AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Une vie sans émotion est une vie perdue ▬ Naell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Dim 5 Fév 2012 - 20:13

     Cela faisait désormais quelques temps que la jeune Naell était à Kenning, le sujet n'avait plus été abordé avec Yoren après qu'il soit passé pour se renseigner sur les projets de son capitaine et – entre-autre – savoir quand est-ce qu'il comptait livrer la demoiselle à son oncle. Il avait trouvé la Myrienne habillée avec des habits beaucoup plus pratiques qu'élégants et en train de s'occuper des tâches avec les autres servantes, il ne lui en avait pas fallut plus pour comprendre que Sargon comptait garder la jeune femme pour son usage personnel. Habitué aux lubies de son capitaine, le second de la Veuve Salée n'avait rien demandé à son sujet et s'était simplement renseigné sur les projets futurs. C'était la principale qualité que le Harloi appréciait chez son plus proche « ami », cette absence de curiosité qui lui permettait de ne pas devoir sans cesse se justifier alors qu'il n'en faisait qu'à sa tête. Le sujet de Naell était donc rapidement passé au second plan et les marins du boutre ne se demandaient plus quand allait être le prochain voyage à Dix-Tours. Une affaire réglée en somme.

     La Myrienne avait été rapidement adoptée par les autres domestiques, après tout, les femmes-sel ne différaient pas particulièrement des autres servantes du château, excepté qu'elles étaient aussi les concubines des seigneurs. Cela dit, le Harloi n'avait pas encore demandé à la présence de la jeune femme à ses côtés alors que le soleil se couchait, elle n'avait pour l'instant que le rôle d'une simple serf et était donc considérée comme telle par ses « collègues » qui s'occupaient de lui apprendre les us et coutumes des habitants des îles. Il était vrai que plusieurs d'entre elles avaient été enlevées par lord Kenning et séjournaient donc ici depuis très longtemps, mais il existait aussi plusieurs domestiques qui étaient simplement des roturières de l'île de Harloi. Il y avait d'ailleurs plusieurs épouses des marins de la Veuve Salée et elles s'appliquaient donc à faire savoir à la Myrienne qu'elle était relativement tranquille avec une telle place, sans compter que son propriétaire était très souple avec l'Antique Voie et lui permettrait donc d'avoir plus de libertés que les autres femmes-sel. En finalité, elle menait une vie très « normale » entre deux nettoyages, la cuisine ou tout simplement un bref moment de répit. Sargon passait le plus clair de son temps sur la mer à piller les navires imprudents et lorsqu'il rentrait, tout son temps était occupé par les conseils de guerre avec Dagon ou encore des discussions avec d'autres capitaines de la flotte de fer. Naell avait donc tout le loisir de se passer de lui, ce qui ne devait pas être pour lui déplaire certainement.

     Après une journée passée à voyager d'une île à l'autre pour rencontrer divers capitaines, Sargon rentra finalement à Kenning où le reste de la famille s'était absenté pour une raison qui ne concernait pas le jeune homme. Il en profita donc pour se détendre un peu en se lavant et en se débarrassant du sel de mer irritant, puis le Harloi se retira finalement dans sa chambre pour profiter du feu de cheminée qui y flambait, destiné à chasser l'humidité des murs qui rendait la pièce froide avec l'arrivée de l'automne. Alors qu'il songeait à la suite des évènements, son esprit s'égara vers la jeune Myrienne et il décida de profiter de ce moment de tranquillité pour profiter un peu de sa présence en espérant qu'elle n'avait rien perdu de sa verve. Il la fit donc mander et elle fut rapidement conduite jusqu'à la chambre du capitaine. Celui-ci était installé sur un siège face au feu, les pieds posés sur la table qui se trouvait à côté, il fit signe à Naell de refermer la porte derrière elle avant de l'inviter à s'asseoir sur le siège qui se trouvait à côté du sien. Elle n'avait pas encore récupéré ses habits, mais une tenue plus pratique et moins embarrassante à porter. Il laissa planer quelques instants de silence, profitant du silence après la rude journée, alors que la nuit tombait doucement, puis le jeune homme prit enfin la parole.

     ▬ Et bien, comment trouves-tu cette vie ? Moins libre que celle que tu devais mener avant j'en conviens, mais au moins tu n'as pas à trimer pour essayer de gagner quelques pièces pour survivre. »

     Il ne cherchait nullement à minimiser la situation, après tout si Naell ne se plaisait pas ici elle était libre de le dire clairement. Il soupira légèrement en reportant son attention vers le feu, discuter était une chose qui demandait de l'attention et lorsque l'on était aussi manipulateur que lui, l'esprit devait être constamment en éveil. Après un bref silence, le jeune homme se redressa légèrement dans son siège avant de glisser sa main jusqu'à l'une des nombreuses poches de son pantalon, puis il en extirpa quelque chose tout en faisant signe à la Myrienne d'approcher sa main. Il avait tendu sa main libre pour qu'elle y pose la sienne et approcha finalement l'autre pour lâcher quelque chose dans sa paume avant de refermer ses doigts sur ce qu'il venait de lui donner. Il libéra alors son poignet avant de reposer ses mains sur les accoudoirs de son fauteuil.

     ▬ Je n'en ai pas besoin, elle est abîmée et en plus elle est trop petite pour que je puisse en faire quoi que ce soit. Elle pourra certainement te servir non ? »

     Il s'agissait de la pierre précieuse récoltée chez le marchand où elle avait été capturée, elle était abîmée et il en manquait un petit bout qui avait dessiné plusieurs fines lézardes qui donnaient un air « flou » à la pierre. Inutilisable c'était un fait, mais cela n'en restait pas moins quelque chose de valeur, elle pouvait en être satisfaite, même si Sargon doutait qu'elle comprenne ce que cela représentait. Le Harloi décida alors d'orienter la conversation sur ce qui l'intéressait, à savoir que Naell avait été relativement docile et que, comme il l'avait dit plus tôt, elle serait récompensée pour sa bonne conduite. Quelques nouvelles secondes de silence passèrent alors que son regard mordoré était planté sur les flammes qui dansaient dans l'âtre, puis il prit enfin la parole.

     ▬ Les autres filles m'ont dit que tu travaillais bien et que tu étais une bonne fille. Une conduite qui me fait plaisir, tu auras donc un récompense comme je te l'avais promis la dernière fois. Il tourna les yeux vers elle. Je me suis renseigné sur le matériel dont tu as besoin pour ton métier, j'ai tout ce qu'il faut sur mon boutre, je vais demander aux filles qu'elles t'installent un endroit où tu pourras bricoler... Travailler plutôt. Tu auras quelques pierres pour commencer, rien de bien précieux par contre. »

     Elle devrait mériter tout cela, prouver qu'elle désirait réellement se montrer aussi docile qu'elle semblait pouvoir l'être, mais sans jamais perdre ce petit quelque chose qui faisait qu'il avait décidé de la garder pour elle au lieu de la donner à son oncle. Ses yeux se reportèrent sur les flammes qui crépitaient, dégageant une chaleur très agréable qui donnait plus sommeil qu'elles ne reposaient. Plusieurs questions défilaient dans son esprit, il chercha un instant comment les présenter avant de reprendre la parole de son éternel ton arrogant, elle finirait par s'habituer à cette attitude.

     ▬ As-tu quelque chose à me faire savoir ? Quoi que ce soit qui te contrarie ? J'ai du mal à croire que tu puisses ne rien avoir à me répondre à tout cela. »

     Un sourire amusé flotta alors sur ses lèvres pleines tandis qu'il tournait à nouveau la tête vers Naell. Il était vrai qu'elle semblait avoir une certaine propension aux protestations et à la critique, nul doute qu'elle trouverait quelque chose à souligner. Il avait hâte de voir ce que ce serait cette fois-ci.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 5 Fév 2012 - 23:27

Les semaines avaient passé depuis sa dernière conversation avec le capitaine. Bien qu'elle n'ait pas répondu clairement à sa question, le fait qu'il ne l'ait pas envoyé à son oncle prouvait qu'il avait compris qu'elle avait choisi de rester. Toute la nuance était dans le non-dit, il avait tout pouvoir sur elle, mais lui avait tout de même demander son avis sur sa nouvelle habitation.

Les autres domestiques, pas esclaves, bien que la différence semblait trop subtile pour que la jeune femme la saississe, l'avaient acceptées. Naell avait cessé de les questionner à ce sujet. Quand elle vivait avec Keban elle s'occupait des tâches ménagères mais ici c'était très différent. Un château ne se gérait pas de la même manière qu'une maison. Une question de taille et du nombre de chose à faire. La jeune myrienne continuait d'aller pieds nus, et les autres de rire du fait qu'elle ne sache pas enfiler ses chaussures, mais Naell avait simplement décliné toute proposition d'apprentissage en ce sens. Alors même les sourires s'étaient fait rare, quand on la voyait courir pieds nus dans le chateau.

Elle n'avait pas revu le capitaine depuis, il semblait très occupé selon les domestiques. Pour Naell cela ne changeait pas grand chose. Elle se languissait de Myr, sa cité, de son art aussi. Rien ne remplacerait jamais la chaleur brûlante des flammes sur ses bras, les pierres qui chantaient quand le marteau les frappait, la joie simple en voyant son travail achevé. Ici sur l'île, bien qu'elle n'ait pas encore pu aller explorer l'extérieur, tout lui paraissait gris et terne. Des rumeurs de guerre et de combats, des choses que Naell ne comprennait pas vraiment puisqu'elle s'en était toujours tenue à l'écart jusque là.

Elle était en train d'aider à la préparation du repas pour les domestiques, puisque les maîtres s'étaient absentés.

-"Le maître te demande, Naell"
-"Maintenant ?"


Elle avait finit par croire qu'il l'avait presque oubliée.

-"Oui, maintenant."
-"Attends ! Apportes lui ça, pour le faire patienter. Nous allons préparer le repas"
-"D'accord"
-"Hate-toi mais ne renverse rien."


Naell hocha la tête, emportant le plateau qui contenait un peu de pain, du lard, recouvert d'un linge, et une cruche de vin. Le domestique la conduisit jusqu'à la porte des appartements de Sargon puis la laissa seule. Son départ fut suivit par un regard noir de la jeune femme. Tout le monde ne l'appréciait pas au chateau visiblement. Elle déposa le plateau au sol pour pouvoir ouvrir la porte, le reprit et la franchit.

Il était assis sur un fauteuil, les pieds posés sur une table, elle s'approcha pour y déposer le plateau, tandis qu'il lui faisait signe de s'asseoir sur le fauteuil près du sien.

-"Et bien, comment trouves-tu cette vie ? Moins libre que celle que tu devais mener avant j'en conviens, mais au moins tu n'as pas à trimer pour essayer de gagner quelques pièces pour survivre."


Elle observa la pièce, celle-ci faisait partie des nombreux endroits où elle n'avait pas le droit d'aller, consciente qu'une mauvaise réponse amenerait une punition sous une forme ou sous une autre. Un vaste lit, deux fauteuils ainsi qu'une table qui faisaient face à une cheminée, sous ses pieds un tapis. Dans un coin de la pièce, une armoire, plusieurs coffres de différentes tailles, une fenêtre donnant sur la mer.

-"Convenable. Le cuisinier m'a dit de vous porté cela, en attendant que le repas soit prêt"

Son regard se fit songeur.

-"Toute liberté a un coût"

Le fait que le prix doive être payé est la preuve qu'il mérite de l'être. Cette leçon venait de Keban. Elle suivit son regard vers le feu, les flammes l'attiraient autant que la mer la repoussait. Mais elle se trouvait présentement trop loin pour sentir leur chaleur. Un mouvement de Sargon attira le regard de la jeune myrienne, elle lui tendit sa main au dessus de la sienne, comme il le lui demanda, y fit tomber un objet avant de refermer la main de Naell dessus.

Ses yeux gris restèrent posé sur lui, avant qu'elle ne finisse par ouvrir la main sur une pierre, pas n'importe laquelle cependant.

-"Le fait qu'elle ait été dans votre poche ne l'a pas transformée en une véritable pierre pour autant. Et même si cela avait été le cas, elle est presque inutilisable."

C'est cette nuance, ce presque, qui différenciait le simple artisan de l'artiste. Bien qu'on ne lui ait toujours pas rendu ses affaires dont le livre blanc, elle avait continué d'imaginer des bijoux pour le jour où elle trouverait à nouveau dans un atelier. L'orfèvre observa la pierre entre deux doigts, songeuse.

-"Les autres filles m'ont dit que tu travaillais bien et que tu étais une bonne fille. Une conduite qui me fait plaisir, tu auras donc un récompense comme je te l'avais promis la dernière fois. Je me suis renseigné sur le matériel dont tu as besoin pour ton métier, j'ai tout ce qu'il faut sur mon boutre, je vais demander aux filles qu'elles t'installent un endroit où tu pourras bricoler... Travailler plutôt. Tu auras quelques pierres pour commencer, rien de bien précieux par contre."

Son attitude et son regard traduisirent son étonnement. La tête légèrement penchée vers lui. Cette attention la laissa sans voix. Il lui avait bien dit qu'elle aurait peut-être le droit de travailler, mais elle pensait devoir monnayer cette faveur dans un lit. Les questions qu'il lui posa brisèrent son étonnement.

-"Je souhaiterais récupérer mes propres affaires. Tout en continuant à porter ce que vous voudrez."


Une concession pour une concession. Son ton contenait un mélange d'ironie et de défi.

-"Pourquoi..."

La jeune femme ne savait pas précisément quelle était la question, et si elle désirait réellement en connaître la réponse.

-"...tout ça ?"

En lui montrant la pierre, et le droit de posséder à nouveau un endroit à elle. Soudain il redevenait un homme et elle une simple femme. Une douleur naissait dans sa poitrine, remontait en enlacant sa gorge tel un serpent et englobait sa tête, lui donnant l'impression d'être entourée d'un coton étrange, d'une brume désagréable. Elle aurait voulu fuir, mais doutait que ses jambes la portent si elle décidait de se lever. Le regard qu'elle posa sur lui fut celui d'une proie apeurée voyant arriver un mortel prédateur. Naell ne pouvait détourner son regard, empli de frayeur.
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Lun 6 Fév 2012 - 15:04

     La jeune femme avait l'air hésitante, à moins que ce ne soit simplement qu'un souhait de le faire patienter un peu pour qu'il comprenne qu'elle répondrait lorsqu'elle en aurait l'envie. Il tourna ses yeux mordorés vers elle, tandis qu'elle contemplait la pièce comme si c'était un lieu inédit et différent de tout ce qu'elle avait pu connaître jusqu'à ce jour. Bien que les chambres étaient interdites d'accès aux servantes qui n'étaient pas en charge de les entretenir, la pièce ne changeait pas réellement des autres du château. Entièrement faite de pierre, il était difficile de la rendre chaleureuse malgré les quelques peaux de bêtes posées au sol et accrochées au mur, des fourrures qui venaient des récents pillages sur le Nord pour être exact. L'on y voyait toutefois la patte de Sargon dans quelques affaires posées sur les meubles, des décorations qui n'étaient pas aussi voyantes dans les autres pièces de la demeure des Kenning, une manière de montrer qu'il se moquait de l'Antique Voie si précieuse chez les autres Fer-nés. Naell répondit finalement, expliquant qu'elle avait apporté quelque chose en attendant le repas, mais il n'avait pas faim. Le voyage suffisait à le contenter, il était plus épuisé qu'affamé et préférait se passer de manger quoi que ce soit. D'un geste de la main il balaya ces paroles alors qu'elle avait terminé de lui répondre. Était-ce pour le repas où pour le coût dont elle parlait ? Bonne question.

     ▬ Je n'ai pas faim, mais fais-toi plaisir si le cœur t'en dit. Une brève pause avant qu'il ne continue. L'on a rien sans rien. Il suffit de savoir si ce coût n'était pas trop élevé pour ce que l'on en tirait. »

     Arriva ensuite sa réaction vis-à-vis du « cadeau » qu'il venait de lui faire, cette pierre qui aurait fait plaisir à n'importe quelle femme, que ce soit Deirdre ou même certainement Elyn, mais Naell lui trouva les mêmes défauts que Sargon qui ne manqua pas de sourire. Il était vrai que la pierre n'avait rien d'intéressant si ce n'était qu'elle brillait assez pour pouvoir attirer les yeux, au fond, elle n'avait plus rien de précieux et aurait aussi bien pu terminer au fond de l'océan à nourrir les poissons. Il la regarda en silence, amusé de constater qu'elle n'était visiblement pas intimidée et qu'elle ne se gênait pas pour lui faire savoir qu'il lui donnait de la pacotille. Quelques mots lui vinrent à l'esprit et le temps qu'il les ordonne rapidement pour les présenter sous le meilleur angle, la demoiselle était en train d'analyser la pierre.

     ▬ Cette pierre ne correspond pas à ce que l'on attend d'une pierre, pourtant va savoir pourquoi, j'ai décidé de la garder. Est-ce que je vais le regretter ? Je n'en sais absolument rien. »

     Il parlait aussi bien de la pierre que de Naell, après tout, la jeune femme ne correspondait pas réellement à ce que l'on pensait en parlant d'une femme-sel, mais pourtant le Harloi avait décidé de la garder. Il aimait beaucoup l'idée de pouvoir faire naître des questions dans la jolie tête de la jeune femme, du moins en considérant qu'elle se souciait de ce qu'il pouvait bien penser de tout cela. Rien n'était moins sûr. L'étonnement visible sur le visage de la Myrienne l'amusait tout autant, il s'attendait à une pareille réaction, certainement qu'elle en avait déduit – justement d'ailleurs – qu'elle aurait droit à ses récompenses si elle se montrait docile en ouvrant les cuisses. Pour être sincère, au début il y avait songé, attendre de voir comment cela se passait et l'en récompenser ensuite. Mais le Fer-né avait considéré qu'elle n'était pas une catin et que la payer pour ses « services » au lit serait la traiter comme telle. C'était pour cette raison que Sargon avait donc décidé de la récompenser pour son comportement général de servante et non de femme-sel. Cela se passerait autrement, il y réfléchissait encore, ce qui expliquait qu'elle n'avait pas eu besoin de le rejoindre un soir pour qu'il s'occupe de lui faire savoir quel était son nouveau rôle.

     Elle amena à nouveau le sujet de ses affaires en expliquant qu'elle accepterait toujours de porter ce qu'il voudrait. Son ton avait quelque chose de mordant qui lui fit tourner la tête pour plonger ses yeux mordorés dans ceux si clairs de la jeune femme. La couleur des prunelles de la belle ne cessait de l'étonner et de l'attirer, des yeux comme l'océan et pourtant elle le détestait. C'était étrange. Une dualité qu'il aimait beaucoup et dont il ne se lassait pas encore. Une question arriva alors, puis une autre tandis que la Myrienne lui montrait la pierre. C'était justifié comme demande, cela dit Sargon ne savait quoi lui répondre. Parce qu'il en avait envie simplement ? Puis un brusque changement s'opéra dans les yeux de la jeune femme alors qu'elle avait l'air de réaliser quelque chose, certainement qu'elle pensait qu'il allait lui demander de faire son devoir de femme-sel ? Peut-être bien, peut-être pas, en tous les cas pas pour les raisons qu'elle croyait certainement. Il n'esquissa pas un geste alors que Naell semblait pétrifiée par la peur, se contentant de répondre brièvement.

     ▬ Parce que j'en avais envie tout simplement. »

     Il détourna brièvement les yeux pour les poser sur les flammes qui ne cessaient de crépiter dans l'âtre, ne bougeant pas plus que la jeune femme à ses côtés, puis reporta finalement son attention sur Naell sans esquisser le moindre geste dans sa direction. Elle lui appartenait, s'il en avait le souhait, il pourrait la contraindre à faire ce qu'elle voulait, mais ce n'était pas son style. Sargon n'aimait pas devoir se battre pour obtenir les faveurs d'une femme, ce qui expliquait aussi qu'il soit l'un des seuls à ne pas participer aux viols lorsqu'ils faisaient des raids. Pour qu'il se sente intéressé, la femme devait être consentante et si elle se montrait trop hostile, il finissait par se lasser à force et cela se terminait comme la précédente concubine qu'il avait eu. Mais avec Naell, sa patience n'était même pas entamée. Le jeune homme soupira légèrement avant de reprendre.

     ▬ Ne crains rien, je ne te donne pas ça pour te forcer à écarter les cuisses pour moi. Tu n'es pas une catin que je sache ? Je ne vais pas te payer pour que tu fasses ton devoir, prends cela comme une récompense pour ton comportement en tant que domestique. Sauf que toi, tu as l'avantage d'être ma femme-sel et de mériter plus d'attentions que les autres servantes. »

     Il avait parlé d'un ton calme et posé qui tranchait étrangement avec ce qu'il avait l'habitude de dire, peut-être que la Myrienne ne comprendrait pas ce qu'il voulait dire, il n'en serait guère surpris, après tout ce n'était pas si évident que cela. Les autres Fer-nés gâtaient leurs femmes-sel pour qu'elles ne soient pas trop sauvages lorsqu'ils décidaient de s'en occuper, certainement que les domestiques devaient en avoir parlé avec Naell après tout. Il était légitime qu'elle pense qu'il allait profiter de son corps sans qu'elle ne puisse donner son avis. C'était tentant, il avait déjà pensé plusieurs fois à la faire venir pour profiter de sa présence, mais avait toujours repoussé cette petite voix après quelques minutes d'hésitation. Qu'elle soit à côté de lui ou ailleurs ne changerait pas sa maîtrise de lui-même. Un silence s'était installé alors que les yeux du capitaine s'étaient reposés sur le feu, puis il reprit.

     ▬ Je vais devoir partir en mer pour quelques temps prochainement, si à mon retour tu t'es comportée aussi bien que jusqu'à présent, tu pourras récupérer tes affaires. Il inspira longuement. En tous les cas, sens-toi rassurée vis-à-vis de mon comportement avec toi, je n'aime pas devoir me battre pour avoir les faveurs d'une femme, je peux les avoir sans problèmes ailleurs, alors si tu me crains, tu n'auras pas à t'en faire pour ce côté de notre relation. Un discours bien étrange il fallait en convenir, mais la suite arriva rapidement. Mais un jour ma patience sera épuisée et je te donnerai à quelqu'un de moins exigeant que moi. »

     Levant sa main, il la passa sur son visage alors que la fatigue se faisait légèrement sentir, le feu et la chaleur environnante n'aidant pas à le garder éveillé. Le Harloi changea légèrement de position et replaçant ses pieds sur la table sans renverser le plateau évidemment, puis fixe droit devant lui avant de poser une dernière question à la Myrienne.

     ▬ As-tu peur de moi Naell ? »


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 6 Fév 2012 - 23:30

-"Cette pierre ne correspond pas à ce que l'on attend d'une pierre, pourtant va savoir pourquoi, j'ai décidé de la garder. Est-ce que je vais le regretter ? Je n'en sais absolument rien."

La jeune femme baissa un instant la tête, son attitude était détendue, songeuse même.

-"La pierre peut être retaillée afin de mieux convenir à celui qui la porte."

Sans réellement le regarder, preuve qu'elle avait compris le double sens. Keban n'avait jamais eu besoin de la menacer de la remettre dans la rue si elle lui désobéissait. C'était un accord tacite, que l'enfant n'avait jamais cherché à trahir, ni même à savoir jusqu'où s'arrêterait la patience du vieil orfèvre.

-"Parce que j'en avais envie tout simplement."

Leurs regards se croisèrent, le gris de la roche affrontant l'or de la terre. Ses paroles ne la rassurèrent qu'à demi.

-"Ne crains rien, je ne te donne pas ça pour te forcer à écarter les cuisses pour moi. Tu n'es pas une catin que je sache ? Je ne vais pas te payer pour que tu fasses ton devoir, prends cela comme une récompense pour ton comportement en tant que domestique. Sauf que toi, tu as l'avantage d'être ma femme-sel et de mériter plus d'attentions que les autres servantes."

Son corps se détendait à défaut de son esprit, elle paraissait moins crispée, la lueur de frayeur dans son regard reflua laissant place à ce mélange d'ironie joueur qui semblait la caractériser. Pourtant Keban aurait su que le masque restait fragile.

-"Je ne doute pas que vous ayez toutes les filles de joie que vous voulez et les maladies qui vont avec."

Sa répartie manquait de piquant.

-"Et vous m'offrez de quoi travailler, sans me rendre mes outils..."

Un soupire s'échappa de ses lèvres, tandis que les mots qu'elle aurait dû prononcé furent offert au silence, remplacé par un léger sourire sur la bouche de la myrienne.

-"Je vais devoir partir en mer pour quelques temps prochainement, si à mon retour tu t'es comportée aussi bien que jusqu'à présent, tu pourras récupérer tes affaires. En tous les cas, sens-toi rassurée vis-à-vis de mon comportement avec toi, je n'aime pas devoir me battre pour avoir les faveurs d'une femme, je peux les avoir sans problèmes ailleurs, alors si tu me crains, tu n'auras pas à t'en faire pour ce côté de notre relation. Mais un jour ma patience sera épuisée et je te donnerai à quelqu'un de moins exigeant que moi."

-"Partir ou ?"

Sans relever le reste de sa phrase.

Elle l'observa quelques instants, avant de se lever pour se placer derrière lui. Posant légèrement ses mains sur les épaules du capitaine, celles-ci étaient fraîches sans être froide.

-"Le devrais-je ?"

Une question pour une question. Elle ferma les yeux quelques instants.

-"Vous semblez fatigué, puis-je vous détendre ou préférez vous que je vous laisse dormir ?"

Il agita la main, la laissant agir à sa guise. Son esprit se concentrant sur les batailles à venir.

Naell appuya à différents endroits sur son dos, cherchant les muscles noués et guettant ses crispations. Les encouragements du vieil homme qu'elle avait servi depuis l'enfance lui avait appris à masser. Certes elle n'avait pas le niveau d'une professionnelle mais cela avait toujours suffit à Keban.
Ses mouvements commencèrent tremblants avant de prendre plus d'assurance au fil du temps, tant qu'il ne protestait pas. Elle fredonnait tout bas pendant que ses doigts dénouaient les muscles, s'attardant parfois plus sur une zone. Les points de pression étaient douloureux au début, mais finissaient par disparaître.

-"Cela te contient-il ?"

Elle se pencha vers lui, étendant son cou pour voir s'il se reposait. Si son regard mordoré était fermé ou si de sombres pensées continuaient encore de le travailler.
Ce geste innocent fut accompagné par une caresse de ses boucles brunes, sur le creux de l'épaule droite du pirate.

Un moment plus tard, Naell s'arrêta, étirant ses doigts endoloris. Avant de les poser plus haut, sur le cou de Sargon, commençant un second massage plus léger que le premier pour apaiser la peau.

La jeune femme s'éloigna une fois son massage terminé, s'approchant du feu, tel le papillon attiré par la lumière. Elle s'assit devant la cheminée, beaucoup trop près pour nombre de personne sensées, mais elle aimait sentir cette chaleur.
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mar 7 Fév 2012 - 15:56

     La jeune femme se détendit légèrement après les paroles du Fer-né, il ne cherchait pas à la rassurer pour mieux la dompter, non, simplement lui dire les faits tels qu'ils étaient pour qu'elle ne se monte pas la tête. Il était bien placé pour savoir que les jeunes femmes avaient un don certain pour s'imaginer des choses d'une simple rumeur et le Dieu Noyé seul savait ce que les servantes pouvaient bien avoir raconté à la demoiselle sur son compte. Il était aisé de manipuler un esprit faible ou troublé, Naell n'était pas faible, mais elle était dans une position qui la rendait vulnérable, mieux valait donc prévenir que guérir. Elle le défia rapidement en arguant le fait qu'il devait avoir attrapé bon nombre de maladies avec les catins qu'il fréquentait. Loin de l'offenser, cette déclaration le fit sourire et il resta silencieux face à cette provocation pourtant clairement visible. Il ne fréquentait pas de catins. Pas plus qu'il ne payait pour ce qu'il considérait comme un loisir et le Harloi prenait garde à sélectionner ses partenaires pour ne pas finir avec la vérole ou quelque chose de ce genre. Il était bien trop arrogant et vaniteux pour imaginer sacrifier sa forme physique pour quelques minutes de plaisir. Naell le titilla à nouveau en avançant le fait qu'elle ne pouvait travailler sans outils. Il haussa les épaules, toujours souriant.

     ▬ Fais preuve d'imagination. »

     Une simple provocation pour lui faire clairement savoir qu'elle allait devoir prendre son mal en patience et attendre qu'il revienne à Kenning pour lui donner ce dont elle avait besoin pour avancer dans son travail. Toujours provoquer l'impatience, au moins aurait-elle une raison de se réjouir de son retour si elle n'en trouvait pas dans sa présence. Lorsque la jeune Myrienne lui demanda où il devait partir, Sargon resta silencieux, c'était tellement long à expliquer, elle allait certainement l'abreuver de questions encore plus poussées, il était plus simple de tout bonnement occulter son interrogation. D'autant plus qu'elle ne se donnait pas la peine de lui répondre correctement non plus, un dialogue qui semblerait étrange à quelqu'un d'extérieur sans aucun doute.

     Lorsqu'elle se redressa pour se glisser derrière lui, le Harloi ne bougea pas, elle n'avait rien à gagner si elle décidait de le tuer, si ce n'est une mort lente et douloureuse. Naell était intelligente, elle ne le ferait pas. Il en était persuadé. C'est avec une légère surprise qu'il sentit ses mains se poser sur ses épaules alors qu'elle répondait à une question par une autre question. Non, elle ne le devait pas. Il était violent et manipulateur, mais uniquement avec les gens qui le méritaient. Nul besoin de répondre, elle le découvrirait bien par elle-même. C'est alors qu'elle l'interrogea sur ce qu'il préférait et le capitaine la laissa libre de choisir ce qu'elle préférait, l'esprit préoccupé par d'autres détails que de savoir ce qu'elle pouvait faire. Elle prit alors une initiative qui ne manqua pas d'étonner - une fois de plus - le Fer-né qui n'en dit toutefois rien, alors que les mains visiblement entraînées de la demoiselle trouvait avec facilité les muscles tendus de Sargon. Seul le silence se dressait entre eux alors qu'il la laissait faire tandis qu'elle fredonnait légèrement avant de reprendre la parole pour l'interroger. Le capitaine tourna légèrement la tête au moment où Naell se pencha vers lui, faisant glisser ses cheveux bouclés sur lui. La réponse fut très brève.

     ▬ Tout à fait. »

     Même si son visage restait d'une neutralité absolue, trop habitué qu'il était à masquer ses pensées. Nouveau silence alors qu'elle glissait ses doigts sur la peau du capitaine, puis brise finalement ce moment très original pour le capitaine qui n'était pas vraiment habitué à ce genre de comportement de la part des femmes qui passaient par ici. Suivant Naell du regard alors qu'elle s'installait devait le feu, il resta un bref moment silencieux sans cesser de la dévisager, puis lâcha finalement quelques mots d'un ton amusé.

     ▬ Orfèvre, masseuse, possèderais-tu d'autres talents cachés ? Je constate au moins que tu sais te servir convenablement de tes mains. »

     Ce n'était pas le cas de toutes les femmes, encore moins de toutes les femmes-sel. Une fois de plus, la satisfaction de savoir qu'il avait été à deux doigts de l'offrir à son oncle et qu'il ne l'avait pas fait, se fit sentir. Quelle perte cela aurait été, nul doute que Igon Harloi aurait cantonné la demoiselle aux cuisines à récurer les affaires de la vieille. La question précédemment posée par la jeune femme lui revint en tête, finalement peut-être méritait-elle qu'il y réponde ? Le Fer-né bougea légèrement, descendant ses pieds de la table pour se replacer plus convenablement dans son fauteuil avant de reposer ses yeux mordorés sur la jeune femme tout en répondant avec un certain temps de retard.

     ▬ Je pars dans l'Ouest, à Port-Lannis plus précisément. La ville des Lannister. Dagon Greyjoy a préparé une attaque et m'a demandé d'y prendre part. Ce n'est rien de bien différent de ce qui t'es arrivé au final, sauf que cette fois-ci le mot d'ordre est de tuer et non de capturer. Il scrutait son visage, attendant d'y voir une quelconque réaction, puis enchaîna. J'ai même l'insigne honneur de prendre à mon bord l'épouse de notre lord. Si elle venait à être blessée, tu pourrais te sentir heureuse de savoir que je ne repasserai certainement plus à Kenning. »

     S'il faisait la bêtise de laisser Aaricia se faire blesser, Sargon pouvait être sûr que son cousin ne perdrait pas l'occasion de lui régler son compte. Les relations entre eux n'avaient jamais été très amicales. Quelques instants de silence avant qu'il ne bouge finalement pour se redresser, la chaleur l'épuisait plus qu'elle ne le reposait ou ne le détendait et il avait encore beaucoup à préparer avant l'attaque de l'Ouest. Le repos serait bien assez long s'il venait à rendre l'âme. Naell pourrait se sentir heureuse de se savoir libérée de ses devoirs à son encontre s'il venait à décéder, les femmes-sel des marins tués finissaient soit dans les mains d'un autre ou comme de simples servantes. Le Harloi fit quelques pas dans la pièce pour détendre ses jambes endolories, puis il se retourna vers la Myrienne avant se d'approcher d'elle pour s'arrêter à quelques pas de la cheminée où elle était appuyée.

     ▬ Tu sembles avoir une bien piètre opinion de moi d'après ce que je constate. Ai-je donc tellement l'air que cela d'être un homme qui profite des femmes ? »

     Il faisait état de ses paroles à propos des catins qui devaient lui avoir offert quelques cadeaux. La jeune femme était assise devant le feu et il s'approcha encore d'elle avant de tendre sa main vers sa chevelure qu'il frôla légèrement, attrapant quelques boucles qu'il fit tourner dans ses doigts sans hostilité ou brutalité. Contemplant le feu qui se reflétait sur la peau de la Myrienne, Sargon constata alors qu'elle ne portait pas ses chaussures, quelle étrange manière de protester. Il afficha un sourire aussi surprit qu'amusé avant de faire état de ses pensées.

     ▬ Les chaussures ne te conviennent-elles pas ? Marcher sur de la pierre froide finira par te rendre malade, tu n'es plus à Myr et le climat des îles est bien plus rude que celui de ta ville natale. »

     Écartant ses doigts, il laissa glisser les fines mèches de cheveux qui retombèrent sur les épaules de la jeune femme, puis passa à côté d'elle pour lui faire face, appuyant son épaule contre la pierre tiède tout en baissant les yeux pour observer le minois de la femme-sel. Elle l'intriguait réellement. Il oscillait entre envie de régler tout cela rapidement et désir de faire durer un peu le plaisir pour apprendre à la connaître davantage. Peut-être bien la manipuler avec le temps, tout ce qui pourrait lui être bénéfique n'était pas à occulter. Habitué à voir ses questions occultées, il décida toutefois de lui en poser encore. Après tout le temps était de mise.

     ▬ Est-ce que tu écoutes les sottises que les servantes te racontent à mon sujet ? J'aimerais bien savoir ce que tu penses de tout cela, je parle de ce que toi tu vois, pas de ce que l'on peut te dire. »


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 7 Fév 2012 - 17:53

Sargon était parfois frustrant comme maintenant, lui offrant la possibilité d'avoir un atelier et de la matière première mais pas d'outil. Elle lui prouverait qu'elle pouvait travailler même sans outil. Enfin dans un premier temps, ses loisirs seraient occupé à la création des fours, Keban avait fait construire les siens il y a tellement longtemps qu'il n'avait pas pu répondre aux questions de son apprentis sur leur fabrication. Si bien que Naell les avait observé autant qu'elle avait pu en fonctionnement ou éteint. Keban l'avait même découverte accroupie dans le four à métaux, couverte de suie, en train de bricoler il ne savait quoi. Son rire grave avait surpris l'enfant qui s'était cogné la tête. Suite à cet incident, elle avait eu la peau tellement rouge après le bain qu'elle avait refusé de s'approcher du four pendant des jours. Mais au château, voir même sur l'île, elle devait être la seule orfèvre, si bien qu'elle devrait trouver le moyen de construire un four efficace. Un forgeron pourrait peut-être la conseiller, mais elle ne savait pas où en trouver un. Il devait bien y en avoir au moins un sur le caillou. Tous les hommes, surtout les fer-né, avaient besoin d'arme ou d'objet en métal.

-"J'y compte bien"

Son regard était amusé, ce défi était pour le moins stimulant.

Le massage leur avait fait autant de bien à lui qu'à elle. La jeune myrienne paraissait apaisée et tranquille, là assise dans la chaleur des flammes. Ils paraissaient dialoguer, de chose que le capitaine ne pouvait saisir.

-"Je ne suis pas réellement masseuse, je connais quelques mouvements. Pour le reste, je ne vais pas vous gâchez le plaisir de le découvrir seul."

Elle fut surprise qu'il se décide à répondre à la question qu'elle avait posé sur sa destination, mais comme elle lui tournait le dos, ses sentiments n'appartenaient qu'à elle-même. L'ouest, elle venait de l'ouest, mais sa patrie lui semblait si loin maintenant. Son coeur se serra quelques instants à cette pensées, tandis qu'elle portait la main sur la petite bourse qu'elle portait à la ceinture qui contenait la fausse pierre, cadeau de Sargon.

-"Quel honneur !"

Toujours cette même ironie.

-"Néanmoins éviter de mourir ne serait pas un mal"


Aurait-elle dû le haîr de l'avoir arrachée à la seule vie qu'elle connaissait ? Devait-elle commencer à le détester à un moment ou à un autre ? Peut-être, bien que sa nouvelle vie ne soit ni pire ni meilleure que l'ancienne, juste différente.

-"Je ne sais pas avec qui je finirais, si tu ne revenais pas"

En levant la tête vers lui, tandis qu'il s'était approché des flammes. Elle resta assise devant le feu. Elle ne s'attarda pas plus sur la question, les combats c'était sa vie à lui, et elle n'y connaissait rien.

-"Tu sembles avoir une bien piètre opinion de moi d'après ce que je constate. Ai-je donc tellement l'air que cela d'être un homme qui profite des femmes ?"

-"Parce que ce n'est pas le cas ? Vous prenez des femmes pour les offrir à votre oncle, ou les garder pour votre usage personnel. Vous êtes tellement persuadé que vous valez mieux que quiconque, que tout vous soit dû que je m'étonnes que vous soyez toujours en vie."

Les servantes lui avaient raconté que le maître était un homme colérique, mais que si on travaillait correctement il ne s'énervait pas contre elles. Contrairement à d'autres seigneurs, selon les domestiques qui avaient eu l'occasion de travailler ailleurs qu'à Kenning. Qu'il n'avait personne en vue pour un mariage, vu que les femmes qu'ils ramenaient ici étaient souvent déjà promise à d'autre.

-"Non. Est-ce un ordre ?"

Tandis qu'il s'amusait à jouer avec quelques unes de ses boucles de cheveux. Naell frissona quand ses cheveux frolèrent son épaule nue.

-"Parfois. Elles disent que vous êtes souvent en mer, coléreux et sans pitié pour vos ennemis."

Elle se releva puis planta son regard dans le sien.

-"Pour le moment, c'est assez vrai, j'espère que votre colère ne sera que rarement dirigé contre moi. Mais les domestiques ne semblent pas maltraiter, ne s'échangent pas leurs corvées quand elle vous concernent. Vous semblez donc juste."

Le silence revint, quelques instants seulement.

-"Y'a-t-il un endroit en particulier où je pourrais aménager mon atelier ?"

Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mer 8 Fév 2012 - 12:21

     Nouvelle pointe d'ironie alors qu'elle répondait à sa précision sur sa destination future, le sourire du jeune homme ne s'envola pas, elle l'amusait beaucoup. Ce ton aurait pu être le sien si quelqu'un lui avait dit avoir « l'honneur » de supporter lady Aaricia sur son boutre. Les rangs n'avaient pas de réelle importance pour le capitaine de la Veuve Salée et il se contrefichait pas mal de savoir si le dieu Noyé en personne allait garder un œil sur son boutre pour cette raison. Il voyait plutôt les points négatifs qui en découlaient et espérait que cela ne resterait que des hypothèses et ne deviendraient pas des faits connus de tous. Lorsqu'elle lui conseilla d'éviter de mourir, il se contenta de hausser les épaules, la mort n'était qu'une étape de la vie, rien de plus. Sargon se doutait bien qu'il ne ferait pas de vieux os, ce qui expliquait par ailleurs son manque flagrant de prudence dans son comportement de tous les jours. Son éternel risette flottant sur ses lèvres, il laissa passer quelques mots.

     ▬ Nous verrons bien ce que l'avenir me réserve. »

     Après tout si la bataille devait mal tourner ou que les choses se présentaient sous un angle moins favorable que ce que leur lord avait prévu, les choses pouvaient très bien devenir catastrophiques. Il suffisait de voir son père tué lors d'une bataille qui devait normalement se dérouler sans heurts. La surprise était toujours un élément non négligeable, c'était pour cette raison qu'il fallait vivre chaque jour comme si c'était le denier. Lorsque la Myrienne s'interrogea sur la personne avec qui elle pourrait finir s'il ne revenait plus, le jeune homme rigola légèrement d'un ton amusé.

     ▬ Je ne me fais nulle inquiétude pour toi, tu trouverais rapidement un autre propriétaire. »

     Arriva alors la réponse de la jeune femme sur sa vision du comportement du capitaine, il s'attendait à quelque chose de peu flatteur, conscient que son comportement général était bien souvent mal interprété lors des premières rencontres. Sargon ne prenait pas la peine de s'intéresser aux domestiques de la demeure, ce qui expliquait qu'ils ne soient pas vraiment au courant de ses manières de faire, du moins autrement que par des rumeurs trop souvent exagérées et transformées pour donner une dimension plus affreuse à une personnalité comme la sienne. Naell présenta les choses sous un angle de continentale, elle n'était pas née sur les îles et par conséquent ne pouvait pas comprendre que les Fer-nés percevaient les autres habitants de Westeros comme des petites natures. Ils vivaient dans de verts pâturages avec à manger et à boire à volonté, contrairement aux îles de fer ou rien ne poussait. Lorsque la voix de la jeune femme exprima sa surprise de le voir encore en vie avec toute l'arrogance dont il était doté, le jeune homme la contempla quelques instants avant de répondre d'un ton on ne peut plus naturel.

     ▬ Mais justement, parce que je leur suis supérieur. C'est aussi simple que cela. La modestie ne l'étouffait pas c'était clairement visible. J'offre les femmes du continent à mon oncle, les gens qui n'habitent pas les îles ne sont que des brebis sans volonté, j'ai beaucoup de respect pour les femmes Fer-nées. »

     Il suffisait de voir Elyn, Aaricia ou même Visenya, les jeunes femmes avaient droit à son respect parce qu'elles étaient dignes d'être des femmes des îles. Les femmes du continent aussi pouvaient avoir droit à ce traitement de faveur et ce serait le cas de la demoiselle si elle se montrait suffisamment forte pour supporter les traitements qu'il allait lui faire subir. Elle y arriverait, il en était persuadé. Sargon n'avait pas répondu à sa question de savoir s'il lui ordonnait de lui répondre, s'il y avait bien une chose que l'on ne pouvait pas faire, c'était d'obliger quelqu'un à parler. Si Naell décidait de garder ses pensées pour elle, tous les coups et les insultes qu'il pourrait faire pleuvoir sur elle n'y changeraient rien. La réponse arriva finalement alors qu'il soutenait son regard en déclarant qu'il était dépeint comme quelqu'un de colérique et qu'elle espérait simplement qu'il n'allait pas tourner sa colère contre elle. Qui sait. Il était prompt à l'emportement et un plaisir pouvait soudainement se transformer en une haine farouche chez lui, il ne tenait qu'à la demoiselle de veiller à ce que cela n'arrive pas. Le silence s'était à nouveau installé alors qu'il se contentait de la dévisager sans bruit, puis Naell le brisa en lui posant une nouvelle question sur son atelier. Elle avait sincèrement l'air désireuse de pouvoir travailler. Son sourire ne s'envolait pas alors qu'il fit mine de réfléchir, détournant finalement ses yeux mordorés pour les portes sur le feu qui crépitait.

     ▬ Il y a une pièce qui sert de débarras non loin de la chambre que tu occupes, il faudra simplement enlever les quelques caisses qui s'y trouvent et tu pourras t'y installer. »

     C'était avec soin qu'il avait sélectionné cet endroit, parce que la jeune femme devrait passer quotidiennement devant la porte de la pièce sans forcément pouvoir s'y installer pour travailler puisqu'elle aurait d'autres obligations en tant que femme-sel ou que simple domestique. C'était comme de l'inviter à lui désobéir, elle ne s'en doutait certainement pas vu la brève expression de réflexion qui s'était affichée sur le visage du Fer-né, volontairement accentuée pour qu'elle ne prenne cela que comme un simple hasard. Sargon voulait voir jusqu'à où pouvait aller l'obéissance de la demoiselle pour, le cas échéant, lui apprendre qu'il y avait forcément des sanctions qui découleraient d'un manque de sincérité. Faute avouée, à demi pardonnée, mais même une moitié suffisait à punir convenablement.

     ▬ N'étant pas orfèvre, j'ignore ce dont tu as besoin pour travailler, tu n'auras qu'à le dire aux gardes et ils t'apporteront les matières premières nécessaires. Son regard revint sur le minois de la Myrienne. Mais attention, n'oublie pas ce que je t'ai dit, c'est une récompense que tu auras. Et qui dit récompense, dit aussi moyen de la supprimer. »

     Un tour de clé et elle pourrait pleurer toutes les larmes de son corps sans qu'il ne cille ou ne cède. Les domestiques n'avaient pas tort, le jeune homme pouvait être très cruel lorsqu'il s'agissait de ses ennemis, mais encore davantage lorsqu'il s'agissait de ses alliés ou de ses proches. Quelqu'un que l'on détestait pouvait avoir toutes les raisons du monde de nous trahir, mais cela n'était pas valable pour quelqu'un qui nous respectait. Ainsi la tromperie et la trahison de Deirdre était bien plus difficile à supporter que celle de Harald n'était guère surprenante. Étonnamment, le Harloi se montrait bien plus tolérant à l'égard de ses adversaires que de ses proches. C'était certainement pour cette raison qu'il en avait si peu. Le Fer-né s'approcha encore de la jeune femme avant de s'accroupir devant elle pour se retrouver à sa hauteur, la chaleur du feu se faisait déjà sentir sur son flanc et son visage, mais il s'en moquait. Personne n'avait jamais été tué comme cela. Levant sa main, il attrapa le visage de la Myrienne pour le tourner dans sa direction et contempler quelques instants ses yeux clairs.

     ▬ Les domestiques n'ont pas tort, je n'ai pas de pitié, très peu pour mes adversaires, mais encore moins pour mes alliés. Sache que je te considère comme une femme prometteuse, mais je n'accorde jamais de seconde chance. Je t'ai laissé le choix de la facilité en allant chez mon oncle, tu l'as décliné. Il va falloir assumer désormais. »

     C'était d'autant plus difficile que Sargon était quelqu'un de très versatile et qu'il n'hésitait pas une seule seconde à repousser brutalement quelqu'un qui ne lui avait rien fait s'il était agacé par quelque chose. Naell aurait aussi bien pu trinquer pour l'énervement que Deirdre avait fait naître dans l'esprit du Harloi, mais elle avait su s'en tirer et ne pas faire de faux-pas. Ce n'était pas de tout repos et c'était certainement l'une des raisons pour laquelle si peu de gens s'intéressaient au capitaine de la Veuve Salée. Un bref sourire passa sur ses lippes alors qu'il approchait légèrement son visage de celui de la Myrienne comme s'il comptait l'embrasser, mais s'arrêta à quelques millimètres de ses lèvres.

     ▬ Et il faut que tu saches, que je suis un homme très jaloux. Ne me donnes pas de raison de l'être, sinon ce serait bien pire que tout ce que j'aurais pu te réserver pour ta désobéissance. »

     Il était extrêmement possessif, c'était un fait, encore davantage avec une femme-sel. Le ton était donné. Personne ne pourrait lui reprocher de ne pas dire le fond de sa pensée.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 10 Fév 2012 - 17:32

Naell l'observa songeuse, tandis qu'il lui répondait. Oui, l'avenir était incertain, nul ne pouvait le prédire. Si une diseuse de bonne aventure lui avait prédit qu'elle ne finirait pas sa vie à Myr. Elle ne put s'empêcher d'éclater de rire en l'entendant.

-"Mais justement, parce que je leur suis supérieur. C'est aussi simple que cela. "

Quelle arrogance.

Elle posa les mains sur ses chevilles, observant ses pieds nus. Peut-être que oui, elle tomberait malade, mais elle n'avait jamais porté de chaussure, et comme il ne l'y avait pas forcé, elle continuerait d'aller ainsi.

-"Merci pour l'atelier."

Les domestiques pourront surement lui confirmer si la pièce auquelle elle pensait était la bonne, bien qu'il n'y ait pas tant de pièce que ça qui correspondait à cette description dans le quartier des domestiques.

-"Des briques d'argile pour le four à métal et des pierres pour le four à poterie. Une table, et un seau."

Le strict minimum, finalement construire tout cela lui prendrait du temps, il serait surement revenu de l'ouest avant qu'elle ait achevé son atelier. Puisqu'elle devait aussi faire des essais pour essayer de comprendre comment faire un four correct ou trouver un artisan qui accepterait de le lui montrer. Mais si tous les fer-né se révèlaient moitié aussi arrogant que Sargon, faire des essai toute seule serait plus productif.

L'endroit qu'elle choissira pour faire ses essais sera aussi décisif, il ne manquerait plus qu'elle mette le feu ou qu'elle se brûle. Un endroit sans herbe et brindille, entouré de pierre, devrait limiter les risques. Un seau d'eau à portée de main aussi.

-"Les domestiques n'ont pas tort, je n'ai pas de pitié, très peu pour mes adversaires, mais encore moins pour mes alliés. Sache que je te considère comme une femme prometteuse, mais je n'accorde jamais de seconde chance. Je t'ai laissé le choix de la facilité en allant chez mon oncle, tu l'as décliné. Il va falloir assumer désormais."

-"Prometteuse..."

Elle soupira doucement, tandis qu'il attrapait son visage pour l'observer avant de la relâcher.

-"Peut-être auriez-vous préférer que j'aille rejoindre les autres cadeaux que vous avez offert à votre oncle ?"

Toujours l'ironie comme bouclier, elle allait juste assez le taquiner mais pas plus que l'invisible limite qui le mettrait en colère. Du moins pour le moment.

Il se rapprocha soudainement, si elle avait baisser les yeux, elle aurait surement pu compter les poils de sa moustache, mais le regard de la myrienne restait accroché à celui du pirate. Elle sentait son souffle chaud sur ses lèvres tandis qu'il respirait et qu'elle retenait presque sa respiration. Avait-elle été trop loin dans ses provocations ?

-"Et il faut que tu saches, que je suis un homme très jaloux. Ne me donnes pas de raison de l'être, sinon ce serait bien pire que tout ce que j'aurais pu te réserver pour ta désobéissance."

-"Pourquoi vous trahirais-je en allant voir quelqu'un d'autre ?"

Lui rémomérant sans le savoir sur la récente trahison de Deirdre. Mais comment aurait-elle pu le savoir, elle qui débutait seulement à apprendre les us et coutumes des fer-né et des terres de westeros. La vie à Myr n'était pas forcement plus simple, mais à l'époque elle vivait auprès de Keban, comme souvent penser au vieil homme lui fit mal au coeur. Pour chasser cette douleur en son sein, elle eut envie de faire une expérience.

Elle ferma les yeux puis brisa les quelques millimètres qui les séparaient en frôlant ses lèvres des siennes. Juste pour voir. Curiosité d'embrasser quelqu'un d'autre, elle ne savait pas trop quoi faire maintenant rester immobile ou se reculer. Ses yeux gris se rouvrirent semblant chercher un semblant de quelquechose que Naell ne pouvait elle-même définir dans son regard mordoré.
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Sam 11 Fév 2012 - 13:49

     Obtenir tout ce dont elle avait besoin pour faire son atelier ne serait pas très difficile pour Sargon, mais il ne comptait pas lui donner tout en un claquement de doigts. La permission avait été gagnée par son comportement et l'aide qu'il pourrait lui apporter pour lui donner le matériel se mériterait aussi. Pour le moment, elle allait devoir se débrouiller toute seule, trouver des personnes capables de l'aider, peut-être en allant quémander auprès de lord Kenning ou en essayant de parler à Yoren - même si avec ce dernier elle avait davantage de chances pour qu'il l'ignore tout simplement - il allait falloir qu'elle fasse travailler son imagination ! Une manière comme une autre de lui montrer que sans son aide, Naell ne pourrait pas faire grand-chose, il avait beau lui autoriser certaines choses, vu les interdictions qu'elle avait, il lui serait difficile de pouvoir user de son droit de travailler. Il lui donnait quelque chose qu'elle désirait, mais sans moyen d'en profiter. C'était quelque peu sadique, mais Sargon aimait beaucoup mettre les personnes qui le côtoyaient dans cette position. Il attendrait de voir de quel genre d'initiative la jeune femme ferait preuve. C'était certainement la partie la plus intéressante à ses yeux.

     ▬ Tu devrais facilement pouvoir trouver tout cela. »

     Histoire de bien lui faire comprendre qu'elle ne devait compter que sur elle-même si elle avait envie de mettre son atelier sur pied. Elle lui lança d'ailleurs une autre provocation à laquelle il ne répondit pas, alors qu'elle lui demandait s'il aurait préféré qu'elle subisse le même sort que les autres cadeaux de lord Igon. Elle ne savait pas ce qui pouvait leur arriver, il était préférable que Sargon ait décidé de la garder auprès de lui. Nul doute que si Naell avait déménagé à Dix-Tours, le cousin du Fer-né, l'héritier des Harloi, aurait certainement profité de sa présence. Il était tellement chétif qu'il lui était impossible de prendre part aux raids pour se procurer les femmes-sel qu'il désirait et malgré son titre de futur lord, il ne provoquait que la moquerie auprès des femmes des îles. Non, définitivement, la Myrienne avait certainement hérité de la meilleure position, du moins si l'on oubliait le fait qu'elle aurait été bien plus heureuse de rester chez elle. Il ne restait qu'à trouver la manière dont elle devait se comporter pour ne pas subit les élans de colère du jeune homme qui était désormais son propriétaire. Elle y parviendrait, il en était convaincu.

     Alors qu'il s'était rapproché d'elle, Sargon avait sentit que la respiration de la jeune femme s'était brièvement arrêtée, peut-être craignait-elle ce qu'il pourrait faire ? Le Harloi s'attendait à la voir brutalement reculer en lui faisant comprendre qu'elle ne voulait pas qu'il l'approche d'aussi près, mais elle ne bougea pas. Lui non plus. Les paroles de Naell dessinèrent alors un léger sourire sur les lippes du capitaine de la Veuve Salée. Pourquoi ? Parce qu'elle était une femme et que c'était inscrit dans leurs gènes tout simplement. Le Fer-né avait toujours considéré que les femmes n'hésitaient pas à trahir les hommes dès qu'elles en avaient l'occasion. De plus, peut-être que pour le moment la demoiselle faisait preuve d'une certaine obéissance, mais dès qu'elle prendrait ses aises, les choses pourraient évoluer. La Myrienne coupa court à ses pensées alors qu'elle fermait les yeux pour s'approcher encore davantage de lui et frôler ses lèvres à celle du Harloi qui la laissa faire, sans bouger, attendant de voir jusqu'à où elle irait. Surprenante. C'était le moins que l'on puisse dire. Sargon s'était attendu à ce qu'elle recule en fuyant son regard, mais au contraire la jeune femme approchait comme si elle cherchait la proximité et le Fer-né prenait cela pour une invitation. Peut-être n'était-ce pas le cas et l'inexpérience de la brune parlait, mais avec lui, il fallait faire attention au moindre de ses gestes. Alors qu'elle rouvrait les yeux pour le fixer comme si elle attendait quelque chose, Sargon leva sa main pour la glisser sur la joue de la Myrienne avant de la faire descendre vers son coup pour finir sa course sur la nuque de la brune alors qu'il sentait ses cheveux bouclés s'emmêler autour de ses doigts. Le Harloi l'attira vers lui, légèrement, juste assez pour effectuer une pression plus sincère sur les lèvres de la demoiselle, puis après ce baiser chaste, il entrouvrit légèrement les lippes de la Myrienne pour l'embrasser plus sérieusement. Cela ne dura pas longtemps, quelques secondes à peine avant qu'il ne recule son visage en laissant retomber sa main.

     ▬ Parce que tu es une femme tout simplement. C'est dans vos gènes, vous ne pouvez pas vous empêcher d'aller voir chez les autres. »

     Il détourna son regard, orientant son visage vers le feu qui brûlait à côté de lui, son flanc protestait contre la proximité de cette source de chaleur, mais il n'avait pas envie de bouger. Pour le moment, Naell n'irait certainement pas voir ailleurs tout simplement parce qu'elle n'avait aucune raison de vouloir chercher quelque chose qu'elle ne connaissait pas chez un inconnu. Mais il ne doutait pas une seule seconde que dès que la demoiselle aurait connu les plaisirs de la chair, elle ne se gênerait certainement pas pour essayer d'aller chercher cela chez d'autres hommes, il était souvent en mer et cela ne serait pas les occasions qui manqueraient. Mais si Sargon ne tolérait pas cela de ses amantes, il était inutile de préciser que d'une femme-sel, il se montrerait encore moins conciliant. Le jeune homme réfléchissait déjà à la manière dont il pourrait rendre la pareille à Deirdre lorsqu'ils se reverraient et son esprit contrarié n'avait pas encore été contente. Le capitaine reporta son attention sur le minois de la jeune femme.

     ▬ Pour le moment, tu n'as aucune raison d'aller voir ailleurs, mais dès que tu auras appris ce que tu peux chercher chez un homme, je suis persuadé que mon absence te donnera une raison suffisante pour vouloir aller découvrir d'autres horizons. Mais tu auras été prévenue. Et crois-moi je rien ne m'insupporte plus que ce genre de trahison. »

     La manière dont il insistait devait sembler étrange à la jeune femme sans nul doute, mais il sentait tellement venir la trahison, qu'il avait fini par se dire que toutes les femmes étaient comme ça. Le Harloi releva la main pour glisser une mèche de cheveux de Naell derrière son oreille, réfléchissant rapidement à la manière dont elle pourrait n'avoir aucune envie de se laisser tenter par le démon du vice. Les interdictions ne servaient à rien, il était le premier à dire que les règles étaient faites pour être transgressées, mais quelque chose naquit dans son esprit en le faisant sourire. Contraste étrange avec l'expression fermée qu'il avait arborée en parlant quelques secondes plus tôt.

     ▬ Peut-être devrais-je te garder aussi innocente que l'agneau qui vient de naître ? »

     La solution aurai été étrange, un remède pire que le mal, ne pas profiter d'elle pour éviter qu'elle n'aille voir ailleurs plus tard. Non, ce n'était pas son genre, il ne restait qu'à se dire que la belle comprendrait qu'elle avait bien plus à gagner qu'à perdre en obéissant à cette règle. La jalousie pouvait faire des choses bien affreuses, surtout lorsqu'on s'appelle Sargon Harloi. Le jeune homme se recula finalement pour de bon avant de se redresser pour s'éloigner de quelques pas du feu, la chaleur était trop forte et il n'avait aucune envie de se sentir encore plus gagné par la fatigue. Le Fer-né approcha de la fenêtre pour l'ouvrir et laisser l'air frais et chargé de sel, entrer dans la pièce. La fraîcheur du vent marin le réveilla un peu et il jeta un coup d'œil par la fenêtre, apercevant sa Veuve Salée de loin ce qui lui redonna un sourire. Sans se retourner, il s'adressa à Naell.

     ▬ Jusqu'à où es-tu prête à aller pour éviter ma colère ? »

     Une question bien vague et bien étrange, à laquelle elle ne trouverait peut-être aucune réponse.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 14 Fév 2012 - 13:11

Naell n'en doutait pas, elle se battrait pour y parvenir. Même si elle ne montrait pas de réels signes que cette situation ne lui convenait pas. Elle regrettait Myr, pas réellemnt sa liberté mais plutôt la cité en elle-même, les gens n'avaient pas cette mentalité, et surtout elle ne voyait pas la mer. Même à l'intérieur du chateau, elle l'imaginait tout autour d'elle, n'attendant que l'occasion de l'attirer dans ses filets. Alors son atelier la sauverait peut-être.

Elle avait frôlé les lèvres du capitaine. Voulant savoir ce que cela pouvait faire. Avait-elle eu tort ? Puis il caressa sa joue, un frisson descendit le long de sa colonne vertébrale. Il l'attira en posant la main sur la nuque de la jeune femme, avant de l'embrasser. Avant que Naell ne puisse s'étonner des sensations que cela faisait naître en elle, il réitéra son geste en accentuant son baiser. Puis s'écarta, avant de reprendre.

-"Parce que tu es une femme tout simplement. C'est dans vos gènes, vous ne pouvez pas vous empêcher d'aller voir chez les autres."


-"Si vous l'dites"


En haussant les épaules. Une ombre dans son regard laissait à croire que quelquechose le contrariait, la jeune femme reporta son regard sur les flammes, songeuse. Elle le laissa à ses soucis, persuadée qu'il la rabrouerait si elle osait poser des questions.

Cet échange avait été agréable, c'était le moins que l'on puisse dire. Elle se demandait encore si elle avait fait quelquechose de mal, puisqu'il s'était écarté sans commentaire. Avant qu'il ne se rapproche à nouveau d'elle. Sargon attrapa l'une de ses mèches pour la glisser derrière son oreille, en la fixant. Elle pencha la tête, réfléchissant à ce qu'il venait de dire.

-"Peut-être devrais-je te garder aussi innocente que l'agneau qui vient de naître ?"

Elle eut un sourire, comme ceux qui ornaient habituellement les lèvres du capitaine.

-"Comme si vous alliez pouvoir vous empêcher de profiter de votre "bien" ?"

Le dernier mot fut accentué avec son ironie habituelle. Elle se leva, retournant s'asseoir près des flammes après que Sargon s'en fut éloigné, rejoignant la fenêtre. Son regard se ferma doucement, se laissant bercer par la chaleur des flammes. Elle paraissait y voir d'invisibles paysages, une unique larme perla le long de sa joue.

-"Assieds toi devant le four, Naell"
-"Oui, Keban"
-"Observe le feu, perçois-tu sa chaleur sur ta peau, reconnais-tu ses différentes nuances, vois-tu l'origine des flammes, sens-tu les odeurs qui se dégagent du foyer. Décris moi !"
-"Sa chaleur ne me permet pas de trop l'approcher pourtant je perçois une chaleur plaisante qui devient insupportable si j'approche trop ma main, néanmoins je reconnais un coeur rouge foncé, presque noir, entouré d'un dégradé de rouge allant vers le jaune. Je sens l'odeur du bois qui sert à nourir le feu et quand vous travaillez, celle du métal en fusion et de la poterie. Je ne vois pas la bûche, mais je sais où elle se trouve, au fond du foyer."
-"Bien, bien, mais imagine qu'il est vivant."
-"Le feu ?"
-"Oui, Naell. Imagine que c'est une sorte d'esprit que tu dois nourir et respecter afin qu'il te laisse utiliser ses pouvoirs."
-"Le feu est vivant"


L'enfant resta pensive après cette discussion. Keban la laissa seule dans la boutique pour aller acheter quelques marchandises.

Les matins suivants, le vieil homme trouvait systématiquement l'enfant assise devant les flammes à s'en abimer les yeux. Au bout de quelques tentatives infructueuses, elle finit par lui annoncer.

-"Je l'ai vu !"
-"C'est bien Naell"
-"Tu ne me demandes pas quoi ?"
-"Je n'en ai pas besoin, et puis je ne le percevrai pas comme toi."
-"Mais il existe vraiment."
-"En as tu jamais douté"


La jeune femme revint à la réalité, son coeur de nouveau apaisé, comme si elle avait à nouveau vu l'esprit des flammes.
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mar 14 Fév 2012 - 19:08

     Elle avait l'air de le prendre pour un homme incapable de résister à ses pulsions et à ses désirs, preuve qu'elle ne le connaissait pas. Pas encore. Même si comme tous les hommes, Sargon pouvait éprouver du désir pour une femme, il n'irait jamais jusqu'à céder sans prendre le temps de réfléchir deux minutes. Il ne pouvait compter que sur sa maîtrise de lui-même pour réussir à dominer les autres, un manipulateur ne pouvait pas s'offrir le luxe de céder à ses envies et de ne pas être dans une position de force. Mais cela Naell ne pouvait le savoir, elle avait juste parlé à deux reprises avec le capitaine de la Veuve Salée et les brèves discussions qu'ils avaient eues n'étaient pas assez développées pour qu'elle puisse cerner sa personnalité. Heureusement, par ailleurs, l'arrogant personnage se targuait bien assez de savoir se rendre mystérieux, même si ce n'était pas toujours le cas. Lorsque l'on comprenait son mode de fonctionnement, il était extrêmement facile de comprendre comment se faire apprécier de lui ou encore comment parvenir à le faire sortir de ses gongs. Mais il n'avait pas répondu. Après tout, si elle souhaitait le prendre pour un homme qui n'était guidé que par ses pulsions, il ne s'en plaindrait pas, au moins garderait-il un avantage certain sur elle. La jeune Myrienne observait aussi un silence parfait, un dialogue de sourd semblait dominer la conversation, elle ne prenait pas la peine de répondre à sa question comme si cela ne la considérait pas. Il soupira légèrement, revigoré par l'air frais qui lui fouettait le visage. Le Fer-né recula finalement, appuyant son dos contre le battant ouvert pour poser ses yeux mordorés sur la Myrienne.

     ▬ Tu m'intrigues. »

     Ce n'était pas une question, simplement un fait. Elle l'intriguait effectivement, à dire qu'il était un homme qui ne pouvait s'empêcher de profiter d'elle et pourtant, à l'encourager dès qu'il s'approchait de sa personne. Parce que, oui, Sargon avait interprété son frôlement de lèvres comme une invitation, si cela n'avait tenu qu'à lui il aurait bien été plus loin. Mais pas encore. Il avait décidé de bien faire les choses avec cette femme-sel, pas comme avec la dernière où il avait profité de ses charmes dès le premier soir. Elle avait gardé une peur certaine de sa personne et cela s'était soldé de la manière que tout Kenning connaissait. Non, il ne voulait pas gâcher Naell, il voulait en profiter aussi pleinement que possible. Détaillant du regard le spectacle qu'elle lui offrait, le Fer-né enchaîna, toujours appuyé contre sa fenêtre, Crépuscule qui pendait paresseusement à sa ceinture.

     ▬ Tu me dis clairement que tu me considères comme un homme incapable de résister à la tentation, mais lorsque je m'approche de toi, tu m'encourages. Est-ce que je dois en déduire que l'idée que je me serve de toi de cette manière ne te déplait pas autant que cela ? »

     Léger haussement de sourcils interrogateur, l'idée était intéressante, il était assez surpris de voir que Naell ne manifestait pas les habituels signes d'une rébellion, combien de fois avait-il été pressé de donner les femmes-sel à son oncle pour en être enfin débarrassé ? Elles chouinaient, criaient - pour ne pas dire hurlaient - protestaient, suppliaient, bref, se montraient tout simplement insupportables. Mais la Myrienne avait réagis très positivement, elle ne manifestait pas le comportement d'une femme arrachée à une vie qu'elle aimait et qui lui manquait. C'était un mystère, il se demandait ce qui pouvait bien se passer derrière ces beaux yeux bleus alors qu'elle contemplait le feu avec une expression presque triste. C'était peut-être pour cette raison qu'il avait décidé de la garder, parce qu'elle changeait beaucoup des autres femmes, de Westeros ou ailleurs. Il quitta alors la fenêtre en la repoussant pour la fermer en silence, les questions défilant dans son esprit, puis reprit la parole après le déclic familier consécutif à la fermeture du battant.

     ▬ Est-ce que tu connais beaucoup des hommes pour avoir l'air de posséder une idée si arrêtée sur ma personne ? Habituellement c'est les femmes d'expérience qui parlent de la sorte, pourtant tu m'as clairement dit que ce n'était pas ton cas. »

     Il parlait avec le vague sentiment que les mots étaient inutiles, la jeune femme n'avait pas l'air de se sentir concernée par tout ce qu'il disait. Naell ne prenait pas vraiment la peine de répondre aux interrogations qu'il pouvait formuler, certainement qu'elle s'en contrefichait et manifestait son manque de coopération en restant silencieuse ? Cela ne le découragerait pas, le Fer-né était patient, très patient lorsqu'il avait quelque chose à gagner. Quittant sa fenêtre, le Harloi se glissa à nouveau jusqu'au fauteuil qu'il occupait à l'arrivée de la demoiselle, le plat trônait toujours sur la table et semblait dédaigné par les deux protagonistes. Prenant place sur son siège, le jeune homme inspira légèrement alors que le sentiment qu'il était seul à converser se faisait plus présent. Peu lui chalait. Il finirait par la faire parler. Sinon elle crierait. Comme les autres.

     ▬ Tu sais, il n'est pas très prudent d'agir comme ça avec les hommes, les inviter à poursuivre lorsqu'ils font mine de s'intéresser à toi, si cela ne tenait qu'à moi, je pourrais prendre ton approche pour une proposition. »

     Clignant des yeux avec lenteur, il glissa ses yeux jusqu'au minois de la demoiselle, il ne doutait pas une seule seconde du fait qu'elle devait certainement ne pas savoir ce qu'elle faisait lorsqu'elle avait approché ses lèvres des siennes. La recherche de l'inconnu tout simplement, c'était ce que lui-même faisait tous les jours après tout non ? Du bruit se faisait entendre au loin, certainement les domestiques qui s'affairaient comme toujours, cela semblait provenir d'un autre monde et Sargon ne se sentait pas concerné. Il était concentré sur la femme-sel, lui prodiguant ses pseudo conseils qui n'en étaient pas réellement. Sargon l'avertissait. Il ne fallait pas le chercher, sinon elle finirait par comprendre qu'à force de le provoquer, il réagissait. Détournant ses yeux de la Myrienne, le Harloi appuya son coude sur l'accoudoir de son fauteuil avant de porter sa main à sa bouche dans un geste de réflexion, puis il conclut son intervention en des termes très explicites.

     ▬ Je pourrais toujours t'apprendre à te comporter avec les hommes, même si je ne prévoie pas que tu en côtoies d'autres que moi. Et ça, tu apprendras assez tôt comment t'y prendre. »


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 14 Fév 2012 - 20:03

-"J'irais aussi loin que je le jugerais nécessaire pour rester en vie. Après tout n'est-ce-pas la seule chose qui compte pour une esclave, survivre assez longtemps pour regagner la liberté."

En lui répondant à retardement. Avait-elle attendu de répondre par choix ou parce qu'elle se moquait réellement du sort qu'il lui réservait. S'il la laissait effectivement travailler, et bien que consciente que les challenges que ses clients lui proposaient parfois serait moindre que ce que lui pourrait lui proposer, sa vie ne différerait pas réellement de celle qu'elle menait à Myr. Excepté pour la mer, on en revenait toujours à ça. Elle était persuadé d'entendre le clapotis des vagues jusque dans ses cauchemars. Parce que ses nuits étaient loin d'être reposante, au début elle dormait avec les autres domestiques, mais les cris qu'elle poussait parfois au milieu de la nuit, avait poussé Naell à demander si elle pouvait aller dormir seule ailleurs, dans un endroit où elle ne dérangerait personne. Ils lui laissaient donc la réserve, elle ne craignait plus de crier, ou de passer de longues heures, seule dans le noir, remuant entre ses doigts la fausse pierre de Sargon, s'y raccrochant comme à un phare, ainsi qu'au fait, qu'elle retrouverait bientot un atelier. Le terrible voyage sur le navire de Sargon l'avait plus atteinte qu'elle n'avait permis qu'on le voit, la disparition de ses marteaux également. Seule sa volonté et quelques petits réconforts comme écouter les oiseaux de mer et regarder les flammes en y cherchant les esprits du feu, lui permettaient de tenir, mais pour combien de temps ?

-"Tu m'intrigues."
-"Est-ce un bien ou un mal ?"


Encore une question pour réponse.

-"Tu me dis clairement que tu me considères comme un homme incapable de résister à la tentation, mais lorsque je m'approche de toi, tu m'encourages. Est-ce que je dois en déduire que l'idée que je me serve de toi de cette manière ne te déplait pas autant que cela ?"
-"Un homme tel que vous ne perçoit pas l'ironie ?"


Encore un sourire volé, imitant ceux du capitaine.

-"Je ne peux pas reellement juger de ce que je ne connais pas. Mon maître m'a appris nombre de chose mais rien qui concerne ce domaine."
-"Est-ce que tu connais beaucoup des hommes pour avoir l'air de posséder une idée si arrêtée sur ma personne ? Habituellement c'est les femmes d'expérience qui parlent de la sorte, pourtant tu m'as clairement dit que ce n'était pas ton cas."
-"Non, mais les femmes aiment à se plaindre de leurs déboires face à ce qu'elles considérent comme une inférieure à elle. Ainsi en travaillant j'avais tout le loisir de les écouter."


La myrienne l'observa fermer la fenêtre et retourner à son fauteuil.

-"Tu sais, il n'est pas très prudent d'agir comme ça avec les hommes, les inviter à poursuivre lorsqu'ils font mine de s'intéresser à toi, si cela ne tenait qu'à moi, je pourrais prendre ton approche pour une proposition. "

Elle se releva, réfléchissant à sa question informulée.

-"Je pourrais aussi essayer de me comporter comme une femme-sel "normale". J'ai entendu dire que la dernière criait souvent, même si je doute qu'entendre des cris toute la journée soit bon pour vos oreilles"

Ses lèvres s'entrouvrirent un instant sans qu'aucun son n'en sorte. Etait-elle allé trop loin ? Même s'il ne l'avait pas encore frappé, il pouvait toujours commencé. Sa prédécesseure n'avait pas vécu bien longtemps.

-"Vous êtes tel le feu, passionné, vibrant et vivant. Mais si l'on s'approche trop du coeur des flammes, on se brûle. C'est comme une sorte de jeu, jusqu'à quel point peut-on s'approcher sans devenir cendre ?"

Naell souleva le linge et attrapa une pomme, puisqu'il l'avait invité à se servir si elle en avait envie, elle choisit d'aller s'asseoir en tailleur sur le bord du lit, s'éloignant du feu. Comme si celui-ci aurait pu la tenter pour une rencontre dont elle ne serait pas ressortie indemne.

Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mar 14 Fév 2012 - 22:55

     C'était un bien, la question de la jeune femme n'avait nullement besoin d'une réponse, elle le verrait bien par elle-même de toute manière et ce n'était pas dans ses habitudes d'exprimer clairement et de vive voix, ce qu'il avait à l'esprit. Pas sans rien avoir en retour tout du moins. Il resta donc silencieux, tout comme lorsqu'elle parla d'ironie, c'était possible, l'ironie et lui ne faisaient généralement pas bon ménage, il avait plus tendance à dire clairement les choses sans prendre de gants. Lorsqu'il n'aimait pas quelqu'un, le Harloi le signalait clairement au lieu d'user d'ironie ou de quoi que ce soit d'approchant. Mais cela dit, il y était réceptif, bien qu'elle le laissait assez hésitant sur la manière de comprendre les paroles qui franchissaient ses lèvres. Elle expliqua ensuite que son maître lui avait appris beaucoup de choses, mais rien concernant ce sujet, ce qui était préférable sans quoi la relation qui les liait aurait été plus intime que celle qui concerne généralement un maître et son apprenti. Elle aurait aussi perdu de sa valeur, pas aux yeux du Harloi, mais d'un point de vue commercial. Il se moquait pas mal de la virginité d'une femme, si certains trouvaient cela intéressant de pouvoir épouser une femme sans expérience, de son côté le capitaine de la Veuve Salée n'y portait aucune attention, au contraire, il préférait les femmes d'expérience. Mais là n'était pas la question et il s'embrouillait l'esprit tout seul ce qui n'était pas une bonne chose, il devait rester l'esprit clair.

     Assit sur son fauteuil, il la regarda se redresser en avançant le fait qu'elle pouvait jouer le rôle de la femme-sel qu'il avait connu auparavant, hésita un moment avant de lui adresser une sorte de compliment, du moins c'était de la sorte qu'il perçut la comparaison. Jusqu'à où pouvait-on l'approcher ? Bonne question, généralement c'était plutôt lui qui se brûlait les ailes à vouloir approcher le soleil de trop près, son oncle le lui répétait assez qu'à trop s'éloigner des chemins tout tracés de l'Antique Voie, il finirait par le regretter. Mais ce n'était pas ce qu'il pensait. La Myrienne attrapa un fruit sous les yeux du Harloi avant de s'installer près du lit. Sargon resta silencieux un bref moment avant d'ôter sa main de devant sa bouche, laissant son avant-bras entrer en contact avec l'accoudoir alors que sa main pendant dans le vide. Les yeux posés sur le visage de Naell qui mangeait sa pomme, il répondit d'un ton presque las.

     ▬ Ne me parle pas de cette fille, elle était absolument insupportable et passait son temps à s'épancher sur son passé perdu au lieu de profiter de ce qu'elle avait ici. Il en aurait grincé des dents rien qu'à y repenser. L'imiter serait la pire chose que tu pourrais faire, tu sais, si je n'ai pas de femme-sel hormis toi, ce n'est pas sans raison. Les femmes captives ont la fâcheuse tendance à devenir insupportables. »

     Il ne fallait pas être devin pour comprendre que la patience n'était pas son fort, surtout avec les femmes qui n'étaient rien de plus que des esclaves. Il n'y allait pas par quatre chemins, mais pour le moment Naell bénéficiait d'un traitement de faveur. Le Harloi agissait relativement gentiment avec elle, chose qui n'était pas dans ses habitudes, certainement parce qu'il était dans une bonne passe, les choses seraient peut-être moins agréables s'il en venait à avoir de mauvaise surprises dans les semaines à venir. La pauvre Myrienne allait devoir supporter son côté versatile et impulsif. Le capitaine inspira doucement.

     ▬ Et ne t'inquiète pas, il ne faut pas être proche de moi pour subir ma colère, même à l'autre bout de l'île tu subirais le même sort. Donc autant en profiter pour rester aussi proche que possible non ? »

     Le silence retomba alors qu'il la regardait manger sa pomme, réfléchissant à la manière dont il allait bien pouvoir faire avancer les choses. Naell était d'une compagnie agréable, elle avait du répondant et semblait faire preuve de bonne volonté, mais ils ne pouvaient pas encore avoir de « vraies » conversations pour la bonne et simple raison qu'elle ne connaissait pas encore le monde dans lequel il vivait. Elle craignait la mer, ne pouvait donc pas comprendre sa passion dévorante pour elle, pas plus qu'elle ne pouvait percevoir les soucis liés au fait qu'il ne suivait pas l'Antique Voie. Elle était une distraction, voilà tout. Le capitaine la contempla en silence, songeant qu'il faudrait la renvoyer auprès des autres domestiques pour qu'elle puisse faire son travail, d'autant plus qu'il était à court de questions et n'était pas d'humeur à en chercher d'autres. Mais il n'avait pas envie. Rester assit là dans le silence à ne pas savoir quoi faire le dérangeait et l'agaçait. Il se redressa lestement avant d'approcher de Naell qui continuait à manger sa pomme, puis arrivé devant elle, lui tendit la main pour qu'elle l'attrape. Chose qu'elle fit. La jeune femme était légèrement plus petite que lui, ce qui n'arrivait pas souvent vu la taille du capitaine, il leva la main pour attraper son fruit et l'en débarrassa d'un geste, l'envoyant sur le plateau qui manqua de tomber au sol, mais tint bon. D'un geste de la main, il essuya les lèvres pleines de la Myrienne avant d'approcher son visage du sien pour l'embrasser une nouvelle fois, glissant la main avec laquelle il avait jeté la pomme, autour de la taille fine de Naell puis l'attira vers lui sans pour autant l'y forcer. Elle pouvait sans difficulté glisser ses bras entre eux pour le repousser si l'envie lui en disait. Après quelques instants, il stoppa son baiser pour reculer légèrement son visage et murmurer quelques mots à l'oreille de la jeune femme.

     ▬ Jusqu'à où iras-tu pour ne pas finir en cendres ? »

     Il faisait référence à ce qu'elle venait de dire précédemment, se demandant jusqu'à où elle oserait le laisser aller par peur de le repousser. Il avait clairement dit qu'elle n'avait rien à craindre, le croirait-elle ? Sargon ne le savait pas, mais il était bien décidé à voir jusqu'à où la Myrienne allait laisser le Fer-né explorer ces nouveaux territoires – qui lui appartenaient d'ailleurs –. Glissant à nouveau son visage vers celui de la demoiselle, il posa cette fois-ci ses lèvres sur le cou de cygne de la jeune femme l'embrassant légèrement et goûtant à sa peau de pêche du bout de la langue. D'un geste patient, il dégagea sa nuque de ses cheveux avant de descendre légèrement son bras toujours autour de la taille de Naell, légèrement plus bas dans un frôlement léger. Le Harloi restait attentif à la respiration de la demoiselle où le moindre signe qui montrerait sa réticence. Il cherchait simplement à la tester et à voir sa réaction face aux libertés qu'il prenait.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 21 Fév 2012 - 14:48

Naell restait assise sur le bord du lit, mangeant tranquillement sa pomme. Le silence semblait presque devenu un être à part entière tellement il était présent dans la pièce. Pourtant ni l'un ni l'autre des vivants ne paraissaient vouloir le tolérer. Sargon parce que jamais la mer ne serait muette, Naell habituée aux sons des flammes et de l’orfèvrerie. Mais en cet instant, seul le bruit des dents de la jeune femme sur la pomme semblait repousser l'invité indésirable.

-"Le feu jamais ne pourra être éteint."

Tandis qu'il s'approchait d'elle, lui tendit la main pour qu'elle la prenne, ce qu'elle fit sans réfléchir. Il lui prit la pomme et la jeta sur la table où elle s'arrêta avant de tomber par terre. Le regard de la jeune femme quitta le fruit pour revenir sur le capitaine. Les doigts du pirate glissèrent sur les lèvres mouillées de l'esclave avant qu'il ne l'embrasse. Puis elle sentit sa main sur sa taille, tandis qu'il la serrait doucement contre lui. L'idée de le repousser lui effleura l'esprit un moment, puis elle décida que ce moment était assez agréable pour qu'il se poursuive.

-"Jusqu'à l'affronter elle."

En désignant la mer, au delà de la fenêtre, tout autour d'eux.

-"Celle qui restera à jamais votre première amante."


Elle le laissa faire, n'y entendant pas grand chose dans tout ce qui concernait ces joutes amoureuses, bien que ce terme ne soit pas adapté, peut-être un jour l'aimerait-elle mais pas dans l'immédiat.
Tandis que ses pensées s'orientaient vers l'océan, sa respiration se fit difficile, la jeune femme appuya son front contre l'épaule du marin, comme pour lui emprunter un peu de cette force qui se dégageait de lui. Son souffle redevint régulier, jamais la mer, si insidieuse soit-elle ne pourrait la vaincre.

Elle pouvait presque imaginer Keban près d'elle, la main posée sur son épaule quand elle restait des heures à scruter l'océan. Il ne parlait pas, toute parole aurait été superflue, tout question intrusive et tout réconfort, inutile. Il se contentait d'être là, jamais las. Et elle se revoyait enfant quand elle baissait la tête, reconnaissant momentanément sa défaite et qu'ils rentraient à l'atelier. La fillette se retournait toujours une dernière fois, comme pour y trouver le regard du monstre jaune. Un jour elle le vaincrait, et ses bijoux seraient connu dans le monde entier.

Sargon l'embrassa dans le cou avant de promener ses doigts plein de cornes sur le bas de ses hanches et au delà. Il ne cessait de l'observer. Qu'attendait-il si impatiemment ? Elle glissa sa main entre eux, caressant timidement l'arrête du visage du pirate avant de se glisser sous son bras, comme cherchant à fuir. Elle se tenait derrière lui, dégagea sa nuque avant d'y déposer un baiser. Naell balada ses paumes sur la colonne vertébrale de Sargon à travers sa chemise, avant de se presser contre lui, lui offrant la chaleur de son corps un instant, le temps d'effleurer, du bout de ses lèvres, le creux de son cou. Elle s'écarta légèrement, puis, plaquant ses mains sur son dos, chercha à le pousser sur le lit avec un rire cristallin.

-"Je ferais mieux de partir avant que je ne me consume."

Prononça-t-elle d'une voix qu'elle aurait voulu plus sûre d'elle en se dirigeant vers la porte sans se retourner mais se doutant qu'il devait arborer un air pour le moins frustré. Dès qu'elle referma la porte sur un Sargon ahuri, elle se mit à courir à travers les couloirs du château et ne s'arrêta à bout de souffle, une fois dans la pièce qui serait son atelier. Elle se laissa glisser contre un mur dans le noir, son cœur battant trop vite. Les ténèbres apaisèrent son agitation. La porte s'entrouvrit, tandis que quelqu'un se glissait à l'intérieur.

-"Il t'a fait du mal ?"

Naell resta silencieuse, elle ne voulait voir personne dans ce château, dans cette prison devrait-elle dire. "Tu auras le droit de te déplacer où tu voudras sur l'île". Elle réprima le cri qui lui brûlait les lèvres.

-"Non, je suis partie avant."
-"Je peux entrer ?"

Le silence fut la seule réponse qu'obtint la personne qui choisit de l'interprêter comme un oui. C'était une vieille femme, elle alla déposer la torche sur le mur, et s'approcha de Naell.

-"Tu ne pleures pas ?"
-"Je devrais ?"
-"Non, pas forcement"
-"Les larmes sont un présent pour les flammes, après que celui-ci nous ai offert sa chaleur."
-"Il finira par éteindre ta chaleur"


En reprenant sa métaphore, prononçant la phrase avec un ton sans joie, sans préciser réellement de quoi ou qui elle parlait.

-"Viens donc à la cuisine, boire quelque chose, puis je te trouverais une tâche à faire jusqu'au départ du maître."
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mar 21 Fév 2012 - 19:01

     La mer était une première amante et certainement la plus prenante, celle à laquelle il resterait fidèle alors que les femmes seraient passées et oubliées. Cela ne poserait certainement pas problème à la jeune femme, après tout, même si Naell détestait la mer, elle ne ressentirait certainement jamais aucune jalousie à l'égard des femmes que le Fer-né côtoyait. Pour être jaloux, il fallait avoir une raison valable, tenir à la personne ou tout simplement considérer qu'elle était sa propriété, comme Sargon serait jaloux et plein de colère si un autre homme venait à poser ses mains sur la Myrienne. Cette dernière serait simplement une captive qui supporterait sa condition, elle n'avait pas le même caractère que lui et par conséquent, comprendrait que c'était elle qui lui appartenait et non le contraire. En finalité, les choses étaient même certainement préférables de la sorte, au moins pendant qu'il serait en compagnie de la mer, la jeune femme serait tranquille et n'aurait pas à craindre ses éventuelles tentatives avec elle ? Même si elle n'y échapperait pas éternellement bien évidemment. Le temps n'était pas leur ennemi, Sargon n'avait jamais vraiment cherché à faire les choses rapidement lorsqu'il voyait qu'il avait quelque chose à y gagner, puis c'était le cas pour cette fois-ci.

     Il n'avait pas répondu, silencieux alors que ce n'était pas dans ses habitudes, tendant l'oreille pour guetter la moindre réaction de sa part. Il avait l'audace d'imaginer pouvoir savoir ce qu'elle pourrait tenter, une gifle, une griffure ou quoi que ce soit de ce genre. Certaines femmes-sel avaient des réactions étranges, comme si elles espéraient qu'en s'enfuyant elles parviendraient à échapper à leur propriétaire. Naell n'était pas aussi sotte, elle ne se laissait pas avoir pas de telles idées et c'était une bonne chose. Dans son intérêt. Le souffle de la jeune femme, d'abord plus irrégulier, se calma rapidement comme si quelque chose dans son esprit avait réussi à faire le point et à ce qu'elle comprenne qu'elle ne risquait rien. Lorsque la main de la Myrienne se glissa entre eux, Sargon s'attendit d'abord à ce qu'elle le repousse, mais ce ne fut pas le cas comme si l'idée ne lui était pas particulièrement désagréable. Comment pouvait-elle craindre l'inconnu d'un côté ? C'était l'avantage de ne pas savoir comment les choses se dérouleraient, elle lui laissait les rênes. Mais ce ne fut pas le cas bien longtemps, à peine avait-il eut l'occasion de passer son bras autour de sa taille qu'elle se glissa dessous pour se libérer de son emprise. Avait-elle peur ? L'idée lui traversa l'esprit, mais il ne posa pas la question lorsqu'il sentit qu'elle se trouvait dans son dos. Il n'y avait pas d'arme à porter de main, aucune raison de craindre qu'elle ne tente de se débarrasser de lui, le Harloi ne bougea pas.

     Ce ne fut que lorsque la demoiselle le repoussa vers le lit que le Fer-né se dit qu'elle allait se débiner et filer loin de lui, chose qui ne tarda pas alors qu'elle lui servait une phrase habillement sélectionnée après avoir rit d'une manière qui lui seyait particulièrement. Sargon aurait eu du mal à l'imaginer dans le rôle de la Fer-née qui rigolait aussi grassement que ses marins. Le capitaine se retourna juste à temps pour voir la silhouette de la demoiselle se glisser hors de la chambre alors que l'huis se refermait sur elle et qu'il entendit le bruit léger de ses pas dans le couloir. Il n'était pas franchement enchanté de la voir s'envoler aussi rapidement, mais s'y attendait, sans quoi il ne lui aurait pas donné l'occasion de pouvoir le repousser. Frustration laissa place à l'amusement de voir qu'elle avait le caractère de refuser qu'il la touche trop rapidement. Il faudrait qu'il prenne le temps de lui faire savoir que ce n'était pas une idée si repoussante que cela. Un léger sourire se plaqua sur les lèvres du capitaine alors qu'il se détournait de la porte pour porter son attention sur le feu qui brûlait toujours dans la cheminée, puis il haussa les épaules et de réinstalla sur son siège alors que la lassitude le gagnait une fois de plus. Il fallait se concentrer pour la prochaine bataille, les réjouissances arriveraient plus tard !


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Une vie sans émotion est une vie perdue ▬ Naell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» “Une journée sans rire, est une journée perdue !” - Maddie
» San Jose Mercury News * le marché des UFA complètement fou! :)*
» une journée sans rire, est une journée perdue. (mauve)
» Le palais Sans-souci en Danger
» Il n'y pas de vie sans agriculture...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-