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On ne doit pas accorder sa confiance à quelqu'un qui ne sourit jamais ▬ Visenya

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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Mar 21 Fév 2012 - 13:55

     Cela faisait quelques temps à présent que la famille Volmark avait subi une assez lourde perte. C'était du moins comme cela qu'apparaissait la mort de Viserys, même si aux yeux de Sargon, cela ne représentait qu'un mort parmi tant d'autres. Certes, le jeune homme avait été son « ami » et ils avaient plus où moins grandis ensemble ce qui était normalement censé provoquer une certaine proximité entre eux, mais le caractère du Harloi faisant qu'il n'avait jamais vu le Volmark autrement que comme une fréquentation qui pouvait se révéler intéressante plus tard. Avoir le soutien d'un autre capitaine de la flotte de fer n'était pas négligeable et comme Viserys était très logiquement destiné à en devenir un, Sargon s'était toujours appliqué à entretenir une certaine proximité avec le jeune homme. Puis rares étaient ceux qui l'appréciaient, lorsque l'on se trouvait dans la peau du Fer-né, mieux valait éviter de cracher sur les quelques individus prêts à se montrer aimables à votre encontre. En somme, le décès de Viserys avait été plutôt bien vécu par Sargon, sans compter que cela donnait la possibilité à Visenya de prendre la place de son jumeau et par conséquent de démontrer qu'elle était aussi capable que lui. Le Harloi avait toujours trouvé la demoiselle plus intéressante que son frère et pour une fois, cela n'était pas lié à son sexe. Il ne voyait pas la belle comme une éventuelle « proie », une femme à séduire et à essayer de se mettre dans la poche, ou dans son lit si les choses se présentaient bien, mais plus comme un capitaine digne d'intérêt. Il ne pouvait pas concevoir avoir un autre comportement avec Visenya, que celui qu'il empruntait toujours avec ses marins. Le respect dû à son rang en prime évidemment. C'était avec cette vision des choses en tête que Sargon avait accueilli la nouvelle de la nomination de Visenya au rang de capitaine du Baiser du Kraken et bien qu'il ne l'avait jamais vue dans ce rôle, le jeune homme était persuadé qu'elle s'en sortirait parfaitement.

     Il avait donc décidé qu'avec les raids sur le continent qui devenaient de plus en plus fréquents, il serait certainement bienvenu d'aller discuter un peu avec la jeune femme, certainement que la Veuve Salée pourrait un jour voguer aux côtés du boutre de Visenya ? Ce n'était pas une chose qui arrivait fréquemment puisque le capitaine n'était pas du genre à accorder facilement sa confiance – surtout lorsque cela concernait son précieux navire – mais avec elle, il envisageait de pouvoir le faire. C'était donc avec l'idée de pouvoir lui parler de cela que le jeune homme avait décidé de pousser son exploration de l'île de Harloi, jusqu'à la demeure des Volmark. Les marins de la Veuve Salée avait leur journée pour se reposer un peu, les précédents voyages avaient été très longs et certains risquaient de prendre plutôt mal d'être privés de leurs familles une journée de plus, surtout sans raison particulière. Il fallait veiller à ne pas subir de mutinerie et même si aux yeux du Harloi, la famille était un poids qui nous tirait vers le fond, ce n'était pas l'avis de tous ses rameurs. Sargon avait donc été contraint de rendre visite à son ami par la seule force de ses jambes, ce qui ne le dérangeait pas particulièrement étant donné qu'il faisait souvent ce trajet alors qu'il était plus jeune. Le temps était moins sec et moins chaud qu'auparavant alors que la sécheresse dominait encore les îles, le vent salé apportait une certaine fraîcheur et ses habits – trop riches pour un Fer-né disait-on sur les îles – coupaient bien la brise fraîche.

     Le Fer-né arriva donc aux abords de Volmark en marchant tranquillement, Crépuscule qui pendait à sa ceinture comme toujours, puis ses yeux se posèrent un instant sur la façade des vassaux de sa famille. Il connaissait bien l'endroit et on le connaissait plus où moins bien, tout comme on l'appréciait ou le détestait, les choses variaient d'une personne à l'autre. Pour être sincère, Sargon se contrefichait de savoir si les habitants des lieux le détestaient ou l'appréciaient, ce n'était pas comme s'il portait un quelconque intérêt à ce genre de détails. Arrivant devant les portes de la bâtisse, le Harloi salua les gardes d'un geste négligeant de la main, ils étaient habitués à le voir débarquer ici et connaissaient normalement son visage, puis si tel n'était pas le cas, il se serait rapidement débrouillé pour le leur faire savoir. Les hommes d'armes le laissèrent entrer sans difficulté et le jeune homme pénétra dans le château de pierre pour jeter un coup d'œil autour de lui. Personne. C'était aussi animé qu'à Kenning lorsqu'il n'était pas là. Un bruissement d'étoffe de fit enfin entendre et une servante se dessina dans le cadre d'une porte, posant sur lui un regard interrogateur. Avec son amabilité habituelle, le Fer-né s'adressa à elle.

     ▬ Où est Visenya ? »

     D'un geste de la main, elle désigna une autre porte et sans plus attendre, le Harloi planta là la domestique pour se diriger vers l'huis et la pousser. Il ne se gênait pas vraiment, la demoiselle pouvait bien être en galante compagnie – même s'il avait du mal à l'imaginer – ou tout simplement en train de se reposer, Sargon s'en moquait. Ce n'était pas dans ses habitudes de faire passer les intérêts des autres avant les siens. Il se retrouva dans une pièce où il était souvent passé dans sa jeunesse, promena ses prunelles mordorés sur les quelques meubles sans voir de trace de son amie. Légère froncement de sourcils alors qu'il traversait la pièce pour pousser la porte présente sur le mur parallèle, puis il déboucha dans une autre salle où cette fois-ci, la silhouette familière de la jeune femme se dessina enfin. Elle lui tournait le dos, il sourit, amusé de la prendre par surprise. Malgré lui, c'était toujours une chose qui l'amusait autant, pouvoir l'embêter et la titiller alors qu'elle ne demandait qu'une chose : qu'il la laisse tranquille. Le Fer-né s'approcha d'elle sans qu'elle ne réagisse, pensant éventuellement que c'était une domestique ou perdue dans ses pensées ? Arrivée derrière elle, il leva la main et la glissa sur son épaule avant d'effectuer une pression de la main comme pour lui faire mal, mais s'arrêta avant d'en arriver là.

     ▬ Alors, on tourne le dos à la porte ? Heureusement que je ne te veux aucun mal. Si tu étais une jolie donzelle, je ne dirais rien pour la vue, mais bon, c'est toi alors ça change tout. »

     Son sourire moqueur se dessinait déjà sur ses lèvres, ce n'était ni la première, ni la dernière fois qu'il allait lui faire des remarques sur le fait qu'il la voyait comme un ami et non comme une femme à courtiser. C'était étrangement le seul moyen pour qu'elle puisse avoir une conversation « normale » avec lui. Le Harloi avait ôté sa main de l'épaule de Visenya avant de se glisser à ses côtés pour regarder ce qu'elle faisait. Il avait le temps d'expliquer ce qu'il était venu faire ici, puis au pire il n'avait pas besoin de raison pour rendre visite à une amie d'enfance non ? Il s'appuya négligemment contre un meuble après s'être éloigné de quelques pas, reposant ses yeux sur le visage de la jeune femme alors qu'il se renseignait un peu, toujours aussi curieux.

     ▬ Je n'étais pas sûr de te trouver ici, je pensais que tu serais peut-être en mer.... Tu es seule ? »

     A savoir s'il y avait d'autres personnes de la famille présentes ici. Sargon n'avait rien contre eux, mais il préférait tout de même pouvoir voir la demoiselle en tête-à-tête, histoire de pouvoir aborder tous les sujets sans prendre le risque de les voir ébruités. Il inspira légèrement, regardant autour de lui comme s'il cherchait quelque chose de particulier, puis son attention se posa une fois de plus sur la seule personne présente dans cette pièce, en plus de lui. Son sourire arrogant refaisait surface alors qu'il concluait.

     ▬ Je suis persuadé que je t'ai manqué. »

     Le pire était certainement qu'il en était persuadé.


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Message Mer 22 Fév 2012 - 14:36

Visenya s'était levée avant même l'aurore alors qu'elle avait donné trois jours de liberté à ses hommes. Volmark était silencieux, comme endormi, mais c'était chose normale, Ralf était parti en mer la veille, il allait refaire un tour près des côtes du Bief, du moins, c'est ce qu'il lui avait fait comprendre. Son père devait sûrement savoir exactement ce qu'il comptait faire mais ils ne lui en avaient pas parler. Et Lord Dustin avait décidé, quand à lui, d'aller faire un tour dans les environs, sans doute vérifier les mines de fer. Elle ne savait pas non plus exactement où il était, mais il était absent et Visenya devait rester à Volmark en leurs absences. Cela ne lui plaisait absolument pas, elle aurait préféré être sur le pont du Baiser du Kraken, en train de naviguer vers les côtes mais elle n'avait pas le choix et ses hommes avaient droit à du repos même si certains étaient déjà aussi impatients qu'elle à l'idée de repartir. Descendant les escaliers elle croisa une servante occupée à elle ne savait trop quoi. Les tâches ménagères, c'était vraiment pas son truc. Elle savait uniquement comment s'occuper de son boutre et c'était tout. Entrant dans la grande salle, vide, elle patienta, le temps de réfléchir à ce qu'elle ferait avant d'entendre sa petite sœur, à l'étage. Elle criait, furieuse. Et lorsque Visenya l'entendit dévaler les escaliers, sans perdre une seconde, elle se dirigea vers une autre porte qu'elle ouvrit et referma soigneusement derrière elle. Etaine ne viendrait jamais là, elle n'oserait pas, elle savait que lorsque la porte était fermée, elle était fermée. Peut-être demanderait-elle à entrer mais elle n'entrerait pas de toute manière.
Avec un soupir la jeune femme se dirigea vers une table sur laquelle était posée plusieurs cartes de Westeros, des îles. C'était Ralf à coup sûr qui ne rangeait jamais rien, et pourtant, lorsqu’ils étaient jeunes, leur père leur répétait sans cesse de faire attention à ces cartes. Elles étaient vieilles et à peu près tout les membres de la famille Volmark ayant été capitaine avaient apportés des modifications, ajoutés des notes, des lieux. Visenya se promit, la prochaine fois qu'elle irait sur le continent, d'essayer de prendre une carte. Elle n'en avait pas besoin, elle connaissait bien la mer, et à peu près toutes les côtes, et même, elle était bonne navigatrice, même dans un endroit inconnue, elle se serait débrouillée, mais parfois, être face à une carte, posée tranquillement à plat, attendant d'être observée, cela aidait.

« Laisse-moi entrer Visenya ! » fit Etaine en tambourinant contre la porte. La jeune femme soupira encore, ne se retourna même pas. Si sa sœur ouvrait la porte, elle se prendrait une raclée qu'elle n'était pas prête d'oublier. « Vire ! » cria t-elle en réponse. Puis il y eut un moment de silence, au bout de quelques minutes, elle entendit sa sœur s'éloigner sans un mot. Elle regretta d'avoir été aussi directe, méchante ? Il suffisait qu'elle ferme les yeux pour qu'elle revoit les yeux bleus de sa sœur, remplis de larme, lorsqu'elle avait rapporté le corps de Viserys. C'était la seule fois où Visenya avait vu sa sœur pleurer. C'était la première où elle avait pleuré. La dernière. Etaine serait une vraie Fer-Née elle aussi, elle en avait déjà le caractère. Mais son père refusait de la laisser monter sur un boutre parce qu'il comptait sur elle pour la marier, faire une alliance avec une autre famille de Fer-Née puisqu'il n'avait pas pu le faire avec Visenya. Et dire que lorsque son père mourrait, ce serait à elle de s'occuper de sa sœur comme elle le faisait malgré elle lorsqu'elle n'était pas en mer. L'idée lui donnait des frissons. A coup sûr, Ralf la laisserait faire absolument tout ce qu'elle voulait. Viserys. Elle s'interdit de penser à lui. Les souvenirs n'étaient pas que positifs. Alors, elle se concentra de nouveau sur les cartes.
Derrière elle la porte s'ouvrit et Visenya fronça les sourcils, furieuse. Etaine ? Mais lorsqu’une main se posa sur son épaule et la serra légèrement elle sut que ce n'était pas sa sœur. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'elle retenait une réplique acerbe. Son sourire s'agrandit encore plus lorsque Sargon parla. Il ne payait rien pour entendre lui. Elle n'avait même pas besoin de se retourner pour savoir qu'il devait avoir un sourire moqueur. Elle tourna alors légèrement la tête vers lui afin de croiser son regard. Il regarda rapidement ce qu'elle faisait avant de s'appuyer contre un meuble. Curieux, il lui demanda si elle était seule. Elle haussa les épaules, sans toutefois répondre, elle sentait qu'il n'avait pas fini. Et effectivement son intuition fut bonne lorsqu'un sourire arrogant refit surface sur son visage. Elle éclata alors de rire lorsqu’il lui fit qu'il était sûr qu'il lui avait manqué. En tout cas, si Visenya avait bien appris une chose, c'était de laisser d'abord parler le Harloi avant de contre-attaquer.

« Toujours aussi arrogant et sûr de toi. Au fait, jolis vêtements... » fit-elle avec un léger signe de tête « Si tu n'avais pas ta légère barbe et tout, je t'aurai pris pour une femme. Un laideron. » Son regard se fit plus méprisant en pensant aux autres femmes, puis elle sourit finalement encore. Beaucoup de Fer-Nés disaient que le Harloi ne respectait pas l'Antique Voie, Visenya elle, se fichait totalement de ce qu'on pouvait dire de lui. Les rumeurs, c'était bon à faire passer le temps quand on en parlait mais il ne fallait pas y prêter une trop grande attention. Mais bon, il n'empêchait qu'il était mieux habillé qu'elle. Cela l'amusa, comme toujours. Elle se souciait peu de son apparence, sauf quand elle devait en jouer. « Il y a mon horrible sœur qui doit traîner quelque part, mais pas dans ce coin-là, alors oui, je suis seule Harloi. » Elle aurait volontiers ajouter quelque chose, mais elle sentait que si il voulait savoir cela, c'était parce qu'il avait quelque chose à lui dire. Elle était curieuse de savoir quoi d'ailleurs, mais chaque chose venait en son temps. Repliant les cartes, elle s'assit sur la table, regardant le Fer-Né dans les yeux. « Et puis aussi oui, tu m'a énormément manqué. Tu sais, la vie sans toi c'est comme... un boutre sans capitaine. Impossible. Je ne sais vraiment pas ce que je ferai sans toi. » Sa voix était ironique, comme la lueur dans son regard. Elle n'avait guère le temps de penser à d'autres personnes qu'à ses hommes et elle lorsqu’elle était en mer, et c'était le cas presque tous les jours. Elle préférait garder les idées claires au lieu de se noyer dans ses pensées et ses souvenirs. Elle sauta de la table pour se rapprocher du Harloi, redevenue un peu plus sérieuse.

« Tu as eu de la chance de me trouver ici, effectivement, mais si tu me disais pourquoi est-ce que tu as ramené ta sale face ici ? Pas pour me demander comment je vais en tout cas, donc, pourquoi ? » lui demanda t-elle. Si elle avait bien un défaut commun à toutes les autres femmes, c'était bien la curiosité. Encore une fois elle lui tourna le dos, s'éloignant de quelque pas. D'un côté elle était contente qu'il soit là, cela allait la distraire quelque temps, la tirer de l'ennui dans lequel elle était plongée en restant coincée à Volmark. Une nouvelle fois des cris retentirent, résonnant. Visenya poussa un soupir en secouant la tête. Sa petite était très en forme aujourd'hui visiblement. Si elle continuait, elle n'hésiterait pas à lui faire laver le pont. Elle était sûre que cela la calmerait. Etaine n'avait beau avoir que treize ans, elle était sûre que sa sœur ne refuserait pas, du moment qu'elle était sur un boutre elle pouvait accepter de faire tout et n'importe quoi. Oui, c'était une vraie Fer-Née, tempérée par le sel et par la mer. Puis se tirant de ses pensées elle se tourna vers Sargon, attendant. Elle n'était pas d'humeur patiente aujourd'hui.
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Message Mer 22 Fév 2012 - 16:47

     L'éclat de rire de la jeune femme ne le surprit pas réellement, cela avait toujours été comme ça, moquerie sur moquerie entre eux-deux, c'était même certainement pour cette raison qu'il appréciait autant la demoiselle. Un véritable Fer-née. Sans se départir de son sourire vaniteux, le capitaine de la Veuve Salée posa ses yeux sur le minois de Visenya qui le raillait au sujet de ses vêtements. Elle n'en ratait pas une, mais il savait bien que cela n'avait pas réellement d'intérêt pour elle, sans quoi la jeune capitaine aurait refusé de le côtoyer dès qu'ils étaient enfants et non chercher à se glisser avec le groupe de garçons dont il faisait partie. C'était encore un point important dans le caractère de la Volmark, une neutralité vis-à-vis de son manquement à l'Antique Voie, qui lui plaisait beaucoup. Il avait beaucoup de personnes qui ne cessaient de le reprendre en essayant de le remettre « sur le bon chemin », avoir une homologue qui ne portait pas plus d'importance que cela à ce genre de détails, n'était pas négligeable. Même pour lui. Avoir l'appui du capitaine du Baiser du Kraken s'il parvenait un jour à pouvoir prétendre devenir le futur lord de sa maison, serait une très bonne chose. Calculer, encore et toujours, elle en était consciente, mais cela ne changeait rien à leur relation pour autant.

     Lorsque la jeune femme parla de sa sœur, Sargon hocha la tête, c'était sans importance, une mioche de treize ans n'allait pas apporter de gros soucis, il ne voulait simplement pas voir débarquer le père ou le frère de Visenya. Alors qu'elle le raillait une fois de plus en s'asseyant sur la table, il resta silencieux jusqu'à ce qu'elle saute à nouveau au sol pour se rapprocher de lui, une véritable boule de nerfs. A se demander comment elle faisait pour rester sur le pont de son boutre sans se mettre à le parcourir en long, en large et en travers ! Finalement, fidèle à elle-même, la Fer-née alla droit au but, lui demandant sans détour ce qu'il pouvait bien vouloir d'elle. Il était vrai que ce n'était pas dans les habitudes du capitaine de se renseigner sur la santé de ses « amis », elle ne se faisait pas d'illusions à ce sujet et cela convenait bien à Sargon. Un nouveau cri perça le silence retombé entre eux avant que la demoiselle ne fasse un énième mouvement tandis que le jeune homme restait obstinément immobile et silencieux. Elle était impatiente. Elle n'avait pas l'air désireuse de se faire embêter. Cela lui donnait envie de tester sa patience ne serait-ce que pour voir jusqu'à où il pouvait aller avant de la faire sortir de ses gongs. Son sourire se teinta d'amusement alors qu'il haussait les épaules, prenant le temps de répondre à ses provocations sans aller directement dans le vif du sujet.

     ▬ Tu dis vrai, j'avais oublié que tu préférais les femmes vu la manière que tu as de te comporter. Je suis étonné que tu n'ai pas encore ramené de femme-sel à engrosser du coup... »

     Le fait qu'elle soit d'un caractère digne d'une Fer-née ne signifiait pas qu'elle avait des goûts différents des autres femmes, mais il était vrai que Sargon n'avait jamais vu aucun homme lui compter fleurette. Peut-être parce qu'il ne regardait jamais au bon moment ? Son sourire ne le quittait pas alors qu'il se décolla du meuble contre lequel il était appuyé, occultant les bruits qui provenaient des environs pour se concentrer uniquement sur la demoiselle. Elle devait se douter que s'il était venu ici pour discuter en lui demandant si elle était seule, c'était qu'il avait une idée derrière la tête. Visenya n'était pas idiote, c'était même tout le contraire et c'était bien pour cette raison qu'il l'appréciait à sa juste valeur, elle savait qu'il ne faisait rien sans rien. La capitaine le connaissait bien mieux qu'il ne l'aurait souhaité. Alors que le regard du Fer-né se posait sur le visage de son amie d'enfance, il reprit d'un ton où l'amusement se mêlait à la provocation.

     ▬ Je te trouve bien impatiente, aurais-tu un joli jeune marin qui t'attendrait quelque part pour que tu sois aussi pressée que je t'annonce la raison de ma venue ? Je m'étais dit qu'on aurait pu passer un peu de temps ensemble avant que je n'en vienne au vif du sujet. Tu me désoles presque, dire que je me suis débrouillé pour m'aménager un temps de libre pour te voir.... »

     Il savait bien qu'elle n'était pas d'humeur, mais si elle l'avait été, tout serait forcément moins drôle. Le Harloi n'avait pas pour habitude d'embêter les gens qui étaient tout disposés à réagir positivement, excepté Aaricia, mais c'était une autre relation que celle qui le liait à la Volmark. Le Fer-né décida de tourner un peu autour du pot avant de lui laisser comprendre ce qu'il voulait d'elle, après tout Visenya le cherchait en le critiquant sur son physique – chose qui ne le gênait pas vraiment vu qu'il était persuadé d'être un vrai séducteur – ce n'était donc que justice qu'il la fasse patienter un peu. Le capitaine de la Veuve Salée s'éloigna de quelques pas pour s'approcher de la table où la demoiselle avait posé ses cartes, est-ce qu'elle préparait un raid ou quoi que ce soit de ce genre ? Le rôle de capitaine n'avait rien à voir avec celui de second ou même de simple marin, il y avait de plus lourdes responsabilités et la jeune fille allait devoir se montrer encore plus compétitive de part son sexe. Même si les habitants des îles étaient relativement souples à ce niveau, une femme était tout de même toujours moins importante qu'un homme. Sauf pour Sargon. Il glissa ses doigts sur les cartes avant de reprendre la parole d'un ton plus calme, moins provocateur, mais toujours avec un fond de vanité qui ne semblait plus pouvoir le quitter.

     ▬ As-tu entendu parler des récentes prises de ma famille ? Je pense que oui vu ta proximité avec Dix-Tours, mais je me demandais si cela t'avait donné quelques idées, je vois que tu as beaucoup de cartes ici, un endroit précis qui te fait envie ? »

     Sargon parlait principalement de la prise qu'il avait faite dans l'Ouest, la jeune noble qu'il avait enlevée et allait échanger contre une grosse rançon. Cent dragons d'or pour la jeune femme et cinquante de plus pour la rendre vierge. Il savait bien que le père de la jeune femme n'hésiterait pas à payer ce petit supplément, une fille déflorée ne servait à rien, mais alors lorsque c'était par un Fer-né, les choses étaient encore pires. Elle pourrait à la rigueur devenir septa et encore. Le Harloi avait été vivement critiqué, il savait que les rançons ne faisaient pas partie des coutumes des Fer-nés, mais au moins pouvait-il espérer augmenter considérable son pécule et pouvoir éventuellement payer d'autres informations précieuses à Tarbeck. Après avoir fouillé les quelques cartes, Sargon détourna son attention d'elles pour se tourner vers Visenya qui devait se demander où il voulait en venir. Elle devait bouillir intérieurement et n'allait certainement pas tarder à lui demander de dégager le plancher s'il n'avait rien de mieux à faire que lui faire perdre son temps. Croisant ses bras sur son torse, le Harloi reprit.

     ▬ Est-ce que tu connais la capitaine de la Veuve Noire ? Elyn Bonfrère. »

     Elyn était devenue son associée depuis peu, Sargon avait une idée intéressante en tête, mais il devait avoir le soutien de plusieurs autres capitaines. Étrangement, ce n'était que des femmes, comme si elles étaient les seules capables de le supporter. Il inspira légèrement, conscient qu'il avait déjà peut-être suffisamment tiré sur la corde, mais peu désireux de lui annoncer clairement la couleur. Avec son habituelle affection pour les phrases pleines de sous-entendus, il décida de l'aiguiller et de la laisser devenir ce qu'il attendait d'elle. Son sourire plaqué sur ses lippes, il conclut.

     ▬ Est-ce que tu ne sais quoi faire sans moi, au point de pouvoir accepter de passer un peu plus de temps en ma compagnie ? »


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Message Ven 24 Fév 2012 - 16:04

Visenya jeta un coup d'oeil furieux au Harloi. Elle ? Préférer les femmes ? Les autres femmes lui faisaient horreur et n'étaient bonnes, pour elle, qu'à pleurer, gémir, se plaindre. Finalement elle leva les yeux vers le plafond, s'ordonnant de garder son calme. Enfant, elle se serait sûrement jetée sur Sargon afin de lui faire ravaler ses paroles, ou tout du moins, elle aurait essayé car jamais elle n'aurait gagné. Enfin, il fallait également avouer que les sentiments lui faisaient horreur. C'étaient eux qui faisaient souffrir, qui détruisaient un être, une personne. Et puis, Visenya était égoïste, suffisamment pour éviter de se soucier des autres, sauf ceux qui étaient proches d'elle. Elle continua de regarder Sargon, s'efforçant de se calmer. Il devait parfaitement sentir qu'elle était impatiente, et il allait en jouer. C'était comme ça avec lui, et ça serait toujours ainsi. Elle lui adressa un magnifique sourire, juste pour lui faire savoir qu'il pouvait attendre longtemps avant d'entrer dans le vif du sujet, elle ne lui donnerai pas la satisfaction de vouloir savoir ce qu'il se préparait à lui dire.

« C'est tellement gentil de ta part de trouver du temps libre pour venir ici. Tu ne sais pas à quel point ça me fait plaisir, vraiment. Et après tout, j'ai tout mon temps à t'accorder, effectivement. » lança t-elle, ironique. Elle avait tout son temps, oui, mais l'idée que Sargon reste ne lui plaisait pas. C'était un Fer-Né après tout, mais il était désagréable, c'était d'ailleurs pour cela qu'elle le tolérait. Elle le connaissait également depuis longtemps, et c'était aussi cela qui comptait. Parfois elle s'amusait même. Pas aujourd'hui visiblement. Elle n'avait absolument rien à lui dire, c'était cela qui l'embêtait, c'était lui qui la tenait en haleine, qui avait quelque chose à dire. Au pire, elle pouvait toujours le mettre dehors si jamais il prenait trop son temps, même si c'était une mauvaise idée. Il était un Harloi après tout, et elle une Volmark, une vassale même si elle ne se considérait absolument pas ainsi. En plus, il n'était même pas de la branche « principale » mais avec le cousin dont il avait été doté il n'y avait presque aucun doute de le voir devenir le nouveau seigneur de Dix-Tours. Du moins, c'était ainsi que Visenya voyait les choses. « Et puis, tu peux parler, tu n'as toujours pas réussi à attraper la Botley. » Il en attrapait d'autres, c'était vrai, mais c'était toujours très drôle de savoir que certaines continuaient à lui résister, et à vrai dire, elle espérait que Helya ne lui cède jamais. Ce serait une défaite pour lui et Sargon méritait bien cela. Il était trop vaniteux, trop sûr de lui. Puis il glissa ses doigts sur les cartes. Un léger se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Oui, bien sûr qu'elle avait entendu parler des prises du Harloi. Elle était à peu près sûre que tout les Fer-Nés étaient au courant, à part peut-être les Vendeloyn puisqu'ils étaient trop excentrés. Alors quand des choses se passaient sur l'île même... Il avait capturé une noble et rendue contre une rançon. C'était tout ce que Visenya savait. Son frère d'ailleurs avait été assez amer sur ce sujet-là, disant qu'elle aurait du devenir une femme-sel au lieu d'être rendue, même contre une rançon. Sargon ne suivait pas vraiment l'Antique Voie, ou quand cela lui plaisait, tout le monde savait ça aussi. Quand à ses idées des endroits qui lui faisaient envie, bien sûr qu'elle avait des endroits. Les Fer-Nés avaient toujours endroits à piller en tête. Mais c'était une question stupide, et au fond, Visenya croyait commencer à comprendre. Encore une fois elle haussa les épaules et fit :

« Tous les endroits riches me font envie Harloi. Mais si je devais n'en dire qu'un ce serait sans doute Bouclier de Chêne, aussi longtemps que je serai en vie, ces Biefois entendront parler des Volmark. » Elle avait dit cela d'une voix calme, un léger sourire au coin des lèvres. Oh ça, les Houëtt allaient en baver. Ils n'osaient pas les attaquer parce qu'ils savaient que les Volmark étaient leurs cousins, leur honneur de continentaux les en empêchaient. Aussi, c'était pour eux une source presque inépuisable. Mais avec l'hiver qui venait peu à peu, tout se compliquerait et les ressources se tariraient peu à peu. Mais Sargon devait avoir une idée derrière la tête lui, car jamais il ne lui aurait demandé cela, savoir quel endroit l'intéressait ne devait avoir pour lui aucune importance. Elle était sûre de cela. Enfin, il lui demanda si elle connaissait Elyn Bonfrère. « J'ai entendu parler d'elle, évidemment. » Évidemment. Les femmes capitaines n'étaient pas nombreuses, et Visenya n'était pas stupide, elle s'intéressait quand même aux autres capitaines, en particulier quand c'était des femmes, parce que les femmes capitaines resteraient toujours différentes des hommes, parce qu'elles avaient du se battre pour se faire accepter et respecter. Puis elle eut un léger sourire. Beaucoup de Fer-Nés nommaient leurs boutres en commençant par veuve. Veuve Noire, Veuve Salée. En même temps, c'était normal, quiconque croisait un boutre mourait ou finissait esclave ce qui était mourir en quelque sorte, la mort de l'homme libre. Elle attendait, face à lui. Hésitait-il ou quoi ? Visenya se retint de lui lancer une pique, plus tard, quand il aurait craché le morceau. Finalement, il se décida à parler. Passer un peu plus de temps en sa compagnie ? Une lueur d'intérêt s'alluma dans ses yeux verts, moqueurs, tandis qu'elle s'approchait légèrement.

« Tout dépend de ce que tu proposes Sargon. » Ce devait être lié à la Bonfrère en tout cas, sinon jamais il ne lui en aurait parler. Et aussi aux endroits potentiels à razzier. Peu à peu elle voyait plus clair, mais elle préférait attendre que Sargon lui dise clairement ce qu'il avait en tête, cela lui éviterait de se faire des fausses idées, elle avait horreur de cela en plus. Horreur de se tromper et encore plus elle détestait reconnaître qu'elle faisait des erreurs. Elle était de mauvaise fois, et ce n'était qu'un des nombreux défauts qu'elle avait.
Tout était redevenu silencieux, ou peut-être était-ce juste Visenya qui se focalisait sur ce qu'allait dire le Fer-Né, elle n'aurait vraiment su le dire. Elle parvenait même à entendre la mer, qui déchaînait, se brisait contre les rochers. Elle avait tellement hâte de repartir, sur le Baiser du Kraken, tout se passait tellement bien, tout était tellement différent. Elle ne s'ennuyait jamais, comme si le temps filait plus vite que jamais lorsqu'elle s'y trouvait. Sa vie c'était sur la mer, et non pas ici, sur terre. Chez elle, c'était non pas ici, mais là-bas. Mais son équipage avait besoin de repos même si certains clamaient le contraire. Elle aussi avait aussi hâte qu'eux de repartir, de sentir le roulis de la mer sous ses pieds, et les embruns qui lui fouettaient le visage. Enfin, elle était positive, elle repartirait. « Et j'espère que c'est intéressant, sinon tu vas regretter de m'avoir fait perdre mon temps, même si bien sûr, tu es toujours le bienvenu ici. » Le temps était précieux, le temps ne se gaspillait pas parce qu'il était limité. Comme l'or en fait, il fallait en profiter tant qu'on l'avait. La vie était si courte, tellement rapide, surtout sur les Îles, et Visenya savait parfaitement cela. Viserys était mort après tout. Cela arrivait tous les jours mais elle s'était longtemps bercée d'illusions, elle ne s'imaginait pas le perdre aussi rapidement, aussi soudainement. Elle avait été aveuglée, plus maintenant. Et un sage lui avait dit un jour de profiter de chaque seconde qui s'écoulait. Aussi était-elle prête à faire souffrir, à voler tout ce en quoi les continentaux tenaient, sans aucun regret, du moment qu'ils souffraient. Et avant l'arrivée de l'hiver, elle comptait bien multiplier les raids histoire de leur voler leurs réserves. Ses hommes en avaient besoin, et elle aussi à vrai dire. L'hiver était encore plus dur ici qu'ailleurs parce qu'ici, il n'y avait rien à part ces foutus poissons.
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Sargon Harloi
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Message Ven 24 Fév 2012 - 21:01

     Elle résistait, il n'en attendait pas moins d'elle, Visenya était une véritable Fer-née et c'était bel et bien pour cette raison qu'elle lui avait toujours beaucoup plu. La Volmark ne se montrerait pas impatiente tout simplement parce qu'elle le connaissait et qu'elle devait avoir compris qu'il cherchait à la faire mariner. Finalement, avec la jeune femme le plus intéressant était de réussir à trouver un moyen de la manipuler. A force de passer du temps avec une personne, elle commençait forcément à vous connaître, c'était pour cette raison que la demoiselle devait être celle plus à même de le comprendre. Pas forcément de l'approuver. C'était toute autre chose à ce niveau. Elle dégoulinait d'ironie, mais il n'allait pas réagir, ce serait contraire à son code de conduite. Ce ne fut que lorsque Visenya aborda le sujet de Helya qu'il lui décrocha un regard amusé. Est-ce qu'elle était décidée à viser là où ça faisait mal ? Visiblement. Effectivement la capitaine de l'Amazone résistait aux avances du Harloi et elle le faisait principalement pour lui prouver que son nom respect de l'Antique Voie finirait par lui jouer des tours. Du moins c'était comme cela qu'il percevait son comportement, après bien évidemment, il pouvait se fourvoyer. Mais Sargon était si vaniteux que la possibilité qu'elle puisse le trouver repoussant n'était même pas envisageable. Il se contenta de rigoler légèrement avant de répondre d'un ton qui ne montrait rien de plus qu'une profonde assurance, comme s'il était absolument persuadé de ses paroles. C'était d'ailleurs le cas.

     ▬ Helya est peut-être résistante, mais elle n'est pas totalement idiote. Mon nom m'ouvre bien plus de possibilités que tu ne peux l'imaginer, elle serait totalement idiote de ne pas saisir l'opportunité. »

     Il était vrai qu'un mariage avec un Harloi – quel qu'il soit – était toujours une chose intéressante. Après tout, il faisait partie de la seconde maison la plus importante des Iles de Fer et l'île sur laquelle il vivait était la plus prospère. Ils possédaient beaucoup de fer et le port des Botley permettrait un commerce très intéressant si jamais les Fer-nés étaient amenés à cesser la guerre contre le reste de Westeros. Une alliance entre les Botley et les Harloi, serait donc très favorable. Bien évidemment, il ne s'agissait absolument pas d'un mariage qui puisse avoir un autre but que le profit, Sargon n'éprouvait rien de plus que du respect pour la capitaine et elle de son côté ne devait rien éprouver de plus qu'une profonde antipathie. Mais les choses s'arrangeaient toujours avec les richesses, après tout, ils étaient des Fer-nés et la possibilité de pouvoir élargir leurs horizons, n'était pas négligeable.

     Sargon chassa la Botley de ses pensées pour se concentrer à nouveau sur Visenya qui déclarait que toutes les richesses pouvaient l'intéresser et qu'elle avait bien plus d'intérêt pour l'endroit où sa « famille » du Bief résidait. Il esquissa un sourire amusé en se tournant vers elle, c'était encore un point qu'il appréciait chez elle, ce manque d'amour qu'elle avait vis-à-vis des gens de sa famille, du moins de ceux du continent. C'était déjà une tare d'avoir du sang de continental dans les veines, autant ne pas en être fier. La seule chose qui pouvait désoler le capitaine de la Veuve Salée étant que son « amie » ne faisait pas preuve de plus de distance à l'égard de sa famille proche. Elle avait été triste à la mort de Viserys et l'était certainement encore. Il aurait été tellement plus agréable de la voir se sentir heureuse d'hériter du boutre de son frère. Mais elle restait plus... Humaine ? Femme ? Qu'il ne le pensait. La demoiselle enchaîna, déclarant qu'elle connaissait bien Elyn et il la dévisagea, remarqua la lueur d'intérêt qui s'était allumée dans ses yeux. Sargon la laissa approcher avant qu'elle ne prenne une dernière fois la parole pour le menacer si jamais il lui avait fait perdre son temps. Ce fut son tour d'arborer un grand sourire alors qu'il s'approcha encore plus pour réduire presque à néant la distance qui les séparait. Son ton se faisait toujours aussi moqueur et arrogant alors qu'il baissait les yeux pour la regarder. Elle était plus petite que lui, ce qui n'était pas très fréquent sur les îles.

     ▬ Tu me menaces maintenant ? Mon cœur se brise à cette idée, je n'ose pas imaginer les tortures que tu pourrais inventer pour me faire souffrir. »

     Elle était très contradictoire, lui signalant tout de même qu'il était le bienvenu ici, comme si elle craignait qu'il n'aille se plaindre chez son oncle si jamais elle le renvoyait de chez lui. Le Harloi espérait que ce n'était pas le cas, ce serait bien mal le connaître, il n'avait jamais compté sur son nom ou l'aide de son oncle pour obtenir quelque chose et ne se sentirait pas vexé qu'une Volmark – pourtant vassale de sa famille – le chasse de chez elle. Le jeune homme releva les yeux, parcourant un bref instant les quelques meubles présents dans la pièce. Ils ressemblaient à ceux de la maison de Igon Harloi, on se serait cru à Dix-Tours, preuve que les Fer-né ne faisaient pas étalage de leurs richesses. Sauf Sargon. Il avait réussi à imposer une certaine prestance et une décoration plus riche à Kenning, même si cela ne plaisait pas particulièrement à son oncle. Il le tolérait, parce qu'il savait que contredire son neveu ne ferait que le pousser dans cette direction. Légère inspiration alors que le Fer-né se décidait enfin à annoncer la couleur à son amie.

     ▬ A toi de me dire si ce que je vais t'apprendre plait à tes oreilles. Si je te parle de Elyn, c'est parce que nous avons conclu une sorte d'accord si je puis dire. Pour aller sur des coups plus gros que ceux que je dois effectuer tout seul... Je ne tiens pas à demander à mon oncle de me prêter des hommes et des boutres, je veux des personnes de confiance sur qui compter. Quelque chose que je ne devrais pas à mon nom, mais uniquement à ma personne. »

     Ses yeux quittaient les murs de la pièce pour se poser sur le visage de la jeune femme et croiser ses yeux verts. Oui, il était arrogant, il n'avait pourtant qu'à aller chez son oncle et lui demander de lui donner un boutre ou deux avec le nombre d'hommes nécessaires, puis d'aller là où il voulait. Igon ne refusait jamais, les boutres des Harloi restaient presque toujours sur les îles à cause de Meryn qui était incapable de naviguer et encore moins de diriger des autres capitaines. Mais non, la facilité ne l'intéressait pas, il préférait des gens de confiance dont il était sûr des capacités et qui le suivaient parce qu'ils le voulaient réellement et non par obligation. Le chemin devait se faire dans l'esprit de la jeune fille, il enchaîna donc.

     ▬ J'aimerais beaucoup que tu viennes avec moi et Elyn lors du prochain gros raid, que je puisse voir de mes propres yeux la manière dont tu diriges tes hommes. Puis si tout se passe bien, pourquoi pas réitérer cela de temps en temps ? Pas de contrat, tu diras oui lorsque tu voudras et non si le plan ne te plait pas. Aucune obligation, juste l'intérêt et l'appât du gain. »

     Il était déjà trop engagé avec Elyn et ne tenait pas à avoir trop d'obligations, ce n'était pas du tout dans ses habitudes d'accepter d'aider quelqu'un, encore moins de proposer de partager les gains avec d'autres capitaines, mais les choses évoluaient. Même si Sargon avait toujours été assez proche du frère de Visenya, il ne l'avait toutefois jamais considéré comme un allié potentiel. Pourquoi ? Bonne question. Il ne le sentait pas, tout simplement, il manquait ce petit « quelque chose » qui le poussait à aborder un autre capitaine. Avec la demoiselle, c'était différent. Il se sentait plus en accord avec sa manière de faire. Restait à voir si c'était réciproque.

     ▬ J'ai toujours respecté Viserys, mais il lui manquait quelque chose que toi tu as. C'est pour que ça que j'ai attendu que tu deviennes capitaine. »

     C'était affreux de dire cela, il exprimait clairement avoir attendu que le jeune homme décède, mais Visenya comprendrait certainement que ce manque de tact était simplement dû au fait que Sargon n'avait pas de sentiments pour les autres. Son égo prenait trop de place, il ne pouvait pas s'intéresser à la douleur que la Volmark ressentirait en entendant ces paroles. Au final, les sentiments affaiblissaient. Il le verrait bien là, si elle refusait ce fruit juteux, ce serait une preuve indéniable de ce qu'il avançait depuis des années.


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Message Dim 26 Fév 2012 - 18:18

Visenya sourit légèrement. Non, Helya n’était pas idiote, sinon, elle ne serait jamais devenue le capitaine de l’Amazone et n’aurait jamais des hommes à ses ordres, c’était évident. Et à vrai dire, Sargon était un bon parti, mais une femme qui possédait de l’esprit le rejetterait quand même. Et c’était ce qu’elle s’employait à faire depuis… Depuis que Sargon la pourchassait disons. Mais cela ne l’empêchait pas d’aller voir ailleurs. Il avait d’ailleurs ramené une femme-sel dont Visenya ignorait le nom, mais cela à vrai dire, lui importait peu, une femme-sel restait une femme-sel. Une esclave. C’était un Harloi et son nom était son meilleur atout, il le savait. Mais il n’était pas lord. Visenya ne répéta pas cette pensée, peut-être lui ressortirait-elle ça un jour où elle le reverrait.
A vrai dire, mis à part l’île de Bouclier de Chêne il y avait un autre endroit qui intéressait la jeune femme, un endroit dans lequel elle mourrait d’envie de retourner. Son visage peu à peu se ferma, vide de toute expression. Elle serra les lèvres et ses yeux verts semblèrent s’assombrirent. Un bref moment elle sentit même les larmes lui monter aux yeux mais heureusement pour elle, ce n’était qu’une vague sensation. Elle baissa les yeux vers le sol, s’ordonnant de se reprendre. Mais son cœur battait douloureusement. Visenya se retourna alors, s’éloignant de quelques pas. Elle ne réagit même pas aux paroles du Harloi. Puis finalement après un court moment qui lui sembla une éternité elle se retourna vers lui. Enfin il lui expliqua ce qu’il avait derrière la tête. Visenya n’était pas stupide et déjà elle avait compris lorsqu’il avait parlé du capitaine de la Veuve Noire qu’il se tramait quelque chose avec elle, sinon jamais il n’aurait mentionné son nom. Finalement un léger sourire se dessina sur ses lèvres, un sourire plutôt mauvais. Des coups plus gros. Elle savait ce qu’il allait ajouter. Elle savait également que Sargon était un bon capitaine et à vrai dire, c’était sans doute l’une des seules qualités qu’il possédait, mais une qualité importante, et respectée. Elle le comprenait parfaitement à vrai dire. Ce qui ne lui plut pas ce fut lorsqu’il demanda à voir la manière dont elle dirigeait ses hommes. Voulait-il vérifier si elle était digne d’être une Capitaine? Ou simplement avec d’autres arguments pour se moquer? Elle fronça légèrement les sourcils, mécontente. L’offre que Sargon lui proposait était très alléchante et elle aurait été bien stupide de la refuser.

« C’est entendu Sargon. » affirma-t-elle en hochant la tête légèrement. Puis il continua. Sur le mauvais chemin. Viserys. C’était un compliment qu’il lui faisait en quelque sorte. Elle rit légèrement, pour ne pas pleurer. Viserys et elle avait toujours été semblable, pareil. Peut-être que Visenya avait toujours été plus ambitieuse parce qu’elle était une femme et qu’elle avait du se battre pour avoir ce qu’elle possédait. Jamais elle n’aurait du devenir Capitaine, son frère aurait toujours été en vie. « Je… » Elle se mordit la langue s’empêchant de continuer. Elle n’aurait jamais du l’être. Mais le dire à voix haute n’y changerait rien. Il était mort, c’était terminé, fini. Il était mort elle vivait. Il s’était battu jusqu’à la fin, il avait eu une mort digne d’un Fer-Né, digne de celui qu’il était. Il était et serait toujours respecté, que pouvait-on rêver de mieux? Elle était faible de penser ainsi à lui, mais jusqu’à ce jour son frère restait sa seule et unique faiblesse. Plus vite elle l’oublierait, mieux elle se porterait, et ce, pour le reste de ces jours. Mais quelque chose lui disait que ce serait impossible, qu’il ferait toujours parti d’elle. Cette faiblesse la renforçait également, elle était plus dure, plus insensible que jamais. Elle poussa un profond soupir à peine audible. Elle pleurerait vraiment son frère le jour où elle se vengerait. Un jour, elle retournerait à Belcastel. Un jour, elle détruirait ces Farman qui lui avait volé son frère. Un jour. Un jour qui pouvait être proche après tout. Les Farman avaient été touchés par de nombreux pillages, leurs défenses étaient fragiles, et il ne devait plus rester grand-chose de leurs richesses à vrai dire mis à part leurs dragons d’or si précieux pour eux. Mais avec son frère, avec Ralf, elle pouvait toujours y aller, pour se venger. Ce n’était pas leurs fautes si Viserys avait perdu la vie là-bas, il connaissait les risques, mais malheureusement, jamais Visenya n’avait eu ce point de vue-là. Lorsqu’elle faisait des erreurs, elle ne s’excusait pas, alors pourquoi n’aurait-elle pas considéré ces foutus continentaux comme responsable?

« As-tu une idée précise toi sur un endroit? » demanda-t-elle d’une voix neutre levant son regard vers lui. Peut-être s’était-il déjà mis d’accord avec la Bonfrère, elle l’ignorait totalement. En tout cas, il allait falloir qu’elle annonce ça à son équipage. Elle était sûr que ses hommes seraient plutôt contents. Grosse prise, plus gros butin, même si il fallait le partager encore plus. En parlant des parts tiens… Mieux valait aborder ce sujet plus tard, elle ne se sentait pas d’humeur. Parts égales sans nul doute, sinon elle se chargerait de le massacrer. L’idée lui redonna le sourire puis elle retrouva assez rapidement son entrain, laissant les sombres souvenirs au plus profond de sa mémoire. « Si tu me disais aussi comment tu as réussi à convaincre la Bonfrère… » Une lueur malicieuse s’alluma dans ses yeux tandis qu’elle s’éloignait de Sargon. Rallier d’autre capitaine n’était pas toujours une chose facile, surtout en ce qui concernait le Harloi puisqu’il ne respectait tellement l’Antique Voie. Les femmes étaient-elles les seules à lui faire à peu près confiance? La constatation la fit sourire. Elle ne lui faisait pas vraiment confiance à vrai dire, même si il était et restait un Fer-Né car depuis toujours elle avait appris à faire confiance à une seule et unique personne: elle. Ne compter que sur soi-même c’était la seule manière de ne pas faiblir, être déçu des autres, ou trahi. Survivre. C’était une des choses principales qu’il fallait faire sur cette île.
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Message Lun 27 Fév 2012 - 13:10

     Il la regardait d'un air attentif, guettant les réactions qu'elle pourrait bien avoir puisque son expérience lui avait enseigné que les expressions et les silences de ses interlocuteurs lui apprenaient souvent bien plus que ce qu'ils formulaient. On dissimulait plus volontiers quelque chose qui pouvait nous nuire et sachant que c'était le type de choses qui était utile à un manipulateur, Sargon devait faire tout son possible pour se montrer attentif à ce genre de comportement. Elle avait semblé.... Contrariée, à moins de ce ne soit du mécontentement. Quoi qu'il en soit, Visenya avait l'air particulièrement irritable aujourd'hui et il se demanda si cela était dû à la simple nature des femmes qui pouvaient se montrer versatiles et lunatiques, ou lié au fait qu'elle ne le supportait plus autant que lorsqu'ils étaient jeunes. Dans son arrogance et sa vanité, le Harloi ne pouvait envisage que le problème venait de lui. Il venait d'elle. Forcément, c'était toujours comme cela, la faute des autres. Mais pas la sienne. La demoiselle avait été troublée par ce qu'il disait, le Fer-né s'était douté que l'énoncé du nom de son frère n'allait pas l'enchanter, c'était le seul point faible qu'elle semblait posséder dans sa carapace. C'était bien dommage, sans faille elle aurait été une parfaite partenaire de pillage. Mais comme Elyn et comme Deirdre, elle se montrait trop sensible. Sargon pensait souvent que c'était lié à leur sexe, les femmes avaient toujours l'air de porter tellement d'importance aux sentiments, à croire qu'elles ne vivaient que pour cela. Tant mieux pour lui. Tant pis pour elles. Il ne pouvait que mieux les manipuler, Deirdre en était la preuve.

     Il ne répondit rien et ce ne fut que lorsque la jeune femme lui demanda s'il avait une idée précise, que le capitaine de la Veuve Salée se tourna vers elle pour croiser son regard. Elle retrouva un semblant de sourire qui promettait de bien bonnes choses, puis la voix de la belle reprit pour poser une question plutôt... Étrange. Elyn avait été persuadée par sa verve, du moins c'était ce qu'il considérait, mais aussi par ses autres « talents ». Pas vraiment le genre qui puisse intéresser Visenya en tous les cas, sans compter que la manière dont Sargon percevait la Volmark l'empêchait tout simplement d'envisager de pouvoir lui faire une démonstration. Même si le Harloi avait la réputation d'être un coureur de jupons et d'aimer les femmes, il ne se vantait jamais de ses conquêtes et au final, la rumeur venait du seul fait que certains racontaient cela sur sa personne. Mais il n'avait jamais donné aucun nom. Ce ne serait donc pas son genre de se vanter de ce qu'il avait fait avec la Bonfrère, le jeune homme se contenta de hausser les épaules alors que la brune s'éloignait de lui. Il rigola légèrement avant de répondre.

     ▬ Je pourrais te le dire, je pourrais même te le montrer si tu y tenais vraiment, mais crois-moi.... Ce n'est pas le genre de choses qui t'intéressent. Du moins pas avec moi. »

     Il était évident que vu la manière dont la jeune femme lui parlait et se moquait de lui dès qu'elle en avait l'occasion, montrait clairement qu'elle ne serait pas intéressée par les exploits du capitaine en-dehors de son boutre. Inutile d'entrer plus amplement dans les détails, les seules choses qui étaient utiles à savoir étaient qu'il avait réussi à persuader Elyn qu'elle avait tout à gagner à accepter de s'allier avec lui, pour être franc il ne l'aurait même jamais proposé s'il n'avait pas non plus eu son compte dans cette affaire. Le Harloi ne faisait jamais rien sans rien avoir en retour, c'était connu de tous.

     ▬ Le seule chose qui est utile à savoir pour toi, c'est qu'elle a accepté parce que j'ai été d'accord pour la traiter comme mon égal et non comme une simple femme capitaine qui voulait jouer à la guerrière. »

     Le Harloi s'était approché d'un meuble et avait attrapé quelque chose posé dessus, il l'observa quelques instants avant de le reposer à sa place initiale. Visenya le savait, Sargon n'était pas le type de Fer-né qui considérait que les femmes – même en les respectant – ne valaient pas aussi bien que les hommes. En réalité, il avait toujours eu davantage de facilité à s'entendre avec elles, peut-être était-ce parce qu'il jouait de ses charmes, peut-être simplement parce qu'il savait qu'elles avaient besoin de quelqu'un qui les accepte comme elles étaient. Les femmes avaient toutes la même crainte, même sur les Iles de Fer où pourtant leur sexe était mieux traité que sur le continent, elles avaient peur d'être moins estimées que leurs homologues masculins alors qu'elles faisaient le même travail. C'était aussi comme cela qu'il avait réussi à se faire accepter auprès de Visenya après tout non ? Enfin en partie, le Harloi n'avait pas la même vision de la jeune Volmark que les autres femmes qu'il fréquentait. Il la connaissait depuis trop longtemps. Après ce bref instant de réflexion, le jeune homme s'éloigna du meuble où il avait observé les quelques décorations, puis se concentra sur la demoiselle pour répondre à sa question précédente.

     ▬ Pour le moment, non. Je ne prévoie jamais d'attaque très longtemps à l'avance, je ne tiens pas à ce que l'on me passe devant vois-tu. Je dois d'abord savoir de combien d'hommes on pourrait disposer et jusqu'à où les capitaines qui m'accompagnent sont prêts à aller. »

     Sargon était un capitaine plutôt excessif, il avait une assurance qui le poussait bien souvent à amener ses hommes dans des situations très dangereuses. Il n'avait aucune difficulté à envisager de perdre une partie de ses hommes si en échange il pouvait ramasser un gros butin. C'était une vision que certains autres capitaines de la flotte de fer ne partageaient pas, il y en avait qui étaient tellement attachés à leurs marins qu'ils refusaient de risquer leurs vies. Aux yeux mordorés du Fer-né, les rameurs étaient là pour se battre et non rester en sécurité en arrière, il considérait d'ailleurs cela valable pour lui aussi puisqu'il était rare que Sargon reste en arrière pendant les affrontements. Se battre et mourir jeune, telle était la vision des choses du jeune homme. Comme son père, il était mort avant même d'avoir passé sa quarantième année. La vie des pirates des Iles de Fer n'était pas aussi douce que celle des autres hommes de Westeros. Du moins c'était ce que le Harloi pensait. Il observa Visenya alors que son sourire ne s'envolait pas, comme collé à ses lippes.

     ▬ Mais tu sais certainement que Dagon prépare une attaque sur le Nord non ? Les réserves de nourriture s'épuisent et il va falloir faire quelques... Emprunts chez nos voisins, on pourrait profiter de ce raid pour voir ce que ça donnerait non ? Une collaboration entre nous, Elyn sera aussi de la partie.... »

     Il observa son minois, attendant de voir le moindre signe qui lui ferait savoir qu'elle était contrariée, enchantée ou totalement neutre à cette idée. Sargon ne comptait pas supplier son amie de venir avec eux, il savait qu'elle pouvait aussi bien lui dire qu'elle n'était pas intéressée, mais ce serait la seule et unique fois où elle entendrait une telle proposition sortant de sa bouche. Le Harloi était conscient que son « amie » ne voulait certainement pas être associée à son manque de fidélité pour le Dieu Noyé et l'Antique Voie, amis après tout, il ne lui proposait qu'une collaboration ponctuelle et non un pacte comme avec Elyn. Certaines personnes n'étaient pas assez ambitieuses pour risquer de froisser une divinité ou d'autres encore n'étaient pas décidés et ne savaient pas quelle voie emprunter. Pour Visenya il ignorait quelle était la raison de cette hésitation. Elle ne l'avait jamais repoussé malgré le fait qu'il ne suivait pas les préceptes dictés par leurs traditions, il considérait donc que c'était un choix personnel et non la peur du regard des autres. Quoi qu'il en soit, tout cela dépendait désormais d'elle. Il approcha de quelques pas, la dévisageant sans aucune gêne.

     ▬ Alors ? Prête à partir dans quelque chose de plus grand, ou préfères-tu te contenter des petits raids solitaires ? »


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Message Mer 29 Fév 2012 - 4:21

Une moue dégoûtée se lut sur son visage lorsque Sargon répondit qu’il pourrait lui dire, ou même lui montrer comment il avait convaincue Elyn. Il avait parfaitement raison de dire que cela ne l’intéresserait pas, pas avec lui du moins. Visenya n’y avait jamais pensé à vrai dire, elle connaissait Sargon depuis bien trop longtemps. Enfin, connaître, c’était un bien grand mot. Disons simplement qu’elle l’avait côtoyée souvent étant enfant. Elle aurait presque cru qu’il se moquait d’elle encore une fois, mais ce n’était pas le cas. Elle ne voyait nul sourire encore plus moqueur que d’habitude sur ses lèvres. Elle haussa légèrement un sourcil lorsque Sargon fit qu’elle avait accepté l’accord parce qu’il la traiterait comme son égale plutôt que comme une femme voulant jouer les guerrières. Si cela avait été elle, elle lui aurait envoyé son point dans la figure. S’attaquer à l’honneur de quelque un, à sa fierté, était un moyen rapide d’avoir ce qu’on voulait. De toute façon, Visenya se contrefichait de ce que l’on pouvait bien penser d’elle, même ce que Sargon pensait l’intéressait peu. L’honneur, oui, un moyen de tomber rapidement, tout comme accorder une quelconque importance aux regards des autres. Les femmes se seraient jamais égales aux hommes de toute façon, même celles qui étaient capitaines. Néanmoins ces femmes-là étaient presque au dessus des autres, mais elles n’étaient pas au dessus des hommes. Jamais. A part des hommes de leur équipage bien sûr mais même ces derniers se rebellaient parfois. C’était pourquoi Visenya avait nommé Andrick comme second. Les hommes le respectaient et le craignaient, et puis, il aimait bien Visenya aussi, l’ayant vu grandir et lui ayant appris beaucoup de chose. C’était l’un des seuls dont elle tolérait qu’il lui fasse des reproches ou lui disent ses erreurs. Mais elle avait bien appris, partant du plus bas pour arriver au rang de Capitaine, ce qui n’était pas rien, même si à vrai dire, sa famille avait aidé. Si elle n’avait pas été une Volmark sans doute n’aurait-elle jamais pu réussir à monter sur un boutre. Ses actes avaient comptés aussi, sinon, ses hommes auraient tout simplement refusés de l’avoir pour capitaine, et auparavant, pour seconde.
Visenya glissa sa main le long d’une table en bois, s’écorchant les doigts au passage sur le bois rugueux. Elle observa, songeur, ses doigts. Une longue trace blanchâtre s’étendait, barrant l’un d’eux. Trace d’une danse du doigt qui avait bien failli très mal tourné pour elle. Mais contrairement à son adversaire, elle n’était pas ivre alors, juste réchauffée par la boisson. Mais elle n’avait pas perdu la tête au point de perdre ses doigts… Par contre l’autre n’avait pas eu cette chance. Rapidement elle se retira une écharde qui s’était glissée sous sa peau. Cela faisait mal, un petite douleur aigue. Mais la douleur, elle y était habituée, tout comme au froid mordant de la mer. C’était presque normal pour elle de saigner, se couper. Aucune plainte ne franchissait ses lèvres. Pas comme tant d’autres femmes. Elle voyait encore les femmes-sels capturées par son frère se plaindre et gémir à tout bout de champ. Déjà qu’elle une esclave ce n’était pas très glorieux, certaines préféraient se faire remarquer. C’était à n’y rien comprendre, elles n’étaient rien de plus, elles comptaient comme des vaches, du bétail. En tout cas, elles avaient de la chance d’être à son frère car Visenya les aurait sans l’ombre d’un remord, jetées par-dessus bord en pleine mer. Et puis, elle ne touchait aux femmes-sels, elle ne se salissait pas les mains, sauf avec du sang.
Finalement Sargon lui dit qu’il n’avait pas d’endroit précis en tête. Il ne prévoyait pas d’attaque en avance. Il avait raison. Il voulait savoir de combien d’hommes ils pourraient disposer et jusqu’à où les capitaines qui l’accompagneraient étaient prêt à aller. Le regard de Visenya se durcit légèrement. Cette question était stupide. Quand elle s’engageait, quand elle se mettait en danger, elle était prête à en mourir. La mort ne lui faisait pas peur, elle savait qu’un jour ou l’autre, elle irait rejoindre le Dieu Noyé, d’autant plus que la vie sur les îles étaient loin d’être douce, et de plus, la vie était courte. Visenya se rappelait de sa mère, qui lui racontait sans cesse son enfance passée dans les vertes contrées du Bief. Enfin, sur l’île de Bouclier de Chêne. Elle avait toujours eu tout ce qu’elle désirait, elle avait toujours fait ce qu’elle voulait, elle avait revêtu les plus belles robes, faites de tissus soyeux. Ces robes d’ailleurs, devaient être en train de moisir dans un coffre, dans une chambre abandonnée. Plus personne n’avait touché au affaire de l’ancienne Dame de Volmark depuis sa mort, treize années plus tôt, peut-être parce que cela n’intéressait personne. Même pas Etaine à vrai dire. Visenya n’avait jamais vraiment rêvé de cette vie douce et calme, parce qu’elle ne l’avait jamais connue, et que les rêves étaient fait pour s’évader dans un monde idéal. Hors, elle, tout ce qu’elle avait toujours souhaité, c’était entendre la mer, et le vent, et sentir l’air salé. C’était tout. Cela avait toujours été cela.
Et Sargon parla du Nord. Visenya haussa les épaules, bien sûr qu’elle était au courant. Même si elle ne se rendait désormais que très rarement à Pyk depuis le mariage de Dagon avec Aaricia Bonfrère, elle était au courant. C’était dommage, comme si le mariage avait détruit la relation étrange qu’elle entretenait avec le seigneur des Îles de Fer, et le cousin de Sargon. C’était étrange de penser qu’ils étaient cousins tellement ils étaient différents. Le Nord. Rien qu’à y penser elle se sentait frissonner d’excitation, d’envie. En comparaison, ce que proposait Sargon était bien moins important. Mais c’était intéressant tout de même. Néanmoins elle s’était décidée depuis bien longtemps déjà.

« Tu es sourd ou quoi Harloi? J’ai déjà dit que c’était entendu et j’ai horreur de me répéter. » Posant les mains sur ses hanches, elle le toisa, relevant la tête. Pour un homme il n’était pas très grand, c’était un marin, c’était normal, mais Visenya était encore plus petite. Elle savait néanmoins se faire imposante, même si en ce moment même elle n’en voyait pas l’utilité. Une lueur s’était allumé dans ses yeux verts. Et puis il avait raison, ce serait une sorte « d’entraînement » pour ce que Dagon tramait. « Je te suivrai, toi et Elyn, tu me préviendras juste de l‘endroit une fois que tu auras décidé, tu n‘es pas très loin… Et moi et mes hommes te suivront, même si nous devons en mourir.» Enfin, le suivrait, oui, parce qu’elle le leur ordonnerait, mais jamais elle ne serait sous ses ordres à lui, c’était évident. Néanmoins elle savait qu’un simple pillage pouvait mal tourner. Très mal tourner. Viserys en était mort après tout, et il était pourtant un bon guerrier. Personne n’était immortel après tout. Personne. Elle passa une main dans ses cheveux secs et emmêlés, presque fatiguée à vrai dire. Son regard, une nouvelle fois, se posa sur Sargon. Elle se fichait de ce qu’on disait de lui, vraiment. Tout ce qui l’intéressait c’était ce qu’il avait à lui proposer, c’était tout. « Si tu n’as rien d’autre à ajouter Harloi, tu connais la sortie. Je suis sûre que je t’ai fait perdre assez de temps » lança-t-elle d’un ton innocent en le fixant droit dans les yeux. Peut-être avait-il quelque chose à ajouter, à demander? Une dernière moquerie sans doute. A vrai dire, elle n’en doutait pas sur ce point-là. Elle savait qu’il ne changerait jamais et qu’il resterait toujours aussi fidèle à lui-même. Elle se retint donc d’aller lui ouvrir les portes jusqu’à la sortie. Si elle avait été de meilleure humeur, sans doute l’aurait-elle raccompagné jusqu’à Kenning, même si cela ne lui plaisait pas, elle l’aurait fait, rien que pour l’embêter plus encore car après tout, elle aussi connaissait le chemin.
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

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♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
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Message Mer 29 Fév 2012 - 16:57

     Visenya avait toujours l'air sur la défensive, c'était ce qui avait le don d'amuser Sargon. Il y avait les femmes comme Deirdre qui profitaient des charmes que la nature leur avait donné pour manipuler les hommes à leur guise, les femmes comme Aaricia qui se montraient dures et caractérielles, puis les femmes comme Elyn et Visenya qui ressemblaient plus à des sauvageonnes qu'à des Fer-nées et qui agressaient verbalement les gens dès qu'elles parlaient. C'était de la sorte qu'il les percevait du moins, il n'y avait qu'à voir le fait que ses relations avec la Bonfrère se soient rapidement dégradées après qu'ils se soient « parlés » pour la première fois. Son égo ne lui permettait pas vraiment de tolérer les agressions verbales des femmes, mais avec la Volmark, il faisait un effort. Sans compter qu'il était de bonne humeur, une fois n'est pas coutume, il n'y avait donc aucune raison pour que le jeune homme se sente horripilé par la manière dont la demoiselle lui répondait comme s'il était demeuré. Un sourire gagna même les lèvres de Sargon, expression qui ne quittait que rarement son visage lorsqu'il était en compagnie de la capitaine du Baiser du Kraken, elle avait quelque chose qui lui permettait de prendre du recul lorsqu'elle répondait de la sorte. Peut-être simplement parce qu'il la voyait comme une ancienne connaissance - ce qu'elle était d'ailleurs - et que par conséquent, il avait plus à gagner en faisant preuve de patience ? Certainement. Le Harloi ne cilla pas lorsqu'elle le toisa comme s'il venait de lui faire une proposition indécente.

     Les femmes... Dire qu'ils ne pouvaient pas s'en passer, elles avaient beau nier être comme les autres femmes - bien que Visenya n'avait jamais semblé dire le contraire - elles réagissaient bien souvent comme elles. Caractérielles et versatiles, c'était sans aucun doute permis, pour cette raison qu'il appréciait autant les femmes des îles et ne prenait presque jamais de femme-sel. Visenya enchaîna encore, avançant le fait qu'elle attendrait ses informations pour l'attaque qu'il déciderait de faire, en effet, leurs demeures n'étaient pas très éloignées et il pourrait la prévenir dès que le besoin s'en ferait sentir. Mais encore fallait-il que tout cela soit terminé, l'attaque sur Port-Lannis avait provoqué plusieurs gros dégâts sur certains boutres et avait aussi décimé les équipages. La Veuve Salée avait été allégée de plusieurs marins, mais pas de ceux qui étaient le plus important aux yeux de Sargon. Yoren son second et Wulfric le marin le plus ancien qui avait déjà été rameur sur le boutre du père du Harloi, les autres n'étaient que de la chair à canon qui se remplaçait. Le Fer-né ne faisait pas de sentiments, un homme c'était de capacités et des talents rien de plus, les membres de son équipage en étaient parfaitement conscients, mais comme il avait toujours rapporté beaucoup de femmes et de richesses à ses hommes, ils n'avaient aucune raison de se rebeller. Il était donc tout à fait normal que Sargon compte « pratique » et non « sentiment ». Il lui faudrait prendre le temps de remplir les rangs de rameurs, surtout après le raid prévu sur le Nord qui ferait encore subir de nouvelles pertes. En somme, cela ne serait pas avant quelques temps, mais Visenya en était certainement parfaitement consciente, même si son poste de capitaine était frais, elle n'était pas idiote pour autant.

     ▬ Parfait. Je n'en attendais pas moins de toi. »

     C'était vrai, s'il s'était donné la peine de venir jusqu'à Volmark ce n'était pas pour essuyer un refus de la part de la jeune femme, Sargon ne faisait rien sans rien, elle était bien placée pour le savoir. Puis avec sa délicatesse naturelle, la demoiselle lui signifia qu'il pouvait s'en-aller s'il n'avait rien d'autre à ajouter. Son visage se marqua d'une expression d'amusement, elle savait comment parler aux hommes pour qu'ils la laissent en paix, mais il n'était pas qu'un simple capitaine qui venait lui parler d'un futur raid, il était aussi une connaissance qui datait de l'enfance et en tant que tel, le jeune homme ne pouvait pas partir aussi simplement. Il rigola légèrement, haussant les épaules, l'air de rien.

     ▬ Est-ce que tu es en train de me chasser de chez toi Visenya ? »

     Il usait toujours de son prénom, contrairement à la jeune femme qui de son côté, semblait se borner à l'appeler par son nom de famille. Plutôt ironique lorsque l'on pensait qu'il ne lui faisait pas vraiment honneur, du moins d'après ce que l'on racontait sur les Iles. Heureusement pour lui, le Harloi n'en avait que faire. Mais elle avait raison, le temps était précieux et il devait parler avec Yoren de l'attaque future, recruter de nouveaux rameurs pour pouvoir repeupler la Veuve Salée et surtout, prendre des nouvelles de son oncle. Après tout, s'il espérait retourner un jour à Dix-Tours, il ne fallait pas qu'il relâche ses efforts pour flatter l'égo du lord actuel de la maison. Le Fer-né approcha de Visenya de manière à ne laisser que quelques centimètres entre eux, étrangement avec la jeune femme, cela n'avait absolument pas la même signification que s'il avait agi de la sorte avec Elyn ou Deirdre. Son sourire arrogant collé aux lèvres, le Harloi conclut.

     ▬ Et ne va pas te laisser compter fleurette par un autre capitaine, crois-moi, personne ne te fera d'offre plus intéressante que celle-ci. Il recula alors, se détournant de la jeune femme pour se diriger vers la porte qu'il avait empruntée pour entrer dans la pièce. Après l'avoir entrouverte, il s'immobilisa brièvement, tourna la tête vers Visenya et prononça quelques mots d'un ton amusé. Si jamais je te manque trop, tu sais que tu peux venir à Kenning ! »

     Parce qu'il était évident qu'elle ne pourrait se passer de lui. D'un geste de la main, il lui adressa un salut à sa manière avant de refermer la porte sur lui, puis de reprendre la direction de Kenning sans avoir rencontré la sœur turbulente de la Volmark ou qui que ce soit d'autre. Les graines de leurs accord étaient semées, il fallait désormais attendre pour récolter. Même si la devise de Greyjoy indiquait le contraire, le blason des Harloi prouvait bien que même les Fer-nés savaient cultiver les relations.


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On ne doit pas accorder sa confiance à quelqu'un qui ne sourit jamais ▬ Visenya

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