AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

[TERMINE]Une bagarre est une conversation qui use des poings et non des mots !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Noble
avatar

Clarence Hightower
Noble

Général
Grand Argentier
~ We light the way ~

♦ Missives : 2168
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 20/09/2011
♦ Célébrité : François Arnaud
♦ Copyright : Valencia
♦ Doublons : Edwyn Tully
♦ Age du Personnage : 27
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
3996/4000  (3996/4000)


Message Jeu 16 Fév 2012 - 22:57

Les Terres de l'Ouest, contrées rocheuses peuplées de mineurs et de pêcheurs, vallonnées par les montagnes aurifères et les collines ingrates qui chevauchent la lande entre la Dent d'Or et Crakehall, s'étendaient tout autour de Port-Lannis. Le paysage était peu engageant, comme l'étaient les braves gens rencontré à Port-Lannis comme à Castral Roc, que le Grand Argentier et son frère avaient quitté près de deux jours auparavant. L'attaque de Port-Lannis était un événement qui resterait gravé dans sa mémoire à tout jamais. Malgré tout, voilà qu'il était à nouveau sur les routes, en compagnie de son frère cadet Calvin, jeune chevalier enthousiaste et très heureux de d'avoir quitté les Lannister. La région était célèbre pour ses mines, mais également pour les villes fantômes laissées par l'épuisement des mines d'or ou d'argent, où les pauvres manants comme les vilains bandits étaient monnaie courante. Partout ailleurs, où les manœuvriers affluent en quête de travail, de pain et de subsistance, les conditions de vie sont rudes et pénibles, terreau fertile pour la violence et les heurts. Cette région n'était pas faite pour lui, et Clarence n'avait aucune jalousie pour les baronnets se disputant les miettes du gâteau que les Lions dorés laissaient tomber du haut de la table de Castral Roc. Clarence et Calvin avaient chevauché le long de la route de l'Or, plan étrange que le plus jeune des deux frères n'avait pas tout à fait compris. Puisqu'ils allaient vers Hautjardin, pourquoi ne pas suivre comme ils l'avaient déjà fait la route du Frond de mer ? C'était plus simple et plus rapide, et peut-être également plus logique... Mais Clarence, suite aux raids menés par les fer-nés contre la cité portuaire de Port-Lannis, avait opté pour la prudence : un tel raid mené de jour par les Fer-nés ne pouvait signifier qu'une seule chose, ils ne reculaient plus devant rien ni personne, et deux voyageurs sans grande escorte le long d'une route bordant les rivages s'exposaient à de graves danger... Mais Calvin avait été imperméable à ces arguments, puisqu'il n'avait qu'un objectif en tête : revoir au plus tôt ses foyers, ses sœurs, son frère et leur mère. Toutefois, il avait obéi à son frère aîné, car tel était son devoir.

Depuis près d'une heure, ils faisaient halte dans une auberge bordant la route de l'Or, non loin du domaine seigneurial des Brax de Corval. Entre quatre murs épais de pierre grise légèrement sablonneuse, la salle s'honorait d'un bel éclairage en grande partie dû aux fenêtres flanqués de part et d'autres de la vieille bâtisse, et le soir assuré par les braseros disposés au travers de la salle principale ou tables et chaises de mauvais bois et de mauvaise facture offraient aux clients de l’établissement de quoi s'asseoir et discuter autour d'une pièce de viande et d'une boisson servie par les tenanciers. Cette gargote n'avait rien de comparable aux établissements les plus prisés de Villevieille sa ville natale, mais elle n'était pas non plus tout à fait un bouge de Culpucier. Les prix étaient honnêtes, et les prestations respectables. À l'extérieur du bâtiment, contre l'un de ses murs on trouvait une petite écurie, réduite à sa plus simple expression, un vulgaire appentis de bois où pour quelque argent un faux palefrenier s'occupait et nourrissait les montures des voyageurs. Pour un peu d'argent en plus, on mettait à la disposition des chevaliers de passage tout le matériel nécessaire pour graisser leur armure et entretenir leurs armes. Et alentours s'étendaient un petit hameau d'habitations où logeaient sans surprise une grande majorité de mineurs dont les bras servaient dans une mine voisine. Un tableau des plus communs dans les Sept couronnes et plus précisément dans les Terres de l'Ouest. Clarence et ser Calvin étaient assis à une table sous une fenêtre, quelque peu excentrée, ce qui ne les empêchait pas de prendre part au joyeux ronflement des conversations qui meublaient l'atmosphère. Tous deux évoquaient leur retour prochain chez eux, d'abord à Hautjardin, puis à Villevieille. Mathias s'inquiétait de retrouver sa précieuse cité qu'il avait laissé entre les mains de son frère Charles qui, épaulé de leurs trois sœurs, avaient certainement fait du bon travail. Les directives laissées par Clarence ne lui avaient toutefois laissé que peu de liberté dans sa charge de suppléant. Alors que son frère Calvin lui racontait combien il avait trouvé très amusant leur très court séjour à Castral Roc, l'attention de Clarence se diluait quelque peu, il s'intéressait davantage aux éclats de voix provenant d'une autre table.

Il ne parvenait pas à saisir un seul mot cohérent de ces gueulements d'ivrogne, il voyait simplement du coin de l’œil la fureur dont se colorait peu à peu le visage d'un butor au nez crochu comme le bec d'un vautour. Qu'est-ce que lui racontait son vis-à-vis, cet autre homme au cheveux ras, aux joues couvertes d'un reste de mauvais repas et à la gorge boursouflée comme si la graisse menaçait d'en jaillir à tout rompre ? Clarence n'en savait rien mais de ce qu'il voyait, le discours du gros bonhomme n'était pas agréable à l'oreille de son interlocuteur au drôle de nez. Tout cela menaçait de rapidement virer à la dispute ouverte, criarde et violente, et semblait se propager à d'autres tables où se faisaient entendre des éclats de voix qui perçaient de plus en plus la cacophonie diffuse des bavardages. Les deux frères Hightower se trouvaient légèrement en retrait si bien qu'ils n'étaient pas directement concernés par ces petites frictions verbales, mais Clarence, qui n'écoutait plus du tout le discours de son frère Calvin qui parlait encore des impressions laissées sur lui par le séjour à Castral Roc, s'en préoccupait davantage car s'il éclatait non loin d'eux une bagarre comme il y en avait tant dans les établissements où se réunissaient les ivrognes, il y avait fort à parier que la distance de quelques tables ne suffiraient pas à les tenir à l'écart de la rixe.
 « Et comme toujours, tu ne m'écoutes pas... » Son frère cadet ne croyait pas si bien dire, Clarence ne l'écoutait pas et, quelque peu agacé, Calvin quitta sa compagnie pour sortir de la grande salle en quête d'air frais sans doute, mais aussi pour rejoindre le lad qui s'occupait de sa panoplie de parfait chevalier. Clarence le laissa aller, il n'était pas d'humeur à se préoccuper des petites vanités de son frère cadet. Il ne put s'empêcher de sourire en songeant qu'un jour il lui faudrait marier son frère. Quelques instants après, voire un peu plus, Clarence s'intéressa à ce qui se déroulait non loin de lui, car déjà l'homme au bec de rapace envoyait valser son poing serré sur la joue boudinée de son interlocuteur, bientôt suivi par un voisin passablement ivre qui crut bon d'en rajouter. En quelques instants, aux trois crétins s'en ajoutèrent d'autres et, l'alcool et l'ambiance y aidant, bientôt presque tous les clients s'en donnaient à cœur joie. Clarence regrettait presque l'absence de son frère qui, quant à lui, était parti se soulager contre un arbre non loin de l'auberge, l'envie le pressait davantage que le soin qu'il comptait apporter à son armure.


Dernière édition par Clarence Hightower le Sam 10 Mar 2012 - 8:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 17 Fév 2012 - 0:13

Jehan avait la tête qui dodelinait au rythme du chariot. Il n'avait pas réussi à atteindre Port-Lannis, sur le trajet un marchand lui avait proposé un travail. Jehan fournissait protection au vieil homme, contre un salaire à la fin, plus le marchand réglait les frais d'auberge et de nourriture. Mais, par tous les dieux et tous démons de la création, cet homme passait son temps à parler, il se tenait au courant de tout et de rien, de la moindre rumeur à la pire banalité qui avait été rabachée mille et une fois. Le vieil homme, qui répondait au doux nom de Beaumarchais, expliquait à Jehan comment un ami à lui qui connaissait un bourreau lui avait appris que quand quelqu'un mourrait ses intestins se relâchaient d'un coup et l'homme mourrait dans ses excréments. Beaumarchais s'arrêta de parler, pendant quelques minutes. Jehan savait que le vieil homme allait reprendre sa litanie d'ici peu et il essaya de calmer le mal de tête qui commençait à poindre sous son crâne. Hélas, pour le reitre le grincement d'une des roues de la carriole n'arrangeât à rien son état d'esprit. Il respira plusieurs fois profondément sans pour autant calmer quoi que ce soit. Le marchand reprit:

-Je sais les grincements de cette roue sont énervant. Pourtant, avant de partir ce matin j'y mis de la graisse d'oie pour l'arranger mais rien n'y fat je n'ai pas du prier le ferrant assez fort. De toute façon, cette carriole n'est pas de prime jeunesse, ma femme me l'a offerte quand on a commencé à parcourir les routes ensemble. Elle en a connu des chemins, la carriole pas ma femme. Parce que ma femme voyait vous, c'était une personne gentille, un véritable cadeau des dieux, mais voyez vous elle ne supportez pas les voyages, pourtant elle adorait parcourir les routes et ...

Jehan arrêta subitement de l'écouter, et il se mit à réfléchir au divers moyens de tuer le vieil homme à côté de lui. Il pouvait lui trancher brusquement la gorge et le jeter à bas de la carriole pour le laisser aux charognards. Non, le vieil homme méritait un calvaire plus long, le rouer entièrement de coups avant de le clouer sur un arbre voilà qui serait plus que divertissant. Aussi bizarre que cela puisse paraître penser à cela permis à Jehan de se détendre et d'atténuer son mal de crâne. D'un coup Beaumarchais lui mit la main sur le bras, l'avertissant qu'il y avait un hameau droit devant. Le reître se redressa de toute sa hauteur, c'est à dire assez peu pour observer le village. Ce n'était pas ce qu'on pouvait appeler une grande ville, mais le rassemblement de maisons dépassait en taille et en démographie le village où le mercenaire avait vu le jour. Certains hommes regardaient le marchand qui déballait ses affaires.

-Venez voir mes amis, je vous ramène des objets dont même le roi voudrait s'il le pouvait, mais heureusement c'est moi: Beaumarchais qui les trouvés. Des fourrures nordiennes, du vin de Drone et mille autres merveilles qui n'attendent que vous mes amis. Approchez vous et laissez vous tentez vous n'avez rien à perdre.

En effet, ils n'avaient rien à perdre, Jehan n'aurait pas donné un sol pour la piquette que leur proposait Beaumarchais pourtant des hommes et des femmes commencèrent à se regrouper autour de l'étal. Le vieil homme pensant qu'il ne craignait rien donna congé au mercenaire pour se concentrer sur ses nouveaux clients. Jehan l'abandonna là sans regret pour ce dirriger vers ce qui ressemblait à une auberge. L'odeur qui régnait dans l'endroit ne semblait pas vouloir attirer le chaland, mais bon la concurrence ne semblait pas se bousculer au portillon. La salle était pleine à craquer à croire que personne n'avait mieux à faire que dépenser son argent en alcool. Jehan s'approcha d'une serveuse et lui demanda un pichet de vin au frais de son employeur puis il alla s'installer dans un coin en sirotant tranquillement un verre. Jehan ne faisait ni attention à ce qui l'entourait, ni au bruit qu'il pouvait percevoir, il avait retiré une de ses chaussures et se massait le pied avec application, il avait posé sa lance à ses pieds et planté sa dague sur le dessous de la table pour l'avoir à porté de main. Il arrivaitdans le dernier tiers de son pichet quand une dispute éclata dans la salle, Jehan ne savait ni pourquoi elle avait commencé, ni si quelqu'un avait une bonne raison ou si c'était seulement l'alcool qui parlait. En tous les cas, la rixe dégénéra rapidement en bagarre un peu plus générale, ce n'était pas vraiment deux camps définisqui s'affrontait, mais plutôt des gens qui cherchaient juste une excuse pour frapper ce qui leur tombait sous la main. Jehan n'était pas particulièrement peureux, mais sa carrure le faisait souvent passer pour une cible faible et vulnérable donc un endroit à frapper. Il se prépara à s'éclipser discrètement quand la porte d'entrée s'ouvrit à nouveau sur deux personnes qui chahutaient Beaumarchais.Jehan se fit tout petit dans un coin de la pièce sa lance à porté de main en espérant que rien ne dégénérait plus qu'il n'était possible. Le marchand jeta un regard effrayé autour de lui à la recherche de son employé, Jehan camoufla son visage derrière sa chope.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 19 Fév 2012 - 20:44

Cela faisait deux que Jeyne n’avait pas vu son beau domaine et ses parents, en effet, elle était partie avec son frère Robert et deux hommes pour rendre visite aux Lydden de Fondcombe. Leur domaine ne se trouvait pas très loin de celui des Brax, deux heures et demies de route en y allant doucement. Normalement les deux jeunes nobles n’auraient pas eu besoin d’accompagnateurs mais Lord Brax n’avait pas autorisé ses enfants à partir seuls. Depuis quelque temps il faisait preuve d’une grande vigilance envers quiconque quittait Cornval. Il n’était d’ailleurs pas particulièrement pour que deux de ses enfants quitte le domaine mais Jeyne était parvenue à le lui faire accepter au prix de tout un tas de négociations. Elle savait y faire avec son père. Savait comment le prendre, quoi dire, comment le dire. Elle n’était pas mauvaise du tout à ce petit jeu là. Il fallait avouer que Lord Brax avait un faible pour sa fille aînée. Il n’avait pas de préféré mais à chaque fois qu’elle demandait quelque chose, elle l’obtenait. Enfin, plus ou moins. Pour Colleen et Sasha, c’était différent. Sasha savait comment séduire son père mais c’était à sa façon garçon manqué, Colleen, elle, tentait les techniques de Jeyne mais son père en ayant déjà une n’était pour le fait d’avoir deux filles semblables. Il fallait, quand elles voulaient en même temps, quelque chose de différent que leur père leur refuserait surement, qu’elles se mettent d’accord sur une technique à adopter. Parfois c’était chacune pour soi mais en général elles arrivaient à s’unir. Manipuler la gente masculine… Elle savait donc presque faire, mais était-ce un réel exploit de parvenir à amadouer son père… ? Hum… Si encore il s’était agit d’un Stark ou encore d’un Baratheon… Quoi qu’il en soit, elle avait eu l’autorisation d’accompagner son frère chez les Lydden. Robert avait à y régler des affaires avec Lord Lydden. Rien de bien important sinon son père se serait déplacé lui-même mais il aimait donner à son fils de plus en plus de responsabilités dans le cas où quelque chose arriverait et qu’il doive prendre en main la famille il fallait qu’il soit un minimum préparé. La raison pour laquelle Jeyne avait proposé de l’accompagné était qu’elle avait envie de « changer un peu d’air ». Elle ne partait pas bien loin mais ce serait pour elle l’occasion de voir Alyce, l’une des filles de Lord Lydden avec laquelle Jeyne s’entendait particulièrement bien. A chaque réunion à la forteresse Brax les jeunes filles se retrouvaient, faisant des plans sur la comète concernant leur futur mariage avec tel ou tel jeune Lord. Pour elles deux l’homme de leur rêve était tout simplement Lord Tybolt Lannister. Pourquoi ? Pas la peine de réfléchir bien loin, si ? Il était jeune, beau, et il était suzerain des terres de l’Ouest, quelle jeune fille normalement constituée en ses terres ne rêveraient pas de l’épouser ? Sans compter évidemment qu’il était célibataire. (Rappelons qu’elles ne savaient pas qu’il avait récemment épousé Maura Arryn, sœur de Jasper Arryn que oui… Jeyne connaissait de nom et sur lequel elle rêvait parfois.)
Enfin, elle avait passé deux jours avec son frère à La Garenne et il était temps de rentrer à Corval. La route s’était bien passé et ils n’étaient plus qu’à une heure à peine de route de leur forteresse quand Sparkle, la jument de Jeyne fit un écart imprévu devant une simple branche d’arbre tombée au sol juste devant elle. Bonne cavalière, Jeyne tenta au mieux de rester en selle mais après plusieurs cabrages de sa jument la jeune noble ne résista plus et fit une chute malencontreuse où elle se fit mal à un endroit qu’une jeune femme ne devrait jamais avoir à mentionner !

La petite troupe pris la décision de rejoindre une petite auberge se trouvant non loin de là. L’un des gardes quitta les quitta pour rentrer à la forteresse pour prévenir du retard des enfants. Jeyne se retrouva avec son frère et le dernier garde dans un endroit qu’elle aurait préféré éviter. Elle avait du mal à marcher mais savait que la douleur serait partie d’ici quelques heures. Ce n’était pas la première fois qu’elle tombait de cheval, elle savait comment cela se passait et là, elle ne pouvait pas remonter tout de suite, elle devrait attendre. Heureusement que cette auberge se trouvait là d’ailleurs. Cela n’allait pas jusqu’à lui sauver la vie mais au moins le bas du dos.
Tous trois entrèrent et s’assirent à une table un peu à l’écart. Elle sentait que le garde n’était absolument pas à l’aise et Jeyne avait reçu pour ordre de ne regarder personne et de ne surtout pas révéler son identité. Ordre de son père qui voulait la sécurité pour les siens.

    Je n’aime pas beaucoup être ici Robert. C’est crasseux et beaucoup trop bruyant… En plus, j’ai un mauvais pressentiment.

      Robert ▬ Je te rappelle tout de même petite sœur que si nous sommes coincés ici c’est uniquement parce que tu ne sais pas te tenir à cheval. Mais ne t’inquiète pas, il ne t’arrivera rien.

Il valait mieux pour Robert que sa sœur rentre entière sinon Lord Brax perdrait sa confiance en son fils.
Malheureusement pour Robert, le pressentiment de Jeyne était fondé. Plus loin des hommes commençaient à se lever et les esprits s’échauffaient. Robert envoya leur garde voir ce qu’il en était et il resta avec sa sœur mais très vite les choses s’envenimèrent. Presque tous les hommes de l’auberge se battait et même Robert finit par se lever, laissant sa sœur là, seule et complètement terrifiée.

    Robert ne me laisse pas seule ! Reviens !! Rooooobbbb … AHHHHHHHHHHHHHH !!!!!

Un home venait de tomber la tête la première contre la table à laquelle Jeyne était encore assise. Il saignait du visage et semblait inconscient. Comme si elle avait vu une souris, Jeyne se recroquevilla se son siège, se levant à moitié tout en restant un peu en boule. Elle cherchait son frère des yeux mais ne le trouvait pas. Ses yeux révélaient parfaitement l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Clarence Hightower
Noble

Général
Grand Argentier
~ We light the way ~

♦ Missives : 2168
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 20/09/2011
♦ Célébrité : François Arnaud
♦ Copyright : Valencia
♦ Doublons : Edwyn Tully
♦ Age du Personnage : 27
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
3996/4000  (3996/4000)


Message Lun 20 Fév 2012 - 4:25

La bagarre dégénérait. Les coups de poing fusaient. Dans l'auberge résonnait un formidable concert de beignes, de gifles, de soufflets, de claques, de châtaignes, de taloches, de mornifles, de baffes, de gnons, de gourmades , de bâfres en tout genre, tourbillon furieux des corps qui s'entrechoquent et se tabassent allègrement. Dans une tornade de vaisselle cassée, on usait de sa chaise comme d'une arme et de sa table comme d'un bouclier. Aux cris qui jaillissait des gorges se mêlaient les rires et la bave qui coulait des lèvres se mêlait au sang. Par endroit le sol devenait glissant, car s'y combinaient le jus de viande, le vin, la graisse, les fruits écrasés, la bière et l'hydromel et certains roulaient déjà par terre, se ruant allègrement de coup et de blessures. Clarence demeurait à l'écart et à l'abri, bien qu'il dut plusieurs fois esquisser des mouvements rapides et prestes pour éviter de recevoir en pleines figures les coupes de terre cuite et les plateaux de bois jetés par hasard dans sa direction. Les portes de l'établissement s'ouvrirent sur un malheureux que d'autres plus méchants chahutaient avec malice et entêtement, mais ce tableau lui parut si banal à côté de la symphonie des torgnoles qui se jouaient dans l'auberge qu'il l'oublia rapidement pour se concentrer sur ce qui arrivait tout autour de lui, car l'émeute prenait encore de l'ampleur. C'était bien sa veine ! Lui qui avait espéré trouver dans cette auberge le calme et la discrétion nécessaire à une halte bien méritée avant de reprendre son long voyage vers Hautjardin, voilà que les Sept se jouaient de lui et lui offraient de prendre part à une querelle de cloaque ! Ils avaient de bien drôles de façons de s'amuser, là-haut ! Mais il n'allait tout de même pas se lancer dans la bagarre, c'était bien trop indigne de lui, et bien trop risqué, car quand bien même s'élancerait-il dans un pugilat contre des ivrognes et des lourdauds ne maîtrisant du langage parlé que les plus scurriles borborygmes, il n'était pas de taille à lutter contre eux. Il avait bien une dague sur lui, mais il n'avait pas l'intention de s'en servir car quand bien même était-il membre du Conseil Restreint, cela ne lui donnait pas tous les droits. Il n'était peut-être pas vierge de tout vice, mais il n'était certainement pas un meurtrier sanguinaire qui se laisserait aller à trancher la gorge d'un émeutier obèse qui se tiendrait entre lui et la sortie de cette auberge. Or, c'était bien sortir qui l'intéressait, car il ne souhaitait pas demeurer plus longtemps dans cet établissement et risquer d'essuyer quelques coups perdus de la mêlée. Clarence se tenait à l'écart du gros de la bagarre, mais pour sortir il devait s'en rapprocher et risquer ainsi d'y être intégrer sans autre forme de procès. Pourquoi son chevalier protecteur de frère n'était-il pas là quand il avait besoin de lui ? Ser Calvin avait bien la carrure et l'adresse qu'il fallait pour lui ménager une sortie sans heurt, mais bien sûr il manquait à l'appel.

Mais alors qu'il pestait contre l'absence inopinée de son cadet, le cri d'une jeune femme attira son attention. Celle-ci était à la table voisine, et presque debout sur sa chaise elle se tenait également à l'écart de la rixe. Ses cheveux s'éparpillaient autour de son visage que Clarence ne pouvait donc distinguer de sa place, mais il sut sans peine que cette demoiselle était de haute extraction même si sa position était quelque peu inappropriée sur sa chaise. Non loin, presque à ses pieds, on pouvait voir un homme dont la tête avait heurté la table et qui semblait parfaitement inconscient. La demoiselle n'était peut-être pas tout à fait en danger mais Clarence se dit qu'elle aussi avait tout intérêt à quitter la salle rapidement avant d'être prise à partie dans la joyeuse bagarre, comme ces deux serveuses qui, sous leurs yeux, se griffaient la poitrine et s'arrachaient les cheveux avec une violence qui inspirait sans doute les mâles qui, tout autour, se battaient sans un regard pour ce grossier tableau de la fureur féminine. Tout en cherchant un moyen de sortir en observant une fenêtre proche de lui, Clarence, le plus cœur plus charitable que d'ordinaire, se surprit à penser qu'il serait opportun et juste d'apporter une main secourable à cette demoiselle en détresse qui ne pourrait toujours compter sur le refuge de sa petite chaise. Il ne pouvait cependant s'approcher d'elle sans s'exposer lui-même et il n'était pas question de l'envisager. Les barreaux de bois à la fenêtre empêchaient toute sortie, aussi porta-t-il son regard de l'autre côté où il découvrit le cas insolite d'une jeune homme qui semblait se dissimuler derrière le paravent très médiocre d'une chope de bière, de vin, d'hydromel, qu'importe... Il n'avait pas l'air bien robuste et même si Clarence ne comprenait pas très bien son petit jeu avec la chope, il remarqua tout de même la lance à portée des mains de cet inconnu. Clarence n'était un expert dans l'art du maniement des lances, piques et autres javelines, mais un tel grand bâton pouvait toujours servir à repousser les agresseurs plus facilement qu'à la seule force des poings sans pour autant menacer quiconque de la pointe... S'approchant rapidement de l'inconnu, Clarence l'interpella :
 « Un dragon d'or pour toi si tu me frayes un chemin hors d'ici ! » Très sérieux, Clarence cependant se rendit compte rapidement que cette phrase n'avait pas été seulement entendue de l'inconnu à la lance. Plusieurs des émeutiers s'approchaient déjà, menaçants, et l'un d'eux dans sa stupide cupidité, ne fit guère attention et glissa sur les restes gluants d'une mauvais plat de viande. Cette maladresse le projeta de l'autre côté de la bagarre, mais dans sa chute il entraîna l'homme au bec crochu qui tituba jusqu'au comptoir de l'aubergiste sur lequel il se vautra lamentablement, frappant au passage et de toute sa force le tenancier qui, chancelant, perdit pied et s'affala par terre, entraînant dans sa chute plusieurs bougies qui roulèrent sur le sol jusqu'à aller embraser le bois sec d'une vieille chaise.


Dernière édition par Clarence Hightower le Sam 11 Mai 2013 - 9:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 21 Fév 2012 - 10:58

Jehan ne perdait pas une miette de la bagarre, du moins c’est ce qu’il souhaitait. Il cherchait un moment où la tension le permettrait de s’éclipser discrètement sans qu’aucun belligérant ne lui saute sur le râble. Il remit lentement ses affaires en place, ainsi que sa botte à son pied. Il entendit un cri d’une jeune femme résonnait au milieu de tous, il fixa son regard quelques instants sur la personne qui venait de crier. Elle avait l’air d’avoir à peu près son âge, une jolie pouliche, qui risquait de perdre plus que son innocence dans ce lieu de débauche. Le reître sentit une pointe d’esprit chevaleresque poindre en lui, puis il remarqua qu’entre elle et lui, il y avait la principale raison du départ précipité de Jehan, de toute façon une femme déflorée de plus ou de moins ça ne le dérangeait pas trop ; et puis le reître avait la faiblesse de tenir à sa vie. Son regard s’arrêta quelques instants sur son ancien employeur qui servait de défouloir à l’écart du combat, le mercenaire eut un pincement de cœur, le vieil homme ne méritait pas une telle mort : roué de coups par des bouseux, mais que pouvait-il bien faire ? Il était trop jeune pour risquer sa vie sans récompense. Jehan allait tenter sa chance, il attrapa son gobelet le vida d’un trait quand une voix se fit entendre. Un jeune homme lui proposait beaucoup d’argent pour l’aider, manifestement un noble qui avait la même faiblesse que Jehan, vouloir survivre.

Mais, ce dernier n’eut pas le loisir de réfléchir car, une promesse d’argent à haute et intelligible voix ne devait pas être l'idée la plus raisonnable que son interlocuteur eut tout au long de sa courte vie. Jehan vit quatre hommes se précipitaient vers eux avec une lueur malsaine dans les yeux, avant qu’ils puissent arriver à porter de sa lance, l’un d’eux glissa au sol, le second reçut le tabouret de Jehan dans le ventre. Le reître attrapa son arme, mais il la tenait à l’envers, pointe vers lui, il ne souhaitait pas rajouter plus de sang que nécessaire, le reitre se déplaça avec la grâce d’une danse devant son nouveau client, tout en frappant son adversaire le plus proche à la mâchoire, le coup rendit un craquement sec quand la mâchoire se fractura. Un adversaire se retrouva à terre, mais deux autres se relevaient, Jehan décrivit une courbe avec son arme pour qu’elle atterrisse dans l’entre jambe d’un autre qui se plia en deux. Puis le troisième lui retira sa lance des mains et le dernier lui sauta dessus, le mercenaire esquiva proprement attrapa sa chope et la fracassa sur la tête de l’agresseur qui fut seulement sonné, puis il donna un violent coup dans la tempe, son adversaire s’écrasa au sol. Le dernier lâcha l’arme du reître, et le frappa lourdement. Le mercenaire rejoignit le placher, et divers victuailles tachèrent ses vêtements et du sang se rependit dans sa bouche. Sans prendre le temps de retrouver ses esprits, il roula au sol récupéra son arme en se relevant il l’abattit lourdement sur la nuque du dernier combattant qui tomba au sol.


Jehan n’était pas peu fier de lui, mettre quatre adversaires au sol, sans que lui-même ne reçut plus qu’une ecchymose. Bon, les quatre hommes ne méritaient pas le titre de combattant, on pouvait les étriper on n’obtiendrait pas de quoi faire un soldat potable mais, il avait été en nette infériorité numérique et avait triomphé vaillamment. L’homme à la mâchoire cassée gémissait d’un air lugubre au sol, celui dont la virilité avait le plus souffert avait battu en retraite et se tenait assis près d’un mur, les deux autres ne s’étaient pas relevés. Le mercenaire reprit lentement son souffle, l’auberge contenait encore une bonne trentaine de bagarreur, ses coups n’avaient servi à rien mis à part à le calmer et le dessouler du peu qu’il avait bu. D’un coup, il fut pris d’un doute et vérifia le souffle de son quatrième adversaire, il n’en eut pas besoin, son dernier coups avait brisé les vertèbres du mineur et il ne respirait déjà plus. Il avait tué quelqu’un. Il n’avait pas mené une vie particulièrement glorieuse, mais il n’avait jamais ôté la vie d’un homme, il avait aimé ce battre, tricher, boire, profiter de femme de peu de vertu, mais il n’avait jamais tué quelqu’un que ce soit de sang froid ou dans un combat. Bien entendu, il avait mené des gens à la mort, des voleurs et un meurtrier dans sa région d’origine qu’il avait capturé avec l’aide de son père, et conduit à l’échafaud. Mais là, il n’était question que d’un homme dont l’alcool avait régit les actions, sûrement un honnête père de famille, dont la femme et les enfants ne pourrait plus compter sur lui pour ramener de l’argent, et sa protection. Les enfants serraient obligé de sortir de leur innocence et leur mère de se vendre pour continuer à vivre. Son mal de crâne reprit rapidement le dessus, avant de laisser place à son sang-froid et son pragmatisme. Il était vivant et si le reître disparaissait assez vite on croirait à un acte d’un autre, de plus l’homme devait être un mineur et les accidents à la mine était plus que courant, Jehan n’avait rien à se reprocher puisque l’homme serait mort à un moment ou à un autre laissant de la même sa famille dans le besoin. Non, il n’avait rien à se reprocher, il reprit rapidement ses esprits, cracha à même le sol le sang qui c’était amassé dans sa bouche et se tourna vers son employeur. Maintenant qu’il avait un peu de temps, il détailla peu discrètement son interlocuteur. Autant que le noble du conflans qu’il avait croisé il y a quelques temps maintenant l’homme semblait tenir une fierté de ses cheveux qui était propre et semblait entretenu aussi souvent que possible. Ses vêtements devait servir de déguisement puisqu’ils n’étaient pas aussi propre et vaste qu’on pouvait s’y attendre mais ils semblaient aussi de bonne fracture et ne dégageait pas l’odeur d’un homme qui vivait dedans au fil des jours. Jehan se désintéressa rapidement du physique de son interlocuteur.


-Bon, on va dire que vous me laissez le choix m’lord. Soit, je vous fais sortir de là contre un dragon, mais vous et uniquement vous, pas le temps de m’occuper de votre femme, sœur, frère, cousin issu de germain, ou même de votre chien, ou qui que ce soit d’autre. Sinon, il va falloir augmenter les tarifs. Tenez prenez ça.

Jehan tira sa dague de son fourreau et la tendit à l’inconnu. Non pas qu’il sache si le jeune homme savait s’en servir, mais le reître non, la dague n’avait qu’un aspect purement décoratif ou alimentaire et puis personne ne cracherait sur une arme dans une telle situation non ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 21 Fév 2012 - 18:02

Pourquoi était elle tombée de cheval?! Pourquoi ici et pas plus près de Corval ou même à la sortie de La Garenne ? Si seulement elle était tombée à un autre endroit, jamais elle ne se serait retrouvée au milieu de ce pugilat. Elle aurait été contrainte et forcée par Robert de remonter à cheval et de se taire ! Oh, elle aurait chouiné deux minutes puis se serait reprise, se souvenant de ce que Lady Rohanne lui avait enseigné : Il serait très mal venu pour une jeune dame de son rang de se plaindre et pleurnicher comme un bébé ! Jeyne n’était plus une enfant, elle était en âge de se fiancer et de se marier et elle était bel et bien une Lady, alors elle se serait tut, et aurait souffert en silence ! Quel enfant elle faisait et en cet instant elle le regrettait vraiment ! C’était de pire en pire autour d’elle. Elle voyait peu à peu le sol devenir plus sombre, mouillé de sang, de vins ou tout autre breuvage, les plats et leur contenu tombaient aussi… Sans parler des hommes qui, une fois mis chaos, baignaient dans ces jus à l’odeur immonde et vraiment prenante. Si elle n’avait pas eu si peur pour elle et son frère elle aurait surement été prise de haut le cœur. Son frère… Où était-il-lui d’ailleurs ?! En plein milieu de la rixe très certainement. Elle pensait apercevoir son crâne de temps à autres mais ne pouvait être certaine que c’était bien lui. Heureusement il était surement en compagnie de leur garde, plus capable de le protéger que Robert en solo. Ces hommes ne se battaient pas à la loyale et un jeune Lord comme Robert ne connaissait absolument pas cette façon de se battre. Du moins, c’était ce qu’il lui semblait. Après, elle ne savait pas tout mais imaginer un homme d’une bonne lignée dans de telles bagarres n’était absolument pas envisageable pour Jeyne. Enfin… Revenons à elle, plantée sur sa chaise, à moitié debout.

Elle s’était mise à regarder autour d’elle et un jeune homme attira son attention. Il n’était surement pas du coin, ni paysan ou artisan… Ses cheveux, ses traits du visage, ses vêtements laissaient penser qu’il était de haute lignée. Elle chercha son regard en vain, tentant de l’amadouer à distance pour qu’il la secoure. Elle n’était pas supposée faire confiance à n’importe qui mais à un noble, ce n’était pas pareil ! Alors qu’elle essayait de descendre de sa chaise elle l’entendit proposer de l’argent à un autre jeune homme pour que celui-ci le fasse sortir sain et sauf de l’auberge. Ni une ni deux, son sang ne fit qu’un tour et son cerveau se mit à bouillir. Elle devait absolument se débrouiller pour que le jeune homme la sauve elle aussi ! Seul problème, elle ne se trouvait pas tout à côté d’eux et il lui fallait traverser un champ de bataille pour parvenir à eux. Elle devrait faire preuve de courage pour les rejoindre. Elle en était capable, elle le savait. Elle regarda à nouveau plus loin dans la salle pour trouver son frère qui lui aussi avait entendu la proposition de sauvetage. Ce qu’elle ne voulait pas c’était sortir et le laisser derrière sans qu’il ne sache ce où elle était passée. Lui était avec le garde, par conséquent plus en sécurité qu’elle. Elle parvint à croiser son regard et tel le mime Marceau, lui fit comprendre par des gestes qu’elle allait se débrouiller pour sortir par ses propres moyens. Connaissant son frère, elle savait qu’il ne voudrait pas la laisser seule mais ils n’avaient pas vraiment le choix. Revenir vers elle pour ensuite sortir l’aurait mis un peu plus en danger et ce n’était pas ce qu’ils voulaient. Elle allait faire avec ceux qui semblaient pouvoir l’aider et Robert lui, ferait avec le garde. Apparemment, il avait compris ses gestes et alors qu’il allait lui sourire brièvement un énorme bonhomme le bouscula et Jeyne perdit son frère des yeux. Bon… Elle ne devait pas perdre son relatif calme et devait maintenant réfléchir à comment aller vers l’homme au dragon d’or !

Prendre son courage à deux mains, voilà ce qu’elle devait faire mais alors qu’elle allait descendre de sa chaise les choses s’envenimèrent encore un peu. Des hommes se mirent à l’attaque du préposé au sauvetage. De plus, la proposition de dragon d’or avait éveillé toutes les bourses qui ne pensaient maintenant plus qu’à cette somme d’argent improbable pour des personnes si bas dans la hiérarchie.
Ce fut l’homme aux pieds de la table de Jeyne qui la fit changer de place. En effet, le bougre s’était réveillé et Jeyne n’avait plus d’autre solution que de fuir. Il l’avait remarquée et avait bien compris qu’elle n’était pas n’importe qui. Il fallait avouer que même dans la peur, les traits de son visage restaient nobles. Ne pas se faire enlever, ni tuer, ni violer ! Elle devait absolument garder cela en tête.

      ▬ Alors ma mignonne…
Horrifiée, Jeyne ouvrit de grands yeux et se souvint tout à coup de la petite dague qu’elle portait à la ceinture. Dague normalement trop précieuse pour un endroit pareil mais si celle-ci pouvait lui sauver la vie. Elle l’attrapa donc en la sortant de son étui et menaça le bougre.

    Je vous interdis de me toucher !
Comme si cela allait réellement servir à quelque chose. Fort heureusement pour elle, l’homme était toujours dans les vapes et alors qu’il avançait sa main vers elle, elle eut un mouvement de défense et lui transperça la main sans même le vouloir.
Quelle bêtise n’avait elle pas fait là. Evidemment, il était maintenant bien plus énervé qu’avant. Bien joue Jeyne. La peur la fit à nouveau réagir et elle descendit de sa chaise qu’elle attrapa pour la fracasser sur la tête de son assaillant qui, à nouveau, tomba inconscient. Elle était chanceuse, elle le savait. Il devait être tellement imbibé d’alcool que le moindre choc le faisait vaciller et pouvait le rendre inconscient. Le plus difficile était maintenant à venir, elle devait avancer dans la salle. Plutôt que de le faire telle une vraie dame, elle préféré se baisser pour éviter les coups bien qu’elle fut plus petite que toutes les personnes ici présentes. Sa robe ne l’aidait pas à se mouvoir avec facilité et après deux tentatives infructueuse où ses pieds se prirent dans ses jupons, elle préféré ne plus faire attention à ses vêtements et privilégier sa vie plutôt que ses habits. Elle rampa presque et arriva enfin aux deux hommes maintenant réunis, sa petite dague en main, prête à en découdre ! Enfin… A découdre ses ourlets, rien de plus.

    Emmenez moi avec vous ! Mon père vous récompensera grassement. Je peux vous l’assurer !
Bien sûr que son père récompenserait quiconque aurait sauvé sa petite princesse ! Puis d’ailleurs, s’ils ne voulaient pas vraiment l’aider, elle se servirait d’eux quoi qu’il advienne. S’accrocherait à eux telle une sangsue ou les suivrait sans leur demander leur avis. Ils ouvriraient de toute façon la route et elle n’aurait qu’à se faufiler et profiter de cette sortie de secours.
Alors qu’elle était en train d’espérer peut être vainement que les deux comparses de fortune acceptent de la prendre sous leurs ailes, un homme leur tomba dessus et tenta d’attraper la dague un peu trop brillante de Jeyne. Elle ne le laissa pas faire et comme précédemment, en faisait un peu trop de mouvements brusques et larges, elle lui coupa un bout d’oreille ! Décidément, ce que sa dague était affutée ! L’homme, surpris et pris de douleur recula d’un millimètre et décida que Jeyne méritait une punition. Elle qui voulait bien faire ne faisait que s’attirer des ennuis. Elle se cacha derrière le jeune homme au longs cheveux, ne lui demandant pas son avis.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Clarence Hightower
Noble

Général
Grand Argentier
~ We light the way ~

♦ Missives : 2168
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 20/09/2011
♦ Célébrité : François Arnaud
♦ Copyright : Valencia
♦ Doublons : Edwyn Tully
♦ Age du Personnage : 27
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
3996/4000  (3996/4000)


Message Mar 21 Fév 2012 - 22:06

Clarence ne sut quoi répondre aux paroles du reître, mais son discours appelait-il nécessairement une réponse ? Ce dernier semblait bien près de l'argent des autres pour ainsi poser des conditions à l'offre de Clarence qui n'était motivée que par le semblant d'urgence qui faisait peser sur eux une menace qui ne cessait de se préciser. Saisissant la dague que lui tendait le mercenaire qui venait d'accepter le dragon d'or proposé contre un chemin jusqu'au dehors de l'auberge, Clarence le toisa d'un regard dubitatif, de ces regards qui cherchent à tout connaître de l'objet considéré en à peine quelques secondes, de ces regards vains mais qui en disent long. L'homme était de taille et de stature moyenne. L'absence de barbe et les boucles indisciplinées de ses cheveux le donnaient très jeune. Ses habits chiches et miteux témoignaient de sa condition sociale misérable. En somme il n'avait rien de très extraordinaire, il appartenait à la masse immense des gens normaux mais c'était bien suffisant pour cette fois. Ne venait-il pas de repousser l'assaut de plusieurs adversaires ? C'était assez convainquant pour Clarence. Les adversaires de son protecteur d'un moment contre un bon dragon d'or avaient soit préféré la fuite, soit l'inertie et le regard de Clarence allait incessamment de l'homme étendu au sol aux autres un peu plus loin. Était-il mort, assommé, endormi ? Cela n'avait pas la moindre importance pour le moment, car dans le feu de l'action, seul importait l'instant présent ; le décompte des pots cassés viendrait plus tard. « Il faut sortir d'ici, sinon... » lâcha-t-il dans un murmure en évaluant toutes les possibilités, qui n'étaient pas si nombreuses, ce qui était très difficile car tout autour d'eux n'était que chaos braillard et violence désordonnée. Mais enfin il serait absurde qu'il meure ici alors même qu'il avait survécu quelques jours plus tôt à une bataille d'envergure ! Certes il n'avait pas eu grande part aux combats contre les Fer-nés, mais tout de même ! Il survivait sans peine ni heurt à un assaut mené contre Port-Lannis, et les Sept le condamnerait à crever comme un chien dans une vulgaire émeute de campagne ? Pour le coup, il n'y aurait pas eu mort plus insultante, mais alors qu'il réfléchissait à ces questions stupides, les supplications d'une demoiselle qui rampait tout près d'eux éveillèrent promptement sa curiosité et toute son attention se porta sur elle. N'était-ce pas la demoiselle qu'il avait entendu crier tout à l'heure ? Que venait-elle faire jusqu'à eux alors que tout autour des hommes et quelques femmes se battaient comme des chiffonniers ? Elle s'était relevée en toute hâte et réclamait d'eux protection et rempart contre les émeutiers. Mais alors qu'elle achevait sa phrase, Clarence fléchit subitement les genoux pour éviter le coup de poing féroce d'un homme qui leur tombait dessus, attiré par la dague ensanglantée que tenait fébrilement entre ses mains la demoiselle. Celle-ci se débattit et dans sa gigue de soubresauts, trancha l'oreille du colosse avant de venir trouver refuge derrière lui qui n'avait pourtant rien demandé. Contre mauvaise fortune bon cœur, Clarence étendit les bras derrière lui pour mieux faire un rempart de lui-même afin de protéger la demoiselle. Mais nul n'eut le temps de vraiment réagir, car déjà le bonhomme recevait un coup sur le haut du crâne et tombait étalé à leurs pieds. Ils découvrirent rapidement le responsable, ou plutôt la responsable, il s'agissait d'une serveuse particulièrement laide et singulièrement dodue qui avait frappé de toutes ses forces avec le pied d'une chaise. Elle était grasse et apparemment très fière d'elle, mais à peine venait-elle de cracher sur le bonhomme qu'elle venait d'assommer que déjà quelqu'un l'attirait encore dans la bagarre. Reprenant ses esprits, Clarence contourna le corps inanimé étendu sur le sol et invita la demoiselle à le suivre en lui prenant la main. Dans l'autre, il tenait toujours la dague donnée par son mercenaire, mais évitait d'en faire des moulinets trop dangereux : il tenait la pointe baissée vers le sol. « Elle vient avec nous, si tu veux ton dragon d'or... » Et ce serait sa dernière offre.

Cependant, dans le même temps, de l'autre côté de la salle, la chaise avait bien pris feu et ce petit brasier générait une épaisse fumée qui ne tarderait pas à envahir l'auberge et à noircir le plafond et leurs poumons à tous. Ce départ d'incendie fit une première victime, en quelque sorte, car l'homme au bec crochu qui avait eu bien de la peine à se relever, vit avec horreur que la manche de sa camisole avait pris feu, elle aussi, et dans un hurlement sonore il courait tel un forcené, cherchant du regard un seau d'eau pour éteindre son bras enflammé. Ses yeux exorbités comme ceux d'un caméléon enragé se posèrent sur une grande marmite de vieux métal qui somnolait dans l'âtre d'une grande cheminée. Fou qu'il était, il ne voyait pas les braises qui réchauffaient la bonne soupe de pois et de viande que l'aubergiste préparait et servait avant que la bagarre de commence. Il accourut et plongea immédiatement la torche de chair qui lui servait de bras dans le mélange très odorant qui ronronnait dans l'immense marmite. Une seconde suffit à cet idiot pour qu'il comprenne son erreur, et hurlant plus fort encore, il retira son bras, éteint mais tout brûlé et puant les mauvais légumes. Cette scène ridicule ne prit pas encore fin, car dans son geste si brusque, il avait démis l'anse de la marmite de son crochet, si bien que l'imposant récipient de métal tomba et glissa sur les braises avant de tournoyer formidablement jusqu'au comptoir tout en répandant à la ronde de très nombreuses et très grasses salves de soupe qui tapissèrent le plafond, les poteaux, les chaises, les tables, les murs et bien sûr les joyeux bagarreurs. Comme si la situation n'était pas déjà suffisamment critique... Aux pieds de Clarence s'échoua lamentablement un quart de tête d'un animal méconnaissable qui en éclaboussant, souilla ses vêtements de grossières taches de la mauvaise soupe. Tout allait très vite et s'approchait d'eux un vieillard qui faisait tournoyer au dessus de sa tête une grosse cuillère de bois. Nul doute que ses intentions étaient hostiles, alors Clarence donna un vif coup de pied dans la tête de chèvre – c'était le plus probable mais Clarence n'était pas expert en cuisine locale – qui roula jusque dans les pattes du vieillard qui, déstabilisé par un sol déjà bien poisseux et glissant, tomba à la renverse. Alors qu'il entrevoyait une possibilité de sortie, l'odeur de la fumée vint jusqu'aux narines de Clarence qui prit conscience de l'urgence : il fallait sortir ; s'ils restaient coincés ici dans la bagarre, ils s'exposeraient à une incendie et ce qui n'était qu'une petite plaisanterie de taverne, une vulgaire querelle, serait leur funeste tombeau.


« Par ici ! Toi, ouvre la marche ! » Le plan était simple, il suffisait de suivre les contours du gros de la rixe et de passer discrètement sans attirer l'attention... Ils auraient pu également foncer dans le tas et voir ce que cela pouvait donner, mais ce n'était pas du tout le moyen le plus sûr d'en sortir indemne. Clarence serra dans la sienne la main de la demoiselle pour être sûr de ne pas la perdre dans leur évasion. Où était Calvin ? La bagarre faisait un tel vacarme, comment à l'extérieur pouvait-on n'entendre rien ? Ou alors avait-il décidé d'ignorer son frère aîné ? Ce que Clarence ignorait, pourtant, c'était que son frère cadet avait choisi, après avoir soulagé sa vessie, de se renseigner auprès d'un des habitants du hameau sur divers sujets afin de pouvoir rapporter quelques informations à son frère, à dessein de lui prouver qu'il n'était pas qu'un chevalier inutile et creux... Hélas, les bonnes intentions arrivent souvent, sinon toujours, au moment le moins opportun.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 22 Fév 2012 - 12:31

L’homme accepta sa dague, mais Jehan ne s’en préoccupait pas, il cherchait un moyen de partir le plus rapidement possible. Si on suivait le code des gardes il fallait ouvrir un chemin en tenant les paysans à distance par la violence mais outre le peu de discrétion que cela engendrait, le mercenaire n’avait pas assez de force pour maintenir en respect autant de personne. Il ne se préoccupa pas de qui se passait autour de lui tout à sa réflexion, si on mettait sa main contre le mur, on finirait bien par rencontrer la porte, de plus cela permettrait qu’ils ne séparent pas pour s’enfuir. Il allait en faire part à son compagnon quand une femme apparut entre eux deux. Jehan allait la cogner quand ses paroles le frappèrent, la récompense d’un père heureux de voir sa fille saine et sauve n’avait pas de prix, enfin si et le reître pourrait sortir de cette aventure plus riche que jamais. L’amour n’a pas de prix et les personnes entichées étaient assez souvent très idiote. Perdu dans ses pensées, il ne put réagir à temps à l’attaque de l’homme qui se fit assez douloureusement tranché l’oreille avant de tomber au sol par une femme aussi grasse et forte qu’elle n’était pas attirante. Le noble modifia son offre c’était la jeune fille et lui contre un dragon, en même temps comment Jehan pouvait il refuser cela ? et puis il pouvait jouer sur les deux tableaux assez facilement, et sous couvert d’escorter la jeune femme jusqu’à chez elle, il pouvait recevoir la récompense du père, il sourit et ne répondit pas, de toute façon cela se passait de réponse.

Il allait ouvrir la marche quand des gestes plutôt incongru dans ce genre de bagarre, pourquoi un des combattants avait-il la main dans ce chaudron encore chaud ? Et pourquoi donc un tabouret brulait-il dans un coin de la pièce ? La fumée allait les tuer aussi surement qu’un lion tue un lapin et il n’était plus question de trainer, de chipoter, ou de négocier. Il fallait sortir rapidement avant que les autres combattants ne veuillent aussi sortir. Ça serait la cohue et toute personne qui tombait au sol serrait sûre de mourir écraser par les autres fuyards, ou bruler par les flammes. Et aucune de ses deux morts n’enchantait vraiment le jeune mercenaire. Mais, il le savait qu’il n’allait pas mourir, on ne peut pas mourir comme cela c’était trop idiot. Un réflexe stupide le fit monter sur un tabouret pour éviter la soupe qui se rependit au sol, Beaumarchais le vit, ses bourreaux l’avaient laissé tomber pour se joindre à la bagarre, le vieil homme avait le visage tuméfié et sûrement plusieurs côtes cassées, il semblait à peine pouvoir marcher, pourtant il l’appelait, il pleurait et suppliait n’importe qui de lui venir en aide. Jehan ne pouvait pas d’une part parce que le rejoindre pour l’aider lui prendrait trop de temps et il ne pouvait abandonner à eux même ses deux nouveaux clients. Le reître ferma quelques instants les yeux, le temps de refouler ses larmes, dû à la fumée sans aucun doute, et de réciter une prière pour le salut de l’âme du vieux marchand. Quant il rouvrit les yeux, le moulin à parole avait rencontré l’étranger, et son client avait éliminé une menace et lui ordonnait d’ouvrir la marche. Jehan ravala la réplique acide qui lui venait aux lèvres et ouvrit la marche en priant pour que les deux personnes le suivent.

Il appliqua rapidement la méthode qu’il avait mis au point quelques instants auparavant, il posa main gauche sur le mur et serra plus étroitement sa prise sur sa lance et il commença à marcher à un rythme soutenu. Un rapide coup d’œil derrière lui, le renseigna sur le fait que les deux le précédaient d’environ deux pas ce qui était une bonne mesure de sécurité. Jehan ne perdit pas de temps en conjoncture car la plupart des combattants venaient de se rendre compte de l’incendie, certain hésitaient, d’autres armés de leur manteau essayaient d’éteindre le début de feu sans grand résultat, et enfin les derniers se battaient pour se atteindre la porte. Mais, Jehan et son groupe avait fait le chemin en avance et ne perdraient pas quelques précieuses secondes pour faire le chemin. Le mercenaire ouvrit la porte en grand pour ses employeur, sans lui-même sortir, il repoussait les combattants les plus rapide pour permettre à ses employeurs de fuir. Le premier qui arriva à sa porter fut frapper en plein visage, la seconde eut les jambes fauchées, le troisième perdit son principal atout pour faire des enfants, mais le reître commençait déjà à être submergé.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 22 Fév 2012 - 19:21

Les choses empiraient encore alors que Jeyne pensait que rien maintenant ne pouvait aller plus mal. Les deux hommes qu’elle avait rejoints étaient d’accord sur le fait de la sauver, fort heureusement pour elle et elle devrait donc les suivre. Sans aucun doute, l’un deux était plus soucieux de son bien être (si l’on pouvait le dire ainsi) que le second. Le plus petit d’entre eux ne lui avait pas même jeté un coup d’œil. Bon, il était vrai que ce n’était absolument pas le moment des révérences et autres présentations mais… Oui, elle était agaçante !
Alors qu’ils acceptaient de lui venir en aide, un homme leur tomba dessus, homme auquel Jeyne coupa un bout d’oreille. Elle n’eut pas le temps de s’horrifier outre mesure sur ce qu’elle venait de faire car une énorme créature du sexe féminin… Apparemment ! Elle s’était emparée de l’homme afin de l’assommer avec sa chaise. Ce qui était certain était qu’elle était bien plus efficace que Jeyne pour cela ! Alors que le danger était venu à eux et que Jeyne s’était réfugiée derrière « dragon d’or », celui-ci l’avait protégée pour ne pas qu’elle soit touchée. Il était donc prêt à la sortir de là en un morceau. Super, elle pourrait se fier à lui, au moins le temps de quitter l’auberge. De toute façon, à partir du moment où il avait l’air noble, elle lui faisait confiance. C’était complètement idiot et Lady Tyssier lui avait souvent dit de se méfier de tout le monde, même des nobles, mais Jeyne était bien trop naïve pour respecter cela. Autant elle se méfiait de celui qui allait leur ouvrir la route vers la sortie, autant « dragon d’or » lui semblait tout à fait honnête. Il l’attrapa d’ailleurs par la main pour ne pas la perdre et qu’ils puissent se mettre en mouvement. Elle laissait au petit bouclé le soin de faire comme bon lui semblait. Il était de toute façon le seul à sembler savoir comment s’extirper de là. Physiquement, il ne payait pas de mine mais il avait dans le regard cette lueur du jeune roturier malin et toujours capable de se sortir de n’importe quelle situation.

Jeyne tenait la main de « dragon d’or » et ne voyait pas grand-chose de ce qu’il se passait dans l’auberge quand tout à coup sa gorge se mit à la gratter fortement. Prise d’un quinte de toux elle releva la tête et se rendit elle aussi compte qu’un feu commençait doucement à se propager. Ce qui l’avait allumé ? Aucune idée. Elle était trop petite pour réellement voir plus loin que le bout de son nez dans une telle foule en furie.
Alors qu’elle toussait, elle retint son compagnon pour monter sur un tabouret qui se trouvait là.

    ROBERT !!! Mon frère est là dedans… Avec notre garde… ROBERT!!!
Elle ne pouvait pas sortir et laisser son frère dans le feu ! Hors de question ! Même si il lui avait mimé deux minutes auparavant qu’il allait s’en sortir et la retrouver dehors, maintenant que le feu avait éclaté elle voulait à nouveau s’assurer qu’il était sur le point ou proche de se mettre à l’abri. Elle ne le trouvait pas et scrutait la salle désespérément, sachant qu’elle n’allait pas pouvoir le faire encore bien longtemps car les hommes avec lesquels elle se trouvait perdraient surement très vite patience.
    ROBERRRRTTTT!!!!
Est-ce vraiment nécessaire de hurler ainsi? Oui ! Sauf que maintenant certains la regardaient et comprenaient assez rapidement que la demoiselle n’était pas une gueuse. Sa robe bien que dégoutante maintenant et déchirée était de belle fabrication, le tissus de qualité et la dague qu’elle avait encore dans les mains et qu’elle agitait, recouverte au pommeau de pierres précieuses. Comment attirer le regard ? Demandez à Jeyne ! Cela faisait quand même la deuxième fois qu’elle parvenait à s’attirer des ennuis rien qu’en secouant la main… Ce qu’il y avait, c’était qu’elle était réellement inquiète pour son frère. Sa famille était pour elle ce qui comptait le plus et l’idée de le laisser ici sans être sure et certaine qu’il allait sortir en un seul morceau la terrifiait. Elle le savait, elle aurait été capable de retirer la vie à quelqu’un si cela permettait de sauver un Brax. C’était ainsi qu’elle avait été élevée, rien ne comptait plus que son sang, pas même son suzerain.
Elle tira donc sur la main de « dragon d’or » pour qu’il l’écoute et la regarde.
    Vous êtes plus grand que moi, vous verrez surement mieux! Je dois m’assurer que mon frère pourra sortir d'ici sain et sauf ! Pour cela aussi vous serez récompensés ! Nous sommes les enfants de Lord Robb Brax, seigneur de Corval. Il n’est pas difficile à trouver pour quiconque voit au dessus de ce troupeau ! Il s’agit du seul noble perdu dans cette masse puante !
Elle le tira encore. Elle devait savoir que son frère allait bien. Si ça se trouve, il était déjà sorti… Elle ne l’avait pas vu il y avait si longtemps que cela et il semblait très bien portant mais depuis un tas de chose avait pu se passer. Il pouvait être inconscient, tombé sur le sol, mangé par les flammes…
La fumée rendait la visibilité de moins en moins bonne. Avantage et inconvénient. Il était difficile pour les sauvages de venir jusqu’à Jeyne et ses nouveaux compagnons pour lui voler sa dague et pire encore, mais il était aussi difficile pour eux de trouver Robert. Elle leur faisait perdre du temps à les retenir comme ça mais s’ils voulaient être payés ils devaient l’écouter ! Elle, elle ne sortirait pas tant qu’elle n’aurait pas eu l’assurance que Robert était entre de bonnes mains. Il n’avait pas déjà pu atteindre la porte, sinon il serait passé non loin d’elle et elle l’aurait remarqué, par conséquent, il était toujours à l’endroit où elle l’avait vu auparavant. Il ne restait plus qu’à le voir et s’assurer qu’il sortirait lui aussi ! Elle se cramponnait donc à cette main qui lui avait été donnée et ne la lâchait pas.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Clarence Hightower
Noble

Général
Grand Argentier
~ We light the way ~

♦ Missives : 2168
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 20/09/2011
♦ Célébrité : François Arnaud
♦ Copyright : Valencia
♦ Doublons : Edwyn Tully
♦ Age du Personnage : 27
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
3996/4000  (3996/4000)


Message Jeu 23 Fév 2012 - 21:31

Clarence ne voulait pas mourir. Il l'avait toujourssu. Ce n'était pas comme s'il se posait souvent cette lugubre question, mais il lui était arrivé quelques fois de se faire cette réflexion anodine : pas aujourd'hui. Il l'avait dit une première fois quand, enfant, son frère aîné Cleyton l'avait poussé dans un vieux puits sans eau. Il l'avait dit une deuxième fois quand, un peu plus tard, il avait manqué de s'étouffer en dégustant une tourte aux concombres, poireaux et endives. Il l'avait dit une troisième fois le jour de l'accident qui avait emporté son père et son frère dans la tombe. Mais l'heure, la minute, la seconde n'était pas au souvenir, mais à l'action, il fallait suivre la lignée adroitement tracée contre le mur par ce mercenaire qui du bout de sa lance ouvrait la marche pour eux. Clarence tenait fermement la main de la demoiselle dans la sienne pour s'assurer qu'elle suivait, mais il ignorait qu'il tenait au bout de sa main une folle moins préoccupée par sa propre survie que par celle d'un certain Robert. Elle avait hurlé si fort qu'il crut perdre un peu de ses facultés d'audition. Il se retourna pour la réprimander vertement, mais elle hurlait encore et il constata qu'elle avait pris place sur un tabouret. Mais où avait-elle la tête, par les Sept ? Elle appelait son frère qui se trouvait quelque part dans la pièce, pris au piège de la bagarre avec son garde. Pourquoi était-elle plus inquiète pour lui que pour elle-même ? Leur situation n'était-elle pas déjà très critique, très dangereuse ? Ses cris attiraient l'attention et déjà les regards de convoitise se posaient sur eux. Certains parmi les émeutiers avaient pris conscience de l'incendie et jouaient des poings, des coudes, des pieds, des épaules, de la tête et même des dents pour se frayer un chemin jusqu'à l'extérieur, mais la plupart était encore trop sous le coup de l'euphorie de la violence et du chaos pour ne songer qu'au divertissement d'un bon concert de torgnoles. La demoiselle tira sur sa main et Clarence se tourna vers elle pour l'écouter, l’œil légèrement furieux et humide, car il souffrait quelque peu de la fumée qui s'épaississait sous le plafond. Elle était donc la fille de lord Brax, et la sœur dudit Robert... Par tous les Sept, Clarence s'en souciait autant que de savoir s'il faisait bon coucher nu dans la neige. Il songea un instant à la laisser là en lui gueulant de rester sur son tabouret en attendant qu'un faquin s'approche d'elle pour la tuer et piller son cadavre, mais il se ravisa d'un geste et jeta ses yeux à travers la salle, à la recherche du nobliau de frère perdu dans la masse. Dans sa tête, un défilé d'images se déroula jusqu'au moment où il mit un blason sur le nom des Brax de Corval. L'instant d'après, il repérait une licorne mauve sur le bliaud d'un homme qui, à vue de nez, avait l'air plus propre, mieux rasé et en définitive mieux entretenu que tous les autres réunis dans la pièce à l'exception peut-être de Clarence, qui en déduisit donc la condition sociale de l'homme qu'il venait de reconnaître et d'identifier comme le frère de la pauvre demoiselle qui, fort heureusement, ne hurlait plus.

 « C'est bon, je le vois... il va bien... il a entendu vos cris... il vient vers nous... ou vers la sortie... » Clarence faillit ajouter qu'ils devraient faire de même et ne plus s'arrêter mais il s'abstint et tira la jeune femme derrière lui jusqu'à rejoindre Jehan qui se démenait avec brio pour leur assurer un passage sûr par les portes. Clarence profita du répit que le brave jeune homme leur offrait pour jeter un ultime regard sur la salle. L'incendie avait pris le comptoir, les poutres, l'encadrement des fenêtres, les poteaux, le plancher, et quelques uns des émeutiers tombés assommés, morts ou en tout cas inanimés sur le sol, et s'était même propagé à l'étage où l'on pouvait entendre des cris d'hommes et de femmes qui n'avaient rien des cris qu'on entend dans les chambres d'une nuit. Les émeutiers qui avaient pris conscience que tout allait trop loin avaient trouvé d'autres lieux d'évasion. L'homme à la licorne violette avait entendu sa sœur mais avait changé ses plans et n'allait plus dans leur direction : il s'était rapproché d'une fenêtre et de son épée s'efforçait d'en détruire les barreaux de bois pour y ménager une issue. La fumée avait assombri l'arrière de sa tête et la suie maculait ses habits, tout comme ceux de Clarence, qui eut la présence d'esprit de projeter, somme toute assez violemment, Jeyne au dehors du bâtiment avant de tirer Jehan à lui pour mieux sauter à l'extérieur et rouler sur le sol avant que le plafond de l'auberge ne s'effondre sur les joyeux bagarreurs restés à l'intérieur.

Quelque peu secoué par les événements, Clarence peina à se remettre de sa chute. Sa vision était troublée et ses yeux se piquaient de la poussière soulevée par l'écroulement de la bâtisse. Les habitants du hameau s'ameutaient tout autour, certains avec seaux emplis d'eaux mais l'incendie n'irait plus bien loin. À ses côtés il reconnut le mercenaire, mais où était la demoiselle en détresse qu'il ne voyait plus et dont il ne tenait plus la main ? Clarence distingua faiblement dans le brouillard de son champ de vision l'homme à la licorne violette qui semblait bien portant. Avec bien de la peine, il se saisit d'un dragon d'or qu'il tira d'une poche intérieure et secrète de sa tenue, argent qu'il jeta à l'attention du mercenaire avant de se laisser aller à l'inconscience, dans un dernier souffle.
 « Chose promise, chose due. » La fumée et le choc était difficilement supportables, surtout quand s'y ajoutait une violente chute sur le sol pour laquelle il n'avait jamais été véritablement entraînée. C'est le moment que son frère cadet choisit pour intervenir, pour se manifester, pour revenir à son rôle premier. Il s'approchait, armé non de son épée, mais d'un seau d'eau. Et si Clarence, après avoir esquivé non sans grâce la mort par le feu, manqua de crever noyé comme un chat qu'on jette à la rivière.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 24 Fév 2012 - 13:36

Mais que pouvaient donc bien faire les deux abrutis ? C’était la question que se posait Jehan. Il était parvenu à repousser les huit premiers fuyards, mais il ne pourrait faire plus, ses bras commençaient déjà à fatiguer et il ignorait combien de temps il avait passé à frapper et à esquiver. Mais, il ne tiendrait plus très longtemps. Il résista à l’envie d’envoyer ses employeurs aux sept enfers et de prendre les jambes à son cou, après tout il ne leur devait rien, mis à part son engagement, mais le vieux marchand l’avait eu aussi et ça n’avait pas empêché Jehan de le laisser mourir. Il résista néanmoins à cette folle envie, il avait en effet un minimum de loyauté envers le dragon d’or promis. Ses yeux le piquaient et il avait arrêté depuis longtemps à essayer de retenir ses larmes, et l’air semblait de plus en plus rare pour soutenir une action physique prolongé. Tout en frappant violement, un homme avec un couteau, il jeta un regard de côté pour les voir arriver, son employeur semblait contrarier et sa démarche ne pouvait être plus rapide. Le mercenaire s’autorisa un sourire, ils allaient être sortit d’affaires, Jehan allait vivre et recevoir son paiement pour tous ses services rendus. Il se déconcentra juste un temps, non pas de ses assaillants de plus en plus nombreux, mais il avala une grande goulée d’air, il fut pris rapidement d’une quinte de toux. Ses adversaires n’hésitèrent pas, il reçut deux coups dans l’estomac qui lui empêchèrent de conserver sa garde plus longtemps. La fumée contribua à lui faire tourner la tête, toute sa force l’abandonna en un instant, il ne pouvait plus faire un seul geste et il sentit ses jambes se dérober sous son poids qu’elle ne pouvait plus soutenir. Quand une main plus que secourable le tira en arrière, en dehors de ce lieu des enfers.
Il atterrit lourdement sur le dos tout en lâchant son arme. Son premier regard fut pour le ciel, depuis combien de temps le mercenaire n’avait pas pris le temps de l’observer ? Il n’y avait vraiment rien de plus beau. Il se demanda rapidement combien de temps il avait passé à l’intérieur de l’auberge, il avait l’impression que ça remontait à plusieurs jours la dernière fois qu’il avait pu regarder le ciel. Les oiseaux chantaient ils si fort avant cet évènement, Jehan n’en était plus si sûr. Tout en prenant son temps, il releva, sa tête lui tournait encore et il avait du mal à garder un équilibre qui n’était pas précaire, il ramassa sa lance et s’en servit comme d’une canne pour rester debout. Il se tourna pour vois si d’autres personnes s’en était sorti, quand il remarqua que le toit s’était effondré, enterrant la plupart des combattants, il n’avait pas entendu le toit s’effondrer, il devait avoir perdu connaissances quelques instants ce qui devait expliquer pourquoi il n’arrivait pas à arrêter les tremblements de ses jambes. Puis, il réalisa qu’il devait la vie à celui qui l’avait tiré en arrière, un tour sur lui-même lui confirma que ça ne pouvait qu’être son employeur qui lança par la même occasion sa récompense. Un dragon d’or, Jehan n’avait jamais posséder une telle pièce, il ne la contempla pas très longtemps, il déchira un bout de ses vêtements, pour servir de bourse de fortune qu’il camoufla dans une de ses bottes, Jehan était de nature méfiante et n’avait pas envie de se faire voler sa nouvelle fortune. Il ne se préoccupa pas de ce qui se passait autour de lui, mais fit un signe de tête à la personne en face lui et il prononça d’une voix enroué, non pas par l’émotion mais plus sûrement par la fumée.

-Je vous dois la vie M’lord et pour cela laisser-moi vous remercier de tout mon cœur. Au fait, je m’appelle Jehan.

Il se permit un grand sourire, après tout le moment était à la joie. Il était vivant et venait de recevoir une petite fortune. La vie n’était pas si mal faîte, il sentait son corps se détendre et la tension quitter ses muscles.

-Au fait, où se trouve notre jeune amie ? Je ne la vois point. J’espère qu’il ne lui rien arrivé.


Oui, en effet ca serrait fortement dommage qu’il puisse louper la deuxième récompense.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 27 Fév 2012 - 21:53

Elle n’allait pas laisser mourir son frère ici, certainement pas! Elle n’allait donc pas sortir sans savoir que celui-ci avait les mêmes chances que les siennes de survivre. Par conséquent, elle retenait « dragon d’or » et « petit bouclé », peu lui importait qu’ils lui crient dessus ou la laisse en plan, elle devait trouver Robert. De toute façon, elle avait gardé dans sa main celle du jeune homme noble et le retenait comme elle le pouvait. Quoi qu’elle puisse en penser, elle savait qu’elle avait besoin d’eux pour survivre. Si ils sortaient et la laissaient effectivement derrière eux, elle n’aurait quasiment aucune chance de trouver la porte. Elle n’était pas loin mais une fois qu’ils seraient passés par l’ouverture faite par « petit bouclé », la voie se refermerait aussitôt et elle périrait surement asphyxiée ou piétinée… Au pire brûlée vive. Ce n’était pas vraiment ce à quoi elle pouvait rêver le soir quand elle se couchait, non, pas vraiment. Mais tant pis : Robert, tout comme ses frères et sœurs comptait plus pour elle qu’elle-même alors… Elle devait le retrouver. Heureusement, « dragon d’or » consentit à l’aider. Quelle chance ! Elle le vit scruter la salle du regard à la recherche de son frère. Elle allait ouvrir la bouche pour lui dire à peu près à quoi il ressemblait, histoire de ne pas le confondre avec un autre noble si jamais il y en avait d’autres en ces lieux, ce dont elle doutait fortement, quand il lui annonça qu’il l’avait repéré ! Elle voulait lui décrire sa tenue mais vu l’état de sa robe elle se disait que son frère était surement dans le même état, voire pire. Etait-ce donc vraiment nécessaire de lui donner une description précise du jeune Brax ? Non, puis la preuve, il l’avait trouvé sans plus de mal.
    Il va bien ?! Vous en êtes sûr ?!
Oui, il venait de lui dire, mais pire qu’une sœur, elle semblait être une mère. Pourtant Robert bien que son cadet d’une petite année était toujours considéré comme l’aîné, mais non, l’aînée, c’était Jeyne et elle prenait son rôle à cœur ! Elle le laissait la protéger et la couver tel un grand frère affectueux et normal mais… Elle restait la plus âgée et donc, celle en charge des autres. En soit, c’était ridicule puisqu’une seule année les séparait mais bon… S’il avait été réellement le plus vieux, tout aurait été différent. Elle regrettait d’ailleurs qu’il ne soit pas né avant elle. Avoir une fille en ainé n’était pas le mieux pour une famille, noble ou non. Il fallait faire un fils et ensuite les filles pouvaient venir. Ou alors deux fils histoire d’assurer ses arrières si le premier ne survivait pas. C’était ce qu’elle pensait. Mais elle était arrivée avant tous les autres. Elle se devait donc de prendre soin d’eux.

Mais sa question ne servit à rien car très vite les choses se mirent à bouger encore un peu plus. Elle aurait voulu rester et voir son frère de ses propres yeux mais non. « Dragon d’or » l’attira à nouveau vers lui sans lui lâcher la main et elle fut contrainte et forcée de le suivre. Le retenir ? Cela ne servait à rien. Si elle avait pu le stopper une première fois elle savait maintenant qu’elle ne pourrait pas le refaire, son étreinte étant bien trop forte. De toute façon, il lui avait assuré que Robert était en bonne posture et proche de la sortie. Maintenant elle devait penser à elle et de toute façon on ne lui laissait pas trop le choix. Apparemment, il n’était plus question de passer par la porte, le fenêtre convenait mieux. Ce dont Jeyne ne s’était pas rendue compte était que le feu avait pris beaucoup d’ampleur et qu’il fallait agir vite, très vite si ils ne voulaient pas périr.
Heureusement pour eux, « petit bouclé » était plus malin qu’il n’était bavard et leur avait fait une parfaite voie vers l’extérieur. Parfaite, si seulement Jeyne ne leur avait pas fait perdre des secondes précieuses à chercher son frère partout. Elle ne comprit pas bien ce qu’il se passa ensuite. Elle était dedans et debout et se retrouva dehors, couchée. Elle avait atterrit quelque peu violemment sur un sol un peu trop dur et avait ensuite roulée pour se retrouver près d’un énorme gueux puant et plein de sang. Elle ne se demanda pas si elle avait mal quelque part et se releva instantanément. Chanceuse comme elle semblait l’être dans son malheur, elle n’eut pas à chercher son frère bien longtemps puisque celui-ci venait de l’attraper par le bras.

    Oh, Robert ! Je suis si contente que tu sois sain et sauf!
Elle le serra dans les bras, oubliant qu’ils étaient en publique. Elle savait que cela ne se faisait pas vraiment pour des personnes de leur rang mais tant pis ! Ils n’étaient entourés que de pauvres gens et même si « Dragon d’or » les voyait, elle s’en fichait.
En parlant de lui d’ailleurs, où étaient ses deux sauveurs ?
    Je dois retrouver les homes qui m’ont sauvée. Sans eux je serais encore à l’intérieur… Je ne sais dans quel état.
Elle les chercha du regard et les retrouva. Elle pensa entrainer son frère avec elle mais elle lui laissa le soin de la suivre.
Elle avait été bien plus en contact avec « Dragon d’or » durant le sauvetage mais elle savait qu’elle devait la vie à « petit bouclé » finalement car sans lui, ils ne seraient surement pas sortis ou alors, pas à temps. Elle alla donc à leur rencontre.
    Je vous ai promis une récompense, mon père, Lord Robb Brax se chargera de vous la donner.
    Je vous propose donc de nous suivre, mon frère, moi et notre garde jusqu’à Corval. Là bas vous pourrez vous reposer et profiter d’un repas chaud et consistant avant de reprendre votre route, l’estomac et la bourse pleine.
Elle s’adressait aussi bien à l’un qu’à l’autre. Evidemment, tous les deux ne seraient pas traités de la même manière si ils les suivaient mais elle saurait dire à son père que sans le jeune roturier, elle ne serait plus de ce monde.
    Je m’appelle Jeyne Brax, comme je l’ai dit plus tôt, et vous êtes ?
Autant savoir à qui elle s’adressait non ? Et surtout connaître les noms de ceux qui lui étaient venus en aide !
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Clarence Hightower
Noble

Général
Grand Argentier
~ We light the way ~

♦ Missives : 2168
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 20/09/2011
♦ Célébrité : François Arnaud
♦ Copyright : Valencia
♦ Doublons : Edwyn Tully
♦ Age du Personnage : 27
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
3996/4000  (3996/4000)


Message Mer 29 Fév 2012 - 15:47

Lorsqu'il revint à lui, Clarence crut qu'on l'avait jeté dans les eaux de l'Hydromel, mais il revint très rapidement à la réalité qui s'avérait douloureuse et cuisante car pas un de ses membres n'étaient épargnés par cette impression que mille lésions venaient le torturer. Ses pieds peinaient à le tenir droit, ses jambes menaçaient d'une chute prochaine, son ventre semblait pris dans un tourbillon, ses bras lui tombaient et sa tête... il peinait à se décrire l'orage qui tempêtait sous son crâne, sans parler des quelques bleus qu'il avait récolté après sa chute. Sa vue était troublée mais il distingua dans le brouillard de son éveil la main tendue de son frère qu'il saisit avec douleur pour se relever. Et quand il fut enfin sur ses jambes, il darda son cadet d'un regard noir comme le jais, de ces regards qui effraient plus qu'ils ne prêtent à la confiance. Ser Calvin gratifia son aîné d'un sourire à la fois taquin et coupable. « Je sens comme de l'hostilité dans l'air... » Clarence se contenta de ricaner sournoisement, avec difficulté malgré tout car sa poitrine le tiraillait toujours. Un vague goût de sang sur ses gencives lui indiquait qu'il s'était mordu la langue en tombant au sol quelques instants plus tôt.  « Si j'étais vraiment hostile, tu saignerais. » Calvin n'en menait pas large. Il se sentait plus que honteux d'avoir laissé sa puérilité le tenir loin de son frère aîné quand celui-ci avait justement eu le plus besoin de lui. Comme chevalier protecteur, il avait ou du moins s'estimait avoir échoué, ce qui en disait long sur la valeur qu'il faut accorder au titre dont on se farde plus qu'on ne respire. Le brave garçon n'avait pas un mauvais fond, mais il manquait cruellement de sagesse et de jugeote. Il n'en fallait certes pas pour manier l'épée, il il en fallait cependant pour savoir ou et quand la dégainer... Mais sans doute était-il trop impulsif, trop irréfléchi, trop imprévoyant pour être sage, encore que le temps peut-être lui donnerait les rudiments de la sagesse.

Le mercenaire à la lance agile interpella Clarence pour le remercier. Jehan, c'est ainsi qu'il s'appelait, ou du moins qu'il prétendait s'appeler, lui devait effectivement la vie, mais c'était le cas de bien d'autres et Clarence n'était pas du genre à tenir des comptes précis. Certes, il était le Grand Argentier et les comptes et la finance étaient plus ou moins sa spécialité, mais il n'était pas chicaneur au point d'estimer le créancier des malheureux dont il sauvait la peau à l'occasion. D'autant que ce Jehan avait tout l'air d'un pauvre hère, avec ses habits usés, crottés et sa mine vulgaire. Ce dragon d'or dûment acquis lui donnerait peut-être accès à l'un de ces établissements ou contre bon argent on vous lave le corps et la tunique. Encore que l'hygiène et la propreté n'entraient peut-être pas dans les standards de ce reître, mais ce n'était pas quelque chose qui concernait Clarence. Ce dernier ne comprit pas tout de suite à qui s'adressait la référence à une « jeune amie » qu'il ne reconnaissait pas, mais il finit tout de même par se souvenir de la jouvencelle qui s'était prétendue la fille de Robb Brax, le seigneur de Corval. Il ne la chercha point longtemps que celle-ci s'approchait d'eux, talonnée de près par ce frère qu'elle avait tant craint de perdre dans l'événement. La vie n'est-elle pas très heureusement bien faite ? La jeune pucelle, car elle l'était très certainement vu son jeune âge et ses manières, venait à eux donc pour leur rappeler la promesse qu'elle avait faite à l'intérieur de l'auberge, en affirmant que s'ils la suivaient jusqu'à Corval sa demeure, qui ne devait pas être bien loin même à pied, son père, le seigneur de ces terres, saurait les récompenser grassement. Du moins, elle n'avait pas précisé la teneur de la récompense, ni son étendue, probablement n'avait-elle qu'une vague idée de ce que son père ferait pour récompenser les sauveurs de sa fille, que Clarence devinait chérie, mais la perspective de recevoir des mains d'un riche et puissant seigneur local le gîte et le couvert, et surtout des vêtements propres, en plus d'une récompense pour avoir pris soin d'épargner à l'une des filles de la maison de crever lamentablement dans ce qui ne serait jamais qu'un fait divers abject, séduisait beaucoup le Grand Argentier qui ne se fit pas prier pour accepter.

 « Je suis Clarence Hightower, et le jeune homme que vous voyez là-bas est mon frère, ser Calvin. Nous acceptons votre invitation avec plaisir. » Clarence ne se sentait pas la force de verser dans les politesses éculées, rebattues et bavardes. Il n'aspirait qu'à se remettre de l'événement et de ses contusions et l'offre de la fille de lord Brax tombait à point nommé. Ser Calvin avait rapproché leurs chevaux et s'était mis en tête de revêtir sa panoplie du parfait chevalier qu'il rechignerait à quitter pour un moment ce qui laissa à Clarence le temps de s'intéresser davantage aux quelques personnes qui seraient apparemment du voyage jusqu'à Corval. Cependant Jehan, qui était plus ou moins le véritable héros de cette histoire rocambolesque, n'avait encore rien dit. Peut-être était-il satisfait de son sort et de son dragon d'or, et peut-être désirait-il simplement reprendre sa route ? Il aurait été bien sot de ne pas accepter lui aussi l'invitation, mais peut-être sa condition de roturier l'invitait-il à la plus haute humilité. Peut-être craignait-il la compagnie de personnes de plus noble extraction que lui ? Cependant quelques efforts en valaient la peine, considérant la juteuse récompense qui l'attendait à Corval : un toit pour quelques nuits, de la nourriture pour quelques jours, et une petite somme d'argent pour le reste de ses aventures. Que demander de plus ? Sans chercher à lui venir en aide d'une quelconque façon, Clarence lui suggéra presque aussitôt: « Vous devriez venir avec nous vous aussi. Cela me rassurerait. » Il avait volontairement haussé la voix dans le but d'être entendu de son frère qui s'habillait encore de sa tenue métallique. Combien de temps lui en voudrait-il ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 6 Mar 2012 - 19:36

Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Le noble ne semblait pas vouloir profiter de la dette que Jehan avait eut la maladresse de lui devoir, ce qui était plutôt une bonne chose. Le mercenaire palpa rapidement son corps à le recherche de blessures qu'il n'aurait pas vu, mis à part une ou deux écorchures superficielles et quelques bleues, il n'y avait pas de casse monumentale, et sa lèvre n'avait pas arrêter de saigner depuis le mauvais coups dans l'auberge, il prit le temps de cracher le sang qu'il avait en bouche et de s'essuyer la blessure. Sa gorge le brûlait, et il aurait échanger son père contre une bonne cruche de vin, mais en même temps le jeune homme aurait échangé son paternel contre une chaussure trouée et malodorante. D'ailleurs, tout en pensant à une cruche, le père d'en haut du l'entendre car il amena la "jeune amie" de Jehan et du noble, qui voulait les présenter à un jeune nobliau qui avait l'air aussi fringuant qu'une oie dégarnie. Le sourire du mercenaire s'agrandit quand il entendit un nom noble et ses yeux pétillèrent au mot "récompense".

Une promesse d'un repas, d'un lit et l'occasion de prendre un bon bain semblait déjà une bonne récompense pour ses services parce qu’après tout elle ne lui devait pas la vie, car sans l'intervention du noble, Jehan serait partit sans se retourner. Il posa un regard tout sauf poli sur Jeyne, il la détailla de la tête au pied en s'arrêtant sur les formes de l'adolescente, malgré le fait qu'il ne soit pas guère plus vieux lui même, Jehan n'avait jamais été attiré par les femmes de son âge, et celle qu'il avait en face de lui ne dérogeait pas à la règle, si on lui retirait ses cheveux roux pour les mettre noirs, il avait l'impression de voir sa petite sœur devant lui. Bien entendu, cette dernière devait être plus simplette et moins innocente que la fille de lord Brax qui ne semblait n'avoir jamais vu le loup de près, ou même de loin d'ailleurs. Et la jeune Maud devait avoir les mains abimés par le travail dans la porcherie familiale, et pas non plus le petit air supérieur que le mercenaire semblait avoir remarqué chez la jeune noble. Le reître n'alla pas plus loin dans ses pensées, puisque son sauveteur se présentait à son tour. Clarence Hightower, ainsi que son frère qui ressemblait plus à un laquais doublé d'un garde du corps, Calvin. Mis à part que leurs parents semblait s'être entiché des prénoms commençant par un C, il étaient de trés hautes extractions, de même que pour les deux Brax. Aucun n'était le fils d'un chevalier à peine fieffé, ou un roturier devennu riche grâce au commerce. Il n'y avait pas à dire le jeune mercenaire était la personne de la plus basse lignée ici présente, lui avait qui avait l'habitude de tirer de la fierté d'être le descendant d'un bâtard d'un seigneur du trident, il fallait mieux garder cela sous silence. Parce-que non seulement, son père lui avait appris que les enfants hors mariage n'était guère aimés des nobles, mais alors leurs descendants ils s'en moquaient comme de leur premier poils.

Il observa une certaine animosité entre les deux frères, malgré que Calvin semblait plus fort que Clarence, mieux armés, et plus vif c'était le grand frère qui commandait; cela ne faisait aucun doute dans l'esprit du mercenaire. Il avait l'impression de voir ce qui aurait put être sa vie, si lui et son petit frère était né dans une famille noble, cette sorte de mélange d'amour et de rivalité, mais qui laissait tout de même la place forte à l'ainé de la fratrie. Les regards se portèrent sur lui, il prit le soin de sourire de toute ses dents avant de répondre, tout en sachant parfaitement que ses yeux allaient se mettre à pétiller.


-Vous pouvez m'appeller Jehan. Je serai pleinement heureux de vous escorter jusqu'à Corval, et si votre père tient à me récompenser je ne pourrai que m'incliner devant les puissant de ce monde.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 9 Mar 2012 - 21:41

Tout est bien qui finit bien. Jeyne avait eu vraiment peur mais finalement elle était sortie d’affaire, tout comme son frère qui lui était parvenu à se débrouiller tout seul. Heureusement. Elle préférait presque être le fardeau d’un autre pour permettre à Robert de n’avoir à s’occuper que de lui (voire de leur garde), et se sauver sans plus se poser de question. Toujours en train de penser à sa famille plutôt qu’à elle. C’était sa plus grande qualité selon sa sœur Colleen, jumelle de Robert qui lui la prenait juste pour une farfelue. Néanmoins, aussi détaché que son frère voulait paraître, il n’en était pas pour autant crédible. Elle avait bien vu dans ses yeux qu’il était ravi de revoir sa « petite » sœur en un morceau après cette expérience quelque peu mouvementée. Il avait d’ailleurs suivie Jeyne pour remercier Jehan et Clarence de leur aide. Se présentant par la même occasion et renforçant les dires de sa sœurs en leur assurant l’hospitalité de ses parents.

Jeyne ne s’était donc pas trompée, en même temps, ce n’était pas compliquée de voir qu’elle s’était « accrochée » à un jeune homme noble qui lui-même avait demandé de l’aide à … Un roturier. Oui. Pas compliqué donc, il n’y avait qu’à regarder leur port de tête ainsi que leurs vêtements et leur coiffure.
Hightower… Cela lui disait quelque chose, plus que vaguement même. Il s’agissait d’une grande famille du Bief non ? Bief où elle avait passé du temps en la compagnie de Lady Tyssier. Elle n’arrivait pourtant pas à bien remettre la famille de Clarence mais une fois rentrée, elle ferait ses recherches comme une jeune lady curieuse qu’elle savait être. Elle verrait aussi à la façon dont son père le traiterait à quel « grade » Clarence appartenait. Elle n’y avait pas prêté attention jusque là, évidemment, entre les coups qui pleuvaient et la fumée qui lui piquait les yeux, elle ne pouvait pas bien regarder mais… « Dragon d’or » était séduisant. Jeyne, Jeyne… Impardonnable Jeyne. Incorrigible Jeyne ! Ce n’était pas sa faute ! Après tout, celui qu’elle attendait avec tant d’impatience ressemblait beaucoup à Clarence. Fort et valeureux, beau, noble… Ah…
    Je suis ravie de faire votre connaissance Lord Hightower, même si les conditions ne sont pas les meilleures ni les plus simples, ce fut un plaisir. Je vous remercie encore pour votre main secourable.
Elle lui sourit simplement sans en faire ni plus ni trop. Bien qu’étant une douce rêveuse elle ne cherchait jamais à séduire quiconque et même si un homme la faisait rêver, tout cela ne sortait jamais de sa tête. Elle savait très bien que c’était ridicule, mais c’était aussi plus fort qu’elle ! Elle allait surement penser à lui quelques semaines après cette aventure.
Elle sourit à également au frère de Clarence. Lui demandant si il n’avait rien mais de toute évidence, il se portait comme un charme. Puis ce fut au tour de Jehan. Elle ne savait pas trop comment prendre son regard sur elle. C’est vrai qu’elle l’avait un peu toisé mais maintenant qu’elle s’en rendait compte elle en avait presque honte. Il l’avait sauvée après tout ! Lui plus que Clarence, enfin… Clarence était l’intermédiaire car si elle avait retenue Jehan, elle n’était pas certaine qu’il aurait eu la patience de l’attendre. Mais bon, il l’avait sauvée, elle l’en était donc reconnaissante.
Robert l’en remercia lui aussi.
    Ce serait avec plaisir Jehan. Nos cuisiniers vous prépareront ce qui vous plaira et mon père se chargera de vous récompenser.
Elle lui sourit plus sympathiquement que la première fois et tous allèrent chercher leur monture, direction Corval. Jeyne resta durant le voyage plus proche de Robert et de Clarence que de Jehan qui avouons le, lui faisait un petit peu peur.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

[TERMINE]Une bagarre est une conversation qui use des poings et non des mots !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» De retour au mistral BAGARRE GENERALE Entre vieux!
» Rapport de bataille: Méchant bagarre entre les Nids et Nurgle 1500 pts
» Bagarre au réfectoire [Libre, venez vous défouler !]
» Un bagarre à la taverne
» [Salle à manger]Petit diner entre amis [TERMINE]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-