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Rien ne se passe jamais comme on l'espère ... - Maerie

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Message Lun 13 Fév 2012 - 19:45

N.B : L'action de ce sujet est antérieure à L'originalité, c'est l'art de savoir camoufler sa source.

Port-Réal, la magnifique, la majestueuse cité qui servait de joyau au pouvoir royal dans les Septs Couronnes. Le soleil, malgré l'arrivée de l'automne restait somme toute l'amant le plus dévoué de la ville, pour le plus grand bonheur de ses habitants et des voyageurs de passage. Assis sur un toit plat, reconverti en terrasse pour les clients de l'auberge où il avait pris l'habitude de séjourner quand il venait dans cette ville, Lotho savourait un verre de liqueur de grenades tout en lisant un livre sur l'histoire d'une quelconque province lointaine. Ainsi avait-il pris l'habitude de passer ses après midi entre deux contrats à honorer, vivant au final dans une certaine félicité qui avait de quoi le réjouir toujours et encore plus. Il était devenu, au fil du temps depuis ses six ans d'exil, l'un des clients les plus rentables et apprécié de "La Halte Ombragée", l'auberge tenue par Galt Tassin et réputée pour sa fameuse terrasse que le Braavosi appréciait tout particulièrement. Ce n'était peut être pas la moins chère des auberges, mais elle avait en tout cas le mérite d'être l'une des plus agréables pour les marchands et le petit peuple ayant quelque aisance financière, l'on y trouvait peu de nobles au vu de son éloignement avec les lieux de pouvoirs. Ce qui arrangeait tout autant le patron que les clients, qui pouvaient ainsi se laisser aller sans avoir à faire courbettes et à céder à tous caprices.

Lotho était donc en train de lire, prenant parfois quelques notes sur un parchemin posé sur la table qu'il occupait. Levant les yeux pour apprécier la vue des toits de la ville, il s'humecta les lèvres avant de s'offrir une gorgée de la liqueur qui l'accompagnait dans son étude d'après déjeuner. Il aimait à travailler le ventre plein, cela lui donnait les moyens de mieux se concentrer sur une activité qui ne demandait aucun effort physique. Une brise légère passa sur la terrasse tandis que le Braavosi entendit un pas claudiquant et extrêmement reconnaissable emplit l'escalier, le patron arrivait et le son sec de sa jambe de bois le précédait avec un rythme qui aurait pu presque composer la structure d'un sonnet. En règle générale Lotho n'y aurait pas fait attention mais cette fois-ci cela était légèrement différent. En un même mouvement il ferma le livre, finit le verre, approcha du pied une autre chaise sur laquelle il étendit ses jambes et baissa son feutre sur ses yeux. Avoir l'air de faire la sieste, ne pas sembler occupé et peut être que la clémence de l'aubergiste l'empêcherait de le réveiller. Mais malheureusement son hôtelier n'était pas dupe et connaissait Lotho depuis bien avant son exil de Braavos, après un soupir suite à la montée de l'escalier, l'homme approcha et tira la chaise sur laquelle les jambes de son client reposait, ayant pour effet de les faire tomber ainsi que dans le même temps son feutre pour découvrir un regard profondément blasé et un sourire aigre. L'aubergiste s'assit avec un soupir, avant de commencer la discussion :

- Lotho ... Ça fait combien de temps, dix ou douze ans qu'on se connaît non ? Et t'es toujours infoutu de me cacher les sommes que tu engranges. Je sais qu'à partir d'après demain, je serais à perte avec toi, alors comme t'es plus un ami qu'autre chose je te préviens, nous sommes d'accord ?

Le Braavosi affichait un air profondément blasé, regrettant de ne plus rien avoir à se mettre dans le gosier et imaginant que le demander maintenant pourrait plus que certainement être assez mal vu. Lâchant un soupir contrarié, il se leva et ramassa son feutre avant de dire :

- J'ai compris Galt, je reviens ce soir avec une embauche. Mais si tu avais vraiment été commerçant tu aurais au moins attendu demain avant de me faire revenir à la réalité. Usant d'un ton implorant faussement la pitié, il continua : Tu es un commerçant bien attentionné et un ami bien cruel !

Remettant son feutre sur sa tête, il reprit ses affaires de calligraphie et son livre en arborant un air faussement courroucé. Il vouait une profonde affection à ce tenancier d'auberge, anciennement marin qui avait perdu sa jambe à cause d'un chargement mal fixé. Retournant dans la chambre qu'on lui allouait le plus souvent lorsqu'il venait, il rangea parchemins, livres et toutes autres choses superflues avant d'ouvrir l'armoire qui contenait une tenue bien plus adaptée au fait de faire bon impression et donc de trouver rapidement un employeur. Chemise bouffante rouge, pourpoint noir brodé de fils d'argent, un pantalon de la même teinte, tout deux accordés au feutre qu'il portait sans jamais s'en séparer. Ajustant la demie capeline aux entrelaces rouge et noirs, affichant clairement pour qui connaissait la symbolique de Braavos son statut de danseur d'eau, il finit par s'assurer que la rapière et la dague qu'il portait coulissaient bien dans leurs fourreaux respectifs. Enfin il quitta l'étage intermédiaire de l'établissement après avoir fermé sa porte à clef, pour sortir dans les rues de la cité royale. Nulle autre dans le royaume paraissait-il on ne pouvait trouver affluence semblable à celle de Port-Réal, ce n'était qu'un proverbe assez bien démenti par le peu de personnes qui se trouvaient dans les rues en ce début d'après midi ... Manifestement ce qu'il restait de la chaleur de l'été finissait d'achever les citadins, à moins que ce ne soit tout simplement le fait que l'auberge se situait avant tout dans des endroits moins fréquentés que les grands axes.

Dans les deux cas le spadassin savait où il devait se rendre. Sur la place du marché principal, où il serait certainement capable de trouver plus facilement du travail en questionnant quelques marchands et autres mercenaires cherchant parfois un énième larron pour confronter leur équipée. Se dirigeant dans les rues et les ruelles il jetait le regard sur la faune et les commerces locaux, certes il les connaissait depuis des années ces commerces mais son oeil de natif d'une cité marchande faisait toujours le tour des étals pour dénicher de potentielles bonnes affaires. Aujourd'hui il semblait en tout cas que cela ne serait pas le cas, période assez néfaste pour le petit commerce de Port-Réal, l'approche de l'automne semblant saper quelque peu le moral des habitants et des voyageurs de passage. Cette observation des commerces lui rappela à quel point il avait en effet besoin d'argent, il n'aimait pas le fait de devoir se démener à la tâche pour avoir du temps libre, même si il connaissait la valeur de l'argent de par sa ville natale, il n'aimait pas l'idée d'inféoder sa vie a des cercles de métal. Il avait vu trop de ses amis et compagnons d'armes mourir pour cette valeur qui lui apparaissait parfois trop influer dans les rapports humains, au mépris de l'amitié et de la spontanéité. Chassant de noires pensées, il observa la foule. Les gens qu'ils voyaient autour de lui semblaient tous réellement affairés dans leurs activités régulières et redondantes, Lotho se félicitait intérieurement de sa liberté d'action et de sa liberté de penser.

Parfois il lui arrivait d'avoir du mal à accepter la condition de ceux qu'il rencontrait tous les jours, mais rapidement le fait qu'il n'était pas homme à changer cette donne le rappelait à la réalité. Loin d'un manque de pitié il s'agissait surtout pour lui d'un constat simple : les affaires marcheraient moins bien si ces gens étaient conscients de la liberté qui s'offre à eux s'ils daignaient la saisir. Si ils devaient être moins à cheval sur leur sens de l'autorité et certains de pouvoir dire ce qu'ils voulaient sans penser réellement aux conséquences, alors Lotho aurait beaucoup moins de travail. Chatier des criminels venaient parfois dans ses compétences et il devait bien avouer apprécier ce type d'exercice, pour la simple et bonne raison qu'elle ne laissait pas forcément son épée dans le fourreau qui la protégeait. Et une épée qui manquait d'exercice était comme un amour refusé, tout aussi inutile que pitoyable. Tout en ayant ce type de pensée Lotho s'engouffra dans une ruelle pour couper plus rapidement d'un quartier à un autre et se rendre plus rapidement au lieu de ses espérances les plus pécuniaires : le marché principal. Alors qu'il traversait un homme déboula devant lui, regardant en arrière, il courait comme dératé et était vêtu de guenilles apprêtées de telle façon que le Braavosi puisse vite comprendre qu'il faisait parti de cette engeance urbaine que l'on nommait couramment voleur à la tire. Or qui disait voleur à la tire pressé disait argent assuré, à moins que le guet ne soit à ses trousses auquel cas Lotho serait récompensé de ses efforts de bon citoyen. Marchant encore calmement, Lotho empoigna le manche de sa dague en observant la personne qu'il allait croiser.

Respirant calmement, le danseur d'eau raffermit sa poigne sur la dague à garde en panier dont il usait depuis son premier jour en tant qu'apprenti spadassin apte à user d'armes tranchantes à l'entraînement, un objet auquel il était assurément attaché. Concentré sur les pas de l'homme assimilant ces bruits à la pluie qui tombe en gouttes précises et cadencées il usa de ses années de pratique pour dégainer sa lame au dernier moment et entailler l'homme au coté. Ce dernier tomba sur le coup tant de la surprise que de la douleur, il eut a peine le temps de toucher sa plaie que déjà le Braavosi était sur lui, la lame sur sa gorge. D'une voix froide le spadassin tonna :

- Pas un bruit l'ami. Sinon ta gorge subit le même sort que ton flanc, à bon entendeur ... Ton butin !

Le voleur regardait à la fois la lame et l'homme qui se tenait au dessus de lui, tentant de juger sa marge de manœuvre. Manifestement un regard à l'autre arme que portait Lotho. D'une voix mêlée de surprise et de douleur :

- Généralement "l'ami" on se contente de pointer l'arme, pas de l'utiliser.

Lotho afficha un sourire totalement carnassier et amusé à la fois, avant de répondre à son débiteur :

- Je ne connais pas les manières de ces contrées. Ni votre degré de patience. Mais la mienne s'étiole aussi vite que la fraicheur d'un jus de fruit au soleil. Mais vu que tu as l'air d'avoir de l'humour tu apprécieras certainement ce trait d'esprit : La bourse ... ou la vie ?

Résigné, le voleur montra ses mains pour signifier qu'il n'y avait aucun danger et mis un de ses bras dans sa chemise pour en sortir deux bourses et les tendre vers son agresseur, lequel prit les deux aumônières avant de se reculer et de dire :

- Va te faire panser maintenant, j'ai assez de pitié pour ne pas te couper la langue, mais si jamais j'ai des ennuis à cause de toi l'ami ... Crois moi que c'est ton envie de dépenser ton butin en vin et en femmes qui partiront, à tout jamais.

Le voleur se releva prestement, oubliant sa douleur qui le rappela à la réalité. Regardant avec une crainte certaine son agresseur il finit par prendre la fuite en claudiquant. Lotho quand à lui essuya sa lame sur un mouchoir avant de la ranger dans son fourreau, l'entaille n'était pas profonde et avait surtout vocation à surprendre, un ou deux points de suture et il n'y paraîtrait plus même si le malandrin ne devait certainement plus avoir les moyens de se payer ce genre d'interventions. Qu'il était aisé d'être un esprit libre des contraintes de ce pays et de ses usages, peut être que les aumônières qu'il avait volé l'aiderait à se payer quelques semaines de plus à l'auberge. Au vu du poids de ces dernières, ce n'était pas forcément la meilleure des pioches. Alors qu'il commençait à compter le contenu d'une des deux prises qu'il venait de faire, il remarqua du coin de l’œil que quelqu'un l'observait ... Relevant la tête, il darda un regard méfiant tout en usant d'une voix suspicieuse fortement teintée de son accent :

- Je dérange votre passage peut être ?
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Message Jeu 16 Fév 2012 - 21:49

Calme, silencieuse et endormie. Ainsi décrite, la perler d'Achat aurait même semblé méconnaissable aux plus assidus de ses clients. Assiduité qui la veille en avait mené certain à rester plus longtemps qu'à l'accoutumé, et à ne laisser les délicieuse pensionnaire qu'à la venue de l'aurore. Et si, dans le petit bouic rue de la soie, les filles pouvaient se lever lorsqu'elles le souhaitaient, elles ne s'endormaient jamais avant que tout homme ai quitté la maison.
Une chose en entrainant une autre, les jolies fille de la perle profitaient donc maintenant de la quiétude de leur maison pour dormir alors que s'éveillait la ville. Et si la tranquillité n'était pas ce que venait chercher les hommes dans le bordel, les filles, elles, l'accueillirent non sans plaisir…

Dans la petite chambre aux tentures violine du deuxième étage, Maerie ne semblait pas le moins du monde dérangée par les ronflements de sa colocataire. Dans le grand lit à baldaquin et malgré les fins rayons de soleil baignant la pièce dans une brume orangée, les deux jeunes prostituées dormaient à poings fermés. A la Perle d'Ashaï il y avait plus de prostituées que de lit, se ventait parfois la tenancière. Maerie n'aurait pu la contredire, depuis ses 18 ans déjà, elle partageait son lit avec l'une de ses soeurs d'adoption. Les ronflement de Magda, elle s'y était donc fait.

Une porte claqua sans ménagement. Pas assez pour réveiller les douces endormies. Des pas lourds et déterminés martelaient les vieilles marches en bois de la bâtisse, indiquant qu'on les gravissait à la hâte. Rien d'assez important pour soustraire les prostituées de la tendre étreinte de l'édredon. Puis…l'éclat strident et assourdissant de la ferraille s'entrechoquant disgracieusement, ne s'accordant du répit que pour laisser place à la voix ferme de Madame Shessa.
"debout, là d'dans" "On se reveille les p'tites" "Allez du nerf".

Un grognement s'échappa des lèvres de Maerie, alors que Magda, bougonne, s'enroulait dans les draps qui la recouvrait.
"ch'suis crevée,
Je dormirai bien encore au moins quelques millier d'année."

Maerie n'en pensait pas moins, mais ne se sentait pas le courage de parler, encore moins d'ouvrir les yeux. Mais alors que les deux jeunes filles espéraient encore sous-tirer encore quelques minutes de sommeil, la porte s'ouvrit à la voler, laissant courir une légère brise dans la pièce.
Maerie n'eut pas besoin d'ouvrir les yeux pour peindre le portrait de sa mère de lait, Shéssa, debout dans l'encadrement de la porte, casserole et cuillère en bois au pommeau, poing contre les hanches, son regard agacé posé sur elles. Elle entendait presque déjà sa…

"Magda, sors moi d'là, du te charge du ménage aujourd'hui"

…voix. A côté, elle sentit le corps de sa soeur s'étirer, alors qu'elle soufflait pour la forme.

"Toi aussi debout, il te faut une nouvelle robe pour ce soir."

Cette fois, Shessa s'adressait à elle, plus aucun doute n'était possible. Maerie ouvrit alors les yeux, se redressant dans son lit, alors qu'aussi vite qu'elle y était rentré, la tenancière quittait la pièce.

"Putain d'vie" Lança Magda qui s'activait déjà à nouer sa robe.

"Une putain de vie de putain" Lui répondit Maerie, avec un sourire, le premier de la journée, faisant ricaner son homologue.

Dans le grand salon, qui faisait aussi office de hall et de réfectoire quand les filles étaient seules, le calme n'était plus d'actualité. Certaines filles s'affairaient au ménage, d'autre jouaient, riaient… Le bordel était éveillé. Maerie ajoutait une fine cape foncé sur une robe vert clair de petite facture. Des robes elle n'en possédait que deux, celle qu'elle portait au moment même et qu'elle utilisait les rare fois où elle sortait de la perle, puis celle qu'elle portait ici, pour les clients, faite de soierie mauve et de perle. Celle là même qui hier soir s'était retrouvée aspergé de vin de la treille par un client éméché. Rien de bien méchant en soi, mais malgré les tentatives de Shéssa pour la débarrasser de la grosse tâche pourpre qui la recouvrait, la robe était foutue.

Il ne restait donc plus qu'à s'en acheter une nouvelle. Comme l'avait souligné sa mère de lait, elle se devait d'être propre et désirable dans ses soieries. Car même si les clients de la perle n'aspiraient qu'à ce qu'elle finisse nue, l'étape effeuillage n'en restait pas moins importante.

"J'y vais" Avait elle simplement lancé dans le brouhaha de la maison avant de refermer la lourde porte derrière elle.

A l'extérieur le soleil était haut dans le ciel, mais elle n'aurait su dire si ce dernier était levé depuis peu ou si il n'allait tarder à se coucher. Les ruelles avoisinant le bordel étaient quasiment désertes, mais elles faisaient parties de celles qui étaient beaucoup plus vivante la nuit. Elle s'avait où se rendre pour acheter de quoi se vêtir, et avait aussi de quoi payer. Mais, surement enivrée par l'air encore chaud de la ville et l'air frais qu'elle n'avait pas respirée depuis quelques jours, Maerie laissa ses pas la guider jusqu'au marché, son bruit, sa foule. Elle observait tranquillement la vie suivre son cours à Port-Réal, les habitant s'affairer. Elle sourit soudain en voyant à l'intersection entre deux rues, un petit groupe de jongleur, constitué d'enfant, qui attroupait quelques curieux. Elle eut un petit sourire désolé mais amusé pour les passants arrêté pour regarder le spectacle. Souvent ce genre de spectacle ne servait que de diversion pour qu'un autre membre du groupe passe tranquillement dans le public et les déleste de leurs bourse. Le petit Rey s'adonnait souvent à ce genre de vol. Maerie le chercha un instant du regard sans le trouver. Le jongleur était un petit garçon dont les cheveux, sous la crasse, devait être blond. Il jonglait d'ailleurs sacrement bien pour son jeune âge… Et Maerie sans s'en rendre compte s'était arrêter à son tour pour regarder les spectacles.

Une légère bousculade la fit sortir de ses pensées… Elle se retourna vaguement vers un homme vêtu de guenille qui s'éloignait déjà. Elle retourna à sa contemplation du groupe de jongleur…
"mais qu'elle idiote"

Sa main se posa sur la poche de sa cape ou se tenait jusque là sa bourse. Il n'y sentit rien d'autre que le vide.

"Vous! Restez là"

L'homme qui s'éloignait jusque là tranquillement, sursauta, se tourna vers elle qui s'avançait déjà sourcils froncés vers lui, puis détala en courant. Elle se mordit les lèvre de l'avoir interpeler , sous la surprise, si peu discrètement. Avait-elle esperé qu'il le lui rende bien gentiment?

Pas son argent. Le ventre de Maerie se sera, alors qu'elle se mit à courir à sa poursuite, en tentant de se frayer un passage dans la foule. Elle voyait encore sa tête, quelques mettre devant. Il se retourna d'ailleurs vers elle et parut surpris de la voir encore à ses trousses.

"Arrêtez le!"

Des curieux se tournaient vers elle. Mais aucun n'esquissait un mouvement. Sa robe l'empêchait de courir, et elle manqua de trébucher plusieurs fois, alors que devant elle la distance avec le voleur se faisait de plus en plus grande. Elle le vit tourner dans une ruelle, tout au bout de la rue, bien trop loin au bout.

"Vous'a s'mé ma jolie" Lui lança un homme dont l'embonpoint le boudinait dans sa tunique. Elle le gratifia d'un regard noir mais n'arrêta cependant pas sa course.

Pourtant quand elle atteint la ruelle, elle n'avait plus grand espoir d'y trouver son voleur, tant sa course avait été longue. Mais, quand essoufflé elle mit un pied dans la petite rue, le bruit d'une lame qu'on dégaine la fit s'arrêter. Au loin la silhouette d'un homme se dessinait parmi quelques passant, sous sa lame elle en aperçut rapidement son voleur, visiblement blessé. Surprise, elle n'esquissa d'abord pas un mouvement et observa la scène. L'homme armé venait de récupérer sa bourse et son voleur… s'enfuyait à nouveau.

Maerie ne sortit cependant pas tout de suite de sa stupeur. Car si dans un premier temps elle avait pu espérer que l'homme avait fait preuve de générosité et récupérer son bien pour le lui rendre… Maintenant, en le voyant allègrement vérifier le contenu des bourses, elle compris qu'il avait simplement détroussé le voleur pour s'approprier son butin.

Ce fut finalement l'inconnu lui même qui la força à sortir de son mutisme en la remarquant enfin et lui lançant un regard soupçonneux.

" Je dérange votre passage peut être ?"

Il avait un étrange accent, et des vêtements peu habituels, mais Maerie le releva à peine. Ses sourcils s'était fronçait.

"Oh non,
vous êtes tout juste là où vous devez être alors surtout ne bougez"


Essoufflé de sa récente course et encore sous le coup de son détroussage, la jeune fille avait garder dans sa voix une touche d'agacement et une certaine froideur qui ne lui était pas coutumière.

Elle le remarqua soudain, car elle reprit son souffle et épousseta sa robe malmené par la course. Son chignon s'était quand à lui détaché et ses cheveux parsemaient son dos.

Elle posa son regard sur le voleur de voleur, et après un instant de silence tendit la paume, déterminer.

"Ces bourses m'appartiennent"

A moitié vrai en fait. Une seule était la sienne, mais après tout une de plus ne serait pas un mal.
Puis feignant l'ignorance quand à l'intention de l'homme de s'approprié l'argent, elle ajouta.

"C'est très gentil à vous de les avoir récupérer, vraiment"

Sa main était toujours tendu, sa phrase quoique courtoise avait été brève montrant qu'elle ne contait pas s'éterniser mais récupérer les bourses. Et si elle se montrait déterminée, elle n'était cependant pas certaine que l'homme lui remette l'argent. Après tout il était armé et vraiment massif par rapport à la jeune prostituée. Elle ne faisait pas vraiment le poids si celui ci décidé de partir dans lui rendre l'argent.
Ses lèvres s'était étirées en un sourire aussi courtois qu'elle le pouvait.
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Message Ven 17 Fév 2012 - 13:35

Qu’il ne bouge pas ? Mais de toute façon il était certain que le spadassin n’en avait pas l’intention bien au contraire, les ruelles étaient ses lieux de prédilection pour compter son argent, car quelqu’un qui se formalisait à une telle tache dans ce genre d’endroits apparaissait toujours comme dangereux aux yeux du commun de passants. Relevant son chapeau d’un index sûr, il commença à toiser la personne qui le fixait, une jeune femme, très belle cela il devait bien l’avouer, ses cheveux détachés parsemaient les contours de son visage de boucles aguichantes. Vêtue comme tout un chacun dans cette ville, quoique avec une certaine élégance, celle des femmes qui cherchent avant tout à plaire quelque soit leur condition sociale. Toujours était-il qu’elle lui demandait de ne pas bouger, fort bien il n’en avait pas vraiment l’intention, mais cependant le fait qu’elle ne trousse pas son propre chemin au vu de la scène qui venait d’avoir lieu, au moins pour alerter la garde ou les passants intriguait l’homme. Quelque chose, dans toute cette histoire ne semblait pas tourner tout à fait rond, il en aurait mis sa main au feu, à la coupe ou bien même à la question si l’occasion s’en était (malheureusement) présentée. Le ton de cette jeune femme qui plus est semblait loin de la résignation et de l’abandon habituel des gens face à une telle scène. Elle semblait agacée mais également méprisante envers lui, un sentiment qui le plus souvent était tout simplement inexistant chez les gens de basse extraction. Tandis qu’elle semblait remettre ses vêtements en place après une course poursuite certainement éreintante, Lotho fronça les sourcils en l’observant plus profondément. La jeune femme posa enfin son regard sur lui, un regard déterminé et plein d’assurance qui fit sourire intérieurement Lotho devant tant de courage du quotidien. Elle réclamait les bourses, comme étant les siennes, la tête haute et le visage assuré, arguant ensuite qu’il avait été très aimable de les récupérer.

L’homme en avait vu d’autres parmi les filous mais appréciait le trait d’esprit. Quand bien même ces deux bourses lui appartenait vraiment, sa situation financière faisait en sorte qu’il ne se permettrait jamais de la laisser partir avec l’ensemble de la somme, il en avait grands dieux trop besoin. se redressant le Braavosi darda un regard amusé sur son interlocutrice avant d’entamer un mouvement d’une fluidité parfaite pour se fendre d’une grande révérence, rangeant les deux bourses dans son pourpoint et saisissant son chapeau de l’autre main. Sur le ton de la courtoisie, il répondit dès lors :

- Et moi Lotho Volentin, Danseur d’Eau de Braavos. Enchanté mademoiselle « Ces bourses m’appartiennent, c’est très gentil à vous de les avoir récupérer, vraiment. » ! Vous m’excuserez de ne pas sacrifier à l’usage du baisemain, cependant mes gants sont tachés du sang de votre voleur …

Se relevant, il fit quelques pas en direction et observa son sourire, elle avait toujours la main tendue vers lui. Semblait-il qu’elle espérait à récupérer l’ensemble de la prise, intérieurement Lotho n’aurait eu aucun scrupule à lui rendre sa part, mais il préférait être sûr de ne pas commettre d’impair avant de céder aux demandes de la grâce diaphane qui fermait l’une des sorties de cette ruelle. Continuant encore sa tirade, il exhorta :

- Et vous me rejoindrez si j’assure que voir vos douces mains, tout du moins doivent elles certainement l’être au vu du soin que vous semblez porter à votre apparence, vos douces mains donc, tachées de sang seraient un affront aux dieux eux-mêmes. Maintenant ma chère racontez moi comment une femme d’un port aussi altier puisse se faire voler autant d’argent en une fois. Vous semblez être accoutumée des lieux, qu’à t-il bien pu se passer pour que vous vous retrouviez ainsi délestée ? Généralement les habitants ne se laissent pas avoir aussi facilement voyons ! Ainsi donc cela doit être certainement …

S’asseyant enfin sur quelques caisses ainsi posées dans la ruelle contre le mur aveugle d’un quelconque commerce, le spadassin croisa les bras sur son pourpoint, interdisant ainsi l’accès à son butin. Regard sincèrement intéressé il entreprit donc de tenir ainsi réunion pour comprendre au mieux si l’interlocutrice était en droit de demander les deux bourses qu’il avait subtilisé au précédent voleur. Une fois bien installé il continua donc sa tirade :

- Fascinant ! En effet quand on y pense, quel étrange concours de circonstances vous a ainsi fait défaut pour vous retrouver ainsi dans une ruelle sordide avec un individu dont la langue, au vu de sa longueur ne saurait être coupée ? Drôle d’affaire s’il en est, je dois bien vous le concéder, car bien que je n’aie jamais été membre du guet, je trouve qu’il y a là cachalot sous gravillon, si vous me permettez l’expression.

Se relevant des caisses sur lesquelles il s’était assis, il s’approcha encore de la jeune femme, son regard démontrant toujours une grande dose d’amusement à cet exercice linguistique qu’il était en train de jouer. Car en effet il devait bien se l’avouer, plus qu’une volonté de faire diversion ou bien encore de tenter de se défiler en mots avant de fuir toutes jambes en avant, il s’agissait surtout pour le spadassin de tenter d’occuper le plus possible la conversation pour rendre confuse son interlocutrice et savoir si, oui ou non, il devait lui rendre l’ensemble de la somme, ce qui lui semblait en soi un peu trop gros pour être réaliste, il devait bien l’avouer. Ainsi ton courtois et regard amusé il se dirigeait vers elle, s’arrêtant à un mètre environ d’elle avant de dire de son accent chantant et exotique :

- A moins, oui mademoiselle, à moins que vous ne tentiez là de me jouer un vulgaire tour de bluff. Je n’ai rien contre eux sachez le, bien au contraire ils me sont je dois bien l’avouer des outils courants voir même très paradoxalement parmi les plus francs amis que je puisse dénombrer.

Sortant la bourse la plus remplie de son pourpoint il la soupesa avant de regarder Maerie avec ce même sourire amusé. La dévisageant encore de tête en pied il conclut par ces mots :

- Vous semblez me servir là un bien doux mensonge armé seulement d’un sourire, seulement vous savez certainement comme moi que ces ruelles ne se contentent pas d’un sourire et qu’en temps normal ce serait de votre robe dont vous auriez du vous dévêtir. Je veux bien croire, mademoiselle, que vous soyez la propriétaire d’une de ces aumonières, mais pas que vous soyez sotte au point de penser qu’un sourire et une main tendue allaient doubler votre fortune. Voyons, votre regard est trop alerte pour se satisfaire de telles considérations et le mien est trop usé pour se laisser avoir par un sourire, même si le votre doit faire chavirer bien des cœurs. Venons en au fait mademoiselle …

Le regard de Lotho passa de l’amusement à une certaine mélancolie, teintée d’une très sincère curiosité. Il se rapprocha encore de la jeune femme pour darder son regard de plus en plus interrogateur dans ses yeux avant de demander, d’une voix tout autant sincère et naïve qu’intriguée :

- Pourquoi tentiez vous de voler un voleur qui n’a pas hésité à blesser, et n’hésiterait pas longtemps à tuer, comme sa conscience me demande de vous le certifier, avec juste un sourire ? Vous n’avez rien de celles qui pensent s’en sortir avec des sourires, j’en veux pour preuve que vous ne semblez pas être habituée à les utiliser pour remercier les gens …
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Message Ven 24 Fév 2012 - 18:12

Le voleur du larron, se redressa et il suffit à Maerie de voir se dessiner sur son visage un sourire amusé pour comprendre qu'il ne serait pas aussi aisé de récupérer sa bourse, et encore moins de s'approprier la seconde.

L'homme n'en resta pas moins courtois, et lui accorda même une révérence et des présentations en bonne et due forme. Ce qui, il fallait l'avouer, la désarçonna. Il fallait dire qu'on se donnait rarement la peine de les lui faire. Du baise main? Encore moins. C'était le genre de galanterie dont on ne s'embarrassait pas avec une prostituée. Mais après tout, son homologue ignorait sa condition? Fallait il alors qu'elle se présente? Pas dans ses habitude non plus, alors elle ne fit rien, se contentant de retenir le nom de l'homme. Lotho Volentin. Danseur d'eau. Elle pensa d'abord que c'était une raillerie, mais la présentation était sérieuse. Un danseur d'eau… Maerie sans vraiment savoir de quoi il s'agissait, en imagina plusieurs définition… aucune ne lui paru probable, la plupart saugrenu, et elle se retint bien d'en faire part au fameux Lotho.

Le danseur d'eau s'approchait maintenant d'elle. Elle ne su si c'était l'effet de la ruelle sombre ou l'aspect imposant du Braavosi, mais sa première réaction fut de refermer sa main jusque là encore tendue et de poser un pied en arrière pour reculer. Cependant elle se ravisa, et ne bougea finalement pas. Pas question de se défiler. Puis, aussi étrange que cela puisse paraitre, l'homme, malgré le sang présent sur ses mains prouvant qu'il venait d'user de son épée, n'avait pas vraiment l'air effrayant.

Elle prit cette fois le temps de l'observer, chemise rouge et bouffante, pantalon de la même couleur, l'homme n'avait rien d'habituel à ce qu'on aurait pu voir à Port-Réal. Pourtant l'excentricité de ces habits éclatants, Maerie l'avait déjà rencontrée. Tout en s'attardant sur sa dague, puis sur son pourpoint brodé de fils d'argent, la jeune courtisane ne mit pas longtemps pour se souvenir de cet homme, vêtu comme celui ci, qui avait un jour passé une nuit au bordel en sa compagnie. Un Braavosi, lui avait-il expliqué. Maerie avait beau n'avoir jamais vu autre chose que la ville de port-Réal, n'avoir jamais regarder plus loin que les rives de la Néra, elle n'en avait pas moins réchauffé de nombreux étranger, qui de passage dans la ville, se laissait tenter par la perle d'ashaï et ses filles. Le Braavosi avait été bavard, presque autant que celui ci, même si, elle devait l'avouer, il était difficilement égalable. Tout deux avaient le même accent chantant des cités libres.

Dans sa longue tirade il mit d'ailleurs le doigt sur un élément fâcheux. Comment Maerie, habitante de Port Réal depuis sa naissance s'était elle laissé berné aussi facilement pas le voleur. La jeune prostituée ne se retint pas de faire légèrement la moue. Son égo (de courtisane, mais égo tout de même), en avait pris un sacré coup. Que fallait elle qu'elle réponde? Qu'elle s'était laissé distraire par quelques jongleurs?

Elle n'eut de toute façon pas le temps d'ouvrir la bouche, l'homme reprit, avec le même air amusé, sa tirade.

Maerie se contenta donc de l'observer, bras croisé sous sa poitrine. Un léger sourire sourit au coin de ses lèvres. La situation n'aurait pas du l'amuser, mais il fallait avouer qu'elle était bien mal tomber, son mensonge était bien trop culotté pour un homme dépourvu de naïveté… Récupérer les deux bourses, il fallait qu'elle s'y fasse, allait être difficile. Plus le Braavosi avançait dans sa tirade, plus il touché juste. Maerie silencieuse fut d'ailleurs heureuse que son visage ne trahisse pas son désappointement.

Lotho se saisit d'une des bourses, Maerie la reconnut comme étant la sienne. Il était maintenant qu'à un mètre d'elle, mais entre ses mains fermes et la protection de l'homme l'aumônière était pourtant hors de porté.

L'homme lui fit comprendre qu'un sourire ne suffirait pas. Maerie sourit avec un peu d'amertume en pensant que son sourire à défaut d'une dague était sa seul arme avec, peut être, la chaleur de ses étreintes. Sotte, elle l'avait été aujourd'hui, à plusieurs reprise, mais, pensait-elle, la fin justifiait parfois les moyens.
Elle ne put cependant s'empêcher de rire à l'une de ses remarque, pas de manière moqueuse, juste qu'elle n'envisageait pas ce dont parlait l'homme comme un véritable danger. Elle ne put d'ailleurs pas s'empêcher de lui répondre.

"Être contrainte de me dévêtir? Pour moi ça ne serait rien de plus qu'un deuxième vol pour aujourd'hui, le risque était à prendre"

Elle n'avait pas pour habitude de le faire gratuitement, ça s'arrêtait là pour elle.

La longue tirade de l'étranger et sa façon de la dévisager avec son air amusé n'avait pas désarçonné la prostituée. Cependant le changement brusque d'attitude du Braavosi l'étonna. C'est cette fois curieux qu'il lui posa une ultime question. Le flot de parole du Braavosi s'arrêta, et la ruelle apparut alors silencieuse. Ne laissant guère d'autre choix à Maerie que de lui répondre.

Elle inspira et reposa ses yeux dans ceux du Braavosi.

"me faire tuer? Certes ça serait fâcheux, mais la misère a cela de bon qu'elle supprime la crainte"

Elle fit un pause.

"Je vous l'accorde je ne suis pas ce qu'il y a de plus miséreuse, mais cet argent est tout ce que j'ai et justement j'en ai besoin.
Alors un sourire, malgré peut-être mon manque d'habilité, c'est tous ce que j'ai ici pour récupérer mon argent.
Sotte je le suis surement de m'être laissé délester aussi facile, pour une ruse que je connais moi même, mais du reste, on ne peut me reprocher que d'essayer de récupérer mon du."


Elle réfléchit un instant.

" Un sourire a peu de chance de marcher en effet. Mais pourquoi ne pas essayer, aurais-je du rentrer simplement chez moi et abandonner tout espoir de retrouver mon argent. Les risques me disiez-vous? Me faire tuer me semble peu probable, les hommes rechigne toujours à tuer une femme, voleur ou non. La pire des choses serait alors comme vous me l'avez fait remarquer de me faire dévêtir. Sur cela, je vous ai déjà donné ma réponse."

Elle marqua une longue pause, puis s'avança à son tour vers le Braavosi et de sa bourse.

"Si il faut donc être claire, alors soyons-le et posons les bonnes questions"

" Allez vous me tuer?
A vrai dire je n'en ai pas l'impression, pourquoi user tant de salive si tel était votre intention… A moins que cela soit dans les coutumes de Braavos?


Elle ajouta avec un petit sourire mutin.

"ô n'y prenait pas là une quelconque espèce de défis"

Elle reprit son questionnement.

" Allez vous violer alors?"

Sa voix avait été claire, la situation ne semblait pas l'effrayait. Maerie entendait d'ailleurs la voix de sa mère et maquerelle la prier d'être plus prudente et de ne pas jouer avec le feu.

"Mais surtout, allez vous me rendre mon argent?"

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Message Dim 26 Fév 2012 - 13:46

Manifestement la jeune femme qu'il avait rencontré dans cette sordide ruelle, alors qu'il était en plein larcin n'était pas du genre à se laisser dominer par le premier venu. Et ce malgré le rire qu'il avait réussi à lui arracher devant sa tirade, répondait ensuite que rire ne serait que subir un deuxième vol dans la journée, relativisation somme toute évidente qui fit également sourire Lotho. Une qualité toute à son honneur selon le danseur d'eau qui restait pour l'instant impassible et curieux face à la jeune femme. Sentant son parfum, il se dit qu'il avait déjà capté la même senteur dans les rues de Port-Réal, sans vraiment arriver à se rendre compte de ce que cela pouvait être réellement, un parfum connu pour autant. Étrange, encore une chose à mettre au compte de ce que ça curiosité dévorante allait lui permettre de poser comme question, pas forcément tout de suite. Pour l'instant, après tirade du Braavosi, il était temps pour la jeune femme de rétorquer. Lorsque le petit sourire qu'elle arborait s'ouvrit, il était déjà comme pendu à ses lèvres, tendant l'oreille aux proses potentielles qui pourraient s'offrir à lui. Enfin donc elle répondit aux allégations du spadassin.

Elle commença par dire que le fait de se faire tuer n'était pas chose à lui faire peur, au vu de la misère où elle vivait. Au vu de ses vêtements et de sa posture elle ne semblait pourtant pas être dans la misère la plus crasse que l'on pouvait habituellement trouver dans les faubourgs et les bas-fonds de Port-Réal. Lotho commençait à voir un peu mieux qui se trouvait en face de lui, car si la souffrance ne semblait pas physique il se pouvait fort bien qu'elle soit profondément morale. Un nouvelle indice sur la quête de l'identité réelle de la personne qui lui faisait face. Cette dernière semblait d'ailleurs suivre ses pensées, arguant qu'elle n'avait peut être pas la plus miséreuse des conditions, mais l'argent qu'il possédait en cet instant était sa seule fortune et elle en avait donc particulièrement besoin et elle souhaitait réellement le récupérer dans les plus brefs délais, demande tout à fait légitime selon le danseur d'eau qui excusait bien son manque d'habileté, mais avait particulièrement apprécié l'idée de débuter une discussion sur ce prétexte. Manifestement son but était tout à fait atteint vu que la jeune femme continuait à lui parler avec un sens certain des réalités, arguant que même si elle avouait la difficulté de faire croire à une telle ruse, il était tout à fait légitime qu'elle cherche à le récupérer. Lotho acquiesça d'une haussement d'épaule et d'une expression convenue, comprenant tout à fait le but de la démarche de son interlocutrice.

Elle sembla par la suite réfléchir un instant avant de continuer l 'exposé de sa situation. Arguant que les seuls moyens par lesquels elle pouvait en effet finir était soit de se faire tuer, même si comme elle le démontrait c'était là une chose plus que hautement improbable, ou bien de finir dévêtue avec les conséquences que cela allait imposer, possibilité à laquelle elle avait déjà donné une réponse, de surcroît avec une certaine maîtrise de la situation. Au fond de lui il pensait très franchement qu'il avait affaire à une personne tout à fait désabusée, ce qui au vu de l'âge qu'elle semblait avoir n'était pas facile à croire, voire même à concevoir. Sa vie ne devait en rien être une partie de plaisir pour qu'elle tienne un discours aussi blasé, ce qui commençait à attrister quelque peu le Braavosi, ce dernier faisant l'effort de le cacher pour autant. La dernière partie de l'exposé de la jeune femme eut tout du moins l'effet de le faire sortir de ses pensées, elle résumait sa réflexion en des points très simples : Tout d'abord elle ne pensait pas du tout qu'il allait la tuer, comme elle le précisait pourquoi aurait-il autant parlé, à moins que les Braavosi fassent la discussion à la cible de leurs intentions meurtrières. Lotho répondit au petit sourire mutin de la jeune femme avec un rire franc, avant de répondre d'une voix amusée :
- Ne vous formalisez pas mademoiselle, c'est juste que je suis un éternel hâbleur à la cadence d'élocution particulièrement élevée.

Mais ce fut la suite du résumé de Maerie qui choqua particulièrement le spadassin, elle émit en effet la possibilité qu'il veuille la voler. Ouvrant des yeux particulièrement surpris, il restait atterré par la possibilité qu'avait émis cette jeune femme, jamais il n'arriverait à de telles extrémités et il fallait bien avouer que c'était une chose qui le répugnait tout particulièrement. La jeune femme quand à elle profitait sans en avoir conscience du choc qu'elle avait provoqué chez le spadassin qui se recomposa rapidement un visage plus concentré. La dernière phrase qu'elle prononça considérait donc l'argent qu'il lui avait indirectement pris et demandait si il allait ou non lui rendre. Question très pragmatique encore une fois, bien que légèrement stupéfait que l'on émette la possibilité qu'il commette un acte aussi atroce que le viol sur quelqu'un le révulsait au plus au point. Légèrement troublé, il se redressa quelque peu avant de répondre d'une voix aussi hésitante qu'outrée :

- Ce .. ce n'est pas dans mes habitudes ma chère, bien loin de là. Je ne prends pas offense par rapport à mes bavardages et leur vitesse ainsi que leur ampleur. Mais la simple idée que mon attitude ait pu vous laisser penser que je serais homme, ou plutôt devrais-je dire animal, à perpétrer un acte aussi horrible m'offense au plus haut point. Vous me voyez d'ailleurs également bien attristé, contrit, désolé, que j'ai pu vous laisser croire cela.

Faisant trois pas en arrière, il plongea la main dans son pourpoint et en sortit la bourse la plus garnie tout en continuant de parler, reprenant quelque peu de sa contenance, il dit :

- Si il s'agit d'une aumônière qui contient toute votre fortune, j'ose espérer qu'il s'agit de celle que je vous tends maintenant. Prenez là tant comme votre bien rendu que comme une preuve de mes plus plates excuses pour vous avoir laissé penser que j'étais un homme aux valeurs morales bien plus basses que la racine des roses que j'ai, croyez le ou non, plutôt l'habitude de faire fleurir pour sublimer les âmes des gens que je rencontre.

Lui donnant l’aumônière avec une certaine délicatesse il semblait réellement retrouver de sa superbe. Manifestement la jeune femme était partie sur une mauvaise impression et le spadassin se devait moralement de renverser la vapeur, de faire en sorte qu'elle ne reparte pas en pensant avoir échappé de près ou de loin à un moment tout aussi sordide qu'inconcevable pour le danseur d'eau. D'une voix bien plus confiante, agrémentée d'un regard et d'un sourire on ne peut plus sincère, il finit par dire :

- Mais surtout, je tiens à ce que vous ne gardiez pas mauvaise impression de notre rencontre. Nous sommes partis, de par ma faute, sur une très mauvaise pente. Puis-je vous demander le plus sincèrement et le plus vertueusement du monde de me dire comment je pourrais me faire pardonner et vous amener à comprendre que je n'ai rien d'un quelconque malfrat de passage ? Vous me verriez honoré d'accéder à votre requête, si elle est dans la mesure de mes possibilités, cela va de soi.
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Message Mar 28 Fév 2012 - 17:02

Un éternel hâbleur, elle voulait bien le croire. Et si chez certaine personne ce trait de caractère, pouvait signifier une certaine fausseté, chez le danseur d'eau, Maerie, elle, y décelait une certaine spontanéité. C'était d'ailleurs peut être une des raisons pour laquelle, elle ne se sentait pas tout à fait en danger dans la ruelle. Mais cela ne l'empêcha pas d'exposer ses trois questions sur ce qui, selon elle, était susceptible de se passer. Car Maerie, malgré son ressenti de la situation, n'en restait pas moins terre à terre et lucide. Et malgré ses premières impressions face à son vis-à-vis, elle de ces personnes qui se méfient toujours et qui préfèrent envisager toutes les possibilités. Et après tout, dans une ruelle isolée, face à un homme armé, les pires n'étaient elle pas à soulever?

Maerie, parfois à tort, se montrer souvent sur la défensive lorsqu'elle se trouvait hors des murs du bordel où elle avait toujours vécu.

Si ses questions s'étaient faites directes, certes un peu crues, elle n'avaient pas imaginer une seconde qu'une d'entre elles puisse ébranler le Braavosi.
Pourtant, il ne lui fallut qu'un regard pour apercevoir les traits de son homologue changer, alors qu'un instant auparavant il répondait à l'une des remarques de Maerie avec un rire franc.
Les yeux du Braavosi s'étaient ouverts, surpris, elle y interpréta un certain malaise, sa remarque l'avait blessé. La prostituée, jusque là plus au moins sur d'elle, se retrouva alors presque aussi décontenancé que l'homme en face d'elle. Une vague de culpabilité la pris aux tripes, et elle crut sentir ses joues s'empourprées.

C'était visiblement sa question sur la possibilité d'un viol qui avait stupéfié le danseur d'eau. Et au vue de la réaction de l'homme, la jeune femme aurait aimé pouvoir ravaler sa question. Elle ouvrit d'ailleurs la bouche, avec l'intention de se reprendre, mais c'est l'accent chantant de Lotho qui raisonna dans la ruelle, mais ce dernier ne sonnait plus de la même manière qu'au début de leurs rencontre. Elle l'avait offensé par sa supposition, comme elle s'en était déjà rendu compte.

Ce qui était sur, c'est que la réaction de l'étranger la déstabilisait. Elle n'avait pas imaginé le blesser. Sa question, avait d'ailleurs été plus proche de la provocation que d'une réelle supposition. Pourtant, il fallait être bien sotte, pour imaginer ne pas blesser quelqu'un en le supposant violeur. Et Maerie devait bien avouer qu'elle n'avait pas fait preuve de beaucoup de discernement en mettant Lotho dans le même sac que ces hommes que le danseur d'eau nommait "animaux".

Elle se mordilla l'intérieur de la joue, comme souvent lorsqu'elle était gênait. Lotho Volentin, s'excusait à présent, accentuant un peu plus la culpabilité de la jeune fille. Il déposa l'une des aumônières entre les mains de Maerie. La prostituée observa longuement la petite bourse de cuire. Il s'agissait bien là de la sienne. Pourtant, alors que la récupérer était son intention en se présentant dans la ruelle, la jeune femme n'éprouva pas la satisfaction escompté, mais plutôt une espèce d'amertume.

Elle s'était en effet, bien trompé sur le danseur d'eau. Il n'avait rien d'un voleur ou d'un malfrat, et était bien plus noble qu'elle l'avait imaginé.

"Vous ne vous êtes pas mal conduit, et certainement mieux que je ne l'ai fait. Je suis juste trop méfiante. Et … c'est moi qui devrait m'excuser, car je n'ai pas réfléchis au fait que ma méfiance puisse vous blesser."

"Je…je ne voulais pas vous offenser."

La phrase, aussi brève qu'elle fut, était sincère et teinté de de culpabilité.

Il assurait maintenant qu'elle était partie sur une mauvaise impression et lui demandait encore une fois comment se faire pardonner et lui proposer même d'accéder à l'une de ses requêtes. Maerie dut d'ailleurs rester éberluée un instant, et se surpris même à hausser un sourcil, alors qu'elle restait interdite. En effet, l'homme en face d'elle n'avait rien de ce qu'elle avait imaginé, il était… bien plus étrange encore. A vrai dire, Maerie n'avait jamais reçu d'excuse d'un homme, car après tout, les excuses c'est ce qu'ils réservaient à leurs femme quand il venait au bordel. Mais surtout, on ne lui avait jamais proposé d'accéder à l'une de ses requêtes, à vrai dire des requêtes d'une prostituée on s'en moquait bien à Port-Réal, et c'était plutôt à elle, de par sa position d'accéder à celle de ses clients contre quelques pièces.
La proposition du braavosi, la situation elle même, l'ensemble laissa Maerie hésitant, et finalement incapable de demander quoique ce soit à l'homme en face d'elle… Elle aurait bien entendu pu profiter de la situation comme elle avait voulu le faire en affirmant que les deux bourses lui appartenaient, mais ne pu s'y résoudre, elle ne le méritait absolument pas.

"Mais…non,
je ne mérite rien de cela."


Sa voix avait était plus un balbutiement surpris, qu'un réel flot de parole. Elle secoua la tête et se reprit, la voix plus assuré.

"Puis, vous me rendait l'argent que vous avez vous même récupérer, alors que je ne me suis même pas soucier du fait que vous en avez certainement aussi besoin que moins."

Elle avait agité la bourse entre ses mains pour accompagné ses paroles.

"Je ne mérite pas vos excuses, c'est moi qui vous ai blessé. C'est moi qui devrait donc m'excuser. De vous avoir jugé trop rapidement, ..."

Les mots étaient aussi difficile à prononcer que les remerciement du début de leurs entrevues. Pourtant cette fois ils étaient sincères, et Maerie de mordait les lèvres à l'idée que Lotho puisse penser le contraire. Puis elle n'aimait pas ne pas maitriser sa gêne et ses paroles.

Elle inspira alors et finit sa phrase avec un léger sourire sincère et légèrement mutin pour radoucir l'atmosphère.

"Puis n'oublier pas que j'ai tenter de vous soustirer les deux bourses alors qu'une seule m'appartient, ceci même aurait du suffire à vous faire comprendre que je ne mérite pas ces excuses, ni cette requête que vous m'accordez."

Maerie, fit une pause. Le silence était un peu pesant. Elle inspira et se repris, reposant enfin ses yeux vert dans ceux de Lotho. Un sourire un peu gêné mais sincère ornait son visage.

"Vous avez raison sur une chose nous somme partie sur une très mauvaise pente. Mais c'est aussi et surtout de ma faute.
Ma requête est toute simple que vous acceptiez de me reconsidérer et d'oublier ce que je vous ai laisser voir de moi jusque là."


Elle serra l'aumônière entre ces deux mains qu'elle releva légèrement.

"Je vous remercie pour cela. Sans vous je dois bien avouer que je n'aurais jamais pu la récupérer"

Elle glissa la bourse dans une des poches amples de sa veste. Puis reprit.

"Encore une impolitesse de ma part, je ne me suis pas présentée alors que vous l'avez déjà fait depuis longtemps.

"Je suis Maerie"


Elle s'inclina, puis laissa fleurir au coin de sa bouche un sourire mutin. Elle se rappela de la présentation de Lotho Volentin, danseur d'eau de Braavos.

"Mes présentations sont plus courte, mais de ma naissance à aujourd'hui même il ne m'a été donnée de voir que Port-Réal et son port, et si je ne suis pas mauvaise danseuse… l'eau n'a encore jamais été l'une de mes partenaires."

Un touche d'humour pour détendre l'atmosphère et ravivant la curiosité de Maerie quand à la réelle signification de "danseur d'eau".

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Message Ven 2 Mar 2012 - 18:23

Manifestement la proposition que venait de lui faire le danseur d'eau avait été accueillie avec surprise par son interlocutrice. Ses yeux et toute son expression semblait signifier qu'elle était totalement abasourdie par le demande que lui avait fait Lotho, comme si ce genre d’égards n'avaient pas ou rarement sa place dans sa vie. Outre le fait qu'il comprenait maintenant un peu mieux dans quelle branche professionnelle elle devait s'épanouir, il se dit que la jeune femme ne devait pas avoir une vie très joyeuse. Et ce à l'image de nombreuses personnes dans la société qui caractérisait les Sept Couronnes, un triste constat qu'il apprenait jour après jour à tolérer, depuis maintenant six ans qu'il y résidait également. La jeune femme quand à elle argua qu'elle ne méritait pas tant d'attention de sa part, d'autant plus qu'il lui avait déjà rendu son argent alors qu'il en avait certainement très besoin lui aussi. Cette affirmation n'était pas totalement dénuée de logique, mais le spadassin ayant pour idée de trouver un nouveau travail durant la journée, cela manquait quelque peu de justesse. Il avait surtout pris cette bourse car c'était une belle opportunité de se renflouer à peu de frais et ce tout en volant un voleur, ce qui était une ironie trop délicieuse pour ne pas la savourer à pleines dents. Ainsi donc pensait-il malgré tout pour sa part qu'elle en avait amplement plus besoin que lui, sans même l'ombre d'un doute d'ailleurs. Après qu'elle eut agité son aumônière pour confirmer ses dires, elle rajouta que c'était plutôt à elle de s'excuser d'avoir mal jugé son interlocuteur et ses actes. Elle lui rappela qu'elle avait également tenté de lui subtiliser maladroitement par la parole ces deux bourses, ce qui valait sa petite malhonnêteté. A cette observation, Lotho répondit avec un léger sourire amusé :

- Disons alors que la faute est toute partagée entre nos deux personnes, ignorantes de la vraie nature de l'un et de l'autre. Moi incapable de voler en menaçant, vous incapable de voler en mentant. Mais cependant, vous ne seriez pas arrivée à temps, je n'aurais pas demandé mon reste et aurait pris votre argent pour moi, il faut bien l'avouer. Mais une fois que vous étiez ici, je n'aurais eu aucune utilité à nier ou à vous molester, car en effet je ne tue que lorsque c'est indispensable et rarement les membres du beau sexe.


Chose assez rare dans une conversation où se retrouvait le spadassin, un léger moment de silence s'installa. Lui même ne trouvait rien à redire et attendait que la jeune femme fasse un vrai choix par rapport à la proposition qu'il lui avait soumis voilà une ou deux minutes. Elle semblait pour sa part reprendre sa respiration pour continuer de parler, avant de reprendre en le fixant dans les yeux tout en se parant d'un léger sourire gêné. Concédant au spadassin qu'ils étaient en effet mal partis dans cette rencontre elle argua que c'était en grande partie de sa faute ce qui n'était pas réellement le point de vue du Braavosi, mais soit. La requête qu'il lui avait demandé d'exaucer fit enfin son apparition lorsqu'elle énonça une demande simple, permettre à leur rencontre de repartir à zéro pour convoler vers de meilleurs auspices. Avant qu'il ne put lui répondre, elle serra sa bourse contre elle et le remercia de l'avoir retrouvée, car elle pensait bien ne jamais avoir pu la récupérer autrement. Cette affirmation était en effet tout à fait juste car si le voleur avait passé la ruelle où Lotho se trouvait sans encombres il aurait certainement pu se mêler rapidement au reste de la foule qui se trouvait dans l'avenue située non loin, à partir de ce moment là et même avant il aurait été impossible à Maerie d'espérer retrouver son détrousseur et le butin dont elle avait la propriété. Alors qu'il allait lui répondre pour signaler qu'il était heureux de savoir qu'il avait pu être utile, elle embraya à nouveau en soulignant l'impolitesse dont elle avait fait preuve en ne se présentant pas encore, rapidement elle donna donc au spadassin son prénom : Maerie, avant de s'incliner avec un léger sourire taquin qui provoque le même sourire chez Lotho. Ce dernier enleva son chapeau en guise de salutations tout en le remettant répondit :

- Eh bien ma chère Maerie, enchanté de faire enfin votre connaissance. Il est agréable de pouvoir mettre un nom sur le visage, fort agréable en votre cas de surcroît, de la personne avec qui l'on devise.

Laissant à nouveau la parole à la dénommée Maerie, il écouta avec intérêt ce qu'elle allait bien pouvoir lui apprendre de plus sur elle même. Elle justifia le fait que ses présentations étaient plus courtes que celle du spadassin de par ses origines modestes, arguant qu'elle n'avait jamais posé ses yeux verts sur quelconque autre endroit que Port-Réal et son port. Ce genre de vies étaient monnaie courante dans ces terres mais désolait toujours profondément l'éternel grand voyageur qu'était Lotho. Il était tellement triste que nombre de ces personnes n'aient jamais la possibilité d'entrevoir les instants d'éternité que seuls pouvaient offrir les voyages au long cours, conscient de la chance qu'il avait d'être un aventurier, voyageur et surtout sachant raconter les faits, faire revivre des scènes par la simple parole, il aimait à sa façon conter aux gens les lieux et les personnes qu'il avait rencontrés sur sa route. Cependant parfois même les gens qu'il espérait ainsi divertir ne comprenaient pas totalement la portée et la symbolique des récits qu'il leur contait. Alors que son esprit accomplissait les circonvolutions précédemment décrites, Maerie quand à elle termina son discours en expliquant que malgré ses qualités de danseuse, elle n'avait jamais encore eu l'eau pour partenaire. Ce trait d'esprit eut pour effet de dérider le spadassin qui se lança dans un rire joyeux, avant de répondre d'une voix amusée :

- C'est en effet le propre de l'eau, il est difficile de lui tenir la main pour accomplir quelconque gigue. Sachez que ce titre ne renvoie pas au fait que je puisse être un homme quelque peu excentrique, quoique, qui aurait comme idée principale et se mettrait bille en tête d'inviter la mer à danser. Il s'agit en fait d'un titre honorifique que certains Braavosi se voient attribuer pour saluer leur maîtrise parfaite de la science du combat avec l'arme que vous voyez à mon coté, que l'on nomme rapière. D'ailleurs cela me fait penser que vous n'êtes pas présentées toutes deux ...

Avec une rapidité toute aussi fulgurante que fluide, Lotho dégaina son arme dans un mouvement ample avant de la brandir garde au niveau de sa poitrine, lame vers le ciel, son autre main accompagna le reste de son corps en une semi révérence alors qu'il dit très solennellement :

- Laissez moi, chère Maerie, vous présenter mon amie la plus fidèle et la seule à laquelle je dois la vie à plusieurs reprises. Accueillez avec la gentillesse qui semble vous caractériser ma très chère et unique : Repentance.

Et le spadassin de rengainer dans un mouvement tout aussi fluide que le premier, remettant son feutre en place il finit par reprendre la discussion d'un ton particulièrement amusé, amical et tout autant sincère :

- Mais quand à danser, cela est en effet également une activité que j'affectionne particulièrement. L'une de celles qui vous met du baume au cœur et permet d'en apprendre tout autant sur soi même que sur la personne qui vous accompagne. Cela me donne d'ailleurs une idée charmante, vous me prendrez peut être pour quelqu'un de sans gêne mais qu'importe, j'ose ! Voulez-vous que nous allions danser ? Nous trouverons certainement un troubadour ou tout autre artiste doué d'un don certain pour la musique, peut être même quelque établissement proposant ce genre de spectacles d'ailleurs ! Et chemin faisant, chemin dansant, il nous sera possible d'apprendre à combler l'un pour l'autre les curiosités inhérentes à une rencontre fortuite.

Tout en prononçant ces mots, le spadassin avait esquissé trois pas de danse avec la grâce certaine d'un homme entraîné depuis sa plus jeune enfance a renforcer la maîtrise de ses mouvements, de ses jeux de jambes aux acrobaties. Ses pas rythmés lui conduisirent au coté de la jeune femme, à qui il proposa de façon très galante son bras pour l'accompagner. Et avant même qu'elle ait répondue de reprendre la conversation pour demander :

- D'ailleurs, je sais que la galanterie demande à laisser parler le beau sexe avant même de penser pouvoir prendre la parole mais les usages peuvent, j'en suis convaincu, être parfois détournés si l'intention est noble. Alors, première question ma chère Maerie. Attention tenez vous prête : Que savez vous de ces terres que sont les septs couronnes ? Y êtes vous heureuse ? N'hésitez pas à disserter, je vous assure tout mon écoute et ma compréhension.
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