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La lumière de la Tour guide la Tortue

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Edric Estremont
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Que trépasse si je faiblis

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Message Mar 21 Fév 2012 - 16:44

Cela faisait maintenant longtemps qu’Edric et son jeune cousin avaient quitté Vertepierre, sur l’île d’Estremont. Ils avaient traversé le Bois-la-Pluie puis les marches de Dorne avant d’arriver dans le fertile et verdoyant Bief. Là, ils avaient suivi les longues routes royales, descendant vers Hautjardin avant de remonter le long de la côte dans le but de rejoindre la grande ville de Port-Lannis. Ils s’y étaient aventurés quelques temps, mais sans pour autant s’éterniser. Et ils avaient bien fait, au final ! En effet, quelques jours après leur départ, des rumeurs concernant une attaque fer-née sur le grand port de l’Ouest étaient parvenues à leurs oreilles, mais ils n’auraient su dire si c’était vrai ou non. Quoi qu’il en soit, ils avaient déjà emprunté la route de la rivière pour passer le col de la Dent d’or et se rendre dans le Conflans.

Malheureusement pour eux, ils s’étaient un peu perdus entre les nombreuses rivières et leurs affluents, ce qui n’avait pas été sans leur causer quelques ennuis… Ennuis compensés par une agréable rencontre qui avait fait revivre des événements passés. Par chance pour eux, ils avaient ensuite été remis sur la bonne voie et chevauchant sans réellement s’arrêter, ils redescendirent la route royale, évitant de loin la capitale, avant de revenir dans le Bief. Une nouvelle fois, ils avaient dépassé Hautjardin et ils étaient finalement arrivés dans la plus grande ville du sud : Villevieille.

Le voyage entre le Conflans et la ville n’avait pas été rapide, mais les deux jeunes hommes s’étant poussés plus que de raison, ils l’avaient accompli en une dizaine de jours à peine. Pourquoi une telle précipitation ? On était en droit de se le demander… Tout d’abord, il y avait la volonté de voir et de visiter la ville, mais à cela s’ajoutaient plusieurs autres raisons. La menace des Fer-nés qui semblait s’être éloignée vers le Nord venait à nouveau de frapper dans l’Ouest. Préférant éviter cette région dangereuse à l’avenir, Edric avait donc choisi de se rendre dans la plus grande ville accessible afin d’avoir des nouvelles à ce sujet. De la même manière, il espérait aussi pouvoir en apprendre plus sur la situation actuelle de son cousin, lord Jace Redwyne. Edric comptait aussi sur le fait de pouvoir rencontrer le jeune lord Hightower qui n’était autre que le Grand Argentier du roi. De par cette fonction, ce dernier devait donc disposer d’informations supplémentaires sur les desseins de la Couronne et il pourrait éventuellement lui en apprendre plus sur les événements à venir. Par exemple, la maison Estremont devrait-elle joindre ses navires à la guerre ? Une question légitime qu’il était en droit de se poser, tant elle influerait sur son avenir immédiat.

Au-delà de toutes ces considérations, Edric souhaitait aussi pouvoir rencontrer le jeune lord afin de discuter avec lui de divers points. Il y avait par exemple cette possibilité de partenariat commercial entre Vertepierre et la Grand-Tour, à condition que la Voix de Villevieille soit intéressée par leurs pierres si spécifiques. Mais surtout, il y avait la volonté de parler de la main de Jeyne, jeune sœur tant aimée du noble de l’Orage. Il ne savait nullement ce que lord Hightower en dirait, ni même s’il le recevrait, mais il ne perdait rien à tenter sa chance malgré tout. Après tout, c’était pour cela qu’il était parti de chez lui.

Suite à leur éreintant voyage, Edric et son cousin avait pris une chambre dans une auberge de bon aloi et ils en avaient profité pour se restaurer, se laver et revêtir des vêtements propres, plus adaptés à la situation à venir. Ainsi apprêtés, ils étaient montés sur leurs chevaux et s’étaient rendus jusqu’à la Grand-Tour, puissant phare et forteresse inégalable de la très puissante maison Hightower. Loren n’en croyait pas ses yeux et il était littéralement subjugué par le spectacle qui s’offrait à eux. Lorsqu’ils arrivèrent au pont menant à Bataille-Isle, des hommes en armes les accueillirent d’un regard suspicieux avant de leur ouvrir le passage, à la seule condition qu’ils suivent l’un des leurs après avoir remis leurs armes. Edric s’empressa d’accepter et c’est ainsi qu’ils furent fouillés et leurs armes saisies. Ensuite seulement, ils furent conduits jusqu’aux portes de la Grand-Tour.

Passant le seuil, ils arrivèrent dans un vaste hall doté de grandes colonnes blanches qui fourmillait d’activité. Ne sachant guère vers qui se tourner et comme il n’était nullement attendu, Edric interpella un jeune homme qui semblait être un valet.
« Je suis Edric, de la maison Estremont, fief de l’Orage sous la suzeraineté des Baratheon d’Accalmie. » Cherchant à prouver ses dires, il sortit de sa tunique un pendentif arborant une tortue taillée dans la vertepierre de l’île. « Je souhaiterais rencontrer ton maître, lord Hightower. Peux-tu me dire à qui je dois m’adresser pour cela ? » Il espérait maintenant que ce serviteur ne le planterait pas là et qu’il aurait l’opportunité de rencontrer le maître des lieux. Où au moins, de décrocher un rendez-vous avec lui.



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Clarence Hightower
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Message Mer 22 Fév 2012 - 1:45

Qui sème peu, récolte peu ! C'était un proverbe bien connu de toutes les braves gens du Bief. Mais il n'était pas suffisant de semer, il fallait encore trouver la terre appropriée, car en mauvais lieu la bonne semence se dessèche et meurt sans porter aucun fruit. Mais le temps des semailles étaient loin derrière à présent, et les pluies de l'automne étaient arrivées bien tard. Loin derrière était le temps où les arbres fleurissent, où les bois se feuillent, où les prés verdissent et où les oiseaux, dans leur langue mélodieuse, chantent au matin. L'été caniculaire avait embrasé le continent et particulièrement le sud avait beaucoup souffert de la sécheresse. En prévision de l'hiver, de nombreuses mesures avaient été prises par Clarence, certaines en concertation avec les autres seigneurs du Bief. En plus des nombreuses réserves qui s'étaient déjà constituées en puisant dans les productions ayant échappé par miracle aux ravages du soleil et de ses chaleurs, de grandes commandes avaient été ordonnées auprès des grandes compagnies marchandes des Cités-libres afin que dans les plus brefs délais de la nourriture en provenance d'Essos soit acheminée par la mer jusqu'à Villevieille afin d'être restribuée à travers le Bief. Déjà le port avait accueilli durant son absence et accueillait encore quelques navires venus de Volantis et transportant à leur bord une cargaison de fruits et de viande fumée ou séchée. D'autres suivraient rapidement et continuellement. Évidemment, ces investissements représentaient d'importantes dépenses supplémentaires, mais la situation était telle que se laisser conduire par l'avarice aurait eu des conséquences terribles à tout point de vue. La pénurie de nourriture menaçait de plonger le royaume dans la famine et la disette si des mesures n'étaient pas prises à temps pour endiguer les risques. Depuis des siècles, le Bief jouissait d'une grande fertilité qui assurait son indépendance agricole, mais l'été caniculaire avait quelque peu mis à mal cette réalité. L'initiative incombait donc aux seigneurs des contrées vertes placées sous la suzeraineté de Hautjardin pour offrir à tous, les plus miséreux comme les plus fortunés, une chance de passer l'hiver qui s'annonçait et avant d'aller vendre un part de leurs approvisionnements aux suzerainetés voisines, ils devaient évaluer leurs propres besoins et, en conséquence, épargner leurs réserves. Certes la pénurie dans les domaines voisins avaient entraîné une importante hausse des prix à l'export, mais la perspective de ce gain facile était piégeur : jamais l'or ne n'a nourri personne. La prudence était de mise, car personne ne pouvait prévoir avec exactitude quand débuterait l'hiver et quand il prendrait fin. Les mestres eux-même n'avaient pas ce pouvoir, ce qui n'empêchait pas Clarence d'être en contact très étroit avec la Citadelle afin d'en apprendre toujours davantage sur les dernières folies du climat.

C'est d'ailleurs la citadelle qui occupait l'esprit du lord alors que la journée s'achevait sur Villevieille, pendant qu'à l'horizon le noir de la nuit se dessinait comme une couronne d'ombre pour encercler le ciel à la luminosité déclinante. Clarence remit entre les mains de son secrétaire, page, écuyer et suivant Arthur Tyrell un parchemin plié et scellé de son sceau personnel.
« Donnez cette missive à un coursier, qu'il la porte jusqu'au Sénéchal. » Observant du regard son élève qui s'éloignait en trottinant rapidement pour sortir de la pièce, Clarence songea qu'il accomplissait du bon travail. Le jeune Tyrell lui était dévoué et faisait preuve d'une application certaine dans tout ce qu'il entreprenait. Viendrait bientôt le temps des vraies leçons, plus tôt peut-être que prévu, mais i n'y avait pas quoi s'en inquiéter. Toujours préoccupé par ces douces pensées, il s'attela à la rédaction d'un autre message qu'il écrivit rapidement avant de s'assurer lui-même que le corbeau qui le porterait prenne au plus tôt la voie des airs. L'oiseau de nuit disparut en direction de l'île de la Treille, dans le ciel très assombri par ce début de soirée nuageux que Clarence contempla longuement en s'absorbant plus encore dans ses réflexions. Mais après, Clarence conduisit ses pas pensifs jusqu'à la très grande salle aux nombreuses et hautes colonnes blanches où il espérait trouver l'un de ses frères de retour d'un tour d'inspection dans la cité. Il n'y trouva ni Charles ni Calvin, mais alors qu'il bifurquait pour reprendre la route de ses quartiers, ses oreilles captèrent quelques bribes des phrases qu'un parfait inconnu adressait à un laquais en livrée grise et noire tout en agitant devant lui un médaillon figurant une tortue taillée dans une pierre verte qui lui était inconnue. L'homme interpellé s'apprêtait à répondre quand il vit son maître qui s'approchait. Il recula d'un pas en s'inclinant.

« Messire, cet homme demandait justement à vous voir... il prétend appartenir à la maison Estremont des Terres de l'Orage, et...

- J'ai entendu, merci, vous taire à présent. »


Après avoir balbutié une formule de circonstance et s'être incliné plus que de raison, le domestique se tut sans demander son reste. Clarence l'avait déjà oublié, tout concentré qu'il était sur cet invité inattendu. « Edric Estremont... » Clarence parut réfléchir quelques instants. « Vous devez être l'un des cousins de mon ami Jace Redwyne, n'est-ce pas ? Ce nom m'était familier... Mais je ne m'attendais pas à une telle visite. » En effet, s'il avait connaissance du lien de parenté unissant les Redwyne de la Treille aux Estremont de Vertepierre, il ignorait encore pourquoi l'un de ces derniers se tenaient devant lui. Mais il n'allait pas éconduire le jeune homme et celui, plus jeune encore, qui le suivait au prétexte qu'ils ne s'étaient pas annoncés plus tôt. « Vous souhaitiez me rencontrer, c'est chose faite. Maintenant, allons dans un lieu plus approprié pour notre entrevue. Toi ! » Il s'adressait au laquais qui n'avait pas bougé depuis sa dernière infructueuse intervention. « Fais nous porter une collation dans la salle de la clepsydre. Et fais prévenir mon secrétaire, je veux qu'il nous rejoigne quand il sera revenu. » Clarence s'étonnait d'ailleurs qu'il ne soit pas déjà ici avec lui. Avait-il décidé de porter lui-même le message? « Veuillez me suivre, c'est par ici. » Clarence invita ses deux invités à lui emboîter le pas en direction d'une salle attenante à ce grand hall, là où se tiendrait leur entrevue.


Dernière édition par Clarence Hightower le Mar 28 Fév 2012 - 21:57, édité 2 fois
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Edric Estremont
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Message Jeu 23 Fév 2012 - 22:36

Une fois arrivé dans le hall principal de la Grand-Tour, forteresse de la puissante maison Hightower de Villevieille, Edric et son jeune cousin Loren avaient interpellé un valet afin de le questionner sur la personne à consulter pour obtenir un rendez-vous auprès du seigneur des lieux. Afin de confirmer ses dires, Edric avait même sorti son pendentif, preuve certes maigre, mais preuve quand même. Toutefois, avant que le laquais n’ait eu le temps de lui répondre, un homme qui semblait visiblement être de plus haut rang s’approcha. Et à la manière dont le serviteur s’adressa à lui, Edric en conclut rapidement qu’il s’agissait du jeune lord Hightower, petit-fils du précédent seigneur de Grand-Tour, et c’est la raison pour laquelle il s’inclina alors que l’homme rabrouait son valet.

Lorsque lord Hightower usa de son nom, Edric se redressa et attendit de voir ce qu’il dirait. Il commença par mentionner Jace, le citant comme un ami à lui, et fit part de sa surprise quant à cette visite.
« Lord Redwyne est en effet l’un de mes cousins. » Ils avaient même grandi ensemble alors qu’ils étaient enfants, de vraies petites terreurs dans les rues de Vertepierre. Mais tout cela remontait maintenant et ça n’intéressait sans doute pas le jeune seigneur face à lui. « Quant à notre présence ici, je conçois qu’elle puisse vous sembler impromptue, puisque tel est le cas. » Il était vrai qu’après une hésitation quelques semaines plus tôt, Edric avait évité Villevieille et était remonté vers l’Ouest, le long de la côte. Puis, dernièrement, il avait finalement pris la décision de redescendre vers le sud et c’était ainsi qu’il était arrivé dans la ville.

Lord Hightower expliqua ensuite que leur vœu de le rencontrer venait d’être réalisé et il les invita donc à se rendre dans un lieu plus approprié à cela que le hall principal. S’adressant ensuite au valet, il demanda à ce qu’une collation soit apportée dans la salle de la clepsydre, mandant ensuite son secrétaire. Un très grand nombre d’informations venait d’être donné et Edric les enregistra une à une. Première chose, le seigneur avait mentionné un secrétaire et non pas un écuyer. Il devait donc s’agir là d’un page qui veillait à ses affaires courantes, mais surtout, cela montrait que le lord n’avait aucun besoin des armes et qu’il n’était donc pas chevalier. Un bon point à lui accorder et un élément sans doute utile pour la discussion à venir. Ensuite, la salle se nommait salle de la clepsydre et on pouvait donc penser qu’elle contenait un système de mesure du temps, sans doute quelque chose de suffisant grand pour occuper toute la place d’une pièce. Objet d’ostentation ou utilité réelle ? Difficile à dire…

Lord Hightower désigna ensuite une direction et invita Edric et Loren à le suivre de l’autre côté du grand hall où se trouvait visiblement cette fameuse pièce. Pour le noble de l’Orage, cela sembla toutefois quelque peu étrange. En temps normal, il était toujours reçu par les nobles seigneurs dans des salles d’étude, des logia ou même des salles de réception. Là, on allait les recevoir dans une pièce dont le nom évoquait le temps qui passe… Est-ce que cela voulait dire que son entrevue n’était pas encore effective ? Ou alors allait-il uniquement disposer d’un temps minimum pour parler avant d’être invité à revenir le lendemain, en même temps que les habitants de la ville qui avaient des doléances à soumettre ? Difficile à dire, mais cela pouvait sembler normal dans un fief aussi vaste et important que celui-ci. Néanmoins, Edric aurait quand même bien voulu prendre son temps…
« Messire, je vous remercie de nous accorder ainsi votre temps. Je ne doute pas que ce dernier soit précieux et il va sans dire que votre geste est grandement apprécié. »



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Clarence Hightower
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Message Ven 24 Fév 2012 - 23:28

« Je trouve toujours le temps de recevoir les amis de mes amis. Venez. »Clarence ne croyait pas si bien dire, car si ces visiteurs tardifs ne s'étaient pas présentés d'après leur nom qui indiquaient leur parenté avec son voisin de la Treille, il leur aurait très certainement traité avec la même méfiance qu'il réservait à tous ceux qui venaient à lui sans y avoir été invités. C'est de bon cœur qu'il les conduisit jusqu'à la salle de la clepsydre qui devait en effet son nom à l'étonnante horloge à eau qu'elle renfermait. On y pénétrait par une double porte en ogive, dont le bois gris s'ornait de moulures qui témoignaient du talent et de la virtuosité des ébénistes de la cité. La salle était très haute de plafond et rectangulaire à ce détail près que le côté opposé à la porte se creusait d'une abside semi-circulaire abritant l'ouvrage sculptural qui donnait son nom à la pièce. Il s'agissait d'une grande statue toute de marbre, figurant un vieil homme vêtu très richement, et le front ceint d'une royale couronne. Il se tenait debout et droit, portant devant lui, par les poignets, une imposante jarre de pierre grise, couronnée d'une frise d'or et dont la panse était par deux endroits percées d’ouverture figurant la gueule béante de créatures aujourd'hui disparues. Sous ces bouches asséchées, deux vases incrustés de pierreries semblaient attendre que l'eau vienne à nouveau les emplir. De là où ils étaient, les deux membres de la maison Estremont ne pouvait ignorer la sculpture magnifique qui s'offrait à leur vue tout en les regardant elle-même d'un regard malin et minéral. « Admirable, n'est-ce pas ? Dans les temps immémoriaux, les rois de Villevieille, mes ancêtres, recevaient ici les pétitionnaires de haut rang et pour présenter leurs doléances, ceux-ci disposaient d'un temps limité que cette clepsydre mesurait. Une coutume qui s'est perdue avec le temps, n'est-ce pas ironique ? Prenez place, s'il vous plaît. » Il les laissa pénétrer plus avant dans la pièce et espéra qu'ils s'installeraient sur les banquettes de bois couvertes d'étoffes et de coussins en l'attendant. Ils eurent à cette occasion l'opportunité de découvrir le reste de la salle qui n'était meublée qu'avec parcimonie et discrétion ; il y avait bien sûr la clepsydre désœuvrée, quelques tapisseries d'apparence neuves mais en réalité très anciennes, un large guéridon central dont le plateau marqueté reproduisait une étoile dont les sept branches séparaient sept figures allégoriques des sept couronnes. Contre les murs étaient rangés des coffres et deux buffets qui contenaient le nécessaire pour écrire, mais également pour boire. Il y avait peu d'ostentation dans la décoration de la salle, mais à voir la qualité de la facture des quelques meubles qui s'y trouvaient, la richesse de la maison Hightower était indiscutable et Edric et son cousin eurent tout le loisir de l'observer en attendant leur hôte. En effet, Clarence n'entra pas avec eux, mais bien quelques instants plus tard, suivis de près par deux valets portant chandelles et briquets à silex. Ils connaissaient leur métier et leurs ordres, et s'empressèrent auprès des coffres derrière la clepsydre car ceux-ci renfermaient les bougeoirs. Clarence s'approcha d'Edric et les invita à s'asseoir près de lui qui prenait place sur l'unique fauteuil de la pièce.

« Alors, dîtes moi, est-ce votre première venue à Villevieille ? Comment trouvez-vous la cité ? » Mais à cet instant, la double porte s'ouvrit sur son secrétaire et les domestiques qui apportaient ce qu'il avait fait venir pour la collation de ses invités. Tandis que ces derniers s'empressèrent de venir disposer sur le guéridon des carafes d'eau fraiche, des verres et des plateaux couverts de quartiers d'oranges nappés de crème, de framboises baignées de leur confiture, de tranches de pain d'épices tartinées de bon miel. Il y avait de quoi s'étonner que messire Hightower offre à ses invités des réjouissances aussi élaborées mais il n'y avait rien de véritablement préméditer à ce déballage de victuailles délicieuses : un peu plus tôt dans la journée, ses sœurs avaient offert à quelques unes de leurs amies un petit banquet, et c'était les restes qu'on avait servi dans la salle de la clepsydre pour Edric et... qui était donc celui qui l’accompagnait ? Il y avait entre eux deux un vague air de famille mais c'était insuffisant à déterminer une quelconque parenté. Clarence n'avait pas quitté son fauteuil, mais il fixait de ses yeux Arthur Tyrell qui s'avançait vers eux. « Vous voilà enfin ! Prenez place, dépêchez-vous. » Il ajouta en s'adressant à Edric d'une voix légèrement rieuse, voilée d'un soupçon de volupté. « N'en veuillez pas trop à Arthur Tyrell pour son retard. C'est mon secrétaire et il est très occupé. Arthur, je vous présente Edric, de la maison Estremont des Terres de l'Orage, qui nous rend visite. » Arthur le salua poliment et presque imperceptiblement, comme s'il craignait encore de parler trop fort en présence de Clarence. Ce dernier posa son regard sur l'adolescent qui accompagnait Edric. « Et qui est cette jeune personne ? » Clarence ménagea un silence pour permettre à son interlocuteur de répondre à cette question sans grande importance avant de reprendre la parole pour conduire la conversation. Il n'était pas particulièrement directif ou intéressé mais d'un autre notable des Terres de l'Orage en sa demeure l'intriguait beaucoup. Il espérait cependant que le jeune Estremont ne venait pas lui aussi pour lui emprunter de l'argent. Il avait consenti un prêt au puîné Baratheon pour des raisons qu'il gardait secrètes, mais il ne comptait devenir l'usurier du fief d'Accalmie tout entier. « J'imagine que vous n'êtes pas venu jusqu'ici dans le seul but de vérifier ce qu'on dit de la Grand-Tour, n'est-ce pas ? Dîtes-moi donc ce qui vous amène. » Clarence était calme et attentif, il ignorait tout du trajet suivi par les deux orageux qui se tenaient près de lui mais il savait le voyage fort long entre Villevieille et Vertepierre, alors il se doutait qu'il était inutile de tourner autour du pot. Edric n'était pas là sans raisons et il brûlait de les révéler au grand jour.
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Edric Estremont
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Message Dim 13 Mai 2012 - 18:59

A peine étaient-ils arrivés dans le hall de la Grand-Tour qu’Edric et son cousin Loren avaient fait la connaissance de lord Clarence Hightower, seigneur des lieux. Le noble à la tortue avait alors répondu aux questions que posait son hôte et il avait fini par le suivre dans la fameuse salle qu’il nommait salle de la clepsydre. Passant la double porte en bois gris mouluré, Edric put découvrir une pièce qui n’en demeurait pas moins très vaste pour une utilité qui semblait somme toute très réduite. La clepsydre en question était un vaste ensemble statuaire qui représentait un vieil homme bien habillé et portant une couronne. Il devait vraisemblablement s’agir de l’un des anciens rois Hightower, ceux-là même qui régnaient sur le Bief à l’époque des Premiers Hommes, avant l’arrivée des Andals. Si c’était bien le cas, cette œuvre pouvait être extrêmement ancienne !!

Prenant la parole, lord Hightower confirma cette hypothèse en expliquant que jadis, les rois Hightower recevaient leurs visiteurs dans cette pièce en ne leur laissant qu’un temps limité pour présenter leurs doléances. Lorsqu’il termina par une petite boutade, Edric ne retint pas un léger sourire et il en profita pour indiquer son émerveillement, émerveillement que le jeune Loren montrait d’ailleurs d’une fort belle manière, ses deux yeux grands ouverts posés sur la sculpture.
« Je suis surpris de découvrir un ouvrage si ancien aussi bien conservé. Il s’agit de la preuve même que les bases de votre noble maison reposent sur des fondations solides et durables. Rares sont ceux qui peuvent se glorifier d’appartenir à une lignée de roi des Premiers Hommes. » En réalité, en dehors des Stark, ce n’était le cas de personne. Les Tully, les Greyjoy et les Tyrell n’étaient que de simples vassaux venus à la suzeraineté grâce au Conquérant tandis que les Arryn et les Lannister descendaient de héros Andals. Dans le cas des Lannister, il ne s’agissait même pas d’un véritable héros, mais plutôt d’un vulgaire voleur et d’un usurpateur. Les Baratheon trouvaient peut-être leurs origines chez les rois de l’Orage, mais on racontait aussi qu’ils étaient secrètement des bâtards Targaryen. Quant aux Martell, c’était une autre histoire. Il n’y avait donc effectivement pas de plus riches et plus nobles lignées en Westeros que celle des Hightower.

Invités à prendre place, Edric et Loren suivirent donc les indications de lord Clarence et ils prirent places sur des banquettes de bois couvertes de coussins. En même temps, les deux jeunes hommes purent découvrir avec plaisir toute la richesse de la maison à la tour, que ce soit au travers des superbes tapisseries ou des meubles de bois précieux. Finalement, lord Hightower les rejoignit à son tour accompagné par deux valets qui disposèrent et allumèrent plusieurs chandelles dans la salle. Prenant le temps de la réflexion, Edric finit enfin par répondre à la question posée.
« Il s’agit en réalité de ma seconde visite en ville. J’étais déjà venu par le passé, autant pour rendre visite à mon jeune frère que pour faire escale avant de rejoindre l’île de la Treille, mais je dois avouer que je suis toujours aussi surpris par la majesté de Villevieille. C’est très différent de Port-Réal et on ressent bien toute la richesse dont bénéficie le Bief. » La maison Hightower était en effet réputée être aussi riche que la maison Lannister et en découvrant les structures et les rues pavées de la ville, on ne pouvait qu’en être certain. La Grand-Tour elle-même suffisait à le prouver ! Etait-elle réellement habitée jusqu’à son sommet ? C’était l’une des questions que s’était posé Loren, en la découvrant à l’approche de la ville et Edric n’avait pas su quoi lui répondre…

Pendant qu’il était en train de parler, des domestiques étaient entrés avec la collation demandée par leur seigneur. On trouvait là de l’eau fraiche, des fruits à la crème, de la confiture, du pain d’épices parfumé, bref, de quoi ouvrir l’appétit tout en montrant une fois de plus toute la richesse du Bief en ces temps de disette partout ailleurs. Lord Clarence finit par poser son regard sur un jeune homme qui accompagnait les domestiques, néanmoins plus richement vêtu qu’eux. A la manière dont il lui parla, Edric crut comprendre qu’il s’agissait du jeune secrétaire mentionné un peu plus tôt. En effet, l’instant d’après, le seigneur le présenta comme tel en indiquant son nom : Arthur Tyrell. Voilà qui était surprenant. Edric aurait juré qu’un Tyrell finirait écuyer puis chevalier, mais secrétaire ? Y avait-il quelque autre raison à cela ? Difficile à dire, mais peut-être que cela cachait des liens particuliers entre ces deux puissantes maisons du Bief. Il était donc utile de garder l’esprit vif et acéré pour en apprendre davantage. Poliment, Edric répondit au salut du jeune homme avant de donner à lord Hightower le nom de son propre cousin.
« Je vous présente mon cousin, Loren Connington. Il m’accompagne en qualité d’écuyer et de page. » Suite à ces propos, le seigneur de Grand-Tour marqua une courte pause avant d’entrer dans le vif de la discussion. Edric se donna quelques instants pour rassembler ses pensées avant d’enfin lui répondre.

« En effet, messire, je ne suis pas venu vous voir sans raison. Je ne vous cacherais pas que nous sommes aussi venus admirer votre merveilleuse cité, mais ce n’est pas pour cette raison-là que nous venons abuser de votre temps. Lors de nos voyages, nous avons effectivement entendu des rumeurs concernant une attaque Fer-née sur la grande ville de Port-Lannis et nous espérions qu’un seigneur comme vous puisse nous en apprendre davantage à ce sujet. Je me doute que cette attaque, si elle a bien eu lieu, risque de mobiliser les vassaux de la maison Tyrell et mon cousin Jace étant le Grand Amiral du Roi, il risque fort d’être impliqué dans ces événements. Ne sachant guère où il se trouve au jour d’aujourd’hui, j’espérais donc que vous puissiez me renseigner à son sujet pour apaiser mon inquiétude. » Edric savait bien que lord Hightower n’était pas qu’un simple messager, mais il avait espéré pouvoir trouver des réponses à ces questions en ce lieu et l’accueil que lui avait réservé le seigneur ne l’avait que conforté dans son idée. Lord Clarence semblait être un grand ami de Jace et si lui ne pouvait pas l’aider, personne d’autre ne le pourrait. Changeant quelque peu de position sur son banc, Edric reprit enfin la parole. « Vous n’êtes pas sans savoir que la maison Estremont est une fidèle vassale de la Couronne et il va sans dire que si le Roi devait s’engager dans une guerre navale contre les Fer-nés, non seulement mon cousin y serait mêlé, mais notre propre maison aussi. Notre flotte n’est certes pas conséquente, mais le nombre de ses navires devrait malgré tout rejoindre la flotte royale. Malheureusement, le roi semble bien mystérieux à ce sujet et j’espérais donc qu’une personne telle que vous puisse éventuellement m’aider à trouver mes réponses. »

Edric n’avait pas la moindre idée de la réaction que manifesterait lord Clarence à ces propos et il ne savait même pas s’il obtiendrait ses réponses. Mais il avait joué la carte de la sincérité et il espérait que les choses continueraient sur la bonne voie. Il avait en effet d’autres sujets qu’il espérait pouvoir aborder, comme les fameuses vertes-pierres ou encore la main de sa jeune sœur Jeyne. Tout dépendrait de la réponse que donnerait le noble lord Hightower.



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Message Ven 18 Mai 2012 - 14:42

Comme il s'en doutait, ce jeune Estremont n'était pas là pour profiter des plaisirs d'une conversation innocente. Il était venu, comme beaucoup d'autres, avec une idée en tête et des demandes précises. Ils étaient peu nombreux, ceux qui venaient à la Grand-Tour sans une bonne raison. Il y avait bien, de temps à autres, des visiteurs prétendument désintéressés, des parents et des familiers pour la plupart, mais même eux ne venaient pas sans raison. Ils avaient toujours des demandes, des questions, des requêtes, des sollicitations, des revendications, des prières, des pétitions, des recours, des réclamations, des vœux, des doléances, des objurgations. Il préférait recevoir des placets à vrai dire, qui sont bien moins bruyant, qu'on ignore plus aisément, et qu'il n'est nul besoin de congédier plus ou moins habilement. Par chance, d'une part la compagnie d'Edric Estremont et de son jeune cousin Connington n'était point désagréable et d'autre part, sa requête, sans sortir de l'ordinaire, se démarquait par sa diligence et son sérieux. Si nombreux étaient ceux venus le voir en quête d'informations et de renseignements sans pour autant intéresser le Grand Argentier à leurs petits problèmes très insignifiants ! Edric avait donc eu vent de l'attaque menée par les Fer-nés contre la ville de Port-Lannis. L'évocation de l'événement fit apparaître un sourire sur le visage de Clarence Hightower, un sourire qu'on aurait pu difficilement interpréter. S'agissait-il d'un sourire satisfait parce qu'effectivement, il en savait davantage que son interlocuteur ? Ou bien, s'agissait-il d'un sourire contrit par la nature du sujet qui, spontanément, attristait et peinait ? Difficile d'imaginer qu'en vérité, Clarence souriait davantage parce que ce souvenir resterait pour toujours à sa mémoire comme celui d'une importante réussite sur le chemin de ses ambitions. Il se souviendrait pour toujours du Roc, des Lions, de Port-Lannis assailli, sous les flammes, puis triomphantes. Il se souviendrait pour toujours des voiles Fer-nées, des voiles Lannister, et s'étaient juré que lui-vivant, aucune flotte ennemie ne menacerait la tranquillité du port de Villevieille. Il avait œuvré en ce sens en confiant à son ami Jace Redwyne le soin de mettre un peu d'ordre et d'efficacité dans la défense de son port, et c'est avec une certaine surprise, qui n'était pas désagréable, qu'il entendit Edric le questionner à son sujet. Le hasard et les Sept faisaient parfois si bien les choses ! Clarence ne l'avait pas mentionné auparavant, mais le cousin de son interlocuteur se trouvait en ce moment-même à Villevieille et logeait dans l'un des nombreux appartements de la Grand-Tour. Ne trouvant aucune raison de lui mentir, Clarence lui révéla donc combien l'ironie du sort était bien faite. « Il y a bien eu une bataille à Port-Lannis. J'y étais, et j'ai vu la victoire des forces de Tybolt Lannister sur celles de la Seiche menée par son amiral tombé au combat, ce chien a payé cher le prix de son incompétence et de la folie de son maître. Rassurez-vous cependant, aujourd'hui votre cousin est en sécurité. Il ira peut-être demain à la guerre contre les Fer-nés, mais pour l'heure, il est certainement dans les étages de la Grand-Tour où il a pris ses quartiers. Je m'arrangerai pour que vous puissiez le rencontrer à l'issue de notre entrevue, si le cœur vous en dit. »

Clarence ne faisait jamais rien gratuitement, et s'il avait partagé cette information dans le but concédé d'apaiser les inquiétudes de son interlocuteur, c'était bien parce qu'en lui étant agréable, il gagnerait peut-être son estime et sa gratitude, ce qui lui serait assurément utile selon les chemins que prendraient la conversation. Clarence demeurait toujours dans le flou concernant les intentions réelles d'Edric, ce dernier n'étant certainement pas là uniquement pour glâner quelques informations sur son cousin qu'il aurait pu obtenir en contactant la Treille par corbeau depuis l'île de Vertepierre. Considérant qu'avec son jeune cousin il voyageait, sans doute nourrissait-il un dessein particulier auquel Clarence n'était pas étranger, d'où la nécessité d'une rencontre entre les deux hommes. Vint alors sur le tapis un sujet auquel Clarence aurait pu s'attendre s'il avait été plus attentif ou plus sérieux, puisque le jeune Edric aborda la question de l'engagement de la Couronne dans le conflit Fer-né. C'était un sujet épineux, nul n'en doutait, et il était facile de tomber dans la dangereuse caricature de la réalité. Nombreux étaient ceux qui déploraient l'inaction du Trône de fer, et Clarence lui-même était de ceux-là. Mais il comprenait toutefois que d'autres menaces le préoccupaient davantage et, sans pour autant se départir d'une certaine lassitude, il savait qu'à moins de voir réglée la question du possible retour de la menace Feunoyr, jamais la Main du roi ne ferait plus que ce qu'elle avait déjà fait en préparant pour l'avenir la nature de la réponse du Trône à son vassal insoumis qu'était Dagon Greyjoy. Tout ce qu'il fallait donc faire, c'était prendre son mal en patience, et attendre que revienne la paix pour faire les comptes. Clarence était d'ailleurs au poste idéal pour cela et quand la guerre prendrait fin, il s'assurerait que chacun paie ce qu'il doit payer et reçoive ce qu'il doit recevoir. La loyauté comme la ténacité seraient justement récompensées, et la traîtrise et la félonie seraient sévèrement punies. « Ce sont les affaires du Conseil Restreint et je crains de ne pouvoir trop vous en révéler. Toutefois, je peux vous dire ce que chacun sait ou peut savoir, s'il fait l'effort de chercher comme vous l'avez en venant me voir. Vous m'ignorez que le mécontentent a gagné les esprits et beaucoup, comme s'interrogent. Les petites gens victimes de la sauvagerie des Fer-nés se demandent quand le Roi interviendra, et les vassaux du trône et leurs propres vassaux se demandent quand ils seront appelés à combattre, alors-même que les combats font déjà rage. Vous avez entendu parlé de Port-Lannis, et peut-être aussi de Salvemer ? Deux victoires sur les Fer-nés, mais elles n'ont aucune importance, car pour vaincre Dagon Greyjoy, il faut le suivre jusque dans sa tanière et l'y écraser. C'est la seule issue possible, dans quoi la seiche demeure invaincue sur la mer. La flotte de Vertepierre fera voile avec la flotte du Roi quand celle-ci prendra la mer, cela paraît évident, mais je suis dans l'incapacité de vous aujourd'hui avec exactitude quand cet événement aura lieu. Aussi curieux que cela puisse paraître, il me serait plus facile de prédire le temps qu'il fera demain. Cependant, je puis vous dire ce que j'ai dit à mon suzerain et à tous mes amis qui, dans le Bief, commencent à s'impatienter : lors de la prochaine réunion du Conseil Restreint, la question fer-née ne sera pas éludée. Sera prise alors, je l'espère et j'y veillerai, la décision que tous attendent, et la barbarie Greyjoy recevra alors la punition qu'elle mérite. »
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Message Jeu 31 Mai 2012 - 14:14

Sincèrement inquiet pour son cher cousin Jace avec qui il avait grandi comme aux côtés d’un frère, Edric s’était donc enquit de sa situation auprès de lord Clarence Hightower. Il fallait bien avouer une chose, c’est que la réponse donnée par ce dernier était des plus surprenantes. Un instant, le jeune noble de l’Orage crut même à une blague quelconque, mais force était de constater que son interlocuteur semblait être le plus sincère possible. « Je suis très surpris par vos propos, mais je vous en remercie. Cela me rassure de savoir lord Jace en sécurité et je serais bien entendu ravi de pouvoir le rencontrer, si cela est possible. Je vous en suis gré, mon seigneur. » Au passage, Edric nota aussi qu’il y avait bien eu une bataille à Port-Lannis, victoire des troupes de l’Ouest et défaite importante pour les Fer-nés. Voilà deux bonnes nouvelles qui ne pouvaient que le rendre un peu plus joyeux !

Vint ensuite la question relative à l’engagement des forces de la Couronne dans la guerre et donc évidemment, des forces de Vertepierre. Edric ne s’attendait pas réellement à recevoir une réponse puisque ces informations devaient être quelque peu secrètes. Pourtant, lord Clarence lui en révéla malgré tout plus que ce à quoi il s’était attendu. Il semblait maintenant évident que la flotte de Vertepierre devrait un jour prendre la mer sous la bannière royale encore qu’aucune date ne pouvait être avancée… Voilà qui était gênant et si même lord Hightower ne le savait pas, on pouvait craindre le pire. Le lord mentionna toutefois le fait d’aborder ce sujet lors du prochain Conseil et cela laissait donc présager une intervention qui ne tarderait certainement plus. Il fallait donc rester sur ses gardes et se montrer prêt à réagir et agir.

Remerciant d’un signe lord Clarence de sa réponse, Edric marqua une petite pause en buvant un peu d’eau fraiche. Lorsqu’il reposa sa coupe, il se décida à reprendre la parole pour aborder d’autres sujets, encore qu’il ne puisse absolument pas prévoir ce qu’en dirait le jeune lord.
« Lord Clarence, je ne vous mentirais pas, ces sujets n’étaient pas réellement ceux qui m’ont poussé à venir à votre rencontrer et cela même s’ils occupaient une place importante dans mon esprit. Si je suis venu jusqu’à Villevieille, c’est pour vous entretenir d’un sujet des plus importants. En tant que représentant de mon père, lord Bryce, je viens en effet vous proposer une possible alliance entre nos deux maisons. Une alliance qui se concrétiserait par une union bénie sous la protection des Sept. » Edric marqua à nouveau une petite pause, autant pour chercher ses propos que pour laisser lord Clarence saisir toute l’importance de ce qu’il abordait. « Mon père espère que sa fille, lady Jeyne, soit susceptible d’attirer votre intérêt mais il espère aussi que vous acceptiez d’étudier notre proposition. Nous ne sommes pas dupes et nous savons que la maison Estremont n’est pas de taille à rivaliser avec la grande maison Hightower… Néanmoins, nous ne venons pas à vous pour demander une faveur mais bien pour vous offrir des propositions qui, nous l’espérons, seront aussi bénéfiques pour vous qu’elles ne le seront pour nous. »

Edric était plutôt tendu et il avait réellement peur de faire une erreur ou une gaffe qui ruinerait toutes ses chances… Il savait ces négociations d’une importance capitale et il espérait vraiment pouvoir les mener à bien. Tentant de retrouver une voix calme et assurée, il reprit donc la parole. « La réputation de la maison Hightower n’est plus à faire et on vous dit partout aussi riche que les Lannister. Nous nous doutons donc que promettre d’offrir une dot en dragons d’or ne soit pas ce qui pourrait vous intéresser le plus. Cela ne veut pas non plus dire qu’il faille oublier cette option et il est plus qu’évident que vous recevrez la somme que nous conviendrons ensemble. Toutefois, nous pensons qu’une telle union peut offrir bien davantage. Peut-être le savez-vous, mais les richesses de la maison Estremont se basent sur le commerce de la vertepierre, une pierre rare que l’on ne trouve nulle part ailleurs en Westeros. Le prince de Dorne lui-même en a fait venir en ses terres pour la construction de ses Jardins Aquatiques. » Retirant le pendentif qu’il avait à son cou, Edric le déposa entre les mains de son cousin qui se leva alors pour l’apporter au lord. Ainsi, ce dernier pourrait l’étudier à loisir pour voir ce qu’était réellement cette pierre. « Peut-être que Villevieille aurait l’utilité d’une telle pierre et si tel était le cas, nous accepterions de joindre cela à la négociation. Bien entendu, peut-être préféreriez-vous de la pierre sculptée ? Nos artisans sont talentueux et nous pourrions vous offrir les statues de votre choix. Néanmoins, ce qui pourrait être le plus intéressant pour chacun de nous serait d’établir un traité d’échange commercial se basant sur l’exploitation de la pierre. Il nous faudrait parler ensemble de tous les détails relatifs à cet élément et mon père m’en a justement donné le pouvoir. »

Comme il ne savait pas trop ce que cela pouvait évoquer à l’esprit du jeune lord, Edric sentait la pression monter. Il avait peur de se montrer ridicule et incapable alors il espérait vraiment intriguer et intéresser lord Hightower. « Ce traité pourrait aussi couvrir d’autres activités. Vous n’êtes pas sans savoir qu’Estremont se situe non loin des Cités Libres. Je ne suis pas marchand, mais il me semble savoir que ces derniers augmentent les tarifs de leurs produits à mesure que leurs voyages les éloignent de leurs contrées d’origine. De ce fait, et j’ai pu le constater moi-même en faisant un tour sur les marchés, les tarifs faits à Estremont sont plus abordables que ceux faits à Villevieille. L’inverse est par ailleurs aussi vrai à propos des navires en provenance du lointain sud… Après étude de ces éléments, nous avons pensé qu’il serait sans doute possible de trouver un arrangement à ce niveau en mettant en place un accord qui serait bénéfique à nos deux maisons. Vous êtes le Grand Argentier alors je ne doute pas que vous en sachiez davantage que moi à ce sujet… » C’était un fait et Edric espérait vraiment qu’il n’éclate pas de rire à sa barbe et à son nez en raison des idioties qu’il pouvait avoir étalé sur la table… Bien entendu, il avait encore d’autres cartes dans sa main mais il attendrait avant de les sortir de sa manche.



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Message Mer 6 Juin 2012 - 18:28

     Ce n'était pas la première fois qu'un étranger venait le voir avec des propositions à lui soumettre, qu'elle soient ou non doués de raison et de sens. Il en voyait souvent défiler devant lui, des pétitionnaires, et la plupart allait, comme ce jeune Edric Estremont, droit au but. Cela dit, nombreux étaient ceux qui venaient avec des propositions et des offres précises et ciblées, mais ce n'était pas le cas du natif de l'Orage. Tout d'abord, à mots à peine couvert, son interlocuteur se présenta comme le représentant de son père venu lui proposer d'unir les deux familles par les liens sacrés du mariage, à travers l'union d'un fils Hightower et d'une fille Estremont ou peut-être inversement. Clarence imagina un instant toutes les possibilités jusqu'au moment où Edric reprit la parole, révélant sans grande surprise que lord Estremont proposait la main de sa fille Jeyne. Clarence ignorait bien des choses à propos de la famille Estremont et à vrai dire, il la savait liée par le sang à la maison Redwyne, sa voisine de la Treille, mais il ne pouvait prétendre connaître l'exacte composition du clan de Vertepierre. Était-elle la seule fille à marier du lot ? Les autres filles, si elles existaient, étaient peut-être déjà mariées, ou bien elles étaient peut-être affligées de tares qui dissuadaient de les proposer à quiconque d'importance en mariage. Clarence réprima un sourire à cette idée, confortée par le discours d'Edric qui semblait placer très haut la maison Hightower sur l'échelle sociale. Lui-même était souvent pris de vertiges à se considérer comme quelqu'un d'important, et il s'appliquait toujours à ne se point laisser griser par l'illusion d'un grand prestige. Une couronne dorée ne nourrit pas durant la famine, et ne défend pas durant la guerre. Mais alors même qu'il flattait la mémoire de sa famille, Edric révélait une précision cruciale sans pour autant aller jusqu'au bout de celle-ci : lord Estremont souhaitait que sa fille Jeyne entre à Villevieille comme l'épouse d'un Hightower, mais lequel ? Clarence tut cette première question et la garda pour la suite, bien au chaud. Son visage demeurait impassible alors qu'il ordonnait à Arthur Tyrell de faire tourner quelques uns des plateaux couverts de victuailles, sans pour autant y piocher quoi que ce soit, car il désirait se concentrer sur le discours argumenté de son interlocuteur.

     Tout impassible qu'il fut, un sourire lui échappa quand Edric rappela la rumeur qui disait les Hightower aussi riches que les Lannister. Clarence voulut répondre spontanément qu'il n'y a pas plus riches que les Lannister d'après une autre rumeur populaire, pour ensuite ajouter qu'un jour les mines de Castral Roc s'épuiseront alors que Villevieille reposera toujours sur son florissant commerce, mais il s'en abstint, car il avait bien perçu qu'il lui était nécessaire de laisser son interlocuteur discourir sans l'interrompre pour éviter de trop le perturber. Le jeune cousin d'Edric lui apporta alors le bijou qu'Edric utilisa comme preuve de ce qu'il avançait et comme soutien de son argumentaire. La moue sur les lèvres de Clarence se fit dubitative comme il observait la précieuse pierre verte. Il en avait vaguement entendu parler et à vrai dire, jamais il n'aurait imaginé qu'on trouve autre chose dans les Terres de l'Orage que de la poussière et de la craie. Cela dit, Vertepierre étant une île... Edric attira définitivement la curiosité de Clarence en mentionnant que le prince de Dorne commerçait avec eux pour l'acquisition de cette pierre afin de l'intégrer à la construction des Jardins Aquatiques. Plus il en apprenait sur la maison Estremont et plus Clarence s'étonnait de voir qu'en dépit de sa petite naissance, elle savait y faire pour attirer le regard des plus grands de ce monde... Ainsi ce matériau pourrait, d'après Edric, servir d'objet à un traité commercial entre l'île et la cité... Clarence, en y réfléchissant, déposa le bijou à nouveau dans les mains du cousin d'Edric, se contentant de lâcher un vague : « Effectivement, la pierre est très belle... » Il laissa ensuite Edric qui abordait la question du traité sous ses aspects plus techniques et Clarence put constater sans trop de difficultés que son interlocuteur ne mentait pas quand il faisait aveu de faiblesse ; ces questions étaient l'affaire des spécialistes, et à vrai dire, combien étaient-ils, sur le continent, à maîtriser ces questions commerciales, parmi les hommes de haute naissance ? Ce sont des problèmes de marchands, et si lui-même n'était pas né à Villevieille, il n'aurait eu aucune raison de s'intéresser à la fiscalité des échanges commerciaux. Rares étaient les maisons nobles qui tiraient leur richesse du commerce à grande échelle ; en tête de file se trouvaient les Redwyne et les Hightower, mais à part eux ?

      « Je vois effectivement ce que vous voulez dire, même s'il est un peu vain de comparer les capacités commerciales de votre île et de cette cité. Ce que vous proposez, c'est un accord visant à diminuer l'inflation due aux risques du transport des marchandises, qui augmentent avec les distances. Malheureusement, un tel projet est irréalisable, car les prix sont à la discrétion du marchand. En revanche, nous pouvons activer des leviers pour rendre un accord effectif autour de ce matériau que vous avez présenté... nous pouvons construire une entente sur les douanes pratiquées dans nos ports car même si la capacité de mouillage n'est pas du tout la même... Si les Jardins Aquatiques, une fois achevés, deviennent la merveille architecturale qu'on murmure déjà, la pierre de votre île attirera certainement l'attention, ce qui sera très bon pour vos affaires et qui pourrait l'être aussi pour les nôtres. Laissez-moi réfléchir un instant. » Clarence n'avait guère besoin d'heures entières pour parvenir à mettre de l'ordre dans ses pensées, mais étant donné la technicité du problème, il ne pouvait prendre le risque de s'emporter à rebondir sur le discours d'Edric pour formuler une proposition branlante autant qu'infondée. Pourtant, il entrevoyait moult possibilités. « Imaginons que nous accordions aux navires qui écoulent votre pierre dans notre part une exemption des taxes et douanes accessoires, essentiellement le mouillage et le carénage. Cela favoriserait sa diffusion entre les Cités-libres et notre cité. Villevieille serait une formidable vitrine pour la vertepierre, et ce surcroît de visibilité vous profiterait, c'est sûr. Maintenant, quelle serait la contrepartie qui me ferait accepter cet accord ? Sans parasiter votre essort, nous pourrions nous y greffer et en échange des dispositions que j'ai mentionnées, profiter de tarifs allégés sur la vertepierre, dont le commerce pourrait également nous profiter. Si la demande venait à beaucoup croître, vous pourriez vous trouver submerger, car votre île ne dispose pas des infrastructures nécessaires à la viabilité d'un grand commerce. Mais c'est le cas de Villevieille, où la vertepierre pourrait être vendue, non par un concurrent, mais par un partenaire. Réfléchissez-y, et considérez cela comme un retour d'offre. Vous n'êtes pas obligés de me donner une réponse tout de suite, car je sais bien que ces choses-là demandent réflexion. D'ailleurs, vous avez parlé d'un mariage, et mis en jeu la main de votre sœur Jeyne. Vous n'avez cependant pas été jusqu'au bout de cette idée-là, or je crois que c'est capital que vous m'exposiez tout en détails si nous devons discuter plus en profondeur du traité commercial. À qui irait la main de Jeyne ? À l'un de mes frères ? À moi-même ? Vous comprenez bien que selon les attentes de votre père, mes exigences seront bien différentes. » Clarence avait parlé fort longuement, il en avait conscience, mais il avait voulu clarifier les choses un maximum : la perspective d'un accord strictement commercial ne le rebutait point, et c'est pour cela qu'il était allé au-delà du discours seul d'Edric pour lui faire une contre-proposition qui, dans les yeux de Clarence, embrassait tout ce que le jeune homme était venu chercher à Villevieille. En revanche, s'agissant de l'union par le mariage des familles Estremont et Hightower, Clarence s'était montré assez difficile, car il n'avait ni à s'enthousiasmer ni à se plaindre : homme d'esprit, il n'allait pas refuser d'entendre l'offre de quiconque, quand bien-même ce dernier marchait sur des œufs. De plus, le long voyage accompli par Edric pour lui formuler ces propositions imposait, par politesse, qu'on les écoute avec attention et respect.
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Message Mer 4 Juil 2012 - 12:42

Après avoir échangé quelques banalités avec lord Hightower, Edric s’était finalement lancé dans le vif du sujet, abordant les questions pour lesquelles il s’était déplacé en personne à Villevieille, et cela après un périple de plusieurs lunes à travers Westeros. Le jeune noble à la Tortue évoqua donc une union par le mariage qui visait lady Jeyne, sa petite sœur, avant de parler de la vertepierre, de son commerce et des propositions que les Estremont faisaient à ce sujet. Durant tout le discours, lord Clarence resta silencieux et impassible, au grand dam d’Edric qui n’avait de ce fait aucune indication sur l’impact que ses paroles pouvaient avoir. Se couvrait-il de ridicule ou arrivait-il réellement à l’intéresser, ne serait-ce qu’un petit peu ? Impossible à savoir et il allait falloir attendre pour en avoir le cœur net. Ce n’est donc qu’à la toute fin de son argumentaire que le seigneur de Grand-Tour se décida enfin à prendre la parole.

Il commença par expliquer qu’il était impossible de mettre en place un accord pour diminuer ce qu’il appelait l’inflation puisque seuls les marchands étaient aptes à fixer leurs prix. Edric n’avait effectivement pas pensé à cela et il se sentit soudain très bête et très stupide. Voilà un bien mauvais départ pour des négociations de mariage… Il sembla toutefois bien plus intéressé par le commerce de la vertepierre et se basant sur le fait qu’elle soit utilisée pour la construction des Jardins Aquatiques de Dorne, lord Clarence mit en place une idée fort intéressante. Grâce à des exemptions de taxes, il proposait de faire de Villevieille un véritable marché de la vertepierre, ce qui profiterait grandement à son commerce et à la maison Estremont. En échange, la maison Hightower pourrait alors bénéficier de tarifs réduits tout en permettant un échange bien plus important que ce que l’île d’Estremont seule pourrait faire. Ce partenariat commercial pourrait profiter aux deux partis et c’était donc une idée à étudier plus précisément. Il revint ensuite sur l’idée du mariage en posant quelques questions auxquelles Edric répondit de son mieux.


« Je le comprends très bien, mon seigneur. La vérité est que mon père espère pouvoir vous intéresser suffisamment afin que vous acceptiez d’étudier cette union avec vous-même. La maison Hightower est puissante et elle est, à ma connaissance, liée à plusieurs autres maisons d’importance dans le Bief. Vous êtes aussi l’ami de lord Redwyne et c’est là un atout indéniable. » Edric marqua une courte pause avant de reprendre la parole en espérant ne pas donner l’impression d’être vantard ou arrogant. « Je ne sais pas ce que vous connaissez des Terres de l’Orage ou de notre maison, mais je gagerais que nous vous sommes plutôt inconnus. Il va sans dire que nous sommes quelque peu isolés, mais ce n’est là qu’un aspect extérieur. Saviez-vous que la mère de lord Baratheon était une Estremont ? Il est vrai que cela remonte maintenant, mais le lien existe toujours entre nos deux familles. Notre propre mère vient de la maison Connington, vassal puissant de l’Orage installé sur la côte, dans les falaises des Montagnes Rouges. Et vous savez déjà les liens que nous entretenons avec la maison Redwyne. Lord Jace lui-même a vécu de nombreuses années à Vertepierre alors que nous n’étions encore que des enfants. Notre père pense donc que par ces liens et par les liens que vous entretenez vous-mêmes avec les maisons du Bief et votre suzerain, une union entre lord Hightower et sa seule fille pourrait offrir de très bonnes opportunités. »

Edric marqua une nouvelle pause afin de laisser au seigneur des lieux tout le loisir de réfléchir à ses propos. Trouverait-il cela intéressant ? Ces noms évoqueraient-ils quelque chose pour lui ? Difficile à dire, mais il fallait espérer que ces liens de parenté ainsi que l’intérêt de la maison suzeraine de Dorne pour la Vertepierre pencheraient dans la balance. « Comme vous l’avez vous-même suggéré, nos deux maisons pourraient trouver des accords commerciaux intéressants, mais nous pensons qu’un mariage ne pourrait que les renforcer encore davantage. Bien entendu, les Estremont ne sont pas en reste et nous sommes tout disposés à discuter d’une dot qui vous semblerait convenable. » Mais ce n’était pas encore tout, d’autres propositions pouvant se greffer là-dessus. Mais avant de commencer, Edric allait attendre de voir ce que tout cela évoquait en lui et surtout, si lord Clarence Hightower pouvait ne serait-ce qu’envisager d’épouser lady Jeyne Estremont.



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Message Mar 10 Juil 2012 - 15:48

     S'unir à l'unique fille de lord Estremont. L'idée était donc celle-ci. C'était pour cela que messire Edric était venu jusqu'à lui, jusqu'à la Grand-Tour, jusqu'à Villevieille. Au fil d'une pensée très orgueilleuse, Clarence s'imagina lord Estremont confiant à son fils cadet une grande mission, ce long voyage jusqu'à l'antique cité des Hightower. Il s'imageait très bien un homme d'âge mur, cloué au lit par la goutte ou quelque autre maladie de l'âge, de ces pathologies qui vous terrasserait même un bœuf écarlate, qui confierait quelque tâche sacrée à ce fils devenu son mandataire à la seule fin de convaincre le Grand Argentier de bien vouloir considérer d'un bon œil l'union de leur deux famille. Comme il aurait le front bas et l’œil torve, ce vieillard malade et diminué ! Comme il aurait la bouche sèche et les oreilles tremblantes, ce fils impénitent et déterminé à honorer la promesse filiale ! Clarence aurait pu rire de ce qu'il imaginait sans honte et sans vergogne, mais il ne laissait rien paraître de ce qu'il voyait, car il ne voulait point gêner ou froisser la susceptibilité de son interlocuteur et invité. Il s'agissait du cousin de messire Redwyne, il lui devait donc quelques égards. Toutefois, en soulignant la « puissance » de la maison Hightower, en soulignant ses liens avec d'autres maisons d'importance dans le Bief et en soulignant son amitié avec le Grand Amiral, le jeune Edric grandissait Clarence jusqu'à le placer hors de sa trop faible portée. Heureusement, la suite de son discours confirma que le jeune homme n'était pas venu sans rien, sans argument pour appuyer la proposition de lord Estremont. En effet, cette famille n'avait jusque là point attiré l'attention de Clarence, en dehors de sa parenté avec la maison Redwyne, ainsi l'exposé très détaillé que son interlocuteur lui déroula sur sa généalogie éveilla tout son intérêt. La mère de l'Orage moqueur était donc une Estremont, mais vu l'âge du suzerain des terres de l'Orage, elle était certainement morte aujourd'hui, et reposait sans doute dans quelque crypte oubliée sous les lisses murailles d'Accalmie. L'épouse de lord Estremont était née Connington, et ce nom-là, effectivement, évoquait quelques souvenirs dans l'esprit de Clarence tout tourné vers ses vieilles leçons d'histoire et de généalogie. Puissante maison que celle ayant pour demeure la Griffonnière, c'était indiscutable. Mais ces liens suffisaient-ils, cependant ? Juger la valeur d'un accord à l'ombre qu'il projette n'est jamais assez, il faut encore en explorer le contenu, en apprécier la chair, en toucher l'intérieur, et effectivement, tant qu'ils n'évoqueraient point les modalités du mariage que proposait messire Estremont, jamais Clarence ne pourrait considérer l'offre avec sérieux. Pour l'instant, il n'était emballé que par l'accord commercial qu'il venait de construire avec son interlocuteur, et s'il était vrai qu'un mariage pourrait grandement en faciliter la mise en œuvre, un tel engagement devant les Sept et le monde n'était pas nécessaire à sa réussite. Cependant l'idée de se choisir pour épouse une demoiselle venue de loin commençait à séduire le jeune Clarence qui flairait l'opportunité qui se présentait à lui.

     En effet, s'il prenait pour épouse une demoiselle fraîchement cueillie dans les arbres les plus courus des contrées verdoyantes, il prenait le risque de semer autour de chez lui les graines de l'ambition et sa nouvelle épouse, fille d'une famille géographiquement proche, pourrait être en sa demeure la taupe envoyée par sa belle-famille pour le corrompre et le détourner des vrais intérêts de la maison Hightower. En revanche, s'il choisissait une épouse géographiquement assez loin pour que la distance seule suffise à dissuader toute ambition néfaste et nuisible, il réussirait un mariage détaché de ces nuisances communes et seulement porteur des plus beaux fruits, car l'éloignement tait la convoitise et raffermit la bonne intelligence. Un tel projet était possible en croisant les arbres généalogiques des seigneurs de Villevieille et de Vertepierre. Mais dans ce cas, pourquoi choisir cette Estremont qui lui était proposée plutôt qu'une autre ? Discuter de la dot l'aiderait certainement à répondre à cette question clef. Un accord se profilait, mais il ne serait de toute façon entériné qu'après seulement que Clarence ait rencontré cette fille unique de lord Estremont. Il était hors de question pour lui de s'engager à épouser une demoiselle sans l'avoir vu et entendu, car il savait qu'il ne serait pas homme à supporter une épouse affligée d'une difformité physique outrageuse ou affectée d'un esprit intellectuellement limité. Il n'était pas volage ou superficiel, mais il n'y a que les sots pour ne pas juger les apparences d'après ce qu'elles sont, la surface immédiatement visible et saisie dans le cœur des hommes et des femmes qui, toujours avec des yeux précis, observent et regardent. C'est donc tout naturellement qu'il osa cette requête auprès de son interlocuteur :  « S'agissant du mariage, vous avez éveillé mon intérêt. Nous pourrons en discuter les termes si votre père vous en a confié le pouvoir. Cependant, je ne prendrai ma décision qu'après avoir rencontré votre sœur. J'imagine que vous comprenez pourquoi. D'ailleurs, si vous vouliez bien me la décrire, j'apprécierais beaucoup d'avoir un premier aperçu, et quel meilleur regard que celui d'un frère pour connaître des qualités et des défauts d'une sœur, n'est-ce pas ? Nous verrons ensuite pour la dot que vous êtes prêts à me proposer. » Il manqua d'ajouter « et celle que je suis disposé à réclamer », mais il s'en abstint. Songeant au portrait de sa sœur Virginia qu'il avait lui-même fait à son ami Jace Redwyne, Clarence se demandait si Edric allait lui présenter sa sœur sous un jour glorieux et élégiaque ou s'il ferait œuvre de sobriété et de réalisme en la présentant le plus simplement du monde, dans un portrait plein de véracité. Il n'était pas sûr de savoir à quoi s'attendre. Si l'on se fiait à l'apparence du frère pour déterminer celle de la sœur... à bien y regarder, Edric était bel homme, malgré des yeux fuyants et des oreilles malicieuses. Le sourire de Clarence s'élargit puis disparut, il ne voulait pas donner à son interlocuteur l'impression qu'il l'observait en le moquant.
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Edric Estremont
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Message Ven 13 Juil 2012 - 12:32

Edric avait répondu du mieux possible aux questions de lord Hightower, expliquant que lord Bryce Estremont espérait bien unir sa fille au seigneur de Villevieille. Pour donner davantage de chance à une telle proposition, le jeune noble mentionna alors les divers liens que la maison Estremont entretenait avec d’autres maisons nobles de l’Orage ou d’ailleurs, comme les Redwyne de la Treille, les Connington de la Griffonnière ou encore les Baratheon d’Accalmie. Est-ce que cela serait suffisant ? Il n’en savait rien. Toutefois, il pensait qu’il était mieux d’indiquer tout cela pour justifier du fait que la maison à la Tortue certainement méconnue dans le Bief n’était pas de ces vulgaires seigneuries de bas étage.

Lord Clarence semblait écouter tout cela avec attention, même si son visage ne montrait nulle trace des réflexions qui pouvaient traverser son esprit. C’était un adversaire redoutable et Edric ne doutait pas du fait qu’il puisse être impressionnant de l’affronter à la table du Conseil Restreint. Lui-même se sentait dominer par la stature de cet homme, encore que cela puisse aussi être le fait de la majesté des lieux dans lesquels ils siégeaient actuellement. Finalement, le seigneur de la Grand-Tour reprit la parole en expliquant qu’Edric avait éveillé son intérêt pour l’idée de mariage et qu’il était tout disposé à en discuter les conditions si cela entrait dans les attributions du jeune noble. Il le prévint toutefois que malgré ces discussions, il ne prendrait sa décision finale qu’après avoir rencontré personnellement la jeune femme qu’on lui proposait. Cela pouvait sembler tout à fait normal. Après tout, qui voudrait s’afficher à la cour de Port-Réal au bras d’un laideron sans jugeote ? Vint alors une question qui prit Edric quelque peu au dépourvu. Il pouvait évidemment brosser un portrait très élogieux de sa sœur, mais est-ce que cela serait réellement bien vu ? Il pourrait donner l’impression de vouloir en faire de trop pour attirer son attention… Mieux valait donc parler sobrement, quitte à ne pas mentionner toute la vérité. Lord Clarence la découvrirait de lui-même bien assez tôt.


« Messire, je comprends tout à fait les raisons qui motivent votre demande et nous ferons le nécessaire pour que cette rencontre puisse se faire au moment qui vous conviendrait le mieux. » Après tout, un homme comme le Grand Argentier devait être très occupé alors mieux valait se montrer à son entière disposition pour sceller un tel accord ! « Ma sœur est une jeune dame dont on apprécie souvent la beauté, encore que cela soit propre à chaque personne, ce qui reste donc un critère fort changeant. Néanmoins, si elle est belle, c’est d’une beauté simple et elle n’hésite jamais à délaisser ses tenues d’apparat pour revêtir quelque chose de plus simple afin d’aller se promener en ma compagnie sur les plages bordant Vertepierre. » C’était là quelque chose de vrai, Edric et Jeyne partant souvent marcher ainsi, accompagnés par Odal le petit chien, discutant de tout et de rien durant de longs moments, faisant même parfois des pauses pour se ressourcer grâce à l’air marin. « Vivre sur île nous coupe souvent du reste du royaume et de ce fait, nous n’avons que rarement pu quitter notre demeure, quand nous étions enfants. Ma chère sœur s’est donc découvert un goût prononcé pour l’apprentissage, cherchant à connaitre par les ouvrages et les voyageurs ce qu’elle ne pouvait voir de ses propres yeux. Je crois que si elle l’avait pu, elle aurait suivi notre jeune frère à la Citadelle, ne serait-ce que quelques temps. Jeyne aime apprendre et nous prenons souvent le temps d’échanger des propos sur bien des sujets. Elle sait remplir les devoirs d’une dame, sa septa y a lourdement veillé, mais cela ne l’empêche pas de se montrer curieuse de tout et de prendre part aux projets qu’on lui confierait. Notre père étant malade, c’est mon frère qui gère au mieux notre fief et je ne doute pas qu’il puisse chercher conseil auprès de notre sœur dans bien des domaines. »

Pourquoi expliquer tout cela ? Parce que c’était sans doute cela qui faisait de Jeyne celle qu’elle était. Son physique, ses robes, ses coiffures, sa manière de se tenir… Tout cela était travaillé pour correspondre à une image précise, mais était-ce vraiment Jeyne ? Difficile à dire. Par contre, il était évident que cette soif de connaissances et cette envie d’apprendre faisaient partie intégrante de lady Jeyne Estremont. « Ma chère sœur possède aussi une douce voix qu’elle met très souvent au service de la chanson. Je ne sais ce que vous pensez de cela, mais je puis vous assurer qu’il est fort plaisant de l’écouter. C’est souvent tout aussi reposant pour l’esprit que c’est divertissant. »



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Message Lun 30 Juil 2012 - 16:44

     Une chose était sûre, ce jeune Edric semblait désireux d'accomplir la mission confiée par son lord de père et il y avait plus que tout son cœur dans le portrait qu'il brossait de son unique et jeune sœur. De plus il disait comprendre les raisons qui poussaient Clarence à agir comme il le faisait et disait aussi vouloir faire « le nécessaire » pour que la rencontre puisse s'accomplir dans les meilleures conditions possibles, c'est-à-dire celles que lui, lord Hightower, déciderait. Ce jeune homme manquait peut-être d'assurance, mais il savait y faire pour ménager son interlocuteur. Clarence écouta donc ses paroles avec grande attention, y cherchant les détails importants, les renseignements utiles et les informations cruciales pour la suite de leur entretien qui, il l'espérait, se muerait en négociations fructueuses. Celles-ci n'auraient certainement pas lieu dans cette pièce immédiatement après, mais ils s'échangeraient sans doute mutuellement leur parole et s'engagerait à renouveler une rencontre entre eux pour sceller un accort et, pourquoi pas, annoncer un prochain mariage. Edric décrivait sa sœur comme une belle femme, tout en ajoutant sans attendre que cette question était sujette à de nombreuses variations mais c'était là un lieu commun des plus évidents. La beauté est dans l’œil de celui qui regarde, Clarence le savait bien et pourtant, il n'y avait rien de plus immédiat, de plus inexorable que de juger une personne d'après son apparence, surtout dans ces hautes sphères de la société où la noblesse évoluait. Quelle injustice que la beauté ! En plus d'être très inégalitaire, la beauté marque si souvent les esprits qu'il possède le privilège supplémentaire et cruel d'être associée à ce qui est bon et bien et ce lien s'ancre même dans le langage, quand « beau » et « bien » deviennent synonymes. Ne dit-on pas d'un individu aux bonnes qualités morales qu'il est une « belle personne » ? « Vilain » n'est-il pas synonyme de « méchant » ? Tout se passe comme s'il suffisait d'être beau pour être paré de toutes les autres qualités, et l'on a tendance à lier spontanément la beauté à l'intelligence, à la gentillesse et même à la santé et la sympathie... Ce qui est beau est bien, en quelque sorte, quand la laideur est de son côté associée au mal, au monstrueux, au démoniaque, au pervers, au malade, au maléfique suscitant la répulsion et la crainte. C'était d'autant plus vrai que la distinction du laid et du beau opère dès la petite enfance quand, sous couvert de jeu ou de plaisanterie, les « moches » deviennent la cible de toutes les attaques des mieux lotis à la naissance par la grâce des Sept. Lui-même en avait été la victime par le passé, et Clarence se souvenait très bien des mots très durs qu'il avait entendus jusque dans la propre bouche de sa génitrice. Il se fierait donc aux paroles du jeune Estremont mais attendrait de pouvoir constater par lui-même l'apparence de lady Jeyne, et alors il pourrait détecter le moindre goitre, la moindre bosse, le moindre bubon, la moindre pustule disgracieuse. Ce n'était qu'une question de temps.

     Le reste de la description ne fit qu'éveiller davantage son intérêt. Finalement, l'arrivée inopinée autant qu'imprévue de messire Edric lui présentait peut-être une opportunité à ne point manquer et cette Jeyne Estremont était peut-être la perle venue couronner des lunes et des lunes d'attentes, de recherches et de réflexions...  « Je pense être à présent en mesure de vous faire cette proposition que vous transmettrez à votre père, de vive voix ou en usant de nos corbeaux selon ce qui vous sera le plus confortable. J'accepte les termes de l'accord commercial tel que nous l'avons discuté, inutile de s'encombrer ici de détails pénibles et fastidieux qui seront réglés plus tard. Pour ce qui est du mariage dont vous avez été le héraut efficace, je vous propose de remettre ma décision au moment de la rencontre officielle avec lady Jeyne. Cette rencontre pourrait avoir lieu ici-même, ou à Port-Réal, car je m'y rends sous peu pour un séjour d'une durée que j'ignore encore. D'ailleurs... deux de mes sœurs vont m'y suivre, elles pourraient y rencontrer préalablement lady Jeyne, afin de la tranquilliser et d'organiser peut-être entre elle et moi une entrevue moins formelle que ce que les conventions exigeraient. De plus, si lady Virginia et lady Valencia se font une bonne opinion de votre sœur, cela me rassurerait moi-même sur l'opportunité d'une alliance par le sang entre nos deux maisons. Mais avant tout, j'ai à cœur, pour parler sans détour, de mettre lady Jeyne à l'aise et d'ainsi lui épargner les tracas d'une rencontre trop respectueuse des règles surannées du protocole de nos ancêtres. » Il n'en montrait rien, mais il y avait une part de mensonge dans ces paroles, car à vrai dire le confort de celle qui serait peut-être sa promise lui importait peu. Il souhaitait surtout s'épargner à lui-même une rencontre vouée à l'échec et nul doute que l'examen préventif que ferait ses deux sœurs de la demoiselle serait un contrôle suffisant, gage de la viabilité du projet d'union matrimoniale.  « Je suis certain que mes deux sœurs seraient enchantées d'accueillir lady Jeyne au Donjon Rouge, mais si vous préférez attendre mon retour à Villevieille pour diligenter la rencontre dans notre belle cité, cela me convient tout à fait également. Mes devoirs de Grand Argentier ne me retiendront pas dans la capitale indéfiniment, c'est donc à vous de voir si ce mariage peut attendre ou si vous désirez connaître au plus tôt ma répondre définitive. Pour vous prouver ma bonne foi, je m'engage à différer toutes les propositions que je recevrai entre ce jour et le jour de ma rencontre avec lady Jeyne. Qu'en dîtes-vous ? » Cette offre semblait honnête voire même avantageuse pour les Estremont mais Clarence était prêt à consentir ce petit sacrifice, qui n'en était pas un véritable puisqu'après tout, il était facile de s'y tenir sans pour autant ignorer les propositions qui se présenteraient à l'occasion et dont il suffirait de différer la réponse, tout simplement. Edric semblait prêt à beaucoup de concessions pour obtenir l'accord de son interlocuteur, alors sans doute serait-il sensible aux compromis consentis par Clarence ?
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Edric Estremont
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Message Mar 31 Juil 2012 - 13:13

Edric avait accepté les conditions de lord Hightower concernant une rencontre préalable à toute décision, comprenant parfaitement les raisons à cela. Il avait ensuite répondu à l’interrogation posée, décrivant sa jeune sœur autant physiquement qu’intellectuellement. Il ne savait guère si ce qu’il disait était bien ou non et surtout, il n’avait pas la moindre idée de ce que pourrait bien en penser le seigneur de Villevieille. Ce dernier ne cilla pas durant tout l’exposé fait par le noble de l’Orage et il était donc à nouveau très difficile pour lui de savoir dans quelle direction se recentrer. Cherchant à négocier au mieux les chances de sa maison, Edric arriva finalement au bout de sa description, attendant impatiemment de voir ce qu’en dirait le seigneur des lieux. Lord Hightower prit alors la parole, expliquant qu’il pouvait maintenant réellement formuler une proposition. Il commença donc par accepter les termes de leur accord commercial, précisant en même temps qu’ils discuteraient des détails plus tard, ce qui n’était pas sans ravir Edric qui préférait d’abord en discuter avec leur mestre et son cousin, quitte à demander leur aide le moment venu.

Lord Hightower enchaîna ensuite en expliquant que concernant le mariage, il remettrait sa décision après avoir officiellement rencontré lady Jeyne. Au moins, cela signifiait déjà que le noble seigneur avait été intrigué et intéressé, sans quoi, il ne se serait même pas engagé dans cette voie. C’était donc déjà une excellente chose pour eux et ce serait maintenant à Jeyne de faire ses preuves pour remporter la négociation définitive de ses noces. Lord Clarence mentionna ensuite le fait que la rencontre pourrait avoir lieu à Port-Réal, ce qui serait aussi l’occasion pour Jeyne de rencontrer ses peut-être futures belles-sœurs. Lord Hightower présentait cela comme un moyen pour lui d’être rassuré, mais aussi comme un moyen d’éviter à lady Jeyne la tension et la peur d’une rencontre trop formelle. Soit, cela pouvait se comprendre mais il semblait évident que si Jeyne ne faisait pas ses preuves auprès de ces ladies Virginia et Valencia, le mariage ne se ferait tout simplement pas. Toutefois, la proposition qui suivit prouva que les termes de cet échange étaient malgré tout des plus intéressants pour eux, lord Clarence expliquant qu’il serait prêt à différer toute autre proposition jusqu’au moment où il aurait donné une réponse définitive à la maison Estremont. Une telle attention n’était pas à prendre à la légère.


« Messire, je ne puis qu’être enchanté par ce que vous me dites là. Nous apprécions évidemment votre proposition et pour vous prouver que les intérêts de la maison Hightower nous importent autant que ceux de notre propre maison, peut-être vaudrait-il mieux établir cette rencontre le plus tôt possible. » En effet, lord Hightower avait clairement indiqué que les négociations commerciales n’étaient pas forcément liées à un mariage, aussi, il semblait évident que si les deux maisons avaient pour vocation de devenir des partenaires commerciaux, leurs intérêts allaient dans le même sens. De plus, les Estremont n’étaient pas de dangereux prédateurs et ils étaient prêts à se voir échouer face à d’autres propositions de mariage. Cela faisait partie du jeu et ce ne serait pas une raison valable pour ruiner l’avenir de lord Hightower. Ainsi donc, mettre en place une rencontre aussi tôt que possible pouvait être une excellente chose pour eux tous. « Si cela vous sied donc, il pourrait tout à fait être envisageable d’établir cette rencontre à Port-Réal, si vos fonctions vous appellent au Donjon Rouge. Ma chère sœur pourrait alors rencontrer vos propres sœurs selon ce que vous m’indiquez et cela pourrait sans doute apporter un peu plus de liberté lors de votre propre rencontre. Il est vrai que si le respect du protocole est important, la liberté peut ouvrir d’autres portes plus intéressantes pour une union vouée à durer toute une vie. » Il était vrai qu’en dehors du protocole strict, Jeyne pourrait dévoiler des facettes d’elle plus susceptibles de séduire lord Hightower et de leur donner toutes leurs chances. Il ne restait qu’à espérer que le moment venu, les choses se dérouleraient pour le mieux. « Je vous remercie aussi de votre proposition d’utiliser vos corbeaux, mais une telle nouvelle ne peut être transmise de cette manière. Je rentrerais donc le plus rapidement possible à Vertepierre où j’en informerais en personne mon père et ma sœur. Nous pourrons ensuite préparer notre départ pour Port-Réal afin que cette rencontre puisse avoir lieu lorsque vous aurez le temps de vous y prêter. »

Réfléchissant à ce qu’il avait à dire, Edric constata qu’il avait finalement obtenu ce pour quoi il était venu. Peut-être lord Hightower souhaitait-il discuter plus en détail de la dot ? A moins qu’il n’ait envie de voir cela plus tard, après avoir rencontré Jeyne ? Serait-il adéquat de lui poser la question ou valait-il mieux lui laisser en décider de lui-même ? De toute façon, il ne pourrait pas partir ainsi, puisque seul le congé offert par le seigneur des lieux lui permettrait de quitter la Grand-Tour. C’était donc évident. « Messire, y a-t-il encore des aspects desquels vous souhaiteriez que l’on s’entretienne ? »



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Message Ven 3 Aoû 2012 - 23:46

     Le sentiment d'avoir accompli quelque bienfait envahit l'esprit de Clarence avant de pénétrer ses chairs et de lui faire goûter le frisson délectable du travail bien fait. Très satisfait par l'issue de cette conversation qu'il estimait des plus intéressantes, Clarence savourait pleinement d'avoir su trouver dans les requêtes et les propositions de messire Edric Estremont deux opportunités intéressantes pour lui, pour sa maison et pour Villevieille, sa cité. D'abord, il existerait bientôt entre les maisons Hightower et Estremont un accord qui poserait les bases de relations commerciales entre l'île de Vertepierre et Villevieille. Cet accord était déjà en lui-même source d'une grande satisfaction pour Clarence qui, tout lord Hightower qu'il était, se réjouissait dès qu'il concluait une affaire dont l'issue enrichirait, dans l'immédiat ou à long terme, sa famille. Ensuite, il négocierait peut-être dans un avenir très proche avec lord Estremont les termes d'un mariage qui l'impliquait lui-même et l'engagerait peut-être, devant les Sept, auprès de lady Jeyne Estremont. Sans parler de la dot qu'elle porterait avec elle, et que Clarence imaginait déjà comme servant ses intérêts sans être exorbitante pour la famille de la demoiselle, le jeune homme qu'il était s'imaginait déjà que la question de sa postérité était réglée, car avec ce mariage, Clarence s'offrait l'assurance d'une descendance nombreuse et prospère. Ses frères étaient, naturellement, là pour prendre là relève au cas où Clarence viendrait à décéder sans postérité, comme lui-même l'avait fait à la mort de leur frère aîné Abelar, mais l'ordre normal des choses imposaient au lord d'une maison aussi prestigieuse que la sienne de trouver femme fertile et de semer en elle la graine d'un premier né mâle fort et vigoureux. Clarence avait bien du mal à s'imaginer père, et même la perspective l'effrayait au plus profond de lui-même, mais jamais il ne l'aurait laissé paraître. Il trouverait bien, le moment venu, la force d'être le père qu'il fallait à ses enfants. Ces questions-là, il les réglerait plus tard, et peut-être même que les Sept seraient cléments en faisant leur solution naturelle et spontanée. « La discussion fut efficace et je crois que tout a été dit. Par ailleurs il se fait tard, et je crains de devoir prendre congé et de vous libérer, messire. Avant votre départ de Villevieille, revenez me rendre visite et je vous remettrai en main propre une proposition de contrat concernant l'accord commercial dont nous avons parlé. Tout y sera consigné et vous aurez tout le loisir de le porter jusqu'à votre père afin qu'il en prenne connaissance et exprime son avis. » Clarence observa un moment Edric et quand ce dernier approuva cette première déclaration, il poursuivit en se levant alors que les autres faisaient de même. Il s'occuperait de rédiger la première version d'un contrat dans la soirée, conscient au fond de lui que sans doute cette première version serait la dernière car il était à peu près sûr de ses talents en la matière. Tout en conduisant ses invités jusqu'à la porte de la salle de la clepsydre, il continuait ainsi :  « Surtout, sachez bien dire et faire comprendre à votre père que je salue la sagesse qui l'a fait vous pousser à ce voyage, car il se peut qu'avant que l'Hiver ne vienne, vous et moi devenions beaux-frères. Cela dépendra naturellement des futures négociations qui viendront je l'espère après la rencontre à Port-Réal, mais si les Sept m'ont offert quelque chose en cette vie, c'est l’œil pour ces choses-là et de ceque j'entrevois de l'avenir... nous avons toutes les raisons de nous réjouir. »

     En tout état de cause, sur le principe, Edric pouvait s'enorgueillir d'avoir acquis l'accord du Grand Argentier, et la teneur de son argumentaire n'y était pas pour rien. En d'autres termes, en plus de lui avoir présenté une offre tout à fait valable par nature, le jeune homme avait réussi à le convaincre de prêter un œil plus qu'attentif à la possibilité d'un mariage qui, de prime abord, n'aurait pas vraiment suscité l'intérêt de Clarence. Mais à présent, plus il y réfléchissait et plus il venait à penser que lady Jeyne Estremont était une épouse plus intéressante que ne l'aurait été une demoiselle d'aucune des grandes maisons des autres régions. À son poste et à sa place, Clarence aurait pu prétendre épouser la sœur d'un seigneur suzerain, mais il n'aurait jamais été séduit par l'idée de devenir l'époux d'une fille Stark, d'une fille Lannister, ou pire, de cette fille Arryn qui était désormais l'épouse du malheureux sire de Castral Roc. Il aurait pu songer à demander pour lui la main de l'unique fille de son suzerain Leo Tyrell, mais ce dernier lui avait confié nourrir des projets très particuliers pour cette dernière, et Clarence avait compris et souscrit pleinement à ces derniers. Dans le hall aux cent colonnes, Clarence abandonna finalement les deux cousins des terres de l'Orage sur ces dernières paroles :  « Nous nous quittons donc sur un accord. Sachez que je suis très heureux de l'issue de notre discussion. Si vous désirez profiter de l'hospitalité de ma maison, ne vous gênez pas, vous êtes mon invité. Par ailleurs, je suis certain que lord Redwyne serait ravi de recevoir la visite de son cousin. Cela dit, vous aviez certainement déjà d'autres projets et je saurai respecter votre choix de les suivre précisément. » Une fois échangées les dernières civilités d'usage, Clarence et son inexorable suivant Arthur Tyrell pénétrèrent dans les hauteurs de la tour pour gagner une grande salle où les membres de la maisonnée Hightower festoyaient tandis que d'éminents notables de Villevieille étaient là comme invités. Une scène du quotidien de Clarence qui souhaitait familiariser son page avec les us et coutumes de la Grand-Tour. Patrons des Arts et des Lettres, les Hightower avaient coutume d'inviter à leurs côtés lettrés, savants et artistes de tous les horizons et ce soir, Arthur aurait la chance de siéger, à table, non loin d'un alchimiste lysien à la figure sans âge et qui toute sa vie durant avait travaillé à la confection d'un philtre d'amour. Nul doute que le repas serait très animé et très intéressant !
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