jeu, Sargon était un bien mauvais joueur et prenait souvent plus qu'il ne daignait céder. Or, la malheureuse ne le savait certainement pas, un nouvel avantage à exploiter. Il ne s'en privait pas, surtout s'il pouvait la mettre mal à l'aise en prime.

     ▬ Et je n'ai pas eu le plaisir d'avoir de réponse à ma question. Est-ce que tu es ce type de femmes, qui prend, mais sans donner en retour ? Je n'ai pas pour habitude de répondre à quelqu'un qui ne fait pas l'effort de me renseigner avant.... »

     Il présentait les choses comme si c'était la faute de la jeune femme, alors que la malheureuse ne pouvait certainement rien se reprocher de ce côté. Ce serait comme de dire qu'elle faisait preuve de grossièreté ! Sargon n'était pas très poli, il la tutoyait et l'approchait de trop près alors que de son côté la jolie donzelle ne faisait rien de plus que de répondre comme elle pouvait. S'il avait été bien-élevé ou respectueux des autres, le Harloi aurait fait l'effort de lui donner son nom pour l'encourager à répondre ensuite. Si elle avait été moins timide, il aurait même certainement opté pour les sourires charmants et les mots flatteurs, mais le jeune homme était pratiquement sûr que ce type de comportement aurait davantage une réaction négative sur elle. Lysena n'avait pas l'air d'être le style de femmes qui réagissaient positivement aux flatteries, contrairement à Aaricia ou à Elyn par exemple. Il faudrait qu'il la malmène un peu pour qu'elle daigne se montrer plus bavarde. Peut-être se trompait-il au final ? Peut-être que la jeune femme se contentait de se jouer de lui et d'avoir l'air timide alors qu'elle ne l'était pas ? C'était peu convaincant, une telle gêne ne se mimait pas, ou alors elle était une excellente actrice. Le Fer-né se pencha davantage vers elle pour reprendre d'un ton légèrement plus bas, comme s'il ne voulait pas déranger les autres personnes présentes dans la pièce.

     ▬ Tu as été la pupille de Dagon n'est-ce pas ? Je ne me souviens plus exactement de tout cela, mais il me semblait bien avoir entendu parler d'une Fer-née qui avait peur de l'eau, enfin, qui ne l'aimait pas du moins. »

     L'idée le fit rire, légèrement, pas d'un air moqueur, mais simplement amusé. Au final c'était amusant d'imaginer qu'elle puisse avoir une certaine méfiance de l'eau alors que Harald se vantait d'être un fidèle du Dieu Noyé. Décidément, plus il parlait avec cette jeune femme, plus il avait de mal à la voir au bras de ce Timbal ! Elle n'avait certainement pas dû être enchantée en le rencontrant la première fois, il avait tellement d'arrogance mal placée, même si Sargon était aussi très vaniteux, il ne l'était pas au point de se croire plus adepte de l'Antique Voie qu'un prêtre, contrairement au Timbal qui pensait mieux connaître les choses que Harlon le Rouge. Sa mort ne lui faisait rien au bout du compte, le Harloi avait pensé être un instant heureux et soulagé, mais c'était tellement pitoyable qu'il en était presque désolé. Perdre son boutre à cause d'un Dromon dirigé par un équipage inexpérimenté, c'était une honte pour la famille Timbal. Coupant court à ses pensées, il soupira doucement, ses yeux posés sur le visage de la jeune fille alors qu'il concluait.

     ▬ Tu dois êtes soulagée en fin de compte, tu pourras garder ton pucelage encore quelques temps. Fais attention à ne pas trop te montrer distante, à force tu finiras comme mon cousine, encore célibataire passée trente ans et tu seras juste bonne à contenter un marin. »

     Il n'était pas très délicat, habituellement les femmes n'aimaient pas parler de ce genre de sujet avec un homme qu'elles ne connaissaient pas, surtout lorsqu'ils étaient aussi étranges et arrogants que lui. Mais ce n'était qu'une manière comme une autre de la mettre encore une fois dans une situation gênante. Il était plutôt doué en la matière.


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Message Jeu 23 Fév 2012 - 21:36

Comment... Une bouffée de colère de femme blessée s'introduisit dans le nuage de gêne qui lui monta au visage. Il y avait des limites à ce qu'elle pouvait endurer et les propos malpolis de l'homme s'approchaient bien trop de celles-ci. Comment osait-il ?
Le rouge de ses joues prit malgré elle une teinte indignée.

" Je... "
Silence. La jeune fille, troublée, offensée, ne savait plus que répondre déjà. Il aurait été une femme, cela aurait bien plus simple et elle se serait permise quelques mots qu'elle aurait regretté à peine prononcés. Mais là ? Que dire... C'était outrageant ! Jamais elle ne songea, cependant, qu'elle avait peut être le droit de gifler l'inconscient ou de se lever en l'ignorant complètement.
Quelque chose brisa, soudainement, l'excès de colère futile qui commençait à l'envahir. Ses traits trahirent - encore - une peine qu'elle aurait voulu lui cacher. Comment était-il au courant pour ses interrogations personnelles à propos de l'eau ? L'avait-on vue ? La pensée qu'on ait su ses questionnements intimes la rendait plus vulnérable encore face aux attaques de Sargon. Comment ? Qui ? Pourquoi ? Tant de questions qui l'affolaient et auxquelles elle n'avait nulle réponse. Pourquoi riait-il d'elle ?
Elle entrouvrit les lèvres comme si elle désirait rajouter quelque chose mais nul son n'en sortit. Son regard chercha du réconfort sur la table proche. Elle referma la bouche et se mordit la langue, juste assez fort pour sentir le goût du sang. Il avait raison. Si on oubliait une peine, elle disparaissait d'elle-même mais la garder vivante avait aussi des bienfaits. Cela permettait, par exemple, de se re-concentrer un peu.
Sargon la poussait à utiliser le peu de choses qu'elle avait à sa disposition. A part se griffer, ce qui n'aurait pas été très discret, elle ne savait pas vraiment trop que d'autre faire pour réussir à se retenir de fuir pour pleurer. Pouvait-elle s'excuser et se replonger dans son livre ? Non, sans doute pas. C'était comme si sa tête devenait vide au fur et à mesure que les secondes passaient. Comme si le temps lui même, se liguait avec lui contre elle.

Elle brisa ce nouveau silence, d'une voix si peu sûre.

" Le... J'étais en effet sous la protection de notre suzerain et Lady Aaricia m'a prise sous son aile. "
Ses propos se suffiraient-ils à eux-même pour éviter qu'il continue dans cette voie cette fois ? Parler ainsi de sa personne était.. Dérangeant. Horriblement. Citer la Reine pour calmer les ardeurs de l'étranger, elle n'y aurait pas pensé si il ne lui avait pas plus ou moins soufflé.

L'homme s'était assis comme elle lui avait proposé et elle se demandait, de nouveau, si elle n'aurait pas dû se taire. Finalement, sa présence penchée sur elle était peut être moins affolante.
Si elle tendait sa main, à peine, la laisserait-il toucher à ses cheveux à lui ? Avaient-ils la consistance de plumes ? Pourquoi songer à cela maintenant une fois encore ? Ah, si seulement il avait été endormi. Peut être aurait-elle osé tenter, juste pour voir ; faire un tel geste lui trottait dans la tête depuis qu'on l'avait présentée à Harald mais elle ne l'avait jamais testé. Même quand... Quand il la prenait dans ses bras.
Est-ce que les yeux si sûr de lui de son interlocuteur à la langue blessante avaient l'air doux au réveil ? Voilà qu'elle avait envie de les percer autant que de les contempler juste pour que disparaisse ce malaise qu'il provoquait chez elle si c'était possible.
Et sa barbe à peine développée, picotait-elle sur la peau ou était-elle aussi dure que des aiguilles ?

" S'il vous plait. "
Murmura-t' elle, cherchant toujours un moyen pour calmer ce cœur qui battait trop fort et empêcher ses doigts de trembloter.

" Ne préfèreriez- vous pas un autre sujet de discussion ? "
Elle tenta de prononcer cela d'un ton léger, l'invitant à une innocente badinerie mais l'hésitation qui perçait dans ses mots et l'expression que son corps frêle dégageait prouvaient bien trop son désir de fuir autant que celui de faire bonne impression.
Elle cherchait à se tenir bien droite ainsi que toute femme le devait mais ses épaules, comme si elles ne lui obéissaient plus vraiment, s'étaient légèrement affaissées. Elle aurait désiré avoir un visage impassible sur lequel rien de ce qui la traversait ne se lirait mais ses yeux n'en faisaient qu'à leur tête et, sur ses lèvres, il n'y avait plus le moindre signe d'un quelconque sourire de façade. Sa chevelure même allait contre sa volonté : ruisselante sur son dos, elle laissait s'échapper de la masse libre qu'elle formait quelques uns des plus fins spécimens qui la composaient et que l'air ambiant soulevaient sans peine. Ils semblaient, tout autant qu'elle, prêts à se briser au moindre accroc supplémentaire.

" Êtes-vous un... Un marin ? "
Toujours cette tentative de dernier recours qui consistait à interroger pour faire parler. Essayer de survivre. Il fallait qu'elle essaye de se contenir jusqu'à ce qu'il se lève et parte et le mieux, pour ce, était de ne rien avoir à dire. Ainsi, même si il l'insultait, elle pouvait se réfugier dans d'autres songes moins effrayants ou énervants.
Si elle s'excusait avant lui tout en prétextant qu'elle devait aller voir quelqu'un, ne risquait-il pas de le prendre mal ? Non, mentir était mal. Trop mal. Elle ne pourrait pas.

Elle hésitait. Naell ! Oh oui, elle pouvait aller voir Naell si la discussion touchait le fond. Avec de la chance, son maitre ne serait toujours pas rentré et elle pourrait lui demander qui était ce... Ce malotru puisqu'il refusait de se présenter. Leur première discussion avait été si sympathique. Avait-elle le droit de lui rendre visite ? L'aiderait-elle ?
Elle avait bien besoin, maintenant tout de suite, de conseils d'une dame plus expérimentée. Enfin, elle ne savait pas si cela était bien le cas de la demoiselle de Myr... Si, sans doute vu la description enflammée qu'elle avait fait de son propriétaire. Peut être alors pourrait-elle lui expliquer comment réagir pour une prochaine fois. Car il y avait de fortes chances qu'il y ait une prochaine fois, si elle osait revenir lire ici, non ?

Mais si elle fuyait, de nouveau, cela ne retomberait-il pas, même indirectement sur Lady Aaricia ? Elle ne voulait vraiment pas que quoi que ce soit de gênant puisse parvenir aux oreilles de sa reine. La belle Greyjoy avait d'autres préoccupations en tête... Mais elle, elle aurait trouvé, si elle avait été là, les mots justes pour faire fermer son clapet à l'homme. Contrairement à elle.
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Sargon Harloi
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Message Ven 24 Fév 2012 - 14:10

     Elle était encore plus perdue de ce qu'il constatait, preuve qu'elle ne devait pas avoir le caractère familier aux dames des îles de Fer. Pour peu, il aurait sincèrement pensé qu'elle n'était qu'une femme-sel de son oncle qui cherchait à s'instruire, mais le nom qu'elle portait prouvait le contraire. Il était étrange de penser qu'une personne avec un tel caractère puisse avoir intéressé Harald, même si les deux hommes n'avaient jamais été proches – c'était même tout le contraire – Sargon n'aurait toutefois jamais envisagé qu'il préfère le caractère des femmes du continent. Une interrogation qui resterait sans réponse avec la mort du concerné, sans compter que lorsque les mariages étaient arrangés – comme c'était quasiment toujours le cas – l'intérêt pour l'autre n'avait plus réellement d'intérêt. Il en était la preuve avec Helya Botley qui n'avait d'intéressant que son nom et à la rigueur son caractère. Les yeux mordorés du capitaine ne quittaient pas le visage de la jeune femme rougissante, elle avait presque l'air d'une pucelle apeurée, difficile de croire qu'Aaricia puisse l'avoir prise sous son aile et qu'elle ne possède pas plus de caractère. Lysena était étrange. Le Harloi n'arrivait pas à la cerner, elle était trop polie pour une Fer-née et demandait des choses qu'il ne comprenait pas. Le jeune homme inspira légèrement alors que son regard se détacha enfin du minois de la demoiselle pour se promener sur les quelques étagères disponibles. Penser à Aaricia en train de chaperonner cette jeune femme l'amusait beaucoup, elle n'avait rien d'une mère idéale et pour tout dire, la manière qu'elle avait de réagir positivement à ses avances, sans toutefois aller trop loin, l'avait toujours poussé à imaginer qu'elle ne suivrait jamais les règles. Se montrer aussi bienveillante avec une fille qui avait un caractère aussi... Étrange, ne collait pas à l'idée que le Harloi avait de la femme de la Seiche.

     ▬ Aaricia t'as prise sous son aile ? J'ai du mal à l'imaginer sachant qu'elle a certainement le caractère le plus fort des îles. Je ne comprends pas comment est-ce qu'elle a supporté quelqu'un d'aussi... Effacé que toi. »

     Il se moquait pas mal du fait que la demoiselle allait certainement remarquer qu'il n'usait pas du titre qui seyait à leur dame, mais après tout c'était assez fréquent, les nobles des îles de Fer n'étaient pas très friands des titres et cela ne signifiait pas forcément qu'il y avait la moindre proximité entre eux. De toute manière, même si Lysena remarquait quoi que ce soit, elle était tellement timide qu'elle n'oserait pas ouvrir la bouche. Le regard du jeune homme quitta finalement les trop nombreux ouvrages qui trônaient sur les étagères avant de glisser ses yeux jusqu'à la Salfalaise, regardant tour à tour son regard, ses cheveux, ses mains tremblantes, elle avait l'air totalement affolée. C'était à la fois amusant et surprenant que sa simple présence puisse provoquer une telle réaction, il avait du mal à envisager qu'elle ne puisse rien avoir à se reprocher pour se montrer aussi anxieuse. Il ne tenait pas à changer de sujet de discussion, non, c'était bien plus amusant de voir jusqu'à où il pourrait aller, sans compter qu'elle venait de lui indiquer très clairement qu'il s'était aventuré sur un sujet gênant. Si Lysena avait encouragé le capitaine à la provoquer sur ce point, les choses n'auraient pas été différentes. Il hausse les épaules avant de reprendre.

     ▬ Tous les Fer-nés sont des marins, c'est une question plutôt étrange que tu me poses là. »

     Elle ne faisait aucun effort, du moins de son point de vue, ne prenait même pas la peine de lui répondre clairement, bien que Sargon avait parfaitement compris que c'était elle devant son mutisme. Il était bien plus amusant de pouvoir la gêner alors qu'elle se défendait de ce qu'il lui disait, plutôt que de lui tirer les vers du nez un à un. Quoique.... Avec une personne aussi timide il pouvait tout autant se divertir, Lysena ne se rendait pas compte qu'il ne lâcherait pas l'affaire tant qu'il n'aurait pas contenté sa curiosité et elle ne faisait que l'attiser davantage en essayant de le repousser. Tout aurait été plus simple pour elle si elle avait immédiatement répondu à ses questions, le meilleur moyen pour lui donner envie d'en savoir plus était de donner le sentiment que l'on avait quelque chose à cacher. Son sourire ne le quittait pas alors qu'il cherchait à accentuer son mal-être en restant presque collé à elle, la proximité semblait avoir un effet plus que frustrant sur elle, le Harloi se demandait combien de temps est-ce qu'elle mettrait avant de le repousser réellement ou de lui envoyer une gifle.

     ▬ Ne t'as-t-on jamais dit que tu ressemblais davantage à une femme du continent qu'à une Fer-née ? Avec ton air inquiet et tes joues qui rougissent, je t'ai presque prise pour la femme-sel de mon oncle. »

     Habituellement les femmes des Iles de Fer qui se faisaient traiter de femmes-sel réagissaient instantanément, il n'y avait qu'à voir avec Elyn qui lui avait envoyé un poing en plein visage lorsqu'il avait avancé l'idée qu'elle puisse servir de maîtresse à Trompe-La-Mort. Mais étrangement, l'idée que la jeune femme à ses côtés puisse se montrer violente, était totalement incompatible avec son comportement général. Ce serait comme d'envisager que demain Dagon se mette à semer des roses sur son île pour les offrir à son épouse. Pourtant il ne connaissait pas Lysena, elle pouvait bien cacher une face sombre qui la pousserait à le remettre à sa place après tout, non ? En tous les cas, elle était protégée par sa relation avec Dagon, Sargon ne se montrerait pas aussi infecte qu'il l'accoutumée avec elle tout simplement parce qu'elle pourrait en parler au cousin du jeune homme et qu'il en pâtirait. Après un bref instant de silence, il leva finalement son bras gauche, ignorait l'élancement que sa blessure provoquait, puis il effleura les cheveux de la Salfalaise. D'abord un simple frôlement, puis il attrapa une mèche de cheveux, sans violence, mais avec fermeté, avant de rigoler légèrement une fois qu'il en eut testé et éprouvé la douceur.

     ▬ Même tes cheveux sont aussi doux que ceux d'une femme du continent. Je suis persuadé que ta peau aussi. Une vraie petite lady. »

     Le fait qu'il ne se soit pas gêné pour la tutoyer et toucher ses cheveux laissait envisager qu'il ne se gênerait pas non plus pour tester la douceur de sa peau. Et c'était même une chose certaine vu qu'il était bien destiné à voir jusqu'à où elle le laisserait aller.


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Message Lun 27 Fév 2012 - 21:14

Elle ne releva guère les propos sur la reine, retenant simplement sa manière trop franche de parler de la première dame des îles. Enfin, vu qu'il la tutoyait sans raison aussi... Cela aurait été peut être plus surprenant si il avait utilisé du Lady.
Quant à ses dires sur les marins, elle soupira intérieurement, penaude, regrettant d'avoir été trop troublée pour utiliser les mots qu'il fallait. Il n'avait pas tord pour une fois, elle aurait dû demander si il était second ou capitaine ; il fallait qu'elle se reprenne, au moins pour ne plus faire ce genre d'erreurs stupides.

En tout cas, bonne nouvelle, il l'avait enfin quittée des yeux. Remerciant mentalement les livres qui attiraient son attention momentanément, Lysena profita de ne plus ressentir son regard peser sur elle pour essayer de se calmer un peu, même si l'accalmie ne dura pas assez à son goût.
Entre deux tempêtes, il y avait toujours une éclaircie et c'était là, à moins grande échelle bien entendu, pour la jeune fille, ce moment empli d'espérances qui finissaient toujours par couler au fin fond de la mer. Allait-il enfin la laisser en paix ou du moins être un peu plus agréable à vivre ? S'écarterait-il ? La suite lui prouva bien que non.
En y réfléchissant légèrement, la discussion tournait en rond depuis le départ : il ne lui avait rien appris de lui et ne faisait que se moquer d'elle. Ce n'était rien d'autre qu'un monologue déguisé de sa part, était-il plus souffrant qu'il ne le paraissait pour déverser ainsi de sa hargne sur une inconnue ? Et comment donc savait-il autant de choses d'elle ? Même si les servantes parlaient et les gardes aussi, colportant des ragots à qui voulaient les entendre, cela ne suffisait pas à expliquer tout.

Puis soudainement, remontant encore de sa poitrine, la colère suivie par l'envie de se réfugier derrière quelque chose ou quelqu'un qui pourrait le faire fuir refit son apparition. Lui, l'inconnu, venait de dépasser les limites, il l'avait touchée aussi bien avec ses mots qu'avec ses doigts. Le minuscule frisson de surprise qu'il avait provoqué en lui prenant une mèche de cheveux sans son accord et en riant ajouta un peu plus de matière à cette soudaine irritation dirigée autant contre lui qu'elle.
Elle ne lui appartenait pas. Autant elle avait accepté des contacts gênants de la part d'Harald parce qu'elle lui avait été donnée, autant elle n'avait pas à le faire avec lui. Pas plus qu'elle n'avait à accepter qu'il se libère de trop de venin. Si il s'approchait trop, avait-elle le droit de le mordre ?
Une lueur de fureur au fond des yeux, elle eut le malheur de réagir de la seule manière qu'elle aurait dû éviter : avec trop de délicatesse. Lui assis sur son coté, put voir le petit bout de femme tourner et son minois et son buste vers lui pour que glisse, hors de sa paume, le bout de sa chevelure qu'il tenait toujours. Elle leva une main aussi, aux doigt mi-repliés, pour bloquer son avant-bras qu'elle effleura à peine comme si elle s'attendait à ce qu'il accompagne la trompeuse caresse d'un autre geste déplacé telle une claque.

" Je ne vous permet pas. "
Elle ramena son poignet sur ses genoux, rapidement. Permettre pas quoi ? Qu'il continue de l'insulter ou de la toucher ? La voix de Lysena fut en tout cas incroyablement claire le temps de cette courte tirade qu'elle lui envoya au visage. Elle le dévisagea encore, se rendant compte de son erreur, avant de reprendre la position qu'elle avait au début.

" J'ai peut être l'air d'une des ladys dont vous vous moquez tant. " Rajouta-t' elle plus doucement. " Mais au moins à moi l'on m'a appris à me présenter. "

Elle chercha à se redresser puis à prendre, tout contre sa poitrine, le livre dont il l'avait sortie. Tant pis pour la politesse, ou si cela parvenait aux oreilles de Lady Aaricia... Il lui fallait fuir avant que cette bouffée d'adrénaline que cette ire de tourterelle lui offrait, au fond d'elle, ne se dissipe complètement. Sinon elle allait devenir plus mal-à-l'aise encore.

Si il désirait tant continuer à troubler la tranquillité de ces lieux, il n'avait sans doute pas besoin de sa présence n'est-ce pas ? Mais que c'était frustrant de ne pas pouvoir mettre de nom sur ces si jolis yeux mordorés.

" Si vous voyez votre oncle, ayez l'obligeance de lui transmettre mes remerciements. "
Et, déjà, sa voix reprenait un ton coupable.
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Sargon Harloi
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Message Mar 28 Fév 2012 - 15:35

     Elle réagit, plus vivement qu'il ne l'avait escompté. Preuve que même les délicates demoiselles pouvaient se montrer « brutales » de temps en temps. Mais ce n'était pas assez pour le repousser, au contraire, Lysena avait juste réussi à éveiller encore davantage son intérêt, désormais le Harloi souhaitait voir jusqu'à où il devait l'embêter pour qu'elle fasse preuve d'une réelle révolte et non simplement d'une remarque cinglante. Même sa manière de bloquer son bras avait été douce, comme si elle craignait de le blesser, ou plutôt qu'il ne lui retourne une gifle en plein visage. Avait-elle peur de lui ? Il pencha très légèrement la tête sur le côté pour la dévisager, bonne question. Sargon pensait que oui. Elle avait l'air d'être le type de femme qui craignait les hommes parce qu'ils pouvaient se montrer violents et rustres. Une chance pour elle, il n'était pas du genre à frapper sans raison. Certaines fois, cette raison n'était qu'un mauvais passage pour lui, une humeur sombre qui ne le quittait pas, une servante qui faisait tomber un plat et il pouvait la frapper. Mais c'était rare. Dans la plupart des cas, le jeune homme se contentait d'importuner ses cibles sur le plan mental, les gênant, les titillant jusqu'à ce qu'elles craquent. Il testait sa résistance, elle n'avait pas encore cédée.

     La Salfalaise avait déclaré ne pas lui permettre, ce à quoi il rétorquait par un « mais permettre quoi ? ». Sargon n'avait pas pour habitude d'attendre la permission pour prendre ce qu'il voulait. S'il désirait toucher les cheveux de la demoiselle, il le ferait, même si cela la gênait ou importunait d'autres dames présentes. Un Fer-né n'obéissait qu'à se propres règles, cette tradition était encore plus valable lorsque l'on parlait du Harloi. Il usait de l'Antique Voie lorsque cela l'arrangeait, pour quelle raison agirait-il différemment en ce qui concernait les femmes ? La rebelle lui avait à nouveau reproché de ne pas s'être présenté, elle avait une bonne raison puisqu'il était vrai qu'elle lui avait donné son nom, mais la poupée du continent avait aussi refusé de répondre à ses autres interrogations. Ce n'était que justice. Cette phrase fit naître quelques idées dans l'esprit manipulateur du Fer-né qui la regarda se redresser en appuyant son livre contre sa poitrine menue, elle semblait prête à s'en-aller. Le jeune homme la regarda d'un air amusé lorsque le ton coupable réapparut dans la voix de la Salfalaise, puis il prit la parole.

     ▬ Ne bouge pas. »

     Ce n'était pas une demande. C'était un ordre. Même si elle n'avait aucune raison de lui obéir, il était persuadé qu'elle n'oserait pas s'en-aller s'il lui ordonnait le contraire. Avec elle, son côté dominateur reprenait le dessus, c'était instinctif chez lui, comme l'habitude d'aborder un sourire charmeur en présence de l'épouse de la Seiche. Le Harloi se redressa, laissant sa chaise reculer avant de la repousser plus loin pour contourner celle de Lysena et s'approcher d'elle. Elle tenait toujours son livre contre elle, comme si cela pouvait lui offrir le moindre rempart de sécurité. Quelle naïveté. Quelle étrange réaction. Il avait du mal à croire qu'elle possédait du sang Fer-né, une fois de plus, il se fit la remarque qu'elle ressemblait à une femme-sel. Elle était plus petite que lui, il s'approcha jusqu'à devoir l'obliger à lever le visage pour le voir. Son sourire ne quittait pas ses lèvres alors qu'il reprenait la parole avec son arrogance et son assurance naturelles.

     ▬ Si tu t'en va comme ça, je m'assurerais que mon oncle sache l'impolitesse dont tu fais preuve en me quittant alors que j'essaye de faire connaissance avec toi. Il la dévisageait. Mon oncle écoute souvent ce que je lui dis. »

     Il ne mentait pas, son oncle écoutait en effet ce qu'il pouvait lui apporter comme nouvelle, mais pas toujours. Lysena prendrait-elle le risque de se voir refuser l'accès à la bibliothèque simplement pour avoir tourné le dos à un Fer-né trop vaniteux ? Peut-être, mais Sargon était persuadé du contraire. Une idée avait été soulevée dans son esprit grâce aux mots prononcés par la jeune femme. Il voulait savoir jusqu'à où elle pourrait faire preuve de politesse et ce qu'elle pourrait bien oser faire pour avoir ce qu'elle souhaitait. Mais il fallait d'abord la mettre en condition, la gêner encore davantage et voir comment elle réagirait. Le Harloi veillait à ne pas faire de bêtise, il ne tenait pas à ce que la belle aille se plaindre auprès de Dagon ou Aaricia parce qu'il l'aurait trop embêtée, mais pour le moment, elle ne pouvait rien lui reprocher. Qu'avait-il fait de mal ? Lui toucher les cheveux ? Ce n'était pas bien grave, ses paroles n'avaient pas été hostiles, Lysena ne pouvait rien avancer comme argument. Levant la main, le jeune homme attrapa le livre par le côté, frôlant le bras de la Fer-née qui le tenait fermement. Il tira légèrement dessus, lui faisant comprendre qu'elle devait lâcher alors que son regard mordoré ne quittait pas le sien.

     ▬ N'aggrave pas la situation.... »

     Comme si c'était la faute de la jeune femme si la situation tournait au vinaigre ! Lui reprocher des tords qui ne lui étaient pourtant pas imputables. Il la dévisagea une fois de plus avant de finalement lever son autre main pour la refermer sur le bras de Lysena afin de libérer le livre de sa prise, puis il le posa sur la table à ses côtés. C'était simplement pour la déposséder de sa seule « protection » face à lui et la rendre plus vulnérable. Ainsi debout, elle n'avait plus rien d'autre que sa propre personne pour attirer son attention. Le regard du capitaine descendit légèrement, passant sur le cou, puis le corps de la jeune femme avant de remonter jusqu'à son visage d'un regard inquisiteur. Une technique de plus pour la mettre mal à l'aise. Il laissa son sourire naturel regagner ses lèvres avant de reprendre la parole.

     ▬ Tu as raison, je dois te donner mon nom. Mais je ne fais rien sans rien en retour, si tu veux savoir cela, tu vas devoir me donner quelque chose en retour. Tu as déjà posé beaucoup de questions sans que je ne te demande paiement en retour, estime-toi heureuse. Alors, qu'as-tu à m'offrir jolie Lysena ? »

     Il était proche d'elle, trop proche d'après les convenances, pas assez d'après son point de vue. Le Fer-né se pencha encore légèrement, réduisant toujours davantage la distance qui les séparait. Il ne comptait rien lui faire bien évidemment, simplement la mettre dans une position gênante, les serviteurs autour d'eux n'interviendraient pas de toute manière. Il s'amusait simplement, elle ne risquait rien. Mais cela, elle ne le savait pas.


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Message Mer 29 Fév 2012 - 1:12

Un frisson s'empara de son échine. "Ne bouge pas." Les trois petits mots en rappelaient d'autres, aussi peu doux.
Elle obéit, troublée par ces réminiscences, par ce fantôme de Père qu'elle cachait au fin fond de son cœur d'enfant et que, comme tout homme, il avait le don de réveiller. Ne pas bouger. C'était là un ordre presque trop sec et les voix s’entremêlèrent, illusion qui fort heureusement ne dura point.
Il s'approcha, lentement, prenant son temps comme une vague énorme qui prévoyait de tout emporter sur son passage mais toujours aussi trop rapidement aux yeux de Lysie, vent furieux et sans raisons valables. Allait-il la taper ? Une chaise fut poussée. Allait-il lui faire mal ?
Ne pas battre un seul cil. Ne pas respirer. Si elle restait immobile assez longtemps, disparaitrait-elle ? Elle le regarda s'avancer, hypnotisée par l'espèce d'aura magnétique qui se dégageait de lui soudainement et, toujours, par ses yeux sauvages. L'autre siège fut écarté. Son cœur s'était de nouveau un peu trop affolé à son goût.
Il menaçait de prévenir son oncle, de l'empêcher de revenir et, involontairement, ses phalanges se serrèrent sur le livre qu'elle tenait jusqu'à ce qu'elles deviennent de couleur cuisse-de-nymphe. Pourquoi ? Pourquoi lui enlever cette joie ? Que faisait-elle de mal à se perdre dans ses propres rêves éveillée ? Elle avait en horreur qu'on y rentre dedans sans y être invité et il l'avait fait. Mais il avait une excuse ou du moins le droit : il était du sexe fort. Cependant, il s'était ensuite montré affreux quand elle cherchait juste un moyen de s'esquiver. Ah, avaient-ils seulement la même définition de "faire connaissance" ? Leur discussion ressemblait plutôt à un interrogatoire en règle, lui en nourrice trop sévère aux phéromones de garçon grondant la fillette qu'elle était et ayant fait plus de bêtises qu'elle ne le pouvait. Elle se sentait coupable. L'était-elle ?

Il leva une main après avoir tenté une première fois de la déposséder de son dernier bouclier, son unique rempart face à lui. Ces parchemins tout contre elle rajoutaient à sa force, la réconfortaient, lui rappelaient pourquoi elle était là à la base. La peur remplaça un bref moment tout ce qui l'habitait mais, sans doute à cause de sa précédente ire qui avait laissé quelques traces et afflua nouvellement quelque peu, elle trouva la force de ne pas reculer tout de suite. Bien mal lui en prit ; elle relâcha la pression sur l'ouvrage pour avoir le temps de monter ses doigts si il approchait les siens de sa joue. Aussi, lorsqu'il se saisit d'un de ses bras sans façon en lui délivrant l'ordre de se faire sage, elle ne put que le laisser prendre son trésor.
Ce fut avec regret qu'elle contempla les doigts de mâle éloigner d'elle son ultime mur disparu. Elle tenta mais échoua dans sa tentative de s'empêcher de rougir sous le regard inquisiteur qui la considéra comme un meuble, la sculptant, cherchant ses petits défauts. Quelle joie trouvait-il dans le fait de toucher de ses yeux trop concentrés sa peau nue ou couverte ?
Elle n'était pas belle comme Naell ou comme Lady Aaricia. Elle n'avait ni l'éclat ni la force de l'une ou de l'autre. Quand il employa le mot "jolie", une moue apeurée et un peu déçue - sans comprendre pourquoi -, prit possession de ses lèvres délicates. Mensonges. Il ne faisait vraiment que se gausser d'elle, elle en était persuadée à présent. Elle laissa un silence troublé avant de répondre avec un sourire penaud et teinté de mélancolie :

" ... Je n'ai rien à vous offrir, ma foi en toute révérence, il semble qu'à chaque fois que vous m'interrogiez, vous ayez déjà la réponse. "

Elle mit un pied en arrière pour s'écarter de lui, pour faire s'évaporer, légèrement, son parfum trop masculin. Se servant de la table comme d'un fil directeur, elle fit de même, à tous petits pas, à chaque fois qu'il s'amusait à chercher à la troubler en s'approchant trop tant qu'il ne la touchait pas encore.
Si ils continuaient leur manège, elle finirait par tomber littéralement et misérablement sur une chaise. Il connaissait déjà son état marital aussi continua-t' ellle :

" Et un homme tel que vous doit sans doute déjà avoir femme et enfant, outre peut être une dot dont je ne sais rien et n'ai point la gouvernance, qui ne vous intéressera en rien , je n'ai nulle chose. "

Parlait-il de ces contacts qu'elle proscrivait avidement ? Elle espéra, très fort, que non.

" Non, vraiment je... Ne vois ce que je pourrai vous offrir que vous ne possédez pas déjà à part un résumé de la moitié de ce livre. Êtes... Êtes-vous un capitaine ?"
La flatterie fonctionnerait-elle ? Ses yeux se baissèrent pour retrouver, bien vite, le plancher réconfortant...
Elle n'aimait pas ces petits jeux et ne savait pas comment les manier à son avantage.
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Sargon Harloi
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Message Mer 29 Fév 2012 - 15:56

     Elle était vraiment étrange, il n'arrivait pas à cerner ce qui semblait détonner dans son comportement, une vision étrange qui lui donnait le sentiment d'imaginer cette scène. Lysena changeait d'attitude aussi rapidement que l'on change de chemise, si elle avait semblé hostile quelques instants plus tôt alors qu'il touchait délicatement ses cheveux, désormais elle avait l'air aussi inquiète et mélancolique que la mère de Sargon l'était encore de son vivant. Ce type de femme avait habituellement le don de l'horripiler, la preuve en était faite avec sa génitrice puisqu'il ne lui avait réellement été redevable que le jour où elle s'était jetée par la fenêtre de sa chambre. Mais pour la Salfalaise, les choses semblaient différentes. Le Harloi ne savait pour quelle raison il prenait la peine de la relancer à chaque fois plutôt que de la laisser en paix. Habituellement si les gens n'avaient rien à lui apporter, il ne s'amusait pas inutilement à leur parler, question de principe et aussi de pratique, le temps était précieux et celui qu'il perdait à bavarder avec la belle demoiselle ne serait plus utilisable ensuite. Il restait pourtant. Peut-être parce qu'il éprouvait le besoin de prendre le dessus sur une personne qui n'oserait pas lui répondre ? Les personnes qu'il fréquentait actuellement avaient toutes tendance à le repousser et à essayer de le dominer, comme si un concours avait été lancé pour savoir qui parviendrait à lui clouer le bec. Seulement Sargon n'était pas amateur de ce type de comportement, si quelqu'un le repoussait, il allait voir ailleurs, c'était aussi simple que cela. Sauf avec Helya. Mais Helya était l'exception qui confirmait la règle, il visait plus loin que sa simple personne. C'était sans importance au fond. Pour une fois le Fer-né était bien décidé à obéir à ses envies et non à ce que son instinct et son esprit lui dictaient.

     Elle n'avait rien à offrir, semblait désireuse de s'éloigner de lui et craignait visiblement qu'il ne lui veuille du mal. Il pouvait la comprendre. Son regard mordoré la suivait du regard alors qu'elle faisait mine de vouloir s'éloigner, l'oreille tendue il l'écoutait échafauder des possibilités qui étaient erronées. Non, il n'était pas marié, n'avait pas d'enfant non plus, que ce soit de bâtard ou d'une femme-sel, tout simplement parce qu'il n'en voyait pas l'utilité jusqu'à ce jour. Mais il était vrai que les années passaient rapidement et que pour un Fer-né dont l'existence était forcément plus courte que celle d'un homme du continent, il devrait être marié. Sargon approchait de l'âge auquel son père était mort, certainement que ce serait bientôt son tour. Il haussa simplement les épaules pour répondre à ses éventualités ainsi avancées. Il était vrai qu'elle n'avait certainement rien à lui offrir de ce côté. Même en étant la pupille de Dagon et Aaricia, il n'obtiendrait rien d'intéressant. Lordsport était largement plus juteux. Après un bref instant de silence, elle reprit, réitérant le fait qu'elle n'avait rien à lui offrir, avant de lui demander s'il était capitaine. Il la regarda, à quoi bon savoir cela ? Les capitaines de la flotte de fer étaient nombreux, mais ils n'étaient pas tous riches pour autant. Le Harloi la contempla en silence alors qu'elle regardait le sol comme s'il était plus intéressant que sa personne. Heureusement son égo était plutôt mesuré aujourd'hui, il ne se vexa pas de ce manque d'attention. Au contraire même. Cela l'amusait plutôt.

     ▬ Tu poses beaucoup de questions pour une fille qui refuse d'y répondre. Mais détrompe-toi, je n'ai ni femme ni enfant, ni même de promise, libre comme l'air vois-tu ! »

     Il ne comptait pas lui arracher une promesse de mariage, mais l'inquiéter en lui faisant croire qu'il était à la recherche d'une mère pour ses enfants, l'amusait beaucoup. Pauvre petite chose, elle avait l'air aussi affolée qu'une pucelle devant un marin qui n'avait pas vu de femmes depuis plusieurs semaines. Il se retourna l'esprit pour trouver comment la gêner encore davantage, son regard la quitta provisoirement alors qu'une silhouette se dessinait au bout de l'allée, les contemplant tous deux comme si le nouvel arrivant cherchait à savoir ce qu'ils faisaient. C'était une domestique chargée du rangement des livres dans la bibliothèque, Sargon la dévisagea avec hostilité et elle rebroussa chemin, laissant les deux Fer-nés en tête-à-tête. Le Harloi reposa ses yeux sur la silhouette frêle de la demoiselle qui semblait désireuse de pouvoir se transformer en souris pour s'enfuir dans un trou des environs. Quelques secondes passèrent, faisant monter la pression, puis il enchaîna.

     ▬ Mais je vais te montrer que je sais être poli, puisque tu poses une question et que tu sais que je ne donne rien sans rien, je considère que tu as une dette envers moi à chaque réponse que je vais formuler. Son sourire arrogant refit surface, persuadé que cette révélation allait provoquer un vent de panique chez elle. Oui, je suis capitaine. Comme tous les nobles assez débrouillards pour se procurer un boutre. »

     Il était un Harloi, la famille la plus puissante des Iles de Fer après celle de Dagon. Sargon n'était pas héritier, pourtant il possédait un boutre aussi grand que ceux des capitaines qui étaient les futurs lords de leur famille. Un avantage que certains considéraient comme injuste, mais au final le jeune homme était un bon combattant et un navigateur très doué, cela personne ne pouvait le lui reprocher. Il y avait juste cette Antique Voie de malheur qui se posait entre lui et le fait d'être reconnu à sa juste valeur. Mais cela était sans importance, il était bien décidé à pouvoir embêter Lysena et ne pas songer à toutes les pensées sombres qui se dessinaient dans son esprit depuis le retour de Port-Lannis. Elle avait l'air particulièrement sensible sur le plan du mariage, il était absolument persuadé qu'elle devait même être encore pucelle histoire de se préserver pour son mari. Une tradition que le Harloi estimait totalement stupide, quel homme voudrait d'une femme sans expérience ? Harald visiblement. Une fois de plus, le Fer-né considéra que son ancien ennemi était encore pire qu'il ne le pensait. Approchant d'un pas de la jolie jeune femme, Sargon reprit la parole d'un ton faussement caressant.

     ▬ Tu ne sais pas quoi m'offrir, quel dommage pour toi, si tu m'avais proposé quelque chose, cela aurait certainement été bien moins.... Intéressant, que ce que je vais te demander moi. Tu ne sais pas saisir ta chance lorsqu'elle se présent on dirait. »

     Il rigola légèrement, comme si le fait que la demoiselle puisse s'être laissée avoir l'amusait. En réalité elle ne s'était pas montrée stupide ou non opportuniste, elle avait bien réagi, mais il devait se débrouiller pour retourner la situation à son avantage simplement. Sargon avait de réponse à tout ce que l'on pouvait lui sortir, restait à voir si cela ferait son petit effet sur la petite Salfalaise. Il la dévisagea, se demandant si elle allait encore reculer alors qu'il s'était approché d'elle sans avoir l'air hostile. Un nouveau moment de silence puis il continua sa petite partie de plaisir.

     ▬ Et puisque tu insistes sur ce point depuis le début, je vais aussi répondre à ta première question. Une réponse de plus à ajouter à ta dette. Il esquissa un sourire. Je m'appelle Sargon. Les présentations sont faites désormais. »

     Le jeune homme ne savait pas si elle le connaissait, pour tout dire cela lui était égal, il n'avait jamais vraiment été curieux de savoir ce qui se disait à son sujet sur les îles, ou même au-delà en envisageant que l'enlèvement de la suivante de lady Maura se soit répercuté sur les autres régions de Westeros. Sa réflexion n'avait duré qu'un très bref instant et il conclut alors sa tentative de manipulation, presque persuadé qu'elle n'oserait plus poser de question après cela.

     ▬ Ta curiosité est-elle satisfaite, ou souhaites-tu encore en ajouter à ta dette ? »


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Message Ven 9 Mar 2012 - 15:38

Elle ne savait pas vraiment comment réagir. C'était clair, net, précis, surtout pour elle. Obéir à un homme dont l'autorité n'était pas illuminée de légitimé était un potentiel cauchemar auquel elle devait à présent faire face. Si seulement elle avait eu la bonne idée de se faire accompagner... Mais non, elle n'avait voulu importuner personne. Quelle sotte.
Telle une enfant sage sous le coup d'une remontrance, elle ramena ses mains dans son dos alors qu'il lui reprochait, encore, d'être trop curieuse tandis qu'elle ne lui offrait rien en échange. Mais lui donner quoi ? Il n'avait posé aucune question méritant réponse. Il faisait, tout seul, les interrogations et les données. Elle n’aperçut point la fouineuse servante, trop occupée à contempler leurs chausses respectives. Nonobstant cela en sentant le regard de l'autre s'éloigner de sa personne elle eut une expiration ravie. Hélas, une fois encore, cela ne dura pas ; il recommença à la tourmenter quelques secondes plus tard.

Celui-là, outre sa présence, imposait sur ses menues épaules une dette qu'elle ne comprenait pas. Les mots avaient un coût maintenant? Depuis quand ? Allait-il lui faire payer ensuite, en plus de ses informations, le droit de respirer ici ? Et comment donc voulait-il qu'elle éponge cette pseudo promesse de dette ? Elle n'avait rien, ne l'avait-il guère entendue ? Rien que ses mots et ce qu'elle lisait.
Un peu abasourdie, inquiète de ne pas parvenir à trouver ce qu'il pourrait lui mander d'"intéressant", elle le laissa continuer à déblatérer ses phrases piquantes. Dirait-il vraiment du mal à son oncle d'elle si elle lui disait non et fuyait ? Les silences qu'il laissait n'étaient remplis que par leurs souffles à eux deux. L'un si sûr de lui, totalement calme ; l'autre trop mal à l'aise, trop rapide au goût de sa propriétaire.
Il était donc capitaine, blessé, neveu de Lord Harloi, pas marié - Pouvait-elle esperer que ni son tuteur ni Dame Aaricia n'aient l'idée de penser à lui ou à un autre, vraiment ? - et cousin de l'héritier Harloi. Il semblait un peu plus petit que la moyenne mais possédait une prestance imposante. Il avait participé au... Au raid sur Port-Lannis ou peut être un autre dernièrement et était visiblement du genre à demander du respect sans en accorder. Ah et il avait de ces yeux... Elle retint avec difficulté un soupir, mélange d'une pincée de plaisir liée au beau regard et de beaucoup d'effroi à tout le reste. Il connaissait, aussi, sans doute, Lady Aaricia. Si elle lui en faisait la description, la première Dame des îles pourrait-elle lui indiquer qui était cet inconnu et les choses à savoir sur lui ? Peut être qu'ainsi... Ah non. Il allait se présenter de lui-même finalement. Elle tendit davantage l'oreille.
Ses épaules s'affaissèrent imperceptiblement de nouveau de soulagement. Voilà un point qu'elle n'aurait guère à soulever avec sa Lady alors, tant qu'il ne la faisait pas pleurer ou qu'elle ne s'inquiétait point trop de cette "dette".

Sargon, ainsi donc il s'appelait Sargon.
Elle fit rouler son nom dans sa caboche. Sargon. C'était jol... Sargon ? Oh zut... Elle s'étrangla un peu en avalant prestement sa salive. Lysena releva son regard étonné, craintif. Sargon. Elle n'entendit qu'à moitié à sa dernière parole, se remémorant les propos de Naell. Sargon. Ops... Voilà qu'elle venait sans doute de ruiner toutes les chances qu'elle possédait jusque là de revoir la belle venant de Myr. Qu'avait-elle dit, encore, à son sujet ? Ah oui. Harloi Sargon : fer-né masculin. Être colérique, tapageur et collectionneur qui essayait d'obtenir les faveurs de son oncle et qui s'intéressait à tout ce qui avait des seins. Une petite voix intérieure lui souffla qu'il lui fallait rajouter "ennemi d'Harald" à la liste mais qu'elle pouvait oublier l'image de monstre à énorme hache qu'elle s'était construite.
Si elle s'était retrouvée seule, elle aurait éclaté d'un rire nerveux, jaune. Décidément, elle manquait cruellement de chance ces derniers temps. Cela changerait-il, un jour ? Mais il était là, aussi se contenta-t' elle de garder son air apeuré qui résumait bien tout ce qui l'envahissait.
Sargon. Elle regrettait à présent amèrement de n'avoir pas demandé plus de détails à la femme-sel. Que collectionnait-il par exemple ? Pourquoi haïssait-il tant Harald ?
Ses doigts dans son dos s'étaient crispés. Sous la surprise, droite comme un i, elle dévorait sans le vouloir ni réellement le voir de ses yeux bleus son interlocuteur. A moins qu'elle ne fut en train de fixer les livres rangés derrière lui. Ou les deux.
Le énième silence que sa déclaration avait provoqué fut brisé difficilement. Si lui en laissait pour l'angoisser, elle, c'était pour trouver le temps de surmonter les afflux de sentiments . Pour ne pas trop faire de bêtises qu'elle ne saurait faire pardonner.

" Vous... "
Il fallait se reprendre, vraiment. Tout de suite. C'était urgent. Elle rabaissa son minois, le releva de nouveau, cherchant en ce geste un peu de force.

" D'accord. "
A peine le mot, d'une voix faible, lui traversa-t' il le gosier qu'elle le regretta déjà. Il voulait jouer. Elle avait maintenant des cartes en main mais aucune envie de les utiliser, aucune envie non plus de ne plus avoir le droit de voir Naell. Si elle se pliait à son souhait, celui qui lui avait donné un petit rire, la laisserait-il vagabonder où elle le voulait sans plus l'importuner ?
Fébrile, elle bafouilla un peu après un silence tellement gêné qu'elle aurait, toujours, voulu disparaitre sur place. Un frémissement lui parcourut le corps. Comme d'habitude, elle finissait par laisser les autres décider pour elle.

" Je... Je vous dois donc deux informations, n'est-ce pas ? ... Que désirez-vous tant connaitre que vous ne sachiez réellement déjà ? "

Malgré tout, sa voix fluette restait douce, toute douce, en aucun cas geignarde, on ne pouvait lui enlever cela.
Il fallait qu'elle trouve quelque chose pour rattraper le coup et vite, très vite. Accepterait-il un échange de simples palabres? Non... Sans doute pas, mais elle ne savait pas quoi abattre d'autre pour l'instant. Sargon. On avait oublié de la prévenir qu'il n'était pas laid en plus de tout ce dont on l'avait informée.
Pourquoi donc ne l'avait-il pas laissée fuir alors qu'elle n'espérait que cela ? Maintenant qu'il lui avait offert son appellation, elle n'en n'avait plus le droit si elle espérait acquérir le privilège qu'elle désirait. Après tout, Naell lui appartenait. A lui, Sargon, l'odieux. Et vu le caractère qu'il avait potentiellement, si il apprenait qu'elles se rencontraient sans sa permission, ne se montrerait-il pas horrible vis-à-vis de Naell ? Elle ne pouvait prendre le risque de voir la femme blessée par sa faute.

Mais ne s'était-il pas, encore, rapproché ? Elle s'obligea à ne pas reculer tout de suite, se mordillant la langue et re- détourna son regard humilié de biche aux abois pour chercher du réconfort dans les rangées de parchemins. Elle devait se montrer moins... Moins peureuse. Si elle le laissait réduire un tout petit peu la distance entre eux deux malgré son mal-être, cela suffirait-il ? Il fallait qu'elle réussisse à lui arracher le droit de visiter Naell quand elle le désirerait sans que cela ait de conséquences. Mais elle refusait de le laisser la toucher.
Les hommes, ces êtres supérieurs, étaient en tout cas si compliqués... Comment la délicieuse demoiselle de Myr faisait-elle pour le supporter et pour éviter que les beaux yeux masculins mordorés se remplissent de colère ?
Pour éviter de plus tout souci auprès de Lord Harloi, il fallait qu'elle tienne. Au moins un peu. Cette pensée cependant lui apporta à peine une once d'espoir.
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Sargon Harloi
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Message Ven 9 Mar 2012 - 19:18

     Le silence fit écho aux paroles de la jeune femme alors qu'elle lui demandait ce qu'il pouvait bien vouloir connaître. Pas forcément quelque chose de bien précis, puis pas obligatoirement des informations. Sargon avait pour habitude de troquer ses informations contre des services que son interlocuteur devrait lui rendre plus tard. Mais avec Lysena, ce n'était peut-être pas la meilleure idée en y réfléchissant plus sérieusement, après tout, elle avait l'air tellement naïve et tellement ingénue que s'il la chargeait d'une mission, elle risquait de la faire rater simplement parce qu'elle apparaîtrait tout de suite comme quelqu'un de tourmenté. Hésitation. Sargon réfléchissait, prenant tout son temps pour décortiquer les possibilités qui s'offraient à lui et définir laquelle serait la plus adaptée à la Fer-née qui lui faisait face. Déjà, il ne devait pas lui demander d'aller obtenir des informations auprès des autres habitants des Iles de Fer, elle n'était pas du genre discrète et son inquiétude était si visible que la personne qu'elle sonderait comprendrait aussitôt que les choses ne tournaient pas rond. Puis il ne fallait pas être un génie pour faire avouer la demoiselle, le premier gamin venu lui ferait dire qu'elle « travaillait » pour lui. Non, cette option était à écarter pour de bon, il ne voulait pas risquer ses miches en faisant la bêtise de lui demander un service. Même minime. Mieux valait garder cette dette pour quelque chose de plus intéressant.

     Elle était embarrassée, gênée et il espérait que tout cela la rendrait encore plus nerveuse. Les yeux du jeune homme posés sur le visage de la demoiselle, celui-ci inspira légèrement. Il pouvait l'interroger sur son lien avec Aaricia après tout, non ? Le Harloi avait été désagréablement surpris en posant les yeux sur le ventre bombé de la Greyjoy après qu'il l'eut tirée hors de l'eau alors qu'elle était tombée à la mer pendant l'abordage du Dromon, à Port-Lannis. La belle enceinte, ses chances de pouvoir la séduire diminuaient grandement, sans compter qu'il était très frustré de ne pas avoir été au courant de tout cela avant. Inutile de préciser que Dagon s'était bien moqué de lui lorsqu'ils s'étaient croisés pour parler de l'attaque sur l'Ouest, son cousin ne lui avait même pas parlé de cet événement. Il avait même avancé ne pas avoir eu le temps de profiter de son épouse. Quelle moquerie. Le capitaine sentit sa colère s'enflammer à nouveau à cette pensée, son arrogance en avait pris un coup à voir qu'il avait été ainsi mis de côté alors qu'il s'imaginait être assez proche de l'épouse de la Seiche. Mais peut-être que Lysena savait quelque chose. Après tout elle vivait avec les Greyjoy avant, certainement qu'elle avait gardé des liens avec eux, non ? Le silence s'éternisait avant qu'il ne se décide à le briser.

     ▬ On va couper la pomme en deux si tu veux bien... Je ne vais te poser qu'une seule question, l'autre je la garde pour plus tard, une fois que j'aurais quelque chose de plus intéressant à te demander.... »

     En réalité, c'était surtout parce qu'il souhaitait la laisser mariner quelques temps. Son côté arrogant espérait que la jolie Fer-née allait avoir l'esprit en ébullition pour les temps à venir, penser à lui de temps en temps alors qu'elle se demanderait ce qu'il pourrait bien lui présenter comme requête. Rien que l'idée de l'imaginer en train de s'inquiéter de ce qu'un homme comme lui pourrait désirer, l'amusait énormément. L'imagination était surprenante, bien souvent les femmes s'imaginaient les choses affreuses, il n'y avait qu'à voir la réputation qu'il avait acquise avec le temps alors qu'il n'en avait jamais fait autant. Sargon n'était pas homme à se soucier de ce que les autres pensaient de lui, c'était pour cette raison qu'il n'avait jamais démenti les rumeurs qui couraient sur son compte, puis si cela lui permettait d'effrayer les jolies pucelles en prime... Ce n'était que pour l'arranger. Le silence était retombé quelques instants alors qu'il bougeait, approchant de la table pour s'asseoir sur celle-ci, posant ses yeux inquisiteurs que la silhouette de Lysena alors qu'elle avait l'attitude d'une gamine prise en faute.

     ▬ Tu as habité à Pyk quelques temps, j'imagine que tu dois être liée avec Aaricia, est-ce que tu sais la manière dont Dagon se comporte avec elle ? J'ai cru comprendre qu'il avait quelques difficultés à supporter son caractère très particulier.... »

     C'était une simple amorce, il voulait voir la manière dont elle allait réagir. Se tendre et être gênée d'aborder ce sujet, ou au contraire être en confiance et parler sans hésitation ? Le Fer-né était bien décidé à calquer la suite de la discussion sur les réactions que la Salfalaise allait avoir. Sargon se doutait que Lysena n'allait pas parler pour le plaisir de l'informer de la vie privée du couple Greyjoy – en imaginant qu'elle sache quoi que ce soit à leur sujet – il faudrait lui tirer les vers du nez à n'en pas douter. Le capitaine de la Veuve Salée se pencha légèrement vers son interlocutrice, ne tenant pas à la laisser trop se rassurer en voyant qu'il s'était éloigné d'elle. Il n'avait visiblement pas le droit de la toucher – non qu'il soit du genre à s'arrêter à des interdictions – mais pouvait aussi bien profiter de son malaise naissant en s'amusant avec elle. C'était amusant, cela faisait bien des années qu'il n'avait plus troublé une jeune pucelle par sa simple présence. Mais c'était rafraîchissant, contrairement aux femmes combattantes qu'il côtoyait tous les jours, il appréciait de voir sa gêne et son regard fuyant. Contrairement à la femme-sel du marin de Harald, que Sargon avait rencontrée quelques mois plus tôt, la Salfalaise n'avait pas cet air plaintif à geindre en permanence. Elle était presque reposante.

     ▬ Mais je me demande... Comment as-tu donc fait pour venir jusqu'à Dix-Tours ? Tu vis toujours chez les Greyjoy ? J'imagine que Dagon ne s'amuse pas à jouer les navires transporteurs juste pour tes beaux yeux non ? Peut-être que tu passes beaucoup de temps sur l'île ? Ce serait certainement l'occasion de nous revoir plus tard si tel est le cas.... »

     Le jeune homme n'était pas sûr que la Fer-née puisse désirer le revoir un jour. Il avait parfaitement conscience d'être le type d'homme que l'on préférait oublier et ne plus croiser. C'était certainement pour cette raison que son cercle de familiers était très réduit. Il se réduisait d'ailleurs de jour en jour sachant que Deirdre se faisait de plus en plus rare dans les parages. Le capitaine de la Veuve Salée restait assit sur sa table, puis il décida d'en rajouter une couche histoire d'en profiter encore un peu, il y avait fort à parier que ce type d'entrevue soit la seule qu'ils puissent avoir.

     ▬ Regarde-moi dans les yeux lorsque je te parle. L'on ne t'as jamais dit, qu'il était impoli de ne pas regarder la personne qui vous parlait ? »

     Il parlait de politesse alors qu'il n'avait même pas pris la peine de se présenter au début de leur discussion. C'était là un luxe qu'il s'offrait souvent, jouer les moralisateurs alors que lui-même ne suivait pas ce qu'il disait. Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. Telle était son adage. Si le Harloi s'offrait le luxe de lui parler de la sorte, c'était bien parce qu'il était parfaitement conscient qu'elle n'oserait pas lui dire non. Le jeune homme était presque persuadé que s'il tentait de la toucher à nouveau, elle n'oserait pas le repousser. Il suffisait de voir la manière dont elle se tenait. Cela ne lui donnait que plus envie de prendre pour voir jusqu'à où il pourrait pousser. Cela dit, la demoiselle possédait une protection contre lui, celle-ci s'appelait Dagon. Sargon savait bien que s'il allait trop loin et que cela venait aux oreilles de son cousin, les choses risqueraient de mal tourner pour lui. Mais ça, Lysena n'avait pas besoin de le savoir.


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Le savoir est porteur de responsabilité ▬ Lysena

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